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Audit et Contrôle de Gestion

Audit (Terme Récent) signifie l’inspection, la vérification et le contrôle.


Avant, pour désigner un auditeur, on utilisait le terme commissaire aux comptes
qui a comme devoir d’interroger, surveiller et vérifier l’ état de l’entreprise.
Principe de la Comptabilité :
1. Contin
Continuit
uité
é de l’expl
l’exploit
oitati
ation
on
2. Coût
Coût histor
historiqu
ique
e = Valeur
Valeur d’orig
d’origine
ine
3. Permanence
Permanence des méthod
méthodeses ou constan
constance
ce des méthodes
méthodes : Les
Les méthodes
méthodes
avec lesquelles on a évalué les stocks restera la même.
4. Prudence
Prudence : (Pour
(Pour motif d’augmentat
d’augmentation
ion des taxes)

• Enregistrer les moins values latente

• Négliger les plus values latente


5. Spécialisat
Spécialisation
ion ou indépendan
indépendance
ce ou autonomie
autonomie de l’exercice
l’exercice : Chaque
Chaque
exercice enregistre que les produits et les charges qui le concerne.
6. Clarté ou non
non compensatio
compensation
n : on peut pas faire
faire la compensatio
compensation
n entre les
dettes et les créances.
7. Importance
Importance significa
significative
tive : l’entreprise
l’entreprise ne prend
prend que des éléments
éléments qui
qui ont
une importance significative sur le résultat. Ex : incendie touchant les
stocks.

7
Principes Non
Comptabl
es Arrêt de l’activité
Oui
Non Image
Fidèle
Dérogation aux 7
principes Oui
comptables États de
synthèse

Image Non
Fidèle
Oui Retour aux principes
pour déterminer
FIN lesquels seront
dérogés
Processus Comptable

Devises de l’auditeur :

• Indépendance

• La science : les connaissances nécessaires

• La conscience professionnelle : utilisation de tout les outils professionnels


pour l’audit.
Différence entre :
Commissaire aux comptes Auditeur
Vérification de la comptabilité afin de Analyse complète et vaste pour
déceler les failles.  justifier toute
toute action chiffrable afin de
de
donner des recommandations pour les
failles en question.
Inspecter par la suite si les
recommandations sont prises en
comptes.
Les concepts de base et les normes de
l’audit
1. Les concepts de base :
Définition :
La définition retenue de l’audit est la suivante :
« L’audit est un examen professionnel de l’information, en vue d’exprimer sur
cette information une opinion responsable et indépendante par référence à un
critère de qualité ; cette opinion doit accroitre l’utilité de l’information »

 L’audit est un examen qui se manifeste par une méthode qui est la démarche
général pour conduire l’audit.

 l’auditeur utilise des techniques et des outils , le professionnalisme de


l’auditeur implique l’existence d’argot professionnel capable d’imposer à leurs
membres des normes acceptés par tous et l’application de ces normes par un
contrôle de qualité. L’audit porte sur différents types d’informations : Internes,
externes, qualitatives, quantitatives, historiques, formalisées et informelles.

……………………………..

 Les qualités reconnues normalement sont la régularité et la sincérité :

• La régularité c’est la conformité à une règle interne ou externe à l’entité et


maitrise de l’information.

• La sincérité c’est l’état de la comptabilité sur la base des faits réels traduit
dans la comptabilité avec la bonne foie (sans fraude).
L’audit financier :
C’est un examen comptable des états de synthèse qui consiste à vérifier leur
sincérité, leur exactitude et leur pertinence.
L’audit comptable et financier est la norme moderne de contrôle, de vérification,
d’inspection et de surveillance de comptes en apportant une dimension critique.
..
..
..
..
2. Les normes de l’audit :
L’auditeur doit respecter un certain nombre de normes qui sont reconnues par la
communauté des comptable, ces normes sont :

 Les normes relatives à l’éthique professionnelle.

 Les normes relatives à l’organisation des travaux.

 Les normes relatives aux rapports de révision.


 Toutes ces normes sont édictées par l’ordre des experts comptables.
Paragraphe I : Normes relatives à l’éthique professionnelle.
Sont en nombre de 4 :

 Indépendance : l’auditeur doit être indépendant et ne doit avoir aucun lien


avec l’entité qu’il audite.

 Compétence : selon la loi 17.10.96 Article 176, il est stipulé « Nul ne peut
exercer les fonctions de commissaires aux comptes s’il n’est pas inscrit au
tableau de l’ordre des experts comptable ». la formation doit être
permanente, actualisée et approfondie. Il doit consacré au moins entre 40
 jusqu’à 52 heures/an à sa formation permanente. Cette formation doit être
également appliquée par les collaborateurs de l’auditeur.

 Conscience professionnelle : l’auditeur exerce sa fonction avec conscience


professionnelle et avec diligence permettant à ses travaux d’atteindre un
degré de qualité suffisant en harmonie avec l’éthique et sa responsabilité.

 Secret professionnel : selon l’article 177.17.10.96 « le commissaire aux


comptes ne peut en aucun cas directement ou indirectement faire état
d’information relative à l’entreprise dans sa mission de conduite et de
l’audit ».

 Enfin de parcours, l’existence des ces normes représente une assurance de


qualité aussi bien pour l’entreprise, pour les actionnaires que pour les créanciers.
Paragraphe 2 : Les normes de travail.
Concerne la planification et la supervision des travaux.

 La constitution du dossier et l’évaluation du contrôle interne avec séparation


des tâches et vérification ou constitution du manuel de procédure.

 L’auditeur reste responsable de l’ensemble des travaux effectués par l’équipe


des collaborateurs et cette équipe comprend des niveaux différents selon la
structure de l’entreprise.
• Niveau 1  Le cadre dirigeant
• Niveau 2  Un cadre possédant au moins 5 ans de pratique
 Chef de mission avec au moins 3 ans de pratique
• Niveau 3  Assistant d’encadrement
• Niveau 4  Assistant confirmé
• Niveau 5  Assistant débutant

Paragraphe 3 : Les normes de Rapport


Le travail de l’auditeur est couronné par un rapport qui constitue pour les
dirigeants, les actionnaires et les créanciers une garantie de la crédibilité. Les
rapports de révision ont fait l’objet de nombreuses recommandations de la part
des membres de l’ordre des experts comptables.
Le rapport d’audit doit être écrit est déposé au siège social de la société au
moins 15 jours avant la date de réunion de l’assemblé général afin que tout
actionnaires puissent en prendre connaissance.
La certification peut-être :

1. Sans réserve Avis favorable

2. Certification avec réserve  Certaines conditions ne sont pas remplis


3. Refus de certification
Méthodologie de l’audit (comptable)
L’audit doit travailler dans le respect des normes avec le souci d’efficacité, il
s’appuie sur des techniques et des outils.
Les étapes de travail sont :

• Prise de connaissances générales de l’entreprise et de don environnement

• Évaluation du contrôle interne

• Examen de cohérence

• Les travaux finaux


I. Prise de connaissances générales de l’entreprise et de son
environnement
Cette phase comprend :

• Prise de connaissances interne et externe

• Entretiens et visites des locaux


1. Prise de connaissance de la documentation interne
L’auditeur va réunir les informations concernant l’organisation de l’entreprise à
travers l’organigramme, étudier la documentation juridique (code du travail, code
général des impôts, le code des marchés publics), étudier le plan comptable
professionnel de la branche, connaitre les noms des dirigeants et les principaux
actionnaires, l’historique de l’entreprise, les filiales, le niveau technologique, le
marché, la clientèle, les principales banques en relation avec l’entreprise, PV des
AG, PV des réunions du conseil d’administration, problèmes litigieux.
2. Selon le plan externe
Il s’agit de connaitre le positionnement de l’entreprise sur le plan national,
international, la branche d’activité, les relations avec les divers partenaires,
étudier les statistiques de la branche ou du secteur pour situer l’entreprise,
étudier les concurrents existants et potentiels.
3. Visite des lieux et entretiens avec les responsables
Cette visite des lieux conditionne les premiers contactes et la nature des rapports
humains qui vont être établit entre l’auditeur, la direction et le personnel. C’est
aussi l’occasion pour l’auditeur de déterminer l’idée que les dirigeants et le
personnel ont de leur entreprise, et comment elle la positionne dans son
environnement. Cette visite des lieux est indispensable pour tout travail d’audit
afin d’établir un lien entre le concret et l’abstrait.
II. Évaluation du contrôle interne :
L’ordre des experts comptables défini le contrôle interne comme « L’ensemble
des sécurités contribuant à la maitrise de l’entreprise et lui assigne quatre
objectifs :

• Assurer la protection et la sauvegarde du patrimoine  Les avoirs de


l’entreprise doivent être utilisé uniquement dans ce qui concerne
l’exploitation.

• Contrôle la qualité des informations fournis

• Encourager le respect des instructions et les politiques de la direction

• Favoriser l’amélioration des performances.

 Les conditions d’un bon contrôle interne :


Il faut respecter 7 principes généraux du contrôle interne :
1. La séparation des fonctions : Une personne ne doit exécuter une tâche et
la contrôler ainsi.
2. L’intégration : Toute tâche doit être autorisée avant de l’appliquer.
3. Principe de la permanence : les procédures doivent être appliquées en
permanence
4. Universalité : Il doit exister des procédures pour toutes les activités de
l’entreprise et elles doivent s’imposer à tout les membres de l’entreprise.
5. Indépendance : Les contrôles internes doivent être effectués par des
personnes indépendantes de celles qui exécutent les tâches.
6. L’information : Le contrôle interne doit permettre d’obtenir une information
pertinente et objective et vérifiable.
7. L’harmonie : le contrôle interne doit être adapté à la taille et aux
caractéristiques de l’entreprise.
III.Contrôle directe des comptes
Ce contrôle consiste à vérifier la fidélité des comptes annuels avec les documents
 justificatifs.
Système classique Système Journal des achats
centraliseur
 J.A.
  Journal (1)  Journal des ventes .A. Centraliser ces
 Journal  journaux
Grand livre (2) Division du journalbanque  J.V.
auxiliaires dans un
 J.V.
 Journal caisse D  journal général (1)

 Journal opérations diverses


Balance
C
États de synthèse D
G.L. G.L.V
C

Centralisatio (2
On distingue trois sortes de contrôle :

1. L’enregistrement de toutes les opérations qui concernent l’entreprise 


Contrôle Exhaustif 

2. L’enregistrement de quelques comptes  Contrôle d’Implantation (frais


généraux)
3. L’enregistrement sur l’exercice.
Schématiquement :

Manuel de
Description du Procédures
système
 Tests de conformité

1ère évaluation du
système

Détecter les points Détecter les points


forts faibles

 Tests de Permanence

Points
Points
forts
forts
non
appliqué
appliqué
s
s

Force du Évaluation définitive du


Système système

Programme de Lettre de
Incidence sur
contrôle des recommandati
l’opinion
comptes on

IV.L’examen de cohérence :
L’auditeur doit s’assurer que les informations et les chiffres fournis sont
cohérents. Cet examen de cohérence comprend les étapes suivants :

• Cohérence entre les comptes annuels, entre les documents financiers,


entre les décisions du conseil d’administration et les AG.
• Cohérence entre les comptes annuels et les prévisions budgétaires.
• Cohérence entre les comptes annuels et ceux des exercices précédents.
• Le contrôle des événements postérieurs à la clôture de l’exercice.

V. Les travaux finaux (Examen final)


L’auditeur doit respecter le programme de travail. Tout les travaux menés sont
matérialisés par des dossiers. Les travaux des assistants sont également
contrôlés par l’auditeur. À toutes ces vérifications s’ajoute un élément essentiel
qui est la lettre d’attestation.
L’auditeur doit également prendre en considération les événements postérieurs
non seulement à la clôture de l’exercice mais également après la date de fin de
mission et le travail final de l’auditeur est couronné avec avis favorable,
favorable avec réserve ou défavorable (avec recours ou sans recours).
Symboles de communication de l’audit :

 Création de document

 Document crée (nombre)

 Opération traitée

 Stockage temporaire

 Stockage permanent

 Fichier
Chapitre III. Les techniques et supports de l’audit financier-

Les techniques de contrôle consistent à justifier un chiffre par un


 justificatif ou à vérifier une procédure par un test.
Les méthodes de collecte des éléments de preuve et les techniques de
contrôle sont au nombre de six :
• Les techniques d’évaluation du contrôle interne
• L’observation physique
• La confirmation directe auprès des tiers
• L’examen des documents et dossiers
• L’utilisation des travaux de tiers
• L’information verbale
L’auditeur doit choisir les diligences qui lui semblent nécessaires à mettre en
œuvre dans chaque cas d’espèces, et il indique les raisons de ses choix dans
le programme de travail.
Il doit constituer des dossiers de travail : utilisation des supports.

Section I. Les techniques d’évaluation du contrôle interne

§1. La démarche générale

L’auditeur doit connaître la réalité concrète des circuits d’information et


des données depuis l’existence d’une transaction avec un tiers jusqu’ à la saisie
complète et la restitution dans les comptes. Des questionnaires types d’examen
 permettent de guider les entretiens et sont établis et adaptés à l’entreprise.
Après cette connaissance, l’auditeur peut réaliser une description précise
et pratique des procédures relatives au cycle examiné.
La description a deux objectifs :
• La prise de connaissance des flux d’information financière.
• La prise de connaissance du contrôle interne existant.
Selon l’importance de l’entité et la complexité du système existant, l’auditeur 
 peut opter pour trois techniques de description : la description narrative, la
description graphique et la conjugaison des deux.

§2. Techniques de description

1. La description narrative : c’est une technique qui présente des


limites énormes en termes de temps ou de clarté….
2. La description graphique sous forme de diagramme de circulation.
On distingue le diagramme détaillé et le diagramme sommaire.
• Le diagramme détaillé : il s’agit de la description d’un ensemble
d’opérations principales : passation des commandes, réception
des marchandises et enregistrement des factures.
• Le diagramme sommaire ne décrit que les opérations les plus
courantes, ne visualise que les documents essentiels et regroupe
les opérations principales.

3. La description conjuguant les techniques c’est-à-dire un dosage


entre les diagrammes de circulation et les commentaires.

Section III. L’examen des documents et dossiers

L’examen des documents réels est très important exemple :

•  pour vérifier une charge de crédit-bail, il faut demander le contrat.


•   pour vérifier les salaires, il faut demander la déclaration annuelle des
salaires.
•  pour vérifier une créance douteuse, il faut regarder la correspondance avec
les avocats.

Cette technique agace le personnel qui est constamment dérangé par l’auditeur 
avide de montagnes de factures, de justificatifs divers, de dossiers poussiéreux
rangés à la cave. C’est une technique souvent confiée aux jeunes réviseurs
débutants. En revanche, il convient de signaler que cette technique peut donner 
des résultats probants si elle est réalisée avec efficacité et intelligence. Les
contrôles effectués sur certains postes ne sont pas le fruit du hasard, mais de la
mise en œuvre d’un programme de travail adapté à la qualité du contrôle interne
et des particularités de l’entreprise et de son environnement, de l’application de
la théorie des sondages et de l’expérience de l’auditeur.

Section V. L’utilisation des travaux de tiers

Le réviseur pourra s’appuyer sur les travaux de l’expert-comptable qui a tenu


ou surveillé les comptes de l’entreprise. Ce recours aux travaux de tiers ne le
dispense pas de la bonne exécution de sa mission en accord avec les diligences
normales admises.

Dans les grandes entreprises, l’auditeur pourra s’appuyer sur les travaux réalisés
 par les auditeurs internes. Le dialogue entre auditeurs internes et externes est
facilité par un langage commun en raison des objectifs qui sont communs et des
méthodes de travail qui sont semblables.
L’utilisation du travail des auditeurs internes peut prendre deux formes
 principales :

• Intégrer dans l’équipe de révision des auditeurs internes travaillant alors


sous la responsabilité et le contrôle de l’auditeur externe,
• Utiliser des travaux réalisés par l’audit interne ; à un certain niveau de
coopération entre auditeurs internes et auditeurs externes, il y a
concertation sur le choix des missions qui seront réalisées durant
l’exercice par l’auditeur interne.

Section VI. L’information verbale

L’information verbale a la force probante la moins élevée dans l’échelle


des preuves recueillies par l’auditeur.
L’information verbale est principalement de trois sortes :
• L’auditeur, qui est confronté à des opérations comptables qu’il ne
comprend pas demande des éclaircissements puis réunit les preuves
écrites qui les confirment.
• L’auditeur est confronté également à des circuits d’information ou des
évaluations plus ou moins complexes et demande oralement des
explications aux responsables de ces circuits.

L’entretien oral est destiné à comprendre une procédure de contrôle interne est
une étape courante lors de l’évaluation de celle-ci ; il est ensuite précédé d’un
examen du manuel des procédures.
Les évaluations réalisées en fin d’exercice nécessitent de nombreuses
discussions. Par exemple : pourquoi avoir amorti sur huit ans plutôt que dix telle
immobilisation corporelle ? Pourquoi avoir provisionné un client douteux à 75
% et non pas à 50% ? Comment a été calculée la provision pour garantie donnée
aux clients ?

Section VI. Utilisation des supports

Toutes les informations recueillies qu’elles soient orales ou écrites sont


regroupées dans ce qu’on appelle les dossiers (§1). Mais les supports les plus
utilisés sont la feuille de travail (§2), les questionnaires (§3) et les diagrammes
de circulation ou flow-charts (§4).

§1. Les dossiers

Il existe de nombreux dossiers qui sont le dossier de travail, le dossier 


 permanent, le dossier de synthèse et le dossier de correspondance.
• Le dossier de travail comprend les documents établis, recueillis ou
contrôlés, la description de la nature de l’étendue des tests réalisés, les
tests mêmes et les conclusions faites à leur issue.
• Le dossier permanent comprend les informations générales, des
renseignements pratiques, des documents particuliers : domaine d’activité
de l’entreprise, des principaux produits, noms des dirigeants, les adresses
des usines, photocopies et analyses des principaux contrats ayant des
incidences à long terme, photocopies des statuts, description de
l’organisation du service comptable, extrait du plan comptable
 professionnel.
• Le dossier de synthèse ou dossier général : il comprend, entre autres, le
 programme de travail, les principales conclusions sur les travaux réalisés
et le rapport de révision.
• Le dossier de correspondance comprend des informations ayant un
caractère confidentiel.

§2. La feuille de travail

Chaque feuille de travail comprend des tests de permanence ou de validation.


Dans la feuille de travail, il y a les :
• L’objectif du test, par exemple : contrôle de la coupure des achats au
31/12 ;
• La source de sélection, par exemple les bons de livraisons ;
• Le mode de sélection, par exemple : 100 % des bons de livraison datés de
la dernière semaine de décembre et de la première semaine de janvier ;
• La description du test consiste à vérifier que les produits correspondants
aux bons de livraison datés de décembre figurent bien dans les achats de
décembre ;
• La conclusion : sur la base du travail effectué nous pouvons certifier que
la coupure de l’exercice a été respectée pour les achats. (Il faut préciser 
quel type d’achat marchandises, matières premières, matières
consommables, ou fournitures diverses.

Il faut remarquer que l’auditeur ne certifie jamais que les comptes sont
exacts mais que, à son avis, ils apparaissent fidèles compte tenu des
diligences mises en œuvre sur la base du travail effectué.

§3. Les questionnaires descriptifs

Les guides de contrôle interne permettent de structurer la démarche du


réviseur et de couvrir l’ensemble de l’activité de l’entreprise traduite en
comptabilité. Les guides utilisés sont des questionnaires fermés.
§4. Les diagrammes ou flow-charts

Le diagramme de circuit de documents représente graphiquement une


suite d’opérations dans lesquelles figurent les différents documents utilisés et les
centres de travail ou de responsabilité.

Les flow-charts permettent de visualiser rapidement le circuit des


documents et de localiser les points clés du contrôle interne. Mais cette méthode
souffre de quelques défauts qui deviennent importants avec la croissance de la
complexité des organisations. En effet, lorsqu’une fonction a plusieurs activités,
il est nécessaire d’établir plusieurs diagrammes qui nuisent à la mise en évidence
des responsabilités et des points-clés. Néanmoins, les diagrammes restent très
utiles et peuvent être complétés par une méthode narrative ou justifier les
réponses à un questionnaire fermé.

Pour conclure, les techniques de contrôle sont nombreuses (observation


 physique, confirmation directe) et donnent lieu à l’utilisation de supports (feuille
de travail, flow-charts) regroupés dans des dossiers. Mais aucune norme d’audit
n’impose à l’auditeur de choisir telle technique de préférence à telle autre ;
l’auditeur est libre de ses choix et est seul responsable de l’opinion qu’il émet
sur la fidélité des comptes qu’il a audités.
Chapitre IV. Le contrôle de gestion

Section I. Définition et objectif du contrôle de gestion

§1.Définition

Le contrôle de gestion est une traduction de l’anglais « management control »


Le contrôle de gestion est l'activité qui a pour objectif la maîtrise de la conduite
d'une organisation. Cette maîtrise est opérée en :

•  prévoyant les événements et


• en s'adaptant à l'évolution,
• en définissant les objectifs,
• en mettant en place les moyens,
• en comparant les performances et les objectifs,
• en corrigeant les objectifs et les moyens.

Il comporte 3 phases : avant, pendant et après l’action

Le contrôle de gestion propose et élabore des outils de gestion au service du


management de l'organisation. Il permet de procéder à des évaluations de la
 performance, c'est-à-dire de l'efficience, de l'efficacité, des synergies et de la
flexibilité.

Le contrôle de gestion : « c’est le processus par lequel les dirigeants s’assurent


que les ressources sont obtenues et utilisées avec efficacité et efficience pour 
réaliser les objectifs de l’organisation » (Dearden 1976).

Si l'appréciation de la rentabilité relève de l'analyse financière, certains outils


comme le tableau de bord prospectif (balanced scorecard ) permettent
d'anticiper son évolution.

§2. Objectif du contrôle de gestion

Le contrôle de gestion permet le contrôle, la mesure et l'analyse de l'activité


d’une organisation. Des indicateurs sont mesurés et suivis afin de comparer la
situation réelle avec les prévisions. Il s’agit non seulement d’un contrôle de
vérification mais de pilotage de l’organisation. « On ne peut piloter que ce l’on
mesure ou ce qui ne peut être mesuré ne peut être géré ».

Section II. La mise en oeuvre du contrôle de gestion


La mission du contrôle de gestion est de s’assurer de la cohérence entre la
stratégie adoptée (où veut-on aller ?) et les moyens mis en œuvre sur le terrain
(que fait-on et avec quoi ?).

Le Contrôle de gestion consiste à :

1. Vérifier que les objectifs qui résultent de la stratégie choisie sont bien
suivis. Cela se fait à partir de tableaux d'indicateurs qui peuvent utiliser 
des données financières telle que la comptabilité analytique et des
données statistiques issues de l'exploitation ;
2. Conseiller les opérationnels à partir de l'analyse de ses tableaux
d'indicateurs ;
3. Donner son avis à la direction sur le choix des objectifs qui sous-tendent
la stratégie.

Le suivi est important car il permet de s'assurer que les actions mises en œuvre
mènent bien l'entreprise là où on le souhaite.

Section III. Les limites du contrôle de gestion

Les limites du contrôle de gestion sont au nombre de 3 :

• Le contrôle de gestion ne peut pas résoudre tous les problèmes : ce n’est


 pas une panacée : car tout n’est pas mesurable avec un coût raisonnable.
• Un indicateur une fois choisi peut faire l’objet de toutes de
manipulations.
• Les dirigeants doivent vérifier ce qui se passe sur place dans les unités de
l’entreprise et ne pas fier aux indicateurs qui ne détectent pas tout.

Toutefois, il est souvent difficile de laisser le contrôle de gestion à sa


 place. Le contrôle de gestion est au carrefour de nombreuses fonctions. En
ce sens qu’il peut assez facilement dériver, sous l'effet de ses tendances
 propres, du contexte, et des pressions des autres acteurs. Il peut ainsi se
limiter à un contrôle formel et tatillon, et devenir un organe d'inspection
interne tout proche de l'audit interne.
FSJES : Rabat-Agdal
Etude de cas de la société ″RAPIA″

La société anonyme ″Rabat pièces auto″ (RAPIA) est spécialisée dans la


 production des pièces détachées pour toutes sortes de véhicules. Son siège social
est sis au quartier industriel de la capitale.
La direction de la société a décidé de procéder à un audit couvrant trois
usines (Rabat, Témara et skihirat).
Les objectifs généraux de la mission consistent à apprécier la qualité de
l’organisation à travers les opérations d’achats, de gestion des stocks, du
 personnel, des opérations d’investissements et de ventes.

I. Description du cycle achats

Le réapprovisionnement des stocks de matières premières est effectué au


fur et à mesure de la réception des commandes clients envoyées par le siège.
Le réapprovisionnement est décidé par les directeurs d’usine en fonction
de leur stock disponible.
Les commandes sont passées directement aux fournisseurs habituels afin
de gagner du temps et de répondre facilement à la commande. Un double est
transmis au siège qui est informé des achats engagés par les usines.
Le tableau suivant met en exergue l’évolution des achats en millions de
dirhams :

Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Total
20 25 35 110 35 25 10 15 70 90 15 10 460

Le tableau ci-après positionne la société ″Rabat pièces auto″ par rapport à


son secteur d’activité :

RAPIA Moyenne du secteur  


Délai de livraison 30J 20J
Stocks en nombre de jours 45J 30J
Délais de paiement 30J 60J

Les magasiniers réceptionnent les matières premières dans les usines, les
rangent directement en stocks et enregistrent les mouvements sur les fiches de
stocks d’après les bons de livraisons remis par les fournisseurs.
Les factures sont adressées par les fournisseurs au siège de la société.
Elles sont toutes cassées avec les bons de commandes correspondants.
L’établissement des chèques de règlement des fournisseurs est effectué
  par un comptable du siège aux conditions indiquées sur la facture, après
comparaison entre le double de la commande reçu de l’usine et la facture (type,
quantités et prix). Les chèques et les ordres de virement sont transmis au
directeur général pour signature puis envoyés aux fournisseurs par le comptable.

II. Gestion des stocks

Les magasiniers de chaque usine procèdent à l’inventaire physique des


stocks dans les derniers jours de décembre1. Toute différence2 entre l’inventaire
 physique et le stock comptable fourni par l’inventaire permanent donne lieu à
une rectification immédiate des fiches de stocks.
Le nouveau stock comptable, après rectification immédiate des fiches de
stocks est communiqué à la comptabilité du siège pour enregistrement.

III. Gestion des ressources humaines (GRH)

La GRH est composée du directeur du personnel (Mr Kamal), de son


adjoint (Mr Farid) et d’une employée (Mme Naima). Mme Naima a pour rôle,
entres autres, d’établir les fiches de paie et de préparer les états qui sont ensuite
enregistrés par la comptabilité. Elle accorde les avances sur salaires, les
enregistre et les verse en espèces après signature d’un reçu par le bénéficiaire3.
Les représentants4, qui demandent des avances sur frais de déplacement, doivent
rédiger une demande qu’ils remettent à la caisse (service comptable). Ils doivent
aussi remplir une fiche récapitulative des débours. Le service comptable
contrôle cette fiche et enregistre les frais.

Travail à faire :

Vous êtes auditeur dans la société ″Rabat pièces auto″ et sur la base des
  procédures qui sont décrites pour le cycle achats, gestion des stocks et des
ressources humaines, il vous est demandé de rédiger un rapport d’audit en
mettant en évidence :
1. les causes et les conséquences des défaillances constatées dans
l’organisation comptable.
2. les recommandations que vous pouvez proposer.

1
L’exercice comptable coïncide avec l’année civile
2
L’ écart entre le stock physique et le stock comptable peut représenter jusqu’à 15 % du stock comptable.
3
Les avances sur salaire sont pratiquées couramment dans la société.
4
Ils sont cinq.