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COURS DE COMPTABILITE

UNIVERSITE DES SCIENCES JURIDIQUES ET POLITIQUES DE BAMMAKO (USJPB)


 
Par Professeur Mamadou Baba DOUMBIA

Selon les dispositions de l’article 1 du Droit Comptable OHADA, tout


commerçant doit tenir une comptabilité générale.

On peut définir la comptabilité générale comme étant un système de traitement


de l’information dont le but est d’identifier, de mesurer, d’enregistrer, de traiter et
de communiquer aux utilisateurs les informations de nature économique et
financière sur les organisations à but lucratif (entreprise privée).

Les commerçants doivent élaborer leur comptabilité selon le Système


Comptable OHADA. Le système comptable de l’Organisation pour
l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) s’applique à
l’ensemble des États signataires du Traité de l’organisation.

Il a été adopté en mars 2000 par le Conseil des Ministres africains chargés de la
Justice et des Ministres chargés des finances. Ce système est appelé à
remplacer le Plan Comptable Général OCAM -UDEAC actuellement en vigueur
dans les pays de la Communauté Economique et Monétaire de l ’Afrique
Centrale (CEMAC) et le Système Comptable Ouest africain (SYSCOA)
actuellement en vigueur dans les pays de l’Union Economique et Monétaire
Ouest Africain (UEMOA).

En effet, les autorités de l’UEMOA reconnaissant le rôle important que doit


jouer la comptabilité dans le développement de l’intégration économique des
États de l’union, ont décidé de réaliser un nouveau référentiel comptable

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commun dénommé SYSCOA. Cette décision est motivée par les éléments
comptables suivants :
- L’hétérogénéité des références comptables ne favorisent pas les
compensations entre entreprises des mêmes secteurs,
- Les référentielles comptables utilisées dans l’union sont dépassées, elles
ne correspondent plus aux normes comptables internationales.
Ainsi, l’implantation des pratiques comptables uniformes dans l’union
permettra :
- La fiabilité de l’information comptables et financières et de l ’état de
l’entreprise.
- L’adaptation du modèle comptable des entreprises aux normes
internationales.

Donc, la comptabilité générale est une technique permettant de codifier et de


conserver une trace des opérations réalisées par une entreprise dans le cadre de
son activité. Elle permet ainsi de produire des informations adaptées aux
différents utilisateurs :
- Les dirigeants qui doivent définir la stratégie globale de l ’entreprise, ainsi
que la mise en œuvre et le contrôle de l’exécution de ces décisions ;
- les représentants de l’Administration fiscale qui doivent examiner la
régularité et la sincérité des déclarations des contribuables ;
- les banquiers qui doivent évaluer la crédibilité de l’entreprise afin de
prendre des décisions en matière d’octroi des crédits ;
- les actionnaires qui doivent évaluer leurs titres ;
Les informations comptables ont pour finalité de permettre aux utilisateurs
d’avoir une « image fidèle » de la situation et des opérations de l’entreprise.

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a) L’analyse des opérations de l’entreprise
L’activité d’une entreprise se traduit par des échanges avec l’extérieur
(fournisseurs, clients, organismes financiers, État) mais aussi par des opérations
internes à l’entreprise elle-même. Ces opérations entraînent des modifications
dans la situation patrimoniale de l’entreprise  ; C’est à la comptabilité générale
qu’il revient d’analyser puis de suivre ces opérations en les enregistrant
régulièrement dans l'ordre chronologique. Les opérations de l’entreprise donnent
lieu à ce qu’on appelle des flux.

b) Méthodes et principes comptables


1- Rôle de la comptabilité :
La comptabilité est un instrument de gestion pour les entreprises et les
organisations. Les éléments de la comptabilité générale servent aux différents
calculs de gestion comme par exemple pour le calcul d ’une marge (bénéfice sur
les ventes).
- La comptabilité est un moyen de preuve entre commerçants dès lors
qu’elle est tenue régulièrement.
- La comptabilité sert à l’information d’un tiers (associés, salariés,
fournisseurs, clients) quant à sa situation financière.

2- Les principes comptables

La présentation des résultats issue de la comptabilité se fonde sur des


conventions et des principes comptables dont le respect est l’un des éléments de
la sincérité des comptes. Parmi ces principes on peut citer :
 Le principe de la continuité ;
 Le principe de la prudence ;
 La permanence des méthodes ;
 Les coûts historiques ;

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 Le non compensation ;
 L’intangibilité du bilan d’ouverture,
 La sincérité, indépendances des exercices….

LA NOTION DE FLUX ECONOMIQUES


- Définition
Un flux économique désigne tout mouvement de biens, de services ou de
monnaie entre l’entreprise, les tiers, ou à l’intérieur de l’entreprise elle-même.

- La classification des flux


On peut classer les flux économiques selon leur nature ou leur origine et leur
destination.
Selon leur nature, on va distinguer trois types de flux, à savoir :
- les flux réels ;
- les flux de service ;
- les flux financiers.
Les flux réels sont des mouvements de marchandises achetées (flux entrant) puis
revendues (flux sortant) (cas de l’entreprise commerciale).

Dans le cas d’une entreprise industrielle, les flux réels entrant correspondent aux
matières premières et fournitures achetées, tandis que les flux réels sortant
correspondront aux produits finis vendus aux clients.

Les flux de service correspondent à l’ensemble des services achetés ou vendus


par l’entreprise. A tout flux réel ou de service correspond une contrepartie
monétaire qui prend le nom de flux financier.

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Exemple 1 : Flux réel et flux financier
La société Complexe Chimique SODEMA a vendu au Klédu Pressing 2000
cartons de savon au prix de vente de 15 000 F le carton.
Cette opération s’analysera de la façon suivante :

La société 2 000 cartons de savon


Complexe Pressing
Chimique 30 000 000 F
Klédu
SODEMA

Flux réel Flux financier


Exemple 2 : Flux de service et flux financier
La société Téléphonique Malitel fait appel à l’entreprise ALCATEL pour la
réparation de son centre Emetteur de Kati. Les frais de réparation s’élèvent à
250.000 000 FCFA.
Cette opération s’analysera de la façon suivante :

Réparation de la
La société
L’entreprise Centrale Emmetteur Malitel
ALCATEL
2 500 000 F

Flux de service Flux financier

Selon leur origine et leur destination, on distinguera les flux internes des flux
externes.
- Les flux internes correspondent à tous les mouvements des biens et
services ou des mouvements de monnaie qui ont lieu à l’intérieur de
l’entreprise elle-même.

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- Les flux externes, quant à eux, sont tous les flux qui mettent l’entreprise
en relation avec tout autre agent économique.
b)- la constatation des flux
Toute opération de l’entreprise qui se traduit par un flux donne lieu à
l’établissement d’un document qui permet d’avoir une trace de l’opération. Ces
documents seront différents selon la nature de l’opération.
- La constatation des flux réels
Les opérations sur les marchandises sont constatées par 3 documents principaux
à savoir :
- le bon de commande;
- le bon de livraison,
- la facture (facture de « doit » ou facture d’« avoir »).
Lorsque les opérations concernent les services, elles donnent lieu à
l’établissement de la seule facture.
La constatation des flux financiers
Les flux financiers peuvent prendre la forme :
- de versements en espèces ;
- de remises de chèques ;
- de virements bancaires ou postaux ;
- de remises d’effets de commerce, etc.
L’enregistrement comptable des flux
Toutes les opérations de l’entreprise doivent être enregistrées dans les livres
de l’entreprise. Ces livres doivent être tenus régulièrement selon une forme
conventionnelle qui ne varie pas d’une entreprise à l’autre, ni d ’un exercice à
l’autre. Afin de suivre les opérations affectant la situation de l ’entreprise, on
utilise par convention un compte. Le compte permet de regrouper les
opérations de même nature.
- Définition et présentation d’un compte

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Un compte est un tableau à deux parties dans lequel on enregistre les opérations
de l’entreprise au fur et à mesure qu’elles s’effectuent.
Un compte se présente ainsi qu’il suit :

D Numéro de compte – Intitulé C

Emplois Ressources

La partie de gauche enregistre les emplois, c’est à dire la destination des flux
économiques, elle prend le nom de débit du compte représenté par D.
La partie droite d’un compte enregistre les ressources, c’est à dire l’origine des
flux économiques, elle prend le nom de crédit du compte représenté par C.

Exemple: Au cours du mois de mars 2015, la société Complexe Chimique du


TOGOUNA S.A a effectué les opérations suivantes :
- le 05/03/15 : achats au comptant par chèque des fournitures de bureau pour un
montant de 5 000 000 FCFA ;
- le 10/03/15 : vente au comptant en espèces des marchandises pour un montant
de 3 600 000 FCFA ;

Travail A Faire : Comptabiliser ces opérations dans les comptes en T.


Solution :
- le 05/03/15
Analyse de l’opération.
L’argent est parti d’où ? De la banque, c’est l’origine : le crédit du compte
banque.
Qu’a-t- on fait de cet argent ? Acquis des fournitures de bureau, c’est l’emploi :
le débit du compte fournitures de bureau.

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Les comptes en T se présentent comme suit :

D Fournitures de bureau C D Banque C

5 000 000 5 000 000

- le 10/03/15
Analyse de l’opération.
L’argent est parti d’où ? De la vente, c’est l’origine : le crédit du compte vente.
Qu’a-t-on fait de cet argent ? Gardé à la banque, c’est l’emploi : le débit du
compte caisse.

Les comptes en T se présentent comme suit :

D Caisse C D Vente C

3 600 000 3 600 000

Le langage des comptes


Lorsqu’une opération est inscrite au débit (côté gauche) d’un compte, on dit que
le compte est débité ; lorsqu’elle est inscrite au crédit (côté droit du compte), on
dit que le compte est crédité. On parle d’imputation lorsque le comptable
indique, sur une pièce comptable, le numéro du compte d’affectation de la
somme issue d’un flux. La somme est portée soit au débit, soit au crédit du
compte.

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Enregistrement des opérations dans les comptes et application de la partie
double.

La notion de partie double.


La partie double est l’épine dorsale de la comptabilité telle qu’elle est pratiquée
de nos jours ; le principe est le suivant : toute opération simple intéresse deux
comptes, à savoir un compte qui est débité et un compte qui est crédité. En
d’autres termes, toute somme portée à gauche d’un compte aura une contrepartie
inscrite à droite d’un autre compte.

De même, pour un ensemble d’opérations, le total des sommes inscrites au


débit doit être toujours égal au total des sommes inscrites au crédit d ’un
compte.

Illustration
La société Chimique NANTOUME S.A achète au comptant par chèque des
fournitures de bureau pour un montant de 500 000 F : dans la comptabilité de
l’entreprise, le compte « banque » va diminuer de 5 00 000 F (au crédit) et en
contrepartie le compte « fournitures de bureau » va augmenter de 500 000 F (au
débit).

D Fournitures de bureau C D Banque C

5 000 000 5 000 000

La société Chimique de NANTOUME S.A vend au comptant en espèces des


marchandises pour un montant de 3 600 000 F : dans la comptabilité de
l’entreprise, le compte « vente » va diminuer de 3 600 000 F (au crédit) et en
contrepartie le compte « caisse » va augmenter de 3 600 000 F (au débit).

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D Caisse C D Vente C

3 600 000 3 600 000

Solde des comptes


On appelle solde d’un compte le montant net du compte ; ce solde correspond à
la différence entre le total des sommes inscrites au débit du compte et le total
des sommes inscrites au crédit de ce même compte à une date donnée.

Le solde d’un compte est soit débiteur, soit créditeur.


On dit qu’un compte est débiteur lorsque le total des sommes inscrites au débit
du compte est supérieur au total des sommes inscrites au crédit de ce compte ;
il sera dit créditeur lorsque le total des sommes inscrites au crédit est supérieur
au total des sommes inscrites au débit du compte.

Si le total des sommes au débit d’un compte est égal au total des sommes au
crédit, on dira que le compte est soldé.

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La notion de système comptable
On peut définir un système comptable comme étant un mode de collecte,
d’enregistrement, de traitement de l’information comptable compte tenu des
besoins d’informations de l’entreprise et des tiers dans le respect des règles et
procédures comptables en vigueur.

Un système comptable peut être schématisé comme suit :

Compte de résultat


Pièce comptable de base  Journal  Grand livre  Balance Autres Etats financiers


Bilan

Les pièces comptables de base.

Tout flux économique doit être matérialisé par un document appelé pièce
comptable. Par exemple, l’achat d’une marchandise se matérialise par une facture
d’achat.
La pièce comptable permet de déterminer la nature de l’opération afin de faire
l’imputation comptable, c’est à dire identifier les comptes concernés par
l’opération.
Les pièces comptables doivent être conservées pendant au moins 10 ans.

Le journal
Après l’imputation comptable, chaque opération est enregistrée dans un
document appelé « journal ».
Le journal est un livre comptable dans lequel sont enregistrées
chronologiquement les opérations de l’entreprise, en mentionnant les
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informations suivantes : la date de l’opération, les comptes à débiter et à créditer,
les sommes et la référence du document; Cette dernière mention prend le nom
de libellé.
Le journal permet de vérifier si le principe de double partie a été respecté lors de
l’enregistrement.

Un journal se présente comme suit :

N° du compte Libellé Montant


débité Crédité D C
_____________ date _______________
X Intitulé du compte a
Y Intitulé du compte a
Nature de l’opération
TOTAL a a

Le Grand Livre

Le Grand livre constitue le répertoire de tous les comptes utilisés par


l’entreprise. Il reprend toutes les opérations qui ont été enregistrées au journal,
une relation d’égalité entre les totaux des écritures du journal et les totaux des
écritures du grand livre devant être respectée. A la fin de l’exercice comptable,
les comptes du grand livre sont arrêtés. On dit qu’on arrête un compte lorsqu ’on
détermine son solde.

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Un extrait du grand livre se présente comme suit :

Date de Libellé Montant


l’opératio Débit Crédit
n
Numéro du compte : Intitulés du
compte

Solde créditeur Débiteur


TOTAUX

La balance

La balance est un tableau qui reprend, à un moment donné, l ’ensemble des


comptes de l’entreprise (comptes du grand livre). Pour chacun de ces comptes,
la balance indique le total des débits, le total des crédits et le solde (débiteur
ou créditeur). Plus précisément, la balance reprend tous les comptes de bilan
(classe 1 à 5) et les comptes de gestion (classes 6, 7 et 8). Le report des
comptes du grand livre dans la balance se fait en suivant l ’ordre des numéros
du Plan des comptes. La balance permet au comptable de procéder à un
premier contrôle des enregistrements effectués dans le journal et dans le
grand livre.

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Une balance se présente sous la forme suivante (balance à » 6 colonnes) :
N° des Intitules des comptes Soldes Mouvements Soldes de clôture
De la période
comptes d’ouverture
D C D C D C
Classe1 Capitaux propres et O1 M1 M2 O1+M2-
dettes financières M1
M1 M2
Classe 2 Immobilisations O1 O1+M1-
M1 M2
Classe 3 Valeurs d’exploitation O1 M2
M1 M2
Classe 4 Valeurs réalisables O1 O1+M1-
M1 M2
Classe 5 Trésorerie O1 M2
M1 M2
Classe 6 Charges O1 O1+M1-
O1 M1 M2
Classe 7 Produits M2
Classe 8 Autres charges et O1+M1- O1+M2-
produits M2 M1
O1+M1-
M2

Totaux X X Y Y

Le bilan

Le bilan est un tableau comportant deux parties :


- La partie de gauche.

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Elle récapitule les biens et les créances de l’entreprise et matérialise l’emploi des
ressources qui ont été mises à la disposition de cette dernière ; cette partie du
bilan prend le nom d’actif du bilan.
- La partie de droite.
Elle indique l’origine des fonds utilisés par l’entreprise  ; cette partie prend le
nom de passif du bilan.
Analysé sous un angle patrimonial on peut définir le bilan d ’une entreprise
comme étant un tableau qui donne la situation du patrimoine de l ’entreprise à
une date précise. Analysé sous un angle fonctionnel, c’est-à-dire sous un angle
qui met en avant les fonctions principales de l’entreprise (achat, production,
vente), le bilan peut être défini comme étant un stock d ’emplois et de ressources
permettant d’appréhender l’activité de l’entreprise à travers ses trois cycles
d’opérations (cycle d’investissement et d’exploitation à l’actif, cycle de
financement au passif).

Dans la définition ci-dessus, l’idée de date a une importance fondamentale dans


la mesure où le bilan n’est qu’un instantané du déroulement de l ’activité d ’une
entreprise à un moment donné de la vie de celle-ci.
Le bilan se présente comme suit :

ACTIF PASSIF
N° cpte Intitulé Montant N° cpte Intitulé Montant
Capitaux propres
Immobilisations
Classe 2 Classe 1 Dettes à long
Valeurs
Classe 3 Classe 1 terme
d’exploitations
Classe 4 Classe 4 Dettes à court
Valeurs réalisables
Classe 5 Classe 5 terme
Trésorerie actif
Trésorerie passif
Total Total actif Total Total passif

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Le total actif doit toujours être égale au total passif.

L’égalité fondamentale ACTIF = PASSIF signifie que EMPLOIS =


RESSOURCES
Ce qui veut encore dire que :

Immobilisations + Valeurs d’exploitations + Valeurs réalisables + Trésorerie =


Capitaux propres + Dettes à Long et Moyen Terme + Dettes à Court Terme.
Le résultat de l’entreprise est, soit un élément de l’actif, soit un élément du
passif. Lorsque c’est un élément du passif  : c’est un profit et un élément de l’actif
lorsque c’est une perte.

Le compte de résultat.
Le compte de résultat est un compte qui reprend :
- à son débit, toutes les charges de l’entreprise et
- à son crédit touts les produits de l’entreprise

Les charges et les produits sont regroupés :


- en charges et produits relatifs à l’activité ordinaire, puis
- en charges et produits hors activité ordinaire.

Les charges et les produits relatifs à l’activité ordinaire sont ceux correspondant
à l’activité normale de l’entreprise.

Les charges et les produits hors activités ordinaires sont ceux qui n ’ont aucun
rapport avec l’objet social de l’entreprise et qui ne sont pas censés se présenter de
manière fréquente et régulière.

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Le compte de résultat se présente comme suit :

DEBIT CREDIT
N° N°
Intitulé Montant Intitulé Montant
cpte cpte

Charges d’activités Produits d’activités


ordinaires ordinaires

Charges hors activités Produits hors activités


ordinaires ordinaires

Résultat net (bénéfice) Résultat net (perte)

Total débit Total crédit

Le total débit est égal au total crédit.

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