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LES ANNONCES DELASEINE

Lundi 5 mai 2014 - Numéro 21 - 1,15 Euro - 95 e année

François Hollande et Anne Hidalgo Droit de vote et éligibilité des Femmes 70 ème anniversaire,
François Hollande et Anne Hidalgo
Droit de vote et éligibilité des Femmes
70 ème anniversaire, 16 avril 2014
© présidence de la République / L. Blevennec

SOCIÉTÉ

l

70 ans du Droit de vote des Femmes

-

Lutter pour l’égalité par Anne Hidalgo

Etre citoyenne à part entière par François Hollande

2

4

-

l

Une Europe des Droits des Femmes

7

VIE DU CHIFFRE

l

Rapport public annuel du Médiateur des ministères économiques et financiers

Premier rapport de certification des comptes du Sénat par la Cour des Comptes

9

10

l

l

Nicolas Dufourcq, invité du Cabinet ARC

11

CHRONIQUE

l

La médiation dans le domaine judiciaire en France par Fabrice Vert

13

PALMARÈS

l

La Haute Route du Barreau de Paris

12

l

Les Cabinets d’Avocats d’Affaires récompensés par « Le Monde du Droit »

16

DIRECT

l

Création d’un Conseil national d’évaluation des normes

16

ANNONCES LÉGALES

17

l

Appel à candidature

Avis d’enquête

19

l

20

l

Adjudication

21

ILE-DE-FRANCE

l Conseil Général des Yvelines Pierre Bédier succède à Alain Schmitz

DÉCORATION

l Hervé Chemouli Chevalier de la Légion d’honneur

VIE DU DROIT

l Rapport public annuel du Conseil d’Etat

22

23

24

L a Maire de Paris Anne Hidalgo et la Ministre des droits des Femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports Najat Valaud-

Belkacem ont organisé, à l’Hôtel de ville, une manifestation ce 16 avril 2014 pour célébrer le 70 ème anniversaire du droit de vote et d’éligibilité des Femmes. L’AssembléeConsultativeprovisoired’Alger,

sur proposition de Fernand Grenier (résistant communiste), a affirmé en avril 1944 que

« la Femme est électrice et éligible afin de lui manifester solidarité et volonté de ne plus

être traitée en mineure et en inférieure ». L’ordonnance du 16 avril 1944 permit donc aux Françaises de voter pour la première fois aux élections municipales de 1945. Ce fut notamment pour Anne Hidalgo l’occasion de rendre hommage aux Femmes

« qui ont mené le combat de l’égalité » telles que Louise Michel, Olympe de Gouges (Les Annonces de la Seine du 28 avril 2014 pages 10 et 11), Simone de Beauvoir, Simone

Weil et George Sand afin que « la liberté du mérite personnel se substitue à la fatalité de l’appartenance sexuelle ». Quant à François Hollande, il a cité Charles de Gaulle qui a promulgué le 21 avril 1944 l’ordonnance historique du 24 mars 1944 adoptant le suffrage des femmes par

51 voies contre 16 ; pour le Président de

la République « ce droit de vote n’a pas été octroyé aux femmes, elles l’ont conquis ».

Il a tenu à saluer la mémoire de Germaine

Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Danièle Vaillant-Couturier, Jeanne Valbot, Louise Weiss et Marie Marvingt : « cette armée des ombres qui permit non seulement la libération de la France mais aussi l’émancipation des Femmes ». Ce n’est qu’aux élections législatives du

21 octobre 1945 que les 33 premières

députées de l’histoire de la République sont élues.

Jean-René Tancrède

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COMPOSITION DES ANNONCES LÉGALES
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Titres : chacune des lignes constituant le titre principal de lʼannonce sera composée en capitales (ou
majuscules grasses) ; elle sera lʼéquivalent de deux lignes de corps 6 points Didot, soit arrondi à 4,5 mm.
Les blancs dʼinterlignes séparant les lignes de titres nʼexcéderont pas lʼéquivalent dʼune ligne de corps
6 points Didot, soit 2,256 mm.
Sous-titres : chacune des lignes constituant le sous-titre de lʼannonce sera composée en bas-de-casse
(minuscules grasses) ; elle sera lʼéquivalent dʼune ligne de corps 9 points Didot soit arrondi à 3,40 mm.
Les blancs dʼinterlignes séparant les différentes lignes du sous-titre seront équivalents à 4 points soit 1,50 mm.
Filets : chaque annonce est séparée de la précédente et de la suivante par un filet 1/4 gras. Lʼespace blanc
compris entre le filet et le début de lʼannonce sera lʼéquivalent dʼune ligne de corps 6 points Didot soit
2,256 mm. Le même principe régira le blanc situé entre la dernière ligne de lʼannonce et le filet séparatif.
Lʼensemble du sous-titre est séparé du titre et du corps de lʼannonce par des filets maigres centrés. Le blanc
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Paragraphes et Alinéas : le blanc séparatif nécessaire afin de marquer le début dʼun paragraphe où dʼun
alinéa sera lʼéquivalent dʼune ligne de corps 6 points Didot, soit 2,256 mm. Ces définitions typographiques
ont été calculées pour une composition effectuée en corps 6 points Didot. Dans lʼéventualité où lʼéditeur
retiendrait un corps supérieur, il conviendrait de respecter le rapport entre les blancs et le corps choisi.
de respecter le rapport entre les blancs et le corps choisi. Société Anne Hidalgo © présidence

Société

Anne Hidalgo © présidence de la République / L. Blevennec
Anne Hidalgo
© présidence de la République / L. Blevennec

Lutter pour l’égalité

par Anne Hidalgo

J e suis particulièrement émue, comme

citoyenne et comme élue, de célébrer ici l’accès

des femmes françaises au droit de vote.

Parce que je suis la fille de cette conquête, c’est

avec admiration et affection que je pense ce soir à toutes celles qui se sont battues pour l’obtenir. Je m’incline devant les féministes illustres qui ont revendiqué avec éclat l’égalité des droits et la plénitude de la citoyenneté. Je me souviens des françaises de tout âge et de toute condition qui ont pris les commandes de l’économie française il y a un siècle quand les pères, les fils et les époux ont été dévorés par la guerre. Je songe enfin aux résistantes qui ont agi d’une façon extraordinaire sans jamais cesser de se percevoir comme des femmes ordinaires :

Geneviève De Gaulle Anthonioz, Charlotte Delbo, Lucie Aubrac, Cécile Rol Tanguy que je salue, et derrière elles, toute l’armée des ombres humbles et courageuses sans lesquelles la Libération n’aurait pas pu voir le jour. Femmes ouvrières des années de guerre et femmes révolutionnaires des années d’après guerre, femmes sages des années folles et femmes lumineuses des années sombres, toutes ont pris part à la conquête du droit de vote en faisant de l’égalité une évidence. C’est au nom de cette évidence qu’il y a 70 ans, et alors qu’elle était encore en exil, notre République a fait le choix du suffrage universel. Cette décision définitive prise par un gouvernement provisoire dans un monde ravagé par la guerre a quelque chose d’extraordinaire. L’ordonnance du 21 avril 1944 est la prémonition de cette victoire à la fois imminente et incertaine qui ne devait advenir qu’un an plus tard au prix d’un nombre effrayant de victimes. Elle est l’anticipation de cette paix à laquelle l’Europe devait s’atteler au cours des décennies suivantes. Elle est surtout l’espérance de cette société nouvelle dont le programme du CNR avait pensé les idéaux et pesé les principes. Donner le droit de vote aux femmes à cet instant précis de notre histoire, c’était rendre sa voix à la démocratie pour laquelle on se battait.

C’était faire le serment, une fois le totalitarisme éradiqué, de reconnaitre à chacun une part égale d’humanité, de dignité et de responsabilité. Ce serment, la République l’a tenu. Dès le lendemain de la guerre, les femmes ont pu se prononcer personnellement, librement et souverainement sur l’avenir de leur pays. Les censeurs et les tuteurs qui les disaient influençables les ont découvertes influentes. Elles-mêmes ont découvert, en exerçant les mêmes droits que les hommes, qu’elles étaient éligibles aux mêmes ambitions et aux mêmes espérances qu’eux. Elles ont fait du vote, qui est un symbole de la liberté, un outil au service de l’égalité. Parce que l’égalité ne va jamais de soi, de nouveaux combats ont pris le relais des anciens. Légitime comme électrice, la femme ne l’était toujours pas comme élue. C’est à la loi sur la parité adoptée grâce au gouvernement de Lionel Jospin, que nous devons d’être totalement admises non pas seulement dans les isoloirs mais aussi dans les assemblées. Aujourd’hui la démocratie écoute à la fois les voix des femmes dans les urnes et les voix de femmes à la tribune. En France comme dans le reste du monde, la démocratie a plus que jamais besoin des femmes pour grandir.

a plus que jamais besoin des femmes pour grandir. 2 Les Annonces de la Seine -

Société

Société Il y a 70 ans, les femmes accédaient au droit de vote. Devenues citoyennes à
Il y a 70 ans, les femmes accédaient au droit de vote. Devenues citoyennes à
Il y a 70 ans, les femmes accédaient au droit de vote. Devenues citoyennes à part entière, elles pouvaient enfin se présenter
à des élections, ce fut l’aboutissement d’un long combat.

Parce qu’elles portent d’une façon à la fois pragmatique et pacifique les préoccupations du développement, de l’éducation et de la santé ; parce qu’elles savent, quand elles sont en charge d’une responsabilité, ne pas se laisser corrompre ; parce qu’enfin elles veillent, quand un combat leur semble juste, à ne pas le laisser se dévoyer. L’ONU ne s’y trompe pas en faisant de l’accès des femmes aux postes de responsabilités un des enjeux du millénaire. Paris est en première ligne de ce combat où la connaissance des réalités locales est déterminante. Il nous faut penser global mais surtout agir local. La lutte pour l’égalité n’échappe pas à cette règle. Et le champ de bataille qui m’importe comme maire, c’est le réel. Avec la commission permanente sur l’égalité entre les femmes et les hommes de l’Organisation « Cités et Gouvernements LocauxUnis»,commissionquejeprésidedepuis

2013,nousnousengageonscollectivementpour

promouvoir la représentation des femmes au coeur des instances démocratiques et des processus de décision. Ensemble, nous oeuvrons pour développer partout des politiques locales concrètes en faveur de l’égalité des genres. Les 500 femmes élues locales et représentantes de la société civile du monde entier que j’ai accueillies ici-même il y a un an dans le cadre de la Conférence mondiale sur l’égalité ont parlé d’une seule voix pour exiger que les femmes aient toute leur place dans la construction de l’avenir de l’humanité. Ellesontplaidéd’uneseulevoixpourfairevaloirleur implication et leur rôle réel dans des domaines aussi fondamentaux que l’éducation, la santé, l’emploi, l’environnement, le développement économique et la démocratie participative. De l’ordonnance de 1944 sur le droit de vote des femmes à la loi de 1972 sur l’égalité professionnelle, du droit à la contraception au droit à l’avortement, de la Libération de la France à la libération de la femme, c’est à nos combats que nous devons nos conquêtes. Ces combats sont aujourd’hui plus que jamais d’actualité. Là où nos acquis sont menacés, il nous faut les défendre sans concession et sans nuance. Dans la sphère publique, un puissant courant réactionnaire se fait jour. Il se donne ouvertement pour objectif d’attenter à l’éducation sexuelle,

au libre accès à la contraception, et au droit à l’avortement. Nous devons nous montrer intraitables pour sanctuariser ces libertés fondamentales et les lieux au sein desquels elles peuvent s’exercer. Les plannings familiaux, les centres IVG font partie de notre patrimoine. Paris veillera toujours à ce qu’ils disposent des moyens, de la sécurité et de la sérénité dont ils ont besoin pour fonctionner. Dans la sphère privée, les violences conjugales aliènent et brisent encore des milliers de femmes. Nous devons les combattre. C’est ce que nous faisons à Paris en dotant les femmes en détresse de téléphones portables et en utilisant les réseaux sociaux pour prévenir et réduire la maltraitance quand elle prospère à l’abri du secret conjugal et familial. Là où l’égalité n’est pas entière, il nous faut la conquérir. Dans les écoles, nombre de filles pourraient explorer plus librement les territoires que la République leur découvre. Ce n’est pas un pseudo « théorie du genre » qui les menace. C’est une oppression bien réelle qui les limite à un seul rôle, alors même que les rôles sociaux sont multiples et non sexués.

Pour donner à chaque enfant la chance d’être lui- même et d’avancer librement vers les horizons auxquels il aspire, il nous faut aider à accepter les différences et récuser les inégalités – il nous faut faire prendre conscience qu’aucun parcours, aucun métier, aucun destin ne peuvent être a priori interdits. Parce que la jeunesse est notre force et notre avenir, et parce que nous avons besoin des femmes dans tous les domaines, sans exception, nous devons nous battre pour qu’aucune vocation ne soit étouffée. Dans les entreprises, les écarts de salaires à poste égal demeurent aberrants et des verrous tenaces bloquent l’accès des instances de décision aux femmes qui pourraient légitimement aspirer à y siéger. Je connais la détermination de la Ministre des droits des femmes. Elle peut compter sur la mienne. C’est ensemble que nous donnerons aux femmes cette reconnaissance qui leur est soit refusée, soit concédée de mauvaise grâce. Il est temps en effet que l’on cesse de considérer l’accès des femmes aux plus hautes responsabilités comme une exception, ou pire encore comme une anomalie. Ce qui est anormal et ce qui est immoral en démocratie, c’est l’inégalité.

Najat Vallaud-Belkacem D.R. © présidence de la République / L. Blevennec
Najat Vallaud-Belkacem
D.R.
© présidence de la République / L. Blevennec
D.R. © présidence de la République / L. Blevennec Les Annonces de la Seine - Lundi
Société Elle s’appelait Jeanne Laloë. Sur les photographies d’époque, on la découvre élégante, presque

Société

Elle s’appelait Jeanne Laloë. Sur les photographies d’époque, on la découvre élégante, presque timide.
Elle s’appelait Jeanne
Laloë. Sur les photographies
d’époque, on la découvre
élégante, presque timide.
Pourtant, il lui fallut beaucoup
d’audace pour s’imposer
dans le monde éminemment
misogyne des assemblées
de la III ème République.
En 1908, elle fut la première
femme à sa présenter aux
élections municipales, à une
époque où son sexe n’avait pas
encore le droit de vote. Activiste
entreprenante, au moment du
scrutin, elle tenta avec quelques
autres d’introduire de force
des bulletins à son nom dans
l’urne, en criant: « La Femme
doit voter! Elle subit les lois,
elle paie les impôts. »
Les femmes n’obtiendront pas
le droit de vote avant 1944.
Jeanne Laloë
D.R.

Il est temps de tenir les promesses lumineuses de la Révolution Française, selon lesquelles tous les citoyens étant égaux aux yeux de la loi étaient également admissibles à toutes dignités, places

et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents. Nous ne serons fidèles à l’exigence démocratique

que le jour où nous concrétiserons cette promesse, en atteignant partout l’égalité salariale et la parité. Il n’y a qu’une seule façon d’honorer sincèrement la mémoire d’un combat. C’est de le poursuivre à l’épreuve du temps présent. Olympe de Gouges et Louise Michel, Simone de Beauvoir et Simone Weil, les suffragettes et les 143 salopes nous pressent de conquérir l’égalité comme elles ont su conquérir la liberté. C’est dans la fidélité à leur héritage de combat contre l’obscurantisme et le conservatisme qu’il nous faut aujourd’hui continuer inlassablement à démasquer les préjugés, démanteler les structures de domination et dépasser les anciennes frontières. Tout cela, nous le ferons en substituant la liberté du mérite personnel à la fatalité de l’appartenance sexuelle, et en dessaisissant tous ceux qui confisquent lepouvoir auprofit deleur genre. C’est à ce prix que notre avenir pourra, comme l’espérait George Sand, s’éveiller plus beau que le passé. Cette intuition magnifique semble avoir guidé ceux qui ont accordé le droit de vote aux femmes il y a 70 ans au coeur d’un monde encore livré à l’obscurité. Elle doit nous guider aujourd’hui en nous déterminant à commémorer et à espérer, mais surtout à lutter. Je le dis solennellement comme première femme maire de Paris : pour les femmes, l’avenir doit s’éveiller plus beau que le passé.

Etre citoyenne à part entière

par François Hollande

N )

(

ous sommes réunis en effet, pour célébrer une journée décisive de l’histoire de notre pays : le jour où le

mot de citoyenne, créé par la Révolution Française,

a pris sa signification. Le jour où une moitié de la

France, jusque-là tenue à l’écart, a rejoint l’autre pour exercer ses droits. Le jour, enfin, où les femmes françaises furent officiellement admises à égalité avec les hommes, dans la République. Ce jour, c’était le 21 avril 1944. Ce jour-là, le Général de Gaulle signe l’ordonnance portant organisation des pouvoirs dans la France libérée. Avec une concision que Stendhal, qui aimait les lois bien rédigées, n’aurait pas récusée. L’Article 17 dispose en effet que : « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ». C’est tout simple à énoncer et cela a été très long à arracher. En quelques mots limpides, la lutte plus que séculaire pour le vote et l’éligibilité des femmes connaissait enfin sa consécration. Pour le Général de Gaulle, et le mérite lui en revient, cette décision était un engagement de combat. Il l’avait annoncé dès 1942. Il avait déclaré: « Une fois l’ennemi chassé du territoire, tous les hommes et toutes les femmes de chez nous éliront l’Assemblée qui décidera souverainement des destinées du pays ». Pourtant, au sein de l’Assemblée consultative d’Alger,

les préjugés avaient encore la vie dure. Car il ne suffisait pas de la décision d’un homme aussi prestigieux que

le Général de Gaulle, il fallait encore qu’une assemblée

qui avait la légitimité pour en décider puisse adopter l’ordonnance. Un élu - que je ne citerai pas, proposa d’ajourner la réforme « jusqu’à ce que les hommes, des prisonniers, soient rentrés dans leurs foyers ». Un autre

François Hollande © présidence de la République / L. Blevennec
François Hollande
© présidence de la République / L. Blevennec

lui répondit, je veux le citer, Robert Prigent, résistant du Nord de la France, démocrate-chrétien. Il lui répondit ainsi : « Quand il s’agit de jeter les femmes dans le creuset de la guerre, est-ce que nous attendons ? ». Alors, ce fut Fernand Grenier, valeureux résistant communiste, qui proposa l’amendement décisif. C’est ainsi quele24mars 1944, l’Assembléeadopta le suffrage des femmes par 51 voix contre 16. Il y en avait encore 16 qui étaient contre Et le 21 avril 1944, le Général de Gaulle promulgua l’ordonnance historique. Voilà l’histoire, l’histoire d’une conquête qui relève aujourd’hui de l’évidence. Les femmes comme les hommes ont le droit de vote, les femmes comme les hommes peuvent être éligibles, les femmes et les hommes peuvent participer à la décision commune.

Droit de vote et d’éligibilité des femmes dans le monde

1906

Finlande

1918

Allemagne, Pologne

1920

Etats-Unis, République tchèque

1928

Royaume-Uni

1931

Espagne

1934

Cuba, Turquie

1944

France

1949

Chine

1976

Portugal

2011

Arabie Saoudite

Et pourtant, quel parcours, quelle lutte, quelle conquête. Car ce droit n’a pas été octroyé aux femmes. Elles l’ont conquis. Cent cinquante ans après la promulgation de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Cent ans après que le

suffrage ait été déclaré « universel », en 1848. Alors qu’il ne l’était que pour une moitié de la France. Ce droit, elles l’ont revendiqué au prix de leur vie. Anne Hidalgo a rappelé Olympe de Gouges qui avait écrit sa Déclaration des droits des femmes et

de la citoyenneté. Elle avait dit : « les femmes ont le

droit de monter sur l’échafaud ; elles doivent avoir le droit de monter à la tribune ». On lui proposa l’échafaud, c’était en 1793. Les femmes, elles ont conquis le droit de vote presque seules. Je suis triste que les hommes aient tant tardé à les rejoindre. Il y en a néanmoins qui très tôt ont participé à cet engagement. Condorcet, en 1790, s’indignait que les hommes « violent le principe de l’égalité des droits, en privant tranquillement la moitié du genre humain de concourir à la formation de la loi ». Rares encore étaient les voix comme celles de Victor Hugo qui constatait

« avec douleur » que tant que « la femme ne vote pas, elle ne compte pas, elle n’est pas. Et il y a des citoyens. Il n’y a pas encore de citoyennes ». Pourquoi autant de retard ? Pourquoi autant d’hésitations ? Pourquoi autant de résistances ?

A droite, on estimait que les femmes devaient

obéissance à leur mari et donc qu’elles ne pouvaient pas voter librement. A gauche, on

craignaitl’influencequel’Eglisepouvaitexercersur

les femmes. Alors droite et gauche se retrouvaient

pour différer la réforme. Ce droit de vote des femmes, elles l’ont arraché dans la lutte, j’allais dire, dans la guerre. D’abord dans la lutte. Elles crurent voir leur démarche aboutir, parce qu’ailleurs, notamment au Royaume-Uni ce fut le cas. Au début du siècle, le XX ème siècle, en 1914, une

majorité de députés se déclaraient prêts à recevoir favorablement lademanded’ouverturedudroit de vote aux femmes. Mais la guerre éclata. Lapaixretrouvée, lachambredes députés, prenant soncourageàdeuxmains,décidaqu’ilétaitpossible d’accorder aux femmes de plus de 30 ans, le droit

de vote et uniquement aux élections locales. Et

pourtant, le Sénat fit obstacle systématiquement àcetteproposition. Des femmes décidèrent d’utiliser alors d’autres moyens. On se souvient de Jeanne Valbot : elle s’enchaîna au banc du Sénat pour faire entendre sa voix. Louise Weiss se présenta, de manière libre, c’est-à-dire interdite, aux élections législatives de 1936 dans le 5 ème arrondissement de Paris pour, justement, appeler au droit de vote. Elle distribuait aux sénateurs des chaussettes, quelle drôle d’idée de distribuer des chaussettes. Son mot d’ordre était le suivant « Même si vous nous donnez le droit de vote, Messieurs les sénateurs, nous vous promettons que vos chaussettes seront raccommodées ». Et pourtant elle ne parvint pas à les convaincre. Alors, il fallut que les femmes démontrent leur volontéd’êtrecitoyennesdanslaguerre. LaGrande d’abord. Des femmes comme Marie Marvingt se déguisèrent en homme pour mener le combat. Et quand elles furent découvertes, on les ramena à leurfoyer. La guerre, toujours la guerre, parce que les femmes, quand les hommes n’étaient plus là, quand ils étaient au combat dans les tranchées, les remplacèrent dans les usines et dans les champs. Et alors demandèrent à la fin du conflit que leurs droits puissent être reconnus. Ce fut différé. Les femmes, vingt ans plus tard, dans la Résistance,

Société

femmes, vingt ans plus tard, dans la Résistance, Société Renforcement de la parité depuis mai 2012

Renforcement de la parité depuis mai 2012

Les gouvernements paritaires :

Les gouvernements de Jean-Marc Ayrault et de Manuel Valls sont paritaires. C’est la première fois dans l’histoire de la République. Loi du 17 mai 2013 :

La loi du 17 mai 2013 relative à l’élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral a permis des avancées significatives grâce

à l’abaissement du seuil de la contrainte paritaire aux communes de 1 000 habitants et plus, et à l’élection au suffrage universel des conseillers communautaires. Ainsi, 85,3 % de la population française ont pu voter pour des listes paritaires lors des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars derniers, contre les deux tiers précédemment. • Dans les communes de 1000 habitants et plus, on compte désormais 48,2 % de femmes

dans les conseils municipaux. Toutes tailles de communes confondues, avec 30 541 conseillères municipales supplémentaires, le pourcentage de femmes est ainsi passé de 35 % en 2008 à 40,3 % en 2014. Grâce à la loi du 31 janvier 2007, les exécutifs municipaux resteront paritaires. • Dans les intercommunalités de ces communes, la proportion de femmes a, elle aussi, augmenté de façon spectaculaire passant d’environ 25 % à 43,7 % aujourd’hui.

montrèrent aussi le chemin, elles ont été citées : Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle- Anthonioz,LucieAubrac,BertyAlbrecht,Danièle Vaillant-Couturier,tantd’autresquisonticiencore présentesetquejeveuxsalueravecdéférence, cette arméedesombres,cetteautrearméedesombres, qui permit non seulement la libération de la France,maisl’émancipationdesfemmes. Alors, il fallait qu’il y ait cette célébration, que nous puissions nous rappeler ce qui s’était produit, pour bien comprendre ce que nous avions encore à faire. Pas simplement pour évoquer l’histoire, mais pour en tirer toutes les leçons. L’élargissement du droit de vote est en fait un combat qui n’est pas encore achevé. Il est vrai que le suffrage universel parait aujourd’hui, un fait, une habitude, un rite, une chose qui va de soi. Certains disent même que c’est un simple bout de papier, le bulletin de vote, que l’on met dans une urne, sans en mesurer complètement le pouvoir. Mais pour ce bout de papier, pour ce bulletin, combiendefemmes, combiend’hommesont lutté pour lesaisir, lebrandir et lemettredans uneurne ? Parce que ce modeste feuillet imprimé cristallise ce qu’il y a de plus précieux pour un pays, sa souveraineté, son indépendance, sa liberté. Le suffrage universel fut toujours une bataille. D’abord contre l’argent, puisqu’il y avait le cens qu’il fallait

respecterpourpouvoirvoter.Puisensuite,après1848,

le combat des femmes jusqu’en 1944. Puis encore après pour que les jeunes de 18 ans et plus puissent enfin voter en 1974. Et encore aujourd’hui les résidents étrangers installés régulièrement en France depuis de nombreuses années qui participent à la vie de la cité et pourtant ne votent toujours pas aux élections locales. Ouvrir ce droit de vote suppose, chacun le sait ici, de changer la Constitution et il nous appartient donc de construire un rassemblement qui, forcément, dépasse les clivages partisans. C’est la condition pour rendre possible cette nouvelle étape. La seconde leçon que nous devons tirer de cette longue lutte, de ce long parcours, c’est que le droit de vote ne suffit pas, l’éligibilité non plus. Il a fallu, et ce fut un long débat aussi, que la parité puisse être introduite dans notre droit constitutionnel. Nous devons cette évolution au gouvernement de Lionel Jospin. C’était, en définitive, la conséquence du droit au suffrage. Des progrès majeurs ont été accomplis. La loi du 9 mai 2001 a instauré ce principe pour les élections parlementaires et les pénalités seront renforcées pour les partis, il peut en arriver, qui manquent à leurs obligations. Il a fallu une nouvelle loi, la loi du 17 mai 2013 pour qu’il puisse y avoir un élargissement de la parité, puisque maintenant tous

Ce 16 avril, la France commémore le droit de vote des femmes. Voici maintenant 70
Ce 16 avril, la France commémore le droit de vote des femmes.
Voici maintenant 70 ans que ces dernières ont le droit de voter et de briguer
un mandat. En effet, c’est le 21 avril 1944, que le Comité de la Libération
Nationale accordait le droit de vote aux Françaises, faisant enfin de
ces dernières des citoyennes à part entière après près d’un siècle de lutte.
D.R.
Société © présidence de la République / L. Blevennec les conseils municipaux de plus de

Société

© présidence de la République / L. Blevennec
© présidence de la République / L. Blevennec

les conseils municipaux de plus de 1 000 habitants doivent respecter ce principe. Et vous en êtes ici pour beaucoup le témoignage. Le mode de scrutin départemental a lui aussi été modifié pour faire respecter ce droit à la parité. Mais le Gouvernement a voulu aller plus loin et il a eu raison. Puisque maintenant seront aussi désignés à la parité les candidats aux élections des instances de gouvernance des universités, les candidats et les candidates aux ordres professionnels, mais aussi dans les instances consultatives locales, nationales, les autorités administratives indépendantes, les conseils d’administration et de surveillance - à certaines conditions - des entreprises, les caisses de sécurité sociale, les mutuelles, les fédérations sportives et même les chambres consulaires. Toutes les institutions doivent respecter le principe de parité. Maisvousêtesiciconscientesquelesdroitspolitiques, aussi fondamentaux soient-ils, que la parité, aussi nécessaire soit-elle, tout cela ne suffit pas. Et qu’il y a toujoursàtravailleràélaborerunenouvellegénération de droits puisque ce qu’il convient de faire c’est l’égalité réelle, l’égalité dans les rémunérations, les temps de vie et le droit tout simplement de se projeter dans l’avenir, de construire son destin. Les chiffres ont été rappelés. Ils sont implacables. Les femmes gagnent, pour le même travail, un quart de moins que les hommes. Les femmes représentent 4/5 ème des travailleuses, des travailleurs en l’occurrence, à temps partiel et le plus souvent dans des emplois précaires. Plus d’1 million de femmes subissent chaque année des violences. C’est pourquoi le texte qui est en discussion au Parlement est si important. Il fait suite aux dispositions législatives qui avaient été adoptées par le gouvernement de Pierre Mauroy, grâce à Yvette Roudy. Il s’agit de tout faire pour que l’égalité dans l’entreprise, la conciliation des temps de vie, la réforme du congé parental, la lutte contre la précarité, le paiement des pensions alimentaires, la protection des femmes contre les violences, tous ces sujets puissent être abordés et les droits pouvoir progresser. Mais vous l’avez dit. L’égalité, elle doit aussi être promue à l’échelle de l’Europe. Le Traité de Rome posait déjà comme un principe fondamental

l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes pour le même travail, le Traité de Rome ! Les fondateurs de l’Europe, je n’ose pas dire les pères fondateurs, parce qu’il y avait aussi des femmes dans le combat européen, les pères et les mères fondatrices de l’Europe donc, avaient voulu que l’Europe soit une Europe de droit, une Europe d’égalité. Ce que vous faites aujourd’hui à travers la plateforme pour une Europe des droits des femmes, c’est de poursuivre, d’amplifier ce combat et notamment pour veiller à ce que les règles de parité valent aussi pour les nominations danslesinstitutionseuropéennes. Mesdames et messieurs, le vote est un droit qui a été conquis. Mais, pour beaucoup, c’est un acte volontaire, ce n’est pas un devoir. Nous l’avons vu lors de ces dernières élections. L’abstention a encore progressé. L’abstention n’est pas qu’un silence, elle

n’est pas qu’un retrait, elle n’est pas qu’un refus ou un oubli. L’abstention c’est aussi un message, un message adressé aux gouvernants et moi je l’entends. Ce message c’est le signe d’une résignation, d’un fatalisme, d’un découragement, d’une défiance. Nous ne pouvons pas la laisser s’installer dans notre pays, pas plus qu’en Europe, et la regarder progresser à chaquescrutin.Parcequechaquefoisquel’abstention se renforce, c’est la démocratie qui s’affaiblit. Il arrive un moment où le silence me paraît plus dangereux que la colère. D’où la priorité absolue que j’accorde au redressement de notre pays, à la lutte contre le chômage, au combat contre les inégalités et, surtout, à cette bataille qui doit être engagée contre le doute collectif, contre la défiance, contre l’idée qu’il serait maintenant plus difficile d’agir pour porter de nouveaux droits, améliorer la condition humaine et surtout lutter contre le chômage.

Les grandes étapes de la parité

Révision constitutionnelle du 8 juillet 1999 :

Modification des articles 3 et 4 de la Constitution. Il est ajouté à l’article 3 que la loi « favorise l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives », et précisé dans l’article 4 que « les partis et groupements politiques contribuent à la mise en œuvre de ce principe ». Loi du 6 juin 2000 : Obligation de présenter un nombre égal de femmes et d’hommes lors des scrutins de liste, et instauration d’un système de retenue financière pour les partis politiques qui ne respectent pas la parité (2 % d’écart maximum entrelesdeuxsexes)desinvestitures lorsdesélectionslégislatives. Révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 : Modification de l’article 1 er de la Constitution qui dispose désormais que « la loi favorise l’égal accès des femmes

et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ». Loi du 27 janvier 2011 :

Instauration d’un objectif minimal à atteindre en 2017 de 40% d’un des deux sexes au sein des conseils d’administration et de surveillance des entreprises cotées et de celles de plus de 500 salarié-e-s et présentant un chiffre d’affaires d’au moins 50 millions d’euros. Loi du 12 mars 2012 : Mise en place d’ici 2018, dans la fonction publique d’un seuil de 40% de nominations de femmes aux emplois d’encadrement supérieur et dirigeant de la fonction publique ; une première étape de 20 % est appliquée à partir de 2013 ; mise en place d’un seuil de 40 % de représentation dans tous les conseils d’administration, les conseils de surveillance ou

les organes équivalents des établissementspublicsadministratifs, les jurys de recrutement, les comités de sélection et les instances de dialogue social. Loi du 22 juillet 2013 :

Extension de la parité dans les listes de candidatures ou pour les nominations aux instances décisionnaires de l’enseignement supérieur et de la recherche. Loi du 17 mai 2013 : Instauration du scrutin binominal – une femme et un homme – pour les élections départementales ; modification du scrutin pour les élections municipales et intercommunales visant à favoriser la parité :

l’alternance stricte femme-homme est désormais appliquée aux communes de 1 000 habitantes et plus, et la liste des candidates au Conseil communautaire devra également respecter cette alternance.

Il y a une crise spécifique de la politique - je la regarde aussi pour ce qu’elle est, et qui ne relève pas simplement de questions économiques ou sociales. Parce que les citoyennes et les citoyens attendent de la politique qu’elle exprime de la vérité, même quand elle est dérangeante. Les citoyennes et les citoyens attendent que les paroles soient suivies d’actes. Ils demandent - et ils ont raison,desrésultats.C’estmonbutpremier. J’ai dressé au Gouvernement de Manuel Valls une feuille de route : elle est difficile, elle est âpre, elle peut être rugueuse, elle est indispensable. Nous devons réformerautantqu’ilserapossiblenotrepayspourqu’il puisse être le plus fort possible, pour qu’il y ait le plus d’emplois possibles, le plus de richesses créées, le plus de croissance. C’est l’enjeu du pacte de responsabilité et de solidarité. Bien sûr, il est parfois, et vous l’éprouvez dans vos propres fonctions d’élu local, plus facile de différer les décisions douloureuses, de reporter les choix, de fermer les yeux sur les réalités, de laisser filer les déficits, de ne pas connaître pour ce qu’ils sont tous ceux qui souffrent, et de ne pas regarder aussi ce qu’exige la compétitivité de nos entreprises. Alors, moi j’ai voulu regarder la réalité en face et pour y parvenir je pense qu’il n’y a pas d’autre méthode que de continuer le chemin avec constance et de ne pas céder aux intérêts particuliers. Il n’y a rien de plus important que l’intérêt delaFrancequoi qu’il encoûteet quoi qu’il m’en coûte. Rien n’est pire que l’immobilisme, le conformisme, le défaitisme et le conservatisme. Pour cette même raison que je veux que le pays réussisse, je veux que la République avance. Il y a là encore de nouvelles règles qui méritaient d’être posées. Le non cumul des mandats qui était déjà pratiqué à la Mairie de Paris par Bertrand Delanoë et qui sera maintenant la règle pour tous et pour toutes. Le refus des interventions des

Société

et pour toutes. Le refus des interventions des Société gouvernants dans les affaires judiciaires, la loi

gouvernants dans les affaires judiciaires, la loi de transparence, pour tous les élus afin de garantir la probitépublique. Laréformeterritoriale, parceque nous devons faire bouger aussi les lignes, changer les structures, permettre aux citoyens de mieux comprendre ce qui leur est proposé à travers les collectivitéslocales. Puisnousdevonstoujoursdéfendrelesuffrage,lerespect des droits des citoyennes et des citoyens, rappeler d’où nousvenonspourmieuxnousengagerdansl’avenir.Une démocratie où l’on s’habituerait à ne plus voter en nombre ne serait plus tout à fait à mes yeux une démocratie. Une démocratie qui renoncerait à convaincre souvent lesplushumbles,lesplusmodestes,lespluspauvres,les plus jeunes, ne serait plus la République telle que nous l’avonsvoulue,espérée. Alors il revient aux gouvernants d’abord et au Président de la République forcément, mais aussi aux élus, de faire vivre la République. Le pire des déclins c’est celui qui atteint la confiance dans la vie collective, dans la démocratie. Quand un pays doute de lui-même, ne sait plus s’il peut faire des choix, alors ce n’est plus un grand pays. La France est un grand pays. Parfois elle s’interroge sur son avenir parce qu’elle sait qu’elle est portée par une grande histoire. Nous le voyons bien à travers la question du droit de vote des femmes. L’histoire n’est pas linéaire. L’histoire n’est pas radieuse. Il faut toujours du combat. Et même dans un grand pays comme la France, le pays des droits de l’Homme, on avait oublié un moment la Femme. Alors nous devons toujours nous mobiliser pour que les droits conquis soient desdroitsassurés,exercés,respectés. Le droit de voter, c’est le droit de façonner son destin. Le droit d’être éligible, c’est la capacité de le changer. Prenons les unes et les autres notre destin en mains.

2014-269

Une Europe des Droits des Femmes

La Ministre des Droits des Femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, estime que « la parité devrait être automatique dans toutes les institutions de l’Union ». C’est la première fois qu’un membre d’un gouvernement européen crée une pétition en ligne sur Change.org. Parmi les signataires de cet appel on trouve la Maire de Paris Anne Hidalgo, la Ministre allemande de la famille, des personnes âgées, des femmes et des jeunes Manuela Schwezig, la Ministre belge de l’Intérieur Joëlle Milquet ou les Nobels de la paix Jody Williams, Shirin Ebadi et Gbowee Lyemah.

P our la première fois dans l’histoire, un membre d’un Gouvernement a décidé de créer une pétition sur la plus grande plateforme mondiale de mobilisation

en ligne, Change.org. La Ministre pour les Droits des Femmes, Najat Vallaud Belkacem, a lancé une pétition appelant les candidats aux élections européennes à des engagements concrets “pour une Europe de l’égalité et des droits des femmes ». La Ministre rappelle dans le texte de l’appel que “les femmes gagnent toujours 16 % de moins que les hommes, ne constituent que 27 % des Parlements nationaux et 18 % des organes dirigeants des grandes sociétés. Ces obstacles empêchent les femmes de développer leur potentiel dans la société ». Selon Najat Vallaud-Belkacem, « la parité devrait être automatique dans toutes les institutions de l’Union ».

La Ministre liste dans sa pétition cinq demandes spécifiques :

1. Le respect de l’exigence de parité au sein du

collège des Commissaires.

2. L’attribution spécifique des droits des femmes

à un Commissaire.

3. La définition d’un pilier pour l’égalité dans la

gouvernance économique de l’Union

4. La définition de règles de parité pour les

nominations à des postes clés au sein des institutions et organes de l’Union européenne.

5. La mise en place d’une approche transversale de

l’égalité femmes-hommes dans toute la politique de l’UE via un plan d’action ambitieux.

Source : communiqué Change.org du 29 avril 2014

2014-270

Agenda

Agenda AUTORITÉ DES MARCHÉS FINANCIERS EURONEXT Pourquoi et comment promouvoir l’épargne longue auprès des

AUTORITÉ DES MARCHÉS FINANCIERS EURONEXT

Pourquoi et comment promouvoir l’épargne longue auprès des particuliers ?

Conférence le 14 mai 2014 Auditorium d’Euronext 39, rue Cambon

75001 PARIS

Renseignements : 01 53 45 60 28 m.ferreira@amf-france.org 2014-271

DÉLÉGATION DES BARREAUX DE FRANCE

Droit pénal et droits fondamentaux « Le renforcement de la place de l’avocat »

Séminaire les 22 et 23 mai 2014 1, avenue de la Joyeuse Entrée 1040 Bruxelles

Renseignements : 00 322 230 83 31 valerie.haupert@dbfbruxelles.eu 2014-272

UNIVERSITÉ PARIS 1 PANTHÉON SORBONNE - CENTRE D’HISTOIRE SOCIALE (CHS, UMR CNRS 8058)

Les effets « qualitatifs » de la durée d’incarcération sur la récidive Séminaire le 20 mai 2014 « Enfermements, justice et libertés dans les sociétés contemporaines » animé par Pierre-Victor Tournier

Centre d’Histoire Sociale du XX ème siècle bibliothèque du 6 ème étage 9, rue Malher

75004 PARIS

2014-273

Renseignements : pierre-victor.tournier@wanadoo.fr

CHAMBRE DES NOTAIRES CLUB NOTARIAL IMMOBILIER

Les marchés du logement en Ile de France :

premiers résultats 2014 et perspectives - Les établissements publics fonciers, acteurs du marché immobilier francilien :

quels enjeux pour quels résultats ?

Conférence le 27 mai 2014 12, avenue Victoria

75001 PARIS

Renseignements : 01 44 82 24 33 http://www.paris.notaires.fr/ 2014-274

ASSOCIATION DROIT ET COMMERCE

Rapport sur la Justice du XXI ème siècle :

quelles perspectives pour le droit des affaires ? »

Conférence le 2 juin 2014 animée par Pierre Delmas-Goyon Tribunal de Commerce de Paris 1 Quai de la Corse

75004 PARIS

Renseignements : 01 46 28 38 37 isabelle.aubard@droit-et-commerce.org

2014-275

Vie du chiffre Médiateur des ministères économiques et financiers Paris, 24 avril 2014 L’année 2013

Vie du chiffre

Médiateur des ministères économiques et financiers

Paris, 24 avril 2014

L’année 2013 est caractérisée par une nouvelle augmentation des demandes de médiation, qui sont passées de 4 049 en 2012, année record, à 4 225 en 2013, soit une progression de 4,4 % en un an. Cette tendance à l’augmentation des saisines du Médiateur s’est poursuivie au début de l’année 2014. Désormais, plus de la moitié des demandes parviennent au Médiateur par voie dématérialisée. Les demandes émanent essentiellement des particuliers mais les saisines des entreprises, qui représentent 10 % de l’ensemble, sont soutenues. Quant aux thèmes portés en médiation, ils concernent surtout deux secteurs, qui s’équilibrent : d’une part la fiscalité sous toutes

ses formes, d’autre part la gestion publique, c’est-à-dire les médiations relatives aux créances des collectivités territoriales et de

leurs établissements publics (HLM, hôpitaux, trop-perçus de RSA, cantines scolaires

aux Douanes, aux URSSAF, à la DGCCRF et à l’INSEE. 66 % des médiations ont été rendues en 2013 dans un délai inférieur à 60 jours (62 % en 2012). L’enjeu financier médian des dossiers de médiation est passé de 1 493 euros en 2012 à 1 690 euros en 2013. Les médiations clôturées en 2013 ont abouti à un résultat favorable, totalement ou partiellement, aux demandeurs dans 63 % des cas, au lieu de 60 % en 2012. Enfin, au-delà du règlement en droit et en équité des litiges individuels dont il est saisi, le Médiateur propose dans son rapport annuel des mesures pour améliorer les relations des services des Ministères économiques et financiers avec les usagers. Cette année, ces propositions portent notamment sur la formation en matière de médiation, l’association du Médiateur aux actions conduites en matière d’amélioration et de simplification des relations avec les usagers et des mesures pour faciliter aux usagers la compréhension de certaines réglementations fiscales, douanières et de comptabilité publique.

S’y ajoutent des demandes relatives

).

Emmanuel Constans Médiateur des Ministères économiques et financiers

I - QUI EST LE MÉDIATEUR DES MINISTÈRES ÉCONOMIQUES ET FINANCIERS? Le Médiateur des ministères économiques et financiers est parfois désigné comme « le Médiateur de Bercy. En application de l’article 2 du décret n° 2002-612 du 26 avril 2002 précité :

Art. 2. – Le médiateur est nommé pour 3 ans par arrêté du Ministère chargé de l’économie, des finances et de l’industrie. Lors de la création de la fonction de médiateur en 2002, Emmanuel Constans a été nommé Médiateur du Ministère. Depuis cette date, il a été reconduit dans ses fonctions ; en dernier lieu, par arrêté du 13 janvier 2012. Inspecteur général des finances, Emmanuel Constans est également Président du Comité consultatif du secteur financier (CCSF), Président de la commission de médiation de la convention AERAS (s’assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé), Président du Club des médiateurs de services au public et membre de la Commission de la médiation de la consommation.

II - BILAN D’ACTIVITÉ Le seuil de 3 000 demandes de médiation reçues annuellement a été dépassé pour la première fois en 2009. L’activité s’est stabilisée au-dessus de ce seuil en 2010 et 2011. Un nouveau palier a été franchi en 2012, consolidé en 2013, avec l’enregistrement de plus de 4 000 demandes de médiation annuelles. Cette évolution et le dépassement du seuil de 4 000 demandes annuelles semblent encore se confirmer au début de l’année 2014. Le niveau élevé des demandes de médiation réorientées s’explique par la proportion importante

réorientées s’explique par la proportion importante des réclamations qui n’ont ’ pas fait l’objet ’

des réclamations qui n’ont pas fait l’objet d’une

première démarche préalablement à leur transmission au Médiateur : 93 % des demandes réorientées sont transmises aux services concernés des Ministères pour examen (majoritairement au réseau de la direction générale des Finances publiques). Entre 10 % et 12 % des dossiers réorientés ont fait l’objet d’une réouverture et d’un traitement au fond de la réclamation, soit que les démarches aient été effectivement accomplies par le réclamant qui a omis d’en informer le Médiateur lors de sa saisine initiale, soit qu’à l’issue des démarches auprès des services concernés, le réclamant, insatisfait des réponses reçues. a de nouveau saisi le Médiateur.

III - 14 PROPOSITIONS DE RÉFORME En application de l’article 6 du décret n° 2002-612 du 26 avril 2002 précité :

Art.6 – Le médiateur remet au Ministre un rapport annuel dans lequel il établit le bilan de son activité et formule des propositions de nature à améliorer le fonctionnement des services du Ministère dans les relations avec les usagers. Ce rapport est rendu public. Les propositions contenues dans ce rapport, au nombre de 14, s’inscrivent dans le cadre de l’article 6 du décret n° 2002-612 du 26 avril 2002 susmentionné, en ce sens, qu’elles ont pour finalité d’améliorer le fonctionnement des services dans leurs relations avec les usagers. Pour certaines, elles sont directement tirées des cas concrets de médiation traités par le Médiateur en 2013. Ces propositions mettent notamment l’accent :

l sur la formation en matière de médiation ;

l l’opportunité d’associer le Médiateur aux actions conduites par les directions des Ministères pour améliorer et simplifier les relations avec les usagers ;

l la facilitation des démarches pour les usagers et leur meilleure compréhension de la fiscalité ;

l la clarification de certaines dispositions en matière de comptabilité publique ;

l l’information en amont des usagers sur la réglementation douanière lors d’expédition ou réception de biens. Depuis son institution en 2002, le Médiateur a formulé près de 175 propositions de réforme. Les 4 premières propositions s’adressent, de manière générale, aux directions et services des Ministères économiques et financiers. Les neuf autres relèvent directement ou indirectement de la compétence de la direction générale des Finances publiques et la dernière de la direction générale des Douanes et Droits indirects.

Former pour mieux informer les usagers sur le rôle du Médiateur La directive 2oo8/52/CE du 21 mai 2008 sur

vigie de l’administration pour prévenir les litiges et améliorer le service public rendu aux usagers.

Il est proposé d’associer le Médiateur aux actions

Vie du chiffre

d’un logement. recherche d’un emploi, versement de prestations sociales

- Mieux informer l’usager du délai de souscription

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7
- Mieux informer l’usager du délai de souscription 7 certains aspects de la médiation en matière

certains aspects de la médiation en matière civile et commerciale et la directive 2013/11/UE du 21 mai 2013 relative au règlement extrajudiciaire

ministérielles et directionnelles relatives aux améliorations et aux simplifications des relations avec les usagers dans le cadre notamment de

d’une déclaration pour bénéficier de l’exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties prévue à l’article 1383 du Code général des impôts et des

« Les constructions nouvelles, reconstructions et

des litiges de la consommation prévoient que :

la

prévention des litiges avec les services des

conséquences fiscales de son dépassement.

«

Les États membres doivent encourager, par tous

Ministères économiques et financiers.

Le premier alinéa de l’article 1383 du Code général

moyens qu’ils jugent appropriés, la formation des médiateurs et de leurs collaborateurs, notamment dans le domaine juridique et la mise en place de

Faciliter les démarches des usagers et leur compréhension de la fiscalité

des impôts prévoit que :

additions de construction sont exonérées de la taxe

mécanismes efficaces de contrôle de la qualité des services de médiation. ». Si les dispositions de ces deux directives ne

Les sept propositions suivantes qui relèvent de la compétence de la direction générale des Finances publiquesvisentàfaciliterlesdémarchesdesusagers

foncière sur les propriétés bâties durant les deux années qui suivent celles de leur achèvement. ». En application du I de l’article 1406 du Code général

trouvent pas à s’appliquer aux missions d’intérêt

et

leur compréhension de la fiscalité pour prévenir

des impôts, cette exonération est subordonnée à

général conduites par l’Etat ou pour son compte,

la

persistance de litiges et favoriser le civisme fiscal.

une déclaration de l’usager, dans les 90 jours de

elles couvrent les services publics à caractère

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5

- Permettre aux contribuables de consulter

l’achèvement des travaux.

économique rendus aux usagers moyennant rémunérations.

directement dans leur compte fiscal personnel électronique sur le site www.impots.gouv.fr

Par méconnaissance de la législation, certains usagers, de bonne foi, perdent totalement ou

Par ailleurs, la charte des médiateurs de services au public prévoit également la nécessité d’une formation spécifique à la médiation. À l’initiative du Médiateur, des actions de formation

l’ensemble des impôts auxquels ils sont assujettis au plan national (notamment pour les impôts locauxpourd’autresimmeublesqueleurrésidence principale).

partiellement le bénéfice de cette exonération de deux années et sollicitent en vain un recours auprès de l’administration des Finances publiques et du Médiateur.

ontétédispenséesàl’attentiondesMédiateursdes

A

l’exception de leur impôt sur le revenu et de la

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- Etudier la possibilité de mettre à la disposition

services au public et de leurs collaborateurs, sous les thèmes : « Des fondamentaux de la médiation » et

« La médiation sous l’angle juridique ».

Au regard de ses exigences, pour d’une part mieux faire connaitre l’existence du Médiateur des Ministères économiques et financiers ainsi que ses modalités de saisine et d’autre part, accroître et harmoniser les compétences des intervenants qui participent au processus de médiation, il est proposé d’étendre l’offre de formation interne en mettant en œuvre les trois actions suivantes.

- Favoriser l’intervention du Médiateur des

Ministère Economique et Financiers, sous forme de conférence, dans le cycle de formation initiale des fonctionnaires de catégories A et B des écoles des Ministère (Ecole Nationale des Finances publiques, Ecole Nationale des douanes…).

- Faciliter l’accès à la formation dispensée Faciliter l’accès à la formation dispensée

par l’IGPDE (Institut de la gestion publique

et du développement économique) sur « les fondamentaux de la médiation » pour les correspondants du Médiateur des Ministères économiques et financiers.

- Elaboration et diffusion par le service du

Médiateur d’un module d’e-formation sur le rôle du Médiateur, à destination de ses correspondants et de leurs collaborateurs.

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3

Opportunité d’associer le Médiateur aux actions conduites par les directions des Ministères en matière d’améliorations et de simplifications des relations avec les usagers

- Associer le Médiateur aux actions stratégiques

relatives aux simplifications des démarches administratives engagées par les directions pour prévenir les litiges et les dysfonctionnements du service public. Par son positionnement autonome et impartial au sein des Ministères économiques et financiers, le Médiateur est un interlocuteur particulier des usagers mais également des services centralisés et territoriaux des directions. S’il veille au respect du droit des usagers et recommande parfois des médiations en se référant à l’équité, il est également le garant d’un Etat de droit et du bon accomplissement de ses missions. Dans le cadre de sa saisine par les usagers et la résolution de leurs litiges, il est conduit à constater des dysfonctionnements et à proposer des recommandations. En ce sens, il est également une

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taxe d’habitation pour leur résidence principale, en accédant directement à leur compte fiscal personnel électronique, les contribuables n’ont pas une vision globale des impôts auxquels ils sont assujettis et notamment les taxes foncières et taxes d’habitation concernant d’autres résidences.

6 - Faciliter la délivrance d’un avis de non- imposition à la demande des usagers qui ont

souscrit leur déclaration de revenus hors délai pour répondre à des situations d’urgence, notamment à caractère social. Dans les cas de situations d’urgences avérées concernant particulièrement des personnes en état

de précarité qui peuvent prétendre aux dispositions

gracieuses prévues à l’article L.247 du livre des procédures fiscales, il est recommandé de faciliter

la délivrance d’un avis de non-imposition, dans les

meilleurs délais, nonobstant la souscription tardive de leur déclaration de revenus pour permettre notamment une réinsertion sociale (obtention

des usagers, sur le site www.impots. gouv.fr un outil d’information permettant à ceux qui souhaitent acquérir ou louer une habitation de faire une simulation du montant de leurs impôts locaux (taxe d’habitation et taxe foncière) qu’ils seront susceptibles de payer. Les dispositions du livre des procédures fiscales et notamment celles de l’article L.104 réglementent le secret fiscal et les modalités de publicité des impôts locaux et des taxes annexes. Pour évaluer leurs besoins de trésorerie, lors de l’acquisition ou la location d’une habitation, les usagers souhaitent connaître le montant des impôts locaux qu’ils devront payer. Compte tenu du montant de l’impôt non provisionné, certains usagers sont contraints, a posteriori, à solliciter des modérations gracieuses. Pour pallier le défaut de communication des abattements à la base et des taux applicables, il est proposé d’étudier la possibilité de mettre à

Ministère des finances Paris Bercy D.R.
Ministère des finances Paris Bercy
D.R.
Vie du chiffre disposition des usagers un outil de simulation de calcul des impôts locaux.

Vie du chiffre

disposition des usagers un outil de simulation de calcul des impôts locaux. 9 - Mieux informer les ressortissants étrangers domiciliés fiscalement en France sur leurs obligations fiscales et sociales, notamment au regard des contributions sociales applicables sur leurs revenus de remplacement et du patrimoine. Plusieurs demandes de médiation ont concerné

des litiges rencontrés par des impatriés en matière de contributions sociales lesquelles sont en principe dues, sous réserve des conventions fiscales, sur les revenus du patrimoine, mais pas sur les revenus d’activité ou de remplacement lorsqu’ils sont versés

à des ressortissants de l’Union européenne par leur

Etat d’origine et que ces derniers ne relèvent pas du régime de sécurité sociale français.

10 - Permettre aux usagers de régulariser spontanément leur situation fiscale au regard des droits de mutation à titre gratuit lorsque l’abattement de 30 500 euros prévu en faveur des contratsd’assurancedécèsfaitl’objetd’unenouvelle répartition en raison de la découverte de nouveaux

bénéficiaires. Prévoir de décompter les intérêts de retard seulement en cas de carence de l’usager après la connaissance des nouveaux bénéficiaires. La répartition de l’abattement de 30 500 euros prévu en faveur des contrats d’assurance décès à l’article 757 B du Code général des impôts pose, dans certains cas, des difficultés de mise en œuvre dès lors qu’il s’applique de manière proratisée

à l’ensemble des bénéficiaires et pour tous les

contrats souscrits par l’assuré. En raison du secret bancaire, il est donc difficile pour les ayants-droits de souscrire leur déclaration partielle de succession en tenant compte des bénéficiaires potentiels.

Il est proposé de permettre aux usagers concernés

de régulariser spontanément leur situation fiscale

à la suite d’une relance de l’administration des

finances publiques et de prévoir de décompter les intérêts de retard qu’en cas de carence.

11 - Rappeler la jurisprudence applicable en cas de vacance du logement supérieure à 12 mois qui

prévoit que le dispositif fiscal prévu au titre des investissements locatifs est maintenu dès lors que l’usager démontre avoir accompli les diligences

nécessaires à la relocation ou qu’il apporte la preuve de circonstances particulières (sinistre important, faillite d’un agent immobilier Dans le cadre des dispositifs fiscaux en faveur des investissements locatifs (Robien, Borloo, Scellier,

plusieurs litiges portant sur une

rupture de location entraînant une rectification de l’avantage fiscal en méconnaissance de la jurisprudence applicable en la matière ont fait l’objet d’une saisine du Médiateur. Dès lors que les mandats de gestion sont des contrats exclusifs, sous réserve de situations particulières, il convient également de préciser que le fait de confier le bien en gestion à un seul agent immobilier constitue une diligence permettant le maintien de l’avantage fiscal.

Girardin

),

Clarifier certaines dispositions en matière de comptabilité publique

12 - Rappeler les dispositions législatives en

vigueur et clarifier les directives administratives permettant de réduire les délais de remboursement de la redevance d’archéologie préventive prévue aux articles L. 524-1 à L. 524-15 du Code du patrimoine en cas de non réalisation des travaux ayant donné lieu à permis de construire. L’article L 524-2 du Code du patrimoine institue une redevance archéologique préventive due par les personnes projetant d’exécuter des travaux affectant le sous-sol. L’article L 524-12 du même Code prévoit des dégrèvements, des décharges et des remboursements de cette redevance lorsque les travaux concernés ne sont pas réalisés par les redevables et qu’aucune opération de diagnostic n’a été engagée. Dans la pratique, et eu égard à des litiges rencontrés, il apparait qu’alors que les redevables remplissent toutes les conditions pour

bénéficier d’un remboursement de la redevance préalablement payée, les délais de la procédure administrative sont exagérément longs. 13 - Inciter les collectivités territoriales et de leurs établissements publics à privilégier l’encaissement de leurs prestations par voie de prélèvements pour des versements réguliers et de longue durée (par exemple pour le règlement des prestations dans les établissements d’hébergement des personnes âgées). Une procédure d’opposition à tiers détenteur a été engagée à l’encontre d’un obligé alimentaire qui, suite à un déplacement à l’étranger, n’avait pu s’acquitter, par chèque, du règlement des prestations mensuelles d’accueil d’un de ses parents en long séjour dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées. Malgré plusieurs démarches de sa part auprès du comptable des finances publiques et du directeur de l’établissement pour mettre en place un prélèvement mensuel compte tenu du versement important et régulier, et du recours au Médiateur, il lui a été opposé une fin de non-recevoir.

Informer en amont les usagers sur la réglementation douanière lors de l’expédition ou la réception de biens 14 - Certains usagers sont surpris de la procédure de contrôle douanier opéré lors de l’expédition ou de la réception de biens. Il est proposé de mieux informer:

l les usagers, en amont lors de l’expédition de biens par voie postale et messagerie de transport, des conséquences de l’envoi de marchandises prohibées ou soumises à des franchises douanières ou fiscales ; l les consommateurs lors d’achats en ligne des conséquences de l’importation en provenance des Pays hors Union européenne ou des introductions d’origineeuropéennedebienssoumisàréglementation douanière et communautaire. 2014-276

douanière et communautaire. 2 0 1 4 - 2 7 6 Source : rapport du Médiateur

Source : rapport du Médiateur des ministères économiques et financiers Emmanuel Constans

Premier rapport de certification des comptes du Sénat par la Cour des Comptes

Didier Migaud Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35
Didier Migaud
Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35

D idier Migaud, Premier Président de la Cour des Comptes, a transmis à Jean-Pierre Bel, Président du Sénat, le premier rapport de certification

des comptes du Sénat portant sur l’exercice

2013.

Fruit d’une volonté de transparence initiée par le Président du Sénat, cette certification intervient en application de la convention signée le 23 juillet 2013 entre les deux institutions. Le rapport ne mentionne aucune réserve et certifie que les comptes sont « dans leurs aspects significatifs, réguliers et sincères », ce dont se félicite Jean-Pierre Bel.

Source : communiqué du Sénat du 29 avril 2014

2014-277

Jean-Pierre Bel Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35
Jean-Pierre Bel
Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35

Vie du chiffre

Vie du chiffre Nicolas Dufourcq, invité du Cabinet ARC Le financement des entreprises françaises en situation

Nicolas Dufourcq, invité du Cabinet ARC

Le financement des entreprises françaises en situation de crise Hôtel Royal Monceau - Paris, 1 er avril 2014

Nicolas Dufourcq, Directeur Général de Bpifrance, était, le 1er avril dernier, l’invité de Denis Le Bossé, Président du Cabinet ARC, pour un petit-déjeuner débat animé par Jean-Marc Sylvestre. Ce rendez-vous fut l’occasion de faire le point sur la situation économique des entreprises françaises, sur la problématique de leur financement ainsi que sur les actions mises en place par Bpifrance.

Nicolas Dufourcq, Kérine Tran, Denis Le Bossé D.R.
Nicolas Dufourcq, Kérine Tran, Denis Le Bossé
D.R.

C e petit-déjeuner s’inscrit dans la

continuité de ceux organisés par le

Cabinet ARC depuis 4 ans et auxquels

ont participé des experts tels que

René Ricol, Jean Arthuis, Hervé Novelli, Jean- Hervé Lorenzi, Michel Sapin, François Baroin, François Drouin ou encore Louis Gallois. Directeur

Général de Bpifrance depuis sa création au mois de janvier 2013, Nicolas Dufourcq, leur a succédé en partageant son expérience pour contribuer à la réflexion sur le financement des entreprises françaises en situation de crise. Denis Le Bossé, Président du Cabinet ARC, a ouvert le débat sur la problématique du non-respect des

délais de paiement et du risque qu’il fait peser sur les entreprises. « Ce non-respect est à l’origine de 25% des dépôts de bilan et représente un manque à gagner considérable qui s’élevait en 2013 à 15 milliards d’euros pour les PME, 6 milliards pour les TPE. Avec des conséquences graves sur la trésorerie des entreprises », explique Denis Le Bossé. Il en résulte un déséquilibre dans le rapport de force entre les acteurséconomiquesquipersistemalgrélesévolutions apportées : 800 millions d’euros dans le cadre du préfinancement du CICE, loi Hamon, réforme des

Pour des entreprises qui

souffrent encore souvent de problèmes de trésorerie,

procédures collectives

le financement est un enjeu stratégique. Kérine Tran, juriste du Cabinet ARC, a ensuite présenté un panorama complet des évolutions législatives en matière de délais de paiement.

Elle est notamment revenue sur les mesures de la loi Hamon promulguée le 17 mars 2014 (renforcement du contrôle de la DGCCRF, rôle accru du commissaire aux comptes, délai de 45 jours à compter de la date d’émission de la facture pour les factures périodiques) et sur celles de la réforme des procédures collectives de l’ordonnance du 12 mars (simplification des procédures de vérification des créances, délai de contestation de créance imposé au débiteur, généralisation de la procédure de sauvegarde financière accélérée…). Interrogé par Jean-Marc Sylvestre sur sa perception de la situation des entreprises françaises et sur les différentes interventions mises en place par Bpifrance pour faciliter leur financement, Nicolas Dufourcq constate une véritable reprise de l’investissement. «Mesrencontresquotidiennesaveclesentrepreneurs mais aussi les remontées des différentes antennes régionales de Bpifrance confirment les chiffres de l’INSEE selon lesquels l’investissement est reparti en France au 4 ème trimestre. Depuis le mois de novembre, nous constatons une hausse du nombre de dossiers pour des crédits d’investissement. L’économie française est en train de repartir et même si la situation reste compliquée pour de nombreux entrepreneurs, on note une amélioration ». Dans un contexte où l’accès au crédit bancaire est difficile surtout pour les TPE-PME, Bpifrance joue un rôle majeur dans leur financement. « Bpifrance est active sur 10 % du crédit français aux entreprises soit 25 milliards d’euros. Contrairement au crédit

bancaire en léger recul en 2013, la part de crédits

octroyés par Bpifrance a augmenté, que ce soit pour renflouer la trésorerie ou financer l’investissement » se réjouit Nicolas Dufourcq. Certaines entreprises ont ainsi accès à des financements inespérés.

« Bpifrance est une banque d’entrepreneurs pour

les entrepreneurs. Notre objectif est d’ailleurs d’en rencontrer 75 000 cette année. Nos 2200 salariés sollicitent et accompagnent les entrepreneurs au quotidien. Pour certains prêts, nous ne demandons pas de garantie car nous avons un fonds d’auto- garantie alimenté par l’impôt. Nos critères

d’attribution reposent sur la qualité de l’entrepreneur, sa vision, le projet et la gouvernance de l’entreprise ». Nicolas Dufourcq est ensuite revenu sur le dispositif du CICE en soulignant son bon fonctionnement.

« Nous recevons 200 à 250 dossiers par jour et le CICE

devient un véritable outil de financement quelle que soit la taille de l’entreprise ». Quant au rôle de Bpifrance en matière de réduction des délais de paiement, Nicolas Dufourcq a insisté sur « sa grosse activité de mobilisation de créances» et la pratique de plus en plus courante de l’affacturage sur les créances privées. Il a conclu en soulignant la capacité de Bpifrance à prêter encore plus demain. Une note positive pour les entreprises… Enfin, de nombreux sujets ont été abordés à l’occasion des questions posées par les participants :

baissedescharges,niveaudesmargesdesentreprises, risque de déflation en Europe… 2014-278

Palmarès La Haute Route du Barreau de Paris Remise des prix - Paris, 23 avril

Palmarès

La Haute Route du Barreau de Paris

Remise des prix - Paris, 23 avril 2014

Solidarité, oui, ce fût un peu le maître mot et même le mot d’ordre. D’abord parce que nous avions voulu, avec le co-organisateur Alain Cuisance, associer à notre démarche des entreprises et offrir les fonds récoltés à une fondation. Nous avons choisi « Barreau de Paris Solidarité » auquel nous remettrons dans quelques jours plusieurs milliers d’euros. De la même manière et grâce à un de nos partenaires, nous donnerons à Initiadroit des tablettes qui permettront aux

avocats de se connecter dans le bus de la solidarité. Solidarité aussi, parce que notre groupe de dix : skieurs, marcheurs, Sherpas, descendeurs ne se connaissaient pas et ils ont donc eu à apprendre à le faire durant cinq jours. Cinq jours de quoi ? Vous l’avez peut-être déjà lu, 91 kilomètres de marche à ski de randonnée, en peaux de phoque (synthétique pas d’inquiétude…) de « cramponage » parfois quand on ne pouvait plus skier, de marche en chaussures de randonnée, un sac sur le dos de plus en plus lourd au fur et à mesure de l’avancée de la journée à plus de 3 000 mètres d’altitude de moyenne. Durant 28 heures de marche à ski, 5 000 mètres positif, 3 800 mètres d’altitude de maximum, le groupe s’est structuré, magnifiquement.

Dix personnes le composaient, deux guides de haute montagne (Sébastien et Patrick) dont le premier a gagné la Pierra

Menta à la fin des années 90 (il s’agit quasiment du championnat du monde de ski alpin), cinq avocats (Antoine, Brice, Albert, Danhoé, Xavier) un élève avocat (François) et deux amis (Alain et Arthur).

Solidarité certes, mais abnégation aussi car quoiqu’il arrive le groupe doit avancer et ne pas reculer : « on vit ensemble, on souffre ensemble, on meurt ensemble » comme l’a dit à une autre époque une équipe championne du monde. Néanmoins, la dernière proposition n’est pas si inexacte que cela et on doit compter sur la vigilance de nos guides pour éviter toute catastrophe comme peuvent en témoigner certaines photographies. Cette incroyable aventure humaine, nous l’avons vécue ensemble, les dix, et je vous avoue qu’il est difficile d’atterrir et de retrouver les affres de la vie quotidienne. Nous avions une liste d’attente pour cette première édition de plus de 42 confrères qui ont déjà manifesté leur intention, l’année prochaine de venir avec un groupe encore plus grand à la fin du mois de mars 2015 sur ce trajet dorénavant centenaire de la « Haute Route » entre Chamonix et Zermatt. Les partenaires qui nous ont suivis et soutenus et dont on peut trouver les noms sur la page Facebook : Chamonix Zermatt,

ont démontré, à l’heure où l’on nous entretient au Conseil de l’Ordre de financement des procès, que d’autres sources

financières, peuvent être imaginées et permettre ainsi de réaliser nos actions vers les plus démunis comme le fait

« Barreau de Paris Solidarité ». Pour ceux qui auront le courage de visionner quelques photos et vidéos de l’événement http://1drv.ms/1gi0kDh il sera alors évident que notre cri de motivation ne pouvait être que :« Barreau de Paris… Solidarité ! ». Xavier Chiloux

Antoine de Brosses, François Wyon, Alain Cuisance, Xavier Chiloux, Arthur Saint Guilhem, Brice Wartel, Albert
Antoine de Brosses, François Wyon, Alain Cuisance, Xavier Chiloux,
Arthur Saint Guilhem, Brice Wartel, Albert Janet, Danhoé Reddy Girard
D.R.

La légende et le rêve au bout des spatules

L a Haute route est une course de ski de randonnée mythique. Organisée par la Commission Sports, présidée par Xavier Chiloux - MCO Alain Cuisance,

avec Avocalpi, la Haute route du Barreau de

Paris a été pour les avocats un engagement tout aussi sportif que solidaire. Les huit participants inscrits cette année (Alain, Albert, Antoine, Arthur, Brice, Danhoé, François et Xavier) ont parcouru pendant 5 jours, entre Mont Blanc et Cervin, près de 100 kilomètres,

5 000 mètres d’ascension, 8 000 mètres de

descente jusqu’à une altitude maximum de

3 769 mètres.

Un challenge entre confrères préparé à l’avance et relevé dans un esprit amical comme la montagne l’y invite souvent. Solidaire aussi en raison du caractère caritatif donné à la course au terme de laquelle une dotation a pu être reversée à

Palmarès Barreau de Paris Solidarité. Cela grâce à une opération de sponsoring ayant associé Copem-
Palmarès
Barreau de Paris Solidarité. Cela grâce à une
opération de sponsoring ayant associé Copem-
Toshiba, Tétris, Protis, Pilauka, Recygo, Barki
Agency, Editions Francis Lefèbvre, Le Village
de la Justice, Montagne TV, Le camp de base de
Courchevel 1850 et Praeferentia. Merci à ces
partenaires. Merci également aux deux guides
qui ont encadré ce raid ; Patrick Gamba, GHM,
Professeur à l’ENSA et Sébastien Figliolini,
GHM, entre autres vainqueurs de la Pierra Menta
et de l’Everest. L’objectif est maintenant de faire
vivre cette prestigieuse course au sein de notre
Barreau. Rendez-vous le 30 avril 2015 pour la
2 ème édition ?
Alain Cuisance
2014-279
Didier Braessert, Didier Toque, Tanguy Onfroy, François Wyon, Brice Wartel, Xavier Chiloux, Alain Cuisance,
Albert Janet, Georges Assouline, Antoine de Brosses, Nathalie Legarff, Pierre Barki et Danhoé Reddy-Girard
A la Maison du Barreau de Paris, en présence du Bâtonnier Pierre-Olivier Sur, a été remis le prix de
la Haute Route du Barreau de Paris au « Barreau de Paris Solidarité » ce 23 avril 2014. C’est Xavier Chiloux,
Président de la Commission Sports du Barreau de Paris qui est à l’initiative du don de 3 500 euros au fonds de dotation
du « Barreau de Paris Solidarité » qui a pour but de promouvoir le Pro-Bono, l’accès au droit et la défense des droits de l’Homme.
Chronique

La médiation dans le domaine judiciaire en France

L a médiation dans le domaine judiciaire en France est d’abord une construction prétorienne, née de pratiques innovantes de certains magistrats, dont les premières

manifestations datent du début des années 1970. Ce phénomène est apparu dans un contexte socio- politique et économique de bouleversement des repères traditionnels de notre société avec à la clef une crise profonde de la fonction de régulation sociale.

Les replis identitaires, l’éclatement de la famille, la montée des individualismes, l’effondrement du rôle d’intercesseursocialdescorpsintermédiaires(partis

politiques, syndicats, églises

français à saisir de plus en plus le juge de litiges, litiges qui se résolvaient auparavant sans l’intervention de ce dernier. Cette saisine exponentielle s’est manifestée rapidement par un engorgement des juridictions, nos concitoyens se plaignant ainsi régulièrement, sondage après sondage, d’une justice trop lente, trop complexe, trop chère et n’apportant pas de réponses satisfaisantes à leurs besoins. D’où, dans notre période postmoderne, un regain d’intérêt de nos concitoyens pour la médiation, s’expliquant également par le constat d’un empilement de lois et de règlements de plus en

ont conduit les

)

plus abscons, suscitant une méfiance à leur égard de la part de nos concitoyens désormais désireux de créer leur propres normes.

Fabrice Vert Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35
Fabrice Vert
Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35

Aussi certains juges, à compter du début des années 1970 se sont interrogés sur leurs pratiques et ont compris que trancher un litige avec le glaive du droit était parfois inappropriée dans certains contentieux. Ainsi il leur est apparu que dans les contentieux familiaux ou de conflits collectifs du travail, favoriser un accord entre les parties était nettement plus satisfaisant. Ils ont eu ainsi l’idée

originale de confier, soit à des experts, soit à des enquêteurs sociaux la mission d’entendre les parties en permettant à ces dernières de confronter leurs points de vue et de trouver un accord pour mettre un terme à leurs conflits. C’est ainsi que sont nées les première médiations judiciaires en France. Dès 1968, Pierre Bellet, Président du Tribunal de Grande Instance de Paris, désignait dans le conflit Citroen(opposant le patron à ses salariés) un « expert » pour renouer le dialogue (voir Arts et Techniques de la médiation parue aux éditions Litec). Cette pratique s’est étendue par la suite au domaine familial(notons par exemple l’investissement dans ce domaine de Marc Juston, Président du Tribunal de Grande Instance de Tarascon et de la juge Danielle Ganancia au Tribunal de Grande Instance de Paris).En 1993 la cour de cassation a défini comme suit la médiation :

« l’objet de la médiation, qui est de procéder à la confrontation des prétentions respectives des parties en vue de parvenir à un accord proposé par le médiateur, est une modalité d’application de l’article 21 du nouveau Code de procédure civile tendant au règlement amiable des litiges et, par voie de conséquence, exclusive de tout pouvoir juridictionnel, dont le juge ne peut être investi par les parties que par la volonté commune exprimée en ce sens de manière certaine dans les termes des articles 12 et 58 du nouveau Code de procédure civile(Civ 2., 16 juin 1993, Bull., II, n° 211, p. 114,

Chronique pourvoi n° 91-15.332) pluridisciplinaires créés par les Barreaux. médiation, arbitrage, négociation,

Chronique

pourvoi n° 91-15.332)

pluridisciplinaires créés par les Barreaux.

médiation, arbitrage, négociation, transaction et

L’intérêt de la médiation, outre sa rapidité,évitant

Le

centre d’études de modes alternatifs de règlement

de l’utilisation anarchique du terme de médiateur

des procès lents et coûteux, et sa confidentialité,

de

l’Université de Paris 2 (CEMARC), le centre

par des personnes qui se prévalent de cette qualité

«

Célérité et Qualité de Justice : la médiation, une

est de permettre aux justiciables de se réapproprier

de

formation permanente de Paris 2, dispensent

sans en remplir les conditions requises, favorisant la

le procès en évitant l’aléa judiciaire, d’en devenir

également des formations à la médiation.

défiance à l’égard de ces pratiques.

des acteurs responsables, de leur permettre de

A

un niveau national, le Conseil national des

De nombreux rapports, Floch, Guinchard, et celui

porter eux-mêmes leur parole et d’écouter celle de l’autre, de se comprendre mutuellement, d’aborder l’entièreté du conflit aussi bien dans ses aspectséconomiques,relationnels,psychologiques, sociaux au-delà du litige strictement juridique qui bien souvent ne traduit pas la véritable origine du conflit, la réponse judiciaire à ce litige ne pouvant

Barreaux (CNB) veille au développement de la médiation de manière harmonieuse sur toute la France. Avec ces mêmes partenaires, et pour garantir aux prescripteurs des médiations judiciaires et conventionnelles la sécurité du processus de

médiation et la fiabilité des accords, l’Ordre des avocats de Paris a créé une structure d’encadrement

du Conseil d’Etat du 29 juillet 2010 apportent un éclairage instructif sur ce sujet. En février 2008, Jean-Claude Magendie, premier Président de la Cour d’appel de Paris, souhaitant développer les modes alternatifs de règlement des conflits, a réuni des représentants de la famille judiciaire et des pionniers de la médiation issus d’horizons très divers. Il leur a donné pour

dès lors mettre fin à ce dernier. L’intérêt essentiel de la médiation, au-delà de l’accord

de

ses médiateurs, qui s’appelle l’Association des

mission d’établir un état des lieux et de former des

ponctuel qui mettra, le cas échéant fin au litige soumis au juge, est de permettre de nouer ou de renouer un lien social entre des parties en conflit et de préserver l’avenir si elles sont amenées à continuer

médiateurs européens (AME). Des magistrats, et notamment le premier Président Guy Canivet et la Présidente Béatrice Brenneur qui en sont les co-fondateurs, ont également

soit pour leur mission de prescripteur de médiation,

préconisations pour que la médiation devienne un mode habituel de traitement des litiges. La commission Magendie dont est issu le rapport

à

entretenir des relations, qu’elles soient de nature

pris l’initiative de créer en décembre 2003 le

autrevoie»d’octobre2008formulaitainsidifférentes

commerciale, familiales, de voisinage

Elle permet

Groupement européen des magistrats pour la

propositions, les unes de nature réglementaire,

Parallèlement a été adoptée et publiée le 21 mai 2008

aussi de trouver des solutions inventives et originales

médiation (GEMME) qui offre aux magistrats des

les autres relatives à l’organisation de dispositifs

où l’équité aura toute sa place. L’intérêt de la médiation est d’être tournée vers

l’avenir alors que le juge, comme le disait le premier PrésidentDrai,apportesouventdesréponsemortes

formations, soit pour leur mission de conciliation,

contribuant à la qualité de la formation des médiateurs tant sur le plan déontologique que

opérationnels dans les juridictions dans l’objectif d’un développement harmonieux de la médiation judiciaire.

à

des questions mortes. Ce haut magistrat n’a t-il

méthodique, tout en veillant à l’harmonisation des

la

directive 2008/52/CE du Parlement Européen

d’ailleurs pas donné la meilleure définition de la

pratiques. Dix ans après sa création 450 magistrats

et

du Conseil sur certains aspects de la médiation

médiation en la qualifiant de « moment d’humanité

de

21 pays y ont adhéré. A l’initiative de Gemme,

en matière civile et commerciale. Son objectif est

dans des procédures parfois kafkaïennes ». Le législateur en 1995 a décidé de légaliser cette

les premières assises internationales de la médiation judiciaire ont été organisées au Palais

de faciliter l’accès à des procédures alternatives de résolution des litiges et de favoriser leur règlement

pratique prétorienne des juridictions par sa

du

Luxembourg, en 2009.

amiable, en encourageant le recours à la médiation

codification dans le code de procédure civile. La

Par ailleurs, un arrêté conjoint du garde des

et

en garantissant une articulation satisfaisante entre

médiationditejudiciaireestainsiprévueauxarticles

sceaux et de la Ministre chargée de la famille

la

médiation et les procédures judiciaires.

131-1 à 131-15 du code de procédure civile, issus du décret du 26 juillet 1996, mettant en application

du 6 novembre 2001 a institué pour trois ans un Conseil national consultatif de la médiation

Dans le cadre de cette transposition, vient d’être codifié (décret du 20 janvier 2012) le livre V du

la loi du 8 février 1995 relative à l’organisation

familiale qui a notamment donné une définition

Code de procédure civile sous le titre « la résolution

des juridictions et à la procédure civile, pénale et

de

la médiation familiale.

amiable des différends ».

administrative, qui renforce la conciliation et la médiation. Ces dispositions permettent à tout juge français, à tout stade de la procédure, d’ordonner une mesure de médiation avec l’accord des parties. Le juge doit vérifier les compétences, la qualification, la formation, la probité, et l’indépendance du

Ainsi plus de 300 services de médiation familiale

adhèrent aujourd’hui à la Fédération Nationale de la Médiation Familiale (FENAMEF). L’Association pour la Médiation familiale (APMF) créée en 1988 représente quant à elle plus de 600 médiateurs familiaux. De son côté, l’Association Nationale des

Suite au rapport Magendie, de nombreuses juridictions, dans le ressort de la Cour d’appel de Paris mais aussi dans le ressort d’autres cours d’appel, ont créé des unités civiles de médiation, ont expérimenté la pratique de la double convocation (celle-ci consiste à inviter les parties à se rendre

médiateur. A l’issue de la mesure de médiation, le

Médiateurs (ANM) regroupe des médiateurs issus

à

une information sur la médiation à une date

juge peut homologuer l’accord qui lui est soumis et

de

divers horizons.

antérieure à celle prévue pour l’audience de

fixe la rémunération du médiateur.

Le

résultat de ces expériences individuelles menées

plaidoirie, dans le cadre d’une permanence gratuite

De nombreuses initiatives individuelles, en particulier de responsables de juridictions, ont été prises pour rendre effective la médiation judiciaire, tentant de convaincre les juges de recourir à ce mode alternatif de règlement des conflits en les sensibilisant à cette technique particulière, De nombreux Barreaux, comme celui de Paris, des universités, des organismes professionnels se sont investis pour promouvoir ou rendre effective la médiation. Dès 1995, en partenariat notamment avec le Tribunal de commerce de Paris et l’Ordre des Avocats au Barreau de Paris, la Chambre de commerce et d’industrie de Paris a créé Le Centre de médiation et d’arbitrage de Paris (CMAP), dont l’un des objectifs annoncés était précisément d’être

à la disposition des magistrats désireux de mettre en œuvre les médiations judiciaires, en application de la loi du 8 février 1995. En 1998, le Barreau de Paris, en concertation avec les magistrats, a mis en place une formation

à la médiation, s’adressant essentiellement aux

avocats, en partenariat avec l’Institut Catholique:

création de l’IFOMENE (Institution de Formation

à la Médiation et à la négociation). L’IFOMENE

travaille aux côtés de la Fédération Nationale des Centres de Médiation. La FNCM regroupe quelques 1 200 médiateurs, dans 60 centres souvent

avec beaucoup d’énergie et d’abnégation dans les juridictions, en collaboration étroite avec des associations de médiateurs avocats mais aussi

issues de la société civile, n’a cependant pas atteint

les espérances qu’elles suscitaient. La confiance

des acteurs judiciaires et des justiciables dans la médiation est la condition première de son succès. Les discours l’encourageant et promouvant la médiation même s’ils sont de plus en plus nombreux

et proviennent d’horizons très divers, resteront peu

productifs tant que ne seront pas traitées certaines

questions tenant à la définition de la médiation (voir

La médiation par Michelle Guillaume Hofnung dans

la collection Que sais je ?), à l’information et aux

incitations financières pour y recourir, à la qualité, la

formation et la déontologie des médiateurs ainsi qu’à

la structuration de la médiation dans les juridictions. Sans une politique volontariste prenant en compte l’ensemble de ces paramètres et y apportant les réponse appropriées, il n’ y a guère à espérer un développement significatif de la médiation judiciaire dans un pays qui à l’inverse de nombreux autres, notamment anglo-saxons, est une société du conflit

et non du compromis.

L’une des raisons du succès mitigé de la médiation

est son manque de lisibilité résultant de la confusion

entretenue entre les notions de conciliation,

de médiateurs organisée dans la juridiction), ont conclu des protocoles d’accord avec les Barreaux

et des associations de médiateurs avec pour objet

l’organisation et le développement de la médiation, ont désigné des magistrats référents en matière de

médiation. Le décret du 1 er octobre 2010 prévoit d’ailleurs que désormais chaque Cour d’appel doit

désigner un conseiller coordonnateur de l’activité des médiateurs et des conciliateurs de justice du ressort.

A la Cour d’appel de Paris, la présence de médiateurs

initiée notamment lors des audiences de certaines chambres sociales depuis janvier 2009 (sous l’impulsion du conseiller Gabrielle Vonfelt puis du conseiller Benoit Holleaux) connaît un certain succès (192 médiations ordonnées en 2010). En un an, la 18ème chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris, spécialisée en baux commerciaux, sous l’impulsion de sa Présidente Isabelle Rohart- Messager, a ordonné 82 médiations avec un taux d’accord moyen, à ce jour, de 84 %. Les chambres commerciales des Cours d’appel de Toulouse (sous l’impulsion de Gilbert Cousteaux) et de Pau ont également lancé d’ambitieuses politiques de développement de la médiation. Ainsi la chambre commerciale de Pau sous l’impulsion de Philippe Bertrand, a ordonné, sur deux ans, 110 médiations

avec 72 % de taux de réussite. De nombreuses autres juridictions suivent, accompagnent, ou même ont précédé ces initiatives. Mais l’expérience la plus réussie en termes statistiques, reste celle qui fut conduite sous l’impulsion de Béatrice Brenneur en qualité de Présidente de la chambre sociale de la Cour d’appel de Grenoble (plus de 1000 médiations(avec un taux d’accord de réussite de 80 %, soit 800 médiation réussies représentant 8 % du contentieux). De nombreux collègues, comme Jacques Clavière – Schièle,Président de chambre à la Cour d’appel de Paris, se sont inspirés du système développé par Béatrice Brenneur pour promouvoir la médiation dans leurs juridictions. C’est toujours dans le domaine familial que la médiation connait le développement le plus

important mais néanmoins limité. Pour l’expliquer en partie, il convient de relever que les associations de médiation familiale reçoivent un financement public, qu’il existe depuis 2003 un diplôme de médiateur familial et que les juges aux affaires familiales disposent du pouvoir d’enjoindre aux justiciables de rencontrer un médiateur. La loi n° 2011_1862 du 13 décembre 2011 relative

à la répartition des contentieux et à l’allègement de

certainesprocéduresjuridictionnellesprévoit,àtitre expérimental, une tentative de médiation familiale obligatoire, sous peine d’irrecevabilité, pour les demandes tendant à modifier les dispositions sur l’autorité parentale et la pension alimentaire, déjà prise entre les mêmes parties. Les tribunaux de grande instance de Bordeaux et d’Arras (le Tribunal de Grande Instance d’Arras ayant déjà mené, sous l’impulsion de son Président, entre 2008 et 2012 une expérience de développement significatif de la médiation familiale) expérimentent actuellement ce système. Le Président Marc Juston vient également

de remettre un important rapport sur la médiation familiale commandé par la Ministre de la Famille. Rappelons également l’expérience de médiation judiciaire en ligne expérimentée avec le Forum des droits sur l’internet(dont la secrétaire générale était Marie-Françoise Letallec), plateforme de règlement en ligne des litiges, gratuite pour les justiciables, créée en 2001 avec l’objectif essentiel de régler amiablement les différends liés à l’internet, et dont l’efficacité était reconnue puisque près de 6 800 cas

y ont été traités avec un taux de règlement amiable

de 88 %. Le rapport Delmas- Goyon rappelle que le Forum avait conclu avec la Cour d’appel de Paris, le 7 avril 2009, un protocole d’accord en vue de développer la médiation en ligne au sein de plusieurs juridictions de première instance pour régler les litiges nés de l’usage de l’internet. Le dispositif mis en œuvre consistait à délivrer une information aux justiciables sur le forum avant toute saisine de la juridiction, et à organiser un mécanisme de double convocation (le premier Président de la Cour d’appel ayant tiré un bilan positif de cette expérience au terme d’une année de fonctionnement où 66 affaires ont été traitées avec un taux de règlement amiable de 85 %). Cette expérience avec la Cour d’appel de Paris avait même été remarquée par le bureau du commerce international des Nations-Unies, ce qui n’a pas empêché sa suppression. Enfin, il sera remarqué que si certaines chambres connaissent parfois un nombre plus important de mesures de médiation que d’autres, c’est en partie en raison de l’implication dans ce domaine des magistrats la composant, les résultats s’affaissant lorsque ces magistrats sont mutés. Ces deux derniers exemples suffisent à démontrer que la médiation judiciaire deviendra en France un

mode habituel de résolution des différends que s’il est adopté un plan d’action national capitalisant les acquis issus des nombreuses expériences menées dans les juridictions, et traitant notamment des points suivants :

1 - Un outil statistique informatisé national

Il n’existe aucun code permettant de comptabiliser les décisions homologuant un accord de médiation ou les décisions de désistement et de radiation consécutives à un tel accord. Il n’existe pas davantage de code permettant de comptabiliserlesinvitationsfaitesparlesmagistrats aux parties de rencontrer un médiateur. Il est donc suggéré que la création de tels codes de décision en les incluant dans les statistiques des tableaux de suivi. Outre qu’un tel outil statistique se révèle indispensable pour obtenir une évaluation fiable et en tirer les enseignements utiles, elle manifesterait une reconnaissance pour le travail déployé par les fonctionnaires du greffe et les magistrats dans ce domaine. Il également indispensable, comme le préconise le rapport Delmas-Goyon, d’inclure la médiation dans les indicateurs de performances ces juridictions.

2 - Des mesures d’incitation financière.

Un développement significatif de la médiation

judiciaire implique nécessairement de répondre

à un impératif tenant à l’adoption de mesures

financières incitatives comme cela existe dans de nombreux pays. Ainsi dans les pays anglo-saxons (ou tout récemment Hong-Kong dans le cadre

de la Practice Direction 31), le juge a le pouvoir de sanctionner, par la condamnation aux frais de justice, un refus déraisonnable de participer

à la résolution amiable du litige (système dit de

« l’adverse costs order »).

Ainsi le rapport « célérité et qualité de la justice la médiation une autre voie » suggérait de prévoir que, lorsque le juge a proposé une médiation, et a enjoint les parties de s’informer sur la médiation toute demande formulée par une partie sur le fondement de l’article 700 CPC serait automatiquement rejetée si celle-ci ne s’est pas effectivement informée sur la médiation. Dans le même sens, le premier Président Jacques Degrandi a formé les propositions suivantes :

« il est également indispensable de prévoir une

incitation financière dans ces procédures, telles qu’une amende civile en cas de refus déraisonnable de participer à la résolution amiable du litige et la privation de tout ou partie des débours non remboursables prononcée contre le justiciable qui refuse la proposition du juge de s’informer sur la médiation lors des permanences (extrait du discours d’audience solennelle de rentrée de la cour 2011).

3 - Une institutionnalisation d’un service médiation dans les juridictions

Lorsque le magistrat, après avoir sélectionné les dossiers, ordonne la comparution personnelle des

partiesassistéesdesavocatspourleurproposerlui-

même une mesure de médiation, puis les invite à rencontrer immédiatement un médiateur qui tient une permanence à ses côtés, est un système qui démontre son efficacité. Mais cela suppose, pour pérenniser un tel système, que le Code de l’organisation judiciaire prévoit des audiences de proposition de médiation avec la spécialisation de magistrats formés en la matière, assistés d’un service de fonctionnaires du greffe et

Chronique

d’un service de fonctionnaires du greffe et Chronique d’assistants de justice chargés de sélectionner les

d’assistants de justice chargés de sélectionner les procédures, de convoquer les parties et d’organiser les permanences de médiateurs dans des locaux adaptés.

4 - La labellisation des médiateurs Pour assurer la confiance dans la médiation, condition indispensable à sa réussite, d’aucuns, interpellés par le foisonnement actuel, aspirent à la créationd’unConseilnationaldesmodesalternatifs de règlement des litiges (MARL) composé de représentants de magistrats, auxiliaires de justice, associations de médiateurs, instituts de formation à la médiation, professeurs de droit et élus, dont la

mission serait d’observer les initiatives en la matière, former des propositions aux pouvoirs publics en vue de labelliser les formations à la médiation et les associations de médiateurs et élaborer un Code national de déontologie de la médiation.

Il serait ainsi répondu aux exigences posées par

l’article 4 intitulé « qualité de la médiation » de la directive du 21 mai 2008 et à la question récurrente

« de la liste des médiateurs ».

5- Une formation obligatoire des avocats et magistrats sur le droit positif de la médiation accompagnée d’ une initiation aux techniques de la médiation

En effet comment imaginer un développement de la médiation si les acteurs judiciaires n’en connaissent ni le régime juridique ni l’intérêt qu’elle présente pour les parties. S’il apparaît nécessaire pour assurer le développement de la médiation de la structurer

a minima : les initiatives individuelles ayant

trouvé leurs limites ; en revanche, il serait contre- productif de la rigidifier et de l’enfermer dans une codification(lacréationd’undiplômed’Etatunique

de médiateur, suggérée par un récent rapport, serait

pour certains pionniers de la médiation, l’erreur à ne pas commettre). Ce mode alternatif de règlement des litiges, où

l’équité a toute sa place, ne peut être assimilé à une procédure dès lors que l’aspect informel de la médiation doit être préservé pour en sauvegarder

sa spécificité : à savoir la souplesse et l’adaptabilité. Ce serait également contraire à la nature même de la médiation fondée sur la liberté et responsabilisation de ses acteurs, de l’instaurer comme un préalable obligatoire à toute saisine du juge du fond. En revanche, il serait parfaitement envisageable de généraliser la faculté pour le juge d’enjoindre aux parties de s’informer sur la médiation. Le respect de ces acquis est le gage de réussite de

la médiation, et c’est sur ce socle qu’une politique

nationale pourrait s’appuyer. La médiation est un enjeu majeur de notre société dans la mesure où elle peut être source d’harmonie

et de paix sociale dans un monde de plus en plus

individualiste et conflictuel. Mais elle présente également un risque ; elle ne doit pas devenir l’instrument d’une justice communautariste renversant nos valeurs essentielles. Dans une société démocratique, le juge doit conserver son rôle essentiel de garant des libertés individuelles et des règles d’ordre public.

Fabrice Vert Conseiller à la Cour d’appel de Paris affecté à une chambre de droit immobilier, coordonnateur de l’activité des médiateurs et conciliateurs de justice du ressort de la Cour d’appel de Paris.

2014-280

PalmarèsLes Cabinets d’Avocats d’Affaires récompensés par « Le Monde du Droit » (Groupe Ficade) L

Les Cabinets d’Avocats d’Affaires récompensés par « Le Monde du Droit » (Groupe Ficade)

L e Palmarès des Cabinets d’Avocats d’Affaires est un événement organisé par Le Monde du Droit, le magazine des professions juridiques et présidé par

Gaêl Chervet. Il vise à compiler un grand nombre d’informations sur les Cabinets avec lesquels travaillent régulièrement les juristes d’entreprise. Le jeudi 10 avril 2014, au Grand Hôtel Intercontinental Opéra, ont été récompensés les Cabinets suivants : Ey Société d’Avocats ; Fidal ; STC Partners ; Jones Day ; Skadden ; Latournerie Wolfrom & Associés ; Vogel & Vogel ; Grall & Associés ; August & Debouzy ; Simon Associés ; Courtois Lebel ; Hogan Lovells ; Granrut ; Huglo Lepage ; Boivin & Associés :

Norton Rose Fulbright ; Bignon Lebray ; Grenier Avocats ; Cabinet Adrien ; Racine ; Dolla-Vial ; Lazareff Le Bars ; Cotty Vivant Marchisio & Lauzeral ; Reinhart Marville Torre ; King Wood Mallesons SJ Berwin ; Vigo ; De Gaulle Fleurance & Associés ; Taylor Wessing ; Alain Bensoussan ; Féral- Schuhl Sainte-Marie ; Staub & Associes ; UGGC Avocats ; Bignon Lebray ; Fromont Briens ; Flichy Grangé ; Barthélémy ; Cleary Gottlieb ; Hogan Lovells ; Norton Rose Fulbright ; Veil Jourde ; Winston & Strawn ; Dillenschneider Favaro & Associés ; Joffe & Associés ; Simmons & Simmons ; Intuity ; Dechert ; Reinhart Marville Torre ; Carakters.

Nous présentons nos chaleureuses félicitations aux 66 lauréats de cette deuxième édition dont

certains ont été nominés plusieurs fois dans les 22 catégories suivantes : Fiscal, Fusions-Acquisitions, Concurrence, Distribution, Propriété intellectuelle, Environnement, Banque-Finance, Assurances, Immobilier-Construction,Contentieux,Entreprises en difficulté - Restructuring, Droit pénal des affaires, Technologies de l’information - Médias

& Télécommunications, Droit public des affaires,

Droit social, Marchés de capitaux, Arbitrage et modes alternatifs de règlement des conflits, Private Equity, Financement de projets, Sciences de la vie

& Santé, Risques Industriels - Produits défectueux,

Conformité (Compliance). Jean-René Tancrède

D.R.
D.R.

DirectConformité (Compliance). Jean-René Tancrède D.R. 2014-281 Création d’un Conseil national d’évaluation

2014-281

Création d’un Conseil national d’évaluation des normes pour lutter contre l’inflation normative et les normes inutiles

M arylise Lebranchu, Ministre de la décentralisation, de la réforme de l’Etat et de la fonction publique a présenté le 30 avril 2014 en

Conseil des Ministres un projet de décret portant création d’un Conseil national d’évaluation des normes applicables aux collectivités locales et à leurs établissements publics. La création de ce Conseil fait suite aux travaux des États généraux de la démocratie territoriale, organisés sous l’égide du Président du Sénat les 4 et 5 octobre 2012. Son objectif est de limiter le poids des normes applicables aux collectivités territoriales, qui pèsent sur les budgets locaux. Composé d’élus locaux et de représentants des administrations compétentes, du Parlement, le CNEN remplace l’actuelle commission consultative d’évaluation des normes (CCEN) et dispose de plus larges attributions pour

contrôler le flux de normes nouvelles et proposer des simplifications au sein du stock de normes existantes.

l Il sera consulté par le Gouvernement sur l’impact technique et financier des projets de loi ou de textes réglementaires créant ou modifiant des normes applicables aux collectivités locales. l Il pourra être saisi par les Présidents des assemblées sur les propositions de loi, et par le Gouvernement sur des projets d’acte de l’Union européenne ayant un impact technique et financier sur les collectivités.

l Lorsque le CNEN émettra un avis défavorable sur un projet de texte réglementaire, le Gouvernement devra lui transmettre un projet modifié ou des informations complémentaires en vue d’une seconde délibération.

l Le CNEN pourra également se saisir lui-même des normes déjà en vigueur, pour évaluer leur

mise en œuvre et leur impact technique et financier au regard des objectifs qu’elles poursuivent, et ainsi proposer éventuellement leur modification ou leur suppression. Parallèlement, un médiateur des normes, Alain Lambert, a été nommé auprès du Premier Ministrepouruneduréed’unan.Complémentaire du CNEN, le médiateur pourra être saisi par les collectivités territoriales des difficultés concrètes qu’ils rencontrent dans la mise en œuvre de lois ou de règlements sur les territoires. La création du CNEN d’une part, dont l’installation aura lieu en juillet, après les élections de ses membres, et du médiateur des normes d’autre part, immédiatement en fonction, sont des réponses pragmatiques apportées par le Gouvernement pour lutter contre l’inflation normative et accélérer la simplification des normes. 2014-282

Source : communiqué du 30 avril 2014

PARIS

CONSTITUTION

AF LINK

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 5 000 Euros Siège social :

6, rue du Docteur Finlay

75015 PARIS

Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Paris du 22 avril 2014, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

AF LINK Siège social :

6, rue du Docteur Finlay

75015 PARIS

Forme : Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle. Capital : 5 000 Euros. Objet :

. le courtage entre particuliers et entreprises individuelles de BTP,

. le courtage entre professionnels et entreprises individuelles de BTP,

. le consulting en achats pour des

entrepreneurs individuels de BTP,

. le consulting en stratégie de

développement pour les professionnels,

. le négoce international.

Durée : 99 ans. Président : Monsieur Florian SAWASTYANOWICZ demeurant 4, square Mignot 75116 PARIS. Admission aux Assemblées et droit de vote : chaque Actionnaire a le droit de participer aux décisions collectives et

dispose dʼun nombre de voix égal à celui des actions quʼil possède, à raison dʼune voix par action. Cessions dʼactions : les actions ne peuvent être cédées y compris entre Actionnaires quʼavec lʼagrément préalable de la collectivité des Actionnaires statuant à la majorité des voix des Actionnaires disposant du droit de vote. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

2111

CARAVEL CONSULTING

Société par Actions Simplifiée au capital de 1 000 Euros Siège social :

11, rue Léon Jost

75017 PARIS

Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Paris du 4 mars 2014, enregistré au Service des Impôts des Entreprises de Paris 17 ème , le 5 mai 2014, bordereau 2014/389, case 14, extrait 2846, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

CARAVEL CONSULTING Siège social :

11, rue Léon Jost

75017 PARIS

Forme : Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle. Capital social : 1 000 Euros, divisé en 100 actions de 10 Euros chacune. Objet : la société a pour objet, en France et à lʼEtranger :

- la réalisation de toutes prestations de services financiers au profit des entreprises, et en particulier en matière de rapprochement, de fusion- acquisitions, de recherche de financements, de restructuration opérationnelle ou financière, de management de transition, ces différentes interventions pouvant être réalisées avec lʼassistance de tous

professionnels,

- la réalisation de toutes prestations de

conseil en stratégie dʼentreprise, et en particulier en matière de conseil en organisation et assistance aux directions générales (sourcing, production, logistique, commercialisation, communication), conseil en management (ressources humaines, négociations, procédures administratives et coordinations des tâches avec des professionnels juridiques ou comptables), ces différentes

interventions pouvant être réalisées avec

lʼassistance de tous professionnels,

- et ceci, tant directement

quʼindirectement, pour son propre compte ou pour le compte de tiers, à

lʼachat ou à la commission, sous toute forme juridique quʼil y a lieu. Durée : 99 ans. Président : Monsieur Alexandre PEISSE demeurant 84, boulevard de Courcelles 75017 PARIS a été nommé statutairement pour une durée indéterminée. Commissaires aux Comptes :

- Titulaire : la société PASCAL LEJEUNE ET ASSOCIES 113, boulevard Haussmann

75008 PARIS, R.C.S. PARIS

B 519 703 748,

- Suppléant : la société STRAUSS,

Société par Actions Simplifiée 25, rue

Michel Ange 75016 PARIS,

R.C.S. PARIS B 414 944 926

dont les mandats prendront fins à

lʼissue de lʼapprobation des comptes de

lʼexercice social clos au

31 décembre 2014. Clause dʼagrément : toute cession dʼactions est soumise au préalable à lʼagrément de lʼAssemblée Générale dès lors que la société cesserait dʼêtre unipersonnelle. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

2132

Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Paris du 29 avril 2014, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

SELARL PHARMACIE NAFEH

Siège social :

59, rue Saint Blaise

PARIS

75020

Forme : Société dʼExercice Libéral à Responsabilité Limitée. Capital : 10 000 Euros. Objet social : officine de pharmacie. Durée : 99 ans. Gérance : Monsieur Noureddine NAFEH demeurant 79, avenue Philippe

Auguste 75011 PARIS nommé

statutairement pour une durée illimitée. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce

et des Sociétés de Paris.

Pour avis

2133

T & N CONCEPT

Société à Responsabilité Limitée au capital de 2 000 Euros Siège social :

103, rue de la Glacière 75013 PARIS Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Paris du 26 avril 2014, enregistré au Service des Impôts des Entreprises de Paris 6 ème Odéon, le 29 avril 2014, bordereau 2014/547, case 17, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

T & N CONCEPT Siège social :

103, rue de la Glacière

75013 PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital : 2 000 Euros, divisé en 20 parts sociales de 100 Euros chacune.

Annonces judiciaires et légales

de 100 Euros chacune. Annonces judiciaires et légales Objet : la société a pour objet, en

Objet : la société a pour objet, en

France et à lʼEtranger : décoration, entretien, embellissement dʼongles, modelage du corps, épilation, import- export, vente au détail et en gros de produits de beauté. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Gérance : Madame Thi Hai TRAN, épouse HUYNH, née le 29 mai 1951 à Saïgon Ho Chi Minh Ville (99248 VIETNAM) de nationalité française, demeurant 9, rue Emile Cordon 93400 SAINT OUEN.

Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

2157

GALLAU IXCASALA indigo reborn

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle

au capital de 2 000 Euros Siège social :

15, rue Custine

75018 PARIS

Nom commercial :

Aux termes dʼun acte sous seing privé

en date à Paris du 29 avril 2014, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

GALLAU Nom commercial :

IXCASALA indigo reborn Siège social :

15, rue Custine 75018 PARIS Forme : Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle. Capital social : 2 000 Euros. Objet : commerce de produits dʼimportation neufs ou anciens destinés à la décoration et la manufacture. Conseil et création en décoration et manufacture. Durée : 50 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés sauf dissolution anticipée ou prorogation. Président : Madame Laurence GALZY demeurant 15, rue Custine 75018 PARIS. Clause dʼagrément : toute transmission dʼactions est soumise au préalable à lʼagrément de lʼAssemblée Générale dès lors que la société cesserait dʼêtre unipersonnelle. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

2143 Le Président

MODIFICATION

GIRAFFE

Société à Responsabilité Limitée au capital de 7 622,45 Euros Siège social :

22, place Vendôme

75001 PARIS

432 125 474 R.C.S. PARIS

Aux termes dʼune décision en date du 17 mars 2014, les Associés de la société GIRAFFE ont pris acte, à compter du même jour, de la démission de Monsieur Oliver ASH de ses fonctions de Co-Gérant. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

2145 La Gérance

SCI MONTMORENCY 95

Société Civile Immobilière au capital de 329 000 Euros Siège social :

95, boulevard de Montmorency

75016 PARIS

483 734 059 R.C.S. PARIS

Par décision de lʼAssemblée Générale Extraordinaire en date du 5 avril 2014 il a été pris acte de la démission de Madame Evelyne BLOCH de ses fonctions de Co-Gérante à compter du

19 avril 2014. Monsieur Nicolas

BLOCH et Madame Julie BLOCH demeurent seuls Co-Gérants à compter de cette même date.

Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

2106

LE RÊVE

Société par Actions Simplifiée au capital de 64 028,59 Euros Siège social :

5, boulevard Poissonnière

75002 PARIS

582 125 167 R.C.S. PARIS

Aux termes du procès-verbal de

lʼAssemblée Générale Extraordinaire du

11 mars 2014,

il a été décidé dʼétendre, à compter du même jour lʼobjet social à lʼactivité dʼédition musicale. En conséquence, lʼarticle "Objet" des statuts a été modifié comme suit :

Ancienne mention :

"la société a pour objet : lʼexploitation dʼun débit de boissons pouvant comporter la vente de boissons

alcoolisées, avec la salle de danse, soit à lʼintérieur du débit de boissons, soit dans les locaux annexes,

- lʼentreprise et lʼorganisation de

spectacles, la production de spectacles

vivants". Nouvelle mention :

"la société a pour objet :

- lʼexploitation dʼun débit de boissons

pouvant comporter la vente de boissons alcoolisées, avec la salle de danse, soit à

lʼintérieur du débit de boissons, soit dans les locaux annexes,

- lʼentreprise et lʼorganisation de

spectacles, la production de spectacles vivants,

- lʼédition musicale,

ainsi que plus généralement toutes les opérations se rattachant de la façon la plus large au commerce ci-dessus et éventuellement toutes les activités connexes ou similaires, susceptibles de contribuer à son développement".

Le reste de lʼarticle demeure inchangé. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

2102

REPLAY EVENTS

Société à Responsabilité Limitée Unipersonnelle au capital de 8 000 Euros Siège social :

58, avenue de Wagram

75017 PARIS

497 619 098 R.C.S. PARIS

Aux termes dʼune décision en date du 18 avril 2014, lʼAssociée Unique de la société REPLAY EVENTS a décidé de transférer le siège social du :

58, avenue de Wagram 75017 PARIS au :

85 bis, avenue de Wagram 75017 PARIS

à compter du même jour, et de modifier

en conséquence lʼarticle 4 des statuts. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

2159 La Gérance

Annonces judiciaires et légales ECOFOLIO Société par Actions Simplifiée au capital de 55 500 Euros

Annonces judiciaires et légales

ECOFOLIO

Société par Actions Simplifiée au capital de 55 500 Euros Siège social :

3, place des Victoires 75001 PARIS 493 379 093 R.C.S. PARIS

Il a été pris acte des démissions des

Administrateurs, aux termes de lettres de démissions en date du :

. 2 août 2010, de la société BNP

PARIBAS à compter du même jour,

. 11 mai 2012, de la société

COMAREG à compter du même jour, . 21 mai 2013, de la société LʼOREAL

à compter du même jour,

. 29 mai 2013, de la société PAGES JAUNES à compter du 30 mai 2013. Ont été nommés en qualité dAdministrateurs :

. la société GROUPE PAPYRUS

FRANCE, Société par Actions Simplifiée à Actionnaire Unique au capital de 20 726 010 Euros dont le siège social est 41, rue Delizy 93500 PANTIN, R.C.S. BOBIGNY B 306 460 676, à compter du 20 janvier 2013 par délibération des Membres du collège en date du même jour,

. la SOCIETE GENERALE, Société Anonyme au capital de

998 320 373,75 Euros dont le siège social est 29, boulevard Haussmann

75009 PARIS, R.C.S. PARIS

B 552 120 222, à compter du 2 avril

2012 par délibération des Membres du collège en date du même jour,

. la société CARREFOUR

HYPERMARCHES, Société par Actions Simplifiée au capital de

125 742 800 Euros dont le siège social est 1, rue Jean Mermoz, Z.A.E. Saint Guénault 91002 EVRY, R.C.S. EVRY

B 451 321 335, à compter du

22 septembre 2011 par délibération des

Membres du collège en date du même jour,

. la société PAPETERIES DE

CLAIREFONTAINE, Société par

Actions Simplifiée au capital de

91 200 000 Euros dont le siège social est

88480 ETIVAL-CLAIREFONTAINE, R.C.S. EPINAL B 402 965 297, à compter du 14 septembre 2011 par

délibération des Membres du collège en date du même jour,

. la société COMPAGNIE

EUROPEENNE DE PAPETERIE -

CEPAP, Société Anonyme au capital de

15 898 277 Euros dont le siège social est

Espace Gutenberg 16440 ROULLET- SAINT-ESTEPHE, R.C.S. ANGOULEME B 413 175 050, à compter du 14 septembre 2011 par

délibération des Membres du collège en date du même jour ,

. la société FERRERO FRANCE,

Société Anonyme au capital de

15 394 608 Euros dont le siège social est

18,

76131 MONT-SAINT-AIGNAN,

R.C.S ROUEN B 602 018 897, à

compter du 12 septembre 2013 par délibération des Membres du collège en date du même jour, Aux termes de lʼAssemblée Générale Ordinaire du 20 juin 2013, Monsieur Jean-Maurice EL NOUCHI domicilié 61, rue Henri Régnault 92075 PARIS LA DEFENSE CEDEX a été nommé en qualité de Commissaire aux Comptes Suppléant pour une durée de six exercices en remplacement de Monsieur Patrick de COMBOURG. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

2112 Le Président

rue Jacques Monod

de Paris. Pour avis 2112 Le Président rue Jacques Monod LBA Société par Actions Simplifiée au

LBA

Société par Actions Simplifiée au capital de 230 000 Euros Siège social :

4, rue des Petits Pères 4, rue de la Feuillade

75002 PARIS

347 615 700 R.C.S. PARIS

Aux termes de la décision du 15 avril 2014, le Président a décidé de nommer

en qualité de Directeur Général,

Monsieur François BLANCHARD

demeurant 128, rue Mouffetard

75005 PARIS à compter du même jour pour une durée indéterminée,

conformément à lʼarticle 13 des statuts.

Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Paris.

2138

Pour avis

CABINET LAURENCE-MARIE GERARD

Société dʼExercice Libéral à Responsabilité Limitée au capital de 500 Euros Siège social :

59, boulevard Exelmans

75016 PARIS

490 110 566 R.C.S. PARIS

Suivant décision de lʼAssociée Unique

Gérante en date du 27 février 2014 avec

effet au 1 er mars 2014, il a été décidé de transférer le siège social du :

59, boulevard Exelmans

75016

au :

64, rue des Mathurins

75008 PARIS

En conséquence, les statuts sont

PARIS

modifiés comme suit :

Article 5 - Siège social :

Ancienne mention : le siège social est fixé 59, boulevard Exelmans

75016 PARIS.

Nouvelle mention : le siège social est fixé 64, rue des Mathurins 75008 PARIS

Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

2158 Laurence-Marie GERARD

ELECTRONIC BANKING SOLUTIONS

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 1 000 Euros Siège social :

11, rue Daubigny

75017 PARIS

522 083 690 R.C.S. PARIS

Aux termes dʼune Assemblée

Générale Extraordinaire en date du

31 décembre 2013, lʼActionnaire

Unique a :

- augmenté le capital social dʼun

montant de 136 000 Euros, dʼune part à hauteur de 126 000 Euros par incorporation du compte courant détenu par Monsieur Alexandre PEISSE et

dʼautre part à hauteur de 10 000 Euros par apports en numéraire, pour le porter à 137 000 Euros,

- modifié la dénomination sociale qui est désormais :

CARAVEL HOLDING

- transféré le siège social du :

11, rue Daubigny

75017 PARIS

au :

11, rue Léon Jost

75017 PARIS

Les statuts ont été modifiés en conséquence à compter du même jour.

Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

2135

F.G. TRADUCTIONS

Société à Responsabilité Limitée au capital de 9 146,94 Euros Siège social :

30, rue Notre-Dame des Victoires

75002

PARIS

407 899 194 R.C.S. PARIS

Aux termes dʼune délibération de lʼAssemblée Générale Extraordinaire en date du 2 avril 2014 il a été décidé dʼaugmenter le capital social dʼun montant de 50 853,06 Euros par

incorporation de réserves pour le porter à 60 000 Euros. Les statuts ont été modifiés en conséquence. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

2109

DISSOLUTION CLÔTURE

ART CONTACT

Société à Responsabilité Limitée au capital de 2 000 Euros Siège social :

110, rue Lepic

75018 PARIS

483 820 635 R.C.S. PARIS

SIRET 483 820 635 00017

Aux termes dʼun procès-verbal de lʼAssemblée Générale Extraordinaire en

date du 10 avril 2014, les Associés ont :

- décidé la dissolution anticipée de la

société,

- nommé en qualité de Liquidateur, Monsieur François RENOUF

de BOYRIE demeurant 110, rue Lepic 75018 PARIS.

- fixé le siège de la liquidation au 110, rue Lepic 75018 PARIS.

Aux termes de lʼAssemblée Générale Extraordinaire du 22 avril 2014, les Associés ont :

- approuvé les comptes définitifs de liquidation,

- donné quitus au Liquidateur, Monsieur François RENOUF

de BOYRIE, pour sa gestion et décharge

de son mandat,

- prononcé la clôture des opérations de liquidation à compter du 31 décembre

2013.

La société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

2100 Le Liquidateur

ENERGEÏA CONNEXUS

Société à Responsabilité Limitée

au capital de 3 000 Euros Siège social :

183–189, avenue de Choisy

75013 PARIS

509 652 996 R.C.S. PARIS

LʼAssemblée Générale Extraordinaire

du 28 avril 2014 à 10 heures a décidé la dissolution anticipée de la société à compter du 30 avril 2014 et sa mise en liquidation amiable. Elle a nommé en qualité de Liquidateur Monsieur Jean Luc RATSIMIHAH demeurant 201, rue de

Vaugirard 75015 PARIS,

Le siège de la liquidation a été fixé au siège social.

LʼAssemblée Générale Ordinaire du 2 mai 2014 à 8 heures, a :

- approuvé les comptes définitifs de

liquidation,

- donné quitus au Liquidateur pour sa

gestion et décharge de son mandat, prononcé la clôture de liquidation à compter du 5 mai 2014.

La société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

2147 Le Liquidateur

-

ARTHUR

Société Civile de Construction Vente au capital de 200 Euros Siège social :

22-24, place Vendôme

75001

PARIS

504 437 070 R.C.S. PARIS

LʼAssemblée Générale Extraordinaire du 3 février 2014 de la société ARTHUR, a :

- décidé la dissolution anticipée de la société à compter du même jour,

- fixé le lieu où la correspondance doit être adressée et celui où les actes et documents concernant la liquidation doivent être notifiés au siège social,

- nommé en qualité de Liquidateur la COMPAGNIE DE PHALSBOURG,

Société à Responsabilité Limitée dont le siège social est 22, place Vendôme 75001 PARIS, R.C.S. PARIS

B 349 545 103. LʼAssemblée Générale Ordinaire du

6 février 2014 de la société ARTHUR,

a : - approuvé les comptes définitifs de liquidation,

- donné quitus au Liquidateur de sa

gestion et décharge de son mandat,

- prononcé la clôture des opérations de

liquidation. Le dépôt des actes sera effectué au Greffe du Tribunal de Commerce de Paris et la société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés. Pour avis

2150 Le Liquidateur

CLÔTURE DE LIQUIDATION

SCI YACOUT

Société Civile Immobilière au capital de 4 000 Euros Siège social :

148, rue Lecourbe

75015 PARIS

449 630 128 R.C.S. PARIS

Aux termes dʼune délibération en date du 4 mars 2014, il a été :

- approuvé les comptes définitifs de la

liquidation,

- donné quitus au Liquidateur,

Monsieur Guillaume LAUILHE, pour sa gestion et décharge de son mandat,

- prononcé la clôture des opérations de liquidation à compter du même jour.

La société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

2130 Le Liquidateur

ATINA PRODUCTIONS

Société à Responsabilité Limitée

au capital de 476 311 Euros

Siège social :

320 rue Saint-Honoré

75001 PARIS

334 258 589 R.C.S. PARIS

Par décision collective en date du

31 décembre 2013, les Associés ont :

- approuvé les comptes définitifs de liquidation,

- donné quitus et décharge de son

mandat à la Liquidatrice, Madame Nicole GOLDET,

- prononcé la clôture de la liquidation.

Les comptes seront déposés au Greffe du Tribunal de Commerce de Paris et la

société sera radiée du Registre du

Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

2131 La liquidatrice

et des Sociétés de Paris. Pour avis 2131 La liquidatrice 1 8 Les Annonces de la

TOURNE DISQUES

Société à Responsabilité Limitée Unipersonnelle en liquidation au capital de 7 622,45 Euros Siège social :

35, rue de la Bienfaisance 75008 PARIS 423 694 264 R.C.S. PARIS SIRET 423 694 264 00023 Aux termes de lʼAssemblée Générale

Ordinaire en date du 28 avril 2014, lʼAssocié Unique, a :

- approuvé les comptes définitifs de liquidation,

- donné quitus au Liquidateur,

Monsieur Nicolas VARAK, pour sa gestion et décharge de son mandat,

- prononcé la clôture des opérations de

liquidation à compter du même jour. Les comptes de la liquidation seront déposés au Greffe du Tribunal de Commerce de Paris et la société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés.

Pour avis

2140 Le Liquidateur

APPEL À CANDIDATURE

GROUPEMENT FRANÇAIS DE CAUTION

Société dʼAssurance Mutuelle à Cotisations Variables Entreprise régie par le Code des Assurances Siège social :

58, rue Général Ferrié 38100 GRENOBLE SIRET 333 384 832 00015 CODE APE 6512 Z

---------------

APPEL A CANDIDATURE

---------------

Le mandat des Délégués (Titulaires et Suppléants) est arrivé à leur terme, conformément aux statuts et règlement intérieur du GROUPEMENT FRANÇAIS DE CAUTION et à lʼarticle R 322-58 du Code des Assurances, les Membres des groupements de sociétaires sont appelés à élire leurs délégués aux Assemblées Générales de la société à raison de dix Délégués Titulaires et dix Délégués Suppléants pour chacun des groupements ci-après :

- agents immobiliers et

administrateurs de biens,

- constructeurs de maisons

individuelles,

- autres professionnels de

lʼimmobilier,

- transporteurs, agents de voyages et

toutes professions liées au tourisme,

- titulaires de contrats "individuelle accidents"

- autres sociétaires.

Les candidatures devront être adressées par lettre recommandée avec accusé de réception ou être déposées, contre récépissé, au siège social, 58, rue Général Ferrié 38100 GRENOBLE et ce, avant le 31 mai 2014.

---------------

---------------

MODELE DE BULLETIN DE CANDIDATURE AU POSTE DE DELEGUE EN VUE DE PARTICIPER AUX ASSEMBLEES GENERALES DU GROUPEMENT FRANÇAIS DE CAUTION (suivant les dispositions des statuts et du règlement intérieur)

I – Si sociétaire personne physique :

Je soussigné (nom et prénom) :

Adresse :

II – Si sociétaire personne morale :

Dénomination sociale (nom et adresse) :

R.C.S. :

Ayant pour représentant permanent pour lʼexercice du mandat de délégué :

Monsieur / Madame :

Le sociétaire soussigné, à jour de ses cotisations, désire être candidat aux élections des Délégués Titulaires en vue de participer aux Assemblée Générales du GROUPEMENT FRANÇAIS DE

CAUTION, pour participer à toute

Assemblée Générale et ce, pour la

première fois, celle devant statuer sur les

comptes de lʼexercice clos le 31 décembre 2013.

Le mandat de Délégué expirera au

terme de lʼAssemblée Générale qui devra statuer sur les comptes de lʼexercice clos le 31 décembre 2016.

Si la présente candidature au poste de

Délégué Titulaire nʼarrivait pas en rang

utile, le sociétaire soussigné est candidat au poste de Délégué Suppléant ou dans

dʼautres groupements si besoin était en

qualité de Délégué Titulaire ou Suppléant.

2099

Pour avis

OPPOSITION VENTE DE FONDS

SELARL MATHIEU SAADA & ASSOCIES 11, rue Lincoln 75008 PARIS Téléphone : 01.47.63.75.01.

Aux termes dʼun acte sous seing privé en date à Paris du 25 avril 2014, enregistré le 29 avril 2014 au Service des Impôts des Entreprises de Paris 11 ème Sainte Marguerite, bordereau 2014/238, case 15, extrait 2008, Monsieur Michaël Hervé SPORTES, Docteur en Pharmacie, né le 1 er janvier 1971 à Saint Maur des Fossés (Val de Marne) de nationalité française, époux de Madame Amandine Julia Guila BLEINES demeurant ensemble 95-97, boulevard Bineau

92200 NEUILLY SUR SEINE,

R.C.S. PARIS A 425 040 110, a cédé à :

la société GRANDE PHARMACIE DE CHARONNE, Société dʼExercice Libéral à Responsabilité Limitée au capital de 70 000 Euros, sise 125-127, rue de Charonne 75011 PARIS,

en cours dʼimmatriculation,

une officine de pharmacie sise et

exploitée 125-127, rue de Charonne

75011 PARIS,

moyennant le prix principal de

1 225 000 Euros sʼappliquant aux

éléments :

- incorporels pour : 1 205 000 Euros.

- corporels pour : 20 000 Euros.

La date dʼentrée en jouissance est

prévue le 1 er août 2014.

Les oppositions, sʼil y a lieu, seront reçues dans les dix jours de la dernière en date des insertions légales pour la correspondance et pour la validité au siège de la SELARL MATHIEU, SAADA & ASSOCIES, 11, rue Lincoln

Pour avis

2108

75008 PARIS.

& ASSOCIES, 11, rue Lincoln Pour avis 2108 75008 PARIS. Annonces judiciaires et légales PROJET DE

Annonces judiciaires et légales

Pour avis 2108 75008 PARIS. Annonces judiciaires et légales PROJET DE FUSION COVEA RE Société de

PROJET DE FUSION

COVEA RE

Société de Réassurance Mutuelle Siège social :

7, Place des Cinq Martyrs du Lycée Buffon 75015 PARIS 429 905 581 R.C.S. PARIS (Société absorbée)

MMA IARD ASSURANCES MUTUELLES

Société dʼAssurance Mutuelle à cotisations fixes Siège social :

14, boulevard Marie et Alexandre Oyon 72030 LE MANS CEDEX 9 775 652 126 R.C.S. LE MANS (Société absorbante)

AVIS DE PROJET DE FUSION PAR VOIE DʼABSORPTION DE COVEA RE PAR MMA IARD ASSURANCES MUTUELLES

Aux termes dʼun acte sous seing privé en date du 8 avril 2014,

il a été prévu de transmettre lʼactif et le passif de COVEA RE à MMA IARD ASSURANCES MUTUELLES selon les modalités suivantes :

- actif apporté : 75 524 183,55 Euros.

- passif pris en charge :

75 524 183,55 Euros. Il en résulte un actif net apporté égal à

zéro.

Le projet de fusion établi le 8 avril 2014, prévoyant une date dʼeffet au 1 er janvier 2014, a été déposé :

- au Greffe du Tribunal de Grande

Instance du Mans, le 18 avril 2014 au

nom de MMA IARD ASSURANCES MUTUELLES sous le numéro RG 14/00192 ;

- au Greffe du Tribunal de Grande

Instance de Paris, le 23 avril 2014 au nom de COVEA RE sous le numéro RG 14/07918. Les sociétaires de COVEA RE acquerront de plein droit la qualité de Sociétaires de MMA IARD

ASSURANCES MUTUELLES à la date de la réalisation définitive de la fusion.

2137

Pour avis

OPPOSITION CHANGEMENT DE RÉGIME MATRIMONIAL

Florian GENEAU de LAMARLIERE Notaire 23, rue Berger 75001 PARIS Suivant acte reçu par Maître Florian GÉNEAU de LAMARLIÈRE, Notaire, titulaire dʼun Office Notarial 23, rue Berger 75001 PARIS, le 16 avril 2014, a été reçu le changement de régime matrimonial portant adoption de la séparation de biens par :

Monsieur Franck Jean Georges SUTTER, directeur de programmes Réseau Ferré de France, et Madame Catherine Anne FOURGEAU, sans profession, son épouse, demeurant ensemble 1, rue Zadkine 75013 PARIS. Les oppositions des créanciers à ce changement, sʼil y a lieu, seront reçues dans les trois mois de la présente insertion par lettre recommandée ou par acte dʼhuissier, en lʼOffice Notarial où domicile a été élu à cet effet. En cas dʼopposition, les époux

peuvent demander lʼhomologation du changement de régime matrimonial à Monsieur le Juge aux Affaires Familiales du Tribunal de Grande Instance compétent.

 

Pour extrait

2136

Le Notaire

Florian GENEAU de LAMARLIERE Notaire 23, rue Berger 75001 PARIS

Suivant acte reçu par Maître Florian GÉNEAU de LAMARLIÈRE, Notaire, titulaire dʼun Office Notarial 23, rue Berger 75001 PARIS, le 16 avril 2014,

a été reçu le changement de régime

matrimonial portant adoption de la séparation de biens par :

Monsieur Alexandre GASPAROV musicien, et Madame Martine Elisabeth SULTZER, enseignante, son épouse, demeurant ensemble 45, avenue dʼItalie 75013 PARIS. Les oppositions des créanciers à ce changement, sʼil y a lieu, seront reçues dans les trois mois de la présente insertion par lettre recommandée ou par acte dʼhuissier, en lʼOffice Notarial où domicile a été élu à cet effet. En cas dʼopposition, les époux peuvent demander lʼhomologation du changement de régime matrimonial à Monsieur le Juge aux Affaires Familiales du Tribunal de Grande Instance

compétent.

 

Pour extrait

2156

Le Notaire

TRANSFORMATION

LMA

Société dʼExercice Libérale par Actions Simplifiée au capital de 260 000 Euros Siège social :

30 bis, rue de Tilsitt 75017 PARIS 790 197 214 R.C.S. PARIS

Aux termes dʼune décision unanime du 3 avril 2014, il a été décidé, à compter du même jour, de :

- modifier lʼobjet social qui est

désormais : "le conseil en management

et lʼassistance aux dirigeants", - transformer la société en Société Civile sans création dʼun être moral

nouveau. Le capital social, le siège, la durée et la date de clôture de lʼexercice social demeurent inchangés.

- modifier la dénomination sociale qui est désormais :

L3L

- nommer aux fonctions de Gérant, la

société IFFT LIMITED, Société de droit britannique, ayant son siège social au 44A The Green Warlus SURREY CR6 9NA (99142 ROYAUME-UNI), immatriculée sous le numéro 8903494, pour une durée

indéterminée, en remplacement de Monsieur Jean LEFEBVRE démissionnaire. Clause dʼagrément : les part sociales sont librement cessibles entre Associés et soumises à agrément de la colectivité des Associés dans tous les autres cas. Les statuts ont été modifiés en conséquence. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

2149

Pour avis

du Commerce et des Sociétés de Paris. 2149 Pour avis Les Annonces de la Seine -
Annonces judiciaires et légales YVELINES CONSTITUTION Maître Jocelyne LABBÉ, Notaire 11, rue Saint-Pierre 28130

Annonces judiciaires et légales

YVELINES

CONSTITUTION

Maître Jocelyne LABBÉ, Notaire 11, rue Saint-Pierre 28130 MAINTENON Suivant acte reçu par Maître Jocelyne LABBÉ, Notaire à Maintenon (Eure et Loir), le 11 avril 2014, enregistré au Service des Impôts des Entreprises de Chartres, le 22 avril 2014, bordereau 2014/461 case 1, il a été constitué une Société Civile régie par le titre IX du livre III du Code Civil, présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

MAJIVA

Siège social :

32, avenue Marc Laurent

78370 PLAISIR

Capital : 1 000 Euros en numéraire,

divisé en 10 parts de 100 Euros chacune. Objet : lʼacquisition, lʼadministration

et la gestion par location ou autrement de

tous immeubles et biens immobiliers, lʼemprunt de tous les fonds nécessaires à cet objet et la mise en place de toutes sûretés réelles ou autres garanties nécessaires, exceptionnellement lʼaliénation des immeubles devenus inutiles à la société, notamment au moyen de ventes, dʼéchanges ou dʼapports en société, et plus généralement toutes opérations financières, mobilières ou immobilières se rattachant directement ou indirectement à cet objet et susceptibles dʼen faciliter la réalisation, à condition toutefois, dʼen respecter le caractère civil, et plus généralement toutes opérations pouvant se rattacher directement ou indirectement à cet objet, pourvu quʼelles ne portent pas atteinte au caractère civil de la société. Durée : 99 ans. Gérance : Madame Renée, Pierrette, Simonne SAMON, épouse de Monsieur Antonius, Harry TALSMA, demeurant 32, avenue Marc Laurent 78370 PLAISIR, née à Garnay (Eure et Loir) le 26 juillet 1930. Clause dʼagrément : toute transmission de parts entre Associés est libre. Toute autre transmission quelle quʼelle soit doit être autorisée par une décision des Associés statuant à la

majorité requise pour les Assemblées Extraordinaires, ceci sans faire de

distinction selon la qualité de personnes physiques ou morales dʼhéritiers, légataires ou dévolutaires. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce

et des Sociétés de Versailles. Pour avis

2134 Jocelyne LABBÉ, Notaire

ANDHRIMNIR PARTICIPATIONS

Société par Actions Simplifiée au capital de 1 000 Euros Siège social :

13, sente du Haut des Buis 78780 MAURECOURT Aux termes dʼun acte sous seing privé

en date à Maurécourt du 29 avril 2014, il

a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

ANDHRIMNIR PARTICIPATIONS Siège social :

13, sente du Haut des Buis

78780 MAURECOURT

Forme : Société par Actions Simplifiée. Capital social : 1 000 Euros, divisé en 1 000 actions dʼun Euro chacune. Objet : détention et prise de participations, directe ou indirecte dans toutes sociétés civiles, immobilières,

commerciales ou industrielles, par voie de créations de sociétés nouvelles, dʼapports, de souscriptions ou dʼachats de titres ou droits sociaux, fusions, prises en gestion, associations en participation ou autrement. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés sauf dissolution anticipée ou prorogation. Président : Monsieur Marc MARQUIZEAU demeurant 13, sente du Haut des Buis 78780 MAURECOURT, pour une durée de deux années. Admission aux Assemblées : chaque Actionnaire a le droit de participer aux décisions collectives par lui-même ou par son mandataire. Exercice du droit de vote : chaque action donne droit à une voix. Le droit de vote attaché aux actions est proportionnel au capital quʼelles représentent. Transmission des actions : la transmission des actions est libre entre Actionnaires. Les actions ne peuvent être transférées à des tiers étrangers à la société quʼavec lʼagrément préalable de la collectivité des Actionnaires statuant dans les conditions prévues aux statuts. Immatriculation : la société sera

immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles.

2153

Pour avis

MODIFICATION

ELAGETVERT

Société à Responsabilité Limitée au capital de 1 000 Euros Siège social :

17, boulevard du Commerce 78410 AUBERGENVILLE

798 621 173 R.C.S. VERSAILLES

Aux termes de la décision de la Gérance en date du 28 avril 2014, il résulte que le siège social a été transféré du :

17, boulevard du Commerce 78410 AUBERGENVILLE au :

27-29, avenue des Trois Peuples 78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX à compter du 2 mai 2014.

Lʼarticle 4 des statuts a été modifié en conséquence. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles.

2110

Pour avis

CLÔTURE DE LIQUIDATION

MOTISENS

Société à Responsabilité Limitée Unipersonnelle en liquidation au capital de 5 000 Euros Siège social :

1980, rue de la Boissière 78370 PLAISIR

531 162 048 R.C.S. VERSAILLES

Par décision du 15 avril 2014 il a été :

- approuvé les comptes définitifs de

liquidation, - donné quitus au Liquidateur, Monsieur François VIGIER, pour sa

gestion et décharge de son mandat,

- prononcé la clôture des opérations de

liquidation à compter du même jour. Les actes et pièces relatifs à la liquidation ont été déposés au Greffe du Tribunal de Commerce de Versailles et la société sera radiée du Registre du

Commerce et des Sociétés. Pour avis

2104 Le Liquidateur

PETRA FINANCES

Société à Responsabilité Limitée en liquidation au capital de 2 500 Euros Siège social :

18, avenue de la Jonchère 120, Résidence Elysée 2 78170 LA CELLE ST CLOUD 513 923 128 R.C.S. VERSAILLES Aux termes dʼune Assemblée

Générale Extraordinaire en date du

31 mars 2014, les Associés ont :

- approuvé les comptes définitifs de la

liquidation, - donné quitus au Liquidateur, Madame Pascale GOETGHELUCK, pour sa gestion et décharge de son mandat,

- prononcé la clôture des opérations de

liquidation à compter du même jour. Les actes et pièces relatifs à la liquidation ont été déposés au Greffe du Tribunal de Commerce de Versailles et

la société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés. Pour avis

2139 Le Liquidateur

AVIS D'ENQUÊTE

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ

COMMUNE DE

FEUCHEROLLES

39, Grande Rue 78810 FEUCHEROLLES

ELABORATION DU PLAN LOCAL DʼURBANISME (PLU)

AVIS DʼOUVERTURE DʼENQUÊTE PUBLIQUE 1 ère PARUTION

Par Arrêté numéro 04-2014 du

28 avril 2014, le Maire de Feucherolles a

ordonné lʼouverture de lʼenquête publique sur lʼélaboration du Plan Local dʼUrbanisme (PLU).

Lʼenquête publique se déroulera à la Mairie de Feucherolles (Yvelines) 39, Grande Rue, durant 30 jours, du :

lundi 19 mai 2014 au :

mercredi 18 juin 2014 inclus, aux jours et heures habituels dʼouverture au public. Le Tribunal Administratif de Versailles a désigné Madame Marie-Chantal MOULET en qualité de commissaire enquêteur titulaire et Madame Dominique HOUPPERT en qualité de commissaire enquêteur suppléant.

Le commissaire enquêteur procédera à

lʼenquête publique et recevra le public lors des permanences à la Mairie de

Feucherolles (Yvelines) 39, Grande Rue,

aux jours et horaires suivants :

- lundi 19 mai 2014

de 14 heures à 17 heures,

- samedi 24 mai 2014

de 9 heures à 12 heures,

- vendredi 13 juin 2014

de 14 heures à 17 heures,

- mercredi 18 juin 2014

de 14 heures à 17 heures Le public pourra consulter le dossier et présenter ses observations sur le registre aux jours et heures dʼouverture de la Mairie et ou toute correspondance pourra être adressée au commissaire enquêteur à la Mairie de Feucherolles, Les informations environnementales se rapportant à lʼenquête figurent dans le rapport de présentation du PLU.

La personne responsable du projet est Monsieur Patrick LOISEL, Maire de Feucherolles. Lʼadresse offerte au public pour communiquer ses observations par voie électronique est accueil@feucherolles.fr

A lʼissue de lʼenquête publique, le public pourra consulter le rapport et les conclusions du commissaire enquêteur à la Mairie de Feucherolles, aux jours et

heures habituels dʼouverture de la

Mairie, pendant une durée dʼun an à

compter de la date de clôture de lʼenquête, ainsi quʼà la Préfecture des Yvelines.

2105

Pour avis

OPPOSITION VENTE DE FONDS

Maître Sandrine BOULFROY SCP BENOIST-REDON & ASSOCIES Avocats au Barreau du Val dʼOise 69, rue Alfred Labrière 95100 ARGENTEUIL Téléphone : 01.39.47.33.30.

Aux termes dʼun acte sous seing privé passé à Argenteuil (Val dʼOise) le

31 mars 2014, enregistré auprès de la

Recette Principale de Saint Germain en

Laye Nord le 24 avril 2014, bordereau 2014/540, case 16, Madame Marie Olivia JOURET, née DELLOYE domiciliée 34, avenue Jean Moulin 78380 BOUGIVAL, R.C.S. VERSAILLES A 327 331 120, a cédé à :

la société LEAVA, Société à Responsabilité Limitée au capital de

10 000 Euros, sise 34, avenue Jean

Moulin 78380 BOUGIVAL, R.C.S. VERSAILLES B 801 215 880, représentée par sa Gérante, Madame Carole MARTIN, un fonds de commerce dʼarts de la table, décoration, cadeaux connu sous lʼenseigne :

FIFTY

sis et exploité 34, avenue Jean Moulin

78380 BOUGIVAL,

moyennant le prix principal de

60 000 Euros Lʼentrée en jouissance a été fixée au

1 er avril 2014.

Les oppositions, sʼil y a lieu, seront reçues dans les formes et délais légaux à peine de forclusion à lʼadresse du fonds cédé pour la validité et pour la correspondance, il y aura lieu de sʼadresser à Maître Sandrine BOULFROY, SCP BENOIST-REDON & ASSOCIES, Avocats au Barreau du Val dʼOise, 69, rue Alfred Labrière

95100

ARGENTEUIL. Pour avis

2098

Sandrine BOULFROY

HAUTS DE SEINE

MODIFICATION

EXPRIMEO

Société à Responsabilité Limitée

au capital de 10 000 Euros Siège social :

88 ter, avenue du Général Leclerc

92100 BOULOGNE BILLANCOURT

507 512 135 R.C.S. NANTERRE LʼAssocié Unique a en date du 24 avril 2014 décidé de transférer le siège social du :

88 ter, avenue du Général Leclerc 92100 BOULOGNE BILLANCOURT au :

Péniche "Le Surena" Face au 5, quai Marcel Dassault 92150 SURESNES

à compter du même jour. Les statuts ont été modifiés en conséquence.

Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Nanterre.

2155

Pour avis

TF1 INTERNATIONAL

Société par Actions Simplifiée au capital de 100 000 Euros Siège social :

1, quai du Point du Jour 92100 BOULOGNE BILLANCOURT

515 339 869 R.C.S. NANTERRE

Aux termes du procès verbal de

lʼAssemblée Générale Extraordinaire du 8 avril 2014, il a été décidé de ne pas dissoudre la société bien que les capitaux propres soient devenus inférieurs à la moitié du capital social, conformément aux dispositions de lʼarticle L. 225-248 du Code de Commerce. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Nanterre.

2103

Pour avis

MON FRUIT

Société à Responsabilité Limitée au capital de 7 500 Euros Siège social :

85, rue Voltaire

92300 LEVALLOIS PERRET

795 373 133 R.C.S. NANTERRE

Suivant délibération de lʼAssemblée Générale Extraordinaire du 31 mars 2014, les Associés ont pris acte de la démission de Monsieur Hamza ELAZHAR demeurant 5, rue du Val Notre-Dame 95100 ARGENTEUIL de ses fonctions de Co-Gérant, à compter du 31 mars 2014. Le dépôt légal sera effectué au Greffe du Tribunal de Commerce de Nanterre. Pour avis

2107 Le Représentant Légal

CLÔTURE DE LIQUIDATION

CALIFORNIA 101

Société par Actions Simplifié au capital de 10 200 Euros Siège social :

49, avenue Sully Prudhomme 92290 CHATENAY MALABRY

503 057 887 R.C.S. NANTERRE

Par décision de lʼAssemblée Générale

Extraordinaire en date du 29 avril 2014, les Associés ont :

- approuvé les comptes définitifs de liquidation,

- donné quitus au Liquidateur,

Monsieur Francois ACHARD, pour sa gestion et décharge de son mandat,

- prononcé la clôture des opérations de liquidation à compter du même jour.

La société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Nanterre.

2148

Pour avis

NOJOT

Société par Actions Simplifiée au capital de 3 000 Euros Siège social :

4, avenue de Madrid

92200 NEUILLY SUR SEINE

538 476 458 R.C.S. NANTERRE

Par décision de lʼAssemblée Générale Extraordinaire en date du 3 mai 2014, les Associés ont :

- approuvé les comptes définitifs de liquidation,

- donné quitus au Liquidateur,

Monsieur Hugues LE GENDRE demeurant 10, rue Frémicourt 75015 PARIS, pour sa gestion et

décharge de son mandat,

- prononcé la clôture des opérations de liquidation à compter du même jour. La société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Nanterre.

Pour avis

2152

FUSION ARTICLE 1844-5 ALINEA 3 DU CODE CIVIL

H.O.P. - HOLDING OMEGA PARTICIPATIONS

Société par Actions Simplifiée Uniprsonnelle au capital de 11 624 356,75 Euros Siège social :

1, quai du Point du Jour

92100 BOULOGNE BILLANCOURT 309 967 339 R.C.S. NANTERRE

Aux termes dʼune décision en date du 5 mai 2014, la société MONTE CARLO PARTICIPATION - MCP, Société par Actions Simplifiée au capital de 33 699 502 Euros, dont le siège social est 1, Quai du Point du Jour 92100 BOULOGNE BILLANCOURT, R.C.S. NANTERRE B 481 046 969, représentée par Monsieur Nonce PAOLINI, son Président, Actionnaire Unique de la société H.O.P. - HOLDING OMEGA PARTICIPATIONS, a en sa qualité dʼActionnaire Unique décidé la dissolution de ladite société sans quʼil y ait lieu à liquidation, à compter du même jour. Conformément aux dispositions de lʼarticle 1844-5 alinéa 3 du Code Civil, et de lʼarticle 8, alinéa 2 du décret numéro 78-704 du 3 juillet 1978, les créanciers de la société H.O.P. - HOLDING OMEGA PARTICIPATIONS peuvent faire opposition à la dissolution dans un délai de trente jours à compter de la publication du présent avis. Cette dissolution prendra effet au plan comptable au 5 juin 2014 et au plan fiscal au 1 er janvier 2014. Les oppositions doivent être présentées devant le Tribunal de Commerce de Nanterre. La société H.O.P. - HOLDING

OMEGA PARTICIPATIONS sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Nanterre.

2154

Pour avis

DÉCLARATION

D'INSAISISSABILITÉ

Sophie Marie-Claude LAYEILLON demeurant :

41, rue de Saint Cloud 92000 NANTERRE Aux termes dʼun acte reçu par Maître Pierre RANVIER, Notaire soussigné,

Membre de la Société Civile Professionnelle "Benoît LEPANY Pierre

RANVIER" titulaire dʼun Office

Notarial, 3, rue Jules Gautier

92000 NANTERRE,

le 24 avril 2014 une déclaration

dʼinsaisissabilité a été effectuée par :

Madame Sophie Marie-Claude

LAYEILLON, consultante en yield

management, épouse de Monsieur Eric Georges Didier BOONSTOPPEL demeurant 41, rue de Saint Cloud

92000 NANTERRE,

portant sur :

I) un bien sis 41, rue de Saint Cloud

92000 NANTERRE, figurant au

cadastre, Section CD, numéro 93, lieudit "41 rue de Saint Cloud", surface 00 ha, 03 a, 17 ca.

II) un bien sis Quartier Saint-Claude,

Chemin des Poissonniers

06520 GRASSE, figurant au cadastre :

- Section CM, numéro 91, lieudit

"Chemin des Poissonniers", surface 00 ha, 04 a, 00 ca,

- Section CM, numéro 129, lieudit

"Chemin des Poissonniers",

surface 00 ha, 00 a, 12 ca,

- Section CM, numéro 130, lieudit

"Chemin des Poissonniers", surface 00 ha, 00 a, 13 ca. Total surface : 00 ha, 04 a, 25 ca. Cette déclaration nʼa dʼeffet quʼà

lʼégard des créanciers professionnels du

déclarant dont la créance est née après la publication de lʼacte au service de la

publicité foncière. Pour avis

2097 Le Notaire

Annonces judiciaires et légales

Pour avis 2097 Le Notaire Annonces judiciaires et légales SEINE-SAINT-DENIS ADJUDICATION Vente aux enchères publiques

SEINE-SAINT-DENIS

ADJUDICATION

Vente aux enchères publiques au plus offrant et dernier enchérisseur au Tribunal de Grande Instance de Bobigny siégeant dite ville, 173, avenue Paul Vaillant Couturier

le mardi 1 er juillet 2014 à 13 heures 30 EN UN SEU LOT

UN APPARTEMENT de 85,7 M 2 À TREMBLAY EN FRANCE (Seine-Saint-Denis)

1, rue Jean Goujon Le bien est occupé

Mise à prix : 130.000 euros

Pour tous renseigement s’adresser au :

- Cabinet de Maître Thierry BAQUET, Avocat au Barreau de la Seine-Saint-Denis, SCP Catherine DOMINIQUE-DROUX & Thierry BAQUET, 14, Allée Michelet, 93320 LES PAVILLONS-SOUS-BOIS, Téléphone : 01.48.47.43.47. - Au greffe du Juge de l’Exécution du Tribunal de Grande Instance de Bobigny ou le cahier des conditions de la vente a été déposé.

Visite : mardi 24 juin 2014 de 11 heures à 11 heures 30.

02144

MODIFICATION

Additif à lʼinsertion 1412 du 17 avril 2014 pour JASMIN, lire, objet :

adjonction des activités de mise à disposition et de vente de tous biens immobiliers.

2146

Pour avis

VAL DE MARNE

CONSTITUTION

Aux termes dʼun acte sous seing privé, en date à Paris du 17 mars 2014, enregistré au Service des Impôts des Entreprises de Villejuif, le 29 avril 2014,

bordereau 2014/398, case 12, extrait

2072,

il a été constitué une société

présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

SUDRE GESTION BATIMENT

Siège social :

60, rue Raymond Lefebvre 94250 GENTILLY Forme : Société à Responsabilité Limitée Unipersonnelle.

Capital social : 1 000 Euros divisé en

100 parts de 10 Euros Objet : la société a pour objet :

lʼactivité dʼéconomiste de la rénovation

dʼappartements, de maisons individuelles et de locaux industriels ou commerciaux, la maîtrise des coûts des projets de rénovation, les relations avec les maîtres dʼouvrage, la gestion des entreprises, le suivi technique et financier des travaux, Durée : 99 ans. Gérance : Monsieur Jean-Claude SUDRE demeurant 60, rue Raymond

Lefebvre 94250 GENTILLY nommé

statutairement en qualité de Gérant pour une durée indéterminée. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Créteil.

2101

Pour avis

MODIFICATION DECRET 89-309 DU 11 MAI 1989

GROUND TEAM

Société à Responsabilité Limitée Unipersonnelle au capital de 1 000 Euros Siège social :

5, allée du Commandant Mouchotte Bâtiment 519 PARAY VIEILLE POSTE 91782 WISSOUS CEDEX 790 759 898 R.C.S. CRETEIL

Aux termes des décisions de lʼAssociée Unique du 14 mars 2014, enregistrées le 11 avril 2014 au Service des Impôts des Entreprises de Juvisy Nord-Est le 11 avril 2014, bordereau 2014/208, case 3, extrait 863, le capital social a été augmenté de 14 000 Euros pour être porté de

1 000 Euros à 15 000 Euros, par

incorporation de réserves. Lʼarticle 8 des statuts a été complété

en conséquence, et lʼarticle 9 des statuts est désormais rédigé comme suit :