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Huitième séance

Les responsabilités en matière de chèque

Pour rappel, cette séance n’est pas au programme du galop d’essai.

Éléments de correction

Sommaire

1. Documents reproduits...................................................................................................................................2
1.1. Quelles sont les hypothèses de faute du tiré ?.......................................................................................2
1.1.1. Le chèque falsifié..........................................................................................................................2
1.1.2. Le chèque contrefait.....................................................................................................................4
1.2. Quelles sont les hypothèses de faute du tireur ?....................................................................................5
2. Exercices pratiques.......................................................................................................................................6
Exercice n° 1 : Le chèque falsifié................................................................................................................6
Exercice n° 2 : Le chèque contrefait............................................................................................................7

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1. Documents reproduits.

Le banquier tiré doit respecter certaines obligations. S’il ne le fait pas, il commet une faute et
engage sa responsabilité. Le tireur du chèque peut lui-même être responsable en cas de faute. L’étude des
fautes du tiré, objet principal de la séance (1.1), précédera celle des fautes du tireur (1.2).

1.1. Quelles sont les hypothèses de faute du tiré ?

La méconnaissance d’une opposition et l’absence de constatation d’une signature visiblement mal


imitée ou d’une altération sont les fautes les plus courantes. Toutefois, dans le deuxième cas (qui tient à la
vérification matérielle du chèque), on ne peut exiger de la banque les compétences d’un expert en
graphologie ; il faut donc que l’imitation soit grossière. Aussi est-il nécessaire que la banque soit capable de
déceler l’altération à la suite d’un seul examen sommaire. Au sujet de la responsabilité des banques, il faut
par ailleurs noter qu’il est très fréquent que celles-ci insèrent des clauses de non-responsabilité en cas de
perte ou de vol de formules non signalé à temps. Ces clauses sont valables.

La séance est consacrée à la responsabilité des banques en matière de vérification des chèques, ce
qui suppose de s’intéresser au chèque falsifié (1.1.1) et au chèque contrefait (1.1.2).

1.1.1. Le chèque falsifié.

Le chèque falsifié est le chèque qui a été modifié après avoir été valablement créé. La fiche propose
quelques exemples de fautes du tiré lors de la vérification de chèques falsifiés.

Dans l’arrêt de la Chambre commerciale de la Cour de cassation du 3 décembre 2002 (document


1), un assuré émet un chèque au nom de son assureur. Le chèque est détourné par un tiers, qui ajoute, après le
nom du bénéficiaire inscrit par le tireur, son propre nom. Cela implique une certaine négligence du tireur,
puisqu’il n’a pas tracé de trait après le nom du bénéficiaire désigné, permettant au faussaire de réaliser
l’ajout. La Cour de cassation ne se prononce pas sur ce point, qui était cependant soulevé par la deuxième
branche du moyen. En revanche, elle approuve la cour d’appel d’avoir considéré que le paiement fait à
l’usurpateur était irrégulier car l’examen du chèque faisait apparaître le rajout du nom du bénéficiaire.
Relevons que la pluralité de bénéficiaires est autorisée, sous forme alternative (paiement à l’ordre de X ou
Y). Le falsificateur aurait ainsi été plus éclairé de rajouter la conjonction de coordination « ou » avant son
nom. Il n’en demeure pas moins que cela ne suffira pas toujours à rejeter la faute de la banque tirée : encore

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faut-il que le rajout ne soit pas décelable, ce qui n’était pas le cas en l’espèce puisque la modification était
visible. L’autre aspect de la solution de l’arrêt traite de la question de la faute du banquier présentateur, c’est-
à-dire la banque du bénéficiaire. L’arrêt retient que la banque tirée ne pouvait opposer à la victime (le tireur)
la faute de la banque présentatrice pour s’exonérer de sa responsabilité vis-à-vis du tireur. La solution n’est
pas isolée (v. aussi Cass. com., 9 juillet 2002, n° 00-22.788). La banque tirée pourra toujours, après sa
condamnation à réparer le préjudice du tireur dans son intégralité, exercer une action récursoire contre la
banque présentatrice.

Le document 2 présente une autre illustration de faute, non du tiré, en l’espèce, mais du banquier
encaisseur, donc de la banque du bénéficiaire. C’était le bénéficiaire en l’espèce qui invoquait la faute de
son propre banquier qui n’avait pas, selon lui, suffisamment vérifié la régularité du chèque. Il s’agit d’une
problématique de responsabilité, il faut donc non seulement une faute, mais aussi un préjudice subi par celui
qui se prétend victime. Or, on imagine difficilement comment la faute de la banque du bénéficiaire peut avoir
causé un préjudice à ce dernier : si la banque a encaissé, les fonds ont été déposés sur le compte du
bénéficiaire. Le bénéficiaire a, généralement, peu de raisons de s’en plaindre. Pour comprendre le préjudice
du bénéficiaire en l’espèce, il faut revenir sur les faits particuliers de l’arrêt du 28 octobre 2008 :
Un vendeur avait vendu son véhicule par internet et avait subordonné la livraison du véhicule et des
documents du véhicule à la confirmation que le prix avait été versé sur son compte en banque. L’acheteur a
remis pour paiement, dans l’agence du vendeur, un chèque irrégulier (c’est normalement au
vendeur/bénéficiaire, en l’espèce, de faire figurer sa signature sur l’endos avant l’encaissement). La banque
du vendeur, en réceptionnant le chèque à l’encaissement, a aussitôt porté au crédit du compte du bénéficiaire
la somme inscrite, sans vérifier si le chèque ne comportait pas une anomalie apparente. Réalisant par la suite
qu’il y avait une irrégularité, la banque a contre-passé la somme. Le préjudice consistait pour le vendeur à
avoir remis le véhicule et les documents à l’acquéreur en pensant avoir été effectivement payé par virement,
ce qui n’était pas le cas. Le chèque avait été volé et l’irrégularité portait sur la signature figurant sur l’endos
du chèque : ce n’était pas la signature du remettant qui y figurait, mais celle du voleur. Pouvait-on reprocher
à la banque réceptrice de ne pas avoir vérifié l’exactitude de la signature figurant au dos du chèque ? La cour
d’appel avait considéré que non, car la banque n’aurait pas été tenue de vérifier la signature de
l’endossement.
La Cour de cassation casse et annule l’arrêt d’appel au visa des articles 1147 (anc.) et 1992 du
Code civil, et des articles L. 131-19 et s. du Code monétaire et financier. Le banquier récepteur est, sur le
fondement de ces articles, tenu de vérifier la régularité apparente de l’endos. C’est normalement
relativement facile pour la banque puisque la signature portée sur l’endos doit être celle de son client. En
l’espèce, la signature aurait du être celle du vendeur.

Dans le document 3 (Cass. com., 7 juillet 2009), la falsification du chèque portait sur le nom du
bénéficiaire et les numéros de série. Toutefois, la seule anomalie apparente était la présence d’une quatrième

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série de numéros au bas du chèque. Un chèque comporte, normalement, trois séries de numéros
(correspondant au numéro du chèque, au numéro de compte du tireur et aux codes interbancaires). Pour la
Cour de cassation, la cour d’appel a eu tort de considérer que la banque n’avait pas commis de faute en ne
relevant pas l’anomalie tenant à l’ajout d’une quatrième série de numéro. La cour d’appel avait retenu que la
banque n’avait pas l’obligation de contrôler ces numéros. Certes, il n’est dit nulle part, dans les dispositions
du Code monétaire et financier, qu’un tel devoir pèse sur le tiré. Mais l’ensemble des solutions sur la
responsabilité des banques en matière de vérification de chèque est jurisprudentielle (jurisprudence
développée sur le fondement de l’art. 1147 ancien du Code civil, c’est-à-dire de la responsabilité
contractuelle). La haute juridiction ajoute, à la liste des anomalies que la banque se doit de vérifier, les
numéros au bas du chèque.

Pour le document 4, vous trouverez un commentaire de cet arrêt (Cass. com., 30 mars 2010) au
document 5. La falsification était très subtile, la banque tirée avait débité le compte du tireur. Celui-ci lui
reprochait de l’avoir fait alors même que le compte ne contenait pas la provision suffisante. La Cour de
cassation refuse d’engager la responsabilité de la banque qui a pu, à défaut d’anomalie apparente, consentir
une facilité de caisse. En revanche, la solution eût été différente si l’encaissement avait dû emporter un
dépassement significatif du découvert, ce qui aurait été de nature à alerter la caisse sur le caractère non
authentique du chèque. La doctrine propose de voir dans cette jurisprudence ce qu’il convient d’appeler une
anomalie intellectuelle, par opposition à l’anomalie matérielle. L’anomalie intellectuelle tient au contexte
dans lequel le chèque a été émis : par exemple, le montant excessif au regard des habitudes du titulaire du
compte (cf. document 5).

1.1.2. Le chèque contrefait.

À l’inverse du chèque falsifié, le chèque contrefait est celui qui est faux dès l’origine, c’est-à-dire
le chèque sur lequel la signature du tireur a été contrefaite.

Il est important de distinguer le chèque falsifié du chèque contrefait puisqu’il y a, en terme de


régime, une différence de taille : le banquier qui paye un chèque contrefait engage sa responsabilité même
lorsqu’il n’a commis aucune faute. C’est une responsabilité de plein droit (document 7, Cass. com., 18 juin
2013).
L’arrêt illustre la confusion d’une cour d’appel à ce propos, qui avait cru avoir affaire à un chèque
falsifié alors que le chèque était contrefait, c’est-à-dire faux dès l’origine. La signature qui avait été apposée
sur le chèque était celle de l’auteur du vol des formules. Pour la Cour de cassation, la cour d’appel avait
refusé à tort d’appliquer l’art. 1937 du code civil. Cet article dispose que « Le dépositaire ne doit restituer la
chose déposée qu'à celui qui la lui a confiée, ou à celui au nom duquel le dépôt a été fait, ou à celui qui a été

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indiqué pour le recevoir ». En cas de chèque contrefait, il n’y a jamais eu d’ordre du déposant puisqu’il n’est
pas l’auteur du chèque. L’idée est que le dépositaire doit restituer la chose au déposant ou au bénéficiaire du
chèque sur demande, mais seulement sur demande ; ici, l’ordre de payer un tiers est faux, donc est considéré
comme n’ayant pas été donné. La situation est en quelque sorte plus grave qu’en cas de simple falsification.
C’est donc une responsabilité objective de la banque, qui vise à protéger le client. Il importait donc peu, en
l’espèce, que les mentions et la signature ne soient pas grossièrement altérées puisque la responsabilité de la
banque n’est pas subordonnée à la preuve d’une faute commise par elle. Toutefois, si le client de la banque
ne mérite pas de protection en raison de sa faute, la banque n’engagera pas sa responsabilité (ou plus
précisément, elle sera exonérée à hauteur de cette faute : c’est le régime de la faute de la victime).
Il peut donc y avoir un partage de responsabilité lorsque le client a commis une faute. Il peut même
y avoir une exonération totale de la banque si la faute du client constitue la cause exclusive du dommage
(document 6, Cass. com., 22 mai 2013). Dans cette espèce, le tiré et le tireur avaient tous deux commis une
faute (la banque avait commis une négligence en ne décelant pas des signatures différentes sur des chèques
émis à peu d’intervalle, la cliente avait gardé le silence alors que son compte était mouvementé par un tiers).
La Cour de cassation précise qu’il convient d’apprécier la causalité des fautes dans la réalisation du
dommage. L’arrêt est de cassation, pour manque de base légale, au visa des articles 1147 (anc.) et 1937 du
Code civil, car la cour d’appel aurait dû rechercher si la faute de la cliente n’était pas la cause exclusive du
dommage.

1.2. Quelles sont les hypothèses de faute du tireur ?

La faute du tireur est assez souvent retenue par les juges. La plus fréquente en jurisprudence est la
négligence dans la garde des formules de chèque. Cependant, la jurisprudence refuse de caractériser la faute
lorsque le client a simplement laissé un proche accéder au carnet de chèque (cf. document 5, article de
doctrine, K. Rodriguez). La faute peut tenir tant au retard dans la déclaration de perte ou de vol que dans le
retard dans le contrôle des relevés de compte, dans la mesure où ce contrôle aurait permis de constater une
anomalie.
Pour un exemple de faute du tireur s’agissant d’un chèque falsifié et non contrefait, on peut revenir
sur le document 1. Un assuré émet un chèque au nom de son assureur. Le chèque est détourné par un tiers,
qui ajoute après le nom du bénéficiaire son propre nom. Cela implique une certaine négligence du tireur,
puisqu’il n’a pas tracé de trait après le nom du bénéficiaire désigné. La Cour de cassation ne se prononce pas
sur ce point, mais l’existence d’une telle faute du tireur serait éventuellement susceptible de conduire à un
partage de responsabilité (la jurisprudence n’est pas fixée sur la question).

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2. Exercices pratiques.

Exercice n° 1 : Le chèque falsifié.

Un chèque d’un montant de 700 euros est modifié par un faussaire pour en porter le montant à
7.000 euros. La modification est indécelable. Le chèque est, par conséquent, payé par la banque. Le tireur
exige que la banque tirée lui rembourse les 7.000 euros.

La banque tirée, qui a payé un chèque dont l’altération du montant était indécelable, peut-elle être
contrainte de rembourser le montant du chèque au tireur ?

Le chèque falsifié est le chèque qui a été modifié après avoir été valablement créé. Lorsque le
chèque a simplement été falsifié, le chèque a bien été émis par le titulaire du compte auquel il est rattaché. Le
banquier dépositaire des fonds – le tiré – a ainsi reçu un ordre valablement donné par le déposant. Il est donc
impossible d’engager la responsabilité du banquier sur le fondement de l’art. 1937 C. civ. Par ailleurs,
l’article L. 131-38 du Code monétaire et financier dispose que « celui qui paye un chèque sans opposition est
présumée valablement libéré ». Toutefois, selon la jurisprudence, le tiré peut voir sa responsabilité engagée
s’il paye un chèque falsifié, à condition pour le tireur de démontrer que le tiré a commis une faute. La faute
consistera à ne pas avoir décelé une altération apparente d’une mention du chèque. La jurisprudence
considère, en effet, que la banque commet une faute lorsque l’examen du chèque fait apparaître l’anomalie
(Cass. com., 3 décembre 2002, document 1). Si le tireur a lui aussi commis une faute, il y aura un partage de
responsabilité à hauteur de la gravité des fautes respectives du tiré et du tireur.

En l’espèce, ni la banque, ni Hégésippe, n’ont commis de faute. En effet, Hégésippe ignorait que
l’antiquaire, son cocontractant, était un faussaire de talent. Par ailleurs, l’altération était indécelable ; il ne
peut donc être reproché à la banque tirée de ne pas l’avoir constatée. Or, la banque ne peut voir engager sa
responsabilité qu’en cas de faute.

En conclusion, la banque n’a pas à rembourser la somme à Hégésippe.

Précision : Le cas interrogeait sur la possibilité, pour Hégésippe, d’obtenir un remboursement de


sa banque. Vous n’aviez donc pas à traiter la question des rapports entre le tireur et le porteur du chèque. À
titre informatif, cependant, dans tous les cas, le tireur, victime de la falsification du porteur du chèque, peut
agir contre ce dernier en répétition de l’indu (Cass. civ. 1 re, 3 novembre 2016, n° 15-17.477). En l’espèce, le
faussaire s’est enrichi injustement ; le tireur dispose d’une action contre lui pour le montant de 6.300 euros.

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D’autres éléments correspondent à des difficultés annexes, peu pertinentes au regard de la
question posée :
- L’article L. 163-3 du C. mon. et fin. condamne l’auteur d’une falsification ou d’une contrefaçon d’un
chèque à une peine de sept ans d’emprisonnement et à une amende de 750 000 €.
- L’article L. 131-58 prévoit qu’en cas d’altération du texte du chèque, les signataires postérieurs à cette
altération sont tenus dans les termes du texte altéré ; les signataires antérieurs le sont dans les termes du
texte originaire.

Exercice n° 2 : Le chèque contrefait.

Le titulaire d’un compte bancaire, Hégésippe, constate que sa banque a payé un chèque de 1.100
euros qu’il n’a pas émis. Il avait perdu une formule de chèque il y a quatre mois mais n’a pas informé la
banque de cette perte. La signature figurant sur le chèque payé par la banque n’est pas du tout celle
d’Hégésippe. La banque s’interroge sur la situation.

Lorsque le banquier tiré paie un chèque revêtu d’une fausse signature dont l’anomalie est
apparente, peut-il obtenir un partage de responsabilité si le tireur est fautif ?

Le tiré ne doit payer que les chèques qui comportent la signature du tireur. Par principe, lorsque le
chèque est contrefait, i.e. lorsque la signature est fausse, la banque est responsable de plein droit, c’est-à-dire
même si elle n’a pas commis de faute (Cass. com., 3 janvier 1978 ; Cass. com., 18 juin 2013, n° 12-15.612,
document 7). La solution repose sur l’article 1937 du Code civil, selon lequel « le dépositaire ne doit
restituer la chose déposée qu’à celui qui la lui a confiée, ou à celui au nom duquel le dépôt a été fait, ou à
celui qui a été indiqué pour le recevoir ». Or, les chèques revêtus dès l’origine d’une fausse signature, n’ont
eu à aucun moment la qualité légale de chèque ; le banquier, dépositaire des fonds de son client, s’est
dessaisi des sommes déposées sans ordre véritable du déposant. Le tiré qui manque de cette façon à ses
obligations de dépositaire devra contre-passer la somme au crédit du compte de son client.
Toutefois, le tiré peut obtenir une exonération, partielle ou totale, en invoquant une faute commise
par le tireur. Si la banque n’a pas commis de faute, par exemple parce que la signature contrefaite était
parfaite, indécelable, et que son client a commis une faute (ex : défaut de surveillance des formules de
chèque), la perte sera supportée entièrement par le client s’il est démontré que cette faute est la cause
exclusive du dommage (Cass. com., 22 mai 2013, n° 12-15.672, document 6). Si la banque tirée et son client
ont chacun commis une faute, la perte sera partagée entre la banque et son client à proportion de la gravité de
leur faute respective. L’appréciation de la gravité des fautes relève du pouvoir souverain d’appréciation des
juges du fond.

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En l’espèce, la banque n’a pas vérifié l’exactitude de la signature, et cette signature n’était pas du
tout la même que celle d’Hégésippe. L’anomalie était donc apparente. Quant au client, il n’a pas signalé le
vol de la formule de chèque. Dans les deux cas, il s’agit d’un comportement anormal ; le tiré et le tireur ont
chacun commis une faute. La banque a donc intérêt à invoquer la faute du tireur pour obtenir un partage de
responsabilité.

En conclusion, la perte sera partagée par la banque et par le client à proportion de la gravité de leur
faute respective.

Précision : Le cas nous invitait à répondre aux interrogations de la banque (« Le Crédit Gâtinais
vient vous consulter » ; « Que pensez-vous [que la banque] devrait faire ?). Il était donc inutile de traiter la
question du recours du tireur contre le faussaire.

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