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THEME 2 – Le soleil, notre source d’énergie

CHAPITRE 6 : Le bilan thermique du corps humain

Prérequis NA EC A
Conservation et conversion d’énergie
Respiration et le rôle énergétique des aliments

Savoirs faire attendus


NA EC A
Représenter sur un schéma qualitatif les différents échanges d’énergie entre
l’organisme et le milieu extérieur.
Utiliser des données quantitatives sur l’apport énergétique d’aliments dans un
bilan d’énergie correspondant à des activités variées.

Quelle est la température du corps ? https://www.youtube.com/watch?v=mnrIsSdtDZw

L’être humain, comme un grand nombre de mammifères, est un organisme homéotherme, c’est-
à-dire que sa température interne centrale (température du noyau central) reste à une valeur constante,
aux alentours de 37° C. Cette thermorégulation repose sur un équilibre entre les apports et les pertes
d’énergie de l’organisme.

Problématique générale : comment conserver sa chaleur corporelle malgré les fluctuations du milieu ?

I/ Les échanges thermiques entre le corps humain et son milieu

 activité Padlet : quels sont les paramètres à prendre en compte pour


faire le bilan thermique du corps humain ?

Pour conserver une température stable autour de 37°C, le flux global de chaleur
du corps doit être nul, c’est-à-dire que le corps doit produire ou recevoir autant d’énergie thermique
qu’il en perd.

Les entrées d’énergie thermique sont la thermogenèse et les rayonnements infrarouges


reçus. Les pertes d’énergie thermique sont liées à la conduction, la convection, l’évaporation (par
exemple, après transpiration) et le rayonnement infrarouge émis : on parle de thermolyse.

Dans des conditions normales, l’organisme dispose de deux possibilités lui permettant
d’emmagasiner de l’énergie, la production interne et l’absorption d’énergie thermique provenant du
milieu extérieur :

- la thermogenèse (production interne d’énergie thermique) représente la principale source


d’apport d’énergie thermique à l’organisme : elle est due au métabolisme, c’est-à-dire à la
dégradation des molécules organiques des nutriments (par la respiration cellulaire et les
fermentations) qui permet la production d’énergie utilisable par la cellule (ATP).

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- l’organisme reçoit également un apport d’énergie thermique de la part de l’extérieur,


notamment par rayonnement (rayonnement thermique infrarouge émis par l’environnement
et rayonnement solaire direct ou diffusé).

Afin d’équilibrer ce gain d’énergie, l’organisme dispose de différents modes de thermolyse, c’est-
à-dire de pertes de chaleur :

- les pertes par rayonnement thermique compte tenu de sa température, le corps émet des
rayonnements infrarouges, dont la puissance est proportionnelle au coefficient d’émissivité du
corps humain. Ce mode de thermolyse représente environ 60 % des pertes d’énergie
thermique du corps humain dans des conditions usuelles.

- les pertes par convection (15 % des pertes d’énergie thermique du corps) :
o au niveau de la surface de la peau, des transferts d’énergie thermique ont lieu du corps
vers l’air extérieur (déplacement des masses d’air de températures différentes). Ces
pertes sont d’autant plus grandes que la différence de température entre la peau et l’air
est importante. Elles peuvent être réduites par le port de vêtements qui permet
l’immobilisation d’une couche d’air entre la peau et l’air extérieur (phénomène identique
avec la fourrure des animaux). Ces pertes sont au contraire augmentées par le vent
qui induit de la convection forcée ;
o la respiration pulmonaire entraine également des pertes d’énergie par convection
forcée.

- les pertes par conduction (la température de la peau peut réchauffer les molécules de
l’environnement par contact) : elles sont généralement très faibles (moins de 5 % des pertes)
et essentiellement dues au contact avec le sol.
- si ces différents modes de pertes d’énergie sont insuffisants, le phénomène d’évaporation
de l’eau transpirée (glandes sudoripares) ou diffusée à travers la surface de la peau, peut
également contribuer à la thermorégulation : lorsque la sueur (eau notamment) passe à l’état
gazeux, une grande part de l’énergie nécessaire à la vaporisation est puisée dans l’organisme.
Ce mode de thermolyse dépend beaucoup de l’activité et des conditions extérieures : il
représente en moyenne environ 20% des pertes d’énergie thermique du corps humain.

La calorimétrie directe permet de mesurer que la puissance moyenne libérée par le corps humain
est de 100 W.

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Schémas bilan à construire :

Titre : Les échanges thermiques entre le corps humain et son milieu

Titre : Le corps produit de l’énergie thermique

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Lorsque le bilan de chaleur global n’est plus nul, la température corporelle varie.

Les réactions de régulation de la température sont physiologiques (chair de poule, frissons,


transpiration, vasomotricité) et comportementales (mise à l’abri, mouvements). Elles agissent
principalement en périphérie du corps (enveloppe thermique) en réduisant ou en augmentant les
pertes de chaleur.

II/ Le corps produit de l’énergie thermique

Doc 1 et 2 page 116 : quel est le principe de la calorimétrie indirecte ?

Elle consiste à mesurer la différence entre le débit d’O2 inspiré et le débit d’O2 expiré. On
obtient ainsi le débit d’O2 consommé, qui du fait de l’équation bilan de l’oxydation respiratoire
des aliments correspond directement à la quantité d’énergie consommée par le métabolisme
de toutes les cellules de l’organisme.

Doc 3 page 116 : Quelle est la valeur de l’énergie consommée en une journée pour un adulte au repos ?

Cela correspond au métabolisme de base, c’est-à-dire 1 400 kcal par jour, pour un individu
adulte moyen au repose complet.

Doc 4 page 116 : calculez la dépense énergétique d’un adulte ayant couru 1h à 8km/h et d’un autre ayant
marché pendant 2. NB : 1 kcal = 4,184 kJ et Energie dépensée (J) = P(W) x t(s)

●Pour une personne qui court à 8 km/h, la puissance supplémentaire est de 500 W.
Elle a couru pendant 1h, soit 3 600 secondes, donc l’énergie dépensée est E = P x t = 500 x 3
600 = 1,8.106 J = 1800 kJ
1 kcal = 4,184 kJ donc 1 800 kJ = 1 800 / 4,184 = 430 kcal
Dépense énergétique totale = 1 400 + 430 = 1 830 kcal.
●Pour une personne qui marche lentement, la puissance supplémentaire est de 216 W.
Elle a marché pendant 2h, donc l’énergie dépensée est E = P x t = 216 x 2 x 3 600 = 1,55.106 J
= 1 550 kJ
1 kcal = 4,184 kJ donc 1 550 kJ = 1550 / 4,184 = 370 kcal
Dépense énergétique totale = 1 400 + 370 = 1 770 kcal.

Doc 5 page 117 : calculez l’énergie d’un plat constitué de 100g de spaghettis (avant cuisson), 50g de
sauce bolognaise et 15g d’emmental
100 g de spaghettis : 344 kcal
50 g de sauce bolognaise : (50/100) x 70 = 0,5 x 70 = 35 kcal
25 g d’emmental : 25 / 100 x 1 529 = 382 kJ = 91 kcal
Le plat entier correspond donc à un apport énergétique de 344 + 35 + 91 = 470 kcal = 1 966 kJ

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Doc 4 et 5 page 116-117 : combien de temps faudrait-il courir à 8km/h pour que l’énergie dépensée par
la course soir équivalente à celle contenue dans le plat ?

E = P x t donc t = E/P (avec E en J, P en W et t en secondes) = 63 min

Les nutriments issus de la digestion sont transformés


par les cellules au cours de la respiration cellulaire ou des
fermentations, ce qui conduit à la production de molécules
très énergétiques comme l’ATP. La synthèse d’ATP et son
utilisation, notamment par les cellules musculaires,
produisent de l’énergie thermique = thermogenèse. Tous
les nutriments ne fournissent pas la même quantité d’énergie.

Le métabolisme basal correspond à la dépense


énergétique thermique quotidienne associée aux activités
vitales (respiration pulmonaire, contraction cardiaque,
filtration rénale etc….).

Le métabolisme basal d’un corps humain (70kg) produit entre 250 et 350 kJ/h. La puissance
thermique au repos est donc de l’ordre de 100W.

L’équilibre entre nos apports nutritionnels et notre dépense énergétique dépend de notre mode
de vie

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