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ÉLIMINATOIRES DE LA CAN 2017 : ÉTHIOPIE-ALGÉRIE (À 15H À ADDIS-ABEBA) Les Verts en quête

ÉLIMINATOIRES DE LA CAN 2017 : ÉTHIOPIE-ALGÉRIE (À 15H À ADDIS-ABEBA)

Les Verts en quête de confirmation

P.13

ATTENTATS DE BRUXELLES ET PROJET D'ATTENTAT DÉJOUÉ EN FRANCE

Les

ramifications

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

Contribution

GPRA-EMG

Regards croisés sur les négociations d’Évian 1961- 1962 P.10

européennes

de la cellule

belge P.4

ule TIONONNNNALALALLLL DD INFORMATION. 37, RU
ule
TIONONNNNALALALLLL DD INFORMATION. 37, RU

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7193 MARDI 29 MARS 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

LES MEMBRES DE L’INSTANCE FONT FACE À DE “PROFONDES DIVERGENCES” ICSO les premières fissures P.3
LES MEMBRES DE L’INSTANCE FONT FACE
À DE “PROFONDES DIVERGENCES”
ICSO
les premières
fissures
P.3
MEETING
DU FRONT
INTERNE À LA
COUPOLE D’ALGER
Ouyahia et
Benyounès
absents au show
de Saâdani P.3
Louiza Archives/Liberté
absents au show de Saâdani P.3 Louiza Archives/Liberté ILS ONT INITIÉ UNE MARCHE DE PROTESTATION DE

ILS ONT INITIÉ UNE MARCHE DE PROTESTATION DE BÉJAÏA À ALGER

ONT INITIÉ UNE MARCHE DE PROTESTATION DE BÉJAÏA À ALGER Les enseignants contractuels poursuivent leur “parcours

Les enseignants contractuels poursuivent leur “parcours du combattant”

contractuels poursuivent leur “parcours du combattant” P.2 VIGNETTE AUTOMOBILE La vente retardée au mois de mai

P.2

VIGNETTE AUTOMOBILE

La vente retardée au mois de mai P.7

APRÈS LE CRASH D'UN HÉLICOPTÈRE DE L'ARMÉE AU SUD DU PAYS

L’hommage des Algériens aux soldats défunts P.4

DOSSIER ATTAQUES CIBLÉES CONTRE LA BANQUE GÉNÉTIQUE D’ALEP CONFIDENCES DE TOURISTES FRANÇAIS À TIKJDA La
DOSSIER
ATTAQUES CIBLÉES CONTRE
LA BANQUE GÉNÉTIQUE D’ALEP
CONFIDENCES DE TOURISTES FRANÇAIS
À TIKJDA
La guerre des
graines a-t-elle déjà
commencé ?
“Les Algériens sont
un peuple digne”
REPORTAGE DE
RAMDANE
P.8/9
P.6
BOURAHLA
Liberté

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L’actualité en question

Mardi 29 mars 2016

LIBERTE

ILS ONT INITIÉ UNE MARCHE DE PROTESTATION DE BÉJAÏA À ALGER

Les enseignants contractuels poursuivent leur “parcours du combattant”

Les enseignants contestataires menacent de boycotter le 3 e trimestre de l’année scolaire en cours, si jamais le ministère de tutelle continue à tourner le dos à leurs revendications.

L es enseignants contrac- tuels, qui ont marché dimanche du chef-lieu de la wilaya de Béjaïa en direction d’Alger, se sont arrêtés pour la nuit à

El-Kseur. Leur première nuit passée au lycée technique de la ville, ils ont repris leur marche vers la capitale dans une action de protestation vi- sant à faire valoir leurs revendica- tions liées, notamment, à la régula- risation de leur situation sociopro- fessionnelle, et ont poursuivi, hier encore, leur parcours long de plus de 250 kilomètres. Empruntant la route nationale n°26 reliant Béjaïa à Bouira, les ensei- gnants protestataires, dont des femmes en blouses blanches, de- vaient parcourir, hier, une cinquan- taine de kilomètres, sous l’escorte des policiers, pour faire une autre halte à Akbou. Des banderoles et autres pancartes à la main, ils traverse- ront certains centres urbains de la vallée de la Soummam, tels que Sidi Aïch, Takrietz, Ighzer Amokrane, en scandant à tue-tête des slogans ayant trait à leurs revendications, sous les regards passionnés des citoyens qui les accueillaient avec des tonnerres d’applaudissements. À noter qu’outre les représentants du comité des enseignants contractuels et vacataires, issus d’une vingtaine de wilayas, des responsables d’autres syndicats autonomes de l’éducation nationale, notamment le Conseil

Kamal Ouhnia/Liberté
Kamal Ouhnia/Liberté

Les contractuels poursuivent leur marche sur Alger.

des lycées d’Algérie (CLA), l’Union nationale des personnels de l’éducation (UNPEF) et le Syndicat national autonome des personnels

de l'administration publique (Snapap), ont tenu à soutenir et à se solidariser avec leurs collègues protestataires.

La nouveauté est que la Fédération nationale de l'éducation du Snapap, affiliée à la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA), a déposé, hier, sa plateforme de revendications au niveau du ministère de l'Éducation, dans laquelle elle exige aussi “l'inté- gration des enseignants contractuels sans condition, ni concours”. Pour sa part, le député du parti El- Moustakbel (Front de l’Avenir), Khaled Tazghart, membre de la commission de l’éducation, de l’en- seignement supérieur et de la re- cherche scientifique, s’est également montré solidaire avec les manifes- tants auxquels il a exprimé son sou- tien. “Moi-même, j’étais enseignant contractuel pendant 8 ans. En connaissance de cause, on ne peut pas envoyer 21 000 enseignants au chômage d’un jour à l’autre, après avoir passé tant d’années au service

du secteur de l’éducation”, écrit le parlementaire de Béjaïa sur sa page facebook. Pour rappel, les protestataires exigent “l’intégration sans concours et sans condition de tous les enseignants contractuels et vacataires dans le secteur de l’éducation nationale”, dénoncent “les décisions provoca- trices de la ministre Benghabrit” et déplorent “le comportement indigne” des éléments des services d’ordre qui les ont empêchés de tenir un sit-in devant la présidence de la Répu- blique, à El-Mouradia. Par ailleurs, il faut signaler que ces enseignants contestataires menacent de boycotter le 3 e tri- mestre de l’année scolaire en cours, si jamais le ministère de tutelle continue à tourner le dos à leurs re- vendications.

KAMAL OUHNIA

Une délégation des contractuels chez Benghabrit

n La ministre de l'Éducation nationale, Nouria Benghabrit, a reçu hier au siège du ministère (Alger) une délégation des représentants des enseignants contractuels pour examiner leurs revendications dont le recrutement direct sans passer par le concours prévu fin avril prochain. Le chargé de la communication au ministère de l'Éducation nationale, Amine Cherfaoui, a affirmé que la ministre avait décidé de recevoir, à huis clos, les représentants des enseignants contractuels pour rappeler que “les portes restent ouvertes” pour l'ensemble des parties, y compris les enseignants contractuels. Le représentant des enseignants contractuels, Bachir Saïdi, a déclaré

à l'APS que la délégation comptait six représentants des enseignants contractuels venus des wilayas de Boumerdès, Relizane,

Djelfa, Bouira, Bordj Bou-Arréridj et Oran. Les revendications des enseignants contractuels,

selon M. Saïdi, se résumaient en

sans condition, le versement des arriérés de salaires qui remontent à 2014, le versement mensuel du salaire dans les délais, et le rétablissement des différentes primes dans les salaires des enseignants contractuels, notamment la prime de la pédagogie, de l'encadrement et du rendement”. Il a précisé que les enseignants avaient entamé depuis dimanche une “marche de

l’“intégration

protestation à partir de la wilaya de Béjaïa pour arriver dans une semaine à Alger”. Par ailleurs, la ministre de l'Éducation avait, dans une déclaration à l'APS, conseillé les enseignants de faire preuve de retenue et de participer au concours prévu fin avril, les appelant à assumer leurs responsabilités. “La loi ne permet pas d'intégration directe de cette catégorie”, a-t-elle tenu à préciser. Elle a affirmé, enfin, que la “loi ne leur permet pas de donner une démission collective et ne leur permet pas non plus de bénéficier d'un double avantage dans le secteur de la Fonction publique”.

APS

EXPLOITATION DE LA 4G

Les résultats de l'appel d'offres connus le 23 mai

L a ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, Houda Iman Faraoun, a indiqué, hier,

lundi, que les résultats de l'appel d'offres rela-

tif à l'exploitation de la 4G “seront connus le 23 mai et les lauréats ne seront tenus à aucun pla- fonnement concernant la couverture”. “Les lauréats de l'appel d'offres lancé en janvier dis- poseront de trois mois pour la commercialisa- tion de ce service dont la mise en exploitation est prévue au plus tard pour le dernier trimestre de l'année en cours”, a indiqué M me Faraoun dans un entretien à l'APS. “Contrairement à la

3G, aucun plafonnement n'est à prévoir pour ce qui est de la couverture 4G”, a-t-elle ajouté, pré- cisant que les opérateurs “auront la latitude de choisir le débit qui leur convient au prorata des moyens techniques et financiers dont ils dispo- sent, avec pour seuil un taux de couverture de 10% dans les wilayas choisies durant les quatre premières années”. “Cette formule a été adop- tée pour permettre aux opérateurs d'assurer, en même temps, les communications GSM, la 3G et la 4G”, a fait savoir la ministre. Invitée à donner plus de précisions sur le fait que l'appel d'offres ne s'est limité qu'aux trois

OFFENSIVE DIPLOMATIQUE FRANÇAISE EN ALGÉRIE

Jean-Marc Ayrault aujourd’hui à Alger

n Le ministre français des Affaires étrangères et du Développement international, Jean-Marc Ayrault, effectuera, à partir d’aujourd’hui, une visite de travail de deux jours à Alger. À l’invitation de son homologue Ramtane Lamamra, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Ayrault vient marquer une énième étape dans le renforcement des relations algéro-françaises dans plusieurs domaines et vient baliser le terrain pour la prochaine venue du Premier ministre français, Manuel Valls. Pour son premier déplacement en Algérie depuis sa prise de fonction le 11 février dernier, M. Ayrault vient également marquer l’offensive diplomatique française en Algérie, et sa visite, comme le précise l’ambassade de France en Algérie, “s’inscrit dans la continuité des nombreuses visites officielles françaises et prolonge la visite de travail et d’amitié que le président de la République avait effectuée en juin 2015 à Alger”. Bien avant, M. Ayrault s’était entretenu avec M. Lamamra “afin de poursuivre et d'approfondir encore la concertation exemplaire entre la France et l’Algérie, dans le cadre du partenariat d'exception voulu par les chefs d'État français et algérien”, précise la même source. Du coup, plusieurs questions seront abordées, notamment la situation sécuritaire dans la région du Sahel, la Libye et la Tunisie et la coopération entre les deux pays dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Aussi, cette visite sera une opportunité pour évoquer les grandes échéances bilatérales des prochaines semaines, en particulier le Comité intergouvernemental de haut niveau, qui sera présidé, au mois d’avril prochain, par les deux Premiers ministres, MM. Sellal et Valls. Un comité, rappelle-t-on, qui a donné naissance, en décembre 2013, à une nouvelle ère dans la coopération algéro-française. Par ailleurs, M. Ayrault abordera les grands dossiers bilatéraux, notamment la coopération en faveur de la jeunesse et l’intensification du partenariat économique et productif entre les deux pays.

FARID BELGACEM

opérateurs (Mobilis, Djezzy et Ooredoo), M me Faraoun a rappelé que l'appel d'offres était ouvert à tous les opérateurs désireux d'in- vestir dans cette technique, “mais aucun opé- rateur ne s'était manifesté à l'exception de ces trois opérateurs”. Ce désintérêt, a ajouté la ministre, s'explique par le fait que l'opération ne présente aucune efficacité économique pour un autre opérateur appelé à rivaliser avec les opérateurs présents sur le marché de la téléphonie mobile, et ce, en un temps record, en vue d'installer son réseau

à travers tout le territoire national, une opéra- tion extrêmement coûteuse. Un appel d'offres avait été lancé par l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT), au- quel les trois opérateurs avaient souscrit en vue de lancer ce service dans les régions choisies, l'opération devant faire l'objet d'évaluation vers la fin mai. La première responsable du secteur a précisé que le recours à l'option du “Service universel” s'inscrivait dans le cadre du “développement du- rable et la garantie du service public”.

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s'inscrivait dans le cadre du “développement du- rable et la garantie du service public” . Publicité

AF

LIBERTE

Mardi 29 mars 2016

L’actualité en question

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LES MEMBRES DE L’INSTANCE FONT FACE À DE “PROFONDES DIVERGENCES”

Icso : les premières fissures

“Chaque parti et chaque personnalité invitent ceux qu’ils veulent”, a souligné notre source qui appréhende la présence de certains “invités surprises”, pour le moins “indésirables”, sinon “inutiles”.

L a rencontre rebaptisée “conférence nationale de l’opposition” en substi- tution du “congrès de l’opposition” initiale- ment annoncé, prévue

pour demain à la Mutuelle des tra- vailleurs de la construction de Zéralda (Alger), se prépare sur fond de “fissures” et de “profondes di- vergences”. En effet, apprend-on d’une source proche de l’instance de concertation et du suivi de l’opposition (Icso), en charge de préparer ce sommet, les membres de cette dernière divergent, dans la forme, notamment sur le choix des participants que certains partis et personnalités politiques animant l’instance voudraient invi- ter mais pas d’autres. Cela, d’autant plus que les invitations n’étaient pas adressées aux invités sous le sceau de l’Icso, mais sous ce- lui de chaque parti et de chaque per- sonnalité et de manière éparse et non concertée. “Chaque parti et chaque personnalité invitent ceux qu’ils veu- lent”, a souligné notre source qui ap- préhende la présence de certains “invités surprises”, pour le moins “in-

Magha Yahia/Archives Liberté
Magha Yahia/Archives Liberté

La rencontre de Mazafran en 2014 avait permis de mettre en berne certaines divergences.

désirables”, sinon “inutiles”. Allusion faite à des anciens du FIS dissous dont ceux adhérant au très contes- té mouvement Rachad formé à l’étranger, ou encore à certains an- ciens du sérail, à l’instar de l’ancien chef de gouvernement, à l’ère du pré- sident Chadli Bendjedid, Abdelha-

mid Brahimi dit “Abdelhamid la science”, Anouar Haddam ou enco- re Mourad Dhina, coordinateur du mouvement Rachad, figureraient parmi les anciens cadres du FIS dis- sous pressentis pour assister au sommet de demain. Si aucune invitation n’a été adressée au mouvement Rachad, certains de ses militants sont, néanmoins, at- tendus pour participer à la confé- rence de l’opposition en tant que “personnalités politiques”. C’est ce qui nous a été confirmé par Younes Sa- ber Chérif, secrétaire national char- gé de la communication de Jil Dja- did et non moins membre de la cellule de communication de l’Icso, pour qui les noms de ces “person- nalités” de Rachad sont pour l’instant inconnus. Selon lui, les seuls anciens

du FIS dissous qui se présenteront à la conférence de demain restent, à présent, Ali Djeddi et Kamel Gue- mazi, déjà membres de l’instance. Le même membre de la cellule de communication affirme, par ailleurs, que des invitations ont été adressées à au moins 160 personnalités poli- tiques et à 17 partis politiques, ceux formant l’instance compris. Parmi les personnalités invitées, il citera, entre autres, les anciens chefs de gou- vernement Mouloud Hamrouche, Mokdad Sifi et Abdelhamid Brahi- mi, l’ancien ministre Ahmed Taleb Ibrahimi, l’ancien ministre de la Défense, le général Rachid Benyelles, Rachid Nekkaz, les anciens com- battants Djamila Bouhired et Lakh- dar Bouragaâ, les avocats Mokrane Aït Larbi et Kamel Dabbouz (Lad-

MEETING DU FRONT INTERNE À LA COUPOLE D’ALGER

Ouyahia et Benyounès absents au show de Saâdani

dh), l’ancien colonel du DRS et po- litologue Mohamed Chafik Mes- bah, le général à la retraite Mohamed Tahar Yala ou encore Nacer Boudiaf, fils du président assassiné, Mohamed Boudiaf. Cela sans parler des personnalités déjà membres de l’Icso, à l’instar de l’ancien ministre de la Communi- cation Abdelaziz Rahabi, les an- ciens chefs de gouvernement Sid- Ahmed Ghozali et Ahmed Benbi- tour et le doyen des droits de l’Hom- me, M e Ali Yahia Abdenour, pour ne citer que ceux-là. Concernant les partis politiques, le communicant de l’Icso indique qu’outre les partis agglomérés dans l’instance, des in- vitations ont été adressées notam- ment au FFS, à l’UDS (non agréé) de Karim Tabbou, au FC d’Abdel- madjid Menasra ou encore à l’UFDS de Tahar Benbaïbèche. Néanmoins, avoue le représentant de l’Icso, jusqu’à hier, aucun des invi- tés n’avaient “ni confirmé ni infirmé sa présence”. Le membre de la cellule de la communication de l’Icso ten- te de convaincre que les préparatifs de la rencontre de demain allaient “bon train”, mais force est de consta- ter que les clivages fissurent, désor- mais, les rangs des partis et des per- sonnalités de l’opposition. Ce qui ex- plique, d’ailleurs, la transformation du congrès initialement prévu en une “conférence nationale de l’op- position”, de laquelle ne découlera pas la moindre résolution. Les par- tis et les personnalités politiques, cela dit, ne voudraient pas rater cette tri- bune pour exprimer, chacun de son côté, leurs positions respectives.

FARID ABDELADIM

C onçue comme un large ras- semblement des soutiens au chef de l’État, l’initiative

du front interne lancée par Amar Saâdani, SG du FLN, n’aura finale- ment pas l’adhésion de tous les par- tisans de M. Bouteflika. Ainsi, le RND, d’Ahmed Ouyahia et le MPA d’Amara Benyounès, deux forma- tions du cercle présidentiel, n’ont pas manifesté d’intérêt pour l’offre de Saâdani qui, pourtant, est déclinée comme un instrument politique de soutien au Président et qui, donc, ne peut constituer un point de désac- cord. On aura compris qu’à travers ce re- fus du RND et du MPA d’adhérer au front interne, se pose la question de leadership. Mais pas que, tant est que cette “bouderie” cache également mais surtout un entrechoquement de stratégies politiques et d’appréhen- sions des échéances électorales fu- tures, les législatives et la présiden- tielle. S’agissant de la guéguerre de leadership, la confirmation vient de la multiplication des initiatives im- pliquant les partis qui se réclament de la proximité du chef de l’État. Elle émane aussi de l’accueil réservé par Saâdani à l’initiative du RND et ses critiques acerbes renouvelées à l’en- contre d’Ouyahia. Ni la redynami- sation du directoire de campagne électorale proposée par Amara Be- nyounès, et encore moins l’envie de rééditer l’Alliance présidentielle ex- primée par Ouyahia n’ont trouvé grâce aux yeux de Saâdani, qui a, illi- co, rejeté les deux propositions pour

engager la sienne. Amar Saâdani n’a eu que l’adhésion de Taj d’Amar Ghoul, parti proche du cercle pré- sidentiel. Les autres partis annoncés, en grande pompe, comme partie prenante du front interne, n’ont, au fait, aucune assise et encore moins de visibilité sur la scène politique. À côté de ces partis à l’assise poli- tique faible, on comptabilise des associations également de peu d’an- crage, pour certaines n’existant que sur les fichiers du ministère de l’In- térieur. Cela dit, il reste que les deux personnalités les plus en vue du front interne entrevoient différem- ment la perspective. D’un côté, le chef de Taj, qui parle “d’un espace plus large”, invite y compris une par- tie de la classe politique en rupture avec le régime à y prendre part, pour, dit-il, “faire face aux menaces qui guettent le pays”. De l’autre, le SG du FLN qui le confine dans une pos- ture de simple rassemblement de soutien au chef de l’État, dont la mis- sion essentielle est de “naturaliser” l’opposition, d’où d’ailleurs le choix de la date du 30 mars pour tenir le show à la Coupole. Durant la même journée, l’opposi- tion politique, réunie dans la CLTD et l’Icso tiendra son second congrès, Mazafran II. Il faut aussi souligner que contrairement à la CLTD, les initiateurs du front interne n’ont eu à faire face à aucune tracasserie ad- ministrative pour obtenir l’autori- sation pour se réunir.

MOHAMED MOULOUDJ

L’ÉDITO

PAR SAÏD CHEKRI

Divergences de fond

L es partis et personnalités regroupés dans l’Instance de coordination et de suivi de l’opposition (Icso) s’apprêtent à tenir une “conférence” en lieu et place du “congrès” prévu. À l’inverse du Parti des travailleurs (PT) qui,

À la CLTD, on estime que l’Icso, à

travers l’action développée en son sein par les parties issues du Pôle du changement, ressemble, chaque jour un peu plus, à une “usine de recyclage” pour certains de ses membres qui, d’ailleurs, n’hésitent pas à “recruter” dans leur entourage pour grossir les rangs de leurs fidèles à l’intérieur de l’Instance.”

à la surprise générale, a transformé une conférence en congrès. Mais, tout com- me le PT, les animateurs de l’Icso ont vraisemblablement pris cette décision pour “s’adapter” aux péripéties internes enregistrées par ce groupement de partis et de “personnalités nationales”. Selon des indiscrétions obtenues auprès de membres de l’Icso, le congrès ini- tialement prévu s’annonçait plutôt comme un “show médiatique” dont l’ob- jectif était d’en faire un “événement politique” qui effacerait ou, tout au moins, égalerait la fameuse conférence de Mazafran du 10 juin 2014 en termes d’im- pact, d’écho et de retentissement au sein de la société et de l’opinion publique. Ce qui, en soi, ne pouvait agréer les animateurs de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD) qui, certes membres de l’Icso, sont les artisans de succès politiques. Du coup, ces derniers soulignent, vo- lontiers, à la veille de la rencontre de l’Icso, que celle-ci ne peut être, au mieux, qu’une étape d’évaluation et que le document de référence de l’opposition devra rester la plateforme de Mazafran, et que toute autre proposition ne se- rait que “surenchère” et ne travaillerait pas en faveur de la cohérence des pro-

positions contenues dans cette plateforme. Mais il n’y a pas que cela. À la CLTD, on estime que l’Icso, à travers l’action dé- veloppée en son sein par les parties issues du Pôle du changement, ressemble, chaque jour un peu plus, à une “usine de recyclage” pour certains de ses membres qui, d’ailleurs, n’hésitent pas à “recruter” dans leur entourage pour grossir les rangs de leurs fidèles à l’intérieur de l’Instance. Et l’on estime qu’ils courent derrière un seul objectif : faire s’aligner l’ensemble de l’opposition. Plus qu’une histoire de leadership, il s’agit, au fond, de divergences politiques fondamentales. Car, à la CLTD, on estime qu’il s’agit, à présent, de porter la revendication d’une transition pacifique et que le débat ne doit porter que sur l’agenda et les étapes d’une telle transition qui doit déboucher, à sa pha- se ultime, sur des élections organisées par une instance indépendante. n

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L’actualité en question

Mardi 29 mars 2016

LIBERTE

APRÈS LE CRASH D'UN HÉLICOPTÈRE DE L'ARMÉE AU SUD DU PAYS

L’hommage des Algériens aux soldats défunts

Des photos des soldats ont été partagées sur le Net et l’image de ces jeunes “héros” a suscité des commentaires émouvants.

L e crash d'un hélicoptère de l'Armée nationale populaire (ANP), sur- venu dimanche au sud du pays près de Reggane, au secteur opé- rationnel d’Adrar (3 e Région mi- litaire), faisant douze morts et

deux blessés, suite à une panne technique, a provoqué une large vague de compassion parmi les Algériens. L'hélicoptère de transport de troupes de type Mi-171 des forces aériennes algériennes, s’est écrasé, ce jour-là, vers 18h, lors d'une mission de reconnaissance, selon les précisions du mi- nistère de la Défense nationale (MDN). La si- nistre nouvelle a aussitôt fait le tour des réseaux sociaux du pays, où les Algériens, y compris les résidents à l’étranger, n’ont pas manqué de rendre leur hommage aux hommes du devoir

de la nation, a-t-on constaté. Quelques pho- tos des soldats ont aussitôt été partagées sur le Net, et l’image de ces jeunes “héros” a sus- cité des commentaires émouvants. Les photos des “soldats martyrs”, tantôt en te- nue militaire, tantôt en tenue civile, dans leurs régions natales respectives, ont donné lieu à une grande sympathie des Algériens pour l’institution militaire, et particulièrement pour les soldats postés au front de la lutte an- titerroriste. L’incident survenu à 1 400 km au sud d'Alger, a pratiquement mobilisé aux quatre coins du pays. C’est ainsi qu’on peut lire dans l’un des pre- miers commentaires, signé Nehla, une jeune femme résidant dans la wilaya de Guelma, à l’est de l’Algérie : “Tellement triste pour nos jeunes soldats. Qu'ils reposent en paix. Que Dieu

accueille nos héros dans Son vaste paradis.” Il faut dire que les photos des jeunes soldats dé- funts dans leurs villages, parmi leurs familles, ont particulièrement touché les citoyens. Ils découvrent des Algériens ordinaires com- me eux, mais qui ont eu ce courage de veiller sur toute la nation, comme ont eu à le relever plusieurs internautes. D’où d’ailleurs, cette grande vaque de compassion. L’agence de pres- se officielle (APS), a rappelé hier qu’“en octobre 2014, un avion de l'armée de l'air algérienne s'est écrasé dans le sud du pays lors d'un entraîne- ment, tuant les deux militaires qui étaient à bord”. Aussi, qu’“en décembre 2012, quand deux avions militaires s'étaient percutés en plein vol lors d'un entraînement à Tlemcen, dans l'ex- trême Ouest algérien, provoquant la mort des

pilotes”. Le bilan le plus lourd a été enregistré en février 2014, lors du crash d'un avion mi- litaire dans l'est de l'Algérie, et qui avait fait 77 morts. Par ailleurs, il est à signaler, que suite à ce tra- gique accident, “le commandant de la 3 e Région militaire s’est immédiatement déplacé sur les lieux, pour s’enquérir de l’ampleur des dégâts et de prendre les mesures nécessaires dans de pa- reilles situations”, a précisé le MDN. Le vice- ministre de la Défense, chef d’état-major de l’armée, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, a “aussitôt ordonné la désignation d’une commission d’enquête afin de détermi- ner les circonstances de l’accident”, a précisé la même source.

MEHDI MEHHENI

SITUATION SÉCURITAIRE

Deux terroristes abattus à Tizi Ouzou et à El-Oued

A près les trois terroristes abattus, samedi, par les forces de l’ANP lors d’une opération de ratissage, toujours en cours, menée dans le massif de Sid-Ali-Bounab dans la

wilaya de Tizi Ouzou, le ministère de la Défense nationale (MDN), a indiqué, hier, dans un communiqué, l’élimination d’un quatrième terroriste. Selon le MDN, “suite à l'opération de ra- tissage menée par les forces de l'Armée nationale populaire dans la forêt de Sid-Ali-Bounab, près de la commune de Tadmaït, wi- laya de Tizi Ouzou/1 re Région militaire, et qui s'est soldée par la neutralisation de trois terroristes et la récupération d'armes à feu

et de munitions, un autre terroriste a été mis hors d'état de nui- re tandis qu'un pistolet-mitrailleur de type Kalachnikov et une quantité de munitions ont été récupérés”, est-il indiqué, tout en précisant aussi que “8 refuges pour terroristes ont été découverts et détruits à Tizi Ouzou, à Aïn Defla/1 re RM et à Skikda/5 e RM, contenant neuf mines de confection artisanale, des explosifs, des moyens de détonation et des denrées alimentaires.” Par ailleurs et dans le cadre de l'opération menée par un autre détachement de l'ANP, à El-Oued, dans la 4 e RM, ayant permis d'éliminer six terroristes et de récupérer un important lot d'armement et de

munitions, et suite à l'exploitation de renseignements, un sep- tième terroriste, appartenant au même groupe criminel, a été éliminé, avant-hier soir, 27 mars 2016 à 21h, à El-Oued, a ajou- té le communiqué. Il s'agit en l'occurrence, selon le MDN, du dangereux criminel recherché “M. Toufik”. En outre, huit re- fuges pour terroristes ont été découverts et détruits à Tizi Ou- zou, à Aïn Defla, dans la 1 re RM et Skikda, dans la 5 e RM, conte- nant neuf mines de confection artisanale, des explosifs, des moyens de détonation et des denrées alimentaires.

K. TIGHILT

ATTENTATS DE BRUXELLES ET PROJET D'ATTENTAT DÉJOUÉ EN FRANCE

Les ramifications européennes de la cellule belge

L e réseau terroriste, à l’origine des at- tentats de Paris et de Bruxelles, dis- pose de ramifications européennes.

C’est ce qu’a démontré l’arrestation, di-

manche, d’un Français à Rotterdam, aux Pays-Bas, a révélé une source policière proche du dossier dans l’enquête sur le

projet d’attentat déjoué en France durant

le week-end. Anis B., un Français de 32 ans,

a été interpellé, en effet, après une per-

quisition qui a permis la découverte d’un important lot de munitions, a indiqué le parquet néerlandais. Il était recherché par la police française qui a émis un man- dat d’arrêt européen à son encontre. Des sources policières ont indiqué que le jeu- ne français s’est déjà rendu en Syrie au sein de l’organisation autoproclamée État is- lamique (EI/Daech), qui a revendiqué les attaques commises en Europe. Trois in-

dividus ont aussi été interpellés par la po- lice néerlandaise et ils sont actuellement in- terrogés. Au moins huit autres personnes sont actuellement recherchées par la po- lice européenne, pour leur appartenance à un groupe terroriste. Toujours dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Pa- ris et de Bruxelles, la police belge a incul- pé hier trois individus, arrêtés dimanche lors d’une opération de perquisition. Yassine A., Mohamed B. et Aboubaker O. ont été écroués pour “participation aux ac- tivités d’un groupe terroriste”, a indiqué le parquet fédéral. Mais Fayçal Cheffou, l’ancien journaliste indépendant, présumé “homme au chapeau” dans l’attentat de l’aéroport de Bruxelles, a été libéré hier, après avoir été inculpé dimanche pour “participation aux activités d’un groupe ter- roriste”. “Les indices qui avaient entraîné

l'arrestation du nommé Fayçal C. n'ont pas été confortés par l'évolution de l'instruction en cours. En conséquence, l'intéressé a été remis en liberté par le magistrat instruc- teur”, a déclaré le parquet dans un com- muniqué sans autre précision. Pourtant, le taximan qui a transporté les kamikazes de l’attaque de l’aéroport avait formellement identifié Fayçal Cheffou comme étant le troisième homme du groupe. Du côté de la France, Paris a prolongé la garde à vue de Reda Kriket qui aurait, entre autres, chargé Anis B. de commettre des attaques à Paris. À noter, par ailleurs, que le bilan des victimes des attentats de Bruxelles a été revu à la hausse avec le décès de quatre blessés hier. Il est passé à 28 à 32 morts, cer- tains blessés ayant succombé à leurs bles- sures à l’hôpital militaire de Bruxelles.

LYÈS MENACER

57 e ANNIVERSAIRE DE LA MORT DES COLONELS AMIROUCHE ET SI EL-HAOUÈS

Tayeb Zitouni en envoyé spécial du Président à M’sila

n Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, s’est rendu hier dans la commune de Sidi-M’hamed pour présider une cérémonie marquant le 57 e anniversaire de la mort des colonels Amirouche et Si El-Haouès à Djebel Thamer, à 133 kilomètres au sud de M’sila. “Le président de la République Abdelaziz Bouteflika m’a personnellement demandé de venir commémorer la mort de nos frères et martyrs Amirouche et Si El- Haouès”, dira le ministre en rappelant que le mois de mars est le mois des martyrs. “D’ailleurs, on a récemment commémoré la mort de Larbi Ben M’hidi et de Mustafa Ben Boulaïd…” “On a le devoir de préserver l’Algérie pour laquelle beaucoup de ses enfants sont morts pour son indépendance. C’est ce qu’auraient voulu le colonel Amirouche et son compagnon le colonel Si El-Haouès, s’ils étaient parmi nous aujourd’hui”, a rappelé le ministre. Le ministre a appelé aussi les historiens et les spécialistes à participer à l’écriture de notre histoire.

CHABANE BOUARISSA

ENVIRONNEMENT

L’unique CET de Béjaïa fermé par les riverains

L’ unique centre d’enfouissement technique (CET) de Sidi Bouderhem, situé à cheval entre les communes de Bé- jaïa et d’Oued Ghir, est fermé depuis deux jours à cau-

se d’une montée au créneau des riverains, notamment les ha-

bitants des villages d’Ibourassene, de Hellil et de Mellala, contes- tant les conditions d’exploitation de l’équipement et les nui- sances qu’il charrie, a-t-on constaté hier. Les contestataires mettent en avant “les odeurs pestilentielles

qui s’en dégagent et l’absence de station en son sein pour le trai- tement des lixiviats dont l’écoulement inconsidéré porte atteinte aux cours d’eaux, aux nappes phréatiques et menace la santé publique”, a expliqué un des contestataires, déterminé à ne “lais-

ser passer aucun camion, à moins que les autorités n’apportent une solution viable immédiatement”. Le président de l’APC, Ya- cine Ramtani, soutenant l’action de ses administrés, est dans le même état d’esprit et n’hésite pas à demander la fermetu- re pure et simple de l’équipement. “Il faut le fermer jusqu'à sa mise en conformité”, a-t-il soutenu, notant qu’un cours d’eau, situé à Hellil, est déjà contaminé. La direction de l’environnement, quant à elle, a rejeté d’un re- vers de main tous les griefs, estimant que “le CET répond aux normes établies par le ministère de l’Environnement”, a expli- qué, dans un communiqué, son premier responsable, Saïd Bou- rouba, affirmant que jusqu'à présent, “aucune preuve scienti-

fique n’a été apportée sur l’existence d’une quelconque conta- mination”. “Le lixiviat est recyclé dans le casier du CET à l’ai- de de deux pompes et les odeurs y sont régulièrement traitées par l’utilisation de charbon actif”, a-t-il ajouté, indiquant, par ailleurs, qu’une “station de traitement du lixiviat est en cours d’acquisition”. Le wali de Béjaïa, Ouled Salah Zitouni, a invi- té, hier après-midi, une délégation de représentants des contestataires à une réunion à son bureau pour examiner, d’une part, les points d’achoppements qui caractérisent ce CET et, d’autre part, à les convaincre de rouvrir l’accès à l’équipement, unique structure de décharge des déchets dans la wilaya.

APS

LIBERTE Mardi 29 mars 2016

LE RADAR

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

5

LE BILAN DE L’EXERCICE 2015 N’EST TOUJOURS PAS LIVRÉ

Sonatrach perd ses traditions

N’EST TOUJOURS PAS LIVRÉ Sonatrach perd ses traditions n En février de chaque année, le groupe

n En février de chaque année, le groupe pé-

trolier algérien, Sonatrach, présente, tradi- tionnellement, à la presse nationale, le bilan de l’exercice précédent. Le mois de mars 2016 arrive à son terme, et le groupe n’a toujours pas prévu d’afficher ses résultats de l’année 2015. Il est vrai que durant cette période, le cours du pétrole a atteint son plus bas niveau depuis 30 ans. La chute des prix, qui tend à devenir struc- turelle, a irrémédiablement influé sur les res- sources financières de l’entreprise. Sont-ce

justement ces potentiels chiffres négatifs qui motivent le black-out imposé à la pu- blication du bilan ? Ou ne serait-ce qu’une tendance de la direction actuelle de Sona- trach, qui s’illustre, selon les observateurs du domaine énergétique, par un déficit de com- munication ? La promptitude à communi- quer au compte-goutte est d’ailleurs confor- tée par l’attitude des hauts responsables du département de l’Énergie, qui entourent, au- jourd’hui, leurs activités de confidentialité et d’opacité.

ELLE EST PORTÉE PAR DE JEUNES ANIMATEURS

La radio d’Aïn Témouchent souffle sa 8 e bougie

La radio d’Aïn Témouchent souffle sa 8 e bougie n Le 27 mars 2008, un groupe

n Le 27 mars 2008, un groupe de jeunes sans expérience faisait ses premiers pas dans le monde de l’information auditive. Huit ans après, ces derniers ont réussi à gagner un audimat élevé et à créer une opinion locale sur des événements à l’échelle de la wilaya. La radio locale privilégie l’information de proximité en passant de 6 heures d’émissions radiophoniques à 12 heures, soit le double des plages horaires. Elle sera renforcée très prochainement par l’installation d’un relais fourni par la Télédiffusion algérienne (TDA) afin d’être captée par la population de Béni-Saf.

3 e FORUM DE PARTENARIAT FRANCO-ALGÉRIEN

Des opportunités de coopération dans plusieurs domaines d’activité

n La mission économique

Business France de la re- présentation diplomatique de la France en Algérie et l’ensemble de ses parte- naires nationaux (Andi, ANDPME, Caci, Caci France, Ceimi, CCIAF et FCE) organiseront le 3 e Fo- rum de partenariat, les 10 et 11 avril à Alger. Cet événement, temps fort éco- nomique du Comité inter- gouvernemental de haut

niveau (CIHN), accueillera la participation de plus de 60 entreprises françaises, majoritairement des PME et ETI, dans les domaines de l’agriculture et de l’agroalimentaire, de la construction, des énergies renouvelables, de la grande distribution, des loisirs, du numérique et des télécom- munications, de la santé et de la sous-traitance méca- nique (automobile et ferro-

viaire). Les entreprises françaises saisiront cette occasion pour échanger sur leurs expériences et identifier ou confirmer des opportunités de partena- riat, grâce à un programme étoffé d’échanges (confé- rences plénières, tables rondes, ateliers théma- tiques, rencontres directes avec des entreprises pri- vées et publiques algé- riennes).

SON DÉLATEUR EST CONDAMNÉ DÉFINITIVEMENT DANS UNE AFFAIRE DE CORRUPTION

L’ex-P/APC de Collo innocenté et relaxé

DE CORRUPTION L’ex-P/APC de Collo innocenté et relaxé n Le magistrat instructeur près le tribunal

n Le magistrat instructeur près le tribunal d’El-Harouch, relevant du parquet de la wilaya de Skikda, vient de blanchir l’ex- P/APC de Collo, d’obédience RCD, des chefs d’inculpation de dilapidation de deniers publics et abus d’autorité. Ce dernier était poursuivi à la suite d’une enquête menée par la gendarmerie sous le contrôle du parquet du tribunal de Collo à la suite d’une dénonciation d’un citoyen, lui-même sous l’effet d’une condamnation définitive pour corruption. Le magistrat a ordonné la relaxe de l’ex-P/APC dès lors qu’il a estimé que l’origine de la plainte contre lui était fondée sur un témoignage non crédible. Il est attendu que la justice instruit les services compétents d’enquêter sur les conditions dans lesquelles la plainte a été enrôlée.

RÉGULARISATION DE LA SITUATION DES EMPLOYEURS MAUVAIS PAYEURS

Dernier rappel du directeur général de la Cnas

PAYEURS Dernier rappel du directeur général de la Cnas n Le directeur général de la assorties

n Le directeur général de la

assorties d’une peine d’em-

Cnas, Tidjani Hassan Had- dam, affirme que des sanc- tions seront prises contre les employeurs n’ayant pas régularisé leur situation en- vers la Sécurité sociale au

prisonnement de deux à six mois. En cas de récidive, ces amendes seront majorées à hauteur de 200 000 DA jus- qu’à 500 000 DA, en sus d’une détention de 2 à

lendemain du 31 mars 2016.

24

mois. Pour 2015, plus de

Ils ne pourront, évidem-

34

000 non-déclarations de

ment, plus bénéficier des mesures de facilitation et des avantages contenus dans la loi de finances 2016, soit l’exonération des pénalités de retard, après le règlement des cotisations principales ou l’établissement d’échéancier de paiement. Le premier res- ponsable de la caisse rappelle aux contrevenants qu’ils ris- quent, une fois les délais ex- pirés, des amendes oscillant entre 100 000 et 200 000 DA par travailleur non déclaré,

travailleurs par leur em- ployeur ont été constatées. De grandes ressources fi- nancières seront ainsi per- dues pour la Caisse de sécu- rité sociale si elle ne parvient pas, avant la fin du mois, à réduire conséquemment ce chiffre. Depuis le début de l’opéra- tion, environ 11 000 échéan- ciers ont été accordés et quelque 100 000 employeurs ont bénéficié de l’annula- tion des pénalités de retard.

WILAYA DE TLEMCEN

Un ressortissant espagnol découvert mort

n Le corps d’un ressortissant espagnol, âgé de 50 ans, a été découvert au large du port de Ghazaouet (wilaya de Tlemcen) dans un état de décomposition avancée. La dépouille mortelle a été déposée à la morgue de l’éta- blissement sanitaire de Ghazaouet pour autopsie. Une enquête est ouverte par la brigade de Gendarmerie na- tionale de Ghazaouet pour déterminer si la mort est ac- cidentelle ou d’origine criminelle. Si la deuxième hy- pothèse se confirme, il conviendra de chercher le mo- bile du crime et son ou ses auteur(s).

LES FRAIS D’ENTRETIEN SONT POURTANT RÉGULIÈREMENT PAYÉS

Des immeubles de 9 étages sans ascenseur depuis… 3 ans

n “Les deux ascenseurs de chaque immeuble ne fonctionnent pas depuis plus de 3 ans ! Pas étonnant, quand il s’agit de cités ADDL”, informent, avec beaucoup de fatalisme, des occupants d’appartements en location-vente, à la cité des 204-Logements AADL. Ni les plaintes déposées auprès des services

compétents ni les incessants va-et-vient de ces citoyens qui n’en peuvent plus d’endurer une situation difficile en matière d’accès à leur chez-soi (gravir plusieurs étages de nombreuses fois par jour, une épreuve pour les personnes âgées, les enfants, les femmes enceintes et les malades

chroniques) n’ont incité les responsables de l’administration de l’AADL à procéder à la réparation de ces ascenseurs. Le comble est que les locataires disent payer régulièrement les frais d’entretien des parties communes des immeubles. À quoi est utilisé cet argent, s’il ne sert pas ses objectifs initiaux ?

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L’actualité en question

Mardi 29 mars 2016

LIBERTE

CONFIDENCES DE TOURISTES FRANÇAIS À TIKJDA

“Les Algériens sont un peuple digne”

De nombreuses familles, venues essentiellement des wilayas d’Alger, de Tizi Ouzou, de Boumerdès et de Béjaïa, ont fait le déplacement à Tikjda, dans le but de passer la fin des vacances scolaires. Ambiance.

“L e Seigneur vous a doté d’un paradis terrestre ! Nous avons voyagé un peu par- tout dans le monde, mais un site comme celui de Tikjda, nous en avons ra-

rement vu”, attestent Raymond et Agnès, un couple de touristes français, rencontrés samedi dernier à Tikjda, qui culmine à 1 478 mètres d’altitude. Raymond et son épouse Agnès sont un couple de retraités originaires de la ville de Wolfi- sheim, située à la périphérie de Strasbourg (est de la France), qui séjournent depuis une quinzaine de jours en Algérie. “C’est notre amie Amel qui nous a invités chez elle à Tizi Ouzou, plus exactement à Michelet (Aïn El-Ham- mam, ndlr), une très belle ville”, dira Agnès tout sourire. Son mari enchaînera en déclarant que “la semaine passée nous étions à Béjaïa et nous ne voulions pas rentrer chez nous sans visiter Tikjda, et je peux vous dire qu’on ne regrette pas le détour. C’est tout simplement merveilleux.”

“Visiter l’Algérie, c’est combattre la peur”

Nos interlocuteurs affirment avoir déjà visité l’Algérie dans les années 1980 et qu’ils en gar- dent bien des souvenirs. “Cette ville de Boui- ra était un immense champ de blé. Il n’y avait ni bâtiment ni route ; c’était la nature à l’état sauvage”, s’est remémoré Raymond avec un brin de nostalgie. Et d’ajouter : “Cela a bien changé. C’est devenu une grande ville. Mais une chose n’a pas changé, c’est bien l’accueil cha- leureux des gens, les Algériens, et plus parti- culièrement en Kabylie, sont très accueillants.” Agnès lui emboîtera le pas en qualifiant les Al- gériens de “peuple digne”, une remarque qui

a fait tilt dans notre esprit effet et nous a pous-

sés à en savoir plus sur cette “dignité”, cette par-

ticularité algérienne, selon Agnès. “Digne et courageux dans la mesure où tout ce que vous avez traversé comme épreuves, vous n’avez jamais baissé les bras. À Strasbourg où la communauté algérienne est forte, on ressent que vous aimez votre pays quoi qu’il arrive”, a- t-elle dit. Raymond, qui prenait des photos im- mortalisant leur passage à Tikjda, évoquera de sa propre initiative l’assassinat de leur com- patriote, Hervé Gourdel, qui a été, pour rap- pel, kidnappé puis exécuté en 2014 par des hordes terroristes, à quelques encablures de l’endroit où ils se trouvaient. “À l’époque, nous avions déjà envisagé de venir ici, mais cet évé-

D. R.
D. R.

nement nous a aussitôt refroidis. Je ne vous le cache pas, nous avions peur, surtout avec tout ce que nous entendions aux infos”, a-t-il admis. Mais pour notre vis-à-vis, renoncer définiti- vement à leur voyage en Algérie, serait, pour eux, un “signe de faiblesse”. “Venir en Algérie, visiter des sites comme Tik- jda ou le Sahara, c’est, en quelque sorte, com- battre la peur et dire aux terroristes de tous bords : ‘Non, vous ne nous vaincrez jamais’, martèlera Raymond. “C’est une destination que je vais recommander à mon entourage, car si nous devions nous fier aux médias, nous ne sor- tirions plus de chez nous et puis, vous avez vu ce qui s’est passé en Belgique et à Paris (…) l’horreur est partout, autant voyager et dé- couvrir le monde”, notera avec optimisme cet Alsacien d’adoption, car, comme il l’a préci- sé au cours de notre bref entretien, c’est un “Breton de pure souche”, il est originaire de la ville de Quimper (nord-ouest de la France). Au cours de notre conversation avec ces touristes qui semblaient subjugués par la beauté des pay- sages, un marchand de souvenirs les accoste, afin de leur proposer de repartir avec un “pe- tit quelque chose” de Tikjda matérialisé par un arc factice. Après quelques négociations autour

Deux randonneurs sur le site paradisiaque de Tikjda.

du prix, nos deux retraités repartiront avec leur souvenir en bandoulière. “C’est un cadeau pour ma petite-fille, elle adore la série Arrow, lan- cera Agnès.

Tikjda prise d’assaut !

Outre ces deux touristes français, Tikjda ac- cueillait, le week-end dernier, un grand nombre de familles venues essentiellement des wilayas d’Alger, de Tizi Ouzou, de Boumer- dès et de Béjaïa, dans le but d’y passer la fin des vacances scolaires. Tout le long de la RN33, re- liant les communes de Haizer et El-Esnam à Tikjda, des dizaines de familles pique-ni- quaient en toute quiétude sur le bord de la rou- te. Le “repas” était somme toute basique, des sandwichs, quelques amuse-gueules et une bouteille de limonade faisaient très bien l’af- faire. Mais ce qui comptait réellement, ce n’était pas tant le repas, mais plutôt le décor. Se délecter d’une vue imprenable sur le mont Tikjda, tout emmitouflé dans son burnous blanc, entouré d’une végétation luxuriante et d’un ciel bleu azur. Ne pas en profiter serait une “offense” à Dame Nature ! Lors de notre ascension vers les cimes enneigées, nous aper- cevions très distinctement le village des Ath

Yala, accroché au flanc sud du Djurdjura, mais aussi, le barrage de Tilse- dit, qui paraissait in- croyablement imposant et nous faisait paraître incroyablement minus- cules devant cette gigan- tesque étendue d’eau. Fait inédit, les vendeurs de boissons alcoolisées ont laissé place à des commerçants que nous n’avions pas l’habitude de voir à Tikjda, à savoir des “gargotiers” d’un gen- re particulier. En effet, certains villageois du coin élèvent des cailles qu’il font griller sur comman- de et sur place. Le temps d'une halte, certaines fa- milles commandent jus- qu'à une dizaine de cailles, à la grande joie du vendeur. À 120 DA la pièce, les vendeurs de ces

volatiles écoulent, dans une bonne journée, jus- qu’à une cinquantaine de ces oisillons. Oui, des oisillons ! Car elles sont toutes petites. Quoi qu’il en soit, les touristes trouvent leur comp- te et les marchands également. 15 heures, l’af- fluence à Tikjda est tout simplement à couper le souffle. Se garer relève carrément de l’exploit. Pas une place de libre. Il faut laisser son vé- hicule à proximité du chalet du Ket, qui était, pour des raisons inconnues, fermé ce jour-là. Les enfants étaient littéralement au septième ciel et s’adonnaient volontiers à des batailles de boules de neige, sous le regard attendri de leurs parents qui les filmaient avec leurs télé- phones portables. Les amateurs de la montagne n’ont pas oublié leur ski. Leur équipement à la main, ils partent à la quête d’un espace et d’une poudreuse favorable à la glissade.

RAMDANE BOURAHLA

NOUVEAU PACK TABLETTE MOBILIS ENTREPRISES

Tablette Huawei T1 + 6 mois d’Internet illimité

n Les nouveautés continuent chez Mobilis, à travers le lancement d’une offre B2B sur mesure à destination des clients professionnels et entreprises, “Pack Tablette Mobilis” avec 6 mois de connexion illimitée. Pour seulement 14 990 DA, Mobilis commercialise dans un pack très attractif la toute dernière Tablette Huawei T1 7’’+ une SIM Data 3G++ dotée d’un forfait Internet de 2 Go/mois durant 6 mois. Après épuisement du quota Internet 3G++ offert, le client restera en connexion illimitée en mode 2G, toutefois, il pourra, selon le besoin et en fonction du budget, renouveler au choix son forfait Découverte de 2 Go ou basculer vers les autres forfaits Essentiel de 5 Go ou Confort de 10 Go. Une nouvelle offre ciblée qui permet aux clients professionnels et entreprises de profiter pleinement des meilleures offres 3G haut débit en Algérie. Mobilis, encore une raison d’être et de rester chez le numéro 1. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de Mobilis au www.mobilis.dz ou la page Facebook.

MALGRÉ L’ABSENCE DES INSTALLATIONS NÉCESSAIRES

Les touristes réinvestissent le site de Tala Guilef

C e ne sont pas les sites tou- ristiques qui manquent dans notre pays, mais ce

sont surtout les structures d’ac- cueil qui font défaut et, de ce fait, n’attirent pas les touristes. En ce début de printemps, nombreuses sont les familles qui prennent la direction de Tala Guilef, un site touristique paradisiaque situé à une vingtaine de kilomètres de Boghni, agréablement embelli par

la neige mais aussi par une verdure

printanière resplendissante. Du- rant les week-ends, les commer- çants de la région sont souvent surpris par des cortèges de véhi- cules portant des plaques miné- ralogiques de toutes les régions d’Algérie. Ils sont des centaines de visiteurs à venir chaque jour pour

découvrir la beauté de ce site. Malheureusement, les pouvoirs publics ont failli à leur mission car il n’y a ni café, ni restaurant, ni vulcanisateur, ni toilettes pu- bliques dans toute la région alors que l’état de la route laisse à dési- rer même s’il faut saluer les efforts méritoires des villageois d’Ath Mendès, Mahvane et Ighzer n’Chevel qui ne cessent de net- toyer les abords de la route. “Nous

avons organisé une multitude de volontariats. Ce sont des tonnes de détritus en tout genre que nous avons ramassées et nous avons même placé des poubelles”, lance- ra Abdelkader Hamzaoui, membre d’une association écolo- gique d’Ath Mendès. Si les familles sont émerveillées par ce site de

rêve, il n’en demeure pas moins qu’elles sont déçues par tous ces manques. “Pourquoi ce coin mer- veilleux est-il laissé dans cet état critique alors que sur la route me- nant de Bouira à Tikjda, il y a plus de sécurité et de propreté ?”, nous dira un père de famille. C’est quand même regrettable pour de nombreux touristes, qui viennent pique-niquer aux abords de l’hô- tel El-Arz (le cèdre) - malheu- reusement fermé depuis son in- cendie en 1994 par un groupe ter- roriste -, que des “énergumènes” viennent perturber, de temps en temps, leur quiétude. Par ailleurs, il faut signaler que l’accès vers l’au- berge et l’hôtel est formellement interdit et le manque de structures d’accueil est souligné par tous les

visiteurs avides d’évasion et de dé- tente à près de 2 000 m d’altitude. Et en dépit de toutes les pro- messes de rénovation du com- plexe touristique de Tala Guilef, des familles continuent d’affluer régulièrement vers cette station de ski. D’ailleurs, la fréquentation des lieux a augmenté par rapport à l’an dernier car ce site se trouve dans le parc national du Djurdjura dont la flore et la faune sont pro- tégées par la loi. C’est dire que si Tala Guilef reste un coin privilé- gié pour de nombreux visiteurs, ne faut-il pas tirer, une fois de plus, la sonnette d’alarme pour que les appels incessants des écologistes et des citoyens soient enfin en- tendus par les pouvoirs publics.

O. GHILÈS

LIBERTE

Mardi 29 mars 2016

L’actualité en question

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VIGNETTE AUTOMOBILE

La vente retardée au mois de mai

Des augmentations de la valeur de la vignette automobile entre 15 et 40% ont été introduites, faut-il le rappeler, dans le cadre de la loi de finances 2016.

D. R.
D. R.

Les prix des vignettes automobiles ont été revus à la hausse.

L a commercialisation de la vignette auto- mobile s’effectuera cette année au mois de mai prochain. Prévue habituelle-

ment au mois d’avril, l’opération a été reportée à cause des nou- veaux barèmes introduits dans la loi de finances 2016 qui ont contraint la Direction générale des impôts (DGI) à retarder les commandes d’impression. C’est, du moins, ce qu’a expliqué le di- recteur général des impôts, Ab- derrahmane Raouia, hier, au forum d’El Mou-

djahid. L’administration fiscale était obligée d’attendre le 31 décembre, a-t-il précisé, soit jusqu’à ce que la LF 2016 ait été signée par la président de la République, et donc, devant en- trer en vigueur, pour faire les

commandes d’impression. Des augmentations de la valeur de la vignette automobile variant entre 15 et 40% ont été intro- duites, faut-il le rappeler, dans le cadre de la loi de finances 2016. Ces hausses varient en fonction du type du véhicule, de son âge, de son poids et de sa puissance (voir encadré). L’ad- ministration des impôts avait re- couvré en 2015 quelque 11 mil- liards de dinars (mds DA) avec la vignette automobile, a indiqué M. Raouia, sans donner les pré- visions pour l’année en cours. Sur un autre registre, le DGI a souligné que “beaucoup” d’en- treprises avaient adhéré au dis- positif de la mise en conformi- té fiscale volontaire (CFV) lan- cé en août dernier. Il n’a, ce- pendant, avancé aucun chiffre sur le nombre de ces adhérents

et du produit fiscal recouvré. Ce dispositif, visant l’assainisse- ment de l’économie informelle, propose aux détenteurs de fonds hors circuit formel de les dépo- ser dans les banques en contre partie du paiement d’une taxe forfaitaire de 7% avec l’obten- tion du statut “réglo” vis-à-vis du fisc. Par ailleurs, il a affirmé que l’administration fiscale axait sa stratégie sur l’amélioration de la qualité de son service et du re- couvrement, notamment de la fiscalité ordinaire sur fond de baisse de la fiscalité pétrolière. Dans ce cadre, il a rappelé que les recettes ordinaires étaient en nette augmentation s’établis- sant à 3 000 mds DA en 2015 contre des prévisions de 2 600 mds DA et un montant de 2 600 mds DA en 2014.

B. K.

VIGNETTE AUTOMOBILE

Nouveau barème

n Voici le barème de la vignette

actuellement).

actuellement).

les 3 à 6 ans (contre 1 000 DA

automobile, modifié par la loi de

-

5 000 DA pour les véhicules entre

2-b) Véhicules de plus de 5 ans d’âge :

actuellement), 1 000 DA pour les 6 à

finances de 2016 et dont la vente est

2,5 tonnes et 5,5 tonnes (contre

-

3 000 DA pour les véhicules aménagés

10 ans (contre 700 DA actuellement) et

prévue cette année au mois de mai

4 000 actuellement)

pour le transport des personnes moins

500

DA pour les plus de 10 ans (contre

prochain au lieu d'avril.

-

8 000 DA pour les plus de 5,5 tonnes

de 9 sièges (contre 2 000 DA

300

DA actuellement).

1) Véhicules de moins de 5 ans d’âge :

- 6 000 DA pour les véhicules jusqu'à

(contre 7 000 DA actuellement). 2)- Véhicules de transport de voyageurs :

actuellement).

- 4 000 DA pour les minibus de 9 à 27

3-b) De 7 à 9 CV : 4 000 DA pour les moins de 3 ans d'âge (contre 3 000 DA

2,5 tonnes à l'exception des véhicules

2-a) Véhicules de moins de 5 ans d’âge :

sièges (contre 3 000 DA actuellement).

actuellement),

utilitaires (contre 5 000 DA

-

5 000 DA pour les véhicules aménagés

-

6 000 DA pour les minibus de 28 à

3

000 DA pour les 3 à 6 ans (contre

actuellement).

pour le transport des personnes moins

61

sièges (contre 5 000 DA

2

000 DA actuellement), 2 000 DA pour

-

12 000 DA pour les véhicules entre

de 9 sièges (contre 4 000 DA

actuellement).

les 6 à 10 ans (contre 1 500 DA

2,5 tonnes et 5,5 tonnes (contre

actuellement).

-

9 000 DA pour les autobus de plus de

actuellement) et 1 500 DA pour les plus

10 000 actuellement).

-

8 000 DA pour les minibus de 9 à 27

62

sièges (contre 7 000 DA

de 10 ans (contre 1 000 DA

-

18 000 DA pour les plus de 5,5 tonnes

sièges (contre 6 000 DA actuellement).

actuellement).

actuellement).

(contre 15 000 DA actuellement).

-

12 000 DA pour les minibus de 28 à

3)- Véhicules de tourisme et véhicules

3-c) De 10 CV et plus : 10 000 DA pour les

1-b) Véhicules de plus de 5 ans d'âge :

61

sièges (contre 10 000 DA

utilitaires d'une puissance de :

moins de 3 ans d'âge (contre 8 000 DA

-

3 000 DA pour les véhicules jusqu'à

actuellement)

3-a) Jusqu'à 6 chevaux (CV) : 2 000 DA

actuellement),

2,5 tonnes à l'exception des véhicules

-

18 000 DA pour les autobus de plus de

pour les moins de 3 ans d'âge (contre

6

000 DA pour les 3 à 6 ans (contre

utilitaires (contre 2 000 DA

62

sièges (contre 15 000 DA

1 500 DA actuellement), 1 500 DA pour

4

000 DA actuellement), 4 000 DA pour

GESTION DES SINISTRES AUTOMOBILES

Axa réduit les délais de remboursement

A xa Algérie a mis en place un nouveau process de gestion des sinistres auto- mobiles. Plus efficace et plus rapide,

cette nouvelle solution, exposée hier aux journalistes, “permet au client de déclarer son sinistre automobile sur un simple appel télé- phonique, sans avoir à se déplacer à l’agence, ce qui lui confère un gain de temps et un confort significatif”. Lancé dans 19 agences Axa ré- parties dans plusieurs wilayas, “le nouveau dis- positif sera généralisé à tout le réseau début mai prochain”, a annoncé Radia Bekkat Berkani,

directrice des risques particuliers et profes- sionnels. Ainsi, lorsqu’un client subit un si- nistre, il le déclare par téléphone, après avoir rempli le constat à l’amiable. Un gestionnaire sinistre l’assiste dans la dé- claration du sinistre et l’enregistre. Le ges- tionnaire sinistre et le client conviennent d’un rendez-vous pour expertiser le véhicule. Le jour de l’expertise, le client dépose son dos- sier complet dans une urne dédiée à cet effet.

Un conseiller Axa prend contact avec le client pour l’informer du remboursement, qui peut être effectué par chèque ou par virement. Le client aura effectué au maximum deux dé- placements seulement. Le délai d’indemnisation ne dépasse pas 5 jours, entre la déclaration du sinistre et le paiement. Pour les clients qui émargent au tiers payant, lancé par Axa avec Renault et Peugeot, après la déclaration du sinistre, ils sont di- rectement orientés vers les garages agréés. Ce nouveau dispositif d’Axa Assurance intervient quelques mois après avoir repensé son offre automobile de façon à l’adapter au profil des conducteurs pour mieux répondre à leurs be- soins. Axa a mis en place une segmentation du pro- duit automobile sur la base d’une analyse sta- tistique de l’historique des sinistres enregistrés depuis 5 ans selon deux critères, que sont : l’âge du conducteur et la valeur du véhicule. Selon Adelane Mecellem, CEO d'Axa Algérie, la

branche automobile pèse pour plus de 50% du marché de l’assurance en Algérie. C’est la branche à laquelle les assureurs sont le plus ex- posés. “On se doit de réussir ce produit d’as- surance, en termes d’offre et de gestion des si- nistres. Si on n’est pas capable de proposer des offres adaptées, une qualité de service à la hau- teur, il me paraît difficile de convaincre les as- surés algériens de prendre d’autres produits d’assurance”, a-t-il estimé, ajoutant que la confiance des assurés commence par l’assu- rance automobile. Axa Algérie a enregistré une croissance de 16% en 2015, dans un contex- te de stagnation du marché global des assu- rances. La part du marché du groupe à fin 2015 pourrait se situer entre 3,5 et 4%. La société as- surance de personnes détiendrait entre 15 et 20% des parts du marché global des assurances de personnes, alors que la part de marché de la compagnie dommage est évaluée à 2,5%. “La vraie question, aujourd’hui, pour l’ensemble du

marché, est comment retrouver la voie de la croissance dans le contexte actuel ?”, a affirmé Adelane Mecellem, insistant sur la nécessité de trouver d’autres relais de croissance, entre autres, développer la multirisque habitation, la très petite entreprise (TPE), les profes-

sionnels

timisme et très confiant dans le potentiel du marché”. Sur les difficultés d’accès des com- pagnies privées aux marchés publics, le CEO d’Axa Algérie estime que l’époque où les en- treprises recevaient des instructions pour s’assurer chez les compagnies publiques est ré- volue. Axa a dans son portefeuille des comptes pu- blics. Cependant, M. Mecellem reconnaît que certains cahiers des charges sont rédigés d’une manière qui exclut les compagnies pri- vées. Il a rassuré, par ailleurs, qu’il “n’y a pas d’inquiétude pour l’Algérie” concernant le

Adelane Mecellem se dit “très op-

départ du P-DG de la maison mère en sep- tembre prochain.

MEZIANE RABHI

8

Dossier

Mardi 29 mars 2016

LIBERTE

ATTAQUES CIBLÉES CONTRE LA BANQUE GÉNÉTIQUE D’ALEP

La guerre des graines a-t-elle déjà commencé ?

Les bombardements ayant ciblé la banque de gènes d’Alep, en Syrie, ont-ils livré tous leurs secrets ? Ces pilonnages étaient-ils voulus pour justifier le transfert d’une partie des graines et la destruction ou, peut-être, le pillage des autres ? Cette affaire, loin d’être bouclée, suscite appréhensions et interrogations, d’autant qu’elle renvoie aux variétés de semences locales issues des pays situés en zones arides et semi-arides, dont l’Algérie. Doit-on s’en inquiéter ?

E n septembre-octobre 2015, des médias étrangers, en particulier des journaux européens, avaient rapporté que la Syrie avait appe- lé la Réserve mondiale de se- mences au secours “pour sauver

sa biodiversité”. En fait, il s’agissait d’une de- mande du Centre international de recherche

agricole dans les zones arides (Icarda), chargé

de la gestion de la banque d’Alep, à cette Réserve, pour “re- constituer” ses stocks, dans les pays voisins aux climats proches de celui de la Syrie. Mais, d’abord, qui est la Réserve mondiale du Sval- bard ? C’est un immense coffre-fort frigori- fique, créé en 2008 en Norvège et doté de près de 865 000 espèces, y compris toute la diver-

sité des semences alimentaires algériennes. Cet- te Réserve représente “une sécurité importante pour les 1700 banques de gènes” (nationales et régionales) et est financée par certaines en- treprises privées qui, à l’exemple de Syngen- ta, occupent une place imposante sur le mar- ché mondial des semences.

Par : HAFIDA AMEYAR

Transferts des échantillons de semences au Maroc et au Liban

Plus récemment, les journaux ont révélé que l’Icarda a mis à l’abri la majorité des graines,

à Svalbard, depuis le début des bombarde-

ments en Syrie, et souhaite à présent les re- prendre pour les ensemencer ailleurs. D’ailleurs, le Centre a également expliqué que “les semences seront utilisées (…) dans les zones arides, pour répondre aux demandes des

éleveurs, chercheurs et agriculteurs du monde entier, afin qu'ils puissent développer et tester de nouvelles souches, pour faire face aux chan- gements climatiques et aux nouvelles maladies”. L’Icarda a en outre justifié ces transferts par la menace de destruction de la banque d’Alep,

à cause de la guerre qui “rend de plus en plus

difficile la régénération locale et la distribution aux partenaires dans le monde”. C’est ainsi qu’il

a récupéré les graines de Svalbard, pour trans- férer plus de 29 000 échantillons de semences (variétés de blé, d'orge, de lentilles et de pois chiches) au Maroc et près de 9 000 échantillons de graines (fourrages, féveroles, pois et parents sauvages, céréales et légumineuses, au Liban. Pour les représentants d’Icarda, ce n’est qu’une “première récupération”, qui sera sui-

D. R.
D. R.

vie par d’autres “dans les années à venir”. L’affaire de la banque génétique d’Alep n’a pas livré tous les secrets, bousculant une foule de questions. Voilà une banque de gènes établie dans un pays arabe, qui se voit privée des se- mences “originelles” et “originales” que lui ont confiées des pays de la région et de ses propres graines ! La guerre et les bombardements de la Syrie expliquent-ils à eux seuls la dépos- session de la banque génétique ? Les pilonnages étaient-ils voulus à cet endroit précis, pour cou- vrir le transfert d’une partie des graines et la destruction ou, peut-être, le pillage des autres ? Loin d’être bouclée, cette affaire suscite surprise et appréhensions, d’autant qu’elle ren- voie à la problématique de sécurité alimen- taire/semencière et donc à celle de la souve- raineté nationale. Quel rôle confiera-t-on à la graine, une mission de neutralisation/sou- mission des États ou la conversion en “arme redoutable” pour déstabiliser des pays, pro- voquer des conflits ou affamer des popula- tions ? Les Algériens doivent-ils s’inquiéter sur ce qui se passe ? Oui, répond Amina Younsi, experte agronome, également membre fon- dateur de l’association agroécologique des consommateurs algériens, dénommée Torba (terre fertile). “Nos semences étaient adaptées à notre climat et avaient des gènes de résis- tance”, confie-t-elle. Cette dernière alerte sur la poursuite du “bradage” de nos ressources se- mencières citant, entre autres, ces “mouve- ments de semences” troqués “sous couvert de

programmes de coopération et de rencontres scientifiques”, et s’en prenant à ces cher- cheurs “sans scrupules” qui échangent “une poi- gnée d'ADN algérien contre 100 €, un stage ou un voyage d'étude”. Faisant écho aux constats déjà faits par des agronomes, surtout sur la per- te d’une partie du patrimoine semencier, la re- présentante de Torba considère qu’en l’absence de “protection des semences” et faute de “banques de semences” dans chaque région du pays, l’Algérie est menacée dans sa sécurité ali- mentaire. Cependant, elle nuancera ses pro- pos en notant que l’État algérien souhaite jus- tement “multiplier les stocks de semences, les échanger entre les régions et retourner à la pro- duction nationale des semences.” Cela, dans le but d’arrêter “progressivement les importations de semences.”

“Nous donnons l'essentiel pour recevoir l'accessoire”

Plus loin, M me Younsi relève que l'ADN sain des semences algériennes est enfermé dans “au moins 13 banques de semences internatio- nales”, dont celle d’Alep, soit en moyenne “quelque 6750 accessions entre les céréales, les fourrages et autres” pour une seule banque. D’après elle, il est injuste que le pays “n'ait plus de droit de regard” sur ces échantillons, alors que la semence “made in Algeria”, qui a per- mis aux multinationales semencières de la transformer en “progrès économique”, arrive dans les semences que l’Algérie achète à des

prix exorbitants. Pour l’experte agronome, l’Al- gérie s’est dotée d’une politique de production de semences qui, actuellement, est “juridi- quement vide” sur bien des aspects, dont ceux liés à l'accès aux ressources génétiques, au partage des avantages qui en découlent, au transfert de technologies et à l'applicabilité des brevets pour la protection des obtentions vé- gétales. “Sans législation nationale sur la pro- tection des ressources génétiques et sans le tra- vail de collecte qui l'accompagne, nous conti- nuerons de donner l'essentiel pour recevoir l'ac- cessoire”, résume-t-elle. Non sans insister sur l’importance des ressources génétiques qui re- présentent, à ses yeux, “un indicateur straté- gique de survie d'un pays aux défis de la mon- dialisation et des changements climatiques.” Quant à l’affaire de la banque de gènes de Sy- rie, M me Younsi préfère nous renvoyer à ses contributions publiées, ces toutes dernières an- nées, dans la presse. En effet, dans ses écrits, l’experte a dénoncé l’impunité entourant le transfert du patrimoine semencier aux banques internationales. Elle a aussi alerté sur la déci- sion de l’Icarda de répartir “la richesse des col- lections des pays d’Afrique et du Moyen- Orient, entre plusieurs banques de gènes in- ternationales”, en déplorant l’absence d’une “politique stratégique” capable de prendre en charge les problèmes soulevés sur le terrain, dont celui des droits de la propriété intellec- tuelle dans le commerce. Selon elle, le minis- tère de l’Industrie, plus exactement son insti- tution chargée de la propriété intellectuelle, au- rait dû “déjouer ce circuit infernal” dans lequel sont tombées nos semences. On l’aura compris : l’Algérie, signataire de plu- sieurs traités internationaux sur les ressources génétiques, est appelée à combler les vides dans sa législation et à bien se protéger, à l’échelle régionale et mondiale, pour sauver ce qui peut être sauvé, mais également pour mieux af- fronter cette guerre “silencieuse et souterrai- ne” des graines. L’urgence est de rattraper le retard afin de cerner les nouveaux enjeux, en s’attelant aujourd’hui, plus que jamais, à “col- lecter le maximum de ce qui reste comme se- mences à travers le territoire, constituer des banques de gènes et travailler sur leur amélio- ration et leur multiplication”, comme le re- commande Benadjila Sofiane, ingénieur agro- nome. Cela, pour nous préserver de “l’escla- vagisme semencier”.

H. A.

ELLE RESPECTE L’ENVIRONNEMENT ET LA SANTÉ HUMAINE

L’agroécologie : une alternative à l’agriculture intensive

L 'agroécologie est une nouvelle forme d'agriculture qui res- pecte la nature et se préoccupe de la santé et de l’épa- nouissement humains. C’est une autre façon de conce-

voir des systèmes de production agricole, de réintroduire de

la diversité dans ces systèmes, en préservant les ressources na- turelles. Pas d’engrais chimiques, pas

de pesticides ni d’herbicides ! En at-

tendant de découvrir d’autres types d’agriculture durable, assez productifs pour nourrir l’huma- nité et respectueux de l’environnement et de la santé, l’agroé- cologie se présente donc comme une des alternatives à l’agri- culture intensive, polluante et dangereuse pour la santé, donnant toute sa place à la semence indigène, plus adaptée et

Par : HAFIDA A.

plus résistante aux conditions climatiques locales. C’est dans les années 1990 que Miguel Altieri, professeur à l’université de Californie (Berkeley, USA), donne une définition de l'agroécologie : c’est “la science de la gestion des ressources na- turelles au bénéfice des plus démunis, confrontés à un envi- ronnement défavorable”. Depuis, le mouvement associatif s’est saisi de cette forme d’agriculture, gagnant du terrain dans plu- sieurs continents. Depuis plus d’une année, l’Algérie, à son tour, s’est lancée dans cette aventure, à travers l’association agroé- cologique Torba, qui se distingue par la présence des éditions Arak, engagées dans la transmission de “tout ce qui touche au patrimoine, à l’identité et à l’histoire de l’Algérie”, comme fon- dateurs. Une association qui met en avant “l’exemplarité” du

travail de Pierre Rabhi, paysan et penseur français d'origine algérienne, et des mouvements qui lui sont affiliés (Terre et

humanisme, Mouvement des colibris, Oasis en tous lieux). C’est

à Djenan Bouchaoui, dans une “pépinière” de près de 2000 m 2 ,

à une quinzaine de km du centre d’Alger, que les membres de

Torba cultivent de petits “jardins” et recourent à la “pratique ancestrale” pour la sauvegarde de la semence locale, en consommant “bio ». Conscients des dangers du réchauffement climatique et de la perte de la biodiversité, les responsables de l’association espèrent multiplier leur expérience et créer des jardins collectifs urbains, à travers tout le pays, avec l’aide des

collectivités locales (APC).

H. A.

LIBERTE

Mardi 29 mars 2016

Dossier

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DÉMOGRAPHIE GALOPANTE ET AGGRAVATION DES FLUX MIGRATOIRES D’ICI 2050

Risque d’une grave crise au Sahel, selon Nadji Safir

L’Algérie se retrouve face à plusieurs défis, tant économiques, sociaux, politiques, que sécuritaires et environnementaux.

L e sociologue Nadji Safir, que nous avons rencontré récemment, s’est exprimé sur la question démogra- phique et ses conséquences. Se ba- sant sur la courbe ascendante des naissances (plus d’un million de

naissances annuellement) dans notre pays, et sur

celle de l’espérance de vie (plus de 77 ans), notre interlocuteur a confirmé

que la population algé- rienne continuera à aug-

menter jusqu’à atteindre les 55 millions d’habitants en 2050. L’ancien chercheur à l’Institut national des études de stra- tégie globale (INESG), actuellement consultant international, a en outre abordé les contraintes que rencontre le pays, notamment deux d’entre elles, qualifiées de “principales”, à savoir : la ques- tion du climat qui affecte directement l’Algérie, via les changements climatiques et qui place le pays dans une situation de “stress hydrique qui va s’aggraver”, d’une part, et la démographie, no- tamment celle du Mali et du Niger, de l’autre. Ces deux pays, dira-t-il, sont situés au Sahel et enregistrent des taux de fertilité les plus élevés. À l’horizon 2050, ils réuniront, à eux seuls, quelque 115 millions d’habitants, dont près de 70 millions au Niger. Autrement dit, l’Algérie se trouve dans la région sahélienne, déjà vul- nérable, qui sera concernée directement par la hausse des besoins en produits de toutes natures, surtout par celle des besoins céréaliers. Ce qui, de l’avis de M. Safir, renvoie aux ques- tions d’autonomie alimentaire et semencière, mais aussi à la problématique des flux migra- toires, pouvant déclencher une crise “beaucoup plus grave” que celle que vit actuellement l’Eu- rope. Or, que dit l’Organisation onusienne pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour le seul accès aux semences ? C’est “l’enjeu-clé” du défi alimentaire, la voie garantissant des moyens d’existence durables et qui mettra fin à la faim,

moyens d’existence durables et qui mettra fin à la faim, Par : HAFIDA AMEYAR en particulier

Par :

HAFIDA AMEYAR

en particulier dans les pays en développe- ment. En revanche, ce que ne dit pas la FAO, c’est que de “véritables enjeux financiers” visent aujourd’hui la domination du marché mondial de la semence. Des experts en agronomie, des organisations paysannes, des associations de la société civile et des individus, à travers le mon- de, se sont expliqués sur ce sujet, affirmant que cette logique s’est renforcée particulièrement de- puis la création de l’OMC, en 1995, se tradui- sant par la promulgation de lois accordant aux entreprises des droits de propriété sur le vivant. En un mot : il est possible désormais de priva- tiser des gènes, des cellules, des végétaux et des semences, par le biais de “brevets”, de “droits d’obtenteur” ou de “lois sur la protection des ob- tentions végétales”. “Tout le vivant va être le mo- nopole de revendeurs impitoyables”. Le Réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest (Roppa), pour sa part, a alerté sur “l’offensive combinée des ac- teurs du secteur privé et de la poussée des États pour élaborer des lois semencières en Afrique”, afin de “privatiser le patrimoine semencier”. Face à l’offensive, le Roppa a mesuré l’importance de cet enjeu “majeur” dans les discussions (négo- ciations) sur l’agriculture, l’élevage, la pêche et la foresterie. Même le secteur des semences ani- males y serait concerné “dans l’ignorance la plus totale”.

Tout commence par une simple graine…

Ces dernières années, beaucoup a été écrit sur la poignée (une dizaine) de multinationales se- mencières (Monsanto, Bayer, Limagrain, Pio- neer, Vilmorin, Syngenta…), qui contrôlerait 55 à 75% du marché mondial des graines. De même que sur le “vaste” dispositif réglementaire (national, régional et international) qui tend de plus en plus à réduire le droit des paysans “à échanger et à reproduire les semences”. De son côté, l’Algérie a lancé plusieurs projets, no-

Zehani/Liberté
Zehani/Liberté

tamment le PNDA, pour améliorer sa sécuri- té alimentaire. L’état des lieux, étudié et réexa- miné, dans des rencontres nationales, des col- loques régionaux et internationaux, a donné lieu à des propositions/recommandations concer- nant les incidences de la croissance urbaine sur les terres arables et les comportements ali- mentaires, la dégradation des sols et l’appau- vrissement de la biodiversité, le mode de pro- duction idéal pouvant assurer une alimentation durable. Idem pour les questions relatives aux change- ments climatiques et aux ressources en eau. Mais quels sont leurs effets sur le terrain ? En cette période de baisse des cours du pétrole, l’éco- nomie nationale a du mal à se relever de sa dé- pendance vis-à-vis de l’étranger (plus de 9 mil- liards de dollars seulement pour les produits ali- mentaires importés en 2015). Elle doit aussi fai- re face aux fluctuations des prix des matières premières agricoles sur le marché mondial, ain- si qu’aux crises cycliques qui frappent certaines filières. Cette année, l’État s’est lancé dans une

course contre la montre pour assurer “l’auto- suffisance, accroître la production laitière et ré- duire les crises, d’ici 2019”. Il s’agit d’une nou- velle “stratégie” qui porte une attention parti- culière aux agriculteurs, notamment ceux du Sud, qui vise à consolider “le développement di- versifié hors hydrocarbures” avec pour “filières prioritaires” : le blé dur, les semences fourra- gères, les semences de tomate et de pomme de terre. Les efforts fournis et l’accompagnement financier ont, certes, généré des améliorations, mais les réponses données à ce jour restent in- suffisantes pour garantir l’objectif de sécurité ali- mentaire. Dans le nouveau dispositif mis en place, peu de choses sont dites sur cette politique qui, de l’avis des experts agronomes, devrait s’adosser sur “la diversification” des semences alimentaires, le soutien “à la création et à l'innovation variétales” et l'intégration des “facteurs de durabilité” dans toutes les politiques agricoles. D’ailleurs, ces mêmes experts rappellent que l’Algérie et les autres États avaient été invités, depuis le Som- met de la Terre de Rio de Janeiro, en 1992, à mettre en place “les politiques et les jurispru- dences nécessaires”, afin de protéger la souve- raineté nationale en matière de ressources gé- nétiques et phylogénétiques. Ils soutiennent en outre que notre pays a signé plusieurs traités in- ternationaux, à l’exemple de la Convention sur la diversité biologique et du traité sur les res- sources phylogénétiques, qu’il s’est même en- gagé dans la voie ardue du transfert de bio- technologie. L’Algérie a-t-elle mesuré tous les enjeux ? Comme le dit si bien l’experte agro- nome Amina Younsi, “l’enjeu a commencé par une simple graine et finira dans les accords de commerce Adpic de l'OMC, que l’Algérie est en train de négocier”. Dans la bataille actuelle, il n’est plus question de bouder la semence “made in Algeria”, mais de la protéger !

H. A.

OMAR AKTOUF, PROFESSEUR TITULAIRE HEC MONTRÉAL, À LIBERTÉ

“Tout le vivant va être le monopole de revendeurs impitoyables”

Liberté : Pensez-vous que l'écolo- gique représente un facteur dé- terminant, en matière de choix économiques et sociaux pour l'Al- gérie ? Comment expliquez-vous cet intérêt à l'écologie et à l'agroé- cologie? Omar Aktouf : L’économie dépend de l’écologie et jamais l’inverse. De-

puis le

Interview réalisée par :

HAFIDA AMEYAR

I

X

e

siècle (Révolution industrielle), on fait comme si c’était le contraire. Les fic- tions “main invisible” et “marché autorégulé” ont donné libre cours aux folies du maximalisme, de la “croissance infinie”, des profits illi- mités. Folies culminant avec le néolibéralisme. On se réveille à ce sujet depuis l’évidence du ré- chauffement climatique, et on constate les dégâts de l’agroin- dustrie sur les faunes et flores, sur la santé, sur la piètre qualité/no- civité des produits alimentaire : tou- jours plus de pesticides, d’insecti- cides, de fertilisants, de fongicides. On se réveille sans doute trop tard. Le “virage écologique” est incon- tournable, mais il implique des

temps plus longs, moindres quan- tités, respect des saisons. Écologie rime avec frugalité, ce qui signifie drastique baisse du niveau de vie des nantis et acceptation de niveau “raisonnable” de tous. Donc, fon- damentalement, c’est plus un effet de mode qu’un mouvement pro- fond, car on n’en mesure pas toutes les conséquences. Ce sera viable lo- calement, pas plus. Les “labels bio” resteront réservés aux riches : j’en ai vu des rayons surgir dans les su- permarchés et vite disparaître, faute de pouvoir d’achat consé- quent.

Le problème se pose-t-il dans les mêmes termes pour l'exploitation du gaz de schiste ? Là, on entre dans un sujet autre- ment plus grave. L’exploitation des huiles et gaz de schiste relève car- rément du crime contre la nature et le vivant, et d’alternative éco- nomique plus ruineuse que ren- table. En témoigne, le nombre de faillites (énorme bulle déjà) des pe- tites et moyennes compagnies, lancées dans cette aventure. Comparé au conventionnel, il faut

D. R.
D. R.

des quantités astronomiques d’eau par puit, des forages profonds qui sont une menace sur les eaux de l’artésien, phréatique et albien, avec sections horizontales munies de cellules explosives qui fracturent des roches dures et imperméables. Les conséquences écologiques sont incalculables, incontrôlables et méconnues dans leur ensemble : de la sismicité induite (secousses en surface dues aux explosions) jus- qu’à la contamination des eaux, sols, air… Des centaines de produits chimiques toxiques sont en jeu.

Depuis des années, l’Algérie est confrontée au problème de sécu- rité alimentaire, aggravé par le re- cul de l’utilisation des semences locales. Sommes-nous vraiment menacés, aujourd’hui, par “l'ar- me” alimentaire et semencière ? Si des pays comme le Brésil et l’In- de sont déjà menacés par les se- mences “terminator” de mons- trueuses multinationales, comme Monsanto, comment l’Algérie ne le serait-elle pas ? Je ne pense pas que la destruction de la “banque” d’Alep soit fortuite. Il faut s’inquiéter sérieusement, pour 2 raisons essentielles, qui sont une double dépendance. Un, les libres échanges qui se multiplient obligent à être plus compétitifs (moins chers), ce qui si- gnifie usages de pesticides, fongi- cides… grandissants partout. Deux, il est dans les plans US (par Monsanto interposée) de mettre en dépendance alimentaire toute la planète : à ce sujet, je vous renvoie aux incessants “brevets” que cette compagnie s’arroge sur les plantes indigènes tous azimuts. Dans un avenir proche, tout le vivant sera

“propriété” privée, monopole de “re- vendeurs” impitoyables.

Une jeune association, dénom- mée Torba, active dans l'Algé- rois pour une agriculture écolo- gique. Cette “petite communau- té” vous séduit-elle ? Oui, je suis toujours séduit par ce genre d’initiatives citoyennes que j’observe à loisir un peu partout dans le monde, y compris ce qu’on dénomme “jardinage urbain”. C’est bien plus que juste le fait d’au- toproduire ses légumes, c’est le retour à une forme de société-so- ciabilité-nature qui transforme les gens jusqu’à en faire des végéta- riens ou des adeptes de la “sim- plicité volontaire”. Cela m’en fait souhaiter la multi- plication à l’infini. Mais hélas, les colossales forces de l’agroalimen- taire mondialisé, combinées au formatage à se nourrir “Mc Do” et à l’accaparement des terres dis- ponibles, condamnent déjà ces initiatives à demeurer à micro- échelles.

H. A.

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Contribution

Mardi 29 mars 2016

LIBERTE

GPRA-EMG

Regards croisés sur les négociations d’Évian 1961-1962

E n reconnaissant, le 16 septembre 1959, au peuple algérien l’exerci- ce du droit à l’autodétermination, après cinq années d’une guerre meurtrière, le général De Gaulle semble avoir pris, à l’instar de ses

l’EMG va affirmer son existence en tant que par- tie libérée de toute contrainte hiérarchique, c’est-à-dire une force, puisque force militaire

il y a, dotée d’un pouvoir opposable à celui du

GPRA. C’est dans ce climat pesant que la deuxième séquence des négociations s’ouvre le

prédécesseurs de la IV e République, la mesure de son incapacité totale à réduire l’action de l’Armée de

13 juillet à Lugrin. Elle se déroule dans une at- mosphère peu propice aux concessions. La dé-

Par :

libération

légation algérienne se montre irritée par l’im- mobilisme de la partie française, notamment sur

DAHOU OULD KABLIA *

nationale à

la

question du Sahara, et par la voix de son pré-

l’intérieur, d’une part, et à freiner les avancées politiques majeures du Front de libération nationale à l’ex- térieur, d’autre part. Cette reconnaissance tardive va évidemment ouvrir la voie à des contacts pour organiser des rencontres secrètes ou publiques entre les par- ties en conflit, pour s’accorder sur les mesures pratiques à prendre en vue de l’exercice de ce droit. Finalement c’est la date du 20 mai 1961 qui est retenue pour la tenue de la première réunion officielle, de haut niveau, entre les deux délé- gations à Évian, à la frontière franco-suisse. La délégation française est conduite par le mi- nistre d’État chargé des Affaires algériennes, Pierre Joxe, et celle du FLN par le vice-Prési- dent du Conseil et ministre des Affaires étran- gères du GPRA, Krim Belkacem. Il s’agissait d’une réunion sans préalables, donc sans ordre du jour précis. Mais il est évident que pour or- ganiser un référendum entre deux parties en conflit, l’objet va forcément déborder sur de nombreux aspects tels que l’assiette sur laquelle devra s’exercer ce droit, que le général De Gaul- le dans ses discours précédents a limité aux trei- ze départements du Nord, sur les questions de sécurité, donc l’arrêt des combats, sur les droits de la minorité européenne en cas de vic- toire du oui au référendum, et enfin sur le sta- tut des deux armées française et algérienne. Ce dernier point relatif aux questions militaires implique donc la présence de représentants de l’État-major général au sein de la délégation al- gérienne. Le choix se portera sur les comman- dants Kaïd Ahmed et Ali Mendjeli. Comme attendu, cette première phase de né- gociations, qui va durer vingt-trois jours, ne per- met aucune convergence, les délégués algériens défendent l’algérianité du Sahara et récusent les prétentions de la délégation française sur les droits exorbitants demandés pour la minorité européenne et pour l’armée française, tandis que le statut de l’ALN est réduit à une reddition pure et simple. C’est la délégation française qui met fin aux dis- cussions le 13 juin 1961. L’harmonie et la cohésion qui ont régné au sein de la délégation algérienne entre politiques et militaires ne vont malheureusement pas durer, suite à un incident particulièrement grave à la frontière algéro-tunisienne qui va affecter du- rablement les rapports du GPRA avec l’EMG. Il s’agit de la capture par l’ALN, le 21 juin, d’un pilote français, le lieutenant Gaillard, dont l’avion, en mission de reconnaissance au-des- sus des camps de l’ALN de la région tunisien- ne de Ghardimaou, a été abattu par sa DCA. Le président Bourguiba, cédant aux pressions du gouvernement français, a exigé qu’il lui soit re- mis sans délais. L’EMG refuse la demande qui lui est adressée par le GPRA à cette fin, et c’est après plusieurs jours de tergiversations que, contraint et forcé, il accepte, non sans mani-

fester une vive réaction qui le pousse à présenter sa démission ainsi que celle de ses adjoints. Cel- le-ci n’est pas acceptée, bien plus, un lourd si- lence s’installe autour de cette affaire pour ne pas affaiblir la position du GPRA pour la sui- te des négociations. Les deux représentants de l’EMG refusent de participer à la deuxième phase de négociations qui est programmée à Lugrin, toujours en France, à partir du13 juillet. Cette défection marque deux choses : d’abord que la tension occasionnelle va se transformer en crise durable, et que, par cette démission,

sident Krim Belkacem, met fin aux entretiens

le 19 juillet 1961.

L’EMG justifie a postériori son refus de parti-

ciper à toute négociation future en précisant que

le CNRA avait mandaté le GPRA pour ce fai-

re et qu’il appartenait à ce dernier de prendre seul ses responsabilités.

Dans le même temps l’EMG engage un deuxiè- me bras de fer avec le GPRA en se basant sur les propositions faites par la délégation française sur les questions militaires, pour laisser croi-

re que le GPRA était prêt à céder sur ce terrain.

À ce propos, je précise qu’au cours de ces en-

tretiens les négociateurs français proposaient pour ne pas dire exigeaient :

-une trêve des combats avant toute négociation sérieuse ; -la concession, c’est-à-dire l’exercice de pleine souveraineté sur une vaste zone autour de Mers

El Kebir comprenant les territoires de Lartigues-

Tafaraoui et de la plaine des M’léta jusqu’à Bou-

zedjar pour une durée de 99 ans ; -un droit d’usage des centres expérimentaux de Reggane, Hamaguir, Aïn Ekker pour une pé- riode de 15 ans ; -le maintien d’une force militaire importante en proportion avec la population française res- tant en Algérie ; -l’utilisation de nombreux aérodromes civils du Nord par l’aviation militaire française pour les besoins de la force militaire que je viens de citer. -une période transitoire de 3 années entre la date du cessez-le-feu et celle du référendum d’autodétermination ;

-l’intégration des harkis et autres supplétifs à

la “Force locale” d’interposition ;

-le dépôt des armes détenues par l’ALN, dès le

cessez-le-feu, entre les mains de l’armée fran- çaise et le regroupement des combattants dans des zones qui leur seront désignées ; -enfin le maintien du système défensif instal-

lé aux frontières interdisant l’accès des unités

de l’ALN stationnées en bases arrières, vers l’in-

térieur du pays. Ces propositions étaient évidement inaccep-

tables pour l’ensemble de la délégation et tou-

te l’énergie des négociateurs algériens, au cours

des semaines qui suivirent cette première ren-

contre, était orientée vers leur remise en ques- tion constante au cours de chaque contact, ain-

si qu’au niveau des notes échangées.

L’arrêt des négociations de manière brutale et

sans signes d’évolution, allait contrarier les plans du général de Gaulle, pressé d’accélérer le processus.

Il prend, à cette fin, une décision historique le

5 septembre 1961 en reconnaissant l’apparte-

nance du Sahara à l’Algérie. Il apparaît claire- ment que sa position antérieure n’avait pas de fondement juridique mais ce fut une carte qu’il

a utilisée intelligemment afin d’obtenir des

concessions qui se préciseront d’ailleurs par la suite sur la question des hydrocarbures. Les négociations publiques ayant montré leurs limites, les deux parties décident de recourir aux rencontres secrètes et à l’échange de notes pour faire progresser la recherche de solutions. C’est la partie française qui fait les concessions les plus significatives. Le GPRA restait sur ses positions car il n’igno- rait pas que le général de Gaulle avait acquis la certitude que l’évolution de la situation en Al- gérie, marquée en cette fin de l’année 1961 par une radicalisation des positions de la minori-

té française alignée sur l’OAS dans son œuvre

criminelle destructrice et la radicalisation de la

position de la population algérienne soudée au- tour du FLN et du GPRA, excluait toute pos- sibilité de coexistence entre ces deux commu- nautés sur le même sol. Sa marge de manœuvre était donc complète- ment bouleversée et son grand projet d’asso- ciation cédait la place à une politique de déga- gement. De nombreux dossiers déblayés et l’avis des cinq détenus en France sollicité, une troisième manche de négociations va s’ouvrir aux Rousses en France à partir du 11 février 1962. Cette ré- union qui va durer dix jours entérinera tous les acquis obtenus au cours des contacts qui ont eu lieu durant les quatre mois précédents. C’est ainsi qu’il est retenu

1. Sur la période transitoire :

-l’administration directe par le gouvernement français cessera dès le cessez-le-feu : le pays sera géré par un Exécutif provisoire présidé par une personne désignée par le GPRA avec des membres du FLN, des personnalités algé- riennes neutres et des Français reconnus pour leur esprit libéral. C’est cet Exécutif provisoi- re qui organisera le référendum. -la sécurité sera assurée par une force locale composée par des militaires algériens pris parmi les unités françaises non combattantes avec un commandement qui sera agréé par le FLN -la lutte contre l’OAS restera du ressort des Ser- vices spéciaux français. -des personnalités algériennes seront également promues aux postes de responsabilité à la tête des administrations locales (préfectures et sous-préfectures). -les conditions d’organisation et de participa- tion au scrutin d’autodétermination qui aura lieu trois mois après le cessez-le-feu sont éga- lement précisées de même que le mode de pro- clamation des résultats du scrutin (décompte

national et non partiel des voix).

2. Sur le statut des Européens : ils gardent la na-

tionalité française et le bénéfice des droits ci-

viques avec un délai de trois années pour opter.

3. Sur les clauses militaires :

-la notion d’enclave concédée est rejetée. La base

de Mers El-Kébir, réduite à sa portion congrue (Zone A), est louée pour une période de 15 ans. -les bases de Hamaguir-Ain Ekker et le centre d’essais de Reggane sont maintenues sous uti- lisation française pendant 5 ans. -l’armée française a un délai 12 mois après le cessez-le-feu pour évacuer ses troupes et lais- ser un effectif de 80 000 hommes, équivalent à ce qui existait au 1 er novembre 1954.

-l’ALN conservera ses armes et se regroupera dans les zones qu’elle choisira elle-même. Il est à noter ici que l’armée des frontières n’est pas autorisée à rentrer en Algérie avant la procla- mation de l’indépendance. -une commission mixte de suivi du cessez-le- feu sera instituée.

4. Les bases de la coopération économique et

financière culturelle et technique :

- Dans tous ces domaines, l’Algérie traitera en tant que pays souverain ;

- Le domaine public et minier est propriété de

l’État algérien.

- En matière d’hydrocarbures, l’Algérie succè-

de à la France dans tous ses droits, prérogatives et obligations de puissance publique concédante au Sahara. Les actifs de celle-ci dans les socié-

tés exploitantes lui sont transférés.

- L’Algérie établira sa propre monnaie.

- Enfin, l’Algérie s’accorde le droit de se réap- proprier tous biens ou intérêts détenus en Al- gérie par des personnes morales ou physiques non algériennes sous réserve d’une indemni- sation préalable “équitable”.

5. L’amnistie : dès la proclamation du cessez-

le-feu, toutes les actions militaires et poli- cières cesseront. Les prisonniers seront libérés.

Les poursuites seront suspendues tant en Al- gérie qu’en France. La partie française refuse une proposition al- gérienne d’inclure dans l’amnistie les ressor-

tissants français condamnés pour leur soutien à la cause nationale.

Cet avant-projet d’accord finalisé le 20 février 1962 devait obtenir, cependant, l’aval du Conseil national de la révolution algérienne pour sa signature définitive par les deux par- ties au cours d’une séance à programmer. La réunion du CNRA qui va se tenir à partir du

22 février 1962 à Tripoli en Libye donnera lieu

à une levée de boucliers des membres de l’EMG et quelques-uns de leurs alliés sur les points suivants :

- Le colonel Boumediène n’acceptait pas que son armée soit interdite d’entrée sur le territoire na- tional. Il considère que la durée de la présence de contingents importants de l’armée française dans la base de Mers El-Kébir et les enclaves du Sahara est trop longue et risque de constituer une restriction à la souveraineté nationale. Il récuse la présence d’une force locale de 40 000 hommes chargés du maintien de l’ordre échap- pant à son contrôle et qui pourrait constituer une force concurrente à son armée. D’autres in- tervenants, pour leur part, considèrent les droits accordés aux sociétés pétrolières pour l’exploitation des hydrocarbures excessifs. Au final, les débats ne s’éternisent pas grâce à l’excellent exposé liminaire fait par Saad Dah- lab au nom de la délégation du GPRA. L’avant- projet est donc adopté à une très grande ma- jorité, quarante-cinq voix sur quarante-neuf. Les quatre voix contre sont celles du colonel Bou- mediène, des commandants Kaïd Ahmed et Ali Mendjeli ainsi que celle du commandant Boui- zem Mokhtar, membre du Conseil de la Wi- laya V. La dernière manche de négociation se tient à Évian à partir du 11 mars pour la mise au point définitive des textes. L’accord est enfin signé le

18 mars 1962 par les membres de la délégation

française Louis Joxe, Robert Buron, Jean de Bro- glie, d’une part, et Krim Belkacem pour la dé- légation du FLN, d’autre part. Le cessez-le-feu est décidé pour le lendemain 19 mars. Le cessez-le-feu est effectif, mais du côté des di- rigeants du FLN les tensions ne sont pas apai- sées. L’État-major général mobilise ses troupes en continuant à dénigrer le GPRA et sa gestion des négociations. Le colonel Boumediène et les membres de l’É- tat-major reprochent au GPRA d’avoir privi- légié la bataille politique par rapport à l’effort de guerre, feignant d’ignorer que toute action armée s’appuie forcément sur un stimulant qui lui assure un retentissement déterminant sinon décisif. Quant à l’effort de guerre, celui-ci était du ressort de l’État-major et de ces forces ar- mées aux frontières. Reprocher au GPRA de n’y avoir pas contribué, c’est se défausser de sa res- ponsabilité alors que ce dernier avait mis entre ses mains des moyens matériels en qualité et en quantité. Ils reprochent également au GPRA d’avoir manqué, au cours des différentes phases de né- gociations, de réalisme et de lucidité face aux manœuvres du général De Gaulle. Quel meilleur démenti à cette accusation que le ré- sultat obtenu à Évian. Un résultat conforme aux valeurs et principes énoncés dans la déclaration

du 1 er -Novembre 1954, à savoir : unité natio- nale, intégrité territoriale et souveraineté plei- ne et entière sur toutes les richesses naturelles du sol et du sous-sol. Tous ces reproches et ces critiques sont repris en boucle au cours de la réunion décisive du Conseil national de la révolution algérienne à la veille du référendum. La bataille est devenue politique entre les pro- tagonistes. Le colonel Boumediène et ses appuis, Ben Bella en particulier, mettent en avant la pri- mauté du triomphe de la Révolution sur celle de l’indépendance qu’ils jugent formelle. Le GPRA est vaincu mais le 19 Mars restera, pour l’histoire, incontestablement, sa victoire.

D.O.K.

(*) Président de l’AN/MALG

LIBERTE

Mardi 29 mars 2016

Culture

11

JOURNÉE MONDIALE DU THÉÂTRE

Générale de la pièce “Aadou Echaâb” au TNA

L a pièce de théâtre Aadou Echaâb (Un ennemi du peuple), mise en scène par

Haïder Benhocine, une œuvre confrontant les ambitions person- nelles à l’intégrité et la quête de l’intérêt général, a été dévoilée en re- présentation générale dimanche au Théâtre national Mahieddine-Bach-

tarzi à Alger. Adaptée d’une tra- duction vers l’arabe de l’œuvre épo- nyme du dramaturge norvégien Henrik Ibsen, cette pièce a été pré- sentée à l’occasion des célébrations de la Journée mondiale du théâtre coïncidant avec le 27 mars de chaque année. Se déroulant entièrement dans un décor minimaliste évo-

quant des espaces clos (bureaux et restaurant), cette pièce, produite par le Théâtre national algérien (TNA), a pour trame une petite vil- le prospérant grâce au tourisme thermal qui connaît une croissance prometteuse pour les autorités et les hommes d’affaires de la région. L’avenir de la ville risque de bascu-

ler le jour où le “docteur Stockman”, frère du maire de la ville, découvre que les eaux sont polluées et ont déjà provoqué plusieurs maladies parmi les touristes et décide de médiatiser sa découverte avec l’aide du rédac- teur en chef du journal local. L’en- thousiasme démesuré de cette nou- velle entreprise conduit les deux

Publicité

de cette nou- velle entreprise conduit les deux Publicité A F. amis jusqu’à vouloir mener une

A F.

amis jusqu’à vouloir mener une pe-

tite révolution dans cette petite vil-

le et obliger les autorités à fermer les

stations thermales pour travaux pendant deux ans. Menaçant sans le savoir les intérêts financiers de son frère et de puissants hommes d’af-

faires de la ville dont le propriétai- re du journal local, le docteur se re- trouve isolé, menacé, réduit au si- lence et devient, malgré ses bonnes intentions, un ennemi du peuple que tout le monde accuse de vouloir la faillite de la ville. Avec des scènes simples et des dia- logues animés, le metteur en scène

a réussi à faire passer le message de

cette œuvre au public, peu nom- breux, malgré des lenteurs dans le rythme et une adaptation jugée “ri- gide et trop éloignée” du public al- gérien de par le langage et les cos- tumes. Avant la représentation de Aadou Echaâb, le traditionnel message de la Journée mondiale du théâtre a été lu au public, un texte signé cette année par le metteur en scène et universi- taire russe Anatoli Vassiliev intitu- lé “Avons-nous besoin du théâtre ?”. Dans ce message, Anatoli Vassiliev tente de renouer les liens entre les professionnels du quatrième art, “lassés et déçus”, et des millions de spectateurs qui “vivent une réalité qui dépasse toute fiction” et pollué par un “excès de technologie” compliquant les rapports humains du théâtre.

APS

compliquant les rapports humains du théâtre. APS … CULTURE EN BREF… Décès de l’écrivain américain
compliquant les rapports humains du théâtre. APS … CULTURE EN BREF… Décès de l’écrivain américain
compliquant les rapports humains du théâtre. APS … CULTURE EN BREF… Décès de l’écrivain américain
compliquant les rapports humains du théâtre. APS … CULTURE EN BREF… Décès de l’écrivain américain

… CULTURE EN BREF…

rapports humains du théâtre. APS … CULTURE EN BREF… Décès de l’écrivain américain Jim Harrison n
rapports humains du théâtre. APS … CULTURE EN BREF… Décès de l’écrivain américain Jim Harrison n
rapports humains du théâtre. APS … CULTURE EN BREF… Décès de l’écrivain américain Jim Harrison n

Décès de l’écrivain américain Jim Harrison

n L'écrivain américain Jim Harri- son, auteur de nouvelles et de

poèmes dont les mélodramatiques Légendes d'automne est décédé sa- medi à l'âge de 78 ans, a rapporté la maison d'édition de l'auteur connu pour être un bon vivant, passionné de nature. “L'Amérique

a perdu un de ses grands écrivains et nous avons perdu un membre de

la famille”, écrit l'éditeur new-yor-

kais Grove Atlantic dans un tweet. “Son œuvre lui survivra.” Né en 1937 dans le Michigan, l'au- teur, dont plusieurs ouvrages tra- duits en français ont connu un grand succès, est décédé dans le sud-ouest des États-Unis où il rési- dait.

AFP

Azzedine Mihoubi :

l’objectif de “Constantine, capitale de la culture arabe”a été atteint

n Le ministre de la Culture, Azzedi- ne Mihoubi, a souligné, dimanche,

à Alger, que le succès de la mani-

festation “Constantine, capitale de la culture arabe 2015” était “le fruit

de plusieurs facteurs notamment le soutien du président de la Répu- blique, les efforts des différentes

instances culturelles et artistiques et la contribution du public”. Lors d'une cérémonie organisée au Pa- lais de la culture en l'honneur du corps diplomatique arabe accrédité

à Alger et des ambassadeurs des

pays participant à la manifesta- tion, M. Mihoubi a indiqué que “l'objectif de cette manifestation a été atteint, ajoutant que cet événe- ment a permis de mettre en exergue la richesse du patrimoine culturel de la région et de faire connaître les spécificités culturelles des autres régions du pays”.

APS

12 Sport Mardi 29 mars 2016 LIBERTE ALORS QUE LE MCA S’EST IMPOSÉ HIER EN

12

Sport

Mardi 29 mars 2016

LIBERTE

ALORS QUE LE MCA S’EST IMPOSÉ HIER EN AMICAL FACE À GHRISS

La préparation bat son plein à Tlemcen !

L e Mouloudia d’Alger est depuis vendredi à pied d’œuvre à Tlemcen, plus précisément sur les hau- teurs de Lella-Setti. Le coa- ch Amrouche a voulu à

tout prix effectuer ce mini-stage pro- fitant au passage de la trêve interna- tionale afin de recharger les batteries de ses joueurs, mais aussi de combler les lacunes de son “team”, avant d’en- tamer un virage très important avec la demi-finale de la Coupe d’Algérie prévue le 17 avril prochain face au Pe- tit Poucet de la compétition, en l’oc- currence l’US Tébessa au stade du 5-Juillet, mais également une place sur le podium dans cette fin de saison qui s’annonce palpitante, surtout que le président Betrouni veut finir l’actuel exercice en beauté avec à la clé une 8 e Coupe d’Algérie dans l’histoire du club et une place sur le podium en championnat. Qu’à cela ne tienne, les coéquipiers de Khaled Gourmi se préparent activement pour la suite de la saison à Tlemcen. Lotfi Amrouche a concocté un pro- gramme chargé pour ses joueurs avec deux séances d’entraînement par jour. Il va axer son travail sur le côté tac- tique. En outre, la grande satisfaction du coach mouloudéen est le retour de son milieu offensif Walid Derardja longtemps absent des pelouses pour blessure. Il sera normalement d’attaque pour le derby de vendredi face au NAHD. “Les joueurs cravachent dur,

Billel Zehani/Archives Liberté
Billel Zehani/Archives Liberté

ici, à Lella-Setti, avec des séances bi- quotidiennes. Le matin nous travaillons le côté physique, alors que l’après- midi est consacré au volet technique. Ils travaillent dur pour la fin de saison qui va être pénible pour nous, puisque nous sommes toujours en course en Coupe d’Algérie et nous aspirons tou- jours à finir en haut du tableau en

championnat”, a affirmé Lotfi Am- rouche. Hier, les Mouloudéens ont dis- puté leur premier match amical pro- grammé pour ce mini-stage, face à l’ARB Ghriss. Le fait marquant de cet- te rencontre est le retour de Walid De- rardja. En effet, ce dernier a été in- corporé en seconde période. L’en- traîneur mouloudéen a fait jouer une

équipe remaniée lors de la première mi-temps face à Ghriss, alors qu’en se- conde période c’était pratiquement l’équipe type qui a donné la réplique à l’ARBG. Le MCA l’a remporté par la plus petite des marges sur une réali- sation de Hendou. Aujourd’hui, en matinée, les camarades de Karaoui vont s’entraîner. Les poulains d’Am-

rouche effectueront une dernière séan- ce d’entraînement demain, mercredi, avant de regagner Alger par avion l’après-midi. Ils doivent disputer un match, vendredi, face au NAHD pour le compte de la 24 e journée du cham- pionnat Mobilis. Par ailleurs, le Mou- loudia connaît, désormais, son pro- gramme de championnat jusqu’à la fin de la saison. Ainsi, les Vert et Rouge vont en découdre avec le NAHD ven- dredi (24 e journée) avant de faire un court déplacement à l’Arba une se- maine après pour affronter l’équipe lo- cale pour le compte de la 25 e journée du championnat Mobilis. Le 16 avril, le Mouloudia jouera le match de la demi-finale de la Coupe d’Algérie face à l’UST. Le 22 avril, le MCA dis- putera face à son voisin, l’USM Alger, au stade du 5-Juillet, un match comp- tant pour la 26 e journée du cham- pionnat Mobilis. Mardi 26 avril, les co- équipiers de Chaouchi vont en dé- coudre avec le MCO à Oran dans un match avancé de la 27 e journée à cau- se de la finale de la Coupe d’Algérie prévue le 1 er mai. Ensuite, les Mou- loudéens accueilleront le CSC à Bo- loghine pour le compte de la 28 e jour- née du championnat Mobilis. Quant aux deux derniers jours du cham- pionnat, le MCA affrontera le MOB au stade de l’Unité maghrébine de Béjaïa le 21 mai prochain avant de recevoir le 27 mai, pour le compte de la der- nière journée, l’ESS.

SOFIANE M.

CORÉE DU SUD 3 - ALGÉRIE 0 (ACTE 2)

Les Verts sèment le doute avant les JO

A près avoir perdu son premier match face à la Corée du Sud (2 à 0), la sélection na- tionale olympique s’est inclinée une

deuxième fois face au même adversaire par un score encore plus lourd (3 à 0) hier à Séoul dans le cadre de sa préparation pour les Jeux olym- piques 2016 de Rio. Les gars de Schurmann ren- forcés par certains élément de la A’, Benayada et Seddiki, n’ont pas pu résister à la vivacité et au jeu rapide des Coréens qui ont dominé prati- quement la totalité de la partie, puisque nous n’avons enregistré que quelques modestes ten- tatives de la part des Verts et le but de Derfalou en fin de match refusé par l’arbitre de la rencontre pour position de hors-jeu était l'une des rares oc-

PRÉPARATION U-17

Algérie 0 - Tunisie 1

n La sélection algérienne U-17 de football s’est inclinée en amical (0-1) face à la Tunisie au Centre technique national de la FAF à Sidi-Moussa (Alger), dans le cadre de la préparation des deux équipes en prévision des prochaines échéances officielles. L’unique but de la rencontre a été inscrit par Ourtani Mouataz (43’) pour la Tunisie. Les deux équipes avaient joué un premier match amical vendredi dernier à Baraki (0-0). Ces matches amicaux entrent dans le cadre de la préparation des deux équipes pour les qualifications de la CAN U-17, où l'Algérie affrontera au premier tour la Libye.

casions franches durant les 90 minutes de jeu. Plus efficace et mieux organisée, la formation sud-coréenne a réussi plusieurs fois à franchir la muraille verte mais aussi à ouvrir le score dès la 14 e minute sur un but de Lee Changmin, pour terminer la première manche de la partie en sa faveur. Face à d’énormes difficultés offensives et une mauvaise organisation au milieu du terrain les coéquipiers du capitaine Benkhemassa ont rencontré d’énormes difficultés pour aller in- quiéter le keeper sud-coréen. C’est d’ailleurs le contraire qui s’est produit en seconde période, où les attaques et le pressing haut des Coréens ont poussé la défense algérienne à accumuler les fautes et encaisser deux buts supplémentaires, à

la 67’, lorsque l’attaquant Moon Chang-jin réus- sit sur la ligne de la surface de réparation à éli- miner d’un crochet deux défenseurs algériens et tromper la vigilance du gardien Chaâl. Ce même Moon Chang-jin revient à la 75’ pour provoquer un penalty qu’il transforme avec succès pour ins- crire du coup le 3 e but en faveur de la Corée du Sud. La sélection algérienne qui n’a pour le moment remporté aucune joute amicale depuis sa quali- fication au tournoi final des JO et après avoir per- du à Alger face à la sélection palestinienne (1-0) puis à deux reprises face à la Corée du Sud (2-0) et (3-0), doit impérativement réviser sa co- pie pour assurer une participation honorable au

Brésil. Pierre-André Schurmann, qui n’aura pas la possibilité de renforcer son effectif par des joueurs évoluant à l’étranger, est appelé à trou- ver les bons éléments dans les A’, puis faire tra- vailler encore plus son groupe pour pouvoir ré- sister au haut niveau. Ce qui est sûr, c’est que cet- te double confrontation amicale, face à la Corée du Sud et au-delà des résultats, a certainement éclairé plus la sélection nationale des U-23, et a servi de leçon pour les coéquipiers de Derfalou. La sélection nationale sera fixée sur ses adver- saires aux JO-2016, le 14 avril prochain, à l'oc- casion du tirage au sort prévu au stade Maraca- na de Rio de Janeiro au Brésil.

AHMED IFTICEN

TANDIS QUE KENICHE EST PROCHE D’UN TRANSFERT DANS UN CLUB EN EUROPE

Les Sétifiens mettent le cap sur le CRB

E t c’est reparti pour les Ententistes qui ont mis le cap depuis hier sur le prochain ren- dez-vous face au CRB au stade du 20-

Août-1955. Auréolés par leur dernier net succès devant l’ASMO (3-1), les partenaires de Farès Ha- chi espèrent poursuivre sur leur dynamique et en- chaîner avec un bon résultat avec comme objec- tif d’abord d’améliorer leur classement et, pour- quoi pas, se relancer dans la course à une place sur le podium. Logés à trois points du troisième, les Sétifiens ne désespèrent pas de finir la saison en beauté et fai- re oublier à leurs fans leurs récents déboires. Engagés également en Ligue des champions

d’Afrique où ils seront en appel dans quelques jours pour une double confrontation face à Al- Merreikh du Soudan pour un billet pour la pha- se des poules, les Djabou et consorts auront à cœur de se mettre dans les meilleures conditions en tentant de négocier au mieux d’abord le ren- dez-vous de samedi face à une équipe belouizdadie qui ne cesse d’enchaîner les contreperformances depuis quelques semaines. “On avait besoin de cet- te victoire. On l’a obtenue. Maintenant, il faudra penser à essayer de garder cette bonne dynamique et enchaîner avec d’autres bons résultats. Je pen- se que si on veut une place sur le podium, il fau- dra aller chercher des victoires de l’extérieur”, nous

a déclaré le coach Alain Geiger, qui aura l’op-

portunité de récupérer certains joueurs qui ont manqué à l’appel samedi, à l’instar de Benlamri

qui a purgé sa suspension, Khedaïria, Zerara, ain-

si que le duo international espoir Amokrane et

Keniche qui seront de retour de Corée du Sud où

ils ont pris part à un stage de préparation avec l’équipe nationale olympique. Par ailleurs, Ryad Keniche ne sera pas officiellement dans l’effectif de l’Entente de Sétif la saison prochaine. C’est, du moins, ce que nous avons appris selon une sour-

ce proche du joueur. En effet, celui-ci serait proche d’un transfert dans un club en Europe.

FARÈS ROUIBAH

ARBITRAGE

Trois arbitres désignés pour la rencontre ESM-GCM

A près avoir enfreint toutes les voies régle- mentaires en matière de désignation d’ar- bitres, la CFA a, en effet, innové ce week-

end, passant de deux trios d’arbitres à trois pour la même rencontre. Elle a, de ce fait, récidivé ce samedi en désignant trois arbitres pour la ren-

contre ES Mostaganem-GC Mascara (1-2) comp- tant pour la 23 e journée du championnat amateur

région ouest. Ainsi, les arbitres M. Benachour de la Ligue d’Oran, M. Bourfioua de la Ligue de Tia- ret et Lyès Bekouassa (frère de l’international Lot- fi) de la Ligue d’Alger ont été destinataires d’une désignation officielle pour diriger ladite ren- contre. Finalement, c’est Lyès Bekouassa d’Alger qui a officié la rencontre remportée par les visi- teurs sur le score de 2 à 1. Notons que la semai-

ne passée, deux trios d’arbitres, Oukil d’Oran et Brahimi de Tizi Ouzou, se sont retrouvés sur le même stade de Réghaïa pour officier la rencontre NARBR-CRBT. Finalement, le délégué a choisi Brahimi qui a été désigné par la CFA par télé- phone portable à 1h du matin. Avant cela, l’ar- bitre M. Batouche de Constantine avait été prié de rentrer chez lui pour laisser place à Farouk Mial

qui a dirigé IBKEK-NARBR. Le comble est que la LFP doit payer tout ce monde puisque ceux qui n’ont pas arbitré disposent d’une désignation offi- cielle transmise par e-mail et ouvrent droit aux indemnités qui, faut-il le souligner, sont de l’ordre de 41 000 DA par match en sus de la pri- se en charge du transport et de l’hébergement.

R. A.

LIBERTE

Mardi 29 mars 2016

Sport

13

ÉLIMINATOIRES DE LA CAN 2017 : ÉTHIOPIE-ALGÉRIE (À 15H À ADDIS-ABEBA)

Les Verts en quête de confirmation

L sélection nationale de football

affrontera dès cet après-midi (15

h) à l’Ydnekachew Tesema Stadium (15h00) d’Addis-Abeba son homologue éthiopienne dans

a

le

cadre de la 4 e journée (Gr.J) des

qualifications de la Coupe d'Afrique des nations 2017 CAN-2017. Après avoir infligé une sévère correction à ce même adversaire vendredi der- nier au stade de Blida (7-1), les Verts visent car- rément les trois points de la victoire pour aug- menter leur capital points et par la même occa- sion assurer une qualification à la phase finale de la CAN-2017. En effet, en cas de succès des Algériens et un nul des Seychelles face au Lesotho, les Verts composteront leur billet pour le Gabon, soit à deux journées de la fin des éli- minatoires. Avec 12 points dans leur escarcelle, les protégés de Gourcuff assureront la qualifica- tion et seront déjà en vacances avant même de disputer les deux matches restants face aux Seychelles et au Lesotho. C’est dire l’importan- ce du rendez-vous de cet après-midi. D’autant que les Fennecs doivent aussi confirmer leur singlant carton de Blida en terre éthiopienne. La victoire est dans les cordes des Verts sachant que les Éthiopiens ont montré des signes de fai- blesse sur tous les plans vendredi dernier. À voir leur prestation, ils auront du mal à conte- nir la fougue algérienne, à moins que les Algériens passent complètement à côté de leur sujet, comme ce fut le cas à Dar es salam face à la Tanzanie. Les Algériens gardent en mémoire cette rencontre au cours de laquelle ils étaient à deux doigts de concéder une défaite lourde si ce n’est le réalisme de Slimani, lequel va remettre les pendules à l’heure en plantant deux bande- rilles. C’est dire qu’en football, tout est possible. Raison pour laquelle les joueurs veulent éviter

D. R.
D. R.

tout excès de confiance eu égard aux conditions climatiques difficiles auxquelles ils devront faire face le jour J. Avec un thermomètre qui peut atteindre les 30 degrés aujourd’hui et un fort taux d’humidité, les Verts s’attendent à une partie difficile. “Nous avons effectué le voyage dans de très bonnes conditions. Nous sommes ici pour gagner, en dépit des conditions difficiles dans lesquelles nous allons jouer”, a souligné Mahrez dans une déclaration à l’APS. Outre les conditions météologiques, la pelouse devant abriter cette rencontre se trouve dans un état difficile. Ce qui va, quelque part, compliquer la

tâche de l’EN. En effet, la pelouse d’Ydnekachew Tesema Stadium, une enceinte construite en 1940, n’offre pas les conditions optimales pour jouer au ballon. La sélection

nationale féminine l’a vérifié à ses dépens same-

di dernier, elle qui a arraché la qualification

devant les dames éthiopiennes. Côté effectif, le

sélectionneur national Gourcuff devrait, à quelques éléments près, reconduire la même composante ayant disputé le match de vendre-

di. Il y aura quelques remaniements au niveau

de la défense et du milieu de terrain.

NAZIM T.

Les joueurs optimistes

n Côté joueurs, l'optimisme est de mise à la veille du match face aux Antilopes Walya, drivés par Yohannes Sahle, prévu au stade d'Addis-Abeba dont la pelouse se trouverait dans un mauvais état. Le voyage a été fatiguant, mais cela ne va pas nous empêcher de viser la victoire mardi et du coup sceller notre qualification à la CAN. Nous sommes ici pour gagner et rien

d’autre. Jouer titulaire ou non importe peu pour moi, l’essentiel est de revenir avec la qualification”, a indiqué le défenseur central du Club Africain (Tunisie) Hichem Belkaroui. Même son de cloche chez le milieu offensif de Leicester City (Premier League anglaise) Riyad Mahrez, dont le nom est souvent cité par les Addis-Abébiens. “Nous avons effectué le voyage dans de très

bonnes conditions. Nous sommes ici pour gagner, en dépit des conditions difficiles dans lesquelles nous allons jouer”, a-t-il souligné. Quant au milieu défensif du FC Bologne (Série A italienne) Saphir Taïder, il s’attend à un match “compliqué”. “Le match sera compliqué d’autant que nous allons jouer dans conditions difficiles que nous connaissons déjà. On fera tout pour

l’emporter, même si nous savons que ce match sera différent de celui de vendredi, surtout que l’Éthiopie va chercher à réagir.” Enfin, l’attaquant de Lille OSC (Ligue 1 française), Yassine Benzia, a souligné à l’APS que les Verts allaient “tout donner pour gagner et nous qualifier malgré les conditions difficiles qui vont prévaloir le jour du match.”

TAÏDER

“Nous voulons continuer à travailler avec Gourcuff”

L e milieu de terrain

le

départ

du

“bruits de couloir”.

d’un départ,

soit, pour moi

il s’agit

international algérien

du FC Bologne (Serie A italienne de foot-

ball) a affirmé dimanche soir que l’équipe

sélection-

neur de l’équipe nationale Christian Gourcuff,

de

“Nous n’avons jamais parlé

ni avec le coach ni avec qui que ce

de bruits de

ou

qualifiant

voulait continuer à travailler avec le

technicien

français

couloir

jours. Nous sommes

et nous vou-

lons continuer à travailler ensemble”, a indiqué

bien

avec lui

Taïder peu

après l’arrivée

des Verts

à Addis-

Abeba,

pour affronter

aujourd’hui

l’Éthiopie

J) des qualifi-

nations

CAN-2017 au Gabon.

Certains titres de la presse algérienne ont évo- qué un “éventuel” départ du sélectionneur après

cations

dans le cadre de la 4

e

journée (G

r

d’Afrique

de

la

Coupe

des

tout simplement

des spéculations

de certains

le

match

face

à l’Éthiopie,

au moment

où la

médias.

Nous tenons

à Gourcuff

parce qu’il

sélection carbure à plein régime en réalisant un

s’agit d’un coach qui nous fait progresser tous les

trois

sur trois

aux qualifications de

la CAN-

2017.

résultats sont toujours là une fois que nous péné-

La sélection

nationale

Mustapha-Tchaker de Blida face à l’Ethiopie (7-

1) dans le cadre de la 3

de conforter

Un succès

leur place de leader avec 9 points, à 5 longueurs des Seychelles et de l’Éthiopie qui se partagent

Le Lesotho

la

stade

lui, les

À voir

le

travail

qu’on fait avec

ajouté.

vendredi

journée.

Verts

au

trons sur le terrain”, a-t-il

2

e

s’est

qui

imposée

e

permet aux

4 points

place avec

chacun.

ferme la marche avec 0 point.

HUITIÈME CONFRONTATION ALGÉRO-ÉTHIOPIENNE

Net avantage pour les Verts

L es sélections éthiopienne et

algérienne vont se rencontrer

aujourdhui à Addis-Abeba

pour la 8 e fois de leur histoire, en

match comptant pour la 4 e journée (G r J) des qualifications de la Coupe d’Afrique des nations CAN-2017 au Gabon. Lors de leurs sept précédentes confronta- tions, les Verts l'ont emporté à quatre reprises, contre une défaite

et deux matchs nuls. Côté rapport offensif, l’Algérie a marqué 15 buts contre six encaissés. Les deux équipes s’étaient déjà rencontrées lors des qualifications de la précé- dente CAN-2015 disputée en Guinée équatoriale. L’Algérie est allée battre les Walyas à Addis- Abeba en septembre 2014 dans le cadre de la 1 re journée (2-1), avant de récidiver deux mois plus tard

au stade Mustapha-Tchaker de Blida (3-1). La 1 re confrontation algéro-éthiopienne remonte à 1968, lors de la CAN-1968 organi- sée par l'Éthiopie qui s'était impo- sée devant son public sur le score de 3-1, alors que la dernière, dis- putée vendredi à Blida, est revenue aux Algériens (7-1) pour le comp- te de la 3 e journée des élimina- toires de la CAN-2017. Avant le

rendez-vous de septembre 2014, les deux équipes s'étaient affron- tées une dernière fois en 1995. Les Verts, entraînés alors par Rabah Madjer, l'avaient emporté par 2-0 grâce à un doublé du meilleur buteur algérien de tous les temps, Abdelhafid Tasfaout (36 buts). Enfin, les deux sélections s'étaient neutralisées sur un score vierge (0- 0), en 1982 et 1994.

ALORS QU’ELLE VEUT ÉPINGLER LA JSK CE SAMEDI

L’USMH veut garder Chaâl

n Les Harrachis ne désespèrent toujours pas de finir la saison sur le podium. Classés à la 4 e position au classement général avec un total de 32 points avec le CRB contre 35 points pour le MOB et 34 pour le DRBT et la JSS, ils estiment que jouer le podium est largement à leur portée, comme le souligne ce membre actif du conseil d’administration : “Il reste encore 7 journées de championnat, soit 21 points sur la table, tout est jouable pour nous. Toutes les équipes sont comme dans un mouchoir, il n’y a pas un grand écart, il suffit juste d’aligner deux victoires consécutives pour pouvoir grignoter plusieurs places au classement. La venue de la JSK ce samedi est une aubaine pour nous, il faut qu’on gagne ce match pour rester collés au peloton du championnat. L’USMH aura son mot à dire, on vise une place qualificative à une compétition africaine.” Il est vrai qu’au vu du parcours qui reste à disputer, où les banlieusards auront deux derbys à jouer face au CRB et à l’USMA, ils accueilleront la JSK, l’ESS et le RCR et ne se déplaceront que deux fois, chez le MCO et le MOB, ils sont donc en mesure de finir sur le podium. Par ailleurs, le portier olympique Farid Chaal, auteur d’un très bon parcours cette saison sous les couleurs de son nouveau club l’USMH, veut poursuivre son parcours pour une autre saison avec les Harrachis où il s’est mis en exergue dès sa titularisation dans les buts cette saison par Boualem Charef. Prêté par le MCA pour une saison, l’international olympien qui se trouve en Corée du Sud avec les Verts a récemment rencontré un des actionnaires les plus influents pour lui demander d’engager dès à présent des pourparlers avec Achour Betrouni, président du conseil d’administration du MCA, en vue de prolonger son prêt d’une année supplémentaire et lui permettre de mieux s’aguerrir en Ligue 1 et gagner en expérience. Comme l’USMH a prêté elle aussi l’attaquant Amine Abid au MCA pour la même durée que Chaal, il n’est donc pas écarté, selon nos sources, que la direction harrachie fasse une proposition à son homologue

mouloudéenne qui consiste à

lui faire céder Chaal en contrepartie de Abid dont les contacts avec le club tunisien Sfax ont été relancés récemment. Tout indique que les deux parties (MCA et USMH) s’acheminent droit vers un accord qui satisferait toutes les parties, à savoir chaque club prolongera le prêt de son joueur en attendant probablement un transfert définitif. Cette affaire sera réglée dans les tout prochains jours afin de permettre au staff technique des deux équipes d’arrêter la liste des 22 joueurs pour la nouvelle saison, conformément aux nouveaux statuts amendés par la FAF depuis quelques jours.

R. A.

14

L’internationale

Mardi 29 mars 2016

LIBERTE

LE GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE EMPÊCHÉ DE S’INSTALLER À TRIPOLI

Dialogue interlibyen : l’impasse !

Hier encore, les autorités non reconnues de Tripoli ont fermé l’accès à l’avion qui devait transporter les membres du gouvernement d’union nationale de l’aéroport de Sfax (Tunisie) pour la capitale libyenne.

A fur et à mesure

que le temps passe,

la situation se com-

u

plique davantage en Libye, où le gouver- nement d'union

nationale, issu de l’accord de Skhirat, est rejeté par les deux gou- vernements parallèles de Tripoli et de Tobrouk. L’incapacité du Parlement à réunir le quorum pour accorder ou non sa confiance au cabinet composé par Fayez Al- Sarraj, qui est venue s’ajouter à l’hostilité affichée dès le début par son homologue de Tripoli, non reconnu par la communauté inter- nationale, a donné lieu à une situa- tion inextricable. Les choses se sont dégradées au point où l’on interdit aux membres du gouver- nement d’union nationale, ainsi qu’à l’émissaire onusien Martin Kobler de se rendre à Tripoli. En effet, face à la volonté du gouver- nement Al-Sarraj de s’installer rapidement dans la capitale libyen- ne, les autorités de cette ville y ont décrété “l’état d’urgence maxi- mal”. Elles ont clairement signifié leur refus d’accueillir le diplomate allemand. Certes des initiatives sont lancées de part et d’autre dans l’espoir de débloquer la situation, à l’instar de la convocation par le président de l’Assemblée des représentants du peuple libyen,

Aqila Salah, de tous les membres du Parlement à assister aux

séances du lundi 28 et mardi 29 mars afin d'accorder la confiance au gouvernement d'entente natio- nale. Pour rappel, près de 100 députés de ce Parlement avaient demandé, jeudi, la tenue d’une séance plénière, en présence d’ob- servateurs, pour accorder la confiance au gouvernement d'en- tente nationale, et ils avaient aussi exigé à ce que la séance soit retransmise en direct par la télévi- sion et que son ordre du jour se limite au vote de confiance pour le gouvernement. Ceci étant, le Parlement de Tobrouk et le Congrès national général (CNG, Parlement de Tripoli) ont convenu de la nécessité d’apporter quelques ajustements à l’accord politique signé par les protagonistes libyens sous l’égide de la Mission d’appui des Nations unies (Manul) le 17 décembre 2015 à Skhirat (Maroc). C’est lors d’une réunion qui a regroupé plusieurs députés des deux Parlements rivaux à Tripoli dans le cadre d’un dialogue libyen- libyen, que les deux parties ont recommandé que l’accord poli- tique soit modifié pour répondre aux exigences de la scène et arriver à un consensus national, puis res- pecter, par la suite, les principes et objectifs de la formation d’un gou-

D. R.
D. R.

vernement. En attendant, la situa- tion se dégrade sur le terrain, où les combats armés ont connu une escalade dans l’est, le sud et l’ouest du pays, et menacent dangereuse- ment la vie de plus de 2,5 millions de personnes. À noter que des

organisations internationales ne cessent de mettre en garde contre une famine qui menace de nom- breuses populations. C’est dire l’urgence d’accorder la confiance au gouvernement d’union natio- nale, afin qu’il soit l’interlocuteur

Fayez el-Sarraj (à gauche), Premier ministre libyen.

de la communauté internationale et bénéficie de son soutien dans ses actions pour restaurer la paix en Libye et combattre l’organisation terroriste autoproclamée État isla- mique.

MERZAK TIGRINE

POUR AVOIR REJETÉ LA DESTITUTION DE L’EX-PRÉSIDENT MORSI

Égypte : retraite forcée pour 32 juges

L a purge entamée par l’actuel homme fort de l’Égypte, le président Abdel-Fattah al- Sissi, a atteint le milieu de la Justice. En

effet, ils sont pas moins de trente-deux juges

à être mis à la retraite de force pour avoir re-

fusé de reconnaître la légalité de la destitution par l'armée en 2013 du président islamiste égyptien Mohamed Morsi, ont indiqué des sources judiciaires. Après la destitution le 3 juillet 2013 du premier président élu démo- cratiquement en Égypte, le nouveau pouvoir

a tué en 10 mois plus de 1 400 manifestants

pro-Morsi et emprisonné plus de 40 000 de ses partisans, notamment des membres de sa confrérie des Frères musulmans, selon Am- nesty International et Human Rights Watch. “Le Conseil judiciaire suprême a décidé au- jourd'hui de mettre à la retraite d'office 32 juges pour s'être impliqués en politique en soutenant une certaine partie”, a indiqué à l'AFP un haut responsable de cette instance de discipline de la magistrature, sous le couvert de l'anonymat. L'information a été confirmée par l'un de ses pairs. Le Conseil avait déjà mis à la retraite d'of-

fice 15 juges il y a une semaine, pour les mêmes motifs. Ces magistrats avaient refusé, d'une manière ou d'une autre, de reconnaître la lé- galité de la destitution de M. Morsi. Ce der- nier a depuis été condamné à mort en première instance, comme la quasi-totalité des cadres des Frères musulmans et des centaines de par- tisans, dans des procès de masse expéditifs qua- lifiés par l'ONU de “sans précédent dans l'His- toire récente”. Certains de ces magistrats avaient notamment lu un communiqué pour rejeter la destitution du chef de l'État à la tri-

bune d'un gigantesque sit-in de manifestants islamistes en plein cœur du Caire, sur la pla- ce Rabaa al-Adawiya. Le 14 août 2013, policiers et soldats avaient tué par balles plus de 700 ma- nifestants pro-Morsi en faisant évacuer Rabaa al-Adawiya et une autre place du centre de la capitale. Le chef de l'armée d'alors, le général Abdel Fattah al-Sissi, qui avait destitué M. Morsi, a ensuite été élu président en mai 2014, évinçant toute opposition de la scène po- litique.

R. I./AGENCES

APRÈS LA RECONQUÊTE DE LA CITÉ ANTIQUE DE PALMYRE

Damas poursuit la “chasse” aux terroristes de Daech

R evigoré par la reprise de la ville de

Palmyre à l’État islamique, qu’il

considère comme une victoire

majeure de son armée, le régime syrien pourchassait hier les terroristes de l’orga- nisation autoproclamée État islamique (EI). Hier, les soldats syriens, appuyés par la puissante aviation russe et des milices, notamment le Hezbollah, “se préparaient à lancer l'assaut sur les villes d'al- Qaryatayn et Sokhné”, tenues par l’EI et

situées respectivement à l'ouest et à l'est de Palmyre. “Il y a de violents combats aux abords d'al-Qaryatayn. L’armée veut sécu- riser les environs de Palmyre pour empê- cher le retour des jihadistes”, a affirmé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Une source militaire syrienne a indiqué à l'AFP que les “opéra- tions militaires avaient commencé à al- Qaryatayn. C'est le prochain objectif de l’armée, qui a également les yeux rivés sur

Sokhné”, à 70 km de Palmyre et vers laquelle se sont repliés les terroristes. Et si le régime de Damas s'empare de Sokhné, il sera aux portes de la province pétrolière de Deir Ezzor (est), contrôlée en grande partie par Daech. En outre, s’il parvient à contrôler la localité d'al-Koum, au nord de Palmyre, il sera à la lisière de la province septentrionale de Raqa, dont le chef-lieu éponyme est la capitale de facto de l’EI.

MERZAK T./AGENCES

CRISE DES MIGRANTS ET DES RÉFUGIÉS EN MÉDITERRANÉE

Près de 1 500 personnes sauvées en 48 heures

n Près de 1 500 migrants et réfugiés ont été secourus en Méditerranée, au large de la Libye, au cours des deux derniers jours, ont indiqué, hier, les garde-côtes italiens. Au total, ce sont 1 482 personnes qui ont été secourues, dimanche et hier, au cours d'une douzaine d'interventions impliquant plusieurs navires engagés dans les opérations de secours ou de surveillance des côtes libyennes. Les 730 personnes secourues dimanche et 752 autres secourues hier, dont beaucoup de femmes et enfants, se trouvaient sur pas moins de 12 canots pneumatiques, selon les garde-côtes

italiens, qui coordonnent les opérations de recherche et de secours des migrants dans cette partie de la Méditerranée. Leurs nationalités n'ont pas été révélées. Quelque 14 492 migrants sont arrivés sur les côtes italiennes depuis le début de l'année, selon des statistiques du 24 mars fournis par le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) et qui ne prenaient donc pas en compte ces dernières arrivées. Cela représente une hausse de 42,5% par rapport à la même période de l'an dernier.

R. I./AGENCES

EN RÉACTION À L’ATTENTAT TERRORISTE DE LAHORE AYANT FAIT 72 VICTIMES

Pakistan : l'Algérie condamne avec“vigueur”

n L’Algérie a condamné hier avec “vigueur” l’horrible attentat perpétré dimanche en début de soirée à Lahore, chef-lieu de la province du Pendjab au Pakistan, causant la mort de 72 personnes et 340 blessés, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères. “L’Algérie condamne avec vigueur l’horrible attentat perpétré hier en début de soirée à Lahore, chef-lieu de la province du Pendjab, causant la mort de 72 personnes dont des enfants et des femmes et 340 blessés”, précise la même source. “Cet attentat odieux qui visait des personnes innocentes qui célébraient une fête religieuse confirme encore la nécessité pour la communauté internationale de conjuguer ses efforts et de privilégier la coopération en vue de lutter avec efficacité contre cette horde qui sème la terreur et la désolation à travers le monde”, souligne le MAE. L’Algérie exprime, par ailleurs, “sa totale solidarité avec le peuple et le gouvernement pakistanais (…)”, réitérant “plus que jamais” son rejet du terrorisme et sa “disponibilité” à poursuivre sa coopération à l’échelle mondiale pour mettre fin à ce fléau. L’attaque de dimanche soir a visé la minorité chrétienne. Elle a été revendiquée par les islamistes du groupe taliban Jamaat-ul-Ahrar, affirmant “cibler les chrétiens”, le jour même de la fête de Pâques.

R. I./AGENCES

LIBERTE

Mardi 29 mars 2016

Publicité

15

ANEP N°410 494 Liberté du 29/03/2016
ANEP N°410 494 Liberté du 29/03/2016
Publicité 15 ANEP N°410 494 Liberté du 29/03/2016 A V I S Aux buralistes et lecteurs du

A

V

I

S

Aux buralistes et lecteurs du journal Liberté. Pour toute réclamation au sujet de la distribution du journal

Tél./Fax : 021 50 54 08

ANEP N°410 680 Liberté du 29/03/2016
ANEP N°410 680 Liberté du 29/03/2016
ANEP N°211 098 Liberté du 29/03/2016
ANEP N°211 098 Liberté du 29/03/2016

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L’Algérie profonde

Mardi 29 mars 2016

LIBERTE

16 L’Algérie profonde Mardi 29 mars 2016 LIBERTE LE DIRECTEUR LOCAL L’A INDIQUÉ LORS D’UN POINT

LE DIRECTEUR LOCAL L’A INDIQUÉ LORS D’UN POINT DE PRESSE

BRÈVES du Centre

LE LIEUTENANT-COLONEL BELMADANI L’A DÉCLARÉ À BLIDA

“Le service national est aussi une opportunité pour apprendre un métier”

n “Le service national est aussi une

opportunité d’apprendre un métier”, a déclaré, avant-hier, le lieutenant- colonel, Ahmed Belmadani, chef du centre du service national de la 1 re Région militaire lors des portes ouvertes organisées par le Centre du service national de la première Région militaire, à Blida. Selon lui, au-delà de l’engagement envers la nation pour faire son devoir, le jeune appelé peut apprendre un métier en boulangerie, pâtisserie, cuisine, coiffure, magasinier, secrétariat ou encore dans le domaine du chaud et du froid et tant d’autres métiers et apprentissages. “Cette manifestation, qui se veut une occasion pour rapprocher le citoyen de l’administration militaire, est également une occasion pour informer et sensibiliser en particulier les jeunes sur l’importance du service national”, a indiqué le lieutenant-colonel Ahmed Belmadani lors de ce rendez-vous annuel qui coïncide cette année avec le 48 e anniversaire de la création du service militaire le 16 avril 1968, dont la première promotion s’est engagée le 21 avril 1969. Pour rappel, le coup d’envoi de ces portes ouvertes, qui dureront 5 jours, du 27 au 31 mars 2016, a été donné par le général Zine-Eddine Samaha, commandant de la Façade maritime centre de la 1 re Région militaire et représentant du chef de cette région.

K. FAWZI

TOUGGOURT

Un village de loisirs ouvre ses portes à l’occasion des vacances

n Le wali délégué de Touggourt,

accompagné du directeur de la jeunesse et des sports, a donné dernièrement le premier coup de starter du village de loisirs dans sa deuxième édition organisé à l’occasion des vacances de printemps. Pour cette édition, on a choisi le complexe omnisports de la commune de Nezla pour abriter les activités de ce village s’étalant sur une superficie de 4 hectares. Il comprend plusieurs manèges pour enfants de tous âges, des espaces pour des animations artistiques et des projections de films. Des démonstrations folkloriques et des clowns seront notamment prévus chaque soir. Selon M. Kachi, directeur délégué de la jeunesse et des sports, ces activités, qui s’étaleront sur une période de 5 jours, sont une occasion pour nos enfants de se détendre et de profiter de cette ambiance chaleureuse. Notons que l’accès à ce village est gratuit.

AMMAR DAFEUR

L’Ansej de Bouira

vise l’autofinancement

“Notre but consiste à être indépendants et nous autofinancer (…) Certes, c’est difficile, mais c’est un objectif que nous nous sommes tracé et que nous devons atteindre”, a insisté le directeur local de l’Ansej.

L es activités de l’Ansej (Agence na- tionale de soutien à l'emploi des jeunes) de Bouira sont en nette croissance, a-t-on appris avant-hier auprès du directeur local de cet or- ganisme, Hemmal Adel, lors d'un

point de presse ayant pour objectif la présen- tation du bilan 2015. Selon les chiffres com- muniqués pour l'exercice écoulé, 458 projets ont été financés par cette agence, dont 131 liés au sec- teur du BTPH, 125 dans le secteur de l'indus- trie, 76 dans le secteur des services, 53 au pro- fit des agriculteurs et 23 seulement en faveur du secteur de l'artisanat. Le tout pour un montant de 1 882 530 103 DA. À travers ces chiffres, on remarque une baisse vertigineuse des projets liés au secteur des services (transports, alimentation, etc.). “Cette baisse s'explique par le fait que notre organisme a changé radicalement de stratégie concernant le financement des projets. Désormais, on se tourne essentiellement vers les diplômés, et ces derniers préfèrent investir dans le BTPH et l’industrie, comme l’indiquent les chiffres”, dira M. Hemmal. S’agissant du recouvrement des crédits octroyés en 2015 et contrairement à ce qu’on pourrait croire, il est très appréciable, puis- qu’il a atteint un taux de 64%, soit 71 millions sur un total de 150 millions de DA. “À Bouira, nous avons pratiquement le meilleur taux de re- couvrement à l’échelle nationale”, notera M.

Hemmal. Selon lui, l’Ansej “n’est pas là pour conduire les gens en prison ! La justice, c’est notre dernier et ultime recours”. S’agissant des ambi- tions de cet organisme, M. Hemmal dira sans dé- tour que son agence envisage de se passer des financements du Trésor public. “Notre but

D. R.
D. R.

Les services de l’Ansej de Bouira ambitionnent le lancement de lignes de transport privé en faveur des localités les plus isolées de la wilaya.

crédits afin de permettre aux jeunes désireux de se lancer dans le créneau du transport collectif de couvrir les localités isolées de la wilaya”, a déclaré M. Hemmal. Avant de préciser un point im- portant : “Dans le cahier des charges, la DTW de- vra stipuler aux transporteurs qu'ils doivent respecter leur ligne et ne pas s'aventurer ailleurs. C'est une condition sine qua none !” Cette nou- velle mesure devrait à coup sûr désenclaver cer- taines régions de Bouira, où le transport des voyageurs est quasi inexistant. RAMDANE B.

consiste à être indépendants et nous autofinan- cer (…) Certes, c’est difficile, mais c’est un objectif que nous nous sommes tracé et que nous devons atteindre”, a-t-il insisté. Par ailleurs, les services de l'Ansej de Bouira, en collaboration avec ceux de la direction des transports (DTW), pré- voient de lancer prochainement une vingtaine de lignes de transport privé, en faveur des lo- calités les plus isolées de la wilaya. “Nous comp- tons, avec l'étroite collaboration de la direction des transports, octroyer exceptionnellement des

SESSION APW DE BÉJAÏA

Le secteur de l’hydraulique passé en revue

L e secteur de l’hydraulique a été passé en revue lors de la dernière session ordinaire de

l’APW de Béjaïa. On y a parlé no- tamment des retards accusés dans la réalisation des projets, de la vé- tusté du réseau et enfin du manque

enregistré en matière d’alimenta- tion en eau potable, ce qui fait descendre dans la rue la population en quête de ce précieux liquide.

Aussi, pour rassurer les élus et les populations locales, le wali a tenu à rappeler que le secteur n’a vu au- cune opération gelée en dépit des mesures d’austérités décidées par les pouvoirs publics. Preuve en est, selon lui, les projets inscrits au profit de la wilaya pour l’année 2016. S’agissant du pro- blème de l’exploitation des sa- blières, le chef de l’exécutif a an- noncé qu’aucune sablière ne sera désormais créée sauf par obligation. “Les demandes d’autorisation seront

étudiées au cas par cas, et la priorité sera donnée aux projets structurants de la wilaya”, a-t-il précisé. Même décision concernant les forages dont l’autorisation d’exploitation ne sera délivrée dorénavant que lors- qu’il s’agit de projets d’AEP. Sur le taux des pertes et fuites en eau ayant atteint 45% en raison de la vé- tusté du réseau dans plusieurs lo- calités de la wilaya, le chef de l’exé- cutif a affirmé que, même tardive- ment, les travaux de rénovation ins- crits en 2010 sont lancés cette an-

née. Par ailleurs, des réserves ont été émises par la commission de l’hy- draulique de l’APW à propos des quatre stations d’épuration exis- tantes et qui ne peuvent couvrir les 52 communes de la wilaya. La même commission a aussi plaidé pour que les unités industrielles existantes à travers le territoire de la wilaya installent des stations d'épuration pour faire face aux re- jets des produits industriels.

H. KABIR

AFIN DE RÉCLAMER LA MISE EN PLACE DE L’ÉCLAIRAGE PUBLIC

Les villageois de Tikboucht ferment la RN33

SECTEUR DE LA SANTÉ À BOUIRA

Les UMC de Sour El-Ghozlane et Lakhdaria opérationnelles

L es habitants de Tikboucht, rele- vant de la commune de Haïzer, à une dizaine de kilomètres au

nord-ouest de Bouira, ont fermé, hier, la RN33 conduisant à leur villa- ge afin de protester contre l’inexistence d’éclairage public dans leur bourg. Se- lon les protestataires, les agressions et

autres cambriolages à la faveur de l’obscurité sont devenus monnaie courante, faute d’éclairage. “Après la prière d’El Icha, Tikboucht ressemble à une ville-fantôme. Tout le monde se terre faute d’éclairage’’, fera remarquer un manifestant. Un autre explique que “plusieurs requêtes ont été adressées aux autorités locales, mais en vain !

Chaque fois qu’on interpelle le P/APC, ce dernier se dérobe, en prétextant que ce n’est pas de son ressort’’, a-t-il fait savoir, avant d’ajouter : “Par la sui- te, on s’est adressés aux services de la Sonelgaz, ces derniers nous ont ren- voyés au maire. C’est vraiment absur- de !’’ . Preuve que ce problème d’éclairage est considéré comme urgent, il a été sou- levé par nombre d’élus lors de la der- nière session de l’APW de Bouira. Les membres de cette assemblée ont fait part de leur incompréhension face à ce qu’ils ont qualifié d’abandon pur et simple de ce quartier, pourtant situé à la périphérie de la ville de Haïzer.

R. B.

L e secteur de la santé à Bouira, du moins du côté des infrastructures, connaît depuis quelque temps déjà, une nette amélioration. Ainsi aux EPH de

Lakhdaria et Sour El Ghozlane, respectivement à l'ouest et au sud de Bouira, deux unités médico-chi- rurgicales (UMC), viennent d'être réceptionnées au grand bonheur des patients. À Sour El Ghozlane, cet- te UMC a été enfin livrée. Lancée en 2006 pour un mon- tant de 430 millions de DA, cette structure a certes connu un retard des plus significatifs, mais depuis l’an dernier, les responsables du secteur de la santé ont mis les bouchées doubles, afin de la livrer avant le 1 er tri- mestre 2016 et c'est désormais chose faite. Cette struc- ture sanitaire, d'une capacité d'accueil de 60 lits, dispose

de l'ensemble des moyens humains et matériels né-

cessaires pour une bonne prise en charge des patients. Du côté de Lakhdaria, c'est également une UMC ain-

si qu'un bloc opératoire qui viennent d'être mis en ser-

vice. Inscrit en 2008, dans le cadre du plan sectoriel de développement (PSD) de la DSP de Bouira, ce projet

a enregistré biens des retards, et ce, pour des raisons

techniques et administratives. Selon le responsable de

la DSP de Bouira, les travaux sont complètement ter-

minés et le bloc a été entièrement doté de matériel mé- dical ultra-moderne. La structure ainsi que le matériel médical, qui étaient en phase d’essai depuis plus d'une

dizaine de jours, sont actuellement opérationnels.

R. B.

16

L’Algérie profonde

Mardi 29 mars 2016

LIBERTE

16 L’Algérie profonde Mardi 29 mars 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Est OUVERTURE DE LA PREMIÈRE SESSION

BRÈVES de l’Est

OUVERTURE DE LA PREMIÈRE SESSION CRIMINELLE

72 affaires enrôlées à Guelma

L’ouverture de la première session

2016 du tribunal criminel s'est déroulée ce dimanche matin au siège de la cour de Guelma en présence des autorités judiciaires, des avocats et des jurés. Selon le procureur général, cette session, qui durera cinq semaines, traitera 72

affaires enrôlées dont les chefs d'inculpation sont meurtres avec et sans préméditation, coups et blessures volontaires, associations de malfaiteurs ayant commis des cambriolages avec effraction, des violations de domiciles, attentats à la pudeur, viols, incestes, consommation, détention et consommation de drogues, atteintes aux personnes et aux biens, etc. Cette ane, les affaires concernant la wilaya de Souk-Ahras seront traitées par la cour de cette wilaya car elle a éinstallée officiellement par les responsables du ministère de la Justice. Cette décision a été accueillie avec satisfaction par les justiciables de cette wilaya limitrophe.

HAMID BAALI

TÉBESSA

Saisie de 1,500 kg de kif au poste-frontière El-Merij

Les éléments de la police des

frontières, la PAF, ont pu saisir 1,500 kg

de kif au poste-frontière algéro-tunisien, El Merij, à 60 km du chef-lieu de la wilaya de bessa, en début de semaine. Le mis en cause, un jeune âde 20 ans,

a été appréhendé alors qu’il tentait de se

faufiler entre les arbres pour traverser la frontière. Par ailleurs, les éléments de la police de la daïra de Morsott ont pu saisir une camionnette de marque Citroën chargée de fûts vides destinés à la contrebande de carburant. C'est suite

à une patrouille de routine que les policiers en exercice ont pu remarquer la camionnette. Les occupants du véhicule ont réussi à prendre la fuite, malgré les sommations des services de police. L’enquête ouverte et qui est toujours en cours a permis de découvrir que le véhicule en question circulait sans documents.

RACHID G.

KHENCHELA

Démantèlement d’un atelier de fabrication de munitions

La police judiciaire (PJ) relevant de la

Sûreté de wilaya de Khenchela a annoncé, dimanche, le mantèlement d'un réseau de fabricants de munitions, selon un communiqdu commissariat principal. C’est après plusieurs jours de filature et d'investigations que les éléments de la dite brigade ont découvert, au niveau de la nouvelle-ville Mustapha Ben Boulaïd, un atelier de fabrication de munitions essentiellement des cartouches pour fusil de chasse, précise le me document. La perquisition de l’appartement du suspect a permis de trouver 23,2 kilos de poudre d’explosifs, 24 capsules destinées à la fabrication de balles de calibre 12 et 16 mm et d’autres produits destinés à la fabrication de cartouches. Ainsi, une somme de 40 500 DA, revenus de ce commerce, a été également récupérée, indique-t-on. Le mis en cause, la trentaine, a été présenté dimanche devant le procureur de la République près le tribunal de Khenchela qui l’a écroué pour fabrication et commercialisation de munitions sans autorisation.

M. ZAIM

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Des foyers de tuberculose de l’olivier détectés

La seule solution dans le cas d'un arbre infecté est de le déraciner, le brûler afin d'éviter la propagation et de stériliser les outils de taille des oliviers en cas de doute, estime un spécialiste.

D es foyers de tuberculose de l'olivier ont été signalés dans des exploitations agricoles implantées dans plusieurs communes de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, a-t-on

appris d’oléiculteurs de la région. Selon la même source, l'analyse des échantillons préle- vés et envoyés aux laboratoires spécialisés a confirmé cette maladie. Une équipe de la direction des services agricoles a été dépêchée sur les lieux pour assister techniquement les agriculteurs concernés par la prise de cer- taines mesures sur leurs vergers. Un traite- ment d'urgence a été opéré sur les oliviers touchés. La tuberculose des oliviers est causée par une bactérie que l'agriculteur ne peut déceler qu'après la plantation d'oliviers où des symptômes apparaissent sous forme de tumeurs au tronc, aux branches et aux feuilles, selon des explications fournies par le professeur Guissous Mokhtar, chercheur à l’université Bachir-Ibrahimi de Bordj Bou- Arréridj. Ce spécialiste de l’olivier a souligné que cette maladie n'a pas de traitement pour l'éliminer, estimant que la seule solution dans

le cas d'un arbre infecté est de le déraciner, le brûler afin d'éviter la propagation et de stéri- liser les outils de taille des oliviers en cas de doute. Pour la prévention de cette maladie, il faut une vaste campagne de sensibilisation auprès des agriculteurs activant dans la filière oléicole en leur prodiguant des conseils et des

D. R.
D. R.

La tuberculose des oliviers, qui ne peut être décelée qu'après la plantation d'oliviers, apparaît sous forme de tumeurs au tronc.

orientations afin d'éviter la propagation de la maladie. Il appelle également les agriculteurs

à planter des arbres sains acquis auprès de

pépinières dont les produits ont été soumis à

un contrôle ou de présenter des échantillons aux services agricoles pour des tests gratuits, en cas de doute.

CHABANE BOUARISSA

RECOUVREMENT DES IMPÔTS À MILA

Des chiffres encourageants

L a direction des impôts de Mila organise, du 27 au 31 mars, des portes ouvertes

sur le secteur en vue de vulgariser

les facilitations apportées par la LFC 2015 en matière de fiscalité. Des mesures qui ont, semble-t-il, porté leurs fruits à se fier aux résultats réalisés dans le domaine du recouvrement des impôts. En effet, depuis le lancement de l’opération de la conformité fis- cale volontaire en octobre der- nier, les services des impôts ont pu recouvrer 34,6 milliards de centimes, un chiffre qui en dit

long sur la disponibilité des contribuables à régler leurs dettes. Dans ce sens, la directrice du secteur M me Khadidja El Guechi, lance un appel à l’adresse des contribuables défaillants, leur demandant de profiter des mesures incitatives et facilita- tions introduites par la LFC 2015 afin de régulariser leur situation. “L’opération durera jusqu’à décembre 2016. J’invite tous nos partenaires débiteurs à se rappro- cher de nos services pour régulari- ser leur situation”. Concernant le recouvrement ordinaire des

impôts, les chiffres rendus publics sont plus qu’éloquents. Selon notre source, on a dépassé les objectifs tracés initialement par la direction générale. “On a engrangé 10,6 milliards de cen- times, soit une augmentation de 6% par rapport aux objectifs arrê- tés par la DG”. Cette somme représente également, faut-il le souligner, une augmentation d’environ 14% comparativement à celle recouvrée l’année précé- dente. S’agissant des remises conditionnelles, la direction a concédé des réductions des péna-

lités de retard d’une valeur globa- le de 4 milliards au profit de 81 contribuables. Cette mesure de remise conditionnelle introduite par la LFC 2015, a permis, dans le même temps, le recouvrement de 12 milliards de centimes d’im- pôts. Concernant les remises gra- cieuses ou de bienveillances concédées aux couches sociales défavorisées, la direction des impôts a accordé des réductions d’une valeur de 2 milliards au profit de 375 personnes, a-t-on précisé.

KAMEL B

JIJEL

Une opération de volontariat pour nettoyer le site du 3 e Kilomètre

D ans le but de nettoyer le site du lieu-dit 3 e Kilomètre situé à la sortie est de la ville de Jijel, une opération de volonta-

riat a été lancée, dimanche, par les services de la wilaya afin de débarrasser les gravats et les débris des baraques de fortune et des habita- tions illicites démolies au début du mois de mars. Cette opération qui durera quatre jours consécutifs, a vu la mobilisation de 51 camions et 28 engins de tout type issus des différentes directions de la wilaya de Jijel ainsi

que des entreprises privées. Pour ce qui est des moyens humains, nous apprendrons que 146 ouvriers ont participé à cette opération de volontariat, dont 96 font partie du program-

me “Blanche Algérie” élaboré par la direction de l’action sociale. Selon le chef de daïra de Jijel, 216 baraques de fortune et habitations construites illicitement dans les biens de l’État ont été démolis, ce qui

a permis de récupérer une réserve foncière

estimée à 25 hectares qui sera destinée à la

réalisation des projets d’intérêt touristique. Par ailleurs, nous apprendrons qu’après l’opération de récupération des terrains de Harraten, la cité 40 Hectares et 3 e KiIomètre, la commune de Jijel n’enregistre désormais aucun bidonville. Notons enfin que des opé- rations de nettoyage aura lieu également au niveau de Harraten et la cité 40-Hectares où des centaines de gourbis étaient implantés.

MOULOUD S.

LIBERTE

Mardi 29 mars 2016

L’Algérie profonde

17

HAMID GRINE À BÉCHAR

BRÈVES de l’Ouest
BRÈVES
de l’Ouest

AÏN TÉMOUCHENT

Lancement des travaux d’un hôtel de la chaîne Eden

n La capacité hôtelière dans la

wilaya de Aïn Témouchent qui est actuellement de 3533 lits va très prochainement se renforcer avec le lancement officiel du chantier des travaux de réalisation d'un nouvel

hôtel 3 étoiles de 80 lits au chef-lieu de wilaya, dont le coup d’envoi a été donné dimanche par le wali. Cet édifice hôtelier milieu de gamme, dénommé Eden Stop, appartenant à

la chaîne hôtelière Eden, sera

implanté sur une superficie de 3221

m 2 au petit bois, à l'entrée de la ville.

Selon Ferhane Fethi, directeur de marketing, qui représente Karim Chérif, PDG d’Eden Hôtel, ce projet dont les travaux de gros œuvres ont été confiés à une société chinoise sera livré au cours du dernier trimestre de l’année 2017, c’est-à-dire dans un délai de 18 mois. Pour rappel, ce projet d’investissement, qui offre l'occasion de profiter d'instants de détente dans un cadre design et contemporain, s'inscrit dans une démarche qui vise à doter les wilayas d'établissements hôteliers de catégorie moyenne, répondant aux normes internationales et adaptés à une clientèle intermédiaire. Cet hôtel dont le coût d’investissement financier dépasse 54 milliards de centimes viendra enrichir le tissu hôtelier de la région, créant ainsi une plus-value économique et une centaine d’emplois directs. Enfin, selon le représentant du directeur du tourisme, la wilaya de Aïn Témouchent compte 53 nouveaux projets de réalisation d’hôtels pour une capacité globale de 3533 lits, dont 24 projets sont en cours de réalisation.

M. LARADJ

MOSTAGANEM

1 kg de kif saisi à Tazgaït

n Les éléments de la brigade de la

gendarmerie de Tazgaït (daïra de Sidi Ali) ont découvert à l'intérieur d'un garage près d'un kilo de kif traité dissimulé dans un coin. L'opération policière fait suite à une information au terme d'une enquête appuyée par un mandat de perquisition. Trois personnes, dont deux frères âgés de 33 et 41 ans, ont été arrêtées et présentées devant le procureur de la République près le tribunal de Sidi Ali, qui les a placées en détention préventive.

M. S.

ACHAÂCHA (MOSTAGANEM)

Démantèlement d’un réseau de voleurs de véhicules

n Les éléments de la brigade de

Gendarmerie nationale de Achaâcha sont parvenus à démanteler un réseau spécialisé dans de vol de véhicules, opérant dans la wilaya de Mostaganem, avons-nous appris de sources concordantes. Agissant sur des informations recueillies et des plaintes déposées par les victimes faisant état de vol de leurs voitures, les enquêteurs ont mené des investigations qui ont permis d'identifier 7 membres composant ce

réseau, dont l’âge oscille entre 28 et 40 ans. Les mis en cause ciblaient des véhicules très prisés sur le marché de l'automobile. Ces derniers ont été présentés devant le juge du tribunal de Sidi Ali qui a ordonné la mise en détention préventive à l’encontre de 5 éléments du réseau et

la mise sous contrôle judiciaire pour

les