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Banque africaine de développement

Introduction

Le Groupe de la Banque africaine de développement a pour objectif premier de faire reculer la pauvreté dans ses pays membres régionaux en contribuant à leur développement économique durable et à leur progrès social. À cet effet, il (i) mobilise des ressources pour promouvoir l’investissement dans ces pays et (ii) leur fournit une assistance technique ainsi que des conseils sur les politiques à mettre en œuvre.

1 Le Groupe de la Banque africaine de développement

- La Banque africaine de développement (BAD)

- Le Fonds africain de développement (FAD)

- Le Fonds spécial du Nigeria (FSN)

2 Structure et gestion

3 Politiques, initiatives et résultats

4 Annexes

*

Instruments de prêt

*

Gestion financière

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Introduction

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) est une institution régionale multilatérale de financement du développement, créée avec pour mission de mobiliser des ressources en vue de financer des opérations en faveur du développement économique et du progrès social de ses pays membres régionaux (PMR).

Le Groupe de la Banque africaine de développement comprend la Banque africaine de développement (BAD) et deux guichets de prêt concessionnels – le Fonds africain de développement (FAD), créé en 1972, et le Fonds spécial du Nigeria (FSN), établi en 1976.

Les actions tangibles réalisées au fil du temps par le Groupe de la Banque ont conforté son image et suscité un regain de confiance en l’institution, comme l’atteste la note AAA attri- buée à la Banque par les principales agences internationales de notation. En décembre 2007, la onzième reconstitution du Fonds africain de développement, à hauteur de 8,9 milliards de dollars E.U., a permis d’atteindre un niveau de reconstitu- tion des ressources du FAD jamais égalé en faveur des pays membres à faible revenu.

La Banque est désormais en mesure de se positionner à terme comme chef de file des institutions de financement du déve- loppement en Afrique, grâce à la mise en œuvre de sa straté- gie à moyen terme (SMT) 2008-2012, axée principalement sur les infrastructures, le secteur privé, l’enseignement supérieur et la gouvernance.

2 Le Groupe de la Banque africaine de développement

Le siège de la BAD se trouve à Abidjan (Côte d’Ivoire), mais depuis 2003, elle mène ses opérations depuis son Agence temporaire de relocalisation (ATR) située à Tunis, en raison de la situation politique qui prévalait en Côte d’Ivoire à cette époque.

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A Composition

Le Groupe de la Banque africaine de développement com- prend la Banque africaine de développement, le Fonds africain de développement et le Fonds spécial du Nigeria.

B Effectif total

Au 31 décembre 2008, l’effectif total du personnel régulier de la Banque était de 1445 fonctionnaires réguliers, dont 850 professionnels (PL) et 595 agents des services géné- raux (GS).

C Objectifs et fonctions du Groupe de la BAD

Les principaux objectifs de la Banque consistent à :

- contribuer au développement économique et au progrès so- cial des pays membres régionaux pris individuellement ou collectivement ;

- utiliser ses ressources dont elle dispose pour financer des projets et programmes d’investissement, en accordant la priorité aux projets fédérateurs ;

- mobiliser des ressources à travers des opérations de cofi- nancement avec des agences de développement bilatérales et multilatérales, d’une part, et des marchés financiers, d’autre part ;

- promouvoir le dialogue international et la compréhension des questions de développement intéressant l’Afrique ;

- promouvoir l’investissement public et privé en Afrique en me- nant les réformes politiques nécessaires ;

- fournir toute l’assistance technique dont l’Afrique pourrait avoir besoin pour sélectionner, étudier et préparer des pro- jets de développement.

D Instruments de prêt

Les instruments de prêts utilisés par le Groupe de la BAD sont les suivants :

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i)

prêts projets : investissements visant à créer des actifs pro- ductifs spécifiques ou à augmenter une production identi- fiable ;

ii) lignes de crédit : fonds octroyés à travers des institutions nationales ou sous-régionales de financement du dévelop- pement en vue de financer un certain nombre de projets spécifiques parrainés, le plus souvent, par des petites et moyennes entreprises ;

iii) investissements et prêts de réhabilitation sectoriels : inves- tissements visant à renforcer ou réhabiliter des capacités sectorielles de planification, production ou commercialisa- tion ; utilisés souvent pour financer l’importation d’équipe- ments ou d’intrants pour un secteur donné ;

iv) prêts d’ajustement sectoriel : crédits visant à soutenir des changements politiques ou des réformes institutionnelles dans un secteur spécifique ;

v) prêts d’ajustement structurel : crédits visant à promouvoir une réforme spécifique de la politique macroéconomique ;

vi) opérations d’assistance technique : prêts ou dons qui ap- portent des compétences techniques visant à renforcer les capacités des institutions régionales ou nationales et qui fi- nancent les études requises pour la préparation des projets.

Les trois premiers instruments de prêts - prêts projets, lignes de crédit et investissements ainsi que prêts de réhabilitation sectoriels – sont dénommés, collectivement, « prêts projets ou prêts programmes ». L’appellation « prêts à l’appui de ré- formes » (PBL) désigne les quatrième et cinquième catégories de prêts d’ajustement sectoriel et structurel. Les opérations d’assistance technique sont financées exclusivement par le FAD à travers le Fonds d’assistance technique (FAT).

E Stratégies d’intervention

Les objectifs visés sont les suivants :

- adopter une approche axée sur les pays pour mieux ré- pondre aux attentes des clients avec un engagement et une appropriation renforcés des parties concernées ; et

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- adopter une approche participative pour un développement durable.

S’agissant des opérations, le Groupe de la BAD met un accent accru sur les infrastructures, la production et la gestion du sa- voir. La SMT met l’accent sur trois grands thèmes sectoriels au niveau du pays que sont l’agriculture et le développement ru- ral, la valorisation des ressources humaines et le développe- ment du secteur privé et l’intégration économique et la co- opération régionales.

La SMT se consacre également à un thème générique : la gouvernance, ainsi qu’à deux thèmes transversaux : l’environ- nement et le genre, qui touchent l’ensemble des aspects des activités de développement, au plan national comme régional.

En outre, le Groupe de la Banque continue de renforcer son appui aux petites et moyennes entreprises (PME) à travers des financements sous forme de lignes de crédit (LDC) accordées à des institutions financières locales.

Ces interventions visent à renforcer leurs capacités dans le cadre du programme AMINA créé en 1998. On y trouve des institutions de microfinance appuyées par la Banque dans 10 pays FAD : le Burkina Faso, le Cameroun, le Cap-Vert, le Tchad, l’Éthiopie, le Ghana, le Malawi, la Mauritanie, le Mozambique et la Tanzanie.

F Approbations de prêts et dons cumulés

De 1967 à décembre 2008, le Groupe de la BAD a approuvé 3276 prêts et dons, d’un montant de 44,75 milliards d’U.C, soit l’équivalent de plus de 67 milliards de dollars américains. Sur ce montant cumulé, le guichet BAD représente 56,5% ; le guichet FAD, 42,8% et le FSN, 0,7%.

G Création d’institutions

La BAD a contribué à la création de plusieurs institutions ré- gionales ou sous-régionales notamment :

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Africa Re-Insurance Corporation ;

Shelter Afrique ;

Association des institutions africaines de financement du développement (AIAFD) ;

Fédération des consultants africains (FECA) ;

Service de promotion et de développement des investis- sements en Afrique (APDF) ;

Société internationale financière pour les investissements et le développement en Afrique (SIFIDA) ;

Société de services de gestion pour l’Afrique (AMSCO) ;

Table ronde des hommes d’affaires d’Afrique (ABR) ;

Banque africaine d’import-export (AFREXIMBANK) ;

Initiative pour le renforcement des capacités en Afrique ;

Institut multilatéral d’Afrique ;

Banque de la ZEP (PTA Bank) ;

Réseau pour l’environnement et le développement du- rable en Afrique (REDDA).

H

Soutien au NEPAD

Le Comité des chefs d’état et de gouvernement chargés du pilotage du NEPAD a choisi la BAD comme chef de file du NEPAD pour le financement des infrastructures et l’élabora- tion des normes bancaires et financières. La BAD est aussi un partenaire stratégique du Mécanisme africain d’évalua- tion par les pairs (MAEP).

La stratégie du NEPAD pour le développement de l’infrastruc- ture prévoit un Plan d’action à court terme (PACT) ainsi qu’un cadre stratégique à moyen et long terme (CSMLT). La plupart des projets inscrits dans le PACT du NEPAD sont cofinancés par la BAD et plusieurs autres partenaires.

I Pays membres de la BAD

La Banque compte cinquante-trois (53) États africains (dits ré- gionaux) et vingt-quatre (24) États non africains (dits non ré- gionaux). L’adhésion au sein de la BAD de pays non-africains

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appelés pays membres non régionaux a débuté en mai 1982, suite à la décision du Conseil des gouverneurs d’ouvrir le ca- pital de l’institution à la participation d’États non-africains. Avant de devenir membre de la BAD, un État non régional doit adhérer au FAD. Un seul État membre du FAD, les Émirats arabes unis, n’est pas encore devenu membre de la BAD. La Turquie est en train de parachever la procédure de son adhé- sion à de la BAD.

Pays membres régionaux (africains) Les pays membres régionaux de la BAD sont les suivants : Al- gérie, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Came- roun, Cap-Vert, République centrafricaine, Tchad, Comores, Congo, RD Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Égypte, Érythrée, Guinée équatoriale, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Répu- blique de Guinée, Guinée-Bissau, Kenya, Lesotho, Liberia, Ja- mahiriya arabe libyenne, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Maurice, Maroc, République populaire du Mozambique, Nami- bie, Niger, Nigeria, Rwanda, São Tome et Principe, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Somalie, Afrique du Sud, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Togo, Tunisie, Ouganda, Zambie et Zim- babwe.

Pays membres non régionaux (non-africains) Les pays membres non régionaux sont les suivants : Argen- tine, Autriche, Belgique, Brésil, Canada, Chine, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Inde, Italie, Japon, Corée, Ko- weït, Pays Bas, Norvège, Portugal, Arabie saoudite, Espagne, Suède, Suisse, Royaume Uni et États-Unis d’Amérique.

J Organisation et instances dirigeantes

Le Conseil des gouverneurs Le Conseil des gouverneurs est l’organe suprême de la Banque. Il est constitué par les ministres des Finances et/ou de l’Éco- nomie des États membres. Ils occupent les postes de gouver- neurs de la Banque. Le Conseil des gouverneurs émet des di- rectives générales sur les politiques opérationnelles de la Banque.

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Conseil d’administration Le Conseil d’administration compte 18 administrateurs élus par le Conseil des gouverneurs pour une période de 3 ans re- nouvelable une fois. Les membres régionaux ont 12 adminis- trateurs, les 6 administrateurs restants sont ressortissants des États membres non régionaux. Les Conseils (BAD/FAD) exer- cent tous les pouvoirs de la Banque, sauf ceux qui sont ex- pressément dévolus au Conseil des gouverneurs par l’Accord portant création de la Banque. Les Conseils sont chargés de la conduite générale des opérations de la Banque.

Président

Élu par le Conseil des gouverneurs sur recommandation du Conseil d’administration, le président est le plus haut respon- sable de la Banque, et est chargé de sa gestion. Le président est aussi le représentant légal de la Banque. Il est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois.

K Structure organisationnelle

La nouvelle structure de la BAD, mise en place le 1er juillet 2006 compte la présidence, le bureau du vice-président/Chief Operating Officer (VP/COO), 5 vice-présidences et 31 dépar- tements comprenant 55 divisions, et 5 unités. Cette nouvelle structure est essentiellement axée sur les secteurs et vise à réduire les coûts opérationnels et administratifs de fonction- nement, tout en renforçant l’efficacité opérationnelle de la Banque.

L Gestion financière

a) Gestion de l’actif-passif La mise en œuvre des modifications apportées au bilan depuis 1997 dans le cadre des réformes financières globales de la Banque se poursuit. L’objectif visé est de réduire davantage la sensibilité des principaux indica- teurs de performance financière de la Banque aux ef- fets néfastes des fluctuations des taux d’intérêt du marché et des taux de change.

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b) Gestion du risque de crédit

Le risque pays demeure le plus important pour la Banque. Par conséquent, elle améliore sans cesse son système de notation des pays, qui est le principal facteur pris en compte par la Banque pour établir les indicateurs d’adé- quation du capital, les plafonds d’engagement par pays et le niveau approprié des provisions générales. Par ailleurs, la Banque a renforcé ses capacités internes d’évaluation et de gestion des risques commerciaux liés aux activités de prêt au secteur privé et aux micro-projets isolés (en- claves).

c) Opérations sur les marchés financiers

La Banque entend accéder à un plus large éventail de marchés et de devises et, pour la première fois, elle est entrée sur le marché du dollar de Hong Kong et de Sin- gapour. En outre, elle a utilisé le programme d’émission d’euro billets de trésorerie pour améliorer la gestion de son portefeuille liquide. Par ailleurs, la Banque a créé une facilité d’émissions obligataires multi marché, pros- pectus universel d’émission de titres appelée à rempla- cer le programme d'euro-obligations à moyen terme (PEOMT). La facilité d'émissions obligataires multi- marchés donnera une souplesse optimale aux opéra- tions de financement de la Banque et lui ouvrira les marchés nationaux ainsi que ceux de la zone euro.

3 La Banque africaine de développement

A Création de la BAD

Le 4 août 1963, vingt trois gouvernements africains ont signé l’Accord portant création de la BAD à Khartoum (Soudan). Huit autres pays l’ont ratifié en décembre. Le 10 septembre 1964, l’Accord est entré en vigueur lorsque 20 pays membres ont souscrit 65 % du capital-actions qui s’élevait alors à 250 millions de dollars E.U. L’assemblée inaugurale des Conseils des gouverneurs s’est tenue du 4 au 7 novembre 1964 à La- gos (Nigeria).

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Les opérations de la Banque ont démarré le 1er juillet 1966 à Abidjan (Côte d’Ivoire), avec un effectif de 10 fonctionnaires.

B Capital

Au 31 décembre 2008, le capital autorisé du Groupe de la Banque s’élevait à 21,87 milliards d’UC (33,25 milliards de dollars E.U.) ; quant au capital souscrit, il s’élevait à 21,79 mil- liards d’UC1 (32,84 milliards de dollars E.U.).

C Sources de financement

Les financements proviennent des souscriptions des pays membres au capital, des emprunts effectués sur les marchés internationaux des capitaux ainsi que du revenu généré par les prêts. La BAD accorde des prêts non concessionnels dont les charges financières reflètent le coût direct des fonds. En géné- ral, les échéances des prêts s’inscrivent dans une fourchette de 12 à 20 ans, y compris des délais de grâce de 5 ans au plus.

4 Le Fonds africain de développement (FAD)

A Date de création

Le Fonds a été créé en novembre 1972.

B Fonction

Le Fonds octroie des ressources pour le développement à des conditions libérales aux pays membres africains (trente-huit à fin 2005) en vue d’améliorer leur niveau de vie et de réduire la pauvreté en stimulant la productivité et la croissance écono- mique.

C Ressources

Les ressources du FAD proviennent des contributions et des reconstitutions périodiques effectuées par les États partici- pants, généralement tous les trois ans.

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Reconstitution

Années

Montant

 

(milliards

de dollars)

FAD-I

1976-1978

0,327

FAD-II

1979-1981

0,712

FAD-III

1982-1984

1

FAD-IV

1985-1987

1,50

FAD-V

1988-1990

2,80

FAD-VI

1991-1993

3,42

FAD-VII

1996-1998

3,20

FAD-VIII

1999-2001

3,38

FAD-IX

2002-2004

3,50

FAD-X

2005-2007

5,40

FAD-XI

2008-2010

8,90

D

Membres du FAD

La Banque africaine de développement et les 25 États non africains suivants :

L’Argentine, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Canada, la Chine, le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Inde, l’Italie, le Japon, la Corée, le Koweït, les Pays Bas, la Norvège, le Portugal, l’Arabie saoudite, l’Espagne, la Suède, la Suisse, le Royaume Uni, les Émirats arabes unis et les États-Unis d’Amérique, qu’on appelle « États participants ». L’Afrique du Sud est en voie de parachever le processus d’adhésion au FAD.

E Organisation et gestion

Conseil des gouverneurs Chaque État participant est représenté par un gouverneur. Les gouverneurs de la Banque africaine de développement sont d’office gouverneurs du Fonds.

Conseil d’administration Le conseil d’administration compte douze administrateurs, dont six sont nommés par les États participants, les six autres

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étant désignés par la Banque africaine de développement parmi les membres régionaux du Conseil d’administration de la Banque.

F Utilisation des fonds

Les fonds sont essentiellement affectés au financement des projets, et des programmes d’assistance technique et d’études. Le FAD, principal guichet concessionnel du Groupe de la BAD, accorde des prêts remboursables sur 50 ans, avec un délai de grâce de 10 ans, assortis d’une commission de service de 0,75 pour cent l’an.

L’essentiel des ressources du FAD est consacré aux 38 pays membres régionaux à faible revenu qui, en général, ne peuvent pas bénéficier des financements non concessionnels de la BAD.

Une grande partie des opérations du FAD consiste à accorder des dons prélevés sur le Fonds d’assistance technique, pour financer des études de faisabilité et le renforcement des capa- cités institutionnelles.

5 Le Fonds spécial du Nigeria (FSN)

A Création

Le FSN a été créé en février 1976 par le gouvernement du Nigeria en vue d’assister, dans leurs efforts de développe- ment, les pays membres régionaux de la BAD les plus dé- munis.

B Ressources

La dotation initiale de 80 millions de dollars E.U. a été libérée en juillet 1976 et en février 1977. Dès épuisement de ces res- sources, en fin 1980, le gouvernement nigérian a reconstitué les ressources du Fonds pour la deuxième fois par la somme de 71 millions de dollars E.U. ; cette reconstitution a pris effet en 1981.

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C

Gestion

Le FSN est géré par la BAD. De 1976 à 2008, le FSN a ap- prouvé 336.1 millions d’UC en faveur de 77 projets dans 30 PMR. Sur ce montant, 14,1 millions d’UC ont été alloués à des projets multinationaux. Le FSN accorde des prêts as- sortis d’un intérêt de 2 à 4 pour cent avec une période de remboursement de 25 ans, y compris un délai de grâce de 5 ans.

5 Stratégie à moyen terme du Groupe de la BAD

La stratégie à moyen terme de la Banque pour la période 2008-2012 met l’accent sur une plus grande sélectivité pour concentrer les opérations sur l’infrastructure, la gouver- nance, la promotion d’un secteur privé plus robuste et l’en- seignement supérieur. Par ces interventions, la Banque contribuera directement à l’intégration régionale, les PRI et l’assistance aux états fragiles, au développement humain et agricole.

La production du savoir, le changement climatique et la parité homme-femme feront partie intégrante des opérations. Conscient du rôle essentiel joué par le secteur privé en tant que cataly- seur de la croissance économique et de son impact sur la ré- duction de la pauvreté, le Groupe de la BAD intègre les activi- tés de développement du secteur privé dans ses opérations, conformément à sa Stratégie à moyen terme (SMT) et à sa Stratégie de développement du secteur privé (SDSP) de la Banque.

Conforme aux nouvelles orientations et priorités de la SMT, la SDSP repose sur trois piliers : i) l’appropriation du pro- cessus de développement du secteur privé par le pays ; ii) la coopération avec les partenaires au développement et les autres opérateurs économiques ; et iii) la sélectivité des sec- teurs d’intervention, comme le définissent les documents de stratégie par pays de la Banque.

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Réformes institutionnelles

Des progrès importants ont été accomplis dans tous les do- maines prioritaires de réforme. Ils se sont traduits notamment par : i) la mise en œuvre de la nouvelle stratégie en matière de ressources humaines ; ii) l’amélioration des processus opéra- tionnels ; iii) l’accélération de la décentralisation ; iv) l’appro- fondissement des réformes budgétaires ; et v) le renforcement de la prestation des services institutionnels. Ces réformes té- moignent des efforts déployés par la Banque pour mettre en œuvre la Déclaration de Paris et le Programme d’action sur l’harmonisation, réduire les retards et les coûts d’exécution des projets, et accroître la satisfaction de la clientèle.

La Banque s’est dotée d’un poste de Vice-président/Chief Operating Officer (VP/COO) et d’un Département du contrôle de la qualité et des résultats (ORQR). ORQR est chargé de la coordination à l’échelle de toute la Banque, de la mise en œuvre d’actions visant à améliorer la qualité et à renforcer la focalisation des efforts sur les résultats sur le terrain dans les PMR. Le VP/COO œuvrera à l’amélioration de la coordination et du suivi des performances institutionnelles. Il servira de point de référence pour les questions nécessitant l’arbitrage du Président, qu’il lui incombera de porter à son attention en cas de nécessité. Le COO a sous son autorité une unité vir- tuelle, le Groupe de suivi de la performance (PMG), chargé de fournir à la haute direction des signaux précoces sur les do- maines accusant des défaillances ou sur les difficultés de prestation de services institutionnels. Il lui revient également de définir des points de repère internes et externes concernant l’efficacité des différents processus administratifs. Le VP/COO a également sous sa tutelle le département de la Stratégie et du budget restructuré (COBS) ainsi que le Bureau d’éthique.

Le nouveau système de responsabilisation et de suivi des per- formances, qui lie les réalisations des programmes aux indica- teurs clés de performance (KPI), est maintenant en place. Il sert à suivre la performance aux niveaux de l’institution et des complexes.

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Décentralisation La Banque a accompli des progrès appréciables sur le front de la décentralisation, à travers la mise en service de 25 bu- reaux dans les PMR.

7 Grandes initiatives en faveur de l’eau

Plus que tout autre secteur, celui de l’eau et de l’assainis- sement touche tous les aspects essentiels du programme de développement – la réduction de la pauvreté, la viabilité de l’environnement, la croissance tirée par le secteur privé, l’éducation, le développement participatif et la bonne gouver- nance. L’investissement dans le développement des res- sources en eau constitue donc un axe stratégique majeur pour promouvoir la croissance économique et réduire la pauvreté. Pourtant, en Afrique, les ressources en eau sont très peu dé- veloppées et utilisées. Seulement trois pour cent de l’en- semble des ressources renouvelables en eau sont exploitées chaque année pour les besoins domestiques, l’agriculture et l’industrie.

En fait, environ 300 millions d’Africains n’ont pas accès à l’eau potable et près de 313 millions de personnes ne disposent pas de réseau d’assainissement. Pour remédier à ces la- cunes, assurer une croissance économique durable et l’amé- lioration du niveau de vie des populations des PMR, la Banque

a fait du développement et de la gestion des ressources en

eau un domaine d’intervention majeur. À cette fin, elle a lancé diverses initiatives en faveur de l’eau avec l’appui de ses par- tenaires régionaux et internationaux.

Il s’agit, notamment, des initiatives suivantes :

l’Initiative pour l’alimentation en eau et l’assainissement en milieu rural (IAEAR), la Facilité africaine de l’eau (FAE), pilo- tées par le Conseil des ministres africains de l’eau (AM- COW) et, dans le cadre du Programme pour l’infrastructure du NEPAD, le Programme de l’eau et de l’assainissement du NEPAD.

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L’Initiative pour l’alimentation en eau et l’assainissement en milieu rural

L’IAEAR est la plus importante initiative prise par la Banque en faveur de l’eau. Elle a été conçue pour permettre à l’institution d’atteindre les principaux objectifs de la Vision africaine de l’eau et les objectifs de développement du millénaire (ODM) concernant l’eau et l’assainissement en milieu rural.

L’objectif majeur de l’IAEAR est de mobiliser les gouverne- ments africains et les donateurs internationaux en vue d’accé- lérer l’investissement dans l’alimentation en eau et l’assainis- sement, afin de faciliter aux populations rurales l’accès à l’eau et à l’assainissement.

Le plan stratégique souligne que l’IAEAR vise avant tout à fournir de l’eau potable et un réseau d’assainissement de base à 80 pour cent des habitants des zones rurales d’ici à 2015, à partir d’une couverture d’environ 47 pour cent pour l’alimentation en eau et de 44 pour cent pour l’assainissement en 2000.

Le coût total de la couverture, d’ici à 2015, de 80 pour cent des besoins en eau et en assainissement, est estimé à environ 14,2 milliards de dollars E.U.

Le coût total de la couverture, d’ici à 2015, de 80 pour cent des besoins en eau et en assainissement, est estimé à envi- ron 14,2 milliards de dollars E.U.

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Annexe I

Assemblées annuelles et événements marquants du Groupe de la Banque

1964 Lagos (Nigeria) : assemblée inaugurale du Conseil des gouverneurs, choix du siège. Élection de Mamoun Be- heiry comme premier Président.

1965 Pas d’assemblée annuelle du Conseil des gouver- neurs.

1966 Abidjan (Côte d’Ivoire) : première assemblée depuis l’installation au siège.

1967 Abidjan (Côte d’Ivoire) : revue des premières opéra- tions, y compris la prise de participation à National Dé- veloppent Bank of Sierra Leone et un prêt au Kenya en faveur d’un projet de route internationale.

1968 Nairobi (Kenya).

1969 Freetown (Sierra Leone) : reconduction du premier pré- sident de la BAD (M. Mamoun Beheiry).

1970 Fort Lamy (Ndjamena) (Tchad) : élection de M. Abdel- wahab Labidi comme deuxième président de la BAD.

1971 Kampala (Ouganda) : discussions en vue de la création du FAD.

1972 Alger (Algérie) : approbation du projet d’accord portant création du FAD. Organisation de la conférence des 13

plénipotentiaires des États participants en vue de la si- gnature de l’Accord du FAD à Abidjan, en novembre

1972.

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1973 Lusaka (Zambie) : décision portant augmentation du capital-actions de la BAD.

1974 Rabat (Maroc) : décision relative à la deuxième aug- mentation du capital. Début des opérations du FAD.

Le montant cumulé des approbations de prêts de la BAD s’élève à 125 millions de dollars E.U.

1975 Dakar (Sénégal) : 2 et 3 mai, réunion inaugurale de la Fédération des institutions africaines de financement du développement (AIAFD).

1976 Kinshasa (Zaïre) : élection de M. Kwame D. Fordwor comme troisième président de la Banque.

Troisième augmentation du capital-actions de la BAD.

1977 Port Louis (Maurice) : étude sur la mobilisation des res- sources, y compris auprès des pays non régionaux.

1978 Libreville (Gabon) : négociations en vue de l’admission de pays non régionaux.

1979 Abidjan (Côte d’Ivoire) : augmentation technique du ca- pital en attendant la prise de participation envisagée par les pays non régionaux. Ouverture du Bureau de Londres.

1980 Abidjan (Côte d’Ivoire) : élection de M. Wila D. Mung'omba comme quatrième président de la BAD.

1981 Lomé (Togo) : le conseil des gouverneurs autorise une augmentation du capital pour le porter à 2,5 milliards de dollars E.U.

1982 Lusaka (Zambie) : ratification de l’ouverture du capital aux non régionaux. La BAD augmente son capital pour le porter à 6,3 milliards de dollars E.U.

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1983 Nairobi (Kenya) : 17 membres non régionaux partici- pent pour la première fois aux Assemblées annuelles du Groupe de la BAD en qualité de membres à part en- tière.

1984 Tunis (Tunisie) : création de la Fédération des consul- tants africains (FECA). Les plénipotentiaires approu- vent une contribution de 1,5 milliard de dollars E.U. au titre du FAD-IV.

1985 Brazzaville (Congo) : élection de M. Babacar Ndiaye comme cinquième président du Groupe de la BAD.

1986 Harare (Zimbabwe) : un Comité ad hoc de 18 membres

est chargé d’étudier une augmentation du capital de

200 % (AGC-IV). Accord de principe pour financer des

opérations de prêt hors projets.

1987 Le Caire (Égypte) : le capital de la BAD augmente de

200 %.

1988 Abidjan (Côte d'Ivoire) : approbation d’un programme de prêt de 13 milliards de dollars E.U.

1989 Abuja (Nigeria) : festivités marquant le 25è anniversaire de la BAD. Rapport du Comité des dix sur l’avenir de la BAD.

1990 Abidjan (Côte d’Ivoire) : réélection du président Baba- car Ndiaye.

1991 Abidjan (Côte d’Ivoire) : revue du programme de prêt 1986-1991. Début de la politique de consolidation des opérations.

1992 Dakar (Sénégal) : nomination de la première Vice-prési- dente, Mme Abu-Affan.

1993 Abidjan (Côte d’Ivoire) : Négociations du FAD-VII. Orien-

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tation sur la réduction de la pauvreté, la dimension so- ciale de l’ajustement en Afrique et une programmation pays appropriée des prêts.

1994

Nairobi (Kenya) : festivités marquant le 30è anniversaire de la BAD. Rapport Knox et prise de la décision relative à la qualité des prêts et à la réorganisation de la struc- ture de la Banque.

1995

Abuja (Nigeria) : prise de la décision portant limitation du mandat du personnel élu et des administrateurs à deux mandats de trois ans, et du Président à deux mandats de cinq ans chacun. Un nouveau Président n’a pas pu être élu.

1995

Abidjan (Côte d’Ivoire) : réunion extraordinaire du Conseil des gouverneurs qui a permis l’élection de M. Omar Kabbaj comme sixième président de la BAD, le 26 août 1995, à Abidjan.

1996

Abidjan (Côte d’Ivoire) : conclusion des négociations en vue de la reconstitution du FAD-VII à hauteur de 2,6 milliards de dollars E.U. pour la période 1996-1998. Création d’un Fonds spécial de 420 millions de dollars E.U. à Osaka, par 16 des États participants, en com- plément du FAD-VII. Présentation du Rapport du Co- mité ad hoc chargé de la gouvernance institutionnelle et de la Cinquième augmentation générale du capital de la Banque.

1997

Abidjan (Côte d’Ivoire) : deux pays africains, l’Afrique du Sud et le Botswana, décident d’apporter une contri- bution financière au guichet des prêts concessionnels du FAD.

1998

Abidjan (Côte d’Ivoire) : fin des réunions du Comité ad hoc chargé de l’AGC-V et décision prise d’augmenter le capital de la BAD de 35 %. Réunion préliminaire consacrée à la reconstitution du FAD-VIII.

21

1999

Le Caire (Égypte) : lancement du document sur la nou- velle Vision du Groupe de la Banque, qui identifie l’agri- culture, le secteur privé et le développement du capital humain comme principaux domaines stratégiques pour les activités de prêt de la Banque.

2000

Abidjan (Côte d’Ivoire) : réunion extraordinaire du Conseil des gouverneurs du Groupe de la Banque. Le prési- dent O. Kabbaj est réélu à l’unanimité par acclamation pour un second mandat de cinq ans. La Banque an- nonce la réouverture de cinq bureaux régionaux et na- tionaux.

2001

Valence (Espagne) : premières Assemblées annuelles hors d’Afrique. Début des négociations du FAD-IX.

2002

Addis-Abeba (Éthiopie) : premières Assemblées an- nuelles tenues dans ce pays, qui abrite le siège de l’OUA/UA. Symposium sur le thème : « Réaliser les ob- jectifs du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique » (NEPAD).

2003

Relocalisation de la BAD en Tunisie.

2003

Addis-Abeba : Tenue des Assemblées annuelles à la suite de la Conférence des ministres des Finances de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique.

2004

Kampala (Ouganda) : l’Ouganda accueille également les Assemblées annuelles à la suite de la Conférence des ministres africains des Finances de la CEA.

2005

Abuja (Nigeria) : Assemblées annuelles, scrutin des élections présidentielles infructueux. Réunion extraor- dinaire prévue à Tunis, les 21 et 22 juillet 2005. Le 1er juillet 2005, M. Donald Kaberuka est élu 7è président du Groupe de la Banque.

22

2006 Ouagadougou (Burkina Faso).

2007 Shanghai (Chine). Pour la deuxième fois, tenue des As- semblées annuelles dans un pays non régional.

2008 Maputo (Mozambique).

2009 Dakar (Sénégal).

23

Annexe II

Déclaration du millénaire

« Nous ne ménagerons aucun effort pour délivrer nos sem- blables – hommes, femmes et enfants – de la misère, phéno- mène abject et déshumanisant qui touche actuellement plus d’un milliard de personnes ».

Objectifs de développement du millénaire

1- Réduire l'extrême pauvreté et la faim 2- Assurer l'éducation primaire pour tous 3- Promouvoir l'égalité du genre et l'autonomisation des femmes 4- Réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans 5- Améliorer la santé maternelle 6- Combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres ma- ladies 7- Assurer un environnement durable 8- Mettre en place un partenariat mondial pour le dé- veloppement

Pour plus d’informations sur les objectifs du millénaire, veuillez consulter le site suivant : www.developmentgoals.org

24

Annexe III

A) Souscriptions initiales et pouvoirs de vot des États membres de la BAD au 29 octobre 1964

 

Souscription

Pouvoir

 

de vote

1 Algérie

24,50

3 075

2 Cameroun

4

1 025

3 Congo (Léopoldville) 13 RD Congo

1 925

4 Dahomey (Bénin)

1, 40

765

5 Éthiopie

10,30

1 655

6 Ghana

12,80

1 905

7 Guinée

2,50

875

8 Côte d’Ivoire

6

1 225

9 Kenya

6

1 225

10 Liberia

2,60

885

11 Mali

2,30

855

12 Mauritanie

1,10

735

13 Maroc

15,10

2 135

14 Niger

1,60

785

15 Nigeria

24,10

3 035

16 Sénégal

5,50

1 175

17 Sierra Leone

2,10

835

18 Somalie

2,20

845

19 Soudan

10,10

1 635

20 Tanzanie

6,30

1 655

21 Togo

1

725

22 Tunisie

6,90

1 315

23 Ouganda

4,60

1 085

24 Égypte

30,00

3 625

25 Haute Volta

(Burkina Faso)

1,30

755

25

B)

Pays membres régionaux et pays membres non régionaux de la Banque africaine de développement

Pays membres régionaux

Pays

Date d’adhésion

1

Algérie

10/09/64

2

Angola

23/06/80

3

Bénin

10/09/64

4

Botswana

31/03/72

5

Burkina Faso

22/09/64

6

Burundi

10/01/68

7

Cameroun

10/09/64

8

Cap-Vert

15/04/76

9

Rép. Centrafricaine

25/08/70

10

Tchad

29/08/68

11

Comores

03/05/76

12

Congo

10/09/64

13

Côte d'Ivoire

10/09/64

14

Djibouti

01/05/78

15

Égypte

14/09/64

16

Érythrée

13/05/94

17

Éthiopie

10/09/64

18

Gabon

31/09/72

19

Gambie

02/07/73

20

Ghana

10/09/64

21

Guinée

10/09/64

22

Guinée-Bissau

15/05/75

23

Guinée équatoriale

30/06/75

24

Kenya

10/09/64

25

Lesotho

02/07/73

26

Liberia

10/09/64

27

Libye

21/07/72

28

Madagascar

03/05/76

29

Malawi

25/07/66

30

Mali

10/09/64

31

Mauritanie

10/09/64

26

32

Maurice

02/01/74

33

Maroc

10/09/64

34

Mozambique 04/06/76

35

Namibie

06/05/91

36

Niger

10/09/64

37

Nigeria

10/09/64

38

Ouganda

10/09/64

39

Afrique du Sud

13/12/95

40

Rwanda

19/01/65

41

São Tome & Principe 14/04/77

42

Sénégal

10/09/64

43

Seychelles 01/04/77

44

Sierra Leone

10/09/64

45

Somalie

22/10/64

46

Soudan

10/09/64

47

Swaziland 26/07/71

48

Tanzanie

10/09/64

49

Togo

10/09/64

50

Tunisie

29/10/64

51

RD Congo

10/09/64

52

Zambie

01/09/66

53

Zimbabwe 23/06/80

Pays membres non régionaux

Pays

Date d’adhésion

1

Argentine

02/07/85

2

Autriche

30/03/83

3

Belgique

15/03/83

4

Brésil

14/03/83

5

Canada

30/12/82

6

Chine

09/05/85

7

Danemark

30/12/82

8

Finlande

30/12/82

9

France

30/12/82

10

Allemagne

18/03/83

11

Inde

06/12/83

12

Italie

31/12/82

13

Japon

03/02/83

14 Corée

30/12/82

15 Koweït

30/12/82

16 Pays Bas

28/01/83

17 Norvège

30/12/82

18 Portugal

15/12/82

19 Arabie saoudite

15/12/83

20 Espagne

20/03/84

21 Suède

30/12/82

22 Suisse

30/12/82

23 Royaume Uni

29/04/83

24 États-Unis

08/02/83

Agence temporaire de relocalisation (Tunis) Banque africaine de développement, Angle des trois rues :

Avenue du Ghana, Rue Pierre de Coubertin, Rue Hedi Nouira B.P. 323, 1002 Tunis-Belvédère, Tunisie Tél. : +216 71 333 511 / 7110 3450 Télécopie : +216 71 351 933 Adresse électronique : afdb@afdb.org

Siège statutaire Rue Joseph Anoma 01 B.P. 1387 Abidjan 01 Côte d'Ivoire Tél. : +225 20 20 44 44 Télécopie : +225 20 20 49 59 Adresse électronique : afdb@afdb.org

Bureaux exterieurs

Afrique du Sud Groupe de la Banque africaine de développement Bureau national de l’Afrique du Sud (SAFO) Resident Representative : Mr. Andrew Mwaba E-mail : a.mwaba@afdb.org

Algérie 3 Rue Hamdani Lahcène Hydra, Alger Mme Diarra-Thioune, A., représentante résidente Email: a.diarra-thionne@afdb.org Tél. : +213 (0) 21 43 53 95 / 21 43 53 66 Fax : +213 (0) 21 43 53 92 Alger, Algérie

Angola Luanda M. Joseph Ribeiro, représentant-résident

Burkina Faso Groupe de la Banque africaine de développement Bureau National du Burkina Faso (BFFO)

29

Immeuble Administratif et Technique de l’ARTEL (Autorité nationale de régulation des télécommunications) 5eme Etage Tél. : +226 50375750 / 51 / 53 Fax : +226 50375749 Contact : Mme Antoinette Dinga-Dzondo, représentante résidente E-mail : a.dinga-dzondo@afdb.org Tél. : +226 50375750 / 51 / 53 Fax : +226 50375749 Ouagadougou, Burkina Faso

Cameroun Groupe de la Banque africaine de développement Bureau National du Cameroun (CMFO) Immeuble No 1067 bis Rue 1750 Nouvelle Route Contact : M. Athanase Gahungu Tél. : +237 552 03 54 / 552 03 54 Bastos, Yaoundé / Cameroun

Congo (République démocratique du Congo) Groupe de la Banque africaine de développement Bureau régional de la R. D. Congo (CDRO) Immeuble de la BCDC ( Banque de Commerce du Congo) Boulevard du 30 Juin - Kinshasa NRC Kinshasa 340 Contact : M. Medjomo Coulibaly, fonctionnaire responsable E-mail : m.c.coulibaly@afdb.org Tél. : +243 0 815 705 989 Kinshasa, République Démocratique du Congo

Egypte Groupe de la Banque africaine de développement Bureau national de l’Egypte (EGFO) 1, Al-Gazayer Square, 1st Floor, New Maadi Contact: M. Chand Khuhhal Khushiram Tél. : +202-5160906 Fax : +202-5160868 Caire, Egypte

30

Ethiopie Groupe de la Banque africaine de développement Bureau national de l’Ethiopie (ETFO) 7th Floor, Sevita Building, Bole Sub-City, Kebele 01, House N05058 P.O Box 25543 Code 1000 Contact : M. Lamin Barrow E-mail : l.barrow@afdb.org Tél. : +251 116 627 726 Fax : +251 116 627 742 Ext. : 3861-3866 Addis Ababa, Ethiopia

Gabon Groupe de la Banque africaine de développement Bureau Régional du Gabon (GAFO) Immeuble Saint Georges, Quartier Kalikak B.P. 4075 Contact : M. Boubacar Sidiki Traoré, représentant résident E-mail : b.traore@afdb.org Tél. : +241 76 85 76 / +241 76 85 79 Fax : +241 76 85 77 Ext. : 3841-3846 Libreville, Gabon

Ghana Groupe de la Banque africaine de développement Bureau national du Ghana (GHFO) Heritage Tower, 7th Floor Contact : M. Alieu JENG, représentant résident E-mail : a.jeng@afdb.org Tél. : +233 21 66 28 40 / +233 21 66 28 18 Fax : +233 21 66 28 55 Ext. : 6200 Accra, Ghana

Kenya Groupe d ela Banque africaine de développement Bureau national du Kenya (KEFO)

31

11th Floor, Landmark Plaza Argwings Kodhek Road, Upperhill Contact : Mme Domina Buzingo, représentante résidente E-mail : d.buzingo@afdb.org Tél. : +254 20 4766300 Fax : +254 20 4766444 Nairobi, Kenya

Madagascar Groupe de la Banque africaine de développement Bureau national de Madagascar (MGFO) 9ème étage, Immeuble Fitaratra Ankorondrano, Rue Ravoninahitriniarivo BP 1718 Analakely Antananarivo 101, Madagascar Tél. : +261 2022 643 61, 2022 641 89 Fax : +261 2022 642 32 Ext. : 6000-6049 Antananarivo, Madagascar

Malawi Groupe de la Banque africaine de développement Bureau national du Malawi (MWFO) 2nd Floor, Kang’ombe House Box 30732, City Centre Lilongwe Contact : M. Frank Kufakwandi, représentant résident E-mail : s.kufakwandi@afdb.org Tél. : +265 0 1 77 44 60-62/64 Fax : +265 0 1 77 44 69 Ext. : 6500 Lilongwe, Malawi

Mali Groupe de la Banque africaine de développement Bureau national de Bamako (MLFO) 3e & 4e étages, Immeuble Investim Bâtiment B, Quartier du Fleuve BP 2950

32

Contact : M. Moulay Lahcen Ennahli, représentant résident E-mail : e.mylahcen@afdb.org Tél. : +223 222 28 85 ou 222 28 72 Fax : +223 222 29 13 Poste : 6050-6099 Bamako, Mali

Maroc Groupe de la Banque africaine de développement Bureau national du Maroc (MAFO) Immeuble “Espaces les Lauriers”, 1e Etage Angle des avenues Annakhil et Mehdi Ben Barka Hay Riad Contact : Mme Abou Zeid Amani, représentante résidente E-mail : a.abou-zeid@afdb.org Tél. : +212 60 99 67 68 Rabat, Maroc

Mozambique Groupe de la Banque africaine de développement Bureau régional du Mozambique (MZFO) 3rd floor, JAT 4 Building Zedequias Maganhela, 267 Contact : Mme Alice Hamer, représentante résidente E-mail : a.hamer@afdb.org Tél. : +258 21326409 Fax : +258 21315600 Ext. : 3801-3806 Maputo, Mozambique

Nigeria Groupe de la Banque africaine de développement Bureau national du Nigeria (NGFO) Plot 813, Lake Chad Crescent Maitama District Contact : M. Herve Assah, représentant résident E-mail : h.assah@afdb.org Tél. : +234 9 4133261 / 262 +234 9 6721738 / 738

33

Fax : +234 9 413 3260 / +1 321 956 3851 Ext. : 3851-3856 Abuja, Nigeria

Rwanda Groupe de la Banque africaine de développement Bureau national du Rwanda (RWFO) Immeuble BCDI 8 Avenue de la Paix BP 7329 Contact : M. Jacob Mukete, représentant résident E-mail : j.mukete@afdb.org Tél. : +250 50 42 97/50 Fax : +250 50 42 98 Ext. : 6100-6149 Kigali, Rwanda

Sénégal Groupe de la Banque africaine de développement Bureau régional du Sénégal (SNRO) Appartements 3, 4, et 5, Résidence Rokhaya Route Hotel Méridien Président, Les Almadies Contact : M. Mohamed H’midouche, représentant résident E-mail : m.hmidouche@afdb.org Tél. : +221 5276686 Dakar, Sénégal

Sierra leone Groupe de la Banque africaine de développement Bureau national de la Sierra Leone (SLFO) 5th & 6th floor, Bishop Building 13 Lamina Sankoh Street, PMP335 Contact : M. Samuel O. Onwona E-mail : s.onwona@afdb.org Tél. : +232 (0) 765 413 28 Ext. : 6450 - 6452 Freetown, Sierra Leone Soudan Higleig Petroleum Tower 7th Floor, Plot 499

34

Square 65, East-Second Contact : M. Famara Jatta, représentant résident E-mail : f.jatta@afdb.org Tél. : +249 922 735 071 Khartoum, Soudan

Tanzanie Groupe de la Banque africaine de développement Bureau national de la Tanzanie (TZFO) 5th Floor, International House, Garden Avenue, P.O. Box 6024 Contact : Mme Sipho Moyo, représentante résidente E-mail : s.moyo@afdb.org Tél. : +255 22 2125281/2 (office) +255 22 2125286 (Direct) Fax : +225 22 2125283 Ext. : 3811-3816 Dar es Salaam, Tanzanie

Tchad Groupe de la Banque africaine de développement Bureau National du Tchad (TDFO) Immeuble BCC, 2eme étage BP 193, Avenue Charles de Gaulle Contact : M. Pascal D. Bitoumbou, représentant résident E-mail : p.bitoumbou@afdb.org Tél. : +235 52 46 79 / 52 45 57 Fax : +235 52 49 96 N'djamena, Tchad

Ouganda Groupe de la Banque africaine de développement Bureau national de l’Ouganda (UGFO) 14th Floor Crested Towers Building, Hannington Road P.O. Box 28509 Tél. : +256-41 236 166 / (+256-41) 236 167 Fax : +256-41 234 011 Kampala – Ouganda

35

Zambie Groupe de la Banque africaine de développement Bureau national de la Zambie (ZMFO) Pyramid Plaza, 746B Church Road Cathedral Hill, P O Box 51449 Ridgeway Contact : M. Freddie Kwesiga, représentant résident E-mail : f.kwesiga@afdb.org Tél. : +260 21 1257868/869/874 Fax : +260 21 1257872 Lusaka, Zambie

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www.afdb.org

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