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Physique - 6 ème année - Ecole Européenne

Electricité n° 4 : COURANT ELECTRIQUE SINUSOÏDAL


OSCILLATIONS ELECTRIQUES SINUSOÏDALES FORCEES

I) Généralités :
1) Signal et réponse :
A l'aide d'un générateur de tension, on applique, aux bornes d'un dipôle, une tension
sinusoïdale u(t), elle constitue un signal émis par le générateur qui en est la source.
Lorsqu'on applique cette tension aux bornes d'un circuit RLC série, il se produit d'abord un
régime transitoire (quelques ms) qui, très vite, se transforme en un régime permanent
sinusoïdal de même fréquence, caractérisé par un courant dont l'intensité i(t), constitue une
réponse du récepteur RLC série :

régime transitoire régime permanent


Les interactions électromagnétiques se propagent à la célérité c0 de la lumière.
Pour un circuit peu étendu (quelques m), et un courant dont la fréquence est de l'ordre de
N ≈ 20000 Hz (T = 0,5.10-4 s) on peut dire qu'en une période les signaux parcourent une
distance L = c.T ≈ 15 km : on peut donc dire que tout le circuit est, à chaque instant, dans le
même état de vibration. On dit que l'on est en régime quasi-stationnaire.
Nous admettrons que :
En régime quasi-stationnaire, les lois des courants continus ou lentement variables sont
applicables, à chaque instant :
- Dans une branche de circuit où les dipôles sont en série :
* L’intensité i(t) du courant est la même dans tous les dipôles.
* La tension u(t) aux bornes de plusieurs dipôles en série est égale à la somme des
tensions aux bornes de chacun : u(t) = u1(t) + u2 (t) + …
- Aux bornes d'un résistor : u(t) = R.i(t).
- Pour un condensateur : q(t) = C.u(t).
di( t )
- Pour une bobine d'inductance L et de résistance r : uB(t) = L. + r.i(t).
dt

2) Conventions et représentations :
a) Présentation :
On s'intéresse à une grandeur harmonique (qui varie de façon sinusoïdale au cours du
temps) de la forme : x(t) = Xm.cos(ω.t + ϕ)

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Oscillations électriques sinucoïdales forcées
Lors de l'étude des oscillations mécaniques, on a vu qu'on pouvait considérer que le
mouvement d'un oscillateur harmonique de période propre T0, et d'amplitude Xm, constitue
la projection, sur un axe, d'un mouvement circulaire uniforme de même période sur un
cercle trajectoire de rayon R = Xm. Nous allons formaliser cette association :

- On considère le vecteur X du plan complexe qui a pour affixe le nombre complexe :
Xm.ej (ω.t + ϕ) = Xm.[cos(ω.t + ϕ) + j.sin(ω.t + ϕ)]
−−
Remarque : En mathématiques, on note i le nombre complexe i = √ - 1, en physique, pour
éviter la confusion avec l'intensité i du courant instantané, on a coutume de
−−
désigner par j le nombre complexe j = √ - 1.
x(t) = Xm.cos(ω.t + ϕ) représente la partie réelle du nombre complexe Xm.ej (ω.t + ϕ).
- Géométriquement, on peut dire aussi qu'on
→ →
considère le vecteur X, tel que ││X ││ = Xm,
désigné en physique, par "vecteur de Fresnel
associé à x(t)", qui tourne autour de son origine
O, à la vitesse angulaire ω :
x(t) = Xm.cos(ω.t + ϕ) est la mesure algébrique de

la projection de X sur un axe orienté.
Dans la suite nous adopterons plutôt le point de
vue géométrique et nous garderons la formulation
complexe pour plus tard.

b) déphasage :
On considère deux grandeurs harmoniques de
même pulsation ω (même période T et même
fréquence N) :
x(t) = Xm.cos(ω.t) et y(t) = Ym.cos(ω.t + ϕ)
+ ϕ est le déphasage de y(t) par rapport à x(t).


On peut associer à x(t) le vecteur de Fresnel X tel
→ →
que ││X ││ = Xm, et à y(t) le vecteur de Fresnel Y

tel que ││Y ││ = Ym.
→→
La vitesse angulaire ω de rotation de ces deux vecteurs étant la même, l'angle ϕ = ( X , Y.)
qu'ils font entre eux est constant.
sens positif
de rotation angle (ω.t + ϕ)
→ →
Y X
+ϕ angle (ω.t)
On peut, ainsi, avoir une
interprétation géométrique du
déphasage ϕ de la grandeur axe des
y(t) par rapport à la grandeur O cosinus
x(t) à chaque instant. y(t) = Ym.cos(ω.t + ϕ)
x(t) = Xm.cos(ω.t)

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c) Représentation de Fresnel de u(t) et i(t) :
Lorsqu'on applique une tension sinusoïdale u(t) = Um.cos(ω.t) aux bornes d'un dipôle en
régime quasi-stationnaire, après l’établissement du régime permanent, le dipôle est
traversé par un courant d'intensité i(t) = Im.cos(ω.t − ϕ).
− ϕ (en rad) étant le déphasage de i(t) par rapport à u(t), on voit que + ϕ est le déphasage
de u(t) par rapport à i(t).
Remarque : Dans un circuit série (en régime quasi-stationnaire), c’est l'intensité du
courant qui est la même dans tous les dipôles. On préfère donc prendre − ϕ
dans i(t), qui est la réponse au signal u(t) = Um.cos(ω.t).

u(t) = Um.cos(ω.t) est la mesure algébrique de la projection du vecteur de Fresnel U, de
module Um, qui tourne à la vitesse angulaire constant ω, dans le plan complexe.
De même :

i(t) = Im.cos(ω.t − ϕ) est la mesure algébrique de la projection du vecteur de Fresnel I, de
module Im, qui tourne à la vitesse angulaire constant ω, dans le plan complexe.
On a donc :
+ ϕ qui est le déphasage de u(t) par rapport à i(t) est aussi l'angle constant que font entre
→ →
eux les vecteurs de Fresnel I et U :
→ →
+ϕ=(I,U)
→ →
La vitesse angulaire ω de rotation de ces deux vecteurs étant la même, l'angle ϕ = ( I , U )
qu'ils font entre eux est constant au cours du temps.
→ →
On a représenté la correspondance entre les vecteurs de Fresnel I et U qui tournent à
→ →
la vitesse angulaire ω et tels que ϕ = ( I , U ) et les grandeurs i(t) et u(t) qui évoluent
sinusoïdalement au cours du temps avec une période T et un déphasage temporel ∆t :
→ → →
U représentation des vecteurs de Fresnel I et U à une date t1


+ϕ I angle ω.t
angle ω.t − ϕ

u(t1) i(t1)
axes des cosinus
évolution de i(t) et u(t) au cours du temps
déphasage temporel
date t1 ∆t = ϕ/ω
u(0) Um
période T = 2.π/ω
Im
i(t1)
i(0)
t

u(t1)
i(t) = Im.cos(ω.t − ϕ)

u(t) = Um.cos(ω.t)

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d) Dipôles en série :
On considère deux dipôles montés en série :

Aux bornes de l’ensemble, on applique une tension u(t) = Um.cos(ω.t + ϕ)


Aux bornes du premier dipôle apparaît une tension u1(t) = Um1.cos(ω.t + ϕ1) et aux borne
du deuxième, une tension u2(t) = Um2.cos(ω.t + ϕ2).
Les trois tensions ont même pulsation ω.
On sait que, à chaque instant : u(t) = u1(t) + u2 (t)
Soit Um.cos(ω.t + ϕ) = Um1.cos(ω.t + ϕ1) + Um2.cos(ω.t + ϕ2)

En utilisant les nombres complexes, on U
démontre et nous admettrons que :
→ angle ω.t + ϕ
Le vecteur de Fresnel U associé à la →
U2
tension harmonique Um.cos(ω.t + ϕ) est angle ω.t + ϕ2
→ →
la somme vectorielle des vecteurs U1 U1
associé à la tension harmonique angle ω.t + ϕ1

Um1.cos(ω.t + ϕ1) et U2 associé à la
tension harmonique Um2.cos(ω.t + ϕ2) : cosinus
u1 u u2
→ → →
U = U1 + U2 ⇐⇒ Um.cos(ω.t + ϕ) = Um1.cos(ω.t + ϕ1) + Um2.cos(ω.t + ϕ2).

U
→ U2
La somme vectorielle U peut s'obtenir en plaçant

l'origine du vecteur U2 à l'extrémité du vecteur du

vecteur U1, à une date quelconque, on obtient la
figure ci-contre : cosinus

U1
cosinus
Pour des raisons pratiques, on préfère →
représenter la somme vectorielle à une date t1 U

telle que ω.t1 + ϕ1 = 0. U2
De cette façon, on peut directement visualiser le
déphasage ϕ entre u1(t) et u(t) dont nous ϕ
verrons qu'il joue un rôle important en courant axe des
→ cosinus
sinusoïdal. U1

3) Intensité et tension efficaces :


On considère un conducteur ohmique de résistance R parcouru par un courant sinusoïdal
d'intensité i(t) = Im.cos(ω.t), de pulsation ω (ϕ = 0, le déphasage n'a pas d'importance ici).
La puissance instantanée dissipée dans le résistor est : p(t) = R.[i(t)] = R.Im2.cos (ω.t)
2 2

C'est une fonction périodique (de fréquence double). On peut calculer l'énergie W dissipée
durant un intervalle ∆t, (W = p(t).δt. Par définition :
On appelle intensité efficace Ieff d'un courant sinusoïdal i(t) = Im.cos(ω.t), la valeur de
l'intensité d'un courant continu d'intensité I = Ieff qui dissiperait la même énergie W dans un
résistor de résistance R, pendant la même durée ∆t.

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t = ∆t t = ∆t
W(∆t) = R.I2eff.∆t = ∫ ∫
2
Soit Ieff : R.i2 .dt d'où Ieff.∆t = i2 .dt
t =0 t =0

Pour déterminer une valeur moyenne de l'énergie sur un grand intervalle de temps ∆t,
calculons l’intégrale pour une durée égale à un grand nombre entier de périodes : ∆t = n.T
t =n.T t =n.T
I2eff.n.T = ∫
t =0
i2 .dt = ∫t =0
Im2 . cos 2 (ω.t ).dt
Remarque : On connaît la relation mathématique entre : cos2(a) = 1
2
.[1 + cos(2.a)]
n.T
I .[1 + cos( 2.ω.t )].dt = Im2 . t =n.T 1.dt + Im2 . t =n.T cos( 2.ω.t ).dt = Im2 .t  + Im2 sin( 2.ω.t ). 
n.T
t =n.T 2
∫ 2 ∫t =0 2 ∫t =0
m
t =0 2  2  0  2 2.ω  0
n.T
 2 sin( 2.ω.t ). 
Or Im Im2 .n.T
2
= 0 d'où I .n.T =
2 2.ω  0 eff
2
L'intensité efficace d'un courant sinusoïdal de valeur maximale Im est :
Ieff = I = Im
2
Par analogie, nous admettrons que :
La tension efficace d'une tension sinusoïdale de valeur maximale Um est :
Ueff = U = Um
2

4) Impédance :
Par définition, l'impédance Z d'un circuit est le rapport, exprimé en ohm (Ω) :
Z = Um = U
Im I
Remarque : L'impédance d'un circuit est indépendante de l’amplitude de la tension appliquée
(U ou Um), mais peut dépendre de la fréquence f (période T = 1/f, pulsation ω).

5) Facteur de puissance :
La puissance instantanée dissipée dans un circuit est :
p(t) = u(t).i(t) = Um.cos(ω.t).Im.cos(ω.t − ϕ)
Remarque : On a la relation mathématique : cos(a).cos(b) = 21 .[cos(a + b) + cos(a − b)]
Um .Im
D'où p(t) = .[cos(ϕ) + cos(2.ω.t − ϕ)] = U.I.[cos(ϕ) + cos(2.ω.t − ϕ)]
2
p(t) est la somme d’un terme constant U.I.cos(ϕ) et d’un terme périodique U.I.cos(2.ω.t − ϕ).
Pour déterminer une valeur moyenne de la puissance dissipée sur un grand intervalle de
temps, on calcule l’intégrale pour sur un grand nombre entier de périodes : ∆t = n.T
W ( ∆t ) W (n.T ) t =n.T t = n.T
Um .Im .[cos( ϕ) + cos( 2.ω.t − ϕ)].dt
P= = = 1 .∫ p( t ).dt = 1 . ∫
∆t n.T n.T t = 0 n.T t = 0 2
t =n.T
P = 1 .∫ Um .Im . cos( ϕ).dt + 1 . t =n.T Um .Im . cos( 2.ω.t − ϕ).dt
n.T t =0 2 n.T ∫t =0 2
n.T n.T
 sin( 2.ω.t − ϕ).   Um .Im sin( 2.ω.t − ϕ). 
n.T
P = 1 .  Um .Im . cos( ϕ).t  + 1 .  Um .Im .  , or  2 .  = 0
n.T  2  0 n.T  2 2.ω 0
2.ω 0

P = Um .Im .n.T .cos(ϕ)


2.n.T
→→
d'où P = Um .Im .cos(ϕ) = U.I.cos(ϕ) = I . U
2
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On voit qu’au facteur cos(ϕ) près, la puissance moyenne est la même qu’en courant continu.
P = U.I.cos(ϕ) est la puissance moyenne dissipée dans le circuit (en W),
Pa = U.I est la puissance apparente du circuit (en W),
cos(ϕ) est le facteur de puissance du circuit (coefficient sans dimension).

II) Etude théorique de quelques dipôles :


1) Introduction :
Pour chaque dipôle, on s’intéresse à l’expression de son impédance Z, au déphasage + ϕ
entre u(t) à ses bornes et i(t) qui le traverse, à l’expression de l’amplitude de l’intensité
Im = Um/Z (ou de l’intensité efficace I = U/Z), à son facteur de puissance cos(ϕ) et à
l’expression de la puissance moyenne échangée P = U.I.cos(ϕ).

2) Conducteur ohmique :
Pour un résistor, on a la relation : ur(t) = R.i(t)
Soit Um.cos(ω.t) = R.Im.cos(ω.t − ϕ)
Pour que cette égalité soit vraie quelque soit t, il faut que ϕ = 0

ur(t) et i(t) sont en phase : ϕr = 0 Ur axe des
→ cosinus
Dans ce cas, on a en plus : Um = R.Im I
→ → → →
Soit Ur = R. I ou ( I , U ) = 0
L'indépendance est donnée par : Zr = Um = R.Im = R
Im Im
L'impédance est égale à la résistance : Zr = R
Le facteur de puissance : cos(ϕr) = 1
La puissance moyenne : Pr = U.I.cos(ϕr) = R.I2 est dissipée par effet Joule

3) Condensateur :
Pour un condensateur, on a la relation : q(t) = C.uc(t)
dq( t ) du ( t )
On peut dériver les deux membres de cette égalité, soit : = C. c
dt dt
dq( t ) duc ( t )
Or i(t) = d'où i(t) = C.
dt dt
d[Um . cos( ω.t )]
soit Im.cos(ω.t − ϕ) = C. = − Um.C.ω.sin(ω.t)
dt
Remarque : On connaît la relation trigonométrique : − sin(α) = + cos(α + π )
2

On en déduit : Im.cos(ω.t − ϕ) = Um.C.ω.cos(ω.t + π ) I axe des
2 cosinus
On associe un vecteur de Fresnel à chacune des ϕc = − π
→ → 2
fonctions sinusoïdales : I et Uc.
Pour que cette égalité soit vraie quelque soit t, il faut
que ϕ = − π
2

uc(t) est en quadrature retard sur i(t) : ϕc = − π Uc
2

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Dans ce cas, on a en plus : Im = C.ω.Um
L'indépendance est donnée par : Zc = Um = Im = 1
Im Im .C.ω C.ω
Pour un condensateur de capacité C, son impédance dépend de la fréquence N :
1 1
Zc = =
C.ω 2.π.N.C
→ 1 .││→ → →
Soit ││Uc ││ = I ││ et ( I , Uc) = − π
C.ω 2

Le facteur de puissance : cos(ϕc) = cos(− π ) = 0


2
La puissance moyenne : Pc = U.I. cos(ϕc) = 0
Le condensateur emmagasine de l’énergie qu’il restitue intégralement ensuite, d’où une
puissance moyenne dissipée nulle.

4) Bobine ou solénoïde :
a) Bobine idéale :
Dans une première approche, nous allons considérer une bobine idéale formée d’un fil
conducteur n’offrant aucune résistance : pour une bobine d’inductance pure L, on a :
di( t )
uL(t) = L.
dt
d[I . cos( ω.t − ϕ)]
Um.cos(ω.t) = L. m
dt
Um.cos(ω.t) = − L.Im.ω.sin(ω.t − ϕ)
Remarque : On connaît la relation trigonométrique : − sin(α) = + cos(α + π )
2

D'où Um.cos(ω.t) = L.Im.ω.cos(ω.t − ϕ + π ) UL
2
Pour que cette égalité soit vraie quelque soit t, il
faut que ϕ = + π/2

u(t) est en quadrature avance sur i(t) : ϕL = + π


ϕL = + π
2
2 axe des
→ cosinus
L'indépendance est donnée par : ZL = Um = Im .L.ω = L.ω
I
Im Im
Pour une bobine d'inductance pure L, son impédance dépend de la fréquence N :
Zc = L.ω = 2.π.N.L
→ → → →
Soit ││Uc ││ = L.ω.││ I ││ et ( I , Uc) = + π
2

Le facteur de puissance : cos(ϕL) = cos( π ) = 0


2
La puissance moyenne : PL = U.I. cos(ϕL) = 0
La bobine idéale emmagasine de l’énergie qu’elle restitue intégralement ensuite, d’où une
puissance moyenne dissipée qui est nulle.
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b) Bobine réelle :
Une bobine réelle possède une inductance L et les fils conducteur ont une résistance r.
Pour une bobine d'inductance L et de résistance r :
di( t )
uL,r(t) = L. + r.i(t)
dt
d[Im . cos( ω.t − ϕ)]
Um.cos(ω.t) = L. + r.Im.cos(ω.t − ϕ)
dt
Um.cos(ω.t) = − L.ω.Im.sin(ω.t − ϕ) + r.Im.cos(ω.t − ϕ)

Um.cos(ω.t) = L.ω.Im.cos(ω.t − ϕ + π ) + r.Im.cos(ω.t − ϕ)


2
→ →
On associe un vecteur de Fresnel à UL,r UL
chacune des fonctions sinusoïdales :
→ → →
UL,r = Ur + UL
→ →
UL avec ││UL ││ = UmL = L.ω.Im
→ →
et Ur avec ││Ur ││ = Umr = r.Im

En se plaçant à la date t telle


que ω.t − ϕ = 0, on obtient le ϕL,r ϕL = + π
2
diagramme : axe des
→ → cosinus
I Ur

L'indépendance est donnée par : ZL,r = Um


Im
Umr + UmL = Im .r 2 + Im .L2 .ω2 , et
2 2 2 2
D'après le diagramme de Fresnel, on voit que : Um =
on peut en déduire que :
Pour une bobine résistive d’inductance L et de résistance r, l'impédance dépend de N :
ZL,r = r 2 + L2 .ω2 = r 2 + 4.π2 .N2 .L2

u(t) est en avance sur i(t) : ϕL,r > 0

et : tan(ϕL,r) = L.ω ce qui détermine ϕL,r.


r

L’intensité : Im = Um ou I = U
r + L2 .ω2
2 r + L2 .ω2
2

Remarque : On connaît la relation trigonométrique : cos(ϕ) = 1+ 1


tan2 (ϕ)

1 r r
Le facteur de puissance : cos(ϕL,r) = 1+ = =
tan (ϕL,r )
2
ZL,r r + L2 .ω2
2

La puissance moyenne : PL,r = U.I.cos(ϕL,r) = ZL,r.I2.cos(ϕL,r) = r.I2


La bobine réelle emmagasine de l’énergie qu’elle restitue intégralement ensuite, elle ne
dissipe de l’énergie que par effet Joule.

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III) Etude d’un circuit R, L, C série :
1) Impédance et déphasage :
duc ( t )
On sait que, pour un condensateur, on a : i(t) = C.
dt
Dans la suite nous écrirons uc(t) = 1 . ∫ i( t ).dt où ∫ i( t ).dt est une primitive de i(t).
C
La relation entre la tension uR,L,C(t) aux bornes d’un circuit formé en série, d’un conducteur
ohmique de résistance R', d’une bobine d’inductance L et de résistance r (la résistance totale
est R = R' + r) et d’un condensateur de capacité C et l’intensité i(t) du courant qui traverse
cette branche de circuit est :
di( t )
uR,L,C(t) = uR(t) + uL(t) + uC(t) = R.i(t) + L. + 1 . ∫ i( t ).dt
dt C
L'expérience montre que, en régime permanent, si on applique aux bornes de l'ensemble
une tension sinusoïdale de la forme uR,L,C(t) = Um.cos(ω.t), il règne dans le circuit une courant
sinusoïdal commun aux trois dipôles en série et de la forme i(t) = Im.cos(ω.t − ϕ).
= − L.ω.Im.sin(ω.t − ϕ) = L.ω.Im.cos(ω.t − ϕ + π )
di( t )
On a donc L.
dt 2
1 . i( t ).dt = 1 .ω.Im.sin(ω.t − ϕ) = 1 .ω.Im. cos(ω.t − ϕ − π )
C ∫
et
C C 2
D'où l'équation :

Um.cos(ω.t) = R.Im.cos(ω.t − ϕ) + L.ω.Im.cos(ω.t − ϕ + π ) + 1 .ω.Im.cos(ω.t − ϕ − π )


2 C 2
On associe un vecteur de Fresnel à chacune des fonctions sinusoïdales :
→ → → → →
UR,L,C = UR + UL + UC UL
→ → ϕ C = − π/2
UR avec ││UR ││ = R.Im
→ →
UL avec ││UL ││ = L.ω.Im
→ → → →
UC. avec ││UC ││ = 1 .ω.Im UR,L,C UC
C
En se plaçant à la date t telle
que ω.t − ϕ = 0, on obtient le
diagramme : ϕ R,L,C ϕL = + π/2 axe des
→ → cosinus
I UR
L'indépendance est donnée par : ZL,r = Um
Im
D'après le diagramme de Fresnel, on voit que :
2
UmR + (UmL − UmC )2 = Im .r 2 + Im .L2 .ω2 − I2m 2 , et on en déduit que :
2 2 2
Um =
C .ω
2 2
ZR,L,C = R2 +  L.ω − 1  = R 2 +  2.π.N.L − 1 
 C.ω   2.π.N.C 
Pour un circuit R, L, C série, u(t) présente un déphasage ϕ R,L,C par rapport à i(t) et :
L.ω − 1 2.π.N.L − 1
tan(ϕ R,L,C) = C.ω = 2 .π.N.C
R R
l’intensité : I = U m
ou I = U
m
2 2
R +  L.ω − 1 
2 R +  L.ω − 1 
2
 C.ω   C.ω 

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Oscillations électriques sinucoïdales forcées

2) Facteur de puissance :
Remarque : On connaît la relation trigonométrique : cos(ϕ) = 1+ 1
tan2 (ϕ)

Le facteur de puissance est : cos(ϕ R,L,C) = 1


1+ = R
tan2 (ϕ) ZR,L,C
La puissance moyenne est : PR,L,C = U.I.cos(ϕ R,L,C) = ZR,L,C.I2.cos(ϕ R,L,C) = R.I2 :
La bobine et le condensateur échangent sans cesse de l’énergie, mais le circuit R, L, C ne
dissipe de l’énergie que par effet Joule dans les résistances.

3) Résonance d’intensité du circuit R, L, C série :


Um 1
L’expression Im = passe par une valeur maximale quand L.ω − =0
2 C.ω
R 2 +  L.ω − 1 
 C.ω 
D’où L.ω = 1 et ω = 1 ou N = 1 ou encore T = 2.π. L.C
C.ω L.C 2.π. L.C
Le circuit R, L, C série présente une résonance d’intensité lorsque la pulsation ω ou la
fréquence N (ou la période T) imposée par le générateur est égale à la pulsation propre ω0
ou la fréquence propre N0 (ou la période propre T0) du circuit R, L, C série en oscillations
libres :
ω = ω0 = 1 ou N = N0 = 1 ou T = T0 = 2.π. L.C
L.C 2.π. L.C
A la résonance, l’intensité du courant prend une valeur maximale :
Im0 = Um ou I0 = U
R R
0
A la résonance, l’impédance du circuit ZR,L,C est égale à la résistance totale du circuit :
0
ZR,L,C = R
L.ω0 − 1
tan(ϕ R,L,C) = C.ω0 = 0
R
A la résonance, l'intensité i(t) est en phase avec la tension u(t) :
0
ϕR,L,C = 0
→ → → →
UR,L,C = UR + UL + UC
→ →
UR avec ││UR ││ = R.Im →
→ → UL ϕ C = − π/2
UL avec ││UL ││ = L.ω0.Im
→ →
UC. avec ││UC ││ = 1 .ω0.Im
C
A la résonance, les différents vecteurs
de Fresnel se présentent dans une
situation particulière et en se plaçant à

la date t telle que ω.t − ϕ = 0, UR,L,C ϕL = + π/2 axe des
on obtient le diagramme : → → → cosinus
I UR UC
→ →
UmL = ││UL ││ = L.ω0.Im = 1 .ω0.Im = │UC ││ = UmC
C

Page 146 Christian BOUVIER


Physique - 6 ème année - Ecole Européenne
Remarque : A la résonance les tensions UmL aux bornes de la bobine (idéale) et UmC aux
bornes du condensateur sont égales. Elles peuvent être beaucoup plus grandes
que celle délivrée par le générateur.
On montre et on vérifie qu'à la résonance on a : UC0 = Q.U. La tension aux
bornes de la bobine est du même ordre de grandeur, si sa résistance est faible.

IV) Courbes d'évolution de l'amplitude de la réponse en fonction de la fréquence N :


1) Présentation :
Lorsqu'on applique une tension u(t) = Um.cos(ω.t) = Um.cos(2.π.N.t) aux bornes d'un dipôle,
celui-ci est le siège d'un courant d'intensité i(t) = Im.cos(ω.t − ϕ) = Im.cos(2.π.N.t − ϕ).
Si on impose l'amplitude Um de la tension (le signal) et que l'on fait varier la période N,
l'amplitude Im de la l'intensité du courant (la réponse) évolue en fonction de N (sauf pour un
conducteur ohmique). En effet :
- Pour un conducteur ohmique de résistance R : Im = Um (indépendant de la fréquence N).
R
- Pour un condensateur de capacité C : Im = C.ω.Um = C.2.π.N.Um
- Pour une bobine d'inductance L et de résistance r : Im = Um = Um
r + L .ω
2 2 2 r + L2 .4.π2 .N2
2

- Pour un circuit R, L, C série : I = Um = Um


m
2 2
R +  L.ω − 1 
2 R +  2.π.N.L −
2 1 
 C.ω   2.π.N.C 

2) Représentation graphique :
On donne ci-dessous l'allure des courbes d'évolution de Im (ou I) en fonction de ω (ou N)
pour un condensateur de capacité C, une bobine d’inductance L et de résistance r et un
circuit R, L, C série :

Im (A)
Ou résonance d’intensité
I
bobine (L, r) circuit R, L, C série

Condensateur (C)

ω ou N
ω = ω0 ou N = N0
En particulier pour un dipôle R, L, C série, on retrouve graphiquement le pic de résonance de
la courbe Im = f(N).
Nous étudierons expérimentalement cette courbe de résonance de façon plus approfondie.
Ecole Européenne de Francfort Page 147
Oscillations électriques sinucoïdales forcées
V) Etude expérimentale d’un circuit R, L, C série :
1) Expérience :
G.B.F.
On considère un circuit R, L, C série ∩∪
aux bornes duquel on branche un
générateur basse fréquence (G.B.F.)
C L, r R'
délivrant une tension sinusoïdale u(t)
de valeur efficace U et de fréquence N
réglable.
On choisit L = 10 mH avec r = 3 Ω, voie YB uR(t)
R' = 47 Ω donc R = R' + r = 50 Ω et
C = 1,0 µF. u(t)
voie YA masse
Un oscilloscope permet de visualiser les variations au cours du temps :
- de la tension u(t) = Um.cos(2.π.N.t) = U. 2 .cos(2.π.N.t) imposée (signal) par le G.B.F.
- de la tension uR(t) = R.i(t) = R.Im.cos(2.π.N.t − ϕ) = R.I. 2 .cos(2.π.N.t − ϕ) aux bornes du
conducteur ohmique. Au facteur R près elle nous montre les variations de l'intensité
(réponse) du courant i(t) = Im.cos(2.π.N.t − ϕ) = I. 2 .cos(2.π.N.t − ϕ) au cours du temps.
On observe deux sinusoïdes de même période mais décalées dans le temps :

voie YA masse voie YB


Lorsqu'on applique aux bornes d'un dipôle R, L, C une tension sinusoïdale, il est le siège
d'oscillations électriques à la fréquence imposée N ≠ N0. Ces oscillations sont imposées par
le G.B.F. : on parle d'oscillations forcées.

u(t)
voie YA
i(t)
voie YB

pour N < N0 pour N > N0


u(t) et en retard par rapport à i(t) u(t) et en avance par rapport à i(t)
ϕ ϕ
∆T = R,L,C < 0 ∆T = R,L,C > 0
2.π.N 2.π.N

Page 148 Christian BOUVIER


Physique - 6 ème année - Ecole Européenne
Remarque : Il ne faut pas confondre oscillations forcées et oscillations entretenues.
Le G.B.F. impose un signal de la forme u(t) = Um.cos(ω.t) = U. 2 .cos(ω.t), le
circuit R, L, C est le siège d'une réponse sous la forme d'un courant d’intensité
i(t) = Im.cos(ω.t − ϕ) = I. 2 .cos(ω.t − ϕ).

2) Résonance d’intensité du circuit R, L, C :


a) Mise en évidence :
On sait que la période propre du circuit est donnée par T0 = 2.π. L.C ≈ 0,63 ms et une
fréquence propre N0 ≈ 1,6 kHz.
Faisons varier la fréquence N imposée de 20 Hz à 20 kHz, en maintenant constante la
valeur efficace U de la tension u(t) : son amplitude Um reste constante.
Suivons l'amplitude UmR de la tension sinusoïdale uR(t), sur la voie YB de l'oscilloscope.
L'amplitude du courant est donnée par : Im = UmR
R
Lorsque la fréquence N imposée croît de 20 Hz à 1 kHz :
- l'amplitude Im de l'intensité du courant croît.
- la tension u(t) présente un retard temporel ∆T ou un retard de phase ϕ = − 2.π.(τ/T) par
rapport à i(t) ; en particulier pour N << N0 on a ϕ = − π/2
Lorsque la fréquence N imposée croît de 2 kHz à 20 kHz :
- l'amplitude Im de l'intensité du courant décroît.
- la tension u(t) présente une avance temporelle ∆T ou avance de phase ϕ = − 2.π.(τ/T)
par rapport à i(t) ; en particulier pour N >> N0 on a ϕ = + π/2

u(t)
voie YA
i(t)
voie YB

pour N << N0 pour N >> N0


u(t) et en quadrature retard sur i(t) u(t) et en quadrature avance sur i(t)
ϕR,L,C ϕR,L,C
∆T = ≈− T ∆T = ≈+ T
2.π.N 4 2.π.N 4

Pour N ≈ N0 :
- l'amplitude Im de l'intensité du courant
présente un maximum Im0.
- l'intensité du courant est en phase avec la
tension : ϕ = 0
Ce phénomène est appelé résonance
d'intensité, la fréquence propre du circuit est
donc la fréquence de résonance.

Ecole Européenne de Francfort Page 149


Oscillations électriques sinucoïdales forcées

b) Courbe de résonance :
Il est possible à l'aide d'un ordinateur d'enregistrer les variations de l'amplitude Im de
l'intensité en fonction de la fréquenceN, ou les variations de URm en fonction de N.
Il faut maintenir constante la valeur de Um.
On obtient une courbe appelée courbe de résonance.
Par définition Z = U/I = Um/Im, pour un circuit R, L, C série, en traçant la courbe I = f(ω), on
retrouve l’allure de la courbe de résonance.

c) Acuité de la résonance :
On remarque qu'à la résonance :
1
* L.C.ω2 = 1 et ω = ω0 = ou T = T0 = 2.π. L.C est égale à la période propre.
L.C
* I ou Im est maximal et vaut : Im0 = Um/R ou I0 = U/R
* l'impédance d'un dipôle R, L, C série prend sa valeur minimale Z = R
On peut tracer deux courbes de résonance d'intensité en maintenant Um ou U constant
mais en faisant varier R d’une courbe à l’autre : on obtient un pic d’autant plus aigu que la
résistance R du circuit est petite : On choisit L = 10 mH avec r = 3 Ω, et C = 1,0 µF.
- dans une première expérience, on prend R1' = 17 Ω donc R1 = R1' + r = 20 Ω.
- dans une deuxième expérience, on prend R2' = 77 Ω donc R2 = R2' + r = 80 Ω.
I (en A)
I01
Courbe représentative de la relation entre
l'intensité efficace I = Im/ 2 et la fréquence
N imposée par le générateur :
I01 ∆N I = f(N)
2
pour R1 = 20 Ω
pour R2 = 80 Ω

I02
I02 ∆N
2
N1 N2
0
0 N1 N0 N2 N (en Hz)
On appelle bande passante à 3 décibels (3 dB), l'intervalle de fréquences ∆N sur lequel
−−
l'intensité efficace I du courant est supérieure à I0/√ 2 , I0 désignant la valeur maximum de
l'intensité efficace.
On définit le niveau d'intensité efficace par GdB = 20.log(I/I0).
−− −−
On voit donc que pour que I soit supérieur à I0/√ 2 il faut, en fait, que : I0/√ 2 < I < I0.
D'après la définition du niveau d'intensité efficace, on a :
I0 < I < I0 ⇒ 1 < I < 1 ⇒ 20.log( 1 ) < 20.log( I ) < 20.log(1)
I0 . 2 I0 I0 2 I0 2 I0
−−
Soit − 20.log(√ 2 ) < GdB < 0
−−
d'où │GdB│ < 20.log(√ 2 ) ≈ 3 dB
Page 150 Christian BOUVIER
Physique - 6 ème année - Ecole Européenne
Désignons par ∆N = N2 − N1 la largeur de la bande passante :
- La largeur de la bande passante augmente avec la résistance du circuit.
- La bande passante est indépendante de la valeur efficace de la tension appliquée au
dipôle R, L, C.
N0 ω
On appelle facteur de qualité d'un circuit R, L, C le quotient : Q = = 0 .
∆N ∆ω
∆N est la largeur de bande (en Hz). Le facteur de qualité rend compte du caractère plus
ou moins aigu de la résonance.
Pour une valeur de R, et pour une tension efficace donnée U, mesurons les tensions
efficaces aux bornes des différents dipôles : UR, UC et UL. On constate que :
Les valeurs efficaces des tensions ne vérifient pas la loi d'additivité des tensions.
A la résonance on a : U = UR0 = R.I et UC0 = UL0.
Au voisinage de la résonance, la tension efficace aux bornes du condensateur ou de la
bobine peut être beaucoup plus grande que celle délivrée par le générateur.
On démontre que le facteur de qualité peut s’écrire :
U 1 U L.ω0 1 2.π.N0 .L
Q = C0 = = L0 = ou Q = =
U R.C.ω0 U R 2.π.N0 .R.C R

Ecole Européenne de Francfort Page 151


Oscillations électriques sinucoïdales forcées
A RETENIR
I) Généralités :
1) Signal et réponse :
Lorsqu'on applique, aux bornes d'un dipôle, une tension sinusoïdale u(t), qui constitue un
signal émis par le générateur qui en est la source, il se produit un régime permanent
sinusoïdal de même fréquence, caractérisé par un courant dont l'intensité i(t), qui constitue
une réponse du récepteur RLC série.
En régime quasi-stationnaire, les lois des courants continus ou lentement variables sont
applicables, à chaque instant.

2) Conventions et représentations :
a) Représentation de Fresnel de u(t) et i(t) :
Lorsqu'on applique une tension sinusoïdale u(t) = Um.cos(ω.t) aux bornes d'un dipôle en
régime quasi-stationnaire, après l’établissement du régime permanent, le dipôle est
traversé par un courant d'intensité i(t) = Im.cos(ω.t − ϕ).
− ϕ (en rad) étant le déphasage de i(t) par rapport à u(t), on voit que + ϕ est le déphasage
de u(t) par rapport à i(t).

u(t) = Um.cos(ω.t) est la mesure algébrique de la projection du vecteur de Fresnel U, de
module Um, qui tourne à la vitesse angulaire constant ω, dans le plan complexe.
De même :

i(t) = Im.cos(ω.t − ϕ) est la mesure algébrique de la projection du vecteur de Fresnel I, de
module Im, qui tourne à la vitesse angulaire constant ω, dans le plan complexe.
On a donc :
+ ϕ qui est le déphasage de u(t) par rapport à i(t) est aussi l'angle constant que font entre
→ →
eux les vecteurs de Fresnel I et U :
→ →
+ϕ=(I,U)

b) Dipôles en série :

Le vecteur de Fresnel U associé à la tension harmonique Um.cos(ω.t + ϕ) est la somme
→ →
vectorielle des vecteurs U1 associé à la tension harmonique Um1.cos(ω.t + ϕ1) et U2
associé à la tension harmonique Um2.cos(ω.t + ϕ2) :
→ → →
U = U1 + U2 ⇐⇒ Um.cos(ω.t + ϕ) = Um1.cos(ω.t + ϕ1) + Um2.cos(ω.t + ϕ2).

3) Intensité et tension efficaces :


On appelle intensité efficace Ieff d'un courant sinusoïdal i(t) = Im.cos(ω.t), la valeur de
l'intensité d'un courant continu d'intensité I = Ieff qui dissiperait la même énergie W dans un
résistor de résistance R, pendant la même durée ∆t.
L'intensité efficace d'un courant sinusoïdal de valeur maximale Im est :
Ieff = I = Im
2
La tension efficace d'une tension sinusoïdale de valeur maximale Um est :
Ueff = U = Um
2

Page 152 Christian BOUVIER


Physique - 6 ème année - Ecole Européenne

4) Impédance :
Par définition, l'impédance Z d'un circuit est le rapport, exprimé en ohm (Ω) :
Z = Um = U
Im I

5) Facteur de puissance :
→→
P = Um .Im .cos(ϕ) = U.I.cos(ϕ) = I . U
2
P = U.I.cos(ϕ) est la puissance moyenne dissipée dans le circuit (en W),
Pa = U.I est la puissance apparente du circuit (en W),
cos(ϕ) est le facteur de puissance du circuit (coefficient sans dimension).

II) Etude théorique de quelques dipôles :


1) Conducteur ohmique :
Pour un résistor, on a la relation : ur(t) = R.i(t)

ur(t) et i(t) sont en phase : ϕr = 0 Ur axe des
→ cosinus
I
L'impédance est égale à la résistance : Zr = R
Le facteur de puissance : cos(ϕr) = 1
La puissance moyenne : Pr = U.I.cos(ϕr) = R.I2 est dissipée par effet Joule

2) Condensateur :
Pour un condensateur, on a la relation : q(t) = C.uc(t)
du ( t )
d'où i(t) = C. c
dt
d[Um . cos( ω.t )]
soit Im.cos(ω.t − ϕ) = C. = − Um.C.ω.sin(ω.t)
dt

Im.cos(ω.t − ϕ) = Um.C.ω.cos(ω.t + π ) I axe des
2 cosinus
ϕc = − π
uc(t) est en quadrature retard sur i(t) : ϕc = − π 2
2

Dans ce cas, on a en plus : Im = C.ω.Um


L'impédance dépend de la fréquence N : →
Uc
1 1
Zc = =
C.ω 2.π.N.C

Le facteur de puissance : cos(ϕc) = cos(− π ) = 0


2
La puissance moyenne : Pc = U.I. cos(ϕc) = 0
Le condensateur emmagasine de l’énergie qu’il restitue intégralement ensuite, d’où une
puissance moyenne dissipée nulle.

Ecole Européenne de Francfort Page 153


Oscillations électriques sinucoïdales forcées

3) Bobine ou solénoïde :
a) Bobine idéale :
di( t )
uL(t) = L.
dt
Um.cos(ω.t) = − L.Im.ω.sin(ω.t − ϕ)

D'où Um.cos(ω.t) = L.Im.ω.cos(ω.t − ϕ + π )


2 →
UL
u(t) est en quadrature avance sur i(t) : ϕL = + π
2
L'impédance dépend de la fréquence N : axe des
Zc = L.ω = 2.π.N.L cosinus

Le facteur de puissance : cos(ϕL) = cos( π ) = 0


ϕL = + π
2 2
La puissance moyenne : PL = U.I. cos(ϕL) = 0 →
I
La bobine idéale emmagasine de l’énergie qu’elle restitue intégralement ensuite, d’où une
puissance moyenne dissipée qui est nulle.

b) Bobine réelle :
di( t )
uL,r(t) = L. + r.i(t)
dt

Um.cos(ω.t) = L.ω.Im.cos(ω.t − ϕ + π ) + r.Im.cos(ω.t − ϕ)


2
→ →
UL,r UL

L'impédance dépend de N :
ZL,r = r 2 + L2 .ω2 = r 2 + 4.π2 .N2 .L2
ϕL,r ϕL = + π
ϕL,r > 0 2
→ →
tan(ϕL,r) = L.ω I Ur
r

Im = Um ou I = U
r + L2 .ω2
2 r + L2 .ω2
2

1 r r
Le facteur de puissance : cos(ϕL,r) = 1+ = =
tan2 (ϕL,r ) ZL,r r + L2 .ω2
2

La puissance moyenne : PL,r = U.I.cos(ϕL,r) = ZL,r.I2.cos(ϕL,r) = r.I2


La bobine réelle emmagasine de l’énergie qu’elle restitue intégralement ensuite, elle ne
dissipe de l’énergie que par effet Joule.

Page 154 Christian BOUVIER


Physique - 6 ème année - Ecole Européenne
III) Etude d’un circuit R, L, C série :
1) Impédance et déphasage :
duc ( t )
On sait que, pour un condensateur, on a : i(t) = C.
dt
di( t )
uR,L,C(t) = uR(t) + uL(t) + uC(t) = R.i(t) + L. + 1 . ∫ i( t ).dt
dt C
Si on applique aux bornes du circuit une tension sinusoïdale uR,L,C(t) = Um.cos(ω.t), il règne
dans le circuit une courant sinusoïdal de la forme i(t) = Im.cos(ω.t − ϕ).
= − L.ω.Im.sin(ω.t − ϕ) = L.ω.Im.cos(ω.t − ϕ + π )
di( t )
On a donc L.
dt 2
1 . i( t ).dt = 1 .ω.Im.sin(ω.t − ϕ) = 1 .ω.Im. cos(ω.t − ϕ − π )
C ∫
et
C C 2
Um.cos(ω.t) = R.Im.cos(ω.t − ϕ) + L.ω.Im.cos(ω.t − ϕ + π ) + 1 .ω.Im.cos(ω.t − ϕ − π )
2 C 2
On associe un vecteur de Fresnel à chacune des fonctions sinusoïdales :
→ → → → →
UR,L,C = UR + UL + UC UL
→ → ϕ C = − π/2
UR avec ││UR ││ = R.Im
→ →
UL avec ││UL ││ = L.ω.Im
→ → → →
UC. avec ││UC ││ = 1 .ω.Im UR,L,C UC
C

ϕ R,L,C ϕL = + π/2 axe des


→ → cosinus
I UR
2 2
ZR,L,C = R2 +  L.ω − 1  = R 2 +  2.π.N.L − 1 
 C.ω   2.π.N.C 
Pour un circuit R, L, C série, u(t) présente un déphasage ϕ R,L,C par rapport à i(t) et :

l’intensité : Im = Um ou I = U
2 2
R 2 +  L.ω − 1  R 2 +  L.ω − 1 
 C.ω   C.ω 

2) Facteur de puissance :
La puissance moyenne est : PR,L,C = U.I.cos(ϕ R,L,C) = ZR,L,C.I2.cos(ϕ R,L,C) = R.I2 :
La bobine et le condensateur échangent sans cesse de l’énergie, mais le circuit R, L, C ne
dissipe de l’énergie que par effet Joule dans les résistances.

3) Résonance d’intensité du circuit R, L, C série :


Le circuit R, L, C série présente une résonance d’intensité lorsque la pulsation ω ou la
fréquence N (ou la période T) imposée par le générateur est égale à la pulsation propre ω0
ou la fréquence propre N0 (ou la période propre T0) du circuit R, L, C série en oscillations
libres :
ω = ω0 = 1 ou N = N0 = 1 ou T = T0 = 2.π. L.C
L.C 2.π. L.C

Ecole Européenne de Francfort Page 155


Oscillations électriques sinucoïdales forcées
A la résonance, l’intensité du courant prend une valeur maximale :
Im0 = Um ou I0 = U
R R
0
A la résonance, l’impédance du circuit ZR,L,C est égale à la résistance totale du circuit :
0
ZR,L,C = R
A la résonance, l'intensité i(t) est en phase avec la tension u(t) :
0
ϕR,L,C = 0
→ →
UmL = ││UL ││ = L.ω0.Im = 1 .ω0.Im = │UC ││ = UmC
C

IV) Courbes d'évolution de l'amplitude de la réponse en fonction de la fréquence N :


1) Présentation :
- Pour un conducteur ohmique de résistance R : Im = Um (indépendant de la fréquence N).
R
- Pour un condensateur de capacité C : Im = C.ω.Um = C.2.π.N.Um
- Pour une bobine d'inductance L et de résistance r : Im = Um = Um
r + L .ω
2 2 2 r + L2 .4.π2 .N2
2

- Pour un circuit R, L, C série : I = Um = Um


m
2 2
R 2 +  L.ω − 1  R 2 +  2.π.N.L − 1 
 C.ω   2.π.N.C 

2) Représentation graphique :
On donne ci-dessous l'allure des courbes d'évolution de Im (ou I) en fonction de ω (ou N)
pour un condensateur de capacité C, une bobine d’inductance L et de résistance r et un
circuit R, L, C série :

Im (A)
Ou résonance d’intensité
I
bobine (L, r) circuit R, L, C série

Condensateur (C)

ω ou N
ω = ω0 ou N = N0

Page 156 Christian BOUVIER


Physique - 6 ème année - Ecole Européenne
V) Etude expérimentale d’un circuit R, L, C série :
1) Expérience :
G.B.F.
On considère un circuit R, L, C série ∩∪
aux bornes duquel on branche un
générateur basse fréquence (G.B.F.)
C L, r R'
délivrant une tension sinusoïdale u(t)
de valeur efficace U et de fréquence N
réglable.
On choisit L = 10 mH avec r = 3 Ω, voie YB uR(t)
R' = 47 Ω donc R = R' + r = 50 Ω et
C = 1,0 µF. u(t)
voie YA masse
Lorsqu'on applique aux bornes d'un dipôle R, L, C une tension sinusoïdale, il est le siège
d'oscillations électriques à la fréquence imposée N ≠ N0. Ces oscillations sont imposées par
le G.B.F. : on parle d'oscillations forcées.

u(t)
voie YA
i(t)
voie YB

pour N < N0 pour N > N0


u(t) et en retard par rapport à i(t) u(t) et en avance par rapport à i(t)
ϕ ϕ
∆T = R,L,C < 0 ∆T = R,L,C > 0
2.π.N 2.π.N

2) Résonance d’intensité du circuit R, L, C :


a) Mise en évidence :

u(t)
voie YA
i(t)
voie YB

pour N << N0 pour N >> N0


u(t) et en quadrature retard sur i(t) u(t) et en quadrature avance sur i(t)
ϕR,L,C ϕR,L,C
∆T = ≈− T ∆T = ≈+ T
2.π.N 4 2.π.N 4

Ecole Européenne de Francfort Page 157


Oscillations électriques sinucoïdales forcées

Pour N ≈ N0 :
- l'amplitude Im de l'intensité du courant
présente un maximum Im0.
- l'intensité du courant est en phase avec la
tension : ϕ = 0
Ce phénomène est appelé résonance
d'intensité, la fréquence propre du circuit est
donc la fréquence de résonance.

c) Acuité de la résonance :

Courbe représentative de la relation entre


l'intensité efficace I = Im/ 2 et la fréquence
N imposée par le générateur :
∆N I = f(N)

pour R1 = 20 Ω
pour R2 = 80 Ω

∆N

N1 N2
0 N1 N0 N2 N (en Hz)
On appelle bande passante à 3 décibels (3 dB), l'intervalle de fréquences ∆N sur lequel
−−
l'intensité efficace I du courant est supérieure à I0/√ 2 , I0 désignant la valeur maximum de
l'intensité efficace.
On définit le niveau d'intensité efficace par GdB = 20.log(I/I0).
−−
d'où │GdB│ < 20.log(√ 2 ) ≈ 3 dB
Les valeurs efficaces des tensions ne vérifient pas la loi d'additivité des tensions.
A la résonance on a : U = UR0 = R.I et UC0 = UL0.
Au voisinage de la résonance, la tension efficace aux bornes du condensateur ou de la
bobine peut être beaucoup plus grande que celle délivrée par le générateur.
On démontre que le facteur de qualité peut s’écrire :
U 1 U L.ω0 1 2.π.N0 .L
Q = C0 = = L0 = ou Q = =
U R.C.ω0 U R 2.π.N0 .R.C R

Page 158 Christian BOUVIER


Physique - 6 ème année - Ecole Européenne
POUR S'ENTRAÎNER

I) Circuit R, L, C série.
Un circuit comprend, montés en série : un
conducteur ohmique de résistance R, une
bobine idéale d'inductance L, un condensateur
de capacité C et un générateur de tension
basse fréquence GBF, délivrant une tension
sinusoïdale u(t) = U. 2 .sin(ω.t) de fréquence N
variable.
a) La fréquence du GBF est fixée à 50 Hz.
i. Exprimer et déterminer l'impédance ZAB, l'intensité efficace I du courant, ainsi que le
déphasage ϕ entre la tension et l'intensité.
A.N. : U = 6 V ; L = 60 mH ; C = 30 µF ; R = 10 Ω.
ii. Montrer que l'on pourrait obtenir la même intensité efficace I pour une autre valeur L' de
l'inductance, tous les autres paramètres étant maintenus constants.
Calculer L', ainsi que le nouveau déphasage ϕ’ entre la tension et l'intensité.
b) La bobine ayant l'inductance initiale L, on fait varier la fréquence du GBF entre 20 et 500 Hz
(U étant maintenu constant).
i. On dispose d'un oscillographe bicourbe. Préciser sur un schéma le branchement
permettant d'observer les fonctions u(t) et i(t). Décrire le phénomène observé sur l'écran,
quand la fréquence varie de 20 à 500 Hz.
ii. Calculer les valeurs de la fréquence N0 et du déphasage ϕ0 quand l'intensité efficace
passe par son maximum I0. Calculer I0.
U N
iii. Le facteur de qualité du circuit s'exprime par Q = L = 0 où ∆N est la largeur de la
U ∆N
bande passante et UL la tension efficace à la résonance aux bornes de la bobine.
Exprimer Q et ∆N en fonction de R, L et N0. Calculer Q et ∆N pour le circuit étudié. Quelle
est l'influence de R sur le phénomène observé ?

II) Circuit R, L, C série et résonance.


Un dipôle AB, de schéma équivalent donné ci-
contre, est constitué par l'association en série
d'un conducteur ohmique, d'une bobine
d'inductance L et d'un condensateur de capacité
C. On désigne par R la résistance totale du
circuit.
−−
On applique une tension uAB = U.√ 2 .cos(ω.t) de valeur efficace U, constante mais de pulsation
ω réglable. Un wattmètre mesure la puissance électrique moyenne P reçue par le dipôle.
a) Démontrer que lorsque l'on règle ω = ω0 pour obtenir les conditions de résonance électrique
pour ce dipôle, on mesure alors une valeur maximale P0 pour la puissance moyenne.
Exprimer P0 en fonction de U et R. En déduire l'expression de l'énergie électrique W 0 reçue
par le dipôle pendant une période, en fonction de U, R et ω0.
b) Dans les conditions de résonance, exprimer en fonction du temps l'énergie totale wt
emmagasinée dans le dipôle, sous forme magnétique dans la bobine (wL = 21 .L.i2) et sous
forme électrostatique dans le condensateur (wC = 21 .C.uC2). Montrer que W t reste constant.
Dans ces conditions, exprimer cette énergie totale en fonction de L, U et R. Que devient
donc à chaque instant l'énergie électrique reçue par le dipôle ?
Ecole Européenne de Francfort Page 159
Oscillations électriques sinucoïdales forcées
wt L.ω 0
c) Exprimer le rapport en fonction du facteur de qualité Q = . En déduire les
W0 R
conditions optimales à réaliser pour conserver dans un circuit oscillant une grande quantité
d'énergie avec une très faible dépense énergétique.

III) Circuit R, L, C et courbe de réponse.


On dispose de trois dipôles :
- un dipôle C1, constitué par un condensateur de capacité C1.
- un dipôle R2L2, constitué par une bobine de résistance R2 et d'inductance L2.
- un dipôle R3L3C3, constitué par une bobine de résistance R3 et d'inductance L3 montée en
série avec un condensateur de capacité C3.
En appliquant aux bornes de chaque dipôle la tension u = 6. 2 .cos(ω.t) fournie par un
générateur à fréquence N réglable, on établit sa courbe de réponse en intensité efficace I sur
l'intervalle de fréquence de 0 à 1000 Hz (les trois graphes obtenus sont tracés sur la figure.

a) Dipôles C1 et R2L2.
i. Donner les expressions des impédances Z1 du dipôle C1 et Z2 du dipôle R2L2.
ii. Donner les relations littérales entre l'intensité efficace I et la fréquence N imposée par le
générateur pour le dipôle C1 et pour le dipôle R2L2.
iii. Déduire de ce qui précède et des courbes de réponse les valeurs de R2, L2 et C1.
b) Dipôles R3L3C3.
i. Déduire de la courbe de réponse la valeur de la fréquence de résonance N0 et la valeur de
l'intensité efficace à la résonance I0. Calculer numériquement R3.
ii. Déterminer graphiquement les limites N1 et N2 de la bande passante (N1 et N2 sont les
fréquences pour lesquelles la réponse en intensité du dipôle est égale à I0/ 2). En
déduire la largeur de la bande passante ∆N et le facteur de qualité Q du dipôle.
iii. Quelle est la valeur efficace de la tension aux bornes du condensateur de capacité C3, à
la résonance ? Calculer les valeurs de la capacité C3 et de l'inductance L3.
c) Comparer R3 à R2, L2 à L2 et C3 à C1.
On constate que la courbe de réponse du circuit R3L3C3 présente avec les deux autres
courbes des parties semblables; justifier théoriquement cette observation.
Page 160 Christian BOUVIER