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Economie d’entreprise - 3ème partie : L’entreprise et la gestion des activités - Chapitre 3

Chapitre 3
La logistique et l’approvisionnement

Schéma : la place de la logistique dans l’entreprise

Fournisseur Entreprise Distributeur Client

1 – La logistique

Peu d’entreprises font apparaître dans leur organigramme une fonction logistique, c’est un
concept assez récent (fin des années 70). La crise économique en a fait un facteur de
compétitivité, ce qui a amené les entreprises à une réflexion plus globale sur l’ensemble des flux
internes et externes.

11 – Un concept évolutif

En fonction de l’importance accordée à la logistique dans l’entreprise, sa définition à


évolué.
A l’origine, le logisticien avait pour rôle l’organisation des transports, des matières
premières et marchandises. Aujourd’hui, il a en charge l’optimisation de l’ensemble des flux
physiques mais aussi informationnels de l’ensemble de l’entreprise. On parle de logistique
globale.
Définition : ensemble des activités ayant pour objet la mise en place, au moindre coût,
d’une quantité déterminée d’un produit à l’endroit et au moment où une demande existe. La
logistique vise donc à rationaliser les flux de l’entreprise.

12 – Les domaines de la fonction logistique

Les activités de la logistique s’intègrent dans toute la vie de l’entreprise. La chaîne


logistique donne une logique globale de circulation à l’ensemble des flux de l’entreprise.
L’étendue du champ d’application de l’analyse logistique dépend directement du niveau de
développement de la fonction au sein de l’entreprise :
La gestion des flux est placée sous la responsabilité des directeurs de production et des
directeurs commerciaux : la fonction logistique n’existe pas.
Activités où les transports sont un facteur clé de réussite : reconnaissance d’une fonction
logistique indépendante.
La logistique est intégrée dans la stratégie globale de l’entreprise : logistique stratégique.

Analyse de H.Mathé et D.Texier : analyse la plus courante, distingue deux types d’activités. La
logistique produit (ou logistique interne) et la logistique de soutient (ou logistique externe) qui va
concerner les ventes, le SAV et l’approvisionnement.

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13 – Les enjeux de la logistique

Environnement local et national de l’entreprise : selon le pays et la région, les


disponibilités en termes d’infrastructure routières, aéroportuaires, réseaux informatiques,
ne sont pas les mêmes.
Localisation de l’entreprise (unité de production, de stockage) : on cherchera la
proximité avec un axe desservant les principales grandes villes.
Agencement de l’entreprise (atelier, entrepôts, postes de travail) : on cherchera à
minimiser les coûts liés aux flux internes.

2 – L’approvisionnement

21 – Les missions de la fonction d’approvisionnement

2 missions :
La gestion des stocks : organiser les flux et le stockage des produits achetés au moindre
coût avec le maximum de sécurité.
La gestion des achats : procurer à l’entreprise les biens et services nécessaires à son bon
fonctionnement, au moment, quantité voulus et au moindre coût.

22 – Les objectifs

Le prix : le but est d’obtenir les prix les plus bas. Moyens : augmenter les quantités achetées,
mettre en concurrence les fournisseurs, créer une centrale d’achat.
La qualité : avoir une qualité correspondante aux besoins et homogène. Moyens : contrôler les
produits quand ils arrivent. Travailler avec des fournisseurs ayant une certification.
Les délais : les plus courts en évitant les ruptures d’activité. Créer un partenariat avec les
fournisseurs et étudier sa fiabilité.
La sécurité : s’assurer la continuité de l’approvisionnement même si le fournisseur est
défaillant. Moyens : stock tampon, autres fournisseurs.
La flexibilité : le fournisseur doit pouvoir s’adapter aux besoins de l’entreprise en termes de
quantité et de qualité. Moyens : le fournisseur à une structure flexible : bonne communication.

Ces objectifs peuvent être contradictoires, il faut donc les hiérarchiser et trouver un
compromis conforme à la stratégie de l’entreprise.

23 – Les choix à opérer

1) Faut-il acheter ou fabriquer ? Dépend de considérations techniques (savoir faire, coût…)


L’entreprise peut choisir de faire fabriquer de façon occasionnelle (sous traitance,
externalisation…)

2) Faut-il traiter avec un ou plusieurs fournisseurs ? Un seul : économies d’échelle, plusieurs :


moins de risques.

3) Faut-il privilégier les relations de réciprocité ? Oui, si les conditions sont équivalentes aux
concurrents.

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24 – La fonction d’achat

Les achats représentent aujourd’hui, en moyenne, 50% du CA des entreprises. Le rôle de


l’acheteur devient prépondérant. Il doit être capable d’anticiper sur la demande en fonction des
mutations du secteur.

241 – Le processus d’achat

Définition d’un bien


Expression d’un besoin pouvant le satisfaire.
Utilisateur Prescripteur

Oui
Habituel ? Commande au fournisseur habituel

Non

Appel d’offre Recherche de fournisseurs

Acheteur
Comparaison et évaluation des offres 2-3 fournisseurs retenus

Négociation Obtenir de meilleures conditions + vérifier adéquation bien / besoin

Choix
Décideur

Commande

Suivi des délais


Livraison Acheteur

Contrôle Transmis à la compta

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242 – Les intervenants

• Utilisateur : formule la demande


• Prescripteur : définit les caractéristiques du produit à acheter
• Acheteur
• Décideur : celui qui approuve les décisions

243 – Evolution de la fonction d’achat

Vers un partenariat acheteur-fournisseur :


L’objectif est de remplacer des relations fondées sur des rapports de force par une collaboration
sous tendant la recherche conjointe d’une meilleur compétitivité.

Mise en place de nouvelles technologies facilitatrices :


EDI (Echanges de Données Informatiques). Ce système permet un dialogue entre le SI du
fournisseur et celui du client => échange rapide d’informations.

Ouverture internationale :
If faut anticiper les mouvements de prix et se couvrir contre les risques liés au taux de change.

25 – La gestion des stocks

241 – Définition

Un stock est un ensemble de biens conservés dans l’entreprise dans l’attente d’une
utilisation ou d’une vente ultérieure ?

251 – Les fonctions d’un stock

Rôle de régulation : permet de faire face aux alésas comme les retards de livraison, les
ventes exceptionnelles.
Rôle commercial : permet d’avoir des prix bas et une disponibilité immédiate de la
marchandise.
Rôle économique : permet d’anticiper les variations de prix.

253 – Les objectifs de la gestion de stock

Gérer un stock revient à répondre à deux questions :


Quand commander ?
En quelle quantité ?

La gestion de stock répond à 3 objectifs :


Eviter la rupture de stock
Acheter au coût unitaire le plus avantageux
Minimiser le cout de stockage (cout de stockage = cout de passation de commande (frais
administratifs) + cout de possession de stock (magasinage, assurance, loyer,
surveillance…) )
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254 – La gestion de stock en pratique

2541 - Gestion matérielle

Mise en place d’une nomenclature (n° article), codification des produits (codes barre)
Enregistrer des mouvements (BE, BS, Fiches de stock)
Inventaire
Conception des lieux de stockage.

2542 - Gestion comptable

Il existe plusieurs méthodes pour valoriser un stock :


Le CMUP (Coût Unitaire Moyen Pondéré)
La méthode FIFO
La méthode LIFO

2543 - La gestion économique des stocks

Méthode sélective :

Loi de Pareto 20/80 : 20% des références représentent 80% de la valeur stockée.
Méthode ABC : identifier 3 catégories de références
A : 10% des références, 70% de la valeur : gestion prioritaire
B : 30% des références, 20% de la valeur : gérer avec attention
C : 60% des références, 10% de la valeur : gestion au coup par coup

Méthode de Wilson

Minimiser le coût de gestion du stock


N = nombre de commandes à passer

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