PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES

PROPOS INTRODUCTIF Dans le règne juridique, il y a un grand nombre de personnes physiques et morales (sociétés, associations ). Dans certains paradis fiscaux, il y a plus de personnes morales que physiques. En France, on recense 63 millions de personnes physiques et 4,5 millions de personnes morales (3,5 millions de sociétés dont 90 % de PME, 1 million d associations). L entreprise individuelle n est pas une personne morale, mais on en dénombre 2 millions. Pourquoi créer une société aujourd hui ? Par delà sa fonction normative, le droit est une technique d organisation. Créer une société, c est rechercher une structure, une organisation. Choisir sa forme sociétaire, c est un moyen de choisir son organisation, la technique d exploitation de l entreprise et de gestion de son patrimoine. A. La différence entre société et entreprise Entreprise = ensemble cohérent de moyens humains et matériels regroupés quelle que soit la forme juridique de ce groupement en vue de l exercice d une activité régulière participant à la production ou la circulation des richesses, autrement dit à une activité économique. Une entreprise peut avoir 3 formes juridiques différentes : l entreprise individuelle, entreprise familiale, entreprise sociétaire. Seules les entreprises sociétaires sont des sociétés. Toute société abrite-t-elle une entreprise ? Non, car la SCI (société civile immobilière) fait de la gestion d immeubles, qui n est pas une activité économique, donc pas d entreprise. PERSONNES PHYSIQUES / PERSONNES MORALES Une PP acquiert sa personnalité à la naissance et jusqu à la mort. Pour les PM (société, association, syndicats, partis politiques, gros CE ), il faut un acte initial de constitution, et elles acquièrent leur personnalité juridiqu e avec une publicité légale (immatriculation, déclaration à la préfecture ) jusqu à la dissolution du groupement. Conséquences de la personnalité juridique : pour PP et PM donne un nom, un domicile, la capacité de jouissance d un droit et d exercice d un droit (que pour les capables), un patrimoine qui donne des droits et obligations. L entreprise individuelle n est jamais une personne morale. Donc il n y a pas de patrimoine propre à l entreprise et donc tous les biens et les dettes de l entreprise vont dans le patrimoine personnel de l entrepreneur. Par conséquent, des dettes personnelles peuvent être remboursées à l aide de biens professionnels, et vice versa. Donc la structure de l entreprise individuelle est dangereuse car elle mélange les deux patrimoines. Mais le statut de l entrepreneur individuel est protégé par 2 lois : - 2003 : l entrepreneur peut inscrire sa maison pour qu elle soit insaisissable pour rembourser les dettes professionnelles. - 2008 : on peut déclarer insaisissables tous les biens fonciers (terrains, immeubles ). Finalement, on est en train de faire une séparation des deux patrimoines : patrimoine d affectation. L entreprise individuelle se distingue de l EURL ou de la SASU, car c est une personne physique avec un seul patrimoine alors que pour l EURL, il y a un entrepreneur (personne physique) avec un patrimoine et une société (personne morale) avec un patrimoine distinct. Attention, pour des sociétés à responsabilité illimitée (comme une SCI), si le patrimoine de la société est vide on peut aller piocher dans les patrimoines personnels des associés pour rembourser les dettes. B. La différence entre société, association et fiducie Le partage des bénéfices est interdit dans une association alors que c est la vocation d une société. Pourtant il y a une intrusion des associations dans la vie économique. Certaines associations manient des capitaux considérables (des associations qui gèrent des cliniques, des clubs de sport ). Les associations peuvent faire des actes de commerce si elles restent dans les limites de leur statut juridique. La fiducie regroupe 3 personnes : le constituant (il a des biens et veut les faire gérer), le fiduciaire (gère les biens), le bénéficiaire. Fiducie = opération qui permet de sortir quelque chose de son patrimoine pour le faire gérer par quelqu un d autre et le récupérer après. Le constituant peut être n importe quelle personne physique ou morale. Le fiduciaire est en général un établissement de crédit, un avocat, des trusts aux Etats-Unis).

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Le constituant sort quelque chose de son patrimoine pour le mettre dans le patrimoine du fiduciaire (un patrimoine d affectation) et pour le réintégrer après. C. La différence entre une société et un fonds de commerce

LE FONDS DE COMMERCE C est un bien meuble incorporel, composé d une clientèle (seule condition pour l existence d un FDC), de marchandises, de matériel et outillages, d un nom commercial et une enseigne, de droits de propriété industrielle (brevets, marque, dessins ) et les autorisations d exploitation (licences ), droit au bail, créances et dettes (non cessibles sauf les contrats). Toute société a-t-elle une fonds de commerce ? Non, par exemple le SCI qui n a pas de clientèle. Un fonds de commerce est-t-il toujours dans une société ? Non, une entreprise individuelle a un fonds de commerce. Un fonds de commerce est un peu comme un patrimoine (une enveloppe), sauf qu il n existe pas vide (il faut une clientèle). Il peut être vendu, loué, nanti (mis en garantie). LES OPERATIONS SUR LE FDC Vente : conditions de forme (contrat valide, prix), conditions de forme (écrit, sanctions si omissions ou inexactitudes), publicité de la vente. Apport dans une société : cf. ci-dessous Nantissement : mise en garantie sans dépossession Le droit au bail = droit d exercer une activité en louant un lieu. LE BAIL COMMERCIAL = un contrat de location Il n existe que si le propriétaire du FDC n est pas propriétaire du local où l activité est exercée. Le bail indique l activité exercée par le FDC. Durée du bail = 9 ans, renouvellement quasi automatique (droit au bail) sauf si faute du locataire (location du local mais propriétaire du FDC) ou non respect de la destination du bail Peut-on avoir un fonds de commerce sans droit au bail ? Oui, si on est propriétaire du local où on exerce le fonds de commerce. X possède un local et un fonds de commerce. Le locataire-gérant Y paye un loyer (bail) à X pour le local. LOCATION GERANCE Le propriétaire du FDC loue. Le locataire gérant paye un loyer et exerce l activité en respectant la destination du F DC. Le renouvellement du bail est quasi automatique tous les 9 ans. Donc le commerçant a une espèce de garantie de pouvoir exercer son activité au même endroit. Propriété commerciale = droit au renouvellement du bail. Un fonds de commerce peut faire l objet d un apport en nature dans la société. Exemple : une personne physique a dans son patrimoine un fonds de commerce. Quand elle apporte le fonds de commerce dans le patrimoine d une société, il sort du patrimoine de la personne physique qui reçoit en échange des titres. Quand on fait l apport d un fonds de commerce, il faut en faire la publicité et les créanciers ont 10 jours pour faire connaître la qualité et le montant de la créance. Après, la société est mise en demeure (LRAR) de prendre à charge ce passif (du fonds de commerce) ou de renoncer à l apport.

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TITRE 1 : LA NAISSANCE DES SOCIETES Société (art 1832 du Code Civil) = la société est constituée par 2 ou plusieurs personnes qui conviennent par contrat d affecter à une entreprise commune des biens ou leur industrie en vue d en partager le bénéfice. La société peut aussi être constituée par une seule personne. Dans le cas d une société unipersonnelle, l entrepreneur signe un acte juridique unilatéral. Dans une société pluripersonnelle, les associés signent un acte juridique plurilatéral (un contrat). Chapitre 1 : Le contrat de société SECTION 1 : LES CONDITIONS GEN ERALES A. Le consentement Il faut donner son consentement pour le contrat soit valable. En principe ce consentement est expresse (parole, gestes, écrit) ; sauf consentement tacite. Trois types de consentements viciés : l erreur, la violence ou le dol (utilisation des man uvres frauduleuses pour obtenir la signature d une personne). Un vice de consentement entraîne la nullité du contrat. En droit des sociétés, le dol est fréquent. B. La capacité (d exercice) Les signataires doivent avoir la capacité juridique civile et commerciale. Les incapables sont les mineurs, les personnes sous tutelle ; les mineurs émancipés n ont pas la capacité commerciale. Quelqu un poursuivi pour fautes de gestion ne peut plus faire d actes commerciaux. C. L objet L objet social de l entreprise est le type d activité (restauration, transport ) choisi par la société dans ses statuts. Sa rédaction est importante car si l entreprise veut se développer, elle doit le faire dans le cadre de son activité et donc de ce qui a été défini dans les statuts. En gros, l objet social, c est le programme fixé par l entreprise pour son activité. Objet social = un programme, activité sociale = ce qui est réellement fait, intérêt social = ne rien faire qui pourrait nuire à l intérêt de la société. L objet social doit être licite (pas contraire aux bonnes m urs) et déterminé (qualité, quantité). L objet social permet de dire si une société est civile ou commerciale. En principe, la réalisation et l extinction de l objet social entraîne la dissolution de la société. Le changement complet d objet social vaut cessation d entreprise au regard du droit fiscal. D. La cause Pourquoi je créé une société ? Pour l enrichissement des associés, le partage des bénéfices. NULLITE D UN CONTRAT La nullité relative : vient d un problème de consentement ou de capacité La nullité absolue : vient d un problème dans l objet ou la cause La nullité entraîne l annulation du contrat avec effets rétroactifs SAUF en droit des sociétés SECTION 2 : LES CONDITIONS SPECIFIQUES AU DROIT DES SOCIETES A. La mise en commun des apports Sans apports, il n y a pas de sociétés. L apport est le contrat par lequel l associé affecte un bien ou un droit à la société en contre-partie de la remise de titres sociaux (parts sociales ou actions). 3 types d apports : en numéraires, en nature (biens) et en industrie (le talent, le savoir -faire). Par l acte d apport, les associés cèlent le pacte social et manifestent leur volonté d y adhérer = l affectio societatis. Le total de la valeur des apports forme le capital social (apports en numéraires + apports en nature ; les apports en industrie ne sont pas chiffrables). L absence d apports ou des apports fictifs (un brevet périmé, un FDC sans valeur ) entraîne la nullité de la société. Dans les sociétés à risque limité, la loi impose un capital minimum. Donc la valeur totale des apports doit atteindre ce plancher. Dans une société à risque illimité, cette contrainte n existe pas et on peut constituer une société civile ou une SNC avec 1 voire 0 .

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sont réputées non écrites ».1 Code Civil : « la stipulation attribuant à un associé la totalité des profits de la société ou l exonérant de la totalité des pertes. cette condition doit exister pour tous les associés et proportionnellement à leurs apports. Les associés peuvent être tenus à vie de rembourser ces dettes. Son rôle intervient en cas de crise où l on peut voir si les associés souhaitaient vraiment s engager ou s ils n étaient que des prête-noms (société fictive). c est le consentement de chaque parti au contrat. elle est réputée non écrite mais la société ne disparaît pas. Si l actif social (de la société) ne suffit pas à désintéresser les créanciers sociaux. Il est variable (un petit actionnaire est moins engagé qu un co-associé) mais très important. Donc les tiers de bonne foi peuvent demander l exécution des engagements par les dirigeants. Qui détermine si une clause est léonine ? Le juge. Elle est valable pour toutes les sociétés et concerne les pertes inscrites au bilan de la société. En général. elle peut donc être dérogée. Souvent. Mais il est possible d y déroger grâce à une clause qui permet de contribuer aux pertes de l entreprise pendant sa durée de vie. Mais cette deuxième proposition n est pas une règle d ordre publique . L associé-caution a donc 2 obligations : la contribution aux pertes à concurrence de son apport et il cautionne la dette jusqu à un certain montant. on peut prendre la décision de réduire le capital social à 0 ( = le coup d accordéon). absence d intérêt commun des associés. Cela signifie que si un créancier réclame son dû à un des associés. D une manière générale. La vocation aux bénéfices et la contribution aux pertes LA VOCATION AUX BENEFICES C est la raison d être d une société. 4 . c est sa cause. quand un SARL dépose le bilan. une procédure pour insuffisance d actif est lancée qui entraîne la liquidation judiciaire de la société. celles excluant totalement un associé du profit ou mettant à sa charge la totalité des pertes. . 1844 du Code Civil qui définit le contrat de société. « L affectio societatis » L affectio societatis est la volonté de s associer. La nullité est en principe rétroactive SAUF pour le droit des sociétés. 1844. donc prononcer sa nullité entraîne la disparition d une personne. Sanction : clause réputée non écrite : on fait comme si elle n existait pas. quand une clause n est pas valable. Les dettes de la société seront supportées par tous les dirigeants (patrimoine PP) ayant contribués aux fautes de gestion (source d une cessation de paiement ou difficultés financières).Les sociétés à risque illimité : Les associés doivent contribuer aux pertes et ont une obligation aux dettes solidaire et indéfinie. L associé-caution : c est un associé qui fait donc un apport et qui se porte caution des dettes de la société définies pour un montant précis. les associés ne sont tenus que de la contribution aux pertes. défaut d apports. objet social illicite. . SECTION 3 : LA NULLITE DE LA S OCIETE La société est une personne morale . Causes de nullité : absence de pluralité des associés (sauf sociétés unipersonnelles). la contribution aux pertes ne se fait qu en fin de vie d une société. Quelle est cependant la limite à ne pas franchir ? Les clauses léonines sont prohibées. est très simple à mettre en place. Ainsi le dirigeant d une SARL se retrouve dans une situation plus inconfortable que l entrepreneur individuel qui peut protéger son patrimoine personnel (lois 2003 et 2008). ATTENTION. Art. cela signifie que les associés ne récupèreront pas leur mise initiale car on va piocher dans le capital social pour rembourser les créanciers. LA CONTRIBUTION A UX PERTES La contribution aux pertes est définie par l Art. Cette obligation aux dettes peut entraîner la ruine d un associé (si la société ne peut pas payer. C est normalement le seul risque que courent les associés.B. La loi tente de réduire la nullité des sociétés. C. Particularité : en cas de difficultés. sinon la société échappe à ses dettes. carence de l affectio societatis. on pioche dans le patrimoine de l associé). après que la nullité est été prononcée. celui-ci est à charge de partager le montant de la dette à rembourser en parts égales avec les autres associés.les sociétés à risque limité : Dans une société à risque limité. La vocation aux bénéfices se fait pendant toute la vie de la société.

3. on créé en quelques heures et gratuitement une société au Centre de Formalités des Entreprises (CFE). La signature des statuts donne la date de constitution de la société et elle est un acte juridique qui créé des droits et des obligations à la charge des associés. A. l associé prête sa personnalité juridique en espérant ne servir que d intermédiaire. La réalisation des apports Les associés doivent réaliser leurs apports à la date prévue pour chaque société. B. sinon c est un acte sous seing privé. les statuts sont un acte authentique. ASSEDIC ). sau f si il y a des apports en biens immobiliers. Le principe Parfois. On ne discute que les points les plus importants (qui va diriger ? qui a la majorité ? ). Le CFE s occupe des formalités auprès des organismes sociaux (URSSAF. on enregistre le contrat de société. jusqu à l immatriculation de la société. Principe (ART. 1843 Code Civil) : les associés sont tenus de leurs obligations pour protéger les créanciers. Enfin. Les statuts sont souvent des statuts types. A la naissance de la société. les statuts (= le contrat de société) Des mentions obligatoires doivent figurer dans les statuts. 2. Les différentes étapes de la constitution 1. L exception (= la reprise des actes) La société régulièrement immatriculée peut reprendre les engagements souscrits qui sont réputés avoir été contractés dès l origine par la société (rétroactivité). on inscrit la société à l Insee au répertoire national des entreprises (RNE) et la société obtient son numéro SIREN. il vaut mieux privilégier des statuts courts que l on complètera avec des protocoles d accord. Le greffier du Tribunal de commerce. Aujourd hui. En pratique. fait l inscription de la société au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) et la société reçoit un autre numéro. Le sort des actes passés durant la période de conception 1. Ces derniers doivent être informés que les associés agissent pour le compte et au nom d une société en formation. insertion au Journal d annonces légales. quand elle acquiert sa personnalité juridique. L immatriculation L immatriculation donne la date d acquisition de la personnalité juridique de la société. il y a une période plus ou moins longue appelée période de constitution où la société est en formation. La personnalité juridique donne la capacité et permet de faire des actes juridiques. Au CFE. les droits et obligations sont inscrits dans le patrimoine personnel des associés. Remarque : c est un associé qui a ouvert le compte pour la société avec le mandat des autres associés.Chapitre 2 : La personnalité morale SECTION 1 : L ACQUISITION DE L A PERSONNALITE MORALE La société qui naît à la date de la conclusion des statuts acquiert la personnalité juridique lors de son immatriculation. la société en formation n a pas de capacité juridique mais les associés peuvent faire des actes au nom de la société durant cette période. on fait le dossier d immatriculation. Le régime de preuve est différent. mais en principe on n est pas obligé d aller chez le notaire. la société reçoit un document (le récépissé K bis) qui est sa carte d identité. Donc si on a besoin d aller chez le notaire. 5 . Le créancier peut demander à faire signer l acte par tous les associés (pour avoir une garantie et pouvoir se retourner contre tous les associés). Entre ces 2 dates. le CFE s occupe de transférer le dossier a ux greffes du Tribunal de commerce. Entre ces 2 dates. Contrat de société = naissance Sté en formation Immatriculation = personne morale PP PP PP PP PM 2. Ensuite la société apparaît dans le BODACC (Bulletin Officiel des Annonces civiles et commerciales) 8 jours après son immatriculation. Les apports en numéraires sont bloqués sur un compte bancaire (de la société) jusqu aux formalités d immatriculation.

celui-ci est tenu seul de ses obligations. En l espèce. Quel est le devenir des actes ? 1) La signature du contrat de bail En principe. l associé est libérer en tant que débiteur et c est la société qui devient le nouveau débiteur au contrat de bail. Deron (un expert-comptable) d effectuer les formalités de constitution de la société (750 ) et de tenir la comptabilité de la société à l avenir (3500 / an). e Si la société refuse ou omet de faire la reprise des actes (3 type de reprise). quelle que soit la date de l acte. LA REPRISE PAR LA SOCIETE D UN ACTE. QUELLE QUE SOIT SA DATE (REPRISE-BALAI) : La reprise peut intervenir après l immatriculation. 6 . mais il peut demander au débiteur principal de se porter garant.A l inverse. Si ce n est qu un seul des associé qui a signé l acte. Mais si il y a un mandat. le créancier ne peut pas l y obliger et il aura pour seul interlocuteur l associé qui a signé l acte. pendant la période de constitution. une banque accorde un prêt à un associé (débiteur principal).Trois formes de reprises : LA REPRISE DES ACTES PASSES AVANT LA SIGNATURE DES STATUTS : Cette reprise est automatique si les actes sont recensés dans un état annexé aux statuts et qu il y a la signature de tous les associés. l acte passé par l associé va venir plomber le patrimoine de la société. Mais il peut demander une garantie à son débiteur principal. Je considère que tous les associés ont signé . l acte a été conclu avant la naissance de la société et l acte est annexé aux statuts. alors la reprise est automatique. . un associé achète un ordinateur (2000 ). LA REPRISE DES ACTES PASSES ENTRE LA SIGNATURE DES STATUTS ET L IMMATRICULATION : Elle est automatique quand ces actes ont été accomplis en vertu d un mandat délivré par tous les associés à un associé. 15 juillet : immatriculation de la société. A l issue de la réunion. 2) Embauche de l expert-comptable Les associés ont décidé ensemble de l embauche d un expert-comptable. CAS PRATIQUE Des associés signent les statuts le 27 mai. La reprise est très importante juridiquement car : . l associé qui a conclu l acte est tenu des obligations (à sa charge de se retourner contre les autres associés si il y a un mandat). les associés décident de charger M. Si l acte est passé avant la naissance de la société et que l état est annexé au statuts et qu il a été signé par tous les associés. 2 particularités : le mandat doit être précis et il peut être signé après la conclusion de l acte tant que c est avant l immatriculation de la société. Cette reprise n est donc pas automatique. Le 30 juin. Par exemple. Si finalement il n y a pas d immatriculation. Une fois que l acte est signé. Donc. Par exemple. il y a un bail de 9 ans conclu par un associé pour un local devant servir de siège social. Cette reprise est utile si le mandat confié à un associé est trop général et que cela bloque donc la reprise automatique.le créancier change de débiteur (= substitution de débiteur). L immatriculation emporte alors reprise des engagements conclu au nom de la société en vertu du mandat. il y a reprise et la société est le nouveau débiteur. à la suite d une décision spéciale prise à la majorité des associés. par conséquent la reprise est automatique. (ex. Donc. Le contrat de mandat permet de prouver que j agis au nom de la société. Mais l acte peut faire l objet d une reprise par la socié té. l associé est tenu personnellement de ses obligations. : un bail signé au nom des associés et repris par la société). En états annexés aux statuts. le créancier ne peut pas s opposer à la reprise (il savait que l acte était passé au nom de la société). la société n a pas de personnalité juridique et aucune reprise n est donc possible. Il figure dans les statuts ou dans un état annexé. Après la reprise. cette dette passe dans le patrimoine de la société. la reprise automatique est possible. une banque accorde un prêt à un associé qui a donc une dette dans son patrimoine personnel.

En l occurrence.les fonds d emprunt : les comptes courant d associés (l associé prête de l argent) LE CAPITAL ère Le capital est le montant inscrit en 1 ligne du passif d une société. mais ce n est pas une règle d ordre public. choix d image : un siège social sur les Champs Elysées mais en fait ce n est qu un petit bureau. la société est assignée au Tribunal du lieu du siège social. B. . SCS.financer l objet social . transports ). il faut le mentionner dans les statuts. Poinso a signé seul le contrat (pas de mandat). Si il n y a pas de reprise.la forme : SNC. 7 . elle est déterminée par le siège social. Appellation. Si il y a reprise. sociétés à responsabilité limité et les s ociétés par actions. LA NATIONALITE En principe. A. Donc. Mais une reprise est envisageable si il y a un mandat signé par tous les associés. Il faut distinguer le passif interne (dettes aux associés) du passif externe (extérieurs à la société). l associé reste seul tenu de ses obligations. la proportionnalité est appliquée. Parfois. si les associés ont signé un mandat et que celui-ci est précis. détermine la fiscalité. Exception : critère de contrôle quand la nationalité est déterminée par la nationalité des personnes qui ont le contrôle de la société. assurance. Le choix est libre mais il faut consulter l INPI (Institut nationa l de la protection industrielle) pour ne prendre un nom de marque déjà existant. le reprise-balai est toujours possible grâce à une décision spéciale prise à la majorité des associés. LE SIEGE SOCIAL C est le lieu du principal établissement. il est donc seul tenu.En l espèce. c est la société qui est tenue et l associé est libéré. SECTION 3 : LA DOTATION DE LA PERSONNALITE MORALE La dotation de la PM = de l argent pour financer l objet social. la société est commerciale Conséquences : en matière de preuves (preuve libre contre les commerçants). Si aucun mandat n a été signé (ou que le mandat n est pas assez précis). si il y a reprise. même si leur objet est civil. l associé seul reste tenu.une garantie / un droit de gage des créanciers . A quoi sert le siège social ? Il donne la nationalité. Si il n y a pas de reprise.les fonds propres : le capital social (dotation initiale avec les apports en numér aires et en nature). Les fonctions du capital social : . En principe. la reprise est automatique. 2 possibilités : . du pouvoir entre associés. en matière juridique (un bail commercial est différent d un bail civil). La qualité civile ou commerciale Critères de commercialité : . Ce critère est utilisé dans les secteurs sensibles (banque. L exigibilité de cette dette est reportée à la fin de la vie de la société. l associé est seul tenu de ses obligations. l associé est libéré de ses obligations et la société est le nouveau débiteur au contrat. M. Quelques exemples de « droits de l homme » appliqués à la personnalité morale : protection contre la diffamation et la calomnie. droit à la tranquillité (pas de harcèlement).l objet : s il est commercial (une activité commerciale régulière). les réserves . siège social et nationalité LE NOM Toute société doit avoir un nom. Mais une reprise-balai reste possible avec une décision spéciale prise à la majorité des associés. SECTION 2 : L INDIVIDUALISATIO N DE LA PERSONNE MORALE La personnalité morale a des attributs patrimoniaux et extra-patrimoniaux. 3) Achat d un ordinateur (contrat de vente) En principe. une dénomination sociale. droit à la vie privée sociale (ne pas publier des informations confidentielles).fonction politique dans la société : il détermine la répartition des parts sociales.

etc Responsabilité contractuelle : quand il y a un problème dans l exécution d un contrat et que ça cause un dommage (obligation de moyens et obligation de résultat). Le compte courant permet à la société d avoir de la trésorerie. La responsabilité civile RESPONSABILITE CIVILE Elle permet de réparer (et non sanctionner) les conséquences d un dommage subit par autrui. LES COMPTES COURANTS D ASSOCIES Un associé peut faire un prêt à la société .le délit . Le compte courant est crédité de tout ce que doit l entreprise (salaires ) et l associé pioche dedans.avoir la personnalité morale (sociétés.le crime Les peines les plus fréquentes : affichage de la sanction dans la presse écrite. c est une exception au monopole bancaire . exclusion des marchés publics. Sanctions : . (Responsabilité du fait d autrui. Le compte ne doit jamais être débiteur. toutes les infractions sont concernées . Il faut prévoir par écrit les conditions de remboursement car les associés peuvent demander le remboursement à tout moment.LES CAPITAUX PROPRES = LES FONDS PROPRES Si le montant des capitaux propres est supérieur au montant du capital social. Elle peut être du fait personnel (une faute. casier judiciaire des personnes morales. La responsabilité pénale La responsabilité pénale n est que récente pour les sociétés (dernière touche en 2005). La responsabilité civile peut être engagée sur fondement de la responsabilité délictuelle quand le fait dommageable est imputable à la société mais qu il ne trouve pas sa source dans un contrat. 8 .la plus sévère est la dissolution de la société (n arrive pas pour les syndicats.la contravention . SECTION 4 : LA RESPONSABILITE DE LA PERSONNE MORALE A. lien de causalité entre le fait dommageable et le préjudice subit La responsabilité civile peut être engagée sur fondement de la responsabilité contractuelle si le préjudice est lié à la mauvaise exécution ou au défaut d exécution d un contrat passé au nom de la société. Souvent il n y a qu une trace en écriture comptable mais pas de papier écrit. sinon c est qu il y a abus de biens sociaux. un abus de droit). associations. c est signe de bonne santé de la société. » Conditions pour appliquer la responsabilité pénale : . syndicat ) . cela arrive fréquemment. « Les personnes morales sont responsables pénalement (sauf l Etat) des infractions commises pour leur compte par leurs organes ou leurs représentants. La responsabilité pénale des personnes morales n exclut pas celle des personnes physiques auteurs ou complices des faits. des choses ) B. des choses (je réponds du dommage causé par la chose dont j avais la garde). Les personnes morales peuvent être responsables pénalement pour toutes les infractions listées dans le Code pénal (même pour harcèlement). les partis politiques) .depuis 2005. Conditions de mise en uvre de la responsabilité civile : il faut un préjudice matériel ou moral. d autrui (je suis responsable pour un dommage que quelqu un d autre a commise).l infraction doit être commise soit par un organe ou un représentant et pour le compte de la personne morale. Responsabilité délictuelle : quand il y a violation d une obligation légale (délit).

c est la responsabilité personnelle du dirigeant.Hypothèse 1 : l acte dépasse l objet social Dans une société à risque limité. Ils assument la direction économique et juridique de l entreprise. les associés peuvent modifier les statuts et approuver les comptes. Dans les sociétés à risque illimité. Dans les très grandes sociétés. des salariés. le maître d affaire (souvent le principal associé) est généralement désigné comme dirigeant. un directeur juridique a délégation de pouvoir pour assigner en justice. Une même personne peut être organe de gestion et de représentation. Les organes de gestion doivent donc inscrire leur action dans les limites de l objet social et agir dans l intérêt soc ial. Donc. Mais la société peut se retourner contre son dirigeant (révocation). Contrairement aux dirigeants. . d où une dissociation de la propriété et du pouvoir. il doit d abord consulter l assemblée générale (les associés). Par exemple. stocker. Il faut faire la publication des nominations et révocations dans un Journal d annonces légales et dans le BODACC. Dans une société. on pourra engager la responsabilité personnelle du dirigeant.la loi . Mais un organe de gestion ne peut pas tout faire. SAUF si c est le tiers qui est de ma uvaise foi. les décisions des assemblées générales LES ORGANES DE GESTION Les organes de gestion ont tous les pouvoirs pour diriger la société dans l intérêt de celle-ci. il est détenteur du capital et en même temps patron de la société : propriété de la société et pouvoir sont réunis. la société n est jamais engagée. Que se passe-t-il si un dirigeant investit d un pouvoir de représentation peut passer un acte contraire aux intérêts de la société ? . il y a souvent une délégation des pouvoirs. LES ORGANES DE REPRESENTATION Les organes de représentation représentent la société dans ses rapports avec les tiers dans la limite des pouvoirs que la loi leur reconnaît. Les organes de gestion exercent les missions de tout chef d entreprise (embaucher. les dirigeants sont des managers professionnels et ils n ont en général qu une part infime du capital. . gérer la trésorerie). Les statuts peuvent et doivent prévoir l interdiction de certains actes (vente d un fonds de commerce. Les associés peuvent être dirigeants. Les associés ont des droits sociaux qui leur donne le pouvoir de nominer ou de révoquer des dirigeants. c est la société qui est engagée.Hypothèse 2 : l acte est passé en violation d une clause limitative de pouvoir (pour certains actes dangereux.Hypothèse 3 : acte passé en violation de l intérêt social. acte passé dans l intérêt personnel (= abus ou détournement de pouvoir) 9 . il y a des dirigeants. SECTION 2 : LA DESIGNATION DES DIRIGEANTS Dans une petite société. dans ce cas. SECTION 3 : LES POUVOIRS DES D IRIGEANTS Qui donne les pouvoirs ? . contracter un emprunt trop important ). vendre.les statuts. Le délégataire est souvent choisi parmi les dirigeants.TITRE 2 : LES ACTEURS Chapitre 1 : Les dirigeants SECTION 1 : LES ORGANES DE GESTION OU DE REPRESENTATION On distingue les relations des dirigeants vis-à-vis des autres associés (organes de gestion) et les relations de ces dirigeants avec les tiers (organes de représentation). le dirigeant doit avoir une autorisation de l assemblée générale) La clause n est pas opposable au tiers. les salariés peuvent être associés. On vise à protéger les tiers. donc l acte est valable et engage la société. Dans une grande société. produire. Il est seul dirigeant et assure donc la gestion et la représentation. Si l acte a causé un préjudice à la société. des associés (= les actionnaires si c est une société par action) qui ont des droits sociaux (parts sociales ou actions). faire appel Il est alors organe de gestion et de représentation.

Si le préjudice est social. le dirigeant peut être condamné personnellement (on pioche dans son patrimoine personnel). La responsabilité fiscale Si une société a des difficultés financières et que le dirigeant décide tout seul de différer le montant des paiements des impôts. il exerce une action individuelle. surtout depuis qu on peut engager la responsabilité pénale d une société. Aussi. L action contre le dirigeant est exceptionnelle. alors quelle que soit la forme de la société. au code de la route. LE DIRIGEANT EST RESPONSABLE ENVERS LES TIERS Le dirigeant a intérêt à souscrire une assurance responsabilité pour la société. il faut d abord frapper la personne morale (la société). LE DIRIGEANT RESPONSABLE ENVERS LA SOCIETE ET LES ASSOCIES C est le cas quand le dirigeant : . au droit de l environnement. Mais elle reste fréquente pour un chef d entreprise condamné pour infraction au droit du travail. Si la société a déposé le bilan. C. Si le préjudice subit est personnel.faute de gestion (aller à l encontre de l intérêt social) L associé peut alors faire un procès.Cela entraîne la nullité de l acte. Quand on ne peut pas attaquer le dirigeant. La responsabilité civile La responsabilité civile est souvent invoquée par les associés minoritaires car ils n ont pas le pouvoir de révoquer un dirigeant. c est le représentant légal de la société qui va assigner le dirigeant fautif en justice. les dirigeants peuvent être condamnés à payer personnellement l impôt car solidarité fiscale. la justice va d abord frapper la société (on protège les plus démunis). tout associé peut agir en justice dans un délai de 3 ans à partir du fait dommageable. Quand un tiers a subit un préjudice. Il peut y avoir responsabilité civile pour faute de gestion et responsabilité pénale pour abus de biens sociaux ou abus de confiance. d où un procès. on veut aussi responsabiliser la personne morale. la personne morale peut mener une action récursoire contre le dirigeant et si il y a faute de gestion.qu il y a manquement aux dispositions légales et réglementaires . elle est subordonnée à l existence d une faute détachable de ses fonctions et qui lui soit imputable personnellement. 10 . La responsabilité pénale Elle est possible mais rare. Si la société a une bonne situation financière. Solution : en parler au Fisc pour prévoir un échéancier des paiements.viole les statuts . B. SECTION 4 : LA RESPONSABILITE DES DIRIGEANTS A. En frappant d abord la société. une action pour insuffisance d actifs.

bien qu ayant la qualité d associé est privé des droits patrimoniaux car ses droits sont incessibles. Les droits politiques Tous les associés ont le droit de participer aux décisions collectives pendant les AG. Les droits patrimoniaux Les droits sociaux (parts sociales ou actions) ont une valeur vénale (= pécuniaire) et appartiennent donc au patrimoine de chaque associé. mais on peut déroger à cette règle. Depuis 2001. dans une société anonyme.Chapitre 2 : Les associés SECTION 1 : ASSOCIES OU ACTION NAIRES ? Les associés ou actionnaires ont réalisés des apports et reçoivent en contre-partie des droits sociaux (parts sociales ou actions). Les droits financiers Droit de percevoir des dividendes : bénéfices + droits aux réserves Boni de liquidation : se partage à la dissolution de la société. B. Droit d information sur les comptes et la politique sociale. ce qui n est pas le cas des parts sociales (elles ne peuvent être que cédées). donc ils ne sont pas dans le capital social et donc pas de droits sociaux (parts sociales ou actions). En principe. un associé qui a une seule action peut participer aux AG. C. ces apports ne sont évaluables en argent. L associé en industrie n a que des droits politiques et financiers. La principale différence entre les deux est que les actions sont des valeurs mobilières et elles peuvent être vendues. SECTION 2 : LES ATTRIBUTS DES ASSOCIES A. L apporteur en industrie. 11 . En effet. c est une règle d ordre public. un associé a autant de voix que de titres . La cession de ces droits est plus ou moins facile selon le type de société et les titres peuvent servir de garantie (nantissement). Droit de participer aux AG et droit de vote.

L AMF contrôle l action des CAC . « L AMF veille à la protection de l épargne investie dans les instruments financiers et tout autre placement donnant lieu à l appel public à l épargne. pour toutes les sociétés faisant un appel public à l épargne et pour les sociétés civiles de placements immobiliers (une société qui ne vit que des loyers qu elle perçoit). L AMF est une personne morale composée de 16 membres ainsi que d une commission des sanctions composée de 12 membres. à l information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés d instruments financiers ».Chapitre 3 : Les organes de contrôle LES COMISSAIRES AUX COMPTES (CAC) Le CAC est obligatoire dans toutes les sociétés par actions (SA. SAS. elle peut les récuser et les révoquer. SCA = société en commandite par actions). L AMF (Autorité des Marchés Financiers) L AMF contrôle toutes les sociétés qui font un appel public à l épargne. L AMF enquête et la commission juge. dans les fonds communs de placement (FCP). 12 .

EURL Chapitre 1 : La société anonyme Comme c est une société à risque limité.Prévoir la composition. siège social.Les apports en industrie sont interdits .Sociétés par intérêts (émettent des parts sociales) et sociétés par actions .Sociétés françaises et sociétés étrangères .Il faut être au moins 7 actionnaires au démarrage . Les conditions de forme A toutes les conditions du droit commun.Société de personnes (importance intuitu personae) et société de capitaux . Mentions obligatoires dans les statuts : . C est une société très hiérarchisée où chaque organe à des pouvoirs biens spécifiques.Nombre d actions émises . Les conditions de forme 1.La spécification de la forme anonyme de la société .Sociétés avec ou sans personnes morales (SNC) .Société civile et société commerciale .Le capital social doit être d au moins 37 000 . C est une société de capitaux. C est une société commerciale par la forme. il est noté dans une registre d actions Action au porteur : celui qui est propriétaire de l action est celui qui l a dans les mains.Dénomination sociale. SAS. cela peut varier selon l activité de la société (pour l assurance. le fonctionnement et le pouvoir des organes sociaux .Sociétés à risque limité et sociétés à risque illimité .Les sociétés par actions : SA.Sociétés exploitant une entreprise et sociétés patrimoniales (SCI) TITRE 1 : LES SOCIETES A RISQUE LIMITE 2 grandes familles : .Les Sàrl : SARL. capital social minimum de 450 000 ) . La rédaction d un projet de statuts Il est préférable d avoir des statuts courts que l on peut compléter ensuite par des protocoles d accord. donc l intuitu personae n est pas très fort.Spécifier et évaluer les apports en nature . C est une société par actions qui émet des valeurs mobilières pouvant être cotées en bourse.Sociétés de droit public et sociétés de droit privé . il faut ajouter les suivantes : .PARTIE 2 : LE DROIT SPECIAL DES SOCIETES INTRODUCTION : CLASSIFICATION DES SOCIETES 10 classifications différentes : . SCA . SECTION 1 : LA CONSTITUTION A.Les clauses de variabilité du capital sont aussi interdites B.Durée .L identité des signataires .Prévoir les règles de partage des bénéfices 13 .Mention de la forme nominative ou au porteur des actions Action nominative : le nom de celui qui possède l action importe. les actionnaires ne supportent les pertes sociales qu à hauteur de leur apport initial. Circulation des actions . objet social . La SA ne représente que 5 % des sociétés françaises.Montant du capital social .Sociétés de droit commun et sociétés à statut spécial (les coopératives ) .Sociétés de droit ou sociétés de fait .

14 . un actionnaire ne libère pas immédiatement la totalité des apports en numéraires. Alors les fondateurs peuvent demander au président de Tribunal de Commerce de désigner un commissaire aux apports (qui est un CAC) qui peut être assisté d un ou plusieurs experts. caisse des dépôts et de consignation) ou l actionnaire verse directement la somme au dépositaire. mais c est rare. Donc s il s est tro mpé. Mais en pratique. Parfois. Risque pour les fondateurs : être poursuivis pour majoration frauduleuse des apports en nature. L administrateur n est pas un commerçant. Certaines autres personnes ne peuvent pas être administrateurs : les fonctionnaires. L appel public à l épargne ? Il est possible de faire un appel public à l épargne dès la constitution de la société. Si après les 5 ans. pas de libération partielle possible pour un immeuble ou un FDC. La structure classique à la française 1940 : création du titre de P-DG 1966 : nouveau titre : Président du Conseil d administration. Il faut spécifier et évaluer ces apports en nature. Les premiers administrateurs sont désignés par les statuts pour au moins 3 ans. Le dépositaire établit ensuite un certificat indispensable à la signature des statuts. A. problème de surévaluation. Pendant les 5 ans de délai. notaire. Ce système marche quand la société se porte bien. les officiers ministériels. tous les apports en numéraires n ont pas été libérés. les suivants sont élus par l AG ou cooptés par le conseil d administration. aux dates fixées par les statuts. 2. Le solde est à libérer dans les 5 ans de l immatriculation. que les fondateurs l ont suivi et qu ils ont été poursuivis pour majoration frauduleuse des apports en nature. les mineurs. En général les premiers dividendes servent à compléter le solde des apports. les actions doivent rester nominatives. Chaque administrateur doit être propriétaire d un nombre d action déterminé par les statuts car l accès au conseil d administration est réservé aux actionnaires. l apporteur peut verser directement la somme au fondateur (un des 7 actionnaires initiaux) qui le verse ensuite à un dépositaire (banque. la loi n impose la libération immédiate que d au moins la moitié des apports en numéraires. Tant que les apports en numéraires ne sont pas totalement libérés. Le commissaire aux apports ne rend qu un simple avis et les fondateurs peuvent ne pas en tenir compte. Le CAC engage sa responsabilité civile et pénale sur l avis qu il donne. Ils siègent pour 6 ans et sont rééligibles à vie. ceux-ci peuvent se retourner contre le CAC. les retardataires sont débiteurs d intérêts moratoires. En tant qu actionnaire il touche des dividendes et en tant que salarié il touche un salaire. Une personne morale peut être administrateur avec un représentant permanent. 3. toujours P-DG 2001 : dissociation de Président (= président du Conseil d administration) et du Directeur Général (dirige la société et la représente à l égard des tiers). LES APPORTS EN NATURE Ces apports doivent être libérés immédiatement .La signature de ce projet de statuts ne peut avoir lieu que quand les apports sont réalisés. En pratique. 1.Une direction à la française : un conseil d administration et un directeur général .Une direction à l allemande : un conseil de surveillance et un directoire La formule à la française a énormément de succès mais la formule à l allemande concerne 20 % des sociétés du CAC 40. SECTION 2 : LES DIRIGEANTS Les fondateurs d une SA ont le choix entre 2 formes : . La réalisation des apports LES APPORTS EN NUMERAIRES Si la totalité du capital doit être souscrite (s engager) avant la signature des statuts. Le conseil d administration COMPOSITION Il doit être composé de 3 à 18 membres. les plus de 70 ans ne peuvent pas représ enter plus du tiers du conseil. Les personnes physiques ne peuvent pas appartenir simultanément à plus de 5 conseils d administration. LA SIGNATURE DES STATUTS On signe aussi les états annexés pour permettre une reprise automatique des actes.

Le DG est nommé par le conseil d administration. Attention à l utilisation du mot directeur à outrance : Le directeur général assure la direction de la SA. Préjudice individuel : d un actionnaire. 3. d exercer un contrôle de la gestion de l entreprise et de demeurer discrets sur les informations qu ils reçoivent. Leur rémunération est divulguée dans le rapport de gestion. Il rend compte des travaux du conseil à l AG. financier ) ne sont que des salariés.Les abus : abus de biens sociaux. Les administrateurs ont un droit à l information (comptes. vie de la société ). L administrateur tire son seul pouvoir de sa participation au conseil d administration. assurance-vie. LA RESPONSABILITE PENALE 2 familles d infractions courantes : . La responsabilité des dirigeants Les dirigeants exercent une fonction dangereuse pour eux-même. réglementaires. 4. . Le conseil ne délibère que si au moins la moitié des membres sont présents. Les statut d administrateur peut être cumulé avec un contrat de travail dans la société. LA RESPONSABILITE CIVILE . Les décisions se prennent à la majorité et en cas de partage c est le président du conseil qui a une voix prépondérante. Quel est le statut des administrateurs ? Ils ont obligation d assister aux réunions.A l égard de la société et des actionnaires : Le DG est responsable civilement s il a commis une infraction aux dispositions législatives. 2. de pouvoir et de voix (imposer une décision). Préjudice social : de la société. Pour les votes. une violation des statuts ou une faute de gestion. La rémunération est révélée dans le rapport de gestion. voitures. Il peut détenir 1 ou 99 % des actions. Sinon le dirigeant est protégé par la société. C est une personne physique qui a maximum 65 ans. Ils sont rémunérés par des « jetons de présence » : c est une grosse enveloppe fixée par l AG et que le conseil réparti à sa guise entre les administrateurs. Le président est nommé par le conseil. Les frais de déplacement sont remboursés et les administrateurs sont rémunérés pour certaines missions qu ils accomplissent. gestion. inscription au club de golf ). Il peut avoir à ses côtés des DG délégués Les directeurs techniques (juridique. la société et les tiers. Il est nommé pour 6 ans renouvelables à vie.FONCTIONNEMENT Le conseil d administration est un organe collégiale. Le conseil prévoit sa rémunération : « jetons de présence » + rémunération spéciale au titre da président du conseil. Il doit être membre du conseil d administration. Ce n est pas un commer çant et il n est pas salarié non plus. Le directeur général C est le chef de l entreprise et le représentant légal de la société : il est donc organe de gestion et organe de représentation. C est le cas lorsqu ils commettent une faute détachable de leurs fonctions (intérêt personnel). du crédit (trop d emprunts). Sa rémunération peut être nulle mais en général elle est fixe avec une part variable (intéressement à la progression des affaires) + des avantages en nature qui vont dans l intérêt de la société (logement. c est une personne physique qui a au maximum 65 ans et qui peut ne pas être administrateur (il est seulement DG). Il peut aussi être président du conseil d administration si les deux fonctions ne sont pas dissociées (dissociation possible depuis 2001). 15 . Il peut être salarié de la société. peu importe le nombre d actions qu il possède. chaque administrateur dispose d une voix. vêtements de fonction. Le président du conseil d administration Il organise et dirige les travaux du conseil.A l égard des tiers : Cela reste exceptionnel.

Différence actions et obligations : les actions donnent un droit de vote et pas les obligations. Le conseil nomme les membres du directoire et en choisi le président. 16 . voire la perte de son investissement en cas de procédure collective (= l ensemble des procédures qui gèrent les entreprises en difficultés) ou si il y a une réduction du capital à zéro (= coup d accordéon). de la situation financière et du résultat. Le conseil contrôle et surveille la gestion de la société. Elle répond au soucis de séparer la direction et le contrôle alors que dans la structure française. les garanties et les ventes d immeubles. 2. liste des administrateurs. Donc délit de présentation ou publication de comptes annuels ne donnant pas une image fidèle. 1. Il accepte de prêter de l argent à la sociét é mais espère être remboursé et percevoir ponctuellement un intérêt. L autre principe qui n est pas d ordre public est qu une action donne une voix. . . etc.Droit à l information : chaque actionnaire peut consulter au siège de la société différents documents : comptes annuels des 3 dernières années.Les comptes : présentation ou publication de comptes annuels ne donnant pas une image fidèle du patrimoine. Il est titulaire d un titre d emprunt. L actionnaire est un optimiste car il détient un titre du capital. Les membres sont désignés dans les statuts pour 6 ans. Elle a un représentant qui siège à l AG des actionnaires mais qui n a qu un rôle d observateur. elle doit verser des dommages-intérêts. Le conseil autorise les cautions. n a pas de droits politiques (vote). Les membres sont aussi rémunérés par des « jetons de présence ». rapports de gestion des organes sociaux. On peut limiter ou octroyer un vote double à un actionnaire. L AG extraordinaire (AGE) se réunit selon les circonstances. elle fournit aux tiers une information sur la solvabilité de l entreprise et permet aux investisseurs de mesurer la capacité de la société à générer des profits. Il ne participe pas à l AG. Ce sont des personnes physiques ou morales. Le conseil reçoit du directoire un rapport trimestriel. Ils ne peuvent pas être membres du conseil de surveillance mais ils désignés par le conseil de surveillance. Souplesse dans les conditions d accès au directoire car les managers non actionnaires peuvent y entrer. Si le capital social est inférieur à 150 000 . La structure à l allemande C est la forme de société la plus courante en Allemagne. SECTION 3 : LES ACTIONNAIRES Cf. qui ne sont pas forcément des actionnaires. La masse des obligataires a la personnalité morale. paragraphe « Les associés » dans le droit commun des sociétés + règles spécifiques de la SA. A.Sanction : 5 ans d emprisonnement et/ou 375 000 Il faut que l usage des abus soit bien contraire à l intérêt social. Les droits politiques Concernent toutes les prérogatives associant l actionnaire à la vie sociale : . de même pour le président du directoire. cela peut être mélangé. il accepte d assumer la plénitude des aléas sociaux.Droit de vote : le principe d ordre public est que tout actionnaire peut participer aux AG. Le conseil de surveillance Composé de 3 à 18 membres qui doivent tous être actionnaires. Le conseil de surveillance a les mêmes fonctions que le conseil d administration français. L obligataire est une pessimiste. montant global des rémunérations les plus hautes. Les membres sont des personnes physiques de moins de 65 ans. B. Le directoire Il est composé de 2 à 5 membres. PV et feuilles de présence des différentes assemblées. L AG ordinaire (AGO) se réunit une fois par an. elle donne aux actionnaires les moyens d évaluer l action des dirigeants. le directoire peut être composé d une seule personne : DG unique. Si la société refuse ce droit. intentionnel et à des fins personnelles. La qualité de l information financière est importante car elle permet une prise de décision éclairée des dirigeants sociaux. Le pouvoir du directoire = pouvoir de tous les chefs d entreprise mais le président du directoire peut représenter la société à l égard des tiers.

Dans les sociétés non cotées. ensuite les créanciers en fonction des garanties qu ils ont (le créancier chirographaire n a pas de garanties. Si pendant un exercice pas de n=bénéfices n ont été réalisés. on les règle entre nous (compromis). C. soit on pioche dans les réserves pour lisser le versement des dividendes. le prix est souvent dérisoire et il est difficile de trouver un acheteur. . Les vendeurs doivent régler les dettes. Les actions constituent un droit de gage général des créanciers de l actionnaire (elles sont dans son patrimoine). Le boni de liquidation est distribué aux actionnaires en fonction de la cote-part dans le capital social. ensuite les salariés. . Mais c est le locataire qui touche les dividendes pour payer le loyer. la location est utile. Les droits patrimoniaux Les actions entrent dans le patrimoine des actionnaires. La clause garantit donc que le vendeur assume toutes les dettes. . Dans ce cas. Clause de préemption : les actionnaires peuvent être prioritaires dans le rachat des actions Clause de rachat forcé : un actionnaire est obligé de vendre ses actions et de quitter la société en cas de faute grave Clause de garantie de passif : quand il y a un rachat de la société. Il est aussi plus facile de trouver un acheteur. pas de dividendes . . Une clause contraire est possible. Aujourd hui. on ne peut piocher que dans les réserves libres. participation. Le Trésor Public est toujours payé en premier. . La réunion de l AGO doit se faire dans les 6 mois qui suivent la clôture de l exercice.Droit aux réserves : Il faut que la réserve légale atteigne 10 % du capital social. Elles sont des droits incorporels de nature mobilière. Elle doit être prévue dans les statuts. et quand il loue l action il reste propriétaire. il est payé en dernier). Les réserves statutaires doivent atteindre un % des bénéfices fixé dans les statuts.Droit aux dividendes = cote-part des bénéfices distribués : C est l AGO qui décide de les distribuer. Clause d agrément : les actionnaires donnent leur accord pour avoir un nouvel actionnaire.Nantissement d actions : Consiste à donner ses actions en garantie. Le versement des dividendes doit se faire dans les 9 mois qui suivent la clôture de l exercice. Or. Le bailleur est propriétaire de l action.B. gage ) Sûreté personnelle : donner sa personne en garantie (caution) Le nantissement est lourd et peu pratiqué. 17 .Cession d actions : La cession d actions est possible que la société soit cotée en bourse ou non. Si après avoir tout payé il reste de l argent. SÛRETE REELLE / SÛRETE PERSONNELLE Sûreté réelle : donner une chose en garantie (nantissement. Cela ne concerne que les bénéfices réalisés et disponibles. sorte de contribution aux pertes. la société doit honorer ses dettes. 2 formes possibles : le rachat d actifs (un FDC par exemple) ou le rachat de droits sociaux (les actions). Donc on peut saisir les actions et les vendre pour régler les dettes. L actionnaire peut monnayer ses actions en les cédant ou en tirer crédit en les nantissant ou en louant les actions. Le locataire est forcément une personne physique. soit on ne verse pas de dividendes. SECTION 4 : LES SALARIES Avant. Mais elle est plus facile quand la société est cotée car la bourse fixe un prix de référence. Clause compromissoire : au lieu de régler les conflits devant le Tribunal de commerce. problème quand certaines dettes ressurgissent du passé et n étaient pas inscrites au bilan au moment de la vente (redressement fiscal). puis on vend. On accorde une sûreté réelle sur les titres à son créancier. Si la société n a pas réalisé de bénéfices.Location d actions (possible depuis 2005) : La location d actions n est pas possible dans les sociétés cotées. même celles qui viennent après coup. Les titres sont évalués et certifiés par un CAC. D abord on loue. les salariés peuvent avoir des actions. Les réserves libres sont constituées par le solde restant quand toutes autres réserves ont été remplies. il y avait une forte distinction entre les actionnaires et les salar iés.Boni de liquidation : Lors de la liquidation / dissolution. il y a un boni de liquidation (= solde de l actif de la société quand les dettes de la sociétés sont honorées). Pour faciliter la transmission d une société (une PME). Les droits financiers C est le droit de percevoir des dividendes .

Les stocks-options : souscription ou achat d actions Le bénéficiaire est titulaire d une promesse unilatérale de souscription. . Pas plus de 10 % du capital peut faire l objet d une distribution à titre gratuit. Les fonds sont bloqués pendant 5 ans.L attribution d actions gratuites aux salariés : C est une alternative aux stock-options. L attribution d actions gratuites n est pas possible pour les administrateurs ni les membres du Conseil de surveillance. puis les salaires. Les accords de participation ou d intéressement peuvent être signés dans toutes les formes d entreprise (individuelle. collectif (proposé à tous les salariés) et aléatoire (l intéressement est lié aux résult ats ou aux performances).La hausse de capital réservée aux salariés : Il faut faire des apports en numéraire. la participation. Les stock-options sont réservées à certaines personnes dirigeantes ayant moins de 10 % du capital social. N y ont pas droit les administrateurs et les membres du Conseil de surveillance. C est une épargne bloquée pendant 5 ans. 18 . Les bénéficiaires ne doivent pas détenir. Le salarié réalise une plus-value quand le prix de vente est supérieur au prix de souscription. Mais cette enveloppe n est pas immuable (ajuster les statuts par AGE. on ne peut verser l argent que sur un PEE ou sur un compte de l entreprise réservé à ces investissements. Le versement d argent aux salariés peut prendre la forme d intéressement. ni après. on parle de délit d initié. .A. Le prix est déterminé lors de la souscription. La participation au capital 3 mécanismes . A. la participation n est pas déclarée sur l impôt sur les revenus. Elle est versée une fois par an sous forme de prime. Possible uniquement dans les sociétés cotées en bourse. modifications d éléments du pacte social ). de participation.Participation : La participation est obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés. vente au prix du marché.Accords d intéressement : Ce type d accords est facultatif. . Lors de la levée de l option. puis les créanciers. ou versement d argent sur un PEE. des versements volontaires et par des abondements de la société (quand elle verse de l argent en dehors de l intéressement et la participation). familiale. ni avant. La participation aux résultats Quand il y a des bénéfices. Donc il peut y avoir des modifications qui jouent sur la forme de la société et le capital. Il y a des variantes de PEE : le PEI (plan d épargne inter-entreprise) ou le PERCO (plan d épargne retraite collective). Les opérations courantes de l e ntreprise sont de la compétence normale des dirigeants et n impliquent aucune modification de cette enveloppe juridique. le premier servi est le Trésor Public (IS = 1/3). Mais d importantes délégations peuvent être consenties aux dirigeants. puis les actionnaires (dividendes). Depuis 2006. La participation est très attractive car l entreprise est exonérée de charges sur tout ce qui est versé au titre de la participation et pour le salarié. Cela est possible à la condition qu il y ait des accords d intéressement ou des accords de participation discutés avec les partenaires sociaux concernant les montants. Posséder ce type d actions n a d intérêt qu au moment de la revente (réalisation d une plus-value). La participation peut prendre plusieurs formes : actions gratuites. sociale).PEE (plan épargne d entreprise) : Le PEE est un système d épargne collective qui est alimenté par l intéressement. B. Si la vente a lieu juste avant l effondrement du cours. plus de 10 % du capital social. . . L attribution de stock-options peut être conditionnée à des performances financières de ces personnes. de PEE. SECTION 5 : LES MUTATIONS DE LA SA La SA est l enveloppe juridique de l entreprise qu elle abrite. puis les salariés. Les variations de capital Les modifications de capital sont de la compétence de l AGE. Elle peut être proposée aux salariés qui deviennent alors actionnaires = l actionnariat salarié. Plafond : pas plus de 20 % du total des salaires bruts.

Si on veut de nouveau faire concorder capital social et capitaux propres.La société doit avoir au moins 2 ans d existence et avoir fait approuver les 2 années d exercice . La réduction de capital Réduction de capital dans 2 cas de figures : EN CAS DE PERTES FINANCIERES Les pertes comptables viennent en diminution des capitaux propres. Quand de nouvelles actions sont émises. mais c est l AGE qui la prend finalement.Elle doit avoir une attestation du CAC qui certifie que le montant des capitaux propres est au moins égal au montant du capital social. L augmentation de capital 3 manières . Cette décision est souvent suggérée par les banques. On peut les faire disparaître en les imputant sur les réserves .Par de nouveaux apports : Apports en numéraires : On émet de nouvelles actions.En SCI : quand la SA a cessé toute activité professionnelle et se contente de gérer son patrimoine immobilier.1. qui est prioritaire ? Les actionnaires car ils ont un droit préférentiel de souscription. . Apports en nature : On applique les mêmes règles que lors d un apport en nature au moment de la création de la société. Coup d accordéon = quand on augmente puis on baisse le capital social ou l inverse. Comme on veut faire venir de nouveaux actionnaires dans la société. Il faut l accord des associés. il n y a plus d actionnaires. Donc l incorporation de comptes courants au capital constitue un apport en nature d une créance. Il est fréquent quand une société a des difficultés financières et doit ouvrir son capital à des nouveaux partenaires. Elles sont distribuables. à condition que la totalité du capital ait été libéré. L incorporation des réserves au capital social fait augmenter son montant.Augmentation du capital par incorporation de réserves : Les réserves appartiennent aux capitaux propres. C est une décision prise par l AGE car elle modifie les statuts. un apport en numéraire est libéré. L émission de nouvelles actions est de la compétence de l AGE. B. alors le montant des réserves diminue. La transformation La transformation n est possible qu à deux conditions : .En SARL : décision prise par l AGE (majorités des actionnaires). En compensation. quand la forme de la SA devient trop lourde . où la société rachète les actions pour rembourser un actionnaires. Lorsqu on décide d incorporer les réserves au capital social. REDUCTION DE CAPITAL NON MOTIVEE PAR DES PERTES FINANCIERES La société est prospère et a décidé de restituer à un ou plusieurs actionnaires tout ou une partie de leurs apports. Quand toutes les réserves sont épuisées. Cette décision appartient à l AGE. . Le coup d accordéon s accompagne en général d une valse des dirigeants. soit on augmente le nominal de chaque action pour que la valeur totale des actions soit égale au capital social. elles cessent d être distribuables. 2. 19 . il faut réduire le montant du capital social. En contre-partie.Augmentation de capital par incorporation de comptes courants d associés : Les comptes courants appartiennent au passif de la société et l associé possède une créance sur la société (un bien). les pertes entament la substance du capital social et les capitaux propres deviennent inférieurs au capital social. soit on distribue des actions gratuites. mais elle peut déléguer au directoire ou au conseil d administration. Donc les action s sont annulées. Changement d enveloppe juridique : . C est une offre public de rachat d actions (OPRA). Le coup d accordéon sert à nettoyer le bilan en faisant disparaître les pertes comptables et en faisant venir de nouveaux actionnaires. On impute les pertes comptables sur les réserves puis sur le capital social jusqu à ce qu il soit réduit à 0. on réaugmente le capital en émettant de nouvelles actions en numéraire qui font arriver de nouveaux actionnaires et de l argent frais.

le capital social devient inférieur au minimum légal (sauf si une clause suspensive qui dit que la réduction du capital social est possible sous la condition suspensive qu il y ait une réaugmentation du capital à hauteur du minimum légal dans une durée déterminée . Il faut l accord à l unanimité des associés. permet de faire un coup d accordéon). échéance du terme. 20 . dissolution judiciaire (procédures collectives).- En SAS : peu fréquent. Pour une SA : le nombre d actionnaires est inférieur à 7 pendant plus de 1 an. C. La dissolution Cf. paragraphe dans le droit commun Motifs communs à toutes les sociétés : dissolution quand extinction de l objet social. perte de la moitié des capitaux propres.

sauf de la banque. en nature ou en industrie. Le capital social est divisé en parts sociales égales dont le montant est librement déterminé. Comme la SARl a besoin d un capital minimum de 1 . Mais si l apport en nature ne vaut finalement que 50 . Le capital social doit être entièrement libéré avant toute nouvelle souscription d action en numéraire sinon l opération d augmentation de capital est nulle. Il y a nomination d un commissaire aux apports dont le rapport est annexé aux statuts. Solidairement responsables = si un apport en nature est estimé à 200 et qu un créancier veut récupérer sa créance pour 200 . il peut se servir dans le capital social. Les conditions de fond 1. Cette procédure est plus lourde mais se justifie par le fait que le capital social minimum d une SA est de 37000 et que si elle est limite au niveau des apports et que si un actionnaire remporte ses billes alors il se peut que le capital social soit inférie ur au minimum légal . Les statuts doivent préciser le nom du dépositaire (banque. Par exemple. si une SARL a un capital social de 1000 et 10 associés. 21 . Rmq : les apports en numéraire sont gelés sur un compte et les seules personnes à pouvoir retirer de l argent sont les associés. il est peut probable que le départ d un associé bloque la constitution de la société. Comme dans la SA.Chapitre 2 : la société à responsabilité limitée (SARL) La SARL est née en 1925. La SARL est une société commerciale par la forme et donc soumise à l impôt sur les sociétés. Depuis 1984. ou si la société n est pas constituée dans ce même délai. Sanction en cas de majoration frauduleuse du capital social = 5 ans d emprisonnement et 375 000 d amende. Dans l ensemble des sociétés françaises. er Si la société n est jamais immatriculée au RCS dans un délai de 6 mois à compter du 1 dépôt des fonds. notaire ou caisse des dépôts) chez qui les fonds ont été déposés. on ne peut faire qu une action collective. la constitution de la SA serait alors bloquée. SECTION 1 : LA CONSTITUTION A. Tous les associés sont solidairement responsables à l égard des tiers pendant 5 ans de la valeur attribuée aux apports en nature quand il n y a pas eu de commissaire aux apports ou que ses recommandations n ont pas été suivies. elle peut choisir de le divisé pour chaque associé en 100 parts sociales de 1 ou 10 parts de 10 ou 1 part de 100 . des bureaux de tabac et pas de professions libérales qui optent pour une variante de la SARL : la SELARL (= société d exercice libéral à responsabilité limitée). Il peut être composé d apports en numéraire. LES APPORTS EN NUMERAIRE Les parts représentants les apports en numéraire doivent être libérées d au moins 1/5 de leur montant au moment de la souscription. le retrait des fonds n est autorisé qu après l immatriculation. Les statuts doivent contenir l évaluation de chaque apport. Donc il faut demander en justice la nomination d un mandataire pour réclamer les fonds des apporteurs SAUF si les statuts prévoient autre chose. Les apports peuvent bien sûr se déprécier. L objet social Dans une SARL on peut tout faire. quand ils quittent la société. 2. ce sont les associés qui doivent assumer le solde des 150 pendant 5 ans. comme la SA. Le capital social Capital social minimum = 1 . C est une société hybride car elle est à la fois société de personnes (fort intuitu personae) et de capitaux (elle peut émettre des obligations).aapparition de l EURL. C est le seul cas où les associés de la SARL sont solidairement responsables. mais en pratique ce n est pas vraiment viable. Le solde doit être libéré dans les 5 ans à compter de l immatriculati on. alors il existe uniquement pour la SARL une procédure individuelle qui permet à chaque associé apporteur de demander au Président du Tribunal de Commerce l autorisation de retirer le montant de ses fonds. Pour les autres sociétés. Mesure prise pour booster la création d entreprise. la SARL représente 50 %. La SARL est l outil idéal pour une PME (bémol : la SAS est aussi pratique pour les PME). LES APPORTS EN NATURE Le risque est celui de la surévaluation des apports. sur présentation d un formulaire K-bis. il faut alors prévoir une clause de variabilité dans les statuts qui est une soupape de sécurité par rapport aux créanciers. de l assurance. Le capital social est librement fixé par les statuts.

Nomination. Le premier versement des fonds a lieu le 20 février. le gérant à droit à des dommages -intérêts. En l espèce. Les associés ne sont pas commerçants. Alors un associé minoritaire peut se présenter devant le Tribunal de commerce et faire une demande de révocation du gérant pour cause légitime. Mais il peut y avoir fin de la gérance pour plusieurs raisons : décès. Le 20 juin. SECTION 2 : LA GERANCE La SARL est une structure moins lourde que la SA car il n y a qu un seul organe de direction : le ou les gérants. l immatriculation de la SARL n a pas encore eu lieu. Il n y a aucune limite d âge. les suivants sont nommés par l AG. enregistrer la société. gérance unique ou collégiale Le gérant est une personne physique. dans le seul cas de la SARL. les premiers fonds ont été versés le 20 février. Les associés Ils peuvent être au maximum 100 associé. durée. Donc. Si il y a plus de 100 associés pendant plus de 1 an. Il peut être choisi parmi les associés ou les tiers. Le statut du gérant Son statut ressemble à celui du DG de la SA. Depuis cette date rien ne s est passé. Si la souscription ou l acquisition de droits sociaux est financée grâce à des biens ou fonds communs. Les statuts sont rédigés et comportent la forme de la société. B. En l espèce. si la société n est pas immatriculée au RCS ou constituée dans les 6 mois qui suivent le premier dépôt des fonds. le siège social. 22 . 1. CAS PRATIQUE La signature des statuts de la SARL a lieu le 13 février. tout associé peut demander au Président du Tribunal de commerce grâce à une procédure individuelle de récupérer le montant de ses apports. si la société est immatriculée avant le 20 août. démission. 3. pas les héritages personnels). un associé veut récupérer ses fonds. La SARL est une société commerciale par la forme. Les fondateurs sont responsables civilement et pénalement des irrégularités commises lors de la constitution. la durée. il faut transformer la société ou la dissoudre. Le gérant est nommé pour la durée de la société. l évaluation des apports en nature. 2) Cas de la SARL Par exception au principe. c est une EURL. Les statuts doivent être signés par tous les associés et un exemplaire papier est remis à chacun d eux (preuve). la dénomination. révocation. la partie commune est alimentée par les salaires et gains . l objet social. sauf clause statutaire contraire. c est le Tribunal de commerce qui est compétent. non commerçante. l associé ne peut pas retirer ses fonds. Il peut y avoir révocation d un gérant par décision de justice dans le cas de magouilles. Si il y a révocation sans justes motifs. En cas de contentieux. La désignation d un nouveau gérant fait l objet d une publicité au RCS entre autres. l associé pourra faire une demande. Notre associé ne pourra donc faire la procédure individuelle qu à compter d un délai de 6 mois. ( ??) Si la société n est pas immatriculé e le 20 août. A. déposer un dossier complet au CFE et immatriculer la société au RCS. Le cumul des gérances n est pas plafonné. le conjoint peut revendiquer la qualité d associé (régime de la communauté réduite aux acquêts . c est-à-dire le 20 août. Les conditions de forme Comme pour la SA. Le peut-il ? 1) Règle générale En principe. Donc. l associé ne pourra pas récupérer ses fonds. la répartition des parts sociales. révocation par les associés à la majorité absolue avec des justes motifs. Il faut faire la publicité de la formation de la société dans un Journal d annonces légales. S il n y a qu un associé.LES APPORTS EN INDUSTRIE Tout est décidé dans les statuts. La société acquiert la personnalité juridique au moment de l immatriculation. les fonds sont bloqués jusqu à l immatriculation de la société. Les premiers gérants sont désignés par les statuts ou un acte séparé.

Le cumul avec un contrat de travail Un salarié d une société. les créanciers prudents. B. 3. approbation des comptes ). 2. GERANCE COLLEGIALE Chaque gérant a séparément les mêmes pouvoirs d engager la société. le gérant a en plus de se rémunération au titre de gérant. La responsabilité Même responsabilités civile. un salaire ainsi que des garanties. Ces garanties sont la protection au niveau du licenciement (dommages-intérêts pour licenciement abusif). ais ces causes statutaires sont inopposables aux tiers. négocie les accords d entreprise Une différence avec la SA : dans une SARL le gérant a plus de pouvoir car il peut octroyer tout seul une garantie et il engage alors la société. rémunération du gérant. Les associés 1.Dans ses rapports avec les associés : Les pouvoirs du gérant sont déterminés par les statuts. A ces droits. Donc qu un acte participe ou non à l intérêt social. Il n y a pas de nombre limite dans le nombre de gérants. 2 exceptions où le gérant peut prendre seul une décision qui relève de la compétence de l AG : déplacer le siège social dans un même département ou un département limitrophe décider de mettre les statuts en harmonie avec les lois et règlements Il faudra juste ultérieurement que l AG ratifie ces décisions. 4. Il est fréquent que les statuts aménagent la répartition des pouvoirs. En général. Les pouvoirs du gérant LE GERANT UNIQUE . C est le gérant-salarié. embauche / licencie. . le gérant peut faire tout acte de gestion dans l intérêt de la société sauf les actes qui relèvent de la compétence d autres organes de gestion comme l AG (modifier les statuts. SAUF en matière de Sécurité sociale où les gérants majoritaires sont sous le régime des travailleurs indépendants et les gérants minoritaires sont sous le régime général des salariés. Si les pouvoirs ne sont pas définis dans les statuts. Donc si un gérant outre-passe les limites de ses fonctions.Dans ses rapports avec les tiers : Le gérant est le représentant légale de la société. il est investit des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonst ance au nom de la société. il faut ajouter : . ASSEDIC en cas de chômage. la société est engagée et doit s exécuter. même non associé. Les droits politiques Droit à l information Comme dans la SA. . AGS (= association pour la gestion du régimes d assurance des créances des salaires) qui agit en cas de procédure collection et continue à verser les salaires. le gérant peut devenir après coup salarié. La gérance peut être unique ou collégiale. initie les procès. De même. Cette règle garantie la protection des tiers.Rémunération du gérant : gratuité possible mais elle est souvent fixée par l AG. peut devenir gérant d une SARL. pénale et fiscale que pour la SA. Avantages : en étant salarié. il engage sa responsabilité civile personnelle à l égard de la société. Le gérant a quasiment les mêmes prérogatives que le DG de la SA : il passe les contrats. imposent que la garantie soit accordée par l AG. les associés ont un droits à l information permanente (consultation de documents au siège social) et un droit à l information préalable à la tenue de toute AG. Chaque gérant est représentant légal et chacun a la signature sociale.un droit pour tout associé de poser des questions écrites au gérant préalablement à la tenue d une assemblée annuelle d approbation des comptes 23 C. Le statut fiscal et social Les gérants majoritaires ou minoritaires ont le même statut fiscal et bénéficient des mêmes avantages empruntés au régime des salariés.

Le montant qui lui est versé est le même que le montant versé à l associé qui a le moins apporté. La décision est alors prise à la majorité des 2/3 des parts des associés présents ou représentés. SNC ou société civile. Les droits financiers Les associés ont un droits aux dividendes. il faut une majorité absolue à la première convocation. Majorités Majorité qualifiée : majorité des personnes présentes Majorité des parts : majorité des parts sociales. donc il a un droit aux dividendes. Pour une SARL créée après le 2 août 2005. L agrément est obligatoire si le cessionnaire est un tiers (majorité qualifiée et majorité des parts ) = règle d ordre public. car il interdit à un étranger d entrer dans la société sans l accord de la majorité qualifiée. leur valeur n est pas négociable. La cession est enregistrée (Etat) et le cessionnaire (celui qui achète) doit verser 5 % du montant de la cession à l Etat. La décision d augmentation du capital social par incorporation des bénéfices ou réserves. En matière d agrément (pour céder les parts sociales).Un droit pour un ou plusieurs associés détenant moins de 1/10 du capital social de demander la désignation d un expert de gestion. Sinon on procède à une seconde convocation et une majorité simple suffit. Donc il n y a pas de parts sociales à droit de vote multiple et pas de parts sociales sans droit de vote. les comptes annuels. Pour transformer une SARL en SA. La SARL est soumise à l impôt sur les sociétés (33 %). L apporteur en industrie n a pas de parts sociales mais il est associé. il faut que la décision soit prise à la majorité des parts sociales. . les décisions ne sont prises qu à la majorité (absolue) des ¾ des parts sociales. règle du quorum. Les droits patrimoniaux Les droits patrimoniaux concernent les apports en numéraire et en nature. Pour les décisions extraordinaires (changement dans les statuts) : Pour une SARL créée avant le 2 août 2005. Il faut que les associés présents ou représentés possèdent au moins ¼ des parts sociales. Comme pour la SA. les parts sociales ne peuvent être cédées à des tiers qu avec le consentement de la majorité des associés représentants au moins la moitié des parts sociales. L opposabilité aux tiers résulte de la publication de la cession au RCS. le rapport de gestion et le rapport du CAC (si il y en a un) doivent être déposés aux greffes du Tribunal de commerce dans le mois qui suit la tenue de l AG. si elle ne modifie pas le montant des capitaux propres. pour tout associé non gérant de poser des questions écrites au gérant pour tout fait de nature à compromettre la conformité de l exploitation. 2. (L apporteur en industrie n a pas de parts sociales).un droit. La cession doit être constatée par écrit et portée officiellement à la connaissance de la SARL grâce au dépôt d un contrat de cession original au siège de la société ou par la signification par acte d huissier ou par acte authentique (notaire). nominations ). Elles se transmettent donc comme des créances. quand la SARL a des capitaux propres supérieurs à 750 000 . LE MODE DE CESSION DES DROITS SOCIAUX Les parts sociales ne sont pas des valeurs mobilières.. Une clause contraire dans les statuts est possible. . à la mise en réserve ou la distribution du bénéfice disponible. Quelques particularités : Il faut l unanimité pour transférer le siège social à l étranger. C est une règle d ordre public. aux réserves et au boni de liquidation. 3. doit être prise à la majorité des parts sociales. deux fois par exercice. Droit de vote Chaque associé détient un nombre de voix égal au nombre de parts sociales qu il possède. NECESSITE D UN AGREMENT La SARL se rapproche dans ce cas là d une société de personne avec un intuitu personae très fort. 24 .Comment s effectue le calcul des majorités ? Pour les décisions ordinaires (comptes. changer de nationalité. pour transformer la SARL en SA S. aux réserves et au boni de liquidation. à la dotation aux réserves légales.

avec le conjoint survivant ou toute autre personne désignée. le nouveau titulaire des parts sociales va être un adjudicataire (le tiers en cas de vente) ou un attributair e (le tiers en cas d attribution) qui devra être agréé par la société (c est un TIERS). pour faciliter et favoriser le changement de société. SECTION 3 : LES MUTATIONS DE LA SARL A. Ces personnes désignées sont des tiers. La procédure est donc très lourde. Les variations de capital AUGMENTATION DE CAPITAL Pour augmenter le capital il faut modifier les statuts et donc faire une AGE. c est donc un peu une exception à l agrément obligatoire.En cas de décès. Pour la transformation. Si les capitaux propres sont égaux à moins de la moitié du capital social.Apports en nature : Un commissaire aux apports doit évaluer le bien. Il y a alors vente en justice des parts sociales ou attribution en paiement. . Par conséquent le nantissement est peu utilisé. 2004. LA LOCATION DES PARTS SOCIALES Mêmes règles que la SA. REDUCTION OU PERTE DE LA MOITIE DU CAPITAL Les réductions de capital sont possibles pour éponger des pertes comptables. LE NANTISSEMENT DES PARTS SOCIALES Le nantissement est très aléatoire et n inspire pas confiance au prêteur (banque) car si il n y a pas de paiement. EN TOUT AUTRE TYPE DE SOCIETES Il faut l unanimité des associés. il faut un rapport du CAC ou d un commissaire à la transformation pour évaluer la valeur de l actif. Pour les grandes SARL (capitaux propres > 750 000 ). incapacité ou faillite personnelle d un associé SAUF si il existe une clause de continuation de la société .Si toutes les parts sociales sont réunies en une seule main : il faut transformer la SARL en EURL C.Si il y a + de 100 associés pendant 1 an . La transformation EN SA Cette transformation est très fréquente mais il faut harmoniser les statuts (capital minimum. B. Mais d un autre côté. le gérant convoque les associés pour décider de dissoudre la société ou de continuer l exploitation en reconstituant les capitaux propres.Apports en numéraire : Ces apports sont possibles si le capital souscrit au départ a été totalement libéré. La dissolution Les causes de dissolution : . le prêteur peut faire jouer la garantie.L agrément est facultatif (à décider dans les statuts) si le cessionnaire est un co-associé ou un membre de la famille d un associé. . La décision de transformation est prise par la même majorité que celle requise pour modifier les statuts. nombre d associés minimum). EN SAS Il faut l unanimité des associés et un rapport du CAC ou commissaire à la transformation. la transformation en SA se fait à la majorité des parts sociales. 25 . Les nouveaux apports en numéraires souscrits doivent être intégralement et immédiatement libérés. Dans les 2 cas. la clause figure dans les statuts qui ont été signés par tous les associés. avec un ou plusieurs héritiers. nouvelle possibilité : on peut prévoir une clause statutaire de continuation de la société avec les seuls associés survivants.

Chapitre 3 : La société par actions simplifiée (SAS) La SAS a été instituée en 1994. La rémunération des dirigeants n est pas soumise à la publicité. L objet social peut être civil ou commercial tant qu il n est pas contraire à l ordre public. La direction et l administration LE STATUT DES ORGANES Les statuts prévoient tout : nomination. S il s agit d une transformation en SAS. Pas d apports en industrie. censeur ). B. Ses règles de formes pour la constitution de la société et l immatriculation sont les mêmes que pour la SA. nombre de dirigeants. La SAS est soumise à l impôt sur les sociétés. la révocation est possible par un associé ou un organe. Objectif du législateur : offrir aux utilisateurs une forme d entreprise qui soit aussi proche que possible d une société de contrat dont l essentiel des règles de fonctionnement procéderait de la convention des parties. SECTION 2 : LE FONCTIONNEMENT DE LA SAS A. une société à but lucratif ou non. LA SURVEILLANCE DES ORGANES DE DIRECTION La loi a réduit la surveillance à son strict minimum : la nomination d un CAC.nomination du CAC . la SAS est assimilée à une SA. Donc. Pas d appel public à l épargne pour assurer le caractère fermé de la société (fort intuitu personae). peut importe le montant du capital de l association ou du groupement. La rémunération des dirigeants est libre : forfait. approbation des comptes 26 . Le président et les autres dirigea nts sont assimilés à des salariés. Le seul organe imposé par la loi est le président. les statuts doivent être très clairs et très complets. sommes variables. Fiscalement. scission. pouvoir Il n y a aucune règle légale impérative ou supplétive (qui s applique quand rien n est prévu par les statuts). Signifie que les parties décident de tout dans la rédaction des statuts et pour ce qui n a pas été décidé. mode de rémunération. dissolution . Mais la SAS est une société commerciale par la forme. peu importe leur dénomination. indemnisation ou pas. Les associés peuvent être une PP ou une PM. Les décisions collectives et l actionnariat La loi prévoit les décisions qui doivent être prises collectivement : . Il est investit des fonctions les plus étendues en matière de représentation de la société auprès des tiers. préavis ou pas. 2007 : 111 000 SAS et 133 000 SA en France SECTION 1 : LA CONSTITUTION DE LA SAS La SAS peut être constituée ab nihilo (d emblée) ou par transformation d une autre société. options d achat d action. La pluralité des associés n est requise (1 associé = SASU). Pour le reste. qui est le représentant légal de la société. durée du mandat. révocation. Les statuts peuvent créer à côté du président des organes collégiaux. transformation. on applique les règles de la SA. la réglementation de la SA étant applicable pour le surplus. Capital social minimum = 37 000 . On peut aussi trouver un GD ou un DG délégué ayant des pouvoirs de représentation. les statuts peuvent prévoir de mettre en place d autres instruments de surveillance (conseil de surveillance. révocation avec ou sans motifs.Modification du capital. LE POUVOIR DES ORGANES DE DIRECTION Le seul organe prévu par la loi est le président.affectation des bénéfices. ainsi que leurs fonctions respectives. fusion. leurs modes de décision (questions de majorités). il faut l accord à l unanimité des associés. Il peut être une PM. Le statut des dirigeants est aussi très libre : cumul avec un contrat de travail possible. Pour le reste. versement en numéraire. tout est prévu dans les statuts.

Les particularités de la SAS : . Concernant les droits de vote.Pour le reste. Cette clause peut être « bidouiller » : prévoir que X ne vende pas ses actions. L unipersonnalité peut être congénitale ou révélée au cours de la vie de la société. SECTION 3 : LA SASU Un seul associé qui dirige ou non la société (le dirigeant n est pas forcément associé).Les décisions qui doivent être prises collectivement dans la SAS sont prises unilatéralement dans la SASU . prévoir de ne pas vendre ses actions à Y Cette clause évite de rompre l équilibre interne de la société. On transmet le patrimoine en l état à la PM. La SAS (et SASU) est un mode de gestion très prisé pour les filiales (forme plus souple qu une SA). Un associé peut avoir 50 % des actions mais seulement 20 % des voix. 27 . .les statuts peuvent prévoir d insérer une clause d inaliénabilité : prévoit qu on ne peut pas vendre ses actions. Encore une fois. il n y a pas forcément de proportion avec la quotité du capital.Les statuts peuvent soumettre toute cession d actions à l agrément (autorisation des associés) ou à la préemption (droit de priorité pour les associés pour acheter). liberté totale. . Particularités de la SASU : . .Clause d exclusion possible : on peut obliger un associé à céder ses parts pour n importe quelle raison.La loi dit que « toute cession effectuée en violation des clauses statutaires est nulle ».Transmission universelle (=en totalité) du patrimoine social à l associé unique PM sans liquidation de la société (sans faire la synthèse des biens et dettes) en cas de dissolution. pendant un maximum de 10 ans. liberté totale.

même si la créance est supérieure à ce montant. 3 caractéristiques de l obligations aux dettes : .Conjointe (opposé à solidaire) : le créancier doit réclamer à chaque associé sa part dans la dette.Subsidiaire : le créancier doit d abord s adresser à la société pour obtenir son remboursement et il ne peut se retourner ensuite contre l associé qu en cas d échec de la première démarche. La solidarité signifie que le créancier peut demander à un associé le remboursement du 100 % de la dette. . l obligation aux dettes ne vaut que pour les sociétés à risque illimité. il participera à 50 % de la dette.TITRE 2 : LES SOCIETES A RISQUE ILLIMITE : L EXEMPLE DE LA SOCIETE CIVILE Introduction au droit commun des sociétés à risque illimité Si dans toutes les sociétés les associés doivent contribuer aux pertes. pas plus. Si X à apporter 50 % du capital. Elles joue dans la relation entre les créanciers sociaux et les associés. La contribution aux pertes se fait à hauteur des apports de l associé : un associé qui a apporté 500 ne pourra rembourser un créancier que de 500 maximum. C est ensuite à la charge de l associé de se retourner contre les autres associés pour partager le remboursement. Cette obligation joue quand la société ne veut pas ou ne peut pas payer un créancier. 28 . C est le cas dans un SNC et un GIE. L obligation aux dettes n est pas plafonnée et on peut aller se servir dans le patrimoine personnel de l associé.Indéfinie : pas de plafond .

On n est pas tenu de céder en temps et aux mêmes personnes l immeuble et l entreprise.Légèreté de la structure Les buts de la SC : .Intuitu personae . parmi ces 45%. c est la même chose : dans une usine par exemple. la dissociation de l immeuble et de l exploitation dans 2 sociétés différentes permet de limiter les risques quand la société d exploitation dépose le bilan.Responsabilité illimité des associés . Si c est une même personne qui finance le tout.Chapitre 1 : L utilisation pratique des sociétés civiles Les sociétés civiles représentent 45 % des sociétés françaises. Il existe des SC de droit commun et des SC de droit spécial (domaine agricole ) Les caractéristiques de la SC : . 29 . La mise en société d un immeuble vaut dématérialisation. C est une structure très à la mode et fréquente dans un cadre familial comme support juridique des propriétés immobilières. Dans le monde des affaires. domaine agricole ) . sociétés civile de porte-feuilles) Les SCI peuvent presque 30 % des sociétés françaises. la moitié sont des SCI.L exercice en commun d une profession (professions libérales. on sépare les murs (SCI) de l exploitation de l activité (autre société). Cela facilite les financements parce que les investisseurs ne sont pas les mêmes.La gestion d un patrimoine privé : des immeubles (les SCI et variantes) ou des meubles (SCP. L immeuble est alors représenté par des parts sociales. Les SC sont régis par les articles 1845 à 1870 du Code civil.

30 . Les apports en industrie sont autorisés. SECTION 1 : LES CONDITIONS DE FOND Il faut au moins 2 associés Possibilité d avoir des associés incapables juridiquement : mineurs.Chapitre 2 : La constitution Les règles impératives du Code civil sont peu nombreuses. Une large place est confiée aux associés dans les statuts. SECTION 2 : LES CONDITIONS DE FORME Il faut que la SC soit inscrite au RCS pour être immatriculée. aucun délai n est fixé pour libérer les apports. tutelle. Il n y a pas de minimum légale pour le capital soc ial. fonctionnaires (pas droit d être associé d une société commerciale) L objet est obligatoirement civil : la gestion d une profession ou d un patrimoine.

d où le rôle majeur des statuts. Il est nommé pour la durée de vie de la société. La clause limitant ses pouvoirs est inopposable aux tiers même ceux de mauvaise foi.Chapitre 3 : Le gérant de la société civile Grande liberté. les délits d abus de biens sociaux et de présentation de comptes non fidèles à l image de la société sont spécifiques aux sociétés par actions et aux sociétés à responsabilité limité. mais une clause contraire est possible. Il touchera des dommages-intérêts si il est révoqué sans juste motif. La loi NRE (nouvelle régulation économique) de 2001 : la convention passée entre un gérant et la société civile est soumise à une procédure de contrôle quand la société exerce une activité économique. partie de droit commun. SECTION 3 : LA RESPONSABILITE DU DIRIGEA NT Cf. SECTION 2 : LES POUVOIRS DU DI RIGEANT Il peut accomplir tous les actes de gestion dans l intérêt de la société. Dans les sociétés civiles on trouve le délit d abus de confiance. Il en gage la soci été pour tous les actes entrants dans l objet social. Donc l acte est valide à l égard des tiers même s ils savent que l acte dépasse l objet social. Tous les associés peuvent être gérants (PP ou PM). Attention. Le gérant peut être révoqué à la majorité qualifiée. Le gérant non associé est titulaire d un contrat de travail. SECTION 1 : LE STATUT DU GERANT Le gérant peut être un associé ou un tiers. 31 .

Si plusieurs associés veulent les parts sociales. d un recours contre la société. entamer une procédure de saisie. Si aucun associé ne se porte acquéreur. On parle donc d une incapacité de jouissance. en cas de cession il faut l accord des 2 époux. En principe. B. L action en paiement contre s associé se prescrit par 5 ans à compter de la publication au BODACC de la dissolution de la société. Les droits patrimoniaux 1. 32 . ensuite l associé. on les réparti entre eux à proportion de leur participation au capital social. il s en suit que celui qui se trouve dans l incapacité de répondre de cet engagement ne peut jouir de la qualité d associé. L intuitu personae est très fort (c est dans la SNC qu il est le plus fort). l agrément est donné par l AG mais les statuts peuvent transférer ce pouvoir au gérant. l agrément est réputé acquis SAUF si la société est dissoute durant cette période. peut pas devenir associé). Pour pouvoir recourir au paiement forcé de sa créance. Si après tout ça il n obtient pas réparation. Puisque cette incapacité interdit de conserver la qualité d associé. sauf si la cession se fait au profit des ascendants ou descendants. du moins en théorie. le redressement judiciaire et la liquidation judiciaire (une PM peut être associé) lui font perdre la qualité d associé. Sanction si non respect de cette règle : irrecevabilité de l action en paiement contre l associé.Agrément à l unanimité des associés (pas d ordre public) Le projet de cession est notifier par acte d huissier ou lettre recommandée à la société et aux associés. La cession des parts sociales LA CESSION ENTRE VIFS La cession doit être agréée par les co-associés et faire l objet de mesures de publicité. agir en justice pour obtenir un titre exécutoire. L associé qui a acquitté une dette sociale dispose. Donc pour être associé. les créancier doit justifier d un titre exécutoire à l encontre de l associé poursuivi. SECTION 2 : LES DROITS DE L ASSOCIE A.Chapitre 3 : L associé SECTION 1 : LES OBLIGATIONS DE L ASSOCIE La contribution aux pertes et l obligation aux dettes. En l absence de réponse à la demande d agrément au bout de 6 mois. il pourra demander le paiement à chaque associé pris séparément. » L engagement aux dette étant innérant à la qualité d associé. soit on les cèdent à un tiers désigné à l unanimité (unanimité d ordre public). Le créancier doit d abord mettre en demeure la société de payer. Le créancier doit agir contre chacun des associés et ne peut réclamer à chacun qu une partie de ce qui lui est dû. elle interdit également à celui qui en est frappé de l acquérir (pas solvable. Attention : quand les parts sociales sont acquises avec des biens communs (mariage). L obligation indéfinie et conjointe aux dettes sociales « A l égard des tiers. Pour résumer : . soit les parts sont rachetées par la société et il y a alors annulation des titres. il faut être solvable. Si il y a refus de l agrément. La faillite personnelle. Poursuite vaine : généralement assimilée à une insuffisance de patrimoine social. A. Les parts soci ales sont alors proposées aux autres associés. donc il l agrément de tous les co -associés. Les statuts peuvent prévoir un autre délais (de 1 mois à 1 an maximum).Agrément obligatoire si cession au profit de la famille (sauf ascendants ou descendants) ou des co-associés . les associés répondent indéfiniment des dettes sociales à proportion de leur apport dans le capital social (10% de la dette pour 10% du capital social). l associé ne saurait rester prisonnier de son titre (c est le cas dans la SNC).Agrément obligatoire si cession au profit des tiers (d ordre public) . L obligation subsidiaire aux dettes sociales Les créanciers doivent poursuivre « préalablement et vainement » la PM avant de demander paiement aux associés. Poursuite préalable : d abord on poursuit la société.

ce droit permet d éviter la dissolution (pas possible en SNC). Les droits financiers L associé de la société de personnes ne saurait conclure de contrat de travail avec la société. mais non de celui qui apparaît ultérieurement. Il faut aussi en faire la publication aux tiers (opposabilité aux tiers) et l enregistrer (5% dûs par le cessionnaire = acheteur) pour opposabilité au Fisc. 1 part sociale = 1 voix. 33 . Les décisions doivent être prises à l unanimité mais une clause contraire est possible. B. dans les mêmes conditions que l associé qui cède ses parts. Les droits politiques DROIT A L INFORMATION Au moins une fois par an. 1 associé = 1 voix. Les bénéfices sont. Il peut y avoir distribution de dividendes ou mise en réserves des bénéfices. c est une cause d annulation de l AG. 2. Les décisions sont prises en AG ou par consultation écrite ou par un acte signé par tous les co-associés.La cession doit être constatée par écrit et doit être notifiée par acte d huissier ou LRAR à la société. en fonction de l activité de la société. sinon il faut l unanimité. il n y a pas l obligation de doter une réserve léga le. il ne touche pas de salaire mais uniquement une majoration de sa part de bénéfices. Les créanciers sociaux ne sont pas lésés car celui qui se retire reste tenu du passif social antérieur. Si c est la société qui rachète les titre s. Il faut prévoir les conditions de retrait dans les statuts. Les associés ont droit aux bénéfices dans la proportion de leurs apports et dans les conditions prévues par les statuts. La cession est alors opposable à la société. Mais les statuts peuvent prévoir. Si un associé n est pas convoqué. C. Ils ont aussi le droit de prendre connaissance du rapport de gestion que le gérant doit établir par écrit à la clôture de chaque exercice. Le droit de retrait des associés En cas de mésentente grave. Dans la société civile. L AG est convoquée par le gérant au moins 15 jours avant par lettre recommandée. les associés ont le droit d obtenir la communication des livres et documents sociaux et de poser des questions écrites au gérant. Donc quand un associé déploie une activité professionnelle au sein de la société. imposés entre les mains des associés dans la catégorie des revenus fonciers ou des revenus de capitaux mobiles ou des bénéfices agricoles ou des BNC (bénéfices non commerciaux). Le cédant (= vendeur) reste tenu du passif social existant au jour de son départ. Une clause statutaire peut prévoir que la société continue avec les seuls associés survivants. le capital social est réduit en conséquence. le conjoint survivant ou toute autre personne désignée par les statuts (on peut envisager un agrément). Les dettes sont transmises avec les parts sociales. l associé obtient remboursement de ses droits sociaux. Par la procédure de retrait. DROIT DE VOTE En principe. LA TRANSMISSION POUR CAUSE DE MORT « Le décès d un associé emporte en principe transmission aux héritiers ou légataires des parts de la société qui est ainsi continuée ».

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