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RAVELONIAINA Bodomalala

HABITUDE ALIMENTAIRE ET ETAT


NUTRITIONNEL
DES FEMMES ALLAITANTES de 15 à 49 ans
à Belazao ANTSIRABE II

i
Mémoire de fin d’études
pour l'obtention de Diplôme en licence en Nutrition

REPOBLIKAN'I MADAGASIKARA
Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosoana
-----------------
MINISTERE DE LA SANTE MINISTERE DE L'EDUCATION
NATIONALE DU PLANNING FAMILIAL ET ET DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE DE LA PROTECTION SOCIALE

INSTITUT NATIONAL DE SANTE PUBLIQUE ET COMMUNAUTAIRE

Année 2007
N°……….

HABITUDE ALIMENTAIRE ET ETAT NUTRITIONNEL


DES FEMMES ALLAITANTES de 15 à 49 ans
à Belazao ANTSIRABE II

Présenté le 01 Octobre 2007


par

Mademoiselle RAVELONIAINA Bodomalala

MEMBRES DU JURY
Président : Professeur RANDRIANARIMANANA Vahiniarison Dieudonné
Juges : Professeur RANAIVOHARISOA Lala

ii
Docteur RALAIARISON Raharizelina
Encadreur : Docteur RASOARIVAO Vololomiarana

REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosoana

MINISTERE DE LA SANTE
ET DU PLANNING FAMILIAL
SECRETARIAT GENERAL
INSTITUT NATIONAL DE SANTE PUBLIQUE ET COMMUNAUTAIRE

LISTE DES PRINCIPAUX RESPONSABLES

I – DIRECTION GENERALE
Directeur Général :
Professeur RANJALAHY RASOLOFOMANANA Justin

II – DIRECTION DE LA FORMATION ET DE LA RECHERCHE


Directeur :
Professeur RAKOTOMANGA Jean de Dieu Marie
Chef du Service Pédagogique et Scientifique :
Docteur RATSIMBAZAFY Marie Rolland
Chef du Service et Expertise :
Docteur RAKOTONIRINA El-C Julio
Responsable du Secrétariat Permanent de l’Enseignement à Distance :
Docteur RARIVOARILALA Esther

III – DIRECTION DES AFFAIRES ADMINISTRATIVES ET FINANCIERES


Directeur :
Monsieur RASOANAIVO ANDRIANASOLO Simon

iii
Chef du Service Administratif :
Madame RABODOHARY Ranorohelimiadana Eléonore

PROGRAMME DE FORMATION LICENCE EN NUTRITION :

LICENCE EN NUTRI
NUTRITION Crédits

UE 1 NUTRITION ET ALIMENTATION HUMAINES 10

Module 1 : Méthodologie
Module 2 : Initiation à la science de nutrition 1
Module 3 : Principes fondamentaux de la nutrition /alimentation 1
Module 4 : Aspects socioculturels et écologiques de la nutrition 2
Module 5 : Biochimie de la nutrition 2
Module 6 : Métabolisme et Physiologie de la nutrition 2
Module 7 : Besoins nutritionnels à travers le cycle de la vie 2

UE 2 MALADIES DE CARENCE ET URGENCES NUTRITIONNELLES EN CAS DE 4

CATASTROPHE

Module 1 : Principaux troubles nutritionnels dans les pays en développement 2


Module 2 : Prévention et prise en charge des maladies carentielles 1
Module 3 : Urgences nutritionnelles en cas de catastrophe 1

UE 3 ACTIVITES DE LABORATOIRE EN NUTRITION ET DE TERRAIN 4

Module 1 : Analyse biologique pour le dépistage de carences en micronutriments au 1


niveau d’une population
Module 2 : Analyse physico-chimique des aliments 1

iv
Module 3 : Hygiène alimentaire et salubrité environnementale 1
Module 4 : Législation des denrées alimentaires 1

UE 4 APPROCHE COMMUNAUTAIRE 12

Module 1 : Diagnostic communautaire sur le plan alimentaire et nutritionnel 1


Module 2 : Planification des programmes communautaires de nutrition 1
Module 3 : Suivi et évaluation des programmes de nutrition 1
Module 4 : IEC en matière de nutrition 2
Module 5 : Notions de sécurité alimentaire des ménages (SAM) 1
Module 6 : Politiques nationales en matière de nutrition 1
Module 7 : Anthropologie 1
Module 8 : Recherche opérationnelle sur la situation nutritionnelle d’une localité 4

UE 5 ETUDES NUTRITIONNELLES
NUTRITIONNELLES QUANTITATIVES 4

Module 1 : Statistiques sanitaires et démographiques 1


Module 2 : Epidémiologie de la nutrition et statistiques 2
Module 3 : Informatique appliquée 1

UE 6 PREPARATION SOUTENANCE DE MEMOIRE 16

Préparation de mémoire
Encadrement et Soutenance de mémoire

v
LISTE DES ENSEIGNANTS

 Professeur RANJALAHY RASOLOFOMANANA Justin


 Professeur RAKOTOMANGA Jean de Dieu Marie
 Professeur RANDRIANARIMANANA Vahiniarison Dieudonné
 Professeur ANDRIANASOLO Roger
 Professeur RAMAKAVELO Maurice Philippe
 Professeur RAMAMBAZAFY RALAINONY Jacques
 Professeur RANAIVOHARISOA Lala
 Docteur RAKOTONIRINA Simon
 Docteur RAKOTONIRINA El-C Julio
 Docteur RALAIARISON Raharizelina
 Docteur RAVELOSON Hantaniaina
 Docteur RASOARIVAO Vololomiarana
 Docteur RAVAOARISOA Lantonirina
 Docteur RAVOAJA Pauline
 Monsieur RAKOTOZANAKA Julien
 Madame RAMINO Vololona

vi
W°w|vtvx

Nous remercions Dieu pour sa bonté, sa bénédiction, sa grâce car Il nous a

donné la force, le courage pour la réalisation de ce mémoire.

« Je veux remercier le Seigneur en tout temps ; sa louange sera toujours dans

ma bouche. » Psaumes 34 :1

vii
A nos parents, notre frère et sa femme, notre sœur et son mari, nièces, neveux :

Qui m’ont donné tout leur possible afin que nous puissions profiter de ce

privilège.

« Nos sincères remerciements et notre profonde reconnaissance».

A tous nos amis et amies de Promotion,

A tous ceux qui de près ou de loin, m’ont aidés et contribués pour la réalisation

de cette formation et ce travail.

« Nous tenons à présenter notre gratitude ».

REMERCIEMENTS

A Notre Maître et Directeur Général de l’Institut National de Santé Publique et


Communautaire :
Monsieur le Professeur RANJALAHY RASOLOFOMANANA
« Nous vous exprimons nos vifs remerciements ».

A Notre Maître et Président de mémoire :


Monsieur le Professeur, RANDRIANARIMANANA Vahiniarison Dieudonné

viii
« Qui n’a pas hésité à nous prodiguer ses précieux conseils pour mener à bien
ce travail. Qu’il trouve ici le témoignage de notre profond respect et toute notre
reconnaissance ».

A Nos Maîtres et honorables Juges :


Madame le Professeur RANAIVOHARISOA Lala
Madame le Docteur RALAIARISON Raharizelina
« Vous nous avez fait l’honneur d’accepter de siéger parmi les membres de
jury. Veuillez trouver nos vifs remerciements ».

A notre Encadreur de mémoire


Madame le Docteur RASOARIVAO Vololomiarana
« Vous nous avez fait l’honneur d’encadrer notre travail. Veuillez trouver nos
vifs remerciements et notre sincère reconnaissance ».

A tous les Enseignants et à tout le Personnel Administratif de l’Institut National de


Santé Publique et Communautaire :
« Nos profonds remerciements ».
SOMMAIRE

Liste des sigles et abréviations


Liste des tableaux
Liste des figures

INTRODUCTION 1

ix
I- GENERALITES 4
1.1 Généralité sur l’allaitement
4
1.1.1 Pratiques de l’allaitement optimal 4
1.1.2 L’allaitement maternel et la nutrition maternelle 5
1.2 Les trois groupes d’aliments et leurs fonctions 5
1.3 Lois nutritionnelles 6
1.4 Besoin énergétique du Malgache 7
1.5 Régime alimentaire et l’hygiène de vie de la mère qui allaite 7
1.5.1 Régime alimentaire proposé par L. Rossant 7
1.5.2 Recommandation de la FAO appliquée en Afrique 7
1.5.3 Pratiques recommandées pour améliorer la nutrition des
adolescentes et des femmes en âge de procréer en Afrique 7
1.5.5 Régime alimentaire recommandé selon l’AEN 8

II- METHODOLOGIE 9
2.1 Cadre de l’étude 9
2.1.1 Situation géographique 9
2.1.2 Situation administrative 9
2.1.3 Démographie et économie 9
2.1.4 Situation socio-économique et culturelle 10
2.1.5 Infrastructure Sanitaire 10
2.2 Type d’étude 11
2.3 Période et durée de l’étude 11
2.4 Population d’étude 11
2.5 Collecte de données 11
2.6 Echantillonnage 11
2.6.1 Mode d’échantillonnage 11
2.6.2 Taille de l’échantillon 12
2.7 Variables étudiées 12
2.7.1 Variables quantitatives 12

x
2.7.2 Variables qualitatives 13
2.7.3 Matériels d’étude anthropométrique 13
2.7.4 Données sur l’alimentation des mères 13
2.7.5 Critère de jugement 14
2.8 Mode d’analyse des données 14
2.9 Calculs statistiques utilisés 14
2.10 Considérations éthiques 14
2.11 Limites de l’étude 15

III- RESULTATS 16
3.1 Caractéristiques des mères 16
3.1.1 Répartition des mères selon l‘age, la situation matrimoniale, le niveau
d’instruction et la profession 16
3.1.2 Répartition des mères selon leur poids, leur taille et l’IMC 17
3.1.3 Répartition des mères selon leur état vaccinal, leur supplémentation
en Fer acide folique et en vitamine A 17
3.2 Caractéristiques des ménages 18
3.2.1 Les facteurs environnementaux des ménages 19
3.2.2 Caractéristiques de la production agricole des ménages 20
3.2.3 Caractéristiques des ménages selon le type d’élevage 23
3.3 Caractéristiques des habitudes alimentaires des mères 23
3.3.1 Fréquence de la consommation alimentaire des ménages 23
3.3.2 La diversification des aliments consommés la veille de l’enquête 24
3.3.3 Consommation la veille de l’enquête par groupes d’aliments 25
a) Aliments énergétiques 25
b) Aliments constructeurs 26
c) Aliments protecteurs 27
3.4 Relations possibles entre les facteurs socio-économiques et l’état
nutritionnel 28
3.4.1 L’état nutritionnel des mères allaitantes 28
3.4.2 Relation entre l’âge des mères et l’IMC 29

xi
3.4.3 Relation entre le niveau d’instruction et l’IMC 29
3.4.4 Relation entre la situation matrimoniale et l’IMC 30
3.4.5 Relation entre la taille de ménage et l’IMC 31
3.4.6 Relation entre le nombre d’enfant et l’IMC 31
3.4.7 Relation entre le revenu des ménages et l’IMC 31
3.4.8 Relation entre le revenu alloué à l’alimentation (en %) et l’IMC 32

IV- COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS 33


4.1 L’état nutritionnel des mères allaitantes 33
4.2 Les facteurs socio-économiques et environnementaux 33
4.3 Les habitudes alimentaires des mères allaitantes 40
4.3.1 Fréquence de la consommation alimentaire des ménages 40
4.3.2 La diversification des aliments consommés la veille de l’enquête 42
4.3.3 La consommation par groupe d’aliments la veille de l’enquête 42
4.3.4 Le dessin de la consommation alimentaire des ménages la veille de
l’enquête 44

V- SUGGESTIONS 48
5.1 Au niveau de l’Etat 48
5.2 Au niveau communal 49
5.3 Au niveau du CSB 49
CONCLUSION 50
BIBLIOGRAPHIE 52

ANNEXE

LISTE DES TABLEAUX

xii
Tableau 1 : Représentation de la production agricole 2005 – 2006
Tableau 2 : Répartition des mères selon l’âge, la situation matrimoniale, le niveau
d’instruction et la profession
Tableau 3 : Répartition des mères selon leur poids
Tableau 4 : Répartition des mères selon leur taille
Tableau 5 : Répartition des mères selon l’état vaccinal, la supplémentation en FAF
et la supplémentation en Vit A
Tableau 6 : Répartition des mères selon le nombre d’enfants, la taille du ménage
Tableau 7 : Répartition des mères selon la profession de leur mari, le revenu du
ménage
Tableau 8 : Répartition des mères selon la proportion du revenu alloué à
l’alimentation par tranche
Tableau 9 : Répartition des mères selon l’approvisionnement en eau, l’énergie
utilisée
Tableau 10 : Répartition des ménages selon l’accès à la radio, l’accès à la TV
Tableau 11 : Répartition des ménages selon les différentes productions agricoles en
2006-2007 et la pratique de la production agricole
Tableau 12 : Tableau récapitulatif des productions agricoles des ménages en 2006-
2007
Tableau 13 : Répartition des ménages selon le type d’élevage et leur pratique
Tableau 14 : Répartition des mères selon la fréquence de leur consommation
alimentaire
Tableau 15 : Répartition des mères selon la diversification d’aliments consommés la
veille à l’enquête
Tableau 16 : Répartition des mères selon la consommation d’aliments de base la
veille à l’enquête
Tableau 17 : Répartition des 161 ménages selon la fréquence de consommation du
riz et des tubercules la veille à l’enquête
Tableau 18 : Répartition des mères selon la variété des protéines des aliments
constructeurs consommés

xiii
Tableau 19 : Répartition des mères selon la consommation des protéines d’origine
animale
Tableau 20 : Répartition des mères selon la consommation des aliments
protecteurs existants
Tableau 21 : Répartition des mères selon l’âge et l’état nutritionnel
Tableau 22: Répartition des mères selon le niveau d’instruction et l’IMC
Tableau 23: Répartition des mères selon la situation matrimoniale et l’IMC
Tableau 24: Répartition des mères selon la taille de ménage et l’IMC
Tableau 25 : Répartition des mères selon le nombre d’enfant et l’IMC
Tableau 26 : Répartition des mères selon le revenu et l’IMC
Tableau 27 : Répartition des mères selon le revenu alloué à l’alimentation et l’IMC

xiv
LISTE DES FIGURES

Figure 1: Proportion des produits agricoles par rapport à la totale de la production


annuelle des ménages enquêtés en 2006-2007
Figure 2: Proportion des mères allaitantes selon la diversification d’aliments
consommés la veille de l’enquête
Figure 3: Proportion des ménages selon les groupes d’aliments consommés la
veille de l’enquête
Figure 4: Proportion des mères allaitantes selon l’IMC
Figure 5: Répartition des mères allaitantes selon les tranches d’âge et l’état
nutritionnel
Figure 6: Répartition des mères allaitantes selon la situation matrimoniale et l’état
nutritionnel
Figure 7: Répartition des mères allaitantes selon le revenu alloué à l’alimentation et
leur état nutritionnel

xv
LISTE DES SIGLES ET DES ABREVIATIONS

AEN Actions Essentielles en Nutrition


BASICS Basic Support for Institutionalizing Child Survival (soutien de base pour
l’institutionnalisation de la survie de l’enfant)
cm centimètre
CSB Centre de Santé de Base
DHS Demographic and Health Surveys
DSM Direction des Statistiques des Ménages
EDSM Enquête Démographique et de Santé, Madagascar
EPM Enquête Permanente auprès des Ménages
ET Ecart Type
FAF Fer acide folique
FAO Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture
g gramme
g/j gramme par jour
g/hab/j gramme par habitant par jour
h heure
ha hectare
IEC Information, Education, Communication
IMC Indice de la Masse Corporelle
INSTAT Institut National de la Statistique
kcal kilocalorie
kcal/j kilocalorie par jour
kg/cm² kilogramme par centimètre au carré
kg kilogramme

xvi
LINKAGES Projet de l’Academy for Educational Development finance par l’USAID
m mètre
MAP Madagascar Action Plan/Plan d’Action Madagascar
MAEP Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche
MBS Radio Malagasy Broadcasting System
n nombre ou effectif
OMS Organisation Mondiale de la Santé
ONG Organisation Non Gouvernementale
ONN Office National de Nutrition
OR Odds Ratio ou rapport des côtes
PAM Programme Alimentaire Mondial
PNAN Plan National d’Action pour la Nutrition
PNN Politique nationale de Nutrition
% pourcentage
‰ pour mille
RNM Radio Nationale Malagasy
RTA Radio Télévision Antsirabe
SECALINE Sécurité alimentaire et de Nutrition Elargie.
SSD Service de santé de Base
t/ha tonne par hectare
TVM Télévision Malagasy
UI Unité Internationale
µg microgramme
UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’enfance
USAID United States Agency for International Development (agence des
Etats- Unis pour le développement international
VIH/SIDA Virus de l’Immunodéficience Humaine/ Syndrome de
l’Immunodéficience Acquise
Vit vitamine

xvii
xviii
INTRODUCTION

Le problème de la malnutrition présente une envergure internationale inquiétante aussi bien


dans les pays développés que dans les pays en développement. Les femmes constituent une
population cible particulière dans ce problème de nutrition Leurs besoins nutritionnels augmentent en
fonction de leur activité professionnelle pendant la grossesse et surtout durant la période
d’allaitement.

En 2003, les femmes subsahariennes contribuent la production vivrière représentant 60 à 80


% des travailleurs agricoles, qui assurent la consommation de leur ménage et la vente sur les
marchés. [1]

Il reste inacceptable que plus de 840 millions de personnes se trouvent encore aujourd’hui
victimes de la faim malgré l’abondance actuelle de la production vivrière mondiale, et que 9 millions
des Malgaches dont la plupart dans les zones rurales manquent encore souvent de nourriture, soit 6
personnes sur 10, malgré le potentiel de la production agricole et la richesse du pays. Trop d’enfants
ne parviennent pas à l’âge adulte et trop d’adultes ne développent pas entièrement leur capacité
potentielle et trop de pays s’enlisent sur la voie du développement. [2] [3]

Le Gouvernement actuel reconnaît l’importance des problèmes de la mortalité infantile


atteignant un taux très élevé de 58‰, en 2005. Les prévalences de la malnutrition infantile restent
élevées de 18% à moins de 6 mois, 57% à 12-23 mois et 50% à 24-35mois, soit 48% en moyenne.
[4]

Dans 15 pays d’Afrique subsaharienne, Madagascar occupe le premier rang pour la


1
proportion la plus élevée des mères d’enfants de moins de 3 ans ayant une petite taille , soit 8%. De
2
même, la proportion de l’insuffisance pondérale est très élevée de 20,6%, elle varie de 5% à 19,3%
en Afrique. Avec 20,4% des mères allaitantes sont malnutries, en 1997. [5]

Selon les résultats d’Enquête Démographique et Sanitaire de Madagascar, cette prévalence


reste stationnaire, soit 19,2%, en 2005, pour toutes les femmes de 15 à 49 ans. Et dans la province
d’Antananarivo, de 1997 à 2005, elle diminue de 19,4% à 14,5%. Ainsi, 46% des femmes en âge de
procréer et 39% des femmes allaitantes souffrent d’anémie par carence en fer, en 2005. [4] [5] [6]

1
La petite taille correspond au pourcentage de mères mesurant moins de 145cm
2
L’insuffisance pondérale correspond au pourcentage de mères dont l’IMC est inférieur à 18,5

xix
Des années de mauvaise nutrition perpétuent un cycle de malnutrition et de mauvaise santé
qui se transmet de génération en génération. La plupart des femmes malgaches allaitantes assure
son développement physique et social et celui de son enfant ainsi que la survie de son ménage. Les
mères jouent un rôle crucial dans les soins de santé des enfants : elles sont généralement
responsables du recours aux soins tant préventifs que curatifs, de l’alimentation et de l’hygiène. Et la
malnutrition maternelle entraîne pertes de vies, pertes de santé, pertes de possibilités et pertes de
revenus. Les croyances populaires paraissent très différentes d’un pays à l’autre mais la nourriture
de la femme allaitante présente un sujet de préoccupation quasi-universel. [7] [8] [9]

La protection de la femme et de l’enfant figure parmi les priorités de la communauté


internationale. L’évaluation de l’état nutritionnel des mères est particulièrement utile car il permet
d’identifier les groupes à haut risque, c’est un indicateur important de la santé des femmes. La
vulnérabilité nutritionnelle des mères allaitantes justifie la présente recherche.

Nous nous sommes posé la question suivante :

« Est-ce que l’habitude alimentaire des femmes allaitantes de 15 à 49 ans respecte –t-elle
les exigences nutritionnelles liées à leur état ? ».

Le présent ouvrage a pour objet d’étudier l’état nutritionnel et l’habitude alimentaire des
femmes allaitantes de 15 à 49 ans de la commune rurale de Belazao Antsirabe II.

Notre hypothèse est que :


- les facteurs socio- économiques, environnementaux et culturels des ménages influencent la
consommation alimentaire des femmes allaitantes et conditionnent leur état nutritionnel.

Pour atteindre ce but, nos objectifs visent à


- Déterminer l’état nutritionnel des femmes allaitantes de 15 à 49 ans de la commune
rurale de Belazao ayant des enfants âgés de 0 à 24 mois.
- Décrire les habitudes alimentaires de ces femmes allaitantes.
- Déterminer les facteurs socio-économiques influençant l’état nutritionnel des
femmes allaitantes.
- Suggérer des recommandations en fonction des résultats de recherche.

xx
La première partie de notre étude traite des généralités sur les exigences nutritionnelles. La
méthodologie et les matériels sont développés ensuite. les résultats seront exposés à la troisième
partie suivie des discussions et des recommandations ainsi que de la conclusion.

I- GENERALITES

Une nutrition adéquate consiste à consommer et à utiliser suffisamment d’énergie et de


nutriments et en même temps à lutter contre les maladies pour préserver le bien-être, la santé et la
productivité. La malnutrition englobe la dénutrition, la suralimentation et les carences en
micronutriments tels que vitamine A, fer, iode, fluor, zinc et l’acide folique. La dénutrition est due à
une ration alimentaire continuellement insuffisante par rapport aux besoins énergétiques, à une
malabsorption et/ou une utilisation biologique insuffisante des nutriments consommés. Elle se traduit
habituellement par une perte de poids corporel.
La suralimentation présente un état chronique d’absorption d’aliments en quantité excessive
par rapport aux besoins énergétiques, et engendre une surcharge pondérale et/ou l’obésité.

1.1 Généralités sur l’allaitement


Madagascar a adopté les recommandations sur la pratique de l’allaitement maternel exclusif
jusqu’à l’âge de six mois ainsi que la pratique de l’allaitement optimal pour améliorer la nutrition et la
sécurité alimentaire, défi 7 « Améliorer la nutrition et la sécurité alimentaire » dans l’engagement 5
« Santé, planning familial et lutte contre le VIH/SIDA », suivant les stratégies 1, 2, 4, 5, 6 du MAP «
Madagascar Action Plan ». Annexe 1 [10]

1.1.1 Pratiques de l’allaitement optimal [11] [12]

Les 7 pratiques de l’allaitement optimal sont :


a) mettre le nouveau-né au sein immédiatement après l’accouchement,
b) allaiter exclusivement pendant les six premiers mois,
c) allaiter fréquemment de jour comme de nuit, à la demande avec un intervalle inférieur à 3
heures,
ième
d) introduire progressivement à partir du 6 mois, une alimentation complémentaire,
e) maintenir l’allaitement maternel jusqu’à 24 mois et au-delà,

xxi
f) maintenir l’allaitement maternel même si l‘enfant ou la mère est malade,
g) enrichir, varier et augmenter l’alimentation de la mère plus que d’habitude.

1.1.2 L’allaitement maternel et la nutrition maternelle


Les êtres humains ont pendant longtemps pressenti que la nutrition méritait une attention
particulière pendant la lactation pour assurer la croissance et le développement du nourrisson. Des
études ont montré que les mères bien nourries produisent un lait de qualité et que les tétées
fréquentes garantissent une production de lait abondante. L’allaitement maternel comporte bien des
bénéfices pour la mère et son bébé. Annexe 2
La production du lait demande de l’énergie, cela consomme de calories, 90% de calories sont
utilisées pour la fabrication du lait au bébé et 10% restants pour le processus de fabrication lui-
même. Elle a donc un très bon rendement énergétique et consomme également d’autres nutriments
en plus grande quantité. Ainsi l’allaitement entraîne des demandes élevées qui puisent dans les
réserves d’énergie et de nutriments de la mère. Il faut constituer ces réserves, les conserver et les
réalimenter.
A moins de souffrir d’une extrême malnutrition, pratiquement toutes les mères peuvent
produire des quantités adéquates de lait maternel car il existe des phénomènes d’adaptation qui
aident une mère à se protéger de ces effets. Mais les carences maternelles de certains nutriments
peuvent affecter la qualité du lait maternel. Ces carences devraient être évitées en améliorant le
régime alimentaire ou en donnant des suppléments à la mère. Quand la mère allaitante est sous-
alimentée, il est plus sûr, plus facile et moins cher de lui donner plus de nourriture à elle que
d’exposer le nourrisson aux risques liés à une alimentation basée sur des produits de remplacement
du lait maternel.
La plupart des spécialistes de la nutrition recommandent une consommation supplémentaire
de 500 à 700 calories par jour avec 20g de protéines pour les mères allaitantes. Environ 2/3 de
l’énergie nécessaire pour fabriquer du lait maternel provient de ce supplément et le reste, des
réserves de la mère : c’est le moyen choisi par la nature pour préparer le corps aux demandes
nutritionnelles de la lactation. [13] [14] [15] [16] [17] [18] [19] [30] [32]

1.2 Les trois groupes d’aliments et leurs fonctions


Le repas quotidien doit présenter les trois groupes d’aliments suivants pour assurer le bien
être humain :

er
 1 groupe : Aliments énergétiques ou aliments de force
• Riches en glucide
- Céréales
- Tubercules et racines.

xxii
• Riches en lipides
- Légumineuses et graines oléagineuses
- Beurre, margarine, huile.
ème
 2 groupe : Aliments constructeurs aliments réparateurs ou bâtisseurs
• Riches en protéines animales
- Viande
- Poisson, crustacés
- Volailles et œufs
- Lait et produits laitiers (yaourt, fromages).
• Riches en protéines végétales
- Légumineuses.
ème
 3 groupe : Aliments protecteurs
• Riches en vitamines et minéraux
- Légumes et fruits.

1.3 Lois nutritionnelles


Quotidiennement, chaque individu doit consommer une alimentation bien équilibrée, variée,
composée d’aliments aussi naturels que possible.
La consommation alimentaire doit suivre les lois nutritionnelles suivantes :
ère
 1 loi. : Loi de la diversification alimentaire :
Selon cette loi, notre nourriture doit être variée quotidiennement et contenir les 3 groupes
d’aliments sus- énumérés.
ème
 2 loi. : Loi quantitative et qualitative :
L’alimentation doit satisfaire les besoins en énergie et en nutriments. Voir Annexe 3
ème
 3 loi. : Loi de l’équilibre nutritionnelle :
Chaque jour notre aliment doit apporter à notre organisme :
 10 à 12 % de calories provenant de protéines,
 30 à 35 % de calories provenant de lipides,
 50 à 60 % de calories provenant de glucides. [13] [20]

1.4 Besoins énergétiques du Malgache Annexe 4


Selon la méthode développée par la FAO, les besoins énergétiques pour Madagascar sont
évalués à 1810 kcal/jour pour le besoin d’entretien minimum seul, 2007 kcal/jour pour le besoin
d’entretien minimum avec activité professionnelle seule et la valeur de 2133 kcal/ jour pour le besoin
d’entretien minimum avec activité professionnelle et loisirs est considérée comme le besoin

xxiii
énergétique de référence. Les valeurs correspondantes publiées par la FAO sont sensiblement les
mêmes ; celui utilisé par la Banque Mondiale, 2100 kcal/j n’en diffère que de 1,5 %. [21] [22]

1.5 Régime alimentaire et hygiène de vie de la mère qui allaite


1.5.1 Régime alimentaire proposé par L. Rossant [9]
En réalité, le besoin calorique de la mère qui allaite dépend de la quantité de lait qu’elle
produit pendant la journée ; un accroissement quotidien de 500 calories avec 25g de protéines
supplémentaires semble suffisant pour couvrir les besoins de l’allaitement (2 500 kcal/j). Pendant
l’allaitement une alimentation équilibrée s’avère nécessaire :
- Un apport protidique de 60 à 80 g/j (10 à 15 % des besoins énergétiques)
- Un apport lipidique de 80 g/j (30 à 55 % des besoins énergétiques)
- Un apport glucidique de 340 g/j (50 à 55 % des besoins énergétiques)

1.5.2 Recommandation de la FAO appliquée en Afrique


Selon la FAO en 1997, l’apport calorique journalier recommandé pour les populations
d’Afrique donne sensiblement les mêmes valeurs : 1880 kcal/j pour les femmes adultes actives
(47kg), 2120 kcal/j pour les femmes très actives, en additionnant de 550 kcal pour celles qui allaitent
avec 41g de protéines, 14 à 28 mg de Fer, 1,0 à 1,2 mg de Calcium, 1200 µg en Vitamine A, 50 mg
en Vitamine C, en augmentant de 0,2mg de Thiamine (Vit B1), 0,3mg de Riboflavine (Vit B2), 3,6mg
de Niacine (Vit PP). Voir Annexe 3

1.5.3 Pratiques recommandées pour améliorer la nutrition des adolescentes (10 à19
ans) et des femmes en âge de procréer en Afrique
a. Accroître les apports alimentaires, en cas de poids insuffisants, pour protéger la santé des
adolescentes et des femmes et constituer des réserves pendant la grossesse et l’allaitement.
b. Diversifier le régime alimentaire pour améliorer la qualité et l’apport en micronutriments.
- augmenter la consommation quotidienne de fruits et des légumes.
- consommer des produits animaux si c’est possible.
- utiliser des aliments fortifiés (tel que le sucre) et autres produits enrichis avec la Vit A
ou d’autres micronutriments.
c. Utiliser du sel iodé.
d. Si les besoins en micronutriments ne sont pas satisfaits à partir de sources alimentaires il
faudra prendre des suppléments contenant de l’acide folique, du fer, de la Vit A, du zinc, du
calcium, et d’autres nutriments pour constituer des réserves et améliorer l’état nutritionnel des
femmes. [8] [14]

Pratique recommandée pendant l’allaitement (besoins spéciaux)

xxiv
- Manger l’équivalent d’un repas supplémentaire bien équilibré par jour environ 500-700 kcal.
- Dans les régions où il existe une avitaminose A prendre une gélule de Vit A à dose élevée
(200 000 UI) aussi vite que possible après l’accouchement mais dans les huit semaines
maximales du post- partum pour se faire des réserves, améliorer le contenu en Vit A dans le
lait maternel.
- Utiliser la méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée (MAMA) pour protéger
l’allaitement, espacer les naissances (pendant 3 ans ou plus longtemps) et rallonger la période
de récupération. [8] [14] [32]

1.5.5 Régime alimentaire recommandé à Madagascar, selon l’AEN


L’alimentation pour les femmes allaitantes doit être diversifiée qualitativement en nutriments
essentiels et doit apporter 2 640 kcal pour satisfaire leurs besoins énergétiques. Les nutriments
essentiels comprennent les glucides, les protides (d’origine animale ou végétale), les lipides, ainsi
que les vitamines (A, B, C, D) et les minéraux tels que le fer, l’iode, le fluor, le zinc, le sélénium. [23]

xxv
II. METHODOLOGIE

2.1 Cadre de l’étude


2.1.1 Situation géographique

Le District Sanitaire d’Antsirabe II, région du Vakinankaratra, se situe à cent soixante sept
kilomètres de la capitale à laquelle il est relié par la route nationale n° 7. Il est limité :
- au Nord, par le District de Faratsiho
- à l’Est, par le District d’Antanifotsy
- au Sud, par les Districts de Fandriana et d’ Ambositra
- à l’Ouest, par le District de Betafo.
Il s’étend sur une superficie de 2769 km², est traversé par les fleuves de l’Onive et de
Manandona. Les vastes plaines d’ Ambohibary et de Manandona caractérisent le district et expliquent
la forte potentialité économique avec les richesses du sol en roche volcanique, sédimentaire,
métamorphique favorisant les potentiels agro- pastoraux.
L’enquête a été effectuée dans la commune rurale de Belazao, District d’Antsirabe II, limité
au Sud par la commune rurale de Mangarano, à l’Est par le district d’Antsirabe I, au Nord par la
commune rurale d’Antanimandry et à l’Ouest par le district de Betafo. Après 8km sur la route
nationale 34 (Antsirabe- Morondava), il faut prendre 7km de piste rurale pour arriver à Belazao. La
commune rurale de Belazao s’étend sur une superficie de 38 ,89 km². [24]

2.1.2 Situation administrative


La commune de Belazao a été créée en 1996 et elle comprend 7 fokontany reliés au chef lieu
par des pistes rurales accessibles uniquement en période de sécheresse. Elle est sous la
responsabilité d’un Maire et de ses Adjoints, des conseillers communaux, d’un Secrétaire Général et
d’un Délégué administratif.

2.1.3 Démographie et économie Annexe 9


La population totale de la commune rurale de Belazao, en majorité très jeune, compte 13 000
habitants. Cette population à vocation agro-pastorale et artisanale a pour activité :
- la production agricole : riz, pomme de terre, blé, orge, soja, haricot,
- l’élevage : vaches laitières,
- la transformation de produits laitiers en fromage et beurre artisanal (formel et
informel) la fabrication de chapeaux et objets en paille de blé.
92 % de la population active s’adonne à l’agriculture et à l’élevage.
La commune de Belazao compte 1430 bovidés, 911 porcins et 7542 volailles. [24]

xxvi
La production agricole annuelle est représentée par le tableau suivant :
Tableau 1 : Représentation de la production agricole en 2005 – 2006
Production
Culture Superficie cultivée Production Ratio*
annuelle
ha t t/ha g/hab/j
Riz 813 2 088 2,5 446
Maïs 732 2 342 3,2 500
Patate douce 114 2 337 20,5 499
Pommes de terre 171 27 360 160 5846
Manioc 60 1 200 20 256
Haricot 144 216 1,5 4
Choux 66 1 980 30 423
*Ratio calculée pour 13 000 habitants avec une année de 360 jours.

2.1.4 Situation socio-économique et culturelle


La population rurale reste encore attachée à ses traditions surtout aux fêtes, aux
manifestations folkloriques et à l’exhumation.
Les revenus mensuels des ménages varient entre 17 000 et 22 000 Ariary pour les petits
salariés et de 30 000 et 50.000 Ariary pour les ouvriers et commerçants.

2.1.5 Infrastructure Sanitaire


La commune rurale de Belazao dispose d’une formation sanitaire de niveau II (CSB II),
dirigée par un médecin avec une sage femme et un personnel d’appui. Quatre vingt pour cent de la
population habitent à plus de 7km du chef lieu de la commune L’accessibilité de la population à la
formation sanitaire ne semble pas constant. Soixante seize pour cent de la population ont accès à
l’eau potable, la commue dispose de 144 bornes fontaines et 118 puits repartis dans les 7 fokontany.
Chaque fokontany comporte un centre PNNC/SEECALINE depuis 2001. [24]
2.2 Type d’étude
Il s’agit d’une étude descriptive, rétrospective et transversale concernant l’habitude
alimentaire des femmes allaitantes de la Commune Rurale de Belazao Antsirabe II.

2.3 Période et durée de l’étude


L’étude a duré 8 mois, de février à septembre 2007. L’enquête sur terrain a été réalisée au
mois de mai 2007.

xxvii
2.4 Population d’étude
La population d’étude est constituée par les femmes allaitantes de 15 à 49 ans habitant dans
la Commune Rurale de Belazao Antsirabe II ayant son dernier enfant de 0 à 24 mois et non enceinte.
Ce dernier critère a été choisi afin de minimiser le biais de sélection dans cette étude. L’unité de
sondage a été le ménage et l’unité statistique a été la mère.
Critère d’inclusion :
Toutes les femmes allaitantes de 15 à 49 ans en comptant l’âge révolus
résidentes dans la commune et ayant un enfant de 0 à 24 mois.
Critère d’exclusion :
Toutes les femmes allaitantes de 15 à 49 ans qui n’habitent pas dans la Commune ou non
résidants comme les vacancières, les visiteuses de passage.

2.5 Collecte de données


Les informations ont été recueillies à l’aide des questionnaires écrits en malagasy, élaborés à
partir des variables précitées et prétestées auprès de quelques femmes au cours d’une séance de
Surveillance Nutritionnelle des enfants au centre PNNC/SEECALINE d’Antanimandry Antsirabe II.
Annexe 8

2.6 Echantillonnage
2.6.1 Mode d’échantillonnage
Les échantillons ont été sélectionnés par la méthode de sondage en grappe à deux degrés.
Afin de déterminer l’ordre chronologique de l’enquête auprès des fokontany, un tirage au sort des
noms de chaque quartier a été réalisé. Voir Annexe 5

2.6.2 Taille de l’échantillon


Le calcul de l’effectif utilise la formule de Schwartz (Méthode statistique à l’usage des
médecins et des biologistes, 1984)
n : nombre des femmes allaitantes enquêtées
‫ع‬α ² x p x q x g
n = ---------------------

Avec n = taille de l’échantillon
p = proportion = 0,5
q = 1 – p = 0,5
2 ≈ 1,96 = ‫ع‬
g = 2,1 coefficient de correcteur de l’effet des grappes

xxviii
i = 0,1 précision souhaitée
i² = 0,01
2 x 2 x 0,5 x 0,5 x 2,1 2,1
n = --------------------------- = ------ = 210 n = 210
(0,1)² 0,01
n 210
Pour les 30 grappes, ----- = ------ = 7 soit 7 mères par grappe.
30 30
L’Intervalle d’échantillonnage IE est calculé à partir du nombre de la Population Totale PT de la
Commune puis un chiffre au hasard CH inférieur ou égal à l’IE est pris.
PT 13 000
Intervalle d’échantillonnage : IE = -------------- = ------------- = 433,33 ≈ 433
30 grappes 30

Chiffre au Hasard : CH ≤ 433, après le tirage au sort CH = 154. Voir Annexe 5

2.7 Variables étudiées


2.7.1 Variables quantitatives
- Age de la mère (en année)
- Taille de ménage : nombre de personnes qui vivent ensemble dans le ménage
- Nombre d’enfants de la mère enquêtée
- Revenu mensuel du ménage en Ariary
- Revenu alloué à l’alimentation en pourcentage
- Fréquence de consommation du riz par jour.
- Fréquence de consommation de tubercules et de racines par jour.
- Fréquence périodique de consommation en viandes, en poissons, en huile, en fruits :
une fois par jour – 1à 3 fois par semaine – 1à 3 fois par mois – 1 à 6 fois par an.
- Quantité de la production vivrière annuelle en kg : riz, maïs, patates douces, pomme de
terre, manioc, haricot, soja, choux.

2.7.2 Variables qualitatives


- Niveau d’instruction de la mère : primaire = illettrée + primaire, secondaire
- Profession de la mère : cultivatrice, commerçante.
- Profession du mari : cultivateur ; journalier (ouvrier d’entreprise et de champ) ; salarié
(ouvrier d’entreprise, gardien, police) ; profession libérale (chauffeur, commerçant,
maçon, menuisier, collecteur de lait de vache, mécanicien).
- Type d’approvisionnement en eau : borne fontaine, puit, source

xxix
- Type d’énergie utilisé pour la cuisson : bois de chauffe, charbon.

2.7.3 Matériels d’étude anthropométrique


Les poids des mères ont été mesurés à l’aide d’une balance portable SECA, avec une
précision de 100 gramme, la pesée se fait en portant de vêtements légers. Les tailles ont été
mesurés à l’aide de toise murale à curseur SECA avec une précision de 0.1 centimètre. La mesure
se fait debout en enlevant les chaussures, mettant le curseur sur le sommet de la tête en comprimant
les cheveux.

2.7.4 Données sur l’alimentation des mères


Les données concernant l’alimentation des mères ont été collectées à partir de l’alimentation
prise la veille de l’enquête selon la méthode préconisée. [25] [26]

2.7.5 Critère de jugement


Nous avons utilisé l’indice de masse corporelle pour évaluer l’état nutritionnel des femmes
allaitantes en comparant aux valeurs seuils préconisés par l’OMS. L’Indice de Masse corporelle
(IMC) ou indice de Quételet, calculé en divisant le poids en kilogrammes par le carré de la taille en
mètres (kg/m²), sert à évaluer l’état nutritionnel des femmes. Cet indice permet de diagnostiquer
l’obésité et la déficience énergétique chronique des femmes. Voir Annexe 6
La classification de l’IMC pour les femmes adultes s’établit comme suit :
- inférieur à 16,0 indique malnutrition chronique sévère,
- compris entre 16,0 et 17,0 indique une malnutrition chronique modéré,
- compris entre17, 0 et 18,4 signifie une malnutrition chronique légère,
- inférieur à 18,5 indique une malnutrition chronique,
- compris entre 18,5 et 24,9 représente une valeur normale,
- supérieur ou égale à 25 représente un état de sur poids
- compris entre 25,0 et 29,9 signifiant une surcharge pondérale,
- supérieur ou égale à 30 qualifié obèse. [5] [6] [25] [27] [28] [29] [30]

2.8 Mode d’analyse des données


Le traitement des textes et des tableaux a été effectué par le logiciel MS Word et EXCEL.
Les données ont été analysées en EPI-INFO 2000.

2. 9 Calculs statistiques utilisés

xxx
La moyenne, l’écart- type, la médiane, la fréquence, la proportion ont été calculés.
L’association entre deux variables est mesurée par le calcul de l’Odds Ratio (OR) : si OR =1 sans
corrélation, si OR ≠ 1 il y a association entre les 2 variables, l’association est forte si OR < 0,5 ou >2
avec un intervalle de confiance à 95%. Le seuil de signification est fixé à 0,05.

2.10 Considérations éthiques


Consentement éclairé : Pour rendre explicite les objectifs de l’enquête et pour requérir
l’autorisation de cette recherche dans la commune de Belazao une visite de courtoisie a été effectuée
auprès des diverses Autorités compétentes.
Ainsi les femmes allaitantes de 15 à 49 ans ont été sensibilisées et mises au courant du
déroulement de l’enquête en évoquant les objectifs en leur déclarant que : toutes les participations et
leurs réponses lors de l’enquête soient exprimées volontairement et sans contraintes pour tenir
compte les droits à la liberté d’opinion et les droits humains, le refus à la réponse aux questionnaires
demeure librement, toutes les réponses restent anonymes ainsi que les fiches d’enquête pour
respecter la confidentialité et le secret professionnel.
Pour les femmes de moins de 18 ans (âge révolu et âge légal des mineurs), le consentement
des parents ou des tuteurs responsables a été requis antérieurement pour préserver leur droit.
Le respect de la confidentialité, du secret professionnel, de droits humains et des droits à la
liberté d’opinions doit être appliqué pendant et après l’enquête.

2.11 Limites de l’étude :


La commune rurale de Belazao a été choisie comme lieu d’enquête par sa situation
géographique, son potentiel économique, son infrastructure routière.
Les aliments consommés quotidiennement par chaque individu ne parait pas
quantitativement mesurable par suite du contrainte temps ; malgré tout, nous sommes arrivées à
élaborer des questionnaires favorisant des réponses explicites sur le pourquoi et le but de cette
enquête. Les résultats de cette étude pourraient être extrapolés dans d’autres communes identiques.

xxxi
xxxii
III RESULTATS

Nous avons réalisé l’enquête chez 210 mères allaitantes dans la commune rurale de Belazao
Antsirabe II du 7 au 11 mai 2007. Les mères étudiées appartiennent à la tranche d’âge de 15 à 49
ans.

3.1 Caractéristiques des mères

3.1.1 Répartition des mères selon l‘age, la situation matrimoniale, le niveau


d’instruction et la profession
Tableau 2 : Répartition des mères selon l’âge, la situation matrimoniale, le niveau d’instruction et la
profession

Caractéristique Nombre (n = 210) Pourcentage


Age de la mère (année)
< 19 12 5,7
20 – 34 155 73,8
≥ 35 43 20,5
Situation matrimoniale
Vit seule 27 12,9
Mariée 183 87,1
Niveau d’instruction
Primaire 159 75,7
Secondaire 51 24,3
Profession de la mère
Cultivatrice 201 95,7
Commerçante 9 4,3

L’âge moyen (±ET : écart-type) des mères allaitantes est de 27,5 ± 6,7 ans. Parmi les 210
enquêtées, 73,8% des mères sont âgées de 20 à 34 ans. L’âge des mères varie de 16 à 46 ans.
87,1% des mères sont mariées et 12,9% vivent seules. 75% environ ont un niveau primaire. Presque
la totalité des mères sont toutes cultivatrices soit 95%, tandis que 4,3% seulement sont des
commerçantes.

xxxiii
3.1.2 Répartition des mères selon leur poids, leur taille et l’IMC
Tableau 3 : Répartition des mères selon leur poids

Poids des mères en kg Nombre (n=210) Pourcentage


< 50 143 68,1
≥ 50 67 31,9

Presque deux tiers des mères soit 68,1% ont un poids inférieur à 50kg. Le poids moyen
(±ET) des mères est de 46,8 (±5,8) kg, qui varie entre 33 et 75kg.

Tableau 4 : Répartition des mères selon leur taille

Taille des mères en cm Nombre (n=210) Pourcentage


< 145 18 8,6
≥ 145 192 91,4

Parmi les 210 mères, 8,6% ont une taille inférieure à 145cm, la taille moyenne est de 151,6
(±5,4) cm, qui varie de 138 à 168.

3.1.3 Répartition des mères selon leur état vaccinal, leur supplémentation en Fer acide
folique et en vitamine A
Tableau 5 : Répartition des mères selon leur état vaccinal, leur supplémentation en FAF et leur
supplémentation en Vit A
Caractéristiques Nombre (n=210) Pourcentage
Etat vaccinal
< VATT5 122 58,4
≥ VATT5 87 41,6
Supplémentation en FAF
non 174 82,9
oui 36 17,1
Supplémentation en Vit A
non 46 21,9
oui 164 78,1

xxxiv
41,6% mères ont terminé leur vaccination.
Parmi les 210 mères, 83% n’obtiennent pas une supplémentation en FAF après
accouchement tandis que 78% ont pris une supplémentation en Vitamine A au cours de 8 semaines
après l’accouchement.

3.2 Caractéristiques des ménages

Tableau 6 : Répartition des mères selon le nombre d’enfants et la taille du ménage

Caractéristiques des
Effectif (n=210) Pourcentage
ménages
Nombre d’enfants
<5 112 53,3
≥5 98 46,6
Taille du ménage
<5 94 44,8
≥5 116 55,2

Nombre d’enfants : 53,3% des mères ont moins de 5 enfants et 46,6% ont 5 enfants ou
plus. Le nombre d’enfant varie de 1 à 10 avec une moyenne de 2.
Taille du ménage : Le nombre de personnes qui vit ensemble dans chaque ménage varie de
2 à 15 en moyenne (±ET) de 5,1 (±1,9). Plus de la moitié des ménages, soit 55,2% ont plus de 4
personnes.

Tableau 7 : Répartition des mères selon la profession de leur mari et le revenu du ménage
< 20 000 91 43,4
Caractéristiques des
≥20 000 119
Effectif 56,6
Pourcentage
ménages
Profession de leur mari n =183
Cultivateurs 154 84,2
Journaliers 2 1,1
Salariés 9 4,9
Autres 18 9,8
Revenu en Ariary n =210

xxxv
Profession du mari : sur 183 mères qui vivent avec leur mari, 84,2% (154) sont cultivateurs,
1,1% sont des travailleurs journaliers, 4% des salariés et 9,8% parmi eux ont d’autres occupations
telles que mécanicien, maçon, menuisier, chauffeur.
Revenu mensuel des ménages : le revenu médian des ménages est 20 000 Ariary avec
une valeur minimale de 3 000 Ariary et maximale de 300 000 Ariary.

Tableau 8 : Répartition des mères selon la proportion du revenu alloué à l’alimentation par tranche

Revenu alloué à
Effectif n=210 Pourcentage %
l’alimentation en %
] 10 – 24] 9 4,3
] 25 – 49] 67 31,9
] 50 – 74] 28 13,3
] 75 – 100] 106 50,5

Revenu alloué à l’alimentation : 50% des ménages (106) ont alloué plus de 75 % de leur
revenu à l’alimentation, 4,3% des ménages soit 9 seulement ont dépensé les 25% de leur revenu
pour l’achat des aliments.

3.2.1 Les facteurs environnementaux des ménages


Tableau 9 : Répartition des ménages selon l’approvisionnement en eau, l’énergie utilisée

Caractéristiques Effectif n = 210 Pourcentage %


Approvisionnement en eau
Borne fontaine 87 41,4
Puit 6 2,9
Source 117 55,7
Energie utilisée
Bois de chauffe 197 93,0
Charbon 13 7,0
- Approvisionnement en eau
Chaque ménage est approvisionné en eau durant toute l’année.
- Type d’énergie utilisée pour la cuisson
La plupart des ménages 93 % soit 197 utilisent le bois de chauffe et le reste 7% emploie le
charbon pour la cuisson.

xxxvi
Tableau 10 : Répartition des ménages selon l’accès à la radio, l’accès à la TV

Caractéristiques Effectif n = 210 Pourcentage %


Accès à la Radio :
oui 150 71,4
non 60 28,6
Accès à la TV :
oui 20 9,5
non 190 90,5
Plus de 2/3 des ménages soit 71,4% possèdent un poste radio et 90% n’ont pas de poste
téléviseur.

3.2.2 Caractéristiques de la production agricole des ménages

Tableau 11 : Répartition des ménages selon les différentes productions agricoles en 2006-2007 et la
pratique de la production agricole

Production en kg Total
Produits
< 100 100 - 250 ≥ 250 Oui Non
n % n % n % n % n %
Riz 69 36,9 90 48,1 28 15,0 187 89,0 23 11,0
Patate douce 66 35,3 70 37,4 51 27,3 187 89,0 23 11,0
Pomme de terre 83 60,1 42 30,4 13 9,4 138 65,7 72 34,3
Mais 113 60,1 61 32,4 14 7,5 188 89,5 22 10,5
Manioc 16 72,7 5 22,7 1 4,6 22 10,5 188 89,5
Haricot 156 95,1 8 4,9 0 0,0 164 77,6 47 22,4
Soja 115 89,1 9 7,0 5 3,9 129 61,4 81 38,6
Arachide 53 80,3 10 15,3 3 4,3 66 31,4 144 68,6
Choux 1 11,1 2 22,2 6 66,7 9 4,3 201 95,7

Tableau 12 : Tableau récapitulatif des productions agricoles des ménages enquêtés de 2006-2007
Production Quantité produite Moyenne de la Ratio/personne par
Produits
totale variée de production jour*
kg kg kg g

xxxvii
Riz (paddy) 32823 3 - 3000 158 87
Patate douce 40127 2 - 5000 191 106
Pomme de terre 14563 5 - 1000 69,34 38
Maïs 18270 1 - 1000 87,4 48,5
Manioc 2232 2 - 1000 10,6 5,8
Haricot 3691 1 - 200 17,6 9,8
Soja 6497 2 -1250 30,9 17,1
Arachide 3907 2 - 600 18,6 0,01
Choux 10010 10 - 5000 47,6 4,2

*Ratio calculée à partir de la moyenne de la production annuelle en divisant par 5 personnes en


moyenne par ménage en une année de 360 jours. Le ratio est supérieur à la quantité réellement
consommée.
- La production en riz : 89% des ménages pratiquent la riziculture et 48% en produisent entre
100 à 250kg. Le ratio par personne par jour est de 87g en paddy qui donne 58g des grains de
riz (le 2/3 du paddy).
- La production en patate douce : 89% des ménages pratiquent cette culture. Le ratio par
personne est de 106g par jour.
- La production en pomme de terre : la production totale est de 14 563kg, la majeure partie
des ménages 60% produit moins de 100kg. Le ratio moyen d’une personne est de 38g par
jour.
- La production en maïs : la production totale des ménages est de 18 270kg avec une
moyenne de 87,4kg dont 60% des ménages produisent moins de 100kg. Le ratio moyen est
de 48g par jour.
- La production en manioc : la production totale donne 2 232kg variant de 2 à 1000kg et
seuls 10,5% des ménages qui le cultivent.
- La production en haricot : la production totale correspond à 3 691kg avec une moyenne de
17,6kg et 78% des ménages pratiquent cette culture dont 95% produisent moins de 100kg. La
ratio par personne est environ 10g/jour.
- La production en soja : 61% ont pratiqué la culture de soja dont 89% produisent moins
de100kg.
- La production en arachide : 31% des ménages produisent au total 3 907kg dont 80%
produisent moins de 100kg.
- La production en choux : la production totale est de 10 010kg et 4,3% seulement ont
pratiqué la culture.

xxxviii
35 30,4 Riz
30 24,8 Haricot
25 Patate douce
20 13,8 Manioc
%
15 11 7,6 Pomme de terre
10 2,8 1,7 4,9 3 Soja
5
Maïs
0
1 Arachide

PRODUITS Choux

Figure 1: Proportion des produits agricoles par rapport à la totale de la production annuelle des
ménages enquêtés

La production de patate douce occupe le 1er rang avec 30,4% de la production totale, au 2ème
ème ème
rang le riz avec 24,8% puis au 3 rang avec 13,8% le maïs et au 4 rang le pomme de terre avec
11%, les restes représentent les 20% de la récolte annuelle.

3.2.3 Caractéristiques des ménages selon le type d’élevage


Tableau 13 : Répartition des ménages selon le type d’élevage et leur pratique

Pratique de l’élevage par ménage


Type d’élevage OUI NON
n % n %
Bovins : 208 têtes 114 54,2 96 45,7
Porcins : 114 têtes 63 30 147 70
Volailles : 737 têtes 109 51,9 101 48,1

Type d’élevage pratiqué par la famille


- Production bovine : 208 têtes de bovins ont été recensées dans 54,2% des ménages. En
moyenne, 1bovin par ménage qui varie de 1 à 13.
- Production porcine : 30% des ménages pratiquent l’élevage de 114 porcs. Le nombre de
tête varie de 1 à 10.
- Production en volailles : 737 volailles ont été reparties dans 51,9 % des ménages, en
moyenne 3 volailles par ménage qui varie de 1 à 50.

xxxix
3.3 Caractéristiques des habitudes alimentaires des mères
3.3.1 Fréquence de la consommation alimentaire des ménages
Tableau 14 : Répartition des mères selon la fréquence de leur consommation alimentaire

Fréquence de 1 fois 1 à 3 fois 1 à 3 fois 1 à 6 fois


consommation par jour par semaine par mois par an
Aliments n % n % n % n %

Viande 3 1,4 58 27,6 102 48,6 47 22,4

Poisson 23 11,0 138 65,7 39 18,6 10 4,8

Légumineuses 10 4,8 134 63 ,7 56 26,7 10 4,8

Fruits 67 31,9 120 57,1 16 7,6 7 3,3

Huile 76 36,2 88 41,9 44 20,9 2 1,0

- Consommation de viande : 48% des ménages les consomment 1 à 3 fois par mois.
- Consommation de poisson : 2/3 des ménages soit 65% en consomment 1 à 3 fois par
semaine.
- Consommation de légumineuses : parmi les 210 ménages, 63% des ménages en mangent
1à 3 fois par semaine.
- Consommation de fruits : presque la moitié des ménages soit 57% en mangent par 1 à 3
fois semaine. Rares sont ceux qui les mangent par an et par mois.
- Consommation d’huile : 36% en consomment 1 fois par jour.

3.3.2 La diversification des aliments consommés la veille de l’enquête


Les 3 groupes d’aliments consommés par les ménages sont :
• Aliments énergétiques : riz, patate douce.
• Aliments constructeurs : viandes, poisson, haricot, vouandjou.
• Aliments protecteurs :
- fruits : goyave, orange, banane, kaki,
- légumes : chou, potiron, carotte, chou-fleur, courgette, cressons, autres brèdes (ramirebaka,
petsay, feuille de patate douce, anamadinika, ravitoto).

Tableau 15 : Répartition des mères selon la diversification d’aliments consommés la veille de


l’enquête

xl
Groupes d’aliments Effectif n = 210 Pourcentage %
1
3 groupes ECP 84 40
2
EC 35 16,7
2 groupes 3
EP 84 40
4
1 groupe E 7 3,3

40% des mères prennent les 3 groupes d’aliments, plus de la moitié soit 56,7% prennent les
2 groupes dont 16,7% mangent les groupes EC énergétiques et constructeurs, 40% mangent les
groupes EP énergétiques et protecteurs. 3,3% prennent seulement le groupe E énergétique.

45%
ECP 40% EP 40%
40%
35%
30% ECP
25% E
20% EC 16,7% EP
15% EC
10%
E 3,3%
5%
0%

Figure 2 : Proportion des mères selon la diversification d’aliments consommés la veille de l’enquête
Au total, toutes les mères enquêtées mangent quotidiennement des aliments groupés
énergétiques, 56,7% des mères consomment des aliments groupés protecteurs et soit 80% celles qui
mangent des aliments groupés protecteurs.

1
Energétique + Constructeur + Protecteur
2
Energétique + Constructeur
3
Energétique + Protecteur
4
Energétique

xli
100
100 80
90
80 56,7
70
60 43,3
% 50
40 20
30
20 0
10
0
Energétique Constructeur Protecteur
Groupe d'aliments

Consommation oui Consommation non

Figure 3 : Proportion des ménages selon les groupes d’aliments consommés la veille de l’enquête
3.3.3 Consommation la veille de l’enquête par groupe d’aliments
a) Aliments énergétiques
 Aliments de base
Tableau 16 : Répartition des mères selon la consommation d’aliments de base la veille de l’enquête
Aliments de base Effectif n = 210 Pourcentage %
Riz 49 23,3
Riz et tubercules 161 76,7
Le riz constitue le premier aliment de base des mères enquêtées. Soit 23,3% des mères
mangent seulement le riz comme aliment de base tandis que 76,7% mangent simultanément le riz et
les tubercules (patate douce) pour combler la quantité du riz consommé.

Tableau 17 : Répartition des 161 ménages selon la fréquence de consommation du riz et des
tubercules la veille de l’enquête
Fréquence de Fréquence de consommation du riz
Total
consommation 1 fois par jour 2 fois par jour 3 fois par jour
des tubercules n % n % n % n %
1 fois par jour 0 0,0 29 13,8 10 4,8 39 18,6
2 fois par jour 4 1,9 105 50,0 5 2,4 114 54,3
3 fois par jour 2 0,9 6 2,9 0 0,0 8 3,8
Total 6 2,8 140 66,7 15 7,2 161 76,7

La fréquence de consommation du riz et des tubercules se répartit suivant le nombre de


prises en 24h : 3 fois par jour : matin, midi, soir

xlii
2 fois par jour : - pour le riz = matin et soir
- pour les tubercules = matin et midi
1 fois par jour : - pour le riz = soir
- pour les tubercules = midi.
Soit 66,7% des mères consomment du riz 2 fois par jour, matin et soir ; 2,8% des mères
prennent du riz une fois par jour (le soir) et les tubercules remplissent le nombre du repas journalier
en 3 suivant l’insuffisance de la quantité du riz consommé. Pour 7,2% des mères, la consommation
du riz 3 fois par jour est insuffisante dont 2,4% qui prennent 2 fois par jour les tubercules (matin et
midi) et 4,8% qui les prennent 1 fois par jour.

b) Aliments constructeurs
Les aliments constructeurs consommés sont composés par des aliments riches en Protéines
d’origine animale et d’origine végétale.

Tableau 18 : Répartition des mères selon la variété des protéines des aliments constructeurs
consommés
Aliments constructeurs Effectif n Pourcentage %
Protéines d’origine animale et végétale 19 9
Protéines d’origine animale seules 81 38,7
Protéines d’origine végétale seules 19 9
Total 119 56,7

Parmi les mères enquêtées, 38,7% mangent seulement des aliments riches en protéines
d’origine animale et 9% mangent seulement des aliments riches en protéines d’origine végétale
1
(légumineuses : haricot, vouandjou ).

Tableau 19 : Répartition des mères selon la consommation des Protéines d’origine animale
Type d’aliments Effectif n Pourcentage %
Viande 14 6,7
Poisson 86 41
Total 100 47,7

Au total, 47,7% des mères mangent des protéines d’origine animale dont 6,7% prennent des
viandes et 41% mangent des poissons.

1
Vouandjou = voanjobory

xliii
c) Aliments protecteurs
Les aliments protecteurs consommés sont constitués par les légumes et les fruits. Les fruits
consommés sont très variés comme la goyave, l’orange, la banane, le kaki. Les légumes peuvent
être classés en 2 : les brèdes tels que les feuilles de patate douce, les cressons, le « ramirebaka » et
« autres » tels que le chou, le potiron, la courgette, le chou-fleur, les haricots verts, les carottes, les
tomates.

Tableau 20 : Répartition des mères selon la consommation des aliments protecteurs existants
Type d’aliments Effectif n Pourcentage %
Fruits 11 5,2
Brèdes 108 51,4
Autres légumes 49 23,4
Total 168 80

Parmi 210 mères, 80% mangent des aliments protecteurs. Presque la moitié soit 51,4%
consomment des légumes à feuilles vertes (foncées) et seulement 5,2% mangent des fruits.
3.4 Relations possibles entre les facteurs socio-économiques et l’état nutritionnel

3.4.1 L’état nutritionnel des mères allaitantes


Parmi les 210 mères allaitantes, 17,6% sont classées malnutries où l’IMC se trouve inférieur
à 18,5 et 82,4% se situent dans la valeur normale (IMC ≥ 18,5). L’IMC moyen (± ET) des mères est
de 20,3 (± 2,1) kg/m² qui varie de 14,6 à 27,6.

17,6%

82,4%

Malnutrition oui Malnutrition non

Figure 4 : Proportion des mères allaitantes selon l’IMC

xliv
3.4.2 Relation entre l’âge et l’IMC
Tableau 21 : Répartition des mères allaitantes selon l’âge et l’état nutritionnel

Malnutrition
Age de la mère Total
Oui (n = 37) Non (n = 173)
n % n % n %
< 19 2 16,7 10 83 ,3 12 5,7
20 - 34 25 16,1 130 83,9 155 73,8
≥ 35 10 23,3 33 76,7 43 20,5

La prévalence de la malnutrition chez les mères âgées plus de 35 ans est plus élevée
(23,3%) par rapport aux autres. Cette prévalence estimée à 23,3% diminue progressivement jusqu’à
16,1% dans les tranches d’âge inférieur à 35ans.

23,3
≥ 35 76,7
Tranche d'âge

20,5
16,1
20 - 34 83,9
73,8
16,7
< 19 0
5,7

0 20 40 60 80 100

Pourcentage

Total Malnutrition non Malnutrition oui

Figure 5 : Répartition des mères selon les tranches d’âge et l’état nutritionnel

3.4.3 Relation entre le niveau d’instruction et l’IMC


Tableau 22 : Répartition des mères selon le niveau d’instruction et l’IMC

Niveau Malnutrition
Total OR IC à 95%
d’instruction Oui (n =37) Non (n =173)
n % n % n %

Primaire 30 18,9 129 81,1 159 75,7 1,46 0,59 - 3,56


Secondaire 7 13,7 44 86,3 51 24,3

xlv
Sur 159 mères de niveau primaire, 18,9% sont classées dans le groupe de déficience
énergétique chronique ou malnutries. 7 mères sur 51 soit 13,7% des mères de niveau secondaire
sont malnutries.

3.4.4 Relation entre la situation matrimoniale et l’IMC


Tableau 23 : Répartition des mères selon la situation matrimoniale et l’IMC

Situation Malnutrition
Total OR IC à 95%
matrimoniale Oui (n =37) Non (n =173)
n % n % n %

Vit seule 10 37,0 17 63,0 27 12,9 3,39 1,40 - 8,20

Mariée 27 14,8 156 85,2 183 87,1

Parmi les 27 mères qui vivent seules, 37% se trouvent dans la déficience énergétique
chronique. 14% sur 183 mères mariées sont classées dans la déficience énergétique chronique.
Cette association est significative.

85,2 87,1
100
63
80

60
% 37
40
14,8 12,9
20

0
Malnutrition oui Malnutrition non Total

Vit seule Mariée

Figure 6 : Répartition des mères selon la situation matrimoniale et l’état nutritionnel

xlvi
3.4.5 Relation entre la taille de ménage et l’IMC
Tableau 24 : Répartition des mères selon la taille de ménage et l’IMC

Taille du Malnutrition
Total OR IC à 95%
ménage Oui (n =37) Non (n =173)
n % n % n %

<5 16 17,0 78 83,0 94 44,8 0,92 0,45 - 1,89

≥5 21 18,1 95 81,9 116 55,2

La prévalence de la malnutrition chez les mères qui ont moins de 5 personnes dans le
ménage est presque identique à celles qui ont plus de 5 personnes, soit 17%. Alors cette relation
n’est pas significative.

3.4.6 Relation entre le nombre d’enfant et l’IMC


Tableau 25 : Répartition des mères selon le nombre d’enfant et l’IMC
Nombre Malnutrition
Total OR IC à 95%
d’enfants Oui (n =37) Non (n =173)
n % n % n %

<5 21 18,8 91 81,2 112 53,3 1,18 0,57 - 2,41


≥5 16 16,3 82 83,7 98 46,7

La prévalence de la malnutrition chez les mères qui ont des enfants moins de 5 est plus
élevée (18,8) que chez les mères qui ont plus de 5 enfants (16,3%). Cette relation n’est pas
significative.

3.4.7 Relation entre le revenu des ménages et l’IMC


Tableau 26 : Répartition des mères selon le revenu et l’IMC

Revenu du Malnutrition
Total OR IC à 95%
ménage Oui (n =37) Non (n =173)
n % n % n %

< 20 000 19 20,9 72 79,1 91 43,3 1,48 0,72 - 3,04

≥ 20 000 18 15,1 101 84,9 119 56,7

xlvii
La prévalence de la malnutrition chez les mères qui ont un revenu mensuel inférieur à 20 000
Ariary est plus élevée (20,9%) par rapport aux autres. Cette relation n’est pas significative.

3.4.8 Relation entre le revenu alloué à l’alimentation (en %) et l’IMC


Tableau 27 : Répartition des mères selon le revenu alloué à l’alimentation et l’IMC

Revenu alloué Malnutrition


Total OR IC à 95%
à l’alimentation Oui (n =37) Non (n =173)
n % n % n %

0 - 24 0 0,0 9 100 9 4,3 1,48 0,72 - 3,04

25 - 49 14 20,9 53 79,3 67 31,9


50 - 74 4 14,3 24 85,7 28 13,3

75 - 100 19 17,9 87 82,1 106 50,5

Plus de 25% du revenu des mères malnutries sont alloué à l’alimentation. 18% des mères
consacrent presque la totalité de leur revenu à l’alimentation, soit plus de 75% ; de même, soit 82%
pour les mères avec IMC normale (IMC≥18,5). La moitié des mères enquêtées, 50,5% dépensent
plus de 75% de leur revenu à l’alimentation.

100
100 79,3 85,7 82,1
90
80
70
60 50,5
% 50
40 31,9
30 20,9 14,3 13,3 17,9
20 4,3
0
10
0
0 - 24 25 - 49 50 - 74 75 - 100
Pourcentage de revenu alloué à l'alimentation par
tranche
Malnutrition oui Malnutrition non Total

Figure 7 : Répartition des mères selon le revenu alloué à l’alimentation et leur état nutritionnel

xlviii
IV COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS

L’étude s’étend sur une tranche d’âge des femmes allaitantes de 15 à 49 ans dont la valeur
moyenne est de 27,5 (±6,5) ans ; cette population est jeune avec une forte concentration de 73,8%
sur les tranches d’âge de 20 à 34 ans et 5,7% de 16 à 19 ans, soit 80% environ.

4.1 L’état nutritionnel des mères allaitantes


L’IMC moyen (±ET) des mères allaitantes de la commune de Belazao estimée à 20,3 (±2,1)
se situe dans l’intervalle normal, entre 18,5 et 25. Cet indice est comparable à celui des femmes
malgaches soit 20 en 1997, variant de 20,3 à 21 en 2004. [5] [6]
La prévalence de la malnutrition des mères allaitantes enquêtées est de 17,6%, et celle du
pays est de 20,4% en 1997. Cette prévalence est importante en comparant avec la proportion des
femmes en âge de procréer du pays, sise en deçà du seuil critique de 18,5 soit 20,6% en 1997 et
19% en 2004. En milieu rural, cette prévalence est plus élevée qu’en milieu urbain 21,1% en 1997 et
20,7% en 2004. [4] [5] [6]
Cette prévalence est encore plus élevée par rapport à la situation dans d’autres pays en
développement de l’Afrique subsaharienne, 5% en Zimbabwe, 7,9% en Côte d’Ivoire. [5]
En projetant cette prévalence de 17,6% dans 210 mères allaitantes enquêtées sur 3225
femmes âgées de 15 à 49 ans habitant dans la commune de Belazao, cette prévalence n’est pas un
indicateur négligeable, plutôt il doit être considéré comme un problème de santé publique. L’état
nutritionnel de la mère a une influence sur la morbidité et la mortalité des enfants. En effet, il est
conditionné par l’équilibre énergétique, l’état de santé et le temps écoulé depuis la dernière
naissance. Selon la Banque mondiale, le statut nutritionnel peut être dû à un manque de
connaissance et constitue un indicateur de la pauvreté. [5] [33] [34]

4.2 Les facteurs socio-économiques et environnementaux


 Situation matrimoniale
En ce qui concerne l’état matrimonial des mères allaitantes, 12,9% soit 27 sur 210 vivent
seules avec leurs enfants, elles jouent le rôle du chef de famille. Cette situation est dûe soit par le
décès du mari, soit par le divorce, soit par exode rural des hommes, soit par convenance
personnelle. A Madagascar, près de 22% des ménages sont dirigés par des femmes en 2004,
d’après le résultat de l’EDSM 2004 ; près de 19,3% selon le résultat de l’EPM 2004. [4] [6] [31]
Bien que 87,1% des femmes allaitantes soient mariées, elles assument de lourdes
responsabilités envers leur mari et leurs enfants. La prévalence de la malnutrition chez les mères non
mariées évaluées à 37% est plus élevée que chez les mères mariées, qui est de 14,8%.

xlix
Presque la moitié des mères non mariées se trouve en état de déficience énergétique
chronique, cet indicateur de malnutrition prouve qu’elle mène une vie dure. La situation des mères
non mariées est un des facteurs sociaux favorisant le mauvais état nutritionnel des mères allaitantes.
 Niveau d’instruction des mères
Le niveau d’instruction des mères de la commune de Belazao se trouve très bas, 75,7%
d’entre elles ne dépassent pas le niveau primaire et 24,3% sont de niveau secondaire. En
confrontant ces données avec les résultats de l’EDSM 2004 - 29% des femmes sont analphabètes,
71% des femmes sont alphabétisées et 14% qui ont achevé le niveau primaire. Il faut souligner qu’en
milieu rural, plus d’un tiers des femmes sont analphabètes, soit 35% et 27% sont sans instruction. [4]
[6]
D’après les résultats de l’EPM 2004, 37% des femmes sont analphabètes, 39% en milieu
rural et 35% dans le pays ; 50% des femmes ont le niveau primaire, 52% en milieu rural et 51,6%
dans le pays. [31]
La prévalence de la malnutrition chez les mères qui ont un niveau primaire soit 18,9% est
plus élevée que chez la mère de niveau secondaire, soit 13,7%. A Madagascar, cette prévalence est
presque identique, 19,9% pour celles qui ont le niveau primaire et 12,6% pour celles qui ont le niveau
secondaire en 2005. [6]
En résumé, le niveau d’instruction de la femme peut entraîner un impact sur son état
nutritionnel.

 Nombre d’enfants
Le nombre d’enfants dans chaque ménage varie de 1 à 10 ; 53,3% des mères ont moins de
5 enfants avec 18,8% de malnutries et 46,7% ont plus de 5 enfants avec 16,3% de malnutries. L’état
de malnutrition des femmes se trouve inversement proportionnel au nombre d’enfants en charge.
Plusieurs raisons peuvent expliquer ces situations :
- effet positif de la promotion de la planification familiale par la pratique de l’espacement de
naissance,
- raisons interfamiliales et économiques : - les aînés quittent la famille pour aller chercher du
travail dans le but d’avoir leur gagne pain quotidien,- certains sont allés habiter chez les grand
parents ou chez les oncles plus aisés.

 Taille du ménage
Plus de la moitié des ménages sont composées de plus de 4 personnes, soit 55,2%. En
moyenne, le ménage à Belazao est composé de 5 personnes ; ce résultat est comparable à celui du
ménage malgache en 2004. [6] [31]

l
18% des mères des ménages ayant plus de 4 personnes sont malnutries ; plus la taille du
ménage augmente, plus le nombre des mères malnutries s’accroît. Le nombre de personnes qui
vivent ensemble dans le ménage entraîne un surplus de consommation alimentaire.

 Profession de la mère
Dans la majorité les mères allaitantes sont toutes des cultivatrices avec une proportion
représentative de 95,7%, parfois elles aident leur mari et font le ménage et le travail au champ. 4,3%
soit 9 femmes qui s’occupent du commerce font également le ménage.
Bien entendu, la majorité des femmes résidant en milieu rural travaille dans l’agriculture, soit
81% et 68% dans le pays dont 67% sont divorcées, 92% sont analphabètes et 80% ont le niveau
primaire selon les résultats de l’EDSM 2004. [6]
La nourriture est le combustible de l’organisme. Par conséquent, plus une personne est
active, plus elle consomme d’énergie et vice versa. Le type de travail des femmes allaitantes dans
cette étude détermine la dépense énergétique qui demande beaucoup d’efforts physiques en
cultivant la terre et en allaitant. [20] Annexe 7
 Profession du mari
La majorité des maris des enquêtées sont des cultivateurs (83,7%). Selon la répartition des
emplois de l’EPM en 2004, 90,1% sont des agriculteurs en milieu rural et 82,4% dans toute l’île. [31]

 Revenu
Le revenu médian est de 20 000 Ariary par mois et varie de 3 000 à 300 000 Ariary. Cette
différence de salaire reflète les différentes couches sociales : la couche la plus vulnérable touche un
salaire inférieur à 10 000 Ariary (travailleurs journaliers) et la couche moyenne a un revenu égal à
celui des salariés. Dans les pays en développement, la plupart des femmes ont un travail mal
rémunéré. Les dépenses alimentaires et la consommation pour satisfaire les besoins nutritionnels
dépendent du revenu. Quelque soit le montant du revenu des ménages, la question de l’épargne
reste un problème. L’insuffisance du pouvoir d’achat dû au faible montant de revenu et la réduction
de produits agricoles disponibles entraînent une difficulté sur l’achat et la consommation alimentaire.
Cela engendre l’état de déficience énergétique « chronique » des mères. [4] [33]
La proportion des mères malnutries reste la même quelque soit le montant de revenu. Cette
situation est aggravée par le niveau d’instruction faible, la situation matrimoniale, le nombre d’enfants
en charge et la taille du ménage.

 Revenu alloué à la consommation alimentaire des ménages


Pour 4,3% les mères ont un IMC normale, les dépenses consacrées à l’alimentation sont
inférieures à 25% du revenu. La production agricole satisfait aux besoins. Le reste des mères
consacre plus que 25% de leur revenu à l’alimentation.

li
La moitié des ménages soit 50,5% dépensent plus de 75% de leur revenu à l’alimentation. En
d’autre terme le revenu mensuel des ménages ne couvre pas leur besoin alimentaire pour la survie.
Avec un revenu moyen mensuel de 20 000 Ariary, un ménage ne peut acheter que 20kg de riz et ne
dispose plus de revenu pour les autres dépenses.
D’après l’EPM 2004, l’alimentation représente 70% de la dépense totale des ménages
malgaches, 78% en milieu rural et 74% pour les ménages les plus pauvres. Et de même en 2005, le
milieu rural où vivent 78% des malgaches a consommé 70,4% de leur dépense totale à l’alimentation.
Selon les résultats de l’EPM 2004, 54% des ménages malgaches sont vulnérables, leur situation
financière est déficitaire. En moyenne, le niveau de dépense totale a été évalué à 248 000
Ariary/personne/an ; Pourtant, 72,1% de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté qui est
de 257 675 Ariary. En 2005, le seuil subjectif de pauvreté se situe aux environs de 567 000
Ariary/personne/an, soit 47 308 Ariary/mois. [31] [35]
En principe, selon la loi d’Engel, la part des biens inférieurs (en l’occurrence la part de
l’alimentation) dans la dépense des ménages décroît selon le niveau total du revenu. Cette
décroissance apparait jusqu’au décile des plus riches. Dans un contexte de pauvreté extrême, un
surplus de revenu est tout d’abord consacré à l’amélioration en quantité (et dans une moindre
mesure en qualité) de l’alimentation. C’est ainsi que la part de l’alimentation augmente jusqu’au
groupe des ménages « moyens ». En 2005, au niveau national, 75% des dépenses totales des
ménages sont consacrées à l’alimentation. La faiblesse du revenu contribue fortement à l’insécurité
alimentaire. [4] [31]
 Caractéristique des ménages en approvisionnement en eau
L’approvisionnement en eau se fait soit par des bornes fontaines 41,4% des ménages, soit
par des sources 55,7%, soit par des puits 2,9%,. Quelque soit le mode d’approvisionnement, l’eau
n’est pas traitée. En plus, le réservoir communal est épuisé du mois de juillet au mois de septembre
mais les sources n’ont jamais tari.
Selon l’EPM 2004, le taux d’accès à l’eau contrôlée est de 21,2% en milieu rural. L’eau contrôlée
provient d’une installation plus ou moins contrôlée telle que les branchements particuliers des bornes
fontaines par pompage ou l’adduction d’eau gravitaire, les puits protégés munis de pompe à motricité
humaine. [31]

 Caractéristiques des ménages selon l’énergie utilisée


Dans la commune de Belazao, le type de combustible le plus utilisé est le bois de chauffe
acheté par les ménages soit 96% et la pratique du charbon de bois touche les 7%. Selon la
répartition des malgaches suivant le type de combustible 76% utilisent le bois ramassé, 5,8% de bois
acheté et 17% du charbon. Notre résultat est presque identique à celui du niveau national en 2004
(EPM). [31]

lii
 Caractéristiques des ménages selon la disponibilité aux média
Malgré la situation pécuniaire de ménages 71,4% soit 150 d’entre eux ont des postes radio
sur 210 ; 9,5% d’entre eux ont des postes téléviseurs. Ce résultat montre qu’ils s’intéressent à toute
communication externe et interne. La disponibilité des différentes chaînes de Radio et de télévision
(RNM, TVM, RTA, MBS, Radio Haja) permet la possibilité de sensibilisation sur l’éducation sanitaire
et nutritionnelle au profit de la plupart des mères et des adolescentes. (Ménages)
La radio est un excellent médium tant qu’il s’agit de motiver les gens et d’attirer l’attention sur
des idées et des techniques nouvelles, mais elle ne convient guère pour transmettre un savoir
détaillé ni pour la formation. La force de la télévision réside dans la combinaison d’images mobiles et
de sons. Bien que les messages transmis par la télévision puissent revêtir une certaine force de
persuasion, ce média n’est aisément applicable au développement agricole et rurale de la plupart
des pays en développement, pour simple raison qu’elle n’est accessible qu’à une faible proportion de
la population rurale, mais si la disponibilité leur permet elle détient un meilleur moyen de
communication par son attraction en images et son influence visuelle. [36]

 Caractéristique des ménages selon leurs productions vivrières


Pour les productions vivrières, la Commune rurale de Belazao pratique les techniques de
plusieurs cultures. La consommation alimentaire des ménages est sujette à une alternance
alimentaire due aux saisons. Les productions de riz, de patate douce, de pomme de terre, des
haricots restent des priorités des ménages quelque soit la situation économique et sociale pour
assurer leur propre consommation et pour la vente. Le soja et l’arachide sont produits pour assurer
l’alimentation animale. La culture du manioc est faiblement pratiquée par suite des problèmes
d’occupation de terroir et de cause préférentielle. Par contre, la production de choux est abondante
pour raison économique et ravitaille les autres Communes surtout la capitale de Madagascar.
En tenant compte de la ratio alimentaire, comme le riz avec 87g/personne/j, la patate douce
106g/personne/j, le pomme de terre 38g/personne/j et le haricot 10g/personne/j, les principaux
produits vivriers ne peuvent pas couvrir les besoins de la consommation. En outre, les cataclysmes
naturels abaissent la production totale des ménages en 2006-2007 (période de l’enquête).
De même, le ratio alimentaire calculé à partir des données de la monographie montre que
les produits vivriers en 2005 - 2006 ne satisfont pas la consommation pour les habitants par exemple
le riz 446g/hab/j donne 297g de grains de riz et le haricot 4g/hab/j.
En 1993, les productions de paddy et de manioc constituent les principales activités du sous-
secteur vivrier à Madagascar ; les autres productions vivrières sont nettement plus faibles selon les
volumes des productions pour la patate douce, la pomme de terre, le maïs, le haricot et l’arachide. Au
niveau national, la ration alimentaire des Malgaches est insuffisante, monotone et peu diversifiée, par
exemple le riz (303g/personne/j), les racines et tubercules (330g/personne/j) et les légumineuses
(12g/personne/j). [22]

liii
Les rendements agricoles de Madagascar restent faibles malgré les actions entreprises en
matière d’encadrement et de vulgarisation. 65% (en 2001) des Malgaches sont en état d’insécurité
alimentaire, leur grande majorité, 67%, résident en milieu rural et 35% de petits exploitants agricoles.
Les cataclysmes naturels abaissent la production totale des ménages en 2006-2007 (période de
l’enquête). Le bas niveau de la production agricole - qui est à 90% une agriculture de subsistance -
provient : des méthodes culturales inappropriées, des exploitations de petites tailles, des problèmes
d’accès à la terre ; du faible niveau d’épargne et non accès au crédit, de la détérioration des
infrastructures rurales : une forte proportion de la production est donc destinée à
l’autoconsommation. Les problèmes fonciers et de parcellisation et les effets de catastrophes
naturels entravent l’accroissement de la production alimentaire au niveau national et au niveau des
petits producteurs agricoles. [4] [6]

 Caractéristiques des produits d’élevage des ménages


La population de Belazao élève des bœufs et des vaches 54,3% ont pratiqués l’élevage de
bovin, en moyenne 1 bovin par ménage. L’élevage de bovin est un signe de richesse selon la
tradition. Considérés comme un capital plus précieux, les bœufs et les vaches laitières sont surveillés
de plus près et mieux nourris. Malgré l’existence des pestes porcine, 30% pratique l’élevage de porc.
Presque la totalité de la population pratique l’élevage de volailles, en moyenne 3 volailles par
ménage. Les pestes aviaires, le choléra et les ascaridioses tuent les volailles surtout les poules en
période de pluie. Les volailles et les œufs entrent dans la consommation familiale, mais les ménages
les plus pauvres ont tendance à les vendrent pour se procurer de l’argent liquide, auquel ils attribuent
quelque fois plus d’importance qu’aux bénéfices nutritionnels d’une consommation directe. [36]
Les problèmes rencontrés par les éleveurs sont l’insécurité rurale, les diverses dépenses
pour leur alimentation et leurs soins et les différentes maladies (parasitaires) telles que douve,
charbon, pestes, ascaridioses qui menacent les cheptels. Ces problèmes doivent être considérés à
l’échelle nationale.

4.3 Les habitudes alimentaires des mères allaitantes


4.3.1 Fréquence de la consommation alimentaire des ménages
La fréquence de consommation alimentaire des mères dépend du revenu du ménage, du
pouvoir d’achat, des prix sur les marchés, des disponibilités des produits vivriers et des produits
d’élevage et des habitudes alimentaires du ménage.
 Consommation de viandes
Presque la moitié des mères, soit 48% ont l’habitude de manger une à trois fois par mois le
viande ; 1,4% des mères seulement qui mangent chaque jour. Au niveau national, la ratio en matière
de viande est de 15g/personne/j et dans la Province d’Antananarivo, en milieu rural 12,5g/personne/j
en moyenne, selon les données du SECALINE 1996. Au niveau national, le viande occupe le 1,5%,

liv
soit 32 calories, de l’apport énergétique total du Malgache ; dans la Province seulement le 2,2%, soit
48 calories. Dans toute l’île, 9,3% de la dépense alimentaire est affecté à l’achat de viande, cette
proportion est très faible. L’animal est souvent considéré comme une espèce de police d’assurance
et ne sera vendu qu’en période de soudure ou abattu lors d’une occasion spéciale (fêtes). Donc, la
consommation de viande est très faible. [21] [22] [36]
 Consommation de poissons
Plus de 2/3 des mères, soit 65%, ont l’habitude de manger des poissons une à trois fois par
semaine et 11% seulement celles qui en ont mangé tous les jours. Dans cette Commune, les mères
achètent surtout des poissons séchés utilisés à titre d’accompagnement de riz, d’abord parce que
c’est moins cher et facile à préparer et l’approvisionnement se fait au marché de proximité. Et l’achat
des poissons frais se fait au moment de la récolte du riz. (mai – juillet)
Au niveau national, 3,7% de la dépense alimentaire est consacré à l’achat de poissons. La
consommation moyenne est de15g, au niveau national et 6g en milieu rural dans la Province. Cette
consommation occupe 0,42%, soit 9 calories, de l’apport énergétique total du Malgache dans la
Province. Elle est alors très faible quantitativement et qualitativement et peut refléter aussi la
consommation des enquêtées. [21] [22]
 Consommation des légumineuses
Presque les 2/3 des mères, soit 64% ont l’habitude de manger des légumineuses 1à 3 fois
par semaine et 26% ont mangé 1à 3 fois par mois avec une ratio moyenne de 10g/personne/j. Cette
ration est presque égale à celle du national soit 12,5g mais en milieu rural elle est doublée soit
20,5g ; cette différence marque le ravage des productions par les cyclones. Elle occupe le 3%, soit
66 calories, de l’apport énergétique total du Malgache dans la Province et 2%, soit 45 calories, au
niveau national. Et 2,7% de la dépense alimentaire est destiné à l’achat des légumineuses. [21] [22]
 Consommation des fruits
Le tiers des mères, soit 32% ont une bonne habitude de manger chaque jour des fruits.
Presque la moitié des mères, soit 57% mangent une à 3 fois par semaine. La fréquence de
consommation est suivant les saisons fruitières.
Par rapport à la consommation dans le pays (240g), les fruits sont relativement peu
consommés aussi bien dans la Province, soit 46g/personne/j, qu’en milieu rural de la Province, soit
40g. Les fruits occupent le 1,45%, soit 31 calories, de l’apport énergétique total dans la Province et
6%, soit 135 calories, en milieu rural de la Province. En outre, 6,7% de la dépense alimentaire est
destiné à l’achat des fruits. Ces résultats peuvent montrer aussi la consommation des fruits des
mères enquêtées. [21] [22]
 Consommation d’huile
Le tiers des mères, soit 36% ont utilisé l’huile dans la préparation culinaire. Mais cette
consommation est très faible quantitativement en référant aux données du SECALINE, soit
2g/personne/j en milieu rural de la Province et soit 5,8g au niveau national. [21] [22]

lv
Suivant les données de l’EPM 1993, la consommation de lipides reste insuffisante dans tous
les milieux. Au niveau national, elle présente, en moyenne, de 20g/personne/jour pour un besoin de
77g. Dans l’ensemble, environ 70% des apports lipidiques proviennent des produits végétaux. Les
calories fournies par les lipides est très faible, en moyenne 8,53% dans le Pays et 7,72% en milieu
rural. Les valeurs recommandées sont comprises entre 30 et 35%. [22] [37]

4.3.2 La diversification des aliments consommés la veille de l’enquête


40% des mères allaitantes ont pris les 3 groupes d’aliments la veille de l’enquête. Les mères
remplissent alors la loi de la diversification alimentaire sans tenir compte du mode de cuisson qui
peut détruire certaines vitamines. Mais les 2 autres lois (la loi de l’équilibre nutritionnelle et la loi
quantitative et qualitative) ne peuvent être pas respectées simultanément à cette loi. Pour les restes
(60%) des mères, leur consommation ne satisfait pas la loi de diversification, en d’autre terme les lois
nutritionnelles.

4.3.3 La consommation par groupe d’aliments la veille de l’enquête


 Aliments énergétiques
 Aliments de base
Le riz a été considéré comme aliment de base principal des malgaches dont la
consommation touche la totalité des mères enquêtées. D’après le résultat de cette étude, 23,3% des
mères ont pris seulement le riz comme aliment de base, elles ont les disponibilités de ce produit
vivrier et/ou le pouvoir d’achat. 76,7% ont mangé des tubercules (patate douce) pour combler le riz.
La production de patate douce est supérieure à celle du riz, c’est la culture de subsistance. Cette
situation peut expliquer l’autoconsommation suivant la production vivrière des ménages en milieu
rural. 2,8% ont pris le riz 1 fois/j qui peut expliquer l’insuffisance de la production en riz et leur faible
pouvoir d’achat. Et même pour les 7,2% qui ont pris 3 fois/j le riz n’arrivent pas à satisfaire leur
besoin qu’en complétant par les tubercules. L’accoutumance au riz et la préférence
alimentaire entraîne la dépendance et la monotonie de la consommation des ménages. Ce résultat
montre que la totalité de l’apport énergétique est fournie par le groupe de céréales et celui des
racines et tubercules.
Au niveau national, les céréales occupent le 59% de l’apport énergétique total du Malgache,
soit 1255 calories où la ratio est de 360g/personne/j. Le riz (303g) occupe les 84% des céréales dans
la ration alimentaire en milieu rural du pays. Les racines et les tubercules occupent les 24% de
l’apport énergétique, soit 497 calories où la ratio moyenne est de 331g/personne/j dont 63% le
manioc et 19% la patate douce, en milieu rural du pays.
D’après l’EPM 1993, les céréales occupent 41,6% de la dépense alimentaire du Malgache et
11,5% pour les tubercules et racines. Dans toute l’île, en moyenne 83% de la consommation
énergétique des Malgaches sont fournis par les céréales (59%) et les racines et tubercules (24%).

lvi
L’apport calorique du riz est de 50% et celui de la patate douce est de 5%. L’apport des glucides
(83%) environ est très nettement supérieur aux besoins de référence (53 à 58%) quel que soit le
milieu. [22] [37]
Les besoins en glucides sont largement couverts quel que soit le milieu à Madagascar. Les
glucides sont essentiellement des glucides complexes, de digestion lente, apportés par les céréales,
les racines et les tubercules et les légumes et des fibres végétales dont l’excès peut réduire
l’absorption des minéraux et de certaines vitamines.
 Aliments constructeurs
Au total, 57% des mères ont consommé des aliments groupés constructeurs dont 9%
seulement complètent les 2 variétés de protéines d’origine animale et végétale. Et 47,7% des mères
ont mangé des protéines d’origine animale. La proportion des mères qui ont mangé des poissons
(41%) est plus élevée qu’à celle qui ont mangé des viandes (6,7%). La raison est simple, les
poissons séchés salés (à partir de 100 Ariary) sont moins chers que la viande (500 Ariary).
La consommation des produits d’élevage est limitée. De nombreuses familles rurales ne
consomment que rarement des produits animaux par la tendance à la conservation, par exemple
pour avoir des oeufs car l’élevage représente un investissement considérable pour une communauté
pauvre.
Cependant, 18% des mères ont mangé des protéines d’origine végétale, cette proportion est
très faible par suite de l’insuffisance de la production. D’après l’enquête, le niveau de consommation
des légumineuses atteint 20g en milieu rural. Mais cette production est très faible dans cette étude,
10g/personne/j.
La ratio alimentaire des Malgaches est de 12,6g/personne/j pour les légumineuses, 15g pour
les poissons et crustacés, de même pour les viandes. Les contributions des principaux produits
animaux sont très faibles, de l’ordre 5%, dont 2,1% pour les légumineuses (donnent 45 calories),
0,64% pour les poissons et crustacés (donnent 14 calories), 1,52% pour les viandes (donnent 32
calories). [22]
Au niveau national, l’achat des produits de l’élevage et de la pêche occupe 15,2% de la
dépense alimentaire dont 9,3% pour les viandes et 3,7% pour les poissons. Par rapport aux valeurs
recommandées de 10 à 12% des besoins nutritionnels, l’apport énergétique des protéines (8,79%)
est légèrement faible, en moyenne 8,35% en milieu rural, selon les données statistiques à
Madagascar dans l’EPM 1993. [22] [37]
Bien que les mères mangent des aliments constructeurs, l’apport protéique est très
insuffisant du point de vue calorique et quantitative.
 Aliments protecteurs
80% des mères enquêtées ont pris des aliments groupés protecteurs dont la moitié, soit
51,4% sont des brèdes et 5,2% seulement des fruits. Les brèdes sont de meilleures sources en fer
pour les mères allaitantes et les fruits apportent les différentes vitamines à l’état frais. Par contre, la

lvii
consommation des brèdes et des autres légumes cuites à l’eau et surtout pendant longtemps (en
milieu rural) détruit des éléments nutritifs essentiels, les vitamines et les micronutriments.
D’après les données de l’EPM 1993, les fruits sont relativement peu consommés dans la
Province d’Antananarivo 46g et en milieu rural 40g la ratio la plus faible du Pays. [22] [37]

4.3.4 La consommation alimentaire des ménages la veille de l’enquête


La consommation énergétique des mères allaitantes est de type « glucidique » fortifiée par du
riz et d’autres céréales et des racines et tubercules. Dans la journée, l’alimentation des ménages
reste essentiellement à base des produits végétaux et riche en groupe énergétique. 40% des mères
seulement ont diversifié leur alimentation. En effet, la structure de la ratio calorique semble
inadéquate bien que son volume semble plus ou moins insuffisant, d’où la limite de cette étude parce
que la quantification calorique exige une étude expérimentale et la précision de mesures par
aliments demande une définition plus approfondie. La consommation des fruits reste rare.
Il semble que l’habitude alimentaire reste associée à l’ignorance des valeurs nutritionnelles
des aliments ce qui limite la consommation de certains produits nutritifs d’origine animale tels que le
lait et les œufs ou d’origine végétale comme les légumineuses. L’apport énergétique des protéines
est faible.
Les mères ne reçoivent que des plats familiaux, les activités habituelles dans leur ménage et
le surcharge de travail. La ration alimentaire des mères allaitantes est monotone et peu diversifiée.
Elle repose sur les produits végétaux, le riz et la patate douce très riche en glucides, très pauvre en
lipides et déficitaire en protéines d’origine animale et végétale. La rareté de prises des fruits et des
aliments crus accuse les carences en plusieurs vitamines (A, D, E, C, K) et en éléments minéraux
(calcium, phosphore, magnésium, zinc, fluor et iode).
L’analyse des facteurs associés à la malnutrition des mères allaitantes met en évidence le
rôle prédominant joué par la pauvreté sur l’état nutritionnel des mères.
Les causes immédiates de la malnutrition sont la consommation alimentaire inadéquate de la
mère et le travail dur. Des stratégies à court terme mais aussi à long terme doivent être mises en
place. La consommation alimentaire des mères allaitantes est déterminée par l’alimentation du
ménage en visant les besoins énergétiques pour les mères allaitantes. Les causes biologiques et
comportementales sous-jacentes sont les habitudes alimentaires inadéquates, les dépenses
énergétiques élevées des cultivatrices.
En résumé, le problématique de l’état nutritionnel des mères allaitantes est basée
sur les facteurs socio-économiques et environnementaux suivants :
la solitude des mères allaitantes engendre des problèmes sociaux et financiers, les faibles
ressources financières des ménages conditionne la faculté de procurer des biens alimentaires,
l’insécurité alimentaire liée à l’insuffisance des productions vivrières et d’élevage pour assurer leur
besoin alimentaire et l’insécurité sociale. Les faibles disponibilités alimentaires sont aggravées par

lviii
les catastrophes naturelles en 2007 (cyclones, inondations), par l’effet de la dégradation de
l’environnement (la déforestation, l’érosion), par l’insuffisance des terres arables.
Trois types de cultures partagent l’utilisation des terres : la riziculture occupant la majorité des
superficies, les cultures temporaires les céréales (blé, maïs), les légumineuses et les légumes et les
cultures en racines et en tubercules et la culture maraîchères.

Malgré les faibles rendements de production agricole et la consommation dite insuffisante et


déséquilibrée par rapport aux besoins nutritionnels adéquats et indispensables aux femmes
allaitantes suivant leur habitude alimentaire, la malnutrition constitue l’un des plus importants
problèmes de santé des mères allaitantes à Belazao. Elle a de sérieuses conséquences sanitaires et
économiques au niveau des mères allaitantes et de leur ménage.
La déficience sur l’état nutritionnel des mères, indiqué par le faible IMC, est associée avec la
faible production de lait maternel. Par exemple, le volume du lait maternel des femmes malnutries en
Inde est diminué de 450 à 560 ml par jour en comparant avec les femmes bien nourries, de 750 ml
par jour. Le contenu en énergie, en protéine et en micronutriments du lait maternel est très affecté.
Mais la diminution de la quantité du lait reste passagère. Ce changement en volume et de la
composition du lait pauvre en nutriments entraîne un effet négatif sur la croissance et le
développement de l’enfant allaité. [30] [32]
Cependant, il n’en reste pas moins que la grande majorité des mères qui vivent dans des
conditions sociales et économiques défavorables et qui sont considérées comme souffrant à des
degrés divers de malnutrition chronique est capable de nourrir leurs enfants aux seins et pendant de
longues périodes, c’est le phénomène d’adaptation de l’organisme. Les femmes mal nourries peuvent
allaiter sans problème. Mais les mères doivent consommer plus d’aliments environ 500-700kcal/j
pour ne pas nuire à leur propre état nutritionnel et sanitaire et pour bien alimenter leur enfant. C’est
trois fois plus que le besoin supplémentaire nécessaire lors d’une grossesse (200kcal/j). [30] [32] [38]
Environ 5% de protéines, 38% de glucides sous forme de lactose et plus de 50% des lipides
provenant de l’alimentation et des réserves des mères constituent le lait maternel pour produire 670 à
770 kcal/litre. Pour produire 850 ml de lait par jour, la mère dépense 750 kcal/j. Les besoins des
femmes sont très variables pendant la lactation. Elles ont besoin d’un apport énergétique qui
corresponde à la teneur énergétique du lait qu’elles sécrètent en plus de la quantité d’énergie
nécessaire à sa production. Le coût nutritionnel pour la mère en termes de protéines, de vitamines et
de minéraux est considérable, et si ces besoins supplémentaires en énergie et en nutriments ne sont
pas satisfaits, la lactation s’effectuera aux dépens de l’organisme maternel.
Si telles sont les causes directes de la déficience énergétique chronique des femmes
allaitantes, la cause profonde est la pauvreté qui sévit consécutivement à une situation économique
peu performante dans le secteur de production réelle, l’économie ne pouvant dégager un produit
intérieur brut suffisant pour les ménages.

lix
Avant de clore cette discussion sur l’évaluation de la consommation alimentaire des femmes
allaitantes, il est important d’attirer l’attention sur les points suivants :
• quand une femme allaite son enfant, elle doit pouvoir satisfaire non seulement ses propres
besoins nutritionnels, mais aussi ceux du nourrisson,
• les mères qui allaitent leur enfant ont besoins d’une alimentation très variée et nourrissante
comprenant beaucoup de fruits frais et de légumes,
• leur ration énergétique et protéique devrait être abondante et elles devraient absorber une
grande quantité de liquides,
• pour soutenir l’allaitement et maintenir les réserves maternelles, la plupart des mères dans
les pays en développement ont besoin de manger environ 500 à 700 kcal supplémentaires,
l’équivalent d’un repas en plus chaque jour. [8] [9] [11] [12] [14] [16] [18] [20] [30] [32]
Annexe 9
Des problèmes réels de la malnutrition affectent la grande majorité des ménages, les causes
sont divisées en deux grandes parties : premièrement les causes fondamentaux de niveau national,
régional qui se basent sur les structures politiques, économiques, éducationnelles et sociales ;
deuxièmement les causes immédiates et sous jacentes qui s’orientent sur la situation
communautaire et de chaque ménage. Par conséquent, comme les femmes prédominent dans la
population pauvre, les interventions visant à améliorer leur santé et leur nutrition jouent un rôle
essentiel dans la lutte contre la pauvreté. [34]
Ces résultats ont permis de sensibiliser de nombreux responsables publiques et privées sur
les problèmes alimentaires et nutritionnels de chaque Commune, District, Région.

lx
V SUGGESTIONS

L’objectif général est de réduire la prévalence de la malnutrition chez les mères allaitantes et
de procurer « la santé pour tous ». A Madagascar, selon l’Enquête Démographique et Sanitaire en
2003- 2004, 98% des femmes, allaitent leur bébé au sein. Les résultats de notre étude mettent en
évidence les facteurs susceptibles d’influencer l’état nutritionnel des femmes allaitantes.
Dans ce chapitre, nous essayerons de dégager les mesures à prendre, qui permettent d’améliorer la
qualité des données résultant de l’enquête et suggérer :
5.1 -Au niveau de l’Etat :
- Intensifier la collaboration intersectorielle, Créer des projets de développement rural pour
améliorer le revenu des ménages.
a) concernant le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et le Ministère de
l’Environnement, des Eaux et Forêts :
- Promouvoir l’intensification agricole et la technique nouvelle de l’agriculture,
- Promouvoir l’intensification agricole, Renforcer la défense et la restauration du sol,
- Protéger l’environnement,
b) concernant le Ministère de la Défense :
- Renforcer la sécurité rurale,
c) concernant le Ministère de l’Education National et de la Recherche Scientifique :
- Promouvoir l’éducation pour tous sur le plan intellectuel, nutritionnel et sexuel.
- Redynamiser et intensifier le programme d’alphabétisation des adultes,
- Améliorer le système d’éducation et redynamiser la formation agricole pour créer une nouvelle
génération d’entrepreneurs,
- Appuyer les recherches opérationnelles sur les pratiques de l’alimentation complémentaire des
femmes allaitantes,
d) concernant le Ministère de la Santé, du Planning Familial et de la Protection Sociale :
- Promouvoir les pratiques optimales en matière de l’alimentation des mères allaitantes,
- Assurer une alimentation adéquate en qualité et en quantité pour les femmes allaitantes,
- Organiser des formations continues du personnel de la santé sur la nutrition maternelle,
- Renforcer les préventions contre la malnutrition des femmes allaitantes,
- Renforcer l’approche de la prise en charge des femmes allaitantes pendant et après
l’allaitement,
- Elaborer et mettre en ouvre les plans de médiatisation des interventions en IEC en filière
nutrition.
5.2- Au niveau communal :
 concernant les autorités locales :

lxi
- Renforcer la collaboration étroite entre les autorités locales et le personnel du CSB pour la
lutte contre la malnutrition chez les femmes allaitantes,
- Encourager la communauté à diversifier leur culture et à augmenter la production animale pour
prioriser l’alimentation familiale et pour pouvoir satisfaire les autres besoins.
5.3 -Au niveau du CSB :
 concernant le personnel de santé et les nutritionnistes :
- Renforcer la sensibilisation et l’éducation des mères allaitantes sur les avantages de
l’allaitement maternel, sur la nécessité de prendre un régime alimentaire équilibré, diversifié et
en quantité suffisante, à pratiquer des jardins potagers, à pratiquer la planification familiale, à
fréquenter les centres de surveillance nutritionnelle,
- Faire des démonstrations culinaires pour améliorer et enrichir les aliments existants,
- Améliorer la couverture vaccinale, la couverture en supplémentation en vitamine A et en Fer
acide folique (post-partum),
- Introduire dans les activités du CSB la surveillance de l’état nutritionnel des mères allaitantes
lors des séances de vaccination et de surveillance de l’état de leur enfant,
- Dépister les mères allaitantes malnutries, les prendre en charge et faire de suivi et
d’évaluation.
 concernant les mères allaitantes : Créer des associations des mères allaitantes pour qu’elles
puissent s’entraider et se soutenir.

lxii
CONCLUSION

Malgré toutes les présomptions de dire que Vakinankaratra est une région riche en
potentialité économique restent une déduction de l’apparence externe et partielle de la situation
nutritionnelle. L’étude et l’enquête menée au près des ménages à Belazao, une commune rurale de
cette région, dévoile le secret socio-économique de la deuxième grande ville de Madagascar.
Cette étude concerne l’habitude alimentaire chez les femmes allaitantes âgées de 15 à 49
ans dans 7 Quartiers avec une population de 13 000 habitants. 17,6 % des mères allaitantes de
Belazao sur 210 sont atteintes d’une déficience énergétique chronique. Cette prévalence est un
indicateur important dont il faut tenir compte pour améliorer la santé maternelle et infantile.
Les facteurs socio-économiques et environnementaux qui influencent l’état nutritionnel des
mères allaitantes sont la situation matrimoniale des mères célibataires avec une prévalence de 37%,
le faible revenu du ménage avec une prévalence de 21% pour ceux qui gagnent inférieur à 20 000
Ariary et 15% pour ceux qui gagnent plus de 20 000 Ariary, les faibles rendements agricoles avec
une ratio alimentaire insuffisante pour le riz 87g/personne/j et 106g pour la patate douce.
Cet état de malnutrition est aggravé par l’âge de la mère avec prévalence de 23% pour celles
qui ont plus de 34 ans, par le faible niveau d’instruction avec la forte proportion des mères qui ont le
niveau primaire soit 75,7%, par l’insécurité alimentaire des ménages avec la moitié des mères soit
50,5% qui consacrent plus de 75% des dépenses totales allouées à l’alimentation et toutes les mères
malnutries qui dépensent plus de 25% de leur revenu, par leurs dépenses énergétiques avec 95,7%
des mères cultivatrices.
Selon l’étude sur l’habitude alimentaire des mères allaitantes, 40% ont diversifiée leur
alimentation, 3,3% ont un régime monotone et 56,7% ont un régime peu diversifié. Dans l’ensemble,
leur alimentation est à base des céréales (le riz) et des « tubercules et racines » (patate douce) trop
riches en glucides. Plus de la moitié ont pris des aliments groupés « constructeurs » soit 56,7% avec
41% fournis par les poissons séchés à prix abordables et 18% par les légumineuses. Mais les
contributions des produits animaux sont très faibles quantitativement. La plupart des mères soit 80%
ont consommé des aliments groupés « protecteurs » avec plus de la moitié, soit 51,4%, fournis par
les brèdes et très faible par les fruits, soit 5%. Donc, la consommation des aliments riches en
vitamines et en micronutriments est très faible par la rareté des aliments consommés crus et le mode
de cuisson longue. Et les aliments groupés « énergétiques » prédominent sur l’alimentation des
mères allaitantes.
La malnutrition des mères allaitantes est causée par leur situation matrimoniale, l’insuffisance
du revenu du ménage, les faibles rendements agricoles. Cette situation est aggravée par le niveau
d’instruction des mères, par la taille des ménages, par les dépenses énergétiques élevées des
mères, par la forte proportion du revenu alloué à l’alimentation, la pratique de production non
diversifiée, l’insécurité alimentaire due aux effets des catastrophes naturels. Ces facteurs influencent

lxiii
sur l’alimentation inadéquate et inappropriée des mères, sur les habitudes alimentaires par
consommation alimentaire monotone, insuffisante et peu diversifiée suivant la culture de subsistance.
Mais le problème de la malnutrition se pose à tous les niveaux socio-économiques et
politiques. La lutte contre la malnutrition nécessite une approche multidisciplinaire et multisectorielle.
Vis-à-vis de la politique nationale alimentaire et de l’objectif du millénaire pour le
développement, il faudrait envisager dans l’avenir :
- Le renforcement de l’approche de la prise en charge et le suivi des femmes allaitantes suivant
le protocole de nutrition. La promotion d’une alimentation supplémentaire pendant l’allaitement.
- L’amélioration des pratiques alimentaires des mères par la diversification de la culture de
subsistance et par l’amélioration du système de production agricole.
- L’intensification de l’éducation des filles, des adolescentes et des mères allaitantes sur le plan
intellectuel, nutritionnel et sexuel.
- Le renforcement de l’alphabétisation des adultes.
- La création des associations des agriculteurs pour acquérir facilement des formations sur les
techniques agricoles et des intrants agricoles, pour faciliter l’accès aux crédits ruraux et pour
pouvoir fixer les prix de leurs produits.
Selon le Coordonnateur national de l’ONN : « Il faut que chacun puisse comprendre
que la lutte contre la malnutrition doit être mené à tous les niveaux afin que Madagascar
dispose d’un Capital humain et de ressources humaines de qualité. Ce qui est essentiel pour
le développement réel du pays. Rappelons-nous, il n’y a de richesse que d’hommes »

lxiv
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1- FAO. Agriculture, In « Achieving sustainable gains in agriculture », Rome, Italie, 2003, 2p,
1.

2- Alliance internationale contre la faim, FAO, PAM. In « Bâtir ensemble une Alliance
internationale contre la faim », FAO, Rome Italie, 2003, 4p, 1.

3- Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), Alliance internationale


contre la faim, TeleFood, FAO. In « Bâtir ensemble une Alliance internationale contre la faim »,
journée mondiale de l’alimentation 16 octobre 2003, FAO, Rome, Italie, 2003, 4p, 1.

4- Gouvernement Malagasy, Office National de Nutrition. Politique Nationale de Nutrition et


Plan National d’Action pour la Nutrition, Réduire de moitié la malnutrition d’ici 2015, Situation de la
malnutrition à Madagascar, Les 14 Axes stratégiques, deuxième édition, avril 2004, 65p, 8, 11,
21, 32-33.

5- D WALTISPERGER, J SCHOEMAKER, E RAMAMONJISOA, C RABIALAHY, B


RAKOTOELINA, F RAZAFIMAMPIONONA, INSTAT, DHS, Santé de la mère et d l’enfant.
Allaitement et état nutritionnel. In Nutrition en Afrique, Nutrition et Santé des jeunes enfants et de leur
mère à Madagascar, Résultats de l’Enquête Démographique et de Santé, Madagascar 1997 (EDSM
1997), USAID, Macro International Inc, Claverton, Maryland, USA, 1998, 264p, 115-159.

6- B RAZAFIARISOA, A RANDRIANAIVO, S RAKOTONIRINA, S MARIKO, INSTAT.


Allaitement et état nutritionnel. Enquête Démographique et de Santé à Madagascar, EDSM 2003-
2004 (EDSM III), Macro International Inc, Claverton, Maryland, USA, février 2005, 32- 44, 161-190.

7- Bulletin d’information sur la population de Madagascar. n°7, juillet 2005,1.

8- LINKAGES. Actions essentielles du secteur de la santé pour améliorer la nutrition


maternelle en Afrique, septembre 2001, 6p, 1-4.

9- L ROSSANT. L’alimentation du nourrisson, collection « que sais-je? », Presses


universitaires de France, deuxième édition, France, 1982, 128p, 19-20.

10- M RAVALOMANANA. Madagascar Action Plan, Octobre 2006, 112p, 29.

lxv
11- OMS/UNICEF. Conduite pratique et encouragement de l’allaitement maternel dans un
hôpital « ami des bébés », 2001, 120p, 12.

12- LABBOK MH, COONEY K, COLY S. Pratiques d’allaitement maternel recommandées


pour optimiser les chances de suivie de l’enfant et l’espacement de la naissance. Institut de Santé de
reproduction de l’Université de Georgetown, USAID, 1994,6 – 8.

13- F RAILHET. Se nourrir quand on allaite, allaiter aujourd’hui. http:// www.lll


france.org/allaitement-information/alimention.htm ; révisé le 12/11/ 2006, à 9h30.

14- LINKAGES. Fiches de questions posées fréquemment sur l’allaitement maternel et la


nutrition maternelle, Washington, fiche n°4, Juin 2 000, 6p, 1-5.

15- LLL France, « souvenez-vous que vous manger pour deux»,


25/03/07,10 :10.http://www.lllfrance.org/allaitement/Information/alimention.htm.

16- DEWEY KG. Energy and protein requirements during lactation, 1997, 17:19-36.

17- KRASOVEC K, LABBOCK MH, QUEENAN JT. Breast-feeding and borderline malnutrition
in women. Journal in Tropicals Pediatrics n°37, 199 1.

18- INSTITUTE OF MEDICINE. Nutrition during Lactation. National Academy Press,


Washington DC, 1991.

19- BROWN KH, DEWEY KG. “Relationships between maternal nutritional status and milk
energy output of women in developing countries” In Mechanisms regulating lactation and infant
nutrient utilization, Wiley-Liss, New York, 1992.

20- FAO. Offrons-nous le plaisir d’une alimentation variée, Mangeons pour satisfaire nos
besoins, In « Profitons au mieux de notre nourriture », Rome, Italie, 1993, 112p, sections 1 et 2.

21- MM RATSIVALAKA, JEANNODA V et coll., Primature, Gouvernement Malgache,


SECALINE. Projet de la SECURITE ALIMENTAIRE ET NUTRITION ELARGIE, In «Evaluation de la
situation alimentaire nutritionnelle à Madagascar- Faritany Antananarivo », tome IV, juin 1996, 125p,
14-25.

lxvi
22- MM RATSIVALAKA, JEANNODA V et coll., Primature, Gouvernement Malgache,
SECALINE. Projet de la SECURITE ALIMENTAIRE ET NUTRITION ELARGIE, In « La situation
alimentaire nutritionnelle à Madagascar- Stratégie nationale de Sécurité alimentaire et de Nutrition
IDA N° 2474 MAG, janvier 1997, 134p, 20, 40.

23- OMS/BASICS/UNICEF. Actions essentielles en nutrition, guide pour les responsables de


santé, 1999, 278p, 204-206.

24- Monographie de la Commune Rurale de Belazao Antsirabe II, Recensement 2006.

25- S HERBERG, H DUPIN, L PAPOZ, P GALAN et coll. Nutrition et Santé Publique,


Approche épidémiologique et politiques de prévention, Tec et doc Lavoisier, Saint-Denis, Paris,
octobre 1985, 709p, 159-160.

26- WFPHA, World Federation of Public Health Association. Maternal Nutrition, Information
for action resource guide, 115p, 1983.

27- OMS. Utilisation et interprétation de l’anthropométrie, rapport d’un comité OMS d’experts,
série de rapports techniques n° 854, 75p, Genève 19 95.

28- JAMES et coll. International Dietary Energy Consultation Group, 1988.

29- KRASOVEC K, ANDERSON. Maternal Nutrition and pregnancy out comes:


anthropometric assessment, 1991.

30- ML BROWN, GA BRAY, JC King et coll. Present knowledge in Nutrition : Obesity,


Pregnancy and Lactation, International Life Sciences Institute, ILSI Press, sixth edition, Washington
DC, 1990, 4 :23 ; 36 : 314 - 319.

31- J RAZAFINDRAVONONA, TE RAZAFIMANANTENA, INSTAT/DSM/EPM 2004. Enquête


Permanente auprès de ménages à Madagascar, 2005, 187p, 13-125.

32- MS LUNG’AHO et coll. Comportements d’alimentation du nourrisson et pratiques


alimentaires maternelles pour améliorer la nutrition des nourrissons et de jeunes enfants, Projet
LINKANGES, 15p.

lxvii
33- Banque Mondiale. Le développement à l’œuvre, Nouveau programme d’action pour la
santé et la nutrition des femmes, 1994, 120p, 60.

34- C ROKX, R GALLOWAY, L BROWN, the World Bank. In Prospects for improving nutrition
in Eastern Europe and Central Asia, Human development network « Health, Nutrition and Population
Series ». 205p.

35- INSTAT/DSM/EPM 2005, Enquête Permanente auprès de ménages à Madagascar,


207p, 59-157

36- FAO, Agriculture, alimentation et nutrition en Afrique, février 2000, 512p.

37- INSTAT/DSM/EPM 1993, Enquête Permanente auprès de ménages à Madagascar,


225p, 1995.

38- J AKRE, P AGGETT, P HARTMANN, TAHIRE KR, F SAVAGE, E SCHMIDT,AM


TOMKINS, La lactation, Les facteurs pouvant interférer avec l’allaitement maternel.
L’alimentation infantile : bases physiologiques. Bulletin de l’Organisation Mondiale de
la Santé, OMS, Genève, 1989, 112p, 67(2) :19-51.

lxviii
Annexe 1
MAP : PLAN D’ACTION MADAGASCAR1

Engagement 5 : Santé, Planning Familial et lutte contre le VIH/SIDA


Défi 7 : Améliorer la nutrition et la sécurité alimentaire

Réalité actuelle
L’insécurité alimentaire (personne/adulte ayant moins de 2 300 calories par jour) est un
des problèmes majeurs des ménages malgaches. Le taux de malnutrition chez les enfants de
moins de 5 ans est élevé. Le Gouvernement Malgache a mis en place l’Office National de
Nutrition afin de répondre exclusivement aux besoins nutritionnels de groupes les plus
vulnérables.

Objectif
Une réduction significative du taux de malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans
et du taux d’insécurité alimentaire au sein des ménages et chez les groupes vulnérables.

Stratégies
1. Se concentrer sur la malnutrition au niveau des enfants de moins de 5 ans en traitant
surtout les déficiences en micronutriments (vitamine A, iode, fluor et fer).
2. Assurer la sécurité alimentaire pour les groupes vulnérables tels que les populations
les plus défavorisées et les victimes de catastrophes naturelles.
3. Coordonner les structures de surveillance concernant la nutrition au niveau national,
régional et local.
4. Mettre un accent sur la prévention de la malnutrition et d’insécurité alimentaire dans
les activités à forte intensité de main d’œuvre (HIMO).
5. Intensifier le programme national de nutrition communautaire.
6. Diminuer les déficiences en micronutriments chez les femmes enceintes et les mères
allaitantes pour réduire l’insuffisance pondérale des nouveaux nés.

1
Source : MAP, octobre 2006, 29.

lxix
Annexe 2

L’allaitement maternel et ses avantages1

L’allaitement au sein est pour la mère la façon naturelle et traditionnelle de nourrir son
enfant, ainsi le lait maternel est devenu l’aliment idéal du nourrisson par :

 sa composition biochimique très adaptée aux besoins et à la physiologie digestive du


nourrisson.
 son homologie d’espèce avec le bébé.
 ses facteurs immunologiques avec le type de flore intestinale qu’il induit favorisent un
facteur de prévention contre les allergies alimentaires et les infections digestives du
nourrisson.
 la variabilité et l’adaptation permanente de la sécrétion lactée.
 les liens sensoriels, affectifs et éducatifs qu’apporte l’allaitement maternel.

Pour la mère, l’allaitement maternel :

 produit un effet contraceptif,


 améliore la relation mère et enfant,
 après l’accouchement, diminue les risques d’hémorragie, facilite l’expulsion du
placenta et permet la montée laiteuse plus rapidement, empêche l'engorgement
mammaire et le risque de cancer des seins et des ovaires.

1
Source : Carnet de l’enfance de PRIANI SE, 1981, 29-56.

lxx
Annexe 3

Apport journalier recommandé de nutriments pour la


population d’Afrique1

Catégorie Femme adulte (47 kg)


Besoins en Filles Femmes
Active Très active
nutriments 16-19ans allaitantes
Energie (calories) 1880 2210 1970 + 550
Protéine* (g) 24 24 29 41
Calcium (g) 0,4 – 0,5 0,4 – 0,5 0,5 – 0,6 1,0 – 1,2
Fer** (mg) 14 - 28 14 - 28 14 - 28 14 - 28
Vitamine A***
750 750 750 1200
(µg)
Thiamine (mg) 0,8 0,9 0,8 + 0,2
Riboflavine (mg) 1,1 1,3 1,2 + 0,3
Niacine (mg) 12,4 14,6 13,0 + 3,6
Vitamine C (mg) 30 30 30 50

* Sous forme d’œuf ou de lait


** Choisir la valeur inférieure, lorsque 25 % des calories apportées par la ration
proviennent de denrées animales, et la valeur supérieure lorsque ces dernières
fournissent moins de 10 % de calories
*** Sous forme de µg de rétinol (1 UI = 0,3 µg de rétinol)

1
Source : FAO, 1974

lxxi
Annexe 4

NIVEAUX DE SATISFACTION DES BESOINS NUTRITIONNELS DES


MALGACHES1

Tableau représentant la contribution des différents groupes d’aliments à l’apport


énergétique total

PRODUITS Kcal/Capital/Jour Pourcentage


Céréales 1255,02 59,35
Fruits 497 ,4 23,52
Légumes 134,64 6,37
Sucre et miel 31,61 1,49
Légumineuses 44,97 2,13
Poisson et crustacés 13,56 0,64
Viande 32,05 1,52
Volailles et œufs 30,80 1,46
Produits laitiers 5 ,52 0,26
Matière grasse 32,29 1,53
Boisson sans alcool 5,69 0 ,27
Boissons alcoolisées 3,98 0,19
Aliments Préparés 0,36 0,02
Epices et condiments 0,33 0,02
TOTAL 2114,61 100,00

En moyenne, environ 83% de la consommation énergétique des Malgaches


sont fournis par les céréales (60%) et les racines et tubercules (23%).Les
contributions des principaux produits animaux sont très faibles, de l’ordre de 5%.

1
Source : Situation alimentaire et nutritionnelle à Madagascar, SECALINE, janvier 1997.

lxxii
Annexe 5

LES LOCALISATIONS DES 30 GRAPPES DANS LES DIFFERENTS QUARTIERS

Nombre Nombre
Population Localisation
Quartiers Population de des
cumulée des grappes
grappes femmes
Amboniavaratra
919 919 154 - 587 02 14

1020 - 1453
Belazao 1742 2661 04 28
1886 - 2319
2752 - 3185
Ambohinapetraka 1958 4619 3618 - 4051 05 35
4484
4917 - 5350
Miadakofeno 1969 6588 04 28
5783 - 6216
6649 - 7082
Andranonandriana 2202 8790 7515 - 7948 05 35
8381
8814 - 9247
Anjanamiakatra 2206 10996 9680 - 10113 06 42
10546 -10979
11412 - 11845
Tsarahasina 2004 13000 04 28
12278 - 12711
Total
13 000 30 210

Une grappe = 1 groupe des 7 mères allaitantes

lxxiii
Annexe 6

INDICE DE MASSE CORPORELLE1

Cet indice, qui permet d’évaluer si une personne est grosse ou maigre, se calcule
en divisant le pois (en kilos) par le carré de la taille (en mètres).

La formule est la suivante :

Poids en kg
IMC = ------------------------
(Taille en mètres) ²
La classification de l’indice de masse corporelle pour les adultes (à l’exception des
femmes enceintes) s’établit comme suit :

- Moins de 16 : indique une déficience énergétique chronique de niveau III


présentant une maigreur sévère ou malnutrition sévère ;
- 16-17 : indique une déficience énergétique chronique de niveau II
présentant une maigreur modéré ou malnutrition modérée ;
- 17-18,4 : signifie une déficience énergétique de niveau I présentant une
maigreur légère ou malnutrition légère ;
- Moins de 18,5 : traduit une déficience énergétique chronique ou malnutrition
chronique
- 18,5-24,9 : représente une valeur normale,
- 25- 29,9 : signifie une surcharge pondérale ou probablement en excès de
poids ;
- Plus de 30 : est classé probablement obèse.
La déficience énergétique chronique a été définie « comme un état stable
caractérisant un individu se trouvant en situation d’équilibre énergétique bien à

1
Source : FAO, Profitons au mieux de notre nourriture, 2002.
EDSM 1997, 2003 – 2004.

lxxiv
risque, soit en termes de santé en général, soit en termes de détérioration des
fonctions et de la santé ».
En effet, le poids souhaitable est en fonction non seulement de la taille, mais
aussi de l’âge et du genre.

Tableau représentant l’IMC idéal en relation avec l’âge et le genre1


Tranche d’âge Indice de masse corporelle
ans kg/m²
Femme Homme
19 – 24 19 - 24 19 – 24
25 – 34 20 – 25 20 – 25
35 – 44 21 – 26 20 – 25
45 – 54 22 – 27 20 – 25
55 – 64 23 – 28 20 – 25
65 et + 24 - 29 20 – 25

1
Source : Present knowledge in nutrition par GA BRAY, ILSI Press, 1990.

lxxv
Annexe 7

SOYONS ACTIVES ET RESTONS EN FORME1


Il faut donc à la fois garder un poids optimal et rester active ; rester active aide aussi
bien sûr à contrôler le poids. Il est donc nécessaire de trouver un juste équilibre
entre les aliments que l’on consomme et l’énergie que l’on dépense. Des indications
à ce sujet figurent dans les tableaux ci-après.

Dépense énergétique selon les différents types d’activité pour une femme pesant
55kg
Activité Kilocalories par heure kcal/h
Sommeil 55
Couture 60
Vaisselle 82
Balayage 93
Cuisine 98
Marche à pied 158
Semis d’arachides 169
Lessive à main 174
Désherbage 273
Labour 294
Broyage des céréales 305
Coupe de bois 332
Sarclage ou bêchage 354
Transport d’un fardeau en montée 480

1
Source : FAO, Profitons au mieux de notre nourriture, section 4. FAO, La nutrition durant certaines périodes
de la vie, 1999, 12.

lxxvi
Annexe 7 (suite)

Tableau d’apport de sécurité de certains nutriments pour les femmes pesant 55kg
Catégorie des femmes de 15-49 ans
Besoins en
Unité Ni enceinte ni
nutriments Enceinte Allaitante
allaitante
Energie kcal 2210 2410 2710
Protéine g 49 56 69
Fer mg 24 - 48 38 -76 13 -36
Folate µg 170 420 270
Vitamine A µg Rétinol 500 600 850
Vitamine C mg 30 30 30

L’enfant agit comme un parasite et prend tout ce dont il a besoin que la mère
soit carencée ou non. Les femmes nubiles ont des besoins nutritionnels supérieurs à
ceux des hommes adultes.

lxxvii
Annexe 8

LES 14 AXES STRATEGIQUES1


1- La promotion de l’allaitement maternel et de l’alimentation complémentaire.
2- Intervention de nutrition au niveau communautaire.
3- La lutte contre les carences en micronutriments (Trouble de Carence en Iode,
avitaminose A et anémie ferriprive).
4- L’intégration des interventions nutritionnelles aux soins de santé primaire.
5- La prise en charge des enfants sévèrement malnutris.
6- L’amélioration de la sécurité alimentaire des ménages.
7- L’intervention de nutrition scolaire.
8- La stratégie de communication.
9- La convergence de politique de développement.
10- La préparation à l’urgence et les réponses aux urgences nutritionnelles.
11- Le système national de surveillance alimentaire et nutritionnelle.
12- Le développement de la capacité nationale.
13- L’élaboration et l’application des législations et normes relatives à la nutrition
et l’alimentation. Les problèmes émergents (les maladies non transmissibles,
VIH/SIDA).

1
Source : ONN, PNN et PNAN, 2è Edition, 2004.

lxxviii
Annexe 9

Exemples des quantités d’aliments préparés nécessaires chaque jour, pour


apporter assez d’énergie et de nutriments pour une femmes allaitante1
(Quantités brutes ou non cuites)
Légumes à
Energie Riz Haricots* Fruits***
feuilles**
2640 kcal/j 600g 200g 160g 100g

*Haricots ou autres légumineuses tels que lentilles, pois du cap, vouandjou, soja
ou oléagineux tels que arachide
**Légumes à feuilles ou brèdes tels que cresson, tisame, choux de Chine.
*** Surtout les fruits jaunes/oranges ou agrumes (orange, mandarine, papaye,
mangue, kaki) ou légumes jaunes/oranges tels que carotte, tomate sous formes
de crudités
L’utilisation des aliments d’origine animale tels que viande, poisson,
crustacés, œufs, réduira la quantité de céréales et de haricots/légumes
nécessaires et fournira d’autres micronutriments essentiels tels que zinc et
calcium.
Le riz peut être remplacé par d’autres céréales comme le maïs, le sorgho ou
par tubercules et racines comme les patates douces, les pommes de terre.
A chaque repas, utiliser d’huile et du sel iodé fluoré.

1
Source : OMS, Actions essentielles en nutrition, guide pour les responsables de santé, 204-205pp, 1999.
Adapté de SAVAGE KF et A BURGESS. Nutrition for developing countries, second edition, Oxford
medical Publications, Oxford University Press, Nairobi, Kenya, 1996.

lxxix
Annexe 10
FICHE D’ENQUETE

HABITUDE ALIMENTAIRE DES FEMMES ALLAITANTES A


BELAZAO

INSTITUT NATIONAL DE SANTE FORMATION EN VUE DE L'OBTENTION


PUBLIQUE ET COMMUNAUTAIRE DE DIPLÔME DE LICENCE EN NUTRITION
(INSPC)

FIZARANA 0: FAMANTARANA NY TAKELA-PANADIHADIANA.


Daty:
Laharan'ny "Grappe": Kaominina: Belazao
Laharan'ny reny: Fokontany

FIZARANA 1: FANADIHADIANA MOMBA NY RENY


F1: Firy taona ianao izao? …... Taona
F2: Efa nandia sekoly ve ianao? Eny [ ] Tsia [ ]
F3: Raha eny, Kilasy fahafiry ianao no nijanona nianatra farany?
Ambaratonga voalohany
Ambaratonga faharoa
Ambartonga ambony
F4: Manambady ve ianao? Eny [ ] Tsia[ ]
(Eny rehefa vita soratra na tsia )
F5: Tamin'ny ianao teraka, mbola nahazo pilifera ve ianao? Eny [ ] Tsia [ ]
F6: Raha eny , firy andro no nihinananao io pilifera io ? …... Andro
F7: Tamin'ny ianao teraka nahazo Vitamina A ve ianao? Eny [ ] Tsia[ ]
F8: Mitoe-jaza ve ianao amin'izao fotoana izao? Eny [ ] Tsia[ ]
F9: Raha eny firy volana ny kibonao? …….. Volana
F10: Inona ny fomba fanabeazana aizana ampiasainao? Tsy mampiasa Eny[ ] Tsia[ ]
Voajanahary Eny[ ] Tsia[ ]
Pilina Eny[ ] Tsia[ ]
Tsindrona Eny[ ] Tsia[ ]
Stérilet Eny[ ] Tsia[ ]
Ligature Eny[ ] Tsia[ ]
F11: Nisy aretina nahazo anao ve tato anatin'ny 15 andro? Eny[ ] Tsia[ ]
F12: Raha eny, inona no aretina nahazo anao?
F13: Manana karinem-pahasalamana ve ianao? Eny[ ] Tsia[ ]
F14: Inona no vaksiny vitanao?
F15: Manana karinem-pahasalamana koa ve ny zanakao? Eny[ ] Tsia[ ]
F16: Raha eny, inona ny vaksiny vitany?
F17: Miasa ve ianao? Eny[ ] Tsia[ ]
( Miasa rehefa mamokatra na mampidi-bola )
F18: Raha eny, inona no asa fivelomanao?

lxxx
FIZARANA II: FANADIHADIANA MOMBA NY TOKANTRANO
F19: Misy olona firy ianareo no miara-mipetraka? ……… Isa
Firy ny lehibe ? ……….Lahy ………Vavy

F20: Firy no isan'ny zanakao? ………. Isa


F21: Inona no foton-tsakafonareo?
Vary Katsaka Vomanga Mangahazo Saonjo Ovy
Tsaramaso
F22 : Isaky ny misakafo firy sotrobe no anjaran’ny tsirairay amin’ireto sakafo ireto ?

Karazany Lehibe Tanora Ankizy Zaza


Lahy Vavy Lahy Vavy Lahy Vavy Lahy Vavy
Vary
Katsaka
Mangahazo
Vomanga
Tsaramaso
Saonjo
Koba

F23 : Isaky ny hafiriana ianareo no mihinana ireto karazan-tsakafo ireto, mbaomeo ny fatra
ampiasanareo isaky ny mihinana ?

Karazany Impriry isaky ny andro, herinandro, volana, taona Fatrany


Hena
Trondro
Voamaina
Legioma
Siramamy
Menaka
Ronono
Dobera
Fromazy
Yaourt
Voankazo

F24: Miasa ve ny vadinao? Eny [ ] Tsia [ ]


( Miasa rehefa mamokatra na mampidi-bola)
F25: Raha eny, inona no asa ataony?
F26: Ohatrinona eo ho eo no vola miditra isam-bolana ato aminareo? …………Ariary
F27:Ampahafirin'ny vola miditra no ividiananareo sakafo? …………
F28: Manana sompitra ve ianareo? Eny [ ] Tsia [ ]

F29: Inona avy no karazan-tsakafo tehirizinareo ao, omeo ny fatrany?


Karazany Fatrany(gony)
Vary
Mangahazo

lxxxi
Katsaka
Tsaramaso
Soja
F30: Mamboly ve ianao ? Eny[ ] Tsia[ ]
F31 Raha eny, inona avy no karazan-tsakafo ambolenareo , omeo ny habetsahan'ny vokatra
sy ny ampiasana azy?
Karazany Ampiasana azy
Habetsahany
Hohanina Amidy Masomboly
Vary
Katsaka
Mangahazo
Vomanga
Ovy
Saonjo
Tsaramaso
Soja

F32: Miompy ve ianareo? Eny [ ] Tsia [ ]


F33: Inona avy nokarazam-biby ompianareo, firy no isany ary inona avy no ampiasana azy?
Karazany Isany Ampiasana
Hohanina Amidy
Akoho
Gana
Omby
Kisoa
Bitro
Ondry
Vorontsiloza
Dokotra

F34: Mamokatra atody sy ronono koa ve ianareo, firy no habetsahany, inona no ampiasaina azy?
azy?
Karazany Habetsahany Ampiasana
Hohanina Amidy Aodina
Atody
Ronono

F35: Inona no sira ampiasainareo ao an-trano? Eny [ ] Tsia [ ]


( asaina asehony raha azo atao) (Eny raha sira misy iôda sy fluor)
F36: Mampiasa kitay ve ianao andrahoana sakafo? Eny [ ] Tsia [ ]
F37 Mampiasa saribao ve ianao andrahoana sakafo? Eny [ ] Tsia [ ]
F38: Aiza ianareo no mantsaka rano? Ao an-trano Eny [ ] Tsia [ ]
Eny amin'ny paompy Eny [ ] Tsia [ ]
Ao amin'ny lava-drano Eny [ ] Tsia [ ]
Eny an-doharano Eny [ ] Tsia [ ]
Eny amin'ny renirano Eny [ ] Tsia [ ]
F39: Misy fotoana maharitra ireo toerana fakana rano ireo ve? Eny [ ] Tsia [ ]
F40 Raha Eny, mandritra ny volana inona? Volana………ka hatramin'ny……….

lxxxii
F41: Inona no karazana kabone ampiasainareo?
Tsy manana
Kabone lavaka
Kabone fosse septique
F42: Mampiasa ireto fitaovana ireto ve ianareo:
Radio Fahitalavitra

FIZARANA III : FANADIHADIANA MOMBA NY ZAZA MINONO

F43: Firy volana ny zanakao mbola minono? ……………Volana


F44:Impiry izy no minono - Tontolo andro …… isa
- Mandritra ny alina……isa
- Totaliny …….isa

FIZARANA IV: FANADIHADIANA MIKASIKA NY SAKAFON'NY RENY:

F45: Aminao, inona avy ny sakafo tsy maintsy fadian'ny vehivavy rehefa mampinono?

F46: Aminao, inona avy ny sakafo heverinao fa tokony hohanin'ny vehivavy mampinono?

F47: Inona avy no sakafo nohaninao omaly?


Sakafo manokana sa
Fotoana Sakafo Fomba nandrahoana azy
sakafo iombonana
Sakafom-pianakaviana
Maraina

Atoandro

Hariva

Anelanelan-tsakafo

FIZARANA V: FANDREFESANA SY FANDANJANA:


Laharan'ny reny Taona Lanja (kg) Refy (cm) Fanamarihana

Zaza Taona Lanja Lahy sa vavy

lxxxiii
Annexe 11

REPARTITION DE LA POPULATION PAR GENRE ET TRANCHE D’AGE DE LA COMMUNE RURALE DE BELAZAO

Fokontany 0 - 1 an 2 - 4 ans 5 - 9ans 10 - 14ans 15 -49 ans 50 - 59 ans + de 60 ans Total/genre Total
M F M F M F M F M F M F M F M F général
Ambohinapetraka 49 73 97 101 169 129 145 117 501 526 91 110 37 56 1089 1112 2201
Amboniavaratra 25 24 34 36 34 31 45 42 194 168 32 37 29 32 393 370 763
Andranonandrina 30 28 53 50 180 157 150 135 575 567 84 85 62 69 1134 1091 2225
Anjanamiakatra 40 50 85 80 152 140 147 133 574 491 69 84 60 71 1127 1049 2176
Belazao 52 38 48 69 84 81 79 76 448 459 70 62 62 64 843 849 1692
Miadakofeno 34 35 56 73 118 130 135 134 473 495 62 49 49 67 927 983 1910
Tsarahasina 9 10 29 32 152 166 142 143 544 519 70 76 76 65 1022 1011 2033
Sous. total 239 258 402 441 889 834 843 780 3309 3225 478 503 375 424 6535 6465 13000
TOTAL 497 843 1723 1623 6534 981 799 13000

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Name: RAVELONIAINA Bodomalala
Thesis title: “Food practice and nutritional status of the nourished women from 15 to 49
years in Belazao Antsirabe II”.
Major : Public health Number of pages : 55 Number of tables : 27
Number of figures: 7 Number of annexes: 11
Number bibliographical references: 38

SUMMARY

The two specific objectives of the PNN (Political National of Nutrition) affirms “to
increase the rate of exclusive breast-feeding up to 6 months from 67% to 90% and to
maintain it up to 2 years beyond with more than 95%, in order to reduce from 65% to 30%
the proportion of the population victim food insecurity reaching the minimum level of caloric
intake of 2300 kcal per person a day”. The nourished women hold a considerable role in
the attack of this objective.
The objective of this cross-sectional study is to evaluate “the food practice and the
nutritional status of the nourished women from 15 to 49 years in the rural town Belazao
Antsirabe II”.
Among the 210 inquired nourished women 17,6% are malnourished. This value is
significant especially among women who live alone and the illiterates. The causes of this
malnutrition are firstly in consequence of the lack of knowledge, the lack of sexual
education, the weak income of households, the food mode not diversified, monotonous –
more rich in carbohydrate and deficit in protein and poor in lipid, the insufficiency of ground
available for agriculture, the practical one agricultural and breeding.
Multi sector coordination: health, education, agriculture, the local authorities, the
private organization, as well as the community organizations can release the treatment of the
nutritional behaviours of the nourished women then the socio-economic, cultural and
environmental factors influencing the maternal nutrition.
A reinforcement of the communication for the change of behaviour is of primary
importance to fight the malnutrition of the nursing women. The association of improvement
nutritional state of the women nursing in the communes gives the improvement of the
nutritional state of the children and the family like to the improvement nutritional status of all
the country.
Key words: Status nutritional, nourished women, malnutrition, Belazao, Antsirabe II,
Madagascar.
President of the report: Professor RANDRIANARIMANANA VAHINIARISON Dieudonné.
Address of the author : Miss RAVELONIAINA Bodomalala - Phone number 0330315235.

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Titre du mémoire : « Habitude alimentaire et état nutritionnel des femmes allaitantes de 15 à
49 ans à Belazao Antsirabe II ».
Rubrique : Santé Publique Nombre de pages : 55 Nombre de tableaux : 27
Nombre de figures : 7 Nombre d'annexes : 11
Nombre de références bibliographiques : 38

RÉSUMÉ

Les deux objectifs spécifiques de la politique nationale de la nutrition sont :


« augmenter le taux d’allaitement maternel exclusif jusqu' au 6ème mois de 67 à 90 % et de le
maintenir jusqu’à 2 ans et au- delà à plus de 95 % puis de réduire de moitié la proportion de la
population victime de l’insécurité alimentaire de 65% à 30% (population n’atteignant pas le
niveau minimum d’apport calorique de 2 300 kcal par personne par jour). Les mères jouent un
rôle considérable dans l’atteinte de cet objectif.
L’objectif de cette étude transversale est évalué « l’habitude alimentaire et l’état
nutritionnel des femmes allaitantes de 15 à 49 ans à Belazao, Antsirabe II ».
Parmi les 210 femmes allaitantes enquêtées 17,6% sont malnutries, cette valeur est
significative surtout chez les femmes qui vivent seules et chez les analphabètes. Ce problème
est dû par la méconnaissance, par la manque d’éducation sexuelle pour les adolescentes, par le
faible revenu des ménages, par la ration alimentaire déséquilibrée, peu diversifiée, monotone -
trop riche en glucides, déficitaires en protéines et pauvres en lipides, par l’insuffisance de
terrain disponible pour l’agriculture et la non diversification de culture et d’élevage.
La coordination multisectorielle : santé, éducation, agriculture, autorités locales, ONG,
communautés, peut agir au traitement des comportements nutritionnels des femmes allaitantes
puis les facteurs socio-économiques, culturels, et environnementaux influencent la nutrition
maternelle.
Un renforcement de la communication pour le changement de comportement est
primordial pour combattre la malnutrition des femmes allaitantes. L’association de
l’amélioration de l’état nutritionnel des enfants et de la femme entraîne l’amélioration de
l’état nutritionnel des futures grossesses, de la famille et de tout le pays.

Mots clés : Etat nutritionnel, femmes allaitantes, habitude alimentaire, malnutrition, Indice
de masse corporelle, Belazao, Antsirabe II, Madagascar.
Président du mémoire : Professeur RANDRIANARIMANANA VAHINIARISON Dieudonné.

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