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PROTECTION CATHODIQUE

Principes, dimensionnement
et contrôle

Octobre 2019
Sommaire

1. Rappels d’électrochimie et corrosion


2. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages métalliques
enterrés
3. Protection cathodique
4. Protection cathodique par anodes sacrificielles
5. Protection cathodique par courant imposé
6. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique
7. Dimensionnement du système de protection cathodique
8. Contrôle du système de protection cathodique

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Chapitre 1

Rappels d’électrochimie
et corrosion

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

1. Définitions
2. Corrosion chimique

3. Corrosion électrochimique

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

 Définition

– La corrosion est le processus de dégradation de la matière

– Le métal sous l'action de l'environnement a tendance à retrouver son état


originel : oxydes, sulfates, carbonates...

– Le phénomène se traduit par une réaction électrochimique qui se produit à


la surface du métal

– La corrosion est donc le résultat de la présence simultanée de deux


acteurs, le métal et le milieu corrosif

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

On définit la corrosion comme la destruction des métaux qui se produit


sous l'effet de réactions chimiques ou électrochimiques, lorsqu'ils sont en
contact avec un électrolyte.

Les théories sur la corrosion sont toutes fondées sur la structure


atomique de la matière.

L'atome est formé d'un équilibre de charges positives (protons) et de


charges négatives (électrons). Les métaux, de par la répartition des
électrons sur les orbites autour du noyau, ont tendance à perdre des
électrons, il y a alors excès de charges positives et l'atome devient un ion
positif Mⁿ⁺.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Structure de l’atome :

 Un corps pur est formé de molécules, toutes identiques,

 Les molécules sont formées d’un ou plusieurs atomes.

L’atome est composé :

 noyau

 électrons qui gravitent autour du noyau

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

L’atome :

• électriquement neutre,

 le noyau est chargé d’électricité positive,

 les charges d’électricité négatives des électrons.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

L’électron:

 plus petite quantité d’électricité, est négative et sa valeur absolue est


e = 1,602 10⁻¹⁹ C

 masse m0 très faible m₀ = 0,91 10⁻³⁰ kg.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Les ions :

 Sous l’effet d’un choc, d’un champ électrique ou autre, un atome peut
perdre ou capter un ou plusieurs électrons,

 Un ion est atome qui a perdu ou capté un ou plusieurs électrons.

 ion positif H⁺

 ion négatif Cl⁻

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Structure du fer à l’état fondamental (d’après Klechkowski) :

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Les électrolytes (conducteurs liquides) :

 Un électrolyte : système de particules ionisées

 Ces particules peuvent être des atomes ionisés ou des ions complexes
constitués de plusieurs atomes.

ion positif → Cation H⁺

ion négatif → Anion Cl⁻

ions complexes: Négatifs OH⁻ ou positifs NH₄⁺

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Les électrolytes contiennent :

 Eau + sel,

 Acide,

 Base.

 Ils conduisent le courant électrique,

 Il y’a déplacement des ions,

 mais pas d’électrons.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

 FAMILLES DE MILIEUX CORROSIFS

– 1 - Corrosion sèche (phase gazeuse)

– 2 - Corrosion humide (environnements/utilités)

– 3 - Corrosion humide (fluides procédés)

– 4 - Corrosion par liquides anhydres

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

 1 - CORROSION SÈCHE (phase gazeuse)

– Oxydation à haute température (O₂, H₂O, CO₂)

– Attaque par l’hydrogène (H₂)

– Sulfuration à chaud (H₂S)

– Sulfuration en présence d’hydrogène (H₂S + H₂)

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

 2 - CORROSION HUMIDE (environnements/utilités)

– Corrosion atmosphérique : calorifuges, frigorifuges, ignifuges

– Corrosion par les eaux : douces, eau de mer

– Corrosion par les sols

– Corrosions biologiques

– Corrosion dans le béton

– Corrosion par les condensations acides : fumées (fours, chaudières)

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

 3 - CORROSION HUMIDE (fluides procédés)

– Corrosion par CO₂

– Corrosion par H₂S

– Dégradations par pénétration d’hydrogène : H₂S, CN⁻, HF

– Corrosion acide en tête de distillation de pétrole brut : HCl, acides


organiques, H₂S

– Corrosion par les acides forts : HCl, H₂SO₄, HF

– Corrosion par les bases fortes : NaOH

– Corrosion des inox par les acides polythioniques

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

 4 - CORROSION PAR LIQUIDES ANHYDRES

– Acides naphténiques

– NH₃ liquide (fissuration sous contrainte)

– Acides purs : HF, H₂SO₄

– Métaux fondus : Zn, Cd

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

FORMES DE
CORROSION

CORROSION CORROSION
CHIMIQUE ELECTROCHIMIQUE

Présence
Absence
d’électrolyte d’électrolyte
(milieu aqueux)

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

1. Définitions

2. Corrosion chimique


3. Corrosion électrochimique

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Mécanisme de la corrosion sèche

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Soit un métal nu et propre

mis

dans un milieu contenant de l’oxygène

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

il y a formation d’une couche de produit de corrosion à travers


laquelle:

 le métal,

 le milieu environnant,

 ou les deux à la fois,

→ peuvent diffuser pour permettre à la réaction de continuer.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

La forme générale de la réaction est :

Métal + non-métal → Oxyde

Exemple : Oxydation du fer à haute température

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Différentes étapes

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

 Adsorption d’O₂ ou tout autre gaz oxydant,

 Formation d’une couche d’oxyde (nucléide),

 Épaississement de la couche d’oxyde.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Rôle de la couche d’oxyde :

L’importance de cette couche dans le processus de corrosion dépend


essentiellement de sa continuité, degré de porosité, adhérence etc.

Le rôle protecteur de cette couche dépend à son tour de deux


facteurs:

 Couche formée en compression → Protection

 Couche formée en tension → Fissures ou Porosité

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

1. Définitions

2. Corrosion chimique

3. Corrosion électrochimique

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Potentiel d'un métal


par rapport à un électrolyte

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Si un métal M de valence Z plonge dans un électrolyte, il y a des ions MZ⁺


qui passent dans la solution et des charges négatives apparaissent.

Double couche

Cations en solution MZ⁺

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Notion de couche double

– Métal plongé dans un électrolyte

– Passage d'ions positifs dans l'électrolyte

– Les électrons libérés s'opposent à l'éloignement des ions positifs

– Dans certaines conditions, un équilibre s'établit entre le métal et ses


ions
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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

 Pour quitter le métal :

les ions MZ⁺ doivent vaincre une double force :

• S'arracher à la couche (-) à la surface du métal

• Franchir la barrière des charges (+),


 Il s'établie un équilibre qui sera caractérisé par une d.d.p. entre la
couche métallique (+) et la couche (-),


 C'est le potentiel d'électrode

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

• le potentiel d'électrode dépends :

 du métal

 de la nature d'électrolyte.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

 Électrode de référence :

• Une électrode métallique plongée dans un électrolyte est assimilable


à une demi pile,

• Son potentiel ne peut se mesurer physiquement

 On ne peut mesurer que la différence de potentiel d'une pile.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

 Différentes électrodes de références :

Dans la pratique on utilise des électrodes de référence plus simples,


dont on connaît les potentiels respectifs

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Électrode Électrolyte Réactions E/V

KCI, saturé 0,241


Au calomel KCI, 1 M 𝐻𝑔2 𝐶𝑙2 + 2 𝑒 − = 2 𝐻𝑔 + 2𝐶𝑙− 0,280
KCI, 0,1 M 0,333

À chlorure d'argent KCI, saturé 𝐴𝑔𝐶𝑙 + 𝑒 − = 𝐴𝑔 + 𝐶𝑙− 0,195

À sulfate de cuivre CuSO₄, saturé 𝐶𝑢𝑆𝑂4 + 2 𝑒 − = 𝐶𝑢 + 𝑆𝑂42− 0,316

À hydrogène H₂SO₄ 2 𝐻 + + 2 𝑒 − = 𝐻2 0,000

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Il y a deux types de potentiel :

 Potentiel d'équilibre

 Potentiel de dissolution ou Potentiel de corrosion

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Potentiel d'équilibre

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Potentiel que prend le métal par rapport à un de ses sels

L'électrode ainsi constituée est réversible, c'est à dire :

car l'interface ne va pas se modifier avec le temps.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Echelle de Nernst

ÉCHELLE DE CLASSIFICATION DES MÉTAUX

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

 Relation de NERNST :

 Tout métal plongé dans l’eau ou dans un électrolyte fait passer en


solution des ions+, le métal se charge donc négativement.

 La dissolution du métal se stabilise lorsque la pression des ions en


solution équilibre la pression d’ionisation du métal ( tendance du métal à
projeter des ions dans la solution).

 L’attraction entre la couche – et la couche + s’appelle la « couche


double » qui correspond à un certain potentiel.

 Si l’on plonge un métal dans une solution normale d’un des sels de ce
métal, le potentiel de la couche double prend une valeur déterminée que
l’on appelle « potentiel normal de dissolution ».

 Les métaux ont étés classés selon leurs potentiels par rapport à
l’électrode à hydrogène, ce classement est connu sous le nom
« L’échelle de Nernst »

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

• Cet échelle a pour principal intérêt


de déterminer le comportement d'un
métal par rapport à un autre.

• Le potentiel des métaux va


décroissant.

• Tout métal de la liste est dit "noble"


par rapport à ceux qui le suivent.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Potentiel de dissolution

ou

Potentiel de corrosion

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

• C'est le potentiel que prend un métal par rapport un électrolyte


quelconque

• Le potentiel n'est plus caractéristique du métal

• Il dépend des conditions expérimentales :

 Nature ;

 Concentration ;

 Température de l'électrolyte ;

 L'état de surface du métal.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

• Il y' a modification progressive de la couche externe,

• Le potentiel de corrosion est un système irréversible,

• La d.d.p. varie avec le temps

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Phénomènes
d’oxydo-réduction

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

• L’oxydation a été définie : une fixation de l’oxygène sur un système


chimique

• La réduction comme le phénomène inverse

Actuellement cette notion a été généralisée :

Oxydation = perte d’électrons

Réduction = gain d’électrons

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Exemple :

(1) : Réaction d’oxydation dont le siège est les zones anodiques

(2) : Réaction de réduction dont le siège est les zones cathodiques.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Corrosion électrochimique

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

La corrosion électrochimique

se base

sur l’étude des piles

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Notion de pile électrochimique

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Une pile électrochimique



de deux électrodes

une partie métallique anodique


(siège des réactions d’oxydation)
une partie métallique cathodique
(siège des réaction de réduction)

immergées dans un électrolyte


et connectées
entre elles par un
conducteur électrique

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Fonctionnement de la pile de corrosion

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

PRINCIPE ?

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

 L’électrolyte : eau + acide sulfurique,

 dissocié en ions,

 Les électrodes sont en cuivre et zinc.

 Aux deux électrodes :

Se produit le phénomène de la couche double

à l’interface : métal / électrolyte

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Le zinc est le plus électronégatif (selon Nernst)

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

 Si les deux électrodes sont reliés par un circuit extérieur :

Zinc :

 écoulement d’électrons du zinc vers le cuivre.

 deux électrons quittent l’électrode de zinc,

 destruction de la couche double,

 un ion Zn²⁺ quitte l’inter-surface métal / électrolyte,

 en solution : combinaison de Zn²⁺ avec SO₄¯.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Cuivre :

 Arrivée de deux électrons,

 excès d’électrons,

 captent chacun un ion H+,

 échange de charges d’électricité,

 l’hydrogène gazeux.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

→ polarisation de l’électrode de cuivre et corrosion de l’électrode de


zinc

Le cuivre est la cathode Le zinc est l’anode.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Mécanisme

de la

Corrosion électrochimique

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Trois phases :

 Dissolution du métal à l'anode, oxydation

 Transfert des électrons libérés vers la cathode,

 Réaction de cathode, réduction

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Corrosion électrochimique ?

Une corrosion électrochimique débute à partir du moment où l'état


d'équilibre est rompu, en particulier si les électrons provenant de
l'ionisation du métal sont captés.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Corrosion électrochimique

Corrosion par Corrosion Corrosion


O₂ dissous galvanique acide

Électrons d’un
Électrons d’un métal cédé pour Électrons d’un
Métal captés un métal plus métal
par l’atome O₂ noble captés par H⁺

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Réactions anodiques : Oxydation

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Réactions cathodiques : Réduction

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Piles ?

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Piles

Piles galvaniques
(≠ métaux)

Piles de concentration
(≠ composition de l’électrolyte)

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

10/2019 Département GRP / Support de formation 77


I. Rappels d’électrochimie et corrosion

10/2019 Département GRP / Support de formation 78


I. Rappels d’électrochimie et corrosion

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

LES FACTEURS
DE LA
CORROSION

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

A. FACTEURS
LIÉS
AU MILIEU

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

• Concentration du réactif oxydant,

• Teneur en oxygène et autres gaz dissous,

• Résistivité du milieu,

• Acidité du milieu,

• Température, Pression,

• Présence de bactéries,

• Vitesse d’écoulement.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

B. FACTEURS
LIÉS
AU MÉTAL

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

• Homogénéité du métal,

• Impuretés dans le métal,

• Noblesse du métal,

• Nature du produit de corrosion et tendance à la


passivation,

• Contraintes résiduelles internes.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

C. FACTEURS
DÉFINISSANT
LE MODE D’EMPLOI

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

• État de surface,

• Procédés d'assemblage,

• assemblage sous tension,

• couplage galvanique,

• Formes des pièces.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

D. FACTEUR TEMPS

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

• Fatigue,

• Modification des dépôts protecteurs,

• Dégradation des revêtements protecteurs.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Diagrammes de Pourbaix

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Pour un métal qui se dissout ce potentiel se réduira à :

Dans le cas des réactions d'oxydoréduction de l'eau avec l'oxygène ou


l'hydrogène, l'expression du potentiel redox fait apparaître le pH de la
solution, d'où le diagramme de Pourbaix qui porte en ordonnée le
potentiel E, et en abscisse le pH.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

DIAGRAMME DE POURBAIX DU FER A 25 °C

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Domaine de corrosion : Le fer se dissout dans la solution et forme des


sels et des hydroxydes solubles,

Domaine de passivation : Le fer est protégé par un film superficiel qui


l'isole du milieu ambiant. C'est un domaine où le métal est protégé
contre la solution, si le film a pu se former d'une manière uniforme, s'il
reste adhérent et si, mécaniquement, rien ne vient le détruire.

Domaine d'immunité : Le fer reste à l'état métallique et ne peut donc se


corroder, les réactions d'oxydation n'étant plus possibles. C'est le
domaine de la protection cathodique.

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

10/2019 Département GRP / Support de formation 94


I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Diagramme d’équilibre potentiel- pH du système aluminium / eau et


plomb / eau à 25 0C

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

Limitations du diagramme
de Pourbaix

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I. Rappels d’électrochimie et corrosion

 Diagramme établi pour des métaux purs,

 En présence de leurs sels,

 Température de 25°C,

 Cinétique inconnue

 (Diagramme qualitatif et non quantitatif).

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Chapitre 2

Facteurs agissant sur la


corrosion des ouvrages
métalliques enterrés

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II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

1. Le sol comme électrolyte


2. Propriétés physiques des sols

3. Propriétés chimiques des sols

4. Mesure de l’agressivité du sol

5. Phénomènes de piles

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II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

 Le sol est un amalgame complexe de solides, liquides et gaz,

 Il est Souvent agressif,

 Il conduit à des corrosions extrêmement rapides,

 Dans certains cas, il est parfaitement inerte et n'a qu'une action tout à
fait négligeable.

 L'agressivité absolue du sol pour un métal découle de ses


propriétés physiques et chimiques.

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II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

1. Le sol comme électrolyte

 2. Propriétés physiques des sols


3. Propriétés chimiques des sols

4. Mesure de l’agressivité du sol

5. Phénomènes de piles

10/2019 Département GRP / Support de formation 101


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

 Le sol contient de grandes quantités de minéraux différents de


granulométrie variable selon leur provenance.

 Les sables contiennent des particules pouvant atteindre 2 mm,

 Les particules constitutives de l'argile n'ont que quelques microns de


diamètre.

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II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

 Les sols contiennent de l'eau

 une eau libre amenée par les mouvements de la nappe phréatique à


profondeur variable (1 à 100 m), qui joue un rôle important surtout pour
les structures enterrées verticales, comme les puits.

 une eau libre qui s'infiltre depuis la surface du sol ; eaux de pluie,
d'irrigation et d'inondation.

 une eau interstitielle qui migre par capillarité, dont la quantité dépend de
la nature de la terre et fixe le taux d'humidité d'un sol.

10/2019 Département GRP / Support de formation 103


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

 Les sols contiennent des gaz

 A la profondeur des conduites, il y a presque toujours de l'air, donc de


l'oxygène,

 Il y en a beaucoup dans les sols sableux ou poreux,

 Il y en a moins dans les sols compacts argileux.

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II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

1. Le sol comme électrolyte

2. Propriétés physiques des sols

 3. Propriétés chimiques des sols


4. Mesure de l’agressivité du sol

5. Phénomènes de piles

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II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

 Elles sont mises en évidence par la mesure du pH.

 La plupart des sols ont un pH compris entre 5 et 8.

 Les sols contiennent des sels dissous à des concentrations de 100 à


1500 ppm.

 La teneur en sel est fonction des précipitations.

10/2019 Département GRP / Support de formation 106


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

 La teneur en sel est fonction des précipitations

 Les pluies abondantes lavent les terrains → salinité est faible.

 Dans les régions arides, au contraire, l’eau remonte du sol pour


s'évaporer → la concentration en sels peut devenir très importante.

10/2019 Département GRP / Support de formation 107


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

 Les cations les plus répandus (cause d'agressivité) sont les ions :
potassium, sodium, magnésium et calcium.

 Les anions présents : chlorures et sulfates

→ Augmentent la conductibilité de l'électrolyte

→ Facilitent donc les transferts électriques causant les


corrosions.

10/2019 Département GRP / Support de formation 108


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

1. Le sol comme électrolyte

2. Propriétés physiques des sols

3. Propriétés chimiques des sols

 4. Mesure de l’agressivité du sol


5. Phénomènes de piles

10/2019 Département GRP / Support de formation 109


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

 La mesure de l'agressivité des sols pour les métaux peut être déduite
de la mesure de leur résistivité électrique.

→ C'est le critère d'appréciation le plus fréquemment utilisé.

10/2019 Département GRP / Support de formation 110


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

a) Mesure de la résistivité des sols

10/2019 Département GRP / Support de formation 111


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

 La méthode la plus utilisée est celle de Wenner (appelée également


méthode ‘Schlumberger’) ou méthode des 4 piquets.

 On plante dans le sol 4 piquets métalliques sur la même ligne, et à la


même distance « a ».

 A l'aide d'une pile on fait passer un courant I entre les piquets extérieurs
et l'on mesure la variation de tension ∆U produite par le courant, entre
les piquets intérieurs.

 On utilise pour cela un voltmètre à forte résistance interne (au moins


50.000 Ω/V).

10/2019 Département GRP / Support de formation 112


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

MESURE DE LA RESISTIVITE DES SOLS

10/2019 Département GRP / Support de formation 113


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

 La résistivité du sol à une profondeur comprise entre "a" et les 2/3 de


"a" (a < H < 2/3 a) est donnée par la formule suivante :

 "a" est égal à la distance qui sépare deux piquets.

 Les appareils de mesure donnent directement le rapport U/I exprimé en


ohm

 ρ est en Ω.m

10/2019 Département GRP / Support de formation 114


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

b) Classement des sols en fonction de la


résistivité

10/2019 Département GRP / Support de formation 115


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

Pour l'acier dans le sol, il est admis que :

 lorsque la résistivité du sol : ρ > 100 Ω.m → le sol est peu agressif

Remarque :

Dans des terrains pierreux, calcaires ou ceux formés de sables secs les
résistivités peuvent atteindre des valeurs allant de 200 à 500 Ω.m et plus.

10/2019 Département GRP / Support de formation 116


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

 lorsque la résistivité du sol : ρ < à 50 Ω.m → le terrain est agressif

Remarque :

 Les terrains argileux et lourds ont des résistivités variant de 15 à 40


Ω.m.

 Des terrains salés ont des résistivités de quelques Ω.m.

10/2019 Département GRP / Support de formation 117


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

 lorsque la résistivité du sol : 50 < ρ < 100 Ω.m → l'agressivité du sol est
moyenne. C'est souvent le cas des terrains :

• Agricoles,

• Limoneux,

• Légèrement sableux.

10/2019 Département GRP / Support de formation 118


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

c) Résistivité de l'eau

10/2019 Département GRP / Support de formation 119


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

 l'eau de mer a une résistivité de 0,3 Ω.m ce qui en fait un électrolyte


très conducteur → très agressif.

 L’eau douce, une eau de ville ou bien les eaux de rivières chargées de
limons, ont des résistivités de l'ordre de 25 Ω.m.

 Les eaux de ruisseaux et torrents qui n'ont pu encore dissoudre


suffisamment de minéraux, ont des résistivités élevées de plusieurs
centaines d’Ohm-mètre et ne sont pas, de ce fait, très agressives.

10/2019 Département GRP / Support de formation 120


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

1. Le sol comme électrolyte

2. Propriétés physiques des sols

3. Propriétés chimiques des sols

4. Mesure de l’agressivité du sol

 5. Phénomènes de piles

10/2019 Département GRP / Support de formation 121


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

a) Piles dues à l'électrolyte

10/2019 Département GRP / Support de formation 122


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

 les piles créées par les hétérogénéités du sol qui engendrent sur un
ouvrage métallique pourtant parfaitement homogène, des différences de
potentiel locales,

 → naissance à un courant qui conduit à l'oxydation de la partie la plus


négative du métal

10/2019 Département GRP / Support de formation 123


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

 Les phénomènes d'aération différentielle sont :

 Les zones les moins aérées sont des zones anodiques par rapport au
reste de l'ouvrage et se corrodent donc plus facilement.

10/2019 Département GRP / Support de formation 124


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

b) Les piles géologiques

10/2019 Département GRP / Support de formation 125


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

 En général, les sols argileux, marécageux et les terrains humides


constituent des zones anodiques vis à vis des autres terrains.

10/2019 Département GRP / Support de formation 126


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

c) Différentes piles galvaniques

10/2019 Département GRP / Support de formation 127


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

10/2019 Département GRP / Support de formation 128


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

10/2019 Département GRP / Support de formation 129


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

10/2019 Département GRP / Support de formation 130


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

Remarques

10/2019 Département GRP / Support de formation 131


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

1. taux de corrosion moyens de l'acier dans le sol de 0,05 mm/an.

2. Les piles géologiques créent des circulations de courant de


plusieurs dizaines de mA qui, s'exerçant sur la conduite à la
frontière des deux natures de sol, provoquent des dégradations
locales rapides.

3. Localement des conditions variables de température, d'aération,


de la vitesse d'écoulement d'un fluide, amplifient les phénomènes
de corrosion.

10/2019 Département GRP / Support de formation 132


II. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages enterrés

4. C'est ainsi qu'immergé dans une eau de mer statique, l'acier


présente une corrosion de 0,125 mm/an.

 Mais ce taux passe à 0,5 et 0,8 mm/an si la vitesse de l'eau est de 2


ou 5 m/s.

 Si à cette mise en mouvement se rajoutent des phénomènes


d'immersion et d'émersion alternés (marées, vagues) le taux de
corrosion est encore multiplié par un facteur de 2 à 5.

10/2019 Département GRP / Support de formation 133


Chapitre 3

Protection cathodique

10/2019 Département GRP / Support de formation 134


III. Protection cathodique

1. But
2. Principe de la protection cathodique

3. Critères de la protection cathodique

4. Réalisation pratique de la protection cathodique des ouvrages


enterrés

5. Délimitation de l'ouvrage à protéger cathodiquement

6. Efficacité de la protection cathodique

10/2019 Département GRP / Support de formation 135


III. Protection cathodique

 UNE PROTECTION ACTIVE

 Supprime les couples galvaniques et les piles géologiques par


égalisation des potentiels.

 Polarise négativement le métal par rapport au milieu extérieur de


manière à abaisser son potentiel jusqu'à son domaine d'immunité.

10/2019 Département GRP / Support de formation 136


III. Protection cathodique

1. But

2. Principe de la protection cathodique


3. Critères de la protection cathodique

4. Réalisation pratique de la protection cathodique des ouvrages


enterrés

5. Délimitation de l'ouvrage à protéger cathodiquement

6. Efficacité de la protection cathodique

10/2019 Département GRP / Support de formation 137


III. Protection cathodique

 créer la circulation d'un courant électrique entre un métal et la solution


qui l'entoure,

 Circulation telle que le sens du courant passe de la solution vers le


métal,

 favoriser ainsi la réaction cathodique au niveau de ce métal que l'on


veut protéger contre la corrosion,

 En reportant la réaction d’oxydation sur une autre structure, dont on


accepte a priori la dégradation.

10/2019 Département GRP / Support de formation 138


III. Protection cathodique

PROTECTION CATHODIQUE


il existe deux manières
de réaliser la protection cathodique.

↙↘
Par courant imposé Par anode galvanique

10/2019 Département GRP / Support de formation 139


III. Protection cathodique

10/2019 Département GRP / Support de formation 140


III. Protection cathodique

10/2019 Département GRP / Support de formation 141


III. Protection cathodique

1. But

2. Principe de la protection cathodique

3. Critères de la protection cathodique


4. Réalisation pratique de la protection cathodique des ouvrages
enterrés

5. Délimitation de l'ouvrage à protéger cathodiquement

6. Efficacité de la protection cathodique

10/2019 Département GRP / Support de formation 142


III. Protection cathodique

a) Premier critère : Le potentiel

10/2019 Département GRP / Support de formation 143


III. Protection cathodique

DIAGRAMME DE POURBAIX DU FER A 25 °C

10/2019 Département GRP / Support de formation 144


III. Protection cathodique

10/2019 Département GRP / Support de formation 145


III. Protection cathodique

 - 850 mV / (Cu/CuSO₄) en règle générale

 - 950 mV / (Cu/CuSO₄) si présence de Bactéries

10/2019 Département GRP / Support de formation 146


III. Protection cathodique

L'électrode Cu/CuSO₄ est la plus couramment employée pour les


mesures de potentiel sur les conduites enterrées.

10/2019 Département GRP / Support de formation 147


III. Protection cathodique

Remarque 1 :
 On ne passe pas brutalement d'un état de corrosion à un état
d'immunité par le simple franchissement de ce critère de protection de -
850 mV.
 L'expérience prouve qu'à cette valeur de - 850 mV, le taux de corrosion
est suffisamment faible pour que ce potentiel soit considéré comme
frontière du domaine d'immunité (la concentration théorique d'ions
métalliques dans l'eau est alors de 10⁻⁶ mol/l ce qui correspond à 56 µg
de fer par litre).
 Pour un potentiel plus positif de 60 mV, à - 790 mV par rapport au
Cu/Cu SO₄, la concentration en fer est de 5,6 mg par litre.
 Bien que 100 fois plus grande qu'avec le critère choisi, elle n'en reste
pas moins encore très réduite et conduit à une corrosion généralisée
faible.

10/2019 Département GRP / Support de formation 148


III. Protection cathodique

Remarque 2 :

 En pratique, pour des raisons de sécurité on cherchera plutôt à


atteindre un seuil de protection fixé empiriquement pour l'acier à -1000
mV par rapport à l'électrode Cu/CuSO₄.

10/2019 Département GRP / Support de formation 149


III. Protection cathodique

Remarque 3 :

 On constate dans le diagramme de Pourbaix pour les pH d'électrolytes


très alcalins, l'existence d'un domaine de corrosion du fer pour des
potentiels compris entre - 1100 et - 1300 mV.


 C'est le cas du fer dans le béton qui se corrode par formation de
ferrates de calcium.

→ Ces circonstances de potentiel seront donc à éviter dans un


tel milieu.

10/2019 Département GRP / Support de formation 150


III. Protection cathodique

b) Deuxième critère : Le courant

10/2019 Département GRP / Support de formation 151


III. Protection cathodique

Dans certaines circonstances si la mesure du potentiel n'est pas


réalisable, il peut être utile de contrôler le courant assurant la
protection cathodique.

10/2019 Département GRP / Support de formation 152


III. Protection cathodique

Les densités de courant de protection usuelles pour l’acier nu tirées de


l'expérience (selon Uhlig) :

 0,7 mA/m² : dans le ciment

 5 mA/m² : dans un sol résistant anaérobie et sans bactérie

 35 mA/m² : dans un sol aéré

 70 mA/m² : en eau douce non agitée

 150 mA/m² : en eau de mer faiblement agitée

 500 mA/m² : dans l’eau de mer mise en mouvement.

10/2019 Département GRP / Support de formation 153


III. Protection cathodique

Remarque :

Ces valeurs sont des moyennes et doivent toujours, au moment de projets,


être ajustées en fonction :

 des caractéristiques réelles du métal,

 mais surtout de la nature de l’électrolyte.

10/2019 Département GRP / Support de formation 154


III. Protection cathodique

1. But

2. Principe de la protection cathodique

3. Critères de la protection cathodique

4. Réalisation pratique de la protection


cathodique des ouvrages enterrés
5. Délimitation de l'ouvrage à protéger cathodiquement

6. Efficacité de la protection cathodique

10/2019 Département GRP / Support de formation 155


III. Protection cathodique

 Toute solution de protection, quelle qu'elle soit, n'est jamais


complètement efficace,

 la définition des principes et leur application ne sont pas


techniquement idéales,

 avec le temps, les caractéristiques des ouvrages se modifient, et


que certains paramètres évoluent.

10/2019 Département GRP / Support de formation 156


III. Protection cathodique

 Pour être efficace :

 la protection cathodique nécessite de porter l'ouvrage à protéger en-


dessous d'un certain seuil de potentiel.

 Ce seuil doit être effectivement atteint en tous les points de l'ouvrage.

10/2019 Département GRP / Support de formation 157


III. Protection cathodique

Cette condition est d'autant plus difficile à vérifier car :

 les ouvrages de gaz sont enterrés,

 peu accessibles aux mesures de potentiel du métal, et qu'il est


impossible de s'assurer de cette condition en tous les points du
métal.

 Seule l'étude des projets de protection cathodique et l'analyse des


mesures sur le terrain pourront apporter la certitude de l'efficacité
de cette protection.

10/2019 Département GRP / Support de formation 158


III. Protection cathodique

 De même, la protection passive ne constitue pas un remède


totalement idéal et définitif.

 Aucun revêtement ne confère à un ouvrage un isolement infini.


Malgré les contrôles effectués lors de la pose de l'ouvrage, il reste
toujours des micropores qui mettent le métal en contact avec le
sol.

 Quels que soient les soins apportés au remblaiement de l'ouvrage,


des blessures sont provoquées par les éléments constitutifs du
terrain qui endommagent cette protection.

 le temps, en vieillissant les matériaux, ce dernier contribue lui


aussi à détériorer petit à petit les qualités initiales de barrière à la
corrosion que constitue le revêtement.

10/2019 Département GRP / Support de formation 159


III. Protection cathodique

 Une politique réaliste en matière de protection la corrosion des


ouvrages de gaz, consiste donc :

 à mettre en œuvre complémentairement les deux types de


protection décrits ci-dessous.

 Les ouvrages de gaz seront isolés du sol par des revêtements


protecteurs diminuant le plus possible les surfaces de métal nu en
contact avec le sol.

 La protection cathodique viendra compléter cette protection


passive, avec efficacité, d'autant que son action ne va porter
maintenant que sur de plus petites surfaces de métal en contact
avec le sol.

10/2019 Département GRP / Support de formation 160


III. Protection cathodique

1. But

2. Principe de la protection cathodique

3. Critères de la protection cathodique

4. Réalisation pratique de la protection cathodique des ouvrages


enterrés

5. Délimitation de l'ouvrage à protéger


cathodiquement
6. Efficacité de la protection cathodique

10/2019 Département GRP / Support de formation 161


III. Protection cathodique

 La protection cathodique est étudiée pour assurer la protection


d'un ouvrage précis,

 Ne peut prendre en compte des structures annexes qui pour des


raisons mécaniques, se trouveraient reliées électriquement à
l'ouvrage.

 Ce rôle de délimitation "électrique" du réseau sera réalisé par le


raccord isolant.

10/2019 Département GRP / Support de formation 162


III. Protection cathodique

10/2019 Département GRP / Support de formation 163


III. Protection cathodique

10/2019 Département GRP / Support de formation 164


III. Protection cathodique

10/2019 Département GRP / Support de formation 165


III. Protection cathodique

Remarques :

 La protection passive c'est aussi d'éviter le contact électrique de


l'ouvrage à protéger avec des conduites ou ouvrages appartenant à des
tiers

 et qui par l'importance des mises à la terre qu'il créerait, mettrait en péril
la protection cathodique du réseau de gaz.

 C'est pour ces raisons que l'isolement de l'ouvrage doit être étudié au
passage de ponts, dans les gaines métalliques, aux traversées de
structures en béton armé.

10/2019 Département GRP / Support de formation 166


III. Protection cathodique

1. But

2. Principe de la protection cathodique

3. Critères de la protection cathodique

4. Réalisation pratique de la protection cathodique des ouvrages


enterrés

5. Délimitation de l'ouvrage à protéger cathodiquement

6. Efficacité de la protection cathodique

10/2019 Département GRP / Support de formation 167


III. Protection cathodique

L'efficacité et la fiabilité de la protection cathodique sont liées en grande


partie :

• au choix des techniques appropriées (anodes sacrificielles, courant


imposé, drainage, revêtements éventuellement associés…),

• à la qualité de la conception du système,

• à sa réalisation,

• à son contrôle en service (système de protection, structure protégée et


revêtements éventuels),

10/2019 Département GRP / Support de formation 168


Chapitre 4

Protection cathodique par


anodes sacrificielles

10/2019 Département GRP / Support de formation 169


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

 En ce qui concerne les conduites enterrées, les anodes


utilisées sont à base de zinc ou de magnésium.

 En milieu marin, on utilise aussi des anodes à base


d'aluminium.

10/2019 Département GRP / Support de formation 170


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

 Dans le cas de la protection de l'acier, les anodes utilisées sont à base


de zinc, d'aluminium ou de magnésium.

 Des études, et l'expérience, ont permis de déterminer, pour chacun des


métaux de base, les seuils d'impureté admissibles ainsi que les
éléments d'alliages complémentaires nécessaires pour obtenir les
meilleures performances. De nombreux alliages spécifiques pour la
protection cathodique existent aujourd'hui sur le marché.

 Dans ce type de protection, l'anode se consomme par dissolution en


portant la surface du métal à protéger au-delà de son potentiel
d'immunité.
10/2019 Département GRP / Support de formation 171
IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

Pour que cette protection existe, il faut :

 que la pile débite, donc que l'anode soit reliée électriquement à l'acier ;

 que la surface à protéger et l'anode soient plongées toutes deux dans le


même milieu électrolytique (par exemple, la protection interne d'une
conduite n'est pas possible si les anodes sont installées à l'extérieur de
la conduite) ;

 que l'installation soit adaptée à la surface à protéger (dimensions,


nombre, répartition des anodes).

La protection par anodes sacrificielles n'a pas une durée indéterminée; elle
s'arrête avec la disparition de l'anode

10/2019 Département GRP / Support de formation 172


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

10/2019 Département GRP / Support de formation 173


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

1. Différents types d’anodes sacrificielles


2. Installation des anodes galvaniques pour la protection des conduites

3. Domaine d'utilisation de la protection par anodes sacrificielles

4. Nombre d’anodes

10/2019 Département GRP / Support de formation 174


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

a) Anodes à base de zinc

10/2019 Département GRP / Support de formation 175


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

 Le zinc utilisé dans la fabrication des anodes est un zinc de


haute pureté (Zn = 99,99 %)
 additionné en faible quantité d'éléments comme l'aluminium et
le cadmium, et dont le pourcentage de fer ne dépasse pas
0,0014 % afin d'éviter la passivation du matériau de base.
 consommation massique pratique environ 11,9 kg/A.an
 potentiel dans le sol : -1100 mV (électrode Cu/CuSO₄)
 écart de potentiel par rapport au critère de protection : 250 mV.

10/2019 Département GRP / Support de formation 176


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

 Les anodes en zinc présentent une très grande fiabilité de


fonctionnement,
 une très grande durée de vie, avec consommation presque
totale du matériau.
 Leur domaine d'utilisation est très varié car elles peuvent être
employées aussi bien en terrains acides qu'alcalins, en eau
douce ou en eau de mer.
 Cependant, avec la faible tension de travail qu'elles proposent,
on ne les emploie que dans les électrolytes très peu résistants
et pour de faibles débits de courant.

10/2019 Département GRP / Support de formation 177


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

b) Anodes en magnésium

10/2019 Département GRP / Support de formation 178


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

 un alliage à 90 % de magnésium
 contenant 6 % d'aluminium, et environ 3 % de zinc.
 consommation massique pratique environ 7 kg/ A.an
 potentiel dans le sol : - 1600 mV (électrode Cu/CuSO₄)
 écart de potentiel par rapport au critère de protection : 750 mV.

10/2019 Département GRP / Support de formation 179


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

Problème :
 Les produits de corrosion qui se forment autour de l'anode
modèrent leur efficacité
 Diminution des années de service
Solution :
 l'anode est toujours posée dans une boue, mélange de gypse
et d'argile colloïdale bentonitique,
 Constitution d'un milieu assurant une corrosion uniforme de
l'anode, tout en améliorant son rendement.

10/2019 Département GRP / Support de formation 180


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

L'anode en magnésium présente, sur celle en zinc, l'avantage


d'offrir :
 une tension plus importante,
 utilisation sur des ouvrages plus importants,
 Dans des terrains de forte résistivité ou en eau douce.
 Cet avantage général peut, dans certains cas, être un
inconvénient, car :
• une durée de vie plus faible,
• des débits de courant plus importants qui,
• en milieu marin, peuvent être incompatibles avec la
tenue de certaines peintures.

09/2017
10/2019 Département GRP / Support de formation 181
IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

c) Anodes en aluminium

10/2019 Département GRP / Support de formation 182


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

 Les anodes en aluminium ne sont pas adaptées à la protection


cathodique dans les sols,
 Dans milieu marin très conducteur et renouvelé.
 Les alliages utilisés nécessitent d'être activés par des éléments
tel l'indium (0,02 %) / le mercure (0,04 %) et contiennent de 1 à
5 % de zinc.

10/2019 Département GRP / Support de formation 183


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

Le rôle de ces éléments est de :


 supprimer la couche de passivation par l'alumine,
 De rendre lus électronégatif le potentiel de l'anode
 améliorer le rendement.
 La consommation massique pratique est d'environ 3,2 à 3,5
kg/A.an.
 Le potentiel en eau de mer (Ag/AgCl) est de - 1050 mV
 sans activateur, ce potentiel serait de - 775 mV insuffisant pour
assurer une protection cathodique.

10/2019 Département GRP / Support de formation 184


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

1. Différents types d’anodes sacrificielles

2. Installation des anodes galvaniques


pour la protection des conduites
3. Domaine d'utilisation de la protection par anodes sacrificielles

4. Nombre d’anodes

10/2019 Département GRP / Support de formation 185


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

a) Dimensions des anodes

10/2019 Département GRP / Support de formation 186


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

Anodes en zinc et magnésium :

 Ces anodes de forme parallélépipédique ont un poids de 20 kg


pour
 une longueur de 600 mm pour le zinc,
 une longueur de 360 mm pour le magnésium.

10/2019 Département GRP / Support de formation 187


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

Remarques :

 Pour les anodes en Zn, il Existe des anodes de formes


cylindriques.
 Le poids des anodes en Zinc peut varier de 2,15, 30 ou 70 kg
et ceci selon l'usage.
 Les anodes en Mg ont un poids qui varie de 10 à 20 kg.

10/2019 Département GRP / Support de formation 188


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

Anodes en zinc et magnésium :

 Elles sont livrées dans un sac de jute contenant des produits


pour réguler la corrosion du métal et diminuer la résistivité du
sol autour de l'anode.

10/2019 Département GRP / Support de formation 189


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

b) Pose des anodes

10/2019 Département GRP / Support de formation 190


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

 L'anode est implantée à une distance d'environ 3 m de la


conduite à protéger au niveau de la génératrice inférieure de la
conduite.
 L'anode est posée horizontalement dans la tranchée.
 Avant de la remblayer, on remplit celle-ci d'eau, → le milieu
entourant l'anode devienne une boue épaisse.
 On termine le remblaiement.

10/2019 Département GRP / Support de formation 191


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

10/2019 Département GRP / Support de formation 192


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

10/2019 Département GRP / Support de formation 193


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

c) Conditions de pose

10/2019 Département GRP / Support de formation 194


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

 Les anodes doivent être posées dans des terrains de faible


résistivité électrique,
• inférieure à 30 Ω.m pour le zinc,
• inférieure à 50 Ω.m pour le magnésium.
 Le terrain doit être le plus humide possible : aussi, en ville,
faudra-t-il :
• veiller à ne pas poser des anodes sous les chaussées,
trottoirs recouverts de matériaux étanches en béton ou
en bitume...).

10/2019 Département GRP / Support de formation 195


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

d) Performances

10/2019 Département GRP / Support de formation 196


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

Avec Les précautions prises :

les débits attendus pour la protection d'ouvrages sont de l'ordre


de :

 1 à 10 mA avec une anode en zinc,


 5 à 20 mA avec une anode en magnésium.

10/2019 Département GRP / Support de formation 197


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

 En réalité, le débit délivré par les anodes est fonction :

 de la résistance électrique du circuit,

 principalement due aux résistances de terre de l'anode

 et de la conduite.

10/2019 Département GRP / Support de formation 198


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

Circuit électrique

10/2019 Département GRP / Support de formation 199


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

 La résistance de terre de l'anode, fonction de ses


dimensions, dépend de la résistivité du sol (ρ en Ω.m).

 La résistance de terre d'une conduite, fonction de ses


caractéristiques en longueur, diamètre, dépend en grande
partie de la valeur d'isolement du revêtement.

Elle peut varier de quelques Ω pour des réseaux mal isolés à


1.000 Ω pour des conduites, de faibles longueurs, bien isolées.

10/2019 Département GRP / Support de formation 200


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

1. Différents types d’anodes sacrificielles

2. Installation des anodes galvaniques pour la protection des conduite

3. Domaine d'utilisation de la protection


par anodes sacrificielles
4. Nombre d’anodes

10/2019 Département GRP / Support de formation 201


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

Les anodes galvaniques ne sont utilisées que pour assurer la :

 protection de réseaux dont l'isolement est correct, de petite


envergure (1 à 2 km de conduites) et
 être sûr que des extensions importantes ne seront pas
réalisées dans les années à venir.
 C'est souvent le cas des conduites revêtues :

10/2019 Département GRP / Support de formation 202


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

 Les anodes galvaniques sont parfois utilisées au niveau des


installations du transport de gaz pour assurer :
 la protection des conduites enterrées, de faible longueur,
 dans certaines stations de compression, dont les sois se
révèlent agressifs.

10/2019 Département GRP / Support de formation 203


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

Elles peuvent aussi être installées pour jouer un rôle :

 de mise à la terre électrique d'un ouvrage, tout en assurant la


protection cathodique de l'ouvrage, et en évitant, de ce fait :
 les couples galvaniques acier/cuivre qui peuvent se développer
lors de l'utilisation de terres en cuivre dans des terrains très
conducteurs.

10/2019 Département GRP / Support de formation 204


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

Dans les domaines autres que gaziers, les anodes galvaniques


sont utilisées avec succès :
 sur des structures complexes, compactes ou longilignes,
baignant en eau de mer. L'eau de mer, électrolyte peu résistant
(0,3 Ω.m), permet alors des débits de l'ordre de l'ampère.
C'est le cas :
 dans les centrales nucléaires en bord de mer : protection des
maillons de chaînes des filtres des prises d'eau, ainsi que des
grilles d'arrêt en acier, ou même en acier inoxydable.
 dans le domaine offshore : pour la protection de plates-formes
de forage.

10/2019 Département GRP / Support de formation 205


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

1. Différents types d’anodes sacrificielles

2. Installation des anodes galvaniques pour la protection des conduite

3. Domaine d'utilisation de la protection par anodes sacrificielles

4. Nombre d’anodes

10/2019 Département GRP / Support de formation 206


IV. Protection cathodique par anodes sacrificielles

Le nombre d'anodes nécessaire à la protection d'une conduite


est donné par la relation suivante :

Avec
S = Surface de la conduite à protéger
i = densité de courant nécessaire à la protection
I = débit probable de l'anode

10/2019 Département GRP / Support de formation 207


Chapitre 5

Protection cathodique par


courant imposé

10/2019 Département GRP / Support de formation 208


V. Protection cathodique par courant imposé

Ce mode de protection est appelé,

plus communément,

protection par soutirage.

10/2019 Département GRP / Support de formation 209


V. Protection cathodique par courant imposé

 1. Principe
2. Générateur de courant continu

3. Le déversoir

10/2019 Département GRP / Support de formation 210


V. Protection cathodique par courant imposé

 relier au pôle négatif d'une source à courant continu, l'ouvrage


à protéger,
 relier le pôle positif relié à une pièce conductrice (en métal ou
en graphite) enterrée à une certaine distance (déversoir)
 Le courant partant du déversoir, traverse le sol, est capté par la
canalisation et retourne au générateur par circulation dans le
métal de la conduite.
 La canalisation est alors rendue négative par rapport au sol.
 Si le critère de potentiel est atteint en tous points, la conduite
est protégée cathodiquement.

10/2019 Département GRP / Support de formation 211


V. Protection cathodique par courant imposé

10/2019 Département GRP / Support de formation 212


V. Protection cathodique par courant imposé

1. Principe

 2. Générateur de courant continu


3. Le déversoir

10/2019 Département GRP / Support de formation 213


V. Protection cathodique par courant imposé

a) Transformateurs-redresseurs

10/2019 Département GRP / Support de formation 214


V. Protection cathodique par courant imposé

Le poste de soutirage est un générateur de courant continu.

 Habituellement il est constitué par un transformateur –


redresseur
 alimenté à partir du réseau électrique basse tension 22 V.
 Les calibres utilisés pour la protection cathodique des
conduites enterrées ont été normalisés aux valeurs de :
 1 A sous 48 volts & 3 A sous 48 volts : appareils destinés plus
particulièrement réseaux de Distribution
 6 A sous 48 volts & 15 A/30 A sous 48/24 volts : appareils
destinés plus particulièrement canalisations de Transport.

10/2019 Département GRP / Support de formation 215


V. Protection cathodique par courant imposé

 Les réglages de la tension et du courant de sortie se font à


partir d'un roto-transformateur.
 Tous les appareils sont munis d'indicateurs pour le contrôle de
leur fonctionnement, et de systèmes de protection par fusibles.
 Des appareils de plus forte puissance ont été utilisés pour des
applications particulières :
• dans les stockages souterrains ou terminaux méthaniers.
(Armoire à 7 modules de 20 A- 60 V redresseur 2 fois
150 A sous 15 volts...).

10/2019 Département GRP / Support de formation 216


V. Protection cathodique par courant imposé

Dans certaines situations où l'énergie électrique basse tension


n'est pas disponible, il est :

 nécessaire d'avoir recours à d'autres sources d'énergie


autonomes.

10/2019 Département GRP / Support de formation 217


V. Protection cathodique par courant imposé

b) Accumulateurs et piles

10/2019 Département GRP / Support de formation 218


V. Protection cathodique par courant imposé

 Pour des installations de protection cathodique nécessitant des


puissances faibles,
 utilisation des batteries au plomb ou au cadmium-nickel, d'une
capacité d'environ 50 A.h.
 Ce système ne doit être employé que pour assurer des
protections provisoires
 il nécessite le rechargement fréquent des batteries.
Pour certains réseaux nécessitant des intensités inférieures à 100
mA, on peut utiliser :
– des piles ou couplage de piles de capacité 1000 Ah sous 1,2
volt, la durée de vie de l'installation est alors de 1 à 2 ans.

10/2019 Département GRP / Support de formation 219


V. Protection cathodique par courant imposé

c) Energie solaire

10/2019 Département GRP / Support de formation 220


V. Protection cathodique par courant imposé

 un panneau de cellules solaires de 0,8 m2, délivrant des


puissances crête de 864 Watt sous 2 x 6 volts ;
 une batterie tampon au plomb permet une utilisation en continu
de 5 A sous 12 volts.

10/2019 Département GRP / Support de formation 221


V. Protection cathodique par courant imposé

d) Groupes électrogènes

10/2019 Département GRP / Support de formation 222


V. Protection cathodique par courant imposé

 En général deux groupes électrogènes montés en parallèle,


entraînent un alternateur.
 Le redressement se fait d'une façon classique, une batterie
cadmium-nickel étant montée en parallèle aux bornes du
redresseur.

10/2019 Département GRP / Support de formation 223


V. Protection cathodique par courant imposé

e) Les thermo-générateurs

10/2019 Département GRP / Support de formation 224


V. Protection cathodique par courant imposé

 Utilisation du principe de la conversion d'énergie thermique en


énergie électrique (principe du thermocouple)
 permettent de disposer d'une force électromotrice aux bornes
d'un module thermoélectrique à base de tellure de plomb, ou
d'éléments semi-conducteurs.
 La source chaude est fournie par la combustion, avec flammes
(1000°C) ou catalytique (250°C), de produits gazeux ou
pétroliers.

10/2019 Département GRP / Support de formation 225


V. Protection cathodique par courant imposé

 La source froide est assurée par l'air ambiant d'un convecteur.


 Ce générateur, par association en série ou en parallèle
d'éléments, permet d'obtenir :
• des puissances électriques de 100 à 200 Watt, avec des
résistances de circuit de 1 à 50 Ω compatibles avec les
installations de protection cathodique.
 La protection cathodique de certains puits de contrôle de
stockages souterrains a été assurée par ce type de générateur.

10/2019 Département GRP / Support de formation 226


V. Protection cathodique par courant imposé

Remarque :

Des générateurs du type éolienne ou turbogénérateur ont déjà été


expérimentés pour des applications de protection cathodique.

10/2019 Département GRP / Support de formation 227


V. Protection cathodique par courant imposé

1. Principe

2. Générateur de courant continu

 3. Le déversoir

10/2019 Département GRP / Support de formation 228


V. Protection cathodique par courant imposé

 Le déversoir sert à injecter le courant de protection cathodique


dans le sol.
 Il est constitué de matériaux conducteurs de courant.
 Il se comporte comme une anode,
 Il est soumis aux phénomènes d'oxydation.
 La masse du matériau constituant le déversoir devra être
déterminée pour que l'installation ait une durée de vie de l'ordre
de 15 à 20 ans.

10/2019 Département GRP / Support de formation 229


V. Protection cathodique par courant imposé

a) Les matériaux utilisés pour la réalisation de


déversoirs

10/2019 Département GRP / Support de formation 230


V. Protection cathodique par courant imposé

A. L'acier
 sous la forme de rails de rebut de chemins de fer, type lourd (50
kg au mètre)
 ou sous la forme de tubes épais utilisés pour les forages.
 La consommation du déversoir est de 10 kg par A.an.
 Compte tenu des risques de coupure prématurée du déversoir
par corrosion, il est préférable de prendre un coefficient de
sécurité de 2 dans le calcul de la masse ou de la longueur du
déversoir.
 Utilisation : dans tous les types de sols, eau douce et eau de
mer.

10/2019 Département GRP / Support de formation 231


V. Protection cathodique par courant imposé

B. Le graphite

 sous forme de rondins de 7 cm de diamètre et de 1,5 mètres


de longueur,
 en poudre de graphite agglomérée par un liant.
 La consommation de l'anode est de l'ordre de 1 kg par A.an, à
condition de ne pas dépasser des intensités supérieures à 2A
par rondin.

10/2019 Département GRP / Support de formation 232


V. Protection cathodique par courant imposé

 Le rondin proposé actuellement est conditionné dans un


cylindre de tôle mince,
 agrafé, contenant une poudre de graphite.
 Après corrosion du container dans le sol,
 le rondin est en contact avec le soi par l'intermédiaire de ce
poussier.
 Ce mélange conducteur, poreux, favorise l'évacuation des gaz
formés au niveau de l'anode, responsables en milieux trop
étanches de désagrégations du matériau de base.
 Les rondins en graphite sont utilisables dans tous les sols,
mais sont à éviter en milieu liquide

10/2019 Département GRP / Support de formation 233


V. Protection cathodique par courant imposé

C. Le ferrosilicium

 Se présente sous la forme de rondins de diamètre 7 cm, de


longueur 1,5 mètre, en fonte à 16 % environ de silicium et 4,5
% de molybdène ou de chrome.
 La consommation du matériau est d'environ 0,5 kg par A.an
avec pour densité limite 10 A/m2.
 Les rondins de ferrosilicium à 4 % de chrome sont utilisables
dans tous les types de sols et de milieux liquides chlorurés.

10/2019 Département GRP / Support de formation 234


V. Protection cathodique par courant imposé

D. La magnétite

 se présente sous forme d'un cylindre creux, en oxyde de fer


Fe304 fondu, de 0,8 mètre de longueur.
 La connexion du câble d'alimentation à l'intérieur du cylindre
est assurée par l'intermédiaire d'une couche de cuivre qui
améliore la conductibilité du matériau.
 La consommation du matériau de base varie de `I par A.an, en
eau de mer à 10 g/ A.an dans les sols.
 Les intensités maximales supportées par une telle anode sont
de 4 A en utilisation dans les sols, à 10 A en utilisation dans
l'eau de mer.
10/2019 Département GRP / Support de formation 235
V. Protection cathodique par courant imposé

E. Le titane platiné

 se présente sous forme d'un, support en titane, d'une forme


appropriée recouvert d'une fine couche de platine.
 La consommation du platine est d'environ 10 mg par A.an avec
des densités de courant de l'ordre de 500 à 1000 A au m².
 Ce matériau n'est utilisé que dans les électrolytes de très faible
résistivité, en particulier l'eau de mer, à la condition toutefois
d'éviter des montées en tension supérieures à 9 volts aux
bornes du support pour ne pas corroder le titane par claquage
du film d'oxyde TiO₂ protecteur.

10/2019 Département GRP / Support de formation 236


V. Protection cathodique par courant imposé

b) Les différents types de déversoirs

10/2019 Département GRP / Support de formation 237


V. Protection cathodique par courant imposé

La réalisation d'un déversoir à partir de rails


se fait comme indiqué ci-dessous

10/2019 Département GRP / Support de formation 238


V. Protection cathodique par courant imposé

10/2019 Département GRP / Support de formation 239


V. Protection cathodique par courant imposé

10/2019 Département GRP / Support de formation 240


V. Protection cathodique par courant imposé

 Les points importants à contrôler, lors de l'installation,


concernent :
 les soudures, bout à bout et à cœur, des éléments de rails et la
liaison du câble électrique.
 Ces soudures peuvent être réalisées par des procédés
aluminothermiques.
 veiller en particulier à créer un isolement parfait de ces points
avec le sol, → éviter des coupures prématurées du rail et la
corrosion de la connexion du câble.

10/2019 Département GRP / Support de formation 241


V. Protection cathodique par courant imposé

c) Choix de l’emplacement du déversoir

10/2019 Département GRP / Support de formation 242


V. Protection cathodique par courant imposé

• L'emplacement du déversoir est déterminé par une étude préalable du


terrain et du tracé (ou de l'implantation) de la structure à protéger.

• La distance entre le déversoir et la structure à protéger ne doit pas être


trop faible. Un minimum de 50 m est conseillé pour les canalisations.

• La résistivité du sol est mesurée. Le choix se porte sur la zone où la


résistivité est plus faible.

• La résistance du déversoir doit être la plus faible possible pour


éviter une tension trop élevée aux bornes du redresseur
(sécurité du personnel et économie d'énergie). On admet comme
très bonne une résistance de 1 ohm, une valeur de 2 à 3 ohms
restant très acceptable.

10/2019 Département GRP / Support de formation 243


V. Protection cathodique par courant imposé

d) Réalisation des déversoirs

10/2019 Département GRP / Support de formation 244


V. Protection cathodique par courant imposé

 Déversoirs de surface.

• Anodes posées horizontalement : ce mode de pose est à retenir lorsque


la résistivité du sol est faible en surface et lorsqu'on dispose de place
sur le terrain. Il est recommandé, par exemple, lorsqu'on utilise des
vieux rails ou autres ferrailles de formes similaires.

• Anodes posées verticalement : il s'agit toujours de déversoir de surface,


mais les anodes sont enterrées verticalement dans des trous creusés
au fond de la tranchée où sont posés les câbles. Les anodes se
trouvent ainsi à une profondeur comprise entre un et deux mètres, et
selon la nature du sol, dans un terrain plus humide qu'en surface.

10/2019 Département GRP / Support de formation 245


V. Protection cathodique par courant imposé

 Déversoirs profonds

On a recours à ce genre de déversoir lorsque :

• il est impossible, par un déversoir de surface, d'obtenir une répartition


convenable du courant sur la surface à protéger ;

• il y a risque d'interférences trop importantes sur les structures voisines ;

• la résistivité du sol en surface ne permet pas d'obtenir une valeur


acceptable.

Le procédé consiste à forer un trou dont le cuvelage en acier est réalisé en


tube de diamètre intérieur généralement compris entre 120 et 200 mm.

Le cuvelage doit être réalisé au fur et à mesure de l'avancement du forage,


les tubes étant soudés bout à bout.

10/2019 Département GRP / Support de formation 246


V. Protection cathodique par courant imposé

Il est recommandé de mesurer la résistance de contact sol cuvelage tous


les 5 m par exemple. On considère comme favorable la profondeur à partir
de laquelle la résistance mesurée décroît nettement

• Forer au-dessous de cette profondeur pour recevoir la totalité des


anodes prévues ;

• Introduire les anodes dans le forage (on constituera plusieurs chapelets


électriquement indépendants) en assurant le maintien des anodes par
un cordage imputrescible et non par les câbles électriques ;

• Remplir l'espace entre anodes et tubage avec du graphite (si le tube est
vide d'eau) ou de la grenaille de fer.

10/2019 Département GRP / Support de formation 247


Chapitre 6

Facteurs de limitation
d'efficacite de la protection
cathodique

10/2019 Département GRP / Support de formation 248


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

L'efficacité de la protection cathodique, en principe idéale pour maîtriser la


corrosion en milieu aqueux, peut être influencée par des facteurs de
limitations suivants:

• La continuité électrique insuffisante du système,

• La perte d'adhérence des revêtements,

• L'influence de la protection cathodique entre structures métalliques


voisines

• L'influence d'une source de courant continu,

• L'influence d'une source de courant alternatif.

10/2019 Département GRP / Support de formation 249


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

Les opérations régulières de suivi et d'entretien du système de protection


cathodique permettent de surveiller ces facteurs d'influence et de maintenir
l'efficacité du système de protection dans le temps.

10/2019 Département GRP / Support de formation 250


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

 1. La continuité électrique insuffisante


du système
2. La perte d'adhérence des revêtements

3. L'influence de la protection cathodique entre structures métalliques


voisines

4. L'influence d'une source de courant continu

5. L'influence d'une source de courant alternatif

6. Influence de la protection cathodique d'une structure sur d'autres


structures indépendantes

10/2019 Département GRP / Support de formation 251


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

a) Dans l'électrolyte

10/2019 Département GRP / Support de formation 252


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

Cette insuffisance peut intervenir dans l'électrolyte où il faut s'assurer de la


conductivité électrique dans l'ensemble de la structure à protéger et les
anodes.

Le cas peut être critique lorsque le milieu électrolytique corrosif ne vient


qu'épisodiquement ou partiellement en contact du métal (condensations,
projections, certaines zones de dessous des fonds de bacs horizontaux de
stockage) ou quand les anodes risquent d'être recouvertes d'un milieu
isolant (hydrocarbures).

Les corrosions entraînées par une déficience locale de protection due à


une forte résistance au passage du courant peuvent être très gênantes
dans le cas des canalisations enterrées en milieu peu conducteur dont le
revêtement s'est décollé faisant écran au passage d'un courant de
protection suffisant pour assurer la protection dans les zones les plus
difficilement accessibles.

10/2019 Département GRP / Support de formation 253


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

b) Dans l'ouvrage à protéger

10/2019 Département GRP / Support de formation 254


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

Cette insuffisance peut aussi provenir de la structure à protéger où il faut


s'assurer que la conductivité électrique soit effective en tous points de la
structure. Des précautions peuvent être entreprises telles que l'emploi de
pièces anodisées pour lesquelles un simple contact est insuffisant.

Dans le cas des structures complexes, il est difficile de déterminer la


qualité de la continuité entre toutes les parties, les conséquences d'une
continuité insuffisante peuvent être une aggravation locale de la corrosion
puisqu'elle conduit à une sortie de courant (zone anodique).

10/2019 Département GRP / Support de formation 255


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

Dans le cas de figure classique d'emploi de raccords isolants entre


différents ouvrages, si un pontage électrolytique existe permettant le
passage d'une partie du courant de protection vers l'ouvrage voisin isolé, le
retour de ce courant au travers du raccord isolant provoque la corrosion
du côté non protégé. Cette raison conduit à déconseiller l'emploi de
raccord isolant enterré ou immergé.

Mais les cas les plus fréquents en pratique concernent la présence d'eau
dans les canalisations, venant court-circuiter l'intérieur du raccord isolant et
provoquer des perforations rapides. Pour éviter ce risque, l'emploi d'un
revêtement interne de longueur suffisante du côté du joint soumis à la
protection cathodique doit s'appliquer.

10/2019 Département GRP / Support de formation 256


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

1. La continuité électrique insuffisante du système

 2. La perte d'adhérence des revêtements


3. L'influence de la protection cathodique entre structures métalliques
voisines

4. L'influence d'une source de courant continu

5. L'influence d'une source de courant alternatif

6. Influence de la protection cathodique d'une structure sur d'autres


structures indépendantes

10/2019 Département GRP / Support de formation 257


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

La perte d'adhérence des revêtements associés à la protection cathodique


peut intervenir dans le cas où ces revêtements ne résistent pas à
l'alcalinisation du milieu crée par les réactions cathodiques. Le choix du
revêtement approprié s'appuie avant tout sur un retour d'expérience
suffisant.

Une mauvaise adhérence de revêtement, ou un revêtement dégradé


présente plusieurs défauts, influe directement sur le besoin en courant de
protection, d'où sur l'efficacité de la protection cathodique.

10/2019 Département GRP / Support de formation 258


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

1. La continuité électrique insuffisante du système

2. La perte d'adhérence des revêtements

 3. L'influence de la protection cathodique


entre structures métalliques voisines
4. L'influence d'une source de courant continu

5. L'influence d'une source de courant alternatif

6. Influence de la protection cathodique d'une structure sur d'autres


structures indépendantes

10/2019 Département GRP / Support de formation 259


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

La proximité de structures métalliques dans un électrolyte commun (sol,


eau de mer) peut conduire à des interférences électriques néfastes quand
la protection cathodique est appliquée à l'une ou à l'autre sans précaution
suffisante. Le Courant électrique a tendance à circuler dans les
conducteurs qui offrent une résistance minimale. Cela se traduit par la
circulation de courants non contrôlés qui protègent l'ouvrage.

La situation peut engendrer la corrosion du côté non protégé,


situation semblable à l'exemple des canalisations isolées.

Pour éviter ce problème il faut installer des prises d'équipotentiel entre ces
installations, équipées des résistances pour réglage et maitrise du courant.

10/2019 Département GRP / Support de formation 260


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

1. La continuité électrique insuffisante du système

2. La perte d'adhérence des revêtements

3. L'influence de la protection cathodique entre structures métalliques


voisines

 4. L'influence d'une source de courant


continu
5. L'influence d'une source de courant alternatif

6. Influence de la protection cathodique d'une structure sur d'autres


structures indépendantes

10/2019 Département GRP / Support de formation 261


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

Il existe dans le sol des courants liés à des fuites électriques provenant
d'installations alimentées en courant continu mal isolées par rapport au
sol. Ils sont particulièrement fréquents aux abords des lignes
ferrées électrifiées. Ces courants sont généralement variables dans leur
intensité, leur direction et le trajet qu'ils parcourent et dans le temps. Ces
courants sont appelés courants vagabonds. Ces courants se déplacent
avec la motrice qui leur donne naissance et créent un danger pour les
structures à proximité dans le sol. Ces passages de courant conduisent à
la formation de deux cellules d'électrolyse qui, dans le cas du déplacement
du courant vagabond s'effectuant de l'ouvrage vers le rail, ont pour effet de
rendre la canalisation anodique, donc dans une situation de corrosion.

10/2019 Département GRP / Support de formation 262


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

Pour lutter contre l'influence des courants vagabonds, on peut agir à la


source en isolant au mieux la partie émettrice des courants vagabonds, ou
recourir aux dispositifs de limitation de types passifs ou actifs suivants:

Passifs:

• Des prises de terre polarisées qui permettent de faciliter l'évacuation


des courants qui ont emprunté une canalisation.

Actifs:

• Système de régularisation ou de drainage de courant qui permet de


limiter le courant de transit.

10/2019 Département GRP / Support de formation 263


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

1. La continuité électrique insuffisante du système

2. La perte d'adhérence des revêtements

3. L'influence de la protection cathodique entre structures métalliques


voisines

4. L'influence d'une source de courant continu

 5. L'influence d'une source de courant


alternatif
6. Influence de la protection cathodique d'une structure sur d'autres
structures indépendantes

10/2019 Département GRP / Support de formation 264


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

La norme EN 12954 : 2001 précise que « dans le cas d’influences de


longue durée du courant alternatif sur des structures métalliques, il est
nécessaire de prendre en compte la possibilité d’une corrosion induite par
le courant alternatif ».

C’est le cas en particulier des canalisations enterrées en acier qui sont


susceptibles de subir ces influences au voisinage de lignes haute tension,
de centrales électriques ou de système de traction.

10/2019 Département GRP / Support de formation 265


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

Des préconisations et mesures sont données pour évaluer le risque de


corrosion :
• Effectuer des mesures du potentiel de l’électrode de la structure avec
un équipement approprié afin de s’assurer que les critères de potentiel
soient bien atteints en présence de courant alternatif sur la structure;
• La probabilité d’une corrosion peut être négligeable si la densité de
courant alternatif relative à une surface nue de 1 cm² est inférieure à 30
A/m² et si le potentiel d’électrode de la structure satisfait aux critères de
la protection cathodique;
• Sur les structures protégées cathodiquement et soumises à la présence
de courant alternatif, une densité de courant de protection plus élevée
peut s’avérer nécessaire pour atteindre le potentiel de protection ;
• Les structures comportant un petit nombre de défauts de revêtement de
petite taille peuvent présenter un risque supérieur de corrosion due au
courant alternatif.

10/2019 Département GRP / Support de formation 266


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

1. La continuité électrique insuffisante du système

2. La perte d'adhérence des revêtements

3. L'influence de la protection cathodique entre structures métalliques


voisines

4. L'influence d'une source de courant continu

5. L'influence d'une source de courant alternatif

 6. Influence de la protection cathodique


d'une structure sur d'autres structures
indépendantes

10/2019 Département GRP / Support de formation 267


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

La protection cathodique consiste essentiellement à faire circuler, par


l'intermédiaire du milieu environnant, un courant continu entre une
structure (pôle positif) qui sera sacrifiée à la protection (anodes réactives,
anodes déversoirs...) et la structure à protéger (pôle négatif).

Cette circulation de courant provoque dans le sol (ou le milieu dans lequel
baigne la structure à protéger) un champ électrique de gradient variant
avec l'intensité des courants mis en jeu.

10/2019 Département GRP / Support de formation 268


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

Si une autre structure métallique se trouve dans ce champ électrique, elle


sera soumise à des échanges de courant qui peuvent être bénéfiques
(influence favorable) ou néfastes (influence défavorable).

Dans tous les cas, l'influence défavorable (qui seule importe puisqu'elle
provoque des perturbations néfastes dans l'état électrochimique des
structures) se traduit sur la structure influencée, par un déplacement du
potentiel vers le positif. Ce déplacement peut être tel que la structure se
trouve en état de corrosion.

10/2019 Département GRP / Support de formation 269


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

La responsabilité admise en général est celle du dernier installé, mais le


perturbateur, quel qu'il soit, doit se prêter à des mesures propres à définir
la valeur de l'influence, à étudier les moyens de la combattre et doit
accepter les solutions logiques qui s'imposent pour la faire disparaître.

Il faut cependant noter que toute influence défavorable n'est pas forcément
néfaste. Par exemple, une conduite acier influencée peut voir passer son
potentiel de - 1,1V à - 0,9V sans que la protection devienne insuffisante.

10/2019 Département GRP / Support de formation 270


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

L'influence est proportionnelle aux courants mis en jeu par le système de


protection cathodique. Ainsi l'influence est négligeable quand la protection
est obtenue par anodes réactives, en général faible quand la protection est
obtenue par soutirage, mais elle est souvent considérable quand la
protection est obtenue par des drainages dont le débit peut être très
important.

10/2019 Département GRP / Support de formation 271


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

Cette influence est d'autant plus importante que :

• La différence de potentiel entre les deux structures est plus élevée;

• L'écartement entre les structures est plus faible;

• Le revêtement des deux structures est moins isolant.

10/2019 Département GRP / Support de formation 272


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

Dans la pratique, ces trois paramètres peuvent présenter des importances


relatives différentes mais ne devront pas être dissociés dans l'étude d'un
phénomène d'influence. Ainsi, une différence de potentiel faible peut être
génératrice de corrosion si elle est associée à un écartement réduit et à un
ou des revêtements peu isolants.

10/2019 Département GRP / Support de formation 273


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

a) Différentes sortes d'influences

10/2019 Département GRP / Support de formation 274


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

 Influence de cathode

Elle se produit lorsqu'une conduite protégée cathodiquement A se trouve à


proximité d'une conduite B dont le potentiel est moins négatif.

On peut citer quelques cas rencontrés couramment :

10/2019 Département GRP / Support de formation 275


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

• Croisement d'une conduite de gaz en acier protégée cathodiquement et


d'un câble téléphonique enterré : les câbles téléphoniques sous gaine
plomb sont peu sensibles à la corrosion et ne sont pas toujours
protégés cathodiquement. D'autre part, mêmes protégés, leur potentiel
est faible vis-à-vis du potentiel de protection de l'acier. Ainsi, il peut y
avoir influence défavorable de la structure la plus négative sur la
structure la moins négative;

• Croisement de deux réseaux métalliques en acier (réseau de gaz et


réseau d'eau par exemple) tous deux protégés et qui ne sont pas au
même potentiel. Il peut également y avoir influence de l'un sur l'autre;

10/2019 Département GRP / Support de formation 276


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

• Croisement de deux conduites de nature différente transportant le


même produit. Ainsi un réseau urbain en cuivre, en général posé nu,
sans protection, peut être influencé par le potentiel d'un réseau de
transport en acier;

• Branchement d'un réseau de distribution de gaz basse pression sur une


conduite d'alimentation haute pression : les deux réseaux étant séparés
par des installations de comptage et de détente, et isolés
électriquement l'un de l'autre. Il peut y avoir influence à proximité des
joints isolants.

Les figures suivantes montrent quelques cas d’influence de cathode.

10/2019 Département GRP / Support de formation 277


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

Croisement de deux conduites


Le courant de protection de la conduite A emprunte la conduite B et sort au
point de croisement.

10/2019 Département GRP / Support de formation 278


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

Parallélisme de deux conduites

10/2019 Département GRP / Support de formation 279


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

Influence de joint isolant

• Les conduites étant différentes du point de vue isolement et


conductivité, il peut y avoir influence en B bien que le potentiel soit le
même en A.

10/2019 Département GRP / Support de formation 280


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

 Influence d'anode

Lorsqu'une conduite A passe à proximité de l'anode d'une installation de


soutirage, le champ électrique créé par celle-ci provoque les entrées de
courant. Ces courants empruntent la conduite sur une certaine longueur
puis en sortent pour retrouver la partie cathode du système de protection
(conduite B).

Il y a influence défavorable de la protection de B sur la conduite A, bien


que la conduite B ne soit pas à proximité immédiate de la conduite A.

10/2019 Département GRP / Support de formation 281


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

D'ailleurs, le point d'influence maximale défavorable peut être éloigné de la


conduite B, et rien ne permet de penser à une influence tant qu'on ne
connaît pas l'ensemble du système de protection de la conduite B.

10/2019 Département GRP / Support de formation 282


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

b) Mesure des influences mutuelles

10/2019 Département GRP / Support de formation 283


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

 Cas où les conduites A et B ont une protection


différente

Il faut pour mesurer l'influence de la conduite A sur la conduite B :

• couper la protection de la conduite A en maintenant le système de


protection de la conduite B en service normal;

• mesurer la variation de potentiel sur la conduite B au moment de la


coupure.

De même, pour mesurer l'influence de la conduite B sur la conduite A, on


coupe la protection de la conduite B, la conduite A restant sous sa
protection.

10/2019 Département GRP / Support de formation 284


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

 Cas où les conduites A et B ont une protection


commune

Exemple :

Conduites parallèles interconnectées au point de soutirage.

Il faut, pour mesurer l'influence de la conduite A sur la conduite B :

• Couper la protection sur la conduite A en maintenant le courant de


protection normal sur la conduite B;

• Mesurer la variation de potentiel sur la conduite B au moment de la


coupure.

10/2019 Département GRP / Support de formation 285


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

 Position de l'électrode de référence

En règle générale, l'électrode doit être placée le plus près possible de la


conduite dont on mesure le potentiel, et le plus près possible du point de
croisement ou du point où les conduites se rapprochent.

Il faut cependant envisager plusieurs cas.

10/2019 Département GRP / Support de formation 286


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

Les deux conduites sont revêtues d'un revêtement en bon état

La différence de potentiel conduite/sol est pratiquement localisée de part et


d'autre du revêtement, les intensités mises en jeu sont faibles, les
gradients de potentiel dans le sol sont très faibles et n'interviennent pas
dans la mesure. La position de l'électrode n'a pratiquement pas
d'importance.

On peut placer l'électrode sur le sol au droit du croisement, la précision des


mesures n'en sera pas affectée.

10/2019 Département GRP / Support de formation 287


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

L'une des structures n'est pas revêtue ou est mal revêtue

Le potentiel d'une structure nue dépend énormément de la distance entre


la conduite et l'électrode, il faut donc mettre celle-ci au contact de la
conduite, sinon la mesure serait entachée d'une erreur due aux gradients
de potentiel du sol.

10/2019 Département GRP / Support de formation 288


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

Le point de croisement ou le point de rapprochement maximal n'est


pas accessible directement

C'est le cas où les prises de potentiel n'ont pas été posées à ce point
précis : en effet, les croisements sont souvent au milieu d'un champ et
pour la commodité d'accès du point de mesure, la prise de potentiel est au
bord de la route la plus proche.

L'électrode ne doit pas être posée près de la prise de potentiel, mais doit
être ramenée avec un câble jusqu'au point de croisement exact,
préalablement repéré au détecteur de canalisation.

L'influence étant presque toujours locale, on peut ne pas la déceler à


l'endroit où se trouve la prise de potentiel, alors qu'à quelques dizaines de
mètres la conduite est en danger de corrosion.

10/2019 Département GRP / Support de formation 289


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

Les prises de potentiel n'existent pas

Dans ce cas on ouvre une fouille pour accéder aux canalisations, mais ce
travail modifie les conditions d'isolement entre les tubes. Il faudra donc,
autant que possible, n'effectuer la mesure que lorsque la fouille sera
rebouchée.

10/2019 Département GRP / Support de formation 290


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

c) Elimination d'une influence néfaste

10/2019 Département GRP / Support de formation 291


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

II s'agit en général d'équilibrer les potentiels des deux structures. Pour cela
on établit une interconnexion qui permet à la structure la moins négative
d'obtenir un complément de protection grâce à la conduite la plus négative.

Cette solution est obligatoire dans le cas où les deux conduites sont
parallèles et protégées par la même installation.

Cependant, il n'est pas toujours possible de réaliser cette interconnexion


sans prendre certaines précautions : en effet, la structure influencée peut
avoir un mauvais isolement par rapport au sol et l'interconnexion peut
"effondrer" le potentiel de l'ensemble.

10/2019 Département GRP / Support de formation 292


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

C'est le cas par exemple lorsque la structure influencée est :

• Un câble P.T.T. sous gaine plomb posé dans le sol sans revêtement ;

• Une conduite de gaz basse pression en cuivre nu (réseau de


distribution de G.D.F.);

• Une conduite de gaz basse pression en acier revêtue (réseau de


distribution de G.D.F.) dont les branchements ne sont pas isoles;

• Une conduite d'eau urbaine en acier dont les branchements ne sont pas
isolés.

10/2019 Département GRP / Support de formation 293


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

II faut donc préserver le potentiel de la structure qui influence. Pour cela on


peut prendre, isolément ou en les associant, les dispositions suivantes,
tout en ramenant le potentiel de la structure influencée défavorablement à
sa valeur initiale ou mieux encore à son potentiel d'immunité :

• réaliser une interconnexion résistante en limitant par une résistance


appropriée \le courant consommé par la conduite influencée;

• interposer une diode dans l'interconnexion qui limite le courant


consommé et permet de garder entre structures une différence de
tension telle que le potentiel le plus négatif se conserve en partie;

10/2019 Département GRP / Support de formation 294


VI. Facteurs de limitation d’efficacité de la protection cathodique

• Améliorer localement, avant de réaliser l'interconnexion, le potentiel de


protection de la conduite influencée de façon à le rapprocher du
potentiel de la structure qui influence. On peut, pour cela, augmenter le
débit des appareils de protection s'ils existent, ou implanter une anode
réactive, au point d'influence;

• Augmenter la résistance entre structures en interposant des matériaux


isolants de façon a diminuer les courants d'échange, donc diminuer
l'influence (renforcement de l'isolation de la conduite qui influence,
interposition d'un écran isolant forme de plaques ou feuilles
de chlorure de polyvinyle ou polyéthylène, remblaiement avec du
sable…)

10/2019 Département GRP / Support de formation 295


Chapitre 7

Dimensionnement du système
de protection cathodique

10/2019 Département GRP / Support de formation 296


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

 1. Prospection avant pose


2. Préliminaires

3. Etablissement des formules de base

4. Exemple de calcul du nombre d’anodes sacrificielles

5. Exemple de dimensionnement des déversoirs

10/2019 Département GRP / Support de formation 297


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Bien que la protection cathodique permette d'annuler l'effet de l'agressivité


des sols quelle que soit son importance il n'est pas inutile de procéder à
une prospection sur le tracé de la conduite avant sa pose. Elle permettra
de noter les points particuliers (traversées de rivière, proximité des sources
de courant électrique, des lignes haute tension, des sources de courant
vagabonds: tramways ou voies ferrées à courant continu). On mesurera la
résistivité du sol afin de prédéterminer les emplacements possibles pour
les générateurs de courant ou les anodes, on positionnera les prises de
potentiel qui permettront d'effectuer les mesures lors de la mise en- service
de la protection cathodique et lors des contrôles ultérieurs.

10/2019 Département GRP / Support de formation 298


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

1. Prospection avant pose

 2. Préliminaires
3. Etablissement des formules de base

4. Exemple de calcul du nombre d’anodes sacrificielles

5. Exemple de dimensionnement des déversoirs

10/2019 Département GRP / Support de formation 299


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

L'intensité du courant de protection Is émis dans le sol par le déversoir, se


répartit dans le sol et retourne à la conduite. Le passage du courant
détermine dans la conduite un abaissement de potentiel.

Supposons une conduite de longueur l et de caractéristiques suivantes :

r = résistance longitudinale ohmique d'un mètre de conduite (r en Ohm par


mètre de longueur)

R = résistance transversale d'isolement donnée par le revêtement de la


conduite pour 1 mètre de conduite (R en Ohm par mètre de longueur).

10/2019 Département GRP / Support de formation 300


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

C'est une affaire de spécialiste, mais il est néanmoins nécessaire de


donner quelques principes de base. II s'agit tout d'abord de mesurer,
quand cela est possible, mais le plus souvent d'estimer par le calcul, le
besoin en courant de protection cathodique de la structure, c'est-à-dire le
courant qu'elle doit recevoir pour que le seuil de protection soit atteint. Il
s'agit d'utiliser des hypothèses déduites de l'expérience.
Le besoin en courant de protection sert à la détermination de la masse et
du nombre d'anodes, ainsi qu'au dimensionnement électrique de la source
de courant éventuelle. Le courant délivré doit être estimé au mieux, non
seulement pour des risques économiques, mais aussi à cause de certains
effets néfastes des intensités trop élevées : décollement cathodique des
revêtements, fragilisation par 'hydrogène de certains alliages, problèmes
de sécurité liés aux risques d'étincelles électriques, ou aux interventions
humaines sur la structure, problèmes d'interférence avec les structures
voisines...

10/2019 Département GRP / Support de formation 301


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Enfin, le dimensionnement des systèmes de protection cathodique doit


tenir compte de la résistance électrique des éléments du circuit. Pour cela,
la résistance opposée au courant par l'électrolyte doit être évaluée. Les
lignes de courant étant généralement très concentrées autour des anodes,
on parle souvent de "résistance d'anode". Celle-ci est calculée à partir de
la résistivité de l'électrolyte l'environnant, et de la géométrie de l'anode. Le
tableau 10 donne les formules le plus souvent utilisées.

Dans le cas où la structure est longiligne, et que les points de connexion


avec les anodes ou les soutirages de courant sont espacés, il faut tenir
compte de la résistance électrique de la structure elle-même, qui provoque
un effet ' d'atténuation du courant. Les calculs se font alors en utilisant la
notion de résistance d'isolement de la structure. Le tableau 7 donne les
principales formules utilisées.

10/2019 Département GRP / Support de formation 302


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

1. Prospection avant pose

2. Préliminaires

 3. Etablissement des formules de base


4. Exemple de calcul du nombre d’anodes sacrificielles

5. Exemple de dimensionnement des déversoirs

10/2019 Département GRP / Support de formation 303


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Dans le calcul de la protection cathodique, les formules les plus


utilisées sont :

10/2019 Département GRP / Support de formation 304


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

a) La résistance longitudinale

10/2019 Département GRP / Support de formation 305


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Cette résistance est donnée par : r (Ω/m)

10/2019 Département GRP / Support de formation 306


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

b) La résistance transversale

10/2019 Département GRP / Support de formation 307


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Cette résistance est donnée par : R (Ω.m)

Ris : la résistance d’isolement en Ωm²

10/2019 Département GRP / Support de formation 308


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

La résistance d’isolement Ris après une durée ‘exploitation de l’ouvrage de


transport sera égale à:

10/2019 Département GRP / Support de formation 309


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

c) La résistance caractéristique

10/2019 Département GRP / Support de formation 310


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Cette résistance est donnée par : Rk (Ω)

10/2019 Département GRP / Support de formation 311


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

d) Le coefficient d’atténuation

10/2019 Département GRP / Support de formation 312


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Ce coefficient est donné par :

10/2019 Département GRP / Support de formation 313


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

• Les deux facteurs, résistance caractéristique et le coefficient


d’atténuation ont une grande importance pour l’efficacité de la
protection cathodique.

• Pour des raisons économique, il faudrait que « a » soit le plus


faible possible ; c’est-à-dire : r faible et R très grande

10/2019 Département GRP / Support de formation 314


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

e) La résistance de terre de la conduite au


soutirage

10/2019 Département GRP / Support de formation 315


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Cette résistance est donnée par :

10/2019 Département GRP / Support de formation 316


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

f) Calcul de la portée de la protection cathodique


et du nombre de postes

10/2019 Département GRP / Support de formation 317


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

La portée de protection cathodique est en fonction de la densité moyenne


de courant protecteur et de la chute de potentiel.
On a donc: Emin = Ep - Eacier
Emin = abaissement minimal du potentiel de la structure pour sa protection
cathodique.
Emax = E0 - Eacier
Emax = abaissement maximal du potentiel de la structure pour sa protection
cathodique.
Avec : E0 : potentiel au point de soutirage
Ep : potentiel de protection cathodique
Eacier : potentiel naturel de l’acier

10/2019 Département GRP / Support de formation 318


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

La portée de protection cathodique ou bras de protection cathodique (L) est


calculée (en m) par :

Avec Ex = Emin

10/2019 Département GRP / Support de formation 319


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

g) Calcul du besoin en courant protecteur au


point de soutirage

10/2019 Département GRP / Support de formation 320


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

On peut constater aussi que le facteur d'atténuation augmente avec la


résistance ohmique longitudinale de l'ouvrage. C'est la raison pour laquelle
il faut veiller, particulièrement sur les réseaux de distribution, à assurer la
continuité électrique parfaite de tous les organes situés sur les conduites
(par exemple des vannes, robinets, brides et même des raccords isolants
qui doivent être shuntés en exploitation normale de la protection
cathodique).

10/2019 Département GRP / Support de formation 321


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

h) Puissance de redresseur

10/2019 Département GRP / Support de formation 322


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

La puissance électrique d’un redresseur est donnée par la formule


suivante :

10/2019 Département GRP / Support de formation 323


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Résistance du déversoir

L : longueur du déversoir en m  : Résistivité électrique du sol e n Ωm


r : rayon de l’anode en m RA : résistance de l’anode en Ω

10/2019 Département GRP / Support de formation 324


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

i) Résistance de câbles de liaison

10/2019 Département GRP / Support de formation 325


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Pour relier électriquement le redresseur aux anodes pole positif, et à


l’ouvrage à protéger pôle négatif, on utilise des câbles. La section de ces
câbles est déterminée à l’aide d’abaque qui prend en considération la
durée de l’installation, de l’intensité débité par le transformateur
redresseur.

On calcul la résistance d’un conducteur qui est généralement en cuivre qui


a une résistivité  = 1.84 10-8 Ωm, à partir de la définition de la résistance
d’un conducteur de longueur L (m) et de section S (m2). D’où on a
l’expression

10/2019 Département GRP / Support de formation 326


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

 Sections des câbles

Les liaisons électriques entre le générateur, le déversoir, et la structure à


protéger doivent être particulièrement soignées en vérifiant deux critères:

• Une faible résistance électrique

• Un très bon isolement par rapport au sol, particulièrement les liaisons


allant vers les déversoirs.

Les sections des câbles utilisés sont normalisées en fonction de l’intensité


de courant circulant. Voir Tableau 1

10/2019 Département GRP / Support de formation 327


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Tableau 1 : Section des câbles électriques en fonction de l’intensité


de courant circulant.

Intensité du courant (A) 5 10 15 20 35 45 60


Section de câble (mm²) 10 16 25 35 50 70 95
Résistance pour 100 m (mΩ) 174 112 71 51 36 26 19

10/2019 Département GRP / Support de formation 328


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

 Longueur des câbles (anodes – générateur)

On opte pour une distance minimale entre déversoir et la conduite de 100


mètres afin d’éviter toutes les influences anodiques.

10/2019 Département GRP / Support de formation 329


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

 Déversoirs de profondeur
Il faut prévoir un câble pour chaque anode vers le coffret d’alimentation.
La longueur totale de ces câbles peut être déterminée pour un puits par la
formule suivante :
Lcâbles,A = (Pd – Lanode ) Nanodes – Nanodes e (Nanodes - 1) / 2 + L0 (Nanodes + 1)
e = (Lca – Lanode) / (Nanode – 1)

Lcâbles,A : Longueur totale des câbles anodiques (m)


Pd : Profondeur du déversoir (m)
Nanodes : Nombre d’anodes
Lanode : Longueur d’une anode (m)
L0 : Longueur du câble au-dessus du sol (m), L0 = 10 m
Lca : Longueur de la colonne d’anodes (m)
E : Espacement tête-à-tête entre les anodes dans la colonne d’anode (m)

10/2019 Département GRP / Support de formation 330


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

 Déversoirs en surface
La longueur du câble anodique est calculée en fonction de la longueur
du lit d’anode comme suite :
Lcâbles,A =2Lca + L0

10/2019 Département GRP / Support de formation 331


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

j) Tension aux bornes du redresseur

10/2019 Département GRP / Support de formation 332


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Puissance calculée P= UR x I

10/2019 Département GRP / Support de formation 333


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

k) Nombre d’anodes nécessaires

10/2019 Département GRP / Support de formation 334


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Le calcul du nombre d’anodes nécessaires pour assurer la durée de


vie prévue par le cahier de charge de la protection cathodique de la
structure repose sur plusieurs méthodes

10/2019 Département GRP / Support de formation 335


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

 Méthode basée sur la consommation des anodes

L’équation utilisée pour le calcul du nombre d’anodes nécessaire est la


suivante :

Nanodes = Ip Can Dvie / (0.4 Mua)

Can Consommation du type d’anodes choisi (kg /Ampère an)

Dvie Durrée de vie prévue pour les anodes (an)

Mua Masse unitaire des anodes (kg / anodes)

10/2019 Département GRP / Support de formation 336


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Il existe des données sur les différents types d’anodes, avec la durée de
vie pour des intensités de courant connues. L’anode choisie est un alliage
ferrosilicium dont la consommation réelle est de Can = 0.3 Kg/A.an et une
durée de vie de Dvie = 20 ans.

Notre choix se porte sur des anodes de 1525 mm de longueur et de 50.8


mm de diamètre et de masse volumique de 7441 kg/m3.

Ainsi la masse unitaire de l’anode est égale à

Mua = 7 441 x (50.8 x 10-3)2 x (3.1416 / 4) x 1.525 ≈ 23 Kg

Le coefficient 0.4 est introduit pour tenir compte de la forme géométrique


de l’anode et de la surface de contact anode sol.

10/2019 Département GRP / Support de formation 337


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

 Méthode de calcul par l’utilisation du backfill

Pour favoriser l'émission du courant, créer un milieu conducteur autour de


l'anode, le déversoir est entouré par un anolyte de remplissage dit
"backfill". Ce milieu homogène permettra, de plus, une corrosion plus
uniforme du déversoir et prolongera ainsi sa durée de vie. Les principaux
"backfill" utilisés sont à base d'argile ou de graphite.

Chaque anode est enrobée dans un cylindre (backfill) de longueur Lb = 2 m


et de diamètre de Db = 0.6 m, la résistivité du backfill ρbackfill = 20 Ω.m.

La masse du backfill pour remplir le casing est calculée la formule suivante

Mbackfill = Mv (π /4) (Db)² Lb

Mv masse volumique du backfill = 25 477 Kg/m3

10/2019 Département GRP / Support de formation 338


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

On calcule les paramètres suivants :

• La résistance de l’anode par rapport au backfill Ra et la résistance du


backfill Rbackfill par la formule (éq.13)

• La résistance totale (anode + backfill) RT = Ra + Rbackfill

• Le nombre d’anodes, avec le coefficient de sécurité 1.25,

Nanodes = RT / (1.25 * Rd)

10/2019 Département GRP / Support de formation 339


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

l) Masse de backfill à utiliser

10/2019 Département GRP / Support de formation 340


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Les anodes (rails) seront placées dans une tranchée de longueur L, de


profondeur t entourée de coke mélangée avec de la chaux. D’où volume
du backfill est:

L : longueur de tranchée en (m).


l : Largeur du saillie en (m).
h : Hauteur du saillie en (m).
Vb : Volume de coke mélangé avec de la chaux en (m3).
Da : Diamètre d’une anode en (m).
La : Longueur d’une anode en (m).
N : Nombre d’anodes à utiliser

10/2019 Département GRP / Support de formation 341


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Volume d’eau nécessaire pour l’arrosage du déversoir:

Calcul du nombre de prises :

La distance séparant deux prises de potentiel étant égale à d Km, donc le


nombre de prises pour ce tronçon de longueur L est égale à :

N.PP = L/d

10/2019 Département GRP / Support de formation 342


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

m) Distance entre la conduite et le déversoir

10/2019 Département GRP / Support de formation 343


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Cette distance influe d’une manière considérable sur l’efficacité de la


protection cathodique, si on approche le déversoir de la conduite, c’est-à-
dire on ferait circuler beaucoup de courant mais on perturbe l’abaissement
du potentiel et si on l’éloigne indéfiniment on perd une grande chute de
potentiel dans les câbles qu’il faudra minimiser.

10/2019 Département GRP / Support de formation 344


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Le potentiel positif V(x) causé par le déversoir est calculé par la formule
suivante :

Y X
2 2
0,38.I . Y
V ( x)  . log
 .Y X
 : Résistivité du terrain
Y : profondeur de l’anode
I : intensité du courant débité
X : distance entre l’anode et la conduite à laquelle on a V(x)
Dans le but d’avoir une protection efficace il y’a lieu de placer le déversoir
de façon à avoir V(x) aussi petit que possible ; d’ou alors en se fixant la
valeur à V(x) on déterminera x la distance adéquate.
En général, on prendra V(x) égal à 0.1 Volt.

10/2019 Département GRP / Support de formation 345


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

1. Etablissement des formules de base

 2. Exemple de calcul du nombre


d’anodes sacrificielles
3. Exemple de dimensionnement des déversoirs

10/2019 Département GRP / Support de formation 346


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

La résistance de contact au sol d'une anode peut être donnée par


différentes formules. L'exemple ci-dessous est traité par la formule de
Peters :
 4L
R Ln
2L D
R: résistance de contact au sol en ohms ;
 : résistivité du sol en .cm ;
L: longueur de l'anode en cm ;
D: diamètre de l'anode en cm.

10/2019 Département GRP / Support de formation 347


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Nous avons pris dans exemple ci-après le cas d'anodes en aluminium


'indium de section carrée 6x6 cm et de 1,20 m de longueur.

Potentiel recherché sur la structure à protéger : -850mV/Cu-CuSO4 saturé.

 = 25  m, soit 2 500  cm. S = 6 x 6 = 36 cm2.

Diamètre du barreau cylindrique équivalent :

10/2019 Département GRP / Support de formation 348


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

10/2019 Département GRP / Support de formation 349


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Le deuxième critère intervenant dans le calcul du nombre d'anodes est


la durée de vie de ces anodes.

Supposons que, dans le cas présent, nous désirions les voir


durer 15 ans et qu'à cette échéance il reste 30 % du poids.

Perte de poids : 3,4 kg/ A. an x 4 A x 15 = 204 kg.

Poids initial : (204100)/70 = 291 kg.

Poids d'une anode : 2,7 x 0,6 x 0,6 x 12 = 11 kg.

Nombre d'anodes : 291/11 = 26.

10/2019 Département GRP / Support de formation 350


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Il ressort nettement de cet exemple que le nombre d'anodes déterminé à


partir des deux critères, potentiel et longévité, peut être très différent. Le
nombre d'anodes peut parfois être réduit en faisant le calcul avec anodes
de formes différentes. On peut également, lorsque l'environnement le
permet, refaire le calcul avec des anodes d'une autre nature.

10/2019 Département GRP / Support de formation 351


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

1. Etablissement des formules de base

2. Exemple de calcul du nombre d’anodes sacrificielles

 3. Exemple de dimensionnement des


déversoirs

10/2019 Département GRP / Support de formation 352


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Le dimensionnement des déversoirs de types puits anodiques et de


profondeur s’effectue suivant la procédure :

• Calcul de la portée de chaque poste de soutirage

• Détermination en besoin de courant de protection majorée de 30%

• Calcul de la résistance totale

Rt , Rt= u/Majoré

avec u= tension aux bornes du redresseur

 Calcul de la résistance du déversoir

Rd= Rt - Rcâble - 

10/2019 Département GRP / Support de formation 353


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

Détermination de la longueur des anodes, calculer par les deux méthodes

• Calcul de l’espacement tête à tête entre les anodes

e=(Lca – Lanode)/Nanode-1

Lca : longueur de la colonne d’anode

Lanode : longueur de l’anode

• Pour le déversoir horizontal et vertical on opte pour des profondeurs de


pose des anodes z=3m et de diamètre 0,4m

• Pour les puits anodiques, par mesure de sécurité, on opte pour un


diamètre ordinaire de casing (tubage calorifuge) de 1,
d’anode=0,3048m

10/2019 Département GRP / Support de formation 354


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

La longueur de la colonne d’anode est obtenue par la résolution numérique


de l’équation :

Rdéversoir= (sol/2Lanode)(ln(8Lanode/danode)-1)

Rdéversoir : résistance de terre du déversoir

sol : résistivité du sol

Lanode : longueur de l’anode

danode : diamètre de l’anode

10/2019 Département GRP / Support de formation 355


VII. Dimensionnement du système de protection cathodique

• La profondeur de l’anode est calculée par la formule :

Panode= Lca + Ps+ 10

Panode : profondeur de l’anode

Lca : longueur de la colonne d’anodes

Ps :le niveau statique de la nappe phréatique

• On choisit les dimensions des anodes en fonction de la longueur de la


colonne

• On calcule la longueur des câbles

• La section du câble est déduite du tableau

10/2019 Département GRP / Support de formation 356


Chapitre 8

Contrôles du système de
protection cathodique

10/2019 Département GRP / Support de formation 357


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

Le contrôle porte essentiellement sur les points suivants :

• Le fonctionnement correct et permanent des dispositifs produisant les


potentiels d'immunité attendus,

• La mesure du potentiel du métal de la structure devant respecter les


valeur de la protection cathodique,

• La vérification du maintien de ce potentiel à des valeurs acceptables sur


toute la surface du métal à protéger,

• Le contrôle et le suivi du débit de courant.

10/2019 Département GRP / Support de formation 358


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

Dans la plupart des cas, on réalise des points de mesures aménagés où


des prises de potentiels installées sont en règle générale régulièrement
répartis, mais aussi aux points particuliers pouvant devenir des points
critiques (croisement avec d'autres structures, passages sous gaines …).

Les conditions de corrosion du milieu peuvent évoluer en raison de :

• La résistivité des terrains pouvant varier suivant les conditions


météorologiques,

• Le vieillissement du revêtement,

• La présence des voies ferrées électrifiées en courant continu,

• La pose dans le voisinages d'autres structures protégées ou non


(modification de la configuration du site).

10/2019 Département GRP / Support de formation 359


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

Toutes ces causes font varier le potentiel structure-sol, et c'est le cas


notamment des courants vagabonds qui provoquent des variations
importantes et parfois très rapides.

La mesure des variations ainsi que l'analyse et la Mise en œuvre des


corrections nécessitent la maîtrise des techniques pointues et doivent être
confiées aux spécialistes reconnus par la profession.

10/2019 Département GRP / Support de formation 360


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

 Procédure de contrôle de la protection

Pour que la protection cathodique des structures enterrées soit efficace, il


est nécessaire que les différents éléments qui la composent fonctionnent
correctement et en permanence.

Le contrôle de la protection cathodique porte essentiellement sur les points


suivants :

10/2019 Département GRP / Support de formation 361


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

• Le fonctionnement correct et permanent des postes de protection


cathodique (inspection et contrôle des postes) ;

• La mesure au potentiel de l'ouvrage à protéger (campagne de mesure


du potentiel «ON» deux fois par an, une campagne hivernales et une
estivale), et le maintien de ce potentiel à des valeurs acceptables sur
toutes les surfaces à protéger ;

• La mesure mensuelle du potentiel des ouvrages concentrés (campagne


mensuelle de mesure du potentiel «ON»), et le maintien de ce potentiel
à des valeurs acceptables sur toutes les surfaces à protéger ;

• La mesure quinquennale du potentiel «ON/OFF» de l’ouvrage

• Les mesures périodiques des prises de terre des postes de protection


cathodique (résistances des mises à la terre et celles des déversoirs).

10/2019 Département GRP / Support de formation 362


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

 1. Inspection et contrôle des postes


2. Campagne de mesure du potentiel en circuit fermé (ON)

3. Campagne de mesure de résistances des prises de terre

4. Campagne de mesure des potentiels (ON/OFF)

10/2019 Département GRP / Support de formation 363


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

Le contrôle des postes de protection cathodique consiste a effectuer des


inspections visuelles et des mesures permettant le maintien des
paramètres de fonctionnement de ces postes, et l'intervention sur ces
derniers en cas des arrêts suites à des pannes telles que :

• Coupure de l'énergie électrique,

• Coupure de câbles du circuit (câble négatif ou positif),

• Pont de diodes défectueux,

• Fusibles d’alimentation ou de protection grilles,

• Autres anomalies au niveau du poste telles que: infiltration d'eau , fuite


d'huile sur le TR poteau, présence d'herbes dans la zone de l'abri,
clôture etc...

10/2019 Département GRP / Support de formation 364


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

Les paramètres à relever au niveau des postes sont les suivants :


• Tension d’alimentation entre phases et entre phase et neutre des
transformateurs redresseurs,
• Température d'huile des transformateurs redresseurs à bain d'huile,
• Tension de fonctionnement (valeur lue sur cadran et mesurée),
• Courant débité (valeur lue sur cadran et mesurée).
• Potentiel de la conduite en circuit fermé et en circuit ouvert (ON/OFF)
au point de soutirage.
• Relevés de la consommation de l' énergie électrique.
• Relevés des compteurs horaires
• Compteur horaire insuffisance niveau de protection.
• Compteur horaire manque de courant de protection.
• Compteur horaire manque énergie électrique.

10/2019 Département GRP / Support de formation 365


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

Remarque : Tous ces relevés sont dûment renseignes sur des fiches de
contrôle présentés dans chaque poste de protection cathodique.

L'inspection des postes de protection cathodique est mensuelle ou


bimensuelle selon l'agressivité du sol.

Au cours de ces inspections, les relevés des compteurs horaires


permettent de calculer les temps d'arrêt des postes de protection
cathodique entre deux inspections successives.

Les relevés des compteurs horaires doivent être portés dans un tableau
permettant ainsi le suivi de près du temps d'arrêt de chaque poste.

Comme la résistivité du sol est un paramètre important, il est nécessaire


d'effectuer une campagne décennale de mesure de la résistivité du sol le
long des ouvrages.

10/2019 Département GRP / Support de formation 366


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

1. Inspection et contrôle des postes

 2. Campagne de mesure du potentiel en


circuit fermé (ON)
3. Campagne de mesure de résistances des prises de terre

4. Campagne de mesure des potentiels (ON/OFF)

10/2019 Département GRP / Support de formation 367


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

Une campagne de mesure du potentiel en circuit fermé (ON) a pour


but de donner une idée sur l'état de la protection de l'ouvrage.

Cette campagne s' effectue deux fois par an (estivale et hivernale).

Les valeurs du potentiel (ON) le long de la ligne sont liées au réglage de


référence obtenu lors de la campagne de potentiel (ON/OFF). Suite à ces
campagnes, des graphes sont tracés et interprétés pour éventuelle
amélioration de la protection cathodique des tronçons non protégés.

En cas d’interférences constatées sur les canalisations parallèles ou celles


qui se croisent, des opérations de diagnostic et de suivi devront être
réalisées telles que :

• Mesurer le potentiel des ouvrages concernés avec le système de


protection en marche et à l’arrêt.

• Effectuer plusieurs mesures pour faciliter l'analyse.

10/2019 Département GRP / Support de formation 368


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

Des mesures correctives seront exécutées pour réduire les interférences


importantes à des valeurs inférieures ou égales à100 mV telles que :
• L' installation des liaisons équipotentielles munies de résistances
réglables.
• Renforcement du revêtement.
• Installation de plaques de Zinc ou magnésium.
• Installation d’écrans.
• Ou d'autres mesures convenantes.
Au cours de ces campagnes de mesure (ON), les prises de potentiel
détériorées sont recensées pour réparation.
Une campagne de mesure du potentiel en circuit fermé (ON)
mensuellement des ouvrages concentrés, a pour but de donner une idée
sur l'état de la protection de ces ouvrages.

10/2019 Département GRP / Support de formation 369


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

1. Inspection et contrôle des postes

2. Campagne de mesure du potentiel en circuit fermé (ON)

 3. Campagne de mesure de résistances


des prises de terre
4. Campagne de mesure des potentiels (ON/OFF)

10/2019 Département GRP / Support de formation 370


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

Cette campagne a pour but de déterminer les résistances des mises à la


terre des postes de protection cathodique, des ouvrages concentres et
des déversoirs.

Ces campagnes de mesure s'effectueront deux fois par an (une estivale et


l'autre hivernale).

• Les mises à la terre des postes de protection cathodique sont :


- Les mises à la terre du poste de transformation (masse, neutre et
éclateurs).
- La mise à la terre du transformateur redresseur.

• Les mises à la terre des ouvrages concentres.

10/2019 Département GRP / Support de formation 371


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

Ces types de mise à la terre sont destinés pour la protection du personnel,


des équipements et des installations contre les éventuelles surtensions et
ont des valeurs normalisées.

• Les déversoirs doivent avoir des résistances qui dépendent des


caractéristiques des transformateurs redresseurs et ont généralement
des valeurs ohmiques inférieures ou égales au rapport (Un/In) du
transformateur redresseur. Si la résistance du déversoir est trop élevée,
il est nécessaire de procéder au diagnostic et à la réfection de ce
déversoir.

10/2019 Département GRP / Support de formation 372


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

1. Inspection et contrôle des postes

2. Campagne de mesure du potentiel en circuit fermé (ON)

3. Campagne de mesure de résistances des prises de terre

 4. Campagne de mesure des potentiels


(ON/OFF)

10/2019 Département GRP / Support de formation 373


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

Il est nécessaire d'effectuer des campagnes de mesure de potentiel en


circuit ferme (ON) et en circuit ouvert OFF, une fois tous les cinq (05) ans.

Ces campagnes de mesure de potentiel, permettent de connaître l‘état réel


de la protection cathodique et la valeur de la résistance d'isolement et
d'évaluer le paramètre le plus important qui est le degré de vieillissement
du revêtement.

La connaissance de ce paramètre (degré de vieillissement) déterminera la


durée de vie du revêtement de chaque ouvrage.

10/2019 Département GRP / Support de formation 374


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

a) Opérations à effectuer le long de la ligne

10/2019 Département GRP / Support de formation 375


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

• Installation des relais cycliques dans les postes en service de chaque


tronçon délimite entre joints isolants,

• Relevés des paramètres des transformateurs redresseurs ou des


thermo-générateurs,

• Relevés des potentiels ON/Off le long du tronçon et mesures des


courants au niveau des prises de potentiel ampérométriques (PPA).

10/2019 Département GRP / Support de formation 376


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

b) Note des calculs et interprétation des résultats

10/2019 Département GRP / Support de formation 377


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

 Détermination des courants et de leur sens au niveau


des PPA

In = Delta (Un)/Rn
In-1 = Delta (Un-1)/Rn-1
In : Courant passant au niveau de la PPA (n)
In- 1 : Courant passant au niveau de la PPA (n-1)
Delta (Un) : chute de tension dans la PPA (n)
Delta (Un-l) : chute de tension dans la PPA (n-1)
Rn : Résistance linéique de la section du pipe située entre les
deux câbles internes de la PPA (n)
Rn-1 : Résistance linéique de la section du pipe située entre les
deux câbles internes de la PPA (n-1)

10/2019 Département GRP / Support de formation 378


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

 Détermination du courant absorbe par un tronçon situe


entre deux PPA contigües

Deux PPA contigües sont généralement distante de 7 à 8 Km et le


courant (Ia) absorbe par le tronçon est de :

Ia(n-1 ,n)= In-1 - In

10/2019 Département GRP / Support de formation 379


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

 Détermination de la valeur de la résistance d'isolement


d'un tronçon situe entre deux PPA contigües

RiS (n-1, n) = (Ʃ (UON - UOFF)) * S(n-1,n) / (Ia (n-1 ,n)

RiS (n-1,n) : Résistance d' isolement du tronçon en (Ohm.m2)

Ia (n-1 ,n) : Courant absorbé par le tronçon situé entre les deux PPA en (Ampère)

S (n-1, n) : Section du tronçon situé entre les deux PPA. (m²)

On peut écrire aussi :

RiS (n-1,n) = (Ʃ (UON - UOFF)) * S(n-1,n) / Ʃ (I mesuré entre deux joints)

10/2019 Département GRP / Support de formation 380


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

 Détermination de la résistance d'isolement d'un


tronçon situe entre deux joints isolants

Ris k = (Ʃ (UON - DOFF)) * Sk / (Ik * M)

Ik = Ʃ (Imesuré entre deux joints)


Ik : Courant absorbé par le tronçon situé entre joints isolants.
Sk : Section du pipe située entre joints isolants.
M : Nombre de points de mesures situés entre joints isolants.

10/2019 Département GRP / Support de formation 381


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

 Détermination de la résistance d'isolement de toute


la ligne

Ris = (Ʃ (UON - UOFF)) * S / Ʃ (I)

10/2019 Département GRP / Support de formation 382


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

 Formule générale de vieillissement du revêtement

Ris(t) = Riso * (1 - exp(-B*t) / (B*t)

Riso : Résistance d'isolement du revêtement initiale ou de référence en (Ohm.m²).


Ris(t) : Résistance d'isolement après une durée d'exploitation t en (Ohm.m²).
t : Durée d'exploitation de l'ouvrage (an).
B : Coefficient de vieillissement du revêtement.

La formule ci-dessus, permet de déterminer l’état électrique du revêtement


après une durée d'exploitation (t ) et donc de prédire la date de la réfection
du revêtement sur chaque tronçon délimité entre PPA ou entre joints
isolants.

10/2019 Département GRP / Support de formation 383


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

 Correction de la valeur du coefficient (B)

B dépend essentiellement de la résistivité du sol et de l’état électrique


initial du revêtement. En effectuant plusieurs campagnes de potentiel
ON/OFF, on peut s'approcher de la valeur exacte de (B) par analyse.

Soit: Rn t1; Rn t2 ; Rn t3; ........... Rn tn : résistances d'isolement du tronçon


(n) aux temps t1 ; t2; t3 ;........ tn.

En traçant la fonction Rn = f(t) et en utilisant les méthodes de calcul


numérique, on peut déduire la valeur de (B).

10/2019 Département GRP / Support de formation 384


VIII. Contrôles du système de protection cathodique

• Calcul de la nouvelle résistance d’isolement du revêtement

Riso(t) = Riso.(1-e(-Bt))/Bt

• Comparer Riso(t) avec Riso

Si Riso(t) << Riso on procède au calcul du nouveau besoin de courant au


point de soutirage, afin de corriger le courant imposé.

En analysant les valeurs du gain en potentiel uon sur toute la ligne, on peut
déduire l’endroit où le revêtement est défectueux.

Puis on procède à la recherche des défauts de revêtement par la méthode


DCVG. (Direct Courant Voltage Gradient) appelée en français DDRC
(Détection de Défauts de revêtement de Canalisation), voir la procédure.

10/2019 Département GRP / Support de formation 385