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Cours de Comptabilité des entreprises (40h)

Introduction :

1- Définition et Historique de la comptabilité

2- Les sources de l’information dans l’entreprise

3- La place de la comptabilité dans l’entreprise

Première Partie : La Technique comptable

I- Le compte

1- Définition

2- Rôle et règle d’enregistrement

II- La comptabilité à partie double

III- Les supports comptables

1- Le journal

2- Le grand livre

3- La balance
IV- Le plan comptable

1- Notion du plan comptable

2- Présentation du plan comptable : définition des classes et

des comptes principaux

V- Le processus comptable

1- Description des opérations comptables de fin d’exercice

2- Calcul des résultats et établissements des documents de

fin d’exercice

Deuxième partie : La gestion comptable

I- Etude et analyse du bilan

II- Etude et analyse des autres documents de fin d’exercice

III- Initiation au calcul des couts


Introduction

1- Définition et historique de la comptabilité

A- La comptabilité est définie comme étant un système d’organisation de l’information

financière permettant de saisir, de classer, et d’enregistrer des données de base chiffrée

et de présenter des états reflétant une image fidèle du patrimoine, de la situation

financière et du résultat de l’entité à la date de clôture. Elle remplit trois fonctions

distinctes et complémentaires.

- Instrument de preuve : ce qui lui confère une forte empreinte juridique

- Technique de bonne gestion qui lui permet de connaitre à tout moment le détail de ses

créances et de ses dettes.

- Outil de communication par les parties prenantes de l’entité qui sont les actionnaires, les

dirigeants, les salariés, les investisseurs, l’Etat, les banques (ou les préteurs).

De ces définitions, il faut retenir plusieurs aspects de la comptabilité :

- La comptabilité est un langage car étant un outil de communication ;

- La comptabilité est une science et une technique car reposant sur des règles plus ou

moins complexes dont la maitrise nécessite un certain savoir-faire.

- La comptabilité est un système car étant de plus en plus organisée et standardisée.

B- L’histoire de la comptabilité et l’évolution de sa technique et de ses objectifs sont liés au

développement du commerce et de l’industrie d’une part et d’autre part aux besoins qui

sont apparus successivement. Les contacts économiques entre les Hommes ont

immédiatement nécessités de garder une trace de ces transactions.


Des traces d’écritures comptables ont ainsi été retrouvées dans diverses civilisations

notamment grecques, égyptiennes et romaines. Jusqu’au moyen âge, la comptabilité était

sommaire, brève (recette- dépense- solde)

Les aspects patrimoniaux de la comptabilité sont apparus à partir de 1340 en Italie et surtout

avec l’instauration de la comptabilité à parties doubles et des principes comptables par Luca

Pacioli en 1494. La seconde évolution de la comptabilité date de l’ère industrielle

caractérisée par l’afflux très important de capitaux et surtout avec l’apparition des outils de

gestion interne à l’entreprise.

Les efforts de normalisation pour accroitre la confiance des préteurs et investisseurs date de

cette époque. La comptabilité de gestion, aussi, y a connu son essor surtout dans les pays

anglo-saxons.

2- Les sources de l’information dans l’entreprise

L’information est une donnée transférée et structurée de manière intelligible pour être

diffuser et communiquer à des interlocuteurs qui ont les moyens de la comprendre et de

la décoder. L’information est donc un service immatériel qui a pour but d’apporter au

destinataire un renseignement, une connaissance qu’il ne possédait pas encore. Son

objectif est d’éclairer le récepteur afin de l’assister dans sa prise de décision et aussi de

l’aider à solutionner ses problèmes.

Il existe une multitude d’informations pouvant provenir de domaines divers et variés.

En effet l’information peut provenir de différentes sources qui peuvent être légales/illégales,

formelles/informelles, orales/écrites, internes/externes. Toutes fois, il est primordial de

déceler dans cette diversité de sources d’informations celles qui sont les plus pertinentes et
les plus utiles pour l’entité. Elles doivent donc être de sources fiables, exhaustives, précises,

de qualité et répondre à des besoins et objectifs réels pour l’entreprise.

3- La place de la comptabilité dans l’entreprise

La comptabilité occupe une place fondamentale dans l’entreprise car jouant un rôle

indispensable dans la vie de celle-ci. En effet depuis sa constitution (création), jusqu’à sa

dissolution (avec ou sans liquidation), en passant par sa croissance ou développement,

l’entreprise se sert toujours de ses données de base chiffrées à travers ses comptabilités

pour faire face aux différents besoins et défis qui se dressent à elle. Non seulement la

comptabilité joue un rôle indispensable à travers ses différents fonctions étudiés plus haut,

mais aussi elle constitue une obligation pour toute entité au terme de l’article 2 de l’acte

uniforme de l’OHADA relatif au droit comptable et à l’information financière.

Selon cette disposition, sont astreintes au terme d’une comptabilité :

- les entités soumises aux dispositions de l’acte uniforme relatif au droit des sociétés

commerciales et aux GIE (groupement d’intérêt économique)

- les entités soumises aux dispositions de l’acte uniforme relatif au droit des sociétés

coopératives.

- Les entités publiques, para publiques, et plus généralement celle produisant des biens

marchands, non marchands, dans un but lucratif ou non lucratif.


Première Partie : la technique comptable

I- Le compte :

1- Le compte est la plus petite unité retenue pour le classement et l’enregistrement des

opérations comptables. Le compte est un numéro qui renvoie à un intitulé. Il est un

tableau constitué de deux parties. Pour couverture la partie du gauche est appelée

débit et celle de droite est appelée crédit. Il existe plusieurs tracés de compte :

- Le compte schématique ou en T

Intitulé

Débit Crédit

1000 100

500 SD= 1400

TOTAL 1500 TOTAL 1500

- Le compte à colonnes séparées

N° ET INTITULE COMPTE

Débit Crédit
Date libellé montant Date libellé montant

02/12 achat 1000 04/12 Règlement 100

08/12 achat 500

- Le compte à colonnes mariées


N° ET INTITULE COMPTE

Date libellé Montant solde

02/12 achat Débit crédit débit crédit

04/12 règlement 10000 - 10000

08/12 achat - 100 900

400 - 1400

Il existe des comptes principaux, divisionnaires, auxiliaires. Le compte sert de support

à tous les enregistrements des opérations de l’entité affectant un élément du patrimoine en

contribuant à la formation du résultat. Il existe deux grandes catégories de compte :

- Les comptes de bilan

- Les comptes de gestion

Les comptes de la classe de 1 à 5 représentent les comptes de bilan tandis que les comptes

des classes 6,7 et 8 représentent les comptes de gestion ou de résultat. Les comptes sont

subdivisés en classes, il existe 9 classes allant de 1 à 9.

La liste des comptes :

- Classe 1 : comptes des ressources durables

- Classe 2 : comptes d’actifs immobilisés

- Classe 3 : comptes de stocks

- Classe 4 : comptes de tiers

- Classe 5 : comptes de trésorerie

- Classe 6 : comptes de charges


- Classe 7 : comptes de produits

- Classe 8 : comptes de charges et de produits hors activité ordinaire (HAO)

- Classe 9 : comptes d’engagement et de comptabilité analytique ou de gestion

2- Les comptes augmentent et diminuent par les inscriptions qui sont portés au crédit et

au débit. Les comptes de charge et d’actifs du bilan augmentent par le débit et

diminuent par le crédit. Par contre les comptes de produits et de passif du bilan

augmentent au crédit et diminuent au débit.

- Les comptes d’actif du bilan : (classe 2) ; quelques comptes de la classe 4 (les comptes de

créances de la classe 4), les comptes de la classe 3 et les comptes de la classe 5.

- Les comptes de passif du bilan : compte de la classe 1 et les comptes de dettes de la

classe 4.

II- La comptabilité à partie double

A ses débuts, la comptabilité se faisait à partie simple, c’est-à-dire que l’enregistrement

d’une écriture comptable ne nécessitait qu’un seul compte. C’est ensuite qu’apparut le

système de la comptabilité à partie double.

Cette dernière signifie que l’enregistrement d’une écriture comptable nécessite au moins un

compte au débit et au moins un compte au crédit. Elle signifie aussi que le total des

mouvements (écritures) portés au débit doit être égal au total des mouvements portés au

crédit.
Les mouvements portés au débit sont appelés emplois, tandis que ceux portés au crédit sont

appelés ressources. Donc à chaque emploi, il faut une contrepartie appelée ressource et

vice versa. 

Exemples :

- Encaissement d’une somme de 2millions à la banque provenant d’une vente de

marchandises à un client.

Emploi : encaissement à la banque

Ressources : vente de marchandises

- Paiement par chèque bancaire de 200.000 frs de la facture téléphonique du mois de

mars.

Emploi : facture téléphonique

Ressource : chèque bancaire

III- Les supports comptables ;

Au terme de l’article 19 de l’acte uniforme de l’OHADA relatif au droit comptable et à

l’information financière, les livres comptables et autres supports dont la tenue est

obligatoire sont :

- Le livre journal

- Le grand livre

- La balance générale des comptes


- Le livre d’inventaire

1- Le livre journal

C’est un document dans lequel sont inscrits les mouvements de l’exercice (l’année)

enregistrés en comptabilité de manière exhaustive et chronologique, opération par

opération dans l’ordre de leur date de valeur comptable. Cette date est :

- celle de l’émission par l’entreprise de la pièce justificative,

- celle de la réception par l’entreprise des pièces justificatives externes.

Notons que chaque opération donne lieu à un article du journal. Il existe deux types

d’articles :

 Un article simple (deux comptes au maximum ; un au débit et un au crédit)

 Un article composé (plusieurs comptes au débit et ou au crédit)

Chaque article doit comprendre :

- Une date ;

- Le numéro du compte débité ;

- Le numéro du compte crédité ;

- L’intitulé du compte débité ;

- L’intitulé du compte crédité ;

- Le libellé ;

- Le montant du compte débité ;

- Le montant du compte crédité 


Exemple de journal :

Date

N° cpte débité Intitulé cpte débité Mt débit

N°cpte crédité Intitulé cpte crédité Mt crédit

Libellé

Exemple :

05/10 : achat de marchandises (601) chez le fournisseur Diop (401), montant 500.000

10/10 : avance sur commande à la CFAO (252), par chèque bancaire (521), montant

10.000.000.

15/10 : vente de marchandises (701) au client Ndiaye (411), montant 1.500.000

22/10 : virement reçu du client Ndiaye (411) dans le compte bancaire (521), montant

1.000.000, et le reste de la facture payé à la caisse (571)


débit crédit 05/10 Montant débit Montant crédit

601 achat marchandises 500.000

401 fournisseur 500.000

facture N°

10/10

252 Avance sur commande 10.000.000

521 Banque 10.000.000

Chèque N°

15/10

411 Client 1.500.000

701 Vente de marchandise 1.500.000

Facture N°

22/10

521 Banque 1.000.000

571 Caisse 500.000

411 Client 1.500.000


Virement N°

Pièce de caisse N°

22/10

521 Banque 1.000.0000

411 Client 1.000.000

Virement N°

22/10

571 Caisse 500.000

411 Client 500.000

Pièce de caisse N°

2- Le grand livre :
Le grand livre est un document comptable constitué par l’ensemble des comptes de l’entité

ou sont reportés ou inscrits simultanément au journal compte par compte les différents

mouvements de l’exercice. Il est un document de synthèse, de regroupement de l’ensemble

des comptes mouvementés dans l’exercice.

Exemple : Considérons le journal suivant

Débit Crédit Débit Crédit

Date

252 10.000.000

521 10.000.000

Date

401 400.000

521 400.000

Date

601 1.800.000

401 1.800.000

Date

6.000.000

411 6.000.000

701

Date

245 3.800.000

252 1.000.000
527 2.800.000

Date

521

411 1.800.000

1.800.000

252 527

10.000.00 10.000.000 11.000.000

0
10.000.000

400.000

SC ; 20.400.000 20.000.000


401

400.000 1.500.000

SC : 1.100.000

601

1.500.00

0
SD : 1.500.000

411

6.000.000 15.000.000

SC : 9.000.000

701

SC : 6.000.000 6.000.000

245

3.800.000 SC : 35.000.000

3- La balance générale de compte :

La balance est un document comptable qui regroupe l’ensemble des comptes établis à partir

du grand livre et dans l’ordre du plan comptable. Elle fait apparaitre à la clôture de l’exercice

pour chaque compte :


- Le solde débiteur ou créditeur à l’ouverture de l’exercice (1 er janvier) ;

- Le cumul des mouvements débiteurs et des mouvements créditeurs depuis l’ouverture

de l’exercice (obtenu à partir du grand livre) ;

- Le solde débiteur ou créditeur à la date considérée (forcement à la fin de l’exercice 31

décembre).

La balance est un moyen permettant de s’assurer que les écritures ont été enregistrées selon

le principe de la comptabilité à partie double. Elle est aussi un instrument de contrôle

permettant de vérifier l’égalité des totaux des écritures du livre journal et ceux du grand

livre. Elle se présente sous forme de tableau à plusieurs colonnes indiquant pour chaque

compte :

- Le numéro ;

- L’intitulé correspondant ;

- Le solde d’ouverture : débiteur ou créditeur ;

- Les montants totaux des mouvements : débit et crédit ;

- Le solde de clôture : débiter ou créditer ;

Il existe une balance une balance à six (6) colonnes et une à huit (8) colonnes.

- Balance à 6 colonnes :

Mouvement de la période Solde clôture


N° Compte Intitulé débit Crédit Débit Crédit

- Balance à 8 colonnes :

Mouvement de la période Solde clôture


N° Compte Intitulé débit crédit Débit Crédit

IV- Le plan comptable :

Le plan comptable ou le plan des comptes du système comptable OHADA est l’ensemble des

comptes définis et identifiés par un numéro et un intitulé. Toute entité exerçant des activités
économiques au sein de l’espace OHADA doit recourir au plan des comptes normalisés dont

la liste figure dans le système comptable OHADA (SYS COHADA). Le plan comptable

comprend 9 classes numérotées de 1 à 9. Les 8 premières classes sont réservées à la

comptabilité générale tandis que la comptabilité des engagements et la comptabilité

analytique de gestion se partagent la dernière classe. Les classes 1 à 5 se rapportent au bilan,

les classes 6 et 7 enregistrent les charges et les produits des activités ordinaires tandis que la

classe 8 enregistre les charges et les produits hors activité ordinaire. Les trois dernières

classes participent à la formation du résultat de l’exercice.

Chaque classe contient en général dix (10) comptes à deux (2) chiffres appelés comptes

principaux dont le premier terme par zéro (0) et le dernier par 9.

Exemple : classe 1 compte 10 à 19

Classe 4 comptes 40 à 49

Au-delà de deux chiffres, les subdivisions se limitent à neuf portions. Ce qui signifient que

chaque compte principal peut être subdivisé en neuf comptes de trois chiffres appelé

compte divisionnaire dont le premier se termine par 1 et le dernier par 9, sauf les comptes

principaux 49 et 59 dont le premier se termine par 0. On dit que ce sont des comptes 10.

Chaque compte divisionnaire peut être divisé en neuf comptes de quatre chiffres appelés

compte, sans autre qualification.

Le plan comptable a été construit suivant une logique et une pédagogie qui justifie

l’apparition de certaines particularités que sont des constances et des parallélismes.

 Les constances :
Des constances sont retenues dans la numérotation des comptes. Il s’agit

principalement des chiffres 8 et 9.

- Le chiffre 8 : lorsqu’il est placé en troisième ou quatrième position, il fait appel souvent à

un compte résiduel ou divers, destitué aux opérations qui n’ont pas trouvés leur place

dans les 7 catégories précédentes.

Exemple : 168 : autres emprunts et dettes

245 : autres matériels de transport

- Le chiffre 9 : placé en deuxième position est appelé un compte provisoire. S’il s’agit d’un

compte de gestion, on l’appelle une dotation ou une reprise (de provision), s’il s’agit d’un

bilan, on l’appelle une provision ou une dépréciation. Placé en troisième position, le

chiffre 9 appelle à un sens opposé des autres comptes.

Exemple : 139 : résultat perte du compte 13

409 : qui doit avoir un solde débiteur à l’opposé des autres comptes 40.

 Les parallélismes :

Pour les mêmes raisons, c’est-à-dire logiques et pédagogiques, une

numérotation parallèle est retenue pour des opérations de sens contraires mais de même

nature.

Exemple : 601 : achat de marchandise ; 701 : vente de marchandise

65 : autres charges ; 75 : autres produits

67 : charges financières ; 77 : revenu financier

69 : dotation de provision ; 79 : reprise de provision


V- Le processus comptable :

1- Description des opérations comptables de fin d’exercice :

En fin d’exercice, les entreprises procèdent à des écritures de régularisation appelées issues

des travaux d’inventaires de fin d’exercice. Ces écritures concernent essentiellement les

amortissements, les provisions, et les redressements divers.

A- Les amortissements :

L’amortissement se définit comme étant la dépréciation ou l’amoindrissement de la

valeur d’un bien qui se déprécie de façon certaine et irréversible avec le temps, l’usage, ou

en raison du changement de technologie, de l’évolution des marchandises ou de toutes

autres causes.

L’amortissement consiste pour l’entité à répartir le montant amortissable du bien sur sa

durée d’utilité selon un plan prédéfini.

La base amortissable d’un bien s’entend de la différence entre le cout d’entrée de ce bien et

de sa valeur résiduelle prévisionnelle.

Exemple : une camionnette achetée par une entreprise à 10.000.000fr, a été transportée à

500.000fr jusqu’au lieu indiqué. L’entreprise suppose que le bien lui serve pendant 5ans et

que sa valeur en ce moment ce sera de 2.000.000.


Sa base amortissable est de 8.500.000. La durée d’entité est le délai pendant lequel l’entité

entend se servir du bien. Elle est définit en fonction de l’entité attendue du bien pour

l’entité.

Différents modes d’amortissement peuvent être utilisés pour répartir de façon

systématique, le montant amortissable d’un bien sur sa durée d’utilité. Nous avons : le mode

linéaire, le mode accéléré, et le mode dégressif. La date d’acquisition est la date de

facturation ou de livraison. La date de mise en œuvre est la date à partir de laquelle le bien

entre dans un processus d’exploitation. Selon le mode d’amortissement retenu, le point de

départ du calcul des amortissements peut être

- Le premier jour du mois d’acquisition par le système dégressif ;

- La date de mise en service ou d’acquisition par le système linéaire ou accéléré ;

L’annuité d’amortissement d’un bien est le montant d’amortissement de ce bien sur un

exercice donnée. Il est souvent calculé en multipliant la base amortissable ou la valeur

comptable nette par un coefficient appelé taux d’amortissement qui est souvent exprimé

sous forme de fraction ou de pourcentage. Le taux est calculé en fonction de la durée

d’utilité du probable.

Exemple : un bien amorti sur 100 à comme taux d’amortissement 100/5 ou 20%.

La valeur comptable nette est la différence à une date donnée entre le cout d’entrée du bien

et le total des amortissements pratiquées jusqu’à cette date.

Application : une entreprise acquiert le 01/03/N du matériel industriel à 50.000.000fr hors

TVA 18%. Elle décide d’amortir le bien sur une durée d’utilité de 10ans avec une valeur

résiduelle de 5.000.000
TAF : 1- Calculer la base amortissable sachant que le bien entre dans le patrimoine en TTC

(toute taxe comprise) ;

2- Calculer la 1ère et la 2ème annuité ;

3- Présenter le tableau d’amortissement.

Base amortissable = 59.000.000 – 5.000.000= 54.000.000

La 1ère et la 2ème annuité :

Taux d’amortissement= 100/10 ou 10%

54.000.000*10/100= 5.400.000

1ère annuité= 5.400.000*10/100= 4.500.000

Tableau d’amortissement :

Années Annuités Cumul Valeur

amortissements comptable

nette (VCN)
N 4.500.000 4.500.000 54.500.000

N+1 5.400.000 9.900.000 49.100.000

N+2 5.400.000 15.300.000 43.700.000

N+3 5.400.000 20.700.000 38.300.000

N+4 5.400.000 26.100.000 32.900.000

N+5 5.400.000 31.500.000 27.500.000

N+6 5.400.000 36.900.000 22.100.000

N+7 5.400.000 42.300.000 16.700.000


N+8 5.400.000 47.700.000 11.300.000

N+9 5.400.000 53.100.100 5.900.000

N+10 900.000 54.000.000 5.000.000

 L’amortissement linéaire est l’un des modes d’amortissements autorisé par la

législation fiscale. C’est le système d’amortissement de droit commun. Cela signifie

que toutes les entreprises peuvent pratiquer ce système sans aucune formalité

requise. Il s’agit de :

- De fixer pour chaque bien ou immobilisation la base amortissable, la durée d’utilité

prévisionnelle (DUP) ;

- De déterminer le taux d’amortissement en pourcentage en fonction de La DUP ;

- A la fin de la DUP, la valeur résiduelle sera égale à 0 ou à un montant déterminé au

préalable.

Application : Calculer les annuités d’amortissement de l’exercice N à partir des injonctions

suivantes :

Véhicule acquis et mise en service le 01/05/N prix d’achat TTC : 1.200.000

DVP : 4ans

Immeuble mis en service le 01/10/N, prix d’achat : 50.000.000

DVP : 25ans

Valeur résiduelle : 5.000.000

Matériel industriel mis en service le 01/12/N

PA= 90.000.000
DD+FT= 8.500.000

DVP= 10ans

TVA=18%

Le bien entre en prix TTC dès le

VR = 10.000.000

 Le mode dégressif à taux décroissant consiste à amortir le bien ou l’immobilisation

selon une note authentique décroissante par l’application d’un taux décroissant à la

base amortissable. Il est utilisé lorsqu’il permet au mieux de traduire le rythme de

consommation des avantages économiques attendus. Le taux décroissant est obtenu

en faisant le rapport entre le nombre d’années restants à courir jusqu’à la fin de la

DOP du bien et de la somme des numéros d’ordre de l’ensemble des années.

 Amortissement par unité d’œuvre (de production), ce mode d’amortissement

consiste à répandre la base amortissable en fonction d’unité d’œuvres qui prennent

en tête le nombre de produit fabriqué, le nombre d’élément parcouru, le nombre

d’heures de fonctionnement d’une machine, le nombre d’heures de travail. L’annuité

d’amortissement est obtenue en multipliant la base par le rapport entre le nombre

d’unités d’œuvres consommés durant l’exercice et le nombre total d’unités d’œuvres

prévues.

 Le système dégressif fiscal peut faire l’objet d’amortissement dégressif : les biens

d’équipements neufs destinés à être utilisés dans le cycle d’exploitation ou de

production et ayant une DVP égale au moins à 5ans. Le taux d’amortissement retenu
 dans le système dégressif fiscal est calculé en appliquant au taux linéaire un

coefficient fixé par la législation fiscale en fonction de la durée de vie.

Durée de vie Coefficient

5ans 2

< 5ans 2.5

L’annuité d’amortissement est obtenue en appliquant le taux d’amortissement dégressif

retenu non pas à la valeur d’entrée du bien comme dans le système linéaire, mais à la valeur

restante à amortir en début d’année.

Application :

1- Amortissement linéaire :

Une entreprise acquiert et met en service un matériel de transport d’une valeur de

20.000.000frs hors TVA déductible pour une durée d’utilité de 4ans avec une valeur

résiduelle de 2.500.000frs. Acquis et mis en service le 01/04/N.

Présentez le tableau d’amortissement :

Année Annuité Cumul VCN

amortissement
N 3.281.250 3.281.250 16.718.750
N+1 4.375.000 7.656.250 12.343.750
N+2 4.375.000 12.031.250 7.968.750
N+3 4.375.00 16.406.250 3.593.750
N+4 1.093.750 17.500.000 2.500.000
2- Un matériel industriel acquis et mis en service le 01/07/N à 50.000.000 hors TVA

déductible et amorti sur une DU prévisionnelle de 5ans suivant le système dégressif à

taux décroissant.

Années Annuités Cumul VCN

amortissement
N 16.666.667 16.666.667 33.333.333
N+1 13.333.333 30.000.000 20.000.000

N+2 10.000.000 40.000.000 10.000.000

N+3 6.666.667 46.666.667 3.333.333

N+4 3.333.333 50.000.000 0

3- Un matériel industriel acquis et mis en service le 01/01*N à 75.000.000frs hors TVA

déductible est amorti sur une DUP de 10ans avec une VR de 10.000.000 suivant le

système par unité d’œuvre conformément au ci-après

Anné 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

e
UO 25M 15M 18M 22M 17M 20M 16M 1.4M 1.2M 9M

Année Annuité Cumul VCN

amortissement
N 7.500.000 7.500.000 67.500.000
N+1 6.000.000 13.500.000 61.500.000
N+2 5.500.000 19.000.000 56.000.000
N+3. 8.000.000 27.000.000 48.000.000
N+4 6.500.000 33.500.000 41.500.000
N+5 8.000.000 41.500.000 33.500.000
N+6 6.000.000 47.500.000 27.500.000
N+7 7.000.000 54.500.000 20.500.000
N+8 6.000.000 60.500.000 14.500.000
N+9 4.500.000 65.000.000 10.000.000
4- Un matériel industriel d’une valeur de 72.000.000frs hors TVA déductible a été acquis

le 01/04/N et amorti sur une DVP de 5ans suivant le système dégressif fiscal.

Années Annuité Cumul VCN

amortissement
N 21.600.00 21.600.000 50.400.000

0
N+1 20.016.00 41.770.000 30.240.000

0
N+2 12.096.00 53.856.000 18.144.000

0
N+3 9.072.000 62.928.000 9.072.000
N+4 9.072.000 72.000.000 0

Comptabilisation des amortissements :

1- Système linéaire

Pour comptabiliser les annuités d’amortissement, il convient de constater en comptabilité

une consommation partielle d’immobilisation en débitant un compte de charge :

- Le compte 681 dotation aux amortissements d’exploitation (DAE),

- Le compte 852 dotation aux amortissements HAO et de constater une diminution

(amoindrissement) de la valeur de l’immobilisation en créditant un compte d’actif : 2813

amortissement logiciel ; 2831 amortissement bâtiment ; 2845 amortissement matériel de

transport.
Cette façon de procéder est appelée amortissement indirect car la comptabilisation des

amortissements au crédit au compte 28 n’affecte pas directement les comptes

0d’immobilisation.

Application : Comptabiliser les annuités d’amortissement concernant les éléments suivants

(de l’exercice N) :

Immeuble 120.000.000frs amortissable au taux constant de 5% mis en service le 01/06/N

Matériel de transport mis en service le 01/04/N ; DVP 4ans, montant : 24.000.000frs

Matériel de bureau acquis le 01/02/N, montant : 6.000.000, DVP : 5ans

Débit Crédit 31/12/N Débit Crédit

681 DAE 3.500.000

2831 Amortissement bâtiment 3.500.000

Dotation annuité N

D0

681 DAE 1.200.000

2842 Amortissement matériel bureau 1.200.000

Dotation annuité N
Ou bien :

Débit Crédit Débit Crédit

31/12/N

681 DAE 9.200.000

2231 Amortissement bâtiment 3.500.000

2845 Amortissement matériel de transport 4.500.000

2844 Amortissement matériel de bureau 1.200.000

Dotations annuités

2- Système dégressif :

La loi fiscale permet dans certains cas d’appliquer des systèmes d’amortissement qui

ignorent les dotations des premières annuités : c’est le cas du système dégressif. Par ce

système, la comptabilisation se fait aussi :

- D’une part en amortissement qui est économique et justifié (système linéaire ;

- D’autre part en amortissement de dérogation (dérogatoire) qui correspond à la

différence entre l’amortissement fiscal (dégressif) et l’amortissement économique

justifié (linéaire).

Si la dotation fiscale supérieure à celle économiquement justifié, on constate une dotation

au débit du compte 851 : dotation aux provisions règlementé et en créditant le compte 151 :

amortissements dérogatoires.
Dans le cas contraire, on enregistre un produit HAO au crédit du compte 861 : reprise de

provision règlementée par le débit du compte 151.

Application :

Un matériel industriel acquis et mis en service le 30/03/N à 6.000.000 et amortis suivant le

système dégressif sur une DUP de 5ans alors que l’amortissement économique justifié est le

système linéaire sur 6ans.

Présenter le tableau d’amortissement en déterminant les amortissements dérogatoires.

Présenter les écritures dans le journal.

Années Amortissement Amortissement Amortissement Amortissement

dégressif linéaire dérogatoires dérogatoires

Dotations Reprises
N 1.800.000 750.000 1.050.000
N+1 1.680.000 1.000.000 680.000
N+2 1.008.000 1.000.000 8000
N+3 756.000 1.000.000 244.000
N+4 756.000 1.000.000 244.000
N+5 0 1.000.000 1.000.000
N+6 0 2.500.000 200.000
Débit Débit Crédit

681 750.000

750.000

851 1.050.000

1.050.000

681 1.000.000

1.000.000

La régularisation des comptes de charges et des comptes de produit

de fin d’exercice :
Selon le postulat comptable de la séparation ou de la spécialisation des exercices, les

produits et les charges enregistrent au ces de l’exercice doivent être ceux qui concernent

spécifiquement l’exercice en cons.

C’est pour cela, en fin d’exercice, il convient de déterminer le montant exact des produits et

des charges imputables à la période écartée en vue d’obtenir le résultat de l’exercice

considéré :

a- Charge non comptabilisée imputable à l’exercice, dans ce cas, si les documents

justificatifs existent, ces charges sont comptabilisées en utilisant les documents

habituels.

b- Charge constatée d’exercice : dans ce cas-ci, il s’agit de procéder à une régularisation

en vue d’emprunter uniquement le montant des charges relatives à la période

concernant l’exercice.

Exemple :

Achat non consommé ; on a extrait de la balance avant inventaire la solde du compte

6055 (fournitures de bureau) 2.500.000fr à l’inventaire, il reste un stock de 750.000frs.

D C D C

31/12/15

476 Charges constatés d’avance 750.000

6055 Fournitures de bureau 750.000


c- Charge réglée périodiquement d’avance :

Certaines charges sont réglées périodiquement d’avance, c’est le cas des primes

d’assurance, des loyers des contrats de maintenance, les abonnements souscrits…. Dans ce

cas, on procède à la régularisation un montant sur l’exercice le montant de charges relatives

à celui-ci.

Exemple : la prime annuelle d’assurance maladie (625) de 120.000.000frs pour la période du

01/08/N au 31/04/N+1 a été réglée par chèque bancaire le 10/05/N.

Le 07/09/N, le loyer annuel (622) du bâtiment de 6.000.000frs, commençant le 01/10/N a

été payé par virement bancaire.

Enregistrer les écritures de payement et présenter les écritures de régularisation le 31/12/N.

31/05/N

625 Prime assurance maladie 120.000.000

521 Banque 120.000.000

Chèque N°

07/09/N

622 Loyer 6.000.000


521 Banque 6.000.000

Virements

31/12/N

476 Charges constatées 40.000.000

625 Prime maladie 40.000.000

476 Charges constatées 4.500.000

622 Loyers 4.500.000

d- Produits constatés d’avance :

Comme pour les charges, il peut arriver que l’entité comptabilise d’avance les produits qui

ne concernent pas uniquement l’exercice en cours. Dans ce cas, il faut procéder à la


régularisation en débitant le compte de produit concerné par le crédit du compte 477

(produit constatés d’avance).

Application :

Le 20/04/N encaissement d’un chèque de 18.000.000pour le loyer (707 : produits

accessoires), allant du 01/03/N au 31/03/N+1. Le 05/08/N virement bancaire reçu par le

contrat de maintenance (707 : service vendu) semestriel ; commençant le 01/09/N, montant

3.000.000frs.

Présenter les écritures d’encaissement, de régularisation au 31/12/N de contre passation au

31/12/N.

D C D C

20/04/N

521 Banque 18.000.000

707 Produits accessoires 18.000.000

Chèque n°

05/08/N

521 Banque 3.000.000

477 Produits constatés d’avance 3.000.000


Virement n°

31/12/N

707 Produits accessoires 4.500.000

477 Produits constatés d’avance 4.500.000

706 Service vendu 1.000.000

477 Produits constatés d’avance 1.000.000

01/01/N+1

477 Produits constatés d’avance 4.500.000

707 Produits accessoires 4.500.000

477 Produits constatés d’avance 1.000.000


706 Service vendu 1.000.000

31/12/N 30/04/N+1 30/06/N+1 30/09/N+1

Clôture de ; arrêtés des ; adoptions des états ; Dotations

L’exercice dirigeant ; comptes ; financiers par l’AGO ; dividendes

Les provisions et dépréciations :

Désormais le SYSCOA fait la distinction entre la dépréciation et la provision. Les dotations ou

charges pour dépréciation indiqueront d’une perte de valeur d’un élément d’actifs, alors que

les dotations ou charges pour provisions constituent un passif externe (dette) dont

l’échéance ou le montant est incertain.

 Dotations ou charges par dépréciation : les dotations sont enregistrées au débit du

compte :

- 691 : dotation aux provisions d’exploitation, s’il s’agit d’une immobilisation incorporelle.

- 697 : dotation aux provisions financières, s’il s’agit d’une immobilisation financière.

- 853 : dotation aux provisions HAO, si la dépréciation est due à un événement

extraordinaire ou la restructuration de l’entité : par le crédit des comptes 291 à 297

dépréciation d’actifs immobilisés.

 Charge pour dépréciation : selon leur nature, les charges pour dépréciation sont

enregistrées au débit des comptes suivants :

- 659 : charge pour dépréciation d’exploitation (stocks et créances) ;


- 679 : charge pour dépréciation financière (titre de placement) ;

- 839 : charge pour dépréciation HAO.

Leurs provisions correspondantes sont enregistrées au crédit des comptes suivants :

- 391 à 397 : dépréciation de stocks ;

- 490 à 499 : dépréciation des tiers ;

- 590 à 599 : dépréciation des comptes de trésorerie.

NB : leur montant figureront à l’actif du bilan en soustraction des éléments d’actifs

concernés.

 Reprise des dépréciations :

Le caractère réversible d’une dépréciation constituée à la fin de l’exercice N, entrainera à la

fin d’exercice N+1 ; soit une annulation du montant et une nouvelle dépréciation calculée ;

soit un ajustement en augmentation ou en diminution pouvant aller jusqu’à l’annulation.

Les diminutions et les annulations sont traitées comme des reprises, alors que les

augmentations sont traitées comme des dotations ou des charges selon la nature du bien

immobilisé.

Pour la comptabilisation, on crédite les comptes :

- 757 : reprise de dépréciation d’exploitation ;

- 797 : reprise de dépréciation financière ;

- 863 : reprise de dépréciation HAO.

 Provisions pour risque et charge :


A l’opposé des dépréciations attachées à la perte de valeur d’un élément d’actif, les

provisions sont un passif externe (dette) dont l’échéance ou le montant est incertain. Le

terme provision désigne les provisions pour risque et charge. Les provisions pour risque et

charge à plus d’un an sont enregistrées au débit des comptes suivants :

- 681 : s’il s’agit d’une provision d’exploitation : dotations ;

- 657 : dotation aux provisions financières ;

- 854 : dotation aux provisions HAO.

Par le crédit des comptes :

- 191 à 158 : pour les provisions à court à terme (moins d’un an) ; on les enregistre au

débit des comptes :

- 659 : risque et charge d’exploitation ;

- 673 : risque et charge financière ;

- 839 : risque et charge HAO.

Par le crédit des comptes de passif :

- 493 : provision par risque à court terme exploitation compte de tiers ;

- 599 : provision par risque à caractère financier.

 Reprise des provisions pour risque et charge :

Les reprises de provision pour et risque et charge se font de la même manière que les

reprises des dotations aux dépréciations.

Pour les provisions à plus d’un an, les comptes de 191 à 198 sont débités par le crédit des

comptes 791, 797, et 864.


Pour les provisions à moins d’un an, les comptes 499 et 599 sont débités par le crédit des

comptes 759, 779 et 849.

Application :

A l’inventaire du 31/12/N, nous faisons les constatations suivantes :

- Bâtiment acquis à 50.000.000frs, le 1er/01/N-3 ; DVP= 20ans ; VA= 35.000.000 ;

- Véhicule acquis pour 20.000.000frs, le 01/07/N-2 au taux d’amortissement de 20%

accidenté et sa VA ne dépasse pas 4.000.00 ;

- Un lot de stocks de matière première ayant couté 5.000.000, mais dont le prix de vente

ne dépassera pas 4.000.000 ;

- Un litige avec un employé et pendant devant la justice : risque d’une condamnation

dommage et intérêts : 3.000.000frs.

Correction :

1) VE : 50.000.000 ; date 01/01/N-3 ; DVP : 2ans ; valeur actuelle : 35.000.000 ; total

amortissements= 50.000.000*0.05*4-10.000.000 CA ; VCN= VE- CA = 50.000.000-

10.000.000= 40.000.000 ;

Calcul de dépréciation : VCN – VA = 40.000.000-35.000.000=5.000.000

651 5.000.00

2931 0 5.000.000

2) VE=20.000.000, le 01/07/N-2, taux amortissement= 20% ; VA= 4.000.000


Total amortissement= 20*0.2*6/12+20*0.2*2=10.000.000 ; VCN= 20.000.000-10.000.000=

10.000.000

Calcul de la dépréciation : VCN-VA= 10.000.000-4.000.000= 6.000.000

651 6.000.000

2945 6.000.000

3)

659 1.000.000

392 1.000.000

4)

691 3.000.000

19…. 3.000.000

Calcul des résultats net et établissements des documents de fin d’exercice  :

L’établissement des documents de fin d’exercice amène l’entité à la présentation du bilan,

du compte de résultat, du tableau des flux de trésorerie et de l’état annexe.


Selon le SYSCOHADA révisé, la formule et le contenu des documents de synthèse dépend du

système imposé à l’entreprise. Il existe deux systèmes :

- Le système normal qui est le système de droit commun

- Le système minimal de trésorerie (SMT) qui est une option sur les petites entités et dont

le chiffre d’affaire hors taxe est inférieur au seuil suivant :

 60.000.000 pour les entreprises de négoces (commerces) ;

 40.000.000 pour les entreprises artisanales ;

 30.000.000 pour les entreprises de services.

Détermination du résultat net :

Le compte de résultat doit permettre la comparaison entre les charges et les produits de

l’exercice, mais aussi ceux de l’exercice précédent. Au bas du compte de résultat, on fait

ressortir le résultat net par différence entre les produits et les charges. Ce résultat net sera

appelé bénéfice si les produits sont supérieurs aux charges et portera le titre de perte si les

produits sont inférieurs aux charges.

Résultat net = Total produit – Total charge

Détermination des soldes significatifs de gestion  :

Pour aboutir à la détermination du résultat net, on passe par plusieurs étapes intermédiaires

qui nous permettent de déterminer des soldes appelés soldes significatifs de gestion (SSG).

Les SSG sont :

- La marge commerciale (MC) ;

- La valeur ajoutée (VA) ;

- L’excédent brut d’exploitation (EBE) ;


- Le résultat d’exploitation (RE) ;

- Le résultat financier (RF) ;

- Le résultat des activités ordinaires (RAO) ;

- Le résultat des hors activités ordinaires (RHAO) ;

- Le résultat net (RN).

a) La marge commerciale représente le supplément de valeur apportée par l’entité au

cout d’achat des marchandises vendues durant l’exercice. Il permet de calculer la

performance des entités commerciales et se calcule en faisant la différence entre le

prix de vente des marchandises et le cout d’achat de cette même marchandise

corrigée de la variation de stock.

b) La valeur ajoutée représente la richesse créée par l’entité du fait de ses opérations

d’exploitation et mesure son poids économique. En effet, la valeur ajoutée mesure

l’accroissement de valeur que l’entité apporte aux b/s dans l’exercice de ses activités

professionnelles courantes.

Valeur ajoutée = somme des produits – somme des charges

c) Le chiffre d’affaire d’une entité est l’ensemble de ses produits issus des vérités de son

activité ordinaire. Il est constitué par la somme algébrique des soldes des comptes

suivants :

707 : vente de marchandises ;

702 : vente de produits finis/fabriqués ;

703 : vente de produits intermédiaires ;

704 : vente de produits résiduels ;

705 : travaux vendus ;


706 : service vendu ;

707 : produits accessoires.

d) L’excédent brut d’exploitation est la ressource que l’entreprise tire de son

exploitation après avoir rémunéré le facteur travail. Il mesure la performance

économique de l’entité indépendamment de son mode de finance, de ses choix en

matière d’investissement, et de distribution de dividendes. L’EBE constitue un bon

critère de la performance industrielle et commerciale de l’entité. C’est un indicateur

de comparaison des entités d’un même secteur. Si l’EBE est négatif, on parle alors

d’insuffisance brute d’exploitation.

EBE = VA – charges personnelles

e) Le résultat d’exploitation mesure la performance économique, industrielle, et

commerciale de l’entité sans tenir compte de sa politique de financement. Il

représente la ressource nette dégagée par la totalité des opérations d’exploitation.

RE = EBE + Reprise (amortissements, provisions, et dépréciations) + transfert de charges

d’exploitation – dotations aux amortissements, provisions et dépréciations d’exploitation.

f) Le résultat financier met en évidence les choix effectués en termes de financement

(activités d’endettement et de placement) et l’impact du mode de financement sur le

résultat de l’entité. Il se calcule en faisant la somme des produits financiers à laquelle

on retire les charges financiers (77 – 67).

RF = produits financiers – charges financières


g) Le résultat de l’activité ordinaire mesure la performance de l’activité économique et

financière de l’entreprise. C’est le résultat courant car provenant de l’activité

normale et habituelle de l’entité :

RAO = RE + RF

h) Le résultat des hors activités ordinaires concerne le résultat des opérations peu

fréquentes et non récurrentes de l’entité.

RHAO = somme des produits HAO – somme des charges HAO

i) Le résultat : il représente le revenu qui revient aux associés. En principe, une partie

de ce résultat est distribuée aux associés et un autre est réservée à la constitution de

l’autofinancement pour assurer la croissance de l’entité. Le résultat de l’exercice se

calcule en faisant la somme du résultat de l’activité ordinaire et du résultat de l’hors

activité ordinaire à laquelle on retranche, la participation des travailleurs et l’impôt

sur les sociétés.

RAI = RAO + RHAO

RN = RAI – IS (30% RAI)

Le compte de résultat :

Le compte de résultat recense pour une période donnée toutes les ressources produites par

l’activité de l’entité et les charges consommées ou occasionnées par les moyens mis en

œuvre et cela en fonction de deux grandes rubriques :

- Activité ordinaire (exploitations financiers)

- Hors activité ordinaire.


La différence entre ses produits et ses charges donnent le résultat de l’exercice (bénéfice ou

perte) l’amoindrissement ou l’appauvrissement de l’entité. L’AO est composé des opérations

d’exploitation et financières. Alors que l’activité HAO correspond à des charges et produits

liés à des flux non récurrents ayant un caractère accidentel ou extraordinaire.


Deuxième partie : la gestion comptable

1- Etude et analyse du bilan :

Le bilan est un état de synthèse qui permet de décrire en termes d’actifs et de passifs la

situation patrimoniale de l’entité à une date donnée. Le SYSCOHADA préconise un bilan

ayant répartition du résultat (net d’impôts) et opte pour un classement fonctionnel des

postes du bilan. Le bilan fonctionnel classe les éléments de l’actif et du passif selon trois

grandes fonctions permettant d’analyser la vie économique de l’entité :

- La fonction investissement ;

- La fonction de financement ;

- La fonction d’exploitation.

Le bilan est construit en six grandes masses qui sont :

 Les capitaux propres et ressources assimilées (passifs), contre actifs immobilisés

(actifs) ;

 Le passif circulant (passif) contre l’actif circulent (actif) ;

 La trésorerie passive (passif) contre la trésorerie active (actif).

Pour faciliter la lecture du compte de résultat et une analyse de la performance de l’entité,

le plan comptable OHADA préconise la présentation de compte de résultat en liste. Cette


présentation a l’avantage de mettre en évidence, en cascade, de façon claire les soldes

intermédiaires de gestion retenus par le plan comptable OHADA qui sont :

- Marge commerciale ;

- La valeur ajoutée ;

- L’EBE ;

- Le RE ;

- Le CRF ;

- Le RAO ;

- Le RHAO ;

- Le RN.