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L’application des normes IAS 32-39 et

IFRS7 relatives aux instruments financiers


dans les banques
Volume I
Présenté par:
Mohamed Néji HERGLI Mounir GRAJA
Expert comptable Expert comptable
Enseignant universitaire Enseignant universitaire

-1-
ORGANES DE NORMALISATION A
L’ECHELLE INTERNATIONALE
Les organismes intervenant dans la production des normes
IFRS
International Accounting
Standards Committee
Foundation (IASCF)

International Accounting
Standards Board (IASB)

Standards International Financial


Advisory Reporting Interpretations
Council (SAC) Committee (IFRIC)

-2-
ORGANES DE NORMALISATION A
L’ECHELLE INTERNATIONALE
 Les organismes intervenant dans la production des
normes IFRS
 IASC: Appelé aussi fondation, l’IASC est composée de 19
membres (appelés Trustees et élus pour une durée de 3 ans
renouvelables) qui se chargent:
 de superviser l’organisation
 de développer et de faire appliquer les Normes Comptables
Internationales.
 de la promotion des normes et de leur diffusion auprès d’un
large public.

-3-
ORGANES DE NORMALISATION A
L’ECHELLE INTERNATIONALE
Les organismes intervenant dans la production des
normes IFRS
 L’IASB ou Le Board est composé d’un président, d’un vice président et de 12
membres, soit un total de 14 personnes remplissant chacune une mission
bien définie. L’IASB a pour objet :
 d’assumer la préparation, l’émission et l’interprétation des normes
et des exposés de travail ;
 de publier les discussions et les exposés sondages ;
 de sous-traiter les travaux « techniques » ou « atypiques » et de
consulter le Comité technique ;
 de vérifier les procédures : entendre le public, faire les tests sur
l’application des normes et effectuer les conclusions des travaux
 de s’occuper des publications en anglais. -4-
ORGANES DE NORMALISATION A
L’ECHELLE INTERNATIONALE
Les organismes intervenant dans la production des normes
IFRS
 Le comité de réflexion SAC: Il est composé de 45 membres
d’origines diverses. Le Comité est un groupe de réflexion qui
participe à la discussion et au processus de la normalisation. Son
rôle est triple :
 il donne son avis sur l’établissement d’un calendrier des
décisions et les travaux à mener en priorité ;
 il informe le Board sur les différents points de vue des régulateurs
comptables nationaux et des instances financières des différents
pays ;
 il informe et conseille le Board et les Trustees.
-5-
ORGANES DE NORMALISATION A
L’ECHELLE INTERNATIONALE
Les organismes intervenant dans la production des normes
IFRS
 Le comité technique « IFRIC »
Créé en décembre 2001, c’est un comité technique de travail
composé de 12 membres qui se réunit tous les deux mois. Leur
travail consiste à :
 interpréter les normes IAS/IFRS et fournir un guide de travail sur
l’établissement du reporting financier ;
 assurer l’objectivité et la convergence entre les référentiels
comptables internationaux et nationaux ;
 publier une note d’interprétation sur une norme en cours de
discussion ;
 fournir une interprétation finale sur une norme au Conseil. -6-
ORGANES DE NORMALISATION A
L’ECHELLE INTERNATIONALE
 Le processus d’élaboration des normes (due process)
La publication d’une norme passe par une procédure qui comporte quatre
grandes étapes :
 Etape 1 : l’IASB saisit les experts techniques pour avoir leurs avis sur
l’étude d’un projet ;
 Etape 2 : à la suite des propositions rendues par les instances techniques,
le Board publie un Document de Discussion pour appel à commentaires ;
 Etape 3 : une fois les avis, arguments et commentaires reçus, l’IASB
propose un Exposé Sondage sur le projet soumis qui doit être approuvé par au
moins 8 voix ;
 Etape 4 : après avoir tenu compte des différents avis et commentaires,
l’IASB émet une norme IFRS. Lors de la publication, l’IASB fournit en
annexe des renseignements complémentaires sur l’environnement de la
norme et donne des explications sur l’application concrète de la norme.- 7 -
Les normes IAS/IFRS : principes et
utilisation
Le corps général des normes évolue vers des normes
d’information financière …

Cadre Normes Interprétations


conceptuel :
IAS IFRS SIC  IFRIC
principes

-8-
Les normes IAS/IFRS : principes et
utilisation
Un référentiel comptable évolutif
 Composition du référentiel :
• Une introduction
• Une préface
• Un cadre conceptuel
• Des normes IAS et des normes IFRS
• Des interprétations SIC rattachées à certaines normes
et des interprétations IFRIC

-9-
Les normes IAS/IFRS : principes et
utilisation
Typologie du référentiel comptable
– Normes cadres
• Présentation
• Evaluation
• Information financière
• Consolidation
– Normes spécifiques
• Actifs
• Passifs
• Transactions particulières
– Normes sectorielles
• Agriculture
• Assurance
• Banques, institutions financières et régimes de retraite …
- 10 -
Première adoption des IFRS
A- Pourquoi une norme de 1ère adoption:
• Pour s’assurer que, lorsqu’une entité adopte pour la première fois
les IFRS, elle le fait en présentant une information qui :
– Est transparente pour les utilisateurs et comparable pour toutes les périodes
présentées
En ligne avec l’objectif n°1 de l’adoption des IFRS
– Constitue un point de départ adéquat pour les états financiers ultérieurs de
l’entité préparés et présentés selon les IFRS
Importance opérationnelle du bilan d’ouverture : fixation des soldes « A
nouveau »
– Peut être produite à un coût qui n’excède pas les avantages pour les
utilisateurs
Notion de matérialité, rapport coût de mise en œuvre/avantages pour le
lecteur des états financiers
- 11 -
Première adoption des IFRS
B- Principes de 1ère adoption:
Principes d’élaboration du bilan d’ouverture

1. Permanence des méthodes et principes :


• L’entité doit appliquer les mêmes principes comptables pour
son bilan d’ouverture que pour toutes les périodes présentées
• Ces principes comptables doivent être conformes à toutes les
normes et interprétations en vigueur à la date de clôture du
dernier exercice présenté dans les premiers états financiers
IFRS (sauf exceptions explicitement prévues par la norme)
• L’entité peut appliquer une nouvelle norme non encore
obligatoire à la date de clôture des premiers états financiers
IFRS si cette norme permet une application anticipée
- 12 -
Première adoption des IFRS
B- Principes de 1ère adoption:
Principes d’élaboration du bilan d’ouverture

2. Retraitement rétrospectif des opérations :


• Les soldes d’ouverture doivent être calculés par application
rétrospective des normes en vigueur à la date de première
publication sauf rares exceptions,
• Exceptions :
– Soit options de maintien du traitement « local GAAP »,
– Soit possibilité de traitement prospectif : uniquement dans
les cas où les dispositions transitoires d’une nouvelle
norme IFRS le permettraient, auquel cas IFRS 1 en serait
alors modifiée - 13 -
Première adoption des IFRS
B- Principes de 1ère adoption:
Principes d’élaboration du bilan d’ouverture

3. Comptabilisation des effets d’ouverture par situation nette


• Les différences d’évaluation calculées entre Local GAAP et IAS trouvent
leur contrepartie dans les réserves d’ouverture (nettes d’impôt différé)
• Exemple :
– Titre de placement évalué en « lower of cost or market » pour 200 en
Local GAAP, classé en AFS en IAS pour une juste valeur de 220
Local GAAP au 31.12.n IAS au 01.01.n+1
Titre de placement : Réserves : Titre AFS : Réserves :
200 200 220 200
13
Impôt diff. :
7
- 14 -
INTRODUCTION
II. Apport de l’ IAS 39 et 32 et IFRS 7
1. Définition des instruments financiers
Les instruments financiers comprennent la trésorerie, les
comptes clients et fournisseurs, les prêts et les emprunts,
les effets à recevoir et à payer, ainsi que les dérivés tels
que les contrats à terme de gré à gré, les swaps et les
options. Les placements en titres de capitaux propres et
les instruments d’emprunt (y compris les placements en
actions ordinaires, les certificats de placement garanti et
les dépôts à terme) sont aussi des instruments financiers,
mais certains placements en titres de capitaux propres
sont exclus du champ d’application

- 15 -
INTRODUCTION
2. Exclusions du champ d’application
Un certain nombre d’instruments financiers couverts par
d’autres normes IAS IFRS sont exclus du champ
d’application.
Bien que les dispositions de l’IAS 39 ne s’appliquent pas à
ces contrats, ceux-ci doivent néanmoins être analysés afin
de déterminer s’ils contiennent des dérivés incorporés qu’il
faut séparer du contrat hôte. si vous détenez l’un ou l’autre
des instruments suivants :
 participations dans des filiales, des coentreprises et des
entités sous influence notable (satellites), et placements
détenus par les sociétés de placement comptabilisés en
actifs et passifs au titre des avantages sociaux futurs IAS
27.28 et 31 relatif à la consolidation;
- 16 -
INTRODUCTION
 contrats d’assurance, y compris les dispositions relatives à la
valeur de rachat des polices d’assurance-vie, mais à
l’exclusion des contrats de réassurance visant le transfert de
risques financiers ,IFRS4. Il convient de noter par ailleurs
que la norme s’applique aux compagnies d’assurance;
 contrats de location IAS 17;
 instruments de capitaux propres des émetteurs, à moins
qu’ils ne soient classés dans le passif;
 paiements à base d’actions;IFRS 2
 contrats au titre d’une contrepartie conditionnelle, dans le cas
de l’acquéreur dans un regroupement d’entreprises;

- 17 -
INTRODUCTION

dérivés climatiques et contrats similaires


négociés de gré à gré IFRS 4;
contrats relatifs à des redevances et autres
contrats semblables
 engagements de prêt, sauf s’ils sont classés
comme étant détenus à des fins de
transaction;

- 18 -
INTRODUCTION
3. Classification des instruments financier :
Il existe deux types de classification:
Une première classification bilancielle prévue par l’ IAS 32
et qui distingue entre instrument actif ,passif et capitaux
propres.
L’IAS 32 considère que tout contrat qui représente un actif
financier pour une entité et un passif financier ou un
instrument de capitaux propres pour une autre entité est de
fait un instrument financier.
Selon ces caractéristiques, l’instrument est un actif financier
,une dette financière ,un instrument de capitaux propres ou
un dérivé.

- 19 -
INTRODUCTION
 Actif financier
Un actif financier désigne l’un ou l’autre des actifs
suivants:
 Trésorerie( liquidités)
 Droit contractuel de recevoir d’une autre entité de la
trésorerie ou un autre actif financier
 Droit contractuel d’échanger des instruments
financiers à des conditions potentiellement
favorables

- 20 -
INTRODUCTION
Passif financier
Un passif financier désigne tout passif
correspondant à une obligation contractuelle:
 De remettre de la trésorerie à une autre entité
ou tout autre actif financier
 D’échanger des instruments financiers dans
des conditions potentiellement défavorables

- 21 -
INTRODUCTION

Instrument de capitaux propres


Un instrument de capitaux propres désigne
tout contrat mettant en évidence un intérêt
résiduel dans les actifs d’une entité après
déduction de tous ses passifs , il est à noter
que les intérêts minoritaires doivent être
considères comme des capitaux propres

- 22 -
INTRODUCTION
D’autre part l’ IAS 39 impose de regrouper les actifs et
passifs financiers en classes en s’appuyant à la fois sur leurs
caractéristiques et sur les intentions de leur détention. Ces
classes sont les suivantes :
 Actifs et passifs en juste valeur avec impact sur le résultat (y
compris les dérivés)
 Actifs détenus à l’échéance
 Prêt ou créances
 Actifs disponibles à la vente
 Autres passifs financiers

- 23 -
INTRODUCTION
La synthèse des deux classifications peut être schématisée
comme suit:
actif ou passif en juste valeur
avec impact sur le résultat Actif financier

actif disponible à la vente

Passif financier
Placement détenues à l’échéance

Prêts ou créances Instrument de capitaux


propres
Autres passifs

- 24 -
Fondements de la distinction et de
l’utilisation de la juste valeur

- 25 -
Fondements de la distinction et de
l’utilisation de la juste valeur

- 26 -
INTRODUCTION

Nous allons exposer dans ce séminaire les règles


comptables dictés par l’IAS 39 et l’IAS 32
concernant les instruments financiers de la
constatation initiale jusqu’à leur décomptabilisation
et ce par classe, réserver une partie distincte à la
comptabilité de couverture et conclure, enfin, avec
les dispositions particulières relatives aux
informations à fournir sur les instruments financiers
conformément à l’IFRS 7.

- 27 -
Actifs financiers en juste valeur
avec impact sur le résultat

- 28 -
les actifs financiers en juste valeur
avec impact sur le résultat
Cette classe comprend des actifs et des
passifs financiers de transaction évalués à
leur juste valeur, les variations de celle-ci
viennent affecter le résultat de l’entité et ce
par opposition au actif disponible à la vente
dont les variations de juste valeur affecte les
capitaux propres d’où leur dénomination,

- 29 -
les actifs financiers en juste valeur
avec impact sur le résultat
Cette catégorie regroupe :
 Les actifs ou passifs financiers détenus à des fins de
transaction (c'est-à-dire tout actif qui a été acquis ou tout
passif financier qui est détenu afin de générer un profit à
court terme, ou qui fait partie d'un portefeuille d'instruments
financiers gérés en commun à cette fin) ;
 Tous les dérivés autres que les instruments de couverture
 Tous les actifs ou passifs financiers désignés par l’entité
comme devant être évalués à la juste valeur par résultat dès
leur comptabilisation initiale.

- 30 -
les actifs financiers en juste valeur
avec impact sur le résultat
I. Classements
On peut subdiviser cette classe en deux rubrique principal
à savoir les actifs détenues à des fin de transaction par
nature et les actifs de transaction qualifiés de tel suivant le
choix de l’entité sous le respect de certaines conditions
1. Actifs détenues à des fins de transaction par nature:
La notion transaction reflète généralement un mouvement
actif et fréquent d’achat et de vente Cette rubrique
comprend les actifs de transaction et les dérivés

- 31 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature
 Actif de transaction:
Un actif financier doit être classé de transaction si
indépendamment des raisons pour lesquelles il a été acquis il fait partie
d’un portefeuille pour lequel une indication d’un rythme effectif récent de
prise de bénéfice existe autrement dit il est de nature à être détenue
dans le but de le revendre à court terme, cela suppose
l’existence d’un marché actif où la contrepartie et la juste
valeur de l’instrument peut être déterminé à tout moment.
L’entité doit en outre respecter plusieurs condition strictes en
terme de durée de détention , de volume et de fréquence des
opérations.

- 32 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature
 Notion de juste valeur
L’IAS 32 définit la juste valeur comme étant le montant
pour lequel un actif peut être échangé ou un passif éteint
entre des parties bien informés et consentantes dans le
cadre d’une transaction effectués dans des conditions de
concurrence normales.
L’évaluation à la juste valeur s’applique également aux
éléments à la plupart des actifs financiers disponibles à la
vente l’exclusion qui s’applique à certains instruments de
capitaux propres.

- 33 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature
La notion de juste valeur est plus large que la notion
de valeur de marché puisqu’elles n’impliquent pas
nécessairement que la valeur ait été constatée sur un
marché organisé, mais également elle peut être
déterminée à l’aide d’un modèle d’évaluation
reconnue.
Lorsque l’entité est tenue de classer un instrument
comme étant détenu à des fins de transaction en
raison de la nature de ses activités, la juste valeur est
présumée être mesurable.

- 34 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature
Néanmoins pour le cas des actifs de transaction, la
courte période de détention et de génération de
profit suppose que ces actifs soient cotés sur un
marché actif et que la juste valeur utilisée soit le
cours de cotation de cet actif sur ce marché.
 Notion de Marché actif
Un instrument financier est considéré comme coté
sur un marché actif si des prix cotés reflétant des
transactions normales de marché peuvent être
obtenus rapidement et régulièrement.
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Actifs détenues à des fins de
transaction par nature
Il n'y a pas de développement sur la façon de
déterminer l'existence d'un marché actif pour un
instrument financier. Néanmoins , un marché doit
être considéré inactif s'il n'existe qu'un très faible
volume de transactions ou si un volume de
transactions significatif intervient entre parties liées.
Un marché est également considéré inactif s'il existe
des restrictions à la négociation.

- 36 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature
 Juste valeur d’un instrument coté sur un marché actif
La juste valeur d’un instrument coté sur un marché actif
n’est pas sa valeur de remplacement, mais plutôt le prix
auquel il s’échangerait sur le marché le plus avantageux
auquel on a accès.

Il est à noter que le cours acheteur s’utilise pour les actifs


détenus et les passifs à émettre; le cours vendeur s’utilise
pour les actifs à acquérir et les passifs détenus.

- 37 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature
 La juste valeur d’un instrument non coté
Dans quelques situations, les caractéristiques des marchés
où l’instrument s’échange limitent l’utilisation de
l’évaluation à la juste valeur vue sa liquidité insuffisante
néanmoins ces derniers ne concerne pas les actifs et passifs
de cette catégorie comme précédemment mentionnés.
D’abord, un placement dans un instrument de capitaux
propres classé comme étant disponible à la vente n’est pas
évalué à la juste valeur si l’instrument n’est pas coté sur un
marché actif. On retiendra toutefois que le même
placement doit être évalué à la juste valeur s’il est classé
comme étant détenu à des fins de transaction.

- 38 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature
La juste valeur fiable d’un instrument qui n’est pas coté sur
un marché actif est établie au moyen d’une technique
d’évaluation classé selon l’ordre de fiabilité :

 Premièrement les justes valeurs sont fiables quand des cours


sont publiés à l’égard d’émissions du même émetteur de
taille, risque et durée semblables pour l’exposition de
l’institution. Ce genre de juste valeur fiable ne devrait
comporter que des ajustements mineurs pour d’autres
données observables du marché qui témoignent des
hypothèses et des données que les participants du marché
utiliseraient dans leurs estimations.

- 39 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature
En l’absence de cours identiques ou semblables, les
modèles d’évaluation peuvent être utilisées pour
dériver des justes valeurs, mais dans toute la mesure
du possible, les données doivent reposer sur les
valeurs observables de marchés bidirectionnels et
actifs. Les ajustements faits pour tenir compte des
particularités propres à l’instrument doivent être
prudents et appliqués uniformément d’une période à
l’autre.
Ainsi si un taux est coté sur un marché actif plutôt
qu’un cours l’entité est dans l’obligation d’utiliser ce
taux dans la détermination de la juste valeur
- 40 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature
Lorsque la juste valeur est déterminé au moyen de modèle
d’évaluation se pose alors le problème de :
 Fiabilité du modèle
 Fiabilité de la valeur des paramètres du modèle
 Le modèle retenu doit être généralement reconnue et
accepté dans l’évaluation des instruments similaires.
L’objectif d’une technique d’évaluation est d’établir quel
aurait été le prix de transaction dans un marché
concurrentiel , à la date d’évaluation , motivé par des
raisons normales d’activité pour cela l’entité utilisera les
estimations et les hypothèses cohérentes que les
participants du marché utiliseraient en établissant le prix de
l’instrument financier.

- 41 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature
Il faut noter que ces modèles d’évaluation doivent:
 être validées et testées périodiquement;
 intégrer tous les facteurs que le marché prendrait
en considération pour la fixation d’un prix;
 être conformes aux méthodes économiques
acceptées pour la fixation de la valeur avec le taux
sans risque.

- 42 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature

Les données pouvant être utilisées dans l’application des techniques


d’évaluation représentent les attentes du marché et des
évaluations de risque et de rendement telles que :
 la valeur temps de l’argent pour le taux sans risque;
 le différentiel de taux d’intérêt;
 les cours de change;
 les cours des instruments de capitaux propres;
 la liquidité (ou négociabilité);
 la volatilité;

- 43 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature : les dérivés
 Les dérivés
Les dérivés doivent toujours être classés soit comme étant
détenus à des fins de transaction, soit comme
instruments de couverture dans le cadre d’une relation de
couverture admissible, sauf ceux qui sont liés à des
instruments de capitaux propres d’une autre entité, dont la
juste valeur ne peut être déterminée de façon fiable et qui
doivent être réglés par la remise de tels instruments; est
évalué au coût plutôt qu’à la juste valeur. Un exemple d’un
tel dérivé serait une option sur les actions d’une société à
capital fermé dans le cas où la juste valeur de ces actions ne
peut être déterminée de façon fiable.

- 44 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature : les dérivés
 Définition
Un dérivé est un instrument financier dont la valeur fluctue
en fonction d'une certaine variable sous-jacente (par exemple
un taux d'intérêt), nécessitant un investissement net initial
inférieur à celui qui serait nécessaire pour d'autres
instruments ayant des réactions similaires par rapport à la
variable, et devant être réglé à une date future.

- 45 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature : les dérivés
La définition d’un dérivé inclut plusieurs notions:
 Un sous-jacent
Le terme “sous-jacent” ne fait pas référence à un actif ou à
un passif du bilan, mais plutôt à une variable qui crée des
variations dans la valeur d'un contrat. On peut citer comme
exemples de variables sous-jacentes les taux d'intérêt, la
qualité du crédit ou les cours de change.
Une option qui peut être exercée à la juste valeur du sous-
jacent a toujours une juste valeur égale à zéro. Ainsi, cette
option ne répond pas à la définition d'un dérivé, puisque sa
valeur ne dépend pas d'une variable sous-jacente

- 46 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature : les dérivés
Exemple:

Type de contrat Sous jacents


Contrat d’échange de devises Cours de la devise
Option sur devise Cours de la devise
Contrat à terme ferme Taux d’intérêt
Accord de taux futur Taux d’intérêt
Option sur action Cours des actions

- 47 -
Les contrats forward
• Un contrat forward est simplement un
engagement ferme à échanger un actif à une
date future donnée à un prix convenu à l’avance
• Plus précisément, un forward se définit comme
– un engagement privé entre deux contreparties dans
lequel l’une des parties s’engage à livrer à l’autre
partie, à une date future, une quantité initialement
définie d’un actif en échange du paiement par l’autre
partie d’un prix initialement défini
- 48 -
Les contrats futures
• Un contrat futures est, au contraire d’un
forward, un contrat négociable sur un marché
organisé
• Plus précisément, un futures se défini comme
– un contrat standardisé entre deux contreparties
dans lequel l’une des parties s’engage à livrer à une
date future une quantité initialement définie d’un
actif en échange du paiement par l’autre partie du
prix affiché sur le marché au moment où le contrat
est échangé
- 49 -
Tunis – 8-10 novembre 2007 – L. DEVILLE
Les contrats futures

Forward Futures
Contrat négociable sur un marché
Contrat privé entre deux parties
organisé
Non standardisé Standardisé

Risque de crédit Absence de risque de crédit

Une date de livraison Une période de livraison

Un seul flux à la fin du contrat Marking to market quotidien


Livraison ou dénouement à Positions le plus souvent dénouées
l’échéance avant l’échéance
Coûts liés à l’intermédiation Faibles coûts

- 50 -
Les contrats futures

• Profils de gains/pertes
– de la position longue - de la position courte
Gains

Cours du sous-jacent
à l’échéance ST

Prix futures Prix futures


initial initial

Pertes
- 51 -
Les marchés d’options
• Les contrats d’options sont négociés
– sur les marchés organisés
• où les contrats sont standardisés
• où il existe un marché secondaire pour l’échange des
contrats en vie
• qui cotent généralement seulement les contrats les plus
basiques (vanilla options)
– sur les marchés de gré à gré
• où l’ensemble des spécifications des contrats sont
négociables entre les contreparties
• où les contreparties sont tenues liées jusqu’à l’échéance
• qui proposent toutes sortes de contrats exotiques
- 52 -
Les marchés d’options
• Les contrats d’options permettent
– de délivrer des flux financiers inaccessibles avec
les actifs primaires (sauf avec des stratégies
dynamiques)
– de bénéficier d’un fort effet de levier et de
contourner certaines limites associées à la
négociation des actifs primaires (contraintes sur
les ventes à découvert, …)
– de dégager des informations quant aux
anticipations des acteurs concernant certaines
variables de marché
- 53 -
les caractéristiques de base des
contrats d’options
• Une option d’achat européenne
– donne à son détenteur le droit d’acheter une quantité
définie d’un certain actif sous-jacent à une date future
et un prix fixés préalablement
• Une option de vente européenne
– donne à son détenteur le droit de vendre une quantité
définie d’un certain actif sous-jacent à une date future
et un prix fixés préalablement
• L’option est dite « américaine »
– si le droit d’achat ou de vente peut être exercé à tout
instant jusqu’à la date d’échéance - 54 -
les caractéristiques de base des
contrats d’options
Flux Flux
Achat Vente
d’un K d’un
call. K ST ST call.

Flux Flux
Achat Vente
d’un K d’un
put. K ST ST put.

- 55 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature : les dérivés
 Un montant notionnel
Bien que les dérivés aient habituellement un
montant notionnel spécifié dans le contrat, la
définition d'un dérivé n’impose pas l'existence d'un
montant notionnel. Tout contrat imposant de verser
ou recevoir un montant fixe lors de la survenance
ou de la non survenance d'un événement futur
répond à la définition d'un dérivé.

- 56 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature : les dérivés
 Investissement initial net “inférieur”
Il n'existe pas d’indication quantifiée permettant de définir ce
qu'est un placement initial net “inférieur”.
Le terme “inférieur” doit être interprété par rapport à
l'investissement qui serait nécessaire pour acquérir un
investissement direct dans un instrument primaire (c'est-à-
dire un instrument non dérivé) présentant des
caractéristiques semblables à celles du dérivé. Un instrument
présentant des caractéristiques semblables à celles du dérivé
est un instrument qui a des réactions semblables aux
variations de la variable sous-jacente.

- 57 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature : les dérivés
Exemple:

Pour apprécier si une prime payée pour une option d’achat


d'un titre de capitaux propres est inférieure au montant qui
serait nécessaire pour acquérir un instrument financier
primaire similaire, il convient de comparer le montant payé
au montant qui serait nécessaire pour acquérir un
investissement direct dans le titre de capitaux propres sous-
jacent.

- 58 -
Actifs détenues à des fins de
transaction par nature : les dérivés
 Règlement à une date future
Même si elle ne peut pas encore être exercée, une option
répond à la condition de “règlement à une date future”, parce
que l'expiration à l’échéance constitue une forme de
règlement.

- 59 -
Actifs détenues à des fins de transaction par
nature : les instruments hybrides
 Instrument hybride
Si un contrat comprend un ou plusieurs dérivés incorporés, une entité
peut désigner l’intégralité du contrat hybride (composé) comme un actif
financier ou un passif financier à la juste valeur par le biais du compte de
résultat, sauf si:

a) le(s) dérivé(s) incorporé(s) ne modifie(nt) pas de manière significative


les flux de trésorerie qui seraient autrement exigés par le contrat; ou

b) il apparaît clairement et sans analyse approfondie, lorsqu’un instrument


hybride (composé) est pris en compte pour la première fois, que la
séparation du/des dérivé(s) incorporé(s) est interdite, tel le cas d’une
option de remboursement anticipé, incorporée dans un prêt, qui permet à
son détenteur de rembourser le prêt par anticipation à hauteur du
montant approximatif de son coût amorti.

- 60 -
Exemple d’instrument hybride : Obligations
convertibles
1 - Définition
Une obligation convertible est une obligation classique émise par une entreprise qui
peut être convertie à la demande du porteur en action.
Les modalités de conversion sont précisément définies dans le contrat d’émission de
l’OC

2 - Intérêts
Pour l’émetteur :
S’endetter dans des conditions de taux inférieures à celles du marché au moment de
l’émission et se donner la possibilité d’augmenter son capital à l’échéance sous la
forme de la conversion en actions qui vient se substituer au remboursement du
nominal
Pour l’investisseur :
Investir dans la « sécurité » d’une obligation : c’est-à-dire recevoir un revenu fixe
périodique et s’assurer du remboursement du nominal à terme
Investir indirectement en actions (donc jouer sa hausse) en cas de conversion de l’OC à
terme en bénéficiant de la protection de l’obligation (si l’action baisse).
C’est en fait un choix d’investissement intermédiaire entre l’obligation et l’action.

- 61 -
Exemple d’instrument hybride : Obligations convertibles

3. La nature obligataire de l’OC :

L’OC est juridiquement une obligation avec les droits attachés aux créanciers
obligataires

Au titre d’obligation, elle dispose :


• D’un nominal
• D’un coupon (calculé sur la base du nominal)
• D’une échéance
• D’un prix de remboursement

Clause particulière :
Souvent le contrat d’émission prévoit une faculté de remboursement anticipé au gré de
l’émetteur (call émetteur)
Droit de l’émetteur définit sur une plage de temps
Assorti le plus souvent de conditions sur la valeur minimale de l’action

- 62 -
Exemple d’instrument hybride : Obligations convertibles
• 4. La nature « action » de l’OC :

– La parité de conversion :
• Définit le nombre d’actions obtenues en cas de conversion de l’OC
– La valeur de conversion :
• « Prix de revient » des actions qui seraient obtenues par conversion de l’OC
au cours de l’OC.
– Exemple : une parité de conversion de 1 action pour 1
OC, un cours de l’action de 20, un cours de l’OC de 23
soit une valeur de conversion de 23.
– La prime de conversion :
• Surcoût d’une action obtenue par conversion de l’OC
– Exemple suite : 23/20 = 1,15 soit une prime de 15%.

• 5. L’exercice de la conversion :
– A l’échéance de l’obligation ou en cas d’exercice d’un call émetteur :
• Si la prime de conversion est négative, c’est-à-dire si le cours des actions
obtenues après conversion est supérieur au prix de remboursement
- 63 -
Actif financier librement qualifié par l’entité comme
étant détenu à des fins de transaction
2. Actif librement qualifiées par l’entité
Tout actif financier ou passif financier peut être
désigné comme étant détenu à des fins de
transaction lors de la comptabilisation initiale
pourvu que:
 sa juste valeur puisse être déterminée de façon fiable
 et qu’il ne soit pas acquis dans le cadre d’une opération
entre apparentées auprès d’une entité qui ne l’avait pas
classé comme étant détenu à des fins de transaction.

- 64 -
Actif financier librement qualifié par l’entité comme
étant détenu à des fins de transaction

Raison d’évaluation de juste valeur

 Réduire les non concordance comptable


Selon IAS 39, l’évaluation d’un actif ou d’un passif financier
et la classification des changements comptabilisés de sa
valeur sont déterminées par la classification de l’élément et
par la participation ou non de l’élément à une relation de
couverture désignée. Ces exigences peuvent créer une
incohérence dans l’évaluation ou la comptabilisation (parfois
désignée comme «non concordance comptable»)

- 65 -
Actif financier librement qualifié par l’entité comme
étant détenu à des fins de transaction

Lorsque par exemple, en l’absence d’une désignation à la


juste valeur par le biais du compte de résultat, un actif
financier serait classé comme disponible à la vente (avec une
comptabilisation directe des principales variations de la juste
valeur dans les capitaux propres) et un passif que l’entité
considère comme lié serait évalué au coût amorti (sans
comptabilisation des variations de la juste valeur).

Dans ces circonstances, une entité peut conclure que ses


états financiers fourniraient une information plus pertinente
si tant l’actif que le passif étaient classés comme étant à la
juste valeur par le biais du compte de résultat.

- 66 -
Actif financier librement qualifié par l’entité comme
étant détenu à des fins de transaction

Les exemples suivants montrent des cas où


cette condition pourrait être remplie. Dans
tous les cas, une entité ne peut utiliser cette
condition pour désigner des actifs financiers
ou des passifs financiers comme étant à leur
juste valeur par le biais du compte de résultat
que si elle satisfait au principe énoncé
précédemment en terme de détermination
fiable de sa juste valeur.

- 67 -
Actif financier librement qualifié par l’entité comme
étant détenu à des fins de transaction

a) Une entité a des actifs financiers, des passifs financiers ou


les deux qui ont en commun un risque, tel que le risque de
taux d’intérêt, qui donne lieu à des variations en sens
contraire de la juste valeur tendant à se compenser.
Toutefois, quelques instruments seulement seraient évalués à
leur juste valeur par le biais du compte de résultat (c’est-à-
dire qu’ils sont soit des instruments dérivés soit classés
comme détenus à des fins de transaction). Il peut aussi
arriver que les conditions de comptabilité de couverture ne
soient pas remplies, par exemple lorsque les exigences
d’efficacité ne sont pas remplies.

- 68 -
Actif financier librement qualifié par l’entité comme
étant détenu à des fins de transaction

b) Une entité a des actifs financiers, des passifs financiers ou


les deux qui ont en commun un risque tel que le risque de
taux d’intérêt, qui donne lieu à des variations en sens
contraire de la juste valeur tendant à se compenser et l’entité
ne répond pas aux conditions requises pour une comptabilité
de couverture parce qu’aucun des instruments n’est un
instrument dérivé.

En outre, en l’absence d’une comptabilité de couverture,il y a


une incohérence significative dans la comptabilisation des
profits et des pertes.

- 69 -
Actif financier librement qualifié par l’entité comme
étant détenu à des fins de transaction

Par exemple:
i) l’entité a financé un portefeuille d’actifs à taux fixe qui,
autrement, seraient classés comme disponibles à la vente par
l’émission de titres d’emprunt à taux fixe dont les variations
de juste valeur tendent à se compenser. Le fait de
comptabiliser à la fois les actifs et les titres d’emprunt à la
juste valeur par le biais du compte de résultat corrige
l’incohérence qui pourrait autrement résulter de l’évaluation à
leur juste valeur des actifs en comptabilisant les variations
dans les capitaux propres et les titres d’emprunt au coût
amorti.

- 70 -
Actif financier librement qualifié par l’entité comme
étant détenu à des fins de transaction

ii) l’entité a financé un groupe spécifié de prêts en émettant


des titres négociés dont les variations de juste valeur tendent
à se compenser.
Si, en outre, l’entité achète et vend régulièrement les titres
mais n’achète et ne vend les prêts que rarement, voire jamais,
le fait d’évaluer les prêts et les titres à la juste valeur par le
biais du compte de résultat élimine l’incohérence dans le
temps de la comptabilisation des profits et des pertes qui
autrement résulteraient de l’évaluation des deux au coût
amorti d’une part et de la comptabilisation d’un profit ou
d’une perte chaque fois qu’une obligation est rachetée d’autre
part.

- 71 -
Actif financier librement qualifié par l’entité comme
étant détenu à des fins de transaction

Un délai raisonnable est autorisé à condition que chaque


transaction soit désignée comme étant à la juste valeur par le
biais du compte de résultat lors de sa comptabilisation initiale
et qu’à ce moment, d’autres transactions soient attendues.
Il ne serait pas acceptable de ne désigner que quelques-uns
des actifs financiers et des passifs financiers donnant lieu à
une incohérence comme étant à la juste valeur par le biais du
compte de résultat si, ce faisant, l’incohérence d’évaluation
ou de comptabilisation n’était pas éliminée ou
significativement réduite, ne produisant pas dès lors une
information plus pertinente.

- 72 -
Actif financier librement qualifié par l’entité comme
étant détenu à des fins de transaction

La documentation relative à la stratégie de l’entité ne doit


pas être étendue, mais plutôt suffisante pour démontrer la
conformité avec la nécessite de fiabilité de la juste valeur .

Cette documentation n’est pas requise pour chaque poste


individuel, mais peut être considérée sur une base de
portefeuille. Par exemple, si le système de gestion de
performance d’un département - tel qu’approuvé par les
dirigeants de l'entité - montre clairement que sa performance
est évaluée sur la base du rendement total, aucune
documentation supplémentaire n'est nécessaire pour
démontrer la conformité à la règle précités .

- 73 -
Actif financier librement qualifié par l’entité comme
étant détenu à des fins de transaction

 Option d’évaluation à la juste valeur pour les


prêts et créances
L’exclusion des prêts et créances trouve sa
justification dans les difficultés liées à l’évaluation de
tel actifs et par conséquent dans les difficultés liées à
la certification de la validité des justes valeurs
déclarés, ceci interdit l’application des justes valeur à
tous les instruments pour lesquelles ils n’existent pas
d’estimateur consensuel capable de déterminer une
juste valeur fiable
- 74 -
Passifs financiers en juste valeur avec impact sur le
résultat : Passif de transaction
3. Passifs financiers en juste valeur avec impact sur le
résultat
Ils regroupent les passifs de transaction d’une part et les
passifs librement qualifié de tel par l’entité.
a) Passif de transaction
Un passif financier est de transaction si son principal
objectif est de dégager une marge d’arbitrage ou un
bénéfice résultant de fluctuation de prix à court terme.
Ces passif résultent essentiellement de la vente d’actif à
découvert , ils peut aussi s’agir de dettes financières émises
avec l’intention de les racheter à court terme ;ils peut enfin
s’agir d’instruments dérivés qui ne visent pas une relation
de couverture.
- 75 -
Passifs financiers en juste valeur avec impact sur le
résultat : Passif de transaction

Exemple de passifs financiers détenues à des


fins de transaction:
o Dette rachetée par l’entité
o Instrument dérivé sauf instrument de
couverture
o Obligation de remettre des titres empruntés à
un vendeur à découvert

- 76 -
Passifs financiers en juste valeur avec impact sur le
résultat : Passif qualifiés de transaction par l’entité

b) Passif qualifiés de transaction par l’entité

Si une entité désigne un passif financier, un prêt ou une


créance (ou un groupe de prêts ou de créances) comme
étant à la juste valeur par le biais du compte de résultat, elle
doit indiquer le montant de la variation de la juste valeur de
l'instrument financier qui est imputable aux variations du
risque de crédit.

- 77 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale
II. Comptabilisation initiale
1. La date d’enregistrement
Un instrument financier doit être comptabilisé dés que
l’entité devient partie aux dispositions contractuelles de
l’instrument même si aucun transfert de fond n’est
constaté à cette date.
Les actifs sont comptabilisés à leur juste valeur à la date
de transition ( l’impact sur les réserves devra être
constatés et une ligne distincte des capitaux propres sera
ouverte pour les actifs disponibles à la vente).

- 78 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale
2. Évaluation
L’évaluation initiale des éléments financiers acquis ou pris
en charge dans des conditions normales de marché se
fait à la juste valeur. La plupart du temps, il s’agit de la
trésorerie versée ou reçue.
3. Profit immédiat (day-one profit)
Dans certains cas, une entité fait l’acquisition d'un
instrument financier sur un marché avec l'intention de le
revendre.

- 79 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale
La question est alors de savoir si un instrument
financier peut être évalué, lors de son évaluation
initiale, à sa juste valeur sur le marché vendeur et si,
par conséquent, il est possible de comptabiliser un
profit ou d’une perte lors de l'enregistrement initial
(“profit du premier jour”).

- 80 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale
La meilleure indication de la juste valeur d'un
instrument financier lors de sa comptabilisation
initiale est le prix de la transaction (c'est-à-dire la
contrepartie versée ou reçue), à moins que la juste
valeur ne soit attestée par comparaison avec d'autres
transactions actuelles de marché observables
portant sur le même instrument ou sur la base d'une
technique de valorisation dont les variables ne
comprennent que des données provenant de
marchés observables.

- 81 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale
En conséquence, un profit ne peut être comptabilisé
lors de la comptabilisation initiale d'un instrument
financier que lorsqu'une juste valeur supérieure au
prix de la transaction a été calculée par référence à
des données de marché.

- 82 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale
4. Les coûts de transaction
Les coûts de transaction liés à des éléments classés comme
étant détenus à des fins de transaction doivent être
constatés immédiatement en résultat net cad en charge.

- 83 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale
Exemple :
Un actif financier est acquis au prix unitaire de 112 D les
coûts de cette transaction s’élèvent à 2 D.
L’actif est évalué à 114 D dans le cas où il s’agit d’un actif
détenues à l’échéance , d’actif disponibles à la vente , de
prêt ou de créance; il est évalué à 112 dans le cas où il
s’agit d’actifs en juste valeur avec impact sur le résultat

- 84 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale

Dans le cas où il s’agit d’actif de transaction

302 actif en juste valeur


avec impact sur le résultat 112

603 Frais sur acquisition de titres 2

131 NOSTRI 114

- 85 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale
5. cas des instruments dérivés

Une des principales caractéristiques de la norme IAS 39 est


d’imposer la comptabilisation de tous les dérivés à leur
juste valeur quels que soit la nature et l’ objectif.

Ils peuvent être qualifiés d’instrument de couverture s’ils


visent à compenser des variations de valeur ou de flux de
trésorerie susceptibles d’affecter le résultat de l’entité, ils
relèvent alors de la comptabilité de couverture.

- 86 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale

a. Contrat à terme
La valeur initiale des dérivés de transaction est par essence
nul, il n’y a donc de comptabiliser quoi que ce soit au
moment ou l’entité devient partie au contrat sauf s’il s’agit
de contrat standardisé négocié sur un marché organisé qui
exige le dépôt d’une garantie.
À la clôture les contrats dont la juste valeur est positive
sont classés parmi les actifs, ils sont classés parmi les
passifs si leur juste valeur est négative.
Les variations de valeur constatés affectent le résultat de
l’entité.

- 87 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale

 Exemple: contrat à terme sans marge de


garantie
le 20 décembre achat d’un actif à terme au prix de
520 D . le prix à terme s’élève à 522 D le 31
décembre à la date de clôture des comptes des deux
parties. Il s’élève à 525 D le 14 janvier jour de
l’échéance du contrat puisqu’il s’agit d’un contrat
à terme sans appel de marge ni de garantie le
traitement peut être schématisé comme suit:
- 88 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale

31/12
3011 actif de transaction contrat à terme 2

72211 plus value latentes/titres 2


14/01
131 NOSTRI 5
3011 actif de transaction contrat à terme 2
72211 plus value latentes/titres 3

- 89 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale
 contrat à terme avec marge de garantie
• Les appels de marge
– il existe des risques évidents pour les deux contreparties d’un contrat
futures
• pour la position longue, risque de baisse du prix du support d’ici à
l’échéance
• pour la position courte, risque de hausse du prix du support d’ici à
l’échéance
– l’un des deux peut « regretter » et tenter de faire marche arrière ou,
plus simplement, il peut arriver qu’un des deux investisseurs n’ait pas
les ressources financières nécessaires pour faire face à ses
engagements au moment du dénouement du contrat
– le marché organisé se doit d’éviter tout risque de défaut
- 90 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale
• Le jeu des appels de marge va permettre d’assurer la bonne
fin de toutes les transactions
– toute ouverture d’une position en futures est suivie par l’ouverture
d’un compte de marge auprès du broker qui réalise la transaction
– le dépôt d’un montant de garantie appelé marge initiale est demandé
• sa valeur dépend du risque de fluctuation des cours (la volatilité)
• elle est généralement fixée entre 5% et 15% de la valeur du contrat
– la marge initiale doit permettre de couvrir les pertes qui seront
éventuellement subies à l’échéance

- 91 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale
– à la fin de chaque jour, la valeur du compte de marge est ajustée en
fonction de l’évolution du prix futures pour refléter les gains ou
pertes potentielles de l’investisseur
– pour s’assurer que la valeur du compte de marge n’est jamais
négative, une marge de maintenance est fixée
• dès que la valeur du compte de marge passe sous le niveau de la marge
de maintenance, l’investisseur reçoit un appel de marge
• l’appel de marge doit ramener la valeur du compte de marge au niveau
de la marge initiale
• si l’investisseur ne peut faire face à l’appel de marge la position est
dénouée par le broker
– cette procédure est appelée marking to market

- 92 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale

- 93 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale

Les modalités de comptabilisation des contrats avec dépôt de


garantie et appels de marge différent peu des modalités
d’enregistrement des contrats de gré à gré, ils imposent
simplement de prendre en compte les divers montants versés
ou reçues pendant la durée de vie du contrat au titre de
garantie.
Ces montant font intervenir des comptes de dépôt et des
comptes de marge qui ne sont en fait que des comptes de
transition.

- 94 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale
b. Les options
La comptabilisation des options diffère de celle des
contrats à terme uniquement parce qu’ à la différence des
contrats à terme, les options ont un coût( prime).
Lorsqu’il acquiert une option d’achat ou de vente
l’acheteur paie une prime encaissée par le vendeur cette
prime mesure la juste valeur de l’instrument.
À la clôture des comptes l’acheteur et le vendeur
réévaluent la prime dans leur bilans les variations de valeur
sont reportés au résultat de l’exercice.

- 95 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : comptabilisation initiale

 Dénouement
Lorsque la position est dénouée soit parce
que le contrat arrive à échéance soit parce que
l’option est vendue ou rachetée l’opérateur
encaisse /décaisse l’écart entre la prime initial
et le montant originelle de l’option.

- 96 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Évaluation ultérieure
III. Évaluation ultérieures
Ces instruments sont évalués à la juste valeur et toutes les
variations de juste valeur (réalisées ou latentes) sont
immédiatement comptabilisées en résultat.
1. Détermination de la juste valeur
La détermination de la juste valeur ne pose pas de problème
si l’instrument qui doit être évalué est régulièrement coté sur
un marché actif , son prix de marché constitue la meilleure
estimation de la juste valeur.
Cependant, lorsque l’actif n’est pas coté sur un marché actif
la juste valeur est déterminée au moyen de modèle
d’évaluation voici quelque uns
- 97 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Évaluation ultérieure
Utilisation des modèles d’évaluation

 Actualisation des flux futurs

Pour de nombreux instruments financiers ,la méthode de


valorisation utilisé est l’actualisation des flux futurs ,si les
flux de trésorerie sont connus directement pour les
instruments à taux fixe, il est possible de les estimer pour
les instruments à taux variable en calculant le taux d’intérêt
futurs.

- 98 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Évaluation ultérieure
Une somme d’argent disponible aujourd’hui n’a pas
la même valeur que la même somme dans dix ans
n
V =F/(1+T)
F:flux futurs
T:taux d’actualisation
Dans le cas ou il existe un taux de marché actif pour
des instruments similaires en terme de risque et de
rendement, on utilise ce taux pour actualiser les flux
futurs.

- 99 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Évaluation ultérieure
Le taux d’actualisation intègre deux notions:
 D’une part le taux sans risque qui correspond au
revenu minimal que l’on peut attendre de son argent
 D’autre part le spread qui traduit le risque liée à
l’émetteur
Dans l’exemple de l’obligation définie ci-dessus
nous avons considère qu’elle a été émise par
l’émetteur non risqué donc nous avons considéré
que le spread est nul.

- 100 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Évaluation ultérieure
 Exemple de modèle de valorisation
Actualisation des flux futurs

Date de tombée Flux (en dinars)


01/01/2006 5 000
01/01/2007 5 000
01/01/2008 105 000

- 101 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Évaluation ultérieure
 Exemples de valorisation de juste valeur
Actualisation des flux futurs
A fin d’évaluer la juste valeur de l’obligation au 1er janvier 2005, il faut
disposer de la courbe de taux zéro coupon à cette date :
Courbe de taux zéro coupon au 1er janvier 2005 :

Maturité Taux zéro


(années) coupon
0 2,14%
1 2,37%
2 2,59%
3 2,78%
4 2,96%
- 102 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Évaluation ultérieure
 Exemple de modèle de valorisation
Actualisation des flux futurs
Pour chaque flux, le taux d’actualisation est connu grâce à la courbe de taux.
Les flux actualisés peuvent être calculés grâce à la formule précédente. Nous
obtenons alors la valorisation suivante :

Temps Taux Flux actualisé


Date de tombée Flux (en dinars)
restant d'actualisation (en dinars)
01/01/2006 5 000 1 an 2,37% 4 884
01/01/2007 5 000 2 an 2,59% 4 751
01/01/2008 105 000 3 an 2,78% 96 708
Juste valeur au 01/01/2005 106 343

- 103 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Évaluation ultérieure
 Modèle d’actif net réévalué
L’actif net est corrigé d’un certain nombre d’éléments ,dont
notamment les réévaluations d’immeubles ,les plus value
latentes sur immobilisations.
Rapporté sur le nombre d’action , cette méthode permet
d’obtenir une valorisation approximative de l’action.
Cette méthode peut aboutir à un résultat de qualité mais elle
est lourde à appliquer puisqu’elle nécessite toute une
évaluation de l’entité émettrice.

- 104 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Évaluation ultérieure
 Modèle de PER( price earning ratio) (méthode des
comparables)
Le PER est le ratio du cours de l’action sur le
bénéfice anticipé par action.
Dans le cas où le taux de croissance du bénéfice
anticipé est équivalent pour deux entreprises
similaires alors leur PER peut être considéré comme
identique, en connaissant ainsi le PER de l’action
similaire et le bénéfice anticipé de l’entité émettrice
on peut déterminer le cours théorique de l’action
non cotée.
- 105 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Évaluation ultérieure

2. Informations à publier concernant la juste valeur


Une entité doit publier la juste valeur de chaque catégorie
d’actifs et passifs financiers permettant une comparaison
avec les encours comptables
Elle doit publier :
a. Méthodes et techniques utilisées pour déterminer la juste
valeur de chaque classe d’instruments financiers :
hypothèses de remboursements anticipés, des pertes de
crédit, taux d’actualisation ;

- 106 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Évaluation ultérieure
b. Si la juste valeur comptabilisée ou publiée est déterminée,
totalement ou partiellement, par référence à des prix publiés
par un marché actif ou estimés par l’usage d’une technique de
valorisation ;
c. Si les justes valeurs comptabilisées ou fournies dans les
états financiers sont déterminées, en tout ou en partie, selon
une technique de valorisation reposant sur des hypothèses
qui ne sont pas étayées par les prix de transactions courantes
observables sur le marché pour le même instrument (c’est-à-
dire sans modification ni reconditionnement) et non pas sur
des données de marché observables.

- 107 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Évaluation ultérieure
Pour les justes valeurs qui sont comptabilisées dans les états
financiers, si la substitution d’une ou plusieurs de ces
hypothèses par une ou des alternatives raisonnablement
possibles entraîne un changement important de la juste
valeur, l’entité doit mentionner ce fait et indiquer les effets de
cette substitution. À cet effet, l’importance du changement
doit être appréciée par rapport au résultat et au total des
actifs ou des passifs ou, lorsque les variations de la juste
valeur sont comptabilisées en capitaux propres, par rapport
aux capitaux propres;
d . Si le point précèdent s’applique, le montant total de la
variation de la juste valeur, estimée à l’aide d’une technique
de valorisation, qui a été comptabilisée au résultat de
l’exercice.

- 108 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Évaluation ultérieure
3. Instruments évalués en devises étrangères
L’ IAS 21 distingue entre les éléments monétaires dont les
différences de change doivent être imputés au résultat de
l’entité et les éléments non monétaires qui sont maintenues
à leur coût d’origine
a. Éléments monétaires évalués à la juste valeur
Les éléments monétaires sont évalués à la date de clôture à
leur juste valeur convertis en devise locale selon le taux de
change à la date de clôture, les différences de change sont
constatés en résultat au même titres que les plus ou moins
value latentes sur l’instrument.

- 109 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Évaluation ultérieure
b. Éléments non monétaires évalués à la juste valeur
Il n'existe aucune différence entre les ajustements de juste
valeur et les différences de change pour des éléments non
monétaires, tels que les investissements en titres de
capitaux propres.
La valeur comptable dans la devise fonctionnelle s'obtient
en multipliant la juste valeur en monnaie étrangère par le
cours de change comptant à la date de clôture.
L'ajustement complet de la valeur comptable est traité
comme une variation de la juste valeur et comptabilisé en
résultat ou en capitaux propres, selon la classification de
l'instrument.

- 110 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Évaluation ultérieure
4. Dépréciation
Concrètement les règles de dépréciation ne
concernent pas les actifs en juste valeur avec
impact sur le résultat, ceci peut s’expliquer en
premier lieu par la courte durée de leur détention

À chaque arrêté comptable ses actifs et passifs


sont évalués à leur juste valeur ,les variations de
celle-ci affecte directement le résultat, d’où on ne
peut parler dans cette catégorie de dépréciation

- 111 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Décomptabilisation

IV. La décomptabilisation
Dans ce qui suit nous allons examiner les règles
de décomptabilisation d’une façon générale à tous
les actifs financiers.
Pour ce qui concerne les actifs en juste valeur ceci
ne diffère pas substantiellement des règles
générales.
Les instruments financiers doivent être
décomptabilisés en cas d’extinction ou transfert
des risques et avantages qui leur sont attachés.

- 112 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Décomptabilisation

Un actif financier est décomptabilisé dans


les deux cas suivants :
a) les droits contractuels aux flux de trésorerie
ont expiré ou
b) ces droits contractuels ont été transférés à
un tiers et ce transfert satisfait à certaines
conditions.
- 113 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Décomptabilisation
Appréciation des risques et avantages
Pour toutes les opérations qui satisfont des conditions de
transfert d’un actif financier, l'entité doit ensuite considérer si
elle a transféré ou conservé les risques et avantages liés à la
détention de l’actif financier :
 si l’entité conserve la quasi-totalité des risques et des
avantages inhérents à la propriété de l’actif financier, elle doit
continuer à comptabiliser l’actif financier ;
 si elle transfère la quasi-totalité des risques et avantages
inhérents à la propriété de l'actif financier, elle doit
décomptabiliser la totalité de l’actif ;

- 114 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Décomptabilisation
Information à fournir
Si un transfert n’est pas qualifié pour une
décomptabilisation totalement ou partiellement ,l’entité
doit présenter conformément à l’IFRS 7 les informations
suivantes dans ces notes annexes :
A. La nature de l’actif financier ;
B. La nature des risques et avantages auxquels l’entité
demeure exposée ;
C. Lorsque la totalité de l’actif continue d’être
comptabilisé, le montant de l’actif et le montant de la dette
associée ;
D. Lorsque l’actif continue d’être comptabilisé selon
l’étendu de l’implication continue, le montant d’origine, le
montant comptabilisé et le montant de la dette associée.
- 115 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Requalifications
V. Les requalifications
1. Vers et depuis la catégorie à la juste valeur par résultat
Les transferts à partir de ou vers la catégorie des actifs
évalués à la juste valeur par résultat sont interdits.
Les entités appartenant au même groupe peuvent effectuer
des transactions sur des instruments classés dans cette
catégorie. En termes de consolidation, ces instruments ne
peuvent pas être reclassés en dehors de la catégorie des
actifs évalués à la juste valeur par résultat du seul fait qu’ils
proviennent d’une transaction intra groupe, même si les
instruments financiers ne sont pas classés dans cette
catégorie par l’entité du groupe qui en fait l’acquisition
dans ses états financiers séparés.
- 116 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Requalifications

Par exemple, une filiale A vend à la filiale B un


instrument de dette qu'elle (A) a désigné dès la
comptabilisation initiale en tant qu’actif évalué à la
juste valeur par résultat ; toutefois, la filiale B classe
l'instrument en tant que disponible à la vente ; les
états financiers consolidés doivent continuer de
présenter cet instrument de dette en tant qu’évalué à
la juste valeur par résultat.

- 117 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Informations à fournir en annexe
V. Informations a fournir en annexe
l’entité doit fournir les informations suivantes dans ces
notes annexes:

(i) la nature des actifs financiers ou des passifs financiers


que l’entité a désigné comme étant à la juste valeur par le
biais du compte de résultat;
(ii) les critères retenus pour ainsi désigner ces actifs
financiers ou ces passifs financiers lors de la
comptabilisation initiale;

- 118 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Informations à fournir en annexe
(iii) comment l’entité a satisfait aux conditions énoncées au
règles énoncés par l’ IAS 39 concernant la détermination de
la juste valeur pour une telle désignation. Pour les
instruments désignés obligatoirement comme répondant à la
définition d’un actif financier ou d’un passif financier à la
juste valeur par le biais du compte de résultat dans IAS 39,
ces informations incluent une description narrative des
circonstances qui sous-tendent l’incohérence d’évaluation ou
de comptabilisation qui en résulterait autrement.

- 119 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Informations à fournir en annexe
Pour les instruments désignés optionnellement de la
définition d’un actif financier ou d’un passif
financier à la juste valeur par le biais du compte de
résultat dans IAS 39, ces informations incluent une
description narrative de la cohérence entre la
désignation à la juste valeur par le biais du compte
de résultat et la stratégie dûment documentée de
gestion des risques ou d’investissement de l’entité.

- 120 -
les actifs financiers en juste valeur avec impact sur
le résultat : Informations à fournir en annexe

Pour les passifs financiers désignés par option à la


juste valeur par résultat :
a. Le montant du changement de juste valeur
imputable au risque de crédit durant la période et en
cumulé (déterminé selon la même méthode que
pour les prêts et créances) ;
b. La différence entre la juste valeur et le montant
contractuellement dû.

- 121 -
Les placements à l’échéance

- 122 -
Les placements à l’échéance
I. Classement
1. Actif concernés
On ne doit utiliser cette catégorie que si on est pratiquement
certain de conserver l’élément jusqu’à son échéance et ce en raison
de l’existence d’une sanction en cas de requalification . Cette
catégorie regroupe les actifs financiers à échéance fixe, assortis de
paiements déterminés ou déterminables, que on a l’intention bien
arrêtée et la capacité de conserver jusqu’à leur échéance. Ce
classement suppose que ces titres ont une échéance effective ce
n’est le cas des actions, ce sont donc uniquement des instruments
d’emprunt.

- 123 -
Les placements à l’échéance
L'intention et la capacité de détenir un actif jusqu'à
l’échéance doivent être déterminées à chaque date de clôture.
Peuvent être, notamment, classés parmi les actifs détenus
jusqu'à l'échéance :
 un instrument d'emprunt à échéance fixe et qui porte
intérêt à taux fixe ou variable ;
 un instrument d'emprunt à échéance fixe, même s’il
existe un risque élevé de non-remboursement, dès lors
que les paiements contractuels de l’instrument sont
déterminés ou déterminables et que les autres critères de
classement sont satisfaits ;

- 124 -
Les placements à l’échéance
En revanche, ne peuvent être classés parmi les
actifs détenus jusqu'à l'échéance :
 les instruments de capitaux propres ;
 un placement que l'investisseur entend détenir
pour une durée indéfinie ou pour lequel il n’est
pas prévu de paiements déterminés ou
déterminables ;
 un placement que l'investisseur est prêt à
vendre en cas de changement des conditions du
marché ;

- 125 -
Les placements à l’échéance
 un instrument de dette perpétuel pour lequel seront
servis des intérêts pendant une durée indéfinie ;
 un instrument remboursable sur option de son
émetteur pour un montant significativement inférieur à son
coût amorti ;
 un instrument remboursable au gré du porteur car le
paiement de l’option de vente est incompatible avec
l’intention de détenir l’instrument jusqu’à maturité, c’est à
dire qu’il est peu probable que le porteur ait l’intention de
détenir l’instrument jusqu’à sa maturité s’il acquiert
simultanément le droit d’exiger que l’émetteur rembourse
l’instrument avant la date d’échéance ;

- 126 -
Les placements à l’échéance
De même les placements dans des fonds pour
lesquels le montant à verser au titre des distributions
ou de la liquidation n’est pas déterminé ou
déterminable parce qu'il dépend des performances
du fonds, ne peuvent être classés dans la catégorie
des actifs détenus jusqu'à l'échéance, même lorsque
le fonds a une date finale de liquidation (par
exemple 10 ans après les derniers apports
complémentaires).
- 127 -
Les placements à l’échéance
2. Définition de coût amorti
Le coût après amortissement est:
+ le montant auquel est évalué l’actif financier ou le
passif financier lors de sa comptabilisation initiale
- diminué des remboursements en principal,
+ majoré ou diminué de l’amortissement cumulé calculé
par la méthode du taux d’intérêt effectif, de toute différence
entre le montant initial et le montant remboursable à
l’échéance,
- et diminué de toute réduction (opérée directement ou
par l’intermédiaire d’un compte de provision) pour
dépréciation ou irrécouvrabilité.
- 128 -
Les placements à l’échéance
 Exemple de calcul du coût amorti
Une entreprise achète le 1er janvier 2005 une obligation ayant les
caractéristiques suivantes :
Nominal 100 000 000
Taux de coupon 5%
Date de début 01/01/2005
Date de fin 01/01/2010
Périodicité Annuelle
Prix d'émission 98% du nominal
Prix de remboursement 100% du nominal
Frais d'émission 0

- 129 -
Les placements à l’échéance
 Exemple de calcul du coût amorti
L’échéancier des flux à, payer et à recevoir au cours de la vie de l’emprunt
obligataire est connu, le TIE est le taux d’actualisation qui permet de rendre
égale la valeur de tous les flux de trésorerie (actualisés) qu’il engendrera jusqu’à
son échéance :
Flux (en Temps Flux actualisé au
Date de tombée dinars) restant TIE (en dinars)
01/01/2005 -98 000 000 -98 000 000
01/01/2006 5 000 000 1 an 4 740 777
01/01/2007 5 000 000 2 an 4 494 993
01/01/2008 5 000 000 3 an 4 261 952
01/01/2009 5 000 000 4 an 4 040 993
01/01/2010 105 000 000 5 an 80 461 284
Somme 0
- 130 -
Les placements à l’échéance
 Exemple de calcul du coût amorti
La somme des flux futurs actualisés est nulle pour un taux
d’actualisation de 5,47%. Ce taux est le taux d’intérêt effectif(TIE)
Le TIE est calculé une fois pour toutes, à l’origine de la transaction. Il
garde ensuite la même valeur tout au long de la vie de l’instrument
financier, sauf pour les instruments à taux variable, pour lesquels il est
recalculé à chaque date de re-fixation du taux.
Un tableau d’amortissement doit être réalisé afin de justifier les
variations du cout amorti. L’ajustement du cout amorti d’une période à
l’autre est égal à la différence entre le coupon et l’équivalent du coupon
calculé à partir du TIE :
Coupon au TIE= Cout amorti précédent * ((1+TIE) durée de la période en années -1)

- 131 -
Les placements à l’échéance
 Exemple de calcul du coût amorti
Voici l’évolution du coût amorti de l’obligation citée en exemple :
Coupon au taux
normal (en Coupon au TIE Amortissement Coût amorti
Date de tombée dinars) (en dinars) (en dinars) (en dinars)
01/01/2005 98 000 000
01/01/2006 5 000 000 5 358 582 358 582 98 358 582
01/01/2007 5 000 000 5 378 189 378 189 98 736 771
01/01/2008 5 000 000 5 398 869 398 869 99 135 640
01/01/2009 5 000 000 5 420 679 420 679 99 556 319
01/01/2010 5 000 000 5 443 681 443 681 100 000 000

- 132 -
Les placements à l’échéance
2. Le taux d’intérêt effectif
Lorsque la norme l’exige, les produits et charges d’intérêt sur
les instruments financiers comptabilisés au coût après
amortissement doivent être calculés selon la méthode du
taux d’intérêt effectif.
Le taux d’intérêt effectif à calculer pour l’utilisation de
cette méthode est le taux qui actualise exactement les sorties
ou les rentrées de trésorerie futures estimatives sur la durée
de vie prévue de l’instrument financier ou, selon le cas, sur
une période plus courte, de manière à obtenir la valeur
comptable nette de l’actif financier ou du passif financier.

- 133 -
Les placements à l’échéance
La valeur comptable peut être estimé ainsi:
N
Valeur comptable = ∑ CFn /(1+TIE)
Il est à noter , concernant les taux variables , que le
recalcul du TIE à chaque date de refixation du taux
aboutit à des écarts par rapport à l’échéancier initial,
ces écarts sont en général comptabilises en résultat
immédiatement à la date de recalcul,mais ils peuvent
également être étalés sur la durée restant à courir.

- 134 -
Les placements à l’échéance
 Traitement des surcotes décotes et frais de transaction
Lorsqu’elle applique la méthode de taux d’intérêt effectif ,
une entité amortie généralement les commissions , les points
payés ou reçus , les coûts de transaction et les autres
surcotes ou décotes inclus, dans le calcul du taux d’intérêt
effectif sur la durée de vie prévue de l’instrument .
une période plus courte est toutefois utilisé s’ils s’agit de la
période à laquelle se rapportent les commissions , les
points….est refixèe au prix de marché avant l’échéance
prévue de cet instrument
Dans ce cas la durée d’amortissement approprié est la
période à courir jusqu’à la prochaine date de refixation de
prix
- 135 -
Les placements à l’échéance
Exemple
Si une surcote ou une décote sur un instrument à taux
variable reflète l’intérêt courue sur l’instrument depuis la
dernière date de payement de l’intérêt ou des variations de
taux de marché depuis la dernière refixation du taux d’intérêt
variable au prix de marché
En effet la surcote est liée à la période à courir jusqu’à la date
suivante de refixation de taux d’intérêt parce qu’à cette date
la variable qui génère la prime positive ou négative ( à savoir
le taux d’intérêt ) est refixèe au prix du marché

- 136 -
Les placements à l’échéance

Toutefois si la surcote ou la décote résulte


d’une variation de la marge de crédit qui
majoré le taux variable spécifié dans
l’instrument ,ou d’autres variables qui ne sont
pas refixés au prix de marché,
l’amortissement est effectué sur la durée de
vie prévue de l’instrument

- 137 -
Les placements à l’échéance

Voici trois situations où le taux d’intérêt effectif est recalculé


ou rajusté afin de permettre l’amortissement de l’instrument
financier sur sa durée de vie restante prévue :

(a) lorsqu’un actif financier à échéance fixe est reclassé de la


catégorie des actifs financiers disponibles à la vente à la
catégorie des placements détenus jusqu’à l’échéance, toute
différence entre la nouvelle valeur comptable (juste valeur à
la date du reclassement) et la somme exigible à l’échéance est
amortie sur la durée de vie restante de l’instrument, ce qui
nécessite un nouveau calcul du taux d’intérêt effectif à la date
du reclassement

- 138 -
Les placements à l’échéance
(b) lorsque la valeur comptable d’un instrument
financier désigné comme élément couvert dans une
couverture de juste valeur est ajustée pour tenir
compte des gains ou des pertes rattachées au risque
couvert, l’ajustement est amorti en résultat net selon
la méthode du taux d’intérêt effectif sur la durée de
vie restante de l’instrument, ce qui nécessite un
nouveau calcul du taux d’intérêt effectif;

- 139 -
Les placements à l’échéance
(c) lorsqu’un échange d’instruments d’emprunt ou la
modification des conditions d’un instrument
d’emprunt n’est pas comptabilisé comme une
extinction, les coûts (si un choix de méthode
comptable a été fait en ce sens) et les commissions
s’ajoutent à la valeur comptable pour être amortis
sur la durée de vie restante de l’instrument, ce qui
nécessite un nouveau calcul du taux d’intérêt effectif

- 140 -
Les placements à l’échéance
3. Règles d’altération
Il est interdit à une entité de classer des
actifs dans la catégorie des actifs détenus
jusqu'à l'échéance si , au cours de l'exercice
ou au cours des deux précédents exercices,
elle a vendu, reclassé, transféré une quantité
non négligeable d'actifs détenus jusqu'à leur
échéance ou exercé une option de vente sur
ces actifs,

- 141 -
Les placements à l’échéance
Cette sanction s’applique excepté lorsqu'il s'agit :
 d’une date suffisamment proche de l’échéance ou de
la date de remboursement, de telle sorte que les
variations des taux d'intérêt n'ont plus d'effet
significatif sur la juste valeur de l'actif financier ;
 de ventes après encaissement de la quasi-totalité du
principal de l'actif ;
 de ventes résultant d’un événement isolé non
récurrent qui échappe au contrôle de l'entité et que
l'entité ne pouvait pas raisonnablement anticiper.

- 142 -
Les placements à l’échéance

En effectuant des ventes pour d'autres raisons, l'entité


encourt la sanction d’altération, qui la pénalise puisqu’elle
perd la capacité de classer tout autre instrument financier
comme actif détenu jusqu'à l'échéance.

Lorsqu'une vente ou le reclassement d'un actif détenu jusqu'à


l'échéance donne lieu à altération, tous les actifs détenus
jusqu'à leur échéance existants doivent être reclassés en actifs
disponibles à la vente, pendant l'exercice en cours et les deux
exercices suivants.

- 143 -
Les placements à l’échéance
Les règles d’altération des placements détenus
jusqu’à leur échéance s’appliquent à l’ensemble d’un
groupe, et non pas seulement à une catégorie ou à
un portefeuille particulier, ou encore à une entité
juridique uniquement.
De même, on ne peut évaluer l'importance des
transferts individuels effectués dans l'exercice en
cours ou au cours des deux exercices précédents
qu'en les regroupant.

- 144 -
Les placements à l’échéance
 Exceptions à la règle d’altération
Des exemples de cessions ne donnant pas lieu à altération
comprennent des ventes résultant d’un dégradation
importante de la qualité du crédit de l'émetteur, d’un
changement dans la réglementation fiscale réduisant
l'exonération fiscale dont bénéficiait l'actif, de la nécessité
d’ajuster l’exposition aux risques suite à un regroupement
majeur d'entreprises, d’un changement des dispositions
légales qui diminue ou accroît les restrictions sur les
placements possibles, d’une augmentation significative des
contraintes réglementaires en matière de capital ou d’une
augmentation significative du poids du risque d'un actif
détenu jusqu'à l'échéance pour le calcul des ratios
réglementaires en matière de capital.
- 145 -
Les placements à l’échéance
Cependant un changement dans le taux
d'imposition ne peut être assimilé à un
changement de la réglementation fiscale
réduisant l'exonération fiscale accordée à un
actif.

- 146 -
Les placements à l’échéance
Il n’existe pas d’exception aux règles d’altération pour les
cessions qui sont liées à un changement de direction ni pour
les ventes suivies d'un réinvestissement dans des actifs
similaires.
Si des actifs acquis dans le cadre d'un regroupement
d'entreprises sont classés par l'entité acquise dans la catégorie
détenus jusqu'à l'échéance, mais que l'acquéreur n'a pas
l'intention ou la capacité de les détenir jusqu'à leur échéance,
ils doivent être reclassés et les règles d’altération ne doivent
pas s'appliquer dans les états financiers consolidés.

- 147 -
Les placements à l’échéance
Cependant, un transfert d'actifs détenus par
l'acquéreur avant l’acquisition provenant d’un
portefeuille d'actifs détenus jusqu'à l'échéance
donne lieu à l'application des règles
d’altération

- 148 -
Les placements à l’échéance
Toute cession d'actifs effectuée à la suite d'une
restructuration menée au sein d'un groupe y compris les
opérations entre entités sous contrôle commun) et qui ne
s'inscrit pas dans un regroupement majeur d'entreprises se
traduit par une altération.
Cependant, on ne croit pas qu'une cession effectuée entre les
entités d'un même groupe et portant sur des actifs détenus
jusqu'à l'échéance donne lieu à une altération dans les états
financiers consolidés, aussi longtemps que l’instrument reste
classé dans les états financiers consolidés comme étant
détenu jusqu'à l'échéance.

- 149 -
Les placements à l’échéance
Cependant, dans les états financiers séparés des entités
individuelles du même groupe, de telles opérations
intra groupe peuvent donner lieu à une altération.
La conclusion d’un contrat de rachat ou de prêt de titres n'est
pas considérée comme une cession ou un transfert, dès lors
qu'elle n'aboutit pas à la décomptabilisation de l'actif prêté.
En conséquence, une entité a le droit de continuer à classer
en actifs détenus jusqu'à l'échéance tout instrument de dette
qui a été prêté et restitué dans le cadre d'un contrat de prêt.

- 150 -
Les placements à l’échéance
4. Aspects à prendre en considération avant tout
classement dans la catégorie des actifs détenus
jusqu'à l'échéance
Il n'existe pas de condition spécifique à satisfaire pour
classer un actif dans la catégorie des actifs détenus jusqu'à
l'échéance. Un instrument financier pour lequel des
paiements sont déterminés ou déterminables peut être
classé dans la catégorie des actifs disponibles à la vente,
même si l'entité le conserve jusqu'à son échéance. A notre
avis, cela s’applique même s’il existe des restrictions légales
imposant qu’un instrument soit détenu jusqu’à l’échéance(
prééminence du fond).

- 151 -
Les placements à l’échéance
II. Comptabilisation initiale
1. Évaluation
Tous les instruments financiers sont initialement évalués à
la juste valeur.

Dans le cas d’un instrument qui sera évalué


ultérieurement au coût ou au coût après amortissement,
l’évaluation initiale se fait au coût réel(juste valeur à la date
de la transaction); la valeur comptable ne sera pas ajustée
pour tenir compte des fluctuations de la juste valeur entre
la date de la transaction et la date du règlement.

- 152 -
Les placements à l’échéance
2. Détermination de la juste valeur
Dans la plupart des cas, la juste valeur d'un
instrument financier lors de sa
comptabilisation initiale est égale à son
coût.

- 153 -
Les placements à l’échéance
Si l’instrument est structuré de manière à conférer un
avantage manifeste à l’une des parties (habituellement par
l’intégration de taux «hors marché»,comme dans le cas d’un
prêt sans intérêt), on doit en déterminer la juste valeur par
référence au juste prix du marché qui correspond aux risques
courus. Dans le cas des instruments comportant une date
d’échéance déterminée, il faut actualiser les flux de trésorerie
futurs au moyen d’un juste taux de marché et comptabiliser
la prime ou l’escompte qui en résulte d’une manière
conforme à la substance de l’opération (gain ou perte en
résultat net,surplus d’apport, etc.).

- 154 -
Les placements à l’échéance
Exemple :Obligation convertible en action
La société a acquis 2000 obligations convertibles en
action émises à 97 qu’elle est appelée à garder jusqu’à
l’échéance. Ces obligations sont émises au taux de 5% et
remboursable au bout de 5 ans
Le taux de rendement prévalant sur le marche le 1 avril
est de 6%
Solution
-5
Valeur actuelle des intérêts =
2000 * 100 * 0.05 * 1-(1+0.06) /0.06=42142
- 155 -
Les placements à l’échéance
Valeur actuelle de remboursement :
2 000 * 100 * 1.06-5 = 14 9452
Prix d’émission 2 000 * 97 = 194 000
Valeur du droit de conversion
194 000-(149452+ 42142)=2424
 Traitement comptable
Les obligations convertibles en action sont des actifs
financiers détenus jusqu’à l’échéance
Si la société ne désire pas user de son droit de conversion
celui si aura une valeur nulle , les obligations seront
comptabilisé au coût amorti , le taux effectif sera inférieur à
6%. C’est le taux i qui correspond à l’égalité suivante:
-5 -5
2 000 * 97 = 2000 * 100 * 5% *1-(1+i) /i + 2000*100*(1+i)
- 156 -
Les placements à l’échéance
Écriture comptable
 si l’entité n’a pas l’intention d’exercer l’option

303 actif détenues à l’échéance obligation 194 000

131 NOSTRI 194 000

- 157 -
Les placements à l’échéance
 si l’entité a l’intention d’exercer l’option

303 actif détenues à l’échéance obligation 191 576


302 actif disponible à la vente 2 424
option de conversion
131 NOSTRI 194 000

- 158 -
Les placements à l’échéance
4. Variations du taux d’intérêt effectif
Sauf dans les cas indiqués ci dessus, il est rare de
recalculer le taux d’intérêt effectif en effet ce dernier ne
change que si les flux attendues de l’actif varie en cas
d’un placement à taux variable
La comptabilisation d’une variation des flux de trésorerie
prévus donne lieu à :
• un ajustement de la valeur comptable de l’élément;
• un produit ou une charge.
Les variations de taux d’intérêt ne donnent lieu à aucun
ajustement de la valeur comptable dans le cas des
instruments à taux variables

- 159 -
Les placements à l’échéance

III. Évaluation ultérieure


1. Principe

Les placement à l’échéance sont évalués à leur coût amorti et


ce par opposition à la juste valeur.

Lorsque l’actif acheté est évalué à son coût ou à son coût


amorti, tout changement de juste valeur de l’actif entre la
date de transaction et la date de règlement n’est pas
comptabilisé.

- 160 -
Les placements à l’échéance

2. Dépréciation
À chaque arrêté comptable une entité doit apprécier s’il
existe une indication objectif de dépréciation d’un actif
financier ou d’ un groupe d’actif financier.
A chaque arrêté comptable les actifs sont évalués à leur
juste valeur sauf pour ce qui concerne les prêts et créances,
les placements à l’échéance et tous les instruments pour
lesquelles on ne dispose pas d’une évaluation fiable ceux-ci
sont alors évalué à leur coût initial ou à leur coût amorti
s’ils portent intérêt.

- 161 -
Les placements à l’échéance

La réduction de la valeur comptable d’un actif


financier est comptabilisé immédiatement en résultat
net lorsque cette baisse de valeur est considérée
comme durable.
L’élément déclencheur qui conduit à déterminer si
un instrument financier a subi une dépréciation est
la présence d’une indication objective de dépréciation.

- 162 -
Les placements à l’échéance

La constitution d’une provision n’est permise qu’en cas de


respect de respect de deux conditions:
 la perte est avérée sur un actif déterminé
 la dépréciation est justifiée par un fait tangible
La constitution d’une provision est également permise en cas
de perte avérée sur un portefeuille d’actifs même si aucun
événement n’a précisément affecté chacun des actifs qui le
composent ( ce point est traité dans la partie suivante vue
qu’elle la concerne plus que d’autre )
La dépréciation d’un portefeuille n’est toutefois permise que
pour des actifs présentant des caractéristiques similaires en
terme de risque de crédit.

- 163 -
Les placements à l’échéance

NB :La nécessité d’associer chaque provision à au


moins un événement générateur d’une dégradation
du risque du défaut interdit de constituer une
provision en prévision d’événement futur telle
qu’une provision en vue retournement de cycle
comme la préconise la réglementation bâle II cette
dernière considère que toute les pertes attendues
doivent être provisionnée.

- 164 -
Les placements à l’échéance

Le montant de la dépréciation est déterminé en se référant à


la juste valeur de l’actif s’il s’agit d’un instrument de capital et
à la valeur recouvrable s’il s’agit d’un instrument de dette
Instruments financiers détenus à des fins de transaction.

Pour ce concerne les instruments de capital, les conditions de


leur dépréciation sont extrêmement restrictives elles
imposent d’abord que la juste valeur de l’instrument ait été
significativement et durablement inférieure à son coût

- 165 -
Les placements à l’échéance

 Dépréciation durable
Concernant la durée de dépréciation exigées comme étant
durable pour les instruments de capitaux propres évalués à leur coût et
faisant partie des actifs disponibles à la vente , L’IAS 39 n’a pas
précisé l’étendue de cette durée mais l’entité peut se référer à
la durée moyenne d’un investissement à long terme
Il est interdit en outre de reprendre ultérieurement en
résultat toutes les dépréciations constatés
NB:Si tel actif est déprécie, les intérêts qu’il est censé servir
sont alors déterminé en appliquant au montant recouvrable le
taux actuariel retenu pour estimer ce montant

- 166 -
Les placements à l’échéance
 Exemple de dépréciation des actifs financiers
Cas d’instruments comptabilisés au coût amorti
Soit une obligation ayant les caractéristiques suivantes :

Nominal 100 dinars


Taux de coupon 5%
Date de début 01/01/2005
Date de fin 01/01/2010
Périodicité Annuelle
Prix d'émission 90% du nominal
Prix de remboursement 100% du nominal

- 167 -
Les placements à l’échéance
 Exemple de dépréciation des actifs financiers
Cas d’instruments comptabilisés au coût amorti
Le calcul du taux d’intérêt effectif révèle un TIE de 7,47%.
Dès lors, il est possible de déterminer le coût amorti :
Flux à Coupon au Amortissement Coût
Flux à verser recevoir (en TIE (en de la décote (en amorti (en
(en dinars) dinars) dinars) dinars) dinars)
Année 0 -90 90,00
Année 1 5,00 6,72 1,72 91,72
Année 2 5,00 6,85 1,85 93,57
Année 3 5,00 6,99 1,99 95,56
Année 4 5,00 7,14 2,14 97,70
Année 5 105,00 7,30 2,30 100,00

- 168 -
Les placements à l’échéance
 Exemple de dépréciation des actifs financiers
Cas d’instruments comptabilisés au coût amorti
En fin d’année 2, l’émetteur est en difficulté et la banque estime que le
remboursement du principal s’effectuera à 80% du nominal, mais que les
intérêts continueront à être perçus normalement. La banque doit donc
constater une dépréciation.
Calculons la nouvelle valeur de l’actif à la fin de l’année 2 :
Flux à recevoir Flux actualisé au TIE (en
(en dinars) dinars)
Année 3 5,00 4,65
Année 4 5,00 4,33
Année 5 85,00 68,48
Somme des flux actualisés 77,46
- 169 -
Les placements à l’échéance
 Exemple de dépréciation des actifs financiers
Cas d’instruments comptabilisés au coût amorti
Par conséquent, le montant de la dépréciation s’élève à 93,57 - 77,46 = 16,11
dinars.

Flux à Amortissement Coût


Flux à verser recevoir (en Coupon au TIE de la décote (en amorti (en
(en dinars) dinars) (en dinars) dinars) dinars)
Année 2 77,46
Année 3 5,00 5,79 0,79 78,25
Année 4 5,00 5,84 0,84 79,09
Année 5 85,00 85,91 0,91 80,00

- 170 -
Les placements à l’échéance
 Exemple de dépréciation des actifs financiers
Cas d’instruments comptabilisés au coût amorti
En fin d’année 3, les estimations de l’année précédente ne sont pas modifiées,
si bien que le calcul en fin d’année 3 donne :
Flux à recevoir (en Flux actualisé au
dinars) TIE (en dinars)
Année 4 5,00 4,65
Année 5 85,00 73,59
Somme des flux actualisés 78,25
Le montant obtenu est égal au coût amorti et le différentiel par rapport à
l’année précédente est uniquement du au passage du temps ; par conséquent,
il ne s’agit pas d’une reprise de dépréciation mais d’une écriture de produit
d’intérêt qui a déjà été enregistrée via les écritures d’intérêt au TIE. Le tableau
d’amortissement n’est donc pas modifié
- 171 -
Les placements à l’échéance
 Exemple de dépréciation des actifs financiers
Cas d’instruments comptabilisés au coût amorti
En fin d’année 4, l’établissement estime pouvoir finalement récupérer 90% du
nominal. Le nouveau calcul est le suivant :
Flux à recevoir (en Flux actualisé au
dinars) TIE (en dinars)
Année 5 95,00 88,40
Somme des flux actualisés 88,40
Or le coût amorti à la clôture est de 79,09 dinars selon le tableau
d’amortissement de la créance. Par conséquent, l’entité procède à une reprise
de provision de 9,31 dinars.
L’écart par rapport au coût amorti de l’année précédente (78,25 dinars) a donc
été ventilé entre produit d’intérêt dû au simple passage du temps pour 0,84
dinars et reprise de dépréciation pour 9,31 dinars.
- 172 -
Les placements à l’échéance

IV. requalification
1. Vers la catégorie disponibles à la vente
Tous les instruments détenus jusqu’à leur échéance doivent
être reclassés dans la catégorie des actifs disponibles à la
vente si le portefeuille de titres détenus jusqu’à leur
échéance est altéré (règle d’altération). Toute différence de
réévaluation entre un instrument précédemment évalué au
coût amorti et transféré vers une catégorie évaluée à la
juste valeur est directement comptabilisée en capitaux
propres à la date du transfert, dans le même poste que
celui utilisé lors des réévaluations des instruments
disponibles à la vente.

- 173 -
Les placements à l’échéance

Les autres transferts vers la catégorie actif en juste


valeur avec impact sur le résultat ou vers les prêts et
créances sont prohibé
2. Informations à fournir
Si une entité a reclassé un actif financier mesuré au
coût amorti plutôt qu’en juste valeur ou à la juste
valeur plutôt qu’au coût amorti elle doit donner les
informations suivantes :
 Les montants reclassés durant l’exercice
 Les raisons.

- 174 -
Les placements à l’échéance

V. Décomptabilisation
Les critères de décomptabilisation vont
s’appliquer par définition à l’échéance ce qui
rend la complexité des opérations n’est pas
préoccupante puisque ces actifs sont par
définition détenues à l’échéance , une fois
celle-ci est arrive ces actifs sort du bilan
dans le cas où l’une des hypothèses relatif à la
sanction
- 175 -
Les prêts et créances

- 176 -
les prêts et créances
I. Classement
1. Définition
Cette catégorie comprend tous les prêts et créances, sauf
les titres de créances. Ces derniers sont habituellement
cotés sur un marché actif et comprennent les placements
en instruments de la dette publique, en obligations de
sociétés, en obligations convertibles, en billets de
trésorerie, en instruments d’emprunt titrétisés tels que les
titres adossés à des créances hypothécaires avec flux
groupés, et en titres démembrés représentatifs des
intérêts (coupons détachés) ou du principal (obligations
coupons détachés).

- 177 -
les prêts et créances
Les titres de créance doivent être classés selon le cas
comme des actifs financiers détenus à des fins de
transaction, des placements détenus jusqu’à leur
échéance ou des actifs financiers disponibles à la
vente. On peut par ailleurs désigner les prêts et les
créances comme étant détenus à des fins de
transaction ou disponibles à la vente( voir
section actif en juste valeur) . Les prêts et
créances constituent l’autre catégorie d’actifs qu’il
est possible d’évaluer au coût après amortissement.
- 178 -
les prêts et créances
La catégorie de prêt et créance regroupe donc tous les actifs
financiers résultant de la remise directe à un débiteur d’argent
,de biens ou service , qui ne sont pas cotes sur un marche
actif
Sont systématiquement exclus de cette catégorie les actifs de
ce type qui ont été émis avec l’intention de les céder
immédiatement ceux ci sont obligatoirement qualifiés
d’actifs en juste valeur avec impact sur le résultat
La catégorie de prêt et créance regroupe donc les créances
d’exploitation et tout les prêts ou placements non cotès sur
un marché actif
Les prêts et créances rachètes suite à des opérations de
titrisation ne relèvent pas toutefois de cette catégorie ils
doivent être qualifiés d’actifs disponibles à la vente
- 179 -
les prêts et créances
2. Classement des banques :
Tous prêts octroyés par les banques directement
ou dans le cadre d’une opération de syndication
bancaire relèvent de cette catégorie tout comme
les prêts et créances qu’elles ont acquis si ceux-ci
ne sont pas négocies sur un marché organisé
Les prêts et créances rachètes suite à des
opérations de titrisation ne relèvent pas de cette
catégorie, ils doivent être qualifiés d’actifs
disponible à la vente

- 180 -
les prêts et créances
 requalification
Tous les transfert de cette catégorie à d’autre
classe d’instruments financiers est prohibé

- 181 -
les prêts et créances
II. Comptabilisation initiale
1. Évaluation
comme mentionnés précédemment tous les instruments
financiers sont initialement évalués à la juste valeur.
Un actif financier évalué au coût après la
comptabilisation initiale est évalué initialement à sa juste
valeur.
2. Détermination de la juste valeur
Dans la plupart des cas, la juste valeur d'un instrument
financier lors de sa comptabilisation initiale est égale à
son coût.
- 182 -
les prêts et créances
Il faut noter que des règles spéciales s’appliquent aux
opérations entre apparentés,ainsi que des prêts accordés
dans des conditions anormales par rapport au marché en
particulier aux prêts inter sociétés.,
ces règles spéciales concernent également les contrats
conclus avec les membres de la direction et les familles de
ceux-ci. L’évaluation initiale des éléments financiers ayant
pris naissance ou ayant été cédés dans le cadre d’une
opération entre apparentés se fait soit à la valeur d’échange
soit à la valeur comptable pour le cédant,.

- 183 -
les prêts et créances

a. Cas des prêts et créances à faible taux d’intérêt


Cependant, certains prêts sont accordés sans intérêt ou à
faible taux d'intérêt (par exemple par un actionnaire ou les
pouvoirs publics) afin d'attirer la clientèle ou à titre
d'avantage fiscal.

En effet, pour évaluer si les intérêts d'un prêt sont inférieurs


aux taux du marché, il faut tenir compte des conditions du
prêt, des particularismes locaux de l'activité ou des
conditions prévalant sur le marché local.

- 184 -
les prêts et créances
En particulier, l'entité peut prendre en considération les taux
d'intérêt actuellement facturés par elle ou par les concurrents
pour des prêts similaires (en termes de durée résiduelle, de
profil de flux de trésorerie, de devise, de risque de crédit, de
garantie et de taux d'intérêt).
Par exemple, des taux d'intérêt extrêmement faibles sur des
comptes courants seront considérés comme des taux de
marché, si ce sont les taux calculés dans des conditions de
concurrence normales.
La juste valeur de prêts à faible taux d'intérêt ou sans intérêt
est la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs attendus,
calculée en utilisant le taux de marché approprié.

- 185 -
les prêts et créances
Si le prêt n’a pas de date d’échéance déterminée et est
disponible de manière perpétuelle, alors l’actualisation au fin
de la détermination de la juste valeur doit prendre en compte
cette hypothèse.
On peut estimer que les prêts dont la date de remboursement
n'est pas spécifiée et qui ne sont pas remboursables à vue
doivent faire l'objet d'une actualisation de leur valeur, sur la
base des flux futurs de trésorerie attendus. Cependant, si les
prêts sont remboursables à vue, ils ne sont pas actualisés.

- 186 -
les prêts et créances
D’autre part , la juste valeur d'un prêt sans intérêt et pour
lequel le prêteur peut exiger le remboursement à tout
moment (par exemple, prêts remboursables à vue) est sa
valeur nominale ; dans ce cas, aucune actualisation n'est
nécessaire.
b. Créances et dettes à court terme
Il convient d’imputer des intérêts, dès que l'effet
d'actualisation est significatif. Ainsi il n'y a généralement
pas d’actualisation lorsque les créances et dettes ont des
échéances inférieures à six mois
Cependant, dans des environnements à taux d'intérêt
élevés, l’impact de l’actualisation peut être significatif
même lorsque les échéances sont inférieures à six mois.
- 187 -
les prêts et créances
d. Comptabilisation des différences entre la juste valeur et
le montant du prêt

Toute différence entre le coût et la juste valeur de


l'instrument financier lors de sa comptabilisation initiale
est comptabilisée en résultat, sauf si elle satisfait les
conditions de comptabilisation en tant qu’actif ou que
passif.

- 188 -
les prêts et créances
Par exemple, si un prêt à faible taux d'intérêt est accordé en
contrepartie du droit de recevoir des marchandises ou des
services à des conditions favorables, ce droit peut être
comptabilisé comme un actif s'il satisfait les critères de
comptabilisation en tant qu’actif incorporel ou comme un
autre type d'actif (par exemple des charges payées d'avance).
Á titre d’exemple, si le prêt provient d'un actionnaire,
agissant en sa qualité d'actionnaire, le crédit (profit)
correspondant doit normalement être comptabilisé en
capitaux propres, puisque la transaction constitue en
substance une contribution par un actionnaire.

- 189 -
les prêts et créances
par ailleurs , si le prêt est accordé par les pouvoirs
publics, le crédit (profit) doit être traité comme
étant une subvention publique.
e. Prêts intra groupe à taux faible ou nul
Lorsque des prêts à taux faible ou nul sont
accordés à des filiales, l'impact de l’actualisation
doit être éliminé en consolidation. En
conséquence, l'actualisation apparaît uniquement
dans les états financiers séparés de la filiale et dans
ceux de la société mère.
- 190 -
les prêts et créances
De ce faite , l'actualisation doit être comptabilisée
dans les états financiers individuels de l'investisseur
comme prise de participation supplémentaire dans la
filiale.
Des principes similaires s'appliquent aux prêts à taux
faible ou nul accordés à des entités associées, sauf
que l'effet d'actualisation comptabilisé en résultat ne
sera éliminé que dans la proportion de la
participation de l'investisseur dans l'entité associée
dans la mesure où la méthode de la mise en
équivalence est appliquée.
- 191 -
les prêts et créances
e. Transactions avec des parties liées
l'obligation imposée par IAS 39 de comptabiliser
tous les actifs et passifs financiers à la juste valeur
s'applique également aux prêts à faible taux
d'intérêt ou sans intérêt, y compris les prêts entre
parties liées. Par ailleurs, si la contrepartie est une
partie liée, les informations relatives aux parties
liées doivent être fournies.

- 192 -
les prêts et créances

III. Évaluation ultérieure


1. Application du coût amorti

Pour ce qui concerne les prêts et créances , les actifs à


l’échéance et les passifs autre que les passifs en juste
valeur avec impact sur le résultat, il n’y a aucune variation
de juste valeur à constater.

Comme déjà mentionnés, ces actifs sont évalués au coût


amorti à l’aide de la méthode de taux intérêt effectif

- 193 -
les prêts et créances
2. Dépréciation
À chaque date de clôture les actifs évalués au coût amorti
doivent faire l’objet de test de dépréciation
S’ils existe une indication objectif de dépréciation, le
montant de la perte est égal à la différence entre la valeur
comptable de l’actif et la valeur actualisés des flux futurs
estimés hors perte de crédit futurs qui n’ont pas été
encourus actualisés du taux d’intérêt effectif initial de
l’instrument
Une entité apprécie en premier lieu si des indications
objectifs de dépréciation existent individuellement, pour
des actifs financiers individuellement significatifs à défaut
elle vérifie l’existence d’une dépréciation pour un groupe
d’actif
- 194 -
les prêts et créances
Si une entité détermine qu’il n’existe pas
d’indications objectifs de dépréciation pour un actif
financier considéré individuellement significatif ou
non elle inclut cet actif dans un groupe d’actif
présentant des caractéristiques de risque de crédit
similaire et les soumet collectivement à un test de
dépréciation.
les actifs soumis à un test de dépréciation individuel
et pour lesquelles une perte de valeur est
comptabilisé ou continue de l’être ne sont pas inclus
dans un test de dépréciation collectif.
- 195 -
les prêts et créances
a. Cas des actifs individuels
Constituent, par exemple, des indicateurs de dépréciation
d'un actif financier les éléments suivants :

 des difficultés financières significatives de l'émetteur ;


 des défauts de paiement ;
 une renégociation des conditions régissant un actif,
consécutive à des difficultés financières de l’emprunteur ;
 une réorganisation importante due à des difficultés
financières ou à une faillite attendue ;

- 196 -
les prêts et créances
 la disparition d'un marché actif pour l’actif financier suite à
des difficultés financières ; ou des données observables qui
indiquent qu'une baisse mesurable des flux de trésorerie
futurs estimés au titre d'un groupe d’actifs financiers est
intervenue depuis l'enregistrement initial de ces actifs, bien
que la diminution ne puisse pas encore être identifiée en ce
qui concerne les actifs individuels de ce groupe.

La comptabilisation d'une perte de valeur ne doit pas être


limitée à des situations où la perte est considérée
permanente.

- 197 -
les prêts et créances
b. Portefeuilles d'actifs
Les actifs comptabilisés au coût et qui ne
représentent pas individuellement des montants
significatifs sont soumis à une évaluation collective
de dépréciation comme s'ils faisaient partie d'un
portefeuille. Elle nécessitent de pouvoir regrouper
des actifs susceptibles d’être déprécies en classe
homogène par rapport aux risque considéré

- 198 -
les prêts et créances

Tout actif d'un montant significatif au sein d'un portefeuille


doit d'abord être soumis à une évaluation de dépréciation sur
une base individuelle, s'il existe une indication de
dépréciation pour cet actif. Si l'actif n'est pas identifié comme
étant à déprécier, il est inclus dans le portefeuille adéquat afin
de réaliser un test de dépréciation du portefeuille. Si l'actif est
identifié comme étant à déprécier il ne doit pas être inclus
dans un portefeuille à l'occasion des tests de dépréciation de
ce portefeuille.

- 199 -
les prêts et créances
Des actifs ne peuvent être groupés pour réaliser des tests de
dépréciation d'un portefeuille que s'ils présentent des
caractéristiques de risque de crédit similaires. Les groupes
d'actifs présentant des caractéristiques de risque de crédit
similaires sont identifiables à partir des facteurs suivants:
 notations du risque de crédit ;
 types de prêts ;
 situation géographique de l'emprunteur ;
 type d'instrument de garantie
 type de contrepartie
 profil d'ancienneté et /ou
 échéance.
- 200 -
les prêts et créances
L'objectif d'un test de dépréciation effectué sur un
portefeuille d'actifs est d'identifier les pertes encourues qui
n'ont pas encore été identifiées individuellement pour
certains actifs. Les IFRS interdisent de comptabiliser une
dépréciation pour les pertes futures attendues. L'expérience
antérieure, étayée par des données observables, ajustée aux
conditions actuelles, est utilisée pour déterminer le montant
des pertes qui ont été encourues dans un portefeuille, mais
qui n'ont pas encore été spécifiquement identifiées pour des
éléments spécifiques du portefeuille. L'approche retenue
pour évaluer la dépréciation sur des encours douteux diffère
de celle relative aux encours sains.
- 201 -
les prêts et créances
5. Estimation de la dépréciation
a. Cas des actifs individuels
Lorsque des prêts sont identifiés comme étant douteux, le
test de dépréciation peut être conduit individuellement ou
collectivement selon l'importance de chaque prêt
individuel, Par exemple, un portefeuille de prêts relatifs à
des véhicules qui ont tous été identifiés comme
probablement dépréciés en raison d'un dépassement de 90
jours de la date d'échéance (facteur déclenchant défini par
l'entité même) fera l'objet d'un test de dépréciation sur une
base collective si ces prêts ne sont pas de montant
individuellement significatif.

- 202 -
les prêts et créances
b. Cas des portefeuilles d’actifs
L’estimation collective de dépréciation prendra en compte
l'expérience antérieure de pertes sur des actifs similaires.
S'agissant des encours sains, la méthodologie retenue pour
déterminer la dépréciation doit viser à minimiser le risque
de détection, (c’est-à-dire, le risque qu’une perte, qui est
encourue mais non encore comptabilisée, ne soit pas
détectée). En revanche, le test de dépréciation d’encours
douteux n'a pas à être assorti d'une appréciation du risque
de non-détection, puisque les prêts ont déjà été identifiés
comme étant probablement dépréciés.

- 203 -
les prêts et créances
Pour ce qui concerne les banques, cette
approche peut simplement être mise en place
pour les portefeuilles de prêt de détail, son
application pour d’autre type de prêt est
difficile vue l’insuffisance de donnés
historiques
Une baisse des flux de trésorerie estimés d'un
groupe d'actifs financiers indique
habituellement une dépréciation de
l'ensemble de ce groupe d'actifs.
- 204 -
les prêts et créances
Parmi les indicateurs de baisse des flux de trésorerie
estimés pour un groupe d'actifs figurent:
 une évolution défavorable de la solvabilité des
emprunteurs du groupe (par exemple un nombre
croissant de clients dépassant leur plafond de crédit
ou payant avec retard) ; ou un changement des
conditions économiques au niveau national ou local,
qui est de nature à faire augmenter les défaillances
en matière de paiement.

- 205 -
les prêts et créances
c. Actifs couverts
Les principes de comptabilisation des dépréciations
s'appliquent de manière similaire aux actifs couverts
qui satisfont aux conditions requises dans le cadre
d'une comptabilité de couverture
Dans une couverture de juste valeur, tant le taux
d'intérêt effectif initial que le coût amorti de
l'élément couvert font l'objet d'ajustements afin de
prendre en compte les variations de juste valeur
attribuables au risque couvert.

- 206 -
les prêts et créances
d. risque couvert.
Le taux d'intérêt effectif ajusté est calculé par
référence à la valeur comptable ajustée du prêt.
L'évaluation de la dépréciation est faite à partir de
la valeur comptable de l'actif après ajustements liés
à l'application d'une comptabilité de couverture. Ce
montant est comparé aux flux de trésorerie futurs
estimés de l'élément couvert, actualisés au taux
d'intérêt effectif ajusté (qui n'est pas le taux
d'intérêt effectif initial).
- 207 -
les prêts et créances
e. Instrument de garantie
Si un actif financier déprécié est couvert par une garantie ou
un instrument de garantie, l'estimation de la dépréciation de
l'actif doit refléter les flux de trésorerie qui pourraient
résulter de la mise en oeuvre de cette garantie, que celle-ci
soit probable ou non.
En cas de probabilité de mise en oeuvre, la dépréciation se
mesure par référence à la juste valeur de l'instrument de
garantie, diminuée des coûts encourus pour obtenir
l'instrument de garantie (garantie).

- 208 -
les prêts et créances

6. Comptabilisation de dépréciation créances douteuses et


pertes sur prêts
Le montant de la dépréciation comptabilisé en résultat est
la différence entre la valeur comptable de l’actif et sa valeur
recouvrable.
La valeur recouvrable se calcule en actualisant les flux
futurs attendus, le taux d'actualisation étant le taux
d'intérêt effectif d'origine de l'actif.
Par ailleurs, s'il s'agit d'un instrument à taux variable
comptabilisé à son coût amorti, le taux d'intérêt effectif
actuel doit être utilisé pour actualiser les flux de trésorerie
attendus.
- 209 -
les prêts et créances
Certaines pratiques concernant le traitement comptable de
pertes pour créances douteuses ne sont pas admises par IAS
39. Il s'agit des pratiques suivantes :

 Comptabiliser une provision pour pertes sur la base d'un


pourcentage donné du solde des créances présentant
certaines caractéristiques (par exemple dont l'échéance a
expiré depuis un certain nombre de jours) plutôt que sur la
base des pertes encourues réelles, sauf si ces pourcentages
sont validés par des données historiques.

- 210 -
les prêts et créances
 Comptabiliser une perte pour le montant brut d'un manque à
gagner attendu sur des actifs douteux, et suspendre le calcul
des intérêts. Le calcul d'une perte de valeur doit être fondé
sur les flux de trésorerie attendus actualisés. Une perte de
valeur est ainsi comptabilisée pour évaluer l'actif à la valeur
actuelle des flux de trésorerie futurs attendus. Dans les
périodes ultérieures, les intérêts doivent continuer à être
calculés sur la base de la valeur nette comptable selon la
méthode du taux d'intérêt effectif. Le taux d'intérêt effectif
pour un tel actif est celui qui a été utilisé à l'occasion de
l'actualisation des flux de trésorerie estimés pour calculer la
perte de valeur de l'actif.

- 211 -
les prêts et créances
 Comptabiliser une provision supérieure au montant de la
perte calculée sur la base des flux de trésorerie estimés,
même si la réglementation locale exige qu’un montant
spécifique soit mis de côté (provisions pour risque général).
A notre avis, toute entité désireuse de mettre de côté
certaines sommes, en plus des montants calculés pour la
perte de valeur selon IAS 39, peut le faire en prélevant sur les
résultats non distribués une certaine somme pour la virer sur
un compte spécifique des capitaux propres, par exemple une
réserve pour pertes sur prêts. Il n'est pas admis de
comptabiliser certains montants en résultat ni de réduire la
valeur comptable des actifs au-delà de l’ajustement calculé
comme indiqué ci-dessus.

- 212 -
les prêts et créances
7. Perte irrécouvrable sur prêts et créances
Les utilisateurs des états financiers des banque ont besoin
de connaître l’effet des pertes de valeur sur prêts et avances
, sur la situation financière et la performance de la banque
ainsi ils peuvent mieux juger l’efficacité avec laquelle la
banque a utilisé ces ressources .
Par conséquent une banque indique le montant global de
tout compte de correction pour pertes de valeur sur prêts et
avances à la date de clôture et les variations de compte de
corrections de valeur au cours de l’exercice .

- 213 -
les prêts et créances

Les mouvements du compte de correction de


valeur , y compris les mouvements
antérieurement sorties du bilan qui ont été
recouvrés au cours de l’exercice ,sont
présentés séparément

- 214 -
les prêts et créances
lorsque des prêts ou avances sont irrécouvrables , ils sont
sorties du bilan et imputés sur un compte de correction pour
pertes de valeur .dans certain cas ils ne sont pas sortis du
bilan tant que toutes les procédures juridiques nécessaires
n’ont pas été achevés et que le montant total de la perte de
valeur n’a pas été définitivement déterminé dans d’autre cas
ils sont sorties du bilan plus tôt par exemple lorsque
l’emprunteur n’a pas versé aucun intérêt ni principal exigible
pendant un délai déterminé les montant et les dates de
constatations des pertes de valeur définitive étant variable
selon les circonstances c’est pour cette raison qu’une banque
doit indique sa politique en matière de sortie de bilan

- 215 -
les prêts et créances
8. Reprise sur pertes de valeur
Si, après la comptabilisation d'une perte de valeur, le
montant de la dépréciation d'un prêt, d'une créance ou
d'un actif détenu jusqu'à son échéance diminue et que cette
diminution est due à un événement postérieur à la date de
comptabilisation de la dépréciation, les dépréciations
antérieures sont reprises par résultat, en contrepartie de
l’accroissement de la valeur comptable de l'actif sous-
jacent. La reprise ne doit cependant pas aboutir à un
montant d'actif comptabilisé qui serait supérieur au coût
amorti qui aurait été obtenu si aucune dépréciation n'avait
été comptabilisée.
- 216 -
les prêts et créances
IV. Décomptabilisation
En raison des opérations de titrisation qu’ils réalisent
fréquemment les établissements financiers sont
directement concérnès par les règles de
décomptabilisation des actifs financiers.

Dans le cas d’un transfert partiel des risques et avantages


attachés à un actif l’entité doit comptabiliser l’actif à
hauteur de son implication résiduelle, la valeur de l’actif
est ainsi ventilé entre la partie cédée et la partie
conservée(approche de l’implication continue).

- 217 -
les prêts et créances
La détermination de la valeur de la partie
conservée ne pose pas de problème lorsqu’on
dispose d’un prix de marché, ce prix constitue
la meilleure estimation de la juste valeur de la
partie conservé à défaut ce montant se
détermine par la différence entre la juste
valeur de l’actif total et le montant reçues en
contre partie de la partie cédés.
- 218 -
les prêts et créances
Exemple de titrisation
La société réalise une opération de titrisation de ces créances
clients , les créances sont cédés pour leur valeur comptable
soit 1 000 à un véhicule ad hoc qui n’est pas consolidé .La
société conserve les première perte liées à ces créances (à
hauteur de 10) en acquérant la part la plus risquée émise par
le véhicule
En d’autre terme si 10% des crédits font défaut le véhicule
perdra 10 sur son actif cet perte est absorbée par la part la
plus risqué détenus par la société
Les défauts pouvant survenir au delà de cette limite seront
affectée au autres part émises par le véhicule ad hoc suivant
un ordre de subordination prédéfinie
- 219 -
les prêts et créances
Dans ces compte la société a sortie de son bilan des créances
pour 1 000 avec contrepartie en trésorerie et y inscrit:
 Un actif de 10 correspondant à la part acquise dans le
véhicule de titrisation (dont la contrepartie est en trésorerie
 Un autre actif de 10 correspondant à son implication dans les
créances cédées
 Et un passif associé de10 représentant les flux de trésorerie
que la société A serait susceptible de ne pas recevoir en cas
de défaut sur les créances cédées

- 220 -
les prêts et créances
Exemple
Supposons qu’une entité détient un portefeuille de prêts
remboursables par anticipation dont le coupon et le taux
d’intérêt effectif s’élève à 10% et le montant en principal et
le coût amorti s’élève à 1 0000 . Elle conclut une transaction
dans laquelle , en échange d’un paiement de 9 115, le
cessionnaire obtient un droit sur un montant de 9 000 au
titre des recouvrement en principal plus les intérêts y
afférents de 9.5%, l’entité conserve des droits sur 1 000 de
tout montant recouvre au titre du principal majoré des
intérêts y afférents de 10% et de la marge supplémentaire de
0.5% sur le solde de 9 000 en principal.
- 221 -
les prêts et créances
Les montants recouvrés sur les remboursement
anticipés sont repartis proportionnellement entre
l’entité et le cessionnaire à hauteur d’un rapport de
1/9 mais toute défaillance est déduite de la
participation de 1000 détenues par l’entité jusqu’à
épuisement de cette participation.

La juste valeur des prêts à la date de la transaction


s’élevé à 10 100 et la juste valeur estimée de la marge
supplémentaire de 0.5% est de 40

- 222 -
les prêts et créances
L’entité détermine qu’elle a transféré certaine risque et
avantages importants liées au droit de propriétés mais a
également conservé certains risques et avantages importants
liés au droit de propriété et qu’elle a conservé le contrôle ,elle
applique donc l’approche de l’implication continue
Pour appliquer cette approche l’entité analyse la transaction
comme (a) une retentions d’une participation conserve
exactement proportionnelle de 1000 plus (b)la subordination
de cette participation conservé de manière à fournir au
cessionnaire un rehaussement de crédit en cas de perte de
crédit

- 223 -
les prêts et créances
L’entité calcule que 9090(90%10100)de la
contrepartie reçus s’élevant à 9115 représente la
contrepartie d’une part exactement proportionnelle
de 90% le reste de la contrepartie reçus 25
représente la contrepartie reçus au titre de la
subordination de sa participation conservé afin de
fournir au cessionnaire un rehaussement de crédit
en cas de perte de crédit en outre la marge
supplémentaire de 0.5% représente la contrepartie
au titre du rehaussement de crédit

- 224 -
les prêts et créances
En conséquence la contrepartie totale au titre de
rehaussement de crédit s’élève à 65( 25+40)
L’entité calcule le profit ou la perte réalise sur la vente de la
part de 90% des flux de trésorerie .dans l’hypothèse de
l’indisponibilité des juste valeur des parts conserves et cédés
l’entité reparties la valeur comptable conformément au para
28 de l’IAS 39
JV estimée pourcentage VNC
Part transféré 9090 90% 9000
Part conservés 1010 10% 1000
total 10100 10000
- 225 -
les prêts et créances
Le profit réalisé sur la part cédés sera alors de 90
(9090-9000)
En outre l’entité comptabilisera l’implication
continue qui résulte de la subordination de sa
participation conservés au titre des pertes de crédit
ainsi elle comptabilise un actif de 1000 ( le montant
maximum des flux de trésorerie qu’elle ne recevrait
pas dans le cas de la subordination ) et un passif
associé de 1065 (soit 1000 plus la juste valeur de la
subordination de 65)
- 226 -
les prêts et créances
Immédiatement, après la transaction la valeur comptable de
l’actif s’élève à 2040 soit 1000 correspondant au coût affecté
1000 de la part conservé et de 1040 représentant l’implication
continue supplémentaire de l’entité résultant de la
subordination de sa participation conservés en cas de perte
de crédit
Au cours des périodes suivantes ,l’entité comptabilisera la
contrepartie reçues au titre de l’amélioration de crédit (65),
accumule des intérêts sur l’actif comptabilisé par la méthode
de taux intérêt effectif et comptabilise toute dépréciation de
crédit sur les actifs comptabilisés

- 227 -
Actifs disponibles à la vente

- 228 -
Actifs disponibles à la vente
I. Classement:
1. Définition
Tout actif financier qui n’entre pas dans l’une des trois
catégories précitées est classé en actif disponible à la vente.
Un actif financier qu'une entité a l'intention de détenir
jusqu'à l'échéance, un prêt ou une créance peuvent
également être désignés, lors de leur comptabilisation
initiale, en tant que disponibles à la vente.
Cette catégorie comprend normalement tous les titres de
dette et les instruments de capitaux propres qui ne sont
pas classés en tant qu’évalués à la juste valeur par résultat.

- 229 -
Actifs disponibles à la vente
cette catégorie se caractérise ainsi par une hétérogénéité des
éléments qui la compose en effet les placement dans les
instruments de capitaux propres dont la juste valeur ne peut
pas être déterminé avec fiabilité ainsi les dérivés qui sont
payable par la remise de tel instrument sont classé dans cet
catégorie malgré le faite q’il sont évalués à leur coût plutôt
qu’à la juste valeur comme c’est le cas pour les autres
éléments disponible à la vente

- 230 -
Actifs disponibles à la vente
2. Classement lors de la première application
Lors de la première application de la présente Norme, une
entité est autorisée à désigner un actif financier
comptabilisé antérieurement comme disponible à la vente.
Pour tout actif financier ainsi désigné, l’entité doit
comptabiliser toutes les variations cumulées de la juste
valeur dans une composante distincte des capitaux propres
jusqu’à sa décomptabilisation ou sa dépréciation ultérieures,
l’entité devant alors transférer ce profit ou cette perte
cumulés en résultat.

- 231 -
Actifs disponibles à la vente
L’entité doit également:
a) retraiter l’actif financier en appliquant la nouvelle
désignation dans les états financiers comparatifs; et
b) indiquer la juste valeur des actifs financiers à la
date de désignation ainsi que leur catégorie et leur
valeur comptable dans les états financiers antérieurs.

- 232 -
Actifs disponibles à la vente
2. Classement des banques

Pour ce qui concerne les banques les actifs disponibles à la


vente regroupe donc les portefeuilles habituellement désignés
comme titres de placement , titres de l’activité de
portefeuilles , titres de participation de sociétés non
consolides ou d’autre titres détenues à long terme

- 233 -
Actifs disponibles à la vente
II. Évaluation initiale
1. Montant initial comptabilisé
Comme déjà mentionné ces actifs comme pour le cas des
autres actifs sont évalués à leur juste valeur qui
correspond au montant de trésorerie versée ou tout
instrument permettant l’échange de l’actif toutefois pour
ce qui concerne les frais de transaction , ces derniers et
ce par opposition à leur traitement dans la catégorie actif
en juste valeur avec impact sur le résultat, sont intégrés
dans l’évaluation initiale de l’instrument ceci s’explique
par leur montant présumé être significatif vue la longue
durée détention de ces actifs.

- 234 -
Actifs disponibles à la vente
Il est noter que les règles détermination de juste
valeur énonces précédemment s’appliquent aussi
bien pour les actifs ultérieurement évalués au coût
amorti que pour ceux évalués à leur juste valeur
Exemple :
Á la date de clôture un actif disponible à la vente
acquis au cours de l’exercice au prix unitaire de 100
D est coté à 110, les coûts d’acquisition s’étaient
élevés à 1 D
- 235 -
Actifs disponibles à la vente
Á la date d’acquisition:

302 actif disponible à la vente 101

131 NOSTRI 101

- 236 -
Actifs disponibles à la vente
À la date de clôture:

302 actif disponible à la vente 9

5602 ajustement de juste valeur 9


d’actif disponible à la vente

- 237 -
Actifs disponibles à la vente
la date de cession à 112

5602 ajustement de juste valeur 9


d’actif disponible à la vente
131 NOSTRI 112
302 actif disponible à la vente 110
722 plus value de cession 11

La plus value effective s’élève à 12, la plus value enregistrée


s’élève à 11, l’écart provient des coûts
de transaction
- 238 -
Actifs disponibles à la vente
À la date de clôture

365 Créditeurs divers 1.7

72205 plus value sur contrat 1.7


à terme

- 239 -
Actifs disponibles à la vente
III. Évaluation ultérieure
1. Principe général
Les actifs disponibles à la vente sont évalués à la juste
valeur. Les gains et pertes résultant de cette réévaluation
sont comptabilisés directement en capitaux propres.
Une ligne distincte parmi les capitaux propres est crées à
cet effet.
Les intérêts des instruments financiers disponibles à la
vente et porteurs d'intérêts sont calculés selon la
méthode du taux d'intérêt effectif et sont comptabilisés
en résultat.

- 240 -
Actifs disponibles à la vente
Le montant recouvrable correspond à la valeur actualisé des
flux attachés à l’actif, le taux d’actualisation étant le taux
d’intérêt effectif déterminé lors de l’enregistrement initial.

Les gains et pertes de change calculés au coût amorti d'un


élément monétaire disponible à la vente sont également
comptabilisés en résultat .

Les montants comptabilisés directement en capitaux propres


sont transférés en résultat lorsque l'actif concerné est vendu,
réalisé ou déprécié

- 241 -
Actifs disponibles à la vente
 Exemple
Un établissement acquiert des titres classés dans la catégorie actifs
disponibles à la vente le 30 novembre 2004 pour 1 000 dinars.
Le 31 décembre 2004, la valeur cotée de ces titres est de 1 200 dinars.
Les écritures comptables qui doivent être constatées sont :

- 242 -
Actifs disponibles à la vente
2. Dépréciation
Pour ce qui concerne les actifs disponibles à
la vente dont les variations de juste valeur
sont constatés en capitaux propres, l’entité
doit préalablement à la constatations de
toute provision sortir de ces capitaux
propres et imputer à la valeur de l’actif les
plus ou moins value latentes préalablement
constatés.
- 243 -
Actifs disponibles à la vente

a) Instrument de capitaux propres


S’il existe une indication objective de dépréciation
d’un instrument de capitaux propres
il faudra constater cette dépréciation.

Selon IAS 39, Seule une baisse importante ou


prolongée de la juste valeur d'un instrument de
capitaux propres en deçà de son coût constitue
une indication objective de dépréciation.

- 244 -
Actifs disponibles à la vente
Néanmoins, rien ne permet de contredire cette indication,
qui est fondée sur des facteurs qualitatifs. Cependant, même
lorsque la baisse de la juste valeur n'est pas importante et ne
se prolonge pas, il est malgré tout indispensable de
rechercher s'il existe d'autres indicateurs de dépréciation.

- 245 -
Actifs disponibles à la vente
 Instrument cotés sur un marché actif
En effet , une entité se doit d'établir des méthodes et
principes comptables qu’elle applique de manière cohérente
et permanente afin de pouvoir apprécier le caractère
important ou prolongé d'une baisse de cours sur un marché.
Les IFRS ne comportent aucun seuil quantitatif spécifique
susceptible de définir les termes “important” ou “prolongé”.
A notre avis, il convient d'appliquer aux titres de capitaux
propres cotés sur un marché actif les concepts généraux de
significativité et de matérialité.

- 246 -
Actifs disponibles à la vente
par exemple, une baisse de cours sur un marché qui se
poursuit pendant neuf mois doit être considérée comme
étant une baisse “prolongée”. Cependant, certaines
particularités peuvent également conduire à qualifier de
prolongée une période inférieure à neuf mois.
Si une estimation de la juste valeur déclenche le dispositif
d'alerte mis en place par une entité pour l'avertir du
dépassement des seuils “important” ou “prolongé”, l'entité
peut envisager de déterminer à partir de facteurs qualitatifs
s’il y a lieu de procéder à une révision de cette estimation de
la juste valeur.

- 247 -
Actifs disponibles à la vente
Si la baisse de juste valeur est importante ou prolongée, il y a
une indication objective de dépréciation et une perte de
valeur doit être comptabilisée, quelle que soit la durée
pendant laquelle la direction souhaite conserver
l'investissement. Par conséquent, s'il y a eu une baisse
importante ou prolongée du cours de marché à la date de
clôture, il y a lieu de comptabiliser une perte de valeur, même
si les perspectives de redressement s'annoncent bonnes,
comme pourrait le faire croire un rebond des cours de
l'action après la date de clôture.

- 248 -
Actifs disponibles à la vente
Selon les précisions fournies en ce qui concerne les
événements post-clôture, une baisse de la valeur de marché
postérieure à la date de clôture doit être considérée comme
reflétant des événements qui se sont produits après la date de
clôture.
Dans de rares cas, on peut démontrer que le rebond de la
valeur de marché après la date de clôture est une
conséquence directe de nouvelles informations sur la
situation des actions qui existaient déjà à la date de clôture,
mais qui n'étaient pas encore disponibles à ce moment-là.

- 249 -
Actifs disponibles à la vente
C'est le cas par exemple pour une entité qui conclut une
transaction avant la date de publication des informations
financières, mais qui, pour des raisons de confidentialité liées
à son cocontractant, s'est engagée par contrat à ne divulguer
la transaction qu'après sa date de clôture.
Le cours de l'action aurait ainsi pu baisser de manière
significative ou prolongée avant la date de reporting, pour
renouer avec la hausse après cette date à la suite de la
divulgation de l'existence de la transaction. Dans pareil cas, il
sera indispensable de démontrer que tant la baisse que la
reprise des cours de cette action étaient directement liées à
l'annonce.
- 250 -
Actifs disponibles à la vente
Lorsqu'il s'agit d'apprécier si une baisse de juste valeur est
significative pendant la période suivant la comptabilisation
d’une perte de valeur, l'importance de cette diminution doit
être analysée en rapport avec le coût d'origine de l'instrument
et non avec sa valeur recouvrable à la date de
comptabilisation de la perte de valeur. De même lors de
toute appréciation destinée à savoir si la baisse de juste valeur
est prolongée, il y a lieu de prendre en considération la
totalité de la période pendant laquelle le placement a été
détenu et non pas uniquement la période courant à partir de
la comptabilisation de la perte de valeur.

- 251 -
Actifs disponibles à la vente
Si la baisse de juste valeur d'un titre de capitaux propres n'est
ni importante ni prolongée, il appartient à l'investisseur de
déterminer si d’autres facteurs pouvant indiquer une
dépréciation existent.

Une telle appréciation doit être effectuée pour l'ensemble des


titres de capitaux propres dont la juste valeur est inférieure
au coût, mais dont la baisse de juste valeur n'est pas
considérée ni importante ni prolongée.

Cette appréciation doit d'ailleurs prendre en compte tous les


faits et toutes les circonstances.

- 252 -
Actifs disponibles à la vente
Par conséquent, même si la baisse de cours d'un titre
de capitaux propres ne peut être qualifiée ni de
significative ni de prolongée selon les seuils
préétablis par l’entité, le titre de capitaux propres
peut néanmoins devoir être déprécié par référence à
d'autres facteurs. Ce seuil dépend en plus des
caractéristiques du marché et du titre en lui-même.

- 253 -
Actifs disponibles à la vente
 Baisse de valeur d’instrument de capitaux propres
non cotés
Pour ce concerne les titres de capitaux propres non
coté sur un marché actif et qui ne sont pas
comptabilisé à la juste valeur parce que celle-ci ne
peut pas être mesuré de façon fiable, le montant de
la perte de valeur est égal à la différence entre la
valeur comptable et la valeur actualisé des flux de
trésorerie futurs estimés au taux d’intérêt courant du
marché , ces pertes de valeur ne peuvent pas être
reprises.
- 254 -
Actifs disponibles à la vente
b) Titres d’emprunt
Un titre d’emprunt est déprécié dès lors qu'il existe une
indication d‘irrécouvrabilité des flux de trésorerie attendus
à l'origine de l'instrument. En conséquence, une
diminution dans la juste valeur d’un instrument de dette en
raison de variations des taux d’intérêt du marché ne
constitue pas en elle-même une indication de dépréciation.
Par exemple, la juste valeur d'un titre d’emprunt à taux fixe
décroît avec la hausse des taux d'intérêt du marché. Il n'y a
pas d’indication de dépréciation lorsque les flux de
trésorerie contractuels associés au titre de créance sont
recouvrables.
- 255 -
Actifs disponibles à la vente
 Exemple de dépréciation des actifs financiers d’ un
instrument disponibles à la vente
• Le 2 juin 2006, une action achetée 100 est classée en actif disponible à la
vente.
• Le 30 juin 2006, cette action est valorisée à 110. La plus-value latente de
10 est impactée directement en capitaux propres.
• Le 30 septembre 2006, l’émetteur de l’action connaît de graves
difficultés. L’action tombe à 80. Cette moins-value latente de 30 est impactée
directement en capitaux propres.
L’entreprise détentrice de l’action décide de procéder à une dépréciation.
• Par rapport au coût d’acquisition de 100, cela représente une moins-value
latente globale de 20 (=+10 – 30). Une provision doit être constatée.

- 256 -
Actifs disponibles à la vente
 Exemple de dépréciation des actifs financiers d’ un
instrument disponibles à la vente
Reprenons les écritures :

- 257 -
Actifs disponibles à la vente
3. pertes de valeur
En ce qui concerne un actif disponible à la vente, la base à
retenir pour calculer toute dépréciation consécutive à une
perte de valeur est sa juste valeur.
Toute appréciation antérieure nette comptabilisée en
capitaux propres au titre de l'actif doit d'abord faire l'objet
d'une reprise. Toute dépréciation complémentaire
inférieure au montant initial comptabilisé au titre de l'actif
doit être comptabilisée en résultat comme une perte de
valeur.

- 258 -
Actifs disponibles à la vente
Les pertes de valeur d'un instrument de capitaux propres
classé comme disponible à la vente ne peuvent faire l'objet de
reprises par résultat. Toute augmentation, postérieure à la
comptabilisation d'une dépréciation, de la juste valeur d'un
instrument de capitaux propres classé comme disponible à la
vente, est traitée comme une réévaluation et est
comptabilisée directement en capitaux propres.
La perte de valeur comptabilisée pour un instrument
d’emprunt classé comme disponible à la vente fait l'objet
d'une reprise en résultat lorsqu'il existe une indication
démontrant que l'augmentation de la juste valeur est due à un
événement intervenu postérieurement à la date de
comptabilisation de la dépréciation.

- 259 -
Actifs disponibles à la vente
Lorsque l'actif a été réévalué antérieurement par capitaux
propres à un montant inférieur à son montant comptabilisé à
l'origine, le solde net à la clôture de la réserve de réévaluation
relatif à l'actif doit faire l'objet d'une reprise par capitaux
propres et doit être comptabilisée en résultat comme une
perte de valeur. Le montant total de la réévaluation à un
montant inférieur au coût d'origine doit être comptabilisé en
résultat comme une perte de valeur, même si les estimations
de la valeur recouvrable indiquent qu'une partie de la baisse
est recouvrable.

- 260 -
Actifs disponibles à la vente
Le montant de toute perte de valeur qui doit être
comptabilisé en résultat au titre d'actifs financiers
évalués au coût car leur juste valeur ne peut être
mesurée de manière fiable (c’est-à-dire, certains
instruments de capitaux propres non cotés et les
dérivés rattachés à ces instruments) correspond à la
différence entre la valeur comptable et la valeur des
flux de trésorerie futurs attendus, actualisés au taux
d'intérêt de marché d'un actif similaire.
- 261 -
Actifs disponibles à la vente
Exemple
Si au 31/12 la société qui avait constate une
plus value en N-1 d’unmontant de 1000 sur
un instrument financier disponible à la vente
coté sur un marché organisé constate une
dépréciation de 400 par rapport au précèdent
exercice elle comptabilisera l’opération
suivante ainsi:
- 262 -
Actifs disponibles à la vente

6502 Dotation aux amortissement 3000


et provision/titres
5602 ajustement de JV d’actif disponible 1000
3092 provision pour titres 3000
disponible à la vente
302 actif disponible à la vente 1000

- 263 -
Actifs disponibles à la vente
Si à la fin de l’année N+1 on constate une plus value de
10000 par rapport à l’année N si le titre immobilisé est une
obligation on passera l’ écriture suivante:

302 actif disponible à la vente 7000


30902 provision pour dépréciation 3000
7602 Reprise sur provision 3000
pour dépréciation
5602 Ajustement JV actif 7000
disponible à la vente

- 264 -
Actifs disponibles à la vente
si le titre immobilisé est une action ,on passera l’écriture
suivante:

302actif disponible à la vente 7000


3092provision pour dépréciation de titre 3000
5602 ajustement de juste valeur 10000
d’instrument disponible à la vente

- 265 -
Actifs disponibles à la vente
4. Actifs disponibles à la vente libellées en devises étrangères
a. Éléments monétaires
Pour comptabiliser les différences de change, les éléments
monétaires disponibles à la vente, tels que les titres de
créances, sont traités comme s'ils étaient comptabilisés au
coût amorti dans la devise. En conséquence, les différences
de change dues aux variations du coût amorti doivent être
comptabilisées en résultat et non directement en capitaux
propres.

- 266 -
Actifs disponibles à la vente
Les différences de change sur instruments sont évaluées
selon les modalités suivantes :
 Le coût amorti dans la devise fonctionnelle au début de la
période (c'est-à-dire le montant calculé (mais non présenté)
dans la devise fonctionnelle de l'entité à la date de clôture
précédente) constitue le point de départ.
 Les intérêts à comptabiliser sur la période correspondent au
montant calculé en devise selon la méthode du taux d'intérêt
effectif, multiplié par le cours de change comptant moyen sur
la période considérée.

- 267 -
Actifs disponibles à la vente
Cette écriture de régularisation ajuste le coût amorti dans la
monnaie fonctionnelle au début de la période. Notons que
pour ces éléments monétaires disponibles à la vente, les
intérêts calculés selon la méthode du taux d’intérêt effectif
doivent être comptabilisés en résultat.
 Le coût amorti en devise de l'élément monétaire est calculé à
la date de clôture.
 Le coût amorti dans la devise fonctionnelle en fin de période
est le coût amorti dans la monnaie étrangère précité,
multiplié par le cours de change comptant à la date de
clôture.

- 268 -
Actifs disponibles à la vente
 Le coût amorti dans la monnaie fonctionnelle à la fin de la
période est alors comparé à la valeur comptable en devise en
début de période, ajusté des intérêts courus. Toute différence
entre ces deux montants représente un écart de change
(profits ou pertes) qui doit être comptabilisé en résultat.
La valeur comptable de ces éléments monétaires classés en
actifs disponibles à la vente est calculée selon les modalités
suivantes :

 La juste valeur de l'élément monétaire à la fin de la période


doit être calculée en devise.

- 269 -
Actifs disponibles à la vente
 La valeur comptable dans la devise fonctionnelle en fin de
période s'obtient en multipliant la juste valeur en devise par
le cours de change à la date de clôture.

 La différence entre la valeur comptable en devise


fonctionnelle en fin de période (c’est-à-dire la juste valeur) et
le coût amorti dans la devise fonctionnelle en fin de période
comprend les gains et pertes cumulés à comptabiliser
directement en capitaux propres en fin de l'exercice.
l'élément dette d'une obligation convertible doit être
considéré comme étant un élément monétaire.

- 270 -
Actifs disponibles à la vente
Exemple,
Au 31 décembre 2003, l'entité A acquiert une obligation
libellée en dollars américains pour sa juste valeur égale à 1
000 $. La durée de vie résiduelle de cette obligation est de
cinq ans. Le principal, qui vaut 1 250 $, est porteur d'intérêts
au taux de 4,7 %, payables chaque année (1 250 USD x 4,7 %
= 59 $ par an) et a un taux d'intérêt effectif de 10 %.
L'entité A classe l'obligation parmi les actifs disponibles à la
vente et comptabilise donc les gains et pertes en capitaux
propres. La monnaie fonctionnelle de l'entité est le dinar

- 271 -
Actifs disponibles à la vente
Le cours de change est de 1 $ pour 1,5 D et la valeur
comptable de l'obligation est de 1 500 $ (1 000 $ x 1.5).
L'entité A comptabilise au départ l'obligation comme suit :

302actif disponible à la vente Obligation 1.500


131 NOSTR 1.500

- 272 -
Actifs disponibles à la vente
Au 31 décembre 2004, la devise étrangère s'est
appréciée, s'établissant à 1 $ pour 2 D. La juste
valeur de l'obligation étant égale à 1 060 $, le
montant comptabilisé est ainsi de 2 120 D (1,060 $ x
2). Son coût amorti est égal à 1 041 $ (soit 2 082 ) .
Dans ce cas, les pertes et gains cumulés à
comptabiliser directement en capitaux propres
correspondent à la différence entre la juste valeur et
le coût amorti au 31 décembre 2004, soit 38D
(2 120 – 2 082 ).
- 273 -
Actifs disponibles à la vente
Les intérêts perçus au titre de l'obligation au 31 décembre
2004 s'élèvent à 59 $ (soit 118 ). Les revenus d'intérêt
déterminés en conformité avec la méthode du taux d'intérêt
effectif représentent 100 $ (1 000 x 10 %). Le cours de
change moyen durant l'exercice est de 1 $ pour 1,75 . Par
conséquent, les revenus d'intérêt présentés sont de 175 (100
$ x 1,75), et incorporent l’accroissement de la décote initiale
de 72 ((100 $ - 59 $) x 1,75). Dès lors, la différence de
change résultant de l'obligation qui doit être comptabilisée en
résultat constitue un profit de 510
(2 082 - 1 500 - 72 ). Il y a également un gain de change
résultant des intérêts reçus au cours de l'exercice qui s’élève à
15 (59 x (2 – 1,75 )).

- 274 -
Actifs disponibles à la vente
Débit Crédit
Obligation 620
Trésorerie 118
Produits d’intérêts 175
Gain de change 525
Variation de juste valeur en 38
capitaux propres

- 275 -
Actifs disponibles à la vente
b. Éléments non monétaires évalués à la juste valeur
Il n'existe aucune différence entre les ajustements de juste
valeur et les différences de change pour des éléments non
monétaires, tels que les investissements en titres de capitaux
propres.
La valeur comptable dans la devise fonctionnelle s'obtient en
multipliant la juste valeur en monnaie étrangère par le cours
de change comptant à la date de clôture. L'ajustement
complet de la valeur comptable est traité comme une
variation de la juste valeur et comptabilisé en résultat ou en
capitaux propres, selon la classification de l'instrument.

- 276 -
Actifs disponibles à la vente
EXEMPLE:
Un organisme dont la fin d’exercice est le 31 décembre
acquiert une obligation de 100 000 $ le 1er juillet 20X0, le
lendemain du paiement du coupon annuel, et classe ce
placement comme étant disponible à la vente. Supposons
également les caractéristiques suivantes : un coût
d’acquisition de 104 329 $, soit un rendement de 5 %; un
coupon annuel de 6 % (intérêts payés annuellement); une
durée de vie restante de 5 ans.
L’obligation est comptabilisée initialement à sa juste valeur
de 104 329 $. Les produits d’intérêts seront comptabilisés sur
la base du taux effectif de 5 %, conformément au tableau
d’amortissement suivant :
- 277 -
Actifs disponibles à la vente

Coût Prod Intérêt Coûts Produit Interet Juste valeur


amorti d’inté reçus après d’inte courus
au 1er 7 rêts amort compta
bilisé

a b (a c d (a + e (b x F (c x G
x5%) b – c) 184/36 184/36
5) 5)
Année1 104329 5217 6000 103546 2629 3025 105000

Annee2 103546 5177 6000 102723 2610 3025 102000

- 278 -
Actifs disponibles à la vente
Annee3 102723 5136 6000 101859 2589 3025 98000

Annee4 101859 5093 6000 100952 2567 3025 101000

Annee5 100952 5048 6000 100000 2545 3025 99500

- 279 -
Actifs disponibles à la vente
• La valeur comptable d’un placement portant intérêt classé
comme étant disponible à la vente ou détenu à des fins de
transaction est sa juste valeur. Les obligations sont cotées de
deux façons : avec les intérêts nominaux courus à la date de
cotation — c’est ce que l’on appelle «le prix coupon couru
inclus» (dirty price) —, et sans les intérêts courus — c’est ce
que l’on appelle le «prix pied de coupon» (clean price). Aux
fins du présent exemple, la colonne «g» montre le prix pied
de coupon. La norme exige que l’on utilise le cours acheteur
pour déterminer la juste valeur d’un actif; nous supposons
donc que les montants de la colonne «g» représentent le
cours acheteur.
- 280 -
Actifs disponibles à la vente
La juste valeur de l’obligation au 31 décembre
de chaque année sera la somme des intérêts
courus, indiqués à la colonne «f», et du prix
pied de coupon, indiqué à la colonne «g»; il
s’agit du montant qui doit être comptabilisé
pour chaque exercice à titre de valeur
comptable de l’obligation classée comme
étant disponible à la vente ou détenue à des
fins de transaction :
- 281 -
Actifs disponibles à la vente
Valeur comptable de l’actif de placement
20X0 20X1 20X2 20X3 20X4 20X5
Placement 104 329 108 025 105 025 101 025 104 025 102 525
en obligations
Ajustement 671 (3 000) (4 000) 3 000 (1 500) 500
de juste valeur
Intérêts courus 3 025 — — — — (3 025)
(compensation
en 20X1 à X4)
108 025 105 025 101 025 104 025 102 525 100 000

Moins remboursement à l’échéance (100 000)


0

- 282 -
Actifs disponibles à la vente
Si l’obligation est classée comme étant disponible à la vente,
les intérêts seront comptabilisés en résultat net par la
méthode du taux d’intérêt effectif, de la même façon que
dans le cas d’un placement classé comme étant détenu
jusqu’à son échéance :

- 283 -
Actifs disponibles à la vente
Produits financiers
20X0 20X1 20X2 20X3 20X4 20X5
Produits d’intérêts
1er 01. au 30 juin (2 588) (2 567 (2 547) (2 526) (2 503)
1er 07 au 31 déc. (2 629) (2 610) (2 589) (2 567) (2 545)
Comptabilisés (2 629) (5 198) (5 156) (5 114) (5 071) (2 503)
Intérêts (3 025) (6 000) (6 000) (6 000) (6 000) (2 975)
nominaux gagnés (b)
Amortissement (396) (802) (844) (886) (929) (472)
de la prime comptabilisé
dans l’actif net (b) – (a) = (c)
Produits (2 629) (7 827) (12 983) (18 097) (23 168) (25 671)
cumulatifs (ligne a)

- 284 -
Actifs disponibles à la vente
• Lorsque le placement est classé comme étant disponible à la
vente, les variations de sa juste valeur sont comptabilisés
directement dans l’actif net (ou dans un fonds équivalent). Il
faut également comptabiliser l’amortissement de la prime (le
montant de la ligne «c» dans le tableau précédent) dans le
même compte pour comptabiliser l’actif à la juste valeur et
comptabiliser les produits d’intérêts au moyen de la méthode
du taux d’intérêt effectif. Dans le tableau qui suit,
l’amortissement est réparti selon les montants qui seraient
comptabilisés en fin d’exercice et ceux qui seraient
comptabilisés à l’encaissement du coupon le 1er juillet :

- 285 -
Actifs disponibles à la vente
Actif net 20X0 20X1 20X2 20X3 20X4 20X5
Actif net — (1 067) 1 131 4 287 401 972
Variation de (671) 3 000 4 000 (3 000) 1 500 (500)
la juste valeur
de l’obligation
Ajustement d’inté (396) (415) (436) (458) (480) —
à recevoir au 31 déc.
.à l’encaissement — (387) (408) (428) (449) (472)
du coupon
Actif net(clôture) (1 067) 1 131 4 287 401 972 0
Les écritures de journaux nécessaires pour comptabiliser ce
placement lorsqu’il est classé comme étant disponible à la
vente figurent à la fin du présent document.

- 286 -
Actifs disponibles à la vente
Exemple:
Une action fut acquis pour 125D frais de transaction
comprise cette action fut classée parmi les actifs disponibles
à la vente
L’action apparaît pour 140 dans les états financiers de
l’émetteur au 31/12/N. Les difficultés rencontrées par
l’émetteur depuis plusieurs mois ne sont pas répercutés dans
les cours des titres
Fin N cela faisait plus d’1an qu’il cotait 80 D
L’entité décidait alors de constater une dépréciation
Fin N+1 le cours de l’action était remonté à 90
- 287 -
Actifs disponibles à la vente
Fin N constatation de la dépréciation:

5602 ajustement de juste valeur 15


d’actif disponible à la vente
65302 dotation pour dépréciation 45
d’actif financier
302 actif disponible à la vente 60

- 288 -
Actifs disponibles à la vente
Fin N+1 reprise de la provision

302 actif disponible à la vente 10

5602 ajustement de juste valeur 10


d’actif disponible à la vente

- 289 -
Actifs disponibles à la vente
IV. Requalification
Un transfert de la catégorie des actifs disponibles à la vente
vers la catégorie des actifs détenus jusqu'à leur échéance
est autorisé à la fin de la période d’altération ou lorsqu'il y
a un changement d'intention ou de capacité. Par ailleurs,
un changement consistant pour un instrument financier à
passer de l’évaluation à la juste valeur à celle du coût est
autorisé uniquement dans les rares circonstances où
l'instrument ne peut plus être évalué de façon fiable à sa
juste valeur. Par ailleurs, la raison d’un tel reclassement
doit être fournie.

- 290 -
Actifs disponibles à la vente
La juste valeur immédiatement avant le transfert devient le
nouveau « coût » de l'instrument financier.
Pour les instruments comptabilisés au coût amorti, la
différence entre le nouveau coût amorti et le montant à
l'échéance est amorti sur la durée de vie résiduelle de l’actif,
selon la méthode du taux d'intérêt effectif.
Tous les gains ou pertes cumulés relatifs à l’actif qui étaient
précédemment comptabilisés en capitaux propres sont
transférés dans le compte de résultat tout au long de la
période jusqu’à l’échéance de l’instrument en tant
qu’ajustement du rendement ou, s’il n’existe pas d’échéance
déterminée, lorsque l’actif est cédé ou déprécié.

- 291 -
Actifs disponibles à la vente

Exemple
Un titre initialement qualifié d’actif à l’échéance
doive être transféré vers les actifs disponibles à la
vente sa juste valeur s’élève alors à 99.85 D, il s’agit
d’une obligation à taux fixe acquise dés son émission
le 31/12/N pour 100 , montant de sa valeur
nominal qui sert un intérêt annuel tous les 31/12
jusqu’au 31/12/N+3date de son remboursement
calculé au taux de 4%, les coûts de transaction
s’étaient élevés à 0.37
- 292 -
Actifs disponibles à la vente
Solution
Le taux actuariel de l’émission étant de 3.867, l’actif
apparaît parmi les actifs à l’échéance pour 100.25 le
1/1/N+2, comme il doit être classe parmi les actifs
disponibles à la vente pour 99.85 ,la différence entre
ces deux montant est imputes en capitaux propres
de l’entité ce montant aurait été impute au résultat
s’il est transféré en actif en juste valeur avec impact
sur le résultat
- 293 -
Actifs disponibles à la vente
Reclassement:

5602 ajustement de juste valeur 0.40


d’actif disponible à la vente
302 actif disponible à la vente 99.85
303 actif détenues à l’échéance 100.25

- 294 -
Actifs disponibles à la vente
V. Décomptabilisation
La décomptabilisation doit respecter toute les
exigences de transfert effectif des avantages et
risques attachés à l’actif.
Les ajustements antérieures de juste valeur qui
ont été comptabilisés en capitaux propres sont
imputés en totalité au résultat de l’exercice avant
toute constations de plus ou moins value de
cession.
- 295 -
Actifs disponibles à la vente
Exemple :
des actions disponibles à la vente dont la
valeur initiale s’élevaient à 99.3 sont cédés
pour 100 ces titres avaient été évalués à 97.8 à
la clôture de l’exercice qui a précédé la
cession

- 296 -
Actifs disponibles à la vente
Cession :

5602 ajustement de juste valeur 1.5


d’actif disponible à la vente
131 NOSTRI 100
302 actif disponible à la vente 97.8
722 plus value de cession de titres 0.7

- 297 -
Autres passifs financiers

- 298 -
Les autres passifs financiers

I. Classements
1. Définition
Par défaut tous les passifs qui ne sont pas
qualifiés de passifs en juste valeur avec
impact sur le résultat relèvent de la
catégorie des autres passifs financiers
ceux-ci sont évalués à leur coût amorti

- 299 -
Les autres passifs financiers
2. Distinction entre les dettes financières et les instruments
de capitaux propres
Dés son émission,un instrument financier doit être classé
avec les dettes financières ou avec les capitaux propres de
l’entité émettrice
 C’est un instrument de capitaux propres s’il offrent un
intérêt résiduel dans les actifs d’une entité après déduction
de ces passifs
 Selon IAS 32 L’instrument est une dette s’il impose de
remettre de la trésorerie ou un autre actif financier ou s’ils
imposent l’échange d’instrument financiers à des conditions
potentiellement défavorables

- 300 -
Les autres passifs financiers
 Cas des instruments hybride
Certains instruments sont assimilables à la fois à des dettes et
des instruments de fond propre parce qu’il résultent de
l’agrégation de plusieurs instruments élémentaire de nature
différente c’est notamment le cas des instruments à clause
optionnelles qui doivent être éclatés en composante
élémentaire distincte, chaque composante devant être
comptabilisée selon ces caractéristiques propres tel les
obligations convertible en action ,obligation avec bon de
souscription en action

- 301 -
Les autres passifs financiers

II. Évaluation initiale


Comme précédemment cités l’évaluation
de tout instrument financiers s’effectue
initialement à sa juste valeur, cette dernière
doit être déterminée conformément aux
restrictions précédemment énoncées

- 302 -
Les autres passifs financiers
Exemple:
La société a émis le 1 avril 10000 obligation
convertible en action au nominal de 100 et au taux
de 5% remboursables en bloc au bout de 10 ans.
Elle a également émis 10000 obligations avec bon de
souscription d’action de 98 remboursable à 100. a
chaque obligation est attachée un bon de
souscription .l’emprunt a été émis au taux de 4%
remboursable par annuités constantes sur 10 ans
- 303 -
Les autres passifs financiers
obligation convertible en action
Intérêt annuel 10000*100*5%=50000
Valeur actuelle des intérêts
-10
50000* 1-(1+0.06) /0.06 =368004
Valeur actuelle de remboursement
-10
100000*100*1.06 =558395
Total =926399
Valeur du droit de conversion =73601
Prix d’émission 10000*100 =10000000

- 304 -
Les autres passifs financiers
Obligations avec bon de souscription d’action
Annuité de remboursement
-10
de l’emprunt
10000*100*0.04/1-(1+i) = 123291
Valeur actuelle de l’emprunt
-10
123291*1-(1+0.06) /0.06 = 907433
Valeur de bon 980000-907433 = 72567
de souscription action
Total 980000
- 305 -
Les autres passifs financiers
L’obligation est un passif financier ,elle doit être comptabilisé
au coût amorti ,le droit de conversion est un instrument de
capitaux propres

131 NOSTRI 1000000

51201 Emprunt obliga/action 926399


55301prime lie au capital 73601

- 306 -
Les autres passifs financiers

L’obligation est un passif financier ,elle doit être comptabilisé


au coût amorti ,le droit de conversion est un instrument de
capitaux propres:

131 NOSTRI 1000000

51201 Emprunt obliga/action 926399


55301prime lie au capital 73601

- 307 -
Les autres passifs financiers
III. Évaluation ultérieure
Après leur comptabilisation initial l’entité doit
évaluer au coût amorti et selon la méthode de
taux intérêt effectif, tous les passifs financiers
autres que ceux détenues à des fins de
transaction, les intérêts payés sont réescomptes et
les surcotes et les décotes ainsi que les frais
d’émission sont amorties de façon actuariel

NB il n’y a jamais de test de dépréciation pour les


passifs financiers
- 308 -
Les autres passifs financiers
Cette règle s’applique à tout les passifs financiers sauf:
(a) les passifs financiers à la juste valeur par le biais du
compte de résultat. Ces passifs, y compris les dérivés qui
constituent des passifs, doivent être mesurés à la juste valeur,
à l’exception d’un passif dérivé lié à et devant être réglé par
remise d’un instrument de capitaux propres non coté dont la
juste valeur ne peut être évaluée de façon fiable, qui doit être
évalué au coût.
(b) les passifs financiers qui surviennent quand un transfert
d’actif financier ne répond pas aux conditions de
décomptabilisation ou quand l’approche de l’implication
continue s’applique.

- 309 -
Les autres passifs financiers
a. Amortissement des coûts d’emprunts au TIE
Les frais d'émission des emprunts, y compris ceux des
ORA ainsi que les surcotes et les décotes sont traités, en
normes tunisiennes, en charges à répartir sur la durée
d'amortissement de l'emprunt et sont amorties sur la durée
en fonction des intérêts courus . Ils sont comptabilisés, en
normes IFRS, en moins du nominal des emprunts et pris
en charge au travers de leur intégration dans le calcul du
taux d'intérêt effectif. Il n’y a pas d’option d’amortissement
linéaire.

- 310 -
Les autres passifs financiers

Exemple
Un emprunt de 1000 obligations de nominal
de 100 est effectué au taux de 3.3% sur
20ans,la valeur d’émission des obligations
étant de 95 et la valeur de remboursement de
110 et il y a lieu de tenir compte des frais
d’émission de 2858,le taux effectif est de 5%

- 311 -
Les autres passifs financiers
Au moment de l’émission le compte emprunt est crédité de
95*1000-2858=92142 On peut établir le tableau suivant

Dates intérêt Rembou Rembourse Valeur nette


intere capital
Émission 92142

+1an 4607 3300 4070 89379


+2an 4469 4180 4180 86490

- 312 -
Les autres passifs financiers
IV. Décomptabilisation des passifs financiers
1. Principe général
Un passif est décomptabilisé lorsqu'il est éteint (c’est-à
dire qu’il est réglé, annulé ou arrive à expiration)
C'est le cas lorsque :
 le prêteur est payé (par exemple lors du remboursement
de l'instrument par l'émetteur) ;
 l'emprunteur est légalement dégagé de sa responsabilité
première à l'égard du passif. Cette condition peut être
satisfaite même si le débiteur a donné une garantie, dès
lors que le débiteur est dégagé de sa responsabilité
première.

- 313 -
Les autres passifs financiers
Cependant, les paiements effectués à un tiers (par exemple
une fiducie, parfois appelé “défaisance de fait”) ne relèvent
pas légalement l'emprunteur de son obligation, sauf
 si le créancier dégage le débiteur initial de son obligation
primaire; ou
 lorsqu'il y a un échange d'instruments d’emprunt dont les
termes sont substantiellement différents.
2. Modification des clauses
La question de savoir s'il est approprié de décomptabiliser
une dette financière se pose souvent lorsque les clauses d'une
dette sont renégociées, par exemple à la suite de difficultés
financières du débiteur.

- 314 -
Les autres passifs financiers
Lorsqu'une dette est restructurée ou refinancée et que les
clauses ont été modifiées de façon substantielle, l'opération
est comptabilisée comme l’extinction de la dette initiale, avec
un effet résultat.
La nouvelle dette est comptabilisée à la juste valeur.
Les nouvelles clauses sont considérées substantiellement
différentes lorsque la valeur actualisée nette des flux de
trésorerie selon les nouvelles clauses présente, en utilisant le
taux d’intérêt effectif global initial (c’est-à-dire, celui de la
dette initiale) une différence d'au moins 10 % par rapport à la
valeur actualisée des flux de trésorerie restants du passif
financier initial.

- 315 -
Les autres passifs financiers
Une modification des clauses d'un emprunt peut créer des
dérivés incorporés, tels que des options de règlement
anticipé, qui aboutiront à une perte significative pour le
prêteur si elles sont exercées. Chaque dérivé incorporé
nécessite un examen individuel afin de déterminer s'il doit
être comptabilisé séparément ou non.
3. Les restructurations de dette préoccupantes
Les IFRS ne traitent pas des règles à appliquer aux
restructurations de dettes préoccupantes. Les règles
précitées concernant les modifications des conditions
d'emprunt s'appliquent donc, que le débiteur ait ou non
des difficultés financières.

- 316 -
Les autres passifs financiers

un échange entre un emprunteur et un


prêteur existant d’instrument financiers dont
les termes sont substantiellement différentes
doit être traité comme une extinction d’un
passif financier initial et la comptabilisation
d’un nouveau engagement.

- 317 -
Les autres passifs financiers

4. Le rachat d’obligation
Ce rachat s’analysent comme un remboursement de dette,
lors du rachat ,la dette est réduite en conséquence et une
plus ou moins value est constatés en résultat.
Si les titres sont revendues ultérieurement l’opération
s’analysent comme s’il s’agit de l’émission d’un nouvelle
dette.
Si une entité rachète une partie d’un passif financier elle
doit ventiler la valeur comptable antérieur d’un passif
financier entre la partie qui continue d’être comptabilisé et
la partie éxtincte en fonction des justes valeur relatives de
ces parties à la date du rachat.

- 318 -
Les autres passifs financiers
4. Traitement comptable de la décomptabilisation
La différence entre le montant payé lors du règlement, y
compris les actifs transférés autres que de la trésorerie et
les passifs assumés sans contrepartie, et la valeur
comptable de la dette doit être comptabilisée en tant que
perte ou profit en résultat.
En cas de remise de dette, le traitement comptable doit
s'effectuer en fonction d'une analyse de la nature de la
transaction. Si la remise de dette est le fait d'un actionnaire,
il est probable que ce dernier agit en qualité d'actionnaire.
Il faut alors traiter l'opération comme une transaction sur
capitaux propres. Le solde de la dette doit être reclassé
dans les capitaux propres sans comptabilisation de gain ou
perte.
- 319 -
Les autres passifs financiers
Dans les cas où il est clair que l'actionnaire agit en tant que
créancier, et dans les mêmes conditions que le ferait un
prêteur non lié, les pertes ou profits au titre de l'opération
doivent être comptabilisés en résultat (des informations
doivent être fournies sur les parties liées. Les remises de dette
par les pouvoirs publics doivent être traitées comptablement
comme des subventions publiques, sauf si les pouvoirs
publics sont également actionnaires et agissent en cette
qualité.
Les IFRS ne précisent pas la présentation en résultat des
pertes et gains au titre d'une extinction de dette. Nous
préconisons la comptabilisation des pertes ou gains en
charges ou produits financiers.

- 320 -
La comptabilité de couverture

- 321 -
La comptabilité de couverture
I. Critères de la comptabilité de couverture
Les conditions énoncées ci-après doivent toutes être
respectées pour qu'une comptabilité de couverture puisse
être appliquée.
 Dès la mise en place de la couverture, une
documentation formelle doit être établie permettant
d'identifier :
 l'instrument de couverture, l'instrument couvert et le
risque à couvrir ;
 l'objectif de gestion des risques et la stratégie de
couverture retenue ; et

- 322 -
La comptabilité de couverture
 les modalités d'évaluation de l'efficacité, en
spécifiant les approches qui seront utilisées pour
tester tant l'efficacité prospective que l'efficacité
rétrospective.
L'efficacité de la couverture peut être mesurée de
manière fiable. Cela impose que la juste valeur de
l'instrument de couverture et la juste valeur (ou les
flux de trésorerie) de l'élément couvert se rapportant
au risque objet d'une couverture soient mesurables.

- 323 -
La comptabilité de couverture
 La couverture doit être hautement efficace.
La couverture doit être appréciée et son caractère
hautement efficace doit être testé sur une base
continue tout au long de la relation de couverture.
Une couverture est considérée hautement efficace
lorsque la compensation effective entre les
variations de juste valeur ou de flux de trésorerie de
l'instrument de couverture et les variations de juste
valeur ou de flux de trésorerie de l'élément couvert
est comprise entre 80 % et 125 %.

- 324 -
La comptabilité de couverture
1. Désignation de l’élément couvert
Étant donné que seuls des éléments clairement
identifiés et formellement documentés peuvent
être qualifiés d'éléments couverts, il est impossible,
en IFRS, de désigner une position nette comme
élément couvert.

Néanmoins, une portion des actifs ou passifs


composant la position nette peut être désignée
comme élément couvert dans le cas d’une relation
de macro couverture.
- 325 -
La comptabilité de couverture
2. Risques couverts qualifiés
Le risque couvert doit être un risque susceptible
d'affecter le résultat.
a. Composantes du risque
Un actif financier ou un passif financier peut être
couvert contre toute exposition à un ou plusieurs
de ses risques individuels qui sont mesurables, y
compris le risque de marché, le risque de taux , le
risque de change ou le risque de crédit.

- 326 -
La comptabilité de couverture
b. Expositions au risque de change
La comptabilité de couverture s’applique normalement
lorsqu’une exposition à un risque de change est convertie
dans la monnaie fonctionnelle de l’entité qui est exposée au
risque de change.
On ne peut utiliser la comptabilité de couverture pour des
couvertures impliquant la conversion d'une exposition au
risque de change d'une monnaie en celle du risque de change
d'une autre monnaie, sauf si l'entité a pris des positions de
change inverses dans la seconde devise ou si la seconde
devise est étroitement corrélée à la monnaie fonctionnelle de
l'entité.
- 327 -
La comptabilité de couverture
Par exemple, la monnaie fonctionnelle de S est le rand sud-
africain. S a émis une obligation libellée en yen japonais et a
une créance en dollars US ; les deux instruments ont un
montant notionnel équivalent et la même échéance.
Afin de couvrir ces deux risques de change (dollar et yen), S
conclut une opération de change à terme lui permettant de
convertir son montant de yens en dollars US. La relation
entre l'obligation (l'élément couvert) et le yen japonais versus
le dollar US (l'instrument de couverture) satisfait les
conditions requises

- 328 -
La comptabilité de couverture
La documentation de couverture doit identifier les positions
de change lors de la désignation du risque couvert.
L'efficacité de la couverture doit être appréciée et évaluée par
référence aux deux positions de change
Cependant, au cas où S aurait seulement émis l'obligation et
n'aurait pas disposé d'une créance en dollars US, le contrat à
terme ne qualifierait pas pour une comptabilité de
couverture, car il ne ferait que passer d’une exposition au
risque de change liée à une devise, à une autre exposition liée
à une devise différente.

- 329 -
La comptabilité de couverture
3. Instruments de couverture qualifiés
tous les dérivés (y compris les dérivés incorporés
séparables) peuvent être qualifiés d'instrument de
couverture sous réserve des limitations suivantes :
 les options vendues ne peuvent être désignées comme
instrument de couverture que pour des options achetées et
ce parce que la perte potentielle sur une option vendue
peut être sensiblement supérieur au gain potentiel de
valeur d’un élément couvert lié en d’autre terme une
option vendue ne peut pas être efficace pour réduire le
risque d’un élément couvert lié ;

- 330 -
La comptabilité de couverture
Toutefois un actif financier non dérivé ou un
passif financier non dérivé ne peuvent être
désignés comme instrument de couverture
qu’au titre du risque de change ainsi un
placement détenu à l’échéance et
comptabilisé au coût amorti peut être comme
un instrument de couverture contre les
risques de change.
- 331 -
La comptabilité de couverture
Des instruments de couverture peuvent être utilisés
dans les cas suivants :
 Désignation d'un dérivé comme instrument de
couverture postérieurement à sa comptabilisation
initiale.
Désignation d'une proportion du montant notionnel
d'un dérivé ou d'une proportion d'un élément
monétaire (pour les couvertures du risque de
change) comme instruments de couverture.
- 332 -
La comptabilité de couverture
Par exemple,
une entité peut désigner 60 % du montant notionnel (1 000)
d'un contrat d'échange à terme, comme instrument de
couverture d'un prêt libellé en devise. Par conséquent,
l'instrument de couverture aura une valeur de 600. Les pertes
et profits sur la portion de l'élément monétaire ou sur le
dérivé qui n'est pas désigné comme instrument de couverture
sont immédiatement comptabilisés en résultat.
 Désignation de deux dérivés ou plus considérés ensemble
comme instruments de couverture, à condition toutefois
qu'aucun de ces dérivés ne soit une option vendue .

- 333 -
La comptabilité de couverture
 Désignation de deux dérivés ou plus, ou d’une combinaison
de dérivés et d’instruments non dérivés, mais uniquement
dans le cas de la couverture d'un risque de change.
 Désignation d'un dérivé unique (par exemple un swap de
devises) comme instrument de couverture de plusieurs types
de risques, sous réserve que les risques puissent être
clairement identifiés, qu’il soit possible de mesurer l’efficacité
de chacun des risques et de s'assurer que l'instrument de
couverture et les différentes positions de risque sont
spécifiquement désignés.

- 334 -
La comptabilité de couverture
Renouvellement d'un instrument de couverture
arrivé à son échéance, si ce renouvellement a été
prévu et a fait l'objet d'une documentation au début
de la relation de couverture.

- 335 -
La comptabilité de couverture
Couvertures de change
Dans les opérations de couverture de change, l'instrument
de couverture peut être un prêt ou une créance, un
instrument détenu jusqu'à l'échéance, un passif ou un solde
de trésorerie. Cependant, un engagement ferme en devise
ou une transaction future en devise ne peut être qualifié(e)
d'instrument de couverture.

- 336 -
La comptabilité de couverture
Par exemple, J utilise le yen japonais comme monnaie
fonctionnelle et a contracté un emprunt à taux fixe en dollars
US. L'emprunt peut être désigné comme couverture du
risque de change d'un investissement en dollars US dans un
titre d'emprunt ou d'un engagement de vente en dollars US.
Cependant, l'emprunt en dollars US ne peut pas être désigné
comme couverture à la fois du risque de taux et du risque de
change du titre d'emprunt à taux fixe en dollars US ni
comme couverture de l'intégralité du risque de variation de
juste valeur d'un engagement de vente en dollars US.

- 337 -
La comptabilité de couverture
Cette interdiction s'explique par le fait qu'un instrument non
dérivé ne peut être un instrument de couverture que dans
une relation de couverture de change.

- 338 -
La comptabilité de couverture
4. Éléments couverts qualifiés
L’élément couvert peut être (a) un actif ou passif unique
déjà comptabilisé au bilan, un engagement ferme non
comptabilisé, une transaction prévue hautement probable
ou un investissement net dans une activité à l’étranger, (b)
un groupe d’actifs ou de passifs déjà comptabilisés,
d’engagements fermes non comptabilisés au bilan, de
transactions hautement probables ou d’investissements
nets dans des activités à l’étranger présentant des
caractéristiques de risque similaires, ou (c) dans le cas
d’une couverture du seul risque de taux d’intérêt d’un
portefeuille, une part du portefeuille d’actifs financiers ou
de passifs financiers soumis au risque couvert.

- 339 -
La comptabilité de couverture
Les principales exceptions sont :
 Les instruments financiers détenus jusqu’à leur échéance ne
peuvent jamais constituer des éléments couverts dans une
couverture du risque de taux ou de remboursement anticipé,
car le fait de qualifier un placement en tant que détenue
jusqu’à l'échéance suppose une intention de le conserver
jusqu’à son échéance, quelles que soient les variations de
juste valeur ou de flux de trésorerie attribuables aux
variations des taux d’intérêt. Voilà un facteur important à
prendre en compte lorsqu'il est envisagé de classer un
instrument en tant que placement détenu jusqu'à l'échéance

- 340 -
La comptabilité de couverture
 Les dérivés ne peuvent pas être qualifiés d'instruments
couverts, excepté dans le cas d'options vendues qui peuvent
être couvertes par des options achetées.

Aucune règle n'est imposée concernant le choix du moment


de la désignation ou de la déqualification d'un instrument
couvert. Il est donc possible de désigner un élément comme
étant couvert après sa comptabilisation initiale. Un élément
peut également être désigné comme étant couvert pour une
partie seulement de sa durée de vie.

- 341 -
La comptabilité de couverture
5. Conditions d'efficacité
Si une couverture n’est pas parfaite, les gains et pertes sur
l'instrument de couverture sont différents des gains et
pertes sur l'instrument couvert. Cette différence est
appelée inefficacité de la couverture.

Pour satisfaire aux conditions requises pour une


comptabilité de couverture, une couverture doit être
hautement efficace de manière prospective, d'une part,
et rétrospective.

- 342 -
La comptabilité de couverture
D’autre part, une couverture est considérée comme
hautement efficace si et seulement si les conditions
énumérées ci-après sont réunies :
 Au début de la couverture et au cours des périodes
ultérieures (test de l'efficacité prospective), la couverture est
supposée être hautement efficace pour compenser les
variations de juste valeur ou des flux de trésorerie
attribuables au risque couvert pendant la période pour
laquelle la couverture est désignée. Nous nous attendons à ce
que “hautement efficace”, signifie situé entre 80 et 125 %,
comme en ce qui concerne le test rétrospectif ;
 les résultats réels de la couverture (test d'efficacité
rétrospective), se situent dans la fourchette 80 % - 125 %.
- 343 -
La comptabilité de couverture
Même lorsque la relation de couverture répond aux
conditions requises en matière d'efficacité (c'est- à dire que
l'efficacité réelle se situe dans la fourchette de corrélation
80 % - 125 %), il n'y a souvent pas compensation parfaite
entre les gains et les pertes sur l'instrument de couverture
et les gains et les pertes sur l'élément couvert.
L'inefficacité réelle doit être immédiatement
comptabilisée en résultat, même lorsqu'elle se situe
dans l’intervalle 80 % - 125 %.

- 344 -
La comptabilité de couverture
Lorsqu'une couverture cesse d'être efficace, la comptabilité
de couverture cesse d'être appliquée, de manière prospective,
à compter de la dernière date à laquelle l'efficacité de la
couverture était démontrée.

- 345 -
La comptabilité de couverture
Dans le cas d’une couverture de juste valeur, on
peut utiliser directement la variation de la valeur de
l’élément de couverture afin de calculer la nouvelle
valeur de l’élément couvert.
Dans le cas d’une couverture de flux de trésorerie la
variation totale de la valeur de l’élément de
couverture est enregistrée dans le cumul des autres
éléments du résultat étendu.,

- 346 -
La comptabilité de couverture
Lorsqu’une relation de couverture ne satisfait plus
aux conditions permettant conclure à l’absence
d’inefficacité, il n’est pas nécessaire de cesser
l’utilisation de la comptabilité de couverture si la
relation demeure efficace. Il peut toutefois y avoir
lieu de s’interroger au sujet du modèle utilisé pour
l’appréciation de l’efficacité.

- 347 -
La comptabilité de couverture
II. Couvertures de juste valeur
1. Définition
Une couverture de juste valeur a pour objectif de
couvrir le risque de variations de juste valeur
d'un actif ou d’un passif comptabilisé, d'un
engagement ferme non comptabilisé ou d'une
portion identifiée d'actif, de passif ou
d'engagement ferme.

- 348 -
La comptabilité de couverture
Exemples de couvertures de juste valeur :
o la couverture d'un risque de taux associé à un actif ou à un
passif portant intérêt (par exemple ; la conversion d'un
instrument à taux fixe en un instrument à taux variable en
utilisant un swap de taux d'intérêts) ; et
o la couverture d'un engagement ferme d'acheter un actif ou
d’encourir un passif. La couverture du risque de change d’un
engagement ferme peut être comptabilisée comme une
couverture de juste valeur ou comme une couverture de flux
de trésorerie.

- 349 -
La comptabilité de couverture
En règle générale, il est plus apprécié de comptabiliser les
couvertures d'engagements fermes en monnaies étrangères
comme des couvertures de flux de trésorerie plutôt que des
couvertures de juste valeur.
En effet, si l'on applique la comptabilité de couverture de
juste valeur et si la couverture est en place avant que
l'engagement ferme ne soit contracté, la couverture doit être
comptabilisée comme une couverture de flux de trésorerie
(voir ci-dessous “Couvertures de flux de trésorerie”) jusqu'à
ce qu'il y ait un engagement ferme, après quoi elle peut être
comptabilisée comme couverture de juste valeur.

- 350 -
La comptabilité de couverture
 Exemple : Couverture de juste valeur
Une banque achète en année N 10 000 obligations à taux fixe d’un nominal de
100 dinars. Pour se protéger contres une éventuelle augmentation des taux
d’intérêt et donc d’une baisse de la valeur des ses obligations, elle décide de se
couvrir en vendant à terme des obligations de même type. Elle vend donc 10
contrats à terme d’un nominal de 100 000 dinars par contrat.

En année N+1, les taux en effectivement augmenté et la valeur des obligations


a diminué. De la même manière celle des contrats à terme a baissé, donc la
position vendeuse a pris de la valeur.

- 351 -
La comptabilité de couverture
 Exemple : Couverture de juste valeur
Le tableau suivant synthétise la situation :
Sens Nombres Nominal Total Valeur en N
d’obligations
Obligation A 10 000 100 1 000 000 100
Contrat à terme V 10 100 000 1 000 000 100

Sens Valeur en N Valeur en Différence Résultat


(%) N+1 (%)
Obligation A 100,000% 97,00% -3,00% -30 000
Contrat à terme V 100,000% 102,50% 2,50% 25 000
La perte sur l’élément couvert et le gain sur le contrat à terme sont tous deux
enregistrés en résultat. La part inefficace de 5 000 dinars apparaît donc également en
résultat.
- 352 -
La comptabilité de couverture
2. Comptabilisation
L'instrument de couverture est évalué à la juste valeur et les
variations de juste valeur sont comptabilisées en résultat.
L’élément couvert est réévalué à la juste valeur pour ce qui
concerne le risque couvert (même si l'élément couvert est
normalement évalué au coût, comme dans le cas d'un
emprunt à taux fixe). Toute variation de la valeur comptable
de l'élément couvert imputable au risque couvert qui en
découle, est comptabilisée en résultat (même si ces
variations sont normalement comptabilisées directement en
capitaux propres, comme dans le cas d'un actif financier
disponible à la vente).
- 353 -
La comptabilité de couverture
Pour la couverture de juste valeur de l'exposition au risque de
taux d'intérêt d'une partie d'un portefeuille d'actifs ou de
passifs financiers, la perte ou le gain attribuable à l'élément
couvert peut être présenté(e)comme un poste distinct au sein
des actifs ou des passifs selon que l’élément couvert
comprend un actif ou un passif pour la période en cause de
révision des prix.
Pour la couverture d'un engagement ferme, la comptabilité
de couverture de juste valeur conduit à comptabiliser la
variation de juste valeur de l'engagement ferme en tant
qu’actif ou que passif pendant la période de la relation de
couverture. Lors de la comptabilisation de la transaction
couverte, la valeur initialement inscrite au bilan au titre de la
juste valeur de l'engagement est transférée de manière à
ajuster l'évaluation initiale de la transaction sous-jacente.
- 354 -
La comptabilité de couverture
L'ajustement de la valeur comptable de l'élément couvert
dans le cadre d'une couverture de juste valeur conduit
souvent à ne pas évaluer l'élément à son coût ni à sa juste
valeur, mais en mixant les deux approches. En effet,
l’ajustement :
 n’est fait qu’au titre des variations attribuables au risque
couvert, et non à tous les risques ;
 ne survient que pendant la période durant laquelle la
comptabilité de couverture s’applique; et
 est limité à la proportion de l'élément qui est couvert.

- 355 -
La comptabilité de couverture
Par exemple, Z contracte un emprunt à taux fixe évalué au
coût amorti. Z conclut ensuite un swap de couverture payeur
taux fixe/ receveur taux variable afin de couvrir la moitié de
son exposition au risque du taux pris comme référence.
Le swap répond aux conditions requises pour une
comptabilité de couverture. La moitié de la dette (c'est-à-dire
la proportion couverte) est réévaluée de manière à refléter les
variations de juste valeur dues au variations des taux d'intérêt
de référence depuis l'origine de la relation de couverture
(c'est-à-dire à compter de la date à laquelle le swap est
conclu).

- 356 -
La comptabilité de couverture
Par contre, la dette n’est pas réévaluée au titre des
changements de juste valeur attribuables aux variations du
risque de crédit.
Ce type de l’ajustement partiel de la juste valeur nécessite que
les différents facteurs de risque concernant l’élément couvert
soient identifiables, séparables et mesurables.

Même dans le cas d'une couverture sur-efficace, la règle qui


impose de comptabiliser toutes les variations de juste valeur
de l'instrument de couverture en résultat ne souffre pas
d'exception.

- 357 -
La comptabilité de couverture
De même, les ajustements sur la juste valeur intégrale doivent
être effectués de manière à refléter les variations attribuables
au risque couvert de l'élément couvert, même lorsque la
couverture s'avère sous efficace.

Par conséquent, toute inefficacité est automatiquement


portée dans le compte de résultat du fait du traitement
comptable, contrairement à une couverture de flux de
trésorerie, pour laquelle les ajustements doivent être calculés
et comptabilisés (voir ci-dessous).

- 358 -
La comptabilité de couverture
Exemple 1:
La société envisage d’investir pour une année dans un
portefeuille obligataire à taux fixe ,elle craint cependant une
hausse de taux d’intérêt qui entraînerait une diminution de la
valeur du portefeuille ,pour ce prémunir contre ce risque elle
va vendre des contrat à terme
Le 15 juin la société décide d’investir 1 million en obligations
gamma au taux fixe de 5%
À la même date la société vend à terme des dinars pour ce
couvrir contre les conséquences d’une hausse du taux
d’intérêt 10 contrat de 100000 échéance décembre N+1au
cours de 1.0386.Elle paie le dépôts d’une garantie soit 15000

- 359 -
La comptabilité de couverture
Au 31 décembre le dinar notionnel vaut 1.016 alors
que l’obligation vaut 196
Le 15juin N+1la société vend 5000 obligations
gamma au cours 191, intérêts non compris. le
contrat à terme est dénouée à 0.9938 et la société
récupère le dépôts

- 360 -
La comptabilité de couverture
Le 15 juin la société comptabilise les obligations
15/06

302 actif disponible à la vente 1000000

131NOSTRI 1000000
15/06
1417 créances rattachés à des prêts interb 15000
131NOSTRI 15000

- 361 -
La comptabilité de couverture
On comptabilise pour mémoire l’acquisition de l’instrument
15/06

30208 contrat à terme couverture pm


actif disponible à la vente
131NOSTRI pm

Le fonctionnement du marché impose d’ajuster


quotidiennement leur position prise en fonction de l’évolution
des cours ainsi le 16 juin le cours est monté à 103.88 ce qui
implique 10*100000*(103.88-103.86)=200

- 362 -
La comptabilité de couverture
Le 15 juin la société comptabilise les obligations
15/06

384 compte d’attente à régulariser 1000000

131NOSTRI 1000000

Au 31/12 le compte d’attente dégagerai un solde créditeur


10*100000*(1.0386-1.016)=22600

- 363 -
La comptabilité de couverture
on constatera le profit dégagé sur l’instrument dérivé de la
manière suivante
31/12

30208 contrat à terme couverture 22600


actif disponible à la vente
706 produits sur opération HB 22600
31/12
65302 dotation provision 20000
actif disponible à la vente
3029 provision actif disponible 20000

- 364 -
La comptabilité de couverture
Il est à noter que si les mouvements avaient eu lieu dans le sens
inverse (les titres s’étaient appréciés et la couverture s’étaient
déprécies, on aurai les traitements suivants:
31/12
6062 charge sur couvert 20000
actif disponible à la vente
30208 couverture juste valeur 20000
31/12

302 actif disponible à la vente 20000


5602 ajustement capitaux propres 20000

- 365 -
La comptabilité de couverture
Exemple 2 :
Le 15 novembre de l’année N un investisseur acquiert une
obligation à taux fixe 100,elle est qualifié d’actif disponible à
la vente, le 31 décembre suivant en fin d’exercice l’obligation
cote 102.1, le 10 octobre N+1 craignant une hausse de taux
d’intérêt l’investisseur vend un contrat à terme de taux
d’intérêt dont le nominal est égal à la valeur de l’obligation ce
jour là le contrat arrive à échéance fin mars N+2 il cote 102.3
. À la fin de l’exercice N+1 le contrat cote 101.8 l’obligation
cote 101.7.à l’échéance de la couverture, fin mars N+2 le
contrat et l’obligation cotent 101.5 l’investisseur revend
l’obligation.
- 366 -
La comptabilité de couverture
Écritures comptables:
15/11
302actif disponible à la vente 100
131 NOSTRI 100

31/12
302actif disponible à la vente 2.1
5602 ajustement de juste valeur 2.1
d’actif disponibles à la vente

- 367 -
La comptabilité de couverture

Écritures comptables:
31/12/N+1
62202 moins value / actifs 0.1
disponible à la vente
31* dérivés de couverture 0.5
302actif disponible à la vente 0.4
5602ajustement de juste valeur 0.2
d’actif disponibles à la vente

*Ce compte est crée par nos soins pour considérer les dérivés comme
étant des actifs financiers
- 368 -
La comptabilité de couverture

31/03/N+2
5602ajustement de juste valeur 2.3
d’actif disponibles à la vente
131 NOSTRI 102.3
31* dérives de couverture 0.5
302actif disponible à la vente 101.7
72202plus value sur cession 2.4
de titres disponibles à la vente

- 369 -
La comptabilité de couverture
III. Couvertures de flux de trésorerie
1. Définition
Une couverture de flux de trésorerie est une
couverture de l’exposition à la variabilité de flux
de trésorerie liée à un risque particulier associé
soit à un actif ou à un passif comptabilisé au
bilan, soit à une transaction future hautement
probable et qui pourrait affecter le résultat.

- 370 -
La comptabilité de couverture
Exemples de couvertures de flux de trésorerie :

o couvertures d'instruments portant intérêt à taux variable


o couvertures d'instruments portant intérêt à taux variable en
utilisant un plafond (cap) ou un tunnel (collar) de taux
d'intérêt ;
o couvertures du risque de change de loyers futurs de contrats
de location simple libellés en monnaie étrangère ;
o couvertures de transactions futures hautement probables.

- 371 -
La comptabilité de couverture
2. Comptabilisation
L'instrument de couverture est évalué à la juste valeur. La
partie efficace des variations de juste valeur de
l'instrument de couverture est directement comptabilisée
dans une composante distincte des capitaux propres,
généralement appelée “réserve de couverture”.
Si l'instrument de couverture est un non-dérivé (ce qui
n’est permis que pour les couvertures du risque de
change), les gains et pertes de change sur l'instrument de
couverture (prêt, solde de trésorerie ou emprunt) sont
directement comptabilisés en capitaux propres.

- 372 -
La comptabilité de couverture
Les gains ou les pertes sur l'instrument de couverture
comptabilisés directement en capitaux propres sont
transférés en résultat lorsque la transaction future affecte le
résultat. Il en résulte sur le plan pratique les conséquences
suivantes :
 Lorsque le dénouement de la transaction future donne lieu à
comptabilisation d'un actif non financier ou d'un passif non
financier, l'entité a le choix:Elle peut soit inclure le montant
cumulé comptabilisé en capitaux propres dans le coût initial
ou dans toute autre valeur comptable de l'actif ou du passif
(l’ajustement de base), soit maintenir ledit montant en
capitaux propres et le transférer en résultat au rythme de
l'impact de l'actif ou du passif sur le résultat (c'est-à-dire lors
de la vente de l'actif ou au rythme de son amortissement).

- 373 -
La comptabilité de couverture
Les mêmes dispositions s'appliquent, dans le
cas de transactions futures, à tout actif ou
passif non financier devenu un engagement
ferme qui fait l’objet d'une comptabilité de
couverture à la juste valeur. La méthode
choisie doit être appliquée de manière
cohérente et permanente à l'ensemble des
couvertures de flux de trésorerie.
- 374 -
La comptabilité de couverture
 Lorsque le dénouement de la transaction future donne lieu à
l’acquisition d’un instrument financier, le montant différé en
capitaux propres est maintenu en capitaux propres et il est
comptabilisé dans les périodes au cours desquelles
l'instrument financier impacte le résultat (c'est-à-dire au
rythme de ses amortissements, de ses dépréciations ou à sa
vente).

 Si la transaction couverte est comptabilisée en résultat, le


montant accumulé en capitaux propres est comptabilisé en
résultat au même moment que la transaction sous-jacente.

- 375 -
La comptabilité de couverture
Exemple 1:
la société a contracté le 1 juillet sur 5 ans un emprunt de
2000000 à taux variable TMM+1.25% auprès d’une autre
banque ,anticipant une hausse de ce taux elle décide de
transformer cet emprunt en emprunt à taux fixe elle conclue
avec une autre banque B un swap de taux d’intérêt dans
laquelle elle paie chaque année la contrepartie des intérêts à
taux fixe de 6%
Au 31/12 le tmm est de 5% l’instrument de trésorerie est
estimé à la valeur actuelle au taux de 5% ,

- 376 -
La comptabilité de couverture
des différentiels d’intérêt espérés sur le swap soit
2000000*0.25% (différence entre le taux variable et le taux
fixe ) = 5000 par an ce qui donne:
-5 0.5
5000*((1-1.05 ) / 0.05)*1.05 =22182
Par contre la variation cumulé des flux futurs de trésorerie
attendues est évalués au taux de 5.25% soit 6.5% -1.25 ce
qui donne: -5 0.5
5000*((1-1.0525 ) /0.0525)*1.0525 =22056
Au 31/12 l’instrument de couverture sera évalué à 22182,la
partie efficace de la couverture sera estimé à 22056 et la
différence soit 126 portée au profit dans le compte de
résultat.

- 377 -
La comptabilité de couverture

31/12

51202 swap de taux d’intérêt 22182


559 autres écart sur 22056
évaluation (partie efficace )
706 autres produits 126

- 378 -
La comptabilité de couverture
Exemple 2 : Couverture de flux de trésorerie
• Le 1er janvier 2004, une banque contracte un emprunt de 1 000 000 dinars sur
dix ans à taux variable LIBOR+2%.Craignant une hausse des taux,
l’établissement décide de swapper ce taux variable contre un taux fixe de 7%.
• Au 31 décembre 2004, le LIBOR passe à 6% et le swap génère un flux de
10 000 dinars équivalent au différentiel d’intérêt taux variable.
31/12/04 Nominal LIBOR Partie fixe Intérêts Montant
d’intérêt
Emprunt à
1 000 000 6% 2% 8% 80 000
taux variable

Swap (flux reçu) 1 000 000 6% 2% 8% 80 000


Swap (flux payé) 1 000 000 -7% -7% -70 000
Flux généré par le swap 10 000
- 379 -
La comptabilité de couverture
Exemple 2 : Couverture de flux de trésorerie
• La valeur actuelle du swap est calculée sur la base du différentiel d’intérêt qu’il
est susceptible de générer sur une période de neuf ans (la maturité résiduelle
sur dix ans).
• Actualisé du marché LIBOR soit 6%, sa valeur actuelle est égale à –68 017
euros.
• On considère que la couverture effectuée par le swap est efficace à 100%, ce
qui est possible si ce swap possède exactement les mêmes caractéristiques que
la créance. Dés lors, les écritures à passer sont les suivantes :

- 380 -
La comptabilité de couverture
 Exemple 2 : Couverture de flux de trésorerie

- 381 -
La comptabilité de couverture
 Exemple 2 : Couverture de flux de trésorerie
• Si le swap n’avait pas été parfaitement efficace, la partie inefficace serait à
comptabiliser en résultat.
• Couverture d’un investissement net dans une entité étrangère
• Ce type de couverture s’applique aux couvertures contre les risques de change
liés à la détention d’une entité à l’étranger. L’objet de la protection concerne
les capitaux propres de l’entité à l’étranger comme l’actif net, les dividendes
versés par l’entité, le montant investi…

- 382 -
La comptabilité de couverture
IV. Couvertures d'investissement net à l’étranger
Tous les critères de couverture, y compris les
critères d’efficacité, s’appliquent également à une
couverture d’investissement net.
1. Définition
La couverture d'un investissement net est une
couverture contre le risque de change d'un
investissement net réalisé dans une activité à
l'étranger en ayant recours à un dérivé ou à un
élément monétaire.

- 383 -
La comptabilité de couverture
Le risque couvert est le risque de change sur la valeur
comptable des actifs nets d'une activité à l'étranger dans les
états financiers d'un groupe. Par conséquent la comptabilité
de couverture d'un investissement net ne peut concerner que
les états financiers consolidés.
Ainsi, le risque couvert ne peut pas être désigné comme étant
la juste valeur des actions sous-jacentes (ou comme étant le
risque de change de la juste valeur des actions), du fait que la
consolidation a pour effet de comptabiliser en résultat le
résultat de la filiale plutôt que les variations de juste valeur de
l'investissement.

- 384 -
La comptabilité de couverture
Il en est de même pour un investissement net dans une
entreprise associée, puisque la méthode de mise en
équivalence comptabilise en résultat la quote-part de
l'investisseur dans le résultat de l'entreprise associée.

De même les bénéfices ou flux de trésorerie futurs d'une


activité à l'étranger ne peuvent être désignés comme étant
des éléments couverts, dès lors que ces bénéfices ou flux de
trésorerie seront inclus dans les états financiers consolidés et
n'exposent pas le groupe à un risque de change
supplémentaire.

- 385 -
La comptabilité de couverture
Il est autorisé de couvrir un pourcentage seulement de l’actif
net sous-jacent de l'entité étrangère.

L'efficacité devra être mesurée sur la base du pourcentage


d’actif net couvert. Cependant, si le montant notionnel de
l'instrument de couverture excède la valeur comptable de
l’actif net sous-jacent (par exemple du fait de pertes subies
par l'activité étrangère et qui diminuent la valeur de l’actif
net), les gains et pertes sur la partie excédentaire de
l'instrument de couverture doivent immédiatement être
comptabilisés en résultat.

- 386 -
La comptabilité de couverture
L'instrument de couverture ne doit pas nécessairement être
détenu par l'entité détentrice de l'investissement net, puisque
l'efficacité de la couverture est appréciée au niveau du groupe
consolidé pour les états financiers consolidés.

Le risque de change couvert doit être le risque auquel est


exposé l'investissement net d'une société mère (ou de toute
autre entité du groupe). Il porte sur la différence (de change)
susceptible de se produire entre la monnaie fonctionnelle de
l'activité à l'étranger et la monnaie fonctionnelle de
l'investisseur.

- 387 -
La comptabilité de couverture
2. Comptabilisation
L'instrument de couverture est évalué à la juste
valeur. La partie efficace des profits et pertes sur
l'instrument de couverture est comptabilisée
directement en capitaux propres (dans la réserve
de conversion des monnaies étrangères. Toute
partie inefficace est immédiatement comptabilisée
en résultat.

- 388 -
La comptabilité de couverture
Si l'instrument de couverture est un dérivé, l'efficacité de la
couverture s'accroît en règle générale si la valeur temps est
exclue de l’évaluation de l'efficacité de la couverture. La
variation de valeur de l’actif net de l'activité étrangère
représente toujours les variations des taux au comptant
(“spot rates”) ; en conséquence, la prise en compte de la
valeur temps est source d'inefficacité. De ce fait, toutes les
variations de la valeur temps du dérivé doivent être
immédiatement comptabilisées en résultat, qu'elles soient ou
non prises en compte dans l’évaluation de l’efficacité. Voir
plus haut “Valeur temps et élément intérêt”.

- 389 -
La comptabilité de couverture
Lors de la cession de l'investissement net, le
montant accumulé dans la réserve de conversion des
monnaies étrangères comptabilisée en capitaux
propres est rapporté en résultat et ajuste le résultat
de cession.
Par conséquent, l'entité doit suivre le montant
comptabilisé directement en capitaux propres de
manière séparée pour chaque activité à l'étranger
afin d'identifier les montants devant être repris en
résultat lors de la cession de l'activité à l'étranger.

- 390 -
La comptabilité de couverture
Exemple
Une société a pris dans le capital dans le capital d’une société
américaine au capital de 15 millions une participation de 56%
pour une valeur de 7millions de dinar au taux de change
1d=1.2$
Pour ce couvrir contre une baisse du dollar, elle fait
l’acquisition auprès d’une banque d’une option de vente de
8.4 millions de dollar alors que l’acquisition avait été faite
pour un prix d’exercice de 1= 1.2025 moyennant une prime
de 0.5%
La prime sera donc de
8400000(15*0.56)*0.5%/1.2025 = 34927d

- 391 -
La comptabilité de couverture
Au 31/12, au moment de la consolidation , le cours de dollar
est 1pour 1.24 et la société a comptabilisé sur la situation
nette au 31/12 de la société sigma (qui était de 8000000$)un
écart de conversion négatif une somme de (8000000/1.2) -
(8000000/1.24 ) = 215054
La valeur de cession de l’instrument de trésorerie serait par
exemple de
34927*4.25/5(valeur d’acquisition amortie ) +
(8400000/1.2025) - (8400000/1.24 (écart sur devise )
= 240941
La plus sur l’option de change étant donc de
240941-34927 = 206014

- 392 -
La comptabilité de couverture
Le profit déterminé étant considéré comme efficace
sur 8000000 sera constaté dans les capitaux propres
pour 215054-(34927*4.25/5*8000000/8400000)
pour tenir compte de la quote part de l’instrument
financier considéré comme efficace ) =186780 et
viendra donc en compensation de l’écart de
conversion constaté en consolidation .
L’autre partie qui provient de l’écart sur capitaux
propres sera constaté en compte de résultat pour
206014 – 186780 = 19234

- 393 -
La comptabilité de couverture
On passera les écritures suivantes:
01/04

4169 couverture d’investissements à l’étranger 34927


131 NOSTRI 34927
31/12

4169 couverture d’investissements 206014


5649 écart sur évaluation 186780
768 autres produits 19234

- 394 -
La comptabilité de couverture
V. Arrêt de la comptabilité de couverture
La comptabilité de couverture doit cesser d'être
appliquée, de façon prospective, dès que la transaction
couverte n'est plus hautement probable, que l'instrument
de couverture vient à échéance, est vendu, résilié ou
exercé, que l'élément couvert est vendu, liquidé ou sorti
de toute autre façon ou que la couverture n'est plus
hautement efficace.
A la date de l'arrêt de la comptabilité de couverture, il est
indispensable de déterminer l'efficacité de la couverture
et de rapporter toute inefficacité en résultat.

- 395 -
La comptabilité de couverture
L'instrument de couverture et l’élément couvert sont ensuite
comptabilisés selon les dispositions normales des IFRS. Tous
les dérivés sont alors comptabilisés à la juste valeur et toutes
les variations de juste valeur de ces dérivés sont
comptabilisées en résultat. Les éléments peuvent être
désignés dans une nouvelle relation de couverture, sous
réserve que les conditions requises pour une comptabilité de
couverture soient satisfaites.
A la fin d’une relation de couverture de juste valeur, le
traitement comptable appliqué à l'élément couvert suit à
nouveau les règles normales. Tous les ajustements apportés à
l'élément couvert sont inversés lorsque l'élément est vendu
ou déprécié

- 396 -
La comptabilité de couverture
Cependant, si la valeur comptable de l'élément couvert est
comptabilisée au coût amorti, l'ajustement est amorti par
résultat en ajustant le taux d'intérêt effectif relatif à l'élément
couvert à la date à laquelle l'amortissement commence.
L'amortissement peut commencer dès qu'un ajustement
existe (par exemple alors que la relation de couverture existe
encore) mais doit commencer au plus tard lorsque l'élément
couvert cesse d'être ajusté des variations de sa juste valeur
attribuables au risque couvert. Si, dans le cas de la couverture
de juste valeur au risque de taux d'intérêt d'un portefeuille
d'actifs financiers, l'amortissement fondé sur un taux d'intérêt
effectif n'est pas praticable, l'ajustement doit être amorti
selon le mode linéaire.

- 397 -
La comptabilité de couverture
L’ajustement doit être intégralement amorti à l’échéance de
l’instrument financier ou, dans le cas d’une couverture du
risque de taux d’intérêt d’un portefeuille, à l’expiration de la
période concernée de revalorisation des prix.
Le traitement du montant cumulé des gains et pertes
comptabilisés auparavant en capitaux propres du fait d’une
couverture de flux de trésorerie varie selon que l'on s'attend,
ou non, à ce que la transaction couverte se produise.
 Si l'on ne s'attend plus à ce que la transaction se produise, le
montant antérieurement comptabilisé en capitaux propres est
immédiatement transféré en résultat.

- 398 -
La comptabilité de couverture
 Si l'on s'attend toujours à ce que la transaction
couverte se réalise, le montant différé reste en
capitaux propres jusqu'à la réalisation de la
transaction. Le dénouement est alors comptabilisé
conformément aux dispositions normales relatives à
la couverture de flux de trésorerie (voir ci-dessus
“Couvertures de flux de trésorerie”).
Dans le cas de la couverture d'un investissement net
dans une activité à l'étranger, le montant cumulé
déjà comptabilisé en capitaux propres y est
maintenu jusqu'à la cession de l'investissement.
- 399 -
La comptabilité de couverture
 Autres modifications sur une transaction prévue.
Si l'on ne s'attend plus à ce qu'une transaction future
couverte se réalise dans le délai prévu à l'origine ou
relativement peu de temps après l'expiration de ce délai, la
comptabilité de couverture doit cesser d'être appliquée.

Si le dépassement du délai représente une période


relativement courte, la couverture peut continuer d’être
qualifiée pour une comptabilité de couverture, si les critères
d'efficacité de la couverture continuent à être satisfaits.

- 400 -
La comptabilité de couverture
Si les termes ou la nature de la transaction sous-jacente sont
modifiés de manière significative, la transaction d'origine
cesse d'être considérée comme pouvant se réaliser. Dans ce
cas, la comptabilité de couverture doit être arrêtée.
Parfois, les flux de trésorerie d'une période donnée sont
inférieurs aux prévisions (par exemple si les ventes en devises
d'un mois sont inférieures aux prévisions). L'entité peut
s’attendre à voir cette diminution des flux de trésorerie d'une
période compensée par une augmentation des flux de
trésorerie d'une période ultérieure. Toutefois, les flux de
trésorerie d'une période donnée ont été désignés comme
élément couvert.

- 401 -
La comptabilité de couverture
Il est normal dans un tel cas que la comptabilité de
couverture soit arrêtée de manière prospective à
compter de la date à laquelle l'entité s'attend à ce que
la réalisation des flux de trésorerie couverts soit
reportée.
La comptabilité de couverture ne peut continuer à
être appliquée que si l'entité peut démontrer que les
flux de trésorerie spécifiés ont été reportés à une
date légèrement ultérieure à celle prévue à l'origine
(par exemple du fait de la renégociation d'un contrat
particulier).
- 402 -
La comptabilité de couverture
Si la relation de couverture d'origine est censée se
poursuivre, l'entité doit alors déterminer, par une
nouvelle appréciation de son efficacité, s'il est hautement
probable que les futurs flux de trésorerie attendus se
réalisent et s'il est attendu que la couverture soit
hautement efficace.
VI. Couverture au niveau du groupe
Du fait que les dérivés internes (par exemple les dérivés
émis par la trésorerie centrale d'un groupe) sont éliminés
lors de la consolidation, il n'est pas possible d'appliquer
une comptabilité de couverture dans les états financiers
consolidés, même si, au niveau du groupe, la position
nette globale est couverte de manière externe.

- 403 -
La comptabilité de couverture
De même, du fait que les soldes et transactions intra groupe
sont éliminés lors de la consolidation, ils ne peuvent être
désignés comme étant des éléments couverts. Cependant, les
risques de change sur des éléments monétaires intra groupe
donnent lieu à la comptabilisation de pertes et profits de
change, qui ne sont pas éliminés dans les états financiers
consolidés.
Par conséquent, le risque de change sur des éléments monétaires intra
groupe comptabilisés peut être qualifié d'élément couvert dans
une comptabilité de couverture.

- 404 -
La comptabilité de couverture
En poursuivant le raisonnement, on peut utiliser des
éléments monétaires intra groupe comme instruments de
couverture dans une couverture du risque de change. Cela
tient au fait que les pertes et profits sur les soldes de change
intra groupe donnent lieu à des pertes et profits de change
qui sont comptabilisés dans les états financiers consolidés et
qui ne sont pas éliminés en consolidation. Les transactions
internes peuvent également être présentées dans les
informations sectorielles fournies dans les états financiers
consolidés. Cependant s'agissant de filiales, il faut tester
l’efficacité de la couverture et la documenter formellement au
niveau de la filiale.

- 405 -
La comptabilité de couverture
En matière d'information sectorielle, nous estimons que, si la
couverture est effectuée à un niveau central et s’il n'y a pas de
transaction interne ou d'autres éléments permettant une
affectation raisonnable aux secteurs individuels, il ne serait
pas approprié de présenter une relation de couverture dans
l'information sectorielle.
La comptabilité de couverture peut être appliquée dans des
états financiers consolidés à une couverture externe, même
lorsque l'entité appartenant au groupe consolidé et exposée
au risque couvert n'est pas directement partie à l'instrument
de couverture.

- 406 -
La comptabilité de couverture
Une entité peut utiliser des dérivés internes pour transférer
un risque résultant de ses opérations individuelles au sein du
groupe à la trésorerie centrale. La trésorerie centrale est alors
autorisée à conclure des dérivés avec une contrepartie
externe de manière à compenser les dérivés internes.
Ces dérivés conclus avec des contreparties externes au
groupe peuvent être qualifiés d'instruments de couverture
dans les états financiers consolidés, à condition qu’ils soient
des contrats juridiquement séparés et répondent à des
finalités commerciales valables (par exemple le risque de
réassurance sur une base brute).

- 407 -
La comptabilité de couverture
Cependant, la conclusion d'un dérivé externe avec une
contrepartie sans substance ne valide pas une couverture
interne de la façon indiquée ci-dessus. Par exemple, si une
entité ad hoc est créée pour jouer le rôle de contrepartie pour
valider des couvertures internes, elle peut ne pas être
considérée comme contrepartie externe valable, même
lorsque la consolidation de la société ad hoc n'est pas requise.
Dans le cas d'une couverture de change mise en place au
niveau groupe, il est important que la devise de l'instrument
de couverture soit celle de la transaction couverte.

- 408 -
La comptabilité de couverture
Par exemple, E a l’euro comme monnaie fonctionnelle. F,
filiale de E, a le franc suisse comme monnaie fonctionnelle. F
est exposée à un risque de change sur une transaction future
en dollars US. Si E couvre son risque de change en concluant
avec la trésorerie centrale un contrat de change à terme
francs suisses / dollars US, ce contrat peut faire l'objet d'une
comptabilité de couverture dans les états financiers
consolidés de E.
Cependant, si E conclut un contrat à terme euros / dollars
US, le contrat ne peut pas être qualifié comme instrument de
couverture du fait que la devise du contrat à terme n'est pas
la même que celle de l'exposition sous-jacente que l'entité
souhaite couvrir.

- 409 -
La comptabilité de couverture
VII. Les macro couvertures
1. La macro couverture du risque de taux d’intérêt
Selon l’amendement du 31 mars 2004 le traitement
comptable de la couverture de juste valeur d’un
portefeuille contre le risque de taux d’intérêt comprend six
phases:
1. L’entité identifie les constituants du portefeuille couverts,
celui-ci peut comprendre des actifs et des passifs
financiers, ils peut intégrer les estimations d’éventuels
remboursement anticipés, les instruments détenus à
l’échéance et le dépôts à vue ne peuvent pas être désignés
comme des éléments couverts

- 410 -
La comptabilité de couverture
2. Le portefeuille est découpé en tranches d’échéance, chaque
échéance étant suffisamment brève pour garantir que les
actifs et passifs du portefeuille sont homogène quant au
risque couvert
3. L’entité désigne le montant des actifs ou passifs du
portefeuille qui sont l’objet de la couverture ce montant
s’exprime en pourcentage du total des actifs ou des passifs
excédentaires au sein du portefeuille
4. La composante de risque couverte ,commune à l’ensemble
des constituants du portefeuille, est clairement spécifie
5. Pour chaque tranche d’échéance considérée l’entité désigne
l’instrument ou le portefeuille de couverture

- 411 -
La comptabilité de couverture
6. les variations de valeur des éléments couverts désignés à
l’étape 3 attribuable à la composante de risque couvert
désignées à l’etape4 sont enregistrés à la fois au compte de
résultat et à l’actif et au passif du bilan dans une ligne
spécialement dédié à cet effet

Les tests d’efficacité exigés dans ce cadre sont identiques à


ceux habituellement exigés en matière de couverture: un
test prospectif doit montrer que l’efficacité a été comprise
entre 80% et 125% des variations de flux ou de valeur de
l’instrument couvert

- 412 -
La comptabilité de couverture
Un des principaux problème de ces dispositions qu’il
traduisent mal la réalité économique des opérations de macro
couverture essentiellement parce qu’elle conduisent à
designer un montant comme élément couvert et non pas une
position nette de risque, ce qui a conduit l’IASB a considérer
une nouvelle catégorie de couverture dite couverture de
marge de taux d’intérêt

- 413 -
La comptabilité de couverture
Exemple 1:
Supposons que la banque alpha ait prévu le 1/1N
que ces actifs à 6mois soit de 100 millions et ses
passifs de 80, elle prend un swap de taux sur un sous
jacent de 20 millions .Au 31/12 la juste valeur nette
du solde est 17955000 ( sur un solde réel de 18
millions au 31/12des créances et dettes à 6 mois la
valeur au 31/1 du swap est de 50000 ,

- 414 -
La comptabilité de couverture
Solution:
Pour la perte latente
On dépitera un compte de charge financière de 45000 pour
la perte latente sur l’actif couvert et créditera un compte de
bilan pour le même montant(on ne peut créditer un compte
d’actif existant la couverture ne porte pas sur un actif
déterminé)
Pour la couverture
On créditera un compte de produits financiers de 50000 et
on dépitera le compte instruments de trésorerie swap de taux
d’intérêt
- 415 -
La comptabilité de couverture
Exemple 2:
Le 01/11 La trésorerie de la banque anticipe qu’il
devra emprunter pour 6 mois à compter du 1
février, elle négocie un FRA interbancaire de 1000D
de nominal dont le taux garantie est de 6% le 31 /12
à la clôture un instrument similaire au taux garantie
de 6.5%. le 1 février la banque emprunte 1000 D au
taux de 7.2%

- 416 -
La comptabilité de couverture

Écritures comptables:
01/11
Rien à comptabiliser puisqu’il s’agit d’une couverture
à terme , la banque comptabilise ce montant en hors bilan

31/12
3102 dérivés de couverture 2.5
5612 ajustement de juste valeur 2.5
de dérivés de couverture
- 417 -
La comptabilité de couverture

Écritures comptables:
01/11
131 NOSTRI 6
3102 dérivés de couverture 2.5
5612 ajuste de dérivés de couverture 3.5
31/12
131 NOSTRI 1000
51202 emprunt interbancaire 1000

- 418 -
La comptabilité de couverture
2. Couverture de marge de taux d’intérêt
L’apport de cette couverture est:
 Elle traduirait plus fidèlement la substance des opérations
de macro couverture
 Elle autoriserait ensuite la prise en compte des dépôts à
vue

Plus précisément l’élément couvert serait un portefeuille


d’instrument évalué au coût amorti la couverture visant à
réduire sa marge de taux d’intérêt cette marge
correspondant à l’intérêt net produit par le portefeuille

- 419 -
La comptabilité de couverture
a. Comptabilisation
L’entité comptabilisera alors les éléments couverts à leur
coût amorti et les instruments de couverture à leur juste
valeur.
La comptabilité de couverture de marge de taux
autoriseraient l’entité à accroître ou diminuer de fait le coût
amorti des éléments couverts du montant de la variation
de la juste valeur des instruments de couverture dans une
ligne du bilan spécialement dédié à cet effet le même
montant étant imputé au résultat pour éviter que la
couverture n’accroisse paradoxalement sa volatilité

- 420 -
La comptabilité de couverture
Exemple:
La banque détient un portefeuille d’actifs évalués à
leur coût amorti .leur montant s’élève à 1000D.ils
sont rémunérés au taux de 5%,ces actifs sont
financés par des dépôts à vue rémunérés à taux
variable.
Pour immuniser ses positions contre le risque de
taux d’intérêt la banque a mis en place un swap de
taux d’intérêt de 1000 D l’amenant à recevoir le taux
variable et à verser 3%.
- 421 -
La comptabilité de couverture
Bilan et compte de résultat sans tenir compte des
prescriptions de l’IAS 39:
bilan

Actif au coût amorti 1000 Dépôts à vue 1000

- 422 -
La comptabilité de couverture
Bilan et compte de résultat sans tenir compte des
prescriptions de l’IAS 39:
Compte de résultat

Charge d’intérêt sur 45 Produits d’intérêt 50


dépôts à vue sur actif
Produits de swap 15

- 423 -
La comptabilité de couverture
Bilan et compte de résultat compte tenue des
prescriptions de l’IAS 39:
bilan

Actif au coût amorti 1000 Dépôts à vue 1000


Swap 15

- 424 -
La comptabilité de couverture
Bilan et compte de résultat sans tenir compte des
prescriptions de l’IAS 39:
Compte de résultat

Charge d’intérêt sur 45 Produits d’intérêt 50


dépôts à vue sur actif
Produits de swap 15
Variations de juste 15
valeur de swap

- 425 -
La comptabilité de couverture
Conclusion:
le résultat affiché en comptabilité serait par
ailleurs égal au résultat effective compte tenu
des caractéristiques des actifs et des passifs et
de la couverture mise en place.

- 426 -
La comptabilité de couverture
VI. Transition
Par le passé, différentes méthodes comptables
ont été utilisées pour les relations de couverture.
Dans bien des cas, les profits et pertes sur les
instruments de couverture étaient reportés au
bilan ou figuraient hors bilan jusqu’à ce qu’on
juge approprié de les porter aux résultats.
Souvent, l’inefficacité des couverture n’était pas
reflétée immédiatement dans les résultats. De
telles pratiques ne sont plus permises.

- 427 -
La comptabilité de couverture
1. La qualification de transition
La qualification des transactions de couverture à la
date de transition devra être appliqué de manière
prospective.
Il faudra tout d’abord apprécier la documentation
et l’efficacité de l’instrument de couverture à la
date de transition.

- 428 -
La comptabilité de couverture
En effet l’IAS 39 permet à continuer à appliquer la
comptabilité de couverture à certains «types» de relations de
couverture, qui sont déterminés par trois éléments
caractéristiques :
 l’élément couvert;
 l’élément de couver
 le risque désigné.
Si on a l’intention à continuer à appliquer la comptabilité de
couverture à une relation de couverture préexistante, celle-ci
doit répondre à tous les critères prescrits par la norme : elle
doit être d’un type acceptable, être désignée et décrite dans
les dossiers de l’entité, et remplir les critères d’efficacité
énoncés précédemment.

- 429 -
La comptabilité de couverture
S’il est impossible de satisfaire à toutes ces exigences au plus
tard le premier jour de l’exercice au cours duquel on applique
l’IAS 39 pour la première fois (date de transition), on doit
cesser d’appliquer la comptabilité de couverture. En pareil
cas, la comptabilisation de l’élément couvert et de l’élément
de couverture se fait conformément au règles communes et à
toute autre prise de position applicable.
Quel sera alors le traitement à réserver aux profits et pertes
attribuables à des relations abandonnées avant la transition?

- 430 -
La comptabilité de couverture
2. Traitement de transition
a. Couverture de juste valeur
Lorsque une couverture de juste valeur continue à remplir
les conditions d’application de la comptabilité de
couverture, la valeur comptable de l’éléments de couverture
est ajustée pour refléter sa juste valeur à la date de
transition.
Toute écriture nécessaire à cet ajustement est passée dans le
solde d’ouverture des bénéfices non répartis. La valeur
comptable de l’élément couvert est ajustée en fonction des
variations cumulées de la juste valeur de l’élément couvert
attribuables au risque couvert.

- 431 -
La comptabilité de couverture
Si on a différé les produits et pertes lies à des
couvertures de juste valeur abandonnées d’un type
acceptable, ces solde doivent être ajoutés à la valeur
comptable de l’élément couvert et amortis en
résultat net sur la durée de vie résiduelle de cet
élément. Des profits et des pertes sur des
couvertures de juste valeur abandonnées d’un type
qui n’est pas acceptable sont transférés au solde
d’ouverture des bénéfices non répartis
- 432 -
La comptabilité de couverture
b) Couverture de flux de trésorerie
Lorsque une couverture de flux de trésorerie continue à
remplir les conditions d’application de la comptabilité de
couverture, la valeur comptable de l’élément de couverture
est ajustée pour refléter sa juste valeur à la date de
transition. La partie de l’ajustement considérée comme
efficace, déterminée selon les modalités qui prévaudront
après la transition, est affectée au solde d’ouverture du
cumul des autres éléments du résultat étendu; la partie
restante est affectée au solde d’ouverture des bénéfices non
répartis.

- 433 -
La comptabilité de couverture
Les profits et pertes diffères sur une couverture de flux de
trésorerie antérieurement sont virés au solde d’ouverture du
cumul des autres éléments du résultat étendu si la relation de
couverture est d’un type acceptable selon les critères de la
norme. Dans le cas contraire, les profits et pertes sont virés
au solde d’ouverture des bénéfices non répartis.
L’ajustement de la transition s’applique à la couverture d’un
investissement net dans un établissement étranger autonome
est similaire à celui qui prévaut pour les couvertures de flux
de trésorerie : la partie inefficace des profits et pertes différés
est virée au solde d’ouverture des bénéfices non répartis.

- 434 -
La comptabilité de couverture
Par exemple, un swap de couverture “receveur taux fixe /
payeur taux variable” peut être désigné comme couverture
de juste valeur d'une dette d’intérêt à taux fixe ou comme
couverture de flux de trésorerie d'une créance à taux
variable. Cependant, ce swap de taux ne peut être désigné
comme couverture de flux de trésorerie d'une dette à taux
fixe, car il convertit des sorties de trésorerie d'intérêts
connues (le caractère fixe du taux ne donnant pas lieu à une
exposition à une variabilité de taux) en des sorties de
trésorerie d'intérêts inconnus (taux variable).

- 435 -
La comptabilité de couverture
VII. Flexibilité dans le choix d’une catégorie de
couverture
Dans certains cas, une couverture peut
être désignée soit comme couverture de
flux de trésorerie, soit comme couverture
de juste valeur. La désignation doit être
faite dès la mise en place de la couverture.

- 436 -
La comptabilité de couverture
De même, un swap ne peut pas être désigné comme
couverture de juste valeur d'un actif à taux d'intérêt variable,
car un instrument à taux variable n'est pas exposé au risque
de variation de juste valeur attribuable à la variation des taux
d'intérêt du marché.
Même si l’impact de la relation de couverture sur le résultat
net sera le même et ce quel que soit le type de
comptabilité de couverture appliqué, les périodes de
comptabilisation au bilan et au compte de résultat,
l'appréciation de l'efficacité de la couverture et la nature des
ajustements comptables à effectuer pourront varier selon le
type de couverture appliqué.

- 437 -
La comptabilité de couverture
Par conséquent, lorsqu'il existe un choix, il convient de
déterminer la catégorie de couverture dès le début de la
relation de couverture et de désigner l'instrument de
couverture de manière appropriée en fonction de ce choix.
En cas d'application d'une couverture de flux de trésorerie,
les montants comptabilisés en capitaux propres doivent être
suivis afin de s'assurer qu'ils sont rapportés en résultat dans
la bonne période et que les parts inefficaces sont calculées
séparément. Par ailleurs, il est nécessaire de démontrer que
les

- 438 -
La comptabilité de couverture
L’ expérience montre que, dans les cas de couvertures de
risque de taux, il est généralement plus aisé de satisfaire les
conditions de qualification en matière de couverture et
d'appliquer une comptabilité de couverture lorsqu'on opte
pour une couverture de flux de trésorerie. Cela tient, d'une
part, à la complexité des systèmes qu'il faut mettre en place
pour pouvoir effectuer des ajustements partiels de juste
valeur sur les valeurs comptables des éléments couverts
portant intérêt et, d'autre part, à la difficulté qu'il y a à
démontrer l'efficacité de la couverture, particulièrement en
présence d'un risque de remboursement anticipé.

- 439 -
La comptabilité de couverture
IX. Situations ne nécessitant pas de comptabilité de
couverture
Dans certains cas, il n’existe pas de décalage comptable
et une comptabilité de couverture ne s'impose pas. Tel
est le cas pour :
 Les couvertures d'éléments monétaires comptabilisés en
monnaies étrangères qui sont compensés par des dérivés
ou des éléments monétaires, qui, tous deux, sont
réajustés en fonction des variations de taux de change et
dont les ajustements doivent être comptabilisés en
résultat à chaque clôture ;

- 440 -
La comptabilité de couverture
 Les couvertures d'instruments évalués à la juste valeur par
résultat, étant donné que l'élément couvert et le dérivé de
couverture sont tous deux réévalués à la juste valeur par
résultat à chaque clôture ; et
 Les couvertures de stocks de marchandises évalués à la juste
valeur, étant donné que le dérivé de couverture et les stocks
de marchandises sont tous deux réévalués par le compte de
résultat à chaque clôture.

- 441 -
La comptabilité de couverture
X. Informations à fournir
L’IFRS 7 recommande la publication d’informations
détaillées sur les opérations de couverture.
Pour chaque type de couverture :

(a) une description de chaque type de couverture ;


(b) une description des instruments financiers désignés
comme instruments de couverture et leurs justes valeurs à la
date de clôture ;
(c) la nature des risques couverts.

- 442 -
La comptabilité de couverture
Pour les couvertures de flux de trésorerie :
(a) les périodes au cours desquelles on s’attend à ce que les
flux de trésorerie interviennent et à ce qu’ils influent sur le
résultat;
(b) une description de toute transaction prévue pour laquelle
on appliquait antérieurement une comptabilité de couverture
mais dont on ne s’attend plus à ce qu’elle intervienne ;
(c) le montant qui a été comptabilisé en capitaux propres
durant la période ;
(d) le montant qui a été sorti des capitaux propres et
comptabilisé dans le résultat de la période, en faisant
apparaître le montant inclus dans chaque poste du compte de
résultat ;

- 443 -
La comptabilité de couverture
(e) le montant qui a été sorti des capitaux propres au cours
de l’exercice et ajouté au coût initial ou autre valeur
comptable d’un actif ou d’un passif non financier dont
l’acquisition ou la naissance constituait une transaction
couverte prévue et hautement probable.
(b) l’inefficacité comptabilisée dans le résultat ;

Dans les couvertures de juste valeur, les profits ou les pertes :


(i) sur l’instrument de couverture;
(ii) sur l’élément couvert attribuables au risque couvert;

- 444 -
IFRS 7: Informations à fournir

- 445 -
INFORMATION A FOURNIR
 Champ d’application
IFRS 7 doit être appliquée par toutes les entités à tous les
types d'instruments financiers comptabilisés ou non,
excepté :
1. les participations dans des filiales, des entreprises
associées et des coentreprises comptabilisées selon
IAS 27 , IAS 28 ou IAS31.
Toutefois, les entités doivent appliquer la présente
norme à tout instrument dérivé relatif à une
participation dans une filiale, une entreprise associée
ou une coentreprise, sauf si l'instrument dérivé
répond à la définition d'un instrument de capitaux
propres de l'entité selon IAS 32 ;
- 446 -
INFORMATION A FOURNIR
Champ d’application
IFRS 7 doit être appliquée par toutes les entités à
tous les types d'instruments financiers
comptabilisés ou non, excepté :
2. les droits et obligations des employeurs
découlant de plans d'avantages au personnel
auxquels s'applique IAS 19 "Avantages du
personnel" ;
3. les contrats au titre d'une contrepartie
éventuelle dans un regroupement d'entreprises.
Cette exemption ne s'applique qu'à l'acquéreur ;
- 447 -
INFORMATION A FOURNIR
 Champ d’application
IFRS 7 doit être appliquée par toutes les entités à tous les types
d'instruments financiers comptabilisés ou non, excepté :
4. les contrats d'assurance tels que définis dans IFRS 4
"Contrats d'assurance". Toutefois, IFRS 7 s'applique:
- aux produits dérivés qui sont incorporés dans les contrats d'assurance si
IAS 39 impose à l'entité de les comptabiliser séparément.
- aux contrats de garantie financière lorsqu'ils sont comptabilisés et évalués
conformément à IAS 39
5. les instruments financiers, les contrats et les obligations
liés à des transactions de paiements fondées sur des
actions auxquelles IFRS 2 "Paiement fondé sur des
actions" - 448 -
INFORMATION A FOURNIR
 Catégories d'instruments financiers et niveau
d'information à fournir
Lorsque IFRS 7 requiert qu'une information soit présentée
par catégorie d'instruments financiers, l 'entité doit:
 regrouper les instruments financiers dans des
catégories adaptées à la nature des informations fournies
et tenant compte des caractéristiques de ces instruments;
 fournir des informations suffisantes pour permettre un
rapprochement avec les postes présentés dans le bilan.

- 449 -
INFORMATION A FOURNIR
 Importance des instruments financiers au regard
de la situation et de la performance financières
Une entité doit fournir des informations permettant aux
utilisateurs de ses états financiers d'évaluer l'importance des
instruments financiers au regard de sa situation et de sa
performance financières.

- 450 -
INFORMATION A FOURNIR
Importance des instruments financiers au regard de la situation et
de la performance financières
Une entité doit fournir des informations sur les éléments suivants:
 Bilan
a. catégories d'actifs financiers et de passifs financiers: valeur comptable
des catégories définies par IAS 39:
• actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat;
• placements détenus jusqu'à leur échéance ;
• prêts et créances ;
• actifs financiers disponibles à la vente ;
• passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat ;
• passifs financiers évalués au coût amorti ;

- 451 -
INFORMATION A FOURNIR
 Importance des instruments financiers au regard de la
situation et de la performance financières
Une entité doit fournir des informations sur les éléments suivants:
 Bilan
b. actifs financiers ou passifs financiers à la juste valeur par le
biais du compte de résultat ;
c. reclassement (si l'entité a reclassé un actif financier comme
étant évalué au coût amorti, et non plus à la juste valeur, ou à la
juste valeur, et non plus au coût ou au coût amorti) ;
d. dé-comptabilisation (nature des actifs ; nature des risques et
avantages attachés ...) ;

- 452 -
INFORMATION A FOURNIR
Importance des instruments financiers au regard de la
situation et de la performance financières
Une entité doit fournir des informations sur les éléments
suivants:
 Bilan
e. instruments de garantie (valeur comptable des actifs financiers
donnés en garantie de passifs ou de passifs éventuels ...) ;
f. compte de correction de valeur pour pertes de crédit ;
g. instruments financiers composés comprenant de multiples
dérivés incorporés ;
h. défaillances et inexécutions (l'entité doit fournir certains
informations relatives aux emprunts comptabilisés à la date de
clôture ) ;
- 453 -
INFORMATION A FOURNIR
Importance des instruments financiers au regard de la
situation et de la performance financières
 Compte de résultat et capitaux propres :
- Eléments de produits, de charges, de profits ou de pertes ;
 Autres informations à fournir :
a.méthodes comptables ;
b.comptabilité de couverture (type de couverture ...) ;
c.juste valeur: une entité doit indiquer la juste valeur de
chaque catégorie d'actifs et de passifs financiers de
manière à permettre la comparaison avec sa valeur
comptable, sauf exception prévue au § 29 de la norme.
- 454 -
INFORMATION A FOURNIR
Nature et ampleur des risques découlant des
instruments financiers
Une entité doit fournir des informations (qualitatives et
quantitatives) permettant aux utilisateurs de ses états
financiers d'évaluer la nature et l'ampleur des risques
découlant des instruments financiers auxquels elle est
exposée à la date de clôture.

- 455 -
INFORMATION A FOURNIR
 Nature et ampleur des risques découlant des instruments
financiers
Les informations exigées aux paragraphes 33 à 42 de la norme portent sur les
risques qui découlent des instruments financiers et sur la façon dont ils sont
gérés. Ces risques incluent généralement, mais pas uniquement :
 le risque de crédit : risque qu'une partie à un instrument financier
manque à une de ses obligations et amène de ce fait l'autre partie à
subir une perte financière ;
 le risque de liquidité: risque qu'une entité éprouve des difficultés à
honorer des engagements liés à des passifs financiers ;
 le risque de marché : risque que la juste valeur d'un instrument
financier fluctue en raison des variations des prix du marché ; le
risque de marché inclut trois types de risque : le risque de change, le
risque de taux d'intérêt et l'autre risque de prix.

- 456 -