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<DCI-NSA/2015/371-638> <01 janvier 2016 – 31 décembre 2017>

RAPPORT NARRATIF INTERMÉDIAIRE


Subvention pour une action au titre d’une convention de partenariat

Renforcer le réseau FIDH pour des avancées


en matière de protection des droits
humains comme vecteur de
développement

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Table des matières

Liste des acronymes

1. Description

2. Evaluation de la mise en œuvre des activités de l'action

2.1. Résumé de l'action

2.2. Résultats et activités

3. Évaluation de la contribution de l’action au partenariat-cadre

4. Bénéficiaires/entités affiliées et autre coopération

5. Visibilité

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Liste des acronymes utilisés dans le rapport

AMDH – Association malienne des droits de l'Homme


AEP – Assemblée des Etats Parties
ATFD - Association tunisienne des femmes démocrates
ASEAN – Association des Nations du Sud-Est
BI – Bureau International
CADHP – Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples
CCL - Center for Civil Liberties
CPI – Cour pénale internationale
EPU – Examen Périodique universel
FIDH – Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme
FHRI – Foudation for Human Rights Initiative
FTDS - Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux
LGBTI - Lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexes
LHR - Lawyers for Human Rights
LTDH - Ligue tunisienne des droits de l'Homme,
PCHR – Palestinian Center for Human Rights
RDC – République démocratique du Congo
MONUSCO - Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en
RDC
ONU – Organisation des Nations Unies
OSF – Open Society Foundation
PSADL - Polish Society of Anti-Discrimination Law
RCA – République centrafricaine
RDC – République démocratique du Congo
RWHR – Regional Watch for Human Rights
SI – Secrétariat international
UA – Union africaine
UE – Union européenne

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1. Description
1.1. Nom du coordinateur du contrat de subvention: Marceau Sivieude

1.2. Nom et fonction de la personne de contact: Julianne Falloux, Directrice exécutive

1.3. Nom du/des bénéficiaire(s) et de l’/des entité(s) affiliée(s) de l’action: FIDH

1.4. Intitulé de l’action: Renforcer le réseau FIDH pour des avancées en matière de
protection des droits humains comme vecteur de développement

1.5. Numéro du contrat: DCI-NSA/2015/371-638

1.6.Date de début et date de fin de la convention-cadre de partenariat: 01 janvier 2016


– 30 juin 2020

1.7. Date de début et date de fin de la période de référence: 01 janvier 2016 – 31


décembre 2017

1.8. Pays ou région(s) cible(s) du partenariat-cadre et de l'action : Global

1.9. Bénéficiaires finaux et/ou groupes cibles1 du partenariat-cadre et de l'action:

Groupes cibles :
1. Le réseau FIDH : Organisations membres du réseau et leurs représentants au sein de la
FIDH; Le Secrétariat international (SI) de la FIDH
2. Des organisations intergouvernementales internationales et régionales et la Cour pénale
internationale
3. Les médias et réseaux sociaux influents
4. Les décideurs nationaux (particulièrement les autorités exécutives, judiciaires et
législatives)
5. Des bailleurs de fonds et donateurs

Bénificiaires finaux
1. Le Réseau FIDH
2. Les bénéficiaires de droits

1
Les «groupes cibles» sont les groupes/entités pour lesquels le projet aura eu un apport direct et positif
au niveau de l’objectif du projet, et les «bénéficiaires finaux» sont ceux qui bénéficieront du projet à long
terme au niveau de la société ou d’un secteur en général.

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2. Évaluation de la mise en œuvre des activités de l’action


2.1. Résumé de l'action

Aperçu d'ensemble de la mise en œuvre de l'action

De nombreuses activités ont été mises en oeuvre conformément au descriptif de l'Action et


à son chronogramme.
En vue de consolider l'animation stratégique et démocratique de la FIDH et sa durabilité
institutionnelle et opérationnelle, la FIDH a mené 8 missions de contact en Pologne, en
Malaisie, au Kosovo, en Macédoine du Nord, au Kirghizstan, au Kazakhstan, à Tawain et en
Corée du Sud pour renforcer ses liens et interactions avec des organisations locales et
régionales de défense des droits humains. La FIDH a organisé le 39ème Congrès de ses
membres en Afrique du Sud et a profité de cette occasion pour animer un Forum public
réunissant 400 participants dédié spécifiquement aux stratégies pour défendre les droits
humains dans un contexte de restriction de l’espace de la société civile. L’Action a
également pemis à ses organisations membres d’élaborer des stratégies d’action s’agissant
de leur combat contre la peine de mort et plus largement pour la protection des droits
humains dans leur pays. L'Action a par ailleurs contribué à l'organisation de six sessions du
Bureau international de la FIDH - moments d'échanges et de décisions stratégiques
réunissant les élus du Congrès venant de tous les continents, ainsi qu'à la production de
documents stratégiques (Plan d'action pluriannuel et annuels, Rapport annuel d'activités...).
Pour contribuer au renforcement de sa capacité financière, l'Action a a permis à la FIDH
d'impulser des stratégies sur la recherche de fonds auprès de grands donateurs individuels
mais aussi des entreprises et de consolider ses liens avec ses bailleurs de fonds.
Dans le but d'amplifier la voix et l'influence de ses organisations membres auprès des
décideurs, la FIDH a soutenu la capacité d'agir de sept de ses organisations membres au
Burundi au Liberia, en Syrie, au Kurdistan Irakien, au Liban, au Khirgyzstan, en Afghanistan
et en Birmanie. Elle a formé des représentants de ses organisations membres et
partenaires en Palestine, en Ukraine, en Géorgie, en Tunisie, en Guinée, en Côte d’Ivoire,
au Mali, au Mexique, en RDC, en Grèce et en Irlande sur les techniques de documentation
et d'action contentieuse. La FIDH a également sensibilisé l'ensemble de ses organisations
membres à l'utilisation de la stratégie contentieuse et formé des avocats africains travaillant
pour ses organisations membres à l'utilisation des recours quasi-judiciaires régionaux et à
la lutte contre l’impunité des crimes les plus graves au niveau national.
Par ailleurs, la FIDH a renforcé sa capacité de documentation et celle de ses membres en
Asie, en Tunisie, au Mali, en RDC, en Côte d’Ivoire et sur des thématiques spécifique liées
à la protection des défenseurs des droits humains et au respect des droits humains dans le
cadre de la lutte contre le terrorisme. La FIDH a par ailleurs renforcé la sécurité de ses
opérations et celles de ses organisations membres en Palestine, en RCA et au Mali. La
FIDH a aussi permis à des représentants de ses membres (Soudan du Sud, Ouganda,
Burundi, Mali, Rwanda, RDC, Ethiopie, Kenya, Tchad, Chili, Colombie, Ukraine, Palestine,
etc) d'interagir avec les organes des Nations unies, de l’Union africaine et de la Cour
pénale internationale et a pu être présente pour représenter les intérêts de ses membres
devant l'Union africaine et la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples.
Enfin pour amplifier la voix et l'influence de ses organisations membres dans l'espace
public, la FIDH a multiplié ses contacts avec les médias, les supports de communication
pour les réseaux sociaux et la traduction ainsi que l'editing de ses documents. La FIDH a
par ailleurs consolidé sa stratégie d'action sur la communication via un échange avec ses
organisations membres lors de son Congrès en Afrique du Sud et une session de stratégie
avec ses organisations membres en Europe. La FIDH s'est aussi équipée pour renforcer la
communication sur son action dans les espaces hispanophone et persophone.
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Degré de réalisation des indicateurs de l'objectif spécifique


A travers la réalisation de toutes ces activités, la FIDH a grandement avancé dans la
réalisation de l'objectif spécifique de l'action, comme le confirme l'analyse de ses
indicateurs

OS1.1 – Le réseau FIDH renforcé dans sa gouvernance


La tenue du Congrès de la FIDH en Afrique du Sud a permis aux 150 représentants de
ses organisations membres présents de prendre des orientations politiques d'importance
à travers l'adoption de 19 résolutions et des rapports moraux sur la protection des droits
humains concernant des pays, régions ou thématiques particulières. Ces orientations se
sont notamment retrouvées dans le Plan d’action pluriannuel de la FIDH adopté en 2017
qui inclut une nouvelle priorité relative à la protection des droits des personnes LGBTI,
insiste sur le renforcement de la capacité d’agir de ses membres et appelle à de nouveaux
partenariats notamment avec les organisations de la jeunesse.
Le Congrès a par ailleurs élu un nouveau président de la FIDH, le trésorier, et ses
représentant.e.s au sein du Bureau international, composé d'éminentes personnalités de
toutes les régions et à égalité de femmes et d'hommes. 15 nouvelles organisations – y
compris dans des pays majeurs où la FIDH n'avaient pas de membre (Inde, Corée du
Sud, Ukraine), ont par ailleurs intégré le mouvement. Et la FIDH a pu ses deux dernières
années élargir le nombre de ses organisations partenaires dans une dizaine de pays.
L'action a en outre permis des espaces d'échanges stratégiques associant des
représentants des membres de la FIDH, de son Bureau International et de son Secrétarial
International pour évaluer et déterminer l'action de la FIDH sur des pays, régions ou
thématiques particulières, comme la protection des droits des femmes, des droits des
migrants, la lutte contre l'impunité des crimes les plus graves, le respect des droits
humains dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, la responsabilité des entreprises en
matière de violation des droits humains, l'abolition de la peine de mort, l'émergence des
populismes destructeurs des droits humains.
Les documents de gouvernance interne réalisés avec le soutien de l'Action ont su
répondre aux défis de la communication interne, de la transparance et de la redevabilité.

OS1.2. Le réseau FIDH renforcé dans sa capacité financière


Les activités menées ont déjà permis à la FIDH de renforcer sa stratégie de recherche de
fonds auprès des grands donateurs individuels, des entreprises et d’accroître son
interaction avec ceux-ci, offrant des perspectives encourageantes pour 2018.
La FIDH a également consolidé ses liens avec ses bailleurs de fonds institutionnels et
privés contribuant au renouvellement et pour certains au renforcement de leur soutien en
2017 et d'autres auttendus en 2018. Des contacts ont été noués et entretenus avec de
potentiels nouveaux bailleurs en vue de leur contribution au travail de la FIDH.
L'Action a ainsi contribué à la prévision d'un budget annuel 2019 de 9,2 millions d'euros,
un montant légèrement inférieur à celui de 2017 qui s’explique par la fin en 2018 de
nombreux programmes d’action qui nécessiteront un renouvèlement. Ce budget et les
financements en cours oeuvrent néanmoins au plein soutien à l'action des organisations
membres de la FIDH et à la réalisation des objectifs de son Plan stratégique pluriannuel.

OS1.3. Le réseau FIDH renforcé dans sa capacité d'action et d'influence


Les indicateurs du renforcement de la capacité d'action et d'influence du réseau de la FIDH
sont multiples dès les deux premières années de mise en œuvre de l'Action. Ainsi :
- 7 ONG membres et partenaires de la FIDH ont pu poursuivre leur actions de
documentation des violations des droits humains en dépit de leur situation précaire
- La sécurité des opérations de la FIDH et de certains de ses membres a été accrue
minimisant les risques et menaces subis en raison de leurs activités

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- Plus de 200 représentants et avocats d'organisations membres ou partenaires de la


FIDH ont été formés aux techniques de documentation et à l'action contentieuses au
bénéfice de leur action
- La FIDH et ses membres ont renforcé leur capacité d'alerte publique sur les violations des
droits des défenseurs des droits humains et sur le respect des droits humains dans le cadre
de la lutte contre le terrorisme
- La FIDH et ses membres ont renforcé leur capacité de documentation et d'alerte sur les
violations des droits humains commises en Asie, en Tunisie, en Côte d’Ivoire, en RDC et au
Mali
- La FIDH a augmenté de 10 % sa capacité d'inviter des représentants de ses organisations
membres et partenaires à interagir avec les OIG et la CPI pour faire entendre leur
préoccupations et recommandation en matière de protection des droits humains
- Les OIG (particulièrement les Nations unies et l’Union africaine) et la CPI ont fait des
déclarations et adopté des résolutions ou décisons qui reprennent les préoccpuations et
recommandations de la FIDH et de ses organisations membres pour la protection des droits
humains dans de nombreux pays
- La qualité des documents produits par la FIDH dans différentes langues s'est améliorée
permettant d'atteindre un nombre plus important de cibles
- La FIDH a étendu son audience dans les réseaux sociaux permettant de faire passer ses
messages et ceux de ses ligues à un plus large public et accroissant leur notoriété et donc
influence
- La FIDH est plus largement référencée dans les médias internationaux et nationaux et
notamment les médias anglosaxons et hispanophone, permettant d'agrandir l'écho du
travail de ses organisations membres et leur influence sur les décideurs

2.2. Résultats et activités

Résultat 1 - L'animation stratégique et démocratique de la FIDH et sa


durabilité institutionnelle et opérationnelle sont consolidées

Indicateur 1 : Des nouveaux partenaires ou membres de la FIDH (30 environ)

Les deux premières années année de mise en œuvre de l'Action a grandement contribué
à asseoir l'universalité et la qualité du mouvement FIDH.

- Le Congrès de la FIDH, dont l'organisation en août 2016 en Afrique du sud a été


soutenue par l'Action, fut l'occasion pour ses organisations membres d'examiner 15
demandes d'affiliation (y compris celle du Polish Society of Anti-Discrimination Law
intervenue suite à la mission de contact en Pologne effecutée dans le cadre de l’Action)
d'ONG localisées dans des pays où la FIDH n'avait pas de membre et/ou connaissant des
problématiques importantes liées aux droits humains. Le Congrès a ainsi approuvé
l'affiliation en tant que membre de la FIDH de :
 Canadian Centre for International Justice (Canada)
 Accion Ecologica (Equateur)
 Mêmes droits pour tous (Guniée)
 People’s Watch (Inde)
 Justice for Iran (Iran)
 International Legal Initiative (Kazakhstan)
 Association Démocratique des Femmes du Maroc (Maroc)
 Norwegian Helsinki Committee (Norvège)
 Equidad (Perou)

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 Polish Society of Anti-Discrimination Law (Pologne)


 Memorial HRC Moscou (Russie)
 People’s Solidarity for Participatory Democracy (Corée du Sud)
 Marsad (Syrie)
 Ilaw (Thailande)
 Center for Civil Liberties (Ukraine)

Les affiliations à la FIDH de ces nouveaux membres aux qualités de travail indéniables
éprouvées par des partenariats récents ou anciens aggrandissent sa présence sur tous
les continents, renforcent sa force et sa notoriété, multiplient les possibles leviers d'action
et offrent des perspectives d'action importantes pour la protection des droits humains.

- Les missions de contact qui ont été organisées dans le cadre de l’Action après le
Congrès ont permis à la FIDH de nouer d’importantes relations de travail avec 24
nouvelles organisations partenaires à Taiwan, en Corée du Sud, en Macédoine du
Nord, au Kosovo, au Kirghizstan et au Kazakhstan, des pays où la FIDH n’a pas
d’organisations membres ou des pays où elles souhaitent diversifier ses partenaires. Le
suivi de ces relations partenariales débouchera potentiellement sur de nouvelles
affiliations au prochain Congrès de la FIDH en 2019, permettra à la FIDH d’élargir ses
sources d’information sur la situation des droits humains, et d’envisager des actions
conjointes pour la protection des droits humains.

Indicateur 2 : Des espaces de débats, partages d'expérience sur des problématiques


des droits humains consolidés et renforcés ; Des orientations et décisions
stratégiques pour la FIDH prises par les représentants des organisations membres

La mise en œuvre de l'Action a permis de soutenir et d'offrir des espaces d'echanges et de


partage d'expérience entre les organisations membres de la FIDH, leurs représentants et le
Secrétariat international. Les discussions et réflexions partagées à ces occasions ont
débouché sur des orientations politiques et stratégiques fortes, nouvelles et inovantes pour
l'organisation en vue de promouvoir et protéger les droits humains dans le monde.

- Le Congrès de la FIDH (divisé en Forum public et Congrès interne) fut l'occasion


unique de débats et d'échanges d'expérience sur les défis en matière de protection des
droits humains dans le monde et de décisions quant aux grandes orientations stratégiques
que doit prendre la FIDH pour y répondre.
Plus particulièrement, le Forum public qui a réuni 400 participants (représentants des
organisations membres et partenaires de la FIDH, de la société civile locale et régionale,
des membres de l’équipe du Secrétariat international de la FIDH, des représentants officiels
d’autorités nationales et internationales) fut consacré aux stratégies d'action pour contrer la
restriction de l’espace d'action de la société civile.
Le Congrès interne (qui concernait uniquement les représentants des organisations
membres de la FIDH et l'équipe de son Secretariat international) fut l'occasion d'évaluer les
activités mises en œuvre par la FIDH les 3 années précédentes dans les régions et sur les
thèmes prioritaires de la FIDH (protection des droits des défenseurs, des femmes et des
migrants ; la promotion d'une administration de la justice, juste et équitable ; la protection
des droits humains dans le cadre de la mondialisation économique ; le respect des
principes démocratique et le soutien aux victimes des crimes les plus graves) et de discuter
des perspectives d'action.

De ces débats et échanges sont ressortis des grandes orientations stratégiques qui ont
nourri les Plans d'action pluriannuel et annuels de la FIDH ultérieurs tant dans leurs
déclinaisons régionales que thématiques.

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Plus spécifiquement, le Congrès a adopté 19 résolutions, comme autant de feuilles de route


pour l'action de la FIDH :
• Résolution sur la justice en Afrique
https://www.fidh.org/IMG/pdf/reso_urgence_justice-en-afrique_fr.pdf
• Résolution sur la situation au Burundi
https://www.fidh.org/IMG/pdf/39congres_reso_urgence_burundi_fr.pdf
• Résolution d’urgence sur les élections et la gouvernance en Afrique
https://www.fidh.org/IMG/pdf/reso_urgence_election-en-afrique_fr.pdf
• Situation des défenseurs des droits humains en Europe de l’Est-Asie Centrale
https://www.fidh.org/IMG/pdf/reso_eeac_hrd_fr.pdf
• Recommandations dans le domaine des droits de l’Homme au Kirghizistan
https://www.fidh.org/IMG/pdf/resolution_kirghizistan_fr.pdf
• Les violations et menaces pesant sur les droits sexuels et reproductifs des femmes
https://www.fidh.org/IMG/pdf/reso_droit_des_femmes_fr.pdf
• Les droits des migrants dans l’Union Européenne
https://www.fidh.org/IMG/pdf/_reso_migrants_fr.pdf
• Résolution relative à la répression des défenseurs des droits humains dans
la région Maghreb-Moyen Orient
https://www.fidh.org/IMG/pdf/resolution_mmo_fr_-_amendee.pdf
• Résolution sur la Palestine
https://www.fidh.org/IMG/pdf/resolution_on_palestine_for_congress_fr.pdf
• Résolution d’urgence sur la situation au Nicaragua
https://www.fidh.org/IMG/pdf/reso_nicaragua_fr.pdf
• Résolution sur la situation au Soudan du Sud
https://www.fidh.org/IMG/pdf/39congres_reso_urgence_soudan_sud_fr.pdf
• Résolution sur la situation en Turquie
https://www.fidh.org/IMG/pdf/reso_turque_fr.pdf
• Résolution sur la Syrie
https://www.fidh.org/IMG/pdf/reso_syrie_mazen_darwish_fr.pdf
• Déclaration du Congrès de la FIDH en solidarité avec les défenseurs en danger
https://www.fidh.org/IMG/pdf/resolution_defenseurs_fr_finale.pdf
• Résolution sur le dialogue et les échanges dans l'espace de la Méditerranée
https://www.fidh.org/IMG/pdf/resolution_lidu-2.pdf
• Résolution demandant aux Gouvernements du Québec et du Canada de prendre toutes
les mesures nécessaires pour respecter leur engagement de maintenir le réchauffement
climatique sous les 2 degrés, dans le respect des droits humains, particulièrement du droit à
l’eau, et en ce sens, de refuser immédiatement le projet d’oléoduc Énergie-Est.
https://www.fidh.org/IMG/pdf/resolution_fidh_changements_climatiques_final.pdf
• Résolution portant sur les attaques politiques et législatives envers le mouvement de
Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre les politiques israéliennes envers le peuple
palestinien.
https://www.fidh.org/IMG/pdf/resolution_fidh_bds.pdf
• Résolution sur la situation des droits de l’Homme au Vietnam
https://www.fidh.org/IMG/pdf/resolution-vietnam-pour-39e-congres-fidh-2016.pdf
• Résolution sur Djibouti
https://www.fidh.org/IMG/pdf/projet_de_resolution_de_la_lddh.pdf

Le Congrès fut aussi l'occasion d'échanges spécifiques sur l'utilisation stratégique des
activités contentieuses et de communication actant un certain nombre d'orientations
stratégiques pour la FIDH à cet égard.

Le Congrès a également spécifiquement souhaité que la FIDH ajoute aux priorités et


modalités de son action la protection des droits des personnes LGBTIQ et l'interaction entre
les organisations de défense des droits humains et la jeunesse.

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Enfin, l'élection du nouveau Bureau international de la FIDH (composé de représentants de


ses organisations membres) avec 11 nouveaux entrants, une composition équilibrée entre
les femmes et les hommes, et une prépondérance de représentant.e.s issu.e.s des pays du
sud, va insufler une nouvelle gouvernance stratégique pour l'organisation (cf la nouvelle
composition du Bureau international de la FIDH : https://www.fidh.org/fr/qui-sommes-
nous/notre-organisation/).

- Par son soutien à l'organisation des 6 sessions du Bureau international (BI) en 2016 et
2017, l'Action a également contribué à l'émergence d'orientations stratégiques pour la
FIDH. Ces sessions sont l'occasion d'échanges entre les représentants élus du Congrès et
le Secrétariat international pour évaluer les activités menées par la FIDH (selon les régions
et ses thématiques prioritaires), débattre sur des grands défis en matière de protection des
droits humains, ajuster les stratégies d'action et valider son Plan d'action.
Ces sessions ont ainsi permis de préparer et d’adopter :
 Le Plan d’action annuels de la FIDH 2017 et 2018
 Les Rapports annuels d’activités 2015 et 2016
 Le Plan stratégique pluriannuel de la FIDH (2017-2022) qui reprend les grandes
orientations stratégiques données par les organisations membres de la FIDH à
l’occasion du Congrès d’Afrique du Sud. Par exemple, la protection des droits des
personnes LGBTI est devenue une nouvelle priorité d’action de la FIDH.

De ces sessions sont aussi ressorties des préconisations et positionnements claires


s'agissant de l'action de la FIDH au regard notamment :
 des attaques politiques et législatives envers le mouvement de Boycott,
Désinvestissement et Sanctions contre les politiques israéliennes envers le peuple
palestinien.
 de la présidence de D. J. Trump et du phénomène post-truth.
 du rétécissement de l'espace d'action de la société civile
 des violations des droits humains contre la population Rohingyas
 de la situation des défenseurs, notamment du SG adjoint de la FIDH, Nabeel Rajab
 de la problématique de l’externalisation des frontières
 de la politique de mécénat d’entreprises

Le BI a également décidé la mise en place d’une période de transition devant permettre à


la FIDH de travailler sur différents chantiers (la réforme de la structure du SI ; l’édification
de valeurs de travail en interne ; le développement stratégique de l’organisation) avec le
soutien d’un change manager pour accompagner le développement de la FIDH et
répondre au mieux aux contextes et défis dans laquelle elle opère.

- L’Action a également contribué à développer la stratégie de la FIDH et de ses


organisations membres s’agissant de leur combat pour l’abolition universelle de la
peine de mort. La FIDH et ses membres ont ainsi pu participé et contribué aux discussions
lors du 6ème Congrès Mondial contre la peine de mort (juin 2016 à Oslo), de l’Assemblée
générale de la Coalition mondiale contre la peine de mort (22 au 24 juin 2017 à
Washington) et de la réunion du Comité de pilotage de la Coalition (8 et 9 décembre 2017 à
Anvers). Ce faisant, la FIDH et ses membres ont pu développer leur argumentaire contre la
peine de mort en travaillant sur les problématiques de la lutte contre le terrorisme et des
inégalités. Elles ont pu également affiner leur stratégie régionale, particulièrement en Asie
et en Afrique.

- Enfin, l'Action a pu soutenir l'organisation de plusieurs réunions stratégiques sur des


problématiques ou pays spécifiques impliquant des organisations membres, des membres
du Bureau international et/ou du Secrétariat international aux fins de concevoir des actions
pertinentes pour la protection des droits humains. Ces réunions ont été consacrées :

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 la lutte contre l'impunité des graves violations des droits humains commises en
Azerbaidjan, en Ukraine, en RDC.
 La corruption et les droits humains dans les Amériques

Les orientations stratégiques issues de ces réunions se sont retrouvées dans les Plan
d’action 2017 et 2018 de la FIDH, dans son Plan d’action pluriannuel (2017-2022) et dans
des programmes d’action de la FIDH et de ses membres soumis à des bailleurs de fond.

Indicateur 3 : Des outils consolidés d'interaction entre le SI et le BI pour la


gouvernance; Tous les membres de la FIDH disposent d'outils ajustés pour plus
d'efficacité sur la programmation, le rapport et l'évaluation des activités de la FIDH

La mise en œuvre de l'Action a permis à la FIDH de produire en plusieurs langues


d'importants outils utiles à la gouvernance démocratique de la FIDH, comme son Plan
d’action pluriannuel (2017-2022), ses Plans d'action annuel (2016 et 2017), ses rapports
annuel d'activités (2015 et 2016), un rapport sur les impacts de l'action de la FIDH, etc.
Ces outils ont répondu au besoin de communciation interne, de transparance et de
redevabilité interne et externe.
Par ailleurs, l'Action a renforcé les moyens de communication interne (par audio et vidéo
conférences notamment) contribuant à l'interconnexion des membres du Bureau
international (issus en grande majorité du Sud) et du Secrétariat international pour des
réunions d'information, d'échanges et de décisions stratégiques. L’Action a également
contribué à sécuriser le stockage des données de la Fédération.

Indicateur 4 : La FIDH bénéficie de nouvelles ressources de financement (environ 12)

La première année de mise en œuvre de l'Action a permis à la FIDH d'accroitre sa


recherche de nouvelles sources de financement.
En premier lieu, la FIDH a cherché de nouveaux financement de bailleurs institutionnel.
Ainsi, l’organisation du 39e Congrès a été l’occasion de développer la recherche de fonds
en partenariat avec les ligues locales Lawyers for Human Rights (LHR, Afrique du Sud),
Ditshwanelo – The Botswana Centre for Human rights (Botswana) et Zimrights (Zimbabwe).
Au delà des bailleurs acquis qui ont octroyé des lignes de financement supplémentaires
pour l’organisation du Congrès, tels que l’Organisation internationale de la Francophonie, la
fondation allemande Ebert partenaire en Tunisie, plusieurs ambassades ont été approchées
et ont contribué à la couverture des coûts logistiques, notamment : l’ambassade des Pays-
Bas et l’ambassade d’Irlande à Pretoria, ainsi que l’ambassade de Suisse à Harare. Des
organisations non gouvernementales internationales ont également été approchées et pris
en charge les frais de déplacement de plusieurs participants, notamment Action Aid et
Foundation for Human Rights.
Par ailleurs, l’implication de l’ensemble des équipes de la FIDH a permis d’approcher, d’être
approchés ou de trouver des bailleurs qui constituent aujourd’hui de nouveaux soutiens à
l'action de la FIDH, notamment Rockfeller Borothers Fund, Trust Africa, Humanity United et
les Ministères des Affaires étrangères des Pays-Bas, de l'Allemagne et de la Finlande.
Au total, ce sont donc 13 nouveaux financements de bailleurs acquis par la FIDH en 2016.
La FIDH a également impulsé le développement de sa stratégie « grands donateurs » qui
devrait se concrétiser avec des dons en 2017-2018, et a requis l’implication directe du
président et du directeur général de la FIDH, le recours à deux consultantes spécialisées et
l'organisation d'évènements spécifiques à Londres, en Afrique du Sud et à Paris.

L’année 2017 a été cruciale pour la négociation et le renouvellement de partenariats


stratégiques avec la confirmation et l’accroissement du soutien de bailleurs publics et de
fondations privées.

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Ainsi l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (SIDA) a


renouvelé son soutien à la FIDH sous forme de fonds flexibles pour une période de 4 ans,
avec une considérable augmentation, passant de 600.000 euros à 1 million d’euros par
an. Le ministère norvégien des affaires étrangères a également accru son soutien général
aux actions de la FIDH, avec une subvention annuelle de 300.000 couvrant une période 3
ans, alors que la subvention précédente était de 2 ans.

En plus de pérenniser les efforts opérationnels de la FIDH, le soutien général aux actions
de la FIDH et les fonds flexibles qui lui sont alloués lui permettent de s'adapter aux
différentes situations auxquelles font face ses membres et partenaires, ainsi que de
concentrer ses efforts sur son développement institutionnel et stratégique. Ce fut
notamment le cas dans le cadre du processus de planification stratégique pluriannuelle
2017-2022, menée en 2017, et au cours duquel les représentants des organisations de
droits humains du monde entier ont pu échanger sur les besoins, les tendances, les
actions et les stratégies de lutte pour les droits humains.

Open Society Foundations a également confirmé en 2017 son intérêt à poursuivre son
investissement dans les priorités stratégiques de la FIDH en mettant en avant la valeur
ajoutée des actions de notre organisation parmi le portefeuil de bénéficiaires de cette
fondation, notamment en matière de responsabilité et de lutte pour la justice, ainsi que de
promotion du respect des droits humains par les acteurs économiques.

D’autres entités publiques et fondations ont renouvelé leur soutien à différents


programmes de la FIDH, notamment:
- BFTW - Brot für die Welt qui soutient un programme de 3 ans qui vise à promouvoir la
responsibilité et réparation pour des violations des droits humains liées aux activités
économiques, à hauteur de 400.000 euros (augmentation de 70.000 euros par an par
rapport au précédent programme);
- la Mairie de Paris avec une subvention annuelle de 30.000 euros pour le renforcement
des capacités d’action stratégiques et de visibilité des défenseurs des droits humains en
2017;
- l’Organisation Internationale de la Francophonie qui soutient régulièrement
l’Observatoire avec une subvention annuelle de 15.000 euros.
Par ailleurs, l’ensemble des équipes de la FIDH a été mobilisé pour la recherche de fonds
en réponse à plusieurs appels à propositions et dans des missions de prospection, pour
lesquels des résultats sont attendus en 2018 et 2019, notamment auprès de Irish Aid, du
ministère fédéral de la Coopération économique en Allemagne, de l’Agence Française de
Développement, de la Commission européenne, du ministère des affaires étrangères des
Pays-Bas, du fonds canadien d'initiatives locales.

En matière de mécénat, la FIDH s’est concentrée sur le développement des bases de sa


politique de collaboration avec les entreprises qui lui permettront de faire évoluer et
capitaliser son expérience des 15 dernières années de soutien, dialogue et partenariat
avec des entreprises sous différentes modalités qui continuent à porter leurs fruits. C’est
en particulier le cas du fonds éthique Libertés et Solidarités, ainsi que pour les contacts
entrepris et entretenus dans le cadre d’opérations et événements organisés au cours des
dernières années. C’est ainsi que, par exemple, la Fondation Nicolas Puech a pris
connaissance des actions de la FIDH et souhaité apporter son soutien aux activités de
l’Observatoire (20.000 francs suisses en 2017). S’agissant des donateurs individuels, la
FIDH a poursuivi l’amélioration de ses modalités et outils de fidélisation.

Indicateur 5 : La FIDH entretien des liens renforcés avec les bailleurs

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Grace à l'Action, la FIDH a pu continuer à entretenir ses relations de partenariat avec ses
bailleurs stratégiques traditionnels comme la Commission européenne et SIDA ainsi
qu'auprès des agences de développement et des ministères des affaires étrangères de la
Norvège et de la Finlande. En France, les négociations et les relations ont abouti à des
partenariats renforcées avec le Ministère des Affaires étrangères et du Développement
international (MAEDI) et l’Agence Française de Développement (AFD) avec qui la FIDH
continue à négocier des conventions programme sur des thématiques inscrites dans son
Plan d’action pluriannuel.
La FIDH a également poursuivi ses relations avec la Mairie de Paris, notamment dans le
cadre de discussions sur un projet de « Maison des Défenseurs » qui servirait de nouveau
siège à la FIDH.
La FIDH a en outre continué son partenariat avec l’entreprise Carrefour et a continué de
réfléchir à sa politique de mécénat dans l’objectif d’adopter des lignes directrices en 2018.
Les relations avec les fondations privées Open Society Foundations (OSF) et Ford
Foundation se sont poursuivies en termes de renforcement du mouvement mondial des
droits humains. OSF a notamment mis à disposition de la FIDH une consultante issue de
son équipe pour accompagner et soutenir le développement de notre stratégie « grands
donateurs ». Le président d’OSF s’est personnellement investi dans cette initiative et les
contacts avec des prospects. Une relation privilégiée avec le président d’OSF qui a
également vu sa participation au 39 e Congrès de la FIDH. Quant à Ford Foundation, la
FIDH fait partie d’une groupe d’organisations de droits humains financées sous l’initiative de
Strengthening Human Rights Worldwide (renforcement des droits humains dans le monde).
Dans ce cadre, la FIDH participe à des échanges et une évaluation ayant pour objet un
dialogue privilégié sur le financement des droits humains, notamment la stratégie de Ford
Foundation dans ce domaine. Le 39 e Congrès de la FIDH également accueilli la
participation des représentants de cette Fondation.
Par ailleurs, un déjeuner de bailleurs a été organisé durant le Congrès, renforçant les
relations avec bailleurs et prospects, tant pour la FIDH que pour ses organisations
membres, sur lesquelles nous espérons capitaliser de futures opportunités de financement.

Les subventions renouvelées et accrues de plusieurs bailleurs stratégiques en 2017


traduisent le renforcement de ces partenariats qui, pour la plupart, ont progressivement
évolué de soutiens sur projets et programmes à l’octroi de fonds flexibles pour les actions et
la structure de la FIDH. D’autres négociations en cours, notamment avec la OAK
Foundation, suivent la même évolution. Notons également que la valeur ajoutée des
actions de la FIDH et le caractère unique de sa structure et de sa gouvernance justifient un
intérêt particulier de certains bailleurs allant même jusqu’à dépasser leurs modalités
conventionnelles de soutien, comme dans le cas de Sigrid Rausing Trust qui a réinvité notre
organisation à soumettre une demande de financement alors que celle-ci a dépassé la
limite des 10 ans d’investissement.
Par ailleurs, la FIDH s’est particulièrement investie dans des échanges et des évaluations
avec ses bailleurs quant à l’accompagnement de son développement et de son
renforcement organisationnel. Les retours obtenus rendent compte d’une relation
partenariale transparente, orientée vers les résultats et le progrès, ainsi que d’un vif intérêt
pour la vision et la place de la FIDH au sein du mouvement mondial des droits humains.

Indicateur 6 : Des statf de la FDH (environ 40) renforcés dans le capacité de


conception de programmes

En 2016, Les staff (2) du bureau fundraising du Si de la FIDH on bénéficié de formations


sur l'élaboration de programme prodiguées par la Commission européenne et Bread For
The World.
En 2017, ces staff ont formé la responsable du Bureau Europe de l’Ouest de la FIDH sur la
conception de programme.

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En 2017, l’exercice d’élaboration du Plan stratégique pluriannuel de la FIDH (2017-2022) a


été accompagné par un travail de définition des indicateurs de résultats qui sera utile à
l’élaboration des futurs programmes.
Une consultante a également analysé le système de suivi, d’évaluation et de rapport des
activités de la FIDH et donc de ses programmes ; un travail qui permettra également aux
équipes d’être mieux équipées pour élaborer leurs programmes d’action et les gérer selon
les résultats attendus.
La FIDH prévoit en 2018 un travail d’approfondissement du « result framework » de son
Plan d’action pluriannuel et la mise en place des modules de formation pour ses staff à la
conception de programmes.

Indicateur 7 : Un budget de la FIDH consolidé et durable (autour de 9 Millions d'euros)


Le travail du staff du SI de la FIDH sur les indicateurs et le démarrage de la formation sur
l’élaboration de programme ajouté au renforcement des liens avec les bailleurs se
concrétisant par des renouvellements de programme et de nouvelles sources de
financement ont mené la FIDH à prévoir un budget annuel 2017 de 10,2 millions d'euros,
un montant supérieur à celui de 2016. Le budget prévisionnel de la FIDH pour 2018 s’est
élevé à 9,2 millions d’euros. Une baisse qui s’explique par une année où la FIDH a fait
face à de nombreux renouvellements de programmes. Compte tenu des indicateurs mis
en avant précédemment, il est possible d’anticiper un budget prévisionnel à la hausse
pour 2019

Activités

A1.1 – Missions de contact auprès de potentielles organisations membres et


partenaires

Année 1
A.1.1.1. Mission de contact en Pologne

La FIDH a organisé une mission de contact à Varsovie (Pologne) les 1 er et 2 juin 2016.
Composée de Dan Van Raamdonck (Secrétaire général de la FIDH) et d'Elena Crespi
(Chargée de programme du Bureau Europe de l'Ouest), la mission a rencontré les
représentants des organisations de la société civile suivante : Polish Society for Anti-
Discrimination Law (PSAL); Helsinki Foundation for Human Rights (HFHR); East
European Democratic Centre (EEDC); Solidarity Fund Poland. Les rencontres furent
l'occasion d'échanger sur le contexte de la situation des droits humains dans ce pays,

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particulièrement des réformes législatives prises par le nouveau gouvernement et qui


mettent à mal l'équilibre des pouvoirs. Elles permirent surtout d'évoquer la possibilité d'un
partenariat avec la FIDH pour des actions communes en faveur de la protection des droits
humains. L'organisation PSAL a exprimé un vif intérêt pour consolider ses relations avec
la FIDH, compte tenu des thématiques prioritaires communes aux deux organisations et
de l'importance pour PSAL de s'appuyer sur la FIDH pour renforcer sa voix et son
influence devant les instances internationales, notamment l'Union européenne. Cette
expression d'intérêt s'est matérialisé après la mission par une demande formelle
d'affiliation à la FIDH. Une demande qui a été validée par le Congrès de la FIDH en
Afrique du Sud. Depuis la mission, la FIDH et le PSAL ont produit plusieurs positions
publiques communes sur la situation des droits humains en Pologne.

A.1.1.2. Mission de contact en Malaisie

La FIDH a organisé une mission en Malaisie du 17 au 20 novembre 2016 menée par le


responsable de son Bureau ASEAN. Organisée à l'occasion des manifestations de masse
du mouvement Bersih 5, la FIDH a pu coopérer avec de nombreuses organisations
régionales et locales de défense des droits humains dans le but d'observer l'attitude des
autorités à l'égard des manisfants. La FIDH a ainsi pu interagir avec Asia Pacific Forum
on Women, Law and Development (APWLD), Fortify Rights, Forum-Asia, et Southeast
Asia Press Alliance (SEAPA) et renforcer les liens avec ses organisations au-delà de cette
mission.

Année 2

A.1.1.1. Mission en Macédoine du Nord et au Kosovo

La FIDH a mené une mission de contact fin juillet 2017 en Macédoine du Nord et au
Kosovo, deux pays où elle n’a pas d’organisations membres. Compte tenu des enjeux
importants en matière de protection des droits humains dans cette région (tensions entre
pays ; situation des personnes migrantes ; etc), la FIDH souhaitait prendre attache avec
des organisations de la société civile de ces pays pour leur présenter ses modes et
priorités d’action, comprendre les axes prioritaires de travail des organisations locales et
envisager des interactions pour une information sur la situation des droits humains dans
ces pays et des actions pour la protection des droits. En Macédoine du Nord, la FIDH a
rencontré des représentant.e.s de Macedonia Young Lawyers Association; Coalition all for
Fair Trials; Balkan Civil Society Development Network; European Policy Institute; Institute
for Human Rights; Youth Education Forum; Jef Macedonia; Helsinki Committee for Human
Rights; Foundation Open Society Macedonia. Au Kosovo, la FIDH a pu rencontrer des
représentant.e.s de Youth Initiative for Human Rights, Women’s Network et du
Humanitarian Law Center. Les échanges entre la FIDH et ses organisations ont été très
instructifs et frutueux. Ces échanges vont être prolongés notamment la Humanitarian Law
Centre (Kosovo) et le Macedonia Helsinki Committee (Macédoine du Nord) qui présentent
des priorités d’action similaires à la FIDH et pourraient permettre de nouer une
coopération plus forte en vue, le cas échéant, d’une adhésion de ces deux organisations à
la FIDH.

A.1.1.2. Mission en Corée du Sud

La FIDH a organisé du 29 mai au 1er juin 2017 une mission de contact en Corée du
Sud. Cette mission a permis de renforcer l’interaction avec People’s Solidarity for
Participatory Democracy, organisation nouvellement intégrée à la FIDH depuis le congrès
de Johanesbourg, à travers notamment la détermination de potentiels champs de
coopération pour soutenir la protection des droits humains dans le pays. La mission fut

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aussi l’occasion de rencontrer d’autres organisations de la société civile, telles Asia


Democracy Network. Korean House of International Solidarity, la Korean Confederation of
Trade Unions dans le but de faire connaître les actions de la FIDH et de mieux
comprendre leurs thématiques de travail en matière de protection des droits humains. La
FIDH qui avait également pour objectif de tisser des liens avec des ONG qui travaillent
depuis la Corée du Sud sur la situation des droits humains en Corée du Nord a pu
rencontrer les organisations Liberty in North Korea et Open North Korea. Les liens entre la
FIDH et ses organisations ont été maintenus depuis la mission.

A.1.1.3. Mission à Taiwan

La FIDH a organisé une mission de contact à Taiwan du 10 au 12 mai 2017 dans le but
de renforcer ses liens avec son organisation membre, Taiwan Association for Human
Rights, et d’établir des contacts avec d’autres organisations et personalités de la société
civile pour élargir ses sources d’information sur la situation des droits humains dans le
pays. La FIDH a ainsi rencontré la Taiwan Alliance to End the Death Penalty (TAEDP), la
Taiwan Society for Democracy et plusieurs activistes locaux. Les discussions avec TAHR
ont permis d’élaborer les futures axes de collaboration avec la FIDH et d’envisager
l’établissement d’un point focal de la FIDH dans le pays pour travailler avec les
organisations membres et partenaires de la FIDH à la documentation de la situation des
droits humains en Asie du Nord-Est.

A.1.1.4. Mission au Kazakhstan et au Kirghizstan

L’Action a contribué à l’organisation d’une mission de contact au Kazakhstan (4-8


septembre 2017) et au Kirghizstan (11-15 septembre 2017). Au Kirghizstan, la mission
de la FIDH s’est rendue à Astana, Almaty and Shymkent, and Bishkek . L’objectif de la
mission était d’identifier au sein de la société civile de potentiels partenaires de la FIDH et
de ses membres dans ses deux pays pour documenter la situation des travailleurs
migrants dans le pays de départ et d’arrivée et plaider auprès des autorités locales en
faveur de la protection.
Au, Kazakhtan, la mission a pu identifier les partenaires suivants :
 Union of Crisis Centers of Kazakhstan;
 Kazakh International Bureau on Human Rights and Rule of Law;
 Legal Centre for Women’s Initiatives “Sana Sezim”.
 Fund of Communities of the Enbekshikazakh District;
 ILI Foundation.
Au Kyrgyzstan, les partenaires suivants ont pu être identifiés:
 Public Foundation “Insan Leilek”;
 Solidarity Center;
 Public Association “Arysh”;
 Public Association Merkhr Shavkat
 Independent Trade Union “Opora.”
Les contact noués lors de cette missions ont été suivis par des activités de renforcement
de leur capacité de documentation de la situation des travailleurs migrants et par la
rédaction d’un rapport d’enquête sur leur situation incluant les informations recueillis par
ces partenaires.

A1.2 – Organisation du Congrès de la FIDH et d'échanges régionaux mi-parcours

Année 1

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A1.2.1 - Mission de préparation et Congrès de la FIDH

La FIDH a mené une mission en Afrique du Sud du 25 au 29 janvier 2016 pour


préparer l'organisation de son Congrès. Menée en coopération avec ses organisations
membres d'Afrique du Sud (Lawyers for Human Rights), du Zimbabwe (Zimright) et du
Botswana (Ditshwanello), la mission était composée de Kate Coles et de Serguei Funt,
respectivement responsable du bureau développement et du contrôle de gestion du
Secrétariat international de la FIDH, ainsi que d'Alice Mogwe, présidente de Ditshwanelo
et d'Arnold Tsunga, membre de Zimrights. Les chargés de mission ont pu rencontrer des
représentants des autorités sud-africaines et des représentations diplomatiques pour
recueillir leur soutien mais aussi leurs conseils pour l'organisation du Congrès dans ce
pays, s'agissant des questions de dates, lieux et sécurité et envisager leur éventuel
soutien financier. Les chargés de mission ont également visité plusieurs lieux suscpetibles
d'accueillir les congrèssistes pour leur travaux et hébergement.

La FIDH, en coopération avec ses trois organisations membres Lawyers for Human
Rights, Ditshwanelo et Zimrights, a organisé son 39ème Congrès à Johannesburg, en
Afrique du Sud, du 23 au 27 août 2016. Le Congrès a été placé sous le haut patronage
du Prix Nobel de la Paix, l’Archevêque Desmond Tutu.

La cérémonie d'ouverture du Congrès s'est tenue au Constitution Hill, à Johannesburg,


ancienne prison Old Fort où Nelson Mandela a été incarcéré sous l’Apartheid. Un haut
lieu symbolique pour tous les défenseurs des droits humains et qui abrite aujourd’hui
également la cour constitutionnelle sud-africaine. La cérémonie d’ouverture s’est tenue en
présence notamment de Mpho Tutu van Furth, fille de Desmund Tutu, du juge Dikgang
Moseneke, ancien Deputy Chief Justice de l’Afrique du Sud, et de Jestina Mukoko,
directrice du Zimbabwe Peace Project (ZPP). La Secrétaire générale de la Francophonie,
Michaëlle Jean, a également adressé un message aux participants du 39ème Congrès de
la FIDH, lu par un membre de son cabinet.
L’événement a été suivi par les médias sud-africains (SABC, SA Positive News, The
Citizen, The Star, The Big Debate, SA FM) et internationaux (RFI, AFP TV, Xinhua). Le
jour de l'ouverture du Congrès, The Star a publié une longue interview de Karim Lahidji,
président de la FIDH, intitulée « Working on how to improve humanity », et un autre article
présentant la FIDH.

Le Congrès a débuté avec un Forum international, les 23 et 24 août 2016, consacré


aux défis et aux solutions envisageables afin de défendre les droits humains dans un
contexte de restriction de l’espace de la société civile.
Ce Forum a regroupé près de 400 participants, incluant des membres de l’équipe du
Secrétariat international de la FIDH, des représentants de ses organisations membres, de
ses partenaires, de la société civile locale et régionale, ainsi que des représentants
officiels d’autorités nationales et internationales.
A travers 16 tables rondes et séances faisant intervenir une soixantaine de panelistes

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(experts / défenseurs des droits humains / bailleurs de fonds) du monde entier, le Forum
a présenté les réponses développées par les organisations de défense des droits
humains du monde entier et notamment dans la région d'Afrique australe, pour faire face
aux attaques portées à l’universalité des droits humains et contre les mouvements de
défense des droits humains.
Il a également présenté des manières de défendre et soutenir les droits humains, de
promouvoir l’échange d‘expériences et de bonnes pratiques afin de renforcer la
participation de la société civile à une gouvernance démocratique et renforcer sa
contribution au développement humain.
Il a énoncé une stratégie pour réaffirmer les droits en tant qu’objectifs légitimes du bien-
être de la communauté. Il a ainsi illustré la capacité extraordinaire du mouvement mondial
de défense des droits humains à résister et à lutter sur le renforcement de la participation
de la société civile dans la gouvernance démocratique.

La FIDH a par ailleurs organisé trois événements parallèles à l’agenda du Forum, qui
furent l’occasion d’approfondir les échanges de manière innovante avec les participants :
1) Une session « Meet the fighters » (rencontrez les combattants) a permis aux
participants du forum de rencontrer douze défenseurs, acteurs du changement dans leurs
pays, pour une discussion individualisée avec eux sur la manière avec laquelle ils
répondaient aux menaces auxquelles ils sont confrontés, et d’approfondir les échanges
sur les stratégies qu’ils ont mises en place en réponse.
2) - 3 ) Deux tables rondes organisées en partenariat avec Lawyers for Human Rights,
afin de faire la lumière et d’échanger sur les atteintes contre l’espace de la société civile
dans la région d'Afrique australe, permettant d’approfondir les échanges sur le contexte
local des problématiques du forum :
i) une table ronde avec le forum des étudiants et des mouvements de jeunes participant à
des mobilisations en Afrique du Sud, au Botswana et au Zimbabwe sur la problématique
de l’accès à l’enseignement secondaire dans un contexte ou les frais d’enregistrement à
l’université sont en croissance ;
ii) une projection-débat autour du film « Miners Shot Down » (primé d’un Emmy Award),
en présence du réalisateur et d’un activiste victime de la répression, a permis de faire la
lumière sur le massacre de Marikana, intervenu en Afrique du Sud en 2012, et d’échanger
sur les enjeux de défense des travailleurs et des communautés dans le contexte des
projets de développement économique.

Le Congrès interne de la FIDH s’est tenu suite au Forum international du 25 au 27 août


2016. Réussant les représentants des organisations membres et du Secrétariat
international de la FIDH, le congrès fut l'occasion de réunions en zones géographiques
pour faire l'évaluation des activités mises en œuvre et élaborer des stratégies d'action
pour les années avenir. Les rapports du président, du trésorier et des référents

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géographiques et thématiques du Bureau international ont été présentés et validés par


les congressistes. Ces derniers ont par ailleurs examiné les dossiers d'affiliation et de
radiation d'organisations ainsi que les projets de résolutions émanant des organisations
membres. Des réunions inter-régionales ont également été organisées pour un partage
d'expérience et des échanges sur des thématiques d'intérêt commun ainsi que des
ateliers spécifique d'échange sur les stratégies d'action contentieuse et de
communication de la FIDH. Enfin, les organisations membres de la FIDH on procédé à
l'élection de leurs représentants au sein du Bureau international de la FIDH, instance
chargée d'établir les orientations stratégiques de la FIDH sur base des grandes
orientations politiques issues du Congrès (cf. la composition du Congrès sur le site de la
fidh. Www.fidn.org). C'est ainsi que Dimitris Christopoulos a été élu, le 27 août 2016,
président de la FIDH. Il succède à l’avocat iranien, Karim Lahidji.

S'agissant des aspects de communication, un site web dédié a été développé en 3


langues (Anglais, Français, Espagnol) afin de rassembler et divulguer au mieux les
informations sur et pendant le Congrès: https://2016congress.fidh.org/?lg=fr

La FIDH a également utilisé le service de réseaux sociaux Storify afin de créer des
timelines à partir de contenus de Twitter et Facebook. S’agissant de Facebook, 9 posts
ont atteint 404.851 usagers et engagé 21.189 usagers. Quant à Twitter, 54 tweets ont
atteint 212.723 usagers et obtenu 556 retweets, correspondant à une moyenne de 10
retweets par tweet.
2 newsletters en 3 langues (Anglais, Français, Espagnol) ont également été envoyées à
une liste de diffusion comprenant 26.382 contacts.
Par ailleurs, pendant toute la durée du Forum et une partie du Congrès, des journalistes
étaient présents pour participer aux sessions et/ou pour interviewer les participants.
Notamment, des journalistes de SABC ont réalisé plusieurs interviews sur place qui ont
été diffusées très rapidement sur le site de SABC. Et, à l'issue du Congrès, deux
interviews « portraits » du nouveau président ont également été publiées: l'une dans le
quotidien grec Efemerida ton Synktaton, l'autre dans la version web du Monde.

A.1.2.2 – Participation et contribution stratégique de la FIDH au Congrès


mondial contre la peine de mort

L'Action a contribué à la participation d'une délégation de 25 représentant.e.s


des organisations membres (du Sénégal, de Mauritanie, du Botswana,
d'Indonésie, de Thailande, d'Iran, du Vietnam, du Belraus, du Maroc, de Tunisie
et d'Algéire), du Bureau International et du Secrétariat international de la FIDH au
6ème Congrès mondial contre la peine de mort qui s'est réuni à Oslo du 21 au 23
juin 2016.
La FIDH a participé à la préparation de trois évènements officiels du Congrès : la plénière
sur « les progrès et reculs en Asie : leçons apprises » et les tables rondes sur « la peine
de mort et la problématique du terrorisme » et sur « le projet de Protocole sur l'abolition
de la peine de mort en Afrique ».
Avant son ouverture, la FIDH a participé au Comité de pilotage de la Coalition mondiale
contre la peine de mort. De nombreux membres de la délégation de la FIDH sont ensuite
intervenus lors d'ateliers, tables rondes et side event organisés durant le Congrès.
Pour distribution aux participants au Congrès, la FIDH a reproduit ses rapports sur la
peine de mort en Iran, en Asie et aux Etats-Unis et une compilation de ses communiqués
de presse qui touchent à la problématique de la peine de mort p.
Les délégués de la FIDH ont profité de cet évènement pour renforcer leurs contacts,
partager leurs expériences avec les autres invités. En présence de représentants de ses
organisations membres, la FIDH a pu affiner ses stratégies d'action dans différents pays
et au niveau régional.

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Un commuiniqué de presse (https://www.fidh.org/en/issues/death-penalty/fidh-members-


from-around-the-world-to-participate-in-the-6th-world) et des tweet de la FIDH ont permis
de relayer l'évènement auprès des médias et réseaux sociaux.

A.1.2.3 – Réunions stratégiques sur des situations régionales ou pays

L'action a également permis l'organisation de nombreuses réunions ou la participation à


des séminaires ou ateliers dont l'objectif était d'élaborer, d'ajuster ou d'alimenter les
stratégies d'action de la FIDH sur des thématiques, régions ou pays spécifiques. Ces
réunions ou ateliers ont vu la participation de représentants d'organisations membres ou
partenaires de la FIDH, de son Bureau international et/ou de son Secrétariat international.

Ainsi, la FIDH par l'intermédiaire de sa chargée de programme du Bureau Europe de l'Est


Asie Centrale a participé à une réunion sur la situation en Azerbaidjan organisée en
mars 2016 par International Media Support à Capenhague (Danemark). Ce moment fut
l'occasion d'échanges stratégiques avec la société civile cile locale et internationale pour
la protection des droits humains en Azerbaidjan.

Egalement, la responsable du bureau Europe de l'Est et Asie Centrale de la FIDH a


participé à un Forum international sur « la société civile et la résolution du conflit au
Donbass » organisé du 7 au 9 novembre 2016, à Berlin (Allemagne). Ce forum fut
l'occasion de discussions stratégiques sur l'importance de la lutte contre l'impunité
comme pierre angulaire de la résolution du conflit et de nouer de plus amples contacts
avec les organisations de la société civile Ukrainiennes et internationales travaillant sur
cette situation.

Face aux tensions politiques et violence en République démocratique du Congo liées


au report des élections présidentielles, la FIDH a par ailleurs organisé à Paris plusieurs
réunions entre le bureau Afrique, la direction des opérations et le Secrétaire général de la
FIDH, Paul Nsapu, également président de la Ligue des Electeurs, organisation membre
en RDC, pour définir et ajuster la stratégie d'action de la FIDH pour promouvoir et
protéger les droits humains dans ce pays.

Plus généralement, de nombreuses réunions ont été organisées à Paris entre les équipes
géograpiques et thématiques, la direction des opérations du Secrétariat international de la
FIDH et des membres du Bureau international ou des organisations de la FIDH pour
définir, ajuster, alimenter les stratégies d'action.

Année 2
A.1.2.1. Organisation d’un séminaire stratégique régional sur la corruption et
les droits humains dans les Amériques
La FIDH et ses organisations membres au Pérou, l'APRODEH, Equidad et CEDAL ont
organisé à Lima les 13 et 14 novembre 2017 un séminaire sur la lutte contre la corruption
et les droits humains qui a réuni 35 organisations membres de la FIDH de la région.
Ce séminaire répondait à une demande des ligues de la FIDH dans les Amériques
exprimée lors du Congrès de la FIDH à Johanesbourg qui face au phénomène de
corruption dans leur pays souhaitaient confronter les expériences et analyser la
pertinence des mécanismes de protection des droits humains pour lutter contre ce fléau.
Les deux premiers jours du séminaire étaient publics, en présence d’experts externes
intervenus pour présenter le contexte régional de la corruption à grande échelle, les
normes internationales et régionales liées à la lutte contre la corruption, les bonnes

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pratiques des mécanismes et stratégies (quasi)judiciaires pour mettre en avant la


responsabilité des Etats dans la pratique de la corruption.
Le troisième jour fut consacré à un atelier de réflexion stratégique interne (regroupant
uniquement les organisations membres de la FIDH) pour discuter des orientations
stratégiques de la FIDH en soutien à ses membres pour traiter de la question de la
corruption dans le cadre du système international et régional de protection des droits
humains. Un atelier qui s’est achevé par l’adoption d’une feuille de route guidant l’action
future de la FIDH et de ses membres sur cette problématique.
A.1.2.2 – Participation et contribution stratégique de la FIDH aux actions de
la Coalition mondiale contre la peine de mort
La FIDH a participé à l’Assemblée générale de la Coalition mondiale contre la peine de
mort qui s’est tenue du 22 au 24 juin 2017 à Washington . Elle a à cette occasion
invité Alice Mogwe, Vice-présidente de la FIDH, présidente de Ditswanello (Botswana) et
membre du Groupe de travail de la Commission africaine des droits de l’Homme et des
peuples, à participer à cette réunion destiné à définir les stratégies d’action de la Coalition
pour l’année à venir. A l’issue de l’Assemblée, la FIDH a été élu membre du Comité de
pilotage de la Coalition. Une position qui lui permet de faire valoir la voix de ses
organisations membres s’agissant de la définition des activités entreprises par la Coalition.
La FIDH a ainsi participé à la réunion du Comité de pilotage de la Coalition qui s’est
tenue à Anvers (Belgique) les 8 et 9 décembre 2017 au cours de laquelle fut fait un état
des lieux des activités de la Coalition et de ses membres et où des discussions se sont
tenues sur les orientations stratégiques de la Coalition pour 2018 : détermination de pays
cibles pour un plaidoyer pour l’abolition ; suivi de la stratégie d’obtention de statut
consultatif auprès d’organes régionaux de promotion et de protection des droits humains ;
présentation d’un travail sur les indicateurs de résultat ; discussions sur la stratégie de
recherches de fonds.
A.1.2.3. Réunions stratégiques sur des situations régionales ou pays
De nombreuses réunions ont été organisées à Paris, siège de la FIDH, entre les équipes
géograpiques et thématiques, la direction des opérations du Secrétariat international de la
FIDH et des membres du Bureau international ou des organisations de la FIDH pour
définir, ajuster, alimenter les stratégies d'action dans le cadre de ce programme.

A.1.3 –Organisation des sessions stratégiques du Bureau international

Année 1

En 2016, la FIDH a organisé 3 sessions de son Bureau international (du 25 au 27


mars ; du 10 au 12 juin; du 01 au 4 décembre) grace au soutien de l'Action. Chaque
session a réunit à Paris les 22 membres du Bureau international (le président, le trésorier,
les 15 Vice-président.e.s et les 5 secrétaires-généraux) élus par le Congrès, issus de
tous les continents.

Les sessions sont l'occasion de discussions en plénière ou ateliers et d'échanges avec le


Secrétariat international pour définir les orientations stratégiques de l'action de la FIDH.
Le premier jour des sessions est généralement consacré aux réunions en zones
géographiques pour faire l'évaluation des activités mises en œuvre et envisager les
activités à venir. Le deuxième jour permet des discussions sur le rapport du président, du
trésorier et des référents géographiques du Bureau international. Elles sont suivies par
des échanges stratégiques sur des thématiques spécifiques conportant des défis en
matière de protection des droits humains.

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Plus spécifiquement, la session du BI de mars a permis la validation des rapports du


président, du trésorier, du directeur général et des équipes géographiques. Le Plan
d'action 2016 de la FIDH a également été validé. Le Bureau international a par ailleurs
adopté une résolution spécifique sur la situation des droits humains en Turquie et décidé
d'un positionnement publique sur les attaques contre le mouvement BDS.

Lors de la session de juin, les membres du BI ont validé les rapports des équipes
géographiques, du président, du trésorier et du directeur général, le Rapport d'activité
2015 de la FIDH, et ont adopté une motion de soutien aux défenseurs au Kirghizstan. Le
Bureau international a également approuvé les comptes 2015. Enfin, il a adopté le « kit »
du Congrès validant son ordre du jour et les documents afférant à sa préparation et son
organisation.

La session de décembre s'est singularisée par une session spécifique dédiée à


l'explication du rôle et du fonctionnement du Bureau international pour les nouveaux
membres élus au Congrès d'Afrique du Sud. Les membres du Bureau ont également eu
un échange stratégique sur la présidence Trump et l'ère du post-truth et ses potentielles
conséquences sur la situation des droits humains. Enfin le Bureau international a décidé
de la mise en place d'un groupe d'action sur les droits des personnes LGBTIQ, faisant
suite à l'orientation politique donné par le Congrès.

Année 2
En 2017, la FIDH a organisé 3 sessions de son Bureau international (du 25 au 27
mars ; du 10 au 12 juin; du 01 au 4 décembre) grace au soutien de l'Action. Chaque
session a réunit à Paris les 22 membres du Bureau international (le président, le trésorier,
les 15 Vice-président.e.s et les 5 secrétaires-généraux) élus par le Congrès, issus de tous
les continents.

Les sessions sont l'occasion de discussions en plénière ou ateliers et d'échanges avec le


Secrétariat international pour faire le point sur les activités menées et définir les
orientations stratégiques de l'action de la FIDH. Le premier jour des sessions est consacré
aux réunions en zones géographiques et thématiques. Les deuxième et troisième jours
permettent des discussions sur les rapports du président, du trésorier, de la Direction
générale exécutive et des référents géographiques du Bureau international. Elles sont
suivies par des échanges stratégiques sur des thématiques spécifiques conportant des
défis en matière de protection des droits humains.

Plus spécifiquement, le BI de mars 2017 fut l’occasion pour les membres du BI et du SI


de la FIDH d’animer des groupes de réflexion thématique pour dégager les grandes
priorités d’action et objectifs spécifiques de la FIDH en vue de finaliser son Plan
stratégique pluriannuel 2017-2022. Le BI a également décidé la création en son sein d’un
groupe de travail sur les droits des femmes et fondamentalismes religieux destiné à
orienter l’action de la FIDH sur cette problématique.

Au BI de juillet 2017, les membres du BI ont validé le Plan stratégique pluriannuel (2017-
2022) de la FIDH qui se fondent sur les orientations politiques du Congrès de
Johanesbourg et des discussions stratégiques qui s’en sont suivies au sein du BI et avec
le SI. Le BI a également décidé la mise en place d’une période de transition devant
permettre à la FIDH de travailler sur différents chantiers (la réforme de la structure du SI ;
l’édification de valeurs de travail en interne ; le développement stratégique de
l’organisation) avec le soutien d’un change manager pour accompagner le développement
de la FIDH et répondre au mieux aux contextes et défis dans laquelle elle opère.

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Le BI de novembre 2017 fut l’occasion pour ces membres de faire un point d’étape de la
période de transition en étant informés des évolutions de ses chantiers. Concernant les
opérations, les membres du BI ont adopté une résolution sur le Barhein et la situation de
Nabeel Rajab, secrétaire général de la FIDH ; un projet de résolution sur la question de
l'externalisation des politiques migratoires ; une ligne stratégique pour la mobilisation de la
FIDH sur la situation des Rohingyas réprimés au Myanmar. Sur la question de la
recherche des fonds, le BI a demandé le développement de la politique de la FIDH sur le
volet acceptation de dons des entreprises.

A1.4 – Consolidation des outils, du suivi et de l'évaluation de la gouvernance


démocratique

Année 1
En 2016, la FIDH a produit en plusieurs langues de nombreux documents nécessaires
à la gouvernance démocratique en terme de transparence, de communication et de
redevabilité interne et extenre. Elle a ainsi produit avec le soutien du projet :
 son Plan d'action 2016, validé par le Bureau international à l'occasion de sa
session de mars. Ce Plan présente par thématiques prioritaires et régions les
activités prévues dans le cadre de programmes spécifiques. Il présente également
les activités envisagées à l'issue de discussions stratégiques entre les bureaux de
la FIDH et le Bureau international pour répondre aux contextes et défis ainsi qu'aux
attentes des organisations membres liés à la protection des droits humains. Ce
Plan d'action a été distribué en interne et envoyé aux bailleurs de fonds de la FIDH
 son Rapport d'activités 2015, validé par le Bureau international, à l'occasion de sa
session de juin. Ce rapport présente, par thématiques prioritaires et régions, les
principales activités mises en œuvre en 2015, leurs output et les résultats obtenus
en matière de protection des droits humains. Ce Rapport a été diffusé en français
et en anglais en interne, envoyé aux bailleurs de fond et rendu disponible sur le site
internet de la FIDH
 son Rapport annuel 2015 sous la forme d'une Bande Dessinée qui présente les
principaux résultats et impacts de l'action de la FIDH. Ce rapport a été diffusé en
100 exemplaires en français, anglais et en espagnol, en interne et auprès des
bailleurs de fond, et rendu disponible sur le site internet de la FIDH
 un rapport sur les impacts et résultats de l'action de la FIDH sur la période
couvrant son Plan stratégique pluriannuel (2012-2016). Ce rapport, en anglais et
français, a été publié en 400 emplaires et distribué aux organisations membres de
la FIDH à l'occasion du Congrès de la FIDH en Afrique du Sud et diffusé également
aux bailleurs de fond. Il est disponible sur le site internet de la FIDH.
 le rapport moral du président pour le Congrès de la FIDH (traduit en trois
langues)
 des documents internes, notamment sur le rôle et l'interaction des organes de la
FIDH, pour la préparation des sessions du Bureau international et du Bureau
exécutif

L'Action a également permis l'utilisation de systèmes de vidéo et audio conférence


permettant une communication à distance entre les membres du Secrétariat international,
les organisations membres et/ou les membres du Bureau international. Ces systèmes sont
notamment utilisés pour connecter une fois par mois les Secrétaires généraux la FIDH
(présents sur tous les continents) pour les sessions du Bureau exécutif (organe chargé du
suivi des décisions du Bureau international). La FIDH a également mis en place des
bornes WI-FI dans ses bureaux à Paris permettant aux membres du Bureau international
et autres représentants des ligues membres de passage au siège de la FIDH de se
connecter à internet.

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L'Action a en outre permis des interventions de contrôle du serveur de la FIDH en vue de


sécuriser au mieux ses données.

Année 2

En 2017, la FIDH a produit en plusieurs langues de nombreux documents nécessaires à


la gouvernance démocratique en terme de transparence, de communication et de
redevabilité interne et extenre. Elle a ainsi produit avec le soutien du projet :
 Son Plan d’action stratégique pluriannuel (2017-2022). Ce plan est le fruit des
grandes orientations stratégiques issues des discussions avec les 184 organisations
membres de la FIDH lors du Congrès à Johanesbourg, et d’un travail conjoint entre
le Secrétariat de la FIDH et les membres du BI. Ce Plan adopté par le BI de juillet
2017, prend en compte le nouveau contexte de la situation des droits humains, les
défis en matière de protection des droits, l’évaluation du précédent plan d’action de
la FIDH, l’analyse de la valeur ajouté de l’action de la FIDH et les résultats
escomptés. Ce Plan qui inscrit l’action de la FIDH autour de 3 piliers (la protection
des libertés, la lutte pour l’égalité et la lutte pour la justice) valide le passage de 6 à
7 priorités, depuis le souhait exprimé par le Congrès de voir la FIDH travailler sur la
lutte contre les discriminations et les violences à l’encontre des personnes LGBTI+.
Les 6 autres priorités qui s’inscrivent dans la continuité du précédent plan tout en
redessinant certains sous-objectifs sont : la protection des défenseurs des droits
humains ; la promotion d’un environnement propice aux libertés et à la démocratie ;
la promotion des droits des femmes ; la promotion des droits des personnes
migrantes ; la lutte contre l’impunité des crimes les plus graves et la protection des
populations ; la responsabilité des acteurs économiques en matière de protection
des droits humains. La description de chacune des priorités est complétée par des
résultats escomptés et des indicateurs précis. Le Plan précise par ailleurs les
moyens d’action de la FIDH (interaction avec les organisations membres, missions
d’enquête, plaidoyer, action judiciaire, communication) en ajoutant la volonté
d’accentuer ses liens avec la jeunesse.
 Son Plan d’action 2017, validé par le Bureau international à l'occasion de sa
session de mars. Ce Plan présente par thématiques prioritaires et régions les
activités prévues dans le cadre de programmes spécifiques. Il présente également
les activités envisagées à l'issue de discussions stratégiques entre les bureaux de la
FIDH et le Bureau international pour répondre aux contextes et défis ainsi qu'aux
attentes des organisations membres liés à la protection des droits humains. Ce Plan
d'action a été distribué en interne et envoyé aux bailleurs de fonds de la FIDH
 Son Rapport d'activités 2016. Ce rapport présente, par thématiques prioritaires et
régions, les principales activités mises en œuvre en 2016. Plus encore que les
années précédentes ce rapport met en avant les principaux output, résultats et
impacts obtenus en matière de protection des droits humains. Ce Rapport a été
diffusé en français et en anglais en interne, envoyé aux bailleurs de fond et rendu
disponible sur le site internet de la FIDH
 Son Rapport annuel 2016 sous la forme d'une Bande Dessinée qui présente les
principaux résultats et impacts de l'action de la FIDH. Ce rapport a été diffusé en
interne et auprès des bailleurs de fond, et rendu disponible sur le site internet de la
FIDH
 Les documents préparatoires des sessions du Bureau international de la FIDH ;
ces documents préparés par le SI de la FIDH permettent aux membres du BI de
préparer au mieux leurs discussions et décisions sur des thématiques prioritaires de
la FIDH ou s’agissant de stratégies liées au développement de la FIDH.

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L’action a également permis de consolider et sécuriser les outils de communication et de


stockage des données internes nécessaire à la fluidité de la gouvernance de la FIDH :

Ainsi, comme en 2016, l'Action a également permis en 2017 l'utilisation de systèmes de


vidéo et audio conférence (ARCADIN) permettant une communication à distance entre les
membres du Secrétariat international, les organisations membres et/ou les membres du
Bureau international. Ces systèmes sont notamment utilisés pour connecter une fois par
mois les Secrétaires généraux la FIDH (présents sur tous les continents) pour les sessions
du Bureau exécutif (organe chargé du suivi des décisions du Bureau international).

L’action permet en outre l’hébergement (via OCTOPUCE) de manière sécurité par des
prestataires des serveurs emails et ownCloud, des SPIP (via NURSIT) et de seveurs
annexes comme l’intranet (via GANDI) de la FIDH. Le prestataire ALTOSPAM a permis
aussi le filtrage du trafic entrant dans les email de la FIDH. Ces actions d’hébergement et
de sécurisation contribuent par ailleurs à une bonne fiabilité de la communication et du
stockage interne des données ainsi que du site internet de la FIDH.

Toujours dans le souci de fludifier et sécuriser la communication et le stockage internes des


données, le responsable du bureau IT du SI de la FIDH s’est rendu dans les bureaux
de la FIDH à La Haye (29-30 mai 2017), à Bruxelles (26 avril 2017), à Genève (5-6
octobre 2017) et à Tunis (16-20 octobre 2017) pour, selon les cas : sécuriser les accès
WiFi ; une mise à jour des ordinateurs, des logiciels, travail sur les NAS et la formation des
staffs de la FIDH à l'utilisation des outils de communication et stockage des données (visio-
conférence, cloud).

Enfin, la FIDH a fait l’acquisition en 2017 de plusieurs copieurs (via DELTA).

A1.5 – Multiplication des échanges avec les bailleurs (présents et nouveaux)

Année 1
A.1.5.1. Relations avec les donateurs
En mars 2016, une consultante « grands donateurs » a commencé à travailler avec la
FIDH sur la recherche de prospects et la stratégie d’engagement. De mars à octobre
2016, la consultante a travaillé en étroite coopération avec la responsable du
développement et une consultante d'OSF (qui intervenait en soutien ponctuel) afin de
produire les résultats suivants.
Base de prospects qualifiés
A partir d’une analyse de l’univers de la FIDH, y compris les donateurs existants, les
réseaux, et les grandes fortunes et philanthropes en France et ailleurs, une base de
prospects qualifiés a été développée ainsi qu’un outil permettant à la FIDH de gérer des
informations pertinentes, des coordonnées et des actions planifiées et réalisées.
La recherche de prospects pour l’année 2016 a ciblé trois pays : France, où se trouvent
le siège de la FIDH et un fort réseau de contacts, ambassadeurs et parrains ; Royaume
Uni, où, avec le soutien d’OSF, la FIDH prévoyait de monter un dîner privé (voir ci-après) ;
et Afrique du Sud, où ont eu lieu, en août 2016, le Forum international et le Congrès
triennal de la FIDH.
La base de prospects a été étudiée et, pour chaque pays, une vingtaine de prospects
prioritaires a été choisie selon leurs intérêts philanthropiques et la capacité de la FIDH de
les contacter, ainsi qu’une évaluation préliminaire de leurs intérêts économiques et
politiques afin d’assurer une cohérence avec la mission et les valeurs de la FIDH.

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Rendez-vous et événements
Lors du Forum international et du Congrès triennal de la FIDH qui ont eu lieu du 23 au 27
août 2016, à Johannesburg, en Afrique du Sud, la FIDH a organisé un petit déjeuner en
présence de Chris Stone, Président d’OSF, des représentants des bailleurs actuels et des
donateurs prospects de la région sud africaine. Une discussion sur la thème « le rôle de
la philanthropie en réponse à l’inégalité et la violation continue des droits » a été animée
par M. Stone et Alice Mogwe, secrétaire générale de la FIDH.
Avec le soutien d’OSF et le parrainage de Catherine Zennström, cofondatrice et
coprésidente de Zennström Philanthropies, la FIDH a monté un dîner à Londres, en
octobre 2016, en présence de Mme Zennström, Chris Stone et sept prospects, afin de
présenter la FIDH et ses actions. Les invités d’honneur étaient les défenseurs syriens des
droits humains Mazen Darwish et Yara Bader.
A Paris, Denis Olivennes, président du comité du soutien de la FIDH, a eu trois rendez-
vous avec des hauts représentants d’entreprises et de fondations françaises afin de
présenter la FIDH et explorer les opportunités de collaboration ou de soutien.
Outils de communication et de présentation
En amont de chacun des grands événements, des documents de présentation ont été
préparés. A Johannesburg, les invités du petit déjeuner ont reçu un récapitulatif des
actions et des impacts de la FIDH et de ses organisations membres sur le continent
africain. Suite au dîner à Londres, les invités ont reçu un document soulignant trois
projets phares pour l’avenir.
Communication et suivi
Le directeur général et le président de la FIDH, avec le soutien du bureau de
développement, ont fait le suivi de ces prospects d’une façon personnalisée selon leurs
intérêts afin de renforcer les relations avec ces personnes. Des réunions sont prévues
pour 2017.
A la fin de 2016, la FIDH est passée d’une phase préparatoire et d’établissement de
contacts à une phase de fidélisation et de concrétisation de dons. Ce changement est
reflété dans la nouvelle structure des activités du bureau de développement de la FIDH,
avec le suivi des prospects et des grands donateurs faisant dès novembre partie du
travail habituel du bureau et avec une plus grande implication du DGE et du Président.
La FIDH a également pu profiter de la présence de la consultante « grands donateurs »
pour identifier des axes d’amélioration de ses outils et processus de gestion, fidélisation
et remerciement tous ses donateurs individuels. En conséquence, en 2017, la FIDH :
poursuivra une nouvelle méthode d’émission plus rapide et moins coûteuse des reçus
fiscaux ; testera des appels à dons par mail et sur les réseaux sociaux ; et explorera
l’optimisation de sa base de données.
A1.5.2. Relations avec les bailleurs
Au-delà du travail quotidien du bureau de développement de la FIDH, celle-ci a pu
continuer à entretenir ses relations de partenariat avec ses bailleurs institutionnels,
notamment au cours de missions auprès des agences de développement et des
ministères des affaires étrangères de la Norvège et de la Finlande. La responsable de
la recherche de fonds a également réalisé des missions spécifiques de prospection
pour l’organisation du Congrès et de participation à des forums et des discussions
abordant, entre autres défis, le financement des droits humains. Par ailleurs, l’ensemble
des équipes de la FIDH entretient des relations opérationnels avec les bailleurs qu’elles
mettent à jour et auprès desquels elles divulguent les informations pertinentes afférentes
à leurs programmes respectifs.

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Année 2
A1.5.1. Réunions entre la FIDH et des bailleurs de fonds

Réunions à Stockholm
Le directeur général de la FIDH avec la responsable du développement et le directeur du
plaidoyer international se sont rendus à Stockolm en février 2017 pour des réunions
stratégiques avec l’Agence suédoise de développement (Sida) ainsi qu’avec des
représentants du ministère des Affaires étrangères. Cette mission a permis à la FIDH de
présenter et rendre compte de son approche stratégique « à l'offensive pour les droits
humains » avec et pour les organisations de la société civile et les défenseurs des droits
humains, à travers le monde, qui connaissent une recrudescence et une aggravation des
attaques à leur encontre. Ces rencontres ont contribué au renforcement du partenariat
stratégique de la FIDH avec SIDA qui s’est traduit par la reconduction et l'augmentation du
soutien de ce bailleur à notre Fédération en 2017. Un renforcement de la confiance et du
soutien de nos bailleurs stratégiques que traduit également le renouvellement et
l'augmentation du soutien du Ministère norvégien des affaires étrangères.

Réunions à New York


Le directeur général de la FIDH a participé à des réunions stratégiques et d'évaluation
organisées par la Ford Foundation sur le financement de la défense et la promotion des
droits humains par les organisations de la société civile. La FIDH fait partie d'un groupe
d'organisations piliers tant locales qu'internationales, du Nord et du Sud, choisies par la
Ford Foundation dans le cadre de son programme de renforcement du mouvement mondial
des droits humains.
La FIDH s'investit ainsi dans plusieurs cercles de dialogue et de réflexion sur le
financement des droits humains, soit dans le cadre du Consortium ProtectDefenders, soit
dans la poursuite et la recherche de partenariats de core funding, ou encore dans le
plaidoyer auprès des bailleurs publics et privés, rendant compte de l'importance de la
flexibilité des financements qui permettent de répondre aux urgences des défenseurs en
danger et de s'adapter structurellement et stratégiquement aux défis du rétrécissement de
l'espace de la société civile.

A1.5.2. Interactions avec des donateurs individuels

S'agissant des donateurs individuels, la FIDH continue à entretenir les liens avec des
grands donateurs pour qu'ils/elles deviennent les relais et ambassadeurs du soutien à la
Fédération et ses organisations membres. Le président de la FIDH et son directeur général
se sont ainsi rendus à Londres pour rencontrer des grands donateurs privés. Une approche
« donor centric » qui doit également permettre de poursuivre les améliorations en matière
de suivi, information et fidélisation des donateurs individuels touchés par mailing et appels
à dons.
Durant l’année 2017, la FIDH a notamment pu constaté une augmentation de don moyen
reçu sur le site web ainsi qu’un légère augmentation des dons par prélèvement. La FIDH
continue à travailler sur l’amélioration de sa base de données qui permettra un meilleur
suivi des donateurs.

La FIDH, par le biais d’une consultance, a également poursuivi son étude dédiée à
l’opérationnalisation de la SICAV éthique et de partage Libertés & Solidarité, fonds
d’investissement socialement responsable (ISR) créée en 2001 par la FIDH, avec le
soutien de La Poste, la Caisse des dépôts et la Macif. La SICAV permet aux souscripteurs
de concilier leurs attentes financières avec leurs aspirations éthiques, grâce à des titres
sélectionnés sur des critères de droits humains définis par la FIDH, et un engagement
solidaire, via le partage avec la FIDH de la moitié des revenus distribuables.

A1.5.3. Interactions avec les entreprises

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La diversification des moyens de développement a également couvert


l'approfondissement de l'étude et des modalités de soutien dans le cadre du mécénat
d'entreprise avec le soutien de consultants spécialisés. La FIDH s'est particulièrement
investie dans la définition des bases de sa politique de collaboration avec les entreprises,
capitalisant de cette façon l'expérience des 15 dernières années de son bureau
mondialisation, de ses interventions en matière de responsabilité sociale des entreprises,
du fonds éthique Liberté et Solidarité, des opérations spéciales et des événements de
collecte de fonds menés avec des entreprises en faveur de la FIDH.

A1.5.4. Renforcement des outils de prospection des opportunités de financement


En lien avec son objectif de diversifier ses moyens de développement, la FIDH continue
de mettre en place des outils de prospection modernes et efficaces. Elle a notamment
commencé a utiliser d’une façon plus proactive la base de données FundsforNGOs qui
permet au bureau de recherche de fonds de veiller aux opportunités de financement
lorsque des appels sortent et de les partager dans les meilleurs délais avec les équipes
opérationnelles de la FIDH et les partenaires. Cet outil est également utilisé pour faire des
recherches ponctuelles sur les régions ou thèmes spécifiques afin d’identifier des
nouveaux prospects. Une initiative qui s'inscrit dans la diversification des moyens de
développement de notre organisation, renforçant de la même façon les outils et les
capacités de nos équipes.

A1.6 – Formations pour la conception de programmes d'actions conjointes FIDH -


organisations membres

Année 1
En 2016, les représentant.e.s du bureau développement de la FIDH on bénéficié de
formations sur l'élaboration de programme prodiguées par la Commission européenne et
Bread For The World.
Fin 2016, la FIDH a commencé à élaborer son Plan de formation 2017 qui intègrera la
formation de l'ensemble de son staff pour la conception de programme.

Année 2

A1.6.1 Formations sur l’élaboration de programmes

Le bureau de recherche de fonds a entrepris en 2017 un travail au plus près des équipes
opérationnelles de la FIDH, avec notamment des ateliers de formation à l'élaboration de
programmes, au siège parisien et avec ses équipes détachées à Bruxelles et à Genève. La
formation interne, l'évaluation et le partage des expériences visent à approfondir et
capitaliser la mobilisation des équipes dans la recherche de fonds.

A1.6.2. Renforcement du système de planification, suivi, rapport et évaluation des


activités

En 2016 et 2017, l’Action a permis à la FIDH de bénéficier du travail d’une consultante


pour analyser le système de planification, de suivi, de rapport et d’évaluation du SI
de la FIDH. Ce travail s’est achevé par la production d’un rapport portant certaines
recommandations pour – partant des acquis importants - améliorer et développer ce
système. Un suivi sera fait en 2018 à cet égard profitant du nouveau cycle de

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plannification pluriannuel de la FIDH via notamment un travail sur les indicateurs de


résultats et les lignes de base pour un suivi et reporting par les équipes du SI plus
systématique et efficace. Ce travail sera également intégré dans les demandes de
financement aux bailleurs produites par les équipes du SI.

Résultat 2 - La voix et l'influence des organisations membres auprès des


décideurs sont amplifiées

Indicateur 1 : Des ONG (25 environ) en situation de fragilité renforcées dans leur
capacité matérielle pour la documentation et l'action contentieuse

L’Action a permis à la FIDH de fournir une assistance matérielle à 7 de ses organisations


membres et partenaires : Regional Watch for Human Rights (RWHR, du Liberia) ; ligue
ITEKA (Burundi) ; Syrian Center for Media (SCM – Syrie) ; Kinyat Organization for
Documentation (Kinyat Organization – Kurdistan Irakien); Organisation palestinienne des
droits de l’Homme (POHR – Liban) ; Bir Duino (Khirgyzstan) ; Armanshar (Afghanistan) ;
Saitta Thukha Development Institute (STDI – Birmanie). Une assistance qui leur a permis
de poursuivre leur action de veille de la situation des droits humains dans leur pays.
L’Action a également permis de fournir une assistance matérielle à des défenseurs
tchétchènes des droits des personnes LGBTI.

Indicateur 2 : Des membres (environ 250 représentants d'une 30aine d'ONG membres
et partenaires) formés à la documentation et à l'action contentieuse

Plusieurs formations sur les techniques de documentation et l'action contentieuse ont été
organisées ou soutenues lors des 2 premières années d'exécution de l'Action.
Ainsi :
 70 représentant.e.s de 70 organisations de la FIDH (soit environ 40%) ont été
sensibilisé.e.s sur les stratégies contentieuses de la FIDH et de ses membres
devant les juridictions nationales, régionales et internationales
 15 avocats de 13 organisations membres de la FIDH (du Mali, de Guinée, de Côte
d'Ivoire, du Soudan, du Soudan du Sud, du Zimbabwe, d'Ouganda, de RDC,
d'Egypte, du Kenya, Burundi, du Sénégal, d'Afrique du Sud) ont été formés aux
stratégies contentieuses pour porter des cas de violences sexuelles devant les
organes quasi-judiciaire régionaux de protection des droits humains
 20 avocats et enquêteurs de CCL et du Kharkiv Human Rights Group, organisations
membres et partenaires de la FIDH en Ukraine, ont été formés aux techniques de
documentation des crimes internationaux, plus particulièrement des crimes sexuels
 13 avocats et membres d'organisations membres et partenaires de la FIDH en
Géorgie ont été formés sur les processus d'enquête de la Cour pénale internationale
et le principe de complémentarité lié à la lutte contre l'impunité des crimes les plus
graves devant les juridctions nationales
 5 membres de la Ligue hellénique des droits de l’Homme formés aux stratégies
contentieuses s’agissant de la protection des droits des personnes migrantes
 1 représentante du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux a été
formée à la documentation des droits des personnes tout au long du parcours
migratoire
 1 représentant de la Ligue des Electeur (RDC) a été formé à la documentation des
crimes les plus graves

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 10 représentants d’OSC mexicaines ont été formés aux stratégies contentieuses


liées à la lutte contre l’impunité des crimes internationaux
 35 défenseurs maliens (de l’AMDH et d’ONG partenaires), guinéens et ivoiriens et 5
staff de la FIDH ont été formés à la sécurisation et l’analyse des données d’enquête
 30 avocats, représentants des membres de la FIDH en Guinée, en RCA, en Côte
d’Ivoire, au Sénégal et au Mali, et 5 avocats du Groupe d’action judiciaire de la FIDH
ont participé à un échange d’expérience formateu sur les défis liés à la lutte contre
l’impunité des crimes les plus graves devant les juridictions nationales
 15 représentants de la Coalition pour la Justice et la Paix au Donbass et d’autres
ONG partenaires qui travaillent sur le conflit armé à l’est de l’Ukraine ont été formés
à la documentation spécifiques des crimes sexuels
 2 staff du SI de la FIDH ont été formés à la documentations des crimes les plus
graves, en particulier des crimes sexuels
 2 staff du bureau Afrique du Nord Moyen-Orient du Secrétariat international de la
FIDH a été formé sur le droit international et la situation en Palestine

Au total, ce sont donc 222 représentants et avocats d'organisations membres ou


partenaires de la FIDH qui ont été formés aux techniques de documentation et à l'action
contentieuses. Ce sont plus de 80 ONG membres (environ 40 % des membres de la
FIDH) et 10 ONG partenaires de la FIDH qui ont été concernées par ces formations.

Indicateur 3 : Des membres (25 environ, soit + de 10% d'entre eux) bénéficient d'un
soutien opérationnel pour la documentation et l'action contentieuse

Durant les 2 premières années de l’Action, les organisations membres et partenaires


suivantes ont bénéficié (pour un temps plus ou moins long) d’un soutien opérationnel pour
la documentation et l’action contentieuse :

- L'Association Malienne des Droits de l'Homme (AMDH, organisation membre de la FIDH),


particulièrement ses antennes à Mopti, Tombouctou et Gao et des avocats travaillant pour
son compte
-Les 4 organisations membres de la FIDH en Tunisie (la Ligue tunisienne des droits de
l'Homme (LTDH), l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), le Forum
tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDS) et Doustourna) et la FIDH
-Les 11 organisations membre de la FIDH dans la région ASEAN (particulièrement les 2
organisations membres en Thailande) et la FIDH
-Les 8 organisations membres de la FIDH en Asie du Nord Ouest et la FIDH
-L’organisation membre Altsean-Burma (Birmanie) et la FIDH
-L’organisation membre Ligue des Electeurs (RDC)
- Les 2 organisations membres (LIDHO et MIDH) en Côte d’Ivoire
- L’organisation membre FLAC en Irlande
- La magistrate Chantal Ramazani, de RDC
-Les 184 organisations membres et la FIDH ont bénéfié d'un soutien pour la rédaction
d'alertes (ou appels urgents de l'Observtoire pour la protection des défenseurs des droits
de l'Hiomme) dénonçant les violations des droits des défenseurs. La FIDH a ainsi produit en
soutien de ses organisations membres environ 170 appels urgents en français et une
centaine en anglais et en espagnol.
- Les 184 organisations membres de la FIDH à travers une étude sur la prise en compte
par le système onusien des droits humains dans le cadre de la lutte contre le
terrorisme

Ainsi, via l'Action, 20 organisations membres du Mali, de RDC, de Côte d’Ivoire, de


Tunisie, d’Irlande et de la région ASEAN ont reçu un soutien spécifique pour la
documentation sur la situation des droits humains et l'action contentieuse ; la FIDH et ses

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184 organisations membres ont par ailleurs bénéficié d'un soutien pour la production
d'alertes sur la situation des défenseurs des droits humains.
Et toutes les organisations membres de la FIDH ont bénéficié d’un soutien de l’Action pour
la documentation de deux thématiques spécifiques : la protection des droits des défenseurs
des droits humains et la protection des droits humains dans le cadre de la lutte contre le
terrorisme.

Indicateur 4 : Des chargés de mission, staff et représentants d'ONG (40 environ)


démontrent une capacité renforcée pour documenter en milieu hostile

Dans ses deux premières années de mise en œuvre, l'Action a contribué à :


- la sécurisation des communications de la représentante d'Al Haq à La Haye, menacée
pour son travail en lien avec l'action de la CPI sur la situation en Palestine
- la sensibilisation des autorités néerlandaises sur le besoin de protection des ONG
travaillant à La Haye auprès de la CPI
- l'établissement d'un protocole de sécurité pour les staff de l'Association malienne des
droits de l'Homme et la représentante de la FIDH au Mali qui travaillent sur la lutte contre
l'impunité des crimes les plus graves dans ce pays
- l’évaluation sécuritaire du bureau et des opérations conjointes de la FIDH et de ses
membres en RCA et la formation de son staff aux règles basiques de sécurité.

Indicateur 5 : Des kits de sécurité (10) à disposition des chargés de mission et du staff
pour la documentation

L'Action a augmenté la sécurisation des opérations menées par le staff et les chargés de
mission de la FIDH en équipant l'organisation de matériel informatique et de moyens de
télécommunication spécifique.
L'Action a également renforcé la protection des données du Secrétariat international de la
FIDH.

Indicateur 6 : Plus de représentants d'ONG membres et partenaires (environ 54


représentants de 30 ONG) formés et soutenues dans leur plaidoyer auprès des OIG

L'Action a permis l'organisation de


 5 missions de plaidoyer auprès des Nations unies (particulièrement du Conseil de
sécurité) à New York, impliquant la participation de 11 représentants d'organisations
membres et partenaires et 4 experts du Secrétariat international de la FIDH sur les
situations en Palestine, au Burundi, en RDC et au Soudan du Sud.
 5 missions de plaidoyer auprès du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies
à Genève impliquant la participation de 6 représentants d'organisations membres et
partenaires de la FIDH sur les situations en Ouganda, en RDC, en Palestine et au
Burundi.
 1 mission au Chili avec ses organisations membres et partenaire pour l’élaboration
d’un rapport alternatif au Comité CEDEF sur les droits sexuels et rerpoductifs
 2 missions de plaidoyer auprès du Sommet des chefs d’État de l’Union africaine
impliquant la participation du représentant de la FIDH auprès de l’UA d'une
organisation membre de la FIDH, de sa vice-présidente et membre de Foundation
for Human Rights Initiative (FHRI) et de son Secrétaire général adjoint, président de
la Ligue des Electeurs (RDC), Paul Nsapu
 3 missions de plaidoyer auprès de la Commission africaine des droits de l’Homme et
des peuples impliquant la participation de de 8 représentants d’organisations
membres de la FIDH d’Ethiopie (EHRCO), d’Ouganda (FHRI) , du Tchad (ATPDH),
du Kenya (KHRC), du Rwanda (LIPRODHOR), de RDC (ASADHO et LE) et du
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Burundi (ITEKA) et de 2 expert.e.s du Secrétariat de la FIDH sur la situation des


droits humains en Afrique.
 1 mission de plaidoyer auprès du Conseil de l’Europe impliquant la participation du
président de la FIDH et de la responsable de son Bureau Europe pour porter la voix
de ses organisations membres en Turquie

Au total, la FIDH a soutenu la participation de 29 représentants de 11 organisations


membres et partenaires de la FIDH à des actions de plaidoyer auprès des Nations unies,
de l'Union africaine et du Conseil de l’Europe. Grace à l'Action, la FIDH a augmenté en
2016 et 2017 de 10 % le nombre de représentants des membres invités par la FIDH à des
activités de plaidoyer par rapport à 2015.

Indicateur 7 : Plus de représentants d'ONG (environ 18 représentants de 10 ONG)


formés et soutenus dans leur plaidoyer stratégique devant la CPI

En 2016 et 2017, l'Action a permis à la FIDH de soutenir la formation et le plaidoyer


stragique auprès de la CPI de 10 représentant.e.s de 4 organisations membres et
partenaires (du Burundi, d'Ukraine, de Guinée, de Côte d’Ivoire, de Palestine,
d'Afghanistan et du Mali) et de plusieurs expert.e.s du Secrétairat international de la FIDH.

Indicateur 8 : Des délégations de la FIDH (ONU/ NY, UA, LEA, La Haye) renforcées dans
leur capacité d'action

L’Action a contribué au fonctionnement des bureaux de représentation de la FIDH auprès


des Nations unies à New York et Genève et de la Cour pénale internationale à La Haye,
permettant à la FIDH de manière constante de porter les préoccupations et
recommandations de ses organisations membres et partenaires auprès de leur différents
organes.

Indicateur 9 : Les OIG et la CPI mieux sensibilisées aux problématiques droits


humains portées par la FIDH et ses membres et agissent en conséquence

Les interlocuteurs de la FIDH au sein des OIG internationales et régionales et de la CPI ont
exprimés à plusieurs reprises leur satisfaction quant aux échanges directs que la FIDH leur
permet d'avoir avec des ONG locales de défense des droits humains et aux informations
qu'ils reçoivent sur la situation des droits humains dans les pays concernés par les
interfaces de plaidoyer.
Mieux sensibilisés aux préoccupations et recommandations des organisations membres et
partenaires de la FIDH, les OIG et la CPI ont pris des décisions qui répondent à leur
préconisation.
Ainsi, le plaidoyer de la FIDH et de ses organisations membres mené en 2016 et 2017 dans
le cadre de l'Action a contribué :
 Au renforcement par le Conseil de sécurité (résolution 2277/2016) du mandat de la
MONUSCO pour la protection de la société civile, en permettant comme souhaité
par les organisations membres une flexibilité accrue de redéploiement des troupes
dans le pays en fonction des besoin en terme de sécurité.
 Au renforcement par le Conseil de sécurité (résolution 2277/2016) du mandat de la
MONUSCO (résolution 2348/2017), en plaçant au coeur de son mandat la protection des
civils, notamment menacés par les groupes armés et milices locales et par les violences
commises dans le cadre des élections, ainsi que le soutien au processus électoral et à
l’organisation des élections présidentielle, législatives et provinciales.

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 Au renforcement par le Conseil de sécurité du mandat de l'UNMISS pour la


protection de la société civile au Soudan du Sud (résolution 2327/2016) appelant
notamment à des enquêtes sur la commission de crimes internationaux
 Aux dispositions de la résolution importante du Conseil de sécurité rappelant
l'illégalité des colonies israéliennes dans le Territoire palestinien (résolution
2334/2016)
 Aux discussions au sein de l’Assemblée générale des Nations unies et des
instances de l’ONU sur le besoin de renforcer la protection des droits humains dans
le cadre de la lutte contre le terrorisme
 Aux recommandations des Etats à l'occasion de l'Examen périodique universel de
l'Ouganda s'agissant notamment des questions relatives à la peine de mort, à la
torture, aux arrestations arbitraires.
 A la mise en place par le Conseil des droits de l'Homme d'une Commission
internationale d’enquête sur le Burundi (résolution 33/24 du 30 septembre 2016)
 Aux observations finales du Comité CEDEF (adoptées 2018) qui recommandent au
Chili de prendre des mesures pour renforcer la protection des droits sexuels et
reproductifs
 A l’adoption des Lignes directrices de la Commission africaine des droits de
l’Homme et des peuples pour la lutte contre les violences sexuelles et leur
conséquence en Afrique
 A l’adoption d’une résolution de la Commission africaine des droits de l’Homme et
des peuples relative à la mise en œuvre des Principes et Directives sur les droits de
l’homme et des peuples dans la lutte contre le terrorisme en Afrique [CADHP/Rés.
368 (LX) 2017].
 Aux déclarations du Bureau du procureur de la CPI sur son examen de la situation
au Burundi pouvant déboucher sur l'ouverture d'une enquête
 Au maintien par le Bureau du procureur de la CPI des examens préliminaires sur les
situations au Mexique, en Colombie, en Afghanistan et en Palestine
 Aux déclarations du Bureau du procureur de la CPI sur l'obligation des autorités
colombiennes de lutter contre l'impunité des crimes les plus graves dans le contexte
des négociation de l'accord de paix
 Aux interaction de la CPI avec les autorités guinéennes et ivoiriennes pour plaider
en faveur du principe de complémentarité et ainsi de la lutte contre l’impunité des
crimes les plus graves au niveau national

Indicateur 10 : Des organisations membres (10 environ) soutenues et renforcées dans


leur capacité d'interpellation publique

Deux organisations membres ont été directement soutenues et renforcées dans leur
capacité d''interpellation publique en 2016 et 2017 :
- La FIDH a soutenu le Syrian Center for Media and Freedom of Expression (SCM) en
formant son staff à la communication numérique (via la production d’un guide des bonnes pratiques sur
les réseaux sociaux) ; accompagnant la ligue dans la refonte de leur site internet ; en accompagnant son
directeur, Mazen Darwish, à Londres pour lui faire rencontrer des médias.
- Pour présenter la campagne Burundi (cf. les activités), c’est la Ligue Iteka qui a été
soutenue, et ses préoccupations portées sur le devant de la scène médiatique
internationale.
Par ailleurs, à travers la campagne #MonVoteDoitCompter, se sont toutes les
organisations membres de la FIDH en Afrique, soit 40 organisations nationales de
défense des droits humains, qui sont soutenues dans leur capacité d'interpellation des
décideurs pour le respect des principes démocratiques.

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Indicateur 11 : Des documents publics de la FIDH (environ 650 par an) de meilleur
qualité, plus largement traduits (environ 120 documents traduits) et diffusés aux
médias, réseaux sociaux (115 000 abonnés twitter, 250 000 « likes » facebook) et
décideurs (augmentation du nombre des destinataires des documents)

Qualité et traduction des documents


Grâce à l'Action, la FIDH a indéniablement accru depuis 2016 la qualité et le volume de
traduction des documents qu'elle produit conjointement avec ses membres, renforcée pour
ce faire par une coordinatrice des traductions de et vers l'espagnol, des points focaux en
communication hispanophone et persanophone et la rémunération de traducteurs pour
traduire de nombreux documents en arabe, en russe, en anglais, en français et en farsi.

Site internet FIDH.org


Le site de la FIDH a fait l’objet de 1 010 282 visites en 2016 soit une augmentation de 33% par rapport
à 2015. Dans le même temps, 1 518 349 pages ont été consultées sur le site FIDH.org soit une
augmentation de 13% par rapport à 2015.
En 2017, le site a enregistré 900 000 visites et 1 400 000 pages consultées par les internautes. Ce
chiffre est légèrement en baisse par rapport à 2016. Il s’explique par le fait que la FIDH a été contrainte
de mettre en veille les annonces Google suite à la mise en vigueur le 1er janvier 2018 de nouvelles règles
concernant le programme Google Ad Grants. En effet, la quasi totalité des campagnes ont été mises en
veille temporairement en 2017 le temps d'auditer l'ensemble du contenu du compte avant sa réactivation
afin d'éviter une possible exclusion du programme. Par conséquent, le volume de trafic émanant du
référencement a été impacté.

La création de pages web dédiées à la version numérique de certains rapports permet à la FIDH de
présenter ceux-ci de manière plus « ethétique » et d’attirer plus de lectuer. Par exemple la “landing
page” qui a été lancée à l’occasion de la sortie du rapport sur la situation des femmes défenseures des
droits humains en Arabie saoudite fin 2017 a enregistré plus de 1000 visites en une seule journée. Ces
web pages permettent d’élargir la cible de lecteurs et de rendre les rapports plus accessibles aux
internautes en respectant toutes les règles de l’écriture web et en adaptant leur lecture via mobile et
tablette. Cet outil a également été très utilisé et apprécié par les journalistes.

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Facebook
Fin 2016, la page Facebook de la FIDH a compté 191 284 Fans, soit une augmentation de 49% par
rapport à 2015. Les 221 publications ont permis de toucher une audience de 36 160 854 personnes soit
une augmentation de 144% par rapport à 2015. 1 930 627 internautes se sont engagés (J’aime,
Commentaire, Partage...) autour des publications de la FIDH et de ces membres, soit une augmentation
de 135 % par rapport à 2015.
En 2017, le nombre de fans a continué d’augmenter pour atteindre plus de 208 000 fans à la fin de
l’année. Pour contrecarrer l’algorithme de Facebook (la visibilité des pages des organisations a été
réduite sur le fil d’actualité des internautes) la FIDH a décidé d’avoir recours à la sponsorisation des
posts afin de faire grandir sa présence sur Facebook. Ce dispositif a été efficace car il a permis
d’enregistrer de nouveaux fans sur la page, de toucher un public plus jeune (les 18-24 ans) et de générer
un trafic plus important sur le site internet de la FIDH. Facebook étant la deuxième source de trafic vers
le site internet.

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Twitter
Fin 2016, les 3 comptes Twitter institutionnels de la FIDH ont compté 63 813 abonnés, soit une
augmentation de 12 % par rapport à 2015.
En 2017, le nombre de followers a continué d'accroître pour atteindre plus de 78 000 abonnées pour les
3 comptes institutionnels francophone, anglophone et hispanophone. Les 1500 tweets ont généré plus de
26 000 Retweet en un an ce qui a permis d’atteindre une audience d’environ 10 000 000 de personnes.

Indicateur 12 : Un nombre plus important de membres (environ 50 de +) qui


participent à des actions de communication mutualisées ciblant la presse, les réseaux
sociaux et les décideurs

A travers les communiquées de presse et les publications sur les réseaux sociaux, ce sont
une 20aine d’organisations membres supplémentaires qui ont participé en 2016 à des
actions de communication mutualisées ciblant la presse, les réseaux sociaux et les
décideurs.

Indicateur 13 : L'augmentation des retombées presse dans les médias anglophones


(20 000), hispaniques (3500) et asiatiques (2800) relatives aux campagnes, sorties de
rapports et autres documents

En 2016, 2000 articles supplémentaires ont mentionné la FIDH dans les médias
anglophones par rapport à 2015, soit une augmentation de 44 %. Dans les médias
hispanophones, ce sont 50 articles supplémentaires qui ont mentionné la FIDH par rapport
à 2015 , soit une augmentation de 1 %.

En 2017, 13 052 articles ont mentionné la FIDH dans les divers médias. La partie des médias
anglophones représente 30% de l’ensemble des retombées presse. La couverture médiatique de
l’activité de la FIDH dans les médias hispanophones a augmenté de 1.3 % par rapport à 2016. Quant
aux médias russophones et arabophones, ce sont 247 articles supplémentaires qui ont mentionné la
FIDH par rapport à 2016, soit une augmentation de 31 %. .

Activités

A2.1 – Fonds d'urgence pour les membres de la FIDH pour la documentation et


l'action contentieuses

Année 1
En novembre 2016, la FIDH a fourni une assistance d'urgence à Anschaire Nikoyagize et
Christophe Nibasumba, respectivement président et membre de la ligue ITEKA,
organisation membre de la FIDH (Burundi). Cette assistance avait notamment pour but
de couvrir leurs frais de communication et de déplacement à Kampala (Ouganda), où ils
vivent et travaillent en exil depuis la fermeture de leur organisation par les autorités
burundaises et les menaces subies en raison de leur activité de défense des droits
humains. L'assistance leur a permis de rester en lien avec leur contact au Burundi aux
fins de documenter les violations des droits humains commises dans ce pays.

La FIDH a également fourni en février 2016 une assistance à Regional Watch for
Human Rights (RWHR), organisation membre de la FIDH basée au Liberia, pour lui
permettre de couvrir les frais de loyer du bureau. Ayant peu de subvention, cette
organisation peine à couvrir ses frais de fonctionnement alors qu'elle produit un travail

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important de documentation sur la situation des droits humains dans le pays.

Année 2
L’Action a pemis en 2017 de fournir une assistance matérielle à Mazen Darwich,
défenseur des droits humain, président de Syrian Center for Media (SCM), emprisonné
de 2012 à 2015 par le régime Syrien. Résident à Paris, cette assistance lui a permis
d’enregistrer et de consolider son organisation en France pour continuer de documenter
les violations des droits humains commises en Syrie et contribuer à la lutte contre
l’impunité des crimes les plus graves.

L’Action a également permis à la FIDH de fournir une assistance matérielle à son


organisation partenaire au Kurdistan Irakien, la Kinyat Organization for Documentation
(Kinyat Organization), pour la soutenir dans son travail de documentation des violations
des droits humains commises par les membre de l’Etat Islamique contre la population
Yezedi. Ce travail de documentation doit contribuer à un rapport conjoint avec la FIDH sur
les crimes internationaux perpétrés contre les Yezedis.

L’action a en outre permis de fournir des assistances matérielles à ses organisations


membres ou partenaires du Liban (l’Organisation palestinienne des droits de
l’Homme), du Khirgyzstan (Bir Duino), d’Afghanistan (Armarnshahr Afghanistan
studies Organization) et de RDC, pour – compte tenu de leurs difficultés à trouver des
financements, leur permettre de continuer leur rôle essentiel de documentation de la
situation des droits humains dans leur pays.

L’organisation partenaire Saitta Thukha Development Institute (STDI) en Birmanie a


aussi reçu une assistance matérielle lui permettant d’agir en soutien de ses membres
détenus arbitrairement, via notamment la couverture d’honoraires d’avocats.

Des défenseurs des droits des personnes LGBTI de Tchéchénie ont aussi reçu une
assistance matérielle pour leur permettre de fuir les répressions du régime de Khadirov,
d’être relocalisés dans d’autres pays et de continuer à apporter une information sur la
situation des droits des personnes LGBTI dans le Caucase. Un soutien similaire a été
accordé à un journaliste/défenseur ivoirien qui faisait l’objet de menaces du fait des
informations qu’il détenaient sur les violations commises lors des violences post-
électorales en Côte d’Ivoire.

Enfin, tout comme en 2016, la FIDH a fourni une assistance matérielle à son organisation
membre ITEKA, qui réprimée et interdite par le régime burundais a du se reconstituter en
exil en Ouganda. L’assistance de la FIDH a contribué à la poursuite par ITEKA de la
documentation de la situation des droits humains au Burundi.

A2.2. – Formations des organisations membres aux techniques de documentation et


l'action contentieuses

Année 1

A2.2.1. Séminaire de sensibilisation sur la stratégie contentieuse de la FIDH en


soutien à ses organisations membres

L'Action a contribué à l'organisation le 28 août 2016 lors du Congrès de la FIDH en


Afrique du Sud d'une session spécifique d'information, d'échange et de stratégie sur
l'action contentieuse de la FIDH et de ses membres en soutien aux victimes des crimes
les plus graves à laquelle ont participé 70 représentants d'organisations membres de la

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FIDH de tous les continents.

Après une introduction générale sur la “boite à outil” de l'action contentieuse de la FIDH,
les présentations suivantes ont permis d'éclairer les participants sur le type d'actions
menées par la FIDH et ses organisations membres :
- La représentation des victimes de violences sexuelles devant les juridictions nationales
en Côte d'Ivoire, au Mali et en Guinée (par Drissa Traoré, Vice-Président de la FIDH et
président du MIDH, Côte d'Ivoire)
- La lutte contre l'impunité des crimes en Syrie (par Mazen Darwish, Syrian Center for
Media and Freedom of Expression (Syrie))
- La reconnaissance des droits des Mapuche devant la Commission inter-Américaine des
Droits de l'Homme, (par Nancy Lopez, Observatorio Ciudadano (Chile))
- Le soutien aux victimes des violations des droits humains au Belarus; l'utilisation du
Comité des Droits de l'Homme des Nationns unies (par Valentin Stefanovich, VIASNA
(Belarus))
- L'activation de la Cour pénale internationale sur l'accaparrement des terre : le cas du
Cambodge (par Carrie Comer, Représentante permanente de la FIDH auprès de la CPI)
- La stratégie contentieuse en France en réponse à l'état d'urgence (par Maryse
Artiguelong, Ligue française des droits de l'Homme, (France))

Cette présentation et les échanges qui ont suivi entre les panelistes et les participations
ont permis une meilleure appropriation par les organisations membres de la boite à outils
utilisée par la FIDH pour soutenir les victimes des crimes les graves et d'envisager
certaines actions contentieuses nouvelles.

A2.2.2. Séminaire de formation à des ONG et avocats africains sur l'utilisation des
recours régionaux

La FIDH a organisé à Kampala (Ouganda), en novembre 2016, une formation destinée à


15 avocats de 13 organisations membres de la FIDH (du Mali, de Guinée, de Côte d'Ivoire,
du Soudan, du Soudan du Sud, du Zimbabwe, d'Ouganda, de RDC, d'Egypte, du Kenya,
Burundi, du Sénégal, d'Afrique du Sud) sur l'action contentieuse devant les organes quasi-
judiciaire régionaux de protection des droits humains pour porter des cas de violences
sexuelles. Cette formation a été animée par les représentant.e.s du Bureau Afrique et du
Bureau Justice de la FIDH ainsi que les Vice-président.e.s de la FIDH du Zimbabwe et
d'Ouganda.
A la demande de ses organisations membres, la FIDH travaille depuis de nombreuses
années sur la lutte contre l'impunités des violences sexuelles en Afrique : documentation
des crimes, communication à la CPI, travail avec la CADHP sur des lignes directrices pour
lutter contre les violences sexuelles.
La formation avait pour but d'aider les organisations membres concernées, par
l'intermédiaire de leurs avocats, à mieux appréhender les procédures (notamment en terme
de saisine et de recevabilité) devant les Commission et Cour africaine des droits de
l'Homme et des peuples et à identifier des cas potentiels pouvant être portés devant les
juridictions régionales.
Des cas sont actuellement à l'étude pour leur éventuelle soumission en 2017 devant les
organes régionaux africains.

A2.2.3. Mission de préparation et séminaire de formation à des ONG et avocats


ukrainiens sur les techniques de documentation et l'action contentieuse liés aux
crimes internationaux

Pour contribuer à la lutte contre l'impunité des crimes les plus graves commis en Ukraine,
devant les jurdictions nationales et la Cour pénale internationale, la FIDH et son
organisation partenaire en Ukraine, CCL, ont identifié le besoin de renforcer la capacité de

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documentation des crimes internationaux à des fins contentieuses par les organisations de
la société civile.

Pour préparer le séminaire de formation sur cette thématique, la responsable du bureau


Europe de l'Est Asie Centrale a mené une mission à Kiev du 1er au 4 avril 2016 pour
participer à un séminaire sur la lutte contre l'impunité et rencontrer différentes
organisations locales de défense des droits humains ainsi que des avocats ukrainiens qui
travaillent en soutien des victimes de crimes internationaux. Cette mission a permis de
sérier les objectifs et les participants à la formation de la FIDH et d'en préciser le lieu.

La formation s'est ainsi déroulée du 4 au 6 juillet 2016 à Kharkov, en Ukraine, pour 20


avocats et enquêteurs du Kharkiv Human Rights Group, de Crimée et du Center for Civil
Liberties. Animée par des représentant.e.s de ses Bureaux Justice et Europe de l'Est –
Asie Centrale, la formation s'est focalisée sur les techniques de documentation des crimes
internationaux, plus particulièrement des crimes sexuels pour permettre aux organisations
locales d'améliorer le recueil de témoignages en vue d'alimenter les procédures judiciaires
nationales et l'examen préliminaire de la Cour pénale internationale. Deux intervenant.e.s
de l'organisation TRACES ont également formé les participants aux aspects
psychologiques liés au recueil de témoignage des victimes.

Depuis cette formation, les organisations formées ont procédé au receuil de témoignages
de victimes de violences sexuelles.

A2.2.4. Séminaire de formation à des ONG géorgiennes sur l'action des ONG
auprès de la Cour pénale internationale et des juridictions nationales

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La FIDH a soutenu et participé à la formation organisée du 22 au 24 avril 2016 en Gerogie


par Open Society Justice Initiative sur l'implication de la société civile dans l'enquête de la
CPI sur la situation en Géorgie. Les 13 participants Georgian Young Lawyers' Association,
de Article 42 of the Constitution, du Human Rights Center (HRC), de Union 21rst Century,
du GCRT, d'Open Society Georgia Foundation et d'Empathy ont ainsi pu être formés sur
les droits des victimes, le rôle de la société civile, la justice et la CPI en Géorgie. Des
discussions ont portés sur les potentialité d'engagement de la socité civile pour contribuer
à la lutte contre l'impunité des crimes les plus graves au niveau national et devant la CPI.

En marge de cette formation, des rendez-vous ont été pris par les représentants des
bureaux Europe de l'Est – Asie Centrale et Justice international de la FIDH et de son
organisation membre HRC avec des autorités nationales, des avocats et des ONG pour
identifier les besoins éventuels en terme de documentation pour soutenir la lutte contre
l'impunité des crimes les plus graves. Une mission d'enquête sur la situation des victimes
et les questions de réparation est à présent à l'étude pour une mise en oeuvre en 2017.

A2.2.5 Formation du staff de la FIDH sur le droit international et la situation en


Palestine

Grace à l'Action, la chargée de programme du Bureau Afrique du Nord Moyen-Orient de


son Secrétariat international a bénéficié d'une formation (du 24 juillet au 7 août 2016 à
Ramallah) sur l'application du droit international en Palestine. Cette formation prodiguée
par des experts internationaux en matière de droit international humanitaire et des droits
de l'Homme et des praticiens de l'organisation membre de la FIDH en Palestine, Al Haq, a
permis notamment d'étudier les recours disponibles aux niveaux national et international
pour lutter contre l'impunité des crimes les plus graves commis en Palestine.

Année 2

A2.2.1. Séminaire de formation et de réflexion avec la Ligue Hellénique sur


l’action contentieuse en matière de protection des droits des personnes migrantes
en Grèce

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Dans la continuité de la réflexion de la FIDH et de ses membres sur les leviers potentiels
d’action pour promouvoir la protection des personnes migrantes, notamment dans la zone
Méditerranéenne, la FIDH et son organisation membre en Grèce ont organisé du 11 au 15
juillet 2017 un séminaire à Athenes puis une mission dans le hotspot et le camp de
rétention de l’île de Chios pour une formation et un partage d’expérience sur les
techniques de documentation et d’action contentieuse.
Le séminaire fut l’occasion de réunir des membres et juristes de la Ligue hellénique ainsi
que des avocats du Groupe d’action judiciaire de la FIDH pour présenter les procédures
contentieuses engagées aux niveaux national, régional et internationalet analyser les
recours potentiiellement utilisables pour la protection des personnes migrantes. Des pistes
d’actions judiciaires ont ainsi pu être dégagées sur des thématiques précises devant faire
l’objet d’un travail de documentation et de suivi par la FIDH et la LHDH.
Des représentants de la FIDH et de la LHDH se sont ensuite rendus au hotspot de Vial et
au camp de Souda dans l’Île grecque de Chios. Cette visite fut l’occasion pour la FIDH
d’accompagner in situ son organisation membre pour la documentation de la situation des
personnes migrantes au regard des normes internationales de protection des droits
humains.

A2.2.2. Séminaire de formation du Forum tunisien pour les droits économiques et


sociaux sur la documentation des droits des personnes tout au long du parcours
migratoire

A la demande de son organisation membre, la FIDH a soutenu la participation d’une


représentante de la Fédération tunisienne pour les droits économiques et sociaux à un
atelier de formation et d’échange d’expérienxe organisé par le Fonds pour les droits
humains mondiaux qui s’est tenu à Dakar du 22 au 26 novembre 2017. L’atelier avait pour
objectif de sensibiliser les ONG participantes aux droits des personnes migrantes dans les
pays d’arrivée et de transit et de les former sur la documentation de la situation des droits
personnes migrantes.

A2.2.3. Formation in situ de la Ligue des Electeurs (RDC) sur les techniques de
documentation des graves violations des droits humains commises en RDC

Les provinces congolaises du Kasaï, Kasaï-Central, Kasaï-Occidental, Sankuru et Lomami,


étant le théâtre d'actes d'une rare violence, résultat d'affrontements entre forces de sécurité
nationales et miliciens, adeptes du chef coutumier Kamuina Nsapu (Jean-Prince Pandi), la
Ligue des Electeurs, organisation membre de la FIDH en RDC, a souhaité que la FIDH
l’aide à documenter les graves violations commises dans ses régions. La FIDH a proposé à
son organisation membre une formation in-situ à la documentation permettant au président
de la LE de faire partie d’une mission internationale d’enquête dans les camps de réfugiés
congolais en Angola. Cette mission/formation s’est déroulée du 13 au 25 juillet 2017.
Accompagné par des représentants du bureau Afrique de la FIDH, le président de la LE
s’est rendu à Dundo où il a pu se familiariser avec les techniques de documentation de la
FIDH pour recueillir des témoignages de violations des droits humains auprès des réfugiés.
Les éléments recueillis y compris auprès des autorités locales et des organisations
humanitaires travaillant en soutien des réfugiés ont pu être conjointement analysés par la
FIDH et la LE donnant lieu à un rapport d’enquête publié par les deux organisations en
décembre 2017.

A2.2.4. Formation in situ d’OSC mexicaines aux techniques de contentieux


s’agissant de crimes internationaux

La FIDH travaille depuis 2016 avec ses organisations membres et des organisations
partenaires à la documentation des crimes internationaux commis dans le cadre de la lutte
contre le narcotraffic dans l’État de Coahuila au Mexique. Le rapport d’enquête, fruit de
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cette documentation, a été publié en 2017 et fut présenté fin septembre au Bureau de la
Procureur de la Cour pénale internationale pour lui demander d’ouvrir un examen
préliminaire sur cette situation. Dans le cadre de l’Action, la FIDH a organisé une mission du
01 au 08 octobre 2017 à Mexico City et à Saltillo au Mexique pour informer les OSC
mexicaines qui ont contribué au rapport des discussions menées avec la CPI et les former
au processus à suivre pour tenter d’obtenir l’ouverture d’une analyse prélimianire par la
CPI, se fondant sur l’expérience de la FIDH s’agissant d’autres situations pays.

A2.2.4. Formation d’OSC africaines sur la sécurisation des données d’enquête

Avec ses organisations membres au Mali, en RCA, en Côte d’Ivoire et en Guinée, la FIDH
est engagée dans des actions de documentation de graves violations des droits humains
dans le but de mener des poursuites judiciaires aux niveaux nartional pour lutter contre
l’impunité des crimes les graves. Les témoignages recuillis par les organisations comportent
des données importantes à analyser et très sensibles.
La FIDH a ainsi organisé au Mali du 19 au 21 juin une formation sur l’utilisation d'un
logiciel de documentation des violations des droits humains (Martus), à destination
d'une trentaine de défenseurs maliens (de l’AMDH et d’ONG partenaires) et à des
représentants de ses bureaux et de ses membres en Guinée, en Côte d’Ivoire et en
Guinée.
Les participants ont ainsi été formés à l’utilisation de l’outil libre qui permet de recueillir des
témoignages, sur la base des formulaires d'enquête de la FIDH, qui seront adaptés et
intégrés au logiciel, de les sécuriser et de produire de l'analyse et du suivi grâce aux
recherches possibles sur la base de données ainsi constituée.
L’utilisation de l’outil par les participants fera l’objet d’un suivi et d’une évaluation qui, si elle
s’avère concluante, mènera la FIDH à diffuser cet outil de sécuritation et d’analyse des
données d’enquête auprès d’autres organisations membres de la FIDH, y compris d’autres
continents.

A2.2.5. Atelier d’échange d’expérience sur les actions contentieuses menées par
des ONG de défense des droits humains en Afrique

Impliquée avec et en soutien de ses membres dans des procédures judiciaires pour lutter
contre l’impunité des crimes les plus graves dans plusieurs pays en Afrique, la FIDH a pris
l’initiative d’organiser à Dakar du 04 au 08 octobre 2017 un atelier regroupant une
trentaine de participants, avocats représentants de ses membres en Guinée, en RCA, en
Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Mali, avocats du Groupe d’action judiciaire de la FIDH et
représentants du SI de la FIDH, pour un échange d’expérience sur ces affaires. L’objectif de
cet atelier était de permettre aux participants de présenter les procédures judiciaires dans
lesquelles elles sont parties prenantes, de mettre en avant les obstacles et défis auxquels
ils font face et de partager les iniatives ou solutions pour y répondre. Un échange qui avait
pour but également d’enrichir les stratégies judiciaires de ces expériences croisées.

A2.2.6. Séminaire de formation sur la documentation des violences sexuelles dans


le cadre du conflit en Ukraine

En coopération avec son organisation membre en Ukraine, CCL, la FIDH a organisé du 6


au 10 juin 2017 à Kiev, un séminaire de formation sur la documentation sépcifique des
violences sexuelles à destination de plus d’une quinzaine de représentants de la Coalition
pour la Justice et la Paix au Donbss et d’autres ONG partenaires qui travaillent sur le conflit
armé à l’est de l’Ukraine. Cette formation a été prodiguée par des représentants des
Bureaux Justice et Europe de l’Est-Asie Centrale de la FIDH et par un expert sur la
thématique. Depuis cette formation la Coalition a produit un rapport sur les violences
sexuelles dans le cadre di conflit utilisant les méthodes de documentation de la FIDH.

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A2.2.7. Formation de membres du SI de la FIDH sur la documentation des crimes


les plus graves

Deux personnes du SI de la FIDH, membres des bureaux Justice et Afrique, ont participé à
une formation prodiguée par l’Institute for International Crimes Investigations en vue
de parfaire leur technique de documentation des crimes sexuels perpétrés dans le cadre de
conflits armées ou violences massives. Des techniques qu’elles ont pu par la suite mettre
en pratique lors d’enquête de terrain.
Par ailleurs, un membre du staff du bureau Afrique du nord Moyen-Orient du SI de la FIDH
a participé à une formation prodiguée par Al Haq sur la documentation des crimes
internationaux et plus spécifiquement sur les violations graves des droits humains
commises dans le contexte d’occupation de territoires.

A2.3. – Attribution de soutiens opérationnels au réseau FIDH pour la documentation


et l'action contentieuse

Année 1

A2.3.1. Soutien à la documentation et à l'action contentieuse de l'Association


Malienne des Droits de l'Homme et de la FIDH au Mali

La FIDH a soutenu son organisation membre au Mali, l'Association malienne des droits de
l'Homme (AMDH), pour ses activités de documentation des graves violations des droits
humains. Plus particulièrement, la FIDH a couvert les activités (frais de transport,
communication, etc) de ses antennes à Mopti, Tambouctou et Gao et certaines activités
de son siège à Bamako (frais de transport, repas et hébergement de victimes) en lien
avec le recueil de témoignages de victimes de violations des droits humains.
La FIDH a également soutenu le travail des avocats de l'AMDH (frais d'honoraires de Me
Moktar Mariko et de Me Brahima Koné) pour renforcer sa capacité d'action contentieuse.
Par cette contribution, l'AMDH, conjointement avec la FIDH, a pu produire de nombreuses
informations sur les violations des droits humains dans le pays, alimentant un important
plaidoyer auprès des organisations intergouvernementales internationales et régionales
et de la Cour pénale internationale, et permettant de nourrir les actions judiciaires
communes AMDH/FIDH devant les tribunaux maliens pour lutter contre l'impunité des
auteurs des crimes les plus graves, notamment des violences sexuelles. Ces actions ont
notamment mené à l'ouverture du procès contre l'ancien putchiste Sanogo dans l'affaire
des bérets rouges.

A2.3.2. Soutien aux organisations membres et la FIDH pour la documentation en


Asie du Sud-Est

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Pour répondre aux besoins exprimés par les organisations membres de la FIDH reflété
dans son Plan stratégique, la FIDH a couvert pendant 4 mois (juillet - octobre 2016) une
consultante pour soutenir le travail de son bureau ASEAN basé à Bangkok. Son travail a
consisté à soutenir les organisations membres de la région et particulièrement les 2
organisations membres en Thailande (UCL et iLaw) dans la documentation des violations
des droits humains dans la région pour la production de documents publics conjoints
FIDH/membres. L'Action a par ailleurs permis de couvrir des frais du bureau de la FIDH à
Bangkok.
Ainsi durant cette période, la FIDH avec ses membres ont publié 40 communiqués de
presse et appels urgents de l'Obsevatoire pour la protection des défenseurs des droits
humains sur la situation dans la région ainsi qu'un rapport d'enquête sur le projet de
réforme constitutionnel en Thailande et une étude sur la peine de mort dans la région.

A2.3.3. Soutien à la documentation sur la situation des droits humains en Tunisie

Conformément aux besoins exprimés par ses 4 organisations membres en Tunisie,


l'Action a permis de couvrir le travail d'une consultante durant 2 mois (juillet – août 2016)
pour le bureau de la FIDH et de ses ligues à Tunis. En collaboration avec la Ligue
tunisienne des droits de l'Homme (LTDH), l'Association tunisienne des femmes
démocrates (ATFD), le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDS) et
Doustourna, la consultante a pu mener des recherches sur le respect des droits humains
dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et sur les violences contre les femmes dans
le pays. Elle a également produit des appels urgents pour la protection de défenseurs
des droits humains menacés en Tunisie.
L'Action a également couvert des frais de fonctionnement du bureau de la FIDH et de ses
ligues en Tunisie.

A2.3.4. Soutien aux organisations membres et la FIDH pour la documentation et


l'alerte sur la situation des défenseurs des droits humains

Pour répondre également aux objectifs de son Plan stratégique pluriannuel et


conformément aux orientations politiques et stratégiques du Congrès et du Bureau
international de l'organisation, la FIDH a couvert de septembre à décembre 2016 une
consultante pour soutenir les activités de son bureau sur les défenseurs des droits
humains. Son travail a consisté à aider les organisations membres et partenaires à
collecter des informations précises et recoupées sur des violations des droits des
défenseurs pour produire plus de 150 alertes publiques (ou appels urgents de
l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains) adressées aux
autorités nationales et mécanismes de protection concernés en vue d'améliorer la
situation des défenseurs.

A.2.3.5. Soutien à la publication et à la mise en page de rapports

A la demande de ses organisations membres et partenaires, la FIDH a mis en page,


publié ou reproduit des rapports d'enquête aux fins de diffusion et de plaidoyer auprès de
leurs cibles.
Ainsi, la FIDH a :
- reproduit le rapport « South Sudan: Continued fighting must not derail hybrid court
to try war crimes » pour distribution aux autorités natinoales du Soudan du Sud, à la
société civile et aux commissaires à l'occasion de la session d'octobre 2016 de la
Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples
- produit le rapport d'enquête de la FIDH et de son organisation membre au Belarus,
Viasna, « Death Penalty in Belarus : Murder on (Un)Lawful Grounds »
- mis en page le rapport d'enquête de la FIDH et de ses partenaires au Kazakhstan

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et au Kyrgyzstan « Asie Centrale : le sort indigne réservé aux travailleurs migrants


et leurs familles »

Année 2

A2.3.1. Soutien aux organisations membres et la FIDH pour la documentation sur


la situation des droits humains en Tunisie

Du fait des besoins exprimés par ses 4 organisations membres en Tunisie et des résultats
obtenus, l'Action a continué en 2017 de couvrir le travail d'une consultante pour soutenir le
travail du bureau de la FIDH et de ses ligues à Tunis. En collaboration avec la Ligue
tunisienne des droits de l'Homme (LTDH), l'Association tunisienne des femmes
démocrates (ATFD), le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDS) et
Doustourna, la consultante a pu coordonner des études sur la conformité des lois
tunisiennes avec la nouvelle Constitution et les normes internationales pour appeler à des
réformes en faveur de la protection des droits humains dans le pays. Ces études ont été
notamment soumises à la Commission des libertés individuelles et de l’égalité du
Parlement tunisien qui doit rendre en 2018 son rapport sur l’état des lois et des droits
humains en Tunisie : un pas important pour la promotion des libertés individuelles et de
l’égalité. La consultante a également produit des analyses juridiques pour alimenter le
travail des autorités tunisiennes sur un projet de loi de lutte contre les violences à l’égard
des femmes. Ce projet a finalement été adopté conformément aux procéconisation de la
FIDH et de ses membres.

A2.3.2. Soutien aux organisations membres et la FIDH pour la documentation sur


la situation des droits humains en Asie du Sud-Est

Pour répondre aux besoins exprimés par ses 8 organisations membres en Asie du Sud-
Est, la FIDH a eu recours à une consultance (de juin à octobre 2017) pour les soutenir
dans la veille sur la situation des droits humains dans la région, produire des analyses et
documents publics conjoints avec la FIDH sur cette situation. Ce soutien s’est traduit par la
production de 9 documents publics conjoint FIDH-ligues sur la situation des droits humains
en Inde, en Iran et en Afghanistan et d’un rapport de la FIDH et de son membre au
Bangladesh, Odhikar, intitulé : « Bangladesh: Impunity reigns for human rights violations
against Santal indigenous people. »

Le bureau Asie de la FIDH a pu également bénéficier du travail d’une deuxième


consultante, focalisée spécifiquement sur le soutien à son organisation membre en
Birmanie (Altsean Burma) pour documenter les violations des droits humains dans ce
pays, en particulier des droits économiques, sociaux et culturels. Ce soutien s’est traduit
par la production de 20 communiqués de presse ou lettre ouvertes dénoncant des
violations des droits humains dans le pays ; 4 appels urgents pour la protection des
défenseurs des droits humains ; 1 rapport d’enquête intitulé : «Land of sorrow : Human
rights violations at Myanmar’s Myotha Industrial Park. ».

A2.3.3. Soutien à une ONG congolaise pour la documentation des violations des
droits humains en RDC

A la demande de son organisation membre en RDC, la FIDH a soutenu la Ligue des


Electeurs pour qu’elle puisse effectuer une mission d’enquête du 14 au 19 mars 2017 sur
les crimes commis dans les Kasaï. L'enquête a permis de recenser les noms d'au moins
186 victimes dont la majorité ont été tuées par balles, amputées ou enlevées,
principalement par les forces de défense et de sécurité congolaises. Les informations
collectées dans le cadre de cette mission ont représenté une source d'information
importante pour l'enquête organisée par la FIDH en juillet 2017 sur les crimes commis

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dans les Kasaï et dont les conclusions figurent dans le rapport d'anquête : Massacres au
Kasaï : des crimes contre l'humanité au service d'un chaos organisé.

A.2.3.4. Soutien à la documentation de la prise en compte par le système onusien


des droits humains dans le cadre de la lutte contre le terrorisme

Dans le cadre de son objectif de promotion de l’État de droit respectueux des droits
humains porté par ses organisations membres, la FIDH a fait appel à une consultance
pour mener une étude sur le degré de prise en compte de la question des droits humains
par les différentes institutions onusiennes qui travaillent sur la lutte contre le terrorisme.
Cette étude s’est achevée par la production d’un rapport (intitulé : La lutte globale contre
le terrorisme entravée par sa bureaucratisation et son instrumentalisation par des États
autoritaires) alertant sur le faible niveau de prise en compte de cette approche par les
institutions onusiennes et invitant celles-ci à mettre en œuvre un certain de
recommandation. Cette étude a été présenté par le président de la FIDH au Secrétaire
général des Nations unies lors d’une réunion à New York.

A2.3.5. Soutien aux organisations membres et la FIDH pour la documentation et


l'alerte sur la situation des défenseurs des droits humains

Comme en 2016, pour répondre aux objectifs de son Plan stratégique pluriannuel et
conformément aux orientations politiques et stratégiques du Congrès et du Bureau
international de l'organisation, la FIDH a couvert le travail d’une consultante pour soutenir
les activités de son bureau sur les défenseurs des droits humains. Son travail a consisté à
aider les organisations membres et partenaires à collecter des informations précises et
recoupées sur des violations des droits des défenseurs pour produire plus de 70 alertes
publiques (ou appels urgents de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des
droits humains) en français et plusieurs dizaines en anglais et espagnol, adressées aux
autorités nationales et mécanismes de protection concernés en vue d'améliorer la situation
des défenseurs.

A2.3.6 Soutien aux actions judiciaires des ONG ivoiriennes pour lutter contre
l’impunité des crimes les plus graves

Dans l’objectif d’apporter un soutien opérationnel à ses organisations membres pour lutter
contre l’impunité des crimes les plus graves, la FIDH a permis l’organisation d’une mission
d’une avocate experte du droit international pénale en Côte d’Ivoire. Du 11 au 14 février
2017 à Abidjan, l’experte a pu rencontrer les magistrats en charge des dossiers liés aux
violences post électorales de 2010 et d’autres graves violations des droits humains
postérieures, faire un point d’étape de l’avancement des poursuites et contribuer à la
stratégie judiciaire du Mouvement ivoirien des droits humains, de la Ligue Ivoirienne des
Droits de l’Homme (organisations membres de la FIDH) et de la FIDH qui accompagnent
des victimes dans ces procédures.

A2.3.6 Soutien à l’action quasi-contentieuse d’OSC Irlandaises devant le Comité


européen des droits sociaux

La FIDH et son organisation membre en Irlande, (Free Legal Advice Centers -FLAC) ont
porté plainte en 2014 contre l’Irlande auprès du Comité européen des droits sociaux pour
dénoncer la situation déplorable et les conditions très souvent inférieures à la norme
rencontrées dans quelque 20 logements sociaux, alléguant ainsi que le droit irlandais et
les politiques et pratiques en usage pour ce type de logements ne sont pas conformes aux
normes européennes et s’exercent en violation d’articles clés de la Charte sociale
européenne révisée. En aout 2017, l’action a permis à la responsable du Bureau Europe
de la FIDH de se rendre en Irlande pour discuter des actions de communication et de

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plaidoyer à mener en cas de décision positive ou négative du Comité, en se fondant sur


l’expérience de la FIDH en la matière.

A.2.4 - Formations à la sécurisation des actions conjointes de documentation et mise


en place de kits sécurité

Année 1

A2.4.1. Formation à la sécurisation des communications de la représentante de


Al Haq à La Haye

La FIDH a prodigué les 2 et 3 mars 2016 à La Haye (Pays-Bas) une formation sur la
sécurité des communications et du stockage des données à la représentante d'Al Haq
(son organisation membre en Palestine) auprès de la CPI,.
La représentante à La Haye d'Al Haq avait subi de nombreuses menaces anonymes via
son téléphone et ses email. Des menaces subies également par plusieurs membres de
l'organisation Al Haq, dont son président également Secrétaire général de la FIDH, en lien
avec son travail de documentation des crimes internationaux commis en Palestine et
avec l'ouverture par la CPI d'une analyse préliminaire sur la situation en Palestine.
La formation animée par un staff du bureau IT de la FIDH avait pour objectif de présenter
les techniques de base pour sécuriser ses communications et données et d'évaluer les
besoins matériels en vue d'une politique sécuritaire plus globale.

A2.4.2. Soutien à la sécurité des opérations des ONG travaillant sur la CPI à La
Haye

Compte tenu des menaces subies par la représentante d'Al Haq à La Haye mais aussi
par d'autres ONG présentes au Pays-Bas et travaillant sur l'action de la CPI en Palestine,
la FIDH (par l'intermédiaire de Shawan Jabarin, Vice-président, Marceau Sivieude,
Directeur des opérations et Delphine Carlens, responsable adjointe du Bureau Justice
international de la FIDH) a contribué et participé à plusieurs rencontres en 2016 avec des
représentants d'ONG, des services de la CPI et des autorités néerlandiases (du ministère
des Affaires étrangère, la Mairie de La Haye, des représentants de la justice et de la
police) pour tenter de garantir une plus grande sécurité des ONG opérant aux Pays-Bas
auprès de la CPI. Aux séances de sensibilisation sur la situation des défenseurs
travaillant sur la CPI ont succédé des formations sur l'action de la justice et de la police.

A2.4.3. Evaluation de la sécurité du staff de l'AMDH et de la FIDH au Mali

La situation sécuritaire est devenue particulièrement inquiétante au Mali avec la


recrudescence d'attaques de groupes armés et d'attentats terroristes. Aussi, la FIDH et
l'Association malienne des droits de l'Homme (AMDH) ont souhaité faire une évaluation
de la sécurité des logements et bureaux des staff des 2 organisations qui travaillent sur la
question sensible de la lutte contre l'impunité des crimes les plus graves et mettre en
place un Protocole de sécurité à suivre par ces mêmes staff.
Aussi, un expert en sécurité s'est rendu à Bamako, Mali, du 29 octobre au 9 novembre.
L'évaluation s'est effectuée sur la base d'un examen des lieux d'habitation et de travail et
de multiples rendez-vous avec les responsables sécurité d'ambassade, d'ONG et de
forces militaires présentes sur place. La fin de la mission s'est ponctuée par une journée
de formation au staff de l'AMDH travaillant sur les questions relatives à lutte contre
l'impunité des crimes les plus graves. Le protocole de sécurité et la formation du staff de
la FIDH qui travaille à Bamako seront réalisés début 2017.

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A2.4.3. Etude sur la sécurisation des smartphones des staff et chargés de


mission de la FIDH

Pour mettre en place des “kit sécurité”, à savoir du matériel de mission (ordinateurs,
smartphones, etc), qui répondent au mieux au besoin de sécurité des opérations en
milieu hostile, la FIDH a commandé une étude sur la sécurisation des communications et
du stockage des données sur les smartphones. L'Etude s'est ponctuée par un rapport qui
formule un certain nombre de recommandations sur le type de smartphone et
d'application à utiliser par le staff et les chargés de mission de la FIDH ainsi que sur les
moyens de contrôle.

A2.4.5. Maintenance et sécurisation du serveur de la FIDH pour la protection des


données

L'action a contribué à des opérations de maintenance et de sécurisation de son serveur


pour protéger les données du Secrétariat international de la FIDH.

A2.4.6. Mise en place de kit sécurité pour les opérations de la FIDH

Pour parfaire la sécurité de ses opérations, la FIDH s'est équipée en 2016 de :


- 5 fairphones : smartphones équitable doté de protections et dapplications utiles pour la
sécurité des membres du staff partant en mission de terrain
- 7 ordinaterus portables, pratiques, solides et configurés pour garantir la sécurité des
données et communications du staff de la FIDH
- 2 écrans d'ordinateurs pour le staff de la FIDH qui viennent compléter un dispositif
informatique sécurisé

Année 2

Formation sur la sécurité des opérations conjointes de la FIDH et des ses


organisations membres en RCA et analyse des risques

La FIDH a mis en place un bureau en RCA dans lequel travaille une équipe composée de
staffs FIDH et de ses organisations membres en RCA (la Ligue centrafricaine des droits de
l’Homme et l’Observatoire centrafricain des droits de l’Homme) pour la mise en œuvre d’un
programme sur la lutte contre l’impunité des crimes les plus graves commis en
Centrafrique.
Compte tenu de l’extrême volatilité de la situation sécuritaire dans le pays du fait des
affrontement entre groupes armés et entre ceux-ci et la MINURCA, la FIDH a mandaté un
expert pour faire l’évaluation sécuritaire du bureau et des opérations conjointes de la FIDH
et de ses membres et former les staff aux règles basiques de sécurité. L’évaluation a
donné lieu à un rapport présentant plusieurs recommandations pour renforcer la sécurité
du bureau et des opération. Ce rapport a été suivi par l’établissement de règles de
sécurité et par des mesures de renforcement de sécurité du bureau.

A2.5. – Interfaces de représentants d'organisations membres auprès de l'ONU

Année 1

A2.5.1. Activités de plaidoyer auprès du Conseil de sécurité de l'ONU et soutien


au bureau de représentation de la FIDH à New York

La FIDH a invité Dismas Kitenge, Paul Nsapu et Floribert Anzuluni, 3 représentants de

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ses organisations membres et partenaires en RDC (Groupe Lotus, Ligue des


Electeurs, Mouvement Filimbi), pour mener du 29 février au 4 mars 2016 une interface
de plaidoyer auprès des Nations unies, à New York dans le contexte du renouvellement
du mandat de la MONUSCO. Briefé et accompagné par la délégation de la FIDH à New
York, les 3 représentants ont rencontré des représentants d’État membres du Conseil de
sécurité (France, Ukraine, Sénégal, Uruguay, Nouvelle-Zélande, Egypte, Angola, Japon,
Royaume Uni et Etats-Unis) ainsi que des représentants de la MONUSCO et du
département des opérations de maintien de la paix, pour leur présenter, sur base d'un
papier de position, leurs préoccupations et recommandations en matière de protection des
droits humains. La FIDH et ses organisations membres ont pu insister pour le
renouvellement d'un mandat fort de la MONUSCO.

Du 11 au 14 avril 2016, la représentation de la FIDH auprès de l'ONU à New York a


accompagné le plaidoyer de deux représentants de ses organisations membres en
Palestine, Raji Sourani (PCHR) et Shawan Jabarin (Al Haq), pour faire en sorte que le
Conseil de sécurité remette la situation du Territoire palestinien occupé et le siège de Gaza
au coeur de ses priorités. L'organisation d'un déjeuner de travail a permis de mettre autour
de la table pour discuter de ces sujets des représentants de la Malaisie, du Danemark, de
la Suède, de la France, de la Nouvelle-Zélande, des Etats-Unis, du Sénégal, du Japon, de
l'Autriche, des Pays-Bas, d'Irlande, de Norvège, du Liban et d'OCHA. Des réunions
bilatérales ont également été organisées avec certaines des missions diplomatiques pré-
cités. Les représentants du PCHR et d'Al Haq ont par ailleurs organisé des briefing auprès
d'ONG de défense des droits humains et de médias américains et internationaux présents
à New York.

Egalement, du 12 au 14 octobre 2016, de retour d'une mission sur le terrain au


Soudan du Sud, 2 représentant.e.s des Bureau Afrique et du Bureau international de
la FIDH ont rencontré des représentants de l'ONU pour plaider en faveur de la
protection des droits humains dans ce pays. La délégation de la FIDH a pu échanger avec
de nombreux représentants d'Etats membres du Conseil de sécurité et du département
des opérations de maintien de la paix.

Alarmées par les graves violations des droits humains commises au Burundi comme
dénoncées dans leur rapport d'enquête, la FIDH et son organisation membre ITEKA ont
organisé une interface de plaiodyer auprès de l'ONU à New York du 13 au 18
novembre 2016. La mission était composée d'Ange Nelly Nindereye (ITEKA), du président
de la FIDH, Dimitris Christopoulos, et de la responsable adjointe du Bureau Afrique de la
FIDH, Tchérina Jérolon. Des réunions se sont tenues avec des représentants des missions
diplomatiques du Royaume Uni, de France, d'Espagne, d'Ethiopie, de Suède, des Pays-
Bas, d'Egypte, de la Suisse et des Etats-Unis. La délégation FIDH-ITEKA a également
rencontré le Département des opérations de maintien de la paix, le Bureau exécutif du
Secrétaire général, le Conseiller spécial sur la prévention des conflits, le Bureau des droits
humains et le Conseiller spécial sur la prévention du génocide. Les discussions ont permis
de faire état de la préoccupation de la société civile burundaise et d'appeler le Conseil de
sécurité à agir pour la protection des droits humains au Burundi. La délégation FIDH/ITEKA
a également rencontré plusieurs rédactions de journaux, tel le New York Times, pour les
sensibiliser sur la situation des droits humains au Burundi.

L'Action a également permis de soutenir l'activité (y compris via l'embauche d'une


consultante en décembre 2016) et de couvrir des frais de fonctionnement de la
délégation permanente de la FIDH à New York, ainsi que du Directeur du plaidoyer
international. Un soutien qui a permis à la FIDH de préparer, d'accompagner et de faire le
suivi des missions de plaidoyer des représentants de ses organisations membres et
partenaires auprès des organes de l'ONU et des missions diplomatiques. Ce soutien a
permis en outre à la délégation de mener un plaidoyer quotidien auprès de ces organes

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pour relayer les préoccupations et recommandations de ses organisations s'agissant de la


situation des droits humains dans leur pays.

A2.5.2 Activités de plaidoyer auprès du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU et


soutien au bureau de représentation de la FIDH à Genève

Sur la base de son rapport d'enquête sur les graves violations des droits humains
commises au Burundi, la FIDH, avec son organisation membre ITEKA, a transmis par
l'intermédiaire de sa représentation auprès du Conseil des droits de l'Homme, deux lettres
de plaidoyer appelant à la mise en place par l'ONU d'un mécanisme dédié à la
documentation des crimes commis en vue de lutter contre l'impunité de leurs auteurs. Pour
pousser cette création, la FIDH a invité le directeur d'ITEKA à se rendre à Genève pour
mener ce plaiodyer auprès des représentations diplomatiques à l'occasion de la
33ème session du Conseil en septembre 2016.

A l'occasion de cette même session, Paul Nsapu, le président de la Ligue des Electeurs,
organisation membre de la FIDH, a été invité à mener un plaidoyer pour que le Conseil
des droits de l'Homme exprime sa préoccupation quant aux violations des droits
humains commises en RDC.

En vue de l'Examen périodique universel (EPU) de l'Ouganda par le Conseil des droits
de l'Homme, Foundation for Human Rights Initiative (FHRI), organisation membre de la
FIDH, a soumis avec d'autres ONG ougandaises à l'institution onusienne un rapport
alternatif sur la situation des droits humains dans le pays. La FIDH a aidé ces
organisations a transformer ce rapport en un document de plaidoyer insistant sur 12
problématiques liées au respect des droits civils et politiques. Elle a par ailleurs invité le
directeur exécutif de FHRI, Dr. Livinstone Sewanyana, et la chercheuse de FHRI, Ms. Lizet
Vlamings, à se rendre à Genève du 4 au 7 octobre 2016 pour mener un plaidoyer
auprès des missions diplomatiques afin qu'elles formulent des recommandations utiles
dans le cadre de l'EPU.

Pour permettre la préparation, la mise en œuvre et le suivi de ces interfaces de plaidoyer


mais aussi pour relayer tout au long de l'année les préoccupations et recommandatiions de
ses organisations membres auprès des procédures du Conseil des droits de l'Homme et
des organes des traités, l'Action a également permis de soutenir le fonctionnement de
la délégation de la FIDH auprès de l'ONU à Genève.

Année 2

A2.5.1. Activités de plaidoyer auprès des organes de l’ONU à New York

L’Action a contrbué au fonctionnement de la délégation de la FIDH auprès des Nations


unies à New York qui a pour rôle de relayer auprès de ses instances, en particulier du
Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale, les préoccupations et recommandations de
la FIDH et ses membres en matière de protection des droits humains et d’influer ainsi sur
leurs politiques, décisions, résolutions. La déléguée de la FIDH a tout au long de l’année
2017 multiplié les rencontres de plaidoyer avec les ambassades des pays notamment
membres du Conseil de sécurité, les staff du département des opérations de maintien de la
paix et d’autres organes de l’ONU et diffusé au quotidien les informations du terrain
remontées par les organisations membres de la FIDH et son département des opérations.
La délégation a ainsi particulierèment relayé les préoccupations et recommandations de
ses membres sur les situation en RDC, au Soudan du Sud, au Burundi, au Mexique, au
Mali, en RCA, en Palestine, en Syrie, en Irak, en Colombie, et sur des priorités d’action de
la FIDH telles que la protection des défenseurs des droits humains et le respect des droits

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humains dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. La déléguée de la FIDH a également


pu s’engager dans les discussions sur la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU.

La délégation de la FIDH a par ailleurs organisé des interfaces de plaidoyer invitant des
représentants des organisations membres et partenaires de la FIDH à se rendre à New York
pour des réunions de plaidoyer auprès des organes de l’ONU.

Ainsi, dans le cadre de l’Action, du 6 au 10 mars 2017, la délégation de la FIDH a accompagné


le plaidoyer de 4 représentants de la société civile congolaises (dont 2 représentants des
membres de la FIDH en RDC, la Ligue des Electeurs et l’ASADHO) à l’occasion du
renouvellement du mandat de la MONUSCO par le Conseil de sécurité. Les représentants de la
société civile ont pu rencontrer des membres du Conseil de Sécurité, des départements des
opérations de maintien de la paix et des Affaires politiques, le OHCHR et la délégation de l'UE. Les
recommandations portées par la FIDH et ses membres ont été prises en compte dans la
résolution 2348 adoptée par le Conseil de sécurité le 31 mars, plaçant au coeur du mandat de la
MONUSO la protection des civils, notamment menacés par les groupes armés et milices locales
et par les violences commises dans le cadre des élections, ainsi que le soutien au processus
électoral et à l’organisation des élections présidentielle, législatives et provinciales.

Par ailleurs, l’Action a soutenu la venue à New York en mai 2017 du Directeur du plaidoyer
international du SI de la FIDH pour finaliser l’étude sur la prise en compte de la protection des
droits humains par les organes de l’ONU qui traitent de la problématique de la lutte contre le
terrorisme et préparer sa stratégie de sortie et de plaidoyer en vue du suivi de ses
recommandations.

A2.5.2 Activités de plaidoyer auprès du Conseil des droits de l'Homme à Genève

L’Action a contribué au fonctionnement du bureau de la délégation de la FIDH à


Genève. Son mandat est d’informer les organes du Conseil des droits de l’Homme des
Nations unies sur la situation des droits humains dans le monde pour qu’ils intègrent les
préoccupations et recommandations de la FIDH et de ses membres dans leurs
déclarations, politiques et décisions. La délégation a pu ainsi en 2017 rencontrer les
amabassadeurs des Etats, les mandataires des procédures spéciales, les experts des
organes des traités, faire des interventions orales et organiser des panels de discussions
lors des sessions du Conseil, alimenter en cas les procédures spéciales et relayer auprès
de toutes ces entités les informations de la FIDH et de ses membres (les rapports
d’enquête, communiqués de presse, notes de plaidoyer, etc).

Dans le cadre de l’Action, la délégation de la FIDH a par ailleurs organisé et accompagné


des interfaces menées par des représentants de ses organisations membres en
Palestine (Al Haq) et en RDC (Ligue des Electeurs) venus plaider pour une réaction du
Conseil en faveur de la protection des droits humains dans leur pays.

Par ailleurs, en vue de l’examen en 2018 du rappport du Chili par le Comité CEDEF, la
FIDH, a la demande de son organisation membre, a mené une mission au Chili pour
produire un rapport alternatif sur la situation des droits sexuels et reproductifs dans
ce pays. Sur base de ce rapport, la FIDH organisera en 2018 un briefing des experts du
Comité CEDEF par des représentants d’OSC chiliennes.

A2.6 – Interfaces de représentants d'organisations membres auprès d'OIG régionales

Année 1

Du 24 au 30 janvier, le représentant de la FIDH auprès de l'Union africaine, Mabassa


Fall (Sénégal) s'est rendu à Addis Abeba pour suivre le sommet des chefs d’État et de

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gouvernement de l'Union africaine. Ce fut l'occasion d'échanges avec les ambassadeurs


auprès de l'UA, les départements juridique et politique de la Commission et des
représentants du Conseil de paix et de sécurité pour exprimer les préoccupations de la
FIDH et ses organisations membres s'agissant de la situation des droits humains au
Burundi et au Soudan du Sud ainsi que des problématiques liées aux élections et à la
gouvernance en Afrique. Mabassa Fall a également plaider en faveur de l'initiative de la
Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples pour un Protocole à la Charte
africaine pour l'abolition de la peine de mort en Afrique.

La FIDH a par ailleurs invité Paul Nsapu, président de son organisation membre en
RDC la Ligue des Electeurs, accompagné de la responsable adjointe de son bureau
Afrique, à participer du 15 au 25 octobre à Banjul (Gambie) à à la 59ème session de la
Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples (CADHP) et au Forum de
la société civile qui l'a précédé. La FIDH et la Ligue des Electeurs ont ainsi pu présenter un
projet de résolution sur la situation des droits humains en RDC qui a été validé par le
Forum de la société civile et ainsi présentée à la CADHP. Paul Nsapu a également pu
intervenir en séance plénière pour présenter les préoccupations et recommandations des
ONG dans le contexte des violences et graves violations des droits humains commises
dans le pays. Par ailleurs, la FIDH et la Ligue des Electeurs ont organisé un panel sur les
élections et la gouvernance en Afrique réunissant plus de 50 personnes, représentants des
ONG africaines présentes à Banjul, des commissaires de la CADHP et des représentants
d’État.

Année 2

Soutien à la participation et au plaidoyer de représentant.e.s d’organisations membres


de la FIDH à la 60ème session de la Commission africaine des droits de l’Homme et
des peuples (CADHP), à Niamey (Niger) du 1 au 18 mai 2017

L’action a permis à la participation à la 60ème session de la CADHP de 5 représentants


d’organisations membres de la FIDH d’Ethiopie (EHRCO), d’Ouganda (FHRI), , du Tchad
(ATPDH)du Kenya (KHRC) et du Burundi (ITEKA). Au sein d’une délégation de 21
représentant.e.s d’organisations membres de la FDH, du représentant de la FIDH auprès
de l’UA et de membres du bureau Afrique du Secrétariat international de la FIDH, les 5
représentants ont pu intervenir auprès des commissaires mais aussi des ambassadeurs
pour les amener à agir en en faveur de la protection des droits humains dans leur pays.
Les représentants d’Ethiopie, du Kenya, du Tchad et d’Ouganda ont par ailleurs participé à
un panel sur la lutte contre le terrorisme en Afrique et la protection des droits humains et le
rôle de l’Union africaine à cet égard. Ce panel qui venait en appui d’un projet de résolution
soumis par les OSC africaines et internationales auprès de la CADHP à contribué à
l’adoption par celle-ci à la fin de sa session d’une résolution relative à la mise en œuvre des
Principes et Directives sur les droits de l’homme et des peuples dans la lutte contre le
terrorisme en Afrique [CADHP/Rés. 368 (LX) 2017].

Soutien au plaidoyer de représentant.e.s d’organisations membres de la FIDH auprès


de l’Union africaine

La FIDH a organisé le déplacement à Addis Abeba (Ethiopie) du 18 au 21 avril 2017 de


son représentant auprès de l’Union africaine (UA), Mabassa Fall (Sénégal), de sa vice-
présidente et membre de Foundation for Human Rights Initiative (FHRI) et de son
Secrétaire général adjoint, président de la Ligue des Electeurs (RDC), Paul Nsapu, pour
rencontre la nouvelle équipe de la Commission de l’UA depuis le remplacement de sa
présidente Mme Zuma par M. Moussa Faki Mahamat, ancien ministre des Affaires
étrangère du Tchad. Cette visite a permis à la délégation de la FIDH de présenter à de
nombreux représentant.e.s de la Commission et nouveaux ambassadeurs auprès de l’UA

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l’action de la FIDH et de ses membres en Afrique et de les sensibiliser sur son plaidoyer
pour une instance régionale protectrice des droits humain et de la lutte contre l’impunité
dans le cadre des situations de crises et de conflits sur le continent.

Soutien à la participation et au plaidoyer de représentant.e.s d’organisations membres


de la FIDH à la 61ème session de la CADHP, 28 oct - 5 nov 2017, Banjul (Gambie)

La FIDH a soutenu la participation de 3 représentant.e.s de ses organisations membres du


Rwanda (LIPRODHOR) et de RDC (ASADHO et LE) à la 61ème session de la CADHP leur
permettant de sensibiliser la société civile africaine et les commissaires sur la situation des
droits humains dans leur pays, considérant notamment l’examen en cours du rapport de la
RDC par la CADHP. Des rencontres ont pu également être organisées entre ces
représentants et les ambassadeurs de leurs pays présents à Banjul.
Les réprésentants du Rwanda et de RDC ont par ailleurs participé au panel organisé par la
FIDH sur la peine de mort en Gambie, l’occasion de la projection de son documentaire sur
la peine de mort dans ce pays et de la publication de son étude sur les déclencheurs de
l'abolition.
Les représentants des organisations membres de la FIDH ont également participé aux
différents événements de la FIDH et de la CADHP liées au lancement offciel des Lignes
directrices de la CADHP sur la lutte contre les violences sexuelles et leurs conséquences
en Afrique (ces lignes directrices ont été adoptées suite à un travail conjoint de la FIDH et
de la CADHP dans le cadre d’un programme financé par l’UE).

Soutien au plaidoyer des OSC turques auprès du Conseil de l’Europe

Une répression sévère et aveugle s’étant abattue sur la société civile turque à la suite du
coup d’État manqué en Turquie en 2016, les OSC turques n’avaient plus la possibilité de
voyager hors du pays sous menace de représailles à leur retour. Aussi, la FIDH s’est
rendue à une session de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe les 23 et
24 janvier 2017 pour porter la voix et les préoccupations de ses organisations
membres auprès de différents interlocuteurs et les amener à réagir pour dénoncer les
violations des droits humains commises en Turquie. La FIDH a ainsi rencontré le
Commissaire , le Président du Parlement, le Commissaire des droits de l’Homme, le
Président du sous comité ad hoc sur la Turquie et des membres du Comité des affaires
juridiques et des droits de l’Homme.

A2.7 - Interfaces de représentant.e.s d'organisations membres auprès de la CPI

Année 1

A2.7.1. Soutien au plaidoyer des organisations membres lors des sessions de


l'Assemblée des Etats Parties au Statut de Rome

L'action a permis de couvrir la présence de Gennadiy Tokarev (Kharkiv Human Rights


Group, Ukraine), de Anschaire Nikoyagize (ligue ITEKA, Burundi), de Guissou Jahangiri
(Openasia, Afghanistan) ainsi que de deux représentantes du Bureau justice international
de la FIDH à la 15ème session de l'Assemblée des Etats Parties (AEP) au Statut de
Rome qui s'est tenue à La Haye (Pays-Bas) du 16 au 24 novembre 2016. Les
représentants d'organisations membres et partenaires de la FIDH ont pu ainsi, à travers
leur intervention dans des panels ou des rencontres bilatérales avec les représentants
des Etats et des organes de la Cour, plaider en faveur de l'ouverture d'une enquête de la
CPI sur la situation dans leur pays qui font tous l'objet l'objet d'un examen préliminaire.
Cette session fut également l'occasion pour la FIDH de diffuser son papier de position

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pour cette AEP aux fins notamment de plaider pour des déclarations fermes en faveur de
l'intégrité du Statut de Rome dans un contexte de déclaration de retrait du Statut par des
Etats, pour une augmentation du budget de la Cour, et pour faire part des préoccupations
de ses organisations membres et partenaires s'agissant de situations sous enquête ou
examen préliminaire de la CPI.

A2.7.3. Plaidoyer pour l'ouverture d'un examen préléminaire de la CPI sur la


situation Mexique

La FIDH a organisé en novembre une interface à La Haye (Pays-Bas) pour présenter au


Bureau du procureur les développements de la documentation qu'elle mène en
collaboration avec son organisation membre au Mexique sur les crimes graves commis
dans ce pays dans le contexte de la lutte contre le narco-traffic. Le Directeur général de
la FIDH, sa responsable du Bureau des Amériques et la consultante en charge de
documenter les crimes internationaux ont pu plaider en faveur de l'ouverture d'un examen
préléminaire de la CPI sur cette situation.

A2.7.4. Présence de représentant.e.s de l'AMDH au procès contre Ahmad Al Faqi


Al Mahdi devant la CPI

Du 21 au 26 août 2016, la FIDH a invité Bakary Camara, Secrétaire général adjoint de


l'Association malienne des droits de l'Homme (AMDH) et doyen de la faculté de droit
public de Bamako ainsi que Lalla Toure, Chargée de programme AMDH-FIDH à Bamako,
à se rendre à La Haye (Pays-Bas) pour suivre le procès de Al Mahdi devant la Cour
pénale internationale. Les représentants de l'organisation membre de la FIDH au Mali
étaient accompagnés d'Alice Banens, chargée de programme du Bureau Afrique de la
FIDH. A cette occasion les représentant.e.s de la FIDH et de l'AMDH dont les
organisations sont parties civiles dans des procédures au Mali contre des auteurs de
crimes internationaux ont pu rencontrer le Bureau de la Participation et Réparation des
Victimes, le Fonds au Profit des Victimes, le Bureau du Procureur, le Bureau du Conseil
Public pour les Victimes et la Section de Sensibilisation de la CPI. Les échanges ont
porté sur la complémentarité des procédures aux niveaux international et national et sur
des questions relatives aux victimes de violence sexuelle au Mali pour appeler à d'autres
procès devant la CPI incluant de telles charges. La délégation de la FIDH et de l'AMDH
ont également répondu à de nombreuses interviews de médias présents pour couvrir le
procès.

A2.7.5. Participation aux rencontres entre le bureau du Procureur et les ONG


droits de l'Homme

L'Action a soutenu la participation du directeur général de la FIDH, Antoine Bernard, à la


21ème réunion stratégique entre la CPI et les ONG qui sest tenue du 7 au 10 juin
2016 à La Haye (Pays-Bas). Cette réunion fut l'occasion pour la FIDH de présenter ses
activités relatives à la lutte contre l'impunité des crimes internationaux devant la CPI et en
complémentarité devant les justices nationales et de porter les préoccupations et
recommandations des organisations membres concernées par des enquêtes ou analyses
préliminaires de la CPI.

A2.7.6 Soutien à la participation de la FIDH à des réunions stratégiques liées au


travail de la CPI

Des membres du Bureau Justice internationale du Secrétariat internationale de la FIDH,


particulièrement sa réprésentante permenante auprès de la CPI à La Haye ont participé à
des réunions liées à la problématique de lutte contre l'impunité des crimes les plus
graves.

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Année 2

L’Action a contribué au fonctionnement de la délgation de la FIDH à La Haye qui


relaye quotidiennement auprès des organes de la Cour les préoccupations et
recommandations de ces organisations membres. La délégation a ainsi travaillé sur et
transmis de nombreux rapports de la FIDH dénonçant la commission de crimes
internationaux (comme au Burundi ou au Mexique) appelant le Bureau de la Procureur a
ouvrir des analyses préliminaires ou des enquêtes sur ces situations. Ellle a continué à
plaider pour des enquêtes ou poursuites qui prennent en compte les recommandations
des organisations membres notamment sur les situations en Palestine, en RCA, en
Géorgie, en Côte d’Ivoire et en Guinée. La Délégation a également invité à La Haye des
représentants de ses organisations membres pour des formations sur le fonctionnement
de la CPI, et rencontrer les organes de la Cour pour plaider en faveur de la lutte contre
l’impunité des crimes les plus graves commis dans leur pays.

L’action a plus spécifiquement contribué à la participation de représentant.e.s


d’organisations membres de la FIDH, de Côte d’Ivoire, de Guinée et de Palestine,
ainsi que du staff du SI de la FIDH à l’Assemblée des Etats parties à la CPI qui s’est
tenue en décembre 2017. Les représentants des ONG membres en Côte d’Ivoire et en
Guinée ont ainsi pu participer à un panel sur le principe de complémentarité pour
présenter les actions de la FIDH et des ses membres en matière de lutte contre l’impunité
des auteurs des crimes les plus graves au niveau national. Le représentants de Al Haq
(Palestine) a également pu rencontrer les organes de la CPI pour les appeler à ouvrir une
enquête sur la situation dans les colonies et à Gaza. La délégation de la FIDH a
également plaidé auprès des Etats en faveur d’une Cour véritablement universelle, avec
un budget adéquat pour la conduite de ses opérations, soutenue par des Etats qui
coopèrent dans les enquêtes et poursuites de la CPI et pour la protection des droits des
victimes devant la Cour. La délégation a également plaidé auprès des différents organes
de la CPI pour leur prise en compte de la question des violences sexuelles dans leurs
politiques.

A2.8 - Soutien à la diffusion par les organisations membres de l'information dans


l'espace public national

Année 1

Un abonnement annuel à Data Presse, base de données de médias, permet à la FIDH


d’avoir accès à tous les contacts pertinents sur les médias nationaux et internationaux.
Ces fichiers, en complément des contacts personnels de l’équipe presse de la FIDH et
des organisations membres et partenaires, permettent de cibler la presse écrite et web,
les radios et les télés dans n’importe quel pays, et ainsi de diffuser largement les
communiquées et rapports de la FIDH et des ses organisations membres dans l’espace
public national.

L’abonnement annuel à Meltwater permet de mesurer les résultats des actions médias.
Meltwater est un outil de pige presse, qui permet de recevoir quotidiennement tous les
articles publiées dans la presse et sur le web, ayant repris les informations diffusées par
la FIDH, et de mesurer ainsi l’impact de la diffusion et des actions d’interpellation de la
FIDH et de ses organisations membres.

En 2016, à l'occasion du déplacement du président français François Hollande en Égypte,


la FIDH a organisé une conférence de presse afin d'interpeller le président, comme
souhaité par ses organisations membres, sur la situation des droits humains en Égypte et

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sur ses relations avec le régime égyptien, (en cause notamment, la vente par Renault à
l'Égypte de véhicules utiliser lors de la répression de manifestations), ainsi que sur l'affaire
non résolue d'Eric Lang, expatrié français vivant en Égypte et décédé dans une prison du
Caire dans des conditions plus que douteuses. La conférence de presse a été organisée à
la FIDH, avec notamment la mère d’Eric Lang, et a permis une importante couverture
média, en particulier grâce à une reprise par Al Jazeera, et à une dépêche AFP reprise très
largement dans la presse francophone.

Année 2

Dans l’objectif de soutenir ses organisations membres pour diffuser au mieux dans l’espace
public le résultat de leur travail et leurs préoccupations s’agissant de la situation des droits
humains dans leur pays, la FIDH a contribué à l’organisation par l’ASADH0 (RDC) d’une
conférence de presse à Kinshasa en décembre 2017 pour présenter le contenu et
recommandations du rapport conjoint FIDH/LE/ASADHO/Groupe Lotus sur les violations
des droits humains dans le Kasai.

A l’occasion de la visite officielle du président égyptien en France, la FIDH a par ailleurs


organisé en octobre 2017 une conférence de presse à Paris, en présence de
représentants de ses organisations membres en Egypte et en France, pour faire
connaître la situation des droits humains en Egypte et appeler les autorités françaises à agir
en faveur de la protection des droits humains dans ce pays.

L’abonnement annuel à Meltwater a été poursuivi en 2017 permettant de mesurer les


résultats des actions médias. Meltwater est un outil de pige presse, qui permet de recevoir
quotidiennement tous les articles publiées dans la presse et sur le web, ayant repris les
informations diffusées par la FIDH, et de mesurer ainsi l’impact de la diffusion et des
actions d’interpellation de la FIDH et de ses organisations membres.

La FIDH a également pu acheter en 2017 les droits d’utilisation de photos d’agence


pour illustrer des documents publics conjoints avec ses organisations membres ainsi que
des opérations de communication dans les réseaux sociaux.

A2.9 - Fonds de traduction pour les documents FIDH

Année 1

Le recours à une coordinatrice des traductions des communiqués, rapports et notes de


plaidoyer conjoints FIDH/ligues, de et vers l’espagnol, a permis de rationaliser et
d’optimiser notablement le volume de traductions dans cette langue, qui est l’une des
trois langues de travail officielles de la FIDH, avec le français et l’anglais. La version
hispanophone du site internet de la FIDH a pu ainsi être enrichie et actualisée au
quotidien.

L’action a permis également de rémunérer des traducteurs pour traduire de nombreux


documents en arabe, en russe, en anglais, en français et en farsi.

Année 2

L’Action a contribué en 2017 a soutenir la capacité de traduction des documents


publics de la FIDH permettant de leur donner une résonnance médiatique dans le monde
entier et donc de renforcer leur influence sur les acteurs du changement en matière de
protection des droits humains. Notamment, l’Action a permis à la FIDH d’être soutenue par

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le travail de coordinatrices de traduction en anglais et


français. L’Action a également permis de renforcer la
qualité rédactionnelle de ces documents via le
soutien à leur éditing, notamment en espagnol.

Plus particulièrement, l’Action a contribué à la mise en


page et/ou l’impression et/ou la traduction et/ou l’éditing
des documents publics suivants :

- Rapport sur la RDC : « Massacres au Kasaï : des


crimes contre l’humanité au service d’un chaos
organisé »
- Rapport sur le Kenya : 10 years after electoral
violences, Security and Justice reforms remain key
- Rapport sur les Nations Unies : La lutte globale
contre le terrorisme entravée par sa bureaucratisation
et son instrumentalisation par des États autoritaires
- Les lignes directrices de la Commission africaine
des droits de l’Homme et des peuples sur la lutte
contre les violences sexuelles en Afrique (les lignes directrices ont été élaborées
conjointement par la FIDH et la CADHP)
- Note sur la situation des droits humains en Tunisie à l’occasion de l’examen de l’État
par le Conseil des droits de l’Homme
- Tribune sur la peine de mort à l’occasion de la journée mondiale pour l’abolition de la
peine de mort

A2.10 - Production de supports d'interpellation pour la FIDH et ses membres / A2.11 -


Production d'interpellations publiques des organisations membres et de la FIDH sur
les réseaux sociaux

Année 1

La FIDH a produit de nombreux supports d’interpellation en 2016. Ces activités ont été de
3 ordres :

A2.10-11.1. Viralisation des activités de la FIDH et de ses membres

La FIDH a utilisé le potentiel de viralité des réseaux sociaux pour interpeller les décideurs
et le grand public en soutien aux activités menées par la FIDH et ses membres. L’Action a
ainsi contribué à la médiatisation sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter, de 2
activités par semaine en moyenne. Pour assurer un niveau de médiatisation minimum, la
communication autour de ses activités ont fait l’objet d’une adaptation aux contraintes des
réseaux sociaux. Cette communication a compris 3 volets:

- Création d’un visuel dédié. Il s’agit en général d'une photo illustrative accompagnée d’une
phrase choc. Cette technique permet d’attirer l’attention de l’internaute

- Publication d’un post Facebook et deux à trois tweets. Ces publications ont été diffusées
via un outil de gestion de présence sur les réseaux sociaux, Hootsuite. Cet outil permet de
publier sur les réseaux sociaux, d’assurer un suivi précis des réactions générées par ces
publications et finalement d’assurer un reporting précis des performances de ces
publications.

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- Promotion publicitaire. Pour émerger du bruit du web et pallier aux contraintes des
algorithmes qui nuisent à la portée organique des publications sur les réseaux sociaux, la
FIDH a également eu recourt à de l’achat d’espace publicitaire sur les réseaux sociaux
Twitter et Facebook.

A2.10-11.2. Lancement de campagne chocs

Génocide au Burundi #StopThisMovie


En novembre 2016, la FIDH et son organisation membre burundaise, Iteka, ont lancé la
campagne #StopThisMovie, une campagne choc pour alerter sur un risque de génocide
au Burundi. Au cœur de la campagne #StopThisMovie, une vidéo : la bande annonce d’un
film fictif, Génocide au Burundi, le seul film dont il faut empêcher la sortie. Il ressemble à
s’y méprendre aux nombreux films qui font écho aux tragédies africaines : Hôtel Rwanda,
Le dernier Roi d’Écosse, Johnny Mad Dog. En effet, la situation au Burundi, si elle venait à

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empirer, pourrait, elle aussi, faire l’objet d’un film dans un futur proche.

La campagne #StopThisMovie a été conçue pour sensibiliser l’opinion publique sur la


situation au Burundi mise en lumière dans le rapport “Répression aux dynamiques
génocidaires”. La campagne a généré :
- Plus de 2 millions de vues sur les réseaux sociaux
- Près de 20 000 tweets (12 100 tweets et 7 200 RT), un trending topic en France, un autre
au Kenya
- 1 débat télévisé sur Al Jazeera entre le Conseiller en communication du président
burundais et l responsable Afrique de la FIDH,
- 867 retombées presse dans 46 pays (Libération, Le Monde, RTBF, Washington Post,
Daily Mail, the New York Times, BBC, Métro Canada, El Mundo, The Seattle Times, Vice,
Konbini, etc)

La campagne a ainsi permis de ramener le Burundi sur l’agenda international. Très vite elle
a aussi provoqué une réaction du gouvernement burundais qui a lancé le hashtag
#Thisismygenocide, décrivant un pays paradisiaque qui a généré de nombreux tweets de
témoignages de victimes.

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La campagne a été primée en France par le magazine Stratégies qui lui a attribué « Le
Grand Prix Stratégies du Digital 2017 ».

Being Born A Girl


À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2016, la FIDH a
lancé une vidéo, Being Born a girl.

La vidéo, sous titrées en français et en espagnol, a été visionnée plus de 5 millions de fois
sur les réseaux sociaux. Elle a été récompensée par un Top Com d’Or et a reçu le trophée
de la vidéo online 2016.

Campagne #RT4Freedom Tweeter n’est pas un crime


Twitter est aujourd’hui une tribune essentielle pour de nombreux défenseurs des droits
humains. Ce réseau social leur permet de contourner la censure des médias traditionnels
qui s’exercent régulièrement dans leur pays. Twitter est un espace de liberté qui permet
aux défenseurs des droits humains d'user de leur leur droit fondamental à la liberté
d’expression. Ils utilisent ce réseau social pour médiatiser au niveau national et
international leur travail de défense des droits humains.
Malheureusement, l’utilisation de Twitter n’est pas sans risque pour les défenseurs des
droits humains. De plus en plus de défenseurs sont emprisonnés au motif honteux qu’ils
ont tweeté une pensée différente de celle de leur gouvernement. Il n’est plus rare
aujourd’hui qu’un tweet de moins de 140 caractères se traduise par plusieurs années de
prison.
L’exemple du défenseur des droits humains Nabeel Rajab est un cas marquant de cette
tendance. Depuis 2011, les autorités du Bahreïn harcèlent sans relâche Nabeel Rajab
(président du Centre bahreïni pour les droits de l’Homme - BCHR, et secrétaire général
adjoint de la FIDH). Le 20 janvier 2015, Nabeel a été condamné à 6 mois de prison pour

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avoir prétendument "insulté les institutions publiques et l’armée" sur Twitter. Son
harcèlement a repris le 13 juin 2016 et il risque de nouveau plusieurs années de prison à
cause de ses tweets.
Dans ce contexte, la FIDH a souhaité mettre à l’honneur les défenseurs emprisonnés pour
avoir tweeté et a lancé la campagne #RT4Freedom
La campagne lancé en novembre 2016 s'articule autour d'un site web où sont affichés des
tweets ayant conduit à l’arrestation et à la détention de défenseurs. Le site web offre la
possibilité aux internautes de retweeter les tweets de défenseurs emprisonnés. Cette
mécanique de campagne a pour objectif que les tweets les ayant menés en prison
continuent de se propager le plus possible et ainsi tenir tête à la tentative de censure.
Cette campagne a pour objectifs d’influer sur les décideurs politiques afin qu’un tweet ne
puisse plus se transformer en années de prisons.
Cette campagne a déjà généré 2 191 visites pour une durée moyenne de 3 min 14
secondes. 1041 personnes ont déjà relayé des tweets de défenseurs emprisonnés.

Mon Vote Doit Compter


Entre 2015 et 2018, 61 élections dont 30 élections présidentielles doivent se tenir dans 32
pays africains. Pour prévenir et alerter sur les manipulations, fraudes et violences dues
aux élections tronquées, la FIDH a rassemblé au sein de la coalition
#MonVoteDoitCompter des dizaines d’organisations de la société civile, africaine et
internationale, et de mouvements citoyens.

Pour médiatiser cette campagne auprès du grand public, la FIDH et ses membres ont un
dispositif numérique articulé autour d’un site web de campagne. Le site de campagne a
été finalisé à la fin de l’année 2016. Il va être lancé en avril 2017 avec un focus à venir sur
les potentielless élections à venir en République démocratique du Congo.

A2.10-11.2. Génération de trafic

Afin d’assurer un niveau de visibilité suffisant aux différentes activités de la FIDH sur
internet, un dispositif de génération de trafic et de fidélisation des internautes a été
instauré. L’action a permis de financer ce dispositif autour de 4 outils :
- Mailjet
Mailjet est un logiciel d’envoi de newsletter. Il permet d’assurer un haut niveau de
délivrabilité des newsletter. En 2016 la FIDH a envoyé 62 newsletters, en anglais, français
et espagnol, à ses 45 694 contacts.
- Google Grants / Google Analytics
Google offre à toute organisation qui en fait la demande 10 000 $ d’adwords (achat de
mots-clés sur le moteur de recherche Google). La FIDH a souscrit à ce programme et en à
confié la gestion (complexe) à un consultant externe. En 2016, le programme Google
Grants a été à l’origine de 9 % des visites sur le site de la FIDH.
- Optimisation du site Internet FIDH.org
La FIDH a lancé son nouveau site internet en novembre 2015. Il a été pensé pour fluidifier
et faciliter la navigation des internautes. En 2016, le site a été enrichi par une nouvelle
fonctionnalité pour faciliter l’engagement des internautes en faveur des actions de la FIDH
et de ses organisations membres. Avec l’aide de l’agence web Negative Networks, un
module de pétition a été intégré. Dans le même temps, la maintenance du site internet a
été confié à l’agence, pour en assurer un fonctionnement optimal.
- Un partenariat annuel avec l'AFP photos, l'une des plus importantes agences photos, a
permis à la FIDH, après la refonte de son site internet, d'illustrer chaque publication avec
une photo. Ce recours a l'image est très utile pour l'impact des publications. Ce sont
également ces images que la FIDH utilise pour les publications sur les réseaux sociaux. A
l'ère du numérique, les publications sociales sont beaucoup plus visibles et impactantes
lorsqu'elles sont en effet accompagnées d'une image.

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Année 2

A2.10-11.1. Viralisation des activités de la FIDH et de ses membres


La FIDH a utilisé le potentiel de viralité des réseaux sociaux pour interpeller les décideurs
et le grand public en soutien aux activités menées par la FIDH et ses membres. L’Action a
ainsi contribué à la médiatisation sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter, de 2
activités par semaine en moyenne. Pour assurer un niveau de médiatisation minimum, la
communication autour de ses activités ont fait l’objet d’une adaptation aux contraintes des
réseaux sociaux.
Cette communication a compris 4 volets:
 Création d’un visuel dédié. Il s’agit en général d'une photo illustrative accompagnée d’une
phrase choc. Cette technique permet d’attirer l’attention de l’internaute
 Publication d’un post Facebook et deux à trois tweets. Ces publications ont été diffusées via
un outil de gestion de présence sur les réseaux sociaux, Hootsuite. Cet outil permet de publier
sur les réseaux sociaux, d’assurer un suivi précis des réactions générées par ces publications et
finalement d’assurer un reporting précis des performances de ces publications.
 Promotion publicitaire. Pour émerger du bruit du web et pallier aux contraintes des
algorithmes qui nuisent à la portée organique des publications sur les réseaux sociaux, la FIDH
a également eu recourt à de l’achat d’espace publicitaire sur les réseaux sociaux Twitter et
Facebook.
 Réalisation de vidéos. Le format de la vidéo est sans doute aujourd’hui l’outil le plus adapté
et le plus efficace sur le web pour gagner en visibilité et en notoriété. En effet, la vidéo permet
de faire passer un message de façon impactante et d’immerger totalement l’internaute dans
l’univers de son organisation. Nombreux internautes préfèrent regarder une vidéo plutôt que de
consulter un site Internet. Rien que sur le réseau social Facebook par exemple, plus de 4
milliards de vidéos sont visionnés chaque jour. Par conséquent, la FIDH s’est lancé dans la
production de vidéos pour communiquer autour de ses activités. Par exemple, à l’occasion d’un
panel organisé sur le lancement des lignes directrices pour lutter contre les violences sexuelles
en Afrique lors de la 61ème session de la Commission africaine des droits de l’Homme et des
peuples (novembre 2017 à Banjul), la FIDH a réalisé une vidéo faisant la promotion de la lutte
contre ces violences sexuelles. Cette vidéo a été partagée sur les différents réseaux sociaux de la
FIDH. Sur Facebook, notamment elle a enregistré environ 700 000 vues et a suscité de
nombreux commentaires soutenant la FIDH dans son action. Egalement, à l’occasion de la
sortie du rapport sur la situation des femmes défenseurs des droits humains en Arabie Saoudite,
la FIDH a réalisé une vidéo permettant de dénoncer les violations des droits humains des
femmes défenseurs en Arabie Saoudite et de montrer le contraste entre les annonces de réformes
et la réalité de la situation des femmes dans ce pays.

A2.10-11.2. Lancement de campagnes / opérations de communication chocs

Campagne Belarus : le dernier pays d’Europe à appliquer la peine de mort

En 2017, la FIDH a lancé une campagne pour l’abolition de la peine de mort. Une page web dédiée à
l’opération a été réalisée qui regroupe de nombreux témoignages et appellent les internautes à signer la
pétition et interpeller les dirigeants politiques européens les pressant de demander au Belarus d’abolir la
peine de mort. A ce jour, plus de 16.000 personnes ont signé cette pétition.

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Exposition photographique « Guinée : en attente de justice »

La FIDH, en partenariat avec la mairie de Paris, a organisé une exposition sur les grilles de la Tour
Saint Jacques basée sur les photographies de Tommy Trenchard de l’agence Panos et les témoignages
des personnes qu’il a photographiées. Cette exposition au cœur de Paris a débuté 8 ans jour pour jour
après le massacre du 28 septembre 2009 au Stade de Conakry. Cette exposition a rencontré un vif
succès sur le web. A cette occasion, la FIDH a publié un “événement” sur Facebook en invitant les
internautes à découvrir l’exposition : plus de 300 000 personnes ont été atteintes à Paris et en
région parisienne.

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Renforcement de la visibilité de la Campagne “Stop this movie” sur la situation de violations des
droits humains au Burundi

Dans le cadre de la campagne de communication “Stop this movie”, élaborée en 2016, la bande annonce
« Génocide au Burundi, le seul film dont il faut empêcher la sortie » a été diffusée, pendant une semaine,
sur un écran de Times Square à New York, ainsi que dans de nombreux cinémas français, à l’instar d’un
trailer classique.

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A2.10-11.3. Génération de trafic

Afin d’assurer un niveau de visibilité suffisant aux différentes activités de la FIDH sur
internet, un dispositif de génération de trafic et de fidélisation des internautes a été instauré
en 2016 et poursuivi en 2017. L’Action a permis de financer ce dispositif autour de plusieurs
outils :
 Mailjet, logiciel d’envoi de newsletter. Il permet d’assurer un haut niveau de délivrabilité des
newsletter. En 2016 la FIDH a envoyé 62 newsletters, en anglais, français et espagnol, à ses 45
694 contacts.
 Google Grants / Google Analytics. Google offre à toute organisation qui en fait la
demande 10 000 $ d’adwords (achat de mots-clés sur le moteur de recherche Google). La FIDH
a souscrit à ce programme et en à confié la gestion (complexe) à un consultant externe.
En 2016, le programme Google Grants a été à l’origine de 9 % des visites sur le site
de la FIDH. En 2017, nous avons renforcé notre action via le programme Google Grants en
multipliant les annonces dans les 3 langues principales de notre site internet : français, anglais
et espagnol. En 2017, le programme Google Grants a été à l’origine de 18 % des visites sur le
site de la FIDH. Le consultant a par ailleurs été missioné pour sponsoriser nos vidéos sur la
plateforme Youtube. Les annonces TrueView permettent de toucher des internautes potentiels
lorsqu'ils visionnent ou recherchent des vidéos sur YouTube et ainsi d’élargir notre cible et
d’augmenter la notoriété de la FIDH.
Deux nouveaux outils ont également été mis en place en 2017 pour multiplier la visibilité de nos actions
de communication en ligne : BuzzSumo et Canva
 BuzzSumo : Buzzsumo est un outil de veille en ligne permettant d’analyser les contenus,
identifier les influenceurs et créer des alertes dans un domaine précis ou sur un ensemble de
mots-clés. Cet outil a permis de repérer rapidement et simplement de nouveaux influenceurs,
d’augmenter le nombre de followers sur les comptes Twitter de la FIDH, de pouvoir réagir
rapidement à l’actualité et de cibler nos actions et contenus de communication en ligne pour
gagner en visibilité .
 Canva : Canva est un outil de création graphique. En effet, une image vaut mille mots. La
communication numérique passe avant tout par des visuels car l’internaute est davantage attiré
par une photo que par un texte. Canva a permis de réaliser des outils de communication visuelle
(images, vidéos, infographies…) en interne afin de pour rendre nos messages plus “esthétiques”
et ainsi booster notre visibilité sur le web.
Par ailleurs, la FIDH a poursuivi son partenariat avec l'AFP photos, l'une des plus importantes
agences photos. Il a permis à la FIDH, après la refonte de son site internet, d'illustrer chaque publication
avec une photo. Ce recours a l'image est très utile pour l'impact des publications. Ce sont également ces
images que la FIDH utilise pour les publications sur les réseaux sociaux. A l'ère du numérique, les
publications sociales sont beaucoup plus visibles et impactantes lorsqu'elles sont en effet accompagnées
d'une image.

A2.10-11.4. Production de tribunes

Pour rendre plus visibles les positionnements de la FIDH et de ses membres, la FIDH a eu
recours à des prestataires extérieurs – souvent journlistes – pour produire et/ou traduire
des tribunes détinée à la publication dans des journaux reconnus internationalement dans
leur version papier ou numérique. La FIDH et ses membres ont ainsi pu produire des
tribunes pour : dénoncer la situation de Nabeel Rajab, secrétaire général adjoint de la
FIDH, arbitrairement détenu au Barhein ; dénoncer les inégalités sociales dans l’application
de la peine de mort dans le monde.

A2.12 – Organisation de réunions stratégiques FIDH-membres pour des opérations


de communication mutualisées

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Année 1
A l’occasion du Congrès de la FIDH, une réunion sur la communication a été organisée à
laquelle ont participé 80 représentant.e.s des organisations membres de la FIDH.
L’objectif était de renforcer l’interaction de la FIDH avec ses organisations membres dans
le domaine de la communication, pour une visibilité accrue des actions du Mouvement.
L’action a permis de partager des expertises, des expériences, de sensibiliser les
organisations membres aux moyens d’action de la FIDH en terme de communication et de
renforcer leur capacité d’actions de communication.

Année 2
A2.12.1. Séminaire stratégique entre sevices communcation de la FIDH et de ses
organisations membres en Europe
La FIDH a organisé à Bruxelles les 26 et 27 avril, un séminaire stratégique auquel ont
participé 9 organisations membres européennes :
 Finnish League for Human Rights
 Ligue des droits de l'Homme (Belgique)
 Insan Haklari Dernegi (IDH)
 Human Rights Foundation of Turkey (HRFT)
 Hellenic League for human rights (HLHR)
 Association européenne pour la défense des droits de l'Homme (AEDH)
 FLAC (Free Legal Advice Centres)
 Norwegian Helsinki Committee
 Liberty
ainsi que 3 organisations basées à Bruxelles :
 Save Tibet
 ADC memorial
 Cairo Institute For Human Rights Studies (CIHRS)
Ce séminaire avait pour objectif de renforcer l’interaction avec les organisations membres,
et en particulier avec leurs services communication, pour une visibilité accrue des actions
du Mouvement. Il a en effet permis aux différentes équipes Com de se rencontrer, de
s'entendre, de partager des méthodes de travail. Surtout il a permis aux représentants Com
des organisations membres de mieux appréhender la FIDH, ses priorités, son
fonctionnement, et son organisation. Des thématiques d’intérêt commun ont pu être mises
en avant pour des actions futures de communication intégrées.

A2.12.2. Formation Twitter au bureau de la délégation FIDH à Bruxelles


Une formation Twitter a été organisée fin décembre 2017 pour tous les membres du bureau de la FIDH
à Bruxelles dans le but d’échanger sur les bonnes pratiques, les outils Twitter et de booster les
performances du compte Twitter de la délégation auprès des institutions européennes @fidh_eu.

A2.13 – Missions de contacts avec des médias influents

Année 1

Afin de renforcer les contacts et influence de la FIDH et de ses membres auprès des
méidas anglophones, hispanophones et persans :
- L’attachée de presse de la FIDH accompagnée de Mazen Darwish, directeur du Syrian
Center for Media of Expression, s'est déplacée à Londres, leur permettant de rencontrer
plusieurs journalistes de la rédaction de The Guardian, et d’aborder la question de la Syrie,

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mais aussi du Belarus, du Burundi, de l’Irak et du Yemen.

- A l’occasion du lancement du rapport et de la campagne Burundi, le président et


l’attachée de presse de la FIDH se sont rendus à New York, pour une conférence de
presse et des rendez vous avec des médias influents, dans le but d’obtenir une
couverture médiatique anglophone et surtout américaine sur la situation au Burundi. Ce
déplacement a permis une dépêche de l'Associated Press (reprise plus de 300 fois) sur le
rapport, une dépêche AFP par le bureau des Nations unies à New York, une interview avec
Al Jazeera par le président de la FIDH, plusieurs interviews du président pour BBC,
plusieurs interviews avec CBC radio Canada, une interview avec France 24, ainsi que des
rencontres avec une journaliste de Foreign Affairs, la rédactrice en chef de The Nation, et
le rédacteur en chef international du New York Times.
- Pour répondre aux souhaits de ses organisations membres d'Iran et d'Afghanistan
d'étendre la communication et l'influence de la FIDH et de ses membres dans le monde
perse, la FIDH a eu recours à un consultant pour la communication persanophone. Ce
est venu à Paris pour un échange avec les bureaux presse et communication de la FIDH
aux fins d'établir sa stratégie d'action pour 2016. Ainsi, le consultant a pu traduire de
nombreux documents en farsi, alimenter et administrer la page persanophone du site de la
FIDH, et animer le compte twitter persanophone de la FIDH. Il est en contact avec les
médias persanophones, et assure la diffusion de toutes les publications de la FIDH.
- La FIDH a eu également recours à un consultant pour la communication
hispanophone. Basé au Pérou, ce dernier a permis de cibler sur une base quotidienne les
médias de la région Amérique latine, et de développer des contacts privilégiés avec des
journalistes, et notamment avec des agences de presse comme AP et Reuters. Il a
également alimenté et administré la page hispanophone du site internet de la FIDH, animé
le compte twitter en espagnol, publié des posts Facebook en espagnol, développé et
diffusé la Newsletter de la FIDH en espagnol. Il a également pu actualiser les listes de
diffusion des rapports, permettant de mieux cibler les destinataires des interpellations
publiques. Enfin son action visait aussi à optimiser l'interaction de la FIDH avec ses
organisations membres, et notamment permettre une meilleure visibilité aux activités et
positions des ces organisations sur le site de la FIDH et sur les réseaux sociaux. Toutes
ces actions ont permis de contribuer au renforcement de la visibilité de la FIDH et de ses
organisations membres dans la région Amériques, notamment à travers la promotion et la
diffusion du rapport Nicaragua, avec le CENIDH, son organisation membre au Nicaragua,
et le rapport Honduras, sur la répression à l'encontre des défenseurs des droits humains.

Année 2

En 2017, l’Action à permis à la FIDH de continuer à renforcer sa capacité d’interaction avec


les médias et réseaux sociaux ispanophones et persans dans l’objectif d’accroitre la
visibilité de son action et de ses organisations membres et ainsi de leur influence dans ces
espaces linguistiques.
Ainsi, comme en 2016, la FIDH a eu recours à un consultant pour la communication
persanophone. Celui-ci a pu traduire de nombreux documents en farsi, alimenter et
administrer la page persanophone du site de la FIDH, et animer le compte twitter
persanophone de la FIDH. Il a permis la diffusion des publications importantes de la FIDH
dans les médias et réseaux sociaux persanophones.
La FIDH a par ailleurs continué à avoir recours à un consultant pour la communication
hispanophone. Basé au Pérou, ce dernier a permis de cibler sur une base quotidienne les
médias de la région Amérique latine, et de développer des contacts privilégiés avec des
journalistes, et notamment avec des agences de presse comme AP et Reuters. Il a
également alimenté et administré la page hispanophone du site internet de la FIDH, animé
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le compte twitter en espagnol et publié des posts Facebook en espagnol. Il a également pu


actualiser les listes de diffusion des rapports, permettant de mieux cibler les destinataires
des interpellations publiques. Enfin son action visait aussi à optimiser l'interaction de la
FIDH avec ses organisations membres, et notamment permettre une meilleure visibilité aux
activités et positions des ces organisations sur le site de la FIDH et sur les réseaux sociaux.
Toutes ces actions ont permis de contribuer au renforcement de la visibilité de la FIDH et de
ses organisations membres dans la région Amériques.

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2.3 Plan d'action 2018

Année 3 (2018)
Semestre 1 Semestre 2
Activité Mois 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Organe d’exécution
Missions de contact
Préparation FIDH
Mission de
contact au
Maroc
Exécution FIDH
Mission de
contact au
Maroc
Préparation FIDH
Mission de
contact en
Roumanie
Exécution FIDH
Mission de
contact en
Roumanie
Organisation du Congrès de la FIDH et d’échanges régionaux mi-parcours
Provision pour FIDH
le prochain
Congrès
Echanges
stratégiques
pour l’abolition
de la peine de
mort
Organisation des sessions stratégiques du Bureau international
Préparation des FIDH
3 sessions du
Bureau
International
Exécution des 3 FIDH
sessions du
Bureau
International
Consolidation des outils, du suivi et de l'évaluation de la gouvernance démocratique
Préparation du FIDH
Plan stratégique
annuel 2018
Exécution du FIDH
Plan stratégique
annuel 2018
Consultance
pour travail sur
le result
framework du
Psp
Préparation du FIDH
Rapport annuel
2017 BD
Exécution du FIDH
Rapport annuel
2017 BD

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Préparation du FIDH
Rapport annuel
2017 d'activités
Exécution du FIDH
Rapport annuel
2017 d'activités
Autres FIDH
documents
internes à la
gouvernance
Multiplication des échanges avec les bailleurs (présents et nouveaux)
Préparation FIDH
réunions avec
grands donateur
Exécution FIDH
réunions avec
grands donateur
Contacts aves FIDH
les bailleurs
Formations pour la conception de programmes FIDH - organisations membres
Préparatoon FIDH
des formations
du staff
Formations du FIDH
staff sur
conception de
programme
Fonds d'urgence pour les membres de la FIDH pour la documentation et l'action contentieuses
Soutien FIDH
matériel à des
ONG (selon
besoins)
Formations des membres aux techniques de documentation et l'action contentieuses
Préparation FIDH
séminaire sur
documentation
et plaidoyer sur
les droits des
femmes dans la
région MMO
Exécution FIDH
séminaire sur
documentation
et plaidoyer sur
les droits des
femmes dans la
région MMO
Préparation FIDH
séminaire pour
des
ONG/avocats
tunisiens sur les
mécanismes
régionaux de
protection des
droits humains

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Exécution FIDH
séminaire pour
des
ONG/avocats
tunisiens sur les
mécanismes
régionaux de
protection des
droits humains
Préparation FIDH
d’un séminaire
3
Exécution d’un FIDH
séminaire 3
Soutiens opérationnels au réseau FIDH pour la documentation et l'action contentieuse
Soutien à FIDH
documentation
pour membres
et FIDH sur
région ASEAN
Soutien à FIDH
documentation
pour membres
et FIDH sur la
Tunisie
Point focal sur FIDH
entreprises et
droits humains
Point focal sur FIDH
anti-terrorisme
et droits
humains
Point focal sur FIDH
les défenseurs
Soutien à la FIDH
production d’un
rapport sur la
lutte contre
l’impunité des
violences
sexuelles
Formations à la sécurisation des actions conjointes et mise en place de kits sécurité
sécurisation des FIDH
bureaux
déconcentrés
de la FIDH
Assurance du FIDH
staff pour
opérations en
milieu hostile
Formations du FIDH
staff pour les
opérations en
milieur hostile
Matériel de FIDH
sécurité
Interfaces de représentants d'organisations membres auprès de l'ONU

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Préparation FIDH
activités de
plaiodyer
auprès du
Conseil de
sécurité
Exécution FIDH
activités de
plaidoyer
auprès du
Conseil de
sécurité
Préparation FIDH
activités de
plaiodyer
auprès du
Conseil des
droits de
l'Homme
Exécution FIDH
activités de
plaidoyer
auprès du
Conseil des
droits de
l'Homme
Interfaces de représentants d'organisations membres auprès d'OIG régionales
Préparation FIDH
activités de
plaidoyer
auprès de
l'Union africaine
Exécution FIDH
activités de
plaidoyer
auprès de
l'Union africaine
Préparation FIDH
activités de
plaidoyer
auprès de la
CIADH
Exécution FIDH
activités de
plaidoyer
auprès de la
CIADH
Plaidoyer FIDH
auprès du
Conseil de
l'Europe
Interfaces de représentant.e.s d'organisations membres auprès de la CPI
Préparation FIDH
d'interface
auprès de la
CPI
Exécution FIDH
d'interfaces
auprès de la
CPI
Soutien à la diffusion par les membres de l'information dans l'espace public national

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Soutien selon FIDH


les demandes
Fonds de traduction pour les documents FIDH
Traduction et FIDH
editing de
document
Consultance sur FIDH
la traduction du
et vers
l'espagnol
consultance sur FIDH
la traduction du
et vers le
français
Production de supports d'interpellation pour la FIDH et ses membres
TBD
Organisation de réunions stratégiques FIDH-membres pour des opérations de communication
Préparation FIDH
séminaire sur
stratégie presse
en XXXX
Exécution FIDH
séminaire sur
stratégie presse
en XXXX
Missions de contacts avec des médias influents
Point focal sur FIDH
la presse dans
la région
Amériques
Point focal sur FIDH
la presse dans
la région ANMO
Point focal sur FIDH
la presse
persanophone

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3. Évaluation de la contribution de l’action au partenariat-


cadre

3.1. Évaluation de la contribution des activités de l’action au partenariat-cadre


L’ensemble des activités menées les deux premières années de mise en œuvre de l’Action
répondent complètement au partenariat cadre conclut entre l’Union europénne et la FIDH et
contribuent à la réalisation de ses objectifs (cf ci-après). Les activités de l’Action ont en effet
contribué au renforcement de la gouvernance stratégique et démocratique de la FIDH et de
ses capacités strcturelles et opérationnelles. Elles ont eu pour objectif de renforcer l’espace
d’action de la société civile pour promouvoir les droits humains, comme vecteur du
développement.

3.2. Évaluation de la contribution des résultats de l’action au partenariat-cadre


Le premier objectif du partenariat cadre conclut entre l’Union européenne et la FIDH
est la consolidation de la gouvernance démocratique et stratégique de la FIDH et de
sa capacité structurelle et opérationnelle. Les résultats obtenus dans le cadre de l’Action
ont d’ores et déjà beaucoup contribué à la réalisation de cet objectif. D’un point de vue
structurel, le Congrès de la FIDH en Afrique du Sud en 2016 soutenu par l’Action, a permis
d’élire le nouveau Bureau international de la FIDH composé de représentant.e.s de ses
organisations membres et d’inclure 15 nouvelles organisations dans le cadre de la
Fédération. Le nouveau Bureau a engagé en 2017 une importante réflexion pour réformer
la structure du Secrétariat international et les fonctions respectives des organes statutaires
de la FIDH. Du point de vue stratégique, les réflexions et discussions menées par la FIDH
et ses membres lors de son Congrès, de séminaires régionaux ou pays ainsi qu’à l’occasion
des sessions du Bureau international de la FIDH en 2016 ont été répercutées dans le Plan
stratégique pluriannuel de la FIDH adopté en 2017. Ce dernier place les priorités d’action
de la FIDH dans leur contexte et face aux défis liés à la protection des droits humains. Il
s’appuit sur une évaluation des activités passées de la FIDH, les souhaits des organisations
membres, la valeur ajoutée de la FIDH et les résultats attendus. Les impacts positifs de
nombreuses actions de la FIDH dans le cadre de ce Plan confirment la pertinence des
stratégies adoptées pour la protection des droits humains.
L'Action a par ailleurs permis à la FIDH de renforcer ses liens avec des bailleurs de fond et
d'identifier de potentiels partenaires financiers suceptibles de soutenir et contribuer au
développement de l'organisation.
L’Action a également fortement renforcé la capacité organisationnelle de la FIDH en
soutenant sa capacité de documentation de la situation des droits humains sur des
thématiques ou régions/pays spécifiques et de sécurisation de ses opérations. Elle
contribue également au fonctionnement de ses délégations de représentation auprès de
l’ONU et de la Cour pénale internationale.
Les résultats obtenus lors des deux premières années de mise en œuvre de l’Action
répondent également au deuxième objectif de la convention cadre, à savoir le soutien
à l’espace d’action de la société civile. Par des formations, un soutien matériel ou
opérationnel, la FIDH a ainsi pu renforcer la capacité d’action d’ONG de défense des droits
humains dans de nombreux pays (Ukraine, Mali, Guinée, Côte d'Ivoire, Soudan, Soudan du
Sud, Zimbabwe, Ouganda, RDC, Egypte, Kenya, Burundi, Sénégal, d'Afrique du Sud,
Géorgie, Tunisie, Thailande, Palestine). Ce soutien est essentiel pour permettre aux OSC
d’exister, de documenter et d’agir quand elles manquent de moyens, d’expertise, privées ou
interdites de subvention.
De manière spécique, la subvention a permis à la FIDH de former plusieurs de ses
membres à l’utilisation des mécanismes quasi-judiciaires régionaux, notamment dans

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l’objectif de dénoncer les environnements hostiles à la société civile, contraire aux droits
humains.
Dans les actions que mènent la FIDH sur le terrain en soutien de ses membres, la FIDH a
cherché à créer ou développer le dialogue entre les OSC et les autorités nationales.
L’objectf est de susciter des échanges, le cas échéant dédiaboliser les relations, et ainsi
permettre une discussions durable propice à des relations moins conflictuelles. Des
discussions qui sont parfois directement l’occasion d’appeler les autorités à déserrer l’étau
sur les OSC et à engager des politiques et pratiques favorables à leur action.
La FIDH a par ailleurs soutenu la participation de représentants d’ONG de défense des
droits humains (Burundi, Soudan du Sud, Palestine, RDC, Ethiopie, Ouganda..) au Conseil
des droits de l’Homme et Conseil de Sécurité des Nations unies et auprès des instances de
l’Union africaine. Des occasions pour ces représentants d’appeler ces institutions – par
déclaration, résolution, dialogue, subvention - à agir pour le développement
d’environnement favorables à la société civile. A l’UA, cette participation contribue au
renforcement du dialogue entre cette instance et les OSC, et agit donc directement pour un
environnement favorable aux OSC au niveau international.
La subvention a également permis à la FIDH de renforcer la voix de ses organisations
membres dans l’espace public, par des opérations de communication, une présence
rénforcée dans les média et réseaux sociaux. Cet aspect est fondamental pour permettre
aux OSC locales de se faire entendre, de contrer la rhétorique anti-société civile et droits
humains portés par certaines autorités et les médias d’État, dissiper la perception négative
sur leurs activités et agglomérer un soutien public à leur expression et action.

Enfin, les résultats de l’Action dans ses deux premières années de mise en œuvre ont
également contribué à la réalisation du troisième objectifs de la convention cadre, à
savoir la promotion des droits humains comme vecteur de développement. En premier
lieu, la documentation par la FIDH et ses organisations membres de nombreuses situations
de violations des droits humains et leur communication par voix de rapport, de plaidoyer ou
d’opération de communication a permis de saisir les autorités nationales et la communauté
internationale de ses situations et de présenter des recommandations pour y remédier. Ces
saisines ont directement contribué à des décisions protectrices des droits humains comme
la libération de défenseurs des droits humains arbitrairement détenus dans de nombreux
pays ou encore l’adoption par la Tunisie d’une loi générale contre les violences à l’égard
des femmes. Ces saisines ont également mis les organisations intergouvernementales
internationales et régionales en situation de prendre des décision en faveur de la protection
des droits humains et d’appeler les autorités nationales à protéger ces droits. Ainsi, l’Action
a contribué à des résolutions importantes du Conseil de sécurité sur la situation en
Palestine et en RDC. Elle a également contribué à de nombreuses recommandations du
Conseil des droits de l’Homme et des organes de Traités qui reprennent les préoccupations
et recommandations de la société civile s’agissant de la situation des droits humains dans
de très nombreux pays (Thailande, Chili, RDC, Palestine, Birmanie, Burundi, Mexique,
Soudan du Sud, etc) et fait en sorte que la Commission africaine des droits de l’Homme et
des peuples s’expriment sur de nombreuses situations pays, sur l’importance du respect
des droits humains dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et qu’elle adopte des
Lignes directrices sur les violences sexuelles et leur conséquence en Afrique. L’Action a
outre contribué à des déclarations et actions importantes de la Cour pénale internationale
mais aussi de juridictions nationales pour lutter contre les crimes les plus graves commis en
Géorgie, en Ukraine, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali, en RCA, au Mexique, etc. Enfin,
l’Action a suscité d’importants débats dans les médias, réseaux sociaux et au sein de la
société civile sur de nombreuses questions relatives à la protection des droits humains,
touchant notamment à des situations de conflits, de rétrécissement d’espace d’action de la
société civile ou encore à l’abolition de la peine de mort.

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4. Bénéficiaires/entités affiliées et autre coopération

4.1. Comment évaluez-vous les relations entre votre organisation et les autorités
publiques dans les pays de l’action? Comment ces relations ont-elles affecté
l’action?
Dans les deux premières années de réalisation de l'Action, les relations entre la FIDH et les
autorités publiques dans les pays de l'Action ont été bonnes.
Certaines autorités nationales ont même facilité la mise en œuvre d'activités. C'est le cas
des autorités sud africaines qui ont aidé à l'organisation du Congrès de la FIDH à Pretoria.
4.2. Le cas échéant, décrivez vos relations avec toute autre organisation impliquée
dans la mise en œuvre de l’action
Comme expliqué dans différentes sections de ce rapport intérimaire, les relations entre la
FIDH et ses organisations membres (un des groupes cibles) sont très bonnes et renforcées
du fait de la mise en œuvre de l'Action. Les organisations membres et leurs représentants
au sein du BI participent à la définition des grandes orientations politiques et des stratégies
d'action de la FIDH. La FIDH est en situation de mieux soutenir ses membres et de
renforcer leur capacité d'action et d'influence pour la protection des droits humains. Le
Secrétariat international est consolidé pour répondre au mieux aux objectifs de la FIDH et
aux attentes des membres.
Les relations entre la FIDH et les autres groupes cibles de l'Action, à savoir, les
organisations intergouvernementales internationales et régionales et la Cour pénale
internationale, les médias, les décideurs nationaux et les bailleurs de fonds et donateurs,
sont également bonnes et renforcées grâce à l'Action.

En outre, les bénéficiaires finaux de l'Action, c'est à dire le réseau FIDH et les détenteurs
de droits ont pu bénéficié des résultats déjà atteints résultant des activités menées lors des
deux premières années de mise en œuvre de l'Action.

4.4. Si votre organisation a reçu précédemment d’autres subventions UE ayant


comme objectif d’appuyer le même groupe cible, dans quelle mesure cette
action a-t-elle pu renforcer/compléter la (les) précédente(s)? (Énumérez toutes
les subventions européennes précédentes pertinentes).

L'Action a permis dans ses deux premières année de réalisation de soutenir les activités
conjointes de la FIDH et de ses organisations membres au Mali, en Guinée et en Côte
d’Ivoire pour documenter les crimes les plus graves et lutter contre l'impunité de leurs
auteurs dans ces pays. Ces activités ont permis de renforcer les actions menées par la
FIDH et ses membres dans le cadre de subventions octroyées par la DUE.

Par ailleurs, la participation de la FIDH et de représentants de ses membres au Congrès


mondial contre la peine de mort et lors de réunions et activités de la Coalition mondiale
contre la peine de mort ont permis de renforcer, par une autre activité, l'action de la FIDH et
de Ditshwanelo dans le cadre d'une subvention de l'UE pour contribuer à l'abolition de la
peine de mort dans le continent africain.

Enfin, certaines activités mises en œuvre dans le cadre de l’Action ont permis de renforcer
le programme de la FIDH soutenue par l’UE pour le renforcement de la lutte contre les
violences sexuelles et leur conséquence en Afrique.

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5. Visibilité

5.1. Comment la visibilité de la contribution de l’Union est-elle assurée dans l’action?


En interne, les représentants des membres de la FIDH, au sein de son Bureau
international, ont été informés régulièrement de la mise en œuvre de l'Action et de son
soutien par l'UE.
Les membres de la FIDH concernés sont également informés du soutien de l'UE dans les
termes de référence des activités mises en œuvre dans le cadre de l'action.
En externe, le soutien de l'UE a également été visible sur de nombreux documents et
supports de communication liés à la mise en œuvre de l'action. Ce fut notamment le cas
des documents et supports liés au Congrès de la FIDH en Afrique du Sud, permettant aux
autorités nationales, aux diplomaties présentes, aux bailleurs de fond, aux médias, aux
membres de la FIDH et à un plus large public, d'être informé du soutien de l'UE
Le soutien de l'UE à l'Action est visible dans le Rapport annuel 2016 de la FIDH.

5.2. La Commission européenne pourrait souhaiter publier les résultats des actions.
Auriez-vous des objections à la publication de ce rapport sur le site Internet
d’EuropeAid? Si tel est le cas, veuillez exposer vos objections.
La FIDH souhaiterait être avertie en cas d'éventuelle publication de ce rapport sur le site
d'Europaid en vue, le cas échéant d'avoir la possibilité de ne pas mentionner quelques
activités qui rendues publiques pourraient porter atteinte à la sécurité des représentants
des ONG membres de la FIDH. Par exemple, la FIDH pourrait souhaiter ne pas rendre
publiques les activités relatives à la sécurisation des communications et des données de Al
Haq (organisation membre de la FIDH en Palestine) ainsi que les mesures de sécurité prise
en faveur de la représentante de cette organisation auprès de la Cour pénale internationale
à La Haye.

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