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MEMOIRE DE FIN D’ETUDES

SOUS THEME

AUDIT LEGAL ET
CONTRACTUEL

Mlle Yassamine
Présenté par  : Encadré par : M. Jawad
BELGHALI CHERKAOUI

Niveau 4ème Année


Année universitaire
Option  : Finance
2001-2002
I

NTRODUCTION....................................................................................................... 6

CHAPITRE PRELIMINAIRE : PRESENTATION DE LA MISSION D’AUDIT LEGAL ET CONTRACTUEL.......8

SECTION I- PRESENTATION DE LA MISSION..........................................................................................................8


SECTION II- OBLIGATIONS DE L’AUDITEUR..........................................................................................................12
PARTIE I PHASES D’UNE MISSION D’AUDIT
………………………………………………………………………21

INTRODUCTION DE LA PREMIERE PARTIE............................................................................................................21

PHASE I - PHASE PRELIMINAIRE............................................................................................................................23

PHASE II - EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE...........................................................................................27

1- DEFINITION DU CONTROLE INTERNE.............................................................................................................28


2- APPRECIATION DU CONTROLE INTERNE........................................................................................................29

PHASE III - CONTRÔLE DES COMPTES...............................................................................................................38

1- CONTROLE DES MOYENS DE FINANCEMENT...................................................................................................41


2- CONTROLE DES IMMOBILISATIONS...................................................................................................................41
3- CONTROLE DES FOURNISSEURS ET ACHATS...................................................................................................42
4- CONTROLE DES STOCKS ET ENCOURS..............................................................................................................42
5- CONTROLE DES PREVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES..........................................................................43
6- CONTROLE DE L’ETAT..........................................................................................................................................44
7- CONTROLE DU PERSONNEL................................................................................................................................44
8- CONTROLE DES CLIENTS ET VENTES................................................................................................................45
9- CONTROLE DU RESULTAT EXCEPTIONNEL......................................................................................................46
PARTIE II DESCRIPTION D’UNE MISSION DE COMMISSARIAT AUX COMPTES......46
INTRODUCTION..............................................................................................................................................................48

PHASE I - PRISE DE CONNAISSANCE GENERALE...............................................................................................49

I- RESUME DES RESULTATS OBTENUS (NOTE D’ORIENTATION GENERALE).................................................49


II- ANALYSE DES RISQUES.........................................................................................................................................50

PHASE II - APPRECIATION ET EVALUATION DU DISPOSITIF DE CONTROLE INTERNE.........................52

1- CYCLE IMMOBILISATIONS...................................................................................................................................53
2- CYCLE ACHATS / FOURNISSEURS......................................................................................................................56
3- CYCLE PERSONNEL -PAIE..................................................................................................................................58
4- CYCLE TRESORERIE............................................................................................................................................61
5- CYCLE STOCK / INVENTAIRE..............................................................................................................................63

PHASE III- CONTROLE DES COMPTES...................................................................................................................65

1- CYCLE IMMOBILISATIONS...................................................................................................................................66
2- CYCLE ACHATS FOURNISSEURS......................................................................................................................74
3- CYCLE PERSONNEL-PAIE………………………………………………………………………………………77
4- CYCLE TRESORERIE.............................................................................................................................................80
5- CYCLE STOCKS......................................................................................................................................................82
CONCLUSION……………………………………………………………………………………………………………
….85

e dédie le présent rapport à

Mon Père, Ma mère et mes Frères

Grâce à leur perpétuelle présence et

soutien ininterrompu

J’ai pu réaliser mes

objectifs dans

Les meilleures

conditions
R emerciements

L’occasion de la fin de mon stage, je tiens à remercier toutes

les personnes qui ont contribué à sa réussite.

A
Tout d’abord, je remercie la Direction de l’ESIG et le

corps professoral pour les efforts qu’ils fournissent à

fin d’apporter à leurs étudiants un programme universitaire à

la fois exhaustif, moderne et pratique leur permettant

d’intégrer aisément le monde de travail.

Je tiens à remercier Monsieur Saïd BELGHALI mon encadrant

interne au cabinet  ; dont le partage de son savoir était pour

moi une faveur inestimable ; pour sa précieuse orientation,

ses conseils utiles et sa disponibilité permanente.


Je profite de l’occasion pour remercier Mlle Zohra OUARRAK

pour son amabilité et son aide qu’elle n’a hésité à aucun

moment à m’apporter.

Et je remercie également tous les collègues du cabinet pour

le soutien dont ils ont fait preuve à mon égard.

AVANT PROPOS

A la fin des études, il est recommandé aux étudiants de passer un stage pratique au sein

d’une entreprise, et ce en vue de mettre en pratique les connaissances théoriques qu’ils ont

acquis durant leur cursus au sein de l’école.

Dans ce sens, et à l’issu de ma quatrième année, j’ai effectué un stage au sein du cabinet

d’audit « 
ACO CONSULTING » ; durant lequel j’ai pu dresser un « état de rapprochement »

entre la méthodologie de l’audit financier, qui nous a été enseigné au sein de notre école, avec

celle pratiquée par les cabinets spécialisés dans ce domaine.

A cet effet, je me suis basée sur l’expérience dont j’ai pu bénéficier lors de ma collaboration

effective dans les missions de commissariat aux comptes et d’audit dont a été chargé le

cabinet. Je tiens à soulever, que l’écart est quasi-inexistant entre la pratique et le programme

qui nous a été enseigné.


Ce mémoire est structuré en une introduction générale, un chapitre préliminaire, une

première partie qui traite l’aspect théorique d’une mission d’audit légal et contractuel, une

deuxième réservée à la méthodologie pratique qu’on a suivi pour la réalisation d’une mission

de commissariat aux comptes et en fin une conclusion qui traite des risques que peut courir

un commissaire aux comptes quant à la réalisation de son travail.


INTRODUCTION

L’audit financier est l’examen au quel procède un professionnel compétent et indépendant en


vue d’exprimer une opinion motivée sur la fidélité avec laquelle les comptes annuels d’une
entité traduisent sa situation à la date de clôture et ses résultats pour l’exercice considéré, en
tenant compte de droits et des usages du code général de normalisation comptable.

La notion d'audit, souvent plus large que la notion de révision, dépasse le domaine
comptable et financier.
Généralement, les définitions de l'audit données par les auteurs convergent vers une
mission d'opinion :
 Confiée à un professionnel indépendant ( auditeur interne ou externe);
 Utilisant une méthodologie spécifique;
 Justifiant un niveau de diligence acceptable par rapport à des normes.

L'audit s’est étendu sur d'autres domaines; c'est ainsi qu'on parle d'audit informatique,
juridique, fiscal, social, d'audit des achats, de la production… C’est ce qu’on appelle l’audit
opérationnel.

Lorsque la mission d'audit prend un caractère légal c’est-à-dire quand elle est imposée par les
lois sur les sociétés ; elle prend le nom du commissariat aux comptes.

Nous consacrons notre rapport à l’audit financier appelé aussi le commissariat aux comptes.

On va entamer le présent rapport par un chapitre préliminaire où on présentera :


1) La nature d’une mission d’audit de commissariat aux comptes ;
2) Les responsabilités du commissaire aux comptes.
Dans la première partie on va examiner les différentes phases d’une mission d’audit et de
commissariat aux comptes
1) Phase préliminaire ;
2) Evaluation des dispositifs du contrôle interne ;
3) Contrôle des comptes.

Dans la deuxième partie on va prendre le cas d’une mission de commissariat au compte.

Et on va clôturer par une conclusion qui traite les risques relatifs à chaque mission d’audit ou
de commissariat aux comptes.
CHAPITRE PRELIMINAIRE : PRESENTATION DE LA MISSION D’AUDIT LEGAL ET
CONTRACTUEL

SECTION I- PRESENTATION DE LA MISSION

I- NATURE D’UNE MISSION D’AUDIT

Une mission d'audit des états de synthèse a pour objectif de permettre à l’auditeur d'exprimer
une opinion selon laquelle les états de synthèse ont été établis, dans tous leurs aspects
significatifs, conformément à un référentiel comptable identifié et qu’ils traduisent d’une
manière régulière et sincère la situation financière de la société ainsi que le résultat de ses
opérations et le flux de sa trésorerie.

Pour ce faire, l'auditeur met en œuvre un référentiel de travail qui lui permet de rassembler
des éléments probants nécessaires pour tirer des conclusions sur lesquelles se fonde son
opinion.

L'opinion de l'auditeur renforce la crédibilité de ces états de synthèse en fournissant une


assurance élevée mais non absolue quant à l’assertion citée au premier paragraphe ci-dessus.
L’assurance absolue en audit ne peut exister en raison de nombreux facteurs tels que
l’utilisation de la technique des sondages, les limites inhérentes à tout système comptable et
de contrôle interne, le recours au jugement et le fait que la plupart des informations probantes
à la disposition de l’auditeur conduisent, par nature, davantage à des déductions qu’à des
convictions.

Dans son rapport, l’auditeur donne son avis et :

 Certifie sans réserve,


 Certifie avec réserve,
 Refuse de certifier.
II- NATURE D’UNE MISSION DE COMMISSARIAT AUX COMPTES

1. Le commissariat aux comptes est une mission d’audit à caractère légal dans la mesure où
elle est imposée par les lois sur les sociétés.
Le commissaire aux comptes, nommé par l’assemblée des associés ,et en cas de carence, par
voie de justice a pour mission permanente de vérifier les comptes de la société en vue
d’émettre son avis sur leur régularité, sincérité et image fidèle ; il est également chargé par la
loi de certaines vérifications spécifiques et de certaines missions connexes.

Le commissaire aux comptes a ainsi une mission d’information, de prévention et de


protection. Son rapport est d’une diffusion très large. De ce fait, sa mission est d’intérêt
public.

2. Le commissariat aux comptes constitue ainsi un ensemble de missions qui peuvent


s’ordonner en 4 catégories principales :

 Une mission d’audit conduisant à certifier que les comptes présentés répondent aux
qualificatifs de régularité, de sincérité et d’image fidèle ;

 Des missions spécifiques intervenant dans le cadre de sa mission de certification et qui


ont pour objet soit :

 de vérifier la sincérité de certaines informations,


 de s’assurer du respect de certaines garanties légales particulières ;

 D’une mission de communication de ses opinions aux organismes et personnes désignés


par la loi.
III- NIVEAUX D'ASSURANCE

L'audit ou le commissariat aux comptes a pour objectif de permettre à l'auditeur de fournir


un niveau d'assurance élevé mais non absolue que les informations, objet de l'audit, ne sont
pas entachées d'anomalies significatives.
Cette opinion est exprimée positivement sous forme d'une assurance raisonnable.

IV- NOTION DE CERTIFICATION, DE REGULARITE, DE SINCERITE ET D’IMAGE


FIDELE

La certification consiste à émettre un avis motivé par un professionnel compétent et


indépendant.

Celui-ci doit juger de :

 La conformité des comptes aux règles comptables et lois en vigueur ;

 La sincérité des informations qui y sont contenues, eu égard aux opérations réalisées par
la société ;

 L’image fidèle que donnent les états de synthèse des comptes, des opérations de la société
et de sa situation financière, eu égard aux conventions de comptabilisation, d’évaluation
et de présentation des états de synthèse.

L’image fidèle s’entend pour les états de synthèse pris dans leur ensemble. De même, la
notion d’image fidèle fait appel au principe de l’importance significative.

Seuls les aspects et les anomalies ayant une certaine importance et pouvant par-là même
altérer l’appréciation significative du résultat, de la situation financière ou de la présentation
des états de synthèse, sont à évoquer à titre de réserves dans le rapport de l’auditeur lequel,
pour réaliser sa mission, apprécie les risques y afférents.

Ces risques tiennent notamment :


 Au caractère largement subjectif de décisions prises par les dirigeants quant à la
traduction chiffrée d’événements passés et futurs ;
 A la nature même de certaines opérations ou de certains comptes ;
 Aux limites intrinsèques du contrôle interne ;
 A la situation de l’entreprise.

A tous ces stades, ainsi que pour la formulation de son opinion, l’auditeur doit donc
apprécier le caractère significatif de ses constatations en fonction des critères d’importance
relative qu’il aura déterminé spécifiquement.

Ainsi l’exercice de la mission requiert à tout instant une suite de choix et de décisions  ; le
jugement personnel est donc une composante essentielle de la démarche de l’auditeur.

La notion d’importance significative fait appel à une appréciation par l’auditeur de


l’importance de la valeur ou des conséquences éventuelles de l’anomalie eu égard aux
niveaux des résultats de l’entreprise, de sa situation nette ou de la rubrique des états de
synthèse qu’elle concerne.

Pour procéder à cette appréciation, l’auditeur use de toute son expérience et des
recommandations de la Profession ; en cas de besoin, il peut requérir l’avis d’autres confrères
ou d’autres experts pour être conforté dans son appréciation.
SECTION II RESPONSABILITES DE L’AUDITEUR

I- LES QUALITES REQUISES DE L’AUDITEUR

De la grande portée de la mission d’audit découle un certain nombre d’exigences :

1- LA COMPETENCE

1) «  Nul ne peut exercer les fonctions de commissaire aux comptes s'il n'est inscrit au tableau de
l'ordre des experts comptables  »  (art 160 de la loi du 17 octobre 1996).
Le contenu de la formation initiale exigée, les conditions et les procédures d'inscription sur le
tableau de l'ordre des experts comptables sont définis par la loi 15-89 relative à la profession
d'expert comptable.

2) La formation permanente et le perfectionnement professionnel sont considérés par le


commissaire aux comptes comme un devoir, une obligation essentielle et cela pour
permettre :

 L’homogénéité de comportement professionnel : tout en réaffirmant que le


commissaire aux comptes dans le respect de ses obligations légales, réglementaires et
professionnelles, a la plus grande liberté d'action pour exercer sa mission. Il est
souhaitable qu'à un niveau de connaissance identique corresponde un comportement
homogène des professionnels dans l'application de ces connaissances ;
 L’actualisation et l’approfondissement des connaissances : l'évolution de
la législation, de la doctrine, des méthodes et des techniques de travail et celle des
moyens d'information rendent nécessaires l'actualisation constante des connaissances ;
 L’acquisition et le maintien des connaissances pour un secteur
particulier : la réalisation de missions dans des domaines ou secteurs d'activité
spécialisés nécessite, pour le commissaire aux comptes, l'acquisition et le maintien de
compétences appropriées ou de connaissances techniques particulières lui permettant
d'assumer pleinement ses responsabilités.
3) En dehors de l'actualisation des connaissances par la lecture de revues ou ouvrages
techniques professionnels, il peut notamment :

 Préparer, animer ou participer aux séminaires organisés par les organisations


professionnelles, des organismes de formation ou des cabinets ;
 Animer ou participer à des groupes d'études et comités techniques ;
 Etre l’auteur d'études ou d'ouvrages techniques.

2- INDEPENDANCE

La loi, les règlements et la déontologie font une obligation au commissaire aux comptes d'être
et de paraître indépendant ; il doit non seulement conserver une attitude d'esprit
indépendante lui permettant d'effectuer sa mission avec intégrité et objectivité, mais aussi
être libre de tout lien réel qui pourrait être interprété comme constituant une entrave à cette
intégrité et objectivité.

Ainsi, les lois sur la société anonyme et la loi 5-96 sur les autres sociétés commerciales et
sociétés de personnes prévoient des situations d'incompatibilités et d'interdictions à l'exercice
des fonctions de commissaire aux comptes.

Ne peuvent être commissaires aux comptes :

1) Les fondateurs, apporteurs en nature, bénéficiaires d'avantages particuliers,


administrateurs ou, le cas échéant, membres du directoire ou du conseil de surveillance ou
gérant de la société ou de ses filiales ;

2) Les conjoints, parents et alliés, jusqu'au deuxième degré des personnes visées au « 1 » ;

3) Les personnes qui, directement ou indirectement ou par personne interposée, reçoivent


de celles qui sont mentionnées au « 1 » un salaire ou une rémunération quelconque à raison
d'une autre activité que celle de commissaire aux comptes ;
4) Les sociétés d'experts comptables dont l’un des associés se trouve dans une des situations
prévues aux alinéas précédents ;

5) Les personnes ayant été administrateurs, directeurs généraux membres du directoire


d’une société qu’à près au moins cinq années de la cessation de leurs fonctions dans la dite
société.
Pendant le même délai, elles ne peuvent être nommées commissaires aux comptes dans les
sociétés possédant 10% ou plus du capital de la société dans laquelle elles exerçaient leurs
fonctions».

3- QUALITE DE TRAVAIL

Le commissaire aux comptes exerce ses fonctions avec conscience professionnelle et avec la
diligence permettant à ses travaux d'atteindre un degré de qualité suffisant compatible avec
son éthique et ses responsabilités.
Le commissaire aux comptes s'assure que ses collaborateurs respectent les mêmes critères de
qualité dans l'exécution des travaux qui leur sont délégués.

1) Dans l'exercice de sa mission, le commissaire aux comptes doit se conformer aux règles
professionnelles édictées par le Conseil National ; de ce faite, il ne doit pas accepter un
nombre de missions dont il ne serait pas en mesure d'assurer la responsabilité directe, compte
tenu d'une part de leur importance et d'autre part de l'organisation et des moyens de son
cabinet ;

2) Le commissaire aux comptes peut se faire assister ou représenter par des collaborateurs
salariés ou par des experts indépendants ; il ne peut leur déléguer tous ses pouvoirs ni leur
transférer l'essentiel de sa mission dont il conserve toujours l'entière responsabilité ;

3) La satisfaction des exigences posées en matière de qualité des travaux suppose le respect
de l'ensemble des normes de l'Ordre des Experts Comptables et notamment :
 une planification et une programmation des travaux du commissaire aux
comptes et de ses collaborateurs, de manière à pouvoir effecteur la mission dans les délais
légaux et avec un maximum d'efficacité,
 une délégation préservant une intervention personnelle suffisante du
commissaire aux comptes, compatible avec la responsabilité qu'il assume et la nature des
tâches déléguées,
 une supervision adaptée à la nature des travaux délégués,
 une documentation appropriée des travaux effectués,
 des procédés de contrôle de la qualité adaptés aux caractéristiques du cabinet et
principalement à sa structure organisationnelle.

4- SECRET PROFESSIONNEL

Par application de l'article 177 de la loi du 17 Octobre 1996, les commissaires aux comptes
ainsi que leurs collaborateurs et experts, sont tenus au secret professionnel pour les faits, actes
et renseignements dont ils ont pu avoir connaissance à raison de leurs fonctions.

Le commissaire aux comptes ne peut en aucun cas, directement ou indirectement, faire état
d'informations relatives à l'entreprise dont sa mission l'a conduit à avoir connaissance.
Il s'assure que toute personne à laquelle il délègue une partie de ses travaux respecte le
principe du secret professionnel dans les conditions énoncées ci-dessus.

5- ACCEPTATION ET MAINTIEN DES MISSIONS

Toute mission proposée au commissaire aux comptes fait l'objet, avant acceptation du
mandat, d'une appréciation de sa part de la possibilité d'effectuer cette mission.
Le commissaire aux comptes examine en outre, périodiquement, pour chacun de ses mandats
si des événements remettent en cause le maintien de sa mission.
En raison des responsabilités qui s'attachent à ses travaux et des risques que certaines
missions peuvent lui faire courir, il convient qu’il soit attentif aux critères :

 De choix des missions nouvelles ;


 De maintien des missions anciennes.

1. La démarche d'acceptation du mandat pour toute


nouvelle mission proposée au commissaire aux comptes peut se faire selon les
étapes suivantes :
 Prise de connaissance globale de l’entreprise ;
 Appréciation de l’indépendance et de l'absence d'incompatibilité ;
 Examen de la compétence disponible pour le type d'entreprise concernée ;
 Contact avec le commissaire aux comptes précédent, s'il y a lieu ;
 Décision d'acceptation du mandat.

2. Maintien des missions anciennes


Le commissaire aux comptes examine périodiquement la liste de ses mandats pour
déterminer ceux qui comportent des éléments pouvant remettre en cause le maintien de la
mission :

 Survenance d'éléments susceptibles de porter atteinte à son indépendance et/ou


contraires aux règles d'incompatibilité ;

 Réserves répétées ou refus de certifier résultant notamment :

 d'irrégularités graves,
 d'honoraires insuffisants sans espoir d'évolution,
 de refus de l'entreprise d'accepter l'application de certaines normes.
II- OBLIGATIONS DE L’AUDITEUR

1- L’OBLIGATION DE MOYENS

L’auditeur est tenu de mettre en œuvre les diligences nécessaires et de procéder aux
vérifications qu’il juge opportunes pour motiver son avis.

Cette obligation de moyens s’apprécie au regard de la mise en application des normes


professionnelles, du degré d’implication de l’auditeur et l’implication de collaborateurs de
qualité de son cabinet et le recours, lorsque les circonstances le nécessitent, à d’autres experts
dans le domaine concerné.

Sa responsabilité disciplinaire, civile mais également pénale peut être engagée en cas de
négligence ou manquement à ses devoirs ou à l’éthique.

L’auditeur ou commissaire aux comptes a une obligation de moyens, non de résultat ; il n’a
donc pas à vérifier toutes les opérations qui relèvent du champ de ses missions, ni à
rechercher systématiquement toutes les erreurs et irrégularités qu’elles pourraient comporter.

La nature de l’obligation du commissaire aux comptes est confirmée par l’article 169 de la loi
du 17 octobre 1996 qui précise que le commissaire aux comptes indique au Conseil
d’Administration les sondages qu’il a effectué.

Son devoir est d’exécuter sa mission avec toute la compétence et le soin que l’on est en droit
d’attendre d’un professionnel diligent.
Par conséquent, l’objectif de l’auditeur ou commissaire aux comptes est d’acquérir un degré
raisonnable d’assurance quant à l’opinion qu’il est appelé à formuler.

Pour acquérir celle-ci, il doit procéder à des investigations dont il détermine la nature et
l’importance compte tenu des circonstances et dans le respect des dispositions légales et
réglementaires ainsi que des normes de l’Ordre des Experts Comptables.
2- RESPONSABILITE DE L'AUDITEUR QUANT AUX INFORMATIONS
FINANCIERES PUBLIEES

Un auditeur engage sa responsabilité sur des informations financières lorsqu’il rédige un


rapport sur lesdites informations ou autorise l'utilisation de son nom lors de leur publication.
Si l'auditeur ne s'est pas engagé de cette manière, les tiers ne peuvent en aucun cas le tenir
pour responsable.

La loi du 17 octobre 1996 a distingué clairement les activités de direction et de gestion d’une
part et celles de contrôle réalisé par le commissaire aux comptes d’autre part.

Les dirigeants sociaux ont la charge, sous leur responsabilité, d’établir des états de synthèse
réguliers et sincères et qui donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice
écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet
exercice, d’informer correctement les associés, de veiller au bon fonctionnement des services
de la société et de contrôler l’activité du personnel.

Si les dirigeants sociaux commettent des fautes, la responsabilité qu’ils encourent n’entraîne
pas celle de l’auditeur ou commissaire aux comptes et ne peut se confondre avec elle.

L’auditeur ne saurait être responsable de droit de toute irrégularité qui serait commise dans
la société qu’il contrôle, que cette irrégularité soit le fait des dirigeants ou du personnel de la
société.
La responsabilité de l’auditeur ou commissaire aux comptes ne peut être mise en œuvre que
s’il a commis une faute dans l’exercice de ses fonctions de contrôle et qu’il existe un lien de
causalité direct entre la faute éventuellement commise et le préjudice éventuellement subi.

3- LA REGLE DE NON-IMMIXTION DANS LA GESTION


De par la nature de sa mission, qui exige compétence et indépendance, l’auditeur ne doit pas
être «juge et partie» et ne peut ni s’immiscer dans la gestion, ni dans le traitement des
opérations de la société.

Dans le même sens, la loi du 17 octobre 1996 a fait interdiction au commissaire aux comptes
de s’immiscer dans la gestion. Elle a entendu ainsi supprimer toute confusion entre les
fonctions et donc les responsabilités des dirigeants et celle du contrôleur légal.

Le principe général posé par cette règle est que le commissaire aux comptes ne peut pas :

 Accomplir des actes de gestion, ni directement, ni par association ou substitution aux


dirigeants ;

 Exprimer des jugements de valeur sur la conduite de la gestion prise dans son ensemble
ou dans ses opérations particulières.

Cependant, si tel est le principe de l’interdiction, la loi elle-même prévoit des dérogations ;
ainsi elle demande au commissaire aux comptes d’apprécier les motifs, le contenu et les
résultats de certains actes ; mais c’est toujours en fonction de qualifications et de critères
qu’elle précise.
Il s’agit notamment :

 Du caractère sincère de certaines opérations,


 Du caractère délictueux de certains faits,
 Du caractère normal de certaines conventions,
 Des faits susceptibles de mettre en cause la continuité de l’exploitation et les mesures
propres à y remédier,
 De la convocation de l’assemblée générale en cas de carence des dirigeants sociaux.

D’autre part, le commissaire aux comptes a reçu de la loi un droit de communication étendu
qui l’autorise à s’informer sur la gestion.
Cette information est en effet nécessaire pour que le commissaire aux comptes puisse former
son opinion sur le rapport existant entre, d’une part les réalités économiques, commerciales
ou techniques et d’autre part la représentation du patrimoine et de la situation financière tirée
des comptes. Cette information est également nécessaire pour éclairer sur le choix des
contrôles à effectuer.

4- AVIS ET CONSEILS

L’essentiel de la mission du commissaire aux comptes est de se prononcer sur la sincérité, la


régularité et l’image fidèle, requises par la loi, des comptes soumis par les dirigeants sociaux
à l’approbation de l’assemblée générale.

L’article 170 de la loi du 17 octobre 1996 précise que le commissaire aux comptes est
convoqué à la réunion du conseil d’administration qui arrête les comptes.

L’article 169 définit les irrégularités qui devraient être révélées par le commissaire aux
comptes et les modifications devant être apportées au bilan et aux autres documents
comptables.

Indépendamment de ses communications à l’assemblée générale, le commissaire aux comptes


a la possibilité de présenter des observations et recommandations aux dirigeants sociaux.

Le pouvoir d’investigation permanent qui lui est donné et qui est utile pour un exercice
efficace de sa mission, l’amène à entretenir des contacts suivis avec les dirigeants et les
personnes responsables de la société.
A l’occasion de ces contacts, il peut répondre aux questions qui lui seraient posées sur la
régularité et la traduction sincère dans les comptes d’une opération envisagée ; il ne saurait
s’y refuser au prétexte que cette opération n’est pas encore réalisée et que le commissaire aux
comptes ne se prononce que sur les documents déjà établis.
D’autre part, le commissaire aux comptes ne peut se désintéresser des conditions de
fonctionnement de la société, au sens le plus large, qui peuvent avoir une incidence sur la
qualité des informations produites. Il est utile qu’il signale aux dirigeants les points sur
lesquels une amélioration est nécessaire.

La qualité des informations produites sera d’autant mieux assurée que le commissaire aux
comptes n’exerce pas sa mission essentiellement a posteriori. Il doit lui donner également un
caractère préventif, dont le principe ne peut qu’être bénéfique, tant au regard des
destinataires de l’information que pour les dirigeants, lesquels seront mieux informés des
risques que leur font courir leur organisation ou certains projets de décision.

Cependant, les conseils et avis que le commissaire aux comptes est amené à donner aux
dirigeants doivent rester en relation avec sa mission, telle qu’elle est définie par la loi ; ils ne
peuvent le conduire à déroger aux règles d’indépendance, d’incompatibilité et de non
immixtion dans la gestion, posées par la loi.
PARTIE I PHASES D’UNE MISSION D’AUDIT

INTRODUCTION DE LA PREMIERE PARTIE

Le Commissariat aux Comptes est effectué selon les normes professionnelles reconnues au
plan international, notamment celle de la Fédération européenne des experts-comptables
(FEE) et celle de l’International Federation of Accountants (IFAC).

Les principes et règles comptables suivis par les entreprises auditées sont appréciés tant par
rapport aux normes internationales que par référence à la loi et à la réglementation comptable
applicable au Maroc notamment :

 Les textes organiques,


 Les prescriptions du CGNC.

La mission du Commissariat aux Comptes comporte les phases suivantes :

 Phase préliminaire ;
 Appréciation et évaluation du dispositif de contrôle
interne ;
 Contrôle des comptes.
PHASE I - PHASE PRELIMINAIRE 

Diagnostique
Lorsqu’un commissaire aux comptes est sollicité pour soumettre une proposition
d’intervention à un client potentiel, il est nécessaire qu’il recueille des informations de base et
qu’il procède à une évaluation préliminaire de l’entreprise (particularités, forces et faiblesses
apparentes du contrôle interne, etc.…). L’objectif de cette phase est d’apprécier si la mission
demandée est possible, dans quels délais et à quel coût.

La nature des informations recherchées à ce stade est très proche de celles nécessaires à la
prise de connaissance générale de l’entreprise ( paragraphe ci-après ).

Ces informations doivent être suffisantes pour lui permettre d’identifier les risques d’erreurs
les plus importants dans les comptes annuels et les difficultés majeurs qu’il pourra rencontrer
dans l’exécution de la mission qui peut lui être confiée.

En règle générale cette phase de diagnostic doit être confiée à un auditeur expérimenté ;
l’expérience professionnelle est en effet la meilleure garantie pour l’efficacité de cette étape.

A la fin de cette phase, l’auditeur établit une lettre de mission dans laquelle il synthétise ses
conclusions (zone de risques, difficultés envisagées, etc.….) ; il expose les modalités
principales de son intervention, et il propose son budget.

I- LA PRISE DE CONNAISSANCE
Quelle que soit la mission confiée à un auditeur, son point de départ est rigoureusement le
même.
Aucun expert, ni à l’intérieur, ni à l’extérieur de l’entreprise ne peut lancer une étude d’audit
sans avoir investi du temps dans une étape d’information générale globale et exhaustive.
Cette phase est intimement liée à la phase de diagnostic dont elle ne sera que le
prolongement.

Le commissaire aux comptes doit avoir une connaissance globale de l’entreprise lui
permettant d’orienter sa mission et d’appréhender les domaines et les systèmes significatifs.
Cette approche a pour objectif d’identifier les risques pouvant avoir une incidence
significative sur les comptes et conditionne ainsi la programmation initiale des contrôles et la
planification ultérieure de la mission qui conduisent à :

 Déterminer la nature et l’étendue des contrôles, eu égard au seuil de signification ;


 Organiser l’exécution de la mission afin d’atteindre l’objectif de certification de la façon la
plus rationnelle possible, avec le maximum d’efficacité et en respectant les délais
prescrits.

Les informations à collecter concernent notamment :


 L'activité de l'entreprise et le secteur dans lequel elle opère : nature des activités,
principaux clients et fournisseurs, situation économique du secteur d’activité,
réglementation particulière au secteur d'activité, etc. ;
 Son organisation et sa structure : actionnariat, implantations géographiques,
organigramme général et par fonction, structure du groupe, activité des principales
filiales, etc. . ;
 Ses politiques générales : politique financière, commerciale et sociale ;
 Ses perspectives de développement ;
 Son organisation administrative et comptable, systèmes de traitement de l'information
financière, procédures comptables et administratives, contrôle budgétaire, service d'audit
interne, etc. ;
 Ses politiques comptables : méthodes d'évaluation des stocks et en cours, comptabilisation
des frais de recherche et de développement, des contrats à long terme, etc. ;
 L’évolution historique de l’entreprise.

Pour acquérir ces informations, le commissaire aux comptes dispose des moyens suivants :
 La prise de contact avec le prédécesseur ;
 La relation directe avec les dirigeants auprès desquels il recherchera les informations
nécessaires sur les décisions qui peuvent avoir une incidence sur les comptes ;
 La prise de connaissance des états de synthèse, afin d'analyser la situation financière et la
rentabilité de l'entreprise ;
 Les informations utiles à l'exercice de sa mission qu'il peut, en vertu de l'article 167
recueillir auprès des tiers qui ont accompli des opérations pour le compte de la société ;
 Les diverses publications internes ;
 Les rapports des auditeurs externes et des auditeurs internes ;
 La législation applicable à l'entreprise ;
 Les rapports financiers d'entreprises similaires exerçant dans le même secteur ;
 La presse financière et les revues spécialisées du secteur d'activité ;
 Les publications des organismes professionnels.

Lors de cette phase de prise de connaissance générale de l'entreprise, le commissaire aux


comptes a collecté et examiné de nombreuses informations sur l'entreprise qui vont lui
permettre de procéder à une analyse des risques généraux de l'entreprise qui peuvent être
classés sous trois grandes rubriques :
 La situation économique et financière de l’entreprise ;
 L'organisation générale  de l’entreprise ;
 L'attitude de la direction.
II- PLAN DE MISSION

Dans le cadre de sa mission d’audit, le commissaire aux comptes doit organiser son
intervention ce qui l'amène à considérer :
 Le choix des collaborateurs en fonction de leur expérience et de leur connaissance du
secteur d'activité de l'entreprise ;
 La répartition des travaux dans le temps (dates et durées des visites ) et dans l’espace
(possibilité des rotations pour les visites à l’entreprise) ;
 L'utilisation possible des travaux de l’Expert-Comptable et des auditeurs internes ;
 La coordination avec les commissaires aux comptes des filiales ou de la maison – mère ;
 L'appel à des spécialistes pour étudier par exemple des applications informatiques ou
dans tout autre domaine : juridique, fiscal, technique… ;
 Les dates des conseils et des assemblées et les délais d'émission des rapports.

L'ensemble des informations collectées pourra être regroupé dans un "Programme Général
De Travail", véritable plan de mission qui facilite la transmission de l’information aux
membres de l’équipe afin de leur permettre de réaliser leurs travaux avec un maximum
d’efficacité.

Les principales rubriques du programme de travail sont :

 Présentation de l'entreprise (dénomination sociale, organisation générale, activités,


localisations, principaux dirigeants, date de clôture, chiffres significatifs, etc.) ; 
 Organisation et politique comptables (document décrivant les procédures et
l'organisation comptable, principales politiques comptables, système budgétaire, etc.) ;
 Zones de risques ;
 Seuil de signification et domaines significatifs (montant du ou des seuils de signification,
identification des comptes significatifs, etc.) ;
 Axes principaux des travaux de contrôle ;
 Organisation de la mission (dates d'intervention, intervenants, intervention de personnes
extérieures, co-commissaire, spécialistes, auditeurs internes- nature des rapports à
émettre et délais d'émission, etc.) ;
 Budget des honoraires (répartition des heures dans le temps et par nature de travaux
montant des honoraires et des débours, etc. ... ).
PHASE II - EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE 

A partir des orientations données par le programme général de travail ou plan de mission, le
commissaire aux comptes effectue une étude et une évaluation des systèmes qu’il a jugé
significatifs en vue d’identifier, d’une part les contrôles internes sur les quels il souhaite
s’appuyer et d’autre part les risques d’erreurs dans le traitement des données afin d’en
déduire un programme de contrôle des comptes adapté.

1- DEFINITION DU CONTROLE INTERNE

Le contrôle interne est constitué par l’ensemble des mesures de contrôle et autres que la
direction définit, applique et surveille sous sa responsabilité afin d’assurer :

 La maîtrise de l’entreprise
- conduite ordonnée et efficace des opérations ;
- réalisation des objectifs et des buts.

 Le sauvegarde des actifs


- protection du patrimoine ;
- sauvegarde des biens ;
- respect des limites fixées.

 La qualité de l’information
- régularité, sincérité, fiabilité et intégrité de l’information ;
- qualité de l’information comptable et financière (précision et exhaustivité des
registres comptables).

 L’application des instructions de la Direction


- conformité des décisions avec la politique de la Direction ;
- respect des politiques, plans et procédures ;
- conformité aux orientations de l’organe exécutif.
 Favoriser l’amélioration des performances
- utilisation économique et efficace des ressources ;
- promouvoir l’efficience opérationnelle ;
- prévention et détection des fraudes et erreurs.

2- APPRECIATION DU CONTROLE INTERNE

2-1 Principe

L’appréciation du contrôle interne est une norme établie par les instances professionnelles.
Elle est aussi une nécessité pour l’audit ; mais le nombre important d’opérations répétitives
traitées par les entreprises rend en effet impossible la vérification de tous les éléments
constitutifs des comptes annuels.

L’auditeur doit donc rechercher, dans les systèmes mis en place dans l’entreprise, les
contrôles effectifs sur lesquels il pourra s’appuyer pour limiter ses travaux de contrôle des
comptes.

L’objectif principal de l’auditeur, dans cette étape, est de s’assurer que pour les flux
d’informations financières significatifs, le contrôle interne de l’entreprise est suffisant pour
que :

 Toutes les opérations soient enregistrées ;


 Chaque opération enregistrée soit :
 Réelle,
 Correctement évaluée,
 Enregistrée dans la bonne période
 Correctement imputée.
 Toutes les opérations enregistrées soient :
 Correctement totalisées,
 Correctement centralisées.
Le commissaire aux comptes apprécie le contrôle interne de l'entreprise en fonction de son
objectif de certification des états de synthèse.
2-2 Modalités

L’enchaînement des étapes de l’appréciation du contrôle interne est schématisé par le


diagramme ci-dessous.

Choix des fonctions

Lors de l’analyse préliminaire de l’entreprise, l’auditeur a sélectionné, en fonction de la valeur


relative des éléments traités et des risques potentiels, les flux d’informations financières
significatifs pour sa mission en distinguant ceux qui résultent du traitement de données
répétitives et ceux qui résultent de procédures ponctuelles ou exceptionnelles basées
essentiellement sur des jugements de l’entreprise.

L’appréciation du contrôle interne porte sur les données répétitives, mais aussi sur les
données qui génèrent les informations de base utilisées pour les opérations ponctuelles et
exceptionnelles.

SCHEMA GENERAL

ETAPES SUPPORTS

CHOIX DES FONCTIONS Note d’orientation générale


DESCRIPTION DES SYSTEMES Diagrammes et notes

VERIFICATION DE L’EXISTENCE DU
SYSTEME
Test de vérification de l’existence

EVALUATION PRELIMINAIRE DU Questionnaire de contrôle interne


CONTROLE INTERNE

NON OUI

FIABLE

VERIFICATION DU Programme de vérification


FONCTIONNEMENT DU SYSTEME + sondages

NON
FONCTIONN
E

OUI
EVALUATION Feuille d’évaluation du système
DE L’IMPACT

CONSTRUCTION DU PROGRAMME DE Rapport sur le contrôle


2.2 Description
CONTROLE duDES
système
COMPTES interne

2-3 Les Etapes de l’évaluation du Contrôle Interne

L'appréciation du contrôle interne comporte deux étapes :

La première étape se déroule comme suit :


 Prise de connaissance du système de traitement des données et des contrôles internes
manuels et informatisés mis en place dans l'entreprise ;

 Vérification par des tests limités (tests de conformité) que les procédures telles que
décrites et que les contrôles internes indiqués sont appliqués ;

 Evaluation des risques d'erreurs qui peuvent se produire dans le traitement des
données, à savoir :

 s'assurer que toutes les opérations sont saisies pour enregistrement ;


 s'assurer que les opérations saisies sont réelles et correctement enregistrées dans
les livres et les états de synthèses.

 Evaluation des contrôles internes assurant la protection des actifs, c'est-à-dire ceux sans
lesquels il existerait des risques de pertes non enregistrées (par exemple, systèmes de
protection physique des stocks pour éviter le coulage, relance des clients pour éviter des
pertes sur créances) ;

 Identification des contrôles internes sur lesquels le commissaire aux comptes a décidé de
s'appuyer et qui auront pour conséquence, s'ils fonctionnent tels qu'escomptés, de
limiter ses travaux de vérification sur les soldes des comptes concernés.

La deuxième étape : l'appréciation du contrôle interne se déroule comme suit :

 Vérification suffisamment étendue des contrôles internes sur lesquels le commissaire


aux comptes a décidé de s'appuyer pour s'assurer qu'ils fonctionnent effectivement et
tout au long de la période soumise à son examen, si le résultat de cette vérification est
satisfaisant, confirmation que les contrôles sur les soldes des comptes concernés peuvent
être limités, mais si le résultat de cette vérification n'est pas satisfaisant, le commissaire
aux comptes doit remettre en cause l'évaluation préliminaire des risques d'erreurs dans
le système étudié et élaborer un programme de travail permettant soit de s'assurer
qu'aucune erreur significative ne s'est produite, soit de quantifier les erreurs qui se sont
produites.

Le commissaire aux comptes doit procéder à cette appréciation du contrôle interne quelle que
soit la taille de l'entreprise.

2-4 L’obtention des éléments probants

Le commissaire aux comptes obtient tout au long de sa mission les éléments probants
suffisants et appropriés pour fonder l’assurance raisonnable lui permettant de délivrer sa
certification.

Sauf cas exceptionnels, le commissaire aux comptes ne peut examiner l'ensemble des
documents justificatifs et des écritures comptables. Il sélectionne l'échantillon sur lequel il va
appliquer ses procédés de vérification, selon la technique de sondage la mieux adaptée aux
circonstances «prélèvements au hasard basés sur le jugement professionnel ou
échantillonnage statistique».

Pour atteindre ses objectifs, le commissaire aux comptes dispose des techniques suivantes :

 L'inspection physique et l'observation qui consistent à examiner les actifs, les comptes ou
à observer la façon dont une procédure est appliquée ;
 La confirmation directe qui consiste à obtenir directement, auprès des tiers qui
entretiennent des relations commerciales ou financières avec la société, des informations
sur le solde de leurs comptes avec l'entreprise ou sur des opérations effectuées avec elle ;
 L'examen des documents reçus par l'entreprise et qui servent de justificatifs à
l'enregistrement des opérations ou à leur contrôle : factures fournisseurs, relevés
bancaires par exemple ;
 L'examen des documents créés par l'entreprise : copie de factures clients, comptes,
balances, rapprochements. Certains de ces documents peuvent avoir un caractère plus
probant que d'autres ;
 Les contrôles arithmétiques ;
 Les analyses, estimations, rapprochements et recoupements effectués entre les
informations obtenues et documents examinés et tous autres indices recueillis.

2-5 Appréciation et évaluation du dispositif de contrôle interne


 
L’appréciation du contrôle interne est nécessaire pour l’accomplissement des travaux du
commissariat aux comptes, dans la mesure où elle permet au commissaire aux comptes de
cerner, d’apprécier et d’estimer l’étendue probable de l’incidence des faiblesses éventuelles
du système de contrôle interne sur les comptes annuels, et donc sur les états de synthèse.

L’objectif principal de cette phase, qui est de s’assurer que, pour les flux d’informations
financières significatifs, le dispositif du contrôle interne mis en place au sein de la société est
fiable et suffisant pour que :

 Toutes les opérations soient enregistrées (exhaustivité) ;


 Chaque opération enregistrée soit réelle, correctement évaluée, enregistrée dans
la bonne
période et correctement imputée ;
 Toutes les opérations enregistrées soient  correctement totalisées et centralisées.

L’approche qui sera suivie se décompose ainsi :

 Prise de connaissance et analyse des documents existants (organigramme, notes de


procédures, instructions, etc.) ;
 Entretiens avec les chefs des services et employés : Ces entretiens permettent la prise de
connaissance du système des procédures non formalisées par écrit ou des déviations par
rapport aux règles normales de fonctionnement contenues dans les documents précités ;
 Demande de réponses à des questionnaires adaptés qui font un inventaire détaillé de
toutes les questions qu’il convient d’aborder dans le cadre de l’étude de l’organisation
actuelle, propres aux divers cycles d’activités ;
 Réalisation de tests de conformité limités, destinés à vérifier les informations collectées
précédemment ;
 Réalisation de tests de permanence étendus, destinés à tester si les points forts
théoriques du système se vérifient en pratique et qu’ils sont appliqués en permanence et
sans défaillance. Ils constituent un élément de preuve de bon fonctionnement du
système sur tout l’exercice et dans tous les lieux ;

Au niveau de l’évaluation, on peut distinguer deux étapes  :

Première étape : Evaluation préliminaire du contrôle interne 

Après avoir décrit le système, l’auditeur s’interroge sur l’aptitude de ce système à répondre
aux objectifs fondamentaux du contrôle interne en matière d’informations financières en
utilisant des questionnaires adaptés.

Deuxième étape : Evaluation de l’impact des faiblesses 

Une fois les faiblesses inhérentes au système et les faiblesses d’application du système de
contrôle interne identifiées ; l’auditeur évalue si ces faiblesses peuvent ou non avoir une
incidence significative sur les comptes annuels.

A la fin de l’évaluation du contrôle interne, il décide de la confiance qu’il va réellement


accorder au contrôle interne et du programme de travail à établir pour le contrôle des
comptes.
Il est bien entendu que durant cette phase, le commissaire aux comptes s’assure si
l’organisation, les moyens humains, les procédures et les systèmes d’information de
l’entreprise permettent de garantir la sauvegarde et la protection du patrimoine, la fiabilité de
l’information comptable et financière et la détection sans retard des fraudes et des erreurs.
A cet effet, le commissaire aux comptes devra notamment apprécier les systèmes et
procédures relatifs aux points suivants :

 Les investissements / immobilisations ;


 La trésorerie ;
 Les ventes / clients ;
 Les stocks / inventaires ;
 Le personnel / paie ;
 Les achats / fournisseurs ;
 Les prêts / emprunts ;
 Les traitements informatiques ;
 Les systèmes de saisie et de traitement de l’information ;
 Les systèmes de classement et d’archivage.

2-6 Le rapport sur le contrôle interne

La meilleure façon de rapporter les résultats de ses contrôles à l’entreprise, est d’instituer une
discussion coopérative et constructive et qui a pour but d’envisager les actions possibles
pour pallier les faiblesses apparentes dans les systèmes.

Normalement ces discussions avec l’entreprise seront confirmées dans un rapport appelé
« Rapport Sur Le Contrôle Interne ».

Le rapport doit permettre à l’entreprise d’engager les actions correctives conduisant soit
dans l’exercice concerné soit dans les exercices à venir d’améliorer les procédures
incriminées et par-là même de permettre d’améliorer la fiabilité des comptes.
Un tel rapport est également l’expression du « service rendu » à l’entreprise du fait de sa
contribution constructive à l’amélioration des procédures de la société.

De préférence, le rapport sur le contrôle interne sera envoyé suffisamment tôt avant la fin de
l’année pour permettre à l’entreprise d’engager une action corrective sur les points faibles et
qui pourra changer le travail de l’auditeur au moment de l’audit final des comptes. Certaines
circonstances amènent parfois l’auditeur à envoyer un rapport sur le contrôle interne après
l’audit des comptes. L’objectif du rapport sur le contrôle interne reste le même mais
l’auditeur ne pourra escompter d’une intervention de l’entreprise sur les points faibles que
pour le prochain exercice. Par contre l’auditeur pourra compléter ses constatations
préliminaires par les incidences réelles des faiblesses sur les comptes de l’exercice, et
éventuellement y ajouter les problèmes nouveaux décelés lors du contrôle final des comptes.
PHASE III - CONTRÔLE DES COMPTES

Tout au long de sa mission, le commissaire aux comptes obtient les éléments probants
suffisants et appropriés pour fonder l’assurance raisonnable lui permettant de délivrer sa
certification.

Les vérifications directes sont insuffisantes pour permettre au commissaire aux comptes de
certifier les comptes ; c’est pour cette raison qu’il est indispensable de procéder au contrôle
des comptes qui permet de réunir des éléments probants suffisants pour s’assurer que les
dispositions légales et réglementaires auxquelles est soumise l’entreprise sont bien
respectées ; il s’agit en particulier des règles de présentation et d’évaluation édictées par le
Code Général de Normalisation Comptable.

Durant cette phase, le commissaire aux comptes s’assure de la réalité, de l’exhaustivité et de


la régularité des enregistrements comptables. Il se fonde sur des pièces justificatives et sur
tous renseignements ou informations qu’il a pu recueillir grâce à ces investigations, tests de
cohérence, vraisemblance des soldes, ces observations, ces demandes de confirmation ou ces
visites sur place (inspection physique).

Il contrôle le bon enregistrement des postes d’actif et passif, de produits et de charges ainsi
que les méthodes suivies pour leur évaluation. Il s’assure de l’existence physique des biens et
des valeurs, de la réalité des droits et des dettes et de la sincérité de prise en compte des
risques.

Le Commissariat aux Comptes doit aboutir, à la formation d’une opinion détaillée et motivée
permettant de déclarer si les états financiers tels que présentés par l’entreprise donnent une
image fidèle de son patrimoine, de sa situation financière et de ses résultats pour chacun des
exercices qui suivent.
Si le commissaire aux comptes relève des anomalies ou erreurs dont l’importance est
significative, il en chiffre l’incidence sur le patrimoine, sur la situation financière et les
résultats.
Dans ce cas, il propose des états financiers rectificatifs compte tenu des redressements qu’il
juge nécessaires.

Le contrôle compte par compte, même après l’évaluation du contrôle interne, n’est pas
suffisant pour exprimer une opinion sur les comptes annuels dans leur ensemble.
Le commissaire aux comptes procède à un examen analytique des comptes annuels, en vue
d’acquérir la conviction qu’ils reflètent l’image fidèle de la situation de l’entreprise et le
résultat de son activité, compte tenu de la connaissance qu’il a pu acquérir lors de
l’application des autres procédés et techniques de vérification.

L’examen d’ensemble des comptes annuels a pour objet de vérifier :

 Que les comptes annuels :


 Sont cohérents compte tenu de la connaissance générale de l’entreprise et de son
secteur d’activité ou du contexte économique ;
 Concordent avec les données de la comptabilité ;
 Sont présentés selon les principes comptables généralement admis et la
réglementation en vigueur ;
 Tiennent compte des événements postérieurs à la date de clôture ;

 Que toute l’information nécessaire est présentée de façon à ce que l’utilisateur des
comptes annuels soit correctement informé.

Le commissaire aux comptes procède donc à un nouvel examen global des comptes annuels
soumis à son approbation en fonction de l’ensemble des travaux réalisés et il vérifie leur
cohérence.

Le but de ce programme de contrôle est de vérifier :


 Les méthodes d’évaluation ;
 Les méthodes d’imputation ;
 Le principe de rattachement des charges et produits aux comptes de chaque exercice ;
 La valeur probante des pièces justificatives.

Le programme de vérification tend à la justification des comptes en ayant recours entre


autres :
 A l’observation physique : Le commissaire aux comptes sélectionne un échantillon de
certains actifs, (constructions, matériel et outillage, mobilier et aménagements, autres
immobilisations corporelles, stocks…) à partir des documents comptables et il procède à
la vérification de leur existence physique ;
 Contrôle à partir des documents émanant des tiers extérieurs ;
 Contrôle par sondage de l’enregistrement des opérations : il s’assure également de la
bonne traduction comptable de tout mouvement portant sur les actifs, (retrait, cession,
acquisition, transfert…) ; 
 Examen par sondage des pièces justificatives propres à chaque opération et il s’intéresse
également aux engagements hors bilan, en listant les engagements de garantie, les
créances assorties de garanties, les engagements réciproques et les engagements donnés ;
 Examen des méthodes de valorisation des stocks et autres valeurs de l’entreprise.

Par ailleurs, il procède à l’appréciation de la vraisemblance des diverses variations entre les
deux derniers exercices, en procédant à la revue analytique des états financiers et des comptes
en déterminant les évolutions significatives d’une période à l’autre, et en rapprochant les
données extra – comptables (effectifs employés, statistiques internes, etc.).
1- CONTROLE DU CYCLE DES MOYENS DE FINANCEMENT

Le contrôle des moyens de financement s’effectue à travers le contrôle de la partie


Financement Permanent au passif du Bilan.

On s’assure que :
 Les montants enregistrés dans les comptes correspondent à des opérations concernant
l’entreprise et que toutes les variations des capitaux ont été enregistrées d’une façon
exhaustive ;
 Les mouvements du capital et des réserves sont conformes aux statuts et aux résolutions
des assemblées générales ;
 L’enregistrement des réserves est conforme à la réglementation juridique et fiscale en
vigueur ;
 Toute réévaluation est effectuée conformément aux dispositions légales et fiscales ainsi
qu’aux principes comptables ;
 Les méthodes d’enregistrement sont constantes.

2- CONTROLE CYCLE IMMOBILISATIONS

Le contrôle des immobilisations s’effectue à travers le contrôle du compte Immobilisation à


l’actif du Bilan et le compte Amortissements des Immobilisations au CPC.

Compte de bilan : on s’assure que :


 Les montants enregistrés représentent des actifs de l’entreprise ;
 Toutes les immobilisations appartenant à l’entreprise et leurs mouvements ont été bien et
intégralement enregistrées ;
 Les immobilisations brutes sont évaluées conformément aux principes comptables ;
 Les méthodes d’évaluation sont constantes.

Compte de résultat : on s’assure que 


 Les amortissements et provisions comptabilisés correspondent à des actifs de l’entreprise ;
 Tous les amortissements et provisions ont été comptabilisés ;
 Les amortissements et provisions sont évalués conformément aux principes comptables.

3- CONTROLE DU CYCLE FOURNISSEURS ET ACHATS

Le contrôle des comptes fournisseurs et comptes achats s’effectue à travers le contrôle du


compte Fournisseur et comptes rattachées au passif du Bilan et les comptes Achats au CPC.

Compte de bilan : on s’assure que :


 Les montants comptabilisés représentent une dette de l’entreprise ;
 Toutes les dettes d’exploitation de l’entreprise à la clôture de l’exercice ont été
enregistrées ;
 Les montants figurant en dettes d’exploitation ont été comptabilisés dans les comptes
adéquats et en accord avec les principes comptables ;
 Aucune compensation entre comptes n’a été effectuée.

Compte de résultat : on s’assure que :


 Les montants comptabilisés correspondent à des opérations de l’entreprise ;
 Aucune dépense ayant un caractère d’immobilisation ne figure en achats et
consommations ;
 Tous les dépenses correspondant à la période ont été enregistrées ;
 Les achats et les consommations ont été comptabilisés dans les comptes adéquats en
accord avec les principes comptables.

4- CONTROLE DU CYCLE STOCKS ET ENCOURS


Le contrôle des Stocks et encours s’effectue à travers le contrôle du compte Stock à l’actif du
Bilan.

Compte de bilan : on s’assure que :


 Les montants enregistrés représentent des actifs de l’entreprise ;
 Tous les stocks et en cours appartenant à l’entreprise à la clôture de l’exercice ont été
enregistrés ;
 Les stocks et en cours sont évalués à leur coût de revient et  sont présentés conformément
aux principes comptables ;
 Les méthodes d’évaluation et d’enregistrement sont constantes.

5- CONTROLE DU CYCLE PREVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

Le contrôle des provisions pour risques et charges s’effectue à travers le contrôle du compte
Provisions durables pour risques et charges au passif du Bilan.

Compte de bilan : on s’assure que :


 Les provisions constituées se rapportent à des opérations réalisées ou à des événements
subis par l’entreprise ;
 Les provisions constituées couvrent l’ensemble des risques encourus par l’entreprise ;
 Les provisions sont évaluées conformément aux principes comptables ;
 Les méthodes d’évaluation sont constantes ;
 Les provisions sont présentées conformément aux principes comptables.

6- CONTROLE DU CYCLE ETAT

Le contrôle de l’Etat s’effectue à travers le contrôle du compte Etat à l’actif et au Passif du


Bilan.
Compte de bilan : on s’assure que :
 Les montants comptabilisés représentent une dette ou une créance de l’entreprise ;
 Toutes les dettes et créances fiscales de l’entreprise à la clôture de l’exercice ont été
enregistrées ;
 Les impôts et créances fiscales ont été correctement calculés ;
 Les provisions adéquates ont été correctement enregistrées pour tous les impôts
prévisibles ;
 Les méthodes d’évaluation sont constantes ;
 Les dettes et créances fiscales sont présentées conformément aux principes comptables ;
 Les méthodes d’enregistrement sont constantes.

7- CONTROLE DU CYCLE PERSONNEL

Le contrôle de Personnel s’effectue à travers le contrôle du compte Personnel à l’actif et au


passif du Bilan et le compte Charges de personnel en CPC.

Compte de bilan : on s’assure que :


 Les montants comptabilisés représentent un actif ou une dette de l’entreprise ;
 Toutes les créances et dettes sociales de l’entreprise à la clôture de l’exercice ont été
comptabilisées ;
 Des régularisations et provisions adéquates ont été enregistrées faites pour toutes les
charges prévisibles ;
 Les méthodes d’évaluation sont constantes ;
 Les montants figurants en dettes et créances sociales ont été comptabilisés dans les
comptes adéquats en accord avec les principes comptables.

Compte de résultat : on s’assure que :


 Les montants comptabilisés correspondent à des opérations de l’entreprise ;
 Tous les frais de personnel ont été comptabilisés ;
 Les méthodes d’évaluation sont constantes ;
 Les frais de personnel ont été comptabilisés dans les comptes adéquats en accord avec les
principes comptables.

8- CONTROLE DU CYCLE CLIENTS ET VENTES

Le contrôle des clients et ventes s’effectue à travers le contrôle du compte Clients et comptes
rattachées à l’actif du Bilan et les comptes Ventes en CPC.

Compte de bilan : on s’assure que :


 Les montants comptabilisés représentent des créances propres à l’entreprise ;
 Toutes les créances de la période correspondant à des ventes de produits ou à des
services rendus ont été enregistrées ;
 Les créances sont évaluées conformément aux principes comptables ;
 Les créances font l’objet de provisions et de régularisations adéquates ;
 Les méthodes d’évaluation sont adéquates et sont constantes ;
 Les comptes et devises ont fait l’objet des ajustements nécessaires.

Compte de résultat : on s’assure que :


 Les montants comptabilisés représentent des ventes propres à l’entreprise ;
 Toutes les ventes de la période ont été enregistrées ;
 Les ventes sont valorisées de façon adéquate ;
 Les méthodes d’évaluation sont constantes ;
 Les dotations sont enregistrées correctement en compte de résultat ;
 Les comptes de ventes sont présentés conformément aux principes comptables.

9- CONTROLE DU RESULTAT EXCEPTIONNEL

On s’assure que :
 Les montants enregistrés correspondent à des opérations effectuées par l’entreprise ;
 Toutes les opérations à caractère exceptionnel ont été bien enregistrées ;
 Les méthodes d’évaluation sont constantes ;
 Les méthodes d’enregistrement sont constantes.
DEUXIEME
DEUXIEME
PARTIE
PARTIE
DESCRIPTION
DESCRIPTION D’UNE
D’UNE
MISSION
MISSION DE
DE
COMMISSARIAT
COMMISSARIAT AUX
AUX
COMPTES
COMPTES
INTRODUCTION

Au cours de mon stage au sein du cabinet, j’ai assisté à plusieurs missions d’audit et de
commissariat aux comptes ; mais la mission concernant un organisme public m’est apparue
plus intéressante à évoquer dans le présent mémoire.
Dans notre exemple on présentera au premier lieu l’organisme audité, et vue l’impossibilité
de traiter toutes les sections qui ferons l’objet de vérification, on va se limiter seulement à
quelques sections qui seront appréciées, évaluées (contrôle interne) et contrôlées par la suite
(contrôle des comptes).

l’approche qui a été suivie se présente ainsi :

 Lecture du manuel des procédures et entretien avec les chefs de services, responsables et
agents afin de s'informer sur les procédures en place, et d'évaluer le degré de leur
application ;
 Réponse aux questionnaires adaptés, qui font un inventaire détaillé de toutes les
questions qu’il convient d’aborder dans le cadre de l’étude de l’organisation actuelle,
propres aux divers services de l’organisme ;
 Réalisation de tests de fonctionnement sélectifs, destinés à vérifier si les procédures sont
effectivement appliquées ;
 Evaluation du dispositif du contrôle interne, en vue de dégager les points forts et les
points faibles du système ;
 Réalisation de tests de conformité afin de valider les points forts précédemment relevés ;
 Evaluation de l’impact des faiblesses sur les comptes annuels et l’orientation du
programme de travail pour le contrôle des comptes ;
 Synthèse des points forts et des points faibles, avec des signes inhérents en matière
d’audit et des recommandations à mettre en place.
PHASE I - PRISE DE CONNAISSANCE GENERALE

Afin de mener à bien la mission et d’appréhender les domaines et les systèmes significatifs ;
on a commencé par une prise de connaissance de la structure et de la mission globale de
l’organisme.

1- RESUME DES RESULTATS OBTENUS (NOTE D’ORIENTATION GENERALE)

L’organisme est un établissement public ; doté de la personnalité civile et de l’autonomie


financière et placé sous la tutelle du ministre de l'agriculture et du développement rural. Il est
chargé de contribuer à la promotion et à la poursuite, dans sa zone d'action des travaux de
remembrement, d'équipement du réseau d'irrigation et de drainage et d'une façon générale,
les aménagements tendant à améliorer la productivité agricole.
A cet effet, les actions de l’organisme portent sur et la mise en valeur des exploitations
agricoles et la participation à la formation professionnelle des agriculteurs.

Dans le cadre de sa mission, l’Organisme est doté de trois organes de gestion lui permettant
de mener à bien sa mission.

 Il est administré par un conseil d’administration ; présidé par le ministre de l'agriculture


et du développement rural ; qui représente l’organe suprême de gestion, il se réunit au moins
trois fois par an en sessions ordinaires, mais peut se réunir aussi souvent que les besoins de
l'Organisme l'exigent.
Les attributions du conseil d’administration sont très larges et concernent toutes les questions
intéressant la gestion et le fonctionnement de l’Organisme.

 Le second organe de gestion est le comité technique qui est chargé de suivre la gestion de
l'organisme, de formuler des avis sur tous les problèmes intéressant l'activité professionnelle
des agriculteurs et, éventuellement, de régler les questions pour lesquelles il aura reçu
délégation du conseil.
 Le troisième organe de gestion est le directeur qui est l’exécutif. Il assure la gestion
quotidienne et exécute les délibérations du conseil d’administration et les décisions du comité
technique.

2- ANALYSE DES RISQUES

Lors de cette phase de prise de connaissance générale, on a collecté et examiné de


nombreuses informations qui nous permettront d’analyser les risques généraux de
l’organisme qui peuvent être classés sous trois grandes rubriques :
 La situation économique et financière de l’organisme ;
 Son organisation générale de l’entreprise ;
 L'attitude de la direction.

 Les risques liés à la situation économique et financière

 L’existence d’éléments susceptible de remettre en cause la continuité de l’exploitation ;


 Une situation financière précaire (dégradation des résultats, du fonds de roulement,
augmentation importante des besoins en fonds de roulement, etc.) ;
 Le climat social (grèves fréquentes entraînant une sous- activité, etc.) ;
 Les modifications de structure (acquisition ou cession ou cessation d'activité,
restructuration, etc.).

 Les risques liés à l’organisation générale de l’organisme

 Excès de centralisation ou de décentralisation ;


 Rotation importante du personnel et notamment des cadres ;
 Contrôle insuffisant sur des activités ou des succursales décentralisées ;
 Absence de procédures comptables et administratives, d'organigrammes et de définitions
de fonctions régulièrement mises à jour ;
 Absence de contrôle budgétaire ;
 Absence de service d'audit interne.
 Les risques liés à l’attitude de la direction
L'insuffisance ou l’absence de sensibilisation de la direction pour les questions comptables,
financières et administratives constitue un facteur de risque général qui doit être pris en
compte. En particulier dans les domaines suivants :

 L'organisation de l'entreprise (degré d'implication dans le système de contrôle interne ) ;


 Les résultats et les comptes annuels ;
 L’information financière.
PHASE II - APPRECIATION ET EVALUATION DU DISPOSITIF DE
CONTROLE INTERNE 

Démarche Adoptée

Suite à notre prise de connaissance ; on a commencé l’étape d’évaluation des procédures du


contrôle interne.

L’objectif de cette étape est :


 de rechercher, dans les systèmes mis en place au sein de l’organisme, les contrôles
effectifs sur lesquels on pourra s’appuyer pour limiter les travaux de contrôle des
comptes ;

 de s’assurer que, pour les flux d’informations financières significatifs le contrôle interne
est suffisant pour que :

 Toutes les opérations soient enregistrées ;


 Chaque opération enregistrée soit :
 Réelle,
 Correctement évaluée,
 Enregistrée dans la bonne période,
 Correctement imputée.
 Toutes les opérations enregistrées soient :
 Correctement totalisées,
 Correctement centralisées,

Dans le présent rapport, on va limiter notre étude aux cycles suivants :

 Cycle immobilisation ;
 Cycle Fournisseur/Achat  ;
 Cycle Personnel  ;
 Cycle trésorerie
 Cycle Etat.
1- CYCLE IMMOBILISATIONS ;
1.1 Procédures adoptées

L’actif immobilisé de l’Organisme est constitué en grande partie de l’immobilisation en non-


valeurs et d'immobilisations corporelles.
La majeure partie des investissements/immobilisations de l'Organisme est réalisée par voie
de marchés passés dans les conditions et les formes de passation des marchés de l'Etat
conformément au décret n° 2-98-482 du 31 décembre 1998.

1.2 Travaux réalisés

Au cours de notre mission on a procède à :

 L’examen critique des procédures d’inventaire physique des immobilisations et au


rapprochement de l’inventaire avec le fichier des immobilisations pour s’assurer que le
fichier est correctement tenu ;

 La vérification par sondages de l’existence physique des principales immobilisations ;

 La vérification des procédures, mises en place pour l’enregistrement et le suivi des


dépenses d’investissements ;

 La vérification des procédures d'engagement et de passation des marchés;

 La vérification par sondages des acquisitions d’immobilisations avec les documents


justificatifs tels que bons de commande, contrats, factures fournisseurs et pièces de
règlement et l’appréciation de la méthode de sélection des fournisseurs et vérification des
imputations comptables ;

 La vérification des calculs d’amortissement, pour s’assurer que les taux d’amortissement
appliqués sont en conformité avec la législation fiscale ;
 L’examen de la politique d’entretien et de sauvegarde des immobilisations et
l’appréciation de la méthode de distinction entre les dépenses immobilisées et les
dépenses considérées comme charges ;

 La vérification de la régularité et de la fiabilité des registres tenus et des états


informatiques établis; et consultation des états détaillés et récapitulatifs de l'inventaire
réalisé en 2001;

 La vérification des cessions d’immobilisations et revue du traitement du matériel hors


service (mise au rebut.)

1.3 Constations et faiblesses

Les contions et faiblesses reconduites sont les suivantes

(1) Les non-valeurs totalement amorties ne sont pas sorties du bilan conformément au
CGNC. La pratique de l’organisme de garder ces non-valeurs au bilan est motivée par la
nécessité de garder l'historique des dépenses inscrites sous cette rubrique ;

(2) Le suivi des immobilisations et des amortissements n'est pas effectué de manière
uniforme. Toutefois, des efforts ont été consentis et aboutiront lors de l’exploitation
d’une application informatique standard ;

(3) Le suivi et le calcul des dotations aux amortissements sont réalisés par une application
« Access » développée en interne. Bien qu’aucun problème n’ait été relevé, des risques
d’erreurs importants existent en matière d’exhaustivité et de correct calcul des dotations
vu l’absence de protections de la base et des formules de calcul.

1.4 Recommandations
(1) Au niveau des amortissements, nous recommandons l'exploitation du logiciel AGRESSO
mis en place réçament au sein de l’organisme, l'édition et l'archivage des états détaillés
annuels et la matérialisation des contrôles effectués par la cellule comptable.
(4) Le suivi des immobilisations et des amortissements n'est pas effectué de manière
uniforme. Toutefois, des efforts ont été consentis et aboutiront lors de l’exploitation
d’une application informatique standard ;

(5) Le suivi et le calcul des dotations aux amortissements sont réalisés par une application
« Access » développée en interne. Bien qu’aucun problème n’ait été relevé, des risques
d’erreurs importants existent en matière d’exhaustivité et de correct calcul des dotations
vu l’absence de protections de la base et des formules de calcul.
2- CYCLE ACHATS / FOURNISSEURS
2.1 Procédures adoptées

Les achats de l'Organisme sont effectués soit par marchés soit par bon de commande.

Pour les achats réalisés par voie de marchés ; ils se passent dans les conditions et les formes de
passation des marchés de l'Etat conformément au décret n° 2-98-482 du 31 décembre 1998.

Pour les achats par bon de commande ; après centralisation des besoins par le bureau
« approvisionnements et inventaire » ou expression d'un besoin isolé, et la vérification de la
disponibilité des crédits budgétaires, une demande d’offre de prix est établie et adressée à
plusieurs fournisseurs. La lettre de consultation est visée par le directeur général. Après
l'opération de sélection du fournisseur, un bon de commande visé par l'ordonnateur est
envoyé au fournisseur sélectionné.
A la réception de la fourniture, de la facture et du bon de livraison, un bon de réception est
établi, et la facture est certifiée conforme par le service demandeur. Une fois le dossier est
complet (devis, bon de commande, facture, bon de livraison et bon de réception), il fait l’objet
du paiement par ordre de virement ou chèque signé par le directeur général et l’agent
comptable.

2.2 Travaux réalisés

 Prise de connaissance et évaluation du dispositif de contrôle interne et des procédures


mises en place en matière d'achats aussi bien par voie de marchés ou de consultations
restreintes;

 Examen critique des documents utilisés (demande d’achat, bon de commande, choix des
fournisseurs, bon de livraison ou de réception, entrée en magasin), existence d’un fichier
fournisseurs ;
 Vérification des enregistrements comptables : tenue à jour des fiches fournisseurs,
rapprochement des comptes individuels des fournisseurs avec le compte collectif du bilan
et de la balance générale à la clôture de l’exercice ;

 Vérification par sondages du respect de la procédure de consultation des fournisseurs;

 Analyse des soldes fournisseurs les plus importants et vérification des règlements
subséquents effectués par l’entreprise  ;

 Exploitation des confirmations directes reçues des fournisseurs ;

 Analyse des comptes de charges à payer et créditeurs divers, vérification des montants
significatifs inclus dans chaque compte avec les pièces justificatives ;

 Vérification des règlements subséquents afin de s’assurer que les provisions


comptabilisées sont correctement évaluées et qu’il n’existe pas de passif éventuel non
enregistré ;

 Vérification des imputations et enregistrements comptables;

 Vérification du respect de l’indépendance des exercices.

2.3 Constatations

A notre connaissance, les travaux effectués n'ont pas relevé d'anomalies significatives à
signaler.
3- CYCLE PERSONNEL -PAIE

3-1 Procédures adoptées

Le personnel de l’organisme est constitué de deux catégories :

 Les agents statutaires qui sont recrutés dans la limite de l’effectif du personnel fixé
annuellement par le budget. Ils sont rémunérés selon le barème applicable aux
fonctionnaires des administrations publiques. Des primes sont octroyées chaque année
aux agents ;
 Les agents non statutaires qui se composent des agents à contrat qui sont assimilés à des
agents titulaires, et des agents occasionnels à salaire journalier qui sont soumis aux
conditions générales d’emploi et de salaire dans le secteur privé agricole. La paie est
informatisée, ce qui réduit les risques d’erreur.

3.2 Travaux effectués

 Evaluation du système de contrôle interne en matière de gestion du personnel (méthode


de recrutement, fixation des rémunérations, politique de formation et d’encadrement) ;

 Analyse et contrôle du circuit «Paie» avec une étude critique du système mis en place

 Préparation et distribution de la paie, documents utilisés pour les éléments fixes et les
éléments variables, recensement des heures travaillées, cartes de pointage, circuit de
transmission de ces documents, types de contrôle et d’approbation existant à tous les
niveaux, méthodes de calcul des différentes catégories de rémunérations, Salaire, heures
supplémentaires, congés payés et autres avantages éventuels, méthode de règlement de la
paie (virements bancaires, espèces) et contrôle sur les manipulations de fonds et les
décomptes de monnaie, traitement des enveloppes non retirées par les bénéficiaires ;

 Vérification sur la base d’un échantillon représentatif de l’ensemble des catégories du


personnel, du calcul de la paie et des retenues sur salaires en s’assurant que les différentes
étapes décrites dans le circuit «Paie » sont bien respectées ;
 Examen des dossiers administratifs individuels cadres et employés sélectionnés dans
l’échantillon pour s’assurer que les dossiers contiennent tous les documents nécessaires
(lettre d’engagement, autorisation de salaire entre autres) et vérification éventuelle de
l’existence physique des salariés ;

 Vérification de l’imputation comptable des salaires et charges sociales dans les comptes
appropriés ;

 Rapprochement de la masse salariale d’après les journaux de paie avec le compte «charges
de personnel » et analyse de la variation de cette masse salariale par rapport à l’exercice
précédent ;

 Vérification des soldes des comptes «personnel et comptes rattachés » et des comptes
«sécurité sociale et autres organismes sociaux », examen des déclarations de fin d’exercice
et vérification des règlements subséquents ;

 Examen critique des procédures spécifiques appliquées pour les personnes quittant
l’entreprise.

 Vérifier que les primes prévues par le règlement provisoire sont rattachées à la période
correspondante, notamment la prime de fin d’année ;

3.3 Constations et faiblesses

(1) Les états billeteurs assimilés aux journaux de paies manquent de renseignements sur le
grade de l'agent, ce qui rend difficile le contrôle des composants de son salaire et des
retenues effectuées.

(2) Le responsable de la paie dispose de la possibilité de modifier directement le logiciel de


paie, ce qui est contraire aux bonnes règles de contrôle interne.
(3) L’organisme n’a pas déposé le bordereau récapitulatif des salaires de l’année 2000 prévue
par la loi sur l’impôt Général sur les Revenus (Etat 9421 IGR) ce qui présente un risque
fiscal. Au cours de notre passage l’organisme n’a pas encore achevé l’élaboration de l’état
9421.

3.4 Recommandations

(1) L’organisme doit accélérer la mise en application du logiciel de gestion de ressources


humaines.

(2) Il doit veiller à l’élaboration de l’état 9421 des salaires dans les délais prescrits par la loi.
4- CYCLE TRESORERIE
4-1 Procédures adoptées

Les paiements sont faits par ordre de virement le plus souvent, et parfois par chèque
bancaire.

Les ordres du virement sont numérotés et doivent porter la signature conjointe de l’agent
comptable et du directeur.

Quant aux encaissements, ils sont constitués principalement des subventions, des
déblocages du prêt XXX et de produits accessoires.

4.2 Travaux effectués

 Revue et évaluation du système de contrôle interne (structure de service, documents


utilisés, respect du principe de séparation des tâches…) ;

 Vérification de la tenue des registres extra - comptables et des registres comptables de


caisse et vérification, sur la base de sondages, des dépenses et recettes avec les pièces
justificatives ;

 Vérification de la comptabilisation des mouvements débits et crédits figurant sur les


relevés bancaires ;

 Vérification, par sondage, de la comptabilisation des chèques détachés des talons


correspondant ;

 Vérification par sondage de la réalité des paiements figurants dans le journal de


trésorerie et le relevé bancaire, par l’examen des pièces justificatives (présence des
pièces et des autorisations nécessaires) ;
 Comptage inopiné de la caisse et rapprochement de ce comptage avec les registres de
caisse ;

 Examen des états de rapprochement bancaires ;

 Revue des échelles d’intérêts bancaires pour s’assurer que les calculs des agios éventuels
sont vérifiés par le service de trésorerie ;

 Vérification du respect du principe de l’indépendance des exercices ;

4.3 Constatations

Toute dépense doit passer par trois étapes et donc trois niveaux de contrôle : l’engagement,
l’ordonnancement et le paiement. A ce dernier niveau, l’agence comptable procède à
l’examen des pièces justificatives avant tout paiement. De même l’ordonnance de paiement
n’est établie qu’après la constatation de la réception des biens ou travaux.

Les états de rapprochements sont établis mensuellement.

A notre connaissance, les travaux effectués n'ont pas relevé d'anomalies significatives à
signaler.
5- STOCK / INVENTAIRE
5-1 Procédures

L'organisme dispose d’environ 20 familles de stocks dont les principales sont les pièces de
rechange, les matériaux et produits de construction, les aliments de bétail, les fournitures de
bureau, les produits vétérinaires et les semences et engrais. La gestion des stocks est confiée
au " Bureau Gestion des Stocks".

5.2 Travaux effectués

 Prise de connaissance et examen critique des procédures de prise de l'inventaire annuel


des stocks et de suivi des mouvements au cours de l'exercice;

 Examen de traitement des bons de commandes, bons de réception et des factures d’achat ;

 Examen critique du traitement des retours et avoirs ;

 Examen critique de mise à jour des fichiers fournisseurs/stocks et du suivi des produits
réceptionnés et non facturés ;

 Examen de l’inventaire physique des stocks à la date de clôture de l’exercice et


vérification du rapprochement effectué avec le stock comptable à la même date
(vérification des calculs arithmétiques des états d’inventaire) ;

 Vérification par sondages de l’existence physique des stocks et rapprochement avec les
états du suivi comptables des stocks ;

 Vérification des méthodes d’évaluation des stocks et leur permanence ;

 Examen critique de la politique de gestion des stocks appliquée par l’entreprise.


5.3 Constations et faiblesses
(1) L’inventaire a été largement perturbé par les grèves fréquentes,

(2) Les procédures de prise d’inventaire sont globalement satisfaisantes, toutefois des
améliorations sont à introduire au niveau de l’organisation de l’inventaire :

 Equilibrer dans la constitution des équipes entre les personnes dépendantes du


service matériel et les personnes qui y sont indépendantes ;
 Instauration du double comptage ;
 Changement annuel des étiquettes d’identification des stocks préalablement à
chaque inventaire.

(3) En l'absence d'une procédure claie en matière de dépréciation des stocks dormants ou à
rotation lente, certains stocks désuets ou inutilisables ne feront pas l'objet d'une provision
pour constater leur dépréciation éventuelle dans les comptes.

5.4 Recommandations

(1) L’organisme doit veiller à la bonne programmation des compagnes de vaccination et


mettre à la disposition des services concernés les moyens nécessaires pour réussir leur
mission ;

(2) Nous recommandons à l'Organisme de mettre en place une procédure fiable et adaptée
des stocks dormants ou à rotation lente pour pallier cette faiblesse.

(3) Les stocks périmés doivent faire l'objet d'un mode de destruction normé.

RAPPORT DE L’EVALUATION DU CONTROLE INTERNE


Afin de rapporter les résultats des contrôles à l’organisme, est d’instituer une discussion
coopérative et constructive qui a pour but d’envisager les actions possibles pour pallier les
faiblesses apparentes dans les systèmes ; le chef de mission a confirmé ses constations dans
un rapport appelé « Rapport Sur Le Contrôle Interne  ».

Ce rapport a pour but de permettre à l’organisme d’engager les actions correctives


conduisant soit dans l’exercice concerné soit dans les exercices à venir à améliorer les
procédures incriminées et par-là même de permettre d’améliorer la fiabilité des comptes.
PHASE III- CONTROLE DES COMPTES

Les vérifications directes sont insuffisantes pour permettre au commissaire aux comptes de
certifier les comptes ; c’est pour cette raison qu’il est indispensable de procéder au contrôle
des comptes qui permet de réunir des éléments probants suffisants pour s’assurer que les
dispositions légales et réglementaires auxquelles est soumise l’entreprise sont bien
respectées ; il s’agit en particulier des règles de présentation et d’évaluation édictées par le
Code Général de Normalisation Comptable.

Après l’évaluation des dispositions du contrôle interne, on a procédé au contrôle de tous les
comptes du bilan et du compte de produits et de charges
Dans le présent rapport, on va limiter notre étude aux cycles suivants :

On a procédé au contrôle des comptes suivants :

 Cycle Fournisseur/Achat ;
 Cycle Personnel ;
 Cycle Trésorerie
 Cycle Immobilisation  ;
 Cycle Stocks et encours.

Au cours de tous ces contrôles on a suivi des modèles de contrôle à fin d’assurer
l’homogénéité du travail de tous les collaborateurs.
1- CYCLE IMMOBILISATIONS

Compte Compte de résultat


de bilan
Réalité  Les montants enregistrés  Les amortissements et provisions
représentent des actifs de comptabilisés correspondent à des actifs
l’entreprise de l’entreprise

Exhaustivité  Toutes les  Tous les amortissements et provisions


immobilisations ont été comptabilisés.
appartenant à l’entreprise
ont bien été enregistrées ;
 Les mouvements de
l’exercice ont été
intégralement
comptabilisés.

Evaluation  Les immobilisations  Les amortissements et provisions sont


brutes sont évaluées évalués conformément aux principes
conformément aux comptables.
principes comptables ;  Les méthodes d’évaluation sont
 Les méthodes constantes.
d’évaluation sont
constantes.

Comptabilisa  Les immobilisations sont  Les comptes d’amortissement et de


tion présentées conformément provisions sont présentés conformément
aux principes aux principes comptables ;
comptables ;  L’information figurant en annexe est
 L’information figurant correcte.
dans l’annexe est correcte.

Contrôles réalisés
La situation et l'évolution des postes composant cette section se présentent comme suit :

I - Immobilisation en non-valeurs

30/06/00 Réalisation 2ème Dotations Cumul amor. 30/12/00


S 2000 2ème S 2000 31/12000
Etudes de base 9 292 041 0,00 929 204 7 221 323 2 070 718

Etudes de factibilité 1 974 628 1 012 101 298 673 1 281 604 1 705 125

Etudes d'exécution 4 154 267 64 895 421 916 2 833 675 1 385 487

Galeries 125 439 487 11 079 313 4 356 981 110 475 630 26 043 355

Canaux 91 586 670 159 652 1 054 707 89 805 878 1 940 444

Conduites d'adduction 12 458 438 1 656 214 620 007 10 388 348 3 726 304

Equip. hydromécanique 516 500 0,00 269 350 269 350 247 150

Barrage dérivation 47 895 082 0,00 2 560 007 41 221 484 6 673 598

Puits forages 24 628 680 401 459 542 603 22 087 150 2 942 989

Autres ouvrages 878 621 1 352 962 223 158 551 196 1 680 387

Murs de protection 63 840 640 0,00 2 341 500 59 534 765 4 305 875

Equipement électrique 3 393 058 0,00 <217 700> 3 393 058 0,00

Génie civil station 2 174 246 76 510 77 352 1 897 252 353 504

Réservoirs 2 465 989 98 680 256 467 1 403 734 1 160 935

Réparation drainage 370 800 0,00 0,00 370 800 0,00

Aménagement foncier 11 188 363 0,00 37 850 11 186 459 1 903

Pistes revêtues 881 163 0,00 0,00 881 163 0,00

Piste simple ouverte 8 307 537 1 768 884 1 007 642 3 337 614 6 738 807

Divers travaux 3 904 888 0,00 1 817 3 904 888 0,0


SIG 3 386 595 368 582 375 518 2 663 730 1 091 446

Matériel mobilier localisé 370 079 0,00 37 008 257 953 112 126

Immo. mises à disposition


des tiers 717 266 185 618 90 288 401 027 501 857
PMH réalisée en partenariat
13 859 010 3 049 037 1 690 805 6 132 163 10 775 884
Etude SOGREAH 3 756 574 375 658 375 657 3 380 917

Total 433 684 047 25 030 482 17 350 811 381 875 902 76 838 627

Les dépenses inscrites en immobilisation en non-valeurs sont essentiellement les dépenses


d'équipement et de mise en valeur engagées dans le cadre de la petite et moyenne
hydraulique (PMH).

Un effort de présentation de l’immobilisation en non-valeur par catégorie et année de


comptabilisation des dépenses a été entrepris.

Toutefois, le recours au logiciel des immobilisations conférera au suivi de cette catégorie


d’immobilisations et au calcul des amortissements plus d’assurance.

Amortissement de l'immobilisation en non-valeurs

Les non-valeurs sont amorties sur une période de cinq exercices sans prorata temporis. Les
tests que nous avons effectués sur les tableaux établis par l'organisme n'ont pas relevé
d'anomalies.

Par ailleurs nous signalons que l'organisme conserve à l'actif du bilan les non-valeurs
totalement amorties. Cette dérogation par rapport aux prescriptions du CGNC est justifiée
par le souci de garder l'historique des réalisations effectuées.

II- Immobilisations incorporelles


30/06/00 Réalisation Retraits Dotations Cumul amor. 31/12/00
2000
2000 2000 31/12/00
Logiciels 2 815 310 56 364 2 495 541 319 780

En cours 3 513 522 549 052 3 756 574 - - 306 000

6 328 832 549 052 3 756 574 56 364 2 495 541 625 769

Immobilisations incorporelles en cours

L’organisme a tenu compte des recommandations des audits précédents en transférant au


compte de charges à répartir les décomptes versés pour l'étude d'amélioration de
l'exploitation des systèmes d'irrigation et de drainage. Ces dépenses sont amorties sur une
période de cinq exercices sans prorata temporis.

Les immobilisations incorporelles en cours ne comptent plus que les décomptes versés au
titre du logiciel de gestion des ressources humaines.

III- Immobilisations corporelles


30/06/00 Acquisition Cession/Retrait 31/12/00

Terrains 92 633 303 - 83 446 895 9 186 408

Constructions 57 929 562 - - 57 929 562

Installations techniques, M&O 44 910 144 1 952 759 460 46 862 444

Matériel de transport 30 636 849 400 000 - 5 404 579

Mobilier matériel de bur & aménag.divers 12 408 786 284 060 - 12 692 846

Aménagements hydro - agricoles 198 093 781 11 756 880 8 758 359 201 092 302

Autres immob corporelles en cours 151 200 26 000 6 400 170 800

Immobilisations corporelles en cours 2 060 123 2 317 349 2 998 521 1 378 951

TOTAL 438 823 748 16 836 064 95 210 635 360 449 177

Terrains

Suite à la recommandation du rapport d’audit de l’exercice 1999/2000, l’organisme a retiré


de son actif les terrains qu'il occupe et dont le transfert de propriété n'a pas eu lieu. La
valeur des ces terrains est estimée pour 83 446 895 DH.

Constructions

L'ensemble des constructions et des aménagements sont amortis sur une durée de 20
exercices. De même avis que l'auditeur précédent, cette durée nous paraît excessive en ce
qui concerne les aménagements des constructions.

Les constructions et les aménagements n'ont jamais fait l'objet d'un inventaire.

Installations techniques, matériel et outillages.


Comptes Solde au 30/06/00 Augmentation Cession Solde au 31/12/00

Mat. télécommunication 3 379 778 9 100 - 3 388 878


Mat. topographie 92 461 - - 92 461
Mat. campement 332 922 - - 332 922
Mat. & Mob. maison 588 553 - - 588 553
Mat. de jardinage 326 871 10 800 - 337 671
Mat. d'élevage 6 689 582 294 640 - 6 984 222
Mat. vétérinaire 907 359 70 245 977 604
Mat. manutention 507 763 30 115 - 537 878
Mat. maçonnerie 1 037 775 17 407 - 1 055 182
Mat. électroménager 2 565 024 95 809 - 2 660 833
Mat. cuisine et vaisselle 90 490 - - 90 490
Mat. éclairage 49 029 - - 49 029
Mat. lutte contre l'incendie 56 424 - - 56 424
Mat. électrique 2 913 907 75 582 - 2 989 489
Mat. traitement 1 494 401 157 563 - 1 651 964
Mat. génie civil 5 154 933 168 540 - 5 323 473
Mat. agricole 2 347 178 379 200 - 2 726 378
Equipement atelier laboratoire 2 143 064 88 028 - 2 231 092
Mat. menuiserie 287 494 - - 287 494
Mat. peinture vitrerie 171 589 - - 171 589
Mat. et inst. mesure 4 330 500 56 750 - 4 387 250
Mat. hydrologie et moteurs 8 537 333 498 521 - 9 035 854
Autres immobilisations 905 712 - - 905 712
Total 44 910 145 1 952 300 - 46 862 444

Le dernier inventaire a été effectué en 1998/1999 et a donné lieu à des régularisations au


niveau de plusieurs postes.

Les responsables de l’organisme nous ont affirmé qu’ils programment lancer un inventaire
physique des immobilisations avant la fin de l’exercice 2001.

Compte tenu du nombre important des éléments immobilisés (environ 20 000 ) et du coût
et difficultés de réaliser un inventaire exhaustif annuellement, nous recommandons la
réalisation d'inventaires partiels en procédant au bout de chaque période de deux ou trois
ans à un inventaire exhaustif.

Amortissements

Solde au Dotation Solde au


Comptes Amort./Cessions
30/06/00 2 Semestre 31/12/00
2000

Mat. télécommunication 3 336 897 5 311 - 3 342 208

Mat. topographie 81 855 1468 - 83 323

Mat. campement 202 406 13 137 - 215 543

Mat . & Mob. maison 434 793 21 220 - 456


014

Mat. de jardinage 228 308 11 224 - 239 532

Mat. d'élevage 4 572 475 244 235 - 4 816 709

Mat. vétérinaire 713 012 30 796 - 743 808

Mat. manutention 388 263 31 113 - 419 376

Mat. maçonnerie 814 716 26 519 - 841 235

Mat. électroménager 1 897 377 82 930 - 1 980 307

Mat. cuisine et vaisselle 63 221 3 204 - 66 425

Mat. éclairage 46 827 476 - 47 303

Mat. lutte contre l'incendie 56 424 - - 56 424

Mat. électrique 2 702 195 39 029 - 2 741 224

Mat. traitement 1 169 668 46 738 - 1 216 406

Mat. génie civil 4 178 769 246 255 - 4 425 024

Mat. agricole 1 893 087 67 388 - 1 960 475

Equipement atelier 1 279 694 85 084 - 1 364 779


laboratoire

Mat. menuiserie 185 883 9 162 - 195 045

Mat. peinture vitrerie 107 389 8 457 - 115 846

Mat. et inst. mesure 3 652 270 136 997 - 3 789 266

Mat. hydrologie et moteurs 7 480 584 237 032 - 7 717 616

Autres immobilisations 212 236 76 963 - 289 199


Total 35 698 349 1 424 738 - 37 123 087

Comme nous l'avons signalé dans notre rapport sur le contrôle interne, pour les
immobilisations suivies par le service informatique en collaboration avec le service
matériel sur "Access", les états détaillés des amortissements ne sont pas édités et archivés
au moment de l'arrêté des comptes vu le nombre d’articles traités. Seul un état récapitulatif
est édité et communiqué à la cellule comptable pour constatation des dotations aux
amortissements. Etant donné que l’application Access ne présente pas les sécurités
informatiques nécessaires, nous recommandons que la cellule comptable procède à des
contrôles par sondage et à des recoupements matérialisés et classés.

IV- Matériel de transport.

Comptes Solde au Augmentation Cession Solde au


30/06/00 31/12/00

Véhicules utilitaires 22 128 320 91 600 22 219 920

Véhicules légers 1 165 738 1 165 738

Citernes et remorques 2 338 212 7 416 2 345 628

Autres matériels de 5 004 579 400 000 5 404 579


transport

Total 30 636 849 499 016 31 135 865

Les mouvements intervenus sur ce poste concernent :

Dons reçus :

Renault express 91 600

Camion ISUZU 400 000


Acquisitions :

Citernes 7 416
Amortissements de matériel de transport

Comptes Solde au Dotation 2° Amort./Cession Solde au


30/06/00 semestre 2000 31/12/00

Véhicules utilitaires 20 227 683 434 431 20 662 114

Véhicules légers 826 700 46 692 873 392

Citernes et remorques 2 290 279 7 124 2 297 403

Autres matériels de transport 4 742 473 124 352 4 866 825

Total 28 087 135 612 599 28 699 734

 Le camion ISUZU omis a été amorti sur 6 mois sans tenir en compte que sa
date de mise en service est le 17/08/1993. Nous estimons que la dotation constatée est
sous-estimée. A défaut d’une estimation de la valeur réelle du camion par l’organisme, et
dans l’incapacité de procéder nous même à cette évaluation, nous estimons que le montant
de la dotation devrait être égal à la différence entre la valeur d’origine soit 400 000 DH et la
valeur actuelle au 31 décembre 2000.

 Les remarques faites au niveau du poste matériel et outillages en matière du


calcul, du suivi et du contrôle des amortissements sont reconduites pour ce poste.

V- Mobilier, matériel de bureau et aménagement divers.

Solde au Solde au
Comptes Augmentation Cession
30/06/00 31/12/00

Mobilier de bureau 3 148 483 8 012 3 156 495


Matériel de bureau 842 315 3 368 845 683

Matériel audio visuel 899 880 899 880

Mat. tirage et reproduction 1 621 873 124 900 1 746 773

Matériel informatique 5 896 235 147 780 6 044 015

Total 12 408 786 284 060 12 692 846

Les pièces comptables relatives aux acquisitions du 2° semestre 2000 ont été vérifiées par
sondages.

Amortissements mobilier, matériel de bureau et aménagements divers.

Solde au Dotations de Solde au


Comptes Amort./retraits
30/06/00 l'exercice 31/12/00

Mobilier de bureau -2 216 597 91 737 - 2 308 335

Matériel de bureau -709 862 22 217 - 732 079

Matériel audio visuel -641 266 23 369 - 664 634

Mat. tirage et reproduction -1 103 177 57 687 - 1 160 864

Matériel informatique -4 833 958 198 949 - 5 082 906

Total -9 554 860 393 959 - 9 948 819

Les remarques faites au niveau du poste matériel et outillages en matière du calcul, du


suivi et du contrôle des amortissements sont reconduites pour ce poste.
2- CYCLE ACHATS / FOURNISSEURS

Compte de bilan Compte de résultat

Réalité  Les montants comptabilisés  Les montants comptabilisés correspondent à des


représentent une dette de opérations de l’entreprise.
l’entreprise

Exhaustivité  Toutes les dettes d’exploitation  Toutes les dépenses correspondant à la période ont
de l’entreprise à la clôture de été enregistrées ;
l’exercice ont été enregistrées ;  Aucune dépense ayant un caractère
 Les charges ne correspondant d’immobilisation ne figure en achats et
pas à l’exercice ont été consommations ;
enregistrées en charges  Les achats et consommations sont valorisées
constatées d’avance ; conformément aux principes comptables.
 Les dettes sont évaluées
conformément aux principes
comptables.

Evaluation  Des régularisations et prévisions  Des régularisations et prévisions adéquates ont été
adéquates ont été faites pour faites pour toute charge prévisible ;
toute charge prévisible ;  Les méthodes d’évaluation sont constantes.
 Les comptes en devise ont fait
l’objet d’ajustements
nécessaires ;
 Les méthodes d’évaluation sont
constantes.

Comptabilisation  Les montants figurant en dettes  Les achats et les consommations ont été
d’exploitation ont été comptabilisés dans les comptes adéquats en accord
comptabilisés dans les comptes avec les principes comptables ;
adéquats en accord avec les  L’information figurant dans l’annexe est complète
principes comptables ; et correcte ;
 Aucune compensation entre  Il n’y a pas de changement de présentation par
comptes n’a été effectuée ; rapport à l’exercice précédent.
 L’information figurant dans
l’annexe est complète et
correcte ;
 Il n’y a pas de changement de
présentation par rapport à
l’exercice précédent.
Contrôles réalisés

30/06/00 Variation 31/12/00


Fournisseurs d'exploitation 3 286 862 1 236 113 4 522 975
Fournisseurs factures non 1 035 724 <425 236> 610 476
parvenues
Fournisseurs retenus de garantie 2 952 <109 781> 2 824 428
209
Fournisseurs retenus de

Garantie budget/hors budget 11 951 263 725


251 774

TOTAL 7 526 569 713 047 8 221 604

Le compte "fournisseurs d'exploitation" enregistre les dettes vis à vis des fournisseurs
d'exploitation, alors que les comptes "fournisseurs retenues de garantie" et "fournisseurs,
factures non parvenues" enregistrent les retenues de garanties sur les marchés non encore
liquidés et les factures non encore reçues à la date de clôture concernant des achats
effectués ou frais courus.

Les principales dettes en instance au 31/12/2000 sont les suivantes :

Equipement W 257 946


Assurance MAMDA 126 335
SOCOZAG 90 000
Domaines agricoles LBASSATINE 797 550
Domaines agricoles SKHIRAT 2 017 500

Le détail des différents comptes nous a été présenté.


Quant aux retenues de garantie les principales d'entre elles sont les suivantes :

OBER VICTOR 132 580


SOMACIEL 127 589
ASSAKA 280 152
MECHBOUK 241 341
STE AIT SAOUNE 139 058
STE AMENZU 330 546
AIT TOYA 504 320
TAGOUTE 182 687

Le compte "fournisseurs, factures non parvenues" comprend essentiellement :

Assurances accidents de travail et 369 660


automobile
CTMLN 28 050
ONPT 45 994
ETS BELMSSAGEM 13 739
IMPRIMERIE TAFOUKTE 13 290
Les principaux postes de dépenses sont les suivants :

2° semestre 2000
Matières premières de construction 1 882 781
Produits pharmaceutiques 222 924
Produits vétérinaires 6 603 212
Produits d'entretien agricole 4 760 823
Combustibles 140 100
Gasoil 89 890
Carburants 261 520
Produits d'entretien 71 215
Fournitures d'atelier et d'usine 17 824
Fournitures de matériel de transport 159 751
Fournitures de bureau 216 812
Fournitures vidéo, photogr. Et 20 135
accessoires
Variation des stocks matières premières 966 093
Variation des stocks mat. et fourni. 5 105 570
Conso
Variation des stocks des emballages 1 057
Electricité 548 293
Eau 80 558

Les achats consommés de matières et fournitures du 2° semestre 2000 représentent 120%


des achats de l’exercice 1999/2000 en raison des charges sur exercices antérieurs
comptabilisées en 2000 (4 402 KDH). Cette situation est due à la défaillance du système
d’information alimentant la comptabilité.

Les autres charges externes du 2° semestre 2000 représentent 54 % de ceux de l’exercice


1999/2000.
3- CYCLE PERSONNEL

Compte de Compte de résultat


bilan
Réalité  Les montants comptabilisés  Les montants comptabilisés correspondent à
représentent un actif ou une des opérations de l’entreprise.
dette de l’entreprise.

Exhaustivité  Toutes les créances et dettes  Tous les frais de personnel ont été
sociales de l’entreprise à la comptabilisés ;
clôture de l’exercice ont été  Les méthodes d’évaluation sont constantes
comptabilisées ;

Evaluation  Des régularisations et  Les frais de personnel ont été correctement


provisions adéquates ont été valorisés ;
enregistrées faites pour  Les méthodes d’évaluation sont constantes.
toutes les charges
prévisibles ;
 Les méthodes d’évaluation
sont constantes.

Comptabilisati  Les montants figurants en  Les frais de personnel ont été comptabilisés
on dettes et créances sociales dans les comptes adéquats en accord avec
ont été comptabilisés dans les principes comptables ;
les comptes adéquats en  L’information figurant dans l’annexe est
accord avec les principes correcte.
comptables ;  Il n’y a pas de changement de présentation
 L’information figurant dans par rapport à l’année précédente.
l’annexe est correcte ;
 Il n’y a pas de changement
de présentation par rapport à
l’exercice précédent.
Contrôles réalisés

Les charges du personnel au titre de l'exercice

30/06/00 31/12/00 % Charges 2°S par


rapport 99/00

Salaires bruts 24 964 261 12 672 025 50.76%

Congés à payer <718 263> <764 600> 106.45%

Appoint. Personnel occasionnel 2 231 783 928 156 41.59%

Prime de rendement 3 525 585 1 846 676 52.38%

Prime de naissance 5 100 2 850 55.88%

Prime informatique 49 798 25 000 50.20%

Prime de caisse + responsabilité 11 871 5718 48.17%

Indemnités et avantages divers 89 997 44 957 49.95%

Prime incitation à retraite anticipée 81 160 0.00%

Formation personnel administratif 28 090 30 000 106.80%

Formation Pers. (F.technique) 397 604 276 561 69.56%

Cotis. Caisse retraite Per. titulaire 2 865 451 1 555 600 54.29%

Cotis. Caisse retraite Pers. Occas. 223 349 114 653 51.33%

Cotisations caisse retraite CMR 154 302 83 449 54.08%

Cot. Aux mutuelles 600 760 298 235 49.64%

Prest. Famili. Pres. Titu 2 020 958 991 800 49.08%

Prest. Fam. Ouv occ 440 654 224 256 50.89%

Assurances accidents de travail 769 950 382 467 49.67%

Allocations aux œuvres sociales 277 700 50 000 18.01%

Habill. vêtements travail 61 677 37 419 60.67%

Autres charges sociales diverses 503 950 278 127 55.19%

Charges personnel des ex. anté. 396 122 213 352 53.86%

39 001 860 19 306 702 49.50%


Les charges de personnel du 2° semestre 2000 représentent près de 50% des charges de
personnel de l’exercice 1999/2000.

Suite à nos travaux, nous avons constaté que :


- les avantages en nature ne sont pas pris en compte pour le calcul de l'IGR sur le salaire du
directeur ;
- suite aux recommandations du rapport d’audit de l’exercice 1999/2000, la provision pour
congés à payer a pris en compte les charges sociales patronales y attachées ;
- la provision a été comptabilisée dans les charges de l’exercice pour la partie relative au 2°
semestre 2000 et dans les charges sur exercices antérieurs pour la partie relative aux exercices
précédents. La reprise de la provision constatée au cours de l’exercice 1999/2000 a été reprise
en totalité en compte de charges de l’exercice ce qui a fait que le compte de charges «  congés à
payer » est anormalement créditeur.
Jusqu'à la date de rédaction de nos rapports nous n'avons reçu aucune réponse des
organismes sociaux circularisés.
4- CYCLE TRESORERIE

Compte de bilan Compte de résultat

Réalité  Les montants comptabilisés  Les montants comptabilisés correspondent à des


représentent un actif ou une opérations de l’entreprise.
dette de l’entreprise.

Exhaustivité  Toute la trésorerie de  Toutes les charges et produits financiers de la


l’entreprise a été enregistrée à période ont été bien comptabilisés ;
la clôture de l’exercice ;
 Toutes les dettes de trésorerie
de l’entreprise à la clôture de
l’entreprise ont été
comptabilisées.

Evaluation  Les disponibilités sont évaluées  Les transactions ont été correctement valorisées
conformément aux principes conformément aux principes comptables
comptables ;  Les méthodes d’évaluation sont constantes.
 Les comptes en devise en fait
l’objet des ajustements
nécessaires ;
 Les montants comptabilisés ne
font l’objet d’aucune restriction
d’accès ;
 Les intérêts courus sont
correctement enregistrés ;
 Les méthodes d’évaluation sont
constantes.

Comptabilisatio  Les méthodes d’enregistrement  Les méthodes d’enregistrement sont constantes ;


n sont constantes ;  Les comptes de résultat correspondant sont
 Les disponibilités et dettes présentes conformément aux principes
financières sont présentées comptables ;
conformément aux principes  L’information figurant dans l’annexe est
comptables ; correcte.
 L’information figurant dans
l’annexe est correcte.
Contrôles réalisés

Les comptes de la trésorerie de l’organisme au 30/12/2000 se présentent comme suit :

Compte bancaire 30/06/2000 Variation en 31/12/2000


% Nous avons

WAFABANK 57 632 <0.19%> 57 525 procédé à la


CRCA fonctionnement 1 354 736 <53.01%> 636 555
CRACA équipement 397 559 <53.56%> 184 608
CRCA H.B et compt . op 373 315 19.36% 445 597
CRCA Don CEE 15 049 1.22% 15 233
CRCA Don KFW 39 347 1.22% 39 829
Tres. Prov. Equipement 65 263 216 <3.35%> 36 972 609
Tres. Prov. Fonctionnement 8 020 174 <72.52%> 2 203 819
Tres. Prov. HB et compt op. 805 070 0.00% 805 070
Tres. Prov. Budget général 4 673 924 <76.29%> 1 108 278
Tres. Prov. Budget spécial 1 890 854 24.01% 2 344 837
Tres. Prov. Prêt FIDA 65 424 <70.08%> 19 572
CCP fonctionnement 6518 <2.58%> 6 350
CCp équipement 339 0.00% 339
CCP HB compt. Op 714 0.00% 714
Total 82 963 870 < 46 % > 44 840 932
circularisation des banques pour confirmation des soldes au 31/12/00 et au contrôle par
sondage des états de rapprochement bancaire.
Jusqu'à la date de la rédaction de notre rapport, nous n'avons reçu de réponses que de la
Trésorerie Provinciale.
5- CYCLE STOCKS

Compte de bilan
Réalité  Les montants enregistrés représentent des actifs de l’entreprise

Exhaustivité  Tous les stocks et en cours appartenant à l’entreprise à la clôture


de l’exercice ont été enregistrés.

Evaluation  Les stocks et en cours sont évalués à leur coût de revient ;


 La sous-activité est exclue des coûts de revient ;
 Les stocks et en cours sont présentés conformément aux principes
comptables ;
 Les méthodes d’évaluation sont constantes.

Comptabilisa  Les méthodes d’enregistrement sont constantes ;


tion  Il n’y a pas de changement de présentation par rapport à
l’exercice précédent ;
 L’information devant figurer dans l’annexe est adéquate.
Contrôles réalisés

L'état des stocks au 31 décembre 2000 se présente de la manière suivante :

30/06/2000 Variation 31/12/2000


Matières premières de construction 1 804 802 <1 045 300> 759 502
Semences et engrais 346 901 <134 639> 212 262
Aliments de bétail 563 693 164 295 727 988
Animaux 471 050 49 550 520 600
Produits vétérinaires 382 172 5 065 790 5 447 962
Carburant 151 425 <21 522> 129 903
Fournitures et produits d'hygiène 7 171 559 7 730
Produits d'entretien 305 477 <9 252 > 296 225
Pièces de rechange pour matériel transport 1 221 036 <739> 1 220 297
Fournitures de bureau 474 751 12 815 487 566
Fournitures vidéo photo et accessoires 20 245 <4 563> 15 682
Matières d'emballage 29 033 <1 058> 27 975
Autres mat. et fournitures consommables 69 283 <215 364> 284 647
Produits de vulgarisation 169 488 <152 884> 16 604
Total 6 016 526 4 138 419 10 154 945
Provisions pour dépréciation 89 100 <34 065> 55 035
Total net de provisions 5 927 426 4 172 484 10 099 910

 Suite aux recommandations du rapport d’audit de l’exercice 1999/2000, les écarts entre
l'inventaire physique et l'inventaire théorique et leur justification sont récapitulés, par
nature dans un état visé par les responsables de l’inventaire et par la direction de
l’organisme.
 La reprise du stock initial des autres matières et fournitures consommables a été
comptabilisée à tort au compte du stock des produits de vulgarisation.
 La valeur des stocks d’habillements au 31/12/2000 a été retirée du stock final des
produits de vulgarisation et inscrite au compte de charges constatées d’avances.
 Les écarts entre l'inventaire physique et l'inventaire théorique sont de 16 213 DH soit
0,16% du montant global de l’inventaire physique des stocks.

 La procédure de provisionnement n’est pas claire ni formalisée. Dans ce sens :


 La provision pour dépréciation des stocks des pièces de rechanges est identique à
celle de l’exercice 1999/2000 ;

 Nous avons identifié certains produits vétérinaires dont la date de péremption


vient à expiration (exp. :Longicine ; Venoject ; Vacutenaire : valeur estimée : 20
000DH) ;

 La provision constitue 0,54% du total des stocks.

Le chef de mission a relève des anomalies et erreurs dont l’importance est significative, il a
chiffré son incidence sur le patrimoine, sur la situation financière et les résultats et il a
proposé des états financiers rectificatifs compte tenu des redressements qu’il juge nécessaires.
CONCLUSION

Au cours de cette mission j’ai constaté que les membres de l’équipe ont respecté toutes les
démarches nécessaires à la réussite de la mission ; mais j’ai remarqué que tout audit est
soumis au risque inévitable de non-détection d'anomalies significatives dans les états de
synthèse, même s'il a été correctement planifié et effectué selon les normes requises.

1) Le risque de non-détection d'une anomalie significative résultant d'une fraude est plus
grand que celui résultant d'une erreur, car la fraude implique généralement des actes visant à
la dissimuler, par exemple : la collusion, un faux, une omission délibérée d'enregistrer des
opérations ou de fausses déclarations faites intentionnellement à l'auditeur. Sauf preuves
contraires, l'auditeur est fondé à considérer les déclarations qu'il reçoit comme exactes et les
enregistrements comptables et les documents comme authentiques. Toutefois, l'auditeur doit
planifier et conduire l'audit en faisant preuve d'esprit critique et en étant conscient que des
circonstances ou des événements laissant à supposer l'existence d'une fraude ou d'une erreur
peuvent être détectées.

2) Même si l'existence d'un système comptable et de contrôle interne efficace réduit le risque
d'anomalies dans les états de synthèse, lié à une fraude ou à une erreur, le risque de
défaillance des contrôles internes n'est jamais exclu. Par ailleurs, même un système comptable
et de contrôle interne performant risque de ne pas permettre de détecter une fraude
impliquant la collusion d'employés ou une fraude commise par la direction.