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La Firme Néoclassique

I- La notion de la firme néoclassique :

Pour la théorie néoclassique, la firme est appréhendée uniquement en termes technologiques ; elle est assimilée à une fonction de production qui spécifie le niveau d’output Q obtenu à partir d’un niveau de N

inputs. Il est supposé que cette firme est dirigée par un propriétaire parfaitement rationnel qui choisit les niveaux d’inputs et d’output dans le but de maximiser son profit. Cette firme néoclassique est dite :

Firme point : Assimilée à un agent individuel sans prise en considération de son organisation interne.

Firme automate : Supposée parfaitement rationnelle comme tout agent économique, ne fait que transformer de manière efficiente, des facteurs de production et s’adapter mécaniquement à des contraintes techniques et des environnements donnés.

1- Les fonctions de la firme néoclassique :

La première fonction consiste à transformer les facteurs en produits, la technique de production est donnée et déclarée efficiente (Le choix des techniques ne se pose pas). La deuxième fonction de la firme dans le cadre de ce modèle consiste à traiter l’information et faire l’opération de sélection, par voie du calcul, des variables jugées optimales dont le but principal est de

produire des quantités par lesquelles le profit sera max.

2- Hypothèses néoclassique de base :

La maximisation du profit : Dans ce cadre, la firme par l’intermédiaire de la fonction de production et à l’aide des instruments jugés efficaces analyse comment la production varie sous l’impact des variations de prix des inputs et de l’output pour arriver à un niveau de profit plus grand ( .

La rationalité parfaite des agents : Chaque individu ne cherche que ses propres intérêts pour optimiser son bien-être. Ce bien-être est souvent calculé avec une fonction d’utilité.

La concurrence pure et parfaite : Un marché est en CPP, s’il y a un grand nombre de vendeurs et d’acheteurs de la marchandise, chacun d’eux étant trop peu important pour affecter le prix de ladite marchandise, les productions de toutes les entreprises sur le marché sont homogènes, il y a une parfaite mobilité des ressources et les consommateurs, les propriétaires des ressources et les entreprises sur le marché ont une connaissance parfaite des prix et des coûts présents et à venir.

Les contraintes de technologie et de prix : La transformation des ressources en produits se fait selon une fonction de production qui s’impose à l’entreprise.

II-

Dépassements et ruptures :

Simon et la rationalité limitée : H.Simon prend en compte l’incertitude et l’information imparfaite des agents, ainsi que les limites de leurs capacités de calcul, qui ne leur permettent pas de passer en revue toutes les actions possibles, et enfin l’interdépendance des agents, qui prennent leurs décisions en anticipant les actions des autres (comportements stratégiques). Cette rationalité « procédurale » ou « limitée » considère les objectifs et les moyens comme à déterminer et non comme donnés. Il en résulte la recherche non d’une maximisation mais de la satisfaction d’un niveau d’aspiration.

L’approche comportementale de la firme (Cyert et March) : Elle met l'accent sur la façon dont les décisions sont prises au sein de l'entreprise. Ces auteurs présentent la firme comme une coalition de groupes dont les intérêts convergent mais dont chacun manœuvre pour son compte propre, ainsi l'apparition de managers qui ne sont pas propriétaires évince le critère du profit de la firme comme un guide de gestion. Par conséquent, des buts intermédiaires complètent les objectifs généraux de la firme, et sont l’objet de négociations entre les différents groupes, c’est la raison pour laquelle les dirigeants cherchent à déterminer un « budget discrétionnaire » pour faire accepter par les différents groupes les objectifs fixés pour la firme.

Liebenstein et la théorie de l’efficience X : Selon cet auteur, deux entreprises identiques qui utilisent

les mêmes facteurs de production n'aboutissent pas aux mêmes résultats ; cela provient de la qualité de l'organisation. Ce facteur organisationnel est appelé "facteur d'efficience X", il permet d'obtenir la plus grande intensité d'utilisation des facteurs et par là de faire la différence. Dans ce cadre, Liebenstein propose ouvertement de faire pénétrer dans la firme l'entrepreneur qui n'aurait jamais dû en sortir, son rôle dans le cadre de l'organisation de la production s'affirmant par la manifestation d'un effet de productivité (efficience induite) au travers de la motivation, de l'organisation de la gestion des affaires. Conclusion : Si les théories de la firme ont nettement progressé depuis la firme-point walrassienne, elles restent cependant limitées. En effet, les approches sont par conséquent davantage rivales que complémentaires, et il n’existe pas de théorie globale et cohérente de la firme. Dans ce sens, il s’agit à l’avenir de les combiner pour aboutir à une théorie globale de la firme.