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LESANNONCES DELASEINE

Jeudi 2 septembre 2010 - Numéro 44 - 1,15 Euro - 91 e année

Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35
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JURISPRUDENCE

Procès équitable et motivation des arrêts de cour dassises par Claude Mathon

2

AGENDA

6

VIE DU CHIFFRE

Cour des comptes - Rapport sur les comptes et la gestion des services de la présidence de la République

7

INSTALLATIONS

Cour d’appel de Paris 30 août 2010

9

Cour d’appel de Versailles 31 août 2010

10

Tribunal de Grande Instance de Versailles 2 septembre 2010 .10

CHRONIQUE

La réforme du divorce par consentement mutuel

Le rôle du juge réduit comme peau de chagrin

par Elizabeth Menesguen

11

ANNONCES LEGALES

12

ADJUDICATIONS

22

DIRECT

Réunion des procureurs généraux et procureurs franciliens.23 Prévention de la délinquance des mineurs

Mission du Président de la République confiée à Jean-Marie Bockel

24

SUPPLÉMENT

Droit de la consommation

Sommaires commentés en droit de la consommation rédigés par les étudiants du Master II Droit privé des contrats, de l’Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines sous la direction de Vincent Vigneau, professeur associé

Procès équitable

et motivation des arrêts

de Cour d’assises

L a Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) devrait rendre très prochainement son arrêt dans l'affaire Taxquet c/ Belgique suite à

l'audience de la Grand'chambre qui s'est tenue le 21 octobre 2009 sur recours de ce pays. En juin dernier, Madame le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Libertés, Michèle Alliot-Marie a fait part de son inten- tion de modifier le fonctionnement et la com- position des Cours d'assises dans le cadre plus général de la réforme de la procédure pénale. Cette réforme, si elle a lieu, ne pourra pas faire

l'impasse sur la motivation des arrêts rendus par les Cours d'assises. Sous réserve de l'arrêt qui sera bientôt rendu par la CEDH, la motivation des arrêts de Cour d’assises devra nécessairement être abordée. L'arrêt rendu par la chambre criminelle de la Cour de cassation le 14 octobre 2009 et les conclusions de l'avocat général Claude Mathon livrent une parfaite analyse de ce problème juridique, nous les publions ci- après.

Jean-René Tancrède

JOURNAL OFFICIEL D’ANNONCES LÉGALES - INFORMATIONS GÉNÉRALES, JUDICIAIRES ET TECHNIQUES

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des affaires juridiques, Groupe Essilor International 2009 Publicité : Légale et judiciaire : Didier

2009

des affaires juridiques, Groupe Essilor International 2009 Publicité : Légale et judiciaire : Didier Chotard

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Légale et judiciaire :

Didier Chotard

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Le journal “Les Annonces de la Seine” a été désigné comme publicateur officiel pour la période du 1 er janvier au 31 décembre 2010, par arrêtés de Messieurs les Préfets :

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35

avec suppléments culturels

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Surfaces consacrées aux titres, sous-titres, filets, paragraphes, alinéas

Titres : chacune des lignes constituant le titre principal de l’annonce sera composée en capitales (ou majuscules grasses) ; elle sera l’équivalent de deux lignes de corps 6 points Didot, soit arrondi à 4,5 mm. Les blancs d’interlignes séparant les lignes de titres n’excéderont pas l’équivalent d’une ligne de corps 6 points Didot, soit 2,256 mm. Sous-titres : chacune des lignes constituant le sous-titre de l’annonce sera composée en bas-de-casse (minuscules grasses) ; elle sera l’équivalent d’une ligne de corps 9 points Didot soit arrondi à 3,40 mm. Les blancs d’interlignes séparant les différentes lignes du sous-titre seront équivalents à 4 points soit 1,50 mm. Filets : chaque annonce est séparée de la précédente et de la suivante par un filet 1/4 gras. L’espace blanc compris entre le filet et le début de l’annonce sera l’équivalent d’une ligne de corps 6 points Didot soit 2,256 mm. Le même principe régira le blanc situé entre la dernière ligne de l’annonce et le filet séparatif. L’ensemble du sous-titre est séparé du titre et du corps de l’annonce par des filets maigres centrés. Le blanc placé avant et après le filet sera égal à une ligne de corps 6 points Didot, soit 2,256 mm. Paragraphes et Alinéas : le blanc séparatif nécessaire afin de marquer le début d’un paragraphe où d’un alinéa sera l’équivalent d’une ligne de corps 6 points Didot, soit 2,256 mm. Ces définitions typographiques ont été calculées pour une composition effectuée en corps 6 points Didot. Dans l’éventualité où l’éditeur retiendrait un corps supérieur, il conviendrait de respecter le rapport entre les blancs et le corps choisi.

de respecter le rapport entre les blancs et le corps choisi. Jurisprudence Claude Mathon Photo ©

Jurisprudence

Claude Mathon Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35
Claude
Mathon
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Procès équitable et motivation des arrêts de cour d’assises

Avis de l’avocat général Claude Mathon (1)

Cour de cassation - chambre criminelle, formation plénière - 14 octobre 2009 pourvoi n° R088-64-80

Sur le premier moyen

I l ne résulte d’aucune mention du procès- verbal des débats ni d’aucune conclusion que l’accusée, qui était pourtant assistée d’un avocat, a invoqué devant la cour d’as-

sises une violation de l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme résultant, selon elle, du défaut de tra- duction de la décision de renvoi lors de sa signification comme de sa lecture. Conformément à la jurisprudence bien établie de la chambre, le moyen ne saurait être accueilli. Avis de rejet

Sur le deuxième moyen

Dans un mémoire complémentaire, l’accusée se réfère à l’arrêt rendu le 13 janvier 2009 par la

Cour européenne des droits de l’homme dans une affaire Taxquet c. Belgique selon lequel “ne répond pas aux exigences de motivation du procès équitable, la formulation des questions posées au jury, vague et abstraite, qui ne permet pas à l’accusé de connaître les motifs pour les- quels il est répondu positivement ou négative- ment à celles-ci ; qu’en condamnant Madame V. du chef d’homicide volontaire avec cette cir- constance que ce meurtre avait eu pour objet soit de préparer ou de faciliter le délit de vol, en l’absence de considérations de fait lui permet- tant de comprendre les raisons concrètes pour lesquelles il a été répondu positivement ou

négativement à chacune des questions posées à

la cour et au jury, la cour d’assises a méconnu le sens et la portée des dispositions convention- nelles en privant l’exposante du droit à un pro- cès équitable”.

Il convient d’observer que l’arrêt auquel il est

fait référence n’est pas définitif puisque l’affaire

a été renvoyée devant la grande chambre de la

Cour européenne des droits de l’homme à la demande du Gouvernement belge. Elle sera examinée à l’audience du 21 octobre prochain. La France a été autorisée à intervenir et à faire valoir ses observations en application de l’arti- cle 36 de la Convention. En tout état de cause, cette décision, si elle concerne la motivation des arrêts rendus par une cour d’assises belge, n’est pas nécessaire- ment et automatiquement applicable à une juridiction française du même type.

Les différences entre les procédures criminelles belge et française :

En effet, les procédures devant les cours d’as- sises belges et françaises, fondées sur un jury populaire qui, selon son intime conviction, répond à des questions, ne sont qu’apparem- ment semblables :

- en France, une procédure d’appel existe ;

- le rôle des magistrats professionnels y est

beaucoup plus important, pour ne pas dire constant, alors qu’en Belgique, les jurés délibè- rent seuls. Toutefois, si les magistrats profes- sionnels sont unanimement convaincus que les jurés, tout en observant les formes, se sont trompés au fond, la cour déclarera qu'il est sur- sis au jugement, et renverra l'affaire à la session suivante, pour être soumise à un nouveau jury

(articles 341 et suivants du Code d’instruction criminelle belge). Au-delà de la Belgique, en Allemagne et en Italie, où les citoyens et les magistrats profes- sionnels délibèrent ensemble, les décisions doivent être motivées mais elles le sont géné- ralement par les seuls magistrats profession- nels. En Italie, l'obligation de motiver les déci- sions judiciaires est même inscrite dans la Constitution. De même, la loi espagnole pré- voit la motivation des décisions du jury. Le verdict des jurés doit contenir un paragraphe dans lequel ils justifient les raisons pour les- quelles ils ont approuvé ou désapprouvé les faits qui leur étaient soumis. En revanche, en

Angleterre et au Pays de Galles et aux Etats- Unis, la décision sur les faits, prise par le jury, n'a pas à être motivée, la culpabilité devant être établie selon les pays, "au-delà de tout doute raisonnable" ou d'après "l'intime convic- tion". En revanche, la décision sur la peine, prise par les juges, doit l'être.

Il doit être observé qu’au moment où la procé-

dure pénale française s’inspire de plus en plus du droit anglo-saxon, c’est dans les pays régis par ce droit que les décisions rendues par le jury ne sont pas motivées

L’analyse de l’arrêt rendu par la Cour européenne des droits de l’homme :

Par arrêt de la cour d’assises de Liège en date du 7 janvier 2004, Richard Taxquet a été condamné, malgré ses dénégations, à la peine de vingt ans d’emprisonnement pour l’assassi- nat en 1991 d’un ministre d’Etat et la tentative d’assassinat de sa compagne. Il était poursuivi en compagnie de sept autres accusés, notam-

ment semble-t-il sur la base d’une dénoncia- tion anonyme, cette dernière circonstance

étant de nature à donner un éclairage particu- lier à cette affaire. Dans son arrêt, la Cour européenne des droits de l’homme rappelle que (extraits) :

40. Selon sa jurisprudence constante, les déci-

sions judiciaires doivent indiquer de manière suffisante les motifs sur lesquels elles se fondent. L'étendue de ce devoir peut varier selon la nature de la décision et doit s'analyser à la lumière des circonstances de chaque espèce. Si l'article 6 § 1 oblige les tribunaux à motiver leurs décisions, cette obligation ne peut se com- prendre comme exigeant une réponse détaillée à chaque argument”.

41. L'exigence de motivation doit aussi s'accom-

moder de particularités de la procédure, notamment devant les cours d'assises où les

jurés ne doivent pas motiver leur intime convic- tion. 42. La Cour rappelle que dans les affaires

la

Commission et la Cour ont considéré que "si le jury n'a pu répondre par "oui" ou par "non" à chacune des questions posées par le président,

ces questions formaient une trame sur laquelle s'est fondée sa décision", que "la précision de ces questions permet de compenser adéquatement l'absence de motivation des réponses du jury".

43. Dans sa jurisprudence, la Cour ne cesse

d'affirmer que la motivation des décisions de justice est étroitement liée aux préoccupations du procès équitable car elle permet de préserver les droits de la défense. La motivation est indis- pensable à la qualité même de la justice et constitue un rempart contre l'arbitraire. Ainsi,

certains Etats, à l'instar de la France, ont insti- tué un double degré de juridiction pour les pro- cès en assises ainsi que la mise en forme des rai- sons dans les décisions des juridictions d'as- sises Il doit être souligné que cette dernière affir- mation comporte une inexactitude dans l’ana- lyse que la Cour fait de la loi n°2000-516 du 15 juin 2000 renforçant la protection de la pré- somption d'innocence et les droits des vic- times. La Cour note au point 47 "que des questions identiques ont été posées au jury pour les huit inculpés, sans que celles-ci soient individuali-

en l'espèce, la for-

mulation des questions posées au jury était telle que le requérant était fondé à se plaindre qu'il ignorait les motifs pour lesquels il avait été répondu positivement à chacune de celles-ci, alors qu'il niait toute implication personnelle dans les faits reprochés. La Cour estime que ces réponses laconiques à des questions formulées de manière vague et générale ont pu donner au requérant l'impression d'une justice arbitraire et peu transparente. Sans au moins un résumé des principales raisons pour lesquelles la cour d'assises s'est déclarée convaincue de la culpabi- lité du requérant, celui-ci n'était pas à même de comprendre - et donc d'accepter - la décision de la juridiction. Cela revêt toute son importance en raison du fait que le jury ne tranche pas sur la base du dossier mais sur la base de ce qu'il a entendu à l'audience. Il est donc important, dans un souci d'expliquer le verdict à l'accusé mais aussi à l'opinion publique, au " peuple ", au nom duquel la déci- sion est rendue, de mettre en avant les considé-

sées" et ajoute au point 48

Zarouali c. Belgique et Papon c. France

,

rations qui ont convaincu le jury de la culpabi-

lité ou de l'innocence de l'accusé et d'indiquer les raisons concrètes pour lesquelles il a été répondu positivement ou négativement à cha- cune des questions. Elle en conclut au point 49 que "dans ces conditions, la Cour de cassation n'a pas été en mesure d'exercer efficacement son contrôle et de déceler, par exemple, une insuffisance ou une contradiction des motifs". Les termes de cette décision ne sont pas sans rappeler ceux de l’arrêt rendu par la Cour européenne des droits de l’homme le 15 novembre 2001 dans l’affaire Papon c. France, le grief d’insuffisance de motivation ayant également été soulevé par le requérant. Elle relevait en outre "qu’en droit français, le ministère public et l’accusé peuvent contester les questions libellées et posées aux jurés par le président de la cour d’assises et demander d’en poser d’autres sachant que, en cas de contesta- tion, la cour d’assises statue par un arrêt [,qui

lui,] est motivé"

"La précision de ces questions

permet de compenser adéquatement l’absence de motivation des réponses du jury" (2) .

Jurisprudence

Les principes auxquels il est fait référence

Sous l’Ancien Régime, les décisions de Justice n’étaient pas motivées. La motivation a été imposée par la loi des 16 et 24 août 1790 (arti- cle 15 - titre V : le jugement doit comporter “les motifs qui ont déterminé le juge”). Si au début, la motivation permettait de véri- fier que le juge avait appliqué les textes, elle est devenue un outil pour imposer sa légitimité et permettre le développement de la source de droit que constitue la jurisprudence. Garantie contre l’arbitraire du juge, elle est un outil qui lui permet de faire la preuve de son impartia- lité et de son indépendance. La motivation des décisions de Justice appa- raît bien, au-delà des textes, comme un prin- cipe fondamental, aussi bien pour le juge qui s’oblige à une rigueur intellectuelle tant dans l’examen des faits que dans l’analyse juri- dique, que pour le justiciable qui a le droit de connaître les motifs de la décision qui le concerne et de vérifier que sa cause a été entendue équitablement, dans le respect des droits de la défense et du principe du contra- dictoire.

REPÈRES

Cour de cassation Chambre criminelle - Arrêt n° 5345 du 14 octobre 2009 (08-86.480)

La Cour, Vu les mémoires ampliatif et additionnel produits ; Sur le premier moyen de

une violation de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme résultant selon elle du défaut de traduction de l'arrêt de

négativement à chacune des questions posées à la cour et au jury, la cour d’assises a méconnu le sens et la portée des dispositions

cassation, pris de la violation des articles 6 § 1 et 6 § 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, 272, 276, 591 et 593 du Code de procédure pénale ; "en ce qu'il ne résulte d'aucune mention du procès-verbal que l'arrêt de renvoi ait jamais été traduit à l'accusé dans une langue qu'il comprenait ; “alors que l'accusée ne parle pas suffisamment la langue française et a été assistée d'un interprète pendant les débats, l'arrêt de renvoi n'a fait l'objet d'aucune traduction complète dans une langue qu'elle comprend ni au moment de sa

renvoi lors de sa signification ou de sa lecture devant la cour d'assises ; Qu'ainsi le moyen n'est pas recevable ; Sur le second moyen de cassation, pris de la violation des articles 6 § 1 de la Convention européenne des droits de l’homme, 591 et 593 du Code de procédure pénale ; “en ce que, pour déclarer D coupable du crime d’homicide volontaire avec cette circonstance que ce meurtre avait eu pour objet soit de préparer ou de faciliter le délit de vol, la cour d’assises s’est bornée à apposer la mention « oui à

X

conventionnelles en privant la demanderesse du droit à un procès équitable” ; Attendu que sont reprises dans l'arrêt de condamnation les réponses qu'en leur intime conviction, magistrats et jurés composant la cour d'assises d'appel, statuant dans la continuité des débats, à vote secret et à la majorité qualifiée des deux tiers, ont donné aux questions sur la culpabilité, les unes, principales, posées conformément au dispositif de la décision de renvoi, les autres, subsidiaires, soumises à la discussion des parties ;

notification ni au moment de sa

la

majorité de dix voix au moins »

Attendu qu'en cet état, et dès lors

lecture au début des débats ; qu'une telle traduction, substantielle aux droits de la défense, doit impérativement avoir lieu, et que mention expresse doit en être faite dans la procédure, à défaut de quoi la Cour de cassation ne peut exercer son contrôle et la

aux deux questions qui lui étaient posées ; “alors qu’il résulte de la jurisprudence conventionnelle (Taxquet c/Belgique, CEDH 13 janvier 2009, Requête n° 926/05) que ne répond pas aux exigences de motivation du procès équitable la

qu'ont été assurés l'information préalable sur les charges fondant la mise en accusation, le libre exercice des droits de la défense ainsi que le caractère public et contradictoire des débats, l'arrêt satisfait aux exigences légales et conventionnelles invoquées ;

formalité doit être réputée n'avoir pas été effectuée ; que la mention du procès-verbal des débats, selon laquelle l'interprète désigné au cours de ceux-ci a prêté son concours chaque fois que cela était

formulation des questions posées au jury, vague et abstraite, qui ne permet pas à l’accusé de connaître les motifs pour lesquels il est répondu positivement ou négativement à celles-ci ; qu’en

D'où il suit que le moyen ne saurait être accueilli ; Et attendu que la procédure est régulière et que la peine a été légalement appliquée aux faits déclarés constants par la cour et le

nécessaire, ne peut suppléer

condamnant D

X

du chef

jury ;

l'absence de toute traduction complète de l'arrêt de renvoi ; Attendu qu'il ne résulte d'aucune

d'homicide volontaire avec cette circonstance que ce meurtre avait eu pour objet soit de préparer ou de

Rejette le pourvoi ;

mention du procès-verbal des débats ni d'aucunes conclusions que l'accusée, assistée d'un interprète durant l'audience, ait

faciliter le délit de vol, en l’absence de considérations de fait lui permettant de comprendre les raisons concrètes pour lesquelles il

Président : M. Pelletier Rapporteur : M. Corneloup, conseiller rapporteur Avocat général : M. Mathon

invoqué devant la cour d'assises

a

été répondu positivement ou

 

Avocat(s) : Me Spinosi

Les Annonces de la Seine - jeudi 2 septembre 2010 - numéro 44

répondu positivement ou   Avocat(s) : Me Spinosi Les Annonces de la Seine - jeudi 2

3

Jurisprudence 1 - Curieusement, la Convention européenne des droits de l’homme ne comporte aucune disposition

Jurisprudence

1 - Curieusement, la Convention européenne des droits de l’homme ne comporte aucune disposition imposant au juge de motiver sa décision

Cette obligation, érigée en principe par la Cour, est donc une construction jurispruden- tielle qui se fonde sur l’article 6, § 1 de la convention aux termes duquel, "Toute per- sonne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera, soit des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil, soit du bien-fondé de toute accu- sation en matière pénale dirigée contre elle. Le jugement doit être rendu publiquement, mais

l’accès de la salle d’audience peut être interdit à

la presse et au public pendant la totalité ou une

partie du procès dans l’intérêt de la moralité, de

l’ordre public ou de la sécurité nationale dans une société démocratique, lorsque les intérêts des mineurs ou la protection de la vie privée des parties au procès l’exigent, ou dans la mesure jugée strictement nécessaire par le tribunal, lorsque dans des circonstances spéciales la publicité serait de nature à porter atteinte aux intérêts de la justice". Cela résulte à l’évidence de l’arrêt Taxquet auquel se réfère le moyen puisque la Cour affirme que la décision de la cour d’assises qui lui est déférée "ne répond pas aux exigences de motivation du procès équitable".

2 - Il en va différemment en France où la motivation des décisions rendues en matière pénale est clairement prévue

En effet, aux termes de l’article 485 du Code de procédure pénale, "Tout jugement doit contenir des motifs et un dispositif. Les motifs constituent la base de la décision. Le dispositif énonce les infractions dont les per- sonnes citées sont déclarées coupables ou res- ponsables ainsi que la peine, les textes de loi appliqués, et les condamnations civiles. Il est donné lecture du jugement par le président ou par l'un des juges ; cette lecture peut être limitée au dispositif. Dans le cas prévu par l'alinéa pre- mier de l'article 398, elle peut être faite même en l'absence des autres magistrats du siège". Toutefois, ce principe est édicté dans le livre II du Code de procédure pénale relatif aux juri-

dictions de jugement et plus particulièrement dans le titre II relatif au jugement des délits. S’il est repris dans le titre III, à l’article 543, s’agis- sant du jugement des contraventions, en aucun cas, il n’y est fait référence dans le titre I qui traite de la cour d’assises. Cependant, l’article 593, alinéa 1, du même code, relatif aux ouvertures à cassation prévoit que "Les arrêts de la chambre de l'instruction, ainsi que les arrêts et jugements en dernier res- sort sont déclarés nuls s'ils ne contiennent pas des motifs ou si leurs motifs sont insuffisants et ne permettent pas à la Cour de cassation d'exercer son contrôle et de reconnaître si la loi

a été respectée dans le dispositif".

Il apparaît dès lors que les arrêts des cours

d’assises doivent se soumettre à ce principe de motivation des décisions de justice. Compte tenu des dispositions des articles 231 et sui- vants du Code de procédure pénale relatifs à la cour d’assises, c’est à travers les questions

auxquelles la cour et le jury ont eu à répondre que la Cour de cassation peut exercer son contrôle. En effet, aux termes de l’article 349, "Chaque question principale est posée ainsi qu'il suit : "L'accusé est-il coupable d'avoir com- mis tel fait ?" Une question est posée sur chaque fait spécifié dans le dispositif de la décision de mise en accu- sation. Chaque circonstance aggravante fait l'objet d'une question distincte.

Il en est de même, lorsqu'elle est invoquée, de

chaque cause légale d'exemption ou de diminu- tion de la peine". C’est donc sur le dispositif de la décision de mise en accusation que doivent se fonder les questions afin de "purger l’accusation", l’en-

semble des réponses par "oui" ou par "non" constituant la déclaration de la cour et du jury, étant précisé que les questions de droit sont exclues. Par ailleurs, des questions résultant des débats mais se situant strictement dans le cadre de l’accusation peuvent également être posées. Cette exception à la règle ci-dessus exposée est justifiée par le principe de l'oralité des débats. "C'est un principe fondamental, déclare

la Cour de cassation, que la cour d'assises doit

juger l'accusation telle que le débat la fait appa-

raître, et non telle que la procédure écrite l'avait établie" (Cass. crim., 12 mai 1970 : Bull. crim. 1970, n°158 ; D. 1970, p. 515, rapp. F. Chapar). Il convient également de rappeler que les questions doivent être simples, ce que la chambre criminelle contrôle en prohibant les questions complexes ou alternatives, sauf en cas de réponse négative à ladite question. Dans de nombreux arrêts, elle a précisé "il n'y

a de complexité prohibée qu'autant que la

même question contient plusieurs faits ou cir-

à ce qui est allégué au moyen, l'arrêt pénal

n'avait pas à être motivé au regard de l'article 132-24 du Code pénal (4) dont il a été régulière- ment donné lecture par le président, en appli- cation de l'article 362 du Code de procédure pénale”. Cet arrêt fait écho à un autre, rendu le 30 avril 1996 (5) , qui avait rejeté le moyen tiré de ce que la méthode de motivation des arrêts des cours d’assises ne permettait pas à la Cour de cassa- tion d’exercer son contrôle de la légalité de la décision attaquée au motif que "l’ensemble des réponses, reprises dans l’arrêt de condamna- tion, qu’en leur intime conviction, magistrats et jurés ont données aux questions posées confor- mément à l’arrêt de renvoi, tient lieu de motifs aux arrêts de la cour d’assises statuant sur l’ac- tion publique". De même, à la suite de deux pourvois interje- tés, l’un par le procureur général près la Cour de cassation dans l’intérêt de la loi, l’autre par le condamné, contre deux arrêts de la cour d’assises du Val-de-Marne en date des 5 et

7 mai 1999 (6) qui, suite aux réponses aux ques- tions posées, avaient développé une motiva- tion "classique", la chambre criminelle avait par deux arrêts du 15 décembre 1999 (7) cassé, sans renvoi en ce qui concerne le pourvoi dans l’intérêt de la loi, ces décisions aux motifs identiques ci-après reproduits :

"Vu les articles 353 et 357 du Code de procé- dure pénale ; Attendu qu'il résulte de ces textes que les arrêts de condamnation prononcés par les cours d'as- sises ne peuvent comporter d'autres énoncia- tions relatives à la culpabilité que celles qui, tenant lieu de motivation, sont constituées par l'ensemble des réponses données par les magis- trats et les jurés aux questions posées conformé- ment à l'arrêt de renvoi ; Attendu qu'après avoir constaté qu'il résultait de la déclaration de la Cour et du jury que Mostafa Amine était coupable de violences mortelles avec ou sous la menace d'une arme,

l'arrêt attaqué a exposé et analysé les faits et en

constances qui peuvent donner lieu à des

a

déduit notamment que la volonté de donner

réponses distinctes et qui, diversement appré-

la

mort n'était pas établie ;

ciés, peuvent conduire à des conséquences diffé- rentes" . De même, quand elle porte sur le fait principal, la question unique concernant deux ou plusieurs accusés est entachée de com- plexité prohibée. Il en va de même "Lorsque l'accusation porte sur des faits principaux distincts et indépen- dants les uns des autres, le jury doit être

par des ques-

tions distinctes et séparées pour que chacune de ces questions puisse recevoir sa solution par un vote particulier et successif" (3) .

Ces exigences nées de la jurisprudence de la chambre criminelle sont très exactement dans la ligne des points 47 et 48 ci-dessus partielle- ment reproduits de l’arrêt Taxquet. C’est ainsi que dans un arrêt récent du 2 mars 2008 (n°07-83.965), la chambre criminelle a pu réaffirmer “qu’il résulte des dispositions des articles 353 et 357 du Code de procédure pénale que les arrêts de condamnation pronon-

cés par les cours d'assises ne peuvent comporter

d'autres énonciations que celles qui, tenant lieu de motivation, sont constituées par l'ensemble des réponses données par les magistrats et les jurés aux questions posées conformément à l'arrêt de renvoi, et que, dès lors, contrairement

consulté sur chacun de ces faits

Mais attendu qu'en l'état de cette motivation

qui contrevient au principe ci-dessus rappelé,

la cassation est encourue ;"

Les dispositions légales relatives aux questions n’ont pas évolué depuis un certain nombre d’années mais ont bénéficié de la vigilance de la chambre criminelle qui en a fait un droit exigeant dans le souci précisément de rendre les décisions des cours d’assises suffisamment précises pour lui permettre d’exercer son contrôle dans les termes de l’article 593 ci-dessus évoqué. Il convient toutefois de mentionner le nouvel article 349-1 du Code de procédure pénale, issu de la loi du 15 juin 2000 renforçant la pro- tection de la présomption d'innocence et les droits des victimes, qui prévoit, lorsqu’est invoquée comme moyen de défense une cause d’irresponsabilité (trouble mental abo- lissant le discernement, ordre de la loi, erreur de droit, légitime défense, état de nécessité), chaque fait spécifié dans le dispositif de la déci- sion de mise en accusation fait l'objet de deux questions [“spéciales”] posées ainsi qu'il suit :

"1°) L'accusé a-t-il commis tel fait ? ; "2°) L'accusé bénéficie-t-il pour ce fait de la cause d'irresponsabilité pénale prévue par l'ar-

du Code pénal selon lequel n'est pas

pénalement responsable la personne qui

Le président peut, avec l'accord des parties, ne poser qu'une seule question concernant la cause d'irresponsabilité pour l'ensemble des faits reprochés à l'accusé”.

ticle

?"

En l'espèce

Le 2 juin 2005, le corps sans vie de J.-P. B. était découvert à son domicile à Nice. Divers objets lui avaient été dérobés.

A partir notamment de l’analyse de ces objets,

en particulier de l’utilisation d’un téléphone

portable, les investigations permettaient d’identifier les auteurs des faits en la personne

de M. M. et de D. V. Interpellé en flagrant délit

de vol aggravé dans une affaire postérieure, le premier reconnaissait les faits et mettait en cause la seconde, corroborant les éléments d’enquête déjà recueillis. Interpellée en exécu- tion d’un mandat d’arrêt européen à la fron- tière séparant la Roumanie et la Hongrie, celle-ci niait sa participation aux faits malgré, outre les aveux et les accusations de son coac- cusé, les autres éléments du dossier. M. M. était condamné par l’arrêt entrepris contre lequel il ne s’est pas pourvu en cassa- tion, à la peine de 16 ans de réclusion crimi- nelle, alors que D. V. était condamnée à 18 ans de la même peine, les deux accusés étant en outre condamnés à l’interdiction définitive du territoire français (8) .

L’un et l’autre avaient été renvoyés par ordon- nance de mise en accusation du juge d’instruc- tion devant la cour d’assises des Alpes- Maritimes pour avoir, à Nice, le 29 mai 2005, en tous cas dans le département des Alpes-

Maritimes et avant la prescription de l'action publique, volontairement donné la mort à J.-P. B., avec cette circonstance que le crime ci-dessus spécifié avait pour objet de préparer ou faciliter un délit, en l'espèce un vol, ou de favoriser la fuite ou d'assurer l'impunité des auteurs ou complices, crime prévu et réprimé par les arti- cles 221-2, 221-8, 221-9, 221-9-1, 221-11 du Code pénal. Au vu de cette mise en accusation, les ques- tions suivantes étaient présentées à la cour et

au jury composant la cour d’assises d’appel :

1°) Est-il constant qu'à Nice, département des Alpes-Maritimes, le 29 mai 2005, en tout cas sur le territoire national et depuis temps non couvert par la prescription de l'action publique, il a été volontairement donné la mort à J.-P. B. ? Oui à la majorité de dix voix au moins 2°) Est-il constant qu'à Nice, département des Alpes-Maritimes, le 29 mai 2005, en tout cas sur le territoire national et depuis temps non couvert par la prescription de l'action publique, il a été frauduleusement soustrait des objets et du numéraire au préjudice de J.-P. B. ? Oui à la majorité de dix voix au moins 3°) Le meurtre spécifié à la question n°1 a-t-il eu pour objet soit de préparer ou de faciliter le délit de vol, spécifié à la question n° 2, soit de favoriser la fuite ou d'assurer l'impunité des auteurs ou complices de ce délit ? Oui à la majorité de dix voix au moins 4°) L'accusée D. V. est-elle coupable d'avoir com- mis le meurtre spécifié à la question n°1 et qua- lifié à la question n os 2 et 3 ?

Oui à la majorité de dix voix au moins 5°) L'accusé M. M. est-il coupable d'avoir com- mis le meurtre spécifié à la question n°1 et qua-

lifié à la question n os 2 et 3 ? Oui à la majorité de dix voix au moins Questions subsidiaires n°s 6, 7, 8 et 9 posées d'office par le Président comme résultant des débats :

6°) Est-il constant qu'à Nice, département des Alpes-Maritimes, le 29 mai 2005, en tout cas sur le territoire national et depuis temps non couvert par la prescription de l'action publique, il a été volontairement exercé des violences sur la personne de J.-P. B. ? Sans objet 7°) Les violences, spécifiées à la question n°6, ont-elles entraîné la mort de J.-P. B., sans inten- tion de la donner ? Sans objet 8°) L'accusée D. V. est-elle coupable d'avoir com- mis les violences spécifiées à la question n°6 et qualifiées à la question n°7 ? Sans objet 9°) L'accusé M. M. est-il coupable d'avoir com- mis les violences spécifiées à la question n°6 et qualifiées à la question n°7 ? Sans objet On ne retrouve pas dans le présent dossier les mêmes griefs que ceux qui ont pu être relevés

dans l’affaire belge. En effet, l’affaire qui retient notre attention et qui, faut-il le souligner, a été nécessairement soumise à la cour d’assises d’appel, est simple (deux accusés et un fait quasi unique) et le nombre de questions est en conséquence fonction de cette simplicité et du nombre de personnes poursuivies. Par ail- leurs, ces dernières sont informées du détail des faits sur lesquels les jurés ont eu à se pro- noncer, par l’ordonnance de mise en accusa- tion dont l’article 181 du Code de procédure pénale prévoit qu’elle "contient, à peine de nul- lité, l’exposé et la qualification légale des faits,

De plus, dans la pré-

objets de l’accusation

".

sente affaire, l’accusée aurait pu en relever appel et bénéficier d’un double regard par la chambre de l’instruction, ce qu’elle s’est abste- nue de faire. En outre et au vu des débats, quatre questions subsidiaires envisageant une qualification inférieure ont été posées d’office par le prési- dent dans l’intérêt même des accusés. Trois d’entre elles concernaient la demanderesse au pourvoi. L’arrêt entrepris paraît donc conforme tant aux exigences de motivation issues de l’arti- cle 6, § 1 de la Convention européenne des droits de l’homme que des dispositions du Code de procédure pénale ci-dessus rappe- lées, notamment l’article 349, et de la jurispru- dence de la chambre criminelle.

En conclusion

Il n’est pas inutile de rappeler que la procédure devant la cour d’assises est régie par le Code de procédure pénale et que s’il devait s’avérer qu’elle n’est pas conforme à la jurisprudence qui reste à confirmer de la Cour européenne des droits de l’homme, il appartiendrait au seul législateur d’en tirer les conséquences. En l’état des textes actuellement applicables, aux termes de l’article 353, "la loi ne demande pas compte aux juges des moyens par lesquels

Elle pose ainsi le prin-

".

cipe de l’intime conviction qui, alliée à celui du secret du vote des magistrats et des jurés

prévu par l’article 357 (qui détaille par ailleurs les précautions méticuleuses qui doivent être

ils se sont convaincus

Jurisprudence

prises pour assurer la validité de celui-ci), ne paraît pas compatible avec l’exigence de moti- vation au sens où on l’entend habituellement. Toutefois, il doit être souligné que le principe de l’intime conviction n’est pas en lui-même incompatible avec la motivation puisque l’arti- cle 427 du Code de procédure pénale dispose, s'agissant du jugement des délits, que "Hors les cas où la loi en dispose autrement, les infra-

ctions peuvent être établies par tout mode de preuve et le juge décide d'après son intime conviction". C’est la structure même de la pro- cédure devant la cour d’assises, telle qu’elle est actuellement prévue, qui s’oppose à une moti- vation "classique". En effet, cette procédure obéit à des concepts qui lui sont particuliers :

- la présence de jurés (au nombre de 8 ou 12

selon que l’on est en première instance ou devant une cour d’assises d’appel) tirés au sort sur les listes électorales qui ne reçoivent aucune formation juridique, contrairement aux échevins désignés pour un certain laps de temps ; d’ailleurs seules les questions de fait, à

l’exception des questions de droit, sont autori- sées ;

- le principe de l’oralité des débats qui résulte

de l’article 379 du Code de procédure pénale et qui est issu de la période révolutionnaire de 1789, Thouret ayant convaincu l'Assemblée qu'une procédure écrite conduirait inélucta- blement au retour au système des preuves légales. Par réaction contre un passé honni, la Constitution de 1791 a donc posé le principe de l'oralité des débats : "l'examen des témoins

sera toujours fait de vive voix et sans que leurs dépositions soient écrites". Cette exigence trouvait d'ailleurs une justifica- tion positive, indépendante de la crainte d'un retour à la justice de l'Ancien Régime : dans la perspective d'un jury véritablement populaire

- qui aurait pu voir le jour - il convenait, à une époque où une large frange de la population

ne savait point lire, de s'en remettre aux seules preuves présentées oralement, sauf à conférer aux lettrés, et notamment aux magistrats, une influence déterminante. Appliqué à l'audience de la juridiction de juge- ment, le principe de l'oralité demeure aujourd'hui l'une des règles essentielles de la procédure criminelle. Il trouve sa justification dans le souci de permettre au jury, devant lequel doivent être présentés les éléments de preuve et les moyens de défense, de se pro- noncer en toute connaissance de cause, sans se fonder sur les pièces du dossier d'instruc- tion, auxquelles seul le président de la Cour d'assises a préalablement accès.

- le principe de la continuité des débats, les

jurés et les magistrats se retirant sans désem-

parer pour délibérer dans les formes prévues strictement par les articles 355 et suivants ; la nécessité de rédiger une décision motivée ne peut s’envisager sans mise en délibéré le plus souvent de l’affaire, ce qui paraît incompatible avec l’existence du jury et source de contradic- tions de motifs en cas de désaccords, donc source de motifs de cassation ;

- le secret du vote qui, aux termes de l’arti-

cle 353 fait appel à la “sincérité de la conscience” des jurés et magistrats composant la cour d’assises et à leur “raison”, la formule du serment prêté par les jurés en application de

l’article 304 faisant également appel à leur

Les Annonces de la Seine - jeudi 2 septembre 2010 - numéro 44

de l’article 304 faisant également appel à leur Les Annonces de la Seine - jeudi 2

5

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Agenda

Agenda CONGRÈS Organiser l’évolution du cabinet du 16 au 18 septembre 2010 Le Palais de l’Europe

CONGRÈS

Organiser l’évolution du cabinet

du 16 au 18 septembre 2010 Le Palais de l’Europe - Le Touquet

Organisateur : 04 78 08 42 74 ecftouquet@clcom.fr

2010-371

III ÈMES ENTRETIENS DE L'IDFP

Le patrimoine des seniors

Gestion «égoïste» du patrimoine des seniors - 22 septembre 2010

Gestion «altruiste» du patrimoine des seniors - 26 octobre 2010

Gestion de crise - 15 novembre 2010

Maison du Barreau - Paris 1 er

Organisateur : 01 44 70 73 73 mc.midavaine@institut-dfp.com 2010-372

SÉMINAIRE

Deuxième forum méditerranéen des droits humains

24 et 25 septembre 2010

Nice

Organisateur : 01 56 69 70 00 - jju@uggc.com 04 92 47 71 00 - viviani.lastelle@wanadoo.fr

2010-373

CONFÉRENCE CYCLE ASSURANCE ET PROTECTION SOCIALE

Monopole et assurance

27 septembre 2010

Grand'Chambre de la Cour de cassation Paris 1 er

Organisateur : www.courdecassation.fr colloque.courdecassation@justice.fr 2010-374

40 ANS DE L'ADIJ

Générations numériques

30 septembre 2010

Maison du Barreau - Paris 1 er

Organisateur : Télécopie : 01 70 71 22 22 coordination-adij@feral-avocats.com 2010-375

01 70 71 22 22 coordination-adij@feral-avocats.com 2010-375 Jurisprudence “ conscience et à leur intime conviction

Jurisprudence

conscience et à leur intime conviction” ainsi qu’à “l’impartialité et à la fermeté qui convien- nent à un homme probe et libre” ; sur son bulle- tin de vote, le juré peut lire “sur mon honneur

cer ses exigences concernant les questions complexes. Ces questions doivent former "une trame sur laquelle s’est fondée la décision" ainsi que l’af-

et en ma conscience, ma déclaration est

;

Il apparaît dès lors difficile, dans le cadre du système actuel, de recourir à une motivation. La question n’est d’ailleurs pas nouvelle et a fait l’objet de décisions de la chambre criminelle ainsi que de commentaires renouvelés dans la doctrine. Elle a par ailleurs suscité des projets de réforme qui n’ont pas abouti. On peut citer le projet de loi déposé le 26 juin 1996 par le garde des Sceaux, ministre de la Justice (9) à l’Assemblée nationale. Dans le cadre de l’instauration d’une procédure d’appel, il prévoyait la motivation des arrêts rendus par les cours d’assises en ces termes : "Avant le pro- noncé de la décision en audience publique, le président ou l'un des assesseurs par lui désigné met en forme les raisons du jugement. A titre exceptionnel, si la complexité de l'affaire le jus- tifie, il peut être procédé à cette mise en forme

firme la Cour européenne des droits de l’homme dans son arrêt Papon (cf. point 42 de l’arrêt T. ci-dessus partiellement reproduit). Elle admet de ce fait qu’elle fait office de moti- vation, de façon finalement peu exigeante puisqu’elle précise que l’arrêt doit “au moins [contenir] un résumé des principales raisons pour lesquelles la cour d'assises s'est déclarée convaincue de la culpabilité du requérant” (cf. point 48 ci-dessus partiellement reproduit). En jugeant que l’étendue du devoir de motiva- tion “peut varier selon la nature de la décision” (cf. point 42 ci-dessus partiellement repro- duit), la Cour européenne a manifestement voulu adapter sa jurisprudence “aux particu- larités de chaque système juridique et, notam- ment, aux contraintes liées à l’intervention d’un jury populaire (11) ". Cette trame a pour objet de permettre :

dans un délai qui ne saurait excéder quinze

-

à l’accusée de connaître la motivation de l’ar-

jours à compter du prononcé de la décision. Les raisons du jugement reprennent, pour cha-

rêt de la cour d’assises et de se déterminer sur l’opportunité d’un recours,

cun des faits reprochés à l'accusé, le résumé des principaux arguments par lesquels le tribunal

à la cour d’assises d’appel de connaître celle de la juridiction de première instance et

-

d'assises s'est convaincu et qui ont été dégagés

-

à la Cour de cassation d’exercer son contrôle.

au cours de la délibération, ainsi que, en cas de condamnation, les principaux éléments de fait et de personnalité ayant justifié le choix de la peine" (article 231-50 du projet). En raison des difficultés liées à sa mise en œuvre et de la dissolution de l’Assemblée nationale, ce projet de loi n’a pas dépassé le cadre des débats de l’Assemblée nationale et du Sénat. Malgré l’intérêt d’une motivation dans le cadre d’une procédure d’appel, ce projet n’a pas été repris dans la loi n°2000-516 du 15 juin 2000 renforçant la protection de la présomption d'innocence et les droits des victimes, qui a instauré la procédure d’appel en matière cri- minelle. Le garde des Sceaux (10) a estimé lors des débats que l’exigence d’une motivation ne découle nullement de l'institution d'un appel et ne cor-

Ces conditions sont effectivement remplies dans la présente affaire et il y a lieu de conclure au rejet du pourvoi.

respond pas à la nature de la juridiction. C’est ainsi que l’article 380-1, alinéa 2, prévoit que la cour d’assises d’appel "procède au réexamen de l’affaire", ce qui indique bien que l’arrêt dont appel est anéanti. Toutefois aux termes de l’ar- ticle 327 du Code de procédure pénale qui est issu de cette loi, "Le président invite l'accusé et les jurés à écouter avec attention la lecture de la décision de renvoi, ainsi que, lorsque la cour d'assises statue en appel, des questions posées à la cour d'assises ayant statué en premier ressort,

des réponses faites aux questions, de la décision et de la condamnation prononcée". En revanche, il a été décidé d'améliorer la pré- cision des questions posées à la cour d'assises en exigeant des questions spécifiques sur les éventuelles causes d'irresponsabilité et ce, dans la perspective d’une meilleure lisibilité des verdicts de cette cour. Dans ces conditions, la solution réside dans la précision, par rapport aux faits et au dispositif

de l’acte d’accusation, des questions posées à la cour et au jury et dans leur individualisation en cas de pluralité d’accusés. Il appartient à la Cour de cassation de persévérer dans sa juris- prudence quant à ces questions et de renfor-

Notes :

1 - Cet avis reprend intégralement et complète celui qui a été émis le

24 juin 2009 pour l’audience du 2 septembre 2009.

2 - Dans cette affaire, les jurés ont eu à répondre à 768 questions

concernant, il est vrai, la culpabilité d’un seul accusé.

3 - Cf. Henri Angevin - JurisClasseur Procédure pénale > Art. 347 à 354 -

Fasc. 20 : Cour d'assises - Questions - n°248 et suivants.

4 - Relatif au prononcé de la peine et à la personnalisation de celle-ci.

5 - Bull. n° 181 - Rev. Sc. crim. 1996 - p. 877, obs. Dintilhac.

6 - Bull. n° 307 et 308.

7 - Bull. n° 307 et 308 - Dr. Pénal 2000, n° 93, obs. Maron.

8 - En première instance, outre l’interdiction définitive du territoire français, M. M. avait été condamné à 20 ans de réclusion criminelle et D. V. à 23 ans de la même peine, les deux condamnations ayant par

erreur été inversées dans l’arrêt qui devait ensuite être frappé d’appel.

9 - Jacques Toubon.

10 - Elisabeth Guigou.

11 - Louis Boré - La motivation des décisions de justice et la convention

européenne des droits de l’homme - Semaine juridique 2005.

2010-364

Les Annonces de la Seine - jeudi 2 septembre 2010 - numéro 44

Vie du droit

Vie du droit Cour des comptes Rapport sur les comptes et la gestion des services de

Cour des comptes

Rapport sur les comptes et la gestion des services de la présidence de la République 15 juillet 2010

Didier Migaud, Premier président et Alain Pichon, président de la quatrième chambre, ont présenté le 15 juillet 2010, le rapport de la Cour sur les comptes et la gestion 2009 des services de la Présidence de la République. Ce contrôle a été effectué à la demande du Président de la République pour la 2 ème année consécutive, ce qui constitue un rythme exceptionnel, puisque les contrôles de la Cour s’exercent habituellement tous les trois à cinq ans. Le Premier président Didier Migaud a rappelé les objectifs de ce contrôle des comptes de l’Elysée : apprécier les améliorations apportées dans le fonctionnement des services suite aux observations du rapport sur la gestion 2008, analyser les comptes et la gestion de l’année 2009 et identifier les économies qui peuvent être dégagées. Il est ainsi apparu que des économies restent possibles sur les déplacements présidentiels et la restauration. Afin de répondre aux observations et aux recommandations de la Cour sur ces deux postes budgétaires, les services de la Présidence ont fait savoir que des règles nouvelles avaient été adoptées pour réduire les dépenses entraînées par les voyages présidentiels, que le Président de la République a décidé une réduction des effectifs de la restauration de 10% sur 3 ans, et que des appels d’offres seraient lancés pour réduire les dépenses de denrées alimentaires. Jean-René Tancrède

Didier Migaud Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35
Didier
Migaud
Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35

Des avancées notables

par Didier Migaud

(…)

A vant d’évoquer les principales observations et préconisations, je voudrais vous rappeler les conditions de réalisation de ce rapport.

C’est à la demande du Président de la République lui-même que la Cour exerce son contrôle sur les comptes et la gestion des services de la présidence depuis l’an dernier. Peu de pays voient ainsi les services du chef de l’Etat faire l’objet d’un contrôle aussi approfondi sur l’emploi des crédits votés pour l’exercice de ses fonctions, avec un rapport rendu public à son initiative. Nous exerçons notre contrôle sur l’Elysée pour la deuxième année consécutive, rythme tout à fait exceptionnel puisqu’habituellement nous laissons s’écouler un délai de trois à cinq ans entre deux de nos contrôles. Ces deux dernières

années auront ainsi permis de réaliser un examen détaillé de la gestion de la présidence de la République. Les travaux conduits par une équipe de trois rapporteurs au cours des trois derniers mois, et

qui portaient je le rappelle sur l’exercice 2009, ont poursuivi deux objectifs :

- d’abord apprécier les améliorations apportées

dans le fonctionnement de l’administration de la présidence, à la suite des recommandations que nous avons formulées dans le rapport remis par mon prédécesseur au Président Nicolas Sarkozy, le 15 juillet 2009 ;

- ensuite, identifier les activités qui auraient pu être conduites à moindre coût, conformément à l’objectif de redressement des comptes publics auquel s’est engagé l’Etat. Les sommes en jeu restent certes modestes au regard de l’ensemble des dépenses des administrations publiques, mais elles ont je crois valeur d’exemplarité. Il n’est pas besoin de préciser que nous avons mené nos contrôles en toute indépendance, et selon les procédures qui sont les nôtres habituellement. Ce rapport a ainsi été contredit avec les services de la présidence de la République et a fait l’objet d’une adoption par une formation collégiale. Comme tous les rapports de la Cour, celui-ci offre toutes les garanties d’impartialité et d’objectivité. (…)

I. Réelles améliorations de la gestion des services

Premier point, de réelles améliorations de la gestion des services ont été obtenues au cours du second semestre 2009 et au premier semestre 2010, en réponse aux observations faites par la Cour pour 2008.

Nos travaux ont montré des avancées notables dans trois domaines :

a) Les premières concernent la commande publique :

A la suite des premiers travaux de la Cour, le

directeur de cabinet du Président avait donné aux services l’objectif de mieux se conformer aux règles de la commande publique et de mettre en concurrence les fournisseurs de manière beaucoup plus systématique. Trois exemples peuvent en être donnés :

- la réception du 14 juillet 2009, la "Garden party"

où, à la suite des critiques formulées par la Cour sur 2008, un appel d’offres lancé auprès des traiteurs a permis d’obtenir une réduction de coût de l’ordre de 30% ;

- la fourniture des produits alimentaires pour

la restauration de l’Elysée où la mise en concurrence a abouti à des remises de l’ordre de 10% ;

- enfin et surtout, les prestations fournies par

les instituts de sondage et d’études. A cet égard, un contrat excessivement succinct et dont l’exécution échappait largement au contrôle,

passé le 1 er juin 2007, avait donné lieu à des critiques de la Cour dans son rapport de l’an dernier. Dès la communication de notre rapport, la présidence de la République a mis un terme à

ce contrat et a lancé en octobre 2009 un appel

public à la concurrence intéressant 37 sociétés, dont les plus importants instituts de sondage.

Les dépenses consacrées aux études et aux sondages ont baissé en 2009 de 45%.

Il reste encore à remédier aux pratiques de

commande au coup par coup, qui ont continué

de se produire en 2009 pour des dépenses dites

événementielles exposées à l’occasion des voyages officiels du président. C’est une

situation qui devrait être corrigée en 2010, nous

le vérifierons l’an prochain.

b) Deuxième domaine où des progrès sensibles ont

été réalisés : la gestion du patrimoine mobilier

Il s’agit là d’un domaine où, d’une façon générale, pour l’ensemble des administrations, de graves insuffisances de gestion sont à l’origine de

Les Annonces de la Seine - jeudi 2 septembre 2010 - numéro 44

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Vie du droit © ParisPhoto - Fotolia.com nombreuses disparitions de meubles et d’objets d’art. Dans

Vie du droit

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nombreuses disparitions de meubles et d’objets d’art. Dans le passé, la présidence de la République n’a pas échappé à ces errements puisqu’à l’occasion d’un récolement général des meubles et œuvres d’art en dépôt à l’Elysée, a été constatée la disparition d’une soixantaine d’objets de valeur entre 1992 et 2002. Un nouvel inventaire exhaustif, fiable et informatisé est en cours d’achèvement pour permettre d’assurer la conservation des meubles en dépôt dans les résidences affectées à la présidence.

c) Troisième domaine où des progrès sensibles ont

été réalisés : la gestion immobilière

D’une part, la présidence a remis à la disposition soit du ministère de la Culture, soit de l’administration des Domaines l’ensemble des résidences présidentielles dont elle estimait n’avoir pas l’usage : il s’agit des résidences de Rambouillet, Marly-le-Roi et de Souzy-la-Biche. D’autre part, les 55 logements de fonction du Quai Branly, concédés pour nécessité de service dans des conditions que la Cour avait critiquées, ont donné lieu à une révision des valeurs locatives conformes aux prix du marché immobilier.

b) Le budget 2009 a dégagé un solde excédentaire de

222 000 €

Le total des charges (112,6 M€) n’a que très peu

augmenté

progressant pour leur part de 0,24% (112,8 M€).

de

2009

sur

2008,

les

recettes

c) S’agissant enfin du bilan, il donne une image fidèle

de la situation financière et comptable de l’Elysée

A signaler toutefois que sont toujours présentes

dans les comptes, des rémunérations pour les personnels mis à disposition de l’Elysée par les administrations qui ne leur ont pas été remboursées, car les ministères ont tardé malgré les relances à émettre des ordres de recettes. Dès lors, au 31 décembre 2009, les services de la présidence restaient débiteurs à leur égard pour 11,3 M€. Les progrès accomplis dans la gestion des services de l’Elysée montrent, je crois, l’utilité des contrôles de la Cour et la détermination des services de l’Elysée sous l’impulsion du directeur de cabinet du Président de la République.

III. Economies pouvant être dégagées

Je n’en donnerai qu’un exemple : à Pittsburgh,

pour le G20 de septembre 2009, le service audio-visuel a jugé la salle de presse mise à la

disposition des délégations, je le cite, "absolument incompatible avec les contraintes liées à la conférence de presse du Président de la République". L’aménagement de sa propre salle de presse a représenté un coût de 25 000 €. 2°) Deuxièmement, la médiatisation des déplacements du président engendre des coûts

de plus en plus élevés : globalement les dépenses

engagées à l’initiative du service de l’audiovisuel sont passées de 465 000 € en 2008 à 1 060 000

€ en 2009.

3°) Troisièmement, c’est sans doute dans la préparation des voyages que les économies les plus substantielles pourraient être réalisées. Chacun des voyages est en effet précédé d’une

mission préparatoire d’abord, puis à quelques jours du départ, d’un déplacement de précurseurs.

Dans les deux cas, il n’apparaissait pas jusqu’ici que des règles précises aient fixé la composition

de ces missions, les choix individuels tendant à

prévaloir en la matière. Il en est résulté des coûts qui sont loin d’être négligeables. Ainsi, lors de

l’assemblée générale de l’ONU, en septembre 2009, la mission préparatoire ne comportait pas moins de 14 personnes et a coûté 73 000 €. Pour ce même voyage, le déplacement de précurseurs a comporté 22 personnes, pour un coût de 112 000 € dont 45 000 € de location de véhicules et 36 000 € de frais d’hébergement. 4°) Enfin, la Cour a constaté que les plateaux repas qui étaient servis aux invités du Président lors de ses déplacements étaient facturés très chers, la société Air France prenant une commission telle que le coût du plateau ressortait en moyenne de 120 à 160 euros. Pour répondre aux observations et aux recommandations de la Cour, le directeur de cabinet de la présidence nous a fait connaître que des règles nouvelles avaient êté adoptées afin d’assurer une meilleure maîtrise et une réduction des dépenses entraînées par les voyages présidentiels.

b) Deuxième secteur où des économies peuvent être réalisées, la restauration

II. Stabilité du budget de la Présidence et équilibre de son exécution

Deuxième point, la stabilité du budget de la présidence et l’équilibre de son exécution témoignent d’une gestion soucieuse du bon emploi des deniers publics.

La Cour peut délivrer un satisfecit aux services financiers de l’Elysée.

a) Les conditions qui permettent d’assurer une bonne

gestion budgétaire sont désormais réunies

- Le budget voté et exécuté consolide désormais

toutes les dépenses des services de l’Elysée et donne donc une image complète de ses activités.

- Des procédures comptables rigoureuses ont

été mises en place et les comptes sont tenus selon les normes en vigueur.

Troisième point, il reste que des économies

Le

service de restauration à l’Elysée se subdivise

apparaissent encore pouvoir être dégagées

en

deux branches : la restauration administrative

et

la table du Palais.

a)

Tout d’abord dans les déplacements présidentiels

S’agissant de la restauration administrative, elle

a

relevé qu’elle requiert les services de 35 agents

Ils ont représenté en 2009 une charge de

n’emploie pas moins de 32 agents pour 100 000

19,7 M€, soit près de 18% du budget de la présidence, davantage qu’en 2008. Mais cette année-là, il y avait les crédits spécifiques pour

repas servis par an. Le prix de revient du repas pris au self excède le double de la moyenne relevée dans les autres administrations. Il est de

la

présidence française de l’Union européenne.

l’ordre de 20 €. La charge nette pour le budget

Donc la comparaison d’une année sur l’autre n’est pas totalement pertinente. La Cour a conduit une étude d’ensemble sur 13 voyages officiels.

1°) Premièrement, il nous est tout d’abord apparu

de l’Elysée avoisine les 17 € par convive, soit 1,6 M€ sur l’année. Pour ce qui intéresse la table du Palais, la Cour

Le coût des voyages est évidemment fonction

et

représente une charge de 6,7 M€.

de l’importance des délégations qui accompa-

A

la suite de nos observations, le Président de

gnent le Président. Mais c’est là une question

la

République vient lui-même de décider une

d’opportunité sur laquelle la Cour n’a évidem- ment pas à se prononcer. Du travail minutieux auquel elle s’est livrée, la Cour a tiré quatre enseignements :

que la désignation par le Président d’une autorité coordinatrice, capable d’arbitrer entre des initiatives dispersées, pourrait éviter des dépenses dont la nécessité n’est pas toujours avérée.

réduction des effectifs de la restauration de 10% sur trois ans et l’intendance du Palais espère réduire les dépenses de denrées alimentaires en recourant à des appels d’offres. Voilà, Mesdames et Messieurs, les principales conclusions auxquelles la Cour est parvenue au terme du contrôle qu’elle vient de faire porter sur l’année 2009. (…)

2010-365

8

Les Annonces de la Seine - jeudi 2 septembre 2010 - numéro 44

Installations

En début de semaine, les Chefs de Cours ont procédé à l’installation de magistrats dans leurs juridictions un peu partout en France, nous publions ci-après les décrets portant nominations dans le ressort des Cours d’appel de Paris et de Versailles. Ce fut l’occasion pour Messieurs les Premiers Présidents Jacques Degrandi (Paris) et Alain Nuée (Versailles), les Procureurs Généraux François Falletti (Paris) et Philippe Ingall-Montagnier (Versailles) ainsi que pour le Président du Tribunal de Grande Instance de Versailles Patrick Henry-Bonniot et le Procureur de la République Michel Desplan, de rappeler aux magis- trats nouvellement installés qu’ils devaient promouvoir une justice indépendante, rigoureuse, humaine et ouverte sur le monde. Jean-René Tancrède

humaine et ouverte sur le monde. Jean-René Tancrède Cour d’appel de Paris 30 août 2010 Photo

Cour d’appel de Paris 30 août 2010

Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35
Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35

P ar décret du Président de la République en date du 9 juillet 2010 (JORF n°160 du 13 juillet 2010), vu l'avis du Conseil supérieur de la magistrature lors de sa

séance du 1 er juin 2010, sont nommés :

Présidents de chambre :

Gérard Lorho, président de la chambre de l'instruction à la cour d'appel de Douai Jeannine Clément épouse Depommier, première vice-présidente au tribunal de grande instance de Versailles Catherine Saintoyant épouse Dalloz, conseillère à la cour d'appel de Versailles Michel Roche, conseiller à la cour d'appel de Paris Conseiller chargé du secrétariat général :

Vincent Reynaud, vice-président chargé du secrétariat général du tribunal de grande instance de Paris Conseillers :

Sylvie Wedeux, épouse Meslin, vice-présidente au tribunal de grande instance de Nanterre Françoise Flet épouse Desset, vice-présidente chargée de l'instruction au tribunal de grande instance de Paris Françoise Vale, épouse Desbordes, vice- présidente au tribunal de première instance de Nouméa Patricia Pomonti, conseillère à la cour d'appel de Nancy Sandra Viet épouse Dupont, vice-présidente au tribunal de grande instance de Melun Dominique Lavau, vice-présidente au tribunal de grande instance de Melun Véronique Régnauld épouse Slove, conseiller référendaire à la Cour de cassation Françoise Bonnefont épouse Martini, vice- présidente au tribunal de grande instance de Paris Pascale Barbe épouse Beaudonnet, conseiller référendaire à la Cour de cassation Marie-Laure Guilaine épouse Dallery, vice-

présidente au tribunal de grande instance de Paris Hélène Perego épouse Sarbourg, magistrate du premier grade placée en position de service détaché Catherine Katz, première substitute à l'administration centrale du ministère de la justice et des libertés Laurent Marcadier, conseiller chargé du secrétariat général de ladite cour Vice-présidents placés auprès du premier président :

Pénélope Postel-Vinay, juge au tribunal de grande instance de Paris chargée du service du tribunal d'instance du 7 ème arrondissement Julien Senel, juge au tribunal de grande instance de Paris Géraldine Charles, substitute du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Créteil Laurent Duval, juge au tribunal de grande instance de Versailles Juges placées auprès du premier président :

Lydie Limou, juge au tribunal de grande instance de Belfort Félicie Callipel, juge placée auprès du premier président de la cour d'appel de Reims Séverine Técher, juge au tribunal de grande instance d'Evry chargée du service du tribunal d'instance de Palaiseau Bertrand Mazabraud, auditeur de justice Nadine Regereau-Lénier, auditrice de justice Substituts du procureur général :

Mme Martine Mazars épouse Trapero, conseiller référendaire à la Cour de cassation Antoine Pietri, premier substitut à l'administration centrale du ministère de la justice et des libertés Substituts placés auprès du procureur général :

Guillaume Michelin, auditeur de justice Sarah Massoud, auditrice de justice Anne Fournet, auditrice de justice

Par décret du Président de la République en date du 26 août 2010 (JORF n°199 du 28 août 2010), vu l'avis du Conseil supérieur de la magistrature lors de sa séance du 15 juillet 2010, sont nommés :

Présidents de chambre :

Blandine Froment, présidente de chambre à la cour d'appel de Reims Michelle Signoret, première vice-présidente au tribunal de grande instance de Nanterre Patrice Mortureux de Faudoas, président de chambre à la cour d'appel de Douai Conseillers :

Didier Triscos, vice-président au tribunal de grande instance de Paris Marie-Aleth Trapet, première substitute à l'administration centrale du ministère de la Justice et des Libertés Line Fitamant épouse Tardif, première substitute à l'administration centrale du ministère de la Justice et des Libertés Vice-présidente placée auprès du premier président :

Laure Josset épouse Aldebert, juge des enfants au tribunal de grande instance de Versailles Avocat général, à compter du 1 er octobre 2010 :

Michel Lernout, procureur de la République adjoint près le tribunal de grande instance d'Evry Substitut du procureur général chargé du secrétariat général :

Didier Allard, vice-procureur de la République placé auprès du procureur général près ladite cour Substituts du procureur général :

Jocelyne Kan, première substitute à l'administration centrale du ministère de la Justice et des Libertés François Capin-Dulhoste, substitut du procureur général chargé du secrétariat général près ladite cour

2010-366

Les Annonces de la Seine - jeudi 2 septembre 2010 - numéro 44

9

Installations Cour d’appel de Versailles 31 août 2010 Photo © Jean-René Tancrède P ar décret

Installations

Cour d’appel de Versailles

31 août 2010

Photo © Jean-René Tancrède
Photo © Jean-René Tancrède

P ar décret du Président de la République en date du 9 juillet 2010 (JORF n°160 du

juillet 2010), vu l'avis du Conseil

13

supérieur de la magistrature lors de sa

séance du 1 er juin 2010, sont nommés :

Présidents de chambre :

Lise Géraud-Charvet, président de chambre à la cour d’appel de Caen Olivier Larmanjat, président de chambre à la cour d’appel de Rouen Conseillers :

Véronique Bareyt épouse Catry, magistrat placé en position de disponibilité Arielle Mascarenc de Raissac épouse Bailet,

vice-président du tribunal de grande instance de Nanterre Mariella Luxardo, vice-président au tribunal de grande instance chargé du service du tribunal d’instance d’Ivry-sur-Seine Annie Defontaine épouse Vaissette, conseiller référendaire à la Cour de cassation Florence Lagemi, vice-président au tribunal de grande instance de Paris Vice-présidents placés auprès du premier président :

Isabelle Vanrell, juge au tribunal de grande instance de Versailles Substitut placé auprès du procureur général :

République près le tribunal de grande instance d’Argentan.

Par décret du Président de la République en date du 26 août 2010, vu l'avis du Conseil supérieur de la magistrature lors de sa séance du 15 juillet 2010, sont nommés :

Conseillère :

Mme Isabelle Boeuf, épouse Orsini, conseiller référendaire à la Cour de cassation Vice-présidente placée auprès du premier président :

Mme Delphine Bonnet, épouse Requillart, juge au tribunal de grande instance de Marseille chargée du service du tribunal d'instance de Marseille Avocat général :

M. Bernard Leroy, magistrat du premier grade placé en position de service détaché Substitute du procureur général chargée du secrétariat général :

Mme Amélie Aubron, épouse Cladière, première substitute à l'administration centrale du ministère de la justice et des libertés 2010-367

Lucie Robin, substitut du procureur de la

Tribunal de Grande Instance de Versailles

10

2 septembre 2010

P ar décret du Président de la République

en date du 9 juillet 2010 (JORF n°160 du

13

juillet 2010), vu l'avis du Conseil

supérieur de la magistrature lors de sa

séance du 1 er juin 2010, sont nommés :

Première vice-présidente :

Claudine Menais épouse Porcher, conseillère à la cour d’appel de Paris Vice-président :

Xavier Goux-Thiercelin, vice-président placé auprès du premier président de la cour d’appel de Versailles Vice-présidente chargée des fonctions de juge des enfants :

Karine Lacombe, vice-présidente chargée de l’application des peines au tribunal de grande instance de Pontoise Vice-présidentes chargées de l’instruction :

Brigitte Jolivet, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Paris Aude Quelin épouse Montrieux, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Nanterre Christine Lenne, juge au tribunal de grande instance de Pontoise Vice-présidente chargée de l’application des peines :

Nathalie Bret épouse Prévot, juge au tribunal de grande instance d’Evry

Photo © Jean-René Tancrède
Photo © Jean-René Tancrède

Juge :

Sophie Mathé, juge au tribunal de grande instance de Paris Juge des enfants :

Constance Galy, juge au tribunal de grande instance de Pontoise Procureure de la République adjoint :

Sylvie Petit épouse Leclair, première substitute à l’administration centrale du ministère de la Justice et des Libertés Vice-procureure de la République :

Viviane Lyon-Caen, substitute du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pontoise Substituts du procureur de la République :

Alain Octuvon-Bazile, substitut du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Nanterre Céline Garrigues, substitute du procureur de la République près le tribunal de grande instance d’Evry

Marc Reymondet, substitut du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Rouen

Par décret du Président de la République en date du 26 août 2010 (JORF n°199 du 28 août 2010), vu l'avis du Conseil supérieur de la magistrature lors de sa séance du 15 juillet 2010, est nommé :

Juge des enfants :

Sandrine Lalande, juge placée auprès du premier président de la cour d’appel de Versailles

Par arrêté de la Ministre d'Etat, Garde des Sceaux, ministre de la justice et des libertés du 17 mai 2010

Myriam Abrial épouse Georges, greffière en chef, directrice de greffe du tribunal de grande instance de Melun 2010-368

Les Annonces de la Seine - jeudi 2 septembre 2010 - numéro 44

La réforme du divorce par consentement mutuel

Le rôle du juge réduit comme peau de chagrin

par Elizabeth Ménesguen*

Elizabeth Menesguen Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35
Elizabeth Menesguen
Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35

L e 30 juin 2008, le recteur Guinchard déposait le rapport que lui avait demandé le garde des Sceaux sur les évolutions souhaitables de l'organisation

du périmètre de l'intervention judiciaire. On y trouvait pas moins de 65 propositions. Certaines ont été reprises dans la loi numéro 2009-526 du 12 mai 2009 de simplification et de clarification du droit et d'allègement des procédures. D'autres sont contenues dans la proposition de loi relative à l'exécution des décisions de justice et aux conditions d'exercice de certaines professions réglementées, adoptée en première lecture par le Sénat le 11 février 2009. Les dernières (mais sont-ce vraiment les dernières ?) se trouveraient dans le projet de loi relatif à la répartition des contentieux et a l'allègement de certaines procédures juridictionnelles qui vient d'être présenté au Sénat. Ce texte vise, nous dit-on, à « rationaliser » la procédure devant le juge aux affaires familiales par deux modifications apportées au Code civil :

- d'une part, la procédure de divorce par consentement mutuel est allégée pour les couples qui n'ont pas d'enfant mineur en commun en les dispensant de comparaître personnellement et systématiquement devant le juge aux affaires familiales ;

- d'autre part, il est stipulé que l'avocat ne pourra demander un honoraire supérieur à un certain montant, à moins d'avoir conclu une convention d'honoraires avec son client préalablement au début de sa mission, ce montant devant être arrêté par le garde des Sceaux après avoir l’avis du Conseil national des barreaux. On nous dira sans doute que cette seconde disposition avait déjà reçu l'agrément tant du Conseil national des barreaux que du Barreau de Paris qui l'avaient accueillie lorsqu'il s'était agi de faire obstacle au « divorce devant Notaire ». Mais c'est oublier que ce « tarif » n'était alors envisagé que dans le cadre d'une procédure en divorce par consentement mutuel sans enfant et sans patrimoine. Or, on va voir que tel n'est pas ce qui est envisagé aujourd'hui. Car, qu'en est-il de la première disposition ? Dans sa nouvelle rédaction, l'article 250 du Code civil apparaît ainsi :

« La demande en divorce est présentée par les avocats respectifs des parties ou par un avocat choisi d'un commun accord. Si les époux ont un ou plusieurs enfants mineurs communs, le Juge examine la demande de chacun des époux puis les réunit. Il appelle ensuite le ou les avocats. En l'absence d'enfant mineur commun, le Juge ordonne la comparution des époux s'il l'estime nécessaire. La comparution est de droit à la demande de l'un ou de l'autre des époux ». Autrement dit, pour accéder au juge, il faut le demander. La grande réforme du divorce issue de la loi numéro 2004-439 du 26 mai 2004 était apparue comme la finalisation d'un long processus débarrassant de ses scories la loi ancienne en supprimant opportunément le délai de réflexion de trois mois et les deux comparutions des époux au bénéfice d'une unique comparution. Etait-il besoin d'une nouvelle réforme ? La modification telle qu'on vient de la rapporter n'était appelée ni par les professionnels du droit, ni par nos concitoyens. En vérité, le projet s'inscrit dans le phénomène de « déjudiciarisation galopante » que nous rencontrons actuellement ; il vise, non à améliorer l'équilibre reconnu par les professionnels du Droit de la famille, celui que le Doyen Carbonnier qualifiait de « droit des passions », mais à répondre à une logique purement économique. Il suffirait pour s'en convaincre d'examiner l'étude d'impact réalisée avant de soumettre le texte au Sénat. On y lit en effet qu'au regard de l'indice « ETPT » (Equivalent Temps Plein Travaillé) rapporté à la disparition de 45 308 dossiers (chiffre 2007 des affaires concernant les couples sans enfant

Chronique

des affaires concernant les couples sans enfant Chronique mineur en commun) « on économiserait un nombre

mineur en commun) « on économiserait un nombre considérable de magistrats et de greffiers ». On y lit encore que « la charge de travail tant des juges que des greffiers sera allégée » et l'on compte : « les procédures seraient ramenées de

45

à 20 minutes pour les magistrats et de 130 à

60

minutes pour les greffiers ».

Voilà pour l'impact quantitatif. « Et sur l'aspect qualitatif ? », direz-vous. Rien ! Rien, sauf à considérer comme portant sur la qualité le fait que « les justiciables n'auront plus à se déplacer au Tribunal ». Faudra-t-il toujours rappeler que le recours au juge est un droit fondamental et qu'en matière de divorce la comparution personnelle des époux lui permet de s'assurer de leur libre consentement quant aux accords qu'il doit homologuer comme du respect des droits de chacun dans le cadre de la convention signée, en ce qui concerne tant la prestation compensatoire que la liquidation de leurs droits patrimoniaux ? Son intervention est d'autant plus nécessaire que, rappelons-le, le jugement de divorce par consentement mutuel n'est pas susceptible d'appel. Le projet que l'on nous propose fait que, de régulateur de la vie sociale qu'il était, le juge devient un organe d'enregistrement ; son office, déjà réduit comme peau de chagrin, devient une coquille vide. D'autant que ce projet doit être rapproché du projet de modernisation des professions judiciaires et juridiques réglementées. On y voit en effet que le notaire ayant rédigé un Pacte social de solidarité (PACS) pourra lui- même le proposer à l'enregistrement sans qu'il soit nécessaire de recourir aux soins du greffe du tribunal d'Instance. De même, le notaire sera chargé d'enregistrer les éventuelles modifications du PACS ou sa dissolution et de faire procéder aux formalités conséquentes. Il n'y a pas loin de la coupe aux lèvres et l'on peut se demander si, à moyen terme, l'idée ne serait pas de revenir à un « divorce devant Notaire ». Prenons-y garde ! Et puisque nos magistrats ont une obligation de réserve mais que nous avons une liberté de parole, revendiquons, pour eux et avec eux, la sauvegarde des principes qui seuls fondent une société de Droit.

* Elizabeth Ménesguen est ancien Bâtonnier de l'Ordre des Avocats au Barreau du Val-de-Marne et membre de la Conférence des Bâtonniers de France et d'Outre-Mer.

2010-369

Annonces judiciaires et légales PARIS CONSTITUTION Aux termes d’un acte sous seing privé, en date

Annonces judiciaires et légales

PARIS

CONSTITUTION

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 17 août 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

ENKI CAPITAL

Siège social :

45, avenue George V

75008

PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée de type E.U.R.L. Capital social : 1 000 Euros. Objet : l’acquisition et la vente de tous immeubles, la construction de tous im- meubles en vue de leur location ou vente ultérieure, toutes opérations accessoires s’y rattachant, notamment la location de l’immeuble dans le but d’en faciliter ou permettre l’exploitation ou la vente dans les meilleurs conditions ainsi que toutes recherches, études et travaux s’y rapportant. Durée : 99 ans. Co-Gérants :

- Monsieur François GAUCHER

demeurant 18, rue Brunel 75017 PARIS,

- Monsieur Jacques BIENVENU

demeurant 24, rue Allègre 94400 VITRY SUR SEINE,

ont été nommés en qualité de Co- Gérants de la société pour une durée indéterminée. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4494

Pour avis

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 1 er septembre 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

BE VINTAGE

Siège social :

1, rue Jean-Jacques Rousseau

75001

PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée.

Capital social : 5 000 Euros.

Objet : vente au détail de boissons. Durée : 99 ans. Gérance : Madame Blanche BERTRAND demeurant 1, rue Jean-Jacques Rousseau 75001 PARIS. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4577

Pour avis

Avis est donné de la constitution, aux termes d’un acte reçu par Maître Charles PIQUEREL, Notaire à Saint Malo, le 23 août 2010, enregistré au Service des Impôts des Entreprises de Saint Malo Sud le 26 août 2010, bordereau 2010/729, case 3, d’une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

AP DENIS

Siège social :

14, rue du Rendez-Vous

75012 PARIS

Forme : Société Civile. Capital social : 200 Euros constitué d’apports en numéraire. Objet : . la société a pour objet :

- l’acquisition, l’exploitation, la mise

en valeur, l’équipement, la conservation, la gestion, la location de toutes opéra- tions civiles quelconques, mobilières ou immobilières, se rattachant directement ou indirectement à cet objet, et, pouvant contribuer au développement de la société, à la condition qu’elles ne modi- fient pas le caractère civil de la société,

- l’acquisition par tous moyens et la

gestion d’un portefeuille de valeurs mobi- lières, cotées ou non cotées, ainsi que de

parts sociales, parts d’intérêts, droits mobiliers ou immobiliers, d’actions de société anonyme immobilière de construction à l’exclusion des parts de sociétés en nom collectif,

- toutes opérations financières,

mobilières ou immobilières se rattachant directement ou indirectement à cet objet et susceptible d’en faciliter la réalisation,

à condition toutefois, d’en respecter le caractère civil,

- l’emprunt de tous les fonds nécessai-

res à cet objet et la mise en place de toutes sûretés réelles ou autres garanties

nécessaires,

- exceptionnellement, l’aliénation des

immeubles ou titres devenus inutiles à la société, notamment au moyen de vente, échange ou apport en société. Et, généralement toutes opérations civiles pouvant se rattacher directement ou indirectement à cet objet ou suscepti- bles d’en favoriser le développement, et ne modifiant pas le caractère civil de la société. Co-Gérants : Monsieur Pierre Jean Hubert André DENIS et Madame Amélie Marie Michelle DENIS, née TREBULLE demeurant 14, rue du Rendez-vous 75012 PARIS.

Durée : 99 ans à compter de son imma-

triculation au Registre du Commerce et

des Sociétés.

Cession de parts/agrément : toutes les cessions de parts, quelle que soit la qualité du cessionnaire, si ce n’est entre Associés, sont soumises à l’agrément préalable de la collectivité des associés donné à l’unanimité. Tout ayant droit doit, pour devenir associé, obtenir l’agré- ment de la collectivité des Associés se prononçant à l’unanimité hors la pré- sence de ces dévolutaires, les voix atta- chées aux parts de leur auteur n’étant pas retenues pour le calcul de la majorité. Immatriculation : la société sera imma- triculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

4482 Le Notaire

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 28 mai 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

IRISOLARIS ENR

Siège social :

66, avenue des Champs Elysées 75008 PARIS Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 900 Euros. Objet : l’installation et la commercialisation de matériels liés aux énergies renouvelables, telles que les centrales photovoltaïques et thermiques, les pompes à chaleur ou encore la géothermie. Durée : 99 ans. Gérance : Monsieur Charles NUCCI demeurant 12, résidence Saint Benoit 13109 SIMIANE COLLONGUE. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4589

Pour avis

Rectificatif à l’insertion 4137 du

5 août 2010 pour MW

CORPORATION,

lire,

capital

social

d’origine :

3 000 Euros (et non, 600 Euros).

4559

Pour avis

: 3 000 Euros (et non, 600 Euros). 4559 Pour avis MVP FACTORY Société par Actions

MVP FACTORY

Société par Actions Simplifiée au capital de 1 000 Euros Siège social :

7, rue Lamandé 75017 PARIS

Aux termes d’un acte sous seing privé

en date à Paris du 26 août 2010, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

MVP FACTORY

Siège social :

7, rue Lamandé

75017

Forme : Société par Actions

PARIS

Simplifiée. Capital : 1 000 Euros, divisé en 100

actions de 10 Euros chacune. Objet social : éditeur de logiciel et de services web. Président : Monsieur Kamel ZEROUAL demeurant 7, rue Lamandé 75017 PARIS, nommé pour une durée indéterminée. Durée : 99 ans. Admission aux Assemblées :

Chaque Associé a le droit de participer aux décisions collectives par lui-même ou par son mandataire. Exercice du droit de vote :

Chaque action donne droit à une voix. Le droit de vote attaché aux actions est proportionnel au capital qu’elles représentent. Transmission des actions : les actions ne peuvent être transférées entre Associés qu’avec l’agrément préalable du Président de la société, lequel doit apprécier si le transfert envisagé est conforme à l’intérêt social. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4572

Pour avis

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 25 août 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

SCI ROMA

Siège social :

22, rue des Boulets

75011

PARIS

Forme : Société Civile Immobilière. Capital social : 1 000 Euros. Objet : acquisition, location et gestion de biens immobiliers. Durée : 99 ans . Co-Gérance :

- Monsieur Daniel ROGUE demeurant

22, rue des Boulets 75011 PARIS.

- Monsieur Bruno MAHE demeurant

84, cours de Vincennes 75012 PARIS. Clauses d’agrément pour les cessions de parts :

Les parts sociales sont librement cessibles au profit d’un Associé. Toute cession à un tiers de la société est soumise à agrément de la collectivité des Associés réunie en Assemblée

Générale. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

4567

Aux termes d’un acte sous seing privé,

en date à Paris du 27 août 2010, avis est donné de la constitution d’une Société à Responsabilité Limitée, dénommée :

Dénomination sociale :

CENTRE AL HASHIMI DES HERBES NATURELLES

Siège social :

63 bis, boulevard Bessières

75017 PARIS

Capital social : 5 000 Euros. Objet : la vente, commercialisation de

tous produits émanant des herbes, des

huiles et des plantes naturelles et le miel et ses dérivés. Le mélange, broyage et emballage des herbes. Durée : 60 ans. Gérance : Monsieur Mohammed AL HASHIMI demeurant 357 The Water Garden, LONDRES, W2 2DJ (99132 ROYAUME UNI). Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4556

Pour avis

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 25 août 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

BIG BANG FILMS

Sigle :

BBF

Siège social :

8, rue Lamartine

75009 PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 10 000 Euros. Objet : productions de films et de documentaires. Durée : 99 ans. Gérance : Madame Sandrine BAGARRY demeurant 8, rue Lamartine 75009 PARIS. Immatriculation : au Registre du

Commerce et des Sociétés de Paris.

4579

Pour avis

SCI CHEN INVESTISSEMENT

Société Civile Immobilière en formation au capital de 1 000 Euros Siège social :

72, rue de la Folie Méricourt 75011 PARIS

Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Paris du 26 juillet 2010, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

SCI CHEN INVESTISSEMENT

Siège social :

72, rue de la Folie Méricourt

75011 PARIS

Forme sociale : Société Civile Immobilière. Capital social : 1 000 Euros, constitué uniquement d’apport en numéraire. Objet social :

- l’acquisition par voie d’achat,

d’échange ou d’apport, l’aménagement,

l’administration et l’exploitation par bail,

location ou autrement, de tous terrains,

constructions et immeubles, - éventuellement et exceptionnelle- ment l’aliénation du ou des immeubles devenus inutiles à la société, au moyen de vente, échange ou apport en société, et généralement toutes opérations quel- conques pouvant se rattacher directement ou indirectement à l’objet ci-dessus défini, pourvu que ces opérations ne modifient pas le caractère civil de la société. Durée : 99 ans à compter de la date de l’immatriculation de la Société au Registre du Commerce et des Sociétés. Gérance : Monsieur Liang Zhu CHEN demeurant 7, rue Cart 94160 SAINT MANDE. Clauses relatives aux cessions de parts : les cession de parts sociales sont libres entre Associés. Dans tous les autres cas, l’agrément des Associés représentant au moins les deux tiers des parts sociales est requis. Immatriculation : la société sera imma- triculée au Registre du Commerce et des

Sociétés de Paris. Pour avis

4498 La Gérance

Annonces judiciaires et légales

Annonces judiciaires et légales Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 17 août 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

NABU CAPITAL

Siège social :

45, avenue George V

75008

PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée de type E.U.R.L. Capital social : 1 000 Euros. Objet : l’acquisition et la vente de tous immeubles, la construction de tous im- meubles en vue de leur location ou vente ultérieure, toutes opérations accessoires s’y rattachant, notamment la location de l’immeuble dans le but d’en faciliter ou permettre l’exploitation ou la vente dans les meilleurs conditions ainsi que toutes recherches, études et travaux s’y rapportant. Durée : 99 ans. Co-Gérants :

-

Monsieur François GAUCHER

demeurant 18, rue Brunel 75017 PARIS,

-

Monsieur Jacques BIENVENU

demeurant 24, rue Allègre 94400 VITRY SUR SEINE,

ont été nommés en qualité de Co- Gérants de la société pour une durée indéterminée. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4493

Pour avis

KARMA PRODUCTIONS

Société à Responsabilité Limitée au capital de 50 000 Euros Siège social :

204-208, rue de Tolbiac 75013 PARIS

Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Paris du 9 août 2010, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

KARMA PRODUCTIONS

Siège social :

204-208, rue de Tolbiac

75013

PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 50 000 Euros. Objet social :

La production de films cinématogra- phiques de court et de long métrage, de programmes audiovisuels et d’œuvres multimédia (ou de vidéogrammes), l’importation et l’exportation de films, la distribution de films, le courtage de films et toutes les industries techniques. Durée : 99 ans à compter de la date de

l’immatriculation de la société au Registre du Commerce et des Sociétés. Gérance : Monsieur Manu REWAL demeurant 204-208, rue de Tolbiac 75013 PARIS. Immatriculation : la société sera imma- triculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

4600

La Gérance

Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Paris du 1 er septembre 2010, avis est donné de la constitution de la Société à Responsabilité Limitée, dénommée :

IL VICO

Siège social :

20, rue de l’Exposition

75007

PARIS

Capital social : 10 000 Euros. Objet social : la création, l’acquisition et l’exploitation de tous fonds de commerce de brasserie, restaurant, salon de thé, et plus particulièrement la

création et l’exploitation d’un fonds de commerce de vins restaurant sis 20, rue de l’Exposition 75007 PARIS. Durée : 99 ans. Gérance : Monsieur Ferdinando CURRELI demeurant 44, rue de la Noise 92 140 CLAMART a été nommé en qualité de Gérant pour une durée indéterminée. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

4596

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 20 avril 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

KSA

Siège social :

33, boulevard des Batignolles

75008

PARIS

Forme : Société Civile Immobilière. Capital social : 1 000 Euros. Objet : acquisition et gestion de biens et droits immobiliers. Durée : 99 ans. Gérance : Madame Michelle GERENTON demeurant 33, boulevard des Batignolles 75008 PARIS. Clauses d’agrément pour les cessions de parts :

Les parts sociales sont librement cessibles au profit d’un Associé. Toute cession à un tiers de la société est soumise à agrément de la collectivité des Associés réunie en Assemblée Générale. Immatriculation : au Registre du Com- merce et des Sociétés de Paris.

4521

Pour avis

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 17 août 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

GULA CAPITAL

Siège social :

45, avenue George V

75008

PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée de type E.U.R.L. Capital social : 1 000 Euros. Objet : l’acquisition et la vente de tous immeubles, la construction de tous im- meubles en vue de leur location ou vente

ultérieure, toutes opérations accessoires s’y rattachant, notamment la location de l’immeuble dans le but d’en faciliter ou permettre l’exploitation ou la vente dans les meilleurs conditions ainsi que toutes recherches, études et travaux s’y rapportant. Durée : 99 ans. Co-Gérants :

-

Monsieur François GAUCHER

demeurant 18, rue Brunel 75017 PARIS,

-

Monsieur Jacques BIENVENU

demeurant 24, rue Allègre 94400 VITRY

SUR SEINE, ont été nommés en qualité de Co-

Gérants de la société pour une durée indéterminée. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4495

Pour avis

Rectificatif à l’insertion 4433 du 26 août 2010 pour AMB

CONSULTING, lire :

Responsabilité Limitée de type E.U.R.L. à capital variable Gérant : Madame Martine BESSE demeurant 34, rue Mélingue 75019 PARIS (et non :

Société à Responsabilité Limitée Gérant : Madame Martine BESSE demeurant 75019 PARIS

Pour avis

4528

Société à

KSH CONSULTING

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 5 000 Euros Siège social :

49, rue du Moulin de la Pointe Appartement E 75013 PARIS

Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Paris du 1 er juillet 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

KSH CONSULTING

Siège social :

49, rue du Moulin de la Pointe Appartement E

75013 PARIS

Forme : Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle. Capital social : 5 000 Euros, divisé en 500 actions de 10 Euros chacune. Objet : consulting en e-commerce et webmarketing. Durée : 99 ans. Président : Mademoiselle Sophie HOCQUEZ demeurant 49, rue du Moulin de la Pointe, appartement E, 75013 PARIS, nommée pour une durée indéterminée. Transmission des actions :

Les actions ne peuvent être transférées entre Associés qu’avec l’agrément préala- ble du Président de la société, lequel doit

apprécier si le transfert envisagé est con- forme à l’intérêt social. Les actions ne peuvent être transférées à des tiers étrangers à la société qu’avec l’agrément préalable de la collectivité des Associés statuant dans les conditions prévues aux statuts. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4552

Pour avis

Additif à l’insertion 4364 du 19 août 2010 pour VENI VIDI BIBI, lire :

Sigle : VVB.

4519

Pour avis

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 26 août 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

BRAD BEGHDADI

Siège social :

109, rue de Clignancourt

75018 PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée de type E.U.R.L. Capital social : 150 Euros. Objet : formation, conseil et audit opérationnel auprès des entreprises.

Durée : 99 ans

Gérance : Monsieur Badr Eddine

BEGHDADI demeurant 109, rue de

Clignancourt 75018 PARIS. Immatriculation : au Registre du

Commerce et des Sociétés de Paris.

4525

Pour avis

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 26 août 2010, il a été constitué une société présen- tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

GREENTECH 85

Siège social :

149, avenue du Maine

75014

PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 1 000 Euros. Objet : la création de sites internet, l’édition périodique de jeux. Durée : 99 ans.

Gérance : Monsieur Jérémy SCHMITT demeurant 3 bis, rue de la

Martinière 85370 LE LANGON. Immatriculation : au Registre du

Commerce et des Sociétés de Paris.

4512

Pour avis

Rectificatif à l’insertion 4221 du 12 août 2010 pour AV PARTNERS

lire

75007 PARIS

Alexandre de VIGAN demeurant 109,

rue du Bac 75007 PARIS

Siège social : 70, boulevard de Grenelle

75015 PARIS

siège social : 109, rue du Bac

:

Gérant : Monsieur

(et non :

Gérant : Monsieur

Orkhan AHMADOV demeurant

70, boulevard de Grenelle 75015

PARIS

4514

Pour avis

Aux termes d’un acte sous seing privé,

en date à Paris du 26 août 2010,

il a été constitué une société présen-

tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

UN BOUT DE MADAGASCAR UBDM UN BOUT DE MADAGASCAR

Siège social :

Nom Commercial :

Sigle :

10, Villa d’Este Tour Atlas

75013 PARIS

Forme : Société à Responsabilité Limitée.

Capital social : 10 000 Euros. Objet : commerce de détails d’arts malgaches. Durée : 99 ans. Gérance : Madame Emelie RAZAFIMANANTSOA demeurant, Lot

III D,

(99333 MADAGASCAR).

A, Antanimena Tananarive

Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

4557

28

Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 21 juillet 2010, il a été constitué une société présen-

tant les caractéristiques suivantes :

Dénomination sociale :

JPVM RESTAURATION TOTO’

Nom Commercial

Siège social :

35, rue Godot de Mauroy

75009 PARIS

Forme : Société à Responsabilité

Limitée. Capital social : 10 000 Euros. Objet : restauration rapide sur place et à emporter. Durée : 99 ans. Co-Gérants :

- Monsieur Jean Alexandre PAYART

demeurant 5, rue de Cronstadt 75015 PARIS,

-

Monsieur Vincent MALFI demeu-

rant

32,

avenue

Puvis

de Chavannes

92400

COURBEVOIE.

Immatriculation : au Registre du

Commerce et des Sociétés de Paris.

4517

Pour avis

Additif à l’insertion 3643 du 15 juillet 2010 pour NEXT HOME AND LIFE,

lire

3, Cours George Gershwin 77185 LOGNES, personne ayant le pouvoir d’engager la société

Pour avis

4515

Madame Marie SANH demeurant

:

la société Pour avis 4515 Madame Marie SANH demeurant : Les Annonces de la Seine -

Les Annonces de la Seine - jeudi 2 septembre 2010 - numéro 44

13

Annonces judiciaires et légales MODIFICATION CIBEX Société par Actions Simplifiée au capital de 1 500

Annonces judiciaires et légales

MODIFICATION

CIBEX

Société par Actions Simplifiée au capital de 1 500 000 Euros Siège social :

5, boulevard de la Madeleine

75001 PARIS

413 504 739 R.C.S. PARIS

L’Assemblée Générale du 29 juin 2010 a nommé aux fonctions de

Commissaire aux Comptes Suppléant, la société COFREC, COMPAGNIE FRANCAISE DE REVISION ET D’EXPERTISE COMPTABLE sise 141, quai de Bonneuil 94210 LA VARENNE SAINT HILAIRE, 343 184 065 R.C.S. CRETEIL, en remplacement de Monsieur Francis CHATELAIN. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4587

Pour avis

CALBOURNE SARL

Société à Responsabilité Limitée au capital de 100 000 Euros Siège social :

37, boulevard Lannes

75116 PARIS

511 338 774 R.C.S. PARIS

Aux termes d’une délibération de

l’Assemblée Générale en date du 30 juin 2010, il a été décidé, conformément à l’article L. 223-42 du Code de Com- merce de ne pas dissoudre la société bien que les capitaux propres soient devenus inférieurs à la moitié du capital social. Mention sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4490

Pour avis

INTER-MED-ACTION

Société à Responsabilité Limitée au capital de 1 500 Euros Siège social :

128, rue La Boétie

75008 PARIS

452 329 576 R.C.S. PARIS

Aux termes du procès verbal d’Assemblée Générale en date du 30 juin 2010, il a été décidé de transférer le siège social du :

128, rue La Boétie

75008

PARIS

au :

15, avenue de Messine

75008 PARIS

à compter du 1 er juillet 2010 et de modifier en conséquence l’article 4 des

statuts. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

4501 La Gérance

SARL CSAS

Société à Responsabilité Limitée de type E.U.R.L. au capital de 5 000 Euros Siège social :

27, rue des Chantiers Navals

14550 BLAINVILLE SUR ORNE

495 071 987 R.C.S. CAEN

Aux termes des décisions de l’Associé Unique en date du 31 août 2010, il résulte que :

- le siège social a été transféré à compter du 31 août 2010 au :

2-4, rue Jean Daudin

75015 PARIS

L’article 4 des statuts a été modifié en conséquence. L’ancien siège social était situé :

27, rue des Chantiers Navals

14550 BLAINVILLE SUR ORNE

Suite à ce transfert il est rappelé que le Gérant de la société est Monsieur Alain SOUILLARD demeurant 2-4, rue Jean Daudin 75015 PARIS.

La société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris désormais compétent à son égard et radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Caen. Pour avis

4561 La Gérance

SEPHIMA

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 48 000 Euros Siège social :

24, rue Auguste Chabrières 75015 PARIS 326 536 521 R.C.S. PARIS

Aux termes d’un procès-verbal des décisions de l’Associé Unique en date du 30 juin 2010, il a été décidé de modifier

l’objet social et l’article 2 des statuts qui sera désormais libellé comme suit :

la société a pour objet l’exploitation de tous établissements commerciaux ayant trait aux activités suivantes :

- d’acquérir, de détenir, de gérer toutes

participations dans des sociétés exerçant leur activité dans le secteur de la distribu- tion. Elle pourra également gérer, ache- ter, vendre tout portefeuille d’actions de parts, d’obligations et de titres de toutes

sortes,

- la société a en outre, pour objet de

réaliser toutes études, recherches et actions dans le domaine de la gestion, de

l’assistance, et du conseil à toutes socié- tés et par suite de procéder à l’acquisi- tion, la vente, la location, la mise au point de tout matériel notamment infor- matique ainsi que de programmes, logiciels et procédés,

- la société a de même pour objet,

l’assistance et le conseil de toute

personne physique ou morale en tous

domaines où la législation et la réglemen- tation en vigueur ne l’interdit pas et no- tamment, en matière de gestion, de marketing et d’action commerciale.

- enfin, et plus généralement, la

société a pour objet de réaliser toutes opé-

rations commerciales, financières, indus- trielles, mobilières ou immobilières pou- vant se rattacher directement ou indirecte- ment à l’objet social ou susceptible d’en favoriser l’extension et le développe- ment, tant en France qu’à l’Etranger,

- l’acquisition, la prise à bail, la mise

en valeur de tous terrains et l’édification sur lesdits terrains de bâtiments à usage commercial et accessoirement d’habitation, - la construction ou l’achat de tous

biens immobiliers et mobiliers,

- la propriété, l’administration et

l’exploitation par bail ou location de biens immobiliers acquis ou édifiés par

la société,

- la conclusion de tous contrats de

crédit-bail immobilier ou la prise en loca- tion longue durée avec ou sans option d’achat,

- la signature de tous actes en vue de

l’acquisition des terrains et l’édification d’immeubles sur lesdits terrains,

- éventuellement et accessoirement, la revente des ensembles immobiliers acquis ou édifiés par elle,

- la construction de toutes garanties

pouvant faciliter l’acquisition, l’édifica-

tion et l’exploitation des immeubles com- merciaux ou la souscription des parts des Sociétés Civiles Immobilières. Et généralement toutes opérations quelconques pouvant se rattacher directe- ment ou indirectement à l’objet ci-dessus

défini, pourvu que ces opérations ne mo- difient pas le caractère civil de la société. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

4481

du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis 4481 GSF AM Société par Actions Simplifiée

GSF AM

Société par Actions Simplifiée au capital de 40 000 Euros Siège social :

33, avenue Victor Hugo

75116

PARIS

488 508 441 R.C.S. PARIS

Par décision de I’Assemblée Générale

Extraordinaire en date du 20 août 2010, il a été décidé de modifier le capital de la société en le portant de 40 000 Euros à

80 000 Euros par apports en numéraire. Les statuts ont été modifiés en

conséquence.

Nouvelle mention :

Le capital social s’élève désormais à

80 000 Euros. Mention en sera faite au Registre du

Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

4575

GRAVIERS TRANSPORTS SERVICES 28

Société à Responsabilité Limitée au capital de 3 000 Euros Siège social :

6, rue des Graviers

28380 SAINT REMY SUR AVRE

508 300 142 R.C.S. CHARTRES

Par décision du Gérant en date du

24 août 2010, il a été décidé de transférer

le siège social de la société du :

6, rue des Graviers 28380 SAINT REMY SUR AVRE au :

48, rue Sarrette

75685 PARIS CEDEX 14

à compter du 1 er septembre 2010. Suite à ce transfert, il est rappelé les caractéristiques suivantes :

Objet : transports routiers de marchandises de moins de 3,5 tonnes et services.

Durée : 99 ans

Gérance : Monsieur Roland N’GORAN demeurant 48, rue Sarrette 75014 PARIS. La société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de

Paris désormais compétent à son égard et

radiée du Registre du Commerce et des

Sociétés de Chartres.

Pour avis

4529

SOCIETE DE TRANSPORTS

ET D’AFFRETEMENTS REUNIS

Sigle :

S.T.A.R.

Société Anonyme

au capital de 84 500 Euros Siège social :

19, rue de l’Amiral Hamelin

75116 PARIS

572 279 491 R.C.S. PARIS

Suivant délibération de l’Assemblée

Générale Mixte du 30 juin 2010 :

- Monsieur Ilias EL FALI demeurant

Résidence Oualili, 4 ème étage,

20000 CASABLANCA (99350 MA- ROC) a été nommé en qualité d’Adminis- trateur en remplacement de Monsieur Abdeljebbar BENNIS, démissionnaire,

- Monsieur Mohamed

BELHOUSSAIN demeurant rue Imam Tabarani, Résidence Youssoufia, apparte- ment 148, 20000 CASABLANCA (99350 MAROC) a été nommé en qua- lité d’Administrateur pour une durée de six années,

- Monsieur Mustapha EL OUAFI a

démissionné de ses fonctions d’Administrateur. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

4504 Le Conseil d’Administration

SCI PASQUET

Société Civile Immobilière au capital de 10 000 Euros Siège social :

3, rue Christian Dewet

75012

PARIS

479 120 834 R.C.S. PARIS

Aux termes de l’Assemblée Générale

Extraordinaire en date du 2 janvier 2010,

il a été décidé de transférer le siège social du :

3, rue Christian Dewet 75012 PARIS au :

11, rue Paul Verlaine 97432 RAVINE DES CABRIS

à compter du 2 janvier 2010.

La société sera immatriculée au Regis- tre du Commerce et des Sociétés de

Saint Pierre et radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

4511

RESSORT

Société Civile au capital de 7 622 Euros Siège social :

34, rue Bayen

75017

PARIS

411 181 829 R.C.S. PARIS

Aux termes d’une délibération en date

du 1 er janvier 2010, l’Assemblée Générale a nommé :

- Monsieur Jacques LAFFITE demeu-

rant 3, Route de Montfort 78610 SAINT LEGER EN YVELINES, en qualité de Gérant Associé pour une durée illimitée en remplacement de Monsieur Pierre LANDEREAU. En conséquence l’article 16 des statuts

a été modifié. Modification en sera faite au Greffe du Tribunal de Commerce de Paris. Pour avis

4576 La Gérance

Rectificatif à l’insertion 3706 du

15 juillet 2010 pour CHARME &

TRADITIONS, lire :

- le Président a constaté la réalisation

définitive de l’augmentation de capital de 43 200 Euros et non de 49 464

Euros,

- article 7 - Capital social : 336 334

Euros divisé en 1 454 actions et non

342 598 Euros divisé en 1 454 actions.

4541

Pour avis

ASANDANLION

Société à Responsabilité Limitée au capital de 2 000 Euros Siège social :

45, rue de la Harpe

75005 PARIS

481 809 473 R.C.S. PARIS

Aux termes d’une délibération en date du 31 juillet 2010, l’Assemblée Générale Extraordinaire des Associés, statuant en application de l’article L 223-42 du Code

de Commerce, a décidé qu’il n’y avait

pas lieu à dissolution de la société bien que l’actif net soit devenu inférieur à la moitié du capital social. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

4592 La Gérance

MYRECYCLESTUFF

Société par Actions Simplifiée au capital de 15 000 Euros Siège social :

5 rue Michelet

75006 PARIS

513 624 387 R.C.S. PARIS

Par décision de I’Assemblée Générale

Extraordinaire en date du 31 mai 2010, il

a été décidé d’augmenter le capital social d’une somme de 150 Euros pour le porter de 15 000 Euros à 15 150 Euros,

Annonces judiciaires et légales

Annonces judiciaires et légales en numéraire. Le capital s’élève désormais à 15 150 Euros. Les statuts

en numéraire.

Le capital s’élève désormais à 15 150 Euros. Les statuts ont été modifiés en conséquence. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4531

Pour avis

ARTYS SOLAR

Société à Responsabilité Limitée au capital de 8 000 Euros Siège social :

17, rue Pelleport 75980 PARIS CEDEX 20

511 432 973 R.C.S. PARIS

Aux termes du procès verbal de l’Assemblée Générale Extraordinaire du

24 août 2010, il a été décidé d’augmenter le capital d’une somme de 22 000 Euros par incorporation du résultat. Le capital a ainsi été porté de 8 000 Euros à 30 000 Euros. La valeur nominale de chaque part a été portée de 100 Euros à 375 Euros. Les articles 6 et 7 des statuts ont été modifiés en conséquence. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4487

Pour avis

Additif à l’insertion 3572 du 15 juillet

il a été

nommé pour une durée de six exercices, en qualité de Commissaire aux Comptes :

2010 pour IMPACT-RH, lire :

- titulaire, Monsieur Claude

CROCQEVIEILLE demeurant 14, rue

Charles Tournemire 75017 PARIS,

- suppléant : Monsieur Gérard

DEPASSE demeurant 10, rue Camille

Pelletan 94290 VILLENEUVE LE ROI.

4479

Pour avis

2 CD

Société à Responsabilité Limitée au capital de 8 000 Euros Siège social :

36 bis, rue de Ballu

75009 PARIS

448 636 894 R.C.S. PARIS

Aux termes d’une Assemblée Générale Mixte en date du 15 juin 2010, il a été décidé de transférer le siège social du :

36 bis, rue de Ballu 75009 PARIS au :

8, boulevard Victor Hugo 51100 REIMS à compter du 5 juillet 2010, et de modifier en conséquence l’article 4 des statuts. La société sera immatriculée au Registre du Commerce de Reims désormais compétent à son égard et radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis

4603

Le Gérant

SOCIETE CIVILE DE MOYENS CENTRE MEDICAL FAIDHERBE

Société Civile de Moyens au capital de 3 520 Euros Siège social :

10-12, rue du Dahomey

75011 PARIS

388 062 952 R.C.S. PARIS

1992 D 1734 Aux termes du procès verbal de l’Assemblée Générale Ordinaire

annuelle du 17 mars 2010, il a été décidé de nommer, à compter du même jour et pour une durée indéterminée, en qualité de Co-Gérants :

- Monsieur Eric LE FLOCH

demeurant 3, rue de la Planche 94120

FONTENAY SOUS BOIS,

- Monsieur Nabil ASSAD demeurant 114, rue Henri Barbusse 93230

ROMAINVILLE,

- Monsieur Dominique MARTEAU

demeurant 24, Chemin des Coeurs 91370

VERRIERES LE BUISSON,

- Madame Anne-Christine ANACHE

née MAUGAS demeurant 48, rue de la Fédération 75015 PARIS,

- Monsieur Hubert TISAL demeurant

176, boulevard de Charonne 75020 PARIS,

- Monsieur Romain AMSELLEM

demeurant 83, rue de Maubeuge 75010 PARIS,

- Madame Mireille SEPASER

demeurant 49, rue de Robespierre 93100

MONTREUIL SOUS BOIS,

- BOUCHER demeurant 226 bis,

boulevard Voltaire 75011 PARIS,

Florence

née

Madame

MAOUT

- Monsieur Antoine GROSSETTI

demeurant 63, avenue de la République

94300 VINCENNES. Madame Karine UZAN née NAHON, Co-Gérante de la société, demeure

désormais 146, rue de Courcelles 75017 PARIS. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

4535

Pour avis

ANTRE GOURMETS

Société à Responsabilité Limitée au capital de 9 900 Euros Siège social :

58, avenue de Wagram

75017 PARIS

507 425 817 R.C.S. PARIS

Par décision de I’Assemblée Générale Extraordinaire en date du 20 juillet 2010,

il a été pris acte de la nomination de Madame Christelle BROUSTAL demeu- rant 7, rue Condorcet 75009 PARIS en qualité de nouveau Gérant, à compter du 20 juillet 2010 pour une durée illimitée, en remplacement de Madame Odile MARCINIAK, démissionnaire. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris.

Pour avis

4569

DABH

Société Civile de Moyens au capital de 1 500 Euros Siège social :

37, rue des Acacias

75017 PARIS

500 579 396 R.C.S. PARIS

L’Assemblée Générale Extraordinaire des Associés a décidé, le 4 août 2010, de transférer le siège social du :

37, rue des Acacias 75017 PARIS au :