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Énergie : Conversions et Transferts 1 Première Spécialité

Chapitre ECT1 : Phénomènes mécaniques

Introduction

Dans ce chapitre nous allons voir comment caractériser l’énergie en mécanique. Nous verrons également
comment les énergies mises en jeu évoluent au cours d’un mouvement.

I. Travail

Pour chaque déplacement on peut associer à une force l’énergie qu’elle fournit au système.

On définit le travail d’une force lors d’un déplacement comme l’énergie que fournit ou prend la force au
système.

La formule générale de calcul du travail sera vue en terminale. Le calcul du travail dépend du point de
départ 𝐴 et du point d’arrivé 𝐵. On se restreint en première au cas d’une force constante.

Dans le cas d’une force constante et d’un déplacement rectiligne, la formule du travail se simplifie, et le
⃗ ) = ⃗𝑭 ∙ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
travail se calcul par la formule : 𝑾𝑨→𝑩 (𝑭 𝑨𝑩 = ‖𝑭⃗ ‖ × ‖𝑨𝑩
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ × 𝐜𝐨𝐬(𝑭
⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑩).

où 𝑾𝑨→𝑩 (𝑭 ⃗ ) est le travail de la force 𝐹 pour le déplacement de 𝐴 vers 𝐵 en joule (J),


⃗𝑭 est la force, dont la norme est en newton (N),
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑩 est le vecteur déplacement, dont la norme est en mètre (m).

Remarque : la formule du travail permet de dire que 1 J = 1 N∙m.

Le travail est dit moteur s’il fournit de l’énergie au système, c’est-à-dire s’il aide le mouvement.
Le travail est dit résistant s’il prend de l’énergie au système, c’est-à-dire s’il s’oppose le mouvement.

𝐹 𝐹 𝐹

⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵

𝑊𝐴→𝐵 (𝐹 ) > 0 𝑊𝐴→𝐵 (𝐹 ) = 0 𝑊𝐴→𝐵 (𝐹 ) < 0

Travail moteur Travail nul Travail résistant

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Exemples : pour des déplacements rectilignes entre 𝐴 et 𝐵

▪ Cas de la force de pesanteur : 𝐹 = 𝑃⃗ = 𝑚𝑔.


On a alors : 𝑊𝐴→𝐵 = 𝑚𝑔 ∙ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵.

Dans le cas d’une force de pesanteur on a : 𝑾𝑨→𝑩 = 𝒎𝒈(𝒛𝑨 − 𝒛𝑩 ).

où 𝑾𝑨→𝑩 est le travail de la force pour le déplacement de 𝐴 vers 𝐵 en joule (J),


𝒎 est la masse du système en kilogramme (kg),
𝒈 est l’accélération de pesanteur en mètre par seconde carré (m∙s-2),
𝒛𝑨 et 𝒛𝑩 sont les altitudes des points 𝐴 et 𝐵 en mètre (m).

Si ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 est horizontal alors : 𝑊𝐴→𝐵 = 0.
⃗⃗⃗⃗⃗ est vertical descendant alors : 𝑊𝐴→𝐵 = +𝑚𝑔 × 𝐴𝐵.
Si 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ est vertical ascendant alors : 𝑊𝐴→𝐵 = −𝑚𝑔 × 𝐴𝐵.
Si 𝐴𝐵

▪ Cas d’une force de frottements constante : 𝐹 = 𝑓.


Une force de frottements est toujours opposée au mouvement, il n’y a ainsi qu’un seul cas de figure.
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 est colinéaire et de sens contraire à 𝑓 alors : 𝑊𝐴→𝐵 = −𝑓 × 𝐴𝐵.

Dans le cas d’une force de frottements constante on a : 𝑾𝑨→𝑩 = −𝒇 × 𝑨𝑩.

où 𝑾𝑨→𝑩 est le travail de la force pour le déplacement de 𝐴 vers 𝐵 en joule (J),


𝒇 est l’intensité de la force de frottements en newton (N),
𝑨𝑩 est la distance parcourue en mètre (m).

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II. Théorème de l’énergie cinétique

On définit l’énergie cinétique d’un système, comme l’énergie liée à sa vitesse.


𝟏
Elle se calcule par la formule suivante : 𝑬𝒄 = 𝟐 𝒎𝒗𝟐

où 𝑬𝒄 est l’énergie cinétique du système en joule (J),


𝒎 est la masse du système en kilogramme (kg),
𝒗 est la vitesse du système en mètre par seconde (m∙s-1).

Le théorème de l’énergie cinétique est le théorème qui permet de calculer la variation de vitesse d’un
système en fonction des forces qui s’appliquent sur lui. C’est un théorème qui se base sur les énergies du
système.

Théorème de l’énergie cinétique :

La variation d’énergie cinétique d’un système lors du déplacement entre 𝐴 et 𝐵 est égale à la somme des
travaux des forces s’exerçant sur ce système lors du déplacement.

On peut alors écrire mathématiquement ce théorème : ∆𝐸𝐶 = 𝐸𝐶 (𝐵) − 𝐸𝐶 (𝐴) = ∑ 𝑊𝐴→𝐵 (𝐹 ).

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III. Force conservative

Une force est dite conservative si son travail 𝑊𝐴→𝐵 ne dépend pas du chemin suivi pour aller de 𝐴 vers 𝐵.

Exemples :

▪ La force de pesanteur est une force conservative, son travail ne dépend que des altitudes de départ et
d’arrivée, et pas du chemin suivi entre. Ainsi l’expression du travail établie précédemment est valable
même si la trajectoire n’est pas rectiligne.

▪ La force de frottements n’est pas une force conservative, son travail dépend du chemin suivi.

Si une force est conservative alors on peut lui associer une énergie potentielle qui est définie telle que la
variation d’énergie potentielle entre deux points est l’opposée du travail de la force associée lors d’un
déplacement entre ces deux points.
On a ainsi : ∆𝐸𝑝 𝐴→𝐵 = −𝑊𝐴→𝐵 .

Remarque : l’énergie potentielle est toujours définie par une différence, il y a donc toujours une référence
à imposer, habituellement celle qui simplifie les expressions mathématiques.

Exemple :

▪ La force de pesanteur est une force conservative, il est donc possible de lui associer une énergie
potentielle telle que ∆𝐸𝑝 𝐴→𝐵 = −𝑊𝐴→𝐵 d’où 𝐸𝑝 (𝐵) − 𝐸𝑝 (𝐴) = −𝑚𝑔(𝑧𝐴 − 𝑧𝐵 ) = 𝑚𝑔𝑧𝐵 − 𝑚𝑔𝑧𝐴 .

On définit ainsi l’énergie potentielle de pesanteur : 𝐸𝑝 pes (𝑧) = 𝑚𝑔𝑧 + cte.

Habituellement on définit l’origine des énergies potentille à l’altitude 𝑧 = 0 ce qui permet d’avoir la
constante nulle.

IV. Énergie mécanique

On définit l’énergie mécanique d’un système, comme la somme de l’énergie cinétique et des énergies
potentielles du système.
Elle se calcule par la formule suivante : 𝑬𝒎 = 𝑬𝒄 + ∑ 𝑬𝒑 .

On peut énoncer le théorème de l’énergie mécanique.


▪ Si le système n’est soumis qu’à des forces conservatives alors l’énergie mécanique du système se
conserve.
▪ Si le système est soumis à une ou plusieurs forces non conservatives alors l’énergie mécanique du
système diminue. On a alors la diminution suivante : ∆𝐸𝑚 = 𝑊forces non conservatives < 0.

Lorsqu’il y a des forces non conservatives, l’énergie mécanique est convertie en énergie thermique.

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V. Oscillations libres d’un système mécanique

Parmi les oscillateurs mécaniques, il y en a deux qui sont simples à mettre en œuvre : le pendule simple et
le pendule élastique.

Pendule simple Pendule élastique


𝑘

ℓ 𝑚
Période : 𝑇 = 2𝜋 ∙ √𝑔 Période : 𝑇 = 2𝜋 ∙ √ 𝑘

𝑇 est la période d’oscillation du pendule en 𝑇 est la période d’oscillation du pendule en


seconde (s) seconde (s)
ℓ est la longueur du pendule en mètre (m) 𝑚 est la masse du pendule en kilogramme (kg)
𝑔 est l’accélération de pesanteur en mètre par 𝑘 est la constante de raideur du ressort en
seconde (m∙s-2) newton par mètre (N∙m-1)

énergie

Dans le cas idéal, il n’y a pas de frottements et


l’énergie mécanique du pendule reste
constante. Il y a alors conversion d’énergie
potentielle en énergie cinétique et vice-versa.
On a un oscillateur harmonique.

temps

énergie

Dans le cas réel, il y a toujours des


frottements et l’énergie mécanique du
pendule diminue.
Il y a dissipation d’énergie, c’est-à-dire que
l’énergie mécanique du système est convertie
en énergie thermique.
On a un oscillateur amorti. temps

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