PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO

COURS DUROLOGIE

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UNIVERSITE DE LUBUMBASHI FACULTE DE MEDECINE DEPARTEMENT DE CHIRURGIE

COURS DUROLOGIE
Par Professeur Docteur TSHILOMBO KATOMBE

PLAN DU COURS CHAPITRE I : RAPPELS ANATOMIQUE ET PHYSIOLOGIQUE CHAPITRE II : METHODES DEXPLORATION EN CLINIQUE CHAPITRE III: DEFINITION DES TERMES SEMIOLOGIQUES CHAPITRE IV: GRANDS SYNDROMES UROLOGIQUES CHAPITRE V: PATHOLOGIE URINAIRE ACQUISE CHAITRE VI : PATHOLOGIE URO-GENITALE CHEZ LHOMME CHAPITRE VII : PATHOLOGIE URINAIRE DE LA FEMME CHAPITRE VIII : UROLOGIE INFANTILE CHAPITRE IX : DIALYSE PERITONEALE ET REIN ARTIFICIEL

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CHAP.I : RAPPELS ANATOMIQUE ET PHYSIOLOGIQUE

A. ANATOMIE LAppareil urinaire comprend : - Deux reins qui produisent les urines ; - Deux uretères qui drainent les urines ; - Une vessie où lurine drainée saccumule ; - Un urètre qui évacue lurine vers lextérieur. Lappareil urinaire au-dessus de la vessie est le haut appareil ; celui qui est en dessous de la vessie est le bas appareil. 1. Rein : Organe profond retropéritonéal de la cavité abdominale, placé de part et dautre de la colonne vertébrale, à la hauteur de D12, L1 et L2. Le rein droit est plus bas que le gauche à cause de la pression du foie. Le rein est mobile avec la respiration et la position du patient. Il mesure : 13Cm de long chez lhomme et occupe les vertèbres susmentionnées, le rein gauche mesure 0,5Cm de plus que le rein droit. Son poids est de 150g. A la coupe on voit : - Une capsule fibreuse ; - Un parenchyme avec deux zones ; - Une corticale : jaunâtre, périphérique ; - Une médullaire : rouge sombre faite des formations triangulaires ou Pyramides de Malpighi et les cavités ou voies excrétrices intra-rénales. 2. URETERES Longueur : 25Cm chez ladulte ; Chemin : région lombaire, iliaque, pelvienne jusquà la vessie ; Il traverse la paroi vésicale sur un trajet très oblique, long de 1Cm. Cette obliquité soppose au reflux des urines de la vessie vers luretère.

3. VESSIE Elle comprend : - Une partie inférieure, fixe comportant le trigone, les méats urétéraux inférieurs qui entrent dans la vessie dans la partie postéro-inférieure et lorifice urétral. - Une partie supérieure, qui se soulève si la vessie se remplit « cest la Calotte vésicale ». La musculature vésicale comprend :

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Le Détrusor ou muscle de la calotte vésicale ; Le sphincter interne ou col vésical, qui est un épaississement des fibres convergentes du détrusor dont linnervation dépend des centres situés dans la région sacrée et contrôlés par les centres supérieurs. Lenvie duriner survient à 300cc durines.

4. URETRE Lurètre est différent chez lhomme et chez la femme. - Chez la Femme : il est court : 3Cm, ce qui favorise les infections vésicales. - Chez lhomme : il est long, 20Cm ; il est entouré dans sa partie haute par la prostate.

B. PHYSIOLOGIE Le rein est très vascularisé, le débit sanguin est de 1200cc par minute, soit 20% du débit cardiaque. Mais ce débit nest pas homogène ; la corticale reçoit entre 80 et 90% du débit sanguin rénal ; le rôle de la voie excrétrice est de transporter lurine de la papille au méat urétral. Lurètre a des contractions qui se font de haut en bas à une vitesse de 2 à 6Cm/seconde et une fréquence de 2à6 contractions par minute. Pour cette raison, lurètre contractile nest jamais vu en totalité à lUIV. Par conséquent lurètre normal est doué dun péristaltisme qui se transmet et se fait de haut en bas comme au niveau du tube digestif. Le péristaltisme est efficace si lurètre est suffisamment fin pour se collaborer. La stase urinaire dans lurètre, crée la distension du tube et si celle-ci dure longtemps, elle va à son tour entraîner la distension des filets nerveux et perturber leur fonction ou leur péristaltisme. EXAMEN DES ORGANES GENITAUX EXTERNES 1. CHEZ LHOMME La position des organes génitaux les rend très facile à lexamen. On examine : la verge, le scrotum et le contenu scrotal. a. La verge La verge est faite des Corps caverneux, du Corps spongieux, du gland et du méat urétral. A létat normal on note : - Les corps caverneux sont souples, réguliers et symétriques. Vus de face en coupe ils ressemblent à un canon de fusil. - Le corps spongieux est situé en dessous des corps caverneux et contient lurètre antérieur, il est souple et régulier. - Le gland est recouvert des prépuces chez les non circoncis ou sans prépuces chez les circoncis. - Le méat urétral est situé à lextrémité du gland. Il sagit dun orifice souple, à direction antéro-postérieure, mesurant 5 à 10mm. A létat pathologique on peut avoir : 1. Les anomalies de la position du méat :

glisse normalement sur le contenu scrotal et ny adhère pas. de forme régulière . . . il sagit dune pathologie rare. sa muqueuse.Le cordon : peut contenir les varices ou les kystes. b. il sagit dune anomalie fréquente. . . Celle-ci est balanique. Lépididyme a la tête au pôle supérieur du testicule. pénienne. Le Périnée On peut explorer : . Il est dû souvent à la thrombose des corps caverneux ou à la drépanocytose. Les anomalies des corps caverneux : Il peut sagir : . Il doit se faire par un toucher bimanuel : lindex de la main droit dans lanus. A létat pathologique : . On apprécie le contenu de lampoule rectale. .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 4 - Epispadias : méat à la face supérieure de la verge à une distance dimplantation normale .La sensibilité : le périnée est très sensible parce que cest le territoire de la queue de cheval. Le Scrotum et le contenu scrotal A létat normal : Le scrotum est souple. les quatre doigts de la main gauche dépriment lhypogastre. la prostate. On y trouve : v Le testicule : de consistance ferme. d.Priapisme : rigidité douloureuse du corps caverneux.Lépididyme : Epididymite ou kystes.Le tonus musculaire : à létat normal le tonus musculaire se cherche en demandant au patient de serrer ses fesses . scrotale et périnéale. etc. il nexiste pas dérection associée du corps spongieux. non contrôlable . on peut avoir : un périnée flasque par paralysie de la queue de cheval. Le Toucher rectal Il fait partie de tout examen urologique après vidange de la vessie et du rectum.Des nodules irrégulièrement répartis et qui gènent lérection et qui donnent souvent la déviation de lorgane comme dans la maladie de LAPEYRONIE : tumeurs qui sont rares. Le testicule et lépididyme sont surmontés du cordon spermatique. cest un organe très sensible coiffé par lépididyme. 2. Hypospadias : méat à la face inférieure de la verge. douloureux ou non.La sensibilité : lépididyme et le testicule peuvent être gros. situé loin de limplantation normale . c.

fécalurie. anurie . visible en demandant à la patiente de pousser. début de la maladie. LINTERROGATOIRE Il comprend : .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 5 2. Ses Plaintes sont de plusieurs ordres : a) Les douleurs : lombaires. CHEZ LA FEMME La vessie de la femme est séparée du vagin par une mince cloison. Lurètre de la femme mesure à peu près 3Cm et a un trajet presque rectiligne. oligurie. h) La découverte dune tuméfaction anormale dans la sphère des organes génitaux . soit méat très postérieur. rétentions durine complète ou incomplète. ou scrotales. ou urétrales. Il faut savoir que le patient peut très mal décrire ses signes ou les décrire incomplètement. b) Les troubles de la miction : dysurie.Le méat urétral : soit bien implanté et droit et cela se fait en écartant bien les grandes lèvres .Par le TV. d) Les modifications de la diurèse : polyurie. f) Les troubles génitaux de libido : par excès ou par défaut .Parfois la cystocèle. séminaux.Lécoute du malade . purulents. . etc. c) Les modifications qualitatives des urines : hématurie. ce qui fait bomber la paroi antérieure du vagin. un urètre souple. - . La brièveté de cet organe met la vessie très près de lextérieur et lexpose à des infections de la vulve ou du vagin. g) La stérilité masculine ou féminine . . pneumaturie (présence de gaz dans lurine). . Lexamen de la vulve montre : .La fouille des antécédents Lécoute du malade But de sa consultation . pyurie. etc. . CHAPITRE II : METHODES DEXPLORATION EN CLINIQUE Les diagnostics en urologie sont portés grâce à : 1° LInterrogatoire 2° LExamen clinique 3° Les Examens paracliniques 1. médian et ce TV peut détecter un calcul de la jonction urétéro-vésicale. . e) Les écoulements urétraux : sanglants.LE questionnaire pour détecter les signes fonctionnels . Il faut laider à mieux formuler ses plaintes par des sous-questions. etc. plaintes du malade. ou péniennes . chylurie. sa périodicité dans le temps. attiré en arrière souvent par des brides cicatricielles de lhymen : ce méat postérieur favorise linfection de la vessie.

Inspection 1) Regarder la morphologie du patient : Si elle est du type masculin (parfois féminin) . 2. qui peuvent être troubles ou purulentes. Les fosses lombaires ou les flancs sexaminent avec les deux mains : lune postérieure qui soulève la paroi postérieure. ± Si le dernier tube est atteint. B. Il peut sagir : · De la présence du sang dans les urines : hématurie. Ø Regarder les urines franchement émises : qui peuvent être normales cest-àdire jaune claire . ce qui permet de juger de la forme du jet urinaire. putride ou duf pourri si elle est infectée. Un vrai trouble des urines : celui-ci persiste après les deux épreuves décrites ci-haut. Les urates et les phosphates sont les principaux sels des troubles des urines. ± Si les trois tubes sont atteints : cest lhématurie totale qui traduit latteinte rénale. 2) Regarder les organes génitaux externes sils sont bien développés. EXAMEN CLINIQUE PROPREMENT DIT Il passe par : A. Palpation Il faut palper dabord lentièreté de labdomen et les fausses lombaires. 3) Donner le pot au malade et lui demander duriner. Pour lexamen des flancs et des fausses lombaires. dans ce cas on recueille les urines dans les trois tubes . de la quantité et de la qualité des urines . lautre antérieure qui déprime la paroi abdominale antérieure. On distingue : Un faux trouble des urines : celui-ci disparaît si les urines sont chauffées ou acidifiées : lacidification dissout les phosphates et le chauffage dissout les urates. - - . Cet examen permet la mise en évidence des masses locales et des douleurs. 4) Sentir lodeur des urines : elle est fétide.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 6 i) La recherche des antécédents personnels et familiaux. sils ne présentent aucune masse anormale . ± Si le premier tube est sanguinolent : cest lhématurie initiale traduisant latteinte cervico-prostatique . cest lhématurie terminale qui traduit latteinte vésicale . · De la présence du pus : dans linfection du canal excréto-urinaire. plus ou moins foncées si elles sont concentrées . il faut toujours se placer du côté de la région latérale à examiner.

c) U.Recherche des albumines. des sucres . . Lexamen cytobactériologique des urines passe par : . Cet inconvénient a fait remplacer le produit iodé par un autre moins allergique : UROVISON. NB : les intolérances à liode existent : allergie transitoire parfois très grave pouvant conduire à la mort sur la table dexamen. La femme urine directement dans le bocal stérile et les urines sont directement envoyées au laboratoire pour examen. permettent de pratiquer lUIV simple. Les chiffres normaux. Principe : Un produit iodé est donné en IV . Chez la femme : le prélèvement doit se faire aussi stérilement par deux méthodes : .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 7 3. Ce produit est opaque aux rayons X et opacifie tout lappareil urinaire. Chez lhomme : les urines sont prélevée dans un tube stérile après désinfection du gland et du méat urétral : le patient urine dans ce tube stérile 3 à 4cc durines qui sont directement envoyées au laboratoire. d) Echographie des reins et des voies urinaires : Examen moderne apportant une bonne interprétation des reins et des voies urinaires. Les chiffres élevés (180-200cg/l) permettent une UIV uniquement sous perfusion. léchographie. : cest la clé de voûte de lexamen urologie. . .Examen des urines à frais : recherche des Globules Rouges. . a) La Cytobactériologie des urines nécessite un prélèvement correct des urines. b) Dosage de lurée et de créatinine : les deux sont les mesures de la fonction rénale. Il permet ainsi de juger de la qualité de larbre urinaire et du rein.Recherche des cellules cancéreuses .I. Globules blancs. cellules épithéliales .Soit désinfection correcte de la vulve par un produit antiseptique et lintroduction dune sonde vésicale stérile jusque dans la vessie . le dosage de lurée et de la créatinine.V. Ce prélèvement est différent selon quil sagit de lhomme ou de la femme. lUIV. EXAMENS PARACLINIQUES La Paraclinique en urologie passe par plusieurs examens : La Cytobactériologie des urines.Coloration Gram des urines. surtout de lurée. il est secrété par le rein.Soit désinfection correcte de la vulve par un produit antiseptique et application correcte et intime du flacon stérile au méat urétral. . La contre-indication absolue de lUIV par les produits iodés est « la Maladie de Kahler ou Myélome multiple ». etc. On peut aussi prélever ces urines stérilement par sonde vésicale stérile introduite après désinfection du méat urétral jusque dans la vessie.

la diminution de la capacité vésicale . etc. mais involontaire et inconsciente survenant au cours du sommeil chez un sujet de plus de 4 ans.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 8 CHAPITRE III: DEFINITION DES TERMES SEMIOLOGIQUES Ø LUrologie est : . . Elle traduit soit : . Ø Résidu vésical post-mictionnel ou rétention vésicale incomplète : est la persistance durine dans la vessie après une miction voulue complète et faite normalement. . En moyenne. Ø Enurésie : miction active et complète. Elle est dorigine psychogène. doù le patient pousse et le jet urinaire est fin ou faible .létat inflammatoire de la vessie Ø Dysurie : impossibilité dévacuer la vessie dans un délai normal. Ø Pollakiurie : augmentation de la fréquence des mictions. Ø Miction par regorgement : fuites intermittentes mais rapprochées durines qui traduisent le trop-plein vésical évacuées sans contrôle. Ø Distension vésicale : est la vessie forcée qui a abandonné la lutte contre lobstacle : 2 à 3 ou 4 litres.Létude de lappareil génital chez lhomme. . Ø Anurie : diurèse inférieure à 200 ml/Jour. elle donne des désordres par élimination insuffisante des électrolytes et par augmentation du taux durée et créatinine sanguine : le taux de ces deux dernières est le reflet de la fonction rénale. En climat tempéré. la vacuité vésicale ayant été vérifiée. Ø Diurèse normale : est la quantité durines par unité de temps : doù Diurèse journalière.Létude des affections des reins et des voies excrétrices . minute. elle est de 800 à 1500cc/24heurres. horaire. Ø Polyurie : diurèse supérieure à 2000 ml/Jour Ø Oligurie : diurèse inférieure à 600 ml/Jour Si elle est importante et durable. . Ø Rétention vésicale complète ou rétention aigue durines : accident aigu par impossibilité démettre les urines alors que le besoin se fait sentir de façon impérieuse. une personne normale a 4 à 5 mictions par 24 heures.le résidu post-mictionnel .

les causes générales Hémopathies ou formes malignes des maladies infectieuses . 2) Une hématurie terminale : elle est dorigine vésicale . uretère. SAIGNEMENTS URINAIRES 4. 3. . b) Hématurie passée : le patient déclare quil a vu des urines.du rein . 3) Une hématurie totale : celle-ci peut provenir de nimporte quel étage de lappareil urinaire.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 9 CHAPITRE IV: GRANDS SYNDROMES UROLOGIQUES 4. . rein. vessie. Tumeurs : . bassinet. Pour faire cette distinction. b. On distingue : a) Hématurie en cours : les urines fraîchement émises contiennent du sang ou sont sanglantes. les maladies hémorragiques propres de lappareil urinaire : v Rein : Maladie polykystique. bassinet. . mégauretère. Patient sous traitement anticoagulant : Héparine. v Région urétro-cervico-prostatique : Urétrite postérieure. Certaines substances donnent des urines teintées en rouge comme Urogantanol.1.de la prostate.de lépithélium excréto-urinaire des calices. Lexamen extemporané au microscope peut faire le diagnostic différentiel. Définition : Présence du sang dans les urines. v Uretère : Dysplasie kystique. Lithiases : sur nimporte quel siège de la voie excréto-urinaire : calice. Les Tumeurs et les Lithiases a. HEMATURIE A. v Vessie : Bilharziose : cause la plus fréquente.1. Cystite surtout tuberculeuse. glomérulo-néphrite. on utilise lEpreuve de trois Tubes dans lesquels on recueille les urines du début. on distingue : 1) Une hématurie initiale : elle est dorigine cervico-prostatique ou urétrale postérieure . En pratique. antivitaminesK. traumatisme comme contusion du rein. 2. Causes dHématurie 1. vessie. de la fin et du milieu de miction.1. B. urètre. uretère.

Maladies juxta-vésicales a) Urinaires en amont : elles sont semblabes chez lhomme et chez la femme : Urétérocèle Calculs de luretère 2. Par lEchographie et lUIV : Ces examens se feront très urgemment si le patient est en cours de saignement.Les brûlures mictionnelles sont des sensations douloureuses tributaires de la miction quelles accompagnent ou quelles suivent de près.Examen clinique de toute la sphère urinaire. Lassociation de la Pollakiurie. PYURIE 4.Demander où le patient a résidé à la recherche de la bilharziose. Ø Rétention vésicale incomplète. .2. UIV.Hématurie terminale : est dorigine vésicale . Exploration dun malade hématurique 1. Maladies Vésicales Ø Inflammations spécifiques : Tuberculose. lexamen de choix est la cystoscopie . - . sil a eu un traumatisme récent. · Soit aucune na été trouvée : il faut néanmoins connaître létage qui saigne par lépreuve de trois tubes : . La Pollakiurie et les brûlures mictionnelles relèvent toujours dune maladie basse : vésicale ou juxta-vésicale. POLLAKIURIE ET BRULURE MICTIONNELLE A. Causes de Pollakiurie avec ou sans brûlures mictionnelles : 1.1. 4. Ø Inflammations radiques transitoires : irradiations pelviennes . B.La Pollakiurie est la fréquence anormale des mictions de jour comme de nuit.2. Bilharziose. Ø Vessies de petite capacité : sclérose tuberculeuse ou bilharzienne .3. etc.Hématurie initiale : est dorigine cervico-prostatique : lexamen de choix est lUrétrographie retrograde . Rx à blanc. Définitions : . 2. Echographie. .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 10 C.Hématurie totale : plusieurs examens : Cystoscopie. . . de la brûlure mictionnelle à la pyurie donne la Cystite. Par la Clinique : à linterrogatoire puis à lexamen clinique. . URETRORRAGIE 4. Ø Tumeurs malignes : Cancer de la vessie Ø Traumatismes : Lithiases vésicales. corps étranger . Au terme de ces examens : · Soit une lésion a été trouvée : le traitement sera étiologique en supprimant la cause du saignement.

le retentissement est variable dun malade à un autre. sous leffet dhyperpression endovésicale. La rétention vésicale incomplète : ou vidange incomplète de la vessie à la miction. se remplissent durines. prostatite. Définition : La Dysurie est la difficulté duriner. à lintérieur de la vessie se dessinent de trabéculations ou des colonnes des faisceaux musculaires du détrusor soulevant la muqueuse et séparant des zones de moindres résistances. Elle se présente sous forme de Pollakiurie de jet urinaire filiforme. . parasitaire. à la difficulté duriner. de septicémie ou de rupture dans le petit bassin . - 4. c) Non urinaires : Vaginite et abcès génitaux. Les diverticules emmagasinent lurine et empêchent la vessie de se vider. mycosique. doù suppuration endodiverticulaire source de pyurie. sinfectent . adénomite. Lévacuation de la vessie est de plus en plus difficile. de jet urinaire faible v La deuxième phase ou de Dysurie décompensée : il existe : . 1) Le trouble fonctionnel a les signes de premier stade mais de manière plus marquée . à germes banaux. Ces dernières. cèdent sous forme de poche appelées : Diverticules Ø Diverticules : la musculeuse disparaît. Ø . Cette dysurie compensée se limite aux troubles fonctionnels sans aucun retentissement ni vésical. le détrusor shypertrophie passant de 3 ou 4 mm dépaisseur normale à 1. mais avec envies fréquentes à uriner ou « la Pollakiurie ». se distend .Un trouble organique de la vessie et du haut appareil urinaire cest-à-dire uretères et rein. DYSURIE ET RETENTION DURINES A. seule la muqueuse fait hernie en dehors. dabcès.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 11 - Mégauretère b) Urinaires en aval Elles sont différentes chez lhomme et chez la femme : Ø Chez la femme : Urétrite gonococcique. lorganisme met en place plusieurs mécanismes pour minimiser cette difficulté. B. MECANICANISME PHYSIOPATHOLOGIQUE La difficulté à uriner évolue classiquement en deux phases : v La première est celle de Compensation : cest la période de début où. Urètre antérieur : dans ce cas on a brûlures mictionnelles avec écoulement sans pollakiurie : on le voit dans la gonorrhée. Les autres diverticules à collet étroit et comme la hernie étranglée. la vessie garde encore sa capacité physiologique de 300 à 400cc.Un trouble fonctionnel .4.2Cm ou plusieurs centimètres . doù fistule urineuse ou périnée en pomme darrosoir. mais en général on note : Ø La Vessie de lutte : qui est le premier degré. laissant en place un résidu. Ø Chez lhomme : Selon le siège : Urètre postérieur : il sagit des maladies prostatiques : adénome. abcès. 2) A la vessie. Si la distension est faible. ni urétéral. lurine saccumule.

mate. Ø Sondage vésical avec une sonde fine souple ou rigide ramène lurine et soulage le patient. à côté de la vessie. . Ce sondage permet parfois de préparer calmement lintervention. etc. D. Le patient est incapable de pisser. convexe vers le haut. quelques gouttes durines séchappent : cest lincontinence par regorgement.En regardant le patient uriner : jet urinaire filiforme. C. reliée à celle-ci par un collet. donnant envie duriner quand on comprime . Au moment du débordement de la vessie. . syndrome méningé . - - 2) Les dysfonctions neurologiques . jet filiforme. CAUSES DE DYSURIE Elles sont de deux ordres : 1) Les obstacles chez lhomme ou chez la femme : Ø Chez lhomme : Maladies du col vésical Adénome prostatique Cancer prostatique Prostatites aigues et chroniques Sténose urétrale congénitale ou acquise Rupture traumatique de lurètre Corps étrangers urétro-vésicaux Ø Chez la femme : Maladies du col vésical Sténose urétrale Tumeurs pelviennes. Ø Inspection : . paraplégie. Ø Cystographie descendante : sil ny a pas dinsuffisance rénale peut montrer sous forme dimage ronde.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 12 Ø La rétention vésicale : qui est la forme grave de la dysurie. Ø Toucher rectal : les doigts déprimant lhypogastre et le doigt rectal ne peuvent se joindre à cause de la masse durines. tendue. malgré une envie impérieuse de plus en plus douloureuse. 3) Le Retentissement urétéral et rénal : font suite à l a rétention vésicale : doù insuffisance rénale avec urémie et créatininémie .Atteinte centrale : Tabès. les signes dont : pollakiurie.Atteinte périphérique : énervation vésicale après exérèse pelvienne. faible.Présence dun globe vésical : masse hypogastrique. . CLINIQUE ET PARACLINIQUE DE DYSURIE AVEC RETENTION DURINES Ø Interrogatoire : Le patient détermine le début.

Distension vésicale : lincontinence par regorgement . B. CAUSES 1) Anurie prérénale due à un déficit vasculaire de deux reins : dans le choc. 4. etc. les pseudobulbaires .7. importante hémorragie. 2. COLIQUES NEPHRETIQUES A. CAUSES a) Communes à lhomme comme à la femme . INCONTINENCE URINAIRE A. 3. B.Petites vessies scléreuses : cystite tuberculeuse. grande brûlure . rénale et post-rénale selon les causes. 4. Sténoses : tuberculose. Malformations obstructives du haut appareil . Tumeurs locales . Obstacles sur voie excrétrice haute : lithiase. . lombaire ou abdominale par distension rapide de la voie excrétrice haute. radique. ANURIE A.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 13 4. etc. 5. 4. Définition : douleur paroxystique. . Définition : Cest la perte involontaire des urines par lurètre ou par un orifice anormal juxta-urétral.6. . b) Chez lhomme Après opération cervico-prostatique Epispadias c) Chez la femme : Après opérations gynécologiques ou après accouchements : fistules vésico-vaginales. Compressions extrinsèques.Impériosité mictionnelle extrême . On la distingue en : Anurie prérénale. bilharzienne.Désordres neurologiques : le comitial. chimique.Malformations sphinctériennes congénitales : exstrophies vésicales . CAUSES 1. 2) Anurie rénale : Néphropathies cfr Médecine interne.Causes psychologiques : énurésie. Définition : Disparition de la diurèse. bilharziose .5. B.

etc. contemporain de lorgasme. 1. TROUBLES DE LEJACULATION Anéjaculation : est labsence de léjaculation . résection du col vésical. etc.Un cancer de la prostate chez un patient âgé de plus de 50 ans . En général cest aux heures du matin ou dun sommeil léger qui est le temps de rêve. Elle se prolonge jusquà lâge de 10 à 12 ans et en général jusquà 12 ans. 4. Anafranyl. 2.Inflammation de lurètre postérieur chez les jeunes sujets .Obstacles : calculs pyéliques ou urétéraux sur deux reins ou un rein si lautre est détruit . etc. avant cet acte. b.) 3.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 14 3) Anurie post-rénale . a.9. . elle est considérée être de cause psychogène et nécessite un traitement. EJACULATION ET SES TROUBLES Léjaculation est un acte physiologique. mais elle est involontaire et inconsciente.Se réveiller toutes les trois heures après minuit pour aller uriner (une sonnerie est nécessaire. .Sténose urétérale bilatérale : bilharziose.Tumeurs péri-urétérales : pelviennes.8. tuberculose . . TRAITEMENT HYGIENO-DIETETIQUE : . Ejaculation rétrograde : est lafflux du sperme dans la vessie. . Définition : est une miction active et complète . Elle est dorigine psychogène et traduit labsence du vrai orgasme. etc. le sperme afflue dans lurètre postérieur pendant que le sphincter lisse du col vésical se ferme empêchant la remontée du sperme dans la vessie. 4. . Après 12 ans. ENURESIE A. aucun traitement nest préconisé. 4. Elle survient en général la nuit ou au cours du sommeil chez un sujet âgé de plus de quatre ans. Physiologiquement. . . Causes : insuffisance du sphincter lisse due souvent à une intervention chirurgicale (adénomectomie. Lheure de survenue est différente selon que le patient sest couché tôt ou tard. Elle traduit soit : .Abstention des substances diurétiques le soir : thé. TRAITEMENT CURATIF implique lassociation à des mesures hygiénodiététique dun psychotrope : Tofranyl.Réduire la quantité de boisson le soir après 18 heures .Tumeurs urétérales . Elle est due à la peur ou à peu de confiance en soi. . Hémospermie : est la présence de sang dans le sperme.Une bilharziose urinaire à tous les âges. génitales. Ejaculation prématurée : celle qui se fait au cours de lexcitation sexuelle plus tôt que souhaitée.Prendre le repas du soir 3 à 4 avant daller au lit .

il gagne le rein unilatéralement ou bilatéralement. cest-à-dire des granulations contenant du pus et des lésions anciennes cest-à-dire des cavités scléreuses avec du caséum et des sels calcaires. elle peut succéder ou coexister avec les atteintes pleurales et osseuses. Cest la plus commune des tuberculoses viscérales après la tuberculose pulmonaire.Lévolution de ces foyers aboutit à la tuberculose ulcéro-caséeuse.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 15 CHAPITRE V: PATHOLOGIE URINAIRE ACQUISE I.La médullaire et souvre dans le sillon papillo-caliciel . Le Bacille de Koch diffuse dans lappareil urinaire par voie sanguine à partir du complexe ganglio-pulmonaire . MALADIES DE LAPPAREIL URINAIRE A. La maladie se voit au deuxième stade dite Phase bacillémique. Du rein le BK peut diffuser à la voie excrétrice par voie lymphatique. urètre et se traduisant par : Epaississement pariétal . A la coupe on trouve des lésions jeunes. Lésions génitales : sténose urétrale - . 2. Contracture du détrusor Petite vessie rétractile. doù : . dème de la muqueuse . Etiopathogénie - Age : surtout adulte jeune : 20-40 ans. 1. Au Rein : . de là elle gagne : . b. c.La lésion initiale siège dans la corticale. . cest le stade initial chirurgical .exclusion totale du rein par oblitération du bassinet ou de luretère. Anatomopathologie Il existe plusieurs formes anatomiques : a. Au stade terminal on a : la Pyonéphrose où le parenchyme a disparu et remplacé par plusieurs poches purulentes. mais peut se voir chez lenfant et le vieillard. vessie. uretère. TUBERCULOSE DE LAPPAREIL URINAIRE La tuberculose peut frapper simultanément ou successivement tous les éléments de lappareil urinaire. là elle na aucune traduction clinique . plus ou moins après la primo-infection . Lésion de la voie dexcrétion : bassinet.

du déférent. etc. Signes paracliniques - a. Parfois moins évocateurs : albuminurie. de manière isolée ou en association : a. 5. Epididymite Signes : . isolée avec ou sans colique néphrétique . BK + à la coloration de Ziehl-Nielsen. doù mort par insuffisance rénale. Parfois guérison clinique qui est souvent trompeuse car essaimage possible ou reprise de la maladie ou hypertension évolutive. etc. c.V = examen de base. Cystoscopie : souvent inutile et douloureuse. ni par les antibiotiques non spécifiques utilisés. Echographie Evolution - Ø Sans traitement on a : Destruction fonctionnelle du rein . de la vésicule séminale. 4. Examen à répéter du fait de la rareté des germes . b. Examen des urines Urines pyuriques ou louches à linspection . ce qui le distingue de la cystite banale qui se calme la nuit .I.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 16 3. de la prostate. HTA. Culture sur Lowenstein : souvent + Inoculation au cobaye. Cystite aigue : est la forme de début la plus fréquente : 65 à 75% des cas et se traduit par : 1° la triade classique Pollakiurie. Elle peut montrer des granulations.Etat sub-fébrile . Pyurie où le germe est rare. Brûlure en fin de miction.Tuméfaction de lépididyme . Autres syndromes urologiques isolés ou associés Coliques néphrétiques sans présence de calculs Lombalgies intermittentes Hématurie : totale. Symptômes cliniques La clinique est polymorphe et peut se traduire par une des manifestations suivantes.Douleur scrotale . d. b.Parfois association avec inflammation du testicule. Ø Sous traitement efficace : guérison . 4° Elle nest calmée ni par les antiseptiques. Radiologie : simple ou U. Pyélonéphrite avec fièvre à grandes oscillations . 2° Parfois hématurie terminale 3° Elle se fait jour et nuit. c.

3°) Les plasties ne mettent pas à labri des complications. Pronostic . Il sagit dun Trématode dont les ufs sont à éperon terminal. PAS. BILHARZIOSE La Bilharziose urinaire est une des grandes pathologies urinaires provoquée par le Schistosome hématobium. De même la destruction totale du rein impose la néphrectomie ou la néphro-urétérectomie si lautre rein est sein . Lhôte intermédiaire est un mollusque (Bulinus contortus). INH 10-30mg/Kg. urétérale et la sous- . La larve appelée « Cercaire » pénètre dans lorganisme par voie transcutanée et gagne le système veineux porte où elle atteint sa maturité et se reproduit. Etiologie : Le Schistosome hématobium est lagent de la maladie. INH. B. 2° Rétablir le libre passage des urines par des plasties : anse intestinale ou plastie synthétique. Parfois lambeau vésical : Opération de BOIRY. faire la néphrectomie partielle. 7. ne pas oublier que : 1°) La reprise évolutive est possible . 2°) Les lésions cicatricielles peuvent se voir des mois ou des années plus tard . De là les ufs gagnent la paroi vésicale. Elle est localisée essentiellement au bas appareil. VitB6 (Streptomycine 1g/j. La ponte des ufs se fait dans les veines du petit bassin. 3° Rétablir la capacité vésicale si petite vessie rétractile.Favorable sous traitement bien conduit et précocement entrepris. Ø Ancien : 3 spécifiques : Streptomycine. mais du fait quelle rétentit sur le rein et le haut appareil. si lésions localisées. Toutefois. PAS 300mg/Kg) Ø Moderne : Rifampicine : 600mg/j 3 à 6 mois Ethambutol : 600mg/j 3 à 6 mois Diatébène : 450mg (1cé)/j Chirurgical : il se fait après le traitement médical et doit tenir de luni ou de la bilatéralité des lésions. b. Médical : est le traitement de base et efficace en général. Traitement - a.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 17 6. Les objectifs sont trois : 1° Enlever le foyer bacillaire que les antibiotiques nont pas guéri et qui se traduit par la cystite et la bacillurie. elle est classée dans les maladies de lappareil urinaire.

Cette lésion spécifique est faite des ufs calcifiés qui sentourent de la muqueuse oedématiée et qui peuvent donner naissance à des polypes inflammatoires. Il sagit de : .Pollakiurie intense et tenace . cependant. . 40°C . De sorte que labsence des ufs dans les urines nélimine pas toujours le diagnostic. rectum. Paracliniques Ø Au Laboratoire : mise en évidence des ufs à éperon terminal dans les urines : cest le diagnostic de certitude.Léosinophilie sanguine est élevée .La température très élevée : 39. Ø LUIV montre des calcifications vésicales évocatrices et permet de voir un rétentissement rénal éventuel par sténose urétérale. vésicule séminale. Les ufs tombent généralement dans la vessie ou restent accrochés dans sa paroi. Clinique La clinique est faite : 1°) Rarement des signes toxiques qui sont : . Ø Lanatomopathologie peut découvrir les ufs des bilharzies dans un fragment de muqueuse vésicale ou rectale prélevé par biopsie. Ø La cystoscopie est positive quand elle montre les grains brillants . Elle évolue en donnant la sclérose rétractile de la paroi surtout vésicale doù la vessie se rétracte et devient toute petite : « cest la Vessie rétractile » qui est laboutissement final. Mais ces ufs sont parfois éliminés rarement ou par période. Au labo : . La maladie ne se voit que dans certaines régions dAfrique ou dAsie et sa propagation est difficile du fait de son hôte intermédiaire et des conditions climatiques spéciales pour son développement. Anatomie pathologique La lésion associe linflammation banale et les granulations blanchâtres incrustant la muqueuse vésicale. le diagnostic est difficile si linfection et loedème diminuent.Les courbatures .Hématurie terminale parfois abondante. La complication fréquente de cette fibrose et cette rétraction est le cancer de la muqueuse vésicale.Lintradermoréaction au broyat des parasites est positive.Les oedèmes surtout aux membres inférieurs Ces signes sont moins évocateurs et égarent souvent le diagnostic. Evolution Elle dépend des formes : . 2°) Souvent des signes vésicaux qui orientent le diagnostic vers la bilharziose et qui obligent souvent le malade à consulter.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 18 muqueuse de tous les organes creux du pelvis : urètre. prostate.Les frissons .

Chylurie qui est rarement pure . FILARIOSE URINAIRE Définition La Filariose urinaire est une pathologie urinaire due au Filaire de Bancroft à la suite piqûre de moustique. Traitement : deux volets a. . Forme bénigne : cas soigné au debut et correctement : la guérison est sans séquelle. b. Signes cliniques . Il peut sagir de : Réimplantation urétérale Agrandissement vésical Cystectomie totale en cas de cancer C.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 19 1. .UIV ou pyélographie retrograde peut montrer une fistule entre le système lymphatique et urinaire. Les Antibiotiques complètent la cure en raison de la surinfection fréquente. 3. ANTHIOMALINE sont abandonnés. forme avec sclérose vésicale étendue au bas uretère : elle donne souvent des signes fonctionnels progressifs vésicaux et lapparition de linsuffisance rénale progressive par sténose urétérale. . . 2. Les antiparasitaires : BILTRICID et AMBILHAR sont les plus utilisés.Parfois une infection associée peut compliquer la filariose amenant à la destruction du rein. Signes paracliniques .Souvent associée à lhématurie . Médical : dans la phase aigue.Souvent bénigne : alternance des phases de maladie et des rémissions .Sang : présence des microfilaires inconstante .Parfois prurit. on donne : 1. Dautres comme FOUADINE. Chirurgical : il se justifie en cas de sclérose vésicale et de sténose urétérale. Cancérisation de vieilles formes. 2.Intradermo-réaction avec broyat du parasite positive . . Les Antiinflammatoires : surtout non stéroïdiens pour diminuer ou enlever ldème pariétal. .Urines : présences des microfilaires : découverte inconstante . 3. Cause Filaire de Bancroft qui vit dans les voies lymphatiques. . Evolution .

B. Ces sels rares sont produits en cas de certaines pathologies . Etiologie Ø Sexe : les deux sexes sont atteints. METULZAN. Ø Il peut rarement sagir des substances anormales comme la Cystine et la xanthine. mais : . La lithiase est la pathologie la plus fréquente en urologie. Pathogénie Pour que le Lithiase urinaire se fasse. D. il faut que trois conditions soient réunies : 1° La présence dune substance précipitable . Ces éléments surtout ces cristalloïdes peuvent précipiter. Ø Age : tous les âges sont concernés. etc. . LITHIASE A.Lenfant est moins atteint .Les anti-prurigineux : PHENERGAN Ø Parfois Chirurgical au cas où à la suite de la surinfection le rein est détruit. il faut savoir les rechercher et soigner les maladies qui les ont produits (Cystinose. de lurée. . mais lhomme est plus atteint que la femme de part ses occupations. Ø Le plus souvent il sagit des substances qui sont produites en excès. etc. Définition La Lithiase urinaire est une pathologie due à la présence des calculs dans la voie excréto-urinaire. . soit : .Hérédité : il existe parfois des familles plus exposées que dautres.Les anti-filaires : CARBILAZINE. de la créatinine et des sels minéraux ou cristalloïdes.Par apport exagéré : excès alimentaire de ces sels ou excès de consommation des médicaments qui produisent ces sels et qui éliminés par les urines .Mode de vie : La sédentarité favorise la lithiase . Ø Causes prédisposantes : .). 1° La présence dune substance précipitable Il faut savoir que lurine normale contient de leau. Le régime riche en produits azotés comme la viande. le poisson . 3° Des conditions pétrifiantes. etc pendant 10-15 jours .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 20 Traitement Ø Médical : est le traitement de choix . C.Ladulte est très atteint Entre 30 et 50 ans. on utilise : . 2° Des conditions favorables à la précipitation .

etc.Par élimination excessive dune substance dont le métabolisme est vicié. linfection urinaire seule joue un rôle prépondérant : elle agit en modifiant ou en créant trois conditions favorables : . surtout : . (2) Modification durable du pH urinaire Exemple : le pH est très acide en cas de lithiases uriques . 3° Des conditions pétrifiantes : « Tout corps étranger introduit ou placé dans la voie urinaire se charge des sels et donne des calculs : il sagit soit des fils de suture. Cette élimination excessive et cette précipitation se voient surtout chez les patients : . (3) Stase urinaire pour différentes causes : Rétention urinaire. etc.Souvent les grands calices et les bassinets. . de forme irrégulière .Perte exagérée deau : par transpiration abondante par exemple . (4) Infection urinaire : Toute infection urinaire favorise la lithiase.Phosphate ammoniaco-magnésien : dans ce cas il est blanc et dur . au niveau de petits calices « cest la Néphro-calcinose » .Elle donne des amas de leucocytes (condition pétrifiante) . notamment le métabolisme calcique qui est la cause la plus fréquente. .Le parenchyme lui-même. de couleur brun-rouge ou noir. il est alcalin en cas de lithiases phosphatiques. . .Elle lèse lépithélium et ralentit le passage des urines . . I. 2.Elle modifie le pH urinaire. celui-ci entraîne la déminéralisation osseuse ou ostéoporose. LITHIASE RENALE 1. . De toutes les façons.Oxalate de calcium : dans ce cas il est dur. Siège : elle siège à plusieurs niveaux du rein.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 21 . Les Lithiases les plus fréquentes sont les Lithiases rénales et urétérales.Phosphate de chaux : dans ce cas il est noir . En décubitus prolongé surtout pour les maladies osseuses . de cystocatheter. . .Acides uriques ou urates : dans ce cas il est jaune ou rougeatre.Insuffisance dapport deau : peu de boissons par exemple . Anatomopathologie (1) Nature du calcul : le calcul peut être formé de : . 2° Des conditions favorables à la précipitation : Elles sont au nombre de quatre qui peuvent agir isolément ou en association : (1) Hyperconcentration par manque de solvant ou deau qui se retrouve en cas de : . En hyperparathyrïdie : en cas dadénome parathyroïdien par exemple. .

Dilatation en amont sil crèe lobstruction du secteur dimplantation .Le nombre élevé des globules rouges . .La présence des cristaux ou de nombreux sels.Calcul en forme de clou de Tapissier sur la <papille .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 22 Mais le plus souvent le calcul est mixte et contient en association plusieurs de ces sels.Calcul en forme de grand clou dans le calice . mais peut être un signe révélateur de la maladie.Calcul arrondi triangulaire dans le bassinet . Obstruction totale et infection totale de tout un rein.Sans préparation montre : des calculs dans le rein unilatéralement ou bilatéralement . (3) Forme et volume : ceux-ci varient suivent la localisation du calcul . dème de la muqueuse pyélique sil est dans le bassinet . (4) Retentissement sur le rein . mais parfois moins typique en se présentant sous la forme de lombalgie ou de douleurs de lhypochondre faisant évoquer une affection hépatique ou colique. Symptômes cliniques (1) Douleur : cest le signe habituel. Savoir quil y a parfois des calculs transparents qui ne sont pas visibles. .Elle peut être spontanée. . . Les calculs peuvent se faire dans un seul rein. . . doù Pyonéphrose. . mais dhabitude elle est provoquée par leffort ou la fatigue. .Elle est paroxystique. . .Calcul coralliforme : celui-ci se moule complètement dans le bassinet et les calices et prend leur forme. (2) Hématurie totale :qui est parfois isolée . (2) Nombre : le calcul peut être unique ou les calculs peuvent être multiples.Le calcul peut être bien toléré sil est petit et surtout sil ne gène pas lévacuation des urines ni la fonction du rein . . 3. (4) Parfois HTA : qui est souvent un signe de complication.UIV : son intérêt est triple : a. ainsi on a : . . . (5) Diminution de la quantité durine émise par 24heures.Elle irradie vers le bas : les bourses. mais qui est les plus souvent associée à la douleur. (3) Urine trouble : par pyurie isolée ou par hématurie. Néphrite interstitielle par dilatation surtout linfection . Signes paracliniques (1) Examen durines : qui peut montrer : . .Le calcul est souvent mal toléré en cas de traumatisme du rein en donnant soit : . mais ils peuvent se faire aussi dans les deux reins simultanément ou successivement.La présence de pus et des germes . .LAlbuminurie . 4. Situer le calcul pour mieux le soigner . (2) Radiographie : . les testicules.

Médical (1) Assurer une bonne diurèse : cest la base du traitement : 1500 à 2000cc/24h.PIPERAZINE acidifié . Evolution (1) Certains calculs même volumineux sont bien tolérés .Diurétiques : (Lasix) associés à la perfusion . Cette méthode ne peut sappliquer que dans les milieux urologiques et sous surveillance : . 6.Si la calcémie seule est élevée.Car un calcul des calices ou de bassinet ne gênant pas lévacuation peut migrer et aller se bloquer dans lurètre. moins sont concentrées les substances précipitables. (2) Souvent douleurs parfois intolérables obligeant lintervention chirurgicale : calcul de luretère .Si on a hyperuricémie et hyperuricurie : cela donne les lithiases uriques. . Cette dilution est obtenue par : . (3) Pyonéphrose : Gros rein douloureux. 1 à 2litres/jour . elle donne les lithiases calciques .Car le calcul qui vient de se former peut se diluer. Apprécier le retentissement du calcul sur le rein : retard délimination du produit de contraste ? Dilatation calicielle ? Epaisseur du parenchyme ? c. tandis quun vieux calcul fixé à la paroi peut rompre la paroi avec extravasation des urines .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 23 - b. 5. Traitement a. baisse de lEG .Si on trouve une calcémie élevée : plus de 105mg et une hypophosphorémie : cela traduit en général lhyperfonctionnement parathyroïdien . Permettre parfois de trouver létiologie : Exemple : Sténose urétérale explique la lithiase ? Malformation comme le mégauretère ? Obstacle vésical ou urétral ? (3) Bilan phosphocalcique dans le sang et les urines : .Diminuer le lait en cas de lithiases calciques .Dérivés PURIQUES aussi acidifient (3) Cures thermales selon le cas (4) Régime : .Perfusion de sérum glucosé à 10%. Plus les urines sont diluées et abondantes. . (2) Produits alcalinisant ou acidifiant les urines : . . . température élevée et oscillante. (5) Anurie si obstruction bilatérale de la voie excrétrice.Faire beaucoup boire. (4) Parfois HTA .Diminuer les protéines en cas de lithiases uriques . . . etc. (5) Antibiotiques si infection associée.

Rarement le calcul naît dans luretère en amont dun obstacle : rétrécissement. dans ce cas il est petit. . .Soit danurie qui se voit si le rein est unique ou en cas de lithiase bilatérale . Adénome parathyroïdien. la palpation avec les deux mains la trouve. Les trois signes traduisent la présence dun calcul dans la partie basse de luretère. (3) Signes vésicaux : Pollakiurie + Douleur mictionnelle + Dysurie. Il peut se bloquer dans luretère si sa forme et/ou son volume ny sont pas compatibles . donnant soit la péritonite urineuse. Symptômes (1) Douleur : cest le signe dominant et révélateur du calcul. Evolution (1) Le calcul peut être bien toléré . B.Enlever le calcul par néphrotomie ou pyélotomie et sous contrôle radiologique pour ne pas oublier dautres calculs . Définition : La lithiase urétérale est la présence dun calcul dans la voie urétérale. C. Anatomopathologie : Le calcul naît souvent du rein et luretère est un lieu de passage . Les objectifs de lopération sont : . en sachant que : (1) Ce nest pas un traitement anodin . Chirurgical : il garde une place de choix. Destruction des calculs par des Rayons Laser. etc. La pierre enclavée donne un dème pariétal qui peut détruire luretère sil est important .Soit de lEtat de mal néphrétique donnant souvent la fièvre . . Elle survient sous forme de colique néphrétique ou de douleur localisée dans la région lombaire ou du flanc . exemple : Sténose urétrale. (2) Parfois hématurie associée . etc.Soit de rupture urétérale : qui est rare. (3) On nopère pas un calcul coralliforme bien toléré chez les personnes âgées.Enlever les causes chirurgicales si elles existent . mégauretère.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 24 b. . D. II. cest anurie réflexe. LITHIASE URETERALE A. soit le phlegmon de la région lombaire suivie de la fistule périnéale . (2) Souvent le calcul se fixe et se complique : . parfois elle se voit quand les deux reins sont en place avec le deuxième rein fonctionnant normalement . (2) On nopère pas un petit calcul caliciel qui peut sévacuer . laisse passer les urines et va ensuite migrer et séliminer. c.

III. Diagnostic Il repose sur : (1) La Clinique : voir ci-haut . Anatomopathologie Un calcul ne peut rester dans la vessie que sil y a : · Un obstacle sous-jacent : .Diurèse massive : pour favoriser la migration du calcul. sérum glucosé 5 ou 10% .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 25 (3) Destruction progressive du rein en cas de calcul obstructif. · Beaucoup de calculs vésicaux proviennent du rein .Hématurie qui est inconstante . F. Etat général qui seffondre.Antispasmodiques et antalgiques .Obstacle au niveau du col vésical .Surtout Dysurie par interruption brutale du jet urinaire .Pollakiurie fréquente . . au périnée. lUIV est muette. Définition : Cest la présence du calcul dans la vessie. Médical . Elle est souvent provoquée par des secousses ou par des changement de position. · Parfois un calcul formé sur place chez les grabataires ou en cas de décubitus prolongé. E. boissons ou diurétiques . . .Obstacle urétral. C. le signe fréquent et révélateur est lincontinence urinaire diurne et nocturne. entraînant soit la mort muette du rein ou la Pyonéphrose bruyante : température élevée. à lanus .Adénome ou cancer prostatique .Dysurie classique . Traitement a.Douleur hypogastrique et urétrale. Diagnostic . LITHIASE VESICALE A. (2) Sil y a stagnation du calcul de manière prolongée au même endroit. mais si le rein est déjà mort. . . (2) LUIV : diagnostic du calcul est sûr sil est radioopaque.Par des signes cliniques vus ci-haut . douleur +++. .Chez lenfant. Chirurgical Celui-ci sera indiqué dans les cas suivants : (1) Sil y une surinfection importante avec dilatation progressive de la voie excrétrice sus-jacente retrouvée aux deux UIV faites à quelques jours dintervalle. . B. Signes cliniques .Antibiotiques et antiseptiques urinaires b. irradiant au méat urétral. D.

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-

Par la palpation de lhypogastre qui peut trouver un gros calcul ; Par le toucher rectal ou vaginal qui peut montrer un calcul opaque ; Par lUIV qui peut mettre en évidence le calcul et surtout sont retentissement vers le haut appareil ; Par la cystoscopie qui visualise le calcul ; Enfin par un béniqué métallique qui, en butant contre le calcul, donne un bruit bien perçu par lexaminateur.

E. Traitement Il vise à extraire ou enlever le calcul : (1) Par traitement médical : (2) Par voie endoscopique : (3) Par voie chirurgicale : ouverture de la vessie et ablation du calcul, éventuellement associer à lextirpation de ladénome prostatique.

IV. LITHIASE URETRALE A. Définition : Il sagit de lenclavement dun calcul dans lurètre postérieur ou antérieur. La pathologie se voit surtout chez lhomme, rarement chez la femme. Ces calculs proviennent du haut appareil, de la vessie, de la loge prostatique ou au-dessus dun obstacle sur lurètre ou au dessus dun rétrécissement de ce canal. B. Clinique (1) Douleur périnéale ou urétrale, irradiant vers le gland ; (2) Dysurie ; (3) Pollakiurie ; (4) Souvent pyurie. C. Diagnostic - Rx à blanc : montre le calcul dans lurètre ; - Explorateur à boule ou la sonde : qui permet de sentir un contact râpeux ; - Urétroscopie qui montre le calcul.

E. TUMEURS EPITHELIALES

A.

CARACTERES COMMUNS

1° Toutes ces tumeurs se développent sur un épithélium identique depuis le haut jusquau bas appareil, qui est « LUrothélium ». 2° Elles ont toutes les mêmes caractères histologique et anatomiques. 3° Le siège de ces tumeurs qui est différent, leur donne des formes cliniques différentes et le traitement différent.

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B. a.

ANATOMOPATHOLOGIE Aspect : Dans cette voie, la tumeur peut prendre trois formes différentes et peut être : (1) Pédiculée : il sagit dun papillome ou dun polype. Il est unique ou multiple. Il a un pédicule grêle et la base dimplantation est souple ; (2) Sessile : ici la masse a une base dimplantation large ; sa surface est mamelonnée ou framboisée ; la consistance de la masse est molle ou ferme ; (3) Infiltrante : il sagit dune ulcération ou dune tumeur bourgeonnante ; elle est mal limitée, de consistance dure ; elle pénètre en profondeur les tuniques sous-jacentes.

b.Histologie Histologiquement, la tumeur est : (1) Bénigne : Dans ce cas, elle a un pédicule mince, elle est recouverte dun épithélium régulier. Il nexiste pas danomalies cellulaires ; (2) Maligne : lépithélium est du type malpighien, il existe des anomalies cellulaires avec monstruosité nucléaire et lanarchie des mitoses ; la masse est infiltrante en profondeur. c. Evolution - Certains papillomes ou polypes peuvent guérir, mais dautres peuvent se cancériser. Par conséquent, toute tumeur dite bénigne de la voie excréto-urinaire opérée ou enlevée, nécessite une grande surveillance du malade. - Les tumeurs malignes donnent des métastases aux os, aux poumons, etc ; il sagit ici des tumeurs ostéophiles.

C.TYPE DE DESCRIPTION : TUMEUR DE LA VESSIE 1. Etiopathogénie Cest la tumeur la plus fréquente de la voie excréto-urinaire dans notre milieu ; Elle se voit plus souvent chez lhomme que chez la femme du fait du contexte professionnel ; Elle se développe généralement sur les anciennes cystite chroniques non spécifiques ou bilharziennes ; Les trois types anatomiques cités ci-haut sy retrouvent ; mais la lésion infiltrante est beaucoup plus fréquente ici que sur les voies excrétrices hautes ; Le siège habituel est le trigone ou les faces latérales, rarement le dôme ; elle peut aussi se développer dans un diverticule. Leur localisation au voisinage des orifices explique leur retentissement sur le haut appareil. Symptômes Hématurie : est le signe dominant. Elle terminale ou totale à renforcement terminal. Son abondance ne peut préjuger ni de la grosseur, ni de la nature de la masse. Elle peut se montrer durant plusieurs jours ou se montrer un jour suivi de la période daccalmie plus ou moins longue.

i. (1)

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(2) (3) (4) (5) ii.

Parfois la rétention durines provoquée par de nombreux caillots obstrue le col vésical et lurètre. Troubles mictionnels dans certains cas provoqués par la cystite : Pollakiurie, Brûlure mictionnelle. Caractère rebelle de la cystite au traitement instauré : cest un signe de grande suspicion. Parfois signe de colique néphrétique ou douleur du flanc droit ou gauche. Diagnostic

Il se fera par : (1) La clinique : Signes ci-haut. (2) Le Toucher rectal ou vaginal : souvent facilité par lanesthésie générale et combiné au palper hypogastrique. Il montre : - Une vessie infiltrée - Une vessie dure de consistance - Une vessie douloureuse - Une vessie parfois augmentée de volume. (3) UIV : qui montre une image lacunaire, à contours souples ou irréguliers ; ou limage de rigidité pariétale. LUIV permet aussi dapprécier le retentissement de la masse sur le haut appareil : dilatation, rein muet, etc. (4) La Cystoscopie : montre la tumeur et sa localisation. Elle permet aussi et surtout de faire la biopsie. (5) LAnapath : donne le diagnostic de certitude. iii. Evolution - La tumeur infiltrante évolue vers la mort très rapidement ; - Le polype bénin guérit, mais la récidive est fréquente et il peut dégénérer. iv. Traitement Le traitement dépend : - De la nature - Du volume - De la situation de la tumeur. Pour le Papillome : On pratique soit lélectrocoagulation, soit lexerèse chirurgical. Pour la Papillomatose diffuse : on pratique une cystectomie totale ou partielle selon le cas. (3) Tumeur sessile : on procède à : - Eléctrocoagulation en cas de petites lésions - Cystectomie partielle ou totale - Antimitotiques intravésicaux : qui sont cependant peu efficaces (4)Tumeur infiltrante : le traitement est ici controversé et décevant. Il sagit de : Chimiothérapie et Cobaltothérapie - Chirurgie surtout : Cystectomie partielle ou totale avec éventuellement limplantation des uretères dans le sigmoïde : cest lOpération de COFFEY ; ou Cystectomie partielle ou totale avec implantation des uretères à la peau ou Urétérostomie cutanée. La survie de plus de cinq ans est rare. (1) (2)

Elle témoigne dune lésion rénale ayant atteint les voies excrétrices. (1) Hématurie : cest le signe le plus évident et le plus constant de la lésion rénale. Le rein droit serait plus atteint que le rein gauche .Déchirures péritonéales (3) Hémorragie : . . Etude clinique Deux signes dominent le tableau clinique . b) De ruptures totales intéressant la capsule et le calice . Parfois le choc indirect porté loin du rein est en cause. Elle se voit dès la première miction après laccident ou quelques jours après. Elle manque sil y a rupture de luretère. MALADIES DES ORGANES A. donnant une hémorragie abondante suivie de la nécrose rénale du territoire correspondant. La cause principale est le choc direct portant sur la région lombaire ou le flanc : le rein est pris comme dans un étau .Fracture des côtes . Elle est dabondance variable et saccompagne parfois de gros caillots qui peuvent obstruer luretère ou stagner dans la vessie pour donner la rétention durines. TRAUMATISMES DU REIN ET DE SON PEDICULE 1. . . la rupture est favorisée par le fait que le rein est engorgé de sang . ils sont soit isolés. Etiopathogénie Surtout lhomme en pleine activité : 30-50 ans . CONTUSION DU REIN - - a.Allant vers la loge péri-rénale.Fissure corticale rompant la capsule. . c) De ruptures du pédicule. b.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 29 II. (2)Les organes associés avec : .Allant vers les voies excrétrices. c. soit souvent associés : cest lHématurie et lHématome. Anapathomopathologie Les lésions portent sur : (1) Le Rein : il sagit soit : a) De ruptures partielles qui peuvent être de trois ordres . sans atteinte de la capsule ou des voies excrétrices .Fissure profonde atteignant les calices . doù hématurie .Rupture sous capsulaire donnant un épanchement sanguin intraparenchymateux. doù hématome de la loge.

Par artériographie rénale qui peut montrer lanarchie vasculo-rénale . e. linfection. (2) Formes graves avec hématurie importante ou hématome important et mauvais Etat général . Surveillance attentive dans le milieu chirurgical ou mieux urologique . . lamaigrissement. Formes cliniques On peut avoir : (1) Formes bénignes : tous les signes vus ci-haut pour la majorité dentre eux sont présents.Par lUIV qui montrer lextravasation péripyélique du liquide de contraste . .Par radiographie simple qui peut montrer les lésions associées . - Ø Dans les jours suivants : soit : · Lintervention chirurgicale est indiquée en se basant sur les éléments suivants : Altération brusque ou progressive de lEG Développement dun grand hématome après avoir affirmé que le rein contro-latéral est sein . Diagnostic Il est facile : . Complications Hématonéphrose par accumulation de sang dans le bassinet . . Les signes accessoires sont : (3) La douleur provoquée dans la fosse lombaire concernée . (1) (2) (3) (4) f. Hématurie abondante et persistante.Par les éléments anamnéstique et la par la clinique . Anurie par contusion rénale grave bilatérale ou sur un rein unique . g. d. Hydronéphrose vraie par striction de luretère . · Labstention chirurgicale est de règle dans le cas contraire. (4) La Contracture de la paroi abdominale . Mort rapide. Il donne une masse plus ou moins volumineuse remplissant la fosse lombaire.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 30 (2) Hématome péri-rénal ne se voit que quand la lésion rénale a rompu la capsule : il se voit souvent 12 à 24 heures après laccident. mais mineurs. (5) Laltération plus ou moins rapide de lEtat général par lanémie.Par léchographie rénale. Traitement Ø Dans limmédiat : Traiter le choc et remonter létat général . .

Le rein : il est blessé tangentiellement souvent . couteau . . .Armes blanches : baillonnette. la lésion est plus ou moins grave selon les cas.du rein doù néphrite suppurée . il faut être aussi conservateur que possible : se borner soit à une simple suture des plaies ou faire une néphrectomie partielle. .des voies excrétrices. .Rupture irréparable des uretères 2.On note en plus : . (3) Une infection : . PYELONEPHRITE Définition : Cest linflammation et linfection du rein et du bassinet.Arme à feu : balle.Broiement du rein . Lécoulement des urines mélangées au sang par la plaie si la voie excrétrice est ouverte . on y trouve aussi des lésions complexes. Le trajet de lagent vulnérant dans la fosse lombaire . Cette infection est souvent entretenue par un projectile inclus et retenu quil faut enlever. Lhématurie pouvant être abondante. il est perforé parfois ou il a éclaté . Anapath : La lésion peut porter sur : . PLAIE DU REIN Etiologie : . . La néphrectomie sera indiquée en cas de : .des loges périrénales. eclat des balles : ici la lésion est en général grave au niveau du rein . . . . nécessitant la néphrectomie durgence . INFECTIONS NON SPECIFIQUES DU REIN 1.Les éléments anamnéstiques orientent le diagnostic . (2) Une hématurie abondante .Parfois il existe aussi des plaies des parties molles. La collection hématique dans la fosse lombaire . doù périnéphrite. parfois il y a des plaies associées de luretère entraînant une fistule urinaire vers la peau.Rupture irréparable du pédicule vasculaire . doù pyélite .Les autres organes abdominaux ou thoraciques peuvent être lésés . .Le pédicule rénal : peut être lésé isolément ou avec le rein . Clinique : .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 31 Si on décide dintervenir. B. Evolution : Celle-ci peut conduire à : (1) Une forte hémorragie : entraînant la mort si un gros vaisseau a été atteint . .

collectée ou non. 2. qui sont des germes du tube digestif. suppurée ou simplement inflammatoire.Frissons . 4. Pyurie macroscopique avec les urines troubles. choisis après antibiogramme.Par lUIV . outre les signes digestifs ou rhinopharyngés qui égarent le diagnostic .Etiologique surtout : Antibiotiques à large spectre. Traitement : . Linfection des voies urinaires se ferait par voie lymphatique ou voie canalaire ascendante à partir de la vessie infectée et par contiguité vers le bassinet et le rein. La voie excrétrice : ici la lésion initiale est catarrhale : .Douleurs lombaires. parfois chez la femme enceintes : accident gravido-toxique accompagne les signes cihaut .Microbes : presque toujours des colibacille. Du fait que ces germes sont de lintestin. Clinique 1. Etiopathogénie : . Le rein : il présente des lésions médullaire.Il existe deux types différents selon la contamination : . signes mictionnels : pollakiurie. Enterocoques. Signes infectieux faits de : . et dautres germes y sont associés : Proteus.Par la Cystographie rétrograde. oedématiée. 2. diffuse ou localisée.Par les examens des urines : présence de nombreux germes avec nombreux globules blancs avec des cellules épithéliales.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 32 Etiopathogénie : . brûlures mictionnelles . . . la musculeuse est infiltrée et atonique. Anapath : 1. Aérobacter. . Le diagnostic est aisé chez lhomme ou le petit garçon.Plus tard la sclérose secondaire rend cette voie rigide. Diagnostic : . PYONEPHRITE Définition : Cest une lésion infectieuse du parenchyme rénal.La muqueuse est rouge.Par la clinique . 5. on a imaginé que les pyélonéphrites sont dorigine intestinale. .Facteurs mécaniques par compression et la stase : surtout au dernier trimestre de la grossesse. etc .Fièvre brutale : souvent température à 39 ou 40°C . puis scléreuses et ces lésions alternent avec des zones saines. inflammatoires. 2. parfois chez lenfant on note. 3. mais il est souvent difficile chez la femme et la petite fille.

dallure septicémique . .Examens des urines : montre parfois le staphylocoque. orgelet.Fièvre élevée. 3. Cependant la pathologie de par sa gravité. .Exceptionnellement : la chirurgie pour le drainage. Clinique . car pouvant compromettre la vie Etiologie : .Souvent affection de ladulte jeune . etc. doit être bien connue. Rarement à une infection de la voie excrétrice par dissémination de proche en proche . consécutive aux Pyonéphrite et génératrice de phlégmon périnéphritique. Souvent à un abcès cortical du rein .LUIV : peut montrer la lésion pseudo-tumorale.Hémoculture : peut montrer le staphylocoque. 2°.Fait suite : .Douleur lombaire spontanée ou provoquée . soit rester normale si la lésion est petite . parfois associé avec le Colibacille . . . brutale. . La Périnéphrite staphylococcique. . Traitement : .Germes : Staphylocoque doré en général . . Il sagit dune affection grave. panaris.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 33 1°. Anapath . Atteinte du rein par un embole infectieux au cours dune septicémie : lorigine est staphylococcique . Diagnostic : . Rarement comme greffe microbienne au décours ou à la fin de la septicémie. . PERINEPHRITE ET PHLEGMON PERINEPHRITIQUE Définition : Il sagit dune collection suppurée de la graisse péri-rénale. rarement Colibacille. .Se manifeste plus à droite quà gauche . La seule localisation qui sera étudiée pour le moment est celle due au staphylocoque doré.Médical : par les antibiotiques à larde spectre : cest le traitement classique.Par la clinique . angine. . Atteinte du rein par une infection située dans les voies excrétrices hautes comme la Pyélonéphrite vue antérieurement.Antécédents de staphylococcie : cutanée. a presque disparu depuis lutilisation des antibiotiques.

.A la palpation . chargées en urates .Contenu : . Rarement le contenu purulent est mélangé à de lurine. Au palper bimanuel : présence dune masse profonde. de consistance ferme et non mobilisable. frissons . .Siège et évolution anatomique : . 3° Signes physiques a. Parfois le contenu est un liquide sanieux avec débris sphacelés . Rx sans préparation : refoulement vers le haut du diaphragme surtout dans les formes haut situées. foncées. Léger dème local se voyant par Plis de chemise . mais parfois il ny a ni pus. . 2° Signes fonctionnels et généraux : qui durent plusieurs jours ou plusieurs semaines : . . vomissement. .Bactériurie fréquente. Souvent le phlégmon est un gros abcès. pouls accéléré. . température très élevée.Douleur lombaire dintensité variable. puis Ø Soit début brutal. Parfois il sagit de petits abcès multiples . . il peut sextérioriser par des vomiques. malaise général.Peu abondantes. Parfois le siège est polaire inférieuret dans ce cas il va descendre et se retrouver dans le triangle de scarpa ou dans la fesse.Température élevée. . irradiant vers le bas . plus ou moins oscillante .Parfois signes digestifs : nausées. . imprécise. ni albumine. b. . . inappétence . etc .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 34 - Aspect : Parfois la suppuration est très diffuse et interesse tout le tissu périrénal . Les urines : . . Tantôt il sagit dun pus franc et bien lié .A linspection par un examen attentif : . traversé parfois par des cloisons de Refend . Souvent le phlégmon est de siège retro-rénal et souvre souvent en arrière. à cavité unique. Clinique : Type de description « Phlégmon de siège postérieur » 1° Début : Ø Dans les jours précédents. Défense des muscles latéro-vertébraux . diffuse. dyspnée. Ø Soit début insidieux : température moins élevée. Douleur provoquée . point de côté.Parfois signes pleuropulmonaires : toux. c. abcès des parties molles. . on note une suppuration quelconque : furoncle orgelet. douleur lombaire plus ou moins vague. Parfois le siège est polaire supérieur et souvre vers la plèvre ou le poumon . Signes locaux : longtemps discrets . Comblement de la région suspecte .

Diagnostic . Traitement : . avec rémission incomplète .Compression extrinsèque de luretère suivie de rétention et dinfection . voussure. Etiologie .Par la clinique et les signes paracliniques . .pyonéphrite mal soignée ou insuffisamment soignée .Obstacle bas situé : cervico-prostatique. PYONEPHROSE Définiton .Formes lente ou chronique : aboutissant à la formation dune gangue dure de « périnéphrite ». Suivie de près ou de loin de : 2. vésical ou urétéral ayant rétenti sur le haut appareil . doù aspect ondulant des courbes de température .Traitement antiinfectieux énergique et à forte dose : ceci donne rapidement une bonne résolution . Formes cliniques : il existe de : . Evolution : 1° Sans traitement ou si le traitement nest pas correct : habituellement elle est lente.Formes suraiguës : entraînant la mort en quelques jours. 2° Bonne si le traitement correcte a été appliqué à temps et énergiquement. .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 35 d.Hydronéphrose mal soignée. puis voussure spontanée à la peau fistule ou dans un viscère. UIV : elle peut montrer une déformation de lombre pyélique surtout sil y a une suppuration intrarénale concomitante. . .La pyonéphrose est une sorte de pseudo tumeur due à la destruction complète du rein . Syndrome infectieux fait de : Température élevée : 39-40.Sinon antibiothérapie + incision drainage.Par la ponction de la région suspecte pus. 41°C . Clinique 1. devenue très rare.Formes aigue et subaigue: que nous venons de décrire. . .Calcul obstructif de luretère ou du bassinet .Par léchographie qui montre la masse. avec seulement quelque gouttes de pus : Cest le phlégmon ligneux. 3. plus tard dème pariétal. ce dernier étant réduit à une poche de pus à lintérieur dune paroi rénale sans fonction. .Sténose urétérale post bilharzienne ou tuberculeuse . . Antécédent dune des maladies citées dans les étiologies .

Circonstances de survenue : sont mal connues. . phases de 4. presque dans les proportions égales. à contours imprécis. 5. . par lithiases.UIV : rein muet exclu. .Pâleur importante . subictère. Sexe : le cancer atteint aussi bien lhomme que la femme. inappétence. à contact lombaire. A la palpation bimanuelle : la fosse lombaire malade est pleine et on palpe une masse douloureuse.Par la clinique . insupportable et quaucun produit ne parvient à soulager. Examen physique · Inspection : . TUMEURS DU REIN 1.Parfois comblement de la fosse lombaire chez la personne amaigrie · Palpation : Défense et contracture des muscles de la région lombaire concernée. Traitement . Germes mis en évidence : staphylocoques ou colibacilles. CANCER DU REIN Etiopathogénie Il sagit dun cancer rare : sa fréquence est de 2% comparée aux autres cancers . suivi de : . etc. mais on peut évoquer les lésions fibreuses et cicatricielles antérieures : par infection.Ce syndrome infectieux évolue le plus souvent par poussées avec des recrudescence et daccalmie passagères. 3. Age dapparition : lhomme adulte entre 40 et 70 ans. etc.Urines : .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 36 - Atteinte profonde et marquée de létat général avec amaigrissement.Antibiotiques à fortes doses avant et dès que le diagnostic est posé. - Diagnostic . troubles et parfois putrides . Douleurs lombaire de plus en plus intense. langue saburrale.Néphrectomie. C. .Echographie : montre la masse rénale . TA 6.

Soit dune masse diffuse. .survient sans aucune cause apparente . Ce sont des varicocèles à veines souples. (5) A la palpation des fosses lombaires. spécialement aux poumons donnant limage en lâcher de ballonnet . Examen des urines : . .est capricieuse : variant dune miction à lautre. Elle est dautant mieux perçue que le sujet est maigre ou que la masse est plus importante.Présence de nombreux globules rouges en période dhématurie.Soit dun nodule bien encapsulé qui représente en général la tumeur au début . . (2) Microscopiquement : la tumeur est un épithélioma développé au dépens des tubes urinifères. (3) Evolution : . car du fait quelles sont physiologiquement présentes à gauches. à surface régulière. (2) Douleurs lombaires à type de coliques néphrétiques : la présence unilatérale de ce signe et sa persistance permet de préciser lorigine rénale de lhématurie et permet de préciser le côté atteint. tantôt faible. elles ont la valeur discutable de ce côté. des métastases à distance sont notées. dans la veine cave inférieure. Ce signe est dune très grande valeur diagnostique quand les varicocèles sont à droite.est le premier signe dans plus de la moitié des cas .se fait avec ou sans caillot : si caillots ceux-ci peuvent se compliquer dobstruction des bassinets ou des uretères ou de lurètre . au foie et aux os longs.Locale : la masse se développe.est une hématurie rénale. elle nest pas constante. cest-à-dire tantôt abondante. infiltrante qui représente une tumeur évoluée. présence dune tumeur rénale.A distance : de proche en proche par voie lymphatique et par voie veineuse. il sagit . la masse progresse et détermine la thrombose dans la veine rénale. Si on la palpe. . Clinique (1) Hématurie . (3)Présence des varicocèles au niveau du cordon et du scrotum. le bassinet et la capsule périrénale. de consistance parfois très dure. elle est indolent.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 37 Anatomopathologie (1) Aspect différent . . de développement rapide. donc totale . envahit et refoule les calices. Elle a un contact lombaire. Paraclinique 1. ce qui détermine la dilatation des veines périrénales et la varicocèle des veines spermatiques. mais ces GR se voient en petit nombre après la phase active de cette hématurie.Enfin. (4) Pâleur des conjonctives dautant plus importante que le patient a une grande hématurie. . Sa non palpation ninfirme pas le diagnostic. de même que tous les tissus environnants. . .

souvent héréditaire . . . rarement 10ans.Le rein est très augmenté de volume . 5. sa surface est bosselée comme un nid dabeilles par des kystes de tailles différentes. Cathétérisme urétral : na aucune valeur. MALADIE POLYKYSTIQUE DU REIN Elle est caractérisée par la présence dans le parenchyme rénal de plusieurs kystes qui finissent par envahir la totalité du rein et aboutissent à la mort du patient. Evolution · Sans traitement : durée courte ne moyenne 3ans. Artériographie : peut monter le défaut dimprégnation dans un territoire avec hypervascularisation anarchique au voisinage de ce territoire. La chimiothérapie na aucune efficacité . doublé de tissu conjonctif . U. 2. .Soit néphrectomie partielle sil sagir dun rein unique.Il sagit dune maladie congénitale. parfois hématique ou gélatineux . Etiologie . associée au curage ganglionnaire . ces kystes ne laissent entre eux que de minces lamelles de parenchymes .A la coupe.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 38 - Absence de pus . . 3. .La lésion est bilatérale et se fait au dépens des tubes urinifères . Absence des microbes . Cystoscopie : montre lintégrité de la vessie et montre le côté qui saigne. Anatomopathologie . évoquant la grappe de raisin . .La paroi du kyste est fait dun épithélium aplati. 2.V est un examen capital et un examen de choix .Elle se voit dans les 2 sexes . Papanicolaou parfois négatif. car elle peut être longtemps tolérée. Le traitement chirurgical est le seul valable et consiste en : . .Ces kystes ne communiquent pas avec la voie excrétrice quils refoulent et déforment . . · Traitement : . .Soit lamputation dun ou de plusieurs groupes caliciels .Ces kystes contiennent un liquide citrin.I.Elle se traduit plus ou moins tard.Soit lélongation ou le refoulement dun calice ou une lacune pyélique. . . Les résultats de cette chirurgie sont parfois bons avec parfois 45% de survie après 5ans. il montre : .Soit néphrectomie élargie enlevant toute la graisse périrénale. 4. Absence des cylindres granuleux .

Evolution : est très lente et conduit toujours à la mort par insuffisance rénale. . 3° Lombalgies ± sourdes. b) Chirurgical : . à la tuberculose et à la tumeur . 2° Sa découverte est fortuite ou à la suite de lombalgie . HYDRONEPHROSE Définition : Selon RAYER.Transplantation rénale si insuffisance rénale ultime . effilés. refoulés. elle soulage les douleurs. Pathogénie La maladie polykystique développée au dépens des tubes urinifères. .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 39 - Le parenchyme rénal est profondément altéré. 7° Parfois la maladie à la lithiase. 8° La palpation bimanuelle découvre deux gros reins. asymétriques. 6° Parfois HTA . car il sagit dune néphropathie avec perte de sels dans les urines. 4° Hématuries . bosselés.Antibiotiques si surinfection.Néphrectomie si pyonéphrose. parfois très violentes . (2) Obstacles acquis : Obstruction mécanique sur : . . b) Paracliniques 1° UIV : peut montrer des reins volumineux.Régime riche en NaCl. Symptômes a) Cliniques 1° Présence de tumeur lombo-abdominale bilatérale . Etiologie : (1) Malformations congénitales siégeant sur luretère : rétrécissement ou dilatation (Mégauretère). serait due à un trouble de jonction ente les ébauches embryonnaires rénales et urétérales. 5° Parfois poussées infectieuses . Traitement a) Médical : .Ponction des kystes corticaux sous tension : cest lOpération de ROVSING . lhydronéphrose est la dilatation aseptique des cavités excrétrices du rein. 2° Echographie trouve de gros reins. avec calices étirés. 3.

soit dorigine hormonale comme elle se voit pendant la grossesse ou les menstruations. les éléments musculaires distendus disparaissent de la poche. Cest donc un tube neuro-musculaire qui a un tonus et une contractilité rythmique. les calices se dilatent et le rein lui-même se dilate. .Calcul de luretère . au fur et à mesure.) . son tissu samincit et les éléments nobles satrophient pour être remplacés par le tissu conjonctif. (3) Le liquide de la poche pyélo-rénale est lurine. dune musculeuse et dune enveloppe fibreuse où abondent les éléments nerveux. mais cette poche hydronéphrotique reste séparée du rein par un sillon. avec contact lombaire et ballottement. . (4) Luretère. Peu à peu. rénitente ou fluctuante. La région urétro-vésicale : .Cystite tuberculeuse .Dysectasie ou sclérose du col vésical. (2) Le rein. Lurine ne descend pas par son poids vers la vessie. . . La région pyélo-rénale : contusion rénale . Anatomopathologie (1) la poche pyélo-rénale est soit petite. . parfois une simple pesanteur est ressentie .Grosses tumeurs pelviennes .Douleur forte sous forme de colique néphrétique et pouvant se terminer par une débâcle polyurique . Physiopathologie Lappareil excréteur est fait dune muqueuse. (3) Troubles fonctionnels : . etc. qui nest plus constituée que par un tissu fibreux recouvert dun épithélium aplati. mais de plus en plus celle-ci se dilue pour devenir plus tard comme de leau. peut ou non participer à la dilatation.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 40 a. b. se voit dans les hydronéphroses très volumineuses. c. mais elle est chassée par des mouvements péristaltiques du bassinet et de luretère. · Signes de complications : . . .Parfois anurie surtout dans la phase terminale .Hypertrophie prostatique . Donc tout obstacle sur la voie excrétrice : mécanique ou paralytique peut entraîner lhydronéphrose. pyonéphrose .Rupture intrapéritonéale : rare. de surface lisse.Hématurie parfois abondante .la Tuberculose . .Infection fréquente donnant une pyélo-néphrite. Elle change de volume entre 2 palpations. moyenne ou grande . Luretère par : . suivant le siège de lobstacle. Comme dans lintestin. . Clinique · Douleur : elle est dintensité variable suivant la cause de lhydronéphrose : minime ou intense . ces mouvements sont contrariés par 2 sphincters : Pyélo-urétéral et urétro-vésical. · A la palpation : masse rénale augmentée de volume.tumeur méatique . . · Signes associés de la pathologie causale (calculs.Atonie urétérale dorigine infectieuse (infection des voies urinaires supérieures).

La découverte est souvent fortuite à la palpation systématique et on note : > une tumeur arrondie. . car la lésion est bénigne en général .Rx à blanc : élargissement du contour rénal . . rarement hématique.TR et TV : peuvent trouver la tumeur qui comprime . soit inférieur .V si le rein secrète. kyste enclavé. 4. · Si la cause est urinaire : . . régulière. donne le diagnostic . Clinique .La clinique est souvent pauvre .Il ne communique pas avec la voie excrétrice .Sa membrane limitante est fibreuse et inclivable du parenchyme rénal quil refoule . . le bassinet ou luretère peuvent être refoulés isolément ou ensemble .Opération conservatrice si le rein atteint est fonctionnel : . Ici le diagnostic différentiel est à faire avec le cancer du rein.Souvent gène ou lourdeur du flanc . .Artériographie : montre que lendroit du kyste est muet.Siège : le grand kyste solitaire occupe un des pôles du rein : soit supérieur. . . ferme. . Drainer la poche hydronéphrotique. Traitement : est surtout causal.Parfois HTA isolée.I. cancer du petit bassin. . GRAND KYSTE SOLITAIRE Anatomopathologie .En cas de valeur nulle du rein : Néphrectomie si lautre rein est sein.I.Echographie : découvre le kyste .U. ou Néphrostomie. ayant un contact lombaire et se mobilisant avec le rein. il faut lenlever : fibrome. Diagnostic . Lever lobstacle . . . de quelques dizaines de cc à plus dun litre.Les urines sont très infectées : exemple culot urinaire. Traitement · Abstention en général. . . · Si la cause est non urinaire. .Rx simple : peut montrer le calcul ou lombre rénal élargi . .Echographie .Son contenu est un liquide citrin.Il est toujours recouvert par la capsule propre du rein .U.V : les calices. .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 41 Paraclinique .Cathétérisme urétéral : parfois nécessaire.

U.Elle est capricieuse : de part lhoraire dapparition. .Néphrectomie partielle ou totale selon le cas.Artériographie permet le diagnostic en montrant la vascularisation anarchique dans un territoire du rein.V : est normale en général . la TA parfois associée .Elles se voient chez ladulte autour de 50 ans dâge. par labondance parfois inquiétante . Diagnostic : . . Ponction trans-pariétale chez la personne âgée. Cette hématurie est le seul signe et doit faire soupçonner la tumeur.I. .les lésions sont bilatérales dans 25% des cas et se voient surtout chez les personnes âgées . LESIONS ARTERIELLES STENOSANTES Ces lésions sont très importantes. 5. car 15 à 30% des hypertensions artérielles « dites essentielles » leur sont dues.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 42 · · Parfois intervention chirurgicale pour réséquer et extirper le kyste si celui-ci est très gênant par la douleur de compression . Traitement .Elles frappent lintima . D. Clinique : · Elle est muette si la tumeur est de siège sous-capsulaire : dans ce cas elle na aucun signe clinique.Donne ± 50% des sténoses . Etiologie et Anatomopathologie . parfois chez les sujets jeunes. ANGIOME RENAL Définition : LAngiome rénal est une tumeur bénigne à point de départ vasculaire. LESIONS ARTERIELLES RENALES 1.Elles relèvent de trois grandes pathologies qui sont : (1) Lathérome de lartère rénale .Indolore. · Hématurie : . (2) Lhyperplasie fibreuse . . .Celle-ci est totale parce quelle est d(origine rénale .

(2) Urines : par cathétérisme urétéral séparé montre : . la sténose peut être muette.Soit la néphrectomie totale ou partielle selon les cas . En dehors de cette hypertension et de ses complications. en général provoqués par lHTA. (3) Signes de rétinite et surcharge ventriculaire gauche.soit les lésions associées de laorte et dautres vaisseaux. (2) Cette hypertension est rebelle à tous les traitements symptomatiques classiques .Parfois le rein est normal .Souvent le rein est muet ou avec le retard délimination du produit.Soit loblitération ± complète de lartère rénale .Soit le pontage artérielle ou par greffe veineuse. .La diminution du flux urinaire du côté malade . Examens paracliniques (1) UIV montre : . 2.Elle se voit chez lenfant et ladulte jeune . (3) La sténose congénitale : .Parfois le rein est trop petit .Elle est parfois associée à la coarctation de laorte . elle montre : . . . au moyen de celle-ci .Elle est localisée uniquement à lartère rénale. INFARCTUS RENAL Définition : Linfarctus rénal est une nécrose du rein à la suite de lischémie aigue de celui-ci.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 43 .Elle donne lhyperplasie de la média.Soit la désobstruction de lartère . Physiopathologie Toutes les lésions vues à lanapath donnent la sténose artérielle et les conséquences sur le rein sont : 1° Latrophie du rein 2° La diminution délimination deau et de sodium 3° Lischémie rénale 4° LHTA qui peut être réversible au début si le mal est corrigé.Labaissement de concentration de sodium. Etiologie · Traumatisme de lartère rénale · Thrombose de la veine rénale : . mais qui devient irréversible dans lésion vue tardivement.Les lésions sont souvent multiples en forme de chapelet . Traitement . Clinique (1) HTA en général maligne et qui brûle les étapes . (3) Angiographie : est lexamen décisif et la clé de diagnostic . Cette tension est due à la sécrétion de rénine ou dangiotensine.

oligurie .Parfois lévolution peut être bien tolérée. Drépanocytose : cause rare. mais plusieurs hypothèses avancées : .Etat de choc : TA qui seffondre très vite. UIV : le rein est muet. Forme post-opératoire Clinique de la forme aigue . Forme aigue b. rarement en-dessous . .Rx. Etiologie : · Il sagit dune tumeur la plus fréquente en urologie. Embolie de lartère rénale. · La cause exacte est inconnue. car expérimentalement la castration plusieurs années avant lâge de lhypertrophie empêche lhypertrophie prostatique.Hématurie Paracliniques . . Traitement : Néphrectomie.Souvent le tableau ci-haut conduit à la mort .Douleur violente lombaire ou abdominale . PATHOLOGIE URO-GENITALE CHEZ LHOMME A. . en cholestérol. car il sagit dune artère terminale.Trouble lipidique : régime riche en lipides. . Evolution .Certaines plantes empêchent la survenue de la masse : la phytothérapie. Formes cliniques Trois aspects possibles : a. ADENOME DE LA PROSTATE Définition : Ladénome prostatique est une hypertrophie bénigne de la prostate. dorigine néoplasique.Urines : albuminurie massive . surtout le cancer du rein. . Forme trompeuse c.Trouble hormonal est lhypothèse la plus probable.Température qui sélève par résorption des substances toxiques .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 44 · · dorigine inflammatoire : à la suite dun foyer septique surtout pelvien . · Se voit chez lhomme en général à partir de 60 ans. . . angoisse du patient.

Bloqué vers le bas par la prostate caudale. A la suite des travaux de GIL VERNET. 3. (2) Vers le rectum. Le poids moyen dun adénome va de 30. 40 à 200gr ou plus. Il sagit de : . 2. Ces deux portions sont séparées par une zone intermédiaire. on sait que la prostate indépendamment de ses deux lobes. Dysurie souvent associée à la pollakiurie. la portion caudale est périphérique et est comme une coupe recevant la prostate crâniale. Symptomatologie a) Signes subjectifs : ce sont des signes révélateurs et qui conduisent le malade à consulter : 1. tandis que le cancer de la prostate naît toujours dans la portion caudale.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 45 Anatomopathologie Cliniquement. Schéma La portion crâniale entoure lurètre sus ou supra montanal . Ladénome prostatique naît toujours dans la portion crâniale . ce qui explique la Pollakiurie et la rétention durines. cest-à-dire vers le col vésical et le trigone. Accidents infectieux : ils amènent le plus souvent le patient à consulter. hématurie est rarement observée : elle est initiale. surtout dans la moitié de la nuit. ladénome de la prostate reste toujours énucléable. ladénome ne peut se développer que : (1) Vers le haut. ce qui explique la constipation. parce quelle est dorigine cervico-prostatique. Mais en chirurgie. les mictions sont souvent impérieuses. 4. Dans la journée. est faite de deux portions distinctes qui ont des rôles différents : La portion crâniale et la portion caudale. donnant le jet de plus en plus filiforme. Pollakiurie diurne et nocturne : le prostatique est obligé de se lever plusieurs fois la nuit. la prostate présente un lobe droit et un lobe gauche.

3.Parfois longtemps bien toléré sil ny a pas de rétention durines. . 2.Cystite . jambes fléchie .Certaines plantes médicinales empêchent la survenue ou le développement de ladénome : étude pharmacologique non menée dans notre milieu. . on note la prostate : Très augmentée de volume et formant une masse plus ou moins saillante dans le rectum . Sang : doser lurée et la créatinine et apprécier la fonction du rein. 4. Urétro-cystographie rétrograde mictionnelle (UCRM) : permet dapprécier la longueur de lurètre sus-montanal. Mais parfois la rétention complète durines peut inaugurer la scène clinique de la maladie : elle est favorisée par un écart de régime ou par une longue période de retenue. LUIV apprécie aussi létat du rétentissemnt de la rétention vers le haut appareil. Avec disparition du sillon médian . Evolution Est variable : · Non opérée : . on voit le jet urinaire en principe faible et petit : le patient met plusieurs minutes pour vider sa vessie . . - - c) Signes paracliniques 1. ce qui permet dapprécier aussi limportance de la masse. b) Signes objectifs 1. Signe de CHEVASSU négatif : on perçoit le béniqué métallique. Non douloureuse . Etalée sur sa face inférieure . ce toucher doit être combiné au palper abdominal. De surface lisse . UIV avec Cystographie : on voit limportance de la saillie de ladénome dans la vessie par lamputation du bas fond vésical .Certains produits : PROSCAR empêcheraient ou retarderaient le développene t de ladénome.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 46 .Orchy-épididymite 5. Traitement · Préventif : . labo des urines : présence de linfection. Toucher rectal du malade en décubitus dorsal. Rétention complète durines : elle succède souvent à une longue période de pollakiurie et de dysurie.Aggravation rapide par rétention durines avec toutes ses conséquences . De consistance ferme et homogène . Inspection : En faisant uriner le malade. Parfois on note un globe vésical sil existe déjà la rétention durines 2.

pelviennes et crurales . B. donc il évolue loin de lurètre. . . . le malade est vu souvent pour la première fois pour de signes dextension de la tumeur et qui sont : . mais la fécondité supprimée du fait de léjaculation rétrograde ou de lablation chirurgicale des vésicules séminales. . Technique parfois très hémorragique dans les grandes masses.Dysurie dinstallation rapide et qui saccroît très vite . Si le patient est reçu en urgence pour rétention durines il faut : 1) Soit durgence cathétériser lurètre par petite sonde plus ou moins rigide. (2) autour de la prostate : créant un bloc avec la paroi pelvienne (3) à distance par lymphatique ou par voie veineuse. . CANCER DE LA PROSTATE Il sagit dun cancer très fréquent dun homme après la cinquantaine. Anatomopathologie · Siège : le cancer siège dans la portion caudale de la prostate . .Anémie aigue .Anurie. 1. mais de paroi non traumatisante.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 47 · - Curatif : le seul traitement chirurgical cest ladénomectomie par voie : Endoscopique pour les masses petite ou de moins de 5gr. mais peut être terminale sil y a un envahissement vésical . la virilité reste conservée. . Le cancer évolue enfin vers le canal urétral où il peut entraîner la rétention durines.Insuffisance rénale . 2) Soit par ponction sus-pubienne si la voie méato-urétrale est impossible et cela jusque dans la vessie. Après adénomectomie. Ces signes sont isolés parfois ou associés. (2) Troubles mictionnels : . . .Oedèmes dun membre inférieur .Douleurs sacrées.Pollakiurie surtout nocturne . le cancer attaque les os du petit bassin. de la tête fémorale et de la colonne lombo-sacrée. Symptomatologie (1) Etant donné la latence de ce cancer. 2.vésicale : seul couramment utilisée. de sorte quon note une longue période de latence clinique. .Parfois rétention durines. . · Dans son évolution : le cancer évolue dans trois directions : (1) dabord à lintérieur de la glande .Douleur sciatique .Trans.Hématurie dhabitude initiale.Parfois infection urinaire .

vers le haut . témoins de lenvahissement osseux par des métastases . . .Sopposer au développement du cancer . il repose sur les travaux de HUGGINS qui a démontré que « pour se développer.Sopposer aux troubles mécaniques dus au cancer.Une prostate avec sillon médian présent dans beaucoup de cas.Radiographie sans préparation de la colonne vertébrale et du bassin peut montrer des images de condensation osseuse et de lyse osseuse. (4) Examens paracliniques : .Une prostate augmentée de volume . ou par ponction. ou après exérèse de lamasse. Phosphatases acides : très augmentées dans les formes avec métastases osseuses . Biopsie prostatique par voie transurétrale. les Traitement du cancer : plusieurs méthodes : (1) Le traitement antiandrogénique est le plus utilisé. a. Inconvénients : . 2°. Frottis urinaire selon la technique de Papanicolaou.Impuissance sexuelle .Fragilisation des patients avec accidents vasculo-cérébraux Autre produit : Taxotène ou TA x 327.I.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 48 (3)Signes objectifs : le toucher rectal est lexamen capital pour poser le diagnostic .V : peut montrer le retentissement de lobstacle sur le haut appareil .Une prostate douloureuse à la palpation . . VS accélérée . . Traitement Le traitement poursuit un double but : 1°. Signe de CHEVASSU positif : absence de palpation du béniqué par le TR.Gynécomastie . . du fait du blindage de la région par la dureté de la masse . Anémie dans les formes évoluées . . on note : . Urétrographie : montre lobstacle de lurètre prostatique . . .Une prostate de surface irrégulière. multinodulaire . peut montrer cellules cancéreuses . Labo : - . donne à lanapath le diagnostic de certitude. U. Ce traitement diminue les douleurs et prolonge la vie.Une prostate à limites floues. . Ce traitement utilise : · LOestrogénothérapie : comme le Distilbène ou Oestradiol ou autres oestrogènes de synthèse à dose faible : 5 à 25mg/jour. . le cancer a besoin des androgènes ».Une prostate dure : dureté ligneuse ou pierreuse .

parfois rétention durines complète. cystoscopie . b. Candida . Troubles mictionnels : pollakiurie. parfois le périnée. Traitement des complications urinaires du cancer : il est toujours chirurgical : résection transurétrale de la prostate. 2. etc. de surface régulière. Etiologies : . brûlures mictionnelles. malaise général. Evolution · Sous leffet de traitement. .Dissémination hématogène dune infection : cutanée. (3) Prostato-vésiculectomie : qui enlève en bloc la prostate. Bacilles gram négatif . tendue. Au labo. Clinique : La clinique est faite de : 1. complétée par évidement prostatique . Son indication : elle est efficace pour des cas vus tôt qui sont dailleurs rares (5 à 10%). dentaire. dysurie.Parasites : Trichomonas. 3. succulente et surtout très douloureuse. · Lévolution est parfois moins favorable malgré le traitement . courbatures. intestinale. Toucher rectal : est lexamen capital . (2) Traitement par agents physiques : radiothérapie souvent moins efficaces. parfois rétention durines. . les urines sont louches. PROSTATITE NON TUBERCULEUSE PROSTATITES AIGUES Définition : Cest linflammation aigue de la prostate.dEpididymite aigue qui prolonge la maladie .Germes banaux après urétrite : Staphylocoques.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 49 · La Castration chirurgicale qui complète le 1er traitement : ablation de deux · La Surrénalectomie bilatérale ou hypophysectmie.Manuvres endo-urétrales : sondage. C. .dAbcès prostatique avec douleur périnéale. frissons. les vésicules séminales et éventuellement le col vésical. . .Gonocoque : germe fréquent dans le milieu . Signes généraux : Température élevée (39-40°C). Labcès se draine en général par lurètre par une véritable « Vomique urétrale purulente ». il montre la prostate augmentée de volume. . GB très augmentés et au TR les lobes prostatiques sont tendus avec par endroits des zones de ramollissement. température élevée et oscillante. de gorge comme angine. testicules. doù apparition : . lévolution est souvent favorable. parfois purulentes. parfois se vide vers le rectum.

. Symptomatologie 1) 2) 3) 4) 5) Douleur vive ressentie par le patient sil est conscient . Rx : linjection du produit de contraste par la sonde montre à lurétrographie la rupture. . Hématome pénien ou du périnée ou pelvien . Parfois passage à la chronicité : Prostatite chronique. soit fréquente dans lurètre moyen à la suite dun choc direct sur le périnée.Antibiotiques à fortes doses. 2) Evacuer lhématome . Rétrécissement urétral . Présence dun globe vésical par difficulté de la miction . Traitement : . la rupture accompagne souvent la fracture du bassin. Parfois stérilité . Urétrorragie ± abondante selon le cas .Hygiéno-diététique : repos au lit. suppositoires antalgiques . Evolution : est toujours sérieuse : Infection de lhématome . Impuissance sexuelle . RUPTURE DE LURETRE Anatomopathologie Cette rupture peut se localiser aux différents endroits de lurètre : 1) A lurètre antérieur : la lésion est soit rare dans lurètre pénien à la suite souvent de tentative de dilatation de lurètre rétréci . Traitement : est urgent et a trois buts : 1) Drainer les urines . bain de siège chaud au permanganate de potassium. qui doivent être longtemps poursuivis (± 15jours) . Parfois retentissement vers le haut appareil. Incontinence urinaire .Si collection purulente : incision-drainage par voie trans-urétrale sil bombe dans lurètre ou par voie périnéale D. 2) A lurètre postérieur : le traumatisme est la cause la plus fréquente . à large spectre. .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 50 · · Parfois rechute après rémission plus ou moins longue : en général après un traitement tardivement installé ou vite interrompu.

Fièvre . les germes gagnent les deux organes par propagation ascendante ou descendante. En cas de rupture totale : . Les manuvres endo-urétrales : sondages. pas de fièvre.Tuméfaction scrotale. Ses signes sont : Douleur vive dans le scrotum. Traitement : il poursuit deux buts : 1. Forme aigue : est la plus fréquente. E. très douloureuse. ORCHI-EPIDIDYMITE NON TUBERCULEUSE Linfection du testicule seul est rare. donnant lOrchi-épididymite. La cause générale est cependant rare. Symptomatologie Laffection se présente sous deux formes : aigue et chronique. . suivie des séances de dilatation après le retrait de la sonde. dilatations urétrales. La prostatite par les germes virulents . Forme chronique : ses signes sont : . En cas de rupture partielle : . Dans tous les cas. faire des séances de dilatation. apparue de façon progressive .Ouvrir lendroit de la brèche et suture réparatrice sur sonde vésicale. ou par voie lymphatique ou sanguine.Antibiotiques à large spectre . LA sonde est gardée pendant au moins 21 jours. . Etiologie · Laffection est fréquente chez le sujet jeune . · La pathologie survient après : La Gonococcie mal soignée . Linfection générale : oreillons. Soulager l a douleur . A la palpation on met en évidence une masse augmentée de volume. sans douleur ou avec une douleur modérée. septicémie. irradiant vers le cordon. intéressant le testicule et lépididyme. a.Placer si possible la sonde vésicale pour 10 à 15 jours . b. . Tuméfaction de lhémibourse concernée . souvent linfection est concomitante et frappe le testicule et lépididyme. . ou plutôt une gène .Après retrait de la sonde.Epididyme et testicule tuméfiés.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 51 3) Réparer la déchirure urétrale. etc.

RETRECISSEMENT INFLAMMATOIRE URETRAL La sténose urétrale ou rétrécissement urétral se voit en général plusieurs années après la cause initiale. La gonococcie mal soignée et traînante : ici le rétrécissement atteint surtout lurètre antérieur. · Plus tard on note : . puis devient très fin ou filiforme et à la fin la miction dure longtemps et se prolonge par des gouttes retardatrices. · Dysurie : le jet urinaire devient dabord faible. b. . filaments floconneux dans les urines.Antibiotiques à large spectre et à fortes doses poursuivis pendant 10 à 15 jours. il est soit étalé sur plusieurs centimètres. Le sondage traumatique de lurètre : sonde mal placée et gonflée dans lurètre . suivi de la prise des clichés.Enfin linsuffisance rénale. .Un résidu mictionnel . IBUCAP. Diagnostic : .Par lexploration du canal avec des explorateurs à boule à bout olivaire . Anti-inflammatoires : non stéroïdiens surtout : VOLTARENE. DIPYRONE. Soit dilatation du canal par des bougies ou béniqués métalliques et sous anesthésie générale. F. etc. Calmants de la douleur : NOVALGINE. etc.Par les antécédents durétrite chronique . La cause iatrogène : sonde vésicale gardée en place pendant plusieurs semaines ou mois. 3. Symptomatologie · Patient ayant présenté une urétrite gonococcique pendant plusieurs mois. soit en chapelet. 2. Ceux-ci montrent le degré de rétrécissement de lurètre : doù le diagnostic sûr. Traitement : 1.Par lurétrographie rétrograde : en introduisant la sonde vésical dans lurètre antérieur et en y injectant sous pression un produit opaque. Les causes sont : 1.Distension vésicale par la stase et .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 52 2. etc.Par la clinique . doù déchirure hémorragique de lurètre. Poser le suspensoir doublé de coton . Lutter contre la douleur par : Repos au lit par hospitalisation . Lutter contre linfection par : . . . se traduisant par des signes souvent discrets : gouttes urétrales matinales. Cette méthode doit se faire par calibrage de lurètre et doit se faire par un personnel compétent et habitué à ce genre . Lutter contre linfection a. suivie du rétrécissement du canal.

très contagieuse. v Urines troubles : à lépreuve de 2 verres.Frottis urétral : présence de gonocoques . v Labo : . ceci se voit soit : . v Chez les non-circoncis : prépuce dématié.Si la dose na pas été forte. v Gène urinaire faite de mictions fréquentes et douloureuses. . . 2. puis reprend 2 à 3 jours après . G.Sil y a association avec dautres germes. Evolution · Sous traitement antibiotique entrepris à temps : souvent bonne évolution pendant 3 à 4 jours par un écoulement clair. Soit par lurétroplastie : Opération de Monseur Opération par plastie en matière synthétique. v Ecoulement abondant après quelques jours fait de pus jaunâtre. surtout les Clamydia ou les Staphylocoques dorés ou les Candida .Culot urinaire : présence de gonocoques . v Méat urétral rouge . intra et extra-leucocytaire. bien lié. Symptomatologie v 2 à 5 jours après le rapport : présence dun écoulement urétral comme un simple suintement au début . . Les séances seront poursuivies de manière répétitive. · Parfois lécoulement purulent semble sarrêter. signant la localisation antérieure de lurétrite . rouge . . suivie parfois de prostatite chronique . · Parfois on a des complications : Urétrite traînante prolongée . 1er verre contient les urines louches. franchement purulent. Sinon on crée de fausses-routes de lurètre difficiles à corriger. Prostatite aigue.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 53 de pratique.Si le traitement a été mis tardivement en uvre . URETRITE GONOCOCCIQUE Cest la maladie essentiellement urétrale. due au Diplocoque de Neisser : Diplocoque gram négatif.

Le diagnostic différentiel sera fait par le caractère de pus : il est moins épais en cas de candidoses et de trichomoniases.Pénicilline seule : guérit 90% de gonocoques . Cest le plus fréquent cancer de cet âge. il faut soit le FLAGYL ou le NITRAL. suivie dune cure aux antibiotiques. Chloramphénicol sont efficaces à la dose de 0. SISOLINE : donnés à raison dun flacon pour le Trobicin ou 1 ampoule à 100mg pour la Sisoline sont efficaces avec une seule piqûre. H. celle-ci va laisser comme séquelle un noyau obstructif de la queue de lépididyme qui va donner sil est bilatéral : . il faut penser à la possibilité durétrite par les Trichomonas. on doit faire les tests sérologiques 3 semaines après. Rétrécissement de lurètre plusieurs années après. Si on craint de cacher la syphilis. Si on suspecte lassociation avec la syphilis. Si après un traitement qui semble avoir été bien conduit. Erythromycine. . Dans des formes récidivantes et quon craigne lassociation avec Chlamydia. la suppuration persiste.La STRPTOMYCINE : 2 à 3gdonnent souvent la guérison. . Une Azospermie . on peut dabord faire des instillations au nitrate dargent à 0.Tétracycline. dans ce cas. . TUMEURS DU TESTICULE Les tumeurs du testicule sont presque toutes des tumeurs malignes. en raison dune instillation par jour pendant 5 à 7 jours. mais les récidives sont fréquentes avec ce produit.TROBICIN. Il sagit souvent des cancers de ladulte jeune : 20 à 35 ans. douleur et tuméfaction scrotale .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 54 - Epididymite aigue survenant avec fièvre. il faut : . les Candida ou les mycoses . Anatomopathologie Il existe 2 grands types de tumeurs : . car le gonocoque est sensible à beaucoup dantibiotiques. On peut contrôler la guérison par lexsudat urétral après réactivation par la bière.La VIBRAMYCINE 2 capsules par jour pendant 15 jours. Traitement Cest surtout le traitement antibiotique.5 ou 1%. puis 3 mois après. . on donne .50g à 1g toutes les 6 heures pendant 24 à 48 heures . Dans les formes chroniques et rebelles au traitement.

2) Une vaginale bien perceptible . grosse. Elle est développée au dépens des cellules encore indifférenciées de la lignée séminale ou gonie. . Symptomatologie a. grande Traitement . Objective : 1) Une masse testiculaire. . Radiothérapie en cas de séminomes . : Le cancer sur testicule ectopique doit être connu. tandis que lépididyme. 3) Un épididyme bien individualisé et sa tête peut être pincée au pôle supérieur de la tumeur . .B. Mais plusieurs contrôles successifs seront effectués.Traitement complémentaire : . car toute nouvelle augmentation traduit la présence des métastases. A côté de ces 2 types.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 55 a. cest-à-dire des inclusions embryonnaires qui sont multiples et variées : tissus cartilagineux. confirme le diagnostic. Les Embryomes : qui dérivent des tissus étrangers à la glande. Anatomopathologie : Après biopsie du testicule. Mais le dosage négatif nexclut pas le diagnostic.Urines normales . le cancer du testicule reste localisé à la glande. 5) Au TR la prostate et les vésicules séminales sont normales. elle simpose même sil y a déjà métastases . seul lalbuginée est hypervascularisée. Subjective : . épithélium pavimenteux et digestif. apparue sans raison. Le Séminome ou Goniome : qui est la tumeur la plus fréquente. on peut avoir un type mixte associant le premier et le deuxième types. que le patient découvre par hasard : est le premier signe révélateur .La castration est le traitement de choix. 4) Le cordon spermatique correspondant est indemne . Labo : . Le dosage de ces prolans permet aussi le pronostic après ablation de la masse qui entraîne sa diminution et sa disparition (guérison). N. le cordon et la vaginale sont intacts . musculaires. b. . b. Cest dailleurs la complication de lectopie testiculaire.Prolans urinaires . surtout Prolans B très augmentés et plaident en faveur de chorioépithéliome : 30 à 50 mille unités souris.Parfois présence de gène anormale ou de sensation de lourdeur au niveau de la bourse . Dans son évolution.Parfois gynécomastie associée : surtout en cas de chorio-épithélioma. .Augmentation de volume de lhémibourse. dépourvue de sensibilité particulière du testicule . déformée. par contre lextension à distance est précoce.

or la veine rénale avant de saboucher dans la veine cave passe entre lartère mésentérique supérieure et laorte. . .Cette tuméfaction satténue en position allongée .Affection surtout du sujet jeune . de lindex de Traitement . . HYDROCELE Cest lépanchement liquidien clair dans la cavité vaginale du testicule. . Etiologie et Anatomopathologie . . donc son débit sécoule bien et sans problème .Présence à la palpation dune masse mollasse. Complications . Etiologie : . . la gauche par contre sabouche dans la veine rénale perpendiculairement.Stérilité. Symptomatologie . . formée de cordons mous . doù stase en amont.Hémibourse correspondant abaissée . Il sagit dune affection bénigne. à chaque systole elle subit un ralentissement de déversement de son débit dans la veine cave inférieure. I. bosselée. antibiotiques anti-tumoraux : ACTINOMYCINE.Sensation de gène ou de pesanteur scrotale . J.Mais les éléments normaux de lhémiscrotum (cordon et épididyme) sont normaux .Parfois intervention chirurgicale : si présomption forte dans la stérilité masculine avec oligo-azospermie ou oligo-asthénospermie : ligature. Mais cette pathologie reste discutable.Le testicule correspondant peut être moins ferme que son opposé .Se fait spécialement à gauche à cause de la différence anatomique de deux veines spermatiques : la droite sabouche à angle aigu directement dans la veine cave. Chimiothérapie en cas de chorio-épithéliomes : METHOTREXATES.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 56 . mais pouvant retentir sur la spermatogenèse. VARICOCELE La varicocèle est la dilatation variqueuse des veines du cordon spermatique.Souvent silencieux .Oligospermie avec augmentation des formes anormales et baisse motilité : mécanisme discuté .Souvent aucun traitement . . . doù varicocèle.

Masse ovoïde. la plus fréquente étant lhydrocèle funiculo-vaginale avec le canal fermé à sa partie haute. mais avec le canal péritonéo-vaginal communiquant la vaginale à la cavité péritonéale : N. . . . .B.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 57 On distingue : 1) Une Hydrocèle congénitale : qui est formée dans une vaginale normale. 3) Une Hydrocèle secondaire sur vaginalite due à une infection des organes intrascrotaux (épididymite. avec pédicule funiculaire étroit : dans lhydrocèle simple. . tuberculose épididymotesticulaire) . ce qui lui donne sa caractéristique . de consistance rénitente et elle est fluctuante .Elle est de volume variable.Ponction avec infiltration dun antiinflammatoire : parfois efficace. bien limitée vers le haut. .Ponction évacuatrice chez le nouveau-né ou le petit enfant : rarement efficace .Le Traitement chirurgical est le traitement de choix : .Signes dexamen suivant le type anatomique : . Il peut se former à plusieurs niveaux suivant le siège de loblitération . .La transillumination est positive : celle-ci est lexamen capital de toute tuméfaction scrotale. Résection de la vaginale . elle est contre-indiquée dans lhydrocèle communicante et en cas dassociation de lhydrocèle avec hernie inguinale. . Retournement de la vaginale . mais réductible en position allongée ou par pression de la masse : dans lhydrocèle communicante. Traitement . Cest ce caractère translucide qui distingue lhydrocèle de lhématocèle qui est opaque. Masse ovoïde.Elle est translucide.Tuméfaction des bourses recouverte dune peau normale . linfection est la cause la plus fréquente dans lhydrocèle de ladulte. . de la hernie non réductible et du cancer du testicule. 2) Une Hydrocèle communicante : qui est aussi la forme congénitale. Symptomatologie . Retournement de la vaginale + fermeture de lorifice en haut dans lhydrocèle communicante. : Le kyste du cordon nest autre quune hydrocèle dun segment enkysté de la portion funiculaire du canal péritonéovaginal. . cancer du testicule.

Pathogénie : deux mécanismes : 1. Varicocèle . consistance. etc. La présence éventuelle des varicocèles · - Examen de laboratoire : Spermogramme : le prélèvement de sperme doit se faire au laboratoire dans les conditions suivantes : . Infection testiculaire : orchite ourlienne surtout . INFERTILITE MASCULINE La stérilité masculine a été longtemps méconnue . Cause chirurgicale ou traumatique : ligature accidentelle du déférent ou section lors de la cure de hernie.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 58 K. parfois testicules petits et durs dans le syndrome de Klinefelter . . . Trouble nutritionnel : cirrhose ou carence vitaminique. tuberculose. Le liquide spermatique est obtenu par masturbation et doit être gardé à la température de ± 36 ou 37°C . La morphologie du sujet qui peut suggérer une affection glandulaire . volume. Soit anomalie de production et de maturation des spermatozoïdes : cest donc la stérilité dorigine sécrétoire. des maladies génitales. . soit anomalie de progression des spermatozoïdes dans la voie excrétrice : cest la stérilité dorigine excrétrice. Le sperme sera examiné dans les 2 heures après prélèvement . les déférents. etc. . souvent lhomme ne consulte quaprès que les examens gynécologiques aient éliminé la cause féminine . etc. dhydrocèle. Après ± 4 jours de continence . Cause infectieuse : toutes les infections des voies génitales : gonococcie. de corps épididymaire. · Examen physique étudie : . On la voit dans : Syndrome Klinefeltérien : atteinte du tube séminifère . kyste de la tête de lépididyme . Symptomatologie · Un couple sur dix est stérile . il est actuellement établi que 40% de stérilités sont masculines. à germes banaux. 2. Ectopie testiculaire . Cause congénitale : absence du déférent. Lappareil génito-urinaire : développement. . . trichomoniase. · Linterrogatoire recherche les antécédents des maladies infectieuses de lenfance (orchite ourlienne post-pubertaire surtout) . Les épididymes.

Etude du sexe chromatinien ou chromosomique à la recherche du syndrome klinefelterien qui est. · Secrétoire : ici le traitement est aléatoire. etc. - Traitement : dépend de lorigine : · Excrétoire : le traitement est chirurgical : en contournant lobstacle sil est accessible. les oligo-spermies : peu de spermatozoïdes . féminin. à fortes doses ils donnent dabord lazoospermie. Biopsie testiculaire : a son intérêt surtout en cas dazoospermie . mais avec un testicule normal : anastomose déférento-déférentiele. dans ce cas. les Azoospermies : absence totale des spermatozïdes . mobilité. Cure damaigrissement . du réflexogramme achilléen qui peut trouver lhypothyroïdie. les FSH sont très basses . il sagit de : (1) Hormonothérapie : . (3) Vitamines : Vitamines A .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 59 A létat normal : léjaculat est de 3 à 5cc et contient environ 100 millions de spermatozoïdes par ml . (4) Si varicocèle : les opérer. suivie deffet de rebond par augmentation des spermatozoïdes.Gonadotrophines humaines : qui agissent en augmentant le nombre des spermatozoïdes si les FSH sont abaissées. Etude du métabolisme de base. car la fonction exocrine du testicule est sous la dépendance de lhypophyse et surtout de folliculotrophine ou FSH. .) . en cas de stérilité testiculaire. sur ce nombre 70% doivent avoir une motilité satisfaisante et 70% doivent avoir une morphologie normale. En cas de stérilité dorigine hypophysaire. mais doit être tenté .Extraits thyroïdiens : si hypothyroïdie . . - . (2) Toniques pour améliorer létat général : Repos . Dosage des 17-cétostéroïdes urinaires : qui peut reconnaître lhypercorticisme. . les FSH sont très augmentées. On le trouve dans le commerce sous le nom de PREGNYL. anastomose épididymo-déférentiele. Mais le spermogramme seul ne peut affirmer linfertilité quen présence dazoospermie. ainsi on a : . responsable dinfécondité. responsable dinfécondité. vitamine E. Suppression des alcools . les asthéno-spermies : spermatozoïdes peu mobile et de faible longévité. il y a des anomalies quantitatives (nombre) et qualitatives (forme. En cas dinfertilité.Androgènes à petites doses : ils agissent en améliorant la mobilité des spermatozoïdes . elle distingue les azoospermies excrétoires (avec spermatogenèse normale) et azoospermie sécrétoire. . Dosage des gonadotrophines urinaires : sera fait.

La masse est hormono-dépendante : . micropolykystique. 6. pollakiurie . Elle peut. la masse saffaisse et se décolore après les règles. Elle est beaucoup plus rare que lendométriose génitale. mais lui fait souvent suite. de tissu ayant la structure histologique de lendomètre et subissant comme celui-ci les modifications cyclique propres à la menstruation. au sein de la paroi vésicale. hématurie dans 25% des cas . ENDOMETRIOSE VESICALE Définition : Cest l a prolifération ectopique.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 60 (5) Insémination avec le sperme du mari si oligospermie . PATHOLOGIE URINAIRE DE LA FEMME 1. 2. framboisée. ils apparaissent et disparaissent avec les règles . dysurie . · Dans les autres cas il faut Soit une castration physiothérapique . Signes cliniques 1. mictions impérieuses . 8. 3. Traitement : - · Chez la jeune femme avec tumeur peu développée : Traitement hormonal avec les Norstéroïdes à forte dose : 10 mg/jour pendant ± 6 mois. la cystoscopie faite en période menstruelle montre une masse de siège trigonal ou vésical inférieur.Elle se met en sommeil pendant la grossesse . - . ou insémination de la femme avec le sperme dautrui si azoospermie. 5. subir la transformation maligne. Douleurs hypogastriques . Evolution : 1. 7. saignant en nappe au contact de lendoscope . mais rarement. Soit une castration chirurgicale. 4.Elle régresse après la ménopause . tous ces signes ont un caractère cyclique . 2. .

- Forceps mal appliqués . 2. qui interessent souvent le col utérin . Elle est exceptionnelle. Une triade symptomatique suivante : a. Continence vésicale conservée . Hématuries cycliques contemporaine de la menstruation . b. 1. Le traitement est chirurgical par dédoublement et suture séparée de deux organes. Fistules Vésico-vaginales Etiologie : · Chirurgicale : complication de la grande chirurgie dexerèse des néoplasies · Obstétricale : le plus souvent par : utérines .Siège : trois sont à distinguer donnant trois types : 1. FISTULES VESICO-GENITALES Elles se présentent sous 2 formes : . c. Fistules hautes : sus trigonales . car le tonicité du muscle utérin est supérieure à celle du detrusor et soppose au passage des urines dans la cavité utérine. . Parfois il existe une incontinence permanente par passage des urines dans la cavité utérine. Anatomopathologie . 2. Déchirure due à la disproportion foeto-maternelle : surtout chez les primigestes très jeunes (12 à 15 ans).PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 61 2. . Clinique On note : 1.Soit des fistules vésico-vaginales. 2. Fistules Vésico-Utérines Elles sont rares et sont en général la complication des césariennes. Aménorrhée . Fistules moyennes : trigonales. qui peuvent aussi intéresser luretère latéralement .Soit les fistules vésico-utérines .

Elle se voit une fois sur 1000 autopsies. ses uretères descendent devant listhme. 2° Hypoplasie rénale Dysplasie rénale · · · Lhypoplasie rénale est la diminution congénitale de poids dun rein. Clinique Après lintervention chirurgicale ou après un accouchement laborieux. soit enflammés. 5. etc. Fuite permanente des urines par le vagin . doù incontinence. Aspect et dimension : sont variables : soit une fistule minime. instillation dune solution colorée comme le bleu de méthylène. Rétentissement psychique . soit une vaste perte de substances donnant laspect dun véritable cloaque vésico-vaginal.vaginales dont la gravité réside dans leur atteinte du sphincter . égale au moins au tiers du poids dun rein normal. Si le rein controlatéral est sain. car le rein atrophique est normal à la naissance et se rétracte secondairement : par ischémie. La dysplasie rénale associe lhypoplasie avec la présence dans ce rein des tissus normalement étrangers au rein comme les muscles striés. Lhypoplasie rénale diffère de latrophie rénale. LA voie excrétrice peut être absente. Traitement : il est toujours chirurgical. ANOMALIES CONGENITALES A. 3° Rein en fer à cheval Il résulte de la fusion de deux pôles inférieur pâr un isthme plus ou moins fibreux capable de contenir des calices. 3. Fistules basses : cervico-vaginales ou urétro. elle est incompatible avec la vie. UROLOGIE INFANTILE 1. Présence dune lésion locale dirritation : vulvo-inguino-crurale . ANOMALIES DU REIN 1° Agénésie rénale Définition : cest labsence totale. soit scléreux . 2. le cartilage. par inflammation.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 62 - 3. unilatérale dun rein. etc. précise le siège de petites fistules. on note : 1. Ses bassinets regardent en haut. 4. Si la lésion est bilatérale. il augmente de volume par compensation. Clinique . TV et spéculum confirment le diagnostic en montrant les caractères de la fistule et létat des tissus environnants : soit souples.

Lithiase et . . B. .Par UIV . doù : . .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 63 .Parfois obstruction à lécoulement des urines si malfaçon obstructive associée. Diagnostic .Artériographie rénale surtout pour apprécier la vascularisation rénale. parfois âge adulte . . . rarement existe une sténose vraie de lorifice urétéral.Hématurie . . Diagnostic repose sur : . . Troubles digestifs : diarrhée. .Elles représentent ± 40% des uropathies malformatives . ANOMALIES DE LURETERE 1° Anomalies obstructives de la jonction pyélo-urétérale Etiopathogénie .Signes dinfection .Parfois bilatéralité des cas : 10 à 15% Anatomopathologie · La distension pyélo-calicielle résulte de lanomalie de la jonction pyélo-urétérale .Ischémie par compression vasculaire Clinique · Trois signes principaux : . cette anomalie se traduit par le fait que limplantation de luretère dans le bassinet nest pas déclive et que les brides accolent luretère à la paroi pyélique.Souvent douleur positionnelle . Il faut citer : le rein polykystique.Surinfection .Douleurs lombaires . luretère et la vessie.Touche deux fois le garçon que la fille . Retard staturo-pondéral.LUIV : mise en évidence de la rétention avec distension pyélo-calicielle contrastant avec luretère normal en aval.Découverte chez lenfant souvent. · Plus tard cette anomalie retentit sur le rein.Parfois bien toléré . Chez lenfant de moins de six mois : Tuméfaction abdomino-lombaire . .La clinique . · Au palper bimanuel de la loge lombaire : présence de la tuméfaction lombaire. . . . vomissements . il existe de nombreuses autres anomalies pouvant intéresser le rein. A côté de ces anomalies citées. lectopie rénale. Cest cette implantation urétérale à la paroi pyélique et non dans la partie déclive du bassinet qui donne lhydronéphrose mécanique .

C. .La destruction rénale .Episodes infectieux avec épisodes daccalmies . ANOMALIES DE LURETRE ET DE LA VESSIE 1. surtout chez les enfants de moins de trois ans. suivie de réimplantation de luretère sain dans la partie déclive du bassinet . Les deux premiers signes sont dus surtout au fait que luretère véhicule mal lurine par labsence du péristaltisme vrai.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 64 Traitement Il est chirurgical : .Infection pouvant donner : .Néphrectomie si le rein est détruit et si le deuxième rein est sain. Lexstrophie vésicale est labsence de fermeture de la paroi antérieure de la vessie et de la paroi abdominale hypogastrique. .Hématuries. .Ma mort si la lésion est bilatérale par insuffisance rénale.Lambeaux pyéliques délargissement .Résection de la jonction pyélo-urétérale. Il existe deux grandes formes : . Traitement Il est chirurgical et souvent décevant : .Le Méga-Uretère total : avec un uretère large (méga) et allongé (dolicho) . . . . .Urétérostomie à la peau. 2° MEGA-URETERE CONGENITAL Définition : Cest la dilation apparemment primitive de luretère.Le Méga-Uretère pelvien : avec le segment urétéral près de la vessie qui est dilaté. Evolution et complications . EPISPADIAS ET EXSTROPHIE VESICALE - LEpispadias est louverture dorsale de lurètre à distance du sommet du gland.Crises douloureuses abdominales . suivie de la remise de la continuité après une longue attente. . Clinique . .Néphro-urétérectomie totale dans les formes unilatérales. .La lithiase urétérale : faite surtout de nombreux petits calculs .Traitement antibiotique indéfini dans les formes bilatérales.

La sténose congénitale de méat urétral. ceinture pelvienne). .La torsion de la verge sur son axe. . . Etiologie .et périnéal. . Traitement Il est chirurgical et est souvent décevant : . surtout fréquente dans la forme balano-prépuciale. dans les conditions normales. doù trouble de croissance de lorgane chez lenfant.Incurvation de la verge par une chorde fibreuse. une plaque muqueuse qui est la muqueuse vésicale et trigonale où débouchent les méats urétéraux et doù lurine sécoule en permanence. d) Plusieurs malformations péniennes sont associées : . muscle. La malfaçon se voit 1 fois sur 1000 naissances. au-dessous de lombilic bas situé.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 65 Ces deux malformations sont souvent associées : au-dessus de lépispadias complet. éléments qui.Dérivation des urines à la peau .Tentatives de reconstruction . .balano-prépucial : qui est la forme la plus fréquente . c) Lanomalie dimplantation a comme conséquences : . HYPOSPADIAS Définition : Cest louverture ventrale du méat urétral.Les deux anomalies résultent de lanomalie de la membrane cloacale qui gêne la fusion complète des éléments mésodermiques.scrotal . .Trouble de léjaculation. . inextensible . doù stérilité .Conséquences psychologiques . b) Les hypospadias se classent en : .balanique . . doù inconfort de la miction . 2. lenfant malformé présente à la vue.péno-scrotal . . lurètre et la paroi abdominale hypogastrique (peau.Elles touchent plus le garçon que la fille et se voient 1 fois sur 30 à 40.000 naissances. ferment en avant la vessie.pénien . difficulté dérection chez ladulte. . Ces conséquences se voient surtout si limplantation dépasse vers larrière le sillon balano-prépucial. . .Trouble de la direction du jet urinaire. etc. en arrière du sommet du gland. Anatomopathologie et clinique a) Le lieu anormal dabouchement urétral est la lésion principale .

sans incurvation pénienne. Il faut rappeler que le testicule est le reliquat de la partie distale des crêtes génitales situées en amont des orifices inguinaux profonds. La grande opération consiste à implanter le méat urétral le plus avant possible. fait que chez lenfant le testicule peut remonter très haut jusquau niveau de lorifice superficiel du canal inguinal. la non fermeture de ce canal donnera après la naissance la hernie inguino-scrotale. · Les autres cas sont à opérer : .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 66 - Labsence denroulement ventral du prépuce.Ectopie testiculaire . Après sa migration. qui ne recouvre que la face dorsale du gland. le testicule peut sarrêter en route dzans le trajet quil doit suivre normalement : cest la cryptorchidie. car il peut sagir dune fille.Si incurvation : excision de la chorde fibreuse. A distinguer : · Lhypospade balanique. le canal péritonéo-vaginal se ferme isolant la vaginale testiculaire de la cavité coelomique ou cavité abdominale . Dans tous les cas. Il peut migrer.La fréquence : 1 cas sur 500 naissances . Le testicule est un organe mobile et il est lié pour cette mobilité au crémaster . sans sténose méatique : abstention . Traitement Ne jamais circoncire lhypospade avant la plastie. se méfier des hypospades postérieurs avec ectopie testiculaire. seule une circoncision esthétique est à faire . Au cours de cette migration. cette grande mobilité qui se fait surtout chez lenfant et disparaît chez ladulte.Si sténose méatique : dabord la méatostomie . AUTRES PATHOLOGIES 1. Etiopathogénie et Anatomopathologie . mais suivre un trajet aberrant : cest lectopie testiculaire. et ne pas sacharner à les opérer. Ce testicule ainsi formé migre à travers le canal inguinal au 7ème mois de la vie utérine. . .Cryptorchidie. TESTICULE NON DESCENDU Le testicule non descendu peut se présenter sous forme de : . D.

car il est obligé de satrophier (gonade petite. une hernie inguinale est associée. ensuite abaisser et fixer le testicule dans le scrotum. La gravité de ce testicule non descendu et atrophié est la cancérisation. ce traitement donnerait un développement du testicule cryptorchide et son poids ne ferait descendre que le testicule anormalement mobile. . voire intraabdominal. . sil est de siège inguinal.Bas : autour de lorifice superficiel du canal inguinal quil peut franchir. Traitement chirurgical : consiste à libérer tout le cordon de ses attaches anormales. soit : · Traitement médical avant lâge de 5 à 10 ans : . on peut lexprimer à laide de lindex et du médius dune main. PHIMOSIS ET PARA-PHIMOSIS Définition . On distingue le testicule : . selon lâge. etc) . La cryptorchidie est bilatérale une fois sur quatre. Dans tous las cas le cordon est attiré au dehors par un tissu celluleux dense souspéritonéal.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 67 - Labsence du testicule dans la bourse est psychologiquement gênant . . · 2. on pourra : . Si le testicule nest pas visible. .Une hernie inguinale sera recherchée par la même exploration.Moyen : dans le canal inguinal avec franchissement impossible de cet orifice. Si le testicule ne peut être bien descendu. Le testicule non descendu est menacé de stérilité. sclérose péritubulaire.Soit le fixer la première fois le plus bas possible si cest avant la puberté. Lintervention se fait entre 5 et 10 ans. se voit comme une masse sensible à la palpation. Dans un cas sur deux. ou se servir de deux mains combinées. de volume dun testicule normal ou très petit sil est atrophié. et réintervenir pour encore mieux le descendre 2 à 3 ans après. Clinique .Celle-ci est dominée par le fait que le testicule nest pas descendu dans la bourse . souvent irréductible dans la cavité abdominale. Lanorchidie obligera toujours à ouvrir la cavité abdominale pour sassurer de labsence des organes génitaux féminins profonds.Après la puberté : procéder à lablation de ce testicule qui risque de se cancériser. certains auteurs vont jusquà 12 ans.Haut : à lorifice profond du canal inguinal.Gonadotrophines chorioniques : Pour les partisans. . confondu avec la cryptorchidie. Traitement Il est controversé . de consistance ferme.Ce testicule.

muscle lisse ou strié comme les rhabdomyosarcomes.dème des prépuces au-delà de ce sillon détranglement .Présence dun gonflement per-mictionnel de la poche préputiale . Clinique : . . . SPINA BIFIDA Ces anomalies congénitales vertébro-médullaires dont la plus fréquente est la spina bifida donnent comme : Clinique · la paralysie des membres inférieurs .dème du gland. . Traitement : circoncision Le Paraphimosis est une rétraction des prépuces en arrière du sillon balano-préputial après un décalottage prolongé. os). .Sillon détranglement . . VESSIE NEUROGENE PAR ANOMALIES CONGENITALES VERTEBRO-MEDULLAIRES . Traitement : . cartilage. .Parfois présence des calculs sous-préputiaux. doù limpossibilité de décalottage.Depuis la naissance. etc). . Clinique : . . les urines sortent dune façon filiforme .Egouttement post-mictionnel prolongé . tubes primitifs. 4. NEPHROBLASTOMES Le Néphroblastome ou tumeur de WILMS provient dun tissu embryonnaire indifférencié évoluant en partie comme un mésenchyme (tissu conjonctif.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 68 Le Phimosis est la sténose primitive de lorifice préputial. en partie comme le blastème rénal (glomérule.Tentative de réduction si les phénomènes sont récents : par compression manuelle du gland aidé de lapplication locale de lhyaluronidase.Phimosis préexistant . TUMEURS EMBRYONNAIRES A. 3.Section libératrice de prépuces suivis de circoncision immédiate ou retardée de façon à lever les phénomènes oedémateux et inflammatoires pour les cas vus tard.

de façon à la cueillir entièrement et éviter ainsi toute dissémination.Parfois métastase révélatrice.Dosage de lAcide Vanyl-Mandélique urinaire qui reste à un taux normal . Une seule palpation suffit.Rx thorax montre : une opacité de la tumeur qui peut contenir par endroit des calcifications et qui refoulent les gaz intestinaux .9/10 il sagit de lenfant de moins de 5 ans .La torsion est soit supra-vaginale ou intra-vaginale . des zones de nécrose et des zones hémorragiques . . vient la phase de développement explosive qui laisse pendant encore longtemps la tumeur encapsulée . car les palpations itératives seront évitées de peur de manipuler le tissu tumoral et de disséminer les métastases. . déjettement loin vers le haut ou vers le bas dun seul calice opacifié. .La bilatéralité est possible. 2. avant que la capsule ne soit cutanée. . 3 ou plusieurs tours . . Anatomopathologie : . Anatomopathologie . . souvent par métastase précoce dun rein à lautre.Souvent tumeur palpable dans la région lombaire. La découverte de cette tumeur déjà énorme intervient souvent très tard et doit seule imposer le diagnostic de Wilms. . soit avant lâge de deux ans. Clinique : .Par la clinique . Diagnostic . parsemée des zones fibreuses denses. .PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 69 Etiopathogénie : . . Sil secrète : déformation du système pyélo-caliciel. .Hypertension artérielle .Anémie . .Douleur abdominale .La laparotomie exploratrice en cas de doute confirme le diagnostic. avant toute métastase.Altération de létat général . blanchâtre.Sa dissémination est surtout vasculaire. . . soit quil ne secrète pas.Après une phase de quiescence ± longue. le contraire dans les sympathoblastomes qui sont plus fréquents que les néphroblastomes .UIV montre soit que le rein secrète. . à contact lombaire .La tumeur est habituelle molle.Tumeur très fréquente : 1/6 des tumeurs de lenfant . Lidéal est que cette découverte se fasse quand la tumeur est petite. déformé. TORSION DU CORDON SPERMATIQUE La torsion du cordon spermatique qui se définit par elle-même est une grande urgence chirurgicale.Celle-ci peut se faire à 1. Sil est muet : diagnostic difficile avec le gros rein de nature diverse. .

de pyurie et des troubles mictionnels . Elle ne pourra intervenir que plus tard pour enlever le testicule atrophié qui risque de se cancériser. .La bourse au début est tout à fait libre et on y note avec lévolution : . Mais dans limmédiat.Douleur à début brutal. chez un patient sans aucun antécédent urologique connu .294g . .153G .CaCl2 : 0. · Injecter en ¼ dheure 2 litres dune solution hypertonique comprenant plusieurs mélanges dont la plus utilisée comprend : .Au-dessus on sent les éléments du cordon douloureux et infiltrés . suivie de la fixation du testicule aux enveloppes scrotales. Evolution : 1) Atrophie testiculaire .La présence de ces signes impose sans attendre lintervention chirurgicale. b) Torsion vue tard : Lintervention est inutile dans limmédiat. intrascrotale. Mieux vaut ouvrir pour rien par erreur de diagnostic que de laisser évoluer une torsion testiculaire. Il faut rappeler que tout syndrome abdominal aigu peut être dû à une torsion dun testicule cryptorchidique : la vacuité unilatérale du testicule dans le scrotum facilite le diagnostic. 2) Cancérisation du testicule atrophié .Absence de fièvre.NaCl : 5.Lactate de sodium anhydre : 4. . 3) Stérilité si torsion double. des anti-inflammatoires éventuellement dont le rôle est controversé et on prescrira un suspensoir.Mg Cl2 héxahydraté : 0. Cette dernière aboutit à latrophie testiculaire et plus tard au risque de dégénérescence maligne.Tuméfaction après quelques heures du testicule .88g .65g .Lempreinte qui est un signe typique si elle existe et qui est due à létirement du ligament suspenseur des testicules . . DIALYSE PERITONEALE Technique : · Introduire un trocart spécial dans le péritoine . car laisser évoluer en cas de doute est une faute grave qui se solde par la perte dun testicule sil sagit dune torsion. on donnera des calmants de la douleur.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 70 - Rapidement le testicule dévitalisé subit la nécrose. Clinique : . DIALYSE PERITONEALE ET REIN ARTIFICIEL I. Traitement : a) Torsion vue tôt : intervention durgence et détorsion du cordon à vue. Les tentatives de détorsion chirurgicales sont des manuvres à supprimer de pratiques urologiques. .

de lactate de potassium. Selon les résultats obtenus. des convulsion. La technique permet de retirer beaucoup durée. · Puis enfin. lurémie peut passer de 5g/l à moins de 1g/l. Le dispositif moderne comme le rein artificiel français monté par RICHET en 1955. on soustrait ± 150g durée ou plus . Le débit de sang dans lappareil est de 150 à 300cc/minute. demploi facile. T. avec changement de bains toutes les heures ou toutes les deux heures. Epuré par son passage dans lappareil. Elle est contre-indiquée en cas de : . le sang est renvoyé par une deuxième pompe dans une veine du pli du coude. Toutes les parties de lappareil en contact avec le sang sont en matière plastique pour éviter la coagulation. 50 à 100mg de tétracycline. REIN ARTIFICIEL La dialyse est éclipsée par le rein artificiel qui est plus maniable. II. Elle doit se faire sous contrôle médical : pouls. plusieurs autres modèles ont été réalisés. 24ème heure.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 71 - Glucose : 15g Eau distillée q. + 20mg dhéparine. Les premiers essais remontent à 1914 par ABEL et ROWNTREE . il est sans inconvénient.Contrôle humoral : dosage des électrolytes sanguins au début à la 16ème heure.A. Les séances de dialyse durent de 4 à 6 heures. accidents dOAP. Dans ce laps de temps. . mais cest vers 1944 quun médecin Hollandais KOFF. a réalisé le premier rein artificiel.Le sang est prélevé dans la veine fémorale ou veine cave par un cathéter et est propulsé par une pompe vers un tuyau de cellophane enroulé autour dun grand cylindre métallique qui baigne dans une solution de dialyse.Affection abdominale pouvant favoriser la péritonite et des adhérences gênant la ponction abdominale et la diffusion de la solution. Mais ces appareils avaient plusieurs inconvénients : maniement difficile. la technique peut être renouvelée plusieurs fois par jour. toutes les heures. Le patient doit recevoir de petites doses dhéparine pour prévenir les caillots. · On laisse le liquide dans le péritoine pendant 2 heures . sauf en cas dhyperkaliémie . . . Par la suite.Contrôler les quantités de liquides entrées et sorties. 36ème heure. on recommence comme avant. Principe du rein artificiel : . · Puis évaluer le liquide grâce au trocart laissé en place au niveau de la paroi abdominale . Au moment de linjection par ponction abdominale. on ajoute dans les 2 litres 8méq. sinon risque ddème aigu du poumon par résorption cette solution hyperconcentrée.s pour 1litre Amener le pH à 5.6grâce à lacide lactique Ces solutions sont déjà préparées en général.

le calcium.Obstruction urinaire par sténose de lanastomose . Accidents de rejet : elles peuvent apparaître malgré une thérapeutique immunosuppressive bien conduite faite de : corticoïdes. b. Ce sont : labsence ou limperfection au niveau de lanastomose.Accident tardifs. etc. tous les éléments du déséquilibre électrolytique de linsuffisance rénale aigue se corrigent : lhyperkaliémie. Complications chirurgicales - 1. le magnésium. Ce sont : . doù protéinurie. . 2) Dordre immunologique. agranulocytose .Syndrome de Cushing par corticoïdes prolongés et à doses massives. ou dues à la thérapeutique immuno-suppressive qui veut limiter les accidents dintolérance.Accidents aigus. le chlore et la réserve alcaline.Hématurie . qui se voient après des mois ou années . Le patient est rapidement amélioré : les signes durémie disparaissent.Fistules urinaires précoces. . doù : .Action sur le système hématopoïétique : leucopénie.PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 72 De même. ce sont : des rejets partiels du rein transplanté . précoces. Ce sont aussi une insuffisance rénale progressive avec destruction progressive du rein. a.Anurie brutale · Scintigraphie : absence de fixation rénale b. III. lobnubilation disparaît. Vasculaires : dues à loblitération vasculaire artérielle ou veineuse. pouvant tuer le rein par nécrose hémorragique rapide . lappétit revient. . doù infection et hémorragies . augmentation du volume du rein transplanté. doù compromission de la survie du transplant. Les complications médicales : dues à lintolérance vis-à-vis du rein greffé. chroniques. Les complications du rein transplanté sont : Les complications chirurgicales : liées à la technique opératoire . . le plus important : il faut une bonne tolérance du receveur à légard du rein greffé. Urologiques : sont plus tardives. Complications médicales a. Accidents de la thérapeutique immuno-suppressive : ce sont : . 2. survenue immédiatement ou précocement après la transplantation : 1°) Thromboses aiguës entraînant linfarctus rénal massif. sérum anti-lymphocytaire et malgré la tolérance de lorganisme receveur à légard du rein transplanté. · Sa clinique : . REIN TRANSPLANTE La réussite de la transplantation rénale dépend de deux choses : 1) Dordre chirurgical : il faut une bonne technique opératoire dans le domaine urologique et vasculaire. les sulfates et les phosphates.

PROFESSEUR DOCTEUR TSHILOMBO COURS DUROLOGIE 73 .

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