Vous êtes sur la page 1sur 67
PLAN D’ACTION PROGRAMME PAYS 2015-2019 PROGRAMME DE COOPERATION entre le GOUVERNEMENT DE MADAGASCAR et le

PLAN D’ACTION PROGRAMME PAYS

2015-2019

PLAN D’ACTION PROGRAMME PAYS 2015-2019 PROGRAMME DE COOPERATION entre le GOUVERNEMENT DE MADAGASCAR et le FONDS

PROGRAMME DE COOPERATION entre le GOUVERNEMENT DE MADAGASCAR et le FONDS DES NATIONS UNIES POUR L’ENFANCE

2015-2019 PROGRAMME DE COOPERATION entre le GOUVERNEMENT DE MADAGASCAR et le FONDS DES NATIONS UNIES POUR

TABLE DES MATIERES

I. BASE DE COOPERATION

4

II. LA SITUATION DES FEMMES ET DES ENFANTS A MADAGASCAR

5

III. PROGRAMME DE COOPERATION

7

IV. STRATEGIE DE PARTENARIATS

20

V. PROGRAMME ET GESTION DES RISQUES

21

VI. SUIVI ET EVALUATION

22

VII. ENGAGEMENTS DE L’UNICEF

23

VIII. ENGAGEMENTS DU GOUVERNMENT

24

IX. DISPOSITIONS FINALES

26

ANNEXE 1: CADRE LOGIQUE DU PROGRAMME

27

ANNEXE 2: CADRE DES RESSOURCES DU CPAP

45

ANNEXE 3: MATRICES DES LIENS INTERSECTORIELS

47

ANNEXE 4 : PLAN INTEGRE DE SUIVI EVALUATION

53

ANNEXE 5 : LE PLAN CHIFFRE DES EVALUATIONS

61

2

Acronymes et abréviations

BIT

Bureau international du travail

BNGRC

Bureau national de gestion des risques et catastrophes

C4D

Communication pour le development

CDE

Convention relative aux droits de l'enfant

CEDAW

Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes

CPAP

Plan d'action du programme pays (Country Program Action Plan)

CPD

Document du programme pays (Country Program Document)

CSB

Centre de santé de base

EPT

Education pour tous

FACE

Autorisation de financement et certification des dépenses

FMI

Fonds monetaire international

FRAM

Enseignants finances par les parents d'eleves

HACT

Transfert de fonds harmonise

INSTAT

Institut national des statistiques

OCHA

Bureau pour la coordination des affaires humanitaires

OIT

Organisation internationale du travail

OMD

Objectif du developpement pour le millenaire

OMS

Organisation mondiale de la sante

ONN

Office national de la nutrition

OR

Other ressources (autres ressources)

PAM

Programme alimentaire mondial

Pasec

Programme d'analyse des systemes educatifs Confemen

PFE

Pratiques familiales essentielles

PIE

Programme interimaire de l'education

PND

Programme national de developpement

PNUD

Programme des nations unies pour le développement

PTA

Plan de travail annuel

RNB

Revenu national brut

RR

Regular ressources (ressources propres)

SIGE

Système d'information de gestion et d'evaluation

SitAn

Analyse de la situation

SSME

Semaine de la sante mère enfant

UNDAF

Cadre des Nations Unies de soutien au développement

UNESCO

Organisation des Nations Unies pour l'éducation la culture et la science

UNFPA

Fonds des Nations Unies pour la population

WASH

Eau, assainissement et hygiene

3

PREAMBULE

Le Gouvernement de Madagascar, dénommé ci-après le Gouvernement, et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance, dénommé ci-après l’UNICEF,

-Désireux de prolonger leur accord de coopération mutuelle pour la réalisation des Droits de L’Enfant tels que stipulés dans la Convention relative aux Droits de l’Enfant ;

- Soucieux de tirer parti des expériences et des progrès réalisés au cours de la mise en œuvre du Programme de Coopération précédent ;

- Désireux d’entamer une nouvelle phase de coopération couvrant la période de mars 2015 à

décembre 2019 ;

- Déterminés à s’impliquer dans des programmes basés sur les Droits Humains dans l’intérêt

Supérieur des enfants de Madagascar ;

- S’engageant à s’acquitter de leurs responsabilités dans un esprit de coopération amicale ;

Ont convenu ce qui suit :

I. BASE DE COOPERATION

1.1 “L’Accord de Base” conclu entre le Gouvernement et l’UNICEF le 26 septembre 1994 fournit la base du partenariat en cours entre le Gouvernement de Madagascar et l’UNICEF. Le présent Plan d’Action du Programme Pays, couvrant la période 2015-2019, doit être interprété et mis en oeuvre en conformité avec l’Accord de Base.

1.2 Le Plan d’Action du Programme Pays est basé sur et développe le Document de Programme Pays (CPD) pour Madagascar couvrant la période de 2015 à 2019 qui a été endossé par le Gouvernement de Madagascar et

approuvé par le Conseil d’Administration de l’UNICEF le 04/02/2015. Le CPD est basé sur les secteurs programmatiques pertinents définis dans le Plan Cadre des Nations Unies pour l’Assistance au Développement (UNDAF) de 2015-2019 et s’inscrit dans les objectifs définis dans le Plan National de Développement (PND) 2015-

2019

1.3 Le programme et ses composantes décrites ci-dessous ont fait l’objet d’un accord conjoint entre le Gouvernement et l’UNICEF. Leur but est de promouvoir une culture des Droits de l’Enfant et de contribuer à lever les obstacles à la jouissance de ses droits par chaque enfant dans les domaines de la Santé, de la Nutrition, de l’Eau, assainissement et Hygiène, de l’Education, de la Protection de l’enfant, de la Politique Sociale et Protection Sociale.

4

II. LA SITUATION DES FEMMES ET DES ENFANTS A MADAGASCAR

2.1

Madagascar est l’un des pays les plus pauvres du monde, avec un RNB par habitant de 440 dollars US (Indicateurs du développement dans le monde 2014, données 2013). Le pays compte 21 millions d’habitants et se classe 155e sur 187 dans l'Indice de développement humain 2014. En 2013, 91 % de la population vivait avec moins de 2 dollars US par jour (enquête relative aux objectifs du Millénaire pour le développement [OMD] 2012-2013). Madagascar sort d'une crise politique prolongée accompagnée par un déclin socio-économique, une détérioration des services sociaux et l’aggravation de la vulnérabilité des ménages aux chocs.

2.2

Madagascar dispose d'un potentiel de croissance important, en particulier dans le secteur de l’industrie extractive, grâce à ses nombreuses ressources naturelles, notamment minérales. Le pays est toutefois également confronté à certains risques, tels que l’exploitation illégale et le commerce associé. Il est également exposé aux effets néfastes du changement climatique et extrêmement vulnérable aux catastrophes naturelles. Victime de sécheresses, d’inondations et d’invasions de criquets récurrentes, la Grande Île se classe au cinquième rang des pays les plus menacés par les cyclones (Maplecroft, 2012) avec 16 régions à risque sur 22. La préparation du pays en termes de prévention et d’atténuation des effets des catastrophes demeure limitée. Le pays se caractérise par une grande diversité ethnique, culturelle et biologique, ainsi que par d'importantes disparités socio-économiques entre zones rurales et urbaines et géographiques entre hauts plateaux et zones côtières.

2.5

La population de Madagascar est jeune (47 % d’enfants de moins de 15 ans) et essentiellement rurale (83 % de la population, enquête OMD 2012-2013). Le taux de mortalité des moins de 5 ans est passé de 72 à 62 pour

1000

naissances vivantes entre 2008 et 2012 (Enquêtes démographique et de santé-EDS- 2008-2009 et enquête

OMD 2012-2013), ce qui peut résulter de la mise en œuvre d’interventions communautaires pour la survie de l’enfant. La mortalité néonatale qui représente 42% des décès parmi les moins de 5 ans, a légèrement augmenté de 24 à 26 pour 1000 naissances vivantes. Le taux de mortalité maternelle, à 500 pour 100 000 naissances vivantes (Rapport La situation des enfants dans le monde 2014) reste élevé et très éloigné de la cible de l’OMD ( 127 pour 100 000 naissances vivantes) un tiers des décès maternel sont liés des grosses chez les adolescentes.

2.6

Le pourcentage d'enfants âgés de 12 à 23 mois ayant reçu tous les vaccins nécessaires est passé de 61,6 % en

2008

(EDS 2008-2009) à 51,1 % en 2012 (enquête OMD 2012-2013). La détérioration du système de soins de

santé primaires, y compris l’insuffisance et la répartition inadéquate du personnel de santé, les pénuries de matériel médical, ainsi que l’éloignement et le coût élevé de l'accès aux services sont les principaux obstacles à l'accès et à l'utilisation des services (enquête OMD 2012-2013). La prévalence du VIH reste faible, à 0,4 % chez les 15-49 ans (Programme commun des Nations Unies sur le VIH et le sida [ONUSIDA], données 2013) et 0,2 %

chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans (ONUSIDA 2013).

2.7

Madagascar a le quatrième taux de malnutrition chronique le plus élevé du monde (enquête OMD 2012-2013). Environ la moitié (47 %) des enfants de moins de cinq ans souffre d'un retard de croissance. La lutte contre le retard de croissance n’a progressé que très lentement au cours des 20 dernières années, et d'importantes disparités demeurent entre les zones urbaines (39 %) et rurales (49 %), ainsi qu’entre les régions, le Haut plateau du centre affichant des taux de retard de croissance de plus de 60 %. La prévalence de l'émaciation et de l'insuffisance pondérale chez les enfants de moins de cinq ans est de 8 % et 32 % respectivement. La sous- nutrition est associée à plusieurs facteurs, tels que la pauvreté et l'insécurité alimentaire ; l’accès limité à des aliments nutritifs ; la nutrition maternelle inadéquate et de mauvaises pratiques de nutrition des enfants et des nourrissons (qui trouvent souvent leur origine dans les normes sociales défavorables) ; les maladies infantiles récurrentes ; le manque d'accès à des services de santé de qualité ; et l’absence de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH), en particulier pour les segments les plus défavorisés de la population.

2.8

L'accès limité à l'eau potable et les mauvaises pratiques d'assainissement et d'hygiène sont particulièrement préoccupants, compte tenu notamment de leur effet sur la malnutrition chronique. Au niveau mondial,

5

Madagascar se classe parmi les pays les moins bien nantis en matière d’utilisation de l’eau potable (4e) et d'accès à l'assainissement (8e). Seuls 14 % des Malgaches ont accès à des installations sanitaires améliorées (Programme commun OMS/UNICEF de surveillance [JMP], 2014). Près de la moitié (48 %) de la population rurale pratique la défécation à l’air libre. Seule la moitié de la population totale et 35 % de la population rurale ont accès à des sources d'eau améliorées et 38 % des habitants des zones rurales utilisent les eaux de surface pour boire (JMP, 2014).

2.9 Madagascar n'est plus en bonne voie pour atteindre l'OMD 2 (assurer l’éducation primaire pour tous). Le taux net de scolarisation primaire est passé de 83 % en 2005 à 69 % en 2012 (enquête OMD 2012-2013). Le taux de redoublement à l'école primaire est de 17 % et les résultats des tests dans des disciplines fondamentales telles que les mathématiques ont chuté de 59/100 à 40/100 depuis 1998 (ministère de l'Éducation, 2012). Environ 1,5 million d'enfants en âge d’aller à l’école primaire sont actuellement déscolarisés et seuls trois enfants inscrits sur dix terminent le cycle primaire (UNICEF, 2012). Parmi les principaux obstacles à l'éducation figurent l'obsolescence des programmes, la formation inadéquate des enseignants, la mauvaise qualité de l'enseignement (près des deux tiers des enseignants du primaire n'ont reçu aucune formation officielle), le nombre limité d'établissements scolaires et les coûts croissants de l'éducation.

2.10 La violence et l'exploitation des enfants sont des préoccupations majeures en termes de protection de l'enfance. 14 % des filles âgées de 15 à 19 ans ont déclaré avoir été victimes de violence sexuelle et 15 % de violence physique (enquête OMD 2012-2013). La Rapporteuse spéciale sur la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants a signalé une augmentation de l’exploitation sexuelle des enfants (y compris à travers la prostitution et le tourisme sexuel) depuis le début de la crise (rapport de la Rapporteuse Spéciale, 2013). Peu de cas sont signalés aux autorités et la poursuite des auteurs de violence contre les enfants est insuffisante, de même que la prévention de la violence, la prise en charge et le traitement des victimes. La pratique du mariage d’enfants persiste, avec près de la moitié des femmes de 20 à 24 ans indiquant avoir été mariées avant l'âge de 18 ans. Plus d'un tiers (37 %) des filles de 15 à 19 ans ont commencé

à procréer et plus d’un quart (28 %) des enfants de 5 à 17 ans sont impliqués dans une activité économique.

2.11 L’examen des troisième et quatrième rapports périodiques de Madagascar sur la mise en oeuvre de la CDE, lors de la 59ème session du comité des droits de l’enfant des Nations Unies, le comité a encouragé l’Etat malgache

à accéder à tous les instruments primordiaux en matière de droits de l’homme, y compris le Protocole facultatif

à la Convention internationale sur les droits économiques, sociaux et culturels, le Deuxième Protocole facultatif

à la Convention internationale sur les droits civils et politiques visant l’abolition de la condamnation à mort, le Protocole facultatif à la CEDAW, le Protocole facultatif à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la Convention internationale sur la Protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, la Convention relative aux droits des personnes handicapées, le Protocole optionnel à la Convention relative aux droits des personnes handicapées et la Convention pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

2.12 L’examen périodique universel de Novembre 2014 élaboré par le bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’Homme a repris la plupart des observations précédentes et ajoute une série de recommandations notamment sur le droit à la sante car les fonds alloue au secteur sont considéré comme insuffisants, le droit à l’Education ou des efforts doivent être fait pour la scolarisation, en mobilisant davantage de fonds, en renforçant l’accès pour les plus vulnérables comme les des filles enceintes, et pour les personnes handicapés qui restent exclus.

2.13 En ce qui concerne les protocoles facultatifs, des procédures sont en cours, notamment le Protocole facultatif de le CDE concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants pour lequel la Rapporteuse avaient fait une série de recommandation en 2013 ainsi que protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armes, car la présence d’enfants dans les violences Dahalos, qualifiées de conflit armé, est avérée.

6

III. PROGRAMME DE COOPERATION

Les raisons du programme

3.1 Durant la crise et face à une situation exceptionnelle les programme de l’Unicef se sont adaptés et ont pris de l’envergure, ainsi il faut capitaliser L'importance de l'engagement continu de l’Unicef et du recours à ses programmes en tant que mécanismes de transition opérationnels et programmatiques dans un contexte de restriction de l'aide pour préserver les acquis en faveur des enfants et des femmes, « reconstruire en mieux » et éventuellement faciliter le rétablissement des services sociaux. L’Unicef avec sa capacité à mobiliser des fonds de différentes sources est à même de contribuer à une augmentation des appuis financiers nécessaires dans un pays en manque de ressources publiques extérieures.

3.2 Le potentiel de croissance à Madagascar est important et une reprise économique forte est envisageable, l’Unicef appuiera le gouvernement à ce que le Plan National de Développement (PND) parvienne à développer des politiques publiques durables et inclusive au bénéfice des enfants.

3.3 Les normes sociales et culturelles régissant les comportements et les décisions des familles et des communautés dans un contexte anthropologiquement varié doivent être mieux analysées et comprises de façon transversale, et les informations qui en découlent doivent être utilisées pour adapter la conception et la mise en œuvre des stratégies pour le changement de comportement, la stimulation de la demande et la sensibilisation des communautés.

3.4 Le maintien de l'accent sur les interventions à base communautaire s'est révélé être une stratégie clé dans la lutte contre les obstacles à l'accès et à l'utilisation des services de santé, comme l’a démontré la mise en œuvre réussie des interventions de gestion intégrée de cas communautaire (iCCM) dans les centres de santé communautaires et à travers le renforcement des capacités des agents de santé communautaires.

3.5 L’Unicef a identifié la malnutrition chronique comme l’un des principaux défis, comme étant celui au cœur des privations affectant les enfants. Le bureau va mobiliser son énergie pour participer à l’arrêt de la défécation à l’air libre et à proposer de l’eau potable au centre de santé et aux écoles, cela en lien avec le secteur nutrition par des messages et des interventions adaptes et prennent en compte les normes sociales. La réduction de la malnutrition chronique devrait avoir un impact sur le résultat de l’éducation, lequel participe à prévenir les grossesses précoces et l’exploitation des enfants.

3.6 L’approche décentralisée a contribuée au renforcement des capacités au niveau infranational. Lors du précèdent cycle, des fonds de l’Union européenne et du Partenariat global pour l’Education ont été mis en œuvre par l’Unicef au niveau régional et ont permis de diminuer la dégradation des services sociaux, par cette expérience, l’Unicef dispose d’une plus-value dans le renforcement des capacités des secteurs sociaux au niveau décentralisé. Les capacités des collectivités déconcentrées et décentralisées à planifier, mettre en œuvre et à suivre ces services restent faibles, l’Unicef de part ces programmes peut répondre à ces blocages par des renforcements institutionnels.

3.7 Les systèmes de Suivi et évaluation au sein des partenaires de mise en œuvre est apparu faible, il s’agit pour la mise en œuvre des activités et la pérennisation des acquis des renforcements des capacités d’un aspect important à améliorer qui permet une remontées des informations utiles pour la production de données probantes

7

Les priorités du programme

3.8 Les priorités du Programme Pays correspond aux orientations définies dans le Programme national de développement (PND), le Programme s’intègre pleinement dans le Plan Cadre des Nations Unies pour l’Aide au Développement (UNDAF), et poursuit les directives émises dans le plan stratégique de l’UNICEF (2014-2017) en tenant compte des priorités stratégiques régionales de l’UNICEF.

3.9 Dans la mise en œuvre du PND, l’UNICEF devra exercer un leadership dans les domaines où l’organisation possède des avantages comparatifs, à travers le plaidoyer et une programmation orientée vers les résultats et basée sur les droits, accordant toute son attention aux groupes vulnérables et à l’égalité de genre. Les engagements du PND en matière de décentralisation sont appuyés par l’orientation du Programme Pays sur la participation locale, le renforcement des capacités et la pérennisation des programmes

3.10 Le programme de l’Unicef contribue à 3 effets attendus de l’UNDAF :

Effet 1 : Les populations vulnérables, dans les zones d'intervention, accèdent aux opportunités de revenus et d'emplois, améliorent leurs capacités de résilience, et contribuent à une croissance inclusive et équitable pour un développement durable. Effet 2 : Les institutions publiques, la société civile et les médias, au niveau central et décentralisé, exercent efficacement leurs rôles et sont redevables pour une gouvernance apaisée et protectrice des droits humains. Effet 3 : Les populations des zones d'intervention, particulièrement les groupes vulnérables, accèdent et utilisent des services sociaux de base pérennes et de qualité.

3.11 Le programme contribuera à la réalisation de résultats équitables pour les enfants et les familles les plus pauvres et les plus difficiles à atteindre, en travaillant avec des partenaires pour faire face aux obstacles relatifs aux politiques publiques, aux systèmes et aux services fournis à échelle nationale, infranationale et communautaire. Pour ce faire et en s’appuyant sur le plan stratégique de l’UNICEF (2014-2017), le programme pays visera 6 résultats dans les domaines de la Sante, WASH, Nutrition, Education, Protection de l’enfance, et inclusion sociale et un résultat intersectoriel. Le programme mettra en œuvre des stratégies intersectorielles à plusieurs volets, y compris :

(a) Plaidoyer et appui technique en faveur de l'élaboration de politiques, budgets, plans sectoriels et cadres axés

sur l'équité et adaptés aux enfants, y compris la conception du premier cadre national de protection sociale.

(b) Renforcement des capacités des autorités déconcentrées et décentralisées à planifier, contrôler et fournir

des services sociaux pour les enfants avec un accent particulier sur les plus démunis.

(c) Coordination de la mise en œuvre de différentes interventions sectorielles dans des zones géographiques

données pour maximiser les synergies programmatiques en faveur des enfants et des familles au niveau communautaire. (d) Création de partenariats innovants avec la société civile et le secteur privé pour mettre en place des initiatives de changement de comportement et des projets de sensibilisation communautaire adaptés afin

d’améliorer les pratiques favorables aux enfants au sein des diverses communautés.

3.12 Les interventions du bureau se concentreront sur 4 régions cibles (Atsimo Andrefana, Anosy, Analanjirofo, et Boeny) dans lesquelles les composantes opérationnelles seront mises en œuvre. Le choix de ces régions repose premièrement sur des critères de vulnérabilité basés sur des analyses internes à partir d’informations probantes de rapports tels que le Sitan. Deuxièmement, ce ciblage provient d’une volonté du bureau de capitaliser les expériences passées sur des régions d’interventions importantes du précédent cycle et, troisièmement, cette sélection correspond à une logique géographique liée aux incidences de catastrophes naturelles (cyclones, inondations et sécheresse et particulier). Les programmes sectoriels, pourront chacun intervenir sur 2 autres régions ne faisant pas partie des 4 régions cibles, cependant les programmes privilégieront les régions qui ont été définies comme prioritaires par l’UNDAF, à savoir Atsimo Andrefana, Androy et Vatovavy Fitovinany, en tenant aussi compte de la présence d’autres partenaires techniques et financiers afin d’assurer une coordination des interventions. Le nombre des zones d’intervention a diminué par rapport au cycle précédent afin de converger et de concentrer les interventions sur les régions ou la valeur ajouté de l’Unicef pour les populations les plus vulnérables est la plus importante.

8

3.13 Les composantes du programme pays de l’Unicef pour 2015-2019 correspondent chacune à un résultat et se déploient selon une série de produits qui seront atteints par la mise en œuvre d’activités dont l’exécution contribuera en parallèle à la production de moyen de vérifications nécessaires aux calculs d’indicateurs objectivement vérifiables.

Santé

3.14 Le programme de santé contribuera aux objectifs du Plan de développement du secteur santé (PDSS) 2015- 2019, à l’Axe 4.2 « Sante aux normes de qualité et accessible à tous » du PND ainsi qu’à l’effet 3 du Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement (UNDAF) 2015-2019 Le programme santé contribuera à l’effet 1 du programme de pays de l’UNICEF « D’ici 2019, les enfants de moins de 5 ans, surtout les nouveau-nés utilisent les services de santé intégrés avec une couverture élevée dans six régions d’intervention. » Le programme cherche à étendre l'utilisation des services de santé intégrés pour les enfants de moins de cinq ans, en mettant l’accent sur les nouveau-nés. Il vise à augmenter la couverture dans les régions ciblées en mettant à l’échelle des interventions clés de survie par le biais de stratégies éprouvées, telles que les Semaines de la Santé Mère-Enfant (SSME) et la prestation de services communautaires de base. Le programme contribuera à augmenter le pourcentage de nouveau-nés dans tous les districts vaccinés contre la rougeole de 63% à 80%, augmenter le pourcentage d'enfants âgés de 0 à 59 mois avec une suspicion de pneumonie et recevant des antibiotiques de 33% à 60%, augmenter le pourcentage d'enfants âgés de 0 à 59 mois qui dorment sous des moustiquaires imprégnées d'insecticide de 89% à 90% (2017), augmenter le Pourcentage d'enfants âgés de 0 à 59 mois souffrant de diarrhée et recevant des sels de réhydratation orale et du zinc de 15% et 3% à 50% et 30% et augmenter le Pourcentage de mères et de nouveau-nés recevant des soins postnatals dans les 2 jours suivant la naissance de 52% à 70%.

3.15 Politique et système de santé « La capacité du gouvernement à développer/mettre à jour/réviser les politiques, les stratégies et des normes pour la programmation de santé améliorée et le système de santé renforcé à travers un meilleur financement, une répartition équitable des ressources humaines, une planification ascendante, une efficace chaîne d'approvisionnement en intrants de santé et un bon cadre de suivi-évaluation pour action » Les principaux goulots d’étranglement au niveau institutionnel sont le manque de fonds régulier des programmes de sante nationaux, la répartition du personnel de sante sur le territoire et le blocage de la transmission d’informations dans le suivi évaluation et la remontée des données. Pour desserrer ces goulots le programme va appuyer le renforcement des capacités techniques et de gestion des structures sanitaires au niveau national, régional et local à planifier , mettre en œuvre et à suivre les programmes de santé en soutenant la mise en place de formations et de procédures de planification et de budgétisation à tous les niveaux. Le programme assurera que les documents clés de politique et stratégie de santé sont révisés et disséminés pour une bonne application. Le programme effectuera un Plaidoyer pour un financement accru du secteur de la santé et pour le renforcement du soutien à l’élaboration et à la mise en œuvre du plan sectoriel (comme le plan national de santé communautaire), la planification ascendante, au monitorage périodique des interventions.

3.16 Santé maternelle, néonatale et infantile « Les mères et les nouveau-nés dans les régions ciblées sont bénéficiaires des interventions clés au cours des heures et des jours les plus à risque. La prévention du paludisme est maintenue et les enfants ont obtenu au niveau institutionnel et communautaire des préventions et des traitements pour les trois principales maladies tueuses (le paludisme, la pneumonie et la diarrhée)» Les blocages au niveau de l’offre et la demande de services de santé sont l’approvisionnement des intrants pour les soins et l’accès qui affectent les plus vulnérables pour des raisons financière et d’éloignement. A cet effet, le programme va appuyer la mise en œuvre de la feuille de route pour la réduction de la mortalité maternelle avec focus sur la sensibilisation et l’appui des accouchements assistés par un personnel qualifié. Un accent sera mis aussi sur la prise en charge correcte des nouveau-nés et des femmes enceintes aussi bien au niveau des formations médicales (CSB) qu’au niveau communautaire ainsi que la mise à échelle des soins obstétricaux et néonatals d’urgence. La prise en charge intégrée des maladies de l’enfance sera soutenue et mise à échelle pour lutter contre les principales causes de morbi-mortalité infantile (Diarrhée, Paludisme et Infection Respiratoire Aigüe). Le programme va appuyer la tenue de la semaine de la sante mère enfant dans tout le pays et en se focalisant sur les zones enclavées en intégrant une approche petite enfance.

9

3.17 Vaccination « Au moins 80% des enfants dans tous les districts des 6 régions ciblées sont couverts avec le DTC3 et une couverture nationale de 90% avec un accent sur les zones les plus difficiles à atteindre et les communautés marginalisées» Les blocages au niveau de la vaccination sont l’acheminement, le stockage et la distribution des vaccins. Le programme permettra le renforcement du système de vaccination de routine avec des stratégies novatrices pour atteindre tous les enfants en particulier ceux qui n’ont jamais été vaccinés. Un accent particulier sera mis sur l’amélioration de la micro-planification, de la gestion de la chaîne du froid et des vaccins ainsi que la mobilisation sociale. Les campagnes de vaccination nationales semestrielles seront organisées contre la polio et la rougeole.

Eau, assainissement et hygiène (Wash)

3.18 Le Programme eau, assainissement et hygiène contribuera à la Stratégie nationale WASH (et au document de planification WASH) et à l’Axe 4.5 « Eau, hygiène et assainissement garants de la sante publique » du PND, ainsi qu’à l’effet 3 de l’UNDAF et au résultat 2 du programme pays « D’ici fin 2019, les ménages et les communautés ont accès à l'eau potable, l'assainissement et des environnements sains ; l’adoption de bonnes pratiques d'hygiène est améliorée de façon équitable dans les régions cibles.». Le programme travaillera aux niveaux national et régional pour améliorer l'accès équitable des ménages à l'eau potable, à l'assainissement et à un environnement sain ainsi que pour promouvoir des pratiques d'hygiène améliorées afin d’augmenter le pourcentage de la population dans les zones rurales utilisant une source améliorée d'eau potable (de 35% à 50%) et de diminuer le pourcentage de la population dans les zones rurales pratiquant la défécation à l’air libre (de 48% a moins de 1% en 2018)

3.19 Politique et renforcement des capacités : « D'ici fin 2019, le gouvernement montre plus d’engagement politique et une meilleure capacité à légiférer, planifier, budgétiser, coordonner, mettre en œuvre, suivre et évaluer les interventions WASH mises à l’échelle au niveau national et infranational. » Les principaux goulots d’étranglement sont la coordination entre les institutions du gouvernement, le manque de déconcentration et décentralisation et la faiblesse des investissements. Le programme soutiendra les directions régionales de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène pour mettre à l’échelle les interventions, il appuiera la production d’informations probantes, le développement de la GIRE (Gestion Intégré de Ressources en Eau) et de l’ANDEA (Agence Nationale De l'Eau et l'Assainissement) et l’opérationnalisation de SESAME (Système d’information et de gestion de l’Eau) entre d’autres.

3.20 WASH dans les centres de santé, de nutrition et dans les écoles : « Les institutions communautaires ont augmenté l'utilisation d'eau potable, de latrines, ainsi que le lavage de mains avec du savon par les enfants et les familles, à travers la promotion des bonnes pratiques d’hygiène et le développement des infrastructures Wash» Les approches intégrées sont fragilisées par la manque de coordination des interventions et des messages qui sensibilisent les populations et favorisent la demande. Le programme va appuyer le développement de la demande par le biais de messages clés intégrés (santé, nutrition, éducation), développera et déploiera une stratégie de communication dans les écoles, centres de nutrition et de santé pour le lavage des mains, ainsi qu’un plan de communication pour améliorer l’approche « Trois étoiles » dans les institutions. Enfin, le programme fournira des infrastructures durables dans les écoles, les centres santé et de nutrition.

3.21 Accès durable à l'eau potable : « La demande des communautés pour un accès durable à des sources d'eau potable est augmentée et est satisfaite.» Les freins pour l’atteinte de ce résultat sont la faiblesse des administrations décentralisées, la faible durabilité des services et les comportements défavorables des ménages et des communautés. Pour y parvenir le programme va développer des modèles pour une mise en œuvre régionale, va soutenir le Ministère de l’Eau pour la mise en place de manuels de procédures, et appuyer les directions avec du matériel et contrats d’approvisionnement d’eau potable, des études de projets, des stratégies de suivi et enfin va soutenir les changements de comportements pour les ménages et les communautés.

3.22 Assainissement et hygiène : « Toutes les communautés éradiquent la défécation à l’air libre et l’utilisation des installations sanitaires améliorées en combinaison avec des pratiques d'hygiène appropriées est généralisée. » Les blocages à l’amélioration de l’assainissement et de l’hygiène sont les comportements généralisés comme la défécation à l’air libre et le manque de connaissances des populations qui n’ont pas eu accès aux messages clé WASH. Le programme renforcera la connaissance et le changement des comportements des ménages et

10

des communautés, développera un modèle durable d’assainissement mis à l’échelle pour une mise en œuvre nationale en utilisant les normes sociales, appuiera une stratégie nationale ciblant les mères d’enfants de moins de 2 ans pour le lavage des mains aux moments critiques, soutiendra les directions régionales et les communes à fournir des options d’assainissement équitables, développera et déploiera une stratégie de communication pour l‘utilisation des latrines et pour le lavage de mains avec du savon.

Nutrition

3.23 Le Programme de nutrition adhère aux objectifs du Plan national nutrition 2012-2015, à l’Axe 4.1.3 «Lutter contre la malnutrition » du PND, et à l’Axe 4.8.1 « renforcement de la protection sociale » dans son volet « Améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition» à l’initiative Renforcer la nutrition (SUN) et est lié à l’effet 3 de l'UNDAF 2015-2019 et participe à l’atteinte du résultat 3 du programme « D’ici fin 2019, les interventions de nutrition de l'enfant se traduisent par de meilleurs résultats en matière de nutrition dans les régions cibles Il vise à augmenter la proportion du nombre d’enfants de 0 à 6 mois exclusivement allaites (43% à 60%), à augmenter le nombre d’enfants de 6 à 23 mois recevant le régime alimentaire minimum acceptable (13% à 30%), à augmenter le pourcentage des enfants avec malnutrition aigüe sévère ayant accès au traitement ainsi que l’augmentation de proportion de ceux qui sont guéris après prise en charge au niveau des Formations Sanitaires publiques de 61% à 81%, et à diminuer la proportion des enfants nouveaux nés avec un faible poids de 11% à 5%.», Ultimement et à travers ces améliorations, le programme contribuera à diminuer le pourcentage d’enfants souffrant de malnutrition chronique ( 44% à 34% pour les filles et 50% à 40% pour les garçons).

3.24 Politique, coordination et financement «les autorités nationales et régionales plaident pour la nutrition et planifient, budgétisent et coordonnent la mise à l’échelle des interventions de nutrition. » Les blocages au niveau institutionnel sont l’insuffisance de financement (domestique et externe) pour la nutrition et la faible coordination en particulier au soin du gouvernement, coordination qui nécessite l’implication de plusieurs ministères. Ainsi, le programme va renforcer les capacités de l'Office National de Nutrition (ONN) et des autorités infranationales à coordonner efficacement, suivre et évaluer le Plan national et les plan régionaux de nutrition et la feuille de route SUN en appuyant les revues sectorielles, soutenant la production de données probantes, et en organisant des évènements de plaidoyer.

3.25 Amélioration de la nutrition et des soins pratiques: «Un appui renforcé aux enfants aux familles et aux communautés à travers l’offre de soins nutritionnelles de qualité et l’adoption de pratiques favorables à la nutrition» Les principaux goulots d’étranglement dans l’amélioration des interventions en nutrition sont les ruptures fréquentes de stock d’ intrants pour le traitement de la malnutrition aigüe, en particulier au niveau des centres de santé (CSB) enclavés, la fermeture de certains CSB et le manque connaissances en matière de nutrition. Pour lutter contre ces obstacles, le programme va traiter la malnutrition aiguë, améliorer la qualité et mettre à échelle les interventions sur l'alimentation du nourrisson et de la jeune femme, maintenir la lutte contre les carences en micronutriments à travers l’appui aux semaines de santé de la mère et de l’enfant et l’appui aux programmes de Fortification (iodation du sel et fortification des aliments), en renforçant les capacités des agents de santé et des agents communautaires dans les différents aspects de la nutrition, en développant une communication sur les pratiques clef de la nutrition.

3.26 Capacité pour les interventions en matière de nutrition: « la capacité nationale et régionale est accrue en vue de fournir un accès élargi à des interventions nutritionnelles » Les freins dans les capacités des interventions sont l’insuffisance de la force de travail en matière de nutrition, le manque de capacités des personnels au niveau national mais surtout régional dans la gestion de la chaine d’approvisionnement des intrants de nutrition et le manque de coordination et de gestion harmonisée des agents de nutrition, notamment les agents communautaires, l’absence de la coordination et les faible capacités de gestion de la nutrition au niveau des régions. Pour pallier ces blocages, le programme va renforcer la gestion des programmes nutrition, améliorer la chaine d'approvisionnement et le suivi nutrition, il va combiner des approches intersectorielles, en renforçant le volet nutrition dans les cursus, en appuyant la mise en place d'un suivi évaluation des activités, en soutenant l'intégration des intrants de nutrition dans les chaine d’approvisionnement existants, et en appuyant la mise en place de stratégies intégrées, école, santé, et orientées vers la petite enfance.

11

Education

3.27 Le Programme d'éducation contribuera aux objectifs plus larges du programme Éducation pour tous (EPT), du Plan Intérimaire de l'Éducation (PIE) 2013-2015, à l'Axe 4.2 « Education universelle et aux normes de l’excellence » du PND et à l’effet 3 de l'UNDAF 2015-2019 et au résultat 4 du programme pays « D’ici fin 2019, un nombre plus important de garçons et de filles sont inscrits à l’école (cycles pré primaire et primaire) et le taux d’abandon ainsi que le nombre d’enfants déscolarisés sont en baisse.», Il participera à augmenter le taux net de scolarisation au primaire de 69% (filles : 70,1 % ; garçons : 68,1 %) à 90%, à diminuer les taux d'abandon entre la 1ere et le 2eme classe au niveau national et dans les régions cibles de 22% à 13%, à augmenter le taux de survie au primaire de 35% (filles : 36,6 %, garçons : 34,1 %) à 50% et à améliorer le niveau moyen des enfants des classes de 5eme aux épreuves de malgache, mathématiques et français (PASEC).

3.28 Accès et rétention : « D’ici 2019, une plus grande proportion d’enfants accèderont à un cycle d’éducation primaire et de base, à travers le développement des capacités d’accueil et des dispositifs facilitant l’accès et la rétention scolaire des plus vulnérables, notamment les enfants exclus, les filles et les enfants en situation de handicap » Les principaux goulots d’étranglements au niveau de l’accès et la rétention sont les contraintes financières, les mauvaises perceptions de l'éducation, l’incapacité à intégrer les handicapés, et le manque d'implication des communautés. Ainsi, le programme appuiera la construction de salles de classes de primaire, la communication et la sensibilisation pour la scolarisation dont l'éducation parentale, l'adoption et l’harmonisation d'outils pour améliorer l'inclusion des enfants handicapés, l'expérimentation de cours de remise à niveau, et des initiatives de zones franches exemptes de frais de scolarité et de contributions des parents.

3.29 Qualité : «D’ici 2019, la qualité des enseignements et apprentissages sera accrue notamment à travers la refonte des programmes scolaires, le renforcement de la formation, de la motivation et de l’encadrement pédagogique des enseignants, le développement de supports d’enseignement et d’apprentissage, et les initiatives de promotion de la santé scolaire» Les freins à une amélioration de la qualité sont le manque de formation des maitres FRAM et de leur statut, ainsi que le peu de matériels pédagogiques disponibles pour l'enseignement. Le programme appuiera le développement d'une politique enseignante, évoquant les statuts, les modalités de recrutement, les cadres de certifications de formation, appuiera la mise en œuvre de la politique curriculaire et des programmes d'enseignement, le renforcement des capacités de mise en œuvre des programmes de formation des enseignants, la production de manuel, les suivis des acquis scolaire, et intégrera l’approche santé scolaire qui s’effectuera en parallèle de la SSME.

3.30 Renforcement institutionnel : «D’ici 2019, les capacités et systèmes de planification, de gestion, et de formation au sein du Ministère, du niveau central aux différents niveaux déconcentrés, seront renforcés en vue d’améliorer la gouvernance et d'asseoir la notion de redevabilité au sein du système éducatif et d’optimiser les résultats au bénéfice des écoles et des enfants. » Le système institutionnel est affaibli par le manque de fonds, les problèmes de coordination sectorielle, et le manque de planification et de déconcentration/décentralisation. Le programme appuiera le renforcement de la formation en adéquation aux postes, le renforcement des capacités de gestion et de contrôle des administrations, l'harmonisation des outils et la généralisation de l'approche contrat-programme, l'amélioration du dialogue sectoriel, et la modernisation des systèmes de planification et de suivi SIGE, SMS monitoring.

12

Protection de l’enfance

3.31 Protection de l'enfance Le Programme de protection de l’enfance contribue à l’Axe 1 du PND « Gouvernance, Etat de droit, Sécurité, Décentralisation, Démocratie, Solidarité nationale » et à l’effet 2 de l'UNDAF et contribue au résultat 5 du programme pays «La réponse et la prévention de l’exploitation et de la violence faite aux enfants sont améliorées dans les régions cibles.» Le programme mettra l'accent sur l'amélioration de la prévention et de la riposte à la violence et à l'exploitation (y compris sexuelle) des enfants, ainsi que sur la lutte contre le mariage des enfants. Ce programme visera à diminuer le pourcentage de filles âgées de 15 à 19 ans qui ont été ́ victimes de violence sexuelle de 14% à 10%, à diminuer le pourcentage de femmes âgées de 20 à 24 ans qui étaient mariées ou en couple avant l'âge de 18 ans de 41.2% à 38% et à augmenter le pourcentage d’enfants de moins de cinq ans dont la naissance a été ́ enregistrée de 83% à 90%.

3.32 Renforcement du système de protection. « D'ici à la fin 2019 le système de protection de l'enfant est renforcé par l'adoption d'un cadre politique et légal, d’un système de justice pour enfant et l'amélioration des mécanismes de protection.» La protection de l’enfance n’est pas considérée comme une priorité et ne dispose pas de cadre national structuré (loi, politique nationale, plan d’action etc.) pour la protection des enfants. Ainsi le programme apportera son appui à la réalisation d’une cartographie du système de protection, à l’élaboration d’une politique nationale de protection de l’enfant et contribuera à l’élaboration d’un programme national relatif au Système d’Etat Civil et Statistiques Vitales y inclus l’enregistrement des naissances. Des appuis spécifiques seront apportés à la production d'informations probantes par le soutien aux mécanismes de suivi et de collecte de données routinières au renforcement des services par la mise en place de mécanisme de prise en charge intégrée pour les enfants victimes ainsi qu’au renforcement du système de justice pour enfants y compris pour les enfants en conflit avec la loi.

3.33 Réduction de la violence contre les enfants: « D’ici la fin de 2019, la prévalence de la violence à l'encontre des enfants est réduite à travers des mécanismes de prévention et de protection intégrés et coordonnés (médical, psycho- social, et Légal) dans les régions d'intervention ». Outre les difficultés rencontrées dans l’accès à des services de qualités les communautés souffrent d’un manque d’information et les enfants victimes pâtissent d’une culture du silence et d’impunité généralisée. Le programme appuiera la mise en place de stratégies régionales pour renforcer les dispositifs communautaires de signalement et de référencement des victimes vers des services de prise en charge adaptée. Des interventions pour le changement de comportement (dialogues communautaire, campagne de sensibilisation etc.) seront menées avec les parents et les enfants pour impulser un rejet et une condamnation sans équivoques des violences faites aux enfants.

3.34 Lutte contre l’exploitation des enfants : « D’ici la fin de 2019, les enfants victimes ou à risques d'exploitation bénéficient d'une prise en charge correspondant à leurs besoins à travers des mécanismes de prévention et de protection intégrés et coordonnés (médical, psycho- social, et légal) dans les régions d'intervention.» L’exploitation économique et sexuelle des enfants demeure l’une des problématiques majeures de protection

à laquelle sont confrontés les enfants. Afin de pallier le manque d'information des communautés de lutter

contre les normes sociales néfastes au développement de l'enfant et de combattre l’impunité des auteurs, le programme va renforcer les mécanismes communautaires d’identification et de prise en charge des victimes ainsi que renforcer l’engagement du secteur touristique et minier dans la lutte contre les pires formes de travail.

3.35 Lutte contre le mariage précoce : « D'ici la fin de 2019, les familles et les communautés des régions cibles adoptent des comportements qui repoussent le mariage des enfants ». Le mariage précoce des enfants reste un phénomène très rependu à Madagascar. Il a très souvent des conséquences irrémédiables dans le développement cognitif, physique et émotionnel des enfants (problème de santé, trouble psychologique, arrêt de la scolarité etc.) Pour lutter contre ce phénomène le programme soutiendra l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie nationale contre le mariage précoce des enfants et en particulier soutiendra le volet relatif au changement des attitudes et normes sociales appuyé par le plan de Communication pour le Développement.

13

Politique sociale et protection sociale

3.36 Le programme Politique sociale et protection sociale contribuera aux axes 3.4.1 « développer le secteur privé et les secteurs relais » et 4.8 « Protection sociale, Expression des droits humains et de l’Equité sociale » du PND et au résultat 6 de l'UNICEF " Meilleur engagement, responsabilité et capacité du pays à légiférer, planifier et budgétiser des politiques sociales inclusives, et intégrer progressivement des mesures de protection sociale dans les secteurs de programmes pertinents." Ce programme en appui à tous les programmes opérationnels développe aussi des actions en matière de protection sociale et de responsabilité sociale des entreprises.

3.37 Création d’informations probantes "La situation socio-économique et son impact sur la situation des mères et des enfants, ainsi que les recommandations des évaluations de programme, sont analysés pour mieux influer sur les politiques et budgets sociaux et renforcent la programmation fondée sur les preuves." Les programmes doivent pouvoir se baser sur des informations et des analyses récentes sur la situation des enfants et des femmes, ainsi cette composante va contribuer à la création de données et d’analyses par les études et enquêtes sur la situation des femmes et des enfants, le suivi des évaluations et leur contrôle qualité, la diffusion et la gestion de connaissances.

3.38 Appui aux politiques sociales : "un dialogue politique et des partenariats avec des partenaires nationaux (gouvernement et société civile) sont mis en place pour contribuer à un engagement, une responsabilité et une capacité accrus du pays à légiférer, planifier et budgétiser des politiques sociales inclusives." Compte tenu du manque de fonds dans les secteurs sociaux et le manque de leadership dans la mise en place de politique en faveur des enfants, cette composante engagera un plaidoyer pour mobiliser des fonds publics vers les secteurs sociaux, engagera un dialogue de travail avec les autorités en charge des budgets et de la planification.

3.39 Protection sociale : "un dialogue et des partenariats avec le gouvernement et les donateurs sont mis en place pour élaborer un cadre national de protection sociale et intégrer progressivement des mesures de protection sociale dans les secteurs de programme pertinents." Compte tenu de l’absence de protection sociale qui pourrait jouer le rôle de filet de sécurité, le programme appuiera le gouvernement à la mise en place d'une stratégie nationale de protection sociale, et pour sa mise en œuvre par des études et des analyses, ainsi que par la mise en œuvre d’activités pilotes avec les programmes sectoriels concernés.

3.40 Partenariat public-privé: « Un plaidoyer envers les secteurs public et privé est effectué pour promouvoir et soutenir le respect des droits des enfants dans les activités économiques et commerciales à travers « les principes directeurs des droits de l’enfant et des entreprises » et l’établissement de partenariats pour appuyer les programmes.» Le manque de connaissance et le non-respect des droits de l’enfant au niveau du secteur privé et de toute sa chaine de valeur, sont liés à l’insuffisance de sensibilisation et d’implication des parties prenantes du secteur privé, du gouvernement et de la société civile. Ainsi, le programme va renforcer la mise en place de partenariats avec les entreprises, identifier les faiblesses dans le secteur privé au sujet du respect des droits des enfants, et effectuer un plaidoyer pour influencer les pratiques, les politiques, et les lois favorables au respect des droits des enfants.

Stratégie transversale

3.41 Le programme pays adoptera une stratégie traversable répondant au résultat 7 : « Les droits des enfants et des femmes sont pleinement intégrés et prioritaires dans la programmation sectorielle, la réponse aux urgences et la communication externe» et composé de 7 produits transversaux.

3.42 Médias et relations extérieures : « les activités de communication, de plaidoyer et médiatiques font la promotion efficace des droits des enfants. Le programme mettra en œuvre des activités de communication, de plaidoyer et médiatiques qui aideront Madagascar à mettre les droits et le bien-être des enfants les plus vulnérables au cœur de l’agenda social, politique et économique, à travers des relations soutenues avec les medias, des campagnes de plaidoyer et de communication et le développement/renforcement de partenariats pour sensibiliser la population aux problématiques de l’enfance à Madagascar.

3.43 Planification, coordination, suivi et évaluation des interventions C4D : « A la fin 2019, le gouvernement au niveau central et décentralisé au niveau des régions d’intervention a la capacité de planification basée sur les évidences, la coordination, le suivi et l’évaluation des interventions C4D pour la promotion des pratiques

14

familiales essentiales (PFE) » Ce résultat regroupe les activités telle que les études et la recherche C4D, le renforcement des coordination des interventions C4D a tous le niveaux

3.44 Mobilisation communautaire : « A la fin 2019, les systèmes et réseaux communautaires au niveau des régions d’intervention sont efficaces pour la communication et la participation à la promotion des pratiques familiales essentielles en faveur de la réalisation des droits de l’enfant.» Seront misent en œuvre des activités d’harmonisation de la conduite des dialogues communautaires, de renforcement des partenariats avec les réseaux médiatiques et de promotion des PFE.

3.45 C4D Urgences : « A la fin 2019, le gouvernement a la capacité de préparer et mettre en œuvre des plans de communication pour la prévention, l'intervention et la récupération d'urgence pour répondre aux besoins d'information et de communication des parents et des enfants affectés d'urgence.» Ce résultat comporte les activités en période d’urgences telles que les communications radios, la mise en place de relais pour les zones affectés, et la mise en place de dialogues communautaires pour assurer la participation de la population dans ces périodes.

3.46 Planification et Suivi du Programme Pays : « Le pilotage du Programme Pays par l’Unicef et ses partenaires s’effectue selon une planification effective et adaptive sur les bases de données fiables, ponctuelles et régulièrement disponibles permettant une appréciation juste des performances, goulots d’étranglements et résultats des interventions. » Cette composante comprend le suivi des activités et des résultats, pour la mise en place de revues annuelle et de rapport périodiques et préparer les changements à mi parcoures et les jalons pour les PTA

3.47 Appui à la programmation décentralisée et basée sur l’équité : « Le renforcement des capacités des Structures Techniques Déconcentrées (STD) et d’autres partenaires infranationaux à mettre en œuvre le programme pays est appuyée par un meilleur accès à l'information, des outils de suivi harmonises, une gestion améliorée de données programmatiques et un monitorage performant de la dimension équité.» Cette composante s’attachera à mettre en place des activités de renforcement des capacités des STD par la mise en place d’une planification ascendante pour assurer un suivi des résultats au niveau régional ainsi qu’ un suivi des dépenses, en parallèle d’ intervention prévue par le plan HACT.

3.48 Urgence et réduction des risques de catastrophe : « Les capacités de préparation et de réponses aux urgences du bureau pays, ses partenaires de mise en œuvre, ainsi que les structures nationales et décentralisées sont améliorées et contribuent à la réduction de la vulnérabilité aux chocs et stress associe des communautés (résilience) ainsi que le suivi de la mise en œuvre du CCC.» Ce programme est un axe multisectoriel mais est décline en tant que résultat à part entière dans toutes le composantes opérationnelles, de plus la composante urgence est l’une des approches de concentration adoptées par le bureau. Elle contribuera à mettre en place les activités nécessaires en réponses aux urgences.

3.49 En plus de ces composantes transversales le programme pays met en place trois thèmes transversaux élaborés par le bureau, répondant aux besoins observés et complétant les composantes prédéfinies. Ils sont l’objet d’interventions provenant de plusieurs sections qui opèrent de façon coordonnées et simultanées.

3.50 Un thème Urgence et réduction des risques de catastrophes est intégrée dans les stratégies multisectorielles ainsi que dans les programmes Sante, Wash, Nutrition, Education, Protection et C4D. De cette façon, les programmes mettront en œuvre des activités spécifiques adaptées au contexte d’urgence. La composante urgence est également un thème transversal car il concerne l’ensemble des activités du programme. Dans la mise en œuvre du programme, le bureau va veiller à ce que les activités comportent un aspect résilience, afin de de prévenir les chocs et de rendre pérenne les résultats. Cette approche permet aux activités, si celle-ci le permettent, de détenir un caractère protecteur pour les populations.

3.51 Un thème transversal orienté sur la petite enfance va être développé. Les enfants de à 0 à 5 ans font l’objet de nombreuses interventions de la part de l’Unicef, cependant, n’étant pas encore à l’école et le préscolaire étant peu développé, cette population est plus difficile à atteindre. Pourtant les défis concernant ces enfants sont

15

considérables car les taux de mortalité ne sont pas encourageant et les pratiques familiales essentielles sont loin d’être universellement appliquées. L’appui à la petite enfance répond à l’axe 4 du PND en articulation avec le politique générale de l’Etat sur l’eau et l’assainissement, le renforcement du système éducatif et formation professionnelle, la sante pour tous et la protection sociale. De même il s’intègre à l’objectif 1 du plan Education pour tous. L’Unicef s’est fixé trois objectifs généraux : 1) Augmenter l’accès et améliorer la qualité d’encadrement des jeunes enfants, en particulier dans les zones rurales et pour les familles les plus vulnérables, 2) Renforcer les capacités des parents pour l’amélioration de la prise en charge des jeunes enfants et des pratiques familiales essentielles en termes de santé, 3) Assurer un environnement politique favorable au développement du jeune enfant ( cadre juridique et institutionnel). Les activités qui seront mises en œuvre à travers ce thème sont incluses dans les composantes Santé, Education, Protection, Nutrition, WASH et C4D.

3.52 Un thème transversal Adolescence et Jeunesse est intégrée au programme car il n y a pas de composante spécifique dédié cette problématique, pourtant 47% de la population a moins de 15 ans et les défis concernant les adolescents restent importants avec un nombre de mariage précoce élevé, un très faible accès à l’enseignement secondaire et une mortalité maternelle des jeunes filles trop élevés. Le PND considère la jeunesse comme l’une de ses priorités pour le développement du capital humain. De même, la programmation « Adolescence et Jeunesse » contribuera aux deuxième et troisième axes du programme conjoint des Nations Unies sur les jeunes. L’Unicef contribuera à la participation des adolescents, en particulier la prévention des mariages précoces, de l’exploitation sexuelle, en incluant le renforcement de la participation des adolescents, les « life skills» ainsi que l’identification et l’utilisation de service pour les jeunes. Le bureau va développer 4 axes: 1) protéger les adolescentes du mariage précoce et de l’exploitation sexuelle, 2) Eduquer les adolescentes qui sont les mères de demain dans le but de briser le cercle vicieux de la pauvreté, 3) Garder les adolescentes en bonne santé, 4) Renforcer la participation des adolescents et les informer sur leurs droits. Les activités qui seront mises en œuvre à travers ces axes sont incluses dans les composantes Santé, Education, Protection et

C4D.

3.53 Compte tenu des leçons apprises au cours du cycle précèdent, l’Unicef adoptera une stratégie de croisement des programmes pour répondre aux défis qui concerne l’ensemble des domaines d’action de l’UNICEF, ainsi en reprenant les approches globales de l’Unicef et les axes stratégiques qui ont été définis dans les différentes composantes précédentes, une série d’approches intégrées ont développées et seront mise en œuvre dans tous les secteurs dans la mesure du possible :

3.54 (a) Intégration des interventions de sensibilisation de la communauté et de changement de comportement dans tous les domaines de programmes pour accroître la demande relative aux services sociaux de base. La priorité consiste à renforcer la capacité du gouvernement à élaborer et mettre en œuvre des stratégies de communication pour le développement (C4D) fondées sur des données probantes et adaptées, et à mobiliser et renforcer les capacités des réseaux sociaux tels que les réseaux traditionnels et confessionnels, les agents communautaires, les réseaux de jeunes et les médias en vue d’influencer les comportements.

3.55 (b) Une approche pilote visant à faire converger les interventions sectorielles dans les communautés victimes de nombreuses privations sera mise en place dans quatre régions sur 22 (deux des régions les plus défavorisées du sud et deux régions sujettes aux cyclones et inondations sur la côte ouest et dans le nord-est), dans le but de renforcer les synergies intersectorielles. La capacité des autorités régionales à coordonner la convergence des interventions sectorielles du programme sera renforcée ;

3.56 (c) Des interventions de renforcement de la résilience, de réduction des risques de catastrophe, de préparation et de réponse aux urgences seront intégrées dans l’ensemble des composantes programmatiques afin de renforcer la résilience des familles et des communautés à faire face aux chocs et de soutenir l’élaboration de

16

plans de contingence régionaux relatifs à la réduction des risques de catastrophe ou aux situations d’urgence qui soient inclusifs et de qualité (contribution à l’effet 1 de l’UNDAF 2015-2019)

3.57 (d) Un plaidoyer en faveur de l’adoption de politiques, pratiques, et comportements éthiques du secteur prive relative au respect des droits de l’enfant est effectué et une stratégie de mobilisation de ressources développée afin d’orienter les investissements vers l’appui des secteurs sociaux.

3.58 Tous les programmes mettent en œuvre des activités dans le but d’avoir des résultats durables ce qui implique la prise en considération des impacts environnementaux dans l’élaboration de toutes les interventions.

3.59 La structure du programme pays peut se dérouler comme suit :

17

18

18

Ressources

(Montants estimatifs qui dépendront des ressources actuelles de l’Unicef et des contributions futures des partenaires)

 

2015

2015

Total 2015

2016

2016

Total 2016

2017

2017

Total 2017

2018

2018

Total 2018

2019

2019

Total 2019

Description des Effets

RR

ORR

(a+c)

RR

ORR

(a+c)

RR

ORR

(a+c)

RR

ORR

(a+c)

RR

ORR

(a+c)

Sante

2,250,000

22,381,319

24,631,319

2,250,000

5,904,670

8,154,670

2,250,000

3,904,670

6,154,670

2,250,000

3,904,670

6,154,670

2,250,000

3,904,670

6,154,670

Nutrition

1,250,000

2,960,000

4,210,000

1,250,000

2,260,000

3,510,000

1,250,000

2,260,000

3,510,000

1,250,000

2,260,000

3,510,000

1,250,000

2,260,000

3,510,000

WASH

1,250,000

5,550,400

6,800,400

1,250,000

2,862,400

4,112,400

1,250,000

2,862,400

4,112,400

1,250,000

2,862,400

4,112,400

1,250,000

2,862,400

4,112,400

Education

1,250,000

11,600,000

12,850,000

1,250,000

9,600,000

10,850,000

1,250,000

9,600,000

10,850,000

1,250,000

9,600,000

10,850,000

1,250,000

9,600,000

10,850,000

Protection de l'Enfant

1,000,000

2,241,056

3,241,056

1,000,000

1,439,736

2,439,736

1,000,000

1,439,736

2,439,736

1,000,000

1,439,736

2,439,736

1,000,000

1,439,736

2,439,736

Politique Sociale et Protection Sociale

980,000

380,000

1,360,000

980,000

380,000

1,360,000

980,000

380,000

1,360,000

980,000

380,000

1,360,000

980,000

380,000

1,360,000

Intersectoriel

1,883,000

1,020,000

2,903,000

1,883,000

1,020,000

2,903,000

1,883,000

1,020,000

2,903,000

1,883,000

1,020,000

2,903,000

1,883,000

1,020,000

2,903,000

Operations

1,500,000

1,400,000

2,900,000

1,500,000

1,400,000

2,900,000

1,500,000

1,400,000

2,900,000

1,500,000

1,400,000

2,900,000

1,500,000

1,400,000

2,900,000

Grand Total

11,363,000

47,532,775

58,895,775

11,363,000

24,866,806

36,229,806

11,363,000

22,866,806

34,229,806

11,363,000

22,866,806

34,229,806

11,363,000

22,866,806

34,229,806

19

IV. STRATEGIE DE PARTENARIATS

4.1 Le Gouvernement de la République de Madagascar, à travers ses ministères et services techniques aux niveaux national, déconcentré et décentralisé, est le principal partenaire de mise en œuvre du Programme Pays dont les résultats attendus contribueront aux objectifs du Plan National de Développement. Les organismes de développement bilatéraux des pays donateurs et les organismes multilatéraux, tels que la Banque Mondiale, et la Banque Africaine de Développement, sont des partenaires clés pour la réalisation des objectifs du Programme Pays. Dans le but de renforcer la contribution de la société civile et de maintenir un certain niveau de flexibilité programmatique, le programme pays continuera d’appuyer des organisations non-gouvernementales malgaches en mesure de contribuer à l’obtention des résultats visés. Ainsi pour les différents domaines d’intervention de l’Unicef les stratégies de partenariat seront les suivantes :

4.2 (a) Pour les interventions en matière de sante l’Unicef va s’entourer du ministère de la Santé, ses organismes des Nations Unies (OMS, UNFPA, ONUSIDA, PNUD et UNICEF), de la Banque mondiale, ses donateurs et des ONG partenaires. L'UNICEF continuera de travailler en faveur de la mise en œuvre de programmes à échelle du pays en étroite collaboration avec ses homologues au sein du partenariat H4+ ainsi qu’avec le GAVI (Alliance du Vaccin) et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

4.3 (b) Pour le domaine de la nutrition, la plateforme SUN, qui réunit le ministère de la Santé Publique, l’Office national de nutrition, des organismes des Nations Unies (FAO, PAM, OMS, UNFPA, UNICEF), la Banque mondiale, l’Union européenne, l’USAID, les autres donateurs et les ONG partenaires, sera le principal forum de partenariat.

4.4 (c) Pour le secteur WASH, l’Unicef va principalement collaborer avec le ministère de l'Eau de lHygiène et de lAssainissement, le PNUD, des ONG et partenaires de la société civile, les associations d'usagers, les chefs traditionnels et les autorités locales pour les questions concernant les domaines de WASH

4.5 (d) En ce qui concerne le secteur de l’Education les principaux partenaires seront le Ministère de l'Éducation Nationale, les organismes des Nations Unies (Organisation internationale du Travail [OIT], PAM, UNESCO, UNICEF), la Banque mondiale, des donateurs et des ONG partenaires. L'UNICEF continuera de soutenir la coordination du secteur et le processus de planification du secteur de l'éducation, et mettra l'accent sur la coopération avec la société civile, en particulier en ce qui concerne la politique de développement de la petite enfance et la lutte contre la violence à l’école.

4.6 (e) Les principaux partenaires du programme de protection de l’enfance de l'UNICEF seront : le Ministère de la Population de la Protection sociale et de la Promotion de le Femme, le Ministère de la Justice, le Ministère de l'Intérieur et de la Décentralisation, le Ministère du Tourisme, des Transports et de la Météorologie, le Ministère de la Sécurité Publique, le Ministère de la Jeunesse et des Sports, le système judiciaire, les organismes des Nations Unies, les partenaires de développement, le secteur privé et des organisations de la société civile coordonnées par le Comité national de protection de l'enfance, le comité national de réforme législative, le Cluster Protection et le groupe de travail sur le genre et les droits humains

4.7 (f) Pour la politique sociale et la protection sociale, le partenaire privilégié est le Ministère de la Population de la Protection sociale et de la Promotion de la Femme, ensuite viennent pour les activités plus spécifiques le ministère de l’Economie et du plan, le Ministère des finances, le Ministère du Tourisme, des mines, la Banque mondiale, le FMI, le BIT, l’INSTAT, Madagascar Association for Evaluation, des groupements du secteur privé et la société civile.

4.8 (g) En ce qui concerne la communication pour le développement le partenaire principal sera le Ministère de la Communication et des Relations avec les Institutions, mais aussi, les ministères des secteurs de l’éducation, de la santé, de l’eau, de la justice, ainsi que l’INSTAT, des ONG, les medias, les réseaux des leaders traditionnels, les réseaux des jeunes, des femmes, des chefs Fokontany, des leaders religieux et également les agences des nations unies, les Universités d’Antananarivo et de l’Ohio.

20

4.9

g) Dans le cadre de la réduction des risques liés aux catastrophes, le développement de la résilience et la réponse aux urgences, le Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes sera le principal partenaire gouvernemental. Une coopération étroite sera maintenue avec les agences des Nations Unies impliquées dans le développement des capacités nationales, en particulier OCHA, le PAM et le PNUD et une coordination effective sera établie avec la Croix Rouge Malgache ainsi qu’avec la Plate-forme d'Intervention Régionale de l'Océan Indien (PIROI). Pour la mise en œuvre des interventions, le bureau compte sur une collaboration avec Catholic Relief Services (CRS), CARE et la Fondation Telma, parmi d’autres ONG présentes à Madagascar.

V.

PROGRAMME ET GESTION DES RISQUES

5.1

Le présent document de programme de pays met en exergue les contributions de l’UNICEF aux résultats nationaux. La responsabilité des dirigeants aux niveaux du pays, de la région et du siège vis-à-vis des programmes de pays est inscrite dans le programme de l’organisation et les politiques et procédures opérationnelles.

5.2

Le Ministère de l’Économie et de la Planification est responsable de la coordination générale du programme. La responsabilité de la gestion des programmes sectoriels revient aux Ministères, Offices, Comités et Agences concernés, notamment les Ministères de l’Économie et de la planification, de la Santé, de l’Education nationale, de la Justice, de l’Eau de l’Hygiène et de l’Assainissement, de la Population de la Protection Sociale et de la Promotion de la femme, Ministère de la Communication de l’Information et des Relations avec les Institutions , l’Office National de la Nutrition (ONN) ainsi que le Bureau National de Gestion de Risques et de Catastrophes (BNGRC).

5.3

Le programme de pays mettra en œuvre un ensemble de stratégies de programme qui permettront à l'UNICEF de s'adapter et de réagir rapidement et avec souplesse aux changements et de gérer et d’atténuer les risques dans l'environnement du programme. Cela se traduira notamment par un soutien aux politiques sectorielles et au cadre législatif, le développement du système au niveau central, un renforcement particulier des capacités au niveau décentralisé, le suivi des résultats, la gestion améliorée au niveau régional et une attention continue sur la prestation de services à base communautaire.

5.4

Le Gouvernement et l’UNICEF conduiront conjointement des réunions annuelles de planification et de revue pour tous les programmes prévus dans ce Plan d’Action de Programme Pays, dans le cadre de revues conjointes de tous les partenaires intervenant dans le secteur (autant que possible) incluant les autres agences des Nations Unies, les représentants des donateurs multilatéraux et bilatéraux, et des organisations non gouvernementales. Des Plans de Travail Annuels (PTA) glissants couvrant une période de deux ans seront préparés et/ou revisés suite à chaque revue annuelle du Programme et spécifieront les activités à réaliser, les institutions responsables de la mise en œuvre, les calendriers et la planification des apports du Gouvernement et de l’UNICEF.

5.5

L'approche harmonisée des transferts en espèces (HACT) sera renforcée afin de répondre aux risques majeurs dans la mise en œuvre du programme, en particulier ceux qui découlent de faiblesses en matière de gouvernance et de surveillance financière du secteur public. Plus précisément, une nouvelle unité HACT sera mise en place pour identifier les risques au sein de chaque organisation partenaire, appliquer des mesures d'atténuation immédiates et renforcer les capacités des partenaires à mieux gérer les risques.

5.6

Le programme pays continuera de prendre en compte toutes les options offertes par le cadre HACT pour financer la mise en œuvre des activités, y compris le transfert de fonds direct aux partenaires d’exécution à condition qu’un système de contrôle et de surveillance approprié puisse être mis en place.

5.7

Tous les transferts de fonds à un partenaire d'exécution sont fondés sur les plans de travail convenus entre le partenaire d'exécution et L’UNICEF. Les transferts de fonds pour les activités décrites dans Plans de travail annuels peuvent être faits par une agence de l'ONU en utilisant les modalités suivantes: 1. Fonds transférées directement au partenaire d'exécution: a. Avant le début des activités (Transfert de fonds direct), ou b. Après

21

l'achèvement des activités (remboursement); 2. Des Paiements directs à des fournisseurs ou à des tierces parties au titre dobligations encourues par le partenaire d'exécution sur la base de demandes signées

par le responsable désigné du partenaire d'exécution; 3. Des paiements directs aux fournisseurs ou des tierces parties au titre d’obligations encourues pour les obligations encourues par les organismes des Nations Unies à l'appui des activités ayant faits l’objet d’accords avec les partenaires d'exécution.

5.8

Les capacités du personnel technique seront également renforcées afin de soutenir les priorités des politiques et des systèmes au niveau central. Les capacités des membres du personnel régional seront maintenues pour faciliter l'engagement avec tout un éventail de partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux, assurer la circulation rapide d'informations sur les risques et opportunités et prodiguer un appui technique et de gestion à leurs homologues gouvernementaux.

5.9

Les examens semestriels et annuels avec les partenaires porteront en priorité sur l'évaluation de la qualité, de l’équité, de l'efficacité et de l’efficience des programmes et sur la validation des risques et des stratégies d'atténuation y afférentes. Une revue d’ensemble à mi-parcours est prévue pour début 2017, et une évaluation finale du Programme en 2019. Elles seront réalisées conjointement avec d’autres agences des Nations Unies et les autres partenaires, selon les cas. Les évaluations avec les donateurs individuels se concentreront sur l’impact des interventions intersectorielles. Les résultats seront utilisés pour une meilleure planification des interventions. Le suivi régulier des indicateurs clés inclus dans la matrice de résultats permettra d’améliorer la gestion basée sur les résultats.

5.10

Dans le contexte d'un retour progressif à une aide régulière, l'UNICEF élaborera des stratégies de plaidoyer, de partenariat et de mobilisation des ressources pour à la fois faciliter la mobilisation des ressources en faveur du programme de pays et en tirer parti pour soutenir les programmes nationaux relatifs aux droits de l’enfant. Le but de la stratégie de levée de fonds à Madagascar est de réunir la somme de 141 millions dollars US (100 pour cent des AR requises) pour la période 2015-2019. Une stratégie globale de levée de fonds sera développée. Elle visera la promotion et le maintien des alliances, la recherche active de donateurs à travers la mobilisation des médias, la production de matériels et la soumission en temps voulu des rapports.

VI.

SUIVI ET EVALUATION

6.1

La matrice des résultats stratégiques et le plan de suivi et évaluation (S&E) de l’UNDAF serviront de cadre global pour le suivi de ses résultats. Sous la supervision du groupe de travail national sur le S&E, l'UNICEF collaborera avec d'autres organismes des Nations Unies pour renforcer les capacités de l'Institut national de la statistique (INSTAT), des services S&E des ministères sectoriels et des directions régionales de développement à collecter, rassembler, gérer, diffuser et utiliser des données ventilées par sexe, âge, quintile de richesse et zone géographique pour le suivi des progrès par rapport aux résultats du nouveau plan de développement national.

6.2

Pour améliorer la qualité des données générées par les systèmes nationaux de surveillance de routine qui composent le SNISE (Système National Intégré de Suivi et Evaluation) , la priorité sera accordée à l’augmentation de la fiabilité, complétude et promptitude des données, en partie par le biais de l’adoption de technologies innovantes facilitant la collecte rapide d'informations, en s'appuyant sur les initiatives en cours comme le système SMS de surveillance de la scolarisation. Les autorités infranationales bénéficieront d’un appui technique pour renforcer leur système de S&E et suivre les résultats à travers la présence du personnel décentralisé de l'UNICEF au niveau régional.

6.3

Un cadre de résultats et de ressources et un plan de surveillance intégrée et d'évaluation sur cinq ans serviront de base pour le renforcement de l'analyse constante de la situation et le suivi des résultats. L'accent sera mis sur le suivi de l'impact des programmes soutenus par l'UNICEF en vue d’améliorer la qualité et l'accès aux services sociaux essentiels, en particulier pour les enfants les plus défavorisés.

6.4

De grandes évaluations visant à générer des données probantes et examiner l'impact du programme sont prévues. Elles porteront principalement sur les points suivants : pratiques de nutrition et d'alimentation des

22

nourrissons et des jeunes enfants ; intégration des services de santé maternelle et néonatale ; programme d'éducation inclusive pour les enfants déscolarisés ; enregistrement des naissances ; initiatives de prévention de la violence ; étude des normes et des pratiques socioculturelles. A ce titre un plan intégré de gestion des évaluations est joint à ce document, listant une série d’évènements, d’enquêtes, d’études, d’évaluations et de plan de gestion et de suivi de l’information qui pourront être mis en œuvre au cours du cycle. De même un aperçu des évaluations des programmes est répertorié et joint au présent document. (Plan intégré de suivi- évaluation révisable chaque année en accord avec les deux parties)

6.5

Pour s'assurer que les stratégies du programme demeurent pertinentes dans un contexte en constante évolution, les examens semestriels et annuels mettront l'accent sur l'étude de nouvelles opportunités et l'identification des risques, en particulier en ce qui concerne les catastrophes naturelles, les problèmes de gouvernance et les autres chocs exacerbant la vulnérabilité des ménages. En outre, l’évaluation permanente des obstacles et goulots d'étranglement s’opposant à la bonne réalisation des objectifs du programme, en particulier l’atteinte des garçons et des filles les plus défavorisés, permettra d’éclairer davantage les ajustements des stratégies du programme.

6.7

Les partenaires d'exécution conviennent de coopérer avec l’UNICEF, pour suivre toutes les activités soutenues par les transferts de fonds, et de faciliter l'accès aux documents financiers pertinents et au personnel responsable de l'administration des ressources en fonds fournis par l’UNICEF. À cette fin, les partenaires d'exécution acceptent ce qui suit : 1. Des examens périodiques sur place et des vérifications ponctuelles de leurs dossiers financiers par l’UNICEF ou de ses représentants, 2. Le suivi programmatique des activités conformément aux normes et aux directives de l’UNICEF pour les visites sur place et le suivi sur le terrain. 3. Les Vérifications spéciales ou programmées qui seront établies en collaboration avec d'autres agences des Nations Unies par le biais d’une Task Force HACT. Ainsi, les interventions d’évaluation et de contrôle de tels que les micro-évaluations et les audits pour les partenaires communs à plusieurs agences seront planifiés conjointement

VII.

ENGAGEMENTS DE L’UNICEF

7.1

Le Conseil d'Administration de l'UNICEF a approuvé un engagement financier en ressources générales à hauteur de US$ 56.815.000 sous réserve de la disponibilité ́ des fonds, pour la mise en œuvre du présent Plan d’Action du Programme Pays pendant la période allant du 1 mars 2015 au 31 décembre 2019.

7.2

Le Conseil d'Administration a également autorisé le Directeur Exécutif de l'UNICEF à rechercher des fonds supplémentaires pour l'exécution de ce Plan d’Action du Programme Pays et ce, à hauteur de US$ 141.000.000. La disponibilité ́ de ces fonds étant sujette à l'information et à l'intérêt des bailleurs de fonds pour les projets proposés, l'UNICEF s'engage à sensibiliser les donateurs potentiels aux niveaux national et international, afin de mobiliser ces fonds.

7.3

Les engagements de financement ci-dessus excluent les financements obtenus en réponse à des appels d’urgence qui peuvent être lancés par le Gouvernement ou le Système des Nations Unies en réponse à une requête du Gouvernement.

7.4

En cas de remise direct de fonds ou de remboursement, l’UNICEF avisera le partenaire d'exécution du montant approuvé par l’UNICEF et il remettra les fonds au partenaire d'exécution dans un délai de 15 jours. En cas de paiements directs à des fournisseurs ou à de tierces parties pour des obligations encourues par le partenaire d'exécution sur la base de demandes signées par le responsable désigné du partenaire d'exécution, ou à des fournisseurs, ou à de tierces parties pour des obligations encourues par l’UNICEF à l'appui d'activités convenues avec le partenaire d'exécution, l’UNICEF effectuera le paiement dans un délai de 30 jours. L'UNICEF n'assumera

aucune responsabilité ́

et un tiers fournisseur. Lorsque plus d'un organisme des Nations Unies fournit des ressources en fonds au même

directe découlant d’arrangements contractuels conclus entre le partenaire d'exécution

23

partenaire d'exécution, le suivi des programmes, le suivi financier et les vérifications des comptes seront effectués conjointement ou coordonnés avec les organismes des Nations Unies concernés.

7.5 Le soutien de l'UNICEF au développement et à la mise en œuvre du Plan d’Action du Programme Pays consistera de matériels et équipements adéquats, de moyens de transport, d’assistance technique et de fonds pour des activités de plaidoyer et de recherche, pour des études techniques, des consultations, ainsi que pour le développement du Programme, le suivi et l'évaluation, l'information et la communication, et l'orientation/formation du personnel d'appui. Une partie du soutien de l’UNICEF peut être fournie aux organisations non gouvernementales (et aux organisations de la société ́ civile), comme il en a été ́ convenu dans le cadre des programmes sectoriels.

7.6 L’UNICEF nommera le personnel et les consultants de projet affectés au développement du programme, à l’appui au programme, à l’assistance technique ainsi qu’aux activités de suivi et d’évaluation.

7.7 Sous réserve des revues annuelles et des progrès réalisés dans la mise en œuvre du Programme, les fonds de l’UNICEF sont distribués par année civile et conformément au Plan d’Action du Programme Pays. Ces budgets

seront revus et détailles dans les Plans Annuels de Travail. D’un commun accord entre le Gouvernement et l’UNICEF, si le taux d’exécution dun des projets est substantiellement inferieur aux estimations annuelles, les

désignés par les donateurs de l’UNICEF pour des projets spécifiques pourront être

réaffectés à d’autres projets considérés de valeur équivalente dans l’esprit du Programme et qui peuvent atteindre des taux d’exécution plus élevés.

fonds qui n’ont pas été ́

7.8 L’UNICEF consultera les ministères et agences concernés en temps opportun sur la demande d’assistance en fonds, de fournitures, d’équipements, ou de services. L’UNICEF tiendra les responsables informés des mouvements des marchandises afin de faciliter leur dédouanement, leur stockage, et leur distribution de façon efficace et dans les délais voulus.

7.9 En consultation avec le Ministère de l’Economie te du Plan, l’UNICEF se réservé le droit de solliciter une revue

utilisés à des fins spécifiées dans ce Plan

d’Action du Programme Pays et les Plans Annuels de Travail, afin de reprogrammer ces articles dans le cadre du Plan.

conjointe de l’utilisation des articles fournis mais qui n’ont pas été ́

7.10 Si des agences des Nations Unies autre que l’UNICEF soutiennent le même partenaire, le suivi du programme, le suivi financier et l'audit seront entrepris conjointement ou en coordination avec ces agences des Nations unies.

VIII. ENGAGEMENTS DU GOUVERNMENT

8.1 Lors de l'organisation de revues de programme périodique et des réunion de planification, y compris de revues annuelles, les réunions annuelles de planification et de l'examen à mi-parcours, le gouvernement encouragera et facilitera la participation des bailleurs de fonds, des agences des Nations Unies, des membres du Conseil exécutif de l'UNICEF, des organisations non gouvernementales ou des organisations de la société civile, le cas échéant.

8.2 Le Gouvernement fournira tout le personnel, les locaux, l’approvisionnement, l’assistance technique et les fonds, l’appui récurrent et non récurrent qui seront nécessaires au Programme, sauf si ceux-ci sont déjà fournis par l’UNICEF et/ou d’autres agences des Nations Unies, organisations internationales, agences bilatérales, ou organisations non gouvernementales.

8.3 Le Gouvernement appuiera les efforts de l’UNICEF dans ses levées de fonds pour répondre aux besoins du Programme Pays et coopérera avec l’UNICEF pour les actions suivantes : encourager les gouvernements donateurs potentiels à mettre à la disposition de l’UNICEF les fonds requis pour mettre en œuvre les composantes non encore financées du Programme, cautionner les efforts de l’UNICEF pour lever des fonds

24

auprès du secteur privé, au niveau international aussi bien qu’à Madagascar, et autoriser les contributions d’individus, d’entreprises et de fondations à Madagascar pour appuyer le programme en leur accordant une exemption fiscale.

8.4

Un formulaire type pour l'Autorisation de Financement et la Confirmation des Dépenses (FACE form), reflétant les activités décrites dans le Plan de Travail Annuel (PTA), sera utilisé par le partenaire d'exécution pour demander le décaissement des fonds ou pour obtenir l'accord de l’UNICEF qui remboursera ou paiera directement les dépenses programmées. Le partenaire d'exécution remplira le formulaire FACE pour rendre compte de l'utilisation des ressources en en fonds reçues. Le partenaire d'exécution identifiera les fonctionnaires désignés qui donneront des détails sur les comptes, demanderont et confirmeront l'utilisation des ressources en fonds. Le formulaire FACE sera confirmé par les fonctionnaires désignés du partenaire d'exécution.

8.5

Les fonds transférés au partenaire d'exécution ne doivent être utilisées qu'aux fins des activités convenues dans le PTA.

8.6

Les ressources en fonds reçues par les partenaires d'exécution gouvernementaux et les ONG nationales seront utilisées conformément aux politiques, procédures et règlements nationaux établis qui sont conformes aux normes internationales. Plus particulièrement, les ressources en espèces ne seront utilisées que pour les activités convenues dans le PTA, et les rapports sur l'utilisation intégrale de toutes les ressources en espèces reçues seront présentés à l’UNICEF dans les six mois suivant la réception des fonds. Lorsque les politiques, procédures et règlements nationaux sont différents des normes internationales, les politiques, procédures et règlements de l'organisme des Nations Unies s'appliqueront.

8.7

Si les partenaires d'exécution sont des ONG internationales ou des organisations intergouvernementales, les ressources fonds seront utilisées conformément aux normes internationales. Plus particulièrement, les ressources sont consacrées aux activités convenues dans le PTA, et les rapports sur l'utilisation intégrale de toutes les ressources en espèces reçues sont présentés à l’UNICEF dans les six mois suivant la réception des fonds

8.8

Pour faciliter les vérifications programmées et spéciales des comptes, chaque partenaire d'exécution recevant des ressources en espèces de l’UNICEF fournira à ce dernier ou à son représentant l’accès en temps opportun :

à tous les dossiers financiers qui établissent l'enregistrement des opérations concernant les ressources en espèces fournies par l’UNICEF ; à tous les documents pertinents et au personnel associé au fonctionnement de la structure de contrôle interne du partenaire d'exécution par laquelle les ressources en espèces sont passées. Les conclusions de chaque vérification des comptes seront communiquées au partenaire d'exécution et à l’UNICEF. En outre, chaque partenaire d'exécution : recevra et examinera les rapports sur la vérification émanant des vérificateurs des comptes ; fournira sans délai une déclaration de son acceptation ou de son refus des recommandations de la vérification des comptes à l’UNICEF; prendra en temps opportun des mesures pour donner suite aux recommandations acceptées de la vérification des comptes ; fera rapport aux organismes des Nations Unies tous les trois mois sur les mesures prises pour mettre en œuvre les recommandations acceptées (ou conformément à un accord local).

8.9

Conformément à l’Accord de Base, le Gouvernement sera responsable du dédouanement, de la réception, du stockage, de la distribution et de la gestion comptable des fournitures et équipements que l’UNICEF met à sa disposition, et qui seront exempts de taxes, de frais, de droit de passage ou de douane au terme de ce Plan d’Action du Programme Pays. L’UNICEF sera également exempt des taxes à la valeur ajoutée sur les services pour les fournitures qu’il faut se procurer sur place en soutien aux programmes qui reçoivent son aide.

8.10

L’assistance en fonds pour le transport, les allocations, les honoraires et autres frais est fixée à des taux correspondant à ceux appliqués dans le pays, mais pas plus élevés que ceux applicables au système des Nations Unies (comme indiqué dans les circulaires de la CFPI).

8.11

Le Gouvernement autorisera la publication des résultats du Programme de Coopération et des expériences qui en découleront dans divers médias nationaux et internationaux.

25

8.12

Conformément aux dispositions de l’Accord de Base, le Gouvernement sera responsable de l’instruction de toute réclamation déposée par des tierces parties contre l’UNICEF et ses officiels, ses conseillers et agents. L’UNICEF et ses officiels, ses conseillers et agents ne seront pas tenus responsables de réclamations ou de litiges résultant des opérations régies par le présent accord, sauf s’il est mutuellement convenu par le Gouvernement et l’UNICEF que ces réclamations et litiges résultent de fautes ou d’inconduites graves de ces conseillers, agents ou employés.

8.13

Sans porter préjudice à l’application générale des dispositions précédentes, le Gouvernement assurera ou indemnisera l’UNICEF pour toute responsabilité civile sous le régime des lois du pays en ce qui concerne les véhicules du projet qui sont contrôlés ou utilisés par le Gouvernement.

IX.

DISPOSITIONS FINALES

9.1

Le présent Programme de Coopération annule et remplace les Programmes de Coopération et les différentes lettres précédemment signées par les deux parties, excepté l'Accord de Base mentionné dans l'Article I. Le présent Plan d’Action du Programme Pays entrera en vigueur à la date de la dernière des signatures des deux parties, mais est compris comme couvrant les activités devant être exécutées durant la période du 1er mars 2015 au 31 décembre 2019.

9.2

Le présent Plan d’Action du Programme Pays peut être modifié d'un commun accord entre le Gouvernement et l’UNICEF, sur la base des résultats des revues annuelles, de la revue à mi-parcours ou lorsque les circonstances l’exigent.

9.3

Aucune partie du présent Plan d’Action du Programme Pays ne pourra être interprétée de quelque manière que ce soit pour lever la protection accordée à l'UNICEF par les dispositions de la Convention des Nations Unies sur les Privilèges et Immunités adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 13 février 1946, dont le Gouvernement est signataire.

EN FOI DE QUOI les soussignés, dûment autorisés, ont signé le présent Plan d’Action du Programme Pays.

Pour le Gouvernement de Madagascar

(Name, Title)

ANNEXES:

1. Cadre logique du programme

2. Budget

3. Matrices des liens intersectoriels

4. Plan chiffré des évaluations

26

Pour l’UNICEF

(Name, Title)

ANNEXE 1: CADRE LOGIQUE DU PROGRAMME

 

Composantes et Effets du Programmes

 

Indicateurs (référencé et ciblés)

(2015-2019)

   
   

Indicateur(s)

 

Reference

Cibles

Composante du Programme 1 - Sante

 

Liens avec Plan National de Développement : Axe 4 : Capital humain adéquat au processus de déveement. 4.1. Santé aux normes de qualité et accessible à tous. 4.1.1. Améliorer l’accès de la population aux soins de qualité

Liens avec UNDAF : Résultat 3.2 : D’ici 2019, les femmes en âge de procréer, les adolescents et les enfants inférieurs à 59 mois surtout les nouveaux nés dans les régions ciblées utilisent les services de santé intégrés de qualité à travers un système de santé renforcé à tous les niveaux

Liens avec Plan Stratégique UNICEF : Produit 1 Sante, Produit 2 VIH/SIDA.

 

Liens avec Priorités Programmatiques Régionales ESARO : Priority 1. Enabling children to survive and thrive priority areas; Neonatal Mortality,( MNCH, and eliminating vertical HIV aids transmission, Expanded Programme of immunization

Partenaires principaux : Ministère de la Santé Publique; Ministère de la Communication et des Relations avec les lnstitutions ; OMS ; FNUAP ; Union européenne (UE) ; Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) ; Coopération française ; Alliance du Vaccin GAVI ; Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ; Fondation Bill et Melinda Gates ; Populations Services International (PSI) ; Banque mondiale ; Banque africaine de développement ; Maternal and Child Integrated Program (MCHIP) ;Agence de coopération internationale du Japon (JICA)

Résultat 1

       

D’ici 2019, les enfants de moins de

% de nourrissons survivants, dans tous les districts, vaccinés contre la rougeole

63% (OMS/UNICEF est.

80%

5

ans,

surtout

les

nouveau-nés

2013)

utilisent les

services

de

santé

intégrés

avec

une

couverture

% d’enfants de 0-59 mois avec une pneumonie et recevant des antibiotiques

32,7% (enquête OMD

60%

élevée

dans

six

régions

2012-2013)

d’intervention

 
 

% d’enfants de 0-59 mois qui dorment sous moustiquaires imprégnées d'insecticide

88.5% (enquête OMD

90%

 

durable

2012-2013)

%

d’enfants de 0-59 mois atteints de diarrhée recevant du sel de réhydratation orale à

SRO: 14.6% Zinc: 3% (enquête OMD

SRO : 50%, Zinc : 30% (moyenne de 6 régions)

faible teneur osmolarité et du zinc

2012-2013)

%

des mères et des nouveau-nés recevant des soins postnatals dans les 2 jours après

52.4% (enquête OMD

70%

l'accouchement

2012-2013)

Produit 1.1 Politique et Système de santé. La capacité du gouvernement à développer/mettre à jour/réviser les politiques, les stratégies et des

Existence d’un PDSS-2015-2019- finalisé, budgétisé et mis en œuvre

0

(Revue sectorielle)

1

0

(Revue sectorielle)

7

27

normes pour la programmation de santé améliorée et le système de santé renforcé à travers un meilleur financement, une répartition équitable des ressources humaines, une planification ascendante, une efficace chaîne d'approvisionnement en intrants de santé et un bon cadre de suivi- évaluation pour action

Nombre des documents cadres politiques et stratégiques de renforcement du système de santé mis à jour:

   

1) Guide FANOME/FE (Financement pour l’Approvisionnement Non-stop en Médicaments Essentiels/Fonds d’Equité), (2) Programme d’Action pour l’Intégration des Intrants de Santé (PAIS), (3) Normes des Infrastructures sanitaires, (4) Plan Stratégique de Renforcement du Système d’Information Sanitaire (PSRSIS), (5) Guide de mise en œuvre de la PNSC (Politique Nationale de Santé Communautaire), (6) La politique de santé de l’enfant et le plan stratégique PCIMEc (Prise en Charge Intégrée des Maladies des Enfants au niveau communautaire) et de survie de l’Enfant révisés et mis à jour, incluant la soins des nouveau-nés au niveau des centres de santé et au niveau communautaire, (7) Feuille de route pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale 2005- 2015 révisée et mise à jour (7) Manuel de gestion à tous les niveaux

 

0 (Revue sectorielle)

5

Nombre des documents cadres politiques et stratégiques de renforcement du système de santé développés :

(1) Politique Nationale de Santé (PNS), (2) Politique Nationale des Ressources Humaines (PNRH), (3) Plan National de Développement des Ressources Humaines de la Santé (PNDRHS), (4) Politique Nationale Pharmaceutique (PNP), (5) Politique Nationale de Contractualisation (PNC),

Nombre des SDSP et DRSP avec un plan d’action ascendant, intégré et budgétisé.

SDSP : 50 DRSP : 10 (Rapport de Ministère de la Sante)

SDSP : 50 DRSP : 10

0

1

Existence d’un Manuel de planification et de programmation budgétaire et appliqué à tous les niveaux du système de santé : CSB, District, région et central

Nombre des SDSP et DRSP où le monitorage pour action (L3 Monitoring) avec les réunions périodiques de revue est mis à l’échelle et appliqué à tous les districts et les régions d’intervention

Reference à déterminer durant 2015

100% dans les districts et régions cibles

28

Produit 1.2:

     

Santé maternelle-néonatale et infantile. Les mères et les nouveau-nés dans les régions ciblées sont bénéficiaires des interventions clés au cours des heures et des jours les plus à risque. La prévention du paludisme est maintenue et les enfants ont obtenu au niveau institutionnel et communautaire des préventions et des traitements pour les trois principales maladies tueuses (le paludisme, la pneumonie et la diarrhée)

Existence d’un protocole national de traitement à base communautaire de la pneumonie, révisé (Amoxicilline remplace Cotrimoxazole) et validé

0

1

% de femmes enceintes qui ont effectué au moins 4 CPN

51% (Rapport de Ministère de la Sante)

70%

% de femmes enceintes testées positives au HIV recevant la trithérapie ARV

80% (Rapport de Ministère de la Sante)

90%

% de Régions qui utilisent systématiquement leur Score carde de performance en santé

Reference à déterminer durant 2015

60%

Maternelle-Néonatale et Infantile

% de naissances assistées par un personnel qualifié

47% (Rapport de Ministère de la Sante)

70%

 

% d’accouchements effectués dans les formations sanitaires

38% (Rapport de Ministère de la Sante)

70%

Proportion de formations sanitaires équipées d’équipement adéquat pour la réanimation du nouveau-né

Reference à déterminer durant 2015

60%

Proportion de sites communautaires PCIMEc fonctionnels

Reference à déterminer durant 2015

90%

Produit 1.3 :

     

Vaccination. Au moins 80% des enfants dans tous les districts des 6 régions ciblées sont couverts avec le DTC3 et une couverture nationale de 90% avec un accent sur les zones les plus difficiles à atteindre et les communautés marginalisées

% d’enfants survivants recevant DPT3

74% Estimation UNICEF/OMS JRF 2013

National: 90% / District:

80%

% de régions ayant introduit le vaccin IPV

0% (Rapport de Ministère de la Sante)

100%

% de centres de santé équipés de réfrigérateur à énergie solaire dans les régions

prioritaires

5% Ministère de la Sante (Inventaire service de la vaccination)

40%

 

% des vaccins traditionnels (BCG, Rougeole et VAT) payés avec les ressources locales

50% (Ministère de la santé Transfert 2014)

76%

0

0 (Données surveillance SV)

29

 

%

de district rapportant une épidémie de rougeole dans les deux derniers trimestres

 

0

Nombre de région ayant enregistré au moins une rupture de stock en vaccine ayant duré plus d’un mois

03 (Ministère de la Santé

Produit 1.4 :

     

Urgences et résilience. Renforcement des capacités nationales et des prestations de services de prévention de la surmortalité chez les filles, les garçons et les femmes dans les situations humanitaires

Nombre des régions sélectionnées et le niveau national disposant d’un stock d'urgence pré positionné

1 (Rapport SURECa Ministère de la Santé)

10

%

de la population affectée atteinte par des messages sur les pratiques de santé en

N/A

période d’urgence

100%

Composante du Programme 2 - Eau, Assainissement et Hygiène (WASH)

 

Liens avec Plan National de Développement : Axe 4 ; Programme 4.5 : Eau, hygiène et assainissement garants de la sante publique ; Objectif 4.5.1 : Assurer l’accès à l’eau potable,

l’hygiène et aux infrastructures d’assainissement (EHA)

 

Liens avec UNDAF : Effet 3, Composant 3.3.3. Renforcement de l’accès à l’eau potable, à l’assainissement adéquat et à l’adoption des bonnes pratiques d’hygiène

Liens avec Plan Stratégique UNICEF : Produit 3 : Water, Sanitation and Hygiene

 

Liens avec Priorités Programmatiques Régionales ESARO : Priority 2 : Nutrition ; Focus Area : WASH

 

Partenaires principaux : Ministère de l’Eau, de l’Hygiène et de I’Assainissement ; Ministère de la Santé Publique ; Ministère de l’Éducation Nationale ; Ministère des Finances et du Budget ; Ministère de lIntérieur et de la Décentralisation ; Ministère de la Communication et des Relations avec les Institutions ; Directions régionales ; BAD ; EU ; JICA ; USAID ; Société civile

Résultat 2:

     

D’ici fin 2019, les ménages et les communautés ont accès équitable à l'eau potable, a l'assainissement et a un environnement sain et l’adoption des bonnes pratiques d'hygiène est améliorée par les communautés dans les régions cibles.

Pourcentage de la population rurale qui utilise une source d’eau potable améliorée

35% (JMP 2014)

50%

Pourcentage de la population rurale qui utilise de l’eau de surface

38% (JMP 2014)

20%

Pourcentage de la population rurale qui pratique la défécation à l’air libre

48% (ENSOM 2013)

<1%

Pourcentage de la population rurale qui utilise une installation sanitaire améliorée

11% (ENSOM 2013)

50%

Produit 2.1:

   

BPOR existants et à jour pour les 22 régions

Politique et renforcement des capacités. D'ici fin 2019, le gouvernement montre plus d’engagement politique et une meilleure capacité à légiférer, planifier, budgétiser, coordonner,

Existence d’un BPOR (Budget Programme a Objectif Régional) pour chaque région

BPOR existants pour 5 régions, à mettre à jour

Politique et code de l’eau et/ou de l’assainissement mis à jour et validés ; stratégies de Gestion Intégrée des Ressources en Eau et stratégie de WASH à l’école, intégrant l’équité et le genre, à développer

Politique et code de l’eau existant

Tous documents en place et à jour

30

mettre en œuvre, suivre et évaluer les interventions WASH mises à l’échelle au niveau national et infranational.

Plan d’action biannuel Sanitation and Water for All (SWA) élaboré et mis en œuvre.

Plan d’action en place

Plans d’actions biannuels mis en œuvre et menés à bien

Etudes et recherches sectorielles

 

Document et plan d’action pour l’approche sectorielle SWAp

0

6 nouvelles études / rapports de recherche disponibles

N’existe pas

Le système de gestion de l’information du secteur (SESAM) disposant de données complètes, disponibles, fiables et régulièrement mises a jour.

Stratégie de pérennisation Eau, Hygiène et Assainissement élaborée et mise en œuvre

Existant mais fonctionnel en partie seulement

SWAP validé

Existant et a 100% opérationnel dans les 22 régions

Non existante

Stratégie en place

Produit 2.2:

% de centres de santé, centres de nutrition et écoles certifiés promouvant le changement de comportement et la création de demande (une étoile)

 

50% des institutions dans

WASH dans les centres de santé, centres de nutrition et dans les écoles. Les institutions communautaires ont augmenté l'utilisation d'eau potable, de latrines , ainsi que le lavage de mains avec du savon par les enfants et les familles, à travers la promotion des bonnes pratiques d’hygiène et le développement des infrastructures Wash.

0

les régions cibles sont certifiées (rapports de certification)

% d’enfants dans les écoles primaires certifiées qui se lavent les mains, utilisent les latrines et boivent de l’eau potable sous la supervision des enseignants (une étoile)

0

100% des élèves dans écoles certifies (rapports de vérification)

Ecoles primaires additionnelles disposant d’installations WASH répondant aux normes nationales

0

250

(rapports de

certification)

   

100

(rapports de

Centres de santé ou de nutrition additionnels disposant d’installations WASH répondant aux normes nationales

0

certification)

Produit 2.3:

     

Accès durable à l'eau potable. La demande des communautés pour un accès durable à des sources d'eau potable est augmentée et est satisfaite

Nombre additionnel de personnes utilisant des infrastructures durables d’eau potable .

0

500,000 (rapports DirEau)

Produit 2.4 Assainissement et hygiène. Toutes les communautés éradiquent la défécation à l’air libre et l’utilisation des installations sanitaires améliorées en

Nombre de personnes additionnel mettant fin à la défécation à l’air libre dans les régions cibles.

0

3,000,000

Nombre cumulatif de personnes maintenant le comportement ZDAL

375,000

3,375,000

0

500,000

31

combinaison avec des pratiques d'hygiène appropriées est généralisée.

Augmentation du nombre cumulatif de personnes utilisant une installation d’assainissement améliorée

   

0

3,000,000

 

Augmentation du nombre cumulatif de personnes qui disposent d’installations de lavage des mains avec de l’eau et du savon/cendres

0

1 500 000

Augmentation du nombre cumulatif de personnes traitant l’eau avant de la boire

Produit 2.5 WASH en urgences. Les populations affectées par des urgences ont accès à l’eau, à des installations sanitaires améliorées et aux pratiques d’hygiène (lavage des mains avec du savon et traitement de l’eau à domicile)

%

de la population en situation de crise humanitaire qui ont accès et utilisent de l’eau

N/A

100%

potable, des installations sanitaires adéquates et des dispositifs de lavage des mains

%de la population en situation de crise humanitaire recevant les informations critiques sur pratiques cle WASH.

N/A

100%

%

des interventions d’urgence en matière de WASH conformes aux CCCs et autres

N/A

100%

normes en situation d’urgence

Composant du Programme 3 - Nutrition

 

Liens avec Plan National de Développement : Axe 4 ; Objectif 4.1.3 (lutte contre la malnutrition) et 4.8.1 (renforcement de la protection sociale)

 

Liens avec UNDAF : Effet 3 ; Résultat 3.3. Les femmes et les enfants de moins de 5 ans dans les zones du grand Sud, Sud Est et Hautes Terres ont un statut nutritionnel durablement amélioré.

Liens avec Plan Stratégique UNICEF : Produit 4 : Nutrition

 

Liens avec Priorités Programmatiques Régionales ESARO : Priority 2 : Reduce Stunting ; Focus Areas : Infant and Young Child Feeding, Management of Acute Severe Malnutrition

Partenaires principaux :

Ministère de la Santé Publique ; Ministère de la Communication et des Relations avec les Institutions ;SALAMA (Centrale d’achats de médicaments essentiels et de matériels médicaux) ; Office national de la nutrition (ONN) ; Population Services International (PSI) ; Offices régionaux de la nutrition ; Membres du Cluster Nutrition

Résultat 3:

     

D’ici fin 2019, les interventions de nutrition de l'enfant se traduisent par de meilleurs résultats en matière de nutrition dans les régions cibles.

Proportion des enfants de 0 à 6 mois exclusivement allaités

43 % (enquête OMD

60%

2012-2013)

Pourcentage d’enfants souffrant de malnutrition chronique

filles: 44,5 % / garçons :

filles: 34 % / garçons: 40

50,2 % (enquête OMD

%

 

2012-2013)

Pourcentage d'enfants âgés de 6 à 23 mois recevant le régime alimentaire minimum acceptable

13 % (Comprehensive Food Security and Vulnerability Analysis

30%

2010)

% des enfants avec malnutrition aigüe sévère guéris après prise en charge et guéris au niveau des Formations Sanitaires publiques

61% (Données de suivi du programme 2014)

80%

32

 

Proportion des enfants nouveau-nés avec un faible poids (moins de 2500g)

11% (enquête OMD 2012-

5%

2013)

Produit 3.1:

     

Politique, coordination et financement. Les autorités nationales et régionales plaident pour la nutrition et planifient, budgétisent et coordonnent la mise à échelle des interventions de nutrition

% d’augmentation des allocations budgétaires pour la nutrition

A déterminer durant 2015 (revue de dépense publique)

5%

Nombre de mise à jour du cadre commun de résultats du plan national de nutrition

0

4

Existence d’un plan national de nutrition à caractère multi- sectoriel mis à jour avec une composante sur l’éveil de la petite enfance et qui est budgétisée

0

1

Produit 3.2:

     

Amélioration de la nutrition et des soins pratiques. Un appui renforcé aux enfants aux familles et aux communautés à travers l’offre de soins nutritionnelles de qualité et l’adoption de pratiques favorables à la nutrition

Proportion des enfants malnutris aigue sévère qui ont accès au traitement

12% (Données de suivi du programme (2014))

25%

Proportion des enfants de 6 à 59 mois ayant reçu deux doses de vitamine A

96% (Données de suivi du programme (2014))

98%

Proportion des enfants de 12 à 59 mois déparasite au moins deux fois

96% (Données de suivi du programme (2014))

98%

 

Proportion de communautés (village) dans les régions ciblées de focalisation avec des sites fonctionnels de nutrition communautaire et d’éveil de la petite enfance

26% (Données de suivi du programme (2014))

80%

Produit 3.3:

Existence d’un plan d’approvisionnement d’intrants de nutrition, qui est intégré à celui de la santé

Nombre de curriculum de formations des prestataires de sante et des enseignants révise et incluant la nutrition

0

(Ministère de la Sante)

1

Capacité pour les interventions en matière de nutrition. La capacité nationale et régionale est accrue en vue de fournir un accès

0

(Ministère de la Sante /

Ministère de l’Enseignement Superior)

0

3

élargi à des interventions nutritionnelles

Nombre de régions de focalisation disposant de plans régionaux multi sectoriel de nutrition incluant la composante éveil de la petite enfance

6

Proportion de structures de santé dans les 6 régions de focalisation qui sont outillées (personnel formé et équipé) pour la promotion de alimentation du nourrisson et de Jeune enfant (’ANJE) et de la nutrition de la femme et l’éveil de la petite enfance

25% (Données de suivi du programme (2014))

100%

Produit 3.4 Résilience et réponse aux urgences. Les capacités existent au niveau national et régional pour répondre efficacement et à temps

Proportion de crises nutritionnelles / confirmées ayant reçu une réponse selon le CCC

100% (Données de suivi du programme (2014)

100%

80%

33

aux crises nutritionnelles et pour maintenir un minimum de service de nutrition en cas de catastrophe naturelle

Proportion de crise nutritionnelle ayant reçu une réponse dans les deux semaines suivant la confirmation

0 (Données de suivi du programme (2014))

 

Composant du Programme 4 - Education

Liens avec Plan National de Développement : Axe 4, Programme 4.2 : education universelle et aux normes de l’excellence ; Objectif 4.2.1.Se doter d’un système éducatif performant, conforme aux normes internationales

Liens avec UNDAF : Effet 3 ; Résultat 3.1 : Les enfants et les jeunes issus des milieux les plus vulnérables ou défavorisés bénéficient d’une offre éducative adaptée, inclusive et de qualité.

Liens avec Plan Stratégique UNICEF : Produit 5 : Education

 

Liens avec Priorités Programmatiques Régionales ESARO : Priority 3 : Quality Education and Learning ; Focus Areas : Early Learning , Education Quality, Out-of-School Learning

Partenaires principaux : Ministère de l’Éducation Nationale ; Ministère de la Communication et des Relations avec les Institutions ; Handicap International

 

Résultat 4:

     

D’ici fin 2019, un nombre plus important de garçons et de filles sont inscrits à l’école (cycles préprimaire et primaire) et le taux d’abandon ainsi que le nombre d’enfants déscolarisés sont en baisse.

Taux Net de Scolarisation au primaire

69,4% (filles : 70,8% / garçons 68,1%) (Enquête OMD 2012/13)

90% (UNDAF goal) pour filles et garçons

Taux d’abandon entre le CP1 et le CP2 au niveau national et dans les régions cibles

21.7% national 30% 7 régions cibles (données du MEN 2012/2013 et 2013/2014)

12.8

% national

17.7

% dans les 7 régions

cibles (10% de baisse par

 

an selon objectif du PIE)

Taux de survie en primaire

35,3 % national (filles:

50 % (filles: 50 %, garçons: 50%) au niveau national et dans les régions cibles

36,6 % / garçons : 34,1 %) 23,4% 7 régions cibles (données du ministère de l’Éducation entre 2009/2010 et 2013/2014)

Score moyen des enfants de 5e classe aux épreuves de malgache / mathématiques / français de l’évaluation du Programme d’analyse des systèmes éducatifs (PASEC)

malgache : 43,5/100 ; mathématiques : 40/100 ; français : 26,8/100 (PASEC 2012)

malgache : 60/100 ; mathématiques : 60/100 ; français : 50/100

Produit 4.1:

     

Accès and rétention. D’ici 2019, une plus grande proportion d’enfants accèderont à un cycle d’éducation primaire et de base, à travers le développement des capacités d’accueil et des dispositifs facilitant l’accès et la rétention scolaire des plus vulnérables, notamment les enfants

Nombre estimatif d’élèves du préscolaire et du primaire bénéficiant de nouvelles infrastructures financées par UNICEF (incluant BIT) dans les régions cibles

0

17.500 (3.500 élevés par an)

Proportion d'élèves du primaire public en situation de handicap dans les 7 régions cibles

0.17% (filles: 0.14% / garçons: 0.20%) Données du MEN (SIGE / FPE)

1.5% (filles: 1.17% / garçons: 1.75%)

2013/2014)

130,000 (cumule)

34

exclus, les filles et les enfants en situation de handicap.

Nombre d’élèves du primaire public en situation de handicap dans les régions cibles

2,388 (filles: 965 / garçons : 1,423) (Rapports MEN/DRENs

(filles: 65,500(cumule) / garçons: 65,500(cumule))

2013/2014)

44,015 (cumule)

Nombre d’enfants exclus en âge d’être scolarises au primaire ayant suivi des cours de remise à niveau et effectivement réinsérés dans le système primaire dans les régions cibles

0

(Données du MEN

(SIGE / FPE 2013/2014)

MGA 0

Moyenne des dépenses scolaires exigées auprès des parents par élève du primaire public dans les régions cibles (cotisations FRAM, droits de scolarité, écolage, assurance)

MGA 10,627 (ENSOMD

2012)

 

1

Parité filles/garçons au CEG (public/privé) dans les régions cibles

0.91 (Données MEN,

2013/2014)

Produit 4.2:

     

Qualité: D’ici 2019, la qualité des enseignements et apprentissages sera accrue notamment à travers la refonte des programmes scolaires, le renforcement de la formation, de la motivation et de l’encadrement pédagogique des enseignants, le développement de supports d’enseignement et d’apprentissage, et les initiatives de promotion de la santé scolaire

23.4% national (filles :

16.5% national (files :

Proportion de redoublants au niveau primaire public aux niveaux national et des régions cibles

22.1% / garçons : 24.6%) 23.3% pour les 7 régions cibles (filles : 22.5% / garçons : 24.2%) (Annuaires Statistiques

15% / garçons : 17.6%); 16.6% pour les 6 régions cibles (filles /: 15.7%; garçons : 17.4%)

2013/14)

%

d’enseignants du primaire et du préscolaire (FRAMs et fonctionnaires du public) qui ont

0% pour les 7 régions au niveau primaire 58,6% au niveau préscolaire (Rapports MEN/DRENs et FPE, DEPA, 2013-14)

reçu au moins une formation en renforcement des compétences pédagogiques et didactiques de base ou un recyclage dans les régions cibles

100% dans les 7 régions primaire et préscolaire

 

Proportion des écoles primaires publiques dotées d’au moins un nouveau manuel ou livre de lecture pour deux enfants en Malagasy dans les régions cibles

proche de 0

100%

Proportion d’établissements publics qui bénéficient d’une visite médicale annuelle

proche de 0%

75%

Taux de transition du primaire vers le collège (garçons et filles - public et prive) dans les régions cibles

60,5% (MEN Annuaires Statistiques 2012-2013)

80%

%

d’enfants des écoles primaires certifiées « One star » qui lavent leurs mains, utilisent

des latrines et boivent de l’eau potable (supervises par les enseignants)

0

100%

Produit 4.3:

     

Renforcement Institutionnel :

Progression dans la conduite de l’analyse sectorielle, de la redynamisation du dialogue sectoriel, et la formulation/validation d’un nouveau plan sectoriel de l'éducation élargi à l’ensemble du secteur.

0

(PIE 2014)

1+2+3+4+5

D’ici 2019, les capacités et systèmes de planification, de

 

35

gestion, et de formation au sein du Ministère, du niveau central aux différents niveaux déconcentrés, seront renforcés en vue d’améliorer la gouvernance et d'asseoir la notion de redevabilité au sein du système éducatif et d’optimiser les résultats au bénéfice des écoles et des enfants.

0 : Plan Intérimaire de l’Education (PIE) - 2015

   

1 : Analyse sectorielle (RESEN) finalisée et validée - 2015

2 : Modalités pour la redynamisation du dialogue sectoriel revues et validées - 2015

3 : Nouveau Plan sectoriel formulé et validé - 2016

: Politique de développement de la petite enfance validée et articulée avec le plan sectoriel - 2019

4

5

: Tenue d’une Revue Sectorielle conjointe annuelle

Progression dans la performance des systèmes de planification et de gestion administrative et financière au niveau du MEN et des STD des 6 régions cibles

0 (PIE 2014)

1+2+3+4+5

 

0

: Aucun progrès (PTA)

: Missions, attributions, rôles et responsabilités des différentes entités du MEN/STD clarifiées et fiches de poste standard validées et disponibles - 2015/2016

1

2 : PTAs consolides sur la base du nouveau Plan Sectoriel - 2017

3 : Les données statistiques du MEN (annuaires statistiques et annuaires

commentes/repères statistiques) sont disponibles et mis à jour annuellement 4 : Revue annuelle du taux d’exécution budgétaire et de la réalisation des activités du PTA au niveau des DRENs

: Contrôle administratif et financier (central et BCAF) fonctionnel au niveau des DRENs et CISCOs - 2017

5

%

des écoles ayant mis en place un PEC dans les régions cibles

Proche de 0%

>95%

Produit 4.4 DRR/Urgence : La résilience des écoles et la sécurité des enfants scolarisés sont renforcées grâce à une meilleure préparation de la réponse et de l'intervention, y compris la reprise rapide post- urgence des activités scolaires

Proportion d’enfants du primaire des régions touchées par des catastrophes naturelles qui sont retournés à l’école 2 semaines maximum après la catastrophe

85% (DRENs et MEN (Service de Réduction des Risques et Catastrophes a la DEP)

95%

Nombre d’écoles qui servent encore d’abris aux populations 1 semaine après la catastrophe

N/A

0

 

%

de la population affectée atteinte par des messages sur la scolarisation pendant les

N/A

100%

périodes d’urgences

36

Composant 5 Protection de l’enfant

Liens avec Plan National de Développement : Axe 1 : Gouvernance, Etat de Droit, Sécurité, Décentralisation, Démocratie, Solidarité nationale 1.2.1.4 Renforcer le lutte contre le trafic et la maltraitance de tout genre Axe 2 Capital humain adéquat au processus de développement 4.8.1.1 Lutter contre l’exclusion et la vulnérabilité sociale

Liens avec UNDAF : Effet 2 : Les institutions publiques, la société civile et les médias, au niveau central et décentralisé, exercent efficacement leurs rôles et sont redevables pour une gouvernance apaisée, protectrice des droits humains

Liens avec Plan Stratégique UNICEF : Produit 6 : Protection de l’Enfant

 

Liens avec Priorités Programmatiques Régionales ESARO : Priority 4 : Results for Adolescents ; Focus Area : Reduction in violence against children and adolescents

Partenaires principaux : Ministère de la Population. de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme; Ministère de la Justice ; Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, Ministère de la Sécurité Publique ; Ministère de la Fonction Publique, du Travail et des Lois Sociales, Ministère du Tourisme. des Transports et de la Météorologie, Secrétaire d’Etat auprès du Ministère de la Défense Nationale chargé de la Gendarmerie, Office National du Tourisme, Police, Gendarmerie ; Juridictions ; Universités ; Hôpitaux ; Autorités régionales et de district ; Chefs traditionnels ; Associations de jeunes ; Associations de femmes ; ONG, OCB, organisations confessionnelles

Résultat 5:

     

La réponse et la prévention de l’exploitation et de la violence faite aux enfants sont améliorées dans les régions cibles.

% de filles âgées de 15 à 19 ans qui ont été victimes de violence sexuelle

14,1 % (enquête OMD

10

%

2012-2013)

% de femmes âgées de 20 à 24 ans qui étaient mariées ou en couple avant l'âge de 18

41,2 % (enquête OMD

38

%

 

ans

2012-2013)

%

d’enfants de moins de cinq ans dont la naissance a été enregistré

83 % (enquête OMD

90

%

 

2012-2013)

Produit 5.1:

Renforcement du système de Protection D'ici à la fin 2019 le système de protection de l'enfant est renforcé par l'adoption d'un cadre politique et légal, d’un système de justice pour enfant et l'amélioration des mécanismes de protection

Politique nationale de protection de l'enfant

   

Cartographie et rapport d’analyse du système de protection au niveau national disponibles

0

 

1

Politique nationale de protection de l'enfant disponible

0

1

Services de prise en charge (CP services and network)

 

Nombre de districts ayant défini un paquet de service de prise en charge multisectoriel pour les victimes de violence y compris de violence sexuelles exploitation.

3 (CUA/Atsimo Andrefana/Boeny 2014)

18

(3/régions & 6 CUA)

 

%

de régions cibles disposant d’un service de prise en charge intégré.

20%

100%

Système d’information et de suivi sur la situation de la Protection de l’Enfant

 

Nombre de districts avec un mécanisme de collecte de donnes sur les victimes de violence, exploitation.

5

18

(3/régions & 6 CUA)

Nombre de districts disposant de données sur les victimes de violence, exploitation.

5

18

(3/régions & 6 CUA)

37

 

Cadre et système de justice pour les enfants

   

% d'enfants en détention préventive

81%

 

10%

% de cas de violence et exploitation envers les enfants déférés au tribunal qui aboutissent

Référence à déterminer en 2015

75%

à une décision judicaire

 

Enregistrement des naissances des enfants/Système d’Etat Civil et Statistiques Vitales (CRVS)

 

Rapport d'évaluation du système national d'enregistrement des faits d'état civil et statistiques vitales (CRVS) disponible

0

 

1

Programme National budgétisé pour la mise en place du CRVS

0

1

Produit 5.2: Réduction de la violence à l’encontre des enfants.

Rapport d'étude sur la violence faite aux enfants disponible

0

 

1

D’ici la fin de 2019, la prévalence de la violence à l'encontre des enfants est réduite à travers des mécanismes de prévention et de protection intégrés et coordonnés (- Médical, psycho- social, et Légal- ) dans les régions d'intervention

Nombre de régions avec une Stratégie de prévention et de réponse aux violences contre les enfants disponibles

0

4

&CUA

Nombre d’engagements collectifs de la communauté contre la violence et l’exploitation faite aux enfants adoptés

20 (2014)

100

Nombre de cas signalés à la police y compris via la ligne verte

972

(2014)

7500

 

Nombre d'enfants victimes de violence identifiés qui ont bénéficié d'au moins un service de prise en charge

10543

(2014)

20000

Produit 5.3: Lutte contre l’exploitation faite aux enfants

Nombre de régions ayant adopté un plan régional de lutte contre l'exploitation

0

4

&CUA

D’ici la fin de 2019, les enfants victimes ou à risques d'exploitation bénéficient d'une prise en charge correspondant à leurs besoins à travers des mécanismes de prévention et de protection intégrés et coordonnés (Médical, psycho- social, et Légal) dans les régions d'intervention

%

d'enfants et d'adultes interrogés en mesure d'identifier les problématiques de protection

Référence à déterminer en 2015

A déterminer en fonction des résultats de la Base Line

de l'enfant et qui savent ou référer les victimes d’exploitation

%

des acteurs touristiques et miniers ayant signé et mis en place des mécanismes de suivi

Référence à déterminer en 2015

 

50%

des codes de conduite

 

%

d'acteurs du secteur touristiques et miniers ayant mis en place une activité en faveur de

Référence à déterminer en 2015

 

10%

la protection de l'enfant

 
 

Nombre de cas signalés à la police y compris via la ligne verte

972

(2014)

 

2500

10543

(2014)

5000

38

 

Nombre d'enfants victimes d'exploitation identifiés qui ont bénéficié d'au moins un service de prise en charge

   

Produit 5.4 Lutte contre le mariage des enfants

Nombre et % de relais communautaires/ éducateurs pairs ayant la capacité renforcée par rapport à la promotion des PFE sur la protection des enfants et des jeunes (2 Pratiques Familiales Essentielles)

410 (210 AM &200 JPE)

840 (630 AM &210 JPE)

D'ici la fin de 2019, les familles et les communautés des régions cibles adoptent des comportements qui repoussent le mariage des enfants

2013/14

Stratégie nationale de lutte contre le mariage précoce disponible

0

1

Nombre de régions cibles ayant élaborées un plan régional de lutte contre le mariage précoce sur base de la stratégie nationale

0

4 &CUA

 

%

d’enfants et d’adultes interroges qui connaissent les avantages d’un mariage une fois

Référence à déterminer en 2015

A déterminer en fonction des résultats de la Base Line

l’âge de la majorité atteint.

Produit 5.5 Urgence Les services de protection de l'enfance sont disponibles à la population vulnérable dans les situations d'urgence.

Nombre de plans de contingence régionaux intégrant la préparation et la réponse aux urgences.

2 (Atsimo Andrefana, Atsinanana)

5

Nombre des prestataires de services et membres RPE formes sur la protection des enfants durant les urgences

0

1000

 

%

d’enfants non accompagnés ou séparés enregistrés et qui reçoivent les services

NA

100%

adéquats

Nombre d’enfants bénéficiant d’un accompagnement psychosocial dans les situations d’urgence

1800 (2013)

15000

%

de la population affectée atteinte par des messages sur la protection de l’enfant pendant

NA

100%

une période d’urgence