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Du principe du consentement à l’impôt

au principe de la légalité fiscale

Doha Hamdaoui
Asmaâ Saadouni
Hanaâ Tabit
<< Tous les citoyens ont le droit de constater par
eux- mêmes ou par leur représentants la nécessité
de la contribution publique , de la consentir
librement , d’en suivre l’emploi, et d’en
déterminer la quotité , l’assiette , le recouvrement
et la durée >> .
Le principe de consentement à l’impôt est le principe
selon lequel un impôt prélevé par l’Etat doit avoir été
accepté par les représentants de la Nation. Puisque
l’impôt ne peut pour des raisons pratiques être
consenti individuellement , il doit l’être par des
représentants élus .
Le principe de la légalité de l’impôt en matière fiscale
signifie que la loi fixe les règles relatives à l’assiette ,
aux taux et aux modalités de recouvrement des
impositions de toute nature .
L’histoire de son établissement est directement au
coeur de l’instauration du parlementarisme et de
l’Etat constitutionnel moderne . Ce qui n’était au
Moyen Age qu’une théorie de résistance au pouvoir
du prince a été jurdiquement consacré par les textes
révolutionnaires des XVIème et XVIIème siècle
toujours appliqué.
L’intérêt de ce sujet est de bien savoir le lien de
rattachement entre le principe du consentement à
l’impôt et le principe de la légalité fiscale
Comment s’est evolué le principe du consentement
à l’impôt?

Sur quelle base est fixée le principe de la légalité


de l’impôt?
I- le consentement à l’impôt à travers les siècles:
A) Le doit royal d’imposer contre le consentement à
l’impôt
B) Le consentement à l’impôt et la naissance des
parlements modernes
II- Le principe de la légalité fiscale:
A) La portée du principe de la légalité
B) Les limites au principe de la légalité
I- le consentement à l’impôt à travers les siècles:
A) Le doit royal d’imposer contre le consentement à
l’impôt

L’Etat est né notamment d’un mouvement de


concentration du pouvoir au sein du système
féodal. Le roi qui n’était à l’origine qu’un seigneur
parmi les autres tirait ses subsides de son domaine.
Par la suite, ces ressources vont se révéler
insuffisantes, il arrive donc que le roi ait besoin de
finance exceptionnelle
• Les premiers ont été convoqués en 1302 sous le règne de
Philipe Le Bel .

La guerre de Cent ans et plus précisément ces dates :

1355
1356
1357 ont pour conséquence une

1358 intensification du rythme des

1359 convocations
• 1435 -1439 : l’instauration d’impôts permanents
• 1483 : Le droit royal d’imposer

Afin de le conforter , le roi le délègue à certaines villes


et a certains Etats provinciaux contre le paiement
de certaines contributions
Au 18ème siècle , les parlements d’Ancien Régime qui
n’ont pas de pouvoir en matière fiscale vont utiliser
leur compétence d’enregistrement des lois et donc
leur faculté de poser des sortes de veto
B) Le consentement à l’impôt et la
naissance des parlements modernes

Au final d’un point de vue historique , on peut dire


que dès l’origine du processus d’apparition de la
forme étatique du pouvoir , la revendication de
consentir à l’impôt s’est fait jour et a consituté un
obstacle important aux prétentions du souverain à
avoir toujours plus de puissance . Le
développement de la théorie du consentement à
l’impôt , dans ce cadre a donné naissance au
parlementarisme .
Par la suite ,l’approfondissement des droits et
prérogatives du Parlement en matière financière
s’est prolongé par la formation d’un véritable droit
budgétaire
I. Le principe de la légalité fiscale:

• Aux termes de l’article 78: les propositions et


amendements formulés par les membres du
parlement ne sont pas recevables lorsque leur
adoption aurait pou conséquence soit une
diminution des ressources publiques , soit la
création ou l’aggravation d’une charge
publique .
Le principe de la légalité de l’impôt en
matière fiscale signifie la loi fixe les
règles relatives à l’assiette , aux taux et
aux modalités de recouvrement de
compositions de toute nature. Ce
principe est posé par l’article 14 de la
déclaration des droits de l’Homme et du
citoyen. Ce principe est posé par l’article
14 de la déclaration des droits de
l’Homme et du citoyen . Il a une valeur
constitutionnelle , il relève à la fois de la
légitimité politique de la fiscalité par le
consentement de l’impôt et de la
A) La portée du principe de la légalité

Ce principe consiste à limiter le pouvoir de


l’exécutif en matière fiscale et protéger
des droits fondamentaux du contribuable
en tant que citoyen , joue un rôle crucial
pour l’établissement de la hiérarchie des
nomes dans un Etat de droit .
Nous avons convictions que
l’application effective de ce principe
permettra non seulement
d’améliorer l’efficacité de la gestion
des impôts , mais aussi de diminuer
les tensions et d’améliorer les
relations entre l’administration
fiscale et le contribuable .
L’application de ce principe doit se réaliser
autour de deux axes :
L’un consiste en l’établissement des normes
fiscales essentielles par la loi afin de
délimiter le pouvoir réglementaire en
matière fiscale , et l’autre en la mise en
œuvre effective de ces normes dans les
procédures fiscales afin de protéger les
droits du contribuable.
B) Les limites au principe de la légalité

 Les limites externes : ce sont des limites


issues du développement d’un droit externe
en matière fiscale .
Les conventions fiscales internationales : ce
sont des accords bilatéraux ont pour objet
d’éliminer les phénomènes de double
imposition .
Les limites liées au doit communautaires : la
raison d’être de ce droit
communautaire fiscal est une
volonté d’harmoniser les
systèmes fiscaux de l’union
européenne
 les limites internes :
• le principe de la légalité donne
compétence au législateur pour
l’établissement des textes fiscaux , en
pratique ceux-ci sont élaborés par les
services spéciaux de l’administration.
• Les dispositions fiscales
nouvelles apparaissent très
souvent avec les lois de finances
qui nous le savons sont préparés
par le gouvernement .
Avec le parlementarisme on a vu l’emérgence du
consentement à l’impôt. La technique fiscale a
evolué et a épousé très fidèlement l’essor politique,
economique, social et démographique.
 Nous sommes tous égaux devant l’impôt?