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LIVRET DE CORRIGÉS

FRANÇAIS 5e
Unité 1
Séance 1
JE M’EXERCE

A. Lecture poétique
1. Ondine s’adresse au poète pour obtenir un mariage.

2.
  Vrai Faux
L’élément naturel le plus présent dans le texte est l’eau. n
Le monde d’Ondine est réel. n
Ondine vit dans l’eau. n

3. Les mots qui constituent le champ lexical de l’eau sont : « flot », « ondin », « nage », « courant », « fluide » et
« lac ».

« Chaque flot est un ondin qui nage dans le courant, chaque


courant est un sentier qui serpente vers mon palais, et mon
palais est bâti fluide, au fond du lac, dans le triangle du feu, de
la terre et de l’air. »

4. a) Dans le premier et le dernier paragraphe du poème, le phénomène météorologique qui apparait est :
¨ le vent ¨ la tempête ¨ l’orage n la pluie

b) n Il indique le début et la fin du rêve. ¨ Il indique le début et la fin de la pêche


¨ Il indique le début et la fin du mariage.

5. Le poète n’accepte pas la demande d’Ondine car il est déjà marié.

6.

Extraits Sons Effet produit

« chaque courant est un sentier


∙ ∙ assonance en /s/ ∙ ∙ Le discours est chantant.
qui serpente vers mon palais »

« C’est moi, c’est Ondine qui frôle


de ces gouttes d’eau les losanges ∙ ∙ allitération en /k/ ∙ ∙ On retrouve une certaine dureté.
sonores de ta fenêtre... »

« mes sœurs caressent de leurs


Cela recrée la voix ensorceleuse
bras d’écume les fraîches îles […] ∙ ∙ allitération en /an/ ∙ ∙
d’Ondine.
ou se moquent du saule caduc »

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7. Ce texte est un poème car :
¨ Il a des rimes. n Il possède un titre. ¨ Il est écrit en alexandrins.
n Il a des paragraphes. n Il est musical. n Il exprime des émotions.
n Il fait appel a des images.

8. Dans ce texte, le poète nous raconte son rêve. À cause de la pluie qui cogne conte la fenêtre, il s’éloigne de la
réalité. Il imagine qu’Ondine, une créature imaginaire vivant au fond des lacs dans un lieu irréel lui rend visite et
cherche à l’envoûter pour qu’il accepte de l’épouser. Et alors que le poète refuse, il se réveille. Il pleut toujours.

9. b) Sur ce tableau, on voit une femme nue, un musicien, des lions, un serpent, un oiseau.
 
c) Ces personnages se trouvent dans la jungle au milieu d’une végétation très riche.
 
d) Le titre « Le Rêve » signale que cette scène est irréelle. On imagine que la jeune femme nue sur son canapé est
transportée dans un monde tout à fait particulier. Le peintre présente un paysage extraordinaire avec des fleurs
gigantesques. Le musicien est étonnant.

e) Dans ces deux œuvres, le rêve est le moyen qui permet au personnage de se transporter dans un autre univers.
Chacun rencontre un être étrange au sein d’un univers irréel.

B. Expression écrite
Voici un exemple de paragraphe que tu aurais pu écrire :  
« Viens me rejoindre, viens. Dans mon palais aux mille 1- J’ai veillé au vocabulaire : j’ai choisi des
reflets, termes recherchés pour décrire le palais.
la vie est merveilleuse. Chaque jour, grâce à l’Amour nous
2- J’ai tenté de convaincre le poète.
profitons du spectacle qui nous entoure : les couleurs
chatoyantes de l’eau, la majesté des poissons, le silence 3- J’ai veillé à l’expression écrite : syntaxe,
apaisant des profondeurs. » ponctuation, orthographe.

Séance 2
JE DÉCOUVRE

Découvrir les modes


1. 
  à l’indicatif au subjonctif à l’impératif
Elle me supplia de recevoir son anneau. Le
verbe « supplia » est conjugé :
n

Écoute ! – Écoute !. Le verbe « écoute » est


conjugé :
n

2.
  réelle souhaitée soumise à un ordre
Écoute ! – Écoute !.
L’action d’« écouter » est :
n

Ondine voudrait que le poète la suive.


L’action de « suivre » est :
n

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JE M’EXERCE

A. Les modes
1. Les verbes conjugués à l’indicatif sont : « pleut », « entends », « roule ».

Il pleut, il pleut, bergère,


Presse tes blancs moutons,
Allons sous ma chaumière,
Bergère, vite, allons, […]

Entends-tu le tonnerre ?
Il roule en approchant,
Prends un abri bergère,
À ma droite en marchant.

Philippe Fabre d’Églantine,


Laure et Pétrarque, 1780.

2. Les verbes conjugués à l’impératif sont : « Presse », « Allons » (x 2) et « Prends ».


 
3. Les deux gérondifs sont : « en approchant » et « en marchant ».

JE DÉCOUVRE

Découvrir les temps


au futur au au passé
  à l’imparfait
simple présent simple
chaque courant est un sentier : le verbe « est » est
conjugué : n
elle pleura quelques larmes : le verbe « pleura » est
conjugué : n
...j’aimais une mortelle... : le verbe « aimais » est
conjugué : n

JE M’EXERCE

B. Les temps
Ma foi, c’est fait de moi …
 
Ma foi, c’est fait de moi. Car Isabeau
M’a conjuré1 de lui faire un rondeau.
Cela me met en une peine extrême. Passé composé
Quoi treize vers : huit en eau, cinq en ème !
Je lui ferais aussitôt un bateau.
En voilà cinq pourtant en un monceau2.
 
Faisons-en huit, en invoquant Brodeau3,
Présent
Et puis mettons : par quelque stratagème.
 
Ma foi, c’est fait.
Si je pouvais encor de mon cerveau Imparfait
Tirer cinq vers, l’ouvrage serait beau.  
Mais cependant je suis dedans l’onzième,  
Et si, je crois que je fais le douzième. Présent
En voilà treize ajusté au niveau.
Ma foi, c’est fait !

Vincent Voiture, Poésies, 1650.

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2. a) J’ai peur que tu ne comprennes pas mon explication.

b) Lis attentivement ton poème et apprends-le.

c) Reprenons notre route avant qu’il ne soit trop tard.

d) Je n’ai pas suivi ce que vous m’aviez demandé.

Séance 3

JE M’EXERCE

A. Lecture poétique
1. a) Ce texte est un poème.
¨ Il a des rimes.             n Il possède un titre.
n Il présente deux strophes.
¨ Il est musical.             n Il est écrit en vers.

b) Les mots « endosquer » et « s’emmarginer » ne sont pas dans le dictionnaire car ils n’existent pas.

c) L’écriture du poète est particulière car...


n il emploie des mots inventés.     ¨ il emploie un vocabulaire péjoratif (dévalorisant).
¨ il emploie des mots étrangers.

2. a) Il rappelle : ¨ un conte.     n une épopée.    ¨ un roman.

b) Comme pour ce genre, il emploie :


n des verbes d’action.      ¨ des phrases longues.      ¨ le vocabulaire du merveilleux.
¨ des verbes de sensation.    n des phrases courtes.     n le champ lexical du combat.

3. Il l’attrape et le plaque contre terre ;


Il le frappe et le gifle jusqu’à son drâle ;
Il le traine et le piétine et lui tire les ouillais.

4.
vers 1 à 6 Le combat
vers 7 à 10 Les derniers efforts
vers 11 à 14 La défaite
vers 15 à 20 Le mystère

5. Le mot « cerceau » signifie :

n cercle en bois, en acier flexible servant à divers usages.


¨ petit instrument pour tenir les seaux.
¨ outil utilisé par un menuisier pour limer.

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6. Vrai Faux
Aucun des mots employés par le poète n’existe. n
À cause des mots farfelus, le texte est incompréhensible. n
Par ce langage, le poète fait appel à notre imagination. n
Par ces vers, le poète critique les combats. n
7. Ce tableau a été peint par René Magritte en 1930. Il a pour titre La clé des songes. Nous pouvons observer six
cadres identiques. Ceux-ci rappellent les carreaux d’une fenêtre.
À l’intérieur de chaque cadre sont peints des objets qui portent tous un titre différent. Ces six objets se
ressemblent au niveau de leur taille. Ils sont représentés de façon réaliste.
Par exemple, dans le premier de ces cadres en haut à gauche, un œuf tout blanc est désigné par le nom acacia. En
dessous, un chapeau melon noir est accompagné du nom neige.

8. Ces deux artistes veulent amener le lecteur ou spectateur à réfléchir sur ses habitudes de langage ; il n’y a
aucun lien précis entre l’objet et le nom qu’on lui attribue, ni entre l’action et le verbe qui la nomme.

B. Expression écrite
À l’aide d’un nouveau langage, j’ai décrit une personne qui mange goulûment :

Le repas pantagruélique 1- J’ai veillé au vocabulaire : j’ai choisi des


termes recherchés pour ma description.
Elle grobaille et agnale lentement, 2- J’ai utilisé au moins une des caractéristiques
Elle se pitrogne et se patule jusqu’à posturger du poème : vers, strophes, rimes…
Elle s’émoustaille et se prévore le couloge 3- J’ai fait preuve d’inventivité en créant de
Elle déprache encore et corrit nouveaux mots.
4- J’ai veillé à l’expression écrite : syntaxe,
Enfin, elle polate. ponctuation, orthographe etc…

Séance 4
JE DÉCOUVRE

1. a) Un nom féminin qui remplace un autre nom féminin : cimaise, bixacée, moufette, frange...
b) Un verbe qui remplace un autre verbe : chaponné, se tuba, fut verdie, crocher, processionnant...
c) Un adjectif qualificatif qui remplace un autre adjectif : dépurative, sexué, pétrographique...
d) Un nom masculin qui remplace un autre nom masculin : éternueur, morio, verrat, gramen...

2. La Cigale et la Fourmi

La Cigale, ayant chanté


Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
Jean de la Fontaine, Fables, 1668
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3. Les mots surlignés sont des prépositions, des déterminants, des conjonctions, des pronoms, des verbes et un
adverbe.

JE M’EXERCE

2.
Déterminants Noms Adjectifs Pronoms Verbes
mes exemple : soirs bleus je baigner
le herbe menue me parlerai
une amour nue montera
bohémien heureux

4.
  Interjection Préposition Conjonction Adverbe

couleur rose n
couleur jaune n
couleur bleue n
couleur verte n
5.
  Adverbe Préposition Adjectif Nom Verbe Déterminant
Parfois, le poète joue avec les
mots. n
Pierre récite son poème avec
enthousiasme. n
Cet élève voudrait écrire de
beaux rêves. n
Soudain, les mots se mirent à
jaillir. n
Son inspiration était une
source inépuisable. n
Chaque page se recouvrait de
mots magiques. n

Séance 5
JE M’EXERCE

I – Étude de texte

1. a) Dans ce poème, « je » est le poète.

b) Ces vers parlent de la poésie comme le confirme le champ lexical suivant : « vers » (v.1), « mots » (v.5),
« syllabes » (v.5), « écrirai » (v.9).

2. Les caractéristiques du poème sont les suivantes :


Il a des rimes. Il possède un titre. Il est écrit en alexandrins.
Il présente deux strophes. Il est écrit en vers. Il est musical.

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3. Le titre de la première strophe pourrait être « Le souhait ».
Le titre de la deuxième strophe pourrait être « Le découragement ».
Le titre de la troisième strophe pourrait être « La solution ».
 
4.
Vrai Faux
Dans la première strophe, le poète veut écrire une lettre. n
Le poète s’évade grâce à ses vers. n
Selon le poète, écrire de beaux vers demande trop d’efforts. n
Le poète préfère écrire comme il veut. n
Le poète a peur des grammairiens. n
5. a) Le son répété plusieurs fois est le son /m/.

b) Par cet emploi, le poète veut exprimer du mécontentement.

6. À travers ces vers, le poète propose une écriture plus libre. On remarque :
¨ la présence de néologismes n un seul signe de ponctuation n l’emploi de mots courants
n un style parfois réservé à l’oral ¨ l’usage de mots familiers
 
7. Dans la phrase « Il est une autre science où je puis le confondre. », le poète fait référence à la science des mots.

8. Avec ce poème, Robert Desnos propose une poésie plus libre, délivrée des contraintes formelles. Il souhaite que
chacun écrive comme il le souhaite et surtout que cela lui permette de rêver.

II - Étude de la langue

10. Il fallait souligner les verbes conjugués puis indiquer leur mode et leur temps.

Je voudrais aujourd’hui écrire de beaux vers (conditionnel présent)  


Ainsi que j’en lisais quand j’étais à l’école (indicatif imparfait et indicatif imparfait) 
Ça me mettait parfois les rêves à l’envers (indicatif imparfait)
Il est possible aussi que je sois un peu folle (indicatif présent et subjonctif présent)  

11. Dans la première strophe, il fallait relever deux exemples pour chaque classe de mot variable grammaticale.

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12. Voici les mots invariables et leur classe grammaticale :

Mais compter tous ces mots accoupler ces syllabes Conjonction 

Me paraît un travail fastidieux de fourmi Préposition

J’y perdrais mon latin mon chinois mon arabe  

Et même le sommeil mon serviable ami Conjonction et adverbe

13. Voici les classes grammaticales des mots surlignés dans la strophe :

« J’écrirai donc comme je parle et puis tant pis Conjonction de coordination et adverbe de liaison
 
Si quelque grammairien surgi de sa pénombre Déterminant
 
Voulait me condamner avec hargne et dépit Pronom
 
Il est une autre science où je puis le confondre. »  Verbe

Séance 6
Il n’y a pas de corrigé pour cette séance. Pour t’évaluer, apprends le poème en suivant les étapes qui te sont
proposées dans ton livret de cours. Ensuite, récite-le à quelqu’un de ton entourage (ou enregistre-toi) et compare
(ou fais comparer) ta récitation à celle de la piste audio 01.

Séance 7
JE M’EXERCE

A. Lecture poétique
1.

• Ce sont des poèmes très brefs de trois vers ou tercets, d’origine


« Fenêtres ouvertes » •
japonaise privilégiant les émotions.

« Apprendre à voir » • • C’est un sizain en vers libres avec plusieurs allitérations.

Les haïkus • • C’est un poème de seize alexandrins avec des rimes suivies.

2. Les cinq sens sont très présents dans ces poèmes (vue, odorat, ouïe, toucher, goût).

« Fenêtres ouvertes » • • la vue

« Apprendre à voir » • • le toucher

Les haïkus • • l’ouïe

→ Les haïkus sont dominés par le sens du toucher.

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→ Le poème « Fenêtres ouvertes » est dominé par le sens de l’ouïe :

Fenêtres ouvertes

Le matin – En dormant
J’entends des voix. Lueurs à travers ma paupière.
Une cloche est en branle à l’église Saint-Pierre.
Cris des baigneurs. Plus près ! plus loin ! non, par ici !
Non, par là ! Les oiseaux gazouillent. Jeanne aussi.
Georges l’appelle. Chant des coqs. Une truelle
Racle un toit. Des chevaux passent dans la ruelle.
Grincement d’une faux qui coupe le gazon.
Chocs. Rumeurs. Des couvreurs marchent sur la maison.
Bruits du port. Sifflement des machines chauffées.
Musique militaire arrivant par bouffées.
Brouhaha sur le quai. Voix françaises. Merci.
Bonjour. Adieu. Sans doute il est tard, car voici
Que vient tout près de moi chanter mon rouge-gorge.
Vacarme de marteaux lointains dans une forge.
L’eau clapote. On entend haleter un steamer1.
Une mouche entre. Souffle immense de la mer.

Victor Hugo, L’Art d’être grand-père, 1877.

→ Le sens de la vue domine le poème « Apprendre à voir » étant donné l’importante quantité d’adjectifs de couleur.

Apprendre à voir

Les champs de blés mauves et les prés rouge sang


le tronc des arbres bleu le feuillage ocre ou brun
les agneaux verts les chèvres jaunes et les vaches argentées
le ruisseau de mercure et la mare de plomb
la ferme en sucre roux l’étable en chocolat
pourquoi pas pourquoi pas pourquoi pas pourquoi pas

Raymond Queneau, Battre la campagne, Ed. Gallimard, 1968.

3. Dans chaque poème, le poète souhaite nous délivrer un message.

« Fenêtres ouvertes » • • Le poète nous invite à regarder avec plus de fantaisie.

• Le poète nous fait profiter pleinement de la Nature.

« Apprendre à voir » • • Le poète nous offre une leçon de vocabulaire.

• Le poète nous décrit des paysages variés.

Les haïkus • • Le poète nous apprend à être plus ouverts au monde qui nous entoure.

4. Voici un exemple de ce qu’il était possible de rédiger.


Parmi ces poèmes, je préfère le texte de Victor Hugo « Fenêtres ouvertes ». Il nous montre comment nous devons
être attentif au monde qui nous environne. Il nous prouve que nous sommes entourés de sons variés plus ou moins
harmonieux qu’il faut apprendre à écouter, à reconnaitre.

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5. Ces trois poèmes sont intéressants parce qu’ils nous proposent, chacun à leur façon, un autre regard sur le
monde. Ils nous invitent à percevoir autrement tout ce qui nous entoure et nous prouvent que nous sommes
souvent sourds, aveugles, indifférents. Au fond, ils nous apprennent à profiter pleinement de la vie en faisant appel
à nos sens.

6. a) Ces paysages sont réalisés à l’aide de fruits et de légumes. Le poète recrée le paysage.


On trouve des gousses d’ail à la place des sacs de récoltes.
Différents fruits comme la banane ou la fraise deviennent des montgolfières.
Des poivrons verts, des brocolis rappellent des arbres.
On remarque que des épis de maïs, des concombres géants remplacent des cultures dans les champs.
Des pommes de terre se substituent aux pierres.

b) Ces deux photographies rappellent les poèmes étudiés. Ils nous apprennent à voir autrement la réalité. Les
fruits et les légumes rappellent des sensations. Par les couleurs, la vue est davantage sollicitée. On pense aussi à
des goûts. On a envie de toucher ce paysage particulier. Quant aux émotions, le spectateur éprouve beaucoup de
plaisir, de joie et de surprise à observer ce décor recréé.

B. Expression écrite
Voici un exemple de strophe que tu aurais pu écrire.
J’arrivai en haut de la colline et je découvris 1- J’ai veillé au vocabulaire : j’ai choisi des
un paysage extraordinaire. termes recherchés pour ma description.
Dans le ciel d’un bleu profond,
Se déplaçaient d’étranges ballons. 2- J’utilise un vocabulaire qui fait référence aux
Une fraise rosée, un citron luisant, différents sens.
un pamplemousse aux couleurs pastel
transportaient de minuscules nacelles.
3- J’ai utilisé des caractéristiques du poème :
Je humais des parfums surprenants. une strophe, rimes…
Et je me rappelais, nostalgique,
Les gouts acidulés de tous ces fruits magiques.
4- J’ai veillé à l’expression écrite : syntaxe,
À l’ombre des brocolis aux troncs si lisses
ponctuation, orthographe etc…
Je m’assis sur une grosse pierre.
Au toucher, je reconnus une pomme de terre.
Au loin, les champs ornaient la terre protectrice.
J’aperçus l’asperge avec sa tête violette,
De superbes épis de maïs sans voilette.
Quant aux concombres, ils me parurent sveltes*.
Quel spectacle magique !

*sveltes : minces, élancés, légers…

Séance 8
JE DÉCOUVRE

Le verbe s’accorde toujours en nombre et en personne avec son sujet.


Le sujet est parfois placé après le verbe.
On peut remplacer le sujet d’un verbe par : il, ils, elle et nous, vous.
Dans un groupe nominal sujet, le verbe s’accorde avec : le nom noyau du GN.

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JE M’EXERCE

Les vers à soie murmurent dans le mûrier


ils ne mangent pas ces mûres blanches et molles
pleines d’un sucre qui ne fait pas d’alcool
les vers à soie qui sont patients et douillets

mastiquent les feuilles avec un bruit mouillé


ça les endort mais autour de leurs épaules
ils tissent un cocon rond aux deux pôles
à fil de bave, puis dorment rassurés

En le dévidant tirent un fil de soie


dont on fait pour une belle dame une robe
belle également qu’elle porte avec allure

Quand la dame meurt on enterre la soie


avec elle et on plante, sur sa tombe en octobre,
un mûrier où sans fin les vers à soie murmurent.

Jacques Roubaud, Les Animaux de tout le monde, 1990.

2.
Ma Bohème
Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d’amours splendides j’ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.


– Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
– Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,


Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,


Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur !

Arthur Rimbaud, Cahier de Douai (1870)

3. À la première personne du pluriel :


 
Nous allumons du feu dans l’été,
Dans l’usine nous sommes poètes ;
Pour les pitres nous faisons la quête.
Qu’importe ! Nous aimons la beauté.
 
À la troisième personne du pluriel :
Ils allument du feu dans l’été, Elles allument du feu dans l’été,
Dans l’usine ils sont poètes ; Dans l’usine elles sont poètes ;
Pour les pitres ils font la quête. Pour les pitres elles font la quête.
Qu’importe ! Ils aiment la beauté. Qu’importe ! Elles aiment la beauté.

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Séance 9
JE M’EXERCE

A. Lecture poétique

1.

2.
titre du poème • • Un monde fascinant
premier paragraphe • • Un microcosme (petit monde) insoupçonné
deuxième paragraphe • • Une coquille protectrice
troisième paragraphe • • Un trésor caché

3. Les caractéristiques mises en valeur par cette citation sont :


n la taille n la couleur n la matière ¨ la solidité

4.
  la vue l’odorat le goût le toucher
À l’intérieur l’on trouve tout un monde, à boire et à manger... n
un sachet visqueux (...) qui flue et reflue à l’odeur... n
frangé d’une dentelle noirâtre sur les bords. n
Les coups qu’on lui porte marquent son enveloppe de ronds blancs,
d’une sorte de halos. n
5. a) L’allitération répétée plusieurs fois dans cet extrait est :
¨ le /r/ ¨ le /t/ n le /k/

b) L’effet recherché est :


¨ la douceur ¨ la fragilité n la dureté

6. Les caractéristiques de ce poème en prose sont :


¨ Le poème est écrit en vers. ¨ Le poème est écrit en décasyllabes.
n Le poème est descriptif. n Le poème a un titre.
n Le poème présente plusieurs paragraphes. ¨ Le poème a des rimes.
n Le poème est musical ; il joue sur les sons.

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7. a) Grâce à ce poème en prose la description de l’huître n’est pas vraiment fidèle. Le poète nous offre une vision
originale de cet objet.

b) Finalement, le poète a choisi de décrire cet objet de façon très personnelle. Il nous invite à le regarder autrement.
Le coquillage commun acquiert une véritable existence. Le poète transforme l’huître ; celle-ci devient un univers.

8. a) Le dessinateur les a modifiés afin qu’on les regarde autrement. Ces objets deviennent plus importants.
On a l’impression que le créateur dévoile ces objets. Il les révèle en mettant en valeur des aspects de ceux-ci
jusqu’alors insoupçonnés.

b) Voici un exemple de ce qu’il était possible de rédiger.


Je préfère le porte-plume fourchette car je pourrais en avoir l’utilité. Il est intéressant d’avoir un objet avec lequel
on peut manger et écrire à la fois !
Plus sérieusement, cet objet est original parce que difficilement utilisable. On ne peut pas manger avec une
fourchette dont les dents sont des plumes. Quant aux plumes, elles ne sont pas prévues pour piquer des aliments.
Je suis donc face à un objet qui n’a aucune utilité !

B. Expression écrite
Voici un exemple de rédaction sur un objet quotidien : le parapluie.
Le parapluie 1- J’ai veillé au vocabulaire : j’ai choisi des
termes précis pour réaliser une description
En tissu, en plastique, détaillée.
grand, ou petit pour être caché
dans un sac, le parapluie
apparait bien secret. Souvent 2- J’ai fait attention à l’accord sujet-verbe
coloré, le plus souvent noir, conjugué.
replié, il rappelle une jupe
plissée, ou un rideau froissé.
Difficilement, il se dévoile. 3- J’ai veillé à l’expression écrite : syntaxe,
L’ouvrir est une tâche bien ponctuation, orthographe etc…
difficile. Il aime se faire
désirer.
Délicatement, sans précipitation, mais avec une certaine
assurance, il s’agit de faire glisser l’anneau coulissant le
long du mât central en tenant fermement la poignée boisée.
Un geste trop brutal ou maladroit et l’animal se rétracte.
Pour ne pas se pincer, un clic est exigé. L’opération exige de
se mettre à l’abri du vent car le parapluie s’affole rapidement
et se hérisse en projetant ses baleines en avant.
Une fois l’objet déplié, l’on se sent totalement protégé, isolé
du monde et de ses agressions. Comme sur le toit d’une
maison, les gouttes de pluie crépitent. L’eau glisse sur le
tissu imperméable ; on dirait une fontaine. Parfois, lassé
d’être mouillé, le parapluie se féminise et sous le soleil, il
devient une ombrelle.

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Séance 10
JE DÉCOUVRE

2.
a) Il exécute ses devoirs sérieusement.
b) Dans son jardin, il fabrique un mur de briques.  
c) Je réalise l’interview de cet écrivain.
d) Il crée un poème sur la Nature.
e) Elle connait ce texte comme si elle l’avait écrit.
f) Parmi ses imitations, elle n’imite jamais de chanteuses.

3. Le verbe « faire » a plusieurs sens possibles.

JE M’EXERCE

A. La synonymie
2. L’Écolier
J’écrirai le jeudi je rédigerai le dimanche
quand je n’irai pas à l’école
j’écrirai des nouvelles j’inventerai des romans
et même des paraboles
je parlerai de mon village j’évoquerai mes parents
de mes aïeux de mes aïeules
je dépeindrai les prés je décrirai les champs
les broutilles et les bestioles
puis je voyagerai j’irai jusqu’en Iran
au Tibet ou bien au Népal
et ce qui est beaucoup plus passionnant
du côté de Sirius ou d’Algol
où tout me paraîtra tellement surprenant
que revenu dans mon école
je respecterai l’orthographe tristement

3.
a) Ce fermier détient / possède un troupeau de quarante moutons.
b) Marc éprouve une terrible peur en pensant à ce qu’il doit faire.
c) Ce livre n’est pas très long ; il compte / possède huit chapitres.
d) Ce château médiéval compte / possède quatre grandes salles.
e) Sur mon bureau, je dispose de trois dictionnaires différents.

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JE DÉCOUVRE

2. a. b. J’ai surligné chaque emploi du nom « quartier » et remplacé chacun d’eux par un autre nom tout en gardant
le même sens.
La lune en son dernier quartier La lune en son dernier croissant
Dégustait un quartier d’orange. Dégustait un morceau d’orange.
Le chat prend ses quartiers d’hiver.   Le chat prend ses gîtes d’hiver.
Les insurgés prenaient un quartier de la ville. Les insurgés prenaient un secteur de la ville.
L’homme habitait les beaux quartiers. L’homme habitait les beaux faubourgs.
La guerre ne fait pas de quartier. La guerre n’évite personne.
Il est des quartiers mal famés. Il est des endroits mal famés.
Le quartier général est prêt. Le campement général est prêt.
Mon quartier de tarte est coupé. Ma part de tarte est coupée.
Le quartier-maître rentre à pied. Le chef rentre à pied.
Noblesse ? En combien de quartiers ? Noblesse ? En combien de pièces ?

« La lune en son dernier quartier », Luc Bérimont, L’Esprit d’Enfance.

c. Nous pouvons en déduire que le nom « quartier » a plusieurs sens.

JE M’EXERCE

B. La polysémie
1. Les mots qui peuvent avoir plusieurs sens sont :

servir / manège / gorge / marcher / règle / pince.

2. a. Le mot « tables » appartient au domaine des mathématiques.


b. Le mot « table » appartient au domaine du mobilier.
c. Le mot « table » appartient au domaine du livre.
d. Le mot « affaires » appartient au domaine des fournitures.
e. Le mot « affaires » appartient au domaine de la profession.
 
3. Dans son interprétation, le violoniste a fait une fausse note.
Pour ce contrôle, Paul a obtenu une note très satisfaisante.
Maman a laissé une note où elle a inscrit les courses à faire.

106  CNED  FRANÇAIS – UNITÉ 1 – 5e