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A propos de ce livre

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HISTOBIÆ SACBÆä

EPITOME

PRÉPARÉ

n'nnizs un nomma PROCÉDÉ ANALYTICO SYNTHÉ'I IQUB

POUR umrnnnñrnxoxv nns AUTEURS.

Version, Analyse, Étude des règles, E ercices divers.

(DZZ/U Æ Æ EÆ 1ËILËÆIIÆÆW7J ÆHÆIE"

à l'usage des établissements d'instruction 'secondaire. des précepteurs et des pères de famille.

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PAR

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L. F. JÉIIAN (DE 'SAINT CLAVIER ) ,

Membre de la Société géélog ique de France,

de 1"Acñdét iû royale des Sm uncça, de Turin, etc., etc.

arti tiis, au disciplinis , ità in hàc

(ratimm dis ndi et docendi), dies procedens

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- apxi » nn.lt mmpendia, multa sugnx usus le

vamenla suggeril. Jumx cm s, Ratio discendi et

PARIS, CHEZ LECOFFRE ET cm, ÉDITEURS, .

1

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nus DU vIEUX cOLOMBIER, 29.

1853.

Jumx cm s, Ratio discendi et PARIS, CHEZ LECOFFRE ET cm, ÉDITEURS, . 1 ( \

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C DËJ WËMÀ E

DE

M. L. F. JÉHAN (DE SAINT CLAVIEN),

Membre de la Société géologique de France,

de l'Académie royale des Sciences de Turin, etc., etc.

DU LANGAGE ET DE SON RÔLE DANS LA CONSTITUTION DE LA

RAISON, ou vous PB1LOSOPBIQUBS son L'ORIGINE mas CONNAISSANCES 11v

lurmss. 1 vol. grand in 18 jésus; prix :

rue du Vieux Colombier, 29, à Paris.

1 L'auteur du livre dont nous venons de transerire le titre a entrepris l'examen d'une des plus hautes questions que l'esprit humain puisse se proposer, question

fondamentale et qui doit être désormais le point de départ de toute controverse

philosophique et de toute apologétique. Ceux qui sont attentifs au mouvement de la science, savent qu'il existe sur l'origine de l'homme organique un vaste sys

tème, soutenu avec un grand appareil de science et d'érudition, à l'appui duquel sont invoquées la cosmogonie, la paléontologie, la physiologie végétale et zoolo

giqne, l'ethnologie, etc. A cette doctrine panthéiste et matérialiste se rattachent diverses questions secondaires, telles que la génération spontanée, la transformation

graduelle des espèces, en vertu des forces plastiques de la matière (car dans cette

de la matière), et tous ces axiomes scienti ques formu

les par l'école de Geo roy Saint Hilaire, antagoniste de la grande école de Cuvier. C'est également dans cette direction désordonnés qu'est entraînée l'Allemagne ,

comme l'attestent les ouvrages les plus récents de Burdach, de Fichte, de Goëthe,

de Spix, de Bojanus, de Carus , d'0ken, d'Ungher, de Bauer, des deux Mül les, etc., etc. Chez nous, ces étranges systèmes viennent d'être présentés comme le dernier mot de la science dans une grande publication rédigée ou dirigée par les hommes les plus graves, nous voulons parler du Dictionnaire d'Histoire naturelle de M. d'0rhigny (voy. les art. Génération spontanée, Géographie zoologique, etc.). Finalement, quelle que soit leur diversité d'opinion relativement au mode d'appu rition de l'homme sur notre planète, tous les naturiste: allemands, français, ete admettent un état primitif où l'homme n'avait ni idée ni langage et n'était qu'un

pur animal.

théorie la vie est un mode

2 fr. 60 c. Chez Jacques

Lecotl re,

amené par la nature de ses travaux sur les

sciences physiques et naturelles, à combattre ces ahjectes théories. Dans son Nou veau Traité du sciences géologiques , il a réfuté péremptoirement l'hypothèse de la

transformation graduelle des espèces animales et végétales par des arguments et des faits empruntés principalement à la paléontologie. Mais ce qu'il n'avait pu présen

.

M. Jéhan (de Saint Glavien) a été

principalement à la paléontologie. Mais ce qu'il n'avait pu présen . M. Jéhan (de Saint Glavien)

'

ter que d'une manière élémentaire dans cet ouvrage , il vient de le reprendre avec

des développements considérables dans le Ile et le 111° volume de son Dictionnaire

de Zoologie. Là sont combattues avec toute

l'espèce, la génération spontanée, l'unité de composition et de plan dans la eréation

organique, grandes thèses au milieu desquelles le naturisme prétend démontrer

l'origine de l'homme , lequei, suivant ce panthéisme matérialiste , aurait traversé

toute l'échelle zoologigue et ne serait qu'une métamorphose de l'espèce la plus éle vée dans la famille des singes anthropomorphes. . Le rationalisme, plaçant ainsi l'origine organique de l'homme dans la trans formation successive d'une espèce intérieure dans une espèce plus élevée de l'ani

mslité , est amené logiquement à soutenir que l'homme, parti de cet état de brute , doit tout ce qu'il est devenu , comme être morai, à la spontanéité de ses facultés intellectuelles, idée, langage, raison, religion, société. , C'est cet autre côté de la thèse matérialiste que M. Jéhan aborde dans le nou

veau livre que nous annonçons. L'auteur avait prouvé dans ses précédents ou vrages, par les sciences naturelles elles mêmes , que l'homme organique n'est pas un animal perfectionné par je ne sais quelles forces de la nature; ici il essaye de

démontrer, par l'étude de ses facultés morales, que l'homme ne s'est pas plus donné

la rigueur scienti que la mutabilité de

les idées, le langage, la raison, qu'il

rl a reçu primitivement ses organes des

forces

plastiques de la matière. Si l'homme avait jamais été un pur animal, à moins d'un secours supérieur, il serait resté animal et ne se serait jamais élevé à la dignité

d'être intelligent, raisonnable et moral. On comprend tout ce que cette thèse a de

capital dans la grande lutte engagée en ce moment entre le rationalisme et la révé lation chrétienne. Le point de départ, le fondement même de l'éclectisme, c'est la

souveraineté de la raison humaine. Suivant cette doctrine , qui nie tout surnatura

lisme, l'homme n'a rien reçu à l'origine, il s'est tout donné; il doit tout à l'activité de ses facultés morales. 1 Après avoir présenté dans une Introduction le tableau des principales théo

ries de la science rationaliste sur l'origine de l'homme et des races humaines,

M. Jéhan expose la théorie de nos connaissances. D'après cette théorie, la raison

ne peut se constituer que par la perception du rapport. Or pour percevoir un rap port, il faut avoir comparé deux termes, et pour qu'il y ait comparaison , il faut

abstraire et généraliser. Mais point d'abstraction , point de généralisation possible ,

autrement, point de perception du générai, de l'abstrait, de l'universei, sans signe

l'idée rationnelle : sans lui, l'idée n'a point

arti ciel. C'est celui ci qui détermine

de forme dans l'esprit. L'âme, pour me servir des termes de l'auteur, ne peut saisir

que es idées formelles, que des faits déterminés; et si les idées des objets sen sibles le sont par les images mêmes de ces objets, les idées rationnelles , métaphy siques, ne peuvent l'être que par la parole entendue et comprise. On conçoit que

nous ne puissions donner ici qu'une idée bien imparfaite de l'argumentation de l'auteur sur cette belle thèse du rôle psychologique du langage dans la constitution

de la raison. Il y a là. des considérations que voudront lire tous ceux qui aiment à

voir le fond de ces hautes questions de métaphysique , qui ont pris une si grande importance de notre temps dans les engagements de la philosophie chrétienne avec

les systèmes rationalistes. i. M. Jéhan ne s'est pas borné aux arguments intrinsèques qui démontrent in

vincihlement sa thèse , il les a de plus corroborés d'un nombre considérable d'au

torités du premier ordre, depuis Platon jusqu'au célèbre abbé Rosmini, depuis Leibnitz jusqu'au B P. Perrone. Cet exposé eritique de l'opinion d'auteurs éminents

sur l'origine du langage et sur sa nécessité pour constituer la raison, est d'un grand

intérêt, on trouve là des philosophes, des linguistes , des ethnographes , des philo

logues, des physiologistes, ete., en un mot, des savants de tous les temps et de tous les pays.

ethnographes , des philo logues, des physiologistes, ete., en un mot, des savants de tous les

l

) En n, un dernier chapitre est consacré à passer en revue et a réfuter les prin

cipaux contradicteurs, parmi lesquels MM. Cousin, Ch. Nodier, etc.

1) Naturellement l'auteur a été amené à s'expliquer sur le débat soulevé entre

opinions di érentes au sujet du rôle du

deux écoles catholiques qui ont formulé des

langage, dans la constitution de la raison: il l'a fait avec une modération et une loyauté dont ses adversaires n'ont pas toujours usé à l'égard de ceux qui ne parte

geaient pas leurs idées. u

L Um vers, n° du 2! mars 1853. Voyez aussi, dans l'Union du 20 février 1855, le compte rendu de cet ouvrage,

par M. Laurentie; la Revue catholique de Louvain, livraison d'avril 1853, etc.

NOUVEAU TRAITÉ DES SCIENCES GÉOLOGIQUES , considérées dans

leurs rapports avec la religion, et dans leur application générale a l'industrie et aux

arts, avec un tableau guratif des terrains , et la représentation des I ssiles les plus

caractéristiques et les plus curieux. Ouvrage dédié à son éminence Mgr le cardinal archevêque de Tours, et adopté pour renseignement dans la plupart des petits et

grands séminaires. Nouvelle édition, I vol. in 12. Chez J. Leco re, rue du Vieux Colombier, 29, à Paris. Prix : 2 fr. 80.

ESQIÏISSES DES HARMONIES DE LA CRÉATION, ou les sciences natu relles étudiées du point de vue philosophique et religieux. I fort vol. in 12 avec de nombreuses gravures en taille douce. Chez J. Leco re, rue du Vieux Co

lombier, 29, à Paris. Prix: 5 fr.

Du Lac.

ISOLA, SOUvENIRS nus VALLËBS DE BI I AGNE. 2 vol. in 18 avec g.

TABLEAU DE LA CRÉATION, ou DIEU MANIFESTE pan ses oltuvnxs , 2 beaux volumes in 8 avec g. sur acier et sur bois.

BOTANIQUE

ET PHYSIOLOGIE VÉGÉTALE. 1 vol. in 8 avec g.

BEAUTÉS DU SPECTACLE DE LA NATURE, par PLUCHE. Ouvrage mis

au niveau des connaissances actuelles. I vol. in I2 avec g.

Série de Dictionnaires embrassant in eætenso leslois et tous les ordres de phénomènes du monde physique, l'histoire naturelle des êtres organiques et inorganiques qui le

composent, l'examen eritique des questions scienti ques qui se rattachent à nos li vres saints, la réponse aux objections et aux principales dii cultés soulevées contre

la religion, etc., etc. Chaque dictionnaire, dans le format in L à 2 colonnes, renferme

de 1,6o0 à 1,8oo colonnes.

DICTIONNAIRE D'ASTRONOM , DE PHYSIQUE ET DE MÉTÉOROLO

GIE , 1 vol.

DICTIONNAIRE DE CHIMIE ET DE MINERALOGIE , applications : i la médecine, à l'industrie, etc. 1 vol.

DICTIONNAIRE DE BOTANIQUE ET DE PHYSIOLOGIE VÉGE TALE,

applications à la médecine, à l écononie

renferme

l'histoire naturelle des trois premiers embranchements du règne animai, Zoophytes, Mollusques et Articulés. Le 2° volume renferme l'histoire naturelle des Poissons, des Reptiles et des Cétacés, avec l'anatomie et la physiologie comparée, etc. Le 5- vol. renferme l'histoire naturelle des Oiseaux et des Mammifères.

industrielle et domestique, etc. 1 vol.

DICTIONNAIRE DE ZOOLOGIE. 5 vol. avec grav. Le In volume

Pour paraître prochainement . DICTIONNAIRE D'ANTHROPÔLOG , ou HISTOIRE NATURELLE on L ummn

nr nus mess HUMAINES, etc.

prochainement . DICTIONNAIRE D'ANTHROPÔLOG , ou HISTOIRE NATURELLE on L ummn nr nus mess HUMAINES, etc.

8

INTRODUCTION.

qui étudie en a besoin, pour se la rendre aussi familière que si elle était écrite en notre langue. Une page étu diée de la sorte vaut mieux que dix lues avec précipita tion; non seulement parce que le fruit qu'on en tirera dès lors est plus grand, mais aussi parce que les dispo sitions qu on acquiert par la suite en sont plus avanta geuses. A quoi si l on ajoute le soin d apprendre quelque chose par c ur, des endroits qui nous paraîtront ou plus beaux pour les choses, ou plus remarquables pour la phrase , il n est pas croyable en combien peu de temps on fera un progrès notable en cette langue. » (Lancelot.) Telle est la méthode dont nous venons simpli er la pra tique en y joignant un nouveau procédé d interprétaüon des auteurs classiques. Ce procédé d interprétation qui prévient les longueurs, les erreurs et les ennuis dont le dictionnaire et le rudiment sontla source, permet de faire sur les auteurs classiques une foule d exercices qui ren dent en etl et l étude agréable , plus courte quoique plus approfondie que par les méthodes ordinaires, trois résul tats importants qui doivent être le caractère de toute

méthode vraie , naturelle , rationnelle.

Entrons dans quelques développements.

I. Étude des déclinaisons et des conjugaisons.

Nous supposons comme préliminaires indispensables qu un enfant a une connaissance satisfaisante des premiers éléments de notre langue, qu'il sait distinguer, dé nir les parties du discours , conjuguer le verbe français, etc. (1) .

(l) I Le plus ordinaire bon sens, dit Mgr Dupanloup , ne demande

qu on a ermisse d'abord son esprit, en lui faisant entendre le

plus parfaitement possible sa langue maternelle , qu'il a parlée déjà

et qu'il comprend : du moins ce n'est pas le jeter dans une région in

connue et barbare. n Et puis , quand il possédera convenablement cette langue, quand

t il pas

È

dans une région in connue et barbare. n Et puis , quand il possédera convenablement cette

INTRODUCTION.

9

Quand un enfant a été ainsi préparé, on lui remet en tre les mains la première partie d une grammaire latine

quelconque, Lhomond, Burnouf ,

le dispenser d aprendre avec soin les déclinaisons et les

conjugaisons, et l on ne saurait trop l exercer de vive voix et par écrit à décliner et à conjuguer. Cette recom mandation est celle des plus grands maîtres.

etc. Nous ne pouvons

Écoutez Quintilien :

c Surtout, dit il, qu un enfant sache parfaitement dé

)

cliner les noms et conjuguer les verbes , sans quoi il ne

1,

pourra jamais faire de progrès considérables. Il serait

»

même inutile d en avertir ici, sans la précipitation fas

)

tueuse de la plupart des maîtres, qui commencent par

)

une chose qui ne doit aller qu après et qui, pour faire

»

briller un enfant par des connaissances spéciales, se

n

servent

de méthodes abrégées, qui,

bien loin de l a

si

vancer, le retardent et l embarrassent (I). »

 

«

Sans cela , dit Bollin (c est à dire sans la connaissance

)

des déclinaisons et des conjugaisons), on n ira

jamais à

)

pas sûrs dans l intelligence du latin : on sera toujours

incertain, ottant, hésitant. Au lieu qu'un travail de

)

quelques mois, soutenu avec courage et persévérance ,

)

pour se rendre ferme et inébranlable dans l étude des

a

déclinaisons et conjugaisons , épargnerait pour le reste

n

du temps presque toute peine et tout dégoût; et ces

il en aura bien saisi les principes généraux, la grammaire, la syntaxe, la méthode et l'orthographe, elle deviendra alors pour lui, non pas un travail de plus et un embarras, mais un instrument, un moyen, une puissance pour en étudier, pour en conquérir une autre. - C'est faute d'avoir observé et compris ces choses si simples, qu on tourmente encore si eruellement cet âge , digne cependant de quelque pitié. Et pour aboutir à quoi? à le dégoûter de l'étude, quelquefois pour toujours, ou du moins à retarder tristement ses premiers pas

dans la carrière. » (De t Éducation, t. I, p. 244.) (1) Institut. orat., l. I , e. 5. Trad. de l abbé Gédoyn.

dans la carrière. » (De t Éducation, t. I, p. 244.) (1) Institut. orat., l. I

10

INTRODUCTION.

» premières épines qui se présentent d'abord, étant une un fois arrachées , ne laisseraient plus que le soin, ou plu . tôt le plaisir de cueillir des eurs, et de se nourrir de

1n fruits agréables. » Traité des Études.

Toute autre marche serait essentiellement défectueuse et paralyserait tout progrès. Cette partie de la grammaire latine est la seule dont

nous ne puissions dispenser les commençants.

IL Préparation analytico synthétr gue et traduction de l Epitome historiæ sacræ.

Quand un enfant sait bien décliner et conjuguer et pos sède quelques autres notions élémentaires et générales qu'il a du acquérir en même temps comme annexes de la déclinaison et de la conjugaison, on peut lui remettre entre les mains l excellent petit livre dont nous venons de donner le titre , composé pour les commençants par Lhomond, l'un des professeurs les plus recommandables

de l'Université de Paris.

'

Au mécanisme du dictionnaire, qui est une source de tant d erreurs, qui fait perdre tant de temps et ne permet qu'avec d extrêmes difficultés l exercice de l analyse, nous substituons un nouveau procédé de préparation que nous allons expliquer. Nous mettons entre les mains du commençant deux

livres. L un contient le texte pur de l Epitome de Lho

mond; c est sur celui là que l élève devra rendre compte de tous ses exercices; l'autre renferme le procédé nou veau d interpréta on, d analyse, d étude des règles, etc.,

comme on le voit dans le présent ouvrage destiné au

jeune âge. L enl ant ouvre devant

lui ces deux livres et prépare

soit une version par écrit, soit une explication de vive

voix. Les mots sont généralement rangés dans l'ordre de

soit une version par écrit, soit une explication de vive voix. Les mots sont généralement rangés

INTRODUCTION.

,

1 i

la construction de notre langue (1). L'enfant n a qu'à

comprendre et retenir ;

regarder, rapprocher, comparer,

son attention, son jugement, son intelligence, sa mémoire

sont continuellement en Ce qu'il apprend, il est sûr que c'est une notion bonne à garder, et ici il n a pas à courir la chance déplorable de mettre dans sa tête une notion fausse, une erreur qui ne lui sera pas signalée par un maître à la tête d une classe d au moins trente élèves, et qui par conséquent est dans l impossibilité de tout voir et de tout corriger. Ce qu'il apprend est donc bien appris, et n en rettnt il qu une seule phrase, l'acquisition serait de bon aloi. Après cha que phrase préparée et comprise, l'enfant éprouve la sa tisfaction d'avoir saisi une pensée, une ré exion, un fait sur lesquels il ne lui reste aucun doute, rien de vague. La netteté de sa compréhension est du plus puissant seu cours pour sa mémoire , chargée de retenir les mots qui formulent la pensée dans les deux langues, leur valeur respective, les lois de leur disposition syntaxique, etc. La

(1) Ce n'est qu'à partir des auteurs de la quatrième que nous avons cru pouvoir sans inconvénient abandonner l'élève a lui même pour la construction. Pour parvenir à entendre le latin , un enfant est obligé

de le déconstruire; mais comme cette forme elliptique et transpositive

est insolite pour l'élève accoutumé à la forme logique et analogue de sa langue maternelle, elle lui présente longtemps des di icultés au dessus de ses forces. Ces difficultés , sans cesse renaissantes, lui font commettre chaque jour les plus étranges bévues , découragent sa bonne

volonté, et paralysent ses progrès par la stérilité d'un travail qui ne peut être convenablement corrigé dans une classe nombreuse. On remarquera que cet ordre logique dans lequel nous disposons les mots latins d'un auteur n'entraîne point l'inconvénient des traduc tions inte inéaires et juîtalinénires qui ont le défaut de présenter à

l élève le texte typographiquement décomposé et

dessous un mot à mot

plus ou moins barbare. Notre élève ne peut travailler, lui, que sur le texte vrai de son auteur. C'est celui là seul qu'il a constamment sous

les yeux en préparant comme en expliquant.

vrai de son auteur. C'est celui là seul qu'il a constamment sous les yeux en préparant

1 2

INTRODUCTION.

nomenclature s'apprend ainsi promptement et sans peine, et l'habitude de joindre toujours le mot propre français au mot latin et d'attacher a chaque expression latine son sens vrai, dans chaque circonstance, donne au jugement une rectitude singulière, 'et aux connaissances ainsi ac quises une solidité, une sûreté, une précision qui sont un précieux avantage pour le développement des facultés intellectuelles (1). Toutes les fois qu'il se présente dans l'auteur une tour nure latine que nous présumons bien ne pouvoir être saisie par l'élève de manière à être traduite convenable ment par son équivalent en français, nous donnons à l'enfant l'exacte traduction de cette expression latine. Il en est de ces sortes d'expressions latines ou grecques, particulières au génie de ces deux langues, comme des mots qui les composent. Pour savoir que mes, par exemple, veut dire coutume, il faut l'avoir appris; on ne peut le deviner. De même, pour savoir que ces deux mots gessisti morem, qui sont dans le septième chapitre de l Epitome, signi ent : tu as

eu de la complaisance pour

,

il faut assurément l'avoir

appris; le mot à mot de l'expression latine ne conduirait pas facilement un enfant à trouver par lui même cet équivalent français : avoir de la complaisance ou de la condescendance pour . ; il y c chouerait très certainement.

(1) On dira peut être que nous aurions pu nous dispenser de tra duire autant de fois qu'ils se présentent une foule de mots que l'élève sait déjà sans doute. Ce n'est pas là un inconvénient. Si l'élève con

naît ces mots d'une manière bien sûre , tant mieux , il les passe; mais s'il y a quelque incertitude ou hésitation dans sa mémoire, il est heu

reux

de les retrouver. D'ailleurs ce que l'ur f a retenu pourrait bien

avoir échappé à un autre; nous avons dû le prévoir. Il n'y a aucun

inconvénient à passer un mot

qu'on sait; il y en aurait eu à omettre

un mot qui, bien que répété souvent, est encore ignoré ou inaudi

samment connu d'un élève léger, distrait ou paresseux.

bien que répété souvent, est encore ignoré ou inaudi samment connu d'un élève léger, distrait ou

INTRODUCTION.

1 3

Il faut donc qu'il apprenne la valeur exacte de ces sortes d'expressions propres au génie de chaque langue, de même qu'il apprend le sens de chaque mot, et c'est de mander l'impossible que de vouloir qu'il la découvre par ses seules forces. Mais remarquez ici l'avantage du procédé que nous développons. Toutes les expressions particulières dont nous venons de parler, et elles sont innombrables dans toutes les langues, sont analytiquement décomposées, expliquées, traduites littéralement avant d'être traduites

par leur véritable équivalent français. L'élève, ainsi, s'est

rendu compte de tout; rien n'est donné au hasard, rie. de vague, d incertain, ne reste dans son esprit; tout est convenablement éclairci (l).

(l) Les professeurs les plus instruits ne se font pas faute de con

sulter notes , gloses , commentaires et traductions , quand un

passage

grec ou latin les embarrasse; et cependant ils refusent d'accorder à la

faiblesse de leurs élèves des secours dont ils pro tent eux mêmes si

volontiers! Peut on eroire que ces savants commentateurs, scoliastes

et traducteurs, qui dédiaient leurs ouvrages d la jeunesse studieuse

et qui se prononcaient en faveur de la méthode de traduction , peut

on eroire, dis je, qu'ils n'aient point travaillé pour servir les jeunes gens dans leurs études , mais seulement pour aider les professeurs qui

devaient venir après eux ? Convenons qu'il y a quelque chose de mes

quin et d'égoiste, pour ne pas employer d'épithète plus sévère, dans

la coutume établie aujourd'hui, de donner aux écoliers des éditions

contenant seulement le texte des auteurs. Le beau triomphe pour un maître quand un enfant qui commence à lire Ovide ou Virgile, Ho

mère ou Plutarque, vient échouer contre une métaphore, quand il s'arrête court devant une ellipse, quand un hellénisme l'embarrasse, quand il ne peut traduire un endroit faute de quelque notion histori

que, mythologique ou géographique, quand il ne saisit pas une allu

sion relative à quelque usage de l'antiquité, etc., etc.! On décourage

les jeunes gens en exigeant d'eux qu'ils comprennent, sans autre se

cours qu'un dictionnaire, des passages qui ont embarrassé les plus

serait il pas raisonnable de leur donner

tous les moyens d'entendre parfaitement leurs auteurs? Il ne reste

habiles commentateurs. Ne

de leur donner tous les moyens d'entendre parfaitement leurs auteurs? Il ne reste habiles commentateurs. Ne

1 4

INTRODUCTION.

On oublie trop qu'un enfant qui traduit un auteur latin ou grec est dans la nécessité, et c'est là un des précieux avantages de cet exercice (1), d'apprendre autant de français que de grec et de latin. En effet, peut il con naître les ressources de sa langue maternelle à cet âge,

où il n en sait guère que ce qu'il en a appris dans son commerce avec sa bonne ou avec ses jeunes camarades ? Où prendrait il les bons termes, les expressions propres, les tournures convenables? Comment distinguerait il le sens guré du sens propre ? Comment pourrait il dispo ser tout cela , construire sa phrase suivant les exigences de la langue dans laquelle il traduit (2)? Tout cela doit s apprendre, mais où? Dans l'exercice de la traduction , répondra tout le monde. Sans doute; aussi fait on tra

duire du latin et du grec

avec quel succès, ou le sait

rait plus qu'à les interroger,pour voir si leur préparation a été faite avec soin et pour lever les doutes qui subsisteraient encore dans leur esprit. Alors on n'aurait plus à déplorer dans l'éducation les tristes

résultats de la méthode actuelle. (1) « Pour peu qu'on y rétléchisse, dit M. Bigault d Harcourt, on se convainera sans peine que le meilleur moyen d'apprendre parfai

tement sa propre langue est d'en apprendre une autre avec laquelle

on la compare continuellement. Ce parallèle fait apprécier les formes,

le tour , le génie de l'une et de l'autre. » (De la

les humanités.) Tout le monde convient de cette vérité; mais où veut on qu'un pauvre enfant qui ne sait pas sa langue prenne du français pour tra duire du latin ou du grec? En quoi, dit Locke , les maîtres traitent les enfants d'une manière à peu près aussi tyrannique que Pharaon

traita les Israélites , en leur ordonnant de faire des briques avant d'a' voir des matériaux.

(2) « Il ne faut se frapper que du beau langage, dit l'abbé Pluche ., sans aucun mélange du mauvais. Ce n'est point à force de remarquer des fautes qu'on apprend a bien parler. Gardons nous de tomber dans l'inconvénient de ces écoles, où les années entières se passent à cor riger des fautes de style et a montrer comment il ne faut point par

Manière d'enseigner

ler. - (La Mécanique des Langues.)

des fautes de style et a montrer comment il ne faut point par Manière d'enseigner ler.

rnrnonucrroni

1 5

Déplorable méthode! On ressemble à un voyageur riche en beaux écus d'or étrangers qui voudrait exiger de bril lants napoléons d'un changeur français qui n'aurait que

du billon à lui offrir. Un enfant , un commençant peut il avoir autre chose que du billon français de mauvais aloi

à offrir en échange de l'or latin ou grec que vous lui pré

sentez P Donnez lui donc ce qu'il n a pas, ce qu'il ne peut

posséder encore; apprenez-lui ce qu'il ne peut savoir à son âge ; présentez lui un moyen d acquérir tout à la fois une connaissance solide de sa propre langue et des lan gues mortes qu'il étudie. Sans la première, il ne peut ja mais savoir celles ci puisque, dans son esprit, elles se

doivent traduire mutuellement. Il faut qu'il sache, par

exemple, que gerere morem se traduit en français par

condescendre aune désirs

de

française se rend bien en latin par gerere' morem ; et

ainsi de mille autres locutions particulières au génie des langues.

Notre méthode a donc l'avantage d'apprendre à l'élève sa langue maternelle de la seule manière qui puisse lui

être véritablement pro table, en l initiant chaque jour à mesure qu'il avance , à toutes les ressouces qu'elle pré sente dans sa lutte engagée avec les langues de l'antiquité. Serait ce les observations fugitives qu'un maître adresse

à un troupeau d enfants distraits , ennuyés, insouciants ,

qui pourraient remplacer un moyen que l'élève a con stamment à sa disposition , qui lui permet de revenir sur ce que sa mémoire pourrait avoir oublié , et qui n'aban donne rien aux chances d'une correction qui ne sera peut être pas donnée , d'une observation qui ne sera peut être pas faite? Et quand cette observation et cette correction seraient faites , n'étant point d'ailleurs xées

par l écriture, elles auraient glissé de la mémoire de

l'élève avant même qu'il ait franchi le seuil de la classe.

et qu'il sache réciproquement que cette locution

avoir de la complaisance pour

,

ait franchi le seuil de la classe. et qu'il sache réciproquement que cette locution avoir de

16

[NTROD UCTION.

III. Analyse.

Grande économie de temps, facilité et agrément de l'étude, solidité d'instruction , netteté des notions ac quises, progrès sûrs et rapides dans le français comme dans la langue traduite , tels sont quelques uns des avan tages que nous venons de constater dans la nouvelle mé thode. Il en est plusieurs autres non moins précieux. Parlons d'abord de l'analyse. Ici nous prions qu'on remarque bien l avantage inap préciable, sous le rapport de l'analyse, qui résulte de ce que l'élève , en préparant, a constamment sous les yeux le tableau des mots qui doivent l'occuper pendant son travail. Le simple jeu du regard sur ce tableau suffit pour que les signes qui xent ses idées sur la nature des mots, frappent même involontairement et comme à son insu, son esprit. Et pour peu qu'il y mette de bon vouloir, avec quelle facilité un moment d'attention soutenue ne lui don nera t il pas toutes les notions qu'il n obtiendrait qu'avec un travail long, pénible, douteuxdansses résultats, àl'aide du dictionnaire, sur le genre et la déclinaison des substan

tifs et des adjectifs , sur les diverses espèces de verbes,

sur leurs temps primitifs, qui sont la clef de leur conju gaison , et sur mille autres observations relatives aux au tres parties du discours. Un autre avantage qui est d'un grand prix dans l'étude . des langues anciennes, résulte de notre méthode. Nous voulons parler de la décomposition des mots, composés de plusieurs autres, pour mieux en préciser le sens et la

valeur, de l'étude des racines , des mots dérivés, des ac

croissements initiatifs et terminatifs ,

tions provenant de lettres changées, ajoutées ou retran

chées, etc. Ces remarques sont du plus utile secours pour

un élève; elles éclaircissent d'innombrables difficultés.

des diverses altéra

sont du plus utile secours pour un élève; elles éclaircissent d'innombrables difficultés. des diverses altéra

INTRODUCTION.

1 7

En expliquant le mécanisme au moyen duquel les langues

se sont formées, elles mettent l'élève à même de com

prendre vingt ou trente mots inconnus avec le secours d'une seule racine (1). C'est un moyen prompt et sûr de retenir ces sortes de mots, qui sont, comme on le sait, fort nombreux dans les belles langues de l'antiquité. Il faut bien se persuader que, sans analyse, il n'y a rien de solide dans l'étude des langues, et qu'avec le

secours de l'analyse, on trouve facile et simple ce qui

d'abord avait paru di icile et compliqué (2). Tout professeur devrait avoir pour devise ces remarqua bles paroles de Montaigne : «Que ce qu'il (l'élève) viendra

» d'apprendre, il le lui fasse mettre en cent visages, et

» accommoder à autant de divers subjects, pour voir s'il

» l'a bien pris et bien fait sien. » Essais.

IV. Étude des Règles.

- Interrogeons d'abord l'opinion et l'expérience des hommes les plus compétents en cette matière. Voici comment s'exprime sur ce point le patriarche de

Port Royal :

« On ne doit peint faire apprendre par c ur les fatras des méthodes, pour l'ordinaire mal conçues, mal digérées

et ennuyeuses pour des jeunes gens (3). On doit leur ensei

(1) Comptez seulement tous les mots dérivés de ferre, verbes et

substantil s. (2) Sur les avantages de l'analyse, voy. Beauzée, Encycl. métho

dique , art. Analyse, Inversion. Burnouf, préface de sa grammaire grecque.

(3) « M. Arnaud, dit Rollin dans une note, insiste toujours sur cet abus pernicieux. » Nous avons aujourd'hui un très grand nombre

d'excellentes grammaires très bien conçues, très bien digérées , mais tout aussi ennuyeuses pour des jeunes gens que celles du dix septième siècle. Écoutez Érasme : « Verùm ut hujus modi præcepta fateor neces.

2

jeunes gens que celles du dix septième siècle. Écoutez Érasme : « Verùm ut hujus modi

l

8

INTRODUCTION.

gner, de vive voix et par pratique, tout ce qu'on appelle règles, et les engager seulement à les rapporter comme une petite histoire dans les classes. A mesure qu'il se ren contre un nom, un verbe, hors de la règle générale, il faut le faire remarquer aux écoliers, et les obliger à en rendre compte pour la classe suivante. » Mémoire sur le

règlement des études , etc.

En tête de la Méthode latine de Lancelot, nous lisons ce qui suit à la n de l'avis au lecteur :

j'ai éprouvé après

plusieurs autres, combien est utile cette maxime de Ramus: Peu de préceptes et beaucoup d'usage; et qu ainsi, aussitôt que les enfants commencent à savoir un peu ces

règles , il serait bon de les leur faire remarquer dans la

pratique , leur faisant voir d'abord quelques auteurs les plus purs et les plus faciles. »

« Il me resterait ici à dire, ce que

« Il faudra , dit l'abbé Fleury, exercer continuellement

les enfants par la lecture de quelque auteur qu'ils puis

qu'ils

apprendront bien mieux les règles par l'usage qu'on en fera remarquer, que par l'effort de leur mémoire.

sent entendre avec plaisir, s il se peut, et faire état

» J'ai déjà parlé ,

dit il plus loin , de la manière d'ap

prendre

sur l'usage que sur les préceptes. » Du choix et de la

méthode des études.

le latin, et j ai conseillé de compter bien plus

» Ne donnez d'abord que les règles les plus générales

Le grand point est de mettre la personne, le plus tôt qu'on

»

saria, ita velim esse , quantùm eri possit, qudm paucissima, modô

n

sint optima. Nec unquàm probavi litteratorum vulgus , qui pueros

m in his inculcandis complures annos remorantur. Quibus si com

» monstres commodiorem docendi viam, respondent se ad eum mo

un dum institutos, nec patiuntur quicqnam melius esse pireris quam

- ipsis puerls accidit. » (De ratione studii. De pueris -statim ac

liberaliter instituendæ s.)

esse pireris quam - ipsis puerls accidit. » (De ratione studii. De pueris -statim ac liberaliter

INTRODUCTION.

.

1 9

peut, dans l'application sensible des règles , par un fré quent usage. » FÊNELON; Lettre à M. Dacier.

Les auteurs de la Nouvelle Méthode pour apprendre

facilement la langue latin avaient dit, avant Fénelon :

«C'est une maxime constante qu'on ne doit pas d'abord embrouiller l'esprit de ceux qui commencent, par tant

de règles particulières; mais que les faisant passer, aussi vite qu'il se peut, par la connaissance de ce qu'il y

a de plus général, il faut tout d'un coup les mettre dans

la pratique, qui leur apprendra parfaitement et avec plaisir, le reste de ce qu'ils n'eussent appris, dans les règles, qu'avec confusion et dégoût. Comme les règles

donnent entrée à l'usage, l'usage con rme les règles , et rend clair ce qui paraissait obscur. »

n Les inconvénients dela méthode ordinaire, dit d'Alem

bert, sont de parler aux enfants de concordance et de régime sans préparation, et sans qu ils puissent sentir l'usage de ce qu'on leur fait apprendre, de leur donner ' des règles de syntaxe très composées , dont on les oblige

de faire l'application en mettant du français en latin; de vouloir forcer leur esprit à produire, dans un temps où

il n'est destiné qu'à recevoir; de les fatiguer en cherchant

à les instruire , et de leur inspirer le dégoût de l'étude,

dans un âge où l'on ne doit songer qu'à la rendre agréable.

En un mot,dans la méthode ordinaire,on enseigne le latin à peu près comme un homme qui,pour apprendre à un en fantà parler, commencerait par lui montrer la mécanique des organes de la parole. » Encyclop., art. DUMARSAIS.

» Quand on aura fait prendreîà un enfant, dit Holl

mann, l'habitude de justi er les auteurs par la gram

maire et la grammaire par les auteurs, il ne donnera plus rien au hasard; il se rendra compte de tout; il marchera d'un pas ferme et rapide; son intelligence en n se développera de' la manière la plus heureuse sans que sa mémoire soit fatiguée par des exercices pé

en n se développera de' la manière la plus heureuse sans que sa mémoire soit fatiguée

20

INTRODUCTION.

nibles et stériles, sans que son esprit soit accablé par l'ennui d'une obéissance aveugle et passive. Un travail de résignation prouve la douceur et la patience d'un enfant; mais un travail raisonné lui est mille fois plus utile et ne lui cause aucun dégoût. » Des vices de l'édu

cation publique.

A l'exception de la première partie du rudiment, celle qui renferme la déclinaison et la conjugaison, notre mé thode analytico synthétique nous permet de supprimer les deux autres qui comprennent la syntaxe et les galli

cismes. Toutes les règles essentielles dont l'auteur ex

pliqué renferme des exemples, sont formulées à mesure qu'elles se présentent, puis résumées méthodiquement dans un tableau à la n du volume, et classées par les chiffres 1, 2, 3, h, etc. A mesure que l'élève les rencontre dans les chapitres ou divisions d'un auteur, elles sont in diquées à la n de ces chapitres par la citation du texte latin qui est un exemple de cette règle, et l énoncé de cette règle est lui même indiqué par le chiffre qui lui correspond dans le tableau. Par ce mécanisme extrêmement simple, l'élève voit d'abord la règle en action ou dans son application. C est une phrase, une proposition qu'il comprend parfaitement pour l'avoir d'abord préparée, analysée, traduite, etc. L énoncé n'est plus pour lui, comme dans l'ancienne méthode, quelque chose d'abstrait ou de métaphysique, une généralisation sans l'expérience des faits qui ont conduit à cette généralisation; c'est au contraire l'expres

sion généralisée de faits nombreux constatés par lui.

Quand ses yeux , son intelligence et sa mémoire ont été

frappés cent fois de substantifs

verbe actif, il ne lui est pas assurément di icîle de com

prendre cette généralisation :

à l accusa'tif après un

Tout verbe actif veut son complément direct a l'accu satif.

cette généralisation : à l accusa'tif après un Tout verbe actif veut son complément direct a

INTRODUCTION.

2!

dans la tête et

lui faire retenir ces règles de grammaire, de le faire pâlir pendant des années sur cette métaphysique, et d en fati guer sa mémoire (t). Il su it de les lui faire lire à me sure qu elles se présentent dans ses versions par écrit ou de vive voix. Comme elles se présentent tous les jours, l application ainsi répétée les lui inculque promptement et au bout de quelques semaines, il les sait et les recon naît avec une merveilleuse facilité. Cette connaissance ne lui a coûté ni e orts, ni peine, ni ennui.

dit Duclos, était raisonnée, les hommes

il acquerraient une très grande quantités de vérités avec

. plus de facilité qu ils ne reçoivent un petit nombre d er

1. reurs. » Considérations sur les m urs. Ce que nous avons en vue , surtout, c est de multiplier les remarques , les observations de toute nature. Ce sont elles, suivant nous, qui constituent principalement une instruction solide et bien raisonnée. 'Une triste expérience l apprend tous les jours à ceux qui se livrent à l'ensei gnement des langues ou des sciences : rien ne reste de ce qui n a pas été bien compris ou n a été compris qu'à demi (2). Nous voulons, non qu on e leure, mais qu on

Il n est pas nécessaire, pour lui mettre

ut si l éducation,

approfondisse.

V. Exercices divers.

La méthode que nous venons d exposer brièvement,

(t) et Qu on le sache bien, les enfants n'accordent leur attention à une chose qu'autant qu elle intéresse leur curiosité, qu ils en voient l'importance, l application et l'immédiate utilité. Par la marche qu'on leur fait suivre, le temps employé à apprendre leurs règles de mé

moire est presque entièrement perdu. n (Gerdy, Physiologie philo

sophique des sensations et de l'intelligence, p. 24 ). 1846.)

(2) On peut parfaitement appliquer à l'esprit ce que disent les mé decins en parlant du corps : « Ce n'est point ce qu on prend qui nour rit, c est ce qu on digère. n Non en: ingestir sed è digestis t nutfitio.

point ce qu on prend qui nour rit, c est ce qu on digère. n Non

22

INTRODUCTION.

loin d'être exclusive

, présente, comme un de ses carac

tères remarquables, l'avantage de se prêter à une foule

pour

intéresser ses élèves et hâter leurs progrès. (le précieux avantage est dû à la sûreté d'interprétation de l'auteur par le procédé analytico-synthétique, à la netteté des idées que le travail ainsi fait laisse dans l'esprit, à la propriété des termes latins et français dont l'élève se trouve par là toujours en possession , etc. Sur ce premier et solide ac quis, on peut exercer de mille manières l'intelligence , le jugement et la mémoire de l'élève; tout lui devient alors aisé et pro table. Nous donnons ici quelques exemples de ces divers exercices, mais nous sommes persuadé qu'il n'y a point de maître qui ne trouve dans ses propres inspirations, et d'après l'expérience qu'il a de la capacité de ses élèves, de meilleurs sujets d'exercices que ceux que nous allons indiquer.

Parmi ces exercices, il en est quatre qui ne doivent ja

mais être omis. Ce sont :

i" L'explication, mot à mot, littérale, de chaque phrase du texte de l'auteur préparé; 2° La traduction, en bon français, de chaque phrase après son explication littérale; 3° L'analyse verbale des mots latins, remarques de

toute sorte sur les mots composés, dérivés, etc.;

[1° Le compte rendu des règles renfermées dans le texte ainsi traduit. Ces exercices doivent toujours se faire sur le texte par de l'auteur. On doit alors exercer les élèves, principalement dans les commencements, sur la déclinaison des substantifs et des adjectifs, et sur la conjugaison des verbes. Par exemple, dans le premier chapitre de l Epitome,

un élève déclinera Deus, qui est irrégulier, un autre

d'exercices qu'un maître zélé saura varier à l'in ni

déclinera Deus, qui est irrégulier, un autre d'exercices qu'un maître zélé saura varier à l'in ni

INTRODUCTION.

2'?)

c lum, un autre luæ, ou locus, ou aer, ou homo, etc. D autres conjuguerons, à certains temps plus dif ciles, les verbes facio, cage, educo, quiesco, etc. Tantôt on pourra charger un élève de demander à un autre la traduction latine des mots français qu il lui in diquera.

 

Demande :

Réponse :

Le

ciel, les cieux,

c lum, c li;

La lumière, Les poissons , Le soleil,

lux; pisces; sol;

Nous

avons rassemblé,

coegimus;

Vous

vous reposez,

quiescitis;

Faire sortir,

educere.

Tantôt un autre élève demandera au contraire à un condisciple la traduction française des mots latins qu'il

désignera.

Demande :

Réponse :

Locus,

lieu ;

Quintus, a , um,

cinquième;

Arbores,

les arbres;

Volitant,

ils volent;

Omnia,

tous;

Aves,

les oiseaux;

Animantia ,

les animaux.

D'autres fois ce seront.des membres de phrase :

Demande :

Faire en six jours,

Dieu rassemblera les hommes

dans un seul lieu , Reposez vous le cinquième jour,

Réponse .

Facere intrà sex dies;

Deus coget homines in unum

locum; Quiescite dle quinte.

On pourra encore les exercer à traduire sur le champ en français de petites phrases imitées de l auteur:

Deus ereavit plantas quas vocamus arbores ;

sur le champ en français de petites phrases imitées de l auteur: Deus ereavit plantas quas

24

INTRODUCTION .

(A u jugement dernier,) Deus educet homines è terni et coget in unum locum; Aves quiescunt in arboribus et pisces in aquis; Stellæ ereatæ sunt quarte dia; Deus non fecit animantia (lie tertio.

A mesure que l'élève avance et qu'il sait plus de rè gles , on lui fait appliquer ces dernières. Donnons encore, sur le chap. XIII de l Epitome, quel ques exemples de ces exercices, que l'on ne peut trop varier et multiplier.

Un élève dira par exemple : Le onzième mois, Noé ouvrit une fe

nétre de l'arche.

Un élève désigné répondra : Manse undecimo, Noemus aperuit fe

nestram arcæ.

QUESTION. La. colombe n'ayant point trouvé de lieu où elle pût se

percher.

RÉPONSE. Cùm columba non invenisset locum ubi poneret pedem.

QUESTION. Columba attutit in on sno ramum oliræ nirentis.

RÉPONSE. La colombe apporta dans son bec un rameau d'olivier

vert.

Le maître pourra donner à traduire en latin, de vive

voix ou par écrit, des phrases françaises comme celles ci.

Un vent violent, envoyé par le Seigneur, diminua peu à peu les

eaux : Ventus vehemens, immissus à Domino, sensim imminm t

aquas.

Le onzième mois, Noé ouvrit l'arche et lâcha un corbeau et une

colombe : Mense undecimo, Noemus ap eruit arcam et emisit corvum et columbam. Le rameau d'olivier vert marquait la fin du déluge : Rame olive rirentis nis dilurii signi cabatur (i).

Si cet exercice est trop fort, on exercera d'abord les élèves à traduire sur le champ, enlatin, des expressions

(1) C'est, faits d'après cette méthode, de vive voix ou par éerit , que nous recommandons les thèmes.

(1) C'est, faits d'après cette méthode, de vive voix ou par éerit , que nous recommandons

INTRODUCTION.

2 5

françaises comme cellesci : étendre la

main

se

faire sortir

apporter dans son bec . ouvrir une fenêtre

Insrsrm PBINCIPALEMENT sua L'APPLICATION DES ni; GLES ET sua TOUT CE QUI PEUT PRÉSENTER QUELQUES DIFFICULTÉS.

Nous ne faisons ici que suivre la tradition des grands maîtres. Écoutez Érasme : « Neque verb minorem adhibeat

)

curam præceptor in exigendo quæ commisit, quam in

)

prælegendo. Est omninù labor hic docenti gravissimus ,

» sed discentibus utilissimus. » De ratione instit. dise. Parlant de ces exercices si précieux, le célèbre P. Jou vency s exprime ainsi :

« Faciendum ut quæ sunt imposita, corrigantur accu

) ratè. Nemo sit exercitationum immunis : nemo, verbi

) gratiâ, non recitet lectionem, non legat scriptionem,

) auctorem interpretetur, concertet, respondeat. Pe

) ritiores discipuli quæ fuerint explicata repetent rudîo

» ribus et familiariter explanabunt. » Ratio dise. et doc. Dans le Mémoire sur le règlement des études, du grand Arnauld, déjà cité , nous trouvons le jugement suivant

d un ancien professeur de l Université de * sur ce

plan d étude, qui lui avait longtemps servi de règle :

« De tous les exercices, celui qu une épreuve journa

lière de huit années consécutives m a fait connaître le plus

celui d expliquer

sans quartier, durant la première heure de chaque classe, un même auteur; et après l explication de chaque page ou chapitre , d'obliger les jeunes gens à en rendre compte, les uns en français, les autres en latin. Il n est

pas croyable combien cet exercice , fort simple, devient

utile et réellement le plus aisé, c est

intéressant par la variété des interrogations; combien il anime les jeunes gens, par la nécessité de se tenir tou jours prêts à répondre; combien en n il leur donne de

3

il anime les jeunes gens, par la nécessité de se tenir tou jours prêts à répondre;

26

INTRODUCTION.

facilité à s'énoncer dans leur langue, et à s exprimer no blement en latin. » Voici comment s exprime l abbé Pluche sur l'utilité de ces divers exercices :

« Les langues ne s apprennent que par l usage, et sur

tout par le bon usage

Faites d abord entendre à votre

ls le pur langage des bourgeois de Rome; puis aussitôt faites le parler d'après eux. S'ils se querellent, s ils se complimentcnt, s'ils font un récit ou un raisonnement que votre ls vous rende dans les mêmes termes leurs débats, leurs récits et leurs raisonnements. Que Phèdre lui raconte une jolie fable. L'enfant qui l aura entendue et goûtée vous la rappellera dèlement, d abord en fran

çais, pour être sûr de l ordre des idées; il n'y a plus qu un pas à faire; qu'il la redisc en latin sans la savoir par c ur, et il y viendra. Expliquez lui I Andrienne, etc. 10 La bonté de cet exercice si simple et si approchant de la manière dont nous apprenons les langues vivantes , en doit faire commencer la pratique aussitôt que la raison commence à s ouvrir. L'enfant qui a du jugement y réus sira; celui qui a de la mémoire s en tirera aussi. Celui qui a moins de facilité se trouvera beaucoup plus sou

vient d entendre plusieurs fois,

qu à travailler dans un dictionnaire à la création d une phrase dont il ne sait pas le premier mot. Celui qui n y 'réussira ni peu ni point, se trouverait encore plus em

barrassé dans le labyrinthe des compositions raisonnées

qui ne sont point

faits pour les sciences. Tous les autres en n, pourvu que

cet exercice devienne une habitude par la thés grande con

(inuité, tous apprendront à parler sur le champ et de

lagé à redire ce qu il

sur des règles; c est un de ces esprits

suite

» La Mécanique des langues.

' Nous le répétons, rien ne hâte plus le progrès des élèves dans l'étude des langues anciennes et dans celle de leur langue maternelle que ces exercices répétés chaque

dans l'étude des langues anciennes et dans celle de leur langue maternelle que ces exercices répétés

INTRODUCTION.

2 7

jour et variés de cent manières. Mais qu on le remarque

bien, ils ne sont possibles, ils ne sont réellement pro ta tables que sur les pages bien entendues, bien comprises,

et par conséquent bien traduites d'un auteur classique

soumis, pour en avoir l intelligence, au procédé de tra duction analytico synthétique que nous avons exposé. Au reste l habitude d eæploiter (1) ainsi chaque jour un auteur donne bientôt aux élèves une telle aptitude à trou

qu ils

ver une foule de moyens de s'exercer sur l auteur

ont entre les mains , qu on est vraiment étonné de tout

ce qui vient de remarquable à leur esprit au milieu de cette gymnastique intellectuelle, source de tant d aperçus

et d heureuses inspirations.

Les meilleures semences, si on ne les fait pénétrer dans le sol, ne peuvent prendre racine et périssent sans retour:

au contraire, celles qui sont jetées dans un terrain pro fond y poussent des racines vivaces qui les font fructi er pour de longues années. L usage est bien réellement le maître des langues pour leur enseignement aussi bien que pour leur évolution et leur transformation. Mais il est un usage long, pénible,

incertain; c est celui des anciens procédés; il en est un

autre court, agréable et sûr; nous croyons que c est ce lui que nous venons de developper sous le nom de Mé thode analytico synlhétigue {2).

(1) C'est le mot dont se servait un jeune élève pour désigner l'en

semble des exercices auxquels il se livrait sur son auteur.

(2) Avec cette méthode, un père, une mère, toute personne intel

ligente, peut parfaitement faire rendre compte à un enfant de son travail, version, explication, analyse, étude des règles, etc. Il n'est pas nécessairépour cela de savoir le latin; il su lt de savoir lire. Parmi les personnes éminentes qui ont applaudi à notre méthode et dont nous pourrions citer ici le nom, il en est plusieurs qui sont

les plus compétentes de notre époque en matière d'éducation. Toutes

ont bien compris que notre mode d'enseignement n'était qu une res

époque en matière d'éducation. Toutes ont bien compris que notre mode d'enseignement n'était qu une res

28

INTRODUCTION.

A une méthode qui jette tant de jeunes gens dans le découragement et le dégoût pour tout travail, ne se t'ait il pas temps en n de substituer des procédés plus rationnels qui feraient aimer la science et répandraient sur les études cet attrait qui abrège les heures et verse

tauration de la méthode de l illustre école de Port Royal , rendue plus

facile, plus agréable et plus sûre dans la pratique, par le procédé

d'interprétation des classiques que nous y joignons.

Un ecclésiastique distingué, qui se consaere depuis longtemps à

l'éducation de la jeunesse, après avoir lu nos articles sur les méthodes

d'enseignement dans la Voix de la Vérité, nous adressait par le bu

reau de ce journal la lettre suivante :

( Monsieur,

. J'ai lu avec le plus vif intérêt vos articles sur les méthodes d'en

seignement. L'un des motifs qui leur ont concilié sur le champ mes

plus vives sympathies, c est que

j'ai moi même acquis le peu que je

sais de la manière que vous indiquez, ce qui m'a permis , alors, après dix huit mois de latin et de grec, de lutter avec assez d'avantages

contre des rhétoriciens qui avaient étudié pendant sept, huit et dix ans. Un autre motif, c est que j'ai aussi employé cette méthode

pour mes élèves, concurremment avec les autres. Il est inutile de vous dire ma préférence, mais les parents ont certaines exigences auxquelles on doit des ménagements. Je n'ai pu éerire beaucoup pour les élèves de latin. Je me suis

attaché surtout à tarir la source des premières larmes; peut être ai je

réussi, puisque aujourd'hui encore j'ai des élèves de trois ans qui étudient MÊME SEULS et chaque matin pressent les parents de les en

Mais j'aurais besoin d'un travail comme le

voyer 0. leur pension

vùtre, monsieur, et s'il est imprimé (ce que je n'ai point vu indiqué) je vous prierais de m'adresser par la poste deux exemplaires de votre Epitome de Lhomond. S'il répond à l'idée que je m'en forme, j'aurai l'honneur, plus tard, de vous adresser de nouvelles demandes. - Agréez, monsieur, etc.

» BENOIT,

Prêtre, auteur du Premier Manuel de l'enfant, du Manuel

de chant sacré, du Globe ethnographique de la ville de Beaunc, etc., etc.

Rue du Jardin Royal, à Montpellier (Hc raull).

.,

25 avril 1853. n

ethnographique de la ville de Beaunc, etc., etc. Rue du Jardin Royal, à Montpellier (Hc raull).

INTRODUCTION.

29

au c ur du jeune étudiant ce contentement, cette inno cente joie que l'on voit rayonner dans ses traits quand il

sent les di icultés s'aplanir devant lui,

rer, son âme s'élever, se forti er, son intelligence se dé

velopper, son esprit s'orner de connaissances variées dont l'acquisition ne lui coûte aucune larme , et qu'il peut se dire à chaque instant, en présence de sa tâche: a Pour

» réussir , je n'ai qu'à le vouloir; chacun de mes pas est

» assuré dans la route facile qui m est tracée; que j'es

» saye seulement et j'arriverai; le succès ne peut être

» douteux.»

sa marche s éclai

Dans ces conditions heureuses , la curiosité de l'enfant se trouve excitée; il étudie sans chagrin, sans contrainte,

sans que sa mémoire soit fatiguée par des exercices pé nibles et stériles, sans que son esprit soit accablé par l'ennui d'une obéissance aveugle et passive. Il marche droit au but, et met, dans son travail, cette ardeur que donne seul l'espoir du succès.

(Voir I APPENDICE à la n du volume.)

AVANTAGES DE LA RÉPÉTITION.

( Que ce qu'il (l'élève) viendra d'apprendre, il (le maître) le lui fasse mettre en cent visages, et accommo der à autant de divers subjects, pour voir s'il l'a bien

pris

et bien fait sien » MONTAIGNE, Essais.

« Repetitio incredibilis est ad pro cieudum ef caciæ ,

modo sit vera repetitio , id est, sæpius repetita et iterum iterumque instaurata. »

D. WYTTENBACH, Selecta princ. hist., p. XXXIV.

« La répétition est la première gure de rhétorique.»

NAPOLÉON.

» D. WYTTENBACH, Selecta princ. hist., p. XXXIV. « La répétition est la première gure de

30

INTRODUCTION.

OBSERVATION IMPORTANTE.

Pour éviter des répétitions continuelles nous n'avons point indiqué le genre des substantifs qui se déclinent sur

rosa, Dominus et templum. Les premiers sont du fémi

m n, les seconds du masculin et les troisièmes du neutre. Les exceptions sont indiquées à mesure qu'elles se pré sentent. Tout verbe dont nous n'indiquons pas l'espèce est actif.

Principaux signes abrévt u fs.

Abl.

ablatif.

Acc.

accusailf.

Adv.

adverbe.

Conj.

conjonction.

Dat.

datif.

Dép.

déponent.

F.

féminin.

Gén.

génitif.

M.

masculin.

N.

neutre.

Nom.

nominatif.

Parf.

parfait.

Partic. p.

participe passé.

Partie. pr.

participe présent .

Plur.

pluriel.

Plus q. p.

plus que parl ait.

Prép.

préposition.

Sing.

singulier.

Subj.

subjonctif.

Vos.

vecatif.

Il est encore plusieurs autres abbréviations que nous

avons employées et qui seront facilement comprises.

vecatif. Il est encore plusieurs autres abbréviations que nous avons employées et qui seront facilement comprises.

EPITOME

ANALYTICO SYNTHÉTIQUE.

CHAPITRE PREMIER.

INTERPRÉTATION ANALYTIQUE (t).

Deus, Dieu; Deus, i, au pluriel Firmamentum, le rmament; r

dii, deorum, diis, etc. Greavit, créa; ereo, as, avi,atum. are, créer. C lum, le ciel; c lum,i, au plur. c li, lorum, musc.

Et, et, conj.

Terram, la terre; terra, æ.

Intrà, dans l'espace de ou en, prép.

qui régit l'arc. Sex, six; nom de nombre cardinal. Dies, jours, ace. plur. de Dies, ei, substantif musc. et film. Primo, le premier; primus, ma,

mum.

Die, jour; dies, ci. (Voyez plus haut.)

Fecit, il t ;facio, is, feci, factum,

cere, faire.

Lu m, la lumière; lux, lucîs,

subst. fém. Secundo, le second; secundus, da, dum. Die, jour; etc.

Fectt, il t, facio, etc. (Voyez plus haut.)

mamentum, i.

Quod, que; qui, quæ, quod, qui, lequel, laquelle, que

Vocavit, il appela; voco, as, avi, atum, are, appeler.

C lum, le ciel. (Voyez plus haut.)

Tertio, le troisième; tertlus, a,

um. Die, jour, etc. Coegit, il rassembla; cogo, is, (Êo gi, coactum, cogere, rassem ter.

Aquas, les eaux; aqna, æ, eau.

ln, dans ; prép. Unum. un, un seul; unus, a, um. Locum, lieu; locus, ci, au plut . loca, corum, neut. Et. et, conj. Eduxit, il t sortir; educo, is, xi, ctum, ocre, tirer, faire sortir. (Ducere, mener, è, dehors.) E, de ; prép. qui régit l ablatif. Terrâ, la terre; terra, a:

Plantas, les plantes; planta, :13. Et, et.

(I) Nous ne reprcduirons les mots dans la forme du texte que pour les cinq premiers chapitres.

planta, :13. Et, et. (I) Nous ne reprcduirons les mots dans la forme du texte que

32

EPITOME

Arbores, les arbres; arbor, ris,

fe'm. arbre.

ü

Quarto, le quatneme; quartus, a,

um

Die, jour, etc. Fecit, il t. (Voyez plus haut.) Soäem, le soleil; sol, is, musc. so

eil

Et, et:

Lunam, la lune ; luna, æ. Et, et. Stellas. les étoiles ; stella, æ, étoile. Quinto, le cinquième; quintus, a,

um.

Die, jour, etc.

(Fecit, il t, sous entendu.)

Aves, les oiseaux; avis, is, fém.

oiseau.

Quæ, qui: nomin. plur. fém. de qui, quæ, quod, qui, lequel, la uelle, que Vo itant, rolent; volito, as, avi, atum, are, neut. voltiger,roler. In, dans, prt p. Aere, l'air; aer, is, m. air, ace. aerem ou aera, etc. t, et.

Pisces, les poissons; piscis, ois, masc. poisson.

Qui. qui;

quod.

de

qui, quæ,

(Voyez plus haut.)

Natant, nagent; nato, as, avi, atum, neut. nager. ln, dans, prép. Aquis, les eaux; aqua, æ, eau. Sexto, le sixième; sextus, la, mm. Dle. jour, etc.

Fecit, il t. (Voyez plus haut.)

Omnia. tous; omnis,is, e, tout. Animantia, les animaux ;animans,

antis, m. f. n. tout ce qui vit,

animal. Postremù, en n, adv.

(Fecit, il t, sous entendu.)

Hominem,l homme; homo, minis. m. homme. Et, et. Quievit, se reposa; quiesco, evi, etum, escere, n. se reposer. Die, le jour, etc. Septimo, septième; septimus, a,

um; die septimo, le septième

jour.

Étude des règles.

RÈGLE M. Tout verbe qui n'est pas à l'in nitif s'accorde

avec son sujet en nombre et en personne.

EXEMPLES :

Deus creavit, Dieu créa

fecit, il t

coegit, il rassem

bla

verbes sont à la troisième personne du singulier, parce -que le sujet Deus est de la troisième personne et du singulier.

quievit, il se reposa. Tous ces

eduxit, il t sortir

Aves quæ volhant : les oiseaux qui volent

pisces qui na

tant : les poisssons qui nagent

troisième personne et au pluriel, parce que leurs sujets quæ et qui indiquent une troisième personne et sont au pluriel.

RÈGLE 25. Le nom de temps qui répond à la question quand f se met à l'ablatif en sous entendant in.

EXEMPLES :

Dieu t la lumière, quand? le premier jour : (in) primo

volitant et notant sont à la

die. Il rassembla les eaux, quand? le troisième jour, (in)

tertio die. Il se reposa, quand? le septième jour : (in) die septimo.

quinte

die

Même remarque pour seeundo die

seælo die.

quarte die

le septième jour : (in) die s e p t i m o . quinte die

ANALYTICO SYNTRÉTIQUE .

33

RÈGLE 12. Tout verbe actif veut son complément direct à. l accusatif. ce complément direct se connaît en plaçant

après le verbe l'interrogation qui? ou quoi?

EXEMPLES :

et terram: le ciel et

la terre. Fecit, il t , quoi? lucem, la lumière. Coegit, il rassembla, quoi? aquas, les eaux. Eduxit è terrà. il t sortir de terre , quoi? plantas et arbores , les plantes et les arbres.

Cælum et terram sont compléments directs du verbe actif creavit; lucem est complément direct du verbe actif fecit; ainsi des autres. RÈGLE 32. si la. préposition in est jointe à un verbe qui marque mouvement pour passer d'un lieu dans un autre, elle veut son complément à l'accusatif.

EXEMPLE :

Deus coegit aquas in unum locum : Dieu rassembla les eauæ dans un seul lieu. Pour rassembler les eaux dans un seul lieu , il fallait les faire venir de divers autres lieux. Si le verbe auquel la préposition in est jointe marque mouvement, mais que ce mouvement s'accomplisse dans un

Deus creavit : Dieu créa, quoi? c lum

lieu dont on ne sort pas, in veut son complément à l'ablatif.

EXEMPLES :

Deus fecit aves quæ volitant in acre: Dieu t les oiseaux qui volent dans l'air , et pisces qui natant in aquis: et les poissons qui nagent dans les eaux . Les oiseaux ne sortent pas de l'air pour voler , ni les poissons de l'eau pour nager.

CHAPITRE II .

INTERPRÉTATION ANALYTIQUE.

Deus, Dieu; Deus, i, au pluriel Dedit, il donna ; do, das,dedi,da

dii, deorum, diis, etc.

tum, dare, donner.

Finxit, forma; ngo, is, inxi, c llli, d lui; ille, a, ud, il, elle, lui,

tum, ngere, former, façonner.

le,

.

Corpus, le cor s; corpus, poris, n. Animam, une dme; anima, mæ, Hominis, de lhomme; homo, mi dme.

homme. Viventem, vivante; vivens,ventis,

E, du, prép. de, du, des, veutl abl. vivant, partie. présent. de vivo,

is, vixi, victum, vivere,n. vivre,

Limo, limon; limus, mi, boue,

nis, m.

limon.

être vivant.

Terræ, de la terre ; terra,ræ, terre.

vivere,n. vivre, Limo, limon; limus, mi, boue, nis, m. limon. être vivant. Terræ, de la terre

54

BPI I OIIB

Fecit, il t; facio, cis, feci, fac

tum, cere, faire.

Illum, lui; ille. 8, ml, il, elle, lui, le, la. (Il le t.)

Ad, à, prép. qui veut l accusatil .

Simililudinem, la ressemblance;

similitudo, dinis, f. ressem blance.

Snam, sienne; suas, a, um, sien,

sienne, son, sa, ses (ad similitu dinem suam, traduisez : à sa

ressemblance).

Et, et. Nominuvit, il nomma; nomino, as, avi, atum, are, nommer.

lllum, lui ; ille, etc. (Voyez plus haut.) (Il le nomma.)

Adamum, Adam; Adamus, i. Deinde, ensuite, adv. Immisit, il envoya; immitto, is,

misi, missum, mittere, envoyer.

(1m pour in, dans, et mittere, envoyer.)

Soporem, un sommeil; sopor, ris,

m. sommeil.

ln, dans, â,prép. (Voyez règle 32.)

Adamum, Adam. Et, et. Detraxit, lira; detraho, is, traxi, tractum, trahere, tirer de, ôter. (Trahere, tirer, et de, de ) Unam, une ; unus, a, um, un,une.

E, des; prép. de, du, des, veut l abiati .

Costis, côtes; costa, :13, côte. Ejus, de lui;is, ea, id, il, elle, lui, le, la, etc. (E costis ejus, traduisez : de ses cùtes.)

Dormientis, dormant ou qui dor

mait ;parlic.présent de dormio,

is, ivi, itum,ire, n. dormir, être

endormi. (Traduisez :pendant

qu'il dormait.) Ex, de, prép. qui veut 1 abiatif. En, elle, ex eà, d'elle, de cette côte; is, ea, id, etc. Formavit, il forma; formo, as, avi, atum. are, former. Mulierem, la femme; mulier,eris,

lm. femme.

Quam, que; qui, quæ, quod, qui, lequel, laquelle, que Dedit, il donna; do, as, dedi, da tum. dare, donner. Sociam, (pour) compagne; socia,

æ, compagne.

Adamo, â Adam. Que, et ; la conjonction latine que se place toujours après un mot. Sic, ainsi, adv. lnstituit, il institua; instituo, is, tui, tutum, men, instituer, établir. Malrimonium, le mariage; matri monium, mi, mariage. Nomen. le nom; nomen, minis,

n. nom. Primæ, de la première; primns,

a, um, premier, première. Mulieris, femme , mulier, cris, f.

emme.

Fuit, ut, verbe auxiliaire; sum,

es, ui, esse, être.

Eva, Ère; Eva, 12.

Étude de. règles.

Pourquoi les verbes nxil

dedit

nominavit . immisit

detrawit

du singulier? (Voyez la règle 11.)

instituit

etc

sont ilsà la troisième personne

animam de

Corpus est complément direct de næit

mulierem

de formavit

pléments sont ils à l accusatif? (Voyez la règle 12.) Dans cette phrase : (Deus) immisz t sop0rcm in Adamum, pourquoi Adamum est ilàl accusatil ? (Voyez la. règle 32.)

«ledit

sopo m de immisit

unum de detrazit

,

quam de dedit, etc., etc ; pourquoi ces com

Règle nouveîle.

la, des , sont placés

entre deux noms , on met ordinairement le second au génitif.

RÈGLE 1. Lorsque de , du, de l , de

, sont placés entre deux noms , on met ordinairement le second au génitif. RÈGLE 1.

ANALYTICO SÎN I HÉTIQUB

35

Exzmrm:s :

Deus nxit corpus hominis è lima terræ: Dieu forma le corps de l homme du limon de la terre. Le nom de la première femme : nomen primæ mult eris RÈGLE l3. Outre un complément direct, un grand nom bre de verbes ont encore un complément indirect qui se met à. différents cas avec ou sans préposition. On le connaît en plaçant après le verbe les interrogations et qui? à quoi? de

'

qui? de quoi? etc.

EXEMPLES :

Deus nxit corpus hominis è limo terras, Dieu forma le

corps de l'homme, de quoi? e lima, de limon. Dedit illi, il donna à qui? illi, à. lui (il lui donna). Immisit soporem in Adamum , il envoya un sommeil à. qui? in Adamum, et Adam, (mot à mot) dans Adam). Dans le troisième alinéa, pourquoi Adamo est il au datif? RÈGLE 5.-Tout adjectif on participe s'accorde en genre, en

rapporte.

nombre eten cas, avec le nom

ou prénom auquel il se

EXBIPLES :

(Deus) dedit illi animam viventem; (Dieu) lui donna une âme vivante. Fecit illum ad similitudinem suam; il le t à. sa ressemblance. Detraxit unam è costis ejus dormientt s; il tira une des côtes de lui dormant. Nomen prima? mulieris; le nom de la première femme. Le participe présent viventem est à. l accusatif féminin sin gulier, parce que animam est à l accusatif féminin singulier. L'adjectif possessif suam est à l accusatif féminin singulier, parce que simililudinem est à l accusatif féminin singulier. Le participe présent darmientis est au génitif masculin sin gulier, parce que le prénom ejus est au génitif masculin singulier. L'adjectif primæ est au génitif féminin singulier, parce que mulieri s est au génitif féminin singulier.

CHAPITRE III .

INTERPRÉTATION ANALYTIQUE .

Deus, Dieu; Deus, i. Comment Horto,un.jardin ;hort us, i. jardin.

se décline H1 au pluriel?

Am nisstmo , très agréable ; sw

Posuit, plaça, pono, nis, sui, si tum, nere, placer, poser.

Adamnm, Adam.

Et Evam, et Eve. In , dans, prépos.

,

perlatif d'am uns , a, um , agréable

Qui, qui; qui, quæ, quod, qui,

que, etc. Solet, a coutume; soleo, es,

litns

perlatif d'am uns , a, um , agréable Qui, qui; qui, quæ, quod, qui, que, etc.

36

EPI I OME

eum. 1ere, n. pass., avoir cou

tume.

Appellari, d'être appela , in nitif

présent passif du verbe appello, as, avi, atum, are, appeler. (Qui solet appellari, traduisez:

qu'on a coutume d'appeler). Paradisus, paradis; paradisus, si. Terrestris, terrestre; terrestris,

13, e. Ingens, un grand; ingens, tis,

grand.

.

Fluvius, euve; nvius, ii. Irrigabat , arrosait ; irrigo, as, avi, atum, are, arroser. Hortum , ce jardin; hortus, i. Erant, étaient; sum, es, fui, esse, être. Ibi, ld, adv. de lieu. (Ld étaient). Omnes, tous; omnis, is, e, tout. Arbores, les arbres; nrbor, is. f. arbre.

Jucundæ, agréables; jucundus, a, um, agréable.

(à) Aspectu, (par) la vue; aspectus, ûs, m. aspect, vue. (aspectu est à l'ablatif à cause de la préposi

tion d sous entendue, qui veut l ablatil .) Omnes arbores ju

cundæ aspectn, traduisez: toutes

sortes d'arbres agréables à la vue.

Et fructus, et les fruits; fructus, 12s, m. fruit.

Suaves, doux ; suavis, is, e, doux. (à) Gustu (par) le goût; gustus, ûs , m. Et l ructus suaves gustu , traduisez: et de fruits doux au goût. Inter, entre, parmi; prép. qui veut l ucc. Eus, eus: (ces arbres); is, ea, id, il, elle, le, la, les, etc.

(Erat , était, sous eut.)

Arbor, l'arbre; arhor, ris, f.

Scientiæ, de la science; scientia, æ, science. Boni, du bien; bonum, ni, bien. Et mali, et du mal; malum, li,

mal.

Deus, Dieu, etc. Dixit, dit; dico, is, ixi, ictum, icere, dire. Homini , d l'homme; homo, minis,

m.

homme.

Utere, use (usez); ntor, eris, usus

sum , uti , verbe déponent, user, se sertir.

Fructibus, des fruits; fructus, ils,

m. fruit.

Omnium, de tous; omnis; is, e,

tout.

Arborum , les arbres; arhor, is, f. Paradisi, du paradis.

Præter, excepté; prép. qui veut l acc. Fructum, le fruit. etc. Arboris, de l'arbre, etc. Scientiæ, de la science. (Voy. plus haut.) Boni, du bien; bonum, ni. Et mali, et du mal, malum, i. Nem , car; conj. Si, si, conj. qui régit souvent le

subjonctif.

Comedas, tu manges (vous mark

gaz); comedo, is, medi, estum ou esum , dere, manger.

Illum. ce (de ce); ille, a, mi, il,

elle, lui, ce, cette, etc. Fructum , fruit, etc. Morieris, tu mourras (vous mour rez); morior , reris , mortuus

sum, mari, dép. mourir.

Étude des règles.

Pourquoi posait

solel

diæit

sont ils à la

troisième personne du singulier? (Voyez la. règle 11.)

Si c0medas

si tu manges

morieris, tu mourras; corne

das et morieris sont à la seconde personne du singulier, parce que le pronom sujet tu, qui est sous entendu, est de la seconde personne et du singulier. (Voyez la règle 11.) Pourquoi, dans le premier alinéa, Adamum et Evam; dans le second, Iwrtum; dans le troisième, illum fructum, sont. ils à l accusaüf? (Voyez règle 12.)

Adamum et Evam; dans le second, Iwrtum; dans le troisième, illum fructum, sont. ils à l

ANALYTlCO SYNTHÈTIQUE.

57

Démontrez l accord des adjectifs am nîssimo

tris

auxquels ils se rapportent. (Voyez la règle 5.)

Donnez des exemples de la règle 1.

Pourquoi homim est il au datif

Deus di:cit homini? (Voyez la règle 13.)

ingens

jucundæ

suaves

omnium

terres

avec les noms

dans cette proposition:

Règles nouvelles.

RÈGLE 33. Remarquez que lorsque in est jointe à un Verbe qui ne marque pas mouvement, cette préposition veut l ablatlf.

EXEMPLE :

Posuit Adamum in horto am nissi mo. RÈGLE 15. Il y a des verbes déponents comme utor, j'use ou je me sers, qui régissent l ablatif : utere fructibus,

user des fruits. D autres verbes déponents régissent d'autres

cas. L usage les fera connaître.

CHAPITRE IV.

INTERPRÉTATION ANALYTIQUE.

Serpens, le serpent; serpens, tis, m. serpent. Qui, qui; qui, quæ, quod, qui, lequel, etc. Erat, était; sum, es, fui, esse, être.

Callidissimum, le plus rusé ; su

perlatifde callidus, a, um, rusé. Omnium, de tous; omnis, is, c,

tout.

Animantium, les animaux; ani

mans, tis, m. f. n. animal, tout

ce qui vit.

Dixit, dit; dico, is, ixi, ictum, icere, dire.

Mulieri , d la femme ; mulier, ris , f. Cur, pourquoi, conj.

Non, ne

Comedis, tu manges ; comedo , is,

di , estum ou esum, edere, mare

ger (cur non comedis: pourquoi ne mangez vous point?)

pas.

Fructum , le fruit (du fruit); fruc

tus, ûs , m.

Istius, de cet; iste, ta, tud, ce, cet, cette, etc. Arboris, arbre; arbor, ris, f. Mulier, la femme, etc. Respondit , répondit ; respondeo , es, di, sum, dere, répondre. Deus, Dieu. Id, l (le, cela), is, ea, id, etc. Id

est complément de

Probibuit, a défendu; probibeo, es, hui, hitum, bere, défendre. Si, si , conj.

Tetigerimus, nous aurons touché (si nous touchons); tango, is, tetigi, tactum, tangere, toucher. Illum, lui (y), ille, la, lui, etc. (si nous y touchons).

Moriemur, nous mourrons; morior,

reris, mortuus sum , mori , dép.

mourir. Minimè, point du tout, adv. Inquit, dit; inquam, etc., verbe

irrégulier. (Voy. la Gramm.)

sum , mori , dép. mourir. Minimè, point du tout, adv. Inquit, dit; inquam, etc., verbe

38

EPI l OME

Serpens, le serpent; serpens, tis, m. serpent.

Non moriemini , vous ne mourra point; morior. etc. Sed , mais, conj. Eritis, vous serez; sum, es, fui, esse, être. Similes, semblables; similis, is, e, semblable.

Deo, d Dieu.

Scientes, sachant; selcns, entis,

partie. présent du verbe sclo,

scis , scivi, scitum, scire, savoir. Bonum, le bien; bonum, i, bien. Et malum, et le mal; mnlum, i, mal.

llulier, la femme; mulier, ris, f.

Decepta, trompée; partie. passé de

decipio, decipis, decepi, decep

tum, decipere, tromper.

i

Bis, (par) ces; hic, hæe, hue, ce, cette, ces, etc. Verbis, paroles; verbum, i. Decerpsit, cueillit; decerpo, is, psi, ptum, pere, cueillir.

Fructum, de (ce) fruit; fructus, us, m. Et comedit, et (en) mangea. (Voy. plus haut.)

Deindè, ensuite; adv.

Obtulit, elle (en) offrit ; o 'ero, ers, obtuli , oblatum, o erre, offrir.

Viro, d(son) mari; vir, i, un. mari,

homme.

Qui, qui; qui. quæ, quod, qui, le

quel, laquellc, que, etc. Pariter, pareillement; adv.

Comedit, (en) mangea. (Voy. plus

haut.)

Étude des règles.

Montrez des compléments directs de verbes actifs. (Voyez la règle 12.) Citez des compléments indirects. (Voyez règle 13.)

Citez des exemples de l'accord du verbe avec son sujet. (Voyez la règle 11.)

Règle nouvelle.

RÈGLE 21|. Le pronom relatif qui, quæ, quod, s accorde en genre , en nombre, et quelquefois en cas , avec le nom ou pronom auquel il se rapporte.

EXEMPLES :

Secundo die (Deus) fecit /îrmamentum, quod v0cavit c lum. Chap. 1.

Dans cette phrase quod est à l accusatil neutre et au sin

gulier, parce que /irmamcntum auquel il se rapporte est du neutre et du singulier. (Deus) formavit mulierem quam dedit s0ciam Adamv.

Chap. l[.

Quam est au féminin singulier, parce que mulier em au quel il se rapporte, est du féminin et du singulier.

qui est du masculin et du singulier,

parce que serpens est du masculin et du singulier. Chap. lV.

Serpens qui oral

qui est du masculin et du singulier, parce que serpens est du masculin et du singulier.

ANALY TICO SYN I I IQUB.

39

CHAPITRE V.

INTERPRÉTATION ANALYTIQUE.

Adamus, Adam. Fugiens, fuyant; fugio, is, gi, gi tum, gere, uir.

Conspectum, a présence; conspec

tus, ûs, m. présence. Dei , de Dieu. Se, se, soi; pron. pers. ré échi,

se, sui, sibi, se, etc.

Abscondit, cacha; abscondo, is,

(11, ditum, dere, cacher. Deus, Dieu. Vocavit, appela; voco, as, avi, atum, are, appeler.

Illum, lui. (Vocuvit illum, l'ap ea .

Ad 1me, Adam, Adame, Adam. Qui,lequet,il;qui,quæ,quod,etc. Respondit, répondit; respondeo, es, di, sum, dere, répondre. n. Timui, j'ai craint; îimeo, es, ui, ere, craindre.

Conspectum, la présence; conspec

tus, ûs, m. Tuum, tienne; tuus, a, um, ton, ta, (votre, par politesse), con spectum tuum , lolTe pro

sence.

Abscondi, j'ai caché. ,(Voy. plus

haut. lie, moi; ego, mci, mihi, me, etc., moi (abscondi me; je me suis caché.) Cur, pourquoi, Times, crains tu (craignez vous}; timeo, es, ui, mere, craindre. Inquit, dit; inquam, etc., verbe irr. (Voy. Gramm.) Deus, Dieu. Nisi, sinon, si ce n est , conj. Quia, arce que, conj. Comet sti , tu as mangé (roux avez mangé); comedo, is, di , estum ou esum , dere, manger. Fructum, le fruit; fructus, ûs,
m.

Vetitum, défendu; veto, as, ni,

Hum, are, défendre. Adamus. Adam.

Respondit, répondit; respondeo,

es, di, sum, der0. n. et act. Mulier, la femme; muher, ris, f. Quam. que; qui, quæ, quod, etc. Dedisti, tu as donnée (vous avez donnée); do, as, dedi, datum, dare, donner Mihi, d moi; ego, mci, etc. (quam dedisti mihi, que vous m'avez donnée.) Sociam, (pour) compagne; socia,

æ, compagne.

Porrexit , a présenté; porrigo, is,

rexi , rectum , rigere, présenter.

Mihi. d moi; ego, meî , etc., (m a présenté). Istum, ce; isie, ta, tud, ce, cet,

cette, ces, etc.

Frucium, fruit, etc. Ut, a n que; conj. qui veut le subjonctif.

Ederem, je (en) mangeasse. Edo,

cdis ou es, edit ou est. esum ou eslum, edere ou esse, manger. Dominus, le Seigneur: Dominus, ni, Seigneur, maître. Dixit, dit; dico, cis, xi, ictum,

cere, dire.

Mulieri, d la femme. Cur, pourquoi.

Fecrsti, as lu fait (arez rous fait).

Hoc, cela; hic, hæc, 11oc, ce, cet, cette, cela. etc. Quæ, qui, laquelle (elle); qui, quæ, quod , etc. Respondit, répondit. (Voy. plus

haut.)

.

Serpens, le serpent; serpens, tis, m.

Decepit, a trompé;decipio, is,cepi, cepium, cipere, tromper. Me, moi; ego, meî , etc. (me «lace

pit, m a trompée).

Decepit, a trompé;decipio, is,cepi, cepium, cipere, tromper. Me, moi; ego, meî , etc. (me «lace pit,

40

BPITOME

Étude des règles.

Gombien y a t il de règles dans la première phrase du chap. V? (Voyez les règles 5, 12, 1, 11). Citez dans le même chap. plusieurs autres exemples de la règle 5 et de la règle 12. Montrez dans les deux derniers alinéa plusieurs exemples de la règle 13.

CHAPITRE VI .

INTERPRÉTATION ANALYTIQUE.

Dominus, i, le Seigneur.

Dico, cis, xi, ctum, cere, dire. Serpens. tis, m. serpent.

Quia. parce que, conj.

.

Decipio, is, cepi, ceptum, mpere,

tromper. Sum, es, fui, esse, être(eris, fut.).

Odiosus, a, um, odieux, détesté.

Exseeratu s, ezdcré, maudit, partie.

passé du verbe dépon. exsc.eror, eris, atus sum, ari, maudire.

Inter, parmi, prep. ace.

Omnis, is, e, tout. Animans, tis, m.f et n. animal, plur. animaux. Repto, as, avi, atum, are, n. ram pe r.

Super, sur, prc'p. acc Pactus, oris, n. poimne.

Comedo, is, di, estum ou esum, dere, manger. Terra, æ, terre. Inimicitia, æ, inimitié .

Erunt. (Voyez sum, etc.)

Inter, entre, prép. ace. Tn, tui, tibi, etc., toi.

Mulier, rie, f. femme.

.

lpse, a, um,moi même, toi même,

lui même, elle même. Olim, unjour, adv. Contero, is, trivi, tritum, terere, briser. Tous, a, um, ton, ta, tes, tien, etc. Caput. pitis, n. tête. Dico. cis. (Voyez plus haut.) Etiam. aussi, adv. Mulier, ris, etc. A lcio, is, feci. fectum, cerc, af iger, accabler. Tu. tui, tibi, etc., tu, toi, te. Multus, a. um. plusieurs, nom breurc, beaucoup. Malum, i. n. mal, plur. maux. Pario, is, peperi, partum et pari tum, parere, enfanter, mettre au monde.

Liberi, orum, m. plur. enfants.

In, dans, prép.

Dolor, is, f. douleur. (In dolore,

avec douleur.) Eris. (Voyez plus haut sum.)

Potesias, atis, f. puissance in po

tesiate, sous la puissance . Vir. i, m. homme, mari.

Étude des règles.

Dans le premier alinéa, pourquoi serpenti est il au datif, muli erem et terram à l accusatif ?

Plus loin, pourquoi erunt est il à la. troisième personne du

il au datif, muli erem et terram à l accusatif ? Plus loin, pourquoi erunt est

mnvrmo smrnknoun.

41

pluriel et conteret à. la troisième personne du singulier? A ic1am te multis malis, je vous accablerai de plusieurs

maux; pourquoi multis malis est il à l ablatif? gle 13.)

(Voyez la. rè

In dolore

règle 33.)

In potestal e

Pourquoi l'ablatif? (Voyez la

CHAPITRE VII.

INTERPRÉTATION ANALYTIQUE .

Deindè, ensuite, adv. Deus, i, Dieu. Dico, is, xi, ictum, cere, dire. Adamus, i, Adam.

%uia, parce que, conj.

ero, is, gessi, gestum, gerere,

porter, faire.

Mos, ris, m. coutume (gerere mo

rem, avoir de la complaisance pour ) Uxor, ris, f. épouse. Tuus, a, um, ton, ta, etc. (votre).

Habeo, es, hui, bitum, bere, avoir. Terra, æ, terre. lnfestus, a, um, ennemi (habebis terram infestam, la terre te sera

contraire).

Is, ea, id. il. elle, le, la. etc. Fundo, is, iudi, fusum, fundere, répandre, produire. Tu. tuî. tibi, tu, toi, etc. Spina, æ, épine. Garduns, i, chardon. Quæro, ris, sivi, quæsitum, rere, chercher, tirer. Ex, de, prép. ablatif. is. ea, id. il, elle, etc. Victus, ûs, m. nourriture, sous entendu tuum, ta, votre, par

politesse. Cum, avec, prép. ablatif. Multus. a, um, beaucoup de. Labor, ris, m. travail. peine. Donec, jusqu d ce que, conj. veut le subjonctif.

Abeo, is, ii ouivi,itum, ire, n. s'en

et

.

aller. (De ab, pré . loin de

eo,aller.)Donec eas : jusqu d

ce que tu t'en ailles ou jusqu d

ce que tu retournes In, dans, prép. Terra, æ. terre.

E, de, prép. ab1.

Qui, quæ, quod, qui, lequel, la quelle, etc. (e quâ, d'où).

Orior, iris, ortus sum, oriri, dépon.

sortir,' tirer son origine. Tum. alors, adv.

Ejicio, cis, jeci, jectum, jicere, chasser.

Ex, de, du, des. etc., prép. abl.

Horins, i, jardin. Ut, a n que, conj., veut le subj. Iile, illa, illud, lui, il, celui ld, elle, etc. (1o1o, is, lui, cultum, colere, cul tiver. Terra, æ, terre. Coiioco. as, avi, atum, are, placer.

Angelus, i, ange.

Qui, qui, etc. Præfero, fers, tuli. latum, ferre, porter devant (de præ, devant, et fero, je porte). Manus, ûs, f. (manu, sous entendu in, dans la main ).

Gladius, ii, glaive, é de (qui præ

ferebat manu gia ium, qui te

nait d la main une épée).

Igneus, a, um, de feu (étincelant). Ut, a n que, conj. subj. Custodio, is, ivi, itum, ire, garder (a n qu il garddt, ou mieux

(pour garder).

A

Paradisus, i, paradis.

itus, ûs, m. entrée.

ivi, itum, ire, garder (a n qu il garddt, ou mieux (pour garder). A Paradisus, i,

44

et pourquoi

nombre?

Pourquoi

Abelem?

EPITOHB

abierunt est il à y a t il dans un

la troisième personne du même cas in agro et dans l'autre in

Iè3le nouvelle.

RÈGLE 16. - Quand deux verbes sont de suite et que le premier marque mouvement, le second, qui est à l in nitif

en français, se met au supin en um en latin.

EXEMPLE :

Eamus deambulatum , allons nous promener.

CHAPITRE X. mrmzruturron ANALYTIQUE.

Deus, i , etc.

Dico. is, xi. ictum, cere, dire. Quid, quelle chose? que? neutre

interrogatif de quis, quæ, quid

et quod avec un nom. Facio, is, feci, factum, facere,

faire.

Sanguis, luis, m. sang. Frater, is, m. frère. Tuus, a, um, tien, ton, la, etc. Quem, que, qui, quæ, quod. lpse, a, um, moi même, toi même, lui même, elle même, etc. Fundo. is, fudi, fusum, fundere, répandre.

Manus, ûs, f. main.

Tuus, etc. (Voyez plus haut.) Clamo, as, avi, atum, are, crier.

Ad, vers; prép. ace.

Ego, meî, mihi, etc., moi. Terra, æ, terre. Qui, quæ, quod, qui. Bibo, is, bibi, bitum, bere, n. boire. Sanguis, luis, m. sang.

Sum, es, fui, esse, être.

lnfestus, a, um, ennemi, e, con traire.

Tn, tui, tibi, etc., toi. (Infestatibi

erlt, te sera contraire.

Quum, lorsque ;conj. Colo, is, lui, cultum, colere, cul tiver. Is, ea, id, lui, elle, le, la, etc.

Labor, is, m. travail (labore, par un travail.)

Longus, a, um, long. Durus, a, um, dur, pénible. Fero, fers, tuli, latum, ferre, por

ter, produire.

Nullus, a, um, nul, aucun. (Nul lus renferme la négation.) Fructus, ûs, m. fruit. Sum, es, etc. Vagus, a, um, errant.

In, sur; prép.

Orbis, is, m globe. Terra, æ, terre (in orbe terrarum, dans l'univers.) Desperans, tis, désespérant, n es

pérant point; participe présent

de despero, as, avi, atum, are, désespérer. Venia, æ, pardon. Fugio, is, fugi, fugitum, fugere,

fuir, s'enfuir.

Étude des règles.

Quid fecisti? qu as tu fait? Sanguis fratris tui , quem ipse fudisti : le sang de votre frère que vous avez répandu vous

qu as tu fait? Sanguis fratris tui , quem ipse fudisti : le sang de votre

ANALYTICO SYNTHÉTIQUE .

45

mème.Terra quæ bibit sanguinem Abelis, la terre qui a bu le sang d

Les prénoms relatifs quid, quem, quæ, sont des exemples de

la règle 2b. Appliquez cette règle aux trois cas ci dessus. Pourquoi in veut elle l ablatif dans cette phrase : cris va gus in Orbe terrarum ? Donnez des exemples de la règle il.

Pourquoi fecisti

fudisti

colueris

sont ils à la seconde

personne du singulier? Quel est leur sujet sous entendu ?

Règle nouvelle.

RÈGLE 27. Le nom de l'instrument ou de la partie du corps dont on se sert pour faire quelque chose , le nom de la matière dont elle est faite et celui qui exprime la manière

dont on la fait, se mettent à. l ablatif

sans préposition.

EXEMPLES :

Sanguis fratris tui quem ipse fudisti manu tu Quum colueris eam (terram) longe et dure labore

CHAPITRE XI.

INTERPRÉTATION ANALYTIQUE.

Postquam, après que, conj.

Numerus, i, nombre. Homo, inis, m. homme.

Cresco, cis, erevi, eretum, escere, n.

croître, s'accroître, s'augmenter. 0mnis, is, c, tout. Vitium, ii, vice.

Invalesno, cis, valui, lescere. n. se forti er, prendre de la force.

Quarè, c'est pourquoi, conj. Oi l endo, is, di, sum,dere, offenser.

(Deus o ensns, Dieu offensé.)

Statuo, is, ni, tutum, tuere, ré soudre. Statuit, résolut.) Perdo, is, idi, dltum, dere, per

dre.

Homo, inis, m. homme. Genus, neris, n. genre, race. (Ho minum genns. le genre des

hommes, c est à dire le genre humain.)

Diluvium, ii, déluge; (d) diluvio,

par un déluge.

Attamen, cependant, conj. Parco, is, peperci, parcitum, core, n. épargner. Noemus, i, Noe . Liberi, omm, sanssing., enfants.

1s, ea,

id, lui, elle,etc. ( Liheris

ejus, les en ants de lui, c est à

dire ses en ants.)

Quia, parce que, conj. Colo, is, lui, cultum, colere, prati quer. Virtus, tutis, f. vertu. Noemus, i, Noé. Admoneo, es, nui, nitum, nere,

avertir. (Admonitus, participe

passé passif.) A, par, prép., veut l ablatil . Extruo, is, xi, nctum, nere, con struire. Ingens, tis, grand. îtrca, æ, agche.

n, en, pr p.

Modus, 1, forme.

. Extruo, is, xi, nctum, nere, con struire. Ingens, tis, grand. îtrca, æ, agche. n, en,

46

IPH OÆII

Navis,is, f. vaisseau.

Linio, is, ivi, itum, ire, enduire.

Is. ea, id, lui, elle, etc.

Bitumen, inis, n. bitume. Unus, a, um, un, une. lnduco, cis, xi, ctum, cere, intro Par, is, n. paire.

Is, ea, id. ce, cet, cette, lui, elle,

etc. (In eam induit, y intro duisit.)

duire,

faire entrer (ducere, Omnis, is, e, tout.

conduire, in, dedans.) In, dans, prép.

Avis. is, f. oiseau. Animans, tis, m. I . n. animal.

Étude des règles.

Dans le premier alinéa, véri ez les règles 11, 5 et 27.

Dans le second

alinéa, véri ez la règle 13, et dans le troi

sième, les règles 32 et 27.

Règle nouvelle.

RÈGLE 21. Quand son, sa, ses , leur, leurs, placés après un seul verbe, ne se rapportent pas au sujet du verbe, ce qu'on connaît en faisant l interrogation de qui? ils s expri ment par ejus, iltius, ou eorum. earum (de lui, d'elle, d'eux. d'elles).

EXEMPLE :

: (Dieu) épargna N06

NOÉ. Ce n est

pas Noemus, mais Deus qui est le sujet du verbe peperci t;

et ses enfants; les enfants de qui? Réponse : de

(Deus) pepercit Noemo et liberis ejus

on a mis ejus. RÈGLE M. Le

de , du, des, par, se met à l ablatii avec a ou ah si c est un

complément du verbe

passif marqué par

nom de personne ou d être animé, et sans préposition, si c'est un nom de chose. EXEMPLE :

Noemus admonitus à 1760 : Noü averti par Dieu. (NOË, par

l'ordre de Dieu.)

.

CHAPITRE XII. mrnmtunon ANALYTIQUE.

Posiqnàm, après que, conj.

Ipse, a. um, luiméme, etc. épouse.

lngredior, deris, gressus sum, Tres, tres,tria, trois, nomdemm

Conjux, gis, m. et f. époux,

gredi, dép. entrer. (De gradior,

je marche, etin, dans

)

bre cardinal. Filius, ii. ls, fait au vos. li.

Arca, æ, arche. (In) arcam, la Totidem, autant de.

rép.in estdans le verbe même.

Nurus, ûs, f. bru, belle lle.

FVoyez la règle 32.)

Aqua, æ,

eau.

Cum, arec, prép. abi.

Mare, is,

n. mer.

ûs, f. bru, belle lle. FVoyez la règle 32.) Aqua, æ, eau. Cum, arec, prép. abi.

ANALYTICO SYN I EÊTIQUE.

47

Omnis, is, c, tout. Fous, lis, f. source, fontaine. Erumpo, is, rupi, ruptum, rum pere, n. se déborder, sortir avec impétuosilé. Simnl, en même temps, adv. Ingens, tis, grand. Pluvia, æ, pluie. Cado, is, cecidi, casum, cadere, n. tomber.

Per, pendant, prép. ace.

Quadraginta. quarante, nom de nombre cardinal. Dies, ei, m. etf. jour. Totidem, autant de. Nox, ctis, f. nuit.

Aqua, 33, eau.

Operio, is, perui, pertum, perire, couvrir. Universm., a, um, entier, e, tout. Ita, tellement; de sorte, adv. Ut, que, conj. veut le subjonctif. Supero, as, avi, atnm, are, sur passer.

Quindecim, quinze, nom de nom bre cardinal. Cubitus, i, coudée. Altissimus, de altissimus, a, um,

superlatif d'altus, a, um. haut. (Altissimos, les plus hautes )

Mous, tis, m. montagne.

Omnis, is, e, tout. (Omnia, n. plur. tout, toutes choses, sous entendn, negotia, choses.) Absumo, is, sumpsi, sumptum, sumere, engloutir, détruire.

(Omnia nbsumpta sunt : tout

fut détruit

)

Diluvium, il, déluge.

Autem, mais; conj. Arca, æ, arche. Sublevo, as, avi, atum, are, sou lever (au partie. pass. passif.) Aqua, æ, eau. Fluito, as,avi, atum, are, n. otter. In. sur. Altum, i, haut (in alto, sur la sur face, ajoutez de l eau).)

Étude des règles.

Trouver des exemplæ de la règle 1. Pourquoi quindeci m cubitis est il à l'ablatit ? (Voyez gle 27.)

la rè

Omnia absumpta sunt diluvio : tout fut englouti par le dé luge. Arca sublevata aqui s : l'arche soulevée par les eaux.

Drluvio et aquis, noms de choses, sont à. l ablaüf par la règle 1h.

CHAPITRE XIII .

NTERPRETATION ANALYTIQUE.

Deus, i, Dieu. Immitto , is, misi, mlssum, mit tere, envoyer (im pour in, dans ou sur, et mitto, envoyer). Ventus, i, vent. Vehemens, tis, violent, Sensîm, peu d peu, adv. Aqua, æ, eau. Imminuo, is, nui, nutum, nuere,

diminuer (au parfait passif).

Tandem, en n, adv. Undecimus, a, um, onzième; nom de nombre ordinal. Mensis, is, in. mais. Postquam, après que, conj. Diluvium, ii, déluge. C perat, arait commencé. Ce verbe

n a que le pari. c pi et les temgs

qui en sontformes

Cæptsigni o

Je commence ou J'ai commence .

Ce verbe n a que le pari. c pi et les temgs qui en sontformes Cæptsigni

48

EPITOMB

Aperio, is, rui, pertum, perire,

ouvrir. Fenestra, æ, fenêtre.

Arca, æ, arche. Emitto, is, misi, missum, mittere,

envoyer dehors , faire sortir

(demilto, j envoie, etè, dehors). Corvus, i. corbeau. Qui, qui, qui, quæ, quod, etc.

Non, ne

Revertor, eris, versus sum, verti, dép. revenir. Deinde, ensuite, adv.

pas,

nég.

Emitto, etc. (Voyez plus haut.)

Columba, æ, colombe. Quum, lorsque, conj. veutle sub jonctif devant l'imparfait et le

plus gue parfalt de l indi til .

Is, ea,i , il, elle, etc.

Non, ne

Jnvenio, is, veni, ventum, venire, trouver (qnum ea non invenis

nég.

pas,

set, n'ayant point trouvé).

Locus, ci, lieu. Ubi, où, adv. Pono, is, sui, situm, nere, poser.

Pos, pedis, m. pied (en arlant

d'un oiseau, ponere pe em , se percher; ubi poneret pedem, où elle pût se percher).

Reverior, etc. (Voy. plus haut) Ad, vers, prép. acc.

Qui, qui, qui, uæ, quod, etc. Extendo, is, 1, tensum, dere, étendre.

Manus, ûs, f. main. lnl ero, fers, tuli, illatum pour in latum, inferre, rentrer, faire rentrer (de in, dedans, et fero, je porte . ls, ea, i ,il, elle, etc. (intulit eum, la t rentrer).

In, dans, prép.

Arca. æ, arche.

Columba, æ, colombe. Emitto, etc. , (emissa, partie.

passé passif).

Rursum, de nouveau, une seconde ois, adv. A ero, ers, attuli, allatum, af

ferrc, apporte (af et at, al pour ad, vers ou d, et.de fera, je

porte).

In, dans, etc.

Suus, a, um, son, sa, sien, etc. Os, oris, n. bec. Ramus, i, rameau. Oliva, æ, olivier. Vireo, es, rui, rere, n. être vert (vircns, vert). Quo, abl.masc. sing. de qui, quæ, quod (quo, par lequel).

Finis, is, f. n.

Diluvium, ii, déluge. Signi co, as,avi, atum, are, signi er (signi cabutur, était signi ée marquée) que fuis diluvii signi cabatur, qui était le signe

de la n du déluge

Étude des règles.

Aquæ imminutæ sunt: les eaux diminuèrent. Emisit cor vum , qui non est reversus : il envoya un corbeau qui ne t'a» vint point. (Columba) reversa est ad Noemum : (la colombe) revint d

a

Noé Pourquoi imminutæ est il au nominatif fém. plur. l reversus au nomin. masc. sing.? reversa au nom1n. fém. slng.? (Voyez la règle 5.)

pourquoi l ablatîf? (Voyez la. règle 25.) pourquoi arcam? à l acc. ?,

Manse undecimo Intulit eam in arcam

Ramus quo nis diluvii signi cabatur; pourquoi quo àl a

blatif? (Voyez la règle 1h.)

Intulit eam in arcam Ramus quo nis diluvii signi cabatur; pourquoi quo àl a blatif? (Voyez

ANALYTICO SYN I HËTIQÙB.

_ ;

,

;.

,.;W,-u

49

CHAPITRE XIV.

INTERPRÉTATION ANALYTIQUE.

Egredior, eris, gressus sum, gredi, dép. sortir.

Ex, de, prép. abl.

Arca, æ, arche. Postquam, après que, conj. Includo, is, si, clusum, cludere,

enfermer (au plus que parfait passif). lbi, lâ, y, adv. postquamibi in clusus fuerat : après y avoir été renfermé.

Par, pendant, prép. ace. Annus, i., an, année. Totus, a, um, entier. 1 se, a, um, lui même, etc. amilia, æ, famille. 1s, ea, id, lui, elle, etc. Educo, is, duxi, ductum, ducere,

faire sortir.

Secum pour cum se, cum, avec,

(régit l ablati0 , et se, ronom

personnel ré echi, soi, ut , etc.

Avis, is, f. oiseau.

Que, et.

Cæteri, ræ, ra, sans sing. autres. Animans, lis, m. I . n. animal.

Tum, alors, adv. Erigo , is, exi, ectum, gere, éri

ger.

Altare, ris, n. autel (alta ara