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MANUEL D’INTERVENTION SUR PUITS SECTION 2: METHODES DE CONTROLE SECTION 2 METHODES DE CONTROLE DES

MANUEL D’INTERVENTION SUR PUITS

SECTION 2: METHODES DE CONTROLE

D’INTERVENTION SUR PUITS SECTION 2: METHODES DE CONTROLE SECTION 2 METHODES DE CONTROLE DES PUITS SOMMAIRE

SECTION 2 METHODES DE CONTROLE DES PUITS

SOMMAIRE
SOMMAIRE
   

PAGE

2.1 INTRODUCTION

1

2.2 DEFINITIONS

2

2.2.1 Pression hydrostatique

2

2.2.2 Pression de formation

8

2.2.3 Pression de fracturation

15

2.3 THEORIES DES BARRIERES

19

2.3.1 Introduction

19

2.3.2 Définitions

21

2.3.3 Barrières dans les opérations d’intervention

22

2.4 METHODES DE NEUTRALISATION DES PUITS PRODUCTEURS 26

2.4.1 Introduction

26

2.4.2 Neutralisation par circulation directe (Long way)

29

2.4.3 Neutralisation par circulation inverse (Short way)

36

2.4.4 Neutralisation par bullheading

43

2.4.5 Volumetric Method

50

2.4.6 Lubricating Technic

58

2.4.7 Procédure de stripping

62

2.5 PROBLEMES ASSOCIES AVEC LE CONTROLE DES PUITS

69

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- 0 -

2.1 INTRODUCTION

Bien que les principes fondamentaux de la théorie de neutralisation des puits sous pression soient identiques à ceux des opérations de forage , la priorité dans le choix des méthodes pratiques de contrôle à appliquer est différente. En effet, la neutralisation des puits en workover et complétion présentent les aspects particuliers suivants: .

le pourcentage des solides dans les fluides utilisés en workover et complétion est très réduit ce qui provoque souvent de pertes durant la circulation

les interventions workover et complétion contrairement aux opérations de forage débuteront souvent avec une opération de neutralisation du puits

dans les opérations d’intervention, il est possible de trouver le fluide de formation dans le tubing et l’annulaire

dans les opérations d’intervention le nombre de manoeuvres est nettement plus supérieur à celui de forage

généralement dans les opérations d’intervention la liaison couche trou est assurée par un tube perforé

dans les opérations d’intervention, la neutralisation du puits devient plus difficile à cause de la présence des différents fluides dans le puits

Les techniques de contrôle des puits sous pression seront accomplies par l’utilisation des dispositifs de confinement en surface ou au fond. Ces équipements sont classés en trois catégories:

les dispositifs de contrôle primaire utilisés comme premier moyen de fermeture du puits durant les opérations d’intervention

les dispositifs de contrôle secondaire qui seront utilisés comme moyen de secours en cas de défaillance des dispositifs de contrôle primaire

les dispositifs de contrôle tertiaire qui seront utilisés dans les situations d’urgence

Un dispositif de confinement devient une barrière dès qu’il est opéré. On définit une barrière comme étant un dispositif mécanique ou fluide qui empêche l’écoulement incontrôlé du fluide de formation.

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-

1 -

2.2

DEFINITIONS

2.2.1 Pression hydrostatique

La pression hydrostatique est définie comme étant le poids d’une colonne verticale de fluide par unité de surface.

Pression hydrostatique = densité de fluide x profondeur verticale

La pression hydrostatique dépend de la hauteur ou la profondeur verticale de la colonne de fluide. La forme de cette dernière n’a aucune importance (fig 2.1).

forme de cette dernière n’a aucune importance (fig 2.1). Z Z Fig 2.1: Différents types de
forme de cette dernière n’a aucune importance (fig 2.1). Z Z Fig 2.1: Différents types de
Z
Z
de cette dernière n’a aucune importance (fig 2.1). Z Z Fig 2.1: Différents types de colonnes
de cette dernière n’a aucune importance (fig 2.1). Z Z Fig 2.1: Différents types de colonnes
de cette dernière n’a aucune importance (fig 2.1). Z Z Fig 2.1: Différents types de colonnes
Z
Z
de cette dernière n’a aucune importance (fig 2.1). Z Z Fig 2.1: Différents types de colonnes
de cette dernière n’a aucune importance (fig 2.1). Z Z Fig 2.1: Différents types de colonnes

Fig 2.1: Différents types de colonnes de fluide

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- 2 -

Si la profondeur est mesurée en mètre et la densité du fluide en kg/L, la pression est exprimée en bar et le facteur de conversion est égal à

1/10.2 1 Gradient de pression (bar/m) = densité du fluide (kg/L)  10.2 1 Pression
1/10.2
1
Gradient de pression (bar/m) = densité du fluide (kg/L) 
10.2
1
Pression hydrostatique (bars)=densité (kg/l)  côte verticale (m) 
10.2
1
Le facteur de conversion
est dérivé comme suit:
10.2

1m 3 contient 1000 L et la densité du fluide est de 1 kg/l.

La pression exercée par 1m de hauteur de ce fluide sur une surface de 1m² est égale à:

1000  0 981 . daN   0 0981 . bar  1 bar
1000
 0 981
.
daN 
0 0981
.
bar 
1 bar
10000
  
cm ² 
10.2
1 m 1 m
1 m
1 m

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- 3 -

Fig 2.2: Cube de côté unitaire 1 m.

La formule de la pression hydrostatique (Ph) peut être exprimée différemment en fonction des unités utilisées.

Ph

Z

d

10.2

où: Ph : pression hydrostatique (bars)

d

: densité du fluide (kg/L)

Z

: hauteur verticale du fluide (m)

Ph

=  g Z

où: Ph : pression hydrostatique (Pascal) : masse volumique (kg/m 3 )

g

: accélération de la pesanteur (m/s²)

Z

: hauteur verticale de la colonne de fluide (m)

Ph

Z

d

10

où: Ph : pression hydrostatique (kg/cm²)

d

: densité du fluide (kg/l)

z

: hauteur verticale de la colonne de fluide (m)

Ph = 0.052 x MW x TVD

où: Ph

: pression hydrostatique (psi)

MW : densité de la boue (ppg)

TVD : hauteur verticale (ft)

Relations entre différentes unités de pression :

L’unité de la pression en système SI est le Pascal

1 Pascal = 1 Newton / 1 m²

Les multiples sont:

1 bar = 10 5 Pa = 10² kPa = 0.1 MPa = 1.02 kg/cm²

1 Psi = 1 lb/in² = 0.06897 bar = 6.897 kPa

Note: On choisira le "bar" comme unité de pression pour ce manuel.

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- 5 -

Facteur de correction du gaz

Le détermination de la pression hydrostatique de la colonne de gaz en utilisant la formule classique s’avère incorrecte à cause de la compressibilité du gaz qui affecte la densité, c’est ainsi que le facteur de correction du gaz a été introduit pour le calcul de la pression hydrostatique.

P hydrostatique (bars) = (facteur de correction - 1) x P statique tête tbg (bars)

Pfond = Facteur de correction x P statique tête de tbg

Exemple d’application N°1 :

Déterminer la pression hydrostatique d’une colonne de gaz sachant que:

Profondeur verticale Densité spécifique du gaz Pression statique en tête de tbg

: 5000 pieds : 0.7 : 116 bars (1650 Psi)

Solution :

D’après le tableau le facteur de correction du gaz est égal à 1.129

Ph = (1.129 - 1) x 116 = 15 bars

Exemple d’application N°2

Déterminer la différence de pression entre l’annulaire et l’intérieur de tubing après ouverture de la vanne de circulation

Données:

côte vanne de circulation densité du fluide annulaire densité d’huile densité spécifique du gaz pression statique en tête de tbg hauteur de la colonne du gaz hauteur de la colonne de brut

: 2500 m (8200 ft) : 1.24 Kg/l : 32 API : 0.6 : 42 bars : 1220 m (4000 ft) : 1220 m à 3658 m (4000 ft à 12000 ft)

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- 6 -

P statique tête tbg (bar) 42 42 Fluide annulaire Interface G/H (1200 m) Communication (2500
P statique tête tbg (bar)
42
42
Fluide annulaire
Interface G/H (1200 m)
Communication (2500 m)
Packer
Perforations

Solution

Pression hydrostatique annulaire au point de communication

Phan = 1 24

.

x

.

2500

10 2

= 304 bars

Facteur de correction du gaz (voir tableau) = 1.087

Pression hydrostatique de la colonne de gaz = (1.087 - 1) x 42 = 3.65 bars

Densité spécifique d’huile =

1415

.

1315

.

32

= 0.87

Pression hydrostatique de la colonne d’huile = 0 87 1280

.

x

10 2

.

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= 109 bars

- 7 -

Pression fond intérieure tubing au point de communication :

Ph int = 3.65 + 109 + 42 = 155 bars

Pression différentielle au point de communication après ouverture de la SSD :

P = 304 - 155 = 149 bars

Tableau des facteurs de correction de gaz

HAUTEUR DU GAZ (ft)

DENSITE SPECIFIQUE DU GAZ

 

0.6

0.7

0.8

0.9

3000

1.064

1.075

1.085

1.098

3500

1.075

1.089

1.102

1.105

4000

1.087

1.102

1.117

1.133

4500

1.098

1.115

1.133

1.151

5000

1.110

1.129

1.149

1.169

5500

1.121

1.143

1.165

1.187

6000

1.133

1.157

1.181

1.206

6500

1.145

1.171

1.197

1.224

7000

1.157

1.185

1.214

1.244

7500

1.169

1.204

1.232

1.264

8000

1.181

1.214

1.248

1.282

8500

1.193

1.239

1.266

1.304

9000

1.206

1.244

1.282

1.324

9500

1.218

1.259

1.302

1.345

10000

1.232

1.275

1.320

1.366

10500

1.244

1.289

1.338

1.388

11000

1.257

1.306

1.357

1.410

11500

1.270

1.322

1.376

1.433

12000

1.382

1.338

1.395

1.455

12500

1.297

1.354

1.415

1.477

13000

1.311

1.371

1.434

1.500

13500

1.324

1.388

1.455

1.523

14000

1.338

1.405

1.475

1.548

14500

1.352

1.422

1.495

1.573

15000

1.366

1.438

1.515

1.596

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- 8 -

2.2.2

Pressions de formations

Définition

C’est la pression du fluide contenu dans les pores d’une formation. Elle est aussi appelée pression de pores ou pression de gisement.

Pression géostatique

La pression géostatique à une profondeur donnée est la pression exercée par le poids des sédiments sus - jacents. Comme il ne s’agit pas d’une pression de fluide on préfère souvent, pour faire la distinction fluide/matrice, utiliser le terme contrainte géostatique. Elle peut être exprimée ainsi

ds  Z S  10.2
ds  Z
S 
10.2

où : ds: densité apparente des sédiments sus-jacents ( kg/l)

S

: contrainte géostatique (bars)

Z

: hauteur verticale des sédiments (m)

Pression normale

La pression normale de pores à une profondeur donnée correspond à la pression hydrostatique du fluide au point situé à la côte verticale Z, ce qui implique une connexion pore à pore jusqu’à l’atmosphère indépendamment du cheminement du fluide (fig: 2.3).

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Fig 2.3: Pression normale Le tableau suivant illustre des exemples de la magnitude de la

Fig 2.3: Pression normale

Le tableau suivant illustre des exemples de la magnitude de la pression normale de formation pour quelques zones. Toutefois en l’absence des données précises, la valeur de 1.07 kg/l est utilisée comme la densité de formation à pression normale.

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- 10 -

Eau de

Densité

Gradient de pression bar/m

 

formation

kg/l

Régions

Eau douce

1.00

0.098

Montagnes rocheuses et mid continent USA

Eau salée

1.02

0.100

Majorité des bassins sédimentaires à travers le monde

Eau salée

1.04

0.102

Mer du Nord et sud de la Chine

Eau salée

1.07

0.105

Golf du Mexique, USA

Eau salée

1.10

0.108

Quelques régions dans le Golf du Mexique

Pression anormale

En l’absence d’une barrière de perméabilité, l’augmentation du poids géostatique due à la sédimentation représente la force essentielle de l’expulsion des fluides. Si au cours du processus de sédimentation l’expulsion est freinée par une barrière de perméabilité ou une vitesse de sédimentation supérieure à la vitesse d’expulsion du fluide, la pression de pores devient anormale.

Lorsque le fluide de formation supporte une partie de la contrainte géostatique il y a sous-compaction caractérisée par une augmentation de la porosité et diminution de la densité.

Une étude menée en laboratoire en 1948 par TERZAGHI & PECK a permis l’établissement d’un modèle de compaction qui est le suivant (fig 2.4).

d’un modèle de compaction qui est le suivant (fig 2.4). B S P NAFTOGAZ / HASSI

B

S

P
P

NAFTOGAZ

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d’un modèle de compaction qui est le suivant (fig 2.4). B S P NAFTOGAZ / HASSI

C

- 11 -

A Fig 2.4: Schéma du modèle de compaction de TERZAGHI cas A : Vanne fermée

A

A Fig 2.4: Schéma du modèle de compaction de TERZAGHI cas A : Vanne fermée (absence
A Fig 2.4: Schéma du modèle de compaction de TERZAGHI cas A : Vanne fermée (absence
A Fig 2.4: Schéma du modèle de compaction de TERZAGHI cas A : Vanne fermée (absence

Fig 2.4: Schéma du modèle de compaction de TERZAGHI

cas A : Vanne fermée (absence de drainage)

Sous l’application de la charge S représentant la contrainte géostatique la pression du manomètre monte indiquant l’augmentation de la pression à l’intérieur du cylindre . Ce modèle illustre un vrai cas de la pression anormale, le fluide peut à la limite supporter le poids de tous les terrains sus-jacents, ce qui peut l’amener à une pression équivalente de 2.3 à 2.4 kg/l.

cas B et C : Vanne ouverte

Il y a possibilité de drainage d’eau, une partie de la charge S est supportée par les ressorts (matrice), la pression d’eau diminue jusqu’à ce que la charge S soit supportée par les ressorts seulement, dans cette situation la pression du fluide devient hydrostatique.

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Exemples de pressions anormales:

Puits artésiens

a) L’anomalie de pression de formation provient du fait que le réservoir affleure à une altitude supérieure à la côte d’implantation du sondage (fig

2.5).

à la côte d’implantation du sondage (fig 2.5). Fig 2.5 b) L’anomalie de pression provient du

Fig 2.5

b) L’anomalie de pression provient du fait que le réservoir affleure à une altitude inférieure à la côte d’implantation du sondage, c’est aussi le cas des réservoirs déplétés (fig 2.6).

c’est aussi le cas des réservoirs déplétés (fig 2.6). Fig 2.6 NAFTOGAZ / HASSI MESSAOUD ALGERIA

Fig 2.6

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Colonne d’hydrocarbures

La présence d’une formation gazéifère provoque une anomalie de pression caractérisée par une surpression au toit du réservoir par le fait que la pression hydrostatique de l’eau est transmise à l’interface (fig 2.7).

de l’eau est transmise à l’interface (fig 2.7). Fig 2.7: Colonne d’hydrocarbures  Forces tectoniques

Fig 2.7: Colonne d’hydrocarbures

Forces tectoniques latérales

Les forces latérales peuvent engendrer des contraintes horizontales additionnelles qui augmentent la vitesse de compaction des argiles ce qui provoque une réduction du taux d’expulsion de l’eau et création d’une pression anormale (fig 2.8).

de l’eau et création d’une pression anormale (fig 2.8). Fig 2.8: Pressions anormales résultant des forces

Fig 2.8: Pressions anormales résultant des forces tectoniques

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Relief et structuration

Sous l’effet des contraintes tectoniques, le soulèvement des formations contenant des fluides en présence d’une roche couverture imperméable, suivi de l’érosion des formations sus-jacentes pourrait conduire à des pressions anormalement élevées à faible profondeur.

Bancs de sel et d’argile

Durant le processus de sédimentation, les dépôts de sel et d’argile jouent le rôle d’une roche couverture empêchant ainsi le mouvement des fluides des formations sous-jacentes. L’augmentation du poids géostatique en présence de ce type de formations caractérisées par une perméabilité très réduite ou presque nulle peut générer des pressions anormalement élevées.

Les failles

Les failles résultant d’un état de contraintes combinées ( contraintes verticales et latérales) ont généralement un effet de drainage facilitant ainsi la communication entre une formation profonde et une formation peu profonde. Cependant, la présence d’une barrière de perméabilité empêche la circulation des fluides et par conséquent la création des pressions anormalement élevées (fig 2.9).

Fig 2.9:

Un piège d’hydrocarbures, résultant d’une faille dans le bloc de droite est surélevé par rapport à celui du gauche

le bloc de droite est surélevé par rapport à celui du gauche NAFTOGAZ / HASSI MESSAOUD

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Diapir de sel ou d’argile

Le diapir de sel ou d’argile est le résultat d’un fluage des formations sous- jacentes sous l’effet des mouvements tectoniques. Le soulèvement des formations à une faible profondeur est toujours accompagné par une conservation de la pression de pores en présence d’une barrière de perméabilité (fig 2.10).

Fig 2.10:

Souvent les dômes de sel entraînent la déformation des couches sus-jacentes

2.2.3 Pression de fracturation

des couches sus-jacentes 2.2.3 Pression de fracturation En général, les formations peu profondes ont des pressions

En général, les formations peu profondes ont des pressions de fracturation relativement faibles par rapport à celles des grandes profondeurs, ceci est dû à l’augmentation du poids géostatique et la compaction des sédiments sous-jacents.

Définition

La pression de fracturation est la pression à laquelle il y aurait rupture de la matrice de la roche, cette fracturation est accompagnée par une perte de fluide.

La formation sous le sabot représente en général le point le plus fragile du découvert. Par ailleurs la traversée des couches profondes nécessite des densités de boue plus élevées pour le maintien des parois du trou et empêcher l’intrusion des fluides de formations.

La connaissance de la pression de fracturation est d’une importance vitale pour l’élaboration du programme de neutralisation et de reprise de puits.

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Opération leak-off test (LOT)

Les calculs théoriques basés sur l’estimation de la densité apparente des sédiments par découpage lithologique ont donnés des valeurs approximatives de la pression de fracturation.

Un leak-off test est un essai de pression qui détermine la valeur réelle de la pression à exercer sur la formation jusqu’à initier l’injection du fluide de test

dans la formation.

Durant le contrôle des puits, la pression d’injectivité est essentielle pour la détermination de la pression maximale admissible en surface (Padm) afin d’éviter la fracturation de la formation la plus fragile dans le découvert.

La pression de fracturation est donnée par la formule suivante:

Zs  d Pfrac = P LOT + 10.2
Zs
 d
Pfrac
=
P
LOT
+
10.2

où: Pfrac : Pression de fracturation au sabot / côte perforation (bars)

Plot

: Pression en surface du LOT (bars)

Zs

: Côte verticale du sabot / perforation (m)

d

: densité de fluide de test au dessus du sabot (kg/l)

Exemple d’application

P LOT = 70 bars

Zs

= 2500 m

d

= 1.20

P frac = P Lot

Zs d

10.2

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Note:

2500  120 . P frac = 70   364 bars 10 2 .
2500
 120
.
P frac = 70 
 364 bars
10 2
.
10 2
.
 364
d’où
 1.48 Kg/l
d frac
2500
Zs
 d
dfrac 
d
Zs
Padm = Pfrac
 
10.2
10.2
La
pression
admissible
doit
être
recalculée

à

chaque

changement de la densité du fluide dans le puits.

Le résultat du leak-off test dans une formation consolidée est diffèrent de celui d’une formation non consolidée car la perte de boue à faible pression est probable dans cette dernière et la pression chute une fois la pompe est arrêtée (fig 2.11).

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Fig 2.11: Courbes théoriques de leak off test NAFTOGAZ / HASSI MESSAOUD ALGERIA 255300037.doc -

Fig 2.11: Courbes théoriques de leak off test

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2.3 THEORIE DES BARRIERES

2.3.1 Introduction

Le contrôle des puits sous pression durant les opérations d’intervention est réalisé à l’aide des équipements de surface. Ces équipements jouent le rôle de barrières mécaniques primaires, secondaires ou tertiaires. Durant les opérations de complétion et de work over, l’utilisation d’un fluide de contrôle d’une densité légèrement supérieure au gradient de pression du fluide de formation est considéré comme la barrière primaire.

Les barrières mécaniques primaire, secondaire et tertiaire nécessaires pour contrôler un puits sous pression peuvent être installées au fond ou en surface.

Le dispositif de confinement de la barrière primaire peut changer en fonction des conditions dans le puits. Par exemple dans le cas des opérations de travail au câble, la presse étoupe est considérée comme barrière primaire, une fois le câble est hors du puits la vanne maîtresse supérieure devient la barrière primaire.

Une barrière est composée de l’ensemble des équipements associés avec le dispositif de confinement principal, comme par exemple la presse étoupe qui forme avec le SAS et les autres équipements associés (BOP,

raccords,

Pour contenir la pression du puits durant les opérations d’intervention, il est toujours nécessaire d’avoir au moins deux barrières indépendantes

) la barrière primaire durant les opérations de travail au câble.

Note:

Avant d’éliminer une barrière de fond ou établir la communication entre l’intérieur tubing et l’annulaire, les pressions des deux côtés de la barrière doivent être égalisées afin d’éviter les accoups de pression et l’endommagement des équipements de contrôle de surface (un équipement wire line peut être éjecté par la pression différentielle après ouverture de la SSD ou la perforation du tubing).

2.3.2

Définitions

Les barrières mécaniques

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- 20 -

La barrière mécanique peut être fermée (closed barrier), appelée aussi barrière primaire ou opérable (closeable barrier),appelée secondaire ou tertiaire qu’on peut fermer en cas de besoin.

Les types de barrières mécaniques sont énumérées ci dessous:

Barrières mécaniques fermées (closed barriers)

presse étoupe ou tête d’injection de graisse / SAS / raccord, en wire

line

 stripper en coiled tubing  stripper ou BOP annulaire en snubbing  clapet anti retour en snubbing et coiled tubing

Barrières mécaniques opérables (closeable barriers)

 obturateur à mâchoires  vannes tête de production  vannes de sécurité subsurface  obturateur à fermeture cisaillante  obturateur annulaire

D’autres barrières mécaniques peuvent être installées dans le puits en cas de défaillance des barrières primaires et secondaires

 bouchon wire line  bridge plug  bouchon de ciment  bouchon de glace (ice plug)

Note :

Les vannes de sécurité subsurface peuvent être utilisées comme barrière durant les opérations normales à condition que ces vannes soient testées selon l’API 14A, cependant si la vanne est utilisée pour fermer le puits par exemple lors du démontage de la tête de puits, l’étanchéité est exigée.

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- 21 -

Barrière de fluide

Une colonne de fluide est considérée comme une barrière quand la pression hydrostatique devient supérieure à la pression de pore. Généralement la surpression utilisée est de l’ordre de 200 psi, cette valeur peut être ajustée en cas de pertes. Une colonne de fluide ne peut être considérée comme une barrière effective qu’après un certain temps d’observation. Les différents types de barrières de fluide sont:

boue de forage saumure eau de mer eau douce

Barrière primaire

La barrière primaire est un dispositif de contrôle utilisé en permanence comme moyen de fermeture du puits durant les opérations d’intervention. Par exemple durant les opérations de travail au câble, la barrière primaire est assurée par l’ensemble presse étoupe / SAS / raccord. Durant les opérations coiled tubing / snubbing, la barrière primaire est assurée par l’ensemble strippers / clapet anti retour / raccord.

Barrière secondaire

C’est un dispositif de contrôle secondaire utilisé comme moyen de fermeture en cas de défaillance de la barrière primaire, en général cette barrière est assurée par des obturateurs.

Barrière tertiaire

C’est un dispositif de contrôle tertiaire utilisé pour fermer le puits dans des situations d’urgence, en général cette barrière est assurée par les obturateurs à mâchoires cisaillantes.

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- 22 -

2.3.3

Barrières dans les opérations d’intervention

Le contrôle des puits sous pression durant les opérations d’intervention wire line, coiled tubing et snubbing est assuré par les barrière primaire, secondaire et tertiaire sans la nécessité de neutraliser le puits, sauf dans le cas des puits HP/HT ou à forte concentration H 2 S.

a/ durant les opérations wire line

travail au câble monobrin (slick line)

barrières primaires

presse étoupe / SAS

clapet à piston plongeur (plunger), en cas de rupture et éjection du câble hors du trou

vannes de la tête de production, durant le montage et démontage des équipements

barrières secondaires

BOPs wire line

vanne maîtresse supérieure en cas de rupture et éjection du câble hors du puits

vanne de sécurité subsurface quand le câble est au-dessus

Le BOP wire line peut être utilisé pour stripper le câble en cas de nécessité.

barrières tertiaires

BOPs shear ram

vanne de la tête de production en cas de nécessité absolue

En cas de perte de la barrière primaire et secondaire et en l’absence de la barrière tertiaire, la vanne maîtresse supérieure peut être utilisée pour couper le câble avec le risque d’endommager le siège de cette dernière. La vanne maîtresse supérieure est utilisée pour deux raisons :

- si la vanne maîtresse inférieure est utilisée et endommagée, sa réparation nécessite une intervention particulière - si la vanne de curage est utilisée et endommagée, le puits ne peut être laissé en production qu’avec la présence d’une barrière double

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- 23 -

travail au câble à fil multiple (braided line)

barrières primaires

tête d’injection de graisse / SAS

clapet anti-retour (safety check valve), en cas de rupture et éjection du câble hors du trou

vannes de la tête de production, durant le montage et démontage des équipements

barrières secondaires

BOPs double

vanne maîtresse supérieure en cas de rupture et éjection du câble hors du puits

vanne de sécurité subsurface quand le câble est au-dessus

barrière tertiaire

BOPs shear seal, installé directement au sommet de la tête de production

b/ durant les opérations coiled tubing

Durant les interventions coiled tubing, le contrôle de la pression doit être assuré par des barrières externes et internes

barrières externes barrières primaires

stripper

vannes de la tête de production, durant le montage et démontage des équipements

barrières secondaires

BOPs coiled tubing

vanne de sécurité subsurface quand le train coiled tubing est au-dessus

barrière tertiaire

BOPs shear seal, installé directement au sommet de la tête de production

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- 24 -

barrières internes barrière primaire

deux clapets anti-retour

barrières secondaires

remplissage de l’intérieur du coiled tubing par le fluide de contrôle

BOPs coiled tubing

Vanne de sécurité sub-surface

barrière tertiaire

BOPs shear seal, installé directement au sommet de la tête de production

Note:

Certaines opérations d’intervention coiled tubing nécessitent des circulations inverses, dans ce cas la barrière interne primaire devient le BOP coiled tubing et la barrière secondaire le BOP shear seal.

c/ durant les opérations snubbing

Comme dans les interventions coiled tubing, en snubbing le contrôle de la pression est assuré par des barrières externes et internes

barrières externes barrière primaire

BOP stripper / stipper rubber ou obturateur annulaire

barrières secondaires

deux BOPs safety rams par diamètre

vanne de sécurité subsurface quand le tubing est au-dessus

barrière tertiaire

BOPs shear et blind rams / BOP shearseal rams, monté directement au sommet de la tête de production

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- 25 -

barrières internes

barrière primaire

deux clapets anti-retour incorporé dans le train d’outil

barrières secondaires

un bouchon wire line ou un troisième clapet anti-retour à installer dans le siège

stabbing valve (pendant les maneouvres)

barrières tertiaires

BOPs shear seal, installé directement au sommet de la production

neutralisation du puits

mise en place d’un bouchon de ciment ou de baryte à l’intérieur du tubing

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- 26 -

2.4

METHODES DE NEUTRALISATION DES PUITS PRODUCTEURS

2.4.1

Introduction

Un puits producteur dans la plus part des cas doit être neutralisé avant d’effectuer les interventions work over.

La neutralisation des puits producteurs consiste à mettre en place un fluide de contrôle d’une densité égale ou légèrement supérieure à la densité d’équilibre de la pression de pores.

Le principe général des méthodes de contrôle est de maintenir la pression sur le fond égale ou légèrement supérieure à la pression de formation. Ce principe sera appliqué à toutes les méthodes décrites ci-après excepté la neuralisaion par bullheading.

Le choix de la procédure de neutralisation sera déterminé en fonction de:

type de fluide de formation

pression de pores

perméabilité de la formation

état du casing et de tubing

pression de service des équipements en surface

type de complétion utilisée

possibilité de circuler en directe ou en inverse

Les méthodes normalement utilisées pour neutraliser un puits producteur sont:

la circulation (de préférence)

le bullheading

Dans d’autres cas spéciaux, la neutralisation peut nécessiter l’utilisation des techniques suivantes:

coiled-tubing

snubbing

wire line

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- 27 -

Avant d’entamer l’opération de neutralisation, les mesures de sécurité suivantes doivent être prises:

vérifier la fermeture de la vanne maîtresse supérieure

vérifier que la vanne de curage est fermée

connecter les équipements de surface

vérifier que la ligne de torche est en bon état

purger la ligne reliant la tête de puits au manifold de surface

tester l’installation de surface

Comme la détermination préalable des pertes de charge à débit réduit dans les opérations de neutralisation des puits producteurs est très difficile voir impossible dans les condition initiales du puits où on peut trouver à l’intérieur de tubing plusieurs types de fluides, l’estimation des pertes de charge à partir de tableaux de pertes de charge de saumure, des formules ou des graphes seront utilisés dans le calculs des pressions de circulation

 

Pertes de charge pour une saumure de d = 1.20 kg/l

 
 

PSI / 100 m

 

Débit de

Diamètres et poids nominals des tubings

pompe

bpm

l/min

2" 3/8-

2" 7/8-

2" 7/8-

2" 7/8-

3" 1/2-

3" 1/2-

4.7#

6.5#

7.9#

8.7#

9.3#

11.2#

1/2

80

1.93

0.70

0.90

1.04

0.27

0.30

1

159

7.00

2.66

3.33

3.66

0.93

1.16

2

318

26.00

9.33

12.00

14.00

3.67

4.34

3

477

58.00

20.30

26.40

30.30

7.67

9.00

4

636

104.00

36.00

46.00

52.66

13.00

15.33

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- 28 -

2.4.2

Neutralisation par circulation directe (long way)

Introduction

Cette méthode consiste à circuler le fluide de contrôle de l’intérieur tubing vers l’annulaire, un graphe de l’évolution des pressions doit être préalablement préparé pour le suivi des différentes étapes de circulation

avantages

dans le cas où l’état du fluide annulaire est dégradé, la circulation directe permet d’empêcher les débris ou les solides d’entrer dans le tubing et se décanter au fond où au dessus du bouchon ce qui rend difficile le repêchage de ce dernier

moins de pertes de charge appliquées au fond

moins de pertes de circulation

inconvénients

plus de contraintes sur le casing dans le cas de la présence du gaz dans le tubing

plus de temps de circulation

plus de pression au début de la circulation pour casser le gel du fluide annulaire

plus de contamination dans l’annulaire

risque de la migration du gaz dans le cas de tubing de grand diamètre

Procédure

Pour neutraliser un puits par circulation directe, la procédure suivante peut être utilisée:

égaliser les pressions de part et d’autre de la SSD

établir la communication entre l’intérieur de tubing et l’espace annulaire par ouverture de la SSD ou par perforation du tubing

relever les pressions en tête de tubing et d’annulaire après la stabilisation

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- 29 -

déterminer les pertes de charge de la saumure dans le système tubing/annulaire à partir des tableaux

calculer les paliers de l’évolution de la pression de surface aux différentes phases de contrôle

démarrer la pompe progressivement de zéro à Qr et maintenir pendant ce temps la pression en tête d’annulaire constante et égale à la valeur lue après perforation et stabilisation (dans la majorité des cas cette pression sera égale à zéro et la duse doit être laissée complètement fermée jusqu’à ce que la pression en tête de tubing atteigne la valeur calculée)

suivre les paliers de l’évolution de pressions en surface selon le graphe préétabli

continuer le pompage à pression de circulation constante et égale à la valeur finale de circulation jusqu’au retour du fluide de contrôle en surface

arrêter le pompage, fermer le puits et observer les pressions (on doit lire Pt bg = Pt an = 0)

Exemple d’application (cas d’un puits producteur d’huile)

Données du puits:

Côte packer Côte sommet des perforations Pression de pores Densité de fracturation Densité du fluide de complétion

Pression en tête de tubing (puits fermé) : 159 bars

Pression en tête de casing (puits fermé) : 00 bars

Gradient d’huile Capacité du tubing

Casing 7" - 29 # (6.184" ID) Capacité de l’espace annulaire Pression d’éclatement du tubing Pression d’éclatement du casing

: 2023 : 2073 m : 296 bars : 1.95 Kg/l : 1.55 Kg/l

: 0.066 bars/m : 3.02 l/m

: 15.16 l/m : 729 bars : 773 bars

(2 7/8 - 6.5 #)

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- 30 -

Calculs:

Volume intérieur tubing

Volume de l’espace annulaire

Débit de contrôle :

Débit unitaire de la pompe

Densité du fluide de contrôle

:

:

V int tbg = 2023 x 3.02 = 6109 l

V an = 2023 x 15.16 = 30669 l

Qr = 250 l/min

Qu = 12.72l/cps

296

3

2023

10 2

.

=1.48 kg/l

Pertes de charge initiales(tubing plein d’huile)

Pc 1 = 9 33

.

14 5

.

250

318

2

x

2023

0 68

.

100

1 20

.

= 5 bars

Pertes de charge finales (tubing plein de fluide de contrôle)

P Rr =

9 33

.

14 5

.

250

318

2

x 2023

100

1 48

.

1 20

.

= 10 bars

Nombre de coups pour remplir l’intérieur tubing

N

=

6109

12.72 = 480 cps

Nombre de coups pour remplir l’espace annulaire

N

= 30669

12.72

= 2411 cps

Nombre de coups total : 480 + 2411 = 2891 cps

Pression initiale de circulation P R1 = P tbg1 + P c1 = 5 + 174 = 179 bars

Pression finale de circulation P Rr = 10 bars

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- 31 -

Etape 1: Démarrage du contrôle

Pression stabilisée en tête du tbg après ouverture de la SSD:

P tbg1 = 155

.

2023

10 2

.

(

0 066

.

2023

)

=174 bars

Pression stabilisée en tête de l’annulaire après ouverture de la SSD:

P an1 = 00 bars

Pression initiale de circulation:

P R1 = P tbg1 + P c1 = 5 + 174 = 179 bars

Nombre de coups à partir duquel la pression annulaire commence à augmenter

N

= 200 cps

Etape 2: Tubing plein de fluide de contrôle

Hauteur d’huile dans l’espace annulaire = 6109

15.16 =403 m

Pression hydrostatique annulaire:

P han = (

403

0 066

.

)

(

2023

403

)

155

.

10 2

.

272

bars

Pression hydrostatique tubing plein de fluide de contrôle

P hint =

1 48

.

2023

10 2

.

29353

.

bars

Pression statique en tête de tubing: P tbg2 = 0 bars

Pression statique en tête annulaire P an2 = 293.53 - 272.77 = 21 bars

Pression de circulation finale: P Rr = 10 bars

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- 32 -

Etape 3: Arrivée du fluide de formation en surface

Pression hydrostatique tubing plein de fluide de contrôle

P hint =

1 48

.

2023

10 2

.

29353

.

bars

Pression hydrostatique annulaire

P han = (403 x 0.066) +

Pression statique en tête d’annulaire

2023

1 48

10 2  

.

403

.

262

P an3 = 293 - 262 = 31 bars

bars

Etape 4: Arrivée du fluide de contrôle en surface

P Rr = 10 bars P an4 = 0 bars P tbg = 0 bars (à l’arrêt de la circulation)

Détermination des paliers de pression

P R

20

Ci

179

10

20

480

7 bars/20 cps

Nbre de

0

20

40

60

80

100

120

140

160

180

200

220

cps

Pressio

179

172

165

158

151

144

137

130

123

116

109

102

n

240

260

280

300

320

340

360

380

400

420

440

460

480

95

88

81

74

67

60

53

46

39

32

25

18

10

Les représentations graphiques des pressions en tête de tubing et d’annulaire ainsi que la pression au fond sont données dans les deux pages suivantes et seront utilisées comme guide durant l’opération de neutralisation fig (2.31 et 2.32)

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- 33 -

EVOLUTION DES PRESSIONS EN TETE DU PUITS DURANT L'OPERATION DE NEUTRALISATION PAR CIRCULATION DIRECTE

174 bars 00 bars Tubing 2 7/8" - 6.5# Fluide de complétion Huile Fluide de
174 bars
00 bars
Tubing 2 7/8" - 6.5#
Fluide de complétion
Huile
Fluide de contrôle
Vanne fermée
Vanne ouverte

Ouverture de la SSD

10 bars 21 bars Casing 7" - 29#
10 bars
21 bars
Casing 7" - 29#

Remplissage de l'interieur tubing

10 bars 00 bars 31bars 00 bars
10 bars
00 bars
31bars
00 bars
10 bars 00 bars 31bars 00 bars Tubing 2 7/8" - 6.5# Casing 7" - 29#
10 bars 00 bars 31bars 00 bars Tubing 2 7/8" - 6.5# Casing 7" - 29#

Tubing 2 7/8" - 6.5#

Casing 7" - 29#

Retour d'huile en surface

Retour du fluide de contrôle en surface et arrêt du pompage

Fig 2.31

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- 34 -

EVOLUTION DES PRESSIONS EN TETE DU PUITS DURANT L'OPERATION DE NEUTRALISATION PAR CIRCULATION DIRECTE

180 Début de circulation 160 140 120 100 Retour d'huile en surface 80 N=2411cps Pan=31bars
180
Début de circulation
160
140
120
100
Retour d'huile en surface
80
N=2411cps
Pan=31bars
Tubing plein de
Ptbg=10bars
fluide de contrôle
60
Retour du fluide de
contrôle en surface
N=480cps
N=2891cps
Pan=21bars
Pan=00bars
Ptbg=10bars
40
Ptbg=10bars
20
Pression de circulation (tubing)
0
500
1000
1500
2000
2500
3000
Pressionensurface (bars)

Nombre de coups (cps)

Fig 2.32

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- 35 -

2.4.3

Neutralisation par circulation inverse (Short way)

a) Introduction

La méthode consiste à évacuer l’effluent de l’intérieur du tubing par circulation à travers l’annulaire.

Avantages

les avantages sont généralement les inconvénients de la circulation directe

moins de temps pour avoir le retour de fluide de contrôle en surface

moins de contamination du fluide de contrôle

moins de pression appliquée au fond au moment du démarrage de la circulation

recommander dans le cas de doute sur l’intégrité du casing

Inconvénients

pertes de charge dans le tubing seront appliquées sur le fond

risque de décantation dû à l’état du fluide annulaire

b)

Procédure

égaliser les pressions de part et d’autre de la SSD

établir la communication entre l’intérieur tubing et l’espace annulaire.

relever les pressions

déterminer les pertes de charge

calculer les paliers de chute de pression

démarrer la pompe progressivement jusqu’à atteindre le débit de contrôle qui est généralement compris entre 200 et 400 /min en ajustant la duse pour maintenir une pression en tête de tubing constante et égale à P tbg1

suivre les paliers de chute de pression

continuer le contrôle à débit constant en gardant la duse complètement ouverte jusqu’au retour du fluide de contrôle en surface

arrêter le contrôle, fermer le puits et observer les pressions en tête En principe on doit lire P tbg = P ann = 0 bar.

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- 36 -

Exemple d’application (cas d’un puits d’huile)

Données du puits:

Côte packer Côte milieu des perforations Pression de pores Densité de fracturation Densité du fluide de complétion

Pression en tête de tubing (puits fermé) : 159 bars Pression en tête de casing (puits fermé) : 00 bars

Gradient d’huile Capacité du tubing

Casing 7" - 29 # (6.184" ID) Capacité de l’espace annulaire Pression d’éclatement du tubing Pression d’éclatement du casing Débit unitaire pompe Qu Débit de contrôle Qr

: 2023 m : 2073 m : 296 bars : 1.95 Kg/l : 1.55 Kg/l

: 0.066 bars/m : 3.02 l/m

: 15.16 l/m : 729 bars : 773 bars : 12.72 l/cps : 300 l/min

(2 7/8 - 6.5 #)

Calculs:

Volume intérieur tubing

Volume de l’espace annulaire

:

:

V int tbg = 2023 x 3.02 = 6109 l

V an = 2023 x 15.16 = 30669 l

Pression stabilisée en tête du tbg après ouverture de la SSD:

P tbg1 = 174 bars

Pression stabilisée en tête de l’annulaire après ouverture de la SSD:

P an1 = 00 bars Le puits sera neutralisé par circulation inverse (short way)

Les représentations graphiques de l’évolution des pressions en tête de tubing et de l’annulaire ainsi que la pression au fond seront utilisées comme guide durant l’opération de neutralisation (fig 2.33 et 2.34).

Débit de contrôle :

Débit unitaire de la pompe

Densité du fluide de contrôle

Qr = 300 l/min

Qu = 12.72l/cps

296

3

2023

10 2

.

=1.48 kg/l

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- 37 -

Pertes de charge initiales(tubing plein d’huile)

P c1 =

9 33

.

14 5

.

 

300

318


2

x

2023

100

0 67

.

.

1 20

= 7 bars

Pertes de charge (tubing plein de fluide annulaire)

P c2 =

9 33

.

14 5

.

300

318

2

x

2023

100

155

.

.

1 20

= 15 bars

Pertes de charge finale (tubing plein de fluide de contrôle)

P Rr =

9 33

.

14 5

.

300

318

2

x

2023

100

1 48

.

.

1 20

= 14 bars

Nombre de coups pour remplir l’intérieur tubing

N =

6109

12.72 = 480 cps

Nombre de coups pour remplir l’espace annulaire

N

= 30669

12.72

= 2411 cps

Nombre de coups total : 480 + 2411 = 2891 cps

Pression initiale de circulation P R1 = P an1 + P c1 = 0 + 7 = 7 bars

Pression finale de circulation:

P Rr = 14 bars

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- 38 -

Etape 1: Démarrage du contrôle

Pression stabilisée en tête du tbg après égalisation des pressions et ouverture de la SSD:

P tbg1 = 155

.

2023

10 2

.

(

0 066

.

2023

)

=174 bars

Pression stabilisée en tête de l’annulaire après ouverture de la SSD:

P an1 = 00 bars

Pression initiale de circulation:

P R1 = P an1 + P c1 = 0 + 7 = 7 bars

Nombre de coups à partir duquel la pression en tête de tubing s’annule:

N = 440 cps

Etape 2: Evacuation complète de la colonne d’huile (N = 480 cps)

Hauteur du fluide de contrôle dans l’espace annulaire = 6109 =403 m

15.16

Pression hydrostatique annulaire:

P han = (

403

0145

.

)

(

2023

403

)

155

.

10 2

.

304

bars

Pression hydrostatique tubing plein de fluide de contrôle

P hint = 155

.

2023

10 2

.

307

bars

Pression statique en tête de tubing:

Pression statique en tête annulaire:

Pression de circulation

:

P tbg2 = 0 bars

P an2 = 307 - 304 = 3 bars

P R2 = 15 +3 = 18 bars

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- 39 -

Etape 3: Annulaire plein de fluide de contrôle (N = 2411 cps)

Pression hydrostatique intérieur tubing

P hint = 155

.

2023

10 2

.

307

bars

Pression hydrostatique annulaire

P han = 148

.

2023

10 2

.

294

bars

Pression statique en tête d’annulaire P an3 = 307 - 294 = 13 bars

Pression statique en tête de tubing:

P tbg3 = 0 bars

Pression de circulation

P R3 = 15 + 13 = 28 bars

Etape 4: Arrivée du fluide de contrôle en surface (N = 2891 cps)

P Rr = 14 bars P an4 = 0 bars (à l’arrêt de la circulation) P tbg4 = 0 bars

Détermination des paliers de pression

P

R

20

C

0

20

i 440

174

7.90

bars/20 cps

Nbre de

0

20

40

60

80

100

120

140

160

180

200

220

cps

Pressio

174

166

158

150

143

135

127

119

111

103

95

87

n

240

260

280

300

320

340

360

380

400

420

440

80

72

64

56

48

40

32

24

16

8

0

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- 40 -

EVOLUTION DES PRESSIONS EN TETE DU PUITS DURANT L'OPERATION DE NEUTRALISATION PAR CIRCULATION INVERSE

174 bars 00 bars 00 bars 18 bars Tubing 2 7/8" - 6.5# Casing 7"
174 bars
00 bars
00 bars
18 bars
Tubing 2 7/8" - 6.5#
Casing 7" - 29#
Vanne fermée
Vanne ouverte
Huile
Fluide de complétion
Fluide de contrôle
Ouverture de la SSD
Evacuation complète de la
colonne d'huile
00 bars
00 bars
00 bars 28 bars Remplissage de l'annulaire par le fluide de contrôle Casing 7" - 29#
00 bars 28 bars Remplissage de l'annulaire par le fluide de contrôle Casing 7" - 29#

28 bars

28 bars
00 bars 28 bars Remplissage de l'annulaire par le fluide de contrôle Casing 7" - 29#

Remplissage de l'annulaire par le fluide de contrôle

Casing 7" - 29#

00 bars
00 bars
par le fluide de contrôle Casing 7" - 29# 00 bars 00 bars Retour du fluide
par le fluide de contrôle Casing 7" - 29# 00 bars 00 bars Retour du fluide

00 bars

le fluide de contrôle Casing 7" - 29# 00 bars 00 bars Retour du fluide de
le fluide de contrôle Casing 7" - 29# 00 bars 00 bars Retour du fluide de

Retour du fluide de contrôle en surface et arrêt du pompage

Fig 2.33

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- 41 -

EVOLUTION DES PRESSIONS EN TETE DU PUITS DURANT L'OPERATION DE NEUTRALISATION PAR CIRCULATION INVERSE

180 Ouverture de la SSD 160 140 Pressionstatique en tête de tubing 120 100 Retour
180
Ouverture de la SSD
160
140
Pressionstatique
en tête de tubing
120
100
Retour du fluide
Annulaire plein de
fluide de contrôle
Retour du fluide de
contrôle en surface
annulaire en surface
N=2411cps
N=2891cps
N=480cps
Pan=13bars
80
Pan=00bars
Pan=3bars
Ptbg=00bars
Ptbg=00bars
Ptbg=00bars
P R =28bars
P R =14bars
P R =18bars
60
40
20
0
500
1000
1500
2000
2500
3000
Pressionensurface (bars)

Nombre de coups (cps)

Fig 2.34

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- 42 -

2.4.4

Neutralisation par Bullheading

A/ Cas d’un tubing intégral

L’opération bullheading est une des méthodes les plus recommandées pour la neutralisation des puits producteurs (gaz). Elle consiste à pomper un fluide de contrôle dans le tubing de production afin de squeezer le fluide de formation à travers les perforations tout en suivant le profil de l’évolution des pressions en surface. La neutralisation des puits par bullheading est utilisée dans des situations telles que:

puits à gaz de grande profondeur

impossibilité d’accéder aux dispositifs de circulation de fond (écrasement

tubing, poisson ou dépôts de sédiments dans le tubing,

)

volume sous packer important

dégradation du fluide annulaire (densité au fond importante, bouchage de l’espace annulaire)

Procédure de neutralisation par bullheading

La procédure de neutralisation par bullheading consiste à:

calculer le volume intérieur de tubing

calculer la pression maximale admissible en surface au début et à la fin de l’opération

établir les graphes des pressions en fonction du volume de fluide de contrôle pompé:

1. limite de la pression d’éclatement du tubing

2. pression maximale admissible pour ne pas fracturer la

formation

3. pression statique en tête de tubing

pressuriser l’espace annulaire pour réduire le risque d’éclatement de tubing et s’assurer de son intégralité

choisir un débit réduit de façon que la vitesse de pompage soit supérieure à la vitesse de migration du gaz dans le tubing

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- 43 -

commencer à pomper le fluide de contrôle dans le tubing en observant

les pressions en surface (pressions en tête de tubing et d’annulaire) jusqu’à ce que le fluide de contrôle arrive au niveau des perforations

fermer le puits et observer les pressions en tête de puits (normalement P tbg = 0)

Avantages

simple à réaliser

nécessite un volume de fluide contrôle relativement faible

diminution instantanée de la pression en tête de tubing dès le début de pompage

puits neutralisé dès que le fluide de contrôle arrive au fond

Inconvénients

risque de fracturer la formation

risque d’endommager la couche productrice par perte importante de fluide de contrôle

risque d’éclater la colonne de tubing et les équipements de surface

Note:

Pour que la méthode de neutralisation par bullheading soit efficace, la vitesse de déplacement du fluide pompé doit être supérieure à la vitesse de migration du gaz dans le tubing. L’utilisation. de viscosifiants avec le fluide de contrôle peut réduire l’effet de cette migration.

Exemple d’application:

Données du puits

Côte packer Côte haut perforation Densité du fluide annulaire Densité de fracturation Capacité du tubing 4 ½ - N80 - 13.50# Pression d’éclatement du tubing Pression stabilisée en tête du tbg (puits fermé) Pression de pores Gradient du gaz

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: 3050 m : 3100 m : 1.07 Kg /l : 1.65 Kg/l : 7.79 l/m : 622 bars : 252 bars : 318 bars : 0.022 bar/m

- 44 -

Calculs

volume de tubing V tbg = 3100 x 7.79 = 24149 l

densité de fluide de contrôle

dr = 318

10 2

.

3100

1 05

.

kg/l

pression maximale admissible en tête de tubing au début de l’opération bullheading

P

adm1

165

.

3100

10 2

.

(

0 022

.

3100

)

433

bars

pression maximale admissible en tête de tubing à la fin de l’opération bullheading

P

adm2

(

165

.

105

.

)

3100

10 2

.

182

bars

pression statique initiale stabilisée en tête de tubing P tbg1 = 252 bars

pression statique finale en tête de tubing à la fin de l’opération bullheading P tbg2 = 0 bars (puits plein de fluide de contrôle)

La représentation graphique de l’évolution des pression en tête de tubing est utilisée comme guide durant l’opération de neutralisation (fig 2.35 et

2.36).

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- 45 -

EVOLUTION DES PRESSIONS EN TETE DE TUBING DURANT L'OPERATION DE NEUTRALISATION PAR BULLHEADING

Vanne ferméeVanne ouverte 252 bars Tubing 4 1/2 - 13.5# Fermeture et stabilisation des pressions en

Vanne ouverteVanne fermée 252 bars Tubing 4 1/2 - 13.5# Fermeture et stabilisation des pressions en tête

252 bars Tubing 4 1/2 - 13.5#
252 bars
Tubing 4 1/2 - 13.5#

Fermeture et stabilisation des pressions en tête

Huile +Gaz 276 bars Casing 7" - 32#
Huile +Gaz
276 bars
Casing 7" - 32#

pompage de 9.50 m 3 de saumure de d=1.05

Saumure d = 1.207" - 32# pompage de 9.50 m 3 de saumure de d=1.05 Saumure d = 1.05

Saumure d = 1.05de 9.50 m 3 de saumure de d=1.05 Saumure d = 1.20 00 bars Gaz piégé

00 bars Gaz piégé
00 bars
Gaz piégé

pompage de 27.528 m 3 de saumure de d=1.05

600

500

400

300

200

100

0

Limite d’éclatement du tubing 4 1/2 Interval de la pression de travail pendant l’opération bullheading
Limite d’éclatement du tubing 4 1/2
Interval de la pression de travail pendant l’opération bullheading
Pression maximale admissible en tête
Pression maximale admissible en tête
avec un facteur de sécurité de 30 bars
Pression statique en tête de tubing
0
2
4
6
8
10
12
14
16
18
20
22
24

600

500

400

300

200

100

0

Volume de fluide de contrôle pompé dans le tubing (m 3 )

Fig 2.35 & 2.36

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- 46 -

B/

annulaire

Cas d’une communication entre l’intérieur tubing et l’espace

Une communication entre l’intérieur tubing et l’espace annulaire peut entraîner le passage du fluide de formation dans l’espace annulaire. Cette communication peut être causée par:

une défaillance de tubing

une mauvaise étanchéité des éléments de fond ou du packer

une mauvaise cimentation avec une défaillance du tubage

La localisation de la profondeur de la communication peut être faite par interprétation des pressions en surface par exemple:

si les pressions en tête sont égales, on considère que la communication est près de la surface si la pression en tête de l’annulaire est considérablement inférieure à la pression en tête de tubing, on considère que la communication est près du fond

Si les indications en surface ne sont pas significatives, la localisation du point de communication sera déterminée par la circulation de traceurs ou par diagraphies.

Dans ces conditions le meilleur moyen pour neutraliser le puits est d’utiliser la méthode bullheading tubing/annulaire afin d’assurer un contrôle effectif de la pression de fond.

La méthode bullheading tubing/annulaire consiste à pomper un fluide de contrôle dans le tubing et à travers l’espace annulaire pour squeezer le fluide de formation dans le réservoir.

Les débits de pompage doivent être choisis de façon à ce que les interfaces fluide de contrôle/fluide de formation soient réguliers et au même niveau pendant toute l’opération de neutralisation. Par exemple: pour une complétion 2 7/8 x 732 #, le débit à travers l’annulaire est approximativement cinq (5) fois celui de l’intérieur du tubing.

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- 47 -

Exemple d’application:

Données du puits

Côte milieu des perforations Pression de pores Densité d’équilibre Densité de fracturation Densité du fluide de contrôle Densité du fluide annulaire Capacité du tubing 2" 7/8 -N80# Capacité de l’espace annulaire

P éclatement tubing

P éclatement casing 7" -P110-32# Pression statique en tête de tubing Pression statique en tête de casing

Calculs:

: 3962 m : 614 bars : 1.58 Kg /l : 1.88 Kg/l : 1.60 Kg/l : 1.70 Kg/l : 3.02 l/m : 14.60 l/m : 729 bars : 859 bars : 345 bars : 83 bars

volume intérieur du tubing:

volume de l’espace annulaire:

V int tbg = 3962 x 3.02 = 11.965 m 3

V e an = 3962 x 14.60 = 57.840 m 3

pression maximale admissible au démarrage de la pompe :

P adm1 = (1.88 x 3962 ) / 10.2 - (614 - 345) = 461 bars

pression maximale admissible après remplissage de l’intérieur tubing avec le fluide de contrôle :

P adm2 = ( 1.88 - 1.60 ) x 3962 / 10.2

=

109 bars

pression stabilisée en tête du tbg après remplissage du puits avec le fluide de contrôle :

P tbg2 = 00 bars

pression stabilisée en tête de l’annulaire après remplissage du puits avec le fluide de contrôle:

P e an2 = 00 bars

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- 48 -

EVOLUTION DES PRESSIONS EN TETE DE TUBING ET D'ANNULAIRE DURANT L'OPERATION DE NEUTRALISATION PAR BULLHEADING TUBING / ANNULAIRE

Vanne ferméeVanne ouverte 345 bars 83 bars Saumure Défaillance au niveau du packer Fermeture et stabilisation

Vanne ouverte 345 bars 83 bars Saumure Défaillance au niveau du packer
Vanne ouverte
345 bars
83 bars
Saumure
Défaillance au
niveau du packer

Fermeture et stabilisation des pressions en tête

Gaz + Huiledu packer Fermeture et stabilisation des pressions en tête Saumure d = 1.20 205 bars Fluide

Saumure d = 1.20et stabilisation des pressions en tête Gaz + Huile 205 bars Fluide de contrôle 200 bars

205 bars Fluide de contrôle 200 bars Casing 7 ”
205 bars
Fluide de
contrôle
200 bars
Casing 7 ”
00 bars 00 bars Tubing 2 7/8"- N80
00 bars
00 bars
Tubing 2 7/8"- N80

Etat du puits encours de l'opération bullheading

Fin de l'opération bullheading et observation des pressions

(bars)

Pression en surface

461

440

345

179

0

Interval de travail durant l’opération bullheading Both Sides Pression maximale admissible en tête Pression maximale
Interval de travail durant l’opération bullheading Both Sides
Pression maximale admissible en tête
Pression maximale admissible en tête
avec un facteur de sécurité de 21bars
205
Pressions statiques
en tête de tubing
Volumes pompés dans le tubing (m 3 )
2
4
6
8
10
Volumes pompés dans l'annulaire (m 3 )
0 6
12
18
24
30
36
42
48
54

109

88

-08 (overbalance)

Fig 2.37 & 2.38

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- 49 -

2.4.5 Volumetric Method

C’est une méthode de contrôle conventionnelle qui consiste à faire remonter une venue de gaz jusqu’en surface sans circulation, en laissant le gaz se détendre d’une manière contrôlée.

Cette méthode est utilisée dans des situations particulières de venues où la circulation de l’effluent devient impossible telles que:

garniture de forage hors du trou

garniture coincée loin du fond

bouchage de la garniture de forage

arrêt de la force motrice

sifflure ou rupture de la garniture de forage

On peut distinguer deux cas possibles lors de l’application de la Volumetric Method:

1 er - cas:

communication de pression entre l’espace annulaire et l’intérieur des tiges avec impossibilité de circulation.

Chaque fois que la lecture de la pression en tête des tiges est possible, on utilise ce qu’on appel la méthode de purge classique.

Cette méthode consiste à purger de la boue pour maintenir la pression en tête des tiges constante et égale à la valeur de la pression stabilisée (Pt 1 ) jusqu’à l’arrivée du gaz sous les obturateurs où il sera évacué en circulation ou en utilisant la lubricating technique.

En pratique, une marge de sécurité est prise pour pallier aux fluctuations des pressions lors de la manipulation de la duse.

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- 50 -

2 eme - cas:

pas de communication de pression et impossibilité de circulation

Lorsque la lecture de la pression en tête des tiges n’est pas possible, le contrôle de la pression de fond doit se faire avec le manomètre annulaire.

a)

Choix et calculs

1)

Choix du palier de pression de travail (P)

Le palier de pression de travail (P) est défini comme étant l’augmentation de pression annulaire autorisée avant de purger un certain volume de boue pour garder la pression de fond constante. La valeur de ce palier de pression est généralement comprise entre 5 et 10 bars.

En pratique, l’augmentation de la pression annulaire est obtenue en laissant le gaz migrer puits fermé.

2) Choix de la marge de sécurité (S)

Une marge de sécurité de 10 à 15 bars est prise pour pallier aux variations des pressions dues au maniement de la duse.

3) Calcul du volume de purge (V)

Le volume V est le volume de boue à purger dans le trip tank donnant une pression hydrostatique dans l’espace annulaire égale au palier de pression de travail (P) choisi. Le calcul de ce volume est obtenu par la formule suivante:

10 2 .  P V =  Vea d 1
10 2
.
P
V =
 Vea
d
1

où:

V

: Volume de boue à purger (L)

P

: Palier de pression de travail (bars)

d 1

: densité de la boue (kg/L)

Vea : Volume espace annulaire correspondant à la position du

gaz dans l’espace annulaire (L/m)

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- 51 -

4)

Calcul de la vitesse de migration du gaz (Vm)

Une fermeture prolongée du puits après une venue de gaz aura pour conséquence une augmentation de pression due à la migration de ce dernier.

La vitesse de migration du gaz dans l’espace annulaire est estimée à partir de l’augmentation de la pression par unité de temps. Pour connaître la position du gaz à tout moment dans l’espace annulaire, la formule suivante peut être appliquée:

10 2 .  P Vm = d 1
10 2
.
P
Vm =
d
1

où:

Vm : vitesse de migration du gaz (m/h) P : augmentation de pression (bars/h) d 1 : densité de la boue (kg/L)

Procédure de mise en oeuvre de la Volumetric Method

1) Noter la pression stabilisée en tête de l’annulaire Pa 1

2) Laisser la pression annulaire monter jusqu’à la valeur Pa 2 = Pa 1 + S + P

3) Purger dans le trip tank à pression annulaire constante et égale à Pa 2 le volume de boue V calculé correspondant à la position du gaz dans l’annulaire en utilisant de préférence la duse manuelle

4) Laisser la pression annulaire monter d’une valeur égale au palier de pression de travail P choisi. La pression annulaire aura une nouvelle valeur:

Pa 3 = Pa 2 + P

5) Répéter les séquences 3 et 4 jusqu’à l’arrivée du gaz en surface, puis sera évacué en utilisant la lubricating

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- 52 -

0 Pa 1 0 Pa 2 0 Pa 3 0 Pa 4 0 Pa 5
0
Pa 1
0
Pa 2
0
Pa 3
0
Pa 4