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I – Croissance, fluctuations et crises Science économique
I – Croissance, fluctuations et crises
Science économique

Acquis de première : productivité, institutions, droits de propriétés, externalités Notions : progrès technique, croissance endogène, productivité globale des facteurs

1- 1 – Quelles sont les sources de la croissance économique ?

TD- Un plan de robotisation, la solution pour doper la croissance et l’emploi ?

Objectifs :

Méthodologie de la dissertation : la méthode sur Pearltrees

Analyse de documents en relation avec le sujet

Construction d’une argumentation cohérente

Etapes du travail :

  • I. Compréhension du sujet

 

Termes

 

Sens

Première ébauche d’organisation des idées

Nature du travail à faire

?

Question : la réponse ne peut donc être unique. C’est donc un énoncé- débat

I – La robotisation, la solution pour doper la croissance et l’emploi

solution

possibilité

II – Les limites de la robotisation pour doper la croissance et l’emploi

On peut aussi inverser l’ordre des parties selon la problématique choisi

Domaine de

Termes

Définition

connaissances

 
  • - robotisation

  • - Processus d’introductions de robots dans l’économie : des

  • - Croissance :

machines automatisées de plus en plus performantes et « intelligentes »

  • - Emploi :

  • - augmentation d’un indicateur de dimension (PIB) pendant plusieurs périodes consécutives

  • - travail rémunéré

Délimitation

-

Pas de délimitation explicite

géographique et

-

Mais une délimitation implicite : le sujet porte sur la croissance et

temporelle

l’emploi. Il faut donc traiter des situations où il n’ y a pas de croissance et du chômage. On peut donc parler de certains PDEM actuels comme la France qui ont une faible croissance économique et un fort taux de chômage

Reformulation simple du sujet

L’introduction massive de machines automatisées est-elle une chance ou une catastrophe pour l’économie des PDEM ?

Les robots vont-ils remplacer les hommes, créer du chômage et réduire la croissance économique ?

Quels effets peut avoir la robotisation sur l’augmentation du PIB ? Quels effets peut-elle avoir sur la création d’emplois ?

Deuxième ébauche

 

Premier type de plan :

d’organisation des idées

  • I – La robotisation peut avoir des effets positifs sur la croissance et l’emploi II – Mais il y a des limites

Deuxième type de plan ( plus inventaire)

  • I – Les conséquences de la robotisation sur la croissance II- Les conséquences de la robotisation sur l’emploi

II.

Argumentation : Recherche d’idées

   

Première partie

   

Deuxième partie

La robotisation peut avoir des effets positifs sur la croissance et l’emploi

Mais il y a des limites

Arguments tirés du cours

Hausse de la productivité et effets sur l’emploi

Innovation source de la croissance : PGF/Solow Cercle vertueux des gains de productivité Destruction créatrice

Document 1

 

Idée

Lien avec le cours ou avec un autre document

 

Idée

 

Lien avec le cours ou avec un autre document

Une

étude

d’Oxford

Constats à relier

aux

Tous

les

métiers

ne

Constats à relier aux

montre

métiers

que

manuels

les

ou

d’autres

constats

peuvent

remplacés :

 

pas

les

être

métiers

constats d’autres documents : 2/3

peu qualifiés ont une

documents : 2/3

qualifiés

à

base

de

forte

probabilité

réflexion et d’autonomie

d’être remplacés par des robots : 90 à 99% de risques

ont un faible risque : de 1 à 4 %

         

Document 2

35%

des

emplois

au

Le

doc

est

De nouveaux métiers

Constats à relier aux

Royaume-Uni et

30%

à

complémentaire

apparaissent : science

constats d’autres

Londres

risquent

d'être

au 1

des données ou dans les

documents : 1/3

supplantés par

 

des

réseaux

sociaux.

machines

d'ici

les

vingt

Caractéristiques de ces

prochaines années

emplois : innovation, management, maîtrise

Hausse

des

inégalités :

Explication

du

informatique

emplois des moins qualifiés

mécanisme :

mal

rémunérés

Baisse du pouvoir

disparaissent,

créations

d’achat

des

d’emploi

qualifiés bien

ménages les plus

pauvres ;

rémunérés

baisse

 

de

leur

consommation

et

donc

de

la

demande

Les emplois

créés

ne

pourront

 

pas

Remise en cause

automatiquement

être

de

l’effet

positif

pourvus par les personnes

automatique des

qui

ont

vu

leur

emploi

gains

de

détruit par la robotisation

 

productivité

Nécessité d’une politique

la

robotisation

active de formation pour

n’est

pas

une

adapter les personnes en

condition

unique

recherche d’emplois aux

pour obtenir de la

nouveaux métiers

croissance

et

de

l’emploi

Selon l’entrepreneur

Constats à relier

aux

Pour

la Fédération

Constats à relier aux

Document 3

américain Martin Ford , les robots vont mettre tout le

d’autres

constats

internationale

de

robotique : deux ou trois

constats d’autres documents : 2/1

monde au chômage.

documents : 1 /2

emplois

Etude Forrester : perte nette

supplémentaires net

créés

pour

chaque

de 7% des emplois aux

nouveau

robot

installé

Etats-Unis d’ici 2025

en usine

Transformation

 

des

A relier

avec

le

 

doc

2 :

la

emplois non qualifiés, mais

robotisation

n’est

aussi qualifiés. Nécessite de nouveaux modèles de

pas une condition

formation, mais aussi de

suffisante

pour

obtenir

de

la

management

croissance

et

de

l’emploi

         

Document 4

Machine à hamburger qui

Explications des

Production de meilleure

A

relier

au

cercle

peut produire un hamburger

effets négatifs de

qualité (coût de la main

vertueux

 

de

la

en quelques secondes et

la robotisation

d’œuvre est plus faible)

productivité + docs 7

remplacer plusieurs salariés

Effets

des

gains

et/ou moins cher grâce

et 8

la

hausse de la

plus

de

3 millions et

demi

de

productivité

productivité. Hausse du

de

personnes

travaillent

sur

l’emploi

pouvoir d’achat permet

dans

l'industrie du

fast-

quand

la

de consommer d’autres

food : emplois « McJobs »,

production

types de produits , donc

mal

payés,

précaires,

n’augmente pas

favorise la croissance

fatigants Ces salariés ont

peur

de

 

perdre leur emploi et des

grèves ont éclaté

 

L’entreprise

 

crée

des

Destruction

créatrice

Les salariés des fast-food

Qualification/

 

emplois très qualifiés :

de Schumpeter

 

n’ont pas les compétences

compétences

pour créer et réparer les

pour

postuler

sur

ces

 

machines

 

emplois

 

Document 5

Erik Brynjolfsson

et

Andrew McAfee pensent

Caractère

radicalement

 

Peur des machines est ancienne : mouvement

A relier au document la

4

avec

peur

que ce mécanisme ne sera

nouveau

de

la

luddiste au XIX° siècle :

actuelle

des

salariés

plus possible dans le futur

robotisation

par

les ouvriers cassent les

de fast food

avec

la

robotisation :

la

rapport

aux

machines textiles qu’ils

 

machine à vapeur

exemples

accusent de leur voler

remplaçait le travail humain

précédents

leurs emplois.

physique, le robot le travail

(machine

à

Or,

l’introduction

de

de réflexion. Les robots

vapeur)

A

relier

au

cercle

peuvent donc totalement

machines

a

permis

de

vertueux

de

la

remplacer les hommes.

A confronter aux

créer

plus

d’emplois

productivité

et

aux

tenants

de

la

qu’il

n’en

a

détruits.

docs 2 et 3

 

destruction

Mais ce

sont des

 

créatrice

emplois différents : sur

 

les

deux

dernières

décennies,

on

 

voit

par

exemple des croissances

de 909% dans le secteur

des

auxiliaires

de

puériculture

 

David Autor considère que les emplois peu qualifiés ne peuvent être remplacés par des robots

A relier avec le doc 1

car les salariés doivent

travailler en équipe

et

être au contact de la

clientèle. Les très

qualifiés ne peuvent pas

     

non plus être remplacés par des robots car ces emplois nécessitent de l’adaptabilité et de la créativité

 

Chercheurs ne sont pas

d’accord

sur

les

conséquences

 

sur

l’emploi

de

la

robotisation

 

Document 6

   

En France, seuls 15%

 

des emplois

seraient

automatisables : la robotisation aurait donc peu d’effets sur l’emploi

Critique

de

l’étude

A relier au doc 1 qui présente cette étude

anglaise

qui

considère

que

plus

de

40%

des

emplois vont

 

être

supprimés

du fait

de

la

robotisation : une étude

allemande considère que

l’enquête

 

anglaise

surestime

le

nombre

d’emplois

susceptible

d’être automatisés : dans la plupart des emplois, même non qualifiés, il y

a une part des tâches qui

ne

peut

 

être

automatisée : travail en

équipe ou relation client

Il faut donc raisonner en

terme

de tâche

et

non

d’emploi.

 

Pour

David

Autor,

A relier avec le doc 5

l’homme

a

des

compétences

que

les

machines

n’ont

pas :

flexibilité,

capacité

à

résoudre les problèmes

Document 7

   

La

robotique

devrait

Processus

de

assurer

la

croissance :

destruction

créatrice

"C'est

un

secteur

de

de Schumpeter

l'industrie qui enregistre

une

croissance

à

trois

chiffres

depuis

cinq

ans »

et

la création

d’emplois :

ce

secteur

sera pourvoyeur "de 20

à 25 % du marché de

l'emploi

d'ici

2050. Et

100%

des

jeunes qui

s'orienteront

vers

ce

     

secteur

trouveront

un

 

travail"

Certes

la

robotisation

détruit

des

emplois,

mais

en crée

d’autres :

"nouveaux

métiers"

comme

téléopérateur,

téléguide

de

robots

à

distance ou de pilote de

drones.

C’est ce qui s’est passé au XIX° siècle avec la machine à vapeur

A confronter au doc 5 qui met en évidence la particularité de la robotisation

Document 8

   

Rapport Gallois met en évidence les problèmes français.

Cercle vertueux de la productivité + docs 4 et 5/9

La France pour gagner compétitivité

en

a

essayé

de jouer

sur

la

compétitivité-prix

et

essayer

de

réduire

les

marges des entreprises.

Or

un

pays

comme la

France

ne

peut

concurrencer

les

pays

en terme de coût du travail.

d’Asie

du

sud-est

Il faut qu’elle joue sur la

compétitivité

hors-

prix/qualité. Pour cela il

faut augmenter la

productivité et

donc

introduire davantage de

robots

Document 9

   

Robotisation crée des emplois de 2 manières :

Destruction créatrice

De

manière

de Schumpeter + doc

microéconomique : il

7

faut créer

des emplois

pour innover, mettre en place ces machines et les réparer

De

manière

macroéconomique :

la

Cercle vertueux de la

robotisation assure une

productivité + docs 4

hausse

de

la

et 5

     

productivité. Les gains de productivité sont la source essentielle de la croissance

 

Document 10

les

estimations

sont

très

Constats

à

relier

Le nombre d’emplois

Constats à relier aux

différentes : les écarts entre

aux

autres

créés par la robotique a

autres constats

prévisions hautes et basses

constats

été multiplié par 4 entre

sont

beaucoup plus

début 2000 et mi 2020.

importants pour 2020 que

   

pour 2000

 

Corrélation

négative

entre nombre de robots

Corrélation

positive

entre

et taux de chômage :

hausse du nombre

Brésil

entre

2000

et

d’emplois et hausse du taux

2010 : nombre de robots

de

chômage :

aux

Etats-

multiplié par 4 ; taux de

Unis

, entre

2000 et 2010,

chômage divisé par 4

le

nombre

de

robots a

été

multiplié par 2,

le taux

de

chômage

par

2.5.

pour

l’Allemagne entre 2000 et

2005

Le dossier documentaire

Document 1 :

La BBC propose un "simulateur de robotisation" qui permet de calculer le pourcentage de risque d’être remplacé par un robot en fonction de votre métier. Ce simulateur de robotisation de la BBC nous apprend - ou nous rappelle - un certain nombre de choses intéressantes. D’abord, on a la confirmation que les professions manuelles ou les moins qualifiées sont les plus menacées par la robotisation comme opérateurs de centre d’appel, ouvriers ou même secrétaires juridiques. Ces

métiers

auraient

90

à

99%

de

risque

d’être

un

jour

remplacés

par

des

robots.

A l’inverse, si vous êtes ingénieur, psychologue, artiste ou membre du clergé, vous ne courez pas trop de risque : à

peine 1 à 4% qu’un robot prenne votre place un jour. Ces résultats émanent d’une étude de l’université d’Oxford combinés à des chiffres de l’Office National britannique de la Statistique (Office for National Statistics) et du cabinet Deloitte. Il faut préciser que cela concerne donc le Royaume Uni. Cependant, comme en témoignent d’autres études, les données ne sont pas très différentes dans le reste du monde, et notamment en France. Source : Jérôme Colombain ,Votre métier sera-t-il un jour remplacé par un robot ? , France Info, 17 septembre 2015

Document 2 :

Les métiers tel qu'assistant libraire, secrétaire, agent de voyage ou encore greffier sont parmi les plus exposés à la concurrence des ordinateurs. Le phénomène est déjà bien entamé puisque depuis 2001, ces métiers ont déjà fondu de 40% selon l'étude publiée lundi par Deloitte et l'université d'Oxford,

L'avenir pour le marché du travail n'est que plus sombre puisque 35% des emplois au Royaume-Uni et 30% à Londres risquent d'être supplantés par des machines d'ici les vingt prochaines années poursuit l'étude.

Les moins payés

plus exposés

... De nouveaux métiers éclosent, comme dans la science des données ou dans les réseaux sociaux, mais pas sûr que tout

le monde puisse se mettre si facilement "à la page" en matière de numérique. L'inquiétude des analystes réside par ailleurs dans l'exposition inégale des salariés face à cette tendance à la robotisation :

En effet, "ceux qui gagnent moins de 30 000 £ (38 200 €) par an risquent cinq fois plus d'être remplacés par des robots que ceux qui gagnent plus de 100 000 £ (127 500 €) par an. A Londres les emplois peu rémunérés sont huit fois

plus exposés à ce risque".

Des données qui font craindre à Rory Cellan-Jones, spécialiste des nouvelles technologies cité par BBC News, que le

"fossé entre riches et pauvres ne se creuse encore davantage avec la progression des robots".

Pour éviter d'être évincés par les robots, les employés vont devoir se doter de nouvelles qualifications avance l'étude. Bien sûr, les compétences en matière numérique sont les plus demandées : 85% des employeurs londoniens sont à la recherche de profils avec "un savoir-faire digital", mais aussi avec des aptitudes en management et une bonne dose de créativité. En somme, mieux vaut avoir les qualités qu'un ordinateur ne pourra (jamais ?) se doter. Loin d'être fatalistes, les analystes de Deloitte appellent les décideurs politiques et les entrepreneurs à réagir, vite, pour que la "main d'oeuvre" se dote de ces aptitudes inimitables par les machines.

Source : T Honoré, Les robots menaceraient un emploi sur trois au Royaume-Uni, in www.latribune.fr/,

10/11/2014

Document 3 :

Le cabinet américain Forrester anticipe, pour le marché de l'emploi des Etats-Unis, une disparition nette de 7% des jobs d'ici 2025 imputable à l'automatisation. Quel impact les robots auront-ils sur le marché de l’emploi ? Loin des prédictions les plus alarmistes – mettre la plupart d’entre nous au chômage, selon l’entrepreneur américain Martin Ford – et les plus optimistes – créer «deux ou trois emplois supplémentaires» net pour chaque nouveau robot installé en usine, estime la Fédération internationale de robotique –, une étude du cabinet américain Forrester, publiée le 24 août, avance une réponse à mi-chemin. Intitulée «The Future Of Jobs, 2025: Working Side By Side With Robots», elle se borne à l’évolution du marché du travail américain d’ici 2025. Ses conclusions sur la deuxième économie mondiale n’en sont pas moins dignes d’intérêt : «Les robots ne vont pas nous piquer tous nos emplois, mais ils vont transformer notre façon de travailler.» D’après Forrester, l’automatisation entraînera, aux Etats-Unis, la disparition de 16% des emplois (22,7 millions) quand, de l’autre côté de la balance, la création des robots, des logiciels et la maintenance engendreront 9% de nouveaux postes (13,6 millions). Soit, au final, une perte nette d’emploi de 7% (9,1 millions) imputable aux robots d’ici 2025. (…) L’étude Forrester insiste également sur la masse de jobs transformés par les progrès des robots. «Nos analyses suggèrent que d’ici 2019, 25% des tâches de chaque emploi seront confiées à des logiciels, des robots ou des services automatisés et directs aux clients. Pour la plupart des employés, leurs collègues robotiques vont transformer le rapport au travail et requérir de nouvelles méthodes de management, de formation et de nouveaux systèmes d’information financiers», écrit un analyste de l’entreprise. Cette transformation est déjà à l’œuvre. Chez McDonald’s ou Ikea, le job de caissier disparaît peu à peu au profit des caisses automatiques où le client est mis à contribution. Et les emplois manuels, répétitifs et peu qualifiés ne sont pas les seuls concernés : les professions réputées intellectuelles le sont également. Dans certains domaines, les médecins hospitaliers sont assistés par des programmes pour le diagnostic (le programme Watson d’IBM) et par des robots pour des actes chirurgicaux – à l’image du Rosa de la société Medtech. Bruno Bonnell, président du syndicat Syrobo, nous glissait il y a quelques mois : «La robolution, on est en plein dedans.» Source : Gabriel Siméon , Les robots détruiront plus d'emplois qu'ils n'en créeront, selon une étude

Libération,1/09/2015

Document 4 :

Aux Etats-Unis, plus de 3 millions et demi de personnes travaillent dans l'industrie du fast-food – les fameux « McJobs », mal payés, précaires, fatigants, mais qui ont le mérite d'exister. Ces emplois semblaient promis à un bel avenir, car ils restaient à l'abri de l'automatisation, mais c'est peut-être en train de changer. Une start-up de San Francisco baptisée Momentum Machines commercialise un « BurgerBot » – un robot capable de cuire, de préparer et d'emballer un hamburger en quelques secondes(…) Cette innovation arrive dans un contexte de tensions sociales inhabituelles pour le secteur. Ces derniers mois, les employés des grandes chaînes de fast-food, dont McDonald's, ont organisé des grèves et des manifestations pour exiger des augmentations de salaire. Or, avec une production moyenne de près 400 hamburgers à l'heure, un robot peut remplacer plusieurs employés à plein-temps. Momentum Machines n'affiche pas le prix de son BurgerBot, mais affirme que compte tenu des économies réalisées sur la masse salariale, son coût pourrait être amorti en un an. Ainsi, les propriétaires de restaurants pourront utiliser de meilleurs ingrédients tout en baissant leurs prix. « Notre technologie va démocratiser l'accès à la nourriture de haute qualité, en la rendant accessible aux masses », se vante l'entreprise. (…). Elle publie sur son site un argumentaire économique cherchant à démontrer qu'à moyen terme les nouvelles technologies créent plus d'emploi qu'elles n'en détruisent. Elle cherche des partenaires pour financer un programme de formation pour les employés réduits au chômage à la suite de l'arrivée d'un BurgerBot sur leur lieu de travail. La petite entreprise tient à montrer qu'elle embauche : elle recherche un ingénieur « mécatronique », c'est-à-dire doté d'une triple formation mécanique, informatique et télécom, et un spécialiste de la « vision-machine » – des profils a priori difficiles à trouver parmi les jeunes travaillant à plein-temps dans les fast-foods. Source : Yves Eudes , Les robots savent aussi faire des hamburgers, Le Monde , 03.09.2014

Document 5 :

Car la peur du remplacement par les machines ne date pas d'hier. Déjà au début du XIXe siècle, le luddisme avait opposé les tondeurs et tricoteurs travaillant dans le textile à détruire les révolutionnaires métiers à tisser mécaniques, accusés de mettre au chômage les artisans.

Pourtant, si l'avenir n'est pas écrit, le passé est lui assez clair, et la technologie et ses machines ont créé de l'emploi. C'est en tout cas ce qu'affirme le cabinet Deloitte, cité par le Guardian, dans une étude publiée mi-août. Après avoir analysé 140 ans de données économiques en Angleterre et au Pays de Galles, le constat est clair: la technologie a été "une bonne machine à créer de l'emploi". Selon les auteurs, la perception populaire tient au fait qu'il est plus facile de voir les emplois détruits par la technologie que ceux créés par celle-ci. Ainsi, la chute du nombre de travailleurs dans l'agriculture et la manutention "a été plus que compensée par la croissance rapide des services à la personne, de la créativité, de la technologie et des affaires". Notamment dans le secteur du service, avec une augmentation importante du nombre de coiffeurs et de barmans (attention, les robots s'attaquent maintenant à ce secteur!), par exemple. Sur les deux dernières décennies, on voit par exemple des croissances de 909% dans le secteur des auxiliaires de puériculture. Autre exemple: en 1871, il y avait 9832 comptables en Angleterre et au Pays de Galles. Ils sont maintenant 215.678. Mais ces statistiques seront-elles valables dans le futur? Difficile à dire. Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, deux chercheurs du MIT américain, affirmaient dans le livre "The Second Machine Age", en 2014, que nous étions en plein dans une nouvelle révolution industrielle. Après la force manuelle de la vapeur, c'est la force cognitive qui est maintenant remplacée. Et comme les capacités de calcul des machines doublent quasiment tous les deux ans et demi, les robots et l'intelligence artificielle devraient devenir de plus en plus efficaces, et ce exponentiellement. A l'inverse, un autre chercheur du MIT, a une position "non alarmiste". David Autor, professeur d'économie, affirme de son côté que si les emplois moyennement qualifiés sont effectivement de plus en plus détruits (comptable, travail de bureau aux tâches répétitives, etc), les emplois qualifiés, demandant de la créativité, sont eux en hausse. De même que les emplois peu qualifiés, qui résistent à l'automatisation. De plus, David Autor rappelle qu'il est actuellement très difficile de programmer une machine pour qu'elle imite le travail d'une personne, à moins que celui-ci soit très répétitif. Si vous ne savez pas sur quel pied danser, c'est normal, même les spécialistes sont perdus. Une enquête du Pew research center, qui a interrogé 1896 experts sur la question, montre que près d'un chercheur sur deux estime que robots et IA vont à l'avenir remplacer de nombreux travailleurs humains. L'autre moitié pense que la technologie créera plus d'emplois qu'elle n'en détruira ...

Source : Grégory Rozières, Les robots ne vont peut-être pas détruire de l'emploi mais

...

,Le

HuffPost, 23/08/2015

Document 6 :

Combien d’emplois sont menacés par l’automatisation ? L’analyse du passé récent montre que les emplois a priori peu automatisables — parce qu’ils nécessitent des interactions sociales, de l’adaptabilité, de la flexibilité ou de la capacité à résoudre des problèmes — sont de plus en plus nombreux en France. Les emplois plus facilement automatisables ont, quant à eux, légèrement diminué. Aujourd’hui, environ 15 % des salariés occupent de tels emplois en France. Le recentrage des métiers sur les tâches les plus difficilement automatisables, et plus largement la manière dont l’exercice des métiers a évolué, explique l’essentiel de ces évolutions. (…) Le débat sur la menace qui pèserait sur l’emploi du fait de l’automatisation a été fortement influencé par la publication en 2013 d’une étude réalisée par Carl Benedikt Frey et Michael A. Osborne, deux chercheurs de l’université d’Oxford, et intitulée Future of employment: how susceptible are jobs to computerisation?. D’après leurs travaux, 47 % des emplois aux États-unis et 35 % au Royaume-Uni présenteraient un risque élevé d’être automatisés au cours des dix ou vingt prochaines années. De nombreuses études, transposant les résultats de ces recherches à d’autres pays, aboutissent à un ordre de grandeur similaire : 42 % des emplois seraient ainsi menacés en France3, 49 % au Japon et 54 % dans l’union européenne.(…) Une équipe de recherche allemande ayant travaillé pour l’OCDE (Melanie Arntz et al.)6 pointe deux limites à cette analyse, limites qui, selon elle, conduisent à surestimer le nombre d’emplois automatisables : les professions identifiées comme menacées par l’automatisation comportent souvent de nombreuses tâches difficilement automatisables; toutes les personnes qui exercent une même profession ne réalisent pas exactement les mêmes tâches. C’est pourquoi ces chercheurs proposent de ne pas mesurer le risque d’automatisation par profession mais, à un niveau plus fin, celui des tâches. (…) Par cette méthode, ces chercheurs estiment que « seuls » 9 % des emplois aux États- Unis ont un risque élevé (supérieur à 70 %) d’être automatisés. Cette proportion serait de 10 % au Royaume-Uni, 9 % en France et 7 % au japon. Comment expliquer ces proportions d’emplois menacés quatre à cinq fois plus faibles que celles obtenues par les deux chercheurs britanniques ? Essentiellement parce que les premiers travaux considéraient comme automatisables des

métiers qui pourtant nécessitent fréquemment de travailler en équipe ou en relation directe avec les clients, tâches qui — à ce jour — ne peuvent être aisément confiées à des robots. (… ) C’est pourquoi il convient de nuancer l’hypothèse selon laquelle tous ces emplois répétitifs seraient automatisables. Dans « Why there are still so many jobs? », un article publié en 2015, David Autor, un chercheur américain, souligne que les travailleurs disposent encore d'un avantage comparatif sur les machines en termes d’interactions sociales, d’adaptabilité, de flexibilité et de capacité à résoudre des problèmes Source : N.Le Ru, Note d'analyse 49 - L'effet de l'automatisation sur l'emploi : ce qu'on sait et ce qu'on ignore, France stratégie, juillet 2016

Document 7 :

L'homme providentiel de la robotique, qui sera à la tête de l'émission de télé-réalité The Apprentice qui débute ce mercredi soir sur M6, réaffirme l'immense potentiel de la filière robotique française. Elle devrait être génératrice de nombreux emplois d'ici 2050. La transformation industrielle est notamment au cœur des enjeux. C'est une prévision qui devrait interpeller plus d'un responsable économique ou politique. Selon Bruno Bonnel, père

de la robotique française, ce secteur sera pourvoyeur "de 20 à 25 % du marché de l'emploi d'ici 2050. Et 100% des jeunes qui s'orienteront vers ce secteur trouveront un travail", affirme à Reuters celui qui s'est vu confier par le gouvernement une mission pour organiser la filière robotique française.

"C'est une avalanche d'emplois qui va déferler en France, on va les compter par centaines de milliers", rajoute Bruno Bonnel. (…)

Selon l'entrepreneur lyonnais, cette filière est un véritable levier de croissance pour l'économie française. "C'est un secteur de l'industrie qui enregistre une croissance à trois chiffres depuis cinq ans, relève l'ancien fondateur d'Infogrames, qui prédit que"la robotique prendra bientôt la place occupée par internet dans les années 2000, ou celle de l'informatique dans les années 80". (…) Pour conjurer les peurs de certains en France, notamment la menace sur l'emploi que ferait craindre l'essor de cette activité, l'entrepreneur fait référence à l'économiste autrichien Joseph Aloïs Schumpeter. Il invoque ainsi la théorie de la "destruction créatrice". "On a perdu des centaines d'emplois avec la disparition du transport à cheval, mais on en a créé des dizaines de milliers avec l'automobile", explique Bruno Bonnel, qui sera la tête d'affiche de la prochaine émission de télé-réalité diffusée sur M6 à partir du 9 septembre. De fait, tout un vivier de "nouveaux métiers" comme téléopérateur, téléguide de robots à distance ou de pilote de drones. Les villes de demain seront un terrain de jeux particulier, comme par exemple pour la circulation :"Il y aura la circulation automobile, et au-dessus la circulation de drones, qui seront chargés d'effectuer les livraisons, mais aussi la surveillance des villes, des forêts, des océans". Source : Maxime Hanssen ,B.Bonnell : La robotique sera pourvoyeur de "20 à 25 % du marché de l'emploi d'ici 2050", La tribune 08/09/2015

Document 8 :

Bien sûr, le déficit de compétitivité française a quelque chose à voir avec le coût du travail. Mais peut-être pas celui que l'on croit. Plutôt que de souffrir d'une main d'œuvre trop chère, l'industrie ne pâtit-elle pas d'une main d'œuvre trop nombreuse par rapport aux processus de production modernes? Autrement dit, faut-il remplacer certains emplois humains par des emplois mécaniques, c'est-à-dire des robots? C'est exactement ce que recommande le rapport Gallois, rendu public en début de semaine. Au-delà de la question très médiatique des charges salariales, l'ex-patron d'EADS relève que "la productivité globale des facteurs n'a pas progressé en France au cours de la dernière décennie du fait de l'insuffisance d'investissement de productivité et d'innovation dans le processus de production". Positionnée sur le milieu de gamme, l'industrie française a rogné ses marges pour maintenir sa compétitivité-prix, au détriment de sa compétitivité hors-prix. Elle n'a pas investi pour se moderniser. Aussi la robotisation des industries françaises est-elle "clairement en retard", selon Louis Gallois: "34.500 robots industriels, avec une moyenne d’âge élevée, sont en service en France, contre 62.000 en Italie et 150.000 en Allemagne (en fait, 157.000, ndlr)." Ce qui entraîne l'industrie dans un cercle vicieux: elle prend de plus en plus de retard sur ses concurrentes européennes en matière d'innovation (soit la compétitivité hors-prix), et est obligée de se lancer dans une course mortifère aux coûts bas, pour maintenir sa compétitivité-prix dans un milieu de gamme où elle affronte les industries d'Asie et d'Europe de l'Est. Contre ce schéma, Louis Gallois appelle donc à la robotisation des usines françaises. Une façon de regagner en compétitivité quand les coûts salariaux sont élevés Source : Jérôme Lefilliâtre, Comment les robots pourraient sauver la compétitivité de l’industrie française ?, in www.challenges.fr

Document 9 :

La dernière raison pour laquelle il est difficile de prévoir les effets des progrès du numérique sur l’emploi est que l’automatisation ne risque pas seulement de détruire des emplois : elle est susceptible d’en créer. Directement tout d’abord, dans la R&D, la conception, la production, la commercialisation ou encore la maintenance d’automates. Ainsi, en France, les ingénieurs informatiques et des télécoms sont actuellement 310 000 de plus qu’au début des années 1980, alors que la baisse du nombre d’emplois de secrétaire a débuté au milieu des années 1990 avec le déploiement de l’informatique . On compte désormais presque autant d’ingénieurs informatiques et des télécoms que de secrétaires. À ces créations d’emplois dans les secteurs liés au numérique et à l’automatisation s’ajoutent celles induites par l’apparition de nouveaux besoins de consommation, besoins qui ne se substituent pas nécessairement à d’autres plus traditionnels Enfin, l’automatisation, comme tout progrès technique, peut créer des emplois par des effets macroéconomiques. En effet, si les entreprises s’engagent dans la transition numérique de leur processus de production, c’est dans le but d’augmenter leur productivité. Ces gains de productivité peuvent se traduire par une baisse du prix de vente des produits, une hausse des salaires qu’elles versent ou encore une hausse de leurs profits dont une partie sera réinvestie. À terme, ces gains de productivité induisent un effet positif sur la demande globale adressée aux entreprises (par le biais d’une augmentation du pouvoir d’achat des ménages et celui de nouveaux investissements), donc potentiellement sur l’emploi. Source : N.Le Ru, Note d'analyse 49 - L'effet de l'automatisation sur l'emploi : ce qu'on sait et ce qu'on ignore, France stratégie, juillet 2016

Document 10:

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III.

Elaboration du devoir final

Problématiques possibles :

La peur des machines est ancienne. Certes, à court terme les effets des robots peuvent être négatifs sur la

croissance et l’emploi mais, à moyen terme, ils sont positifs La robotisation est-elle une condition nécessaire et suffisante pour avoir de la croissance et des créations

d’emplois ? L’histoire économique a montré que l’introduction des machines avait été à long terme positive, même s’il y

avait des effets négatifs sur la croissance et l’emploi. Mais les robots sont des machines très particulières : leur introduction pourrait donc avoir des conséquences différentes. Les conséquences de la robotisation seront-ils positifs à la fois sur la croissance et sur l’emploi ?

Plan final

Problématique 1 :

 

I.

La robotisation peut avoir à court terme des effets négatifs sur la croissance et l’emploi

II.

Mais à long terme, les effets positifs prédominent

Problématique 2 :

 

I.

La robotisation est une condition nécessaire pour avoir de la croissance et des créations d’emplois

II.

Mais elle n’est pas suffisante

Problématique 3

 

I.

L’histoire a montré que le les machines peuvent avoir à court terme des effets négatifs sur la

II.

croissance et l’emploi Mais à long terme, les effets positifs prédominent

III.

La robotisation a des caractéristiques particulières qui rendent cet enchaînement peu probable

Problématique 4

  • I. Des effets certains de la robotisation sur la croissance En revanche, des résultats ambivalents sur l’emploi

II.