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Par Christian NKENFACK

Directeur Général de L’ISPR


Administrateur Délégué du Cabinet
«AFRIGROUP CONSULTING»

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le consentement de l’auteur ou de ses ayants
cause est strictement interdite.

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LISTE DES ABRÉVIATIONS
AC = Actif Circulant
ACAO = Actif Circulant d’Activité Ordinaire
ACE = Actif Circulant d’Exploitation
ACHE = Actif Circulant Hors Exploitation (ou HAO)
AF = Autofinancement
AFE = Autofinancement d’Expansion
AFM = Autofinancement de Maintien
AO = Activité Ordinaire
AT = Actif de Trésorerie
BF = Besoin de Financement
BFE = Besoin de Financement d’Exploitation
BFG = Besoin de Financement Global
BFHE = Besoin de Financement Hors Exploitation
BFR = Besoin en Fonds de Roulement
CA = Chiffre d’Affaires
CAF = Capacité d’Autofinancement
CAFG = Capacité Autofinancement Globale
CAHT = Chiffre d’Affaires Hors Taxes
CBC = Concours Bancaires Courants
CF = Coût Fixe
CLE = Coefficient du Levier d’Exploitation
CTE = Capacité Théorique d’Endettement
EBE = Excédent Brut d’Exploitation
ECA = Ecart de Conversion Actif
ECP = Ecart de Conversion Passif
EG = Endettement Global
ES = Emplois Stables
ESO = Excédent Sur Opérations
ETE = Excédent de Trésorerie d’Exploitation
ETOG = Excédent de Trésorerie sur Opérations de Gestion
FR = Fonds de Roulement
FRF = Fonds de Roulement Fonctionnel
FRL = Fonds de Roulement Liquidité (ou financier)
HAO = Hors Activité Ordinaire
IBE = Insuffisance Brute d’Exploitation
IS = Indice de Sécurité
MBM = Marge Brute sur Marchandises
MBT = Marge Brute sur Matières
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MCV = Marge sur Coût Variable
MS = Marge de Sécurité
PC = Passif Circulant
PCE = Passif Circulant d’Exploitation
PCHE = Passif Circulant Hors Exploitation (ou HAO)
PT = Passif de Trésorerie
RAO = Résultat des Activités Ordinaires
RE = Résultat d’Exploitation
RF = Résultat Financier
RHAO = Résultat Hors Activité Ordinaire
RN = Résultat Net
RS = Ressources Stables
SR = Seuil de Rentabilité
SRE = Seuil de Rentabilité d’Exploitation
TE = Temps d’Écoulement
VA = Valeur Ajoutée
SYSCOHADA = Système Comptable OHADA.

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INTRODUCTION

L’analyse financière a pour objet de déceler les forces et les faiblesses de l’entreprise à un moment
donné et dans la perspective d’un objectif déterminé. Pour construire son diagnostic, l’analyste financier
doit bien évidemment savoir où trouver l’information utile suivant que l’étude conduite est de type externe
ou interne. Il doit ensuite établir des relations significatives entre des variables qu’il juge pertinentes. Il
doit enfin interpréter ces relations en gardant présent à l’esprit le caractère plus ou moins fiable de
l’information qu’il utilise.

Aborder rationnellement l’analyse financière suppose de répondre au préalable à un certain


nombre de questions concernant sa définition, ses outils et ses méthodes.

I- L’ANALYSE FINANCIÈRE, POURQUOI ?

L’analyse financière est d’une pratique ancienne ; elle présente des caractéristiques diverses
suivant les objectifs poursuivis par celui qui conduit l’étude. Malgré ces diversités on peut dire que :«
l’analyse financière consiste à partir de l’étude de la situation de l’entreprise, à mettre en évidence ses
forces et ses faiblesses compte tenu des moyens mis en oeuvre et des risques qu’elle encourt, tant
économiques que financiers ».

Cette définition suppose une bonne connaissance de l’entreprise elle-même (organisation, structure,
produits…) mais aussi de son environnement (concurrent, contexte monétaire…)

De ce qui précède, on en déduit que l’analyse financière met en œuvre un processus :


De sélection de l’information (quelle information pour quel objectif ?) ;
D’établissement des relations significatives entre les différentes données après les avoir ordonnées ;
D’évaluation et d’interprétation de la mise en évidence de ces relations.

II– L’ANALYSE FINANCIÈRE POUR QUI ?

On peut se demander qui sont les demandeurs d’une analyse financière ou si l’on préfère quelles
sont les personnes qui ont intérêt à connaître les forces et les faiblesses de l’entreprise ? D’une manière
générale il s’agit :

A) DE L’ÉQUIPE DE DIRECTION
En effet la conduite de l’entreprise ne se fait pas à l’aveuglette. Les dirigeants ont besoin de
connaître fréquemment un certain nombre d’informations précises leur permettant d’adapter la marche de
l’entreprise à l’évolution de la conjoncture. Ces informations sont regroupées dans un tableau appelé :
« tableau de bord ».

B) DES PROPRIÉTAIRES
Les actionnaires doivent avoir des informations leur permettant de savoir s'ils doivent continuer à
faire confiance à l'équipe dirigeante. Ils chercheront également à avoir les moyens leur permettant
d'apprécier leur placement dans l'entreprise.

C) DES SALARIÉS
Sans participer à la prise de décision, ils doivent être informés sur la marche de l'entreprise afin de
pouvoir apprécier l'avenir de leur emploi.

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D) DES CLIENTS ET LES FOURNISSEURS
Les clients chercheront à savoir quelle est la solidité de la relation qu'ils peuvent avoir avec les
fournisseurs : fiabilité des engagements pris par les fournisseurs (avances et acomptes versés sur
commande).

Les fournisseurs apprécieront essentiellement le risque du crédit client.

E) DES CONCURRENTS
La connaissance des concurrents de l'entreprise est un élément important de la compréhension du
comportement de cette dernière. L'analyse financière permettra d'apprécier l'aptitude de l'entreprise :

A réagir face à une attaque des autres ;


A se lancer dans la fabrication d'un produit nouveau en développant ses activités de recherche ;
A conquérir des parts de marché en abaissant par exemple ses marges commerciales…

F) DE L’ETAT
L’Etat est également une importante partie prenante de l’information financière, au moins pour trois
raisons :
• Du point de vue fiscal : l’Etat obtient des informations lui permettant d’évaluer l’assiette
des différents impôts et taxes ;
• Du point de vue statistique : les informations fournies par les états financiers consolident
la statistique générale et la comptabilité nationale ;
• Du point de vue économique : la réalité économique des différentes entreprises est
cernée, ce qui permet à l’Etat de définir sa politique économique et budgétaire.

III- L'ANALYSE FINANCIÈRE, AVEC QUOI ?


La finalité de l'étude est fonction de l'objectif. Il faut donc définir l'information privilégiée et savoir où
trouver cette information. Les sources d'information sont nombreuses et peuvent être internes ou
externes à l’entreprise.

A) LES SOURCES INTERNES


La comptabilité est le cadre privilégié pour avoir accès à ces informations. On peut citer : le bilan,
le compte de résultat, le Tableau Financier des Ressources et des Emplois (TAFIRE), l’annexe et le
système d’information de l’entreprise(le manuel de procédure).

L'annexe est un document légal apportant un éclairage sur les informations contenues dans le bilan, le
compte de résultat et le TAFIRE de manière à obtenir une image fidèle de l'entreprise. On y retrouve
généralement :
Le tableau des immobilisations ;
Le tableau des amortissements ;
Le tableau des provisions ;
Le tableau des cessions d’immobilisations ;
L'état des échéances des créances et des dettes ;
Le tableau d'affectation des résultats ;
Le tableau des filiales et des participations ;
Etc…

Le système d’information doit permettre d'assurer le suivi des variables significatives dans le temps et
permettre l'élaboration du tableau de bord.

B) LES SOURCES EXTERNES


Il s'agit surtout des données sectorielles. En effet l'information concernant une entreprise ne prend pleine
signification que par comparaison avec celles d'entreprises semblables.

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Certes, chaque entreprise a le libre accès aux informations publiques concernant les autres entreprises.
Cependant, il lui est difficile de connaître la fiabilité de ces informations par rapport à celles qui lui sont
propres et à fortiori d'effectuer des calculs moyens concernant le comportement général du secteur
auquel elle appartient.

Des organismes se sont spécialisés dans la collecte, le traitement et l'exploitation de cette information.
On peut citer : La chambre de commerce, le service de la statistique, les greffes du tribunal de
commerce, la BEAC et bientôt dans nos frontières, " LA CENTRALE DES BILANS " (Banques de
données comptables homogènes sur les entreprises suivies individuellement dans le temps).

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Partie 1

ANALYSE DE LA STRUCTURE
DE L’EXPLOITATION

Les soldes significatifs de gestion


La capacité d’autofinancement globale (CAFG)
Autres approches du compte de résultat
Appréhension du risque d’exploitation
Les ratios d’exploitation et de rentabilité

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Chapitre 1

LES SOLDES SIGNIFICATIFS


DE GESTION

Section 1 : PRÉSENTATION

 A quoi sert le compte de résultat ?


Le compte résultat est un outil explicatif de la richesse créée au cours d’une période : le résultat.

 A quoi est égal le résultat ?


Le résultat (R) d’une période est égal :
• A la somme des produits de cette période (P) ;
• Moins la somme des charges de cette même période (C) ;

d’où R=P-C

Le résultat peut être un bénéfice ou une perte

• ⇒bénéfice)
Il y a bénéfice lorsque les produits sont supérieurs aux charges (P>C⇒
• Il y a perte dans le cas contraire (P < C ⇒ perte).

 Qu’est ce qu’une charge ?


Une charge est un emploi définitif (appauvrissement) ou consommations de valeurs décaissées ou à
décaisser par l’entreprise :
• Soit en contrepartie des marchandises, approvisionnements ; travaux et services…
• Soit en vertu d’une obligation légale que l’entreprise doit remplir (impôts et taxes : Exemple :
Patente)
• Soit exceptionnellement, sans contrepartie directe (Exemple : pénalités diverses)
Les charges comprennent aussi pour la détermination du résultat de l’exercice des éléments qui
ne correspondent pas à des décaissements réels ou prévisibles. Ce sont :
• Les dotations aux amortissements et aux provisions ;
• Les valeurs comptables nettes des actifs cédés ou détruits

 Qu’est-ce qu’un produit ?


Un produit est une somme ou valeur à recevoir :
• Soit en contre-partie de la fourniture par l’entreprise de biens de travaux, services,…
(Exemple : Ventes de marchandises…)
• Soit en vertu des obligations légales existant à la charge d’un tiers, (Exemple : subventions
d’exploitation…)

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• Soit exceptionnellement sans contre-partie (Exemple : abandon de créances au profit de
l’entreprise).
Les produits comprennent également pour la détermination du résultat :
• La production stockée au cours de l’exercice (différence entre SI et SF des produits).
• La production immobilisée (travaux faits par l’entreprise pour elle-même)
• Les prix de cession d’éléments d’actifs cédés, détruits ou disparus ;
• Le transfert de charges.
• Les reprises des amortissements et des provisions.

 Que préconise L’OHADA pour la présentation du compte de résultat ?

Le Droit Comptable OHADA préconise (art.31) de faire apparaître les charges et les produits, selon leur
nature, distingués selon qu’ils concernent :
• Les opérations d’exploitation rattachées aux activités ordinaires ;
• Les opérations financières ;
• Les opérations hors activités ordinaires
Ce classement introduit la possibilité d’analyse du résultat grâce à la décomposition des charges et des
produits en soldes significatifs de gestion ;

Section 2 : LES SOLDES SIGNIFICATIFS DE GESTION


L’analyse des charges et des produits selon leur nature permet d’obtenir en fin d’exercice « neuf
soldes » en cascade apparaissant dans le compte du résultat prévu par le SYSCOHADA. Ces soldes qui
traduisent une évolution significative de la Gestion, sont les suivants:

• la Marge Brute sur Marchandises (MBM)


• la Marge Brute sur Matières (MBT)
• la Valeur Ajoutée (VA)
• l’Excédent Brut d’Exploitation (EBE)
• le Résultat d’Exploitation (RE)
• le Résultat Financier (RF)
• le Résultat des Activités Ordinaires (RAO)
• le Résultat Hors Activités Ordinaires (RHAO)
• le Résultat Net (RN)
• Les soldes significatifs de gestion sont regroupés en trois catégories :
• Les soldes provenant des activités d’exploitation,
• Les soldes provenant des opérations financières,
• Les soldes liés aux opérations hors activités ordinaires.

I- LES SOLDES DES OPÉRATIONS D’EXPLOITATION

Il s’agit de la Marge Brute, de la Valeur Ajoutée, de l’Excédent Brut d’Exploitation et du Résultat


d’Exploitation.

A) LA MARGE BRUTE (132)


Le SYSCOHADA distingue deux marges brutes :
• L’une sur les marchandises,
• L’autre sur les matières premières.

1- Marge Brute sur Marchandises (MBM) : 1321


C’est le revenu économique de base des entreprises commerciales et/ou des activités purement
commerciales des entreprises industrielles. Elle doit permettre la couverture intégrale des charges autres
que les achats de marchandises.

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a) Calcul de la " MBM " (1321)

MBM = Vente de marchandises (701) – Prix d’Achat des Marchandises Vendues (601/6031)

Prix d’Achat de Marchandises Vendues = Achat de marchandises (601)


+/- Variation des stocks de marchandises (6031)

APPLICATION 1 : CALCUL DE LA MARGE BRUTE SUR MARCHANDISES


Le Chiffre d’Affaires Hors Taxe (CAHT) de la société «KID» est de 450.000.000 F au 31/12/N. L’extrait de la
balance à cette date présente les soldes suivants :
7011 Vente au Cameroun :. 255 000 000
7012 Vente à l’exportation :.. 195 000 000
6011 Achats locaux de marchandises 192 000 000
6012 Achats import de marchandises 123 000 000
6031 Variation de stock de marchandises 75 000 000

 T.A.F. :
préciser le sens et la nature du compte 6031 et apprécier son incidence sur le résultat de la période
Calculer la Marge Brute sur Marchandises (MBM)
définir et calculer le taux de marque brute

b) Portée du concept :
Par ses caractéristiques, la MBM présente un intérêt certain pour la gestion de l’entreprise. En
effet :
Elle est sensiblement proportionnelle au Coût d’Achat Hors Taxes (CAHT) et présente par
conséquent, un caractère de relative stabilité dans l’espace.
Elle permet de mieux situer l’entreprise dans son secteur d’activité en ce sens qu’elle est un
indicateur permettant de suivre l ‘évolution de la politique commerciale.
Elle est un paramètre essentiel pour le calcul du seuil de rentabilité (volume d’activité minimum
pour une période donnée) ;
Elle sert au calcul du « taux de marque brute » (pourcentage de la MBM sur le prix de vente) ;
comparé au taux du secteur d’activité, l’évolution du TMBM dans le temps et dans l’espace permet de
juger de l’efficacité de la politique commerciale par rapport aux concurrents

2- Marge Brute sur Matière (MBT) : 1322


La MBT est une innovation du SYSCOHADA. Elle exprime la « valeur ajoutée » par l’entreprise
au niveau des matières premières. Il s’agit donc par rapport au plan OCAM, d’une restriction de la valeur
ajoutée.
a) Calcul de la Marge Brute sur Matières « MBT »
La MBT =

Ventes des Produits, Travaux, Services (702 à 706)


+ Production stockée (SC de 73)
- production déstockée (SD de 73)
+ Production immobilisée (72)

Prix d’achat des matières premières et fournitures liées (602)


+
Variation de stock de matières premières et fournitures liées (6032)

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APPLICATION 2 : CALCUL DE LA MARGE BRUTE SUR MATIÈRES (MBT)
Société « KID » (suite)

Extrait de la balance au 31/12/N


602 Achats des stocks de matières 269 250 000
6032 Variation des stocks de matières premières 17 400 000
7021 1 Ventes locales de produits finis 62 400 000
7021 2 Ventes export de produits finis 59 600 000
7041 Ventes locales de produits résiduels 27 350 000
7051 Ventes locales de travaux facturés 100 000 000
7062 Services exportés 175 000 000
722 Production immobilisée de bâtiments 22 000 000
7341 Variation des stocks locaux encours 38 300 000
7351 Variation des travaux locaux encours 24 700 000
736 Variation des stocks de produits finis 21 350 000

 T.A.F :
1) Déterminer le solde global du compte 73, préciser sa signification
et apprécier
son incidence sur le résultat
2) Calculer la Marge Brute sur Matières (MBT)

b) Portée du concept
Le taux de la MBT par rapport aux ventes des produits est un indicatif, très représentatif des choix
industriels de l’entreprise ; d’où l’intérêt des comparaisons entre les entreprises de même secteur.

B) LA VALEUR AJOUTEE (VA : 133 )

La valeur ajoutée (VA) est une grandeur essentielle pour l’analyse économique et la gestion car
elle représente la création de valeur ou accroissement de valeur que l’entreprise apporte aux biens et
services en provenance des tiers dans l’exercice de ses activités professionnelles courantes (Activités
Ordinaires).

1- Calcul de la Valeur Ajoutée

La Valeur Ajoutée = Production de Biens et Services


- Consommations de Biens et Services

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Autrement dit, la Valeur Ajoutée (VA) s’obtient ainsi :
VA=

+ Marge brute sur marchandises (1321)

Et services
Production
Des Biens
+ Marge Brute sur Matières (1322)
+ Produits accessoires (707 )
+ Subventions d’exploitation (71)
+ Autres Produits (75 )

Consommation des
+Autres Achats (604 ; 605 ; 608)

biens et services
+Variation des stocks des autres approv (SD de 6033)
-Variation des stocks des autres approv (SC de 6033)
+Transports (61)
+Services extérieurs (62 et 63 sauf 637)
+Impôts et taxes (64)
+Autres charges (65)

APPLICATION 3 : CALCUL DE LA VALEUR AJOUTÉE


Les autres charges ainsi que les autres produits enregistrées au cours de l’exercice N
sont les suivants dans la société KID :
604 Achats de matières et fournitures …….... 4.745.000
605 Autres achats non stockables …………. 7.615.000
608 Achats d’emballages perdus ………….. 225.000
6033 Variation de stocks des autres approvisionnements 120.000
61 Transports consommés ……..………… 6.420.000
62 Services extérieurs A………………….. 11.830.000
63 Services extérieurs B………………….. 4 500 000
64 Impôts et taxes ………………………. 14.780.000
65 Autres charges ………………………. 13.425.000

707 - Produits accessoires ……………….. 14 500 000


71 - Subventions d’exploitation ………. 12 400 000
75 - Autres produits …………………. 1 850 000

2- Portée du Concept :
La Valeur Ajoutée mesure en fait l’apport ou la contribution économique d’une entreprise à la
nation (PIB). En effet, le PIB est l’addition des Valeurs Ajoutées dégagées par l’ensemble des agents
économiques. C’est pourquoi :
• La valeur ajoutée (VA) est un excellent critère de dimension de l’entreprise,
• Son évolution dans le temps permet de mesurer la croissance ou la régression de l’entreprise.

Par ailleurs, la connaissance de la VA permet d’apprécier :


 La rémunération des divers facteurs de production d’où la relation suivante (Méthode
additive de la TVA):

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VA = Salaires et Charges Sociales (Rémunération du travail)
+ Charges Financières, Intérêts (Rémunération du capital emprunté)
+ Amortissements (Rémunération du capital technique, Investissement)
+ Résultat (Rémunération des capitaux propres)

 La structure économique de l’entreprise à partir des ratios : VA/CAHT ou mieux


VA/production, comme le montre l’exemple suivant :

Exemple :
Deux entreprises KID et KOUSSI d’une même branche d’activité sont caractérisées par les
données suivantes :

Caractéristiques KID KOUSSI


CA HT 350 000 000 440 500 000
VA 75 000 000 325 000 000

RATIO : VA 21,43% 73,78%


CAHT
Commentaire :
Lorsque KID vend pour 100F de produits, la valeur ajoutée par l’entreprise est de 21,43F donc, elle
achète à l’extérieur 78,57 de biens et services extérieurs
Lorsque KOUSSI vend pour 100F de produits, la valeur ajoutée par l’entreprise est de 73,78 donc ;
elle achète seulement 26,22,F de biens et services extérieurs.
En conclusion, KOUSSI assure elle-même des phases de production que KID confie à divers
fournisseurs. KOUSSI est par conséquent verticalement mieux intégré que KID

L’organisation économique de la firme en calculant les ratios :

Personnel ou Amortissement
VA VA

qui sont en principe antagonistes car la baisse du personnel se traduit par une augmentation des
investissements et partant des amortissements.

3) Apport du SYSCOHADA pour le calcul de la Valeur Ajoutée (VA)

Le système comptable OHADA (SYSCOHADA) apporte des améliorations dans l’étude de la


valeur ajoutée contrairement aux plans précédents (OCAM et PCG82).

En effet, la VA intègre désormais :

- Les subventions d’exploitation (compte 71), compléments du prix de ventes, qui sont
intégrées dans la production de l’exercice ;

- Les impôts et taxes (cpte 64), qui correspondent à des services externes (Etat) et par
conséquent sont réintégrés dans les consommations en provenance des tiers c’est-à-dire
retranchées pour le calcul de la VA ;
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- Le Personnel extérieur (cpte 637) ; le contenu de ce compte fait partie du coût du travail.
C’est pourquoi il est viré en fin d’exercice dans le compte (667), excluant par le fait cette
charge des consommations en provenance des tiers et donc du calcul de la VA.

- La redevance du crédit-bail (623) ; pour permettre à la valeur ajoutée de garder son


caractère ECONOMIQUE, la redevance du crédit-bail est déduite des consommations en
provenance des tiers (services extérieurs) car, retraitées en :
• Charges financières
• Amortissements de l’emprunt équivalent de Crédit-Bail .

4- Limites du SYSCOHADA pour le calcul de la VA.

Malgré la forte empreinte économique laissée à la valeur ajoutée par le SYSCOHADA, on peut regretter
le fait que certains aspects pouvant renforcer davantage cette réalité soient laissés dans l’ignorance .
Nous en voulons pour preuves :

a) le transfert des charges d’exploitation (Cpte 781)

Ce produit est intégralement considéré dans le résultat d’exploitation. Or, il aurait été souhaitable
d’affecter les charges correspondantes aux soldes concernés pour les rendre plus homogènes et plus
significatifs. Ainsi la marge brute, la valeur ajoutée, l’excédent brut d’exploitation et le résultat
d’exploitation, traduiraient mieux la réalité économique recherchée.

b) La sous-traitance générale (cpte 621)

Lorsque la sous-traitance est confiée à l’extérieur, il est normal que les charges correspondantes soient
affectées à la production et à l’exercice afin de faciliter les comparaisons interentreprises.

Toutefois, il serait davantage intéressant de reclasser cette charge en coût de la main-d’œuvre


(personnel), pour la part représentant le coût du facteur travail.

C) L’EXCÉDENT BRUT D’EXPLOITATION (EBE)

1- Calcul et signification de l’EBE

EBE = VA
– Charges de personnel (66) y compris le personnel extérieur (637)

L’EBE représente la part de la valeur ajoutée qui revient à l’entreprise et aux apporteurs de capitaux. Il
indique la ressource générée par l’exploitation de l’entreprise indépendamment de :
- la politique d’investissement et des méthodes d’amortissement retenues ;
- la politique financière de l’entreprise ;
- la politique fiscale et sociale ;
- l’influence du résultat HAO ;
- la politique des dividendes.

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APPLICATION 5 : CALCUL DE L’EBE
KID a enregistré en outre en 200 N, les charges ci-après :
637 Personnel extérieur …………………………… 6.450.000
(1)
66 Charges de personnel ……...……………..… 9.345.000

(1)
Hors personnel extérieur
 TAF : Calculer l’EBE de SA - KID

2- Portée du concept :
L’EBE, principale ressource que l’entité tire de son activité d’exploitation, permet d’apprécier :

• La performance économique « pure » de l’entreprise, en l’occurrence le maintien de la croissance de


l’activité.
• La rentabilité finale de l’entreprise et donc sa survie et sa capacité à se développer ;
• L’aptitude de l’entreprise à financer l’investissement par le jeu des amortissements, de faire face aux
risques par le jeu des provisions et donc le développement de son activité par le biais des charges
financières.
• L’aptitude de l’entreprise à distribuer des dividendes aux actionnaires , d’assurer la participation des
salariés et de constituer un autofinancement net ou de croissance (Résultat mis en réserves).

NB : Un EBE négatif est appelé : Insuffisance Brut d’Exploitation (IBE).

D) RÉSULTAT D’EXPLOITATION (RE) : 135

Le Résultat d’Exploitation est calculé avant les charges financières. Il permet ainsi des
comparaisons entre firmes, indépendamment de leur structure financière.

Le résultat d’exploitation constitue un résultat économique net.

1- Calcul du RE

E.B.E
+ Transfert de charges d’exploitations (781)
RE =
+ Reprises de provisions d’exploitations (791)
+ Reprises d’amortissements d’exploitation (798)

- Dotations aux amortissements d’exploitation (681)


- Dotations aux provisions d’exploitation (691)

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APPLICATION 6 : CALCUL DU RÉSULTAT D’EXPLOITATION
La SA KID a enregistré également en N les charges d’exploitation suivantes extraites de la balance
générale :

681 Dotations aux amortissements d’exploitation 4 800.000 F


691 Dotations aux provisions d’exploitation 5 300.000 F
79 Reprise sur provisions (dont 230.000 F à caractère financier) 1 675.000 F
TAF : Calculer le RE de la SA KID

2- Interprétation et portée du concept


Le Résultat d’Exploitation est calculé à partir des éléments normaux et habituels de l’activité, excluant :
• les éléments financiers ;
• les éléments Hors Activité Ordinaire ;
• l’incidence fiscal et social (impôt sur les bénéfices et les participations des travailleurs).
Il permet de comparer la performance de l’entreprise dans le temps, d’un exercice à un autre,
mais aussi dans l’espace (entre les entreprises d’un même secteur d’activité), puisqu’il est établi selon
des règles permanentes.

II- LE RÉSULTAT FINANCIER (RF : 136)


Différence entre les produits financiers et les charges financières, ce résultat est le plus souvent
négatif dans les entreprises commerciales et industrielles (à la différence des banques, holding et
société-mère dans les groupes).

Le résultat financier (RF) s’obtient ainsi :

RF=

+ Revenus financiers et assimilés ( 77 )


+ Reprises de provisions à caractère financier ( 797 )
+ Transferts de charges financières ( 787 )

- Frais financiers et charges assimilées ( 67 )


- Dotation aux amortissements à caractère financier ( 687 )
- Dotation aux provisions à caractère financier ( 697 )

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APPLICATION 7 : CALCUL DU RÉSULTAT FINANCIER
Les produits et charges financiers enregistrés chez KID sont les suivants au 31/12/N :
671 Intérêts des emprunts.. 4.315.000 F
672 Intérêts des loyers de crédit-bail. 720.000 F
673 Escomptes accordés 375 000 F
675 Escompte des effets de commerce 125 000 F
676 Pertes de change . 640.000 F
677 Pertes sur cession des titres de placement- 877 000 F
678 Pertes sur risques financiers 876 000 F
687 - Dotation aux amort. à caractère financier . 700 000 F
697 Dotation aux provisions à caractère financier 1 900 000 F
787 Transfert de charges financières 3 600 000 F
797 - Reprises des provisions à caractère financier 430 000 F

 TAF :
Calculer le résultat financier de l’entreprise « KID »
Ce résultat vous semble t-il logique au regard de l’activité mixte de la société (achat–vente-production et prestation
de services)

III- RÉSULTAT DES ACTIVITÉS ORDINAIRES (RAO : 137)

RAO = RE + RF

Le RAO est d’une grande importance puisqu’il correspond à l’exploitation cyclique et


financier, indépendamment des opérations Hors Activité Ordinaire (HAO)

APPLICATION 8 : CALCUL DU RAO


 T.A.F : Calculer le résultat des activités ordinaire (RAO) de la société KID au 31/12/N.

IV- LE RÉSULTAT HORS ACTIVITÉ ORDINAIRE (RHAO : 138)

C’est un résultat qui regroupe l’ensemble des éléments ne relevant pas de l’activité ordinaire. Dans ce
résultat se trouve le résultat sur cession des immobilisations. Le SYSCOHADA n’a pas ménagé un
espace spécifique pour cet élément pourtant important sur le plan fiscal. Nul doute que cette omission
participe du souci de ne pas surcharger le compte de résultat.

16
1) Calcul

Produits de cessions d’immobilisations (82)


RHAO =
+ Produits hors activités ordinaires (HAO) (84)
+ Reprises hors activités ordinaires (HAO) (86)
+ Subventions d’équilibre ……………….. (88)

+Valeurs comptables des cessions


(81)
+Charges hors activités ordinaires (83)
+Dotations hors activités ordinaires
D’où :

RHAO = Produits HAO (classe 8 paire)


– Charges HAO (classe 8 impaire
sauf 87 et 89)

APPLICATION 9 : CALCUL DU RHAO


Au 31/12/N la balance définitive de la société « KID » vous donne les informations suivantes :
811 VC des cessions d’immobilisations 5.340.000 F
813 VC cession d’immob. financières 4.350.000 F
821 Produits de cessions d’immob incorporporelles 3 450 000
823 Produits des cessions d’immob. financières 4 625 000
831 Charges HAO constatées
834 Charges prov. HAO 2 830 000
839 Provisions HAO 2 320 000
841 Produits HAO 2 500 000 4 350 000
845 Dons et libéralités obtenus 1 200 000
849 Reprises des charges prov HAO 600 000
851 Dotations aux provisions réglementées
853 Dotations aux provisions HAO 2 700 000
861 Reprise des provisions réglementées 2 300 000 1 740 000
864 Reprise des provisions pour risques 1 220 000
884 Subv. d’équilibre des collectivités pub 3 200 000
 T.A.F : Calculer le RHAO

V- LE RÉSULTAT NET (RN) : 131 (BÉNÉFICE) OU 139 (PERTE);


A) CALCUL DU RÉSULTAT NET

Le Résultat Net (RN) = R A O + R H A O


- Participations des travailleurs (87)
- Impôt sur le résultat (89)

17
B) SIGNIFICATION ET PORTÉE DU CONCEPT

Le résultat net correspond au solde du compte 131 (bénéfice) ou 139 (perte). C’est le résultat final
de l’activité de l’entreprise après rémunération de l’ensemble des facteurs. Il sert, lorsqu’il est bénéficiaire,
de base de calcul de la répartition des bénéfices entre les actionnaires.

APPLICATION 10 : CALCUL DU RÉSULTAT NET


Calculer le résultat net de la société KID au 31/12/N, sachant que :
Les participations des travailleurs s’élèvent à 890.000 F
L’impôt sur le bénéfice est de 3.855.000 F

CE QU’IL FAUT RETENIR :


La structure de l’exploitation est analysée grâce à la connaissance des soldes significatifs de gestion (A ne pas
confondre aux :
soldes caractéristiques de gestion du plan OCAM ;
soldes intermédiaires de gestion du plan Français).
Les soldes significatifs de gestion constituent un outil d’analyse de l’activité et de la rentabilité de l’entreprise. Leur
connaissance permet au chef d’entreprise :
d’apprécier la performance de l’entreprise et la création des richesses générées par son activité ;
de décrire la répartition de la richesse créée par l’entreprise entre les salariés, l’Etat, les apporteurs de capitaux,
l’entreprise elle même ;
de comprendre la formation du résultat net en le décomposant.
Six (6) niveaux résument la hiérarchie des soldes significatifs de gestion du SYSCOHADA comme le montre le
tableau suivant :

NIVEAUX SOLDES DE GESTION CHARGES PRODUITS

Résultat d’Exploitation 60 à 66 + 68 + 69 (sauf 687 70 à 75 + 78 + 79 (sauf 787


1
(RE) et 697) et 797)
67 ; 687 ; 697 (Charges 77 ; 787 ; 797 (Produits
2 Résultat Financier(RF)
Financières) Financiers)

Résultat des Activités Ordinaires


3 RE + RF
(RAO)

Résultat Hors Activités (Charges HAO) (Produits HAO)


4
Ordinaires (RHAO) 81 ; 83 ; 85 82 ; 84 ; 86 ; 88
- Participation des
5 GLOBAL (G) travailleurs : (87)
- Impôt sur le résultat : (89)
6 RESULTAT NET(RN) (RAO + RHAO) - G

18
Cependant, certaines précisions méritent d’être faites
Dans le ‘’Système Normal’’, il est distinctement fait mention dans les opérations d’exploitation :
d’une marge brute sur marchandises (701 – 601 et 6031)
d’une marge brute sur matières ; (702 à 706 - 6002 et 6032)
d’une valeur ajoutée (MBM + MBT + 707 + 71 + 75 – 604 à 65)
d’un excédent brut d’exploitation (VA – 66)
d’un résultat d’exploitation.. (EBE + 781 + 791 et 798 – 681 et 691).
Dans le ‘’Système allégé’,’ seuls ressortent au niveau des activités d’exploitation la Valeur Ajoutée et le Résultat
d’Exploitation. Les deux marges brutes (MBM et MBT), n’y figurent pas en clair. Il en est de même du résultat
financier dont aucun espace n’a été aménagé à cet effet.
Dans le « système Minimal de Trésorerie » (SMT), où toutes les ventes se font en principe au comptant, de même
que tous les achats et paiements de charges diverses, où il n’existe pas, de stock (ou alors il y en a très peu), pas
d’équipements significatifs, le résultat s’obtient par la différence globale entre les recettes et les dépenses,
R = Recettes – Dépenses , sans aucune préoccupation des différents soldes.

En définitive, le ‘’Système Normal’’ propose une gamme élargie d’indicateurs de résultat. Il permet, bien sûr, de
calculer les soldes caractéristiques du plan précédent (OCAM) en les raffinant mais, va au-delà en révélant des
indicateurs nouveaux (MBM, MBT, EBE, Résultat financier, RHAO, participations …) ce qui donne aux soldes de
gestion une pertinence particulière propre à l’analyse de la structure de l’exploitation.

SYNTHÈSE 1 : SOCIÉTÉ MARISA


Au 31 décembre 2005, les soldes des comptes tenus par l’entreprise MARISA se présentent comme suit :
(en 1 000 F)
Amortissements des immobilisations corporelles 350 000

Achats de marchandises 2 800 000

Achat des matières premières et autres approvisionnements 1 300 000

Associés, comptes courants 140 000

Autres charges (Hors charges prov. d’exploitation) 240 000

Autres dettes 220 000

Bénéfices de l’exercice à déterminer

Capitaux propres 1 800 000

Charges sociales (sur salaires de l’exercice) 300 000

Clients sur ventes de marchandises 800 000

Concours bancaires 700 000

Intérêts des prêts 40 000

19
Participation des travailleurs 60 000

Pertes de changes 130 000

Disponibilités 150 000

Dotations aux amorts ; et prov ; d’exploitation 210 000

Dotation aux prov ; financières 40 000

Dotation HAO 20 000

Effets à recevoir sur ventes de produits 310 000

Emprunts auprès des Ets de crédits 400 000

Fournisseurs d’exploitation 800 000

Immob. Corp. (matériel et constructions ) à déterminer

Immobilisations financières (Participations) 950 000

Impôts, taxes et versements assimilés 110 000

Impôts sur les bénéfices 126 000

Intérêts et charges assimilées 80 000

Vente des produits finis 1 200 000

Charges prov. d’exploitation 110 000

Salaires et traitements 1 700 000

Stocks des marchandises 410 000

Stock des matières premières 180 000

Stocks d’en-cours 220 000

Reprise sur provisions financières 25 000

Ventes de marchandises 2 600 000

Reprise HAO 100 000

Transports consommés 350 000

Services extérieurs 600 000

Dépréciation des Brevets 30 000

Fournisseurs, avances versées 400 000

Clients, avances reçues 215 000

Charges à répartir sur plusieurs exercices 300 000

Frais d’établissement 150 000

Brevets et licences 500 000

Ecart de conversion passif 25 000

20
Ecart de conversion actif 78 000

Prov. financières pour risques et charges 350 000

Autres créances 175 000

Risques provisionnés d’exploitation 220 000

Actif circulant 300 000

Passif circulant HAO 180 000

Produits accessoires 500 000

Valeurs comptables des cessions HAO 200 000

Produits des cessions HAO 350 000

Productions immobilisées 700 000

Services vendus 800 000

Subventions d’exploitation 550 000

Reprises des charges provisionnées d’exploitation 90 000

Charges HAO (Hors charges provisionnées) 320 000

Produits HAO (Hors reprises des charges provisionnées) 400 000

Dépréciation des clients 80 000

Dépréciations des marchandises 30 000

Ventes des produits finis 2 500 000

Production stockée ou déstockée à déterminer

Variation de stock de marchandises à déterminer

Le signe de ces soldes n’est pas précisé et le classement dans lequel les comptes sont présentés ici est
tout à fait aléatoire. Toutes les dotations sont justifiées.

TAF : 1- Affecter un numéro de compte à chacun des éléments.


2- Reconstituer le compte de résultat au 31/12/2004 selon le Système ‘’Allégé’’
NB : Au 01 Janvier 2005, les stocks en magasin étaient les suivants :
Marchandises 150 000 F ;
Matières premières 350 000 F ;
Produits finis 200 000 F ;
Produits encours 55 000 F.

Travaux dirigés : Voir série 01

21
Chapitre 2 :

LA CAPACITÉ D’AUTOFINANCEMENT
GLOBALE (CAFG)

Pour assurer son développement et faire face à ses dettes, l’entreprise a besoin de financement.
Les ressources de financement peuvent être d’origine externe (emprunts) ou interne (capacité
d’autofinancement).

Section 1 : SIGNIFICATION DE LA C.A.F

Que représente la C.A.F. ? Quel est son rôle ? Telles sont les questions auxquelles l’on doit
répondre pour mieux appréhender la signification de cette grandeur de gestion.

I- QUE REPRÉSENTE LA C.A.F ?

La C.A.F représente la trésorerie potentielle, disponible sous quelques mois, dont l’entreprise peut
disposer pour se financer. Il s’agit donc pour l’entreprise, de l’excédent de ressources internes ou surplus
monétaire potentiel dégagé durant l’exercice par l’ensemble de son activité.

II- QUEL EST LE RÔLE DE LA C.A.F ?

La C.A.F est l’expression de l’aptitude de l’entreprise à financer :


• La rémunération des apporteurs de capitaux (dividendes) ;
• Le renouvellement des investissements (maintien de son capital technique) ;
• Les investissements de croissance.

Ainsi, la C.A.F est le principal indicateur du potentiel de financement de la croissance de


l’entreprise.

Section 2 : CALCUL DE LA C.A.F DANS LE SYSCOHADA

I- NATURE DE LA CAF DANS LE SYSCOHADA

La C.A.F du SYSCOHADA est globale puisqu’elle tient compte des opérations d’exploitation, des
opérations financières et hors activité ordinaire (HAO), de l’impôt sur les bénéfices et des participations.
Par conséquent :
• Il ne s’agit pas d’une CAF d’exploitation (EBE avant impôt sur les bénéfices) ;
• Il s’agit d’une C.A.F globale d’où son nom de Capacité d’AutoFinacement Globale (CAFG).

22
II- CALCUL DE LA CAFG
Il existe deux approches de calcul de la CAFG :
• L’approche dite « soustractive » : à partir de l’EBE ;
• L’approche dite « additive » : à partir du résultat net.

A) APPROCHE SOUSTRACTIVE OU PAR LE HAUT DU COMPTE


DE RÉSULTAT

CAFG = EBE
+ Produits financiers encaissables (Sauf 787)
+ produits HAO encaissables (84 ; 88 sauf 848)
+ transfert de charges
• d’exploitation (781)
• financières (787)
• HAO ( 848) ;
- Charges financières décaissables (67 sauf 679)
- Charges décaissables HAO (83 ; y compris 839)
- Participation des travailleurs (87)
- Impôt sur les bénéfices (89)

Cette formule démontre bien que, jusqu’à l’EBE, tous les produits sont encaissables et toutes les charges sont
décaissables. Il suffit donc d’ajouter à ce paramètre, tous les autres produits encaissables (77, 84, 88, 781 , 787,
848) et d’y soustraire toutes les charges décaissables (67, 83, 87, 89) pour obtenir la CAFG.

NB : Les transferts de charges (781, 787 et 848), ne donnent pas lieu, en règle générale, à un flux financier
(encaissements). Cependant, leur présence dans le calcul de la CAFG s’explique par le fait qu’ils correspondent à
une correction des charges décaissées précédemment.

APPLICATION 11 : CALCUL DE LA CAFG


Calculer pour la société ‘’KID’’, la capacité d’autofinancement globale ( CAFG) au 31/12/N à partir du haut
du compte de résultat (Méthode soustractive) ;

NB : Une CAFG négative reflète pour l’entreprise une situation critique.

B) APPROCHE ADDITIVE (OU PAR LE BAS DU COMPTE DE RÉSULTAT) :


L’on vérifie que la CAFG est la somme:

CAFG = Résultat net (131 ou 139)


- Résultat sur cessions d’immobilisations (82-81)
+ Dotations (68 et 69 + 85)
- Reprises (79 et 86)

Cette démarche permet de comprendre que le résultat net étant égal à l’ensemble des produits et
des charges de l’exercice (encaissables, décaissables ou calculés), la CAFG peut se calculer :
en ajoutant au résultat l’ensemble des charges calculées (les dotations)
et en lui retranchant l’ensemble des produits calculés (les reprises)
d’où la notion de ‘’Trésorerie Potentielle’’ évoquée plus haut.

23
APPLICATION 12 : CONTRÔLE DE LA CAFG
Calculer la CAFG de la société ‘’KID’’ au 31/12/N à partir du bas du compte de résultat (méthode additive).

III- COMMENTAIRES DES CALCULS


La CAFG du SYSCOHADA appelle les remarques suivantes :
- Toutes les dotations aux provisions sont prises en compte or, seules les provisions à
caractère de réserves (provisions non justifiées) devraient être retenues ;
- Une forte propension à la confusion réside au niveau des ‘’Transferts de charges’’
(compte 78 et 848) à qui l’on attribue un ‘’caractère encaissable’’ alors qu’il s’agit, en fait,
d’une ‘’Immobilisation de charges décaissées’’ dont le retour (ou la récupération) se fait par le
biais des AMORTISSEMENTS ;

Section 3 : VARIATION AUTOUR DE LA NOTION


D’AUTOFINANCEMENT

L’analyse financière établit la différence entre la CAFG, l’autofinancement, le cash-flow et la


marge brute d’autofinancement (MBA).

PAS DE CONFUSION ENTRE :

A - L’AUTOFINANCEMENT (AF)
En effet l’AutoFinancement est l’aptitude réelle de l’entreprise à s’autofinancer. Il s’obtient par la
formule ci-après :

AF = CAFG - Distribution (1)

(1) Sommes Mises en distribution au cours de l’exercice y compris les acomptes de dividende.

B - LE CASH-FLOW.
Le Cash-Flow est un terme anglo-saxon qui signifie « Flux Net de trésorerie » ou encore « Recette
Nette ». d’où la formule :

Cash-Flow = ∑ Recettes - ∑ dépenses

Le Cash-Flow est donc le solde de trésorerie alors que la CAFG est le solde potentiel de la
trésorerie, c’est-à-dire ce que sera la trésorerie dans un bref délai lorsque tous les encaissements seront
réalisés et tous les décaissements effectués.

C - LA MARGE BRUTE D’AUTOFINANCEMENT. (MBA)

La MBA est une notion non normalisée. Elle n’a pas été consacrée par le SYSCOHADA.
Cependant, la sollicitation des documents et études de cas nécessitent que soit levée toute confusion
quant à sa signification et son calcul.
24
1 – Qu’est ce que la MBA ?
C’est une notion très proche de la CAF sauf qu’elle considère que, les dotations aux provisions pour
dépréciation d’actif, de même que les dotations aux provisions pour risques et charges justifiées, ont un
caractère décaissable.

2 – Calcul de la MBA
Pour le calcul de la MBA, on peut envisager trois approches :
A partir du haut du compte de résultat :

MBA = Σ produits Encaissables


+ reprises sur dotations aux provisions (791 , 797, 86)
Σ charges décaissables
- Dotations aux provisions
- participations et impôt sur les bénéfices.

A partir de la CAFG :

MBA = CAFG
+ reprises sur dotations aux provisions
- dotations aux provisions (justifiées)

A partir du résultat net :

MBA = Résultat net


+ dotations aux amortissements
- dotations aux provisions non justifiées

II- COMPOSANTES DE L’AUTOFINANCEMENT


Si l’autofinancement permet à l’entreprise de financer :
• ses investissements ;
• le remboursement des emprunts ;
• l’augmentation du fonds de roulement.

Il est alors judicieux de l’analyser en autofinancement de maintien et en autofinancement


d’expansion ou de croissance.

A) AUTOFINANCEMENT DE MAINTIEN (AFM)

Il s’agit des dotations nettes des reprises. Cette partie de l’autofinancement qui est indispensable
à la bonne gestion de l’entreprise permet la conservation du patrimoine et du niveau d’activité.

AFM = DOTATIONS – REPRISES


(aux amortissements et provisions)

25
B) AUTOFINANCEMENT D’EXPANSION (AFE)

L’autofinancement d’expansion encore appelée autofinancement net ou de croissance représente


pour un exercice, les bénéfices non distribués. Il permet d’augmenter le patrimoine et le niveau de
production.

AFE = AF - AFM

Application 13 : CALCUL DE LA CAFG ET SES DERIVEES


A partir des résultats du cas MARISA (synthèse 1) ci-dessus calculer :
La capacité d’autofinancement ;
l’autofinancement brut ;
le cash-flow et la marge brute d’autofinancement ;
l’autofinancement de maintien ;
l’autofinancement de croissance.
Sachant que les distributions effectuées au cours de l’exercice s’élèvent à 35 000 F et que par ailleurs :
aucune créance, aucune dette d’exploitation n’existent au 31/12/N ;
toutes les autres charges ont été décaissées et tous les autres produits ont été encaissés.

Section 4 : AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DE


L’AUTOFINANCEMENT

I- AVANTAGES DE L’AUTOFINANCEMENT

Les principaux avantages sont :


• Indépendance financière vis-à-vis des pourvoyeurs de fonds (Banques ; Etablissement de crédit ;
Fournisseurs…)

• Plus grande stratégie financière (notamment en maintenant l’existence d’un volet de crédit au niveau
du crédit…)

• Frein à l’endettement et donc des charges financières ;

• Amélioration de la sécurité des financements en cas de crise conjoncturelle (lorsque le crédit est rare
et cher) ;

• Amélioration de la valeur boursière de l’action, par l’augmentation de la situation nette ;

• Autorisation d’une plus grande liberté en matière de choix d’investissement ;

II- INCONVÉNIENTS DE L’AUTOFINANCEMENT


Si la CAFG présente, sur le plan financier, des avantages certains, elle peut aussi en effet : :
• léser les actionnaires en les privant de dividendes (recherche effrénée d’une CAFG importante) ;

• provoquer en cas d’abus, une pression sur les salaires, le partage de la VA (Valeur Ajoutée) se
faisant au profit de l’autofinancement ;

26
• être un facteur de hausse de prix surtout pour les entreprises en situation de monopole ou de quasi-
monopole ;

• inciter à la pratique d’investissements inutiles et donc de ressources gâchées ;

• priver l’entreprise de « l’effet de levier » favorable dégagé par l’endettement ;

CE QU’IL FAUT RETENIR :

La CAFG du SYSCOHADA est une CAF Globale d’où son nom de CAFG (capacité d’autofinancement
globale).
 Pour son calcul :
• les charges provisionnées (ainsi que leurs reprises) sont considérées comme des charges
décaissables (solution différente du plan français mais proche du plan OCAM)
• toutes les dotations (ainsi que leurs reprises sont prises en compte :
- dotations et reprises d’exploitations (681 et 691 – 791 et 798)
- dotations et reprises financières (687 et 697 – 797)
- dotations et reprises HAO (85 – 86)
 bien savoir que la CAFG ne constitue pas un indicateur de la rentabilité – En effet ;
• elle est sujette à des fluctuations liées à la diversité des pratiques comptables et fiscales ;
• elle dépend des arbitrages entre financement propre et endettement.
Toujours comprendre que pour obtenir la CAFG, il suffit d’analyser le caractère encaissable des produits et
décaissables des charges, ce qui permet de conclure, rappelons-le que la CAFG est un indicateur du
« potentiel de la trésorerie », comme le montre le tableau synoptique ci-dessous.

27
Non
Encaissables ou
Réf Compte Intitulés (charges ou produits) encaissables ou
décaissables
non décaissables
TQ 134 EXCÉDENT BRUT D’EXPLOITATION EBE -
UZ 131/139 RÉSULTAT NET (Profitou Perte) - RN

PRODUITS :

TS 791 Reprises des provisions d’exploitation X

TT 781 Transferts de charges d’exploitation X

UA 77… Revenus financiers X

UC 776 Gains de change X

UD 797 Reprises des provisions financières X

UE 787 Transfert de charges X

UK 82 Produits des cessions d’immobilisation X

UL 84 Produits HAO X

UM 86 Reprises HAO sur dotations et subv. X

UN 848 Transferts de charges HAO X

TOTAL DES PRODUITS T PE T PNE


RS 681/691 CHARGES :
SA 67… X
Dotations aux amort. et prov.
SE 676 X
Frais financiers
SD 687/697 X
Pertes de change
SK 81 X
Dotations aux amort et prov. financiers
SL 83 X
Valeurs comptables des cessions
SM 85 X
Charges HAO
SQ 87 X
Dotations HAO
SR 89 X
Participations des travailleurs
X
Impôt sur le résultat
TOTAL DES CHARGES
TCD TCND
EBE + TPE – TCD = CAFG

OU
RN – TPNE + TCND = CAFG
SIGLES :
TPE = Total des produits encaissables (1)
TCD = Total des charges décaissements (1)
TPNE = Total des produits non encaissables (1)
TCND = Total des charges non décaissables (1)
(1) Après l’EBE

* Travaux dirigés : Voir série 2.

28
Chapitre 3 :

AUTRES APPROCHES
DU COMPTE DE RÉSULTAT

Le compte de résultat représente l’image de l’activité de l’entreprise pendant une période donnée
(l’exercice comptable qui dure douze mois).
Au cours de cette période comptable, l’application des principes comptables et des règles
juridiques, aboutit à une comptabilité par nature des charges et des produits pour la détermination du
résultat.
Cette analyse privilégiée pour sa simplicité pose davantage des problèmes car, elle ne permet pas
d’apprécier :

- Les coûts engendrés par un service fonctionnel de l’entreprise (Production, distribution,


administration générale …).
- Une activité spécifique :Résultat engendré par l’activité mécanique par exemple…
- Les performances réalisées dans une zone géographique : vente au Cameroun ; ventes à
l’export ; …
- Le comportement des charges face à une variation du volume d’activité ;
- Le niveau minimum d’activité qui mettrait l’entreprise à l’abri de toutes tendances
défavorables de la conjoncture.

On comprend donc que l’analyse globale de l’activité par nature sera insuffisante pour le gestionnaire
préoccupé par des décisions opérationnelles. C’est pourquoi il faudra faire appel à la comptabilité
analytique de gestion qui préconise pour les charges et les produits ordinaires :

- une analyse par fonctions;


- une analyse par variabilité

Section 1 : LE COMPTE DE RÉSULTAT PAR FONCTIONS.

Les charges et les produits par nature de la comptabilité générale peuvent être analysées selon
leur destination (ou fonction). Cette analyse aboutit à la présentation d’un compte de résultat par
fonctions.

I - STRUCTURE DU COMPTE DE RÉSULTAT PAR FONCTIONS

Jadis appelé « Tableau d’exploitation fonctionnel » il s’agit d’un tableau de détermination du


résultat qui fait apparaître les marges sur coûts par fonction. Les différents niveaux du résultat varient
selon la nature de l’activité.

A) – CAS D’UNE ENTREPRISE COMMERCIALE

1°) Ventilation des charges d’exploitation par fonc tions :


Dans le cadre d’une entreprise commerciale, les charges d’exploitation par nature sont réparties selon
les catégories suivantes :
- Fonction commerciale : Elle inclut le coût d’achat des marchandises vendues ainsi que les
charges propres à la fonction.
- Charges communes non réparties : Elles incluent toutes les autres charges d’exploitation. Les
charges financières ne sont pas ventilées.
29
2°) Marges par fonction et compte de résultat.
L’analyse fonctionnelle des charges d’exploitation permet de mettre en évidence les marges et résultat ci-
après :
- Marge sur coût d’achat ou marge commerciale
- Marge sur coût de distribution
- Résultat des activités ordinaires (RAO)

Comme l’indique le tableau d’exploitation ci-après :


Eléments Détail TOTAL %
1- Chiffre d’affaires net HT ………….. C 100
2- Coût d’achat des marchandises ………… -A ………
* MARGE SUR COUT D’ACHAT ………… MCA ………
3- Autres charges commerciales ………… - AC ………..
* MARGE SUR COUT DE DISTRIBUTION ………… MDC ………
- Charges communes………….. CC
Charges financières………….. Cf
4- Autres charges D -D ……….
- Autres produits d’exploitation……. AP
- Produits financiers………………… Pf
5- Autres produits P +P ………….
………….
RESULTAT DES ACTIVITES ORDINAIRES ………… RAO

B) CAS D’UNE ENTREPRISE DE TRANSFORMATION

1°) Ventilation des charges d’exploitation.


Dans le cas d’une entreprise de transformation, les charges par nature sont réparties le cycle
d’exploitation. On y retrouve :

- La fonction production.
Elle inclut :
• le coût d’achat des matières premières utilisées
• la variation des stocks des produits (la production immobilisée est par contre déduite) ;
• les charges propres à la fonction production.
- La fonction commerciale .
Elle inclut les charges propres à la fonction, autrement dit toutes les charges nécessitées par la vente
des produits.
- Les charges communes non réparties
Elles incluent toutes les autres charges d’exploitation qui ne relèvent ni de la production, ni de la
vente. Les charges financières ne sont pas ventilées.

2°) Tableau d’exploitation fonctionnel :


L’analyse réalisée permet de mettre en évidence les marges et résultat suivants :
- Marge sur coût de production
- Marge sur coût de distribution
- Résultat des activités ordinaires (RAO)
30
Comme le montre le tableau ci-après :
Eléments Détail TOTAL %
1- Chiffre d’affaires net HT ………….. C 100
2- Coût de production des produits finis
vendus……………………………… ………… ………
* MARGE SUR COUT DE PRODUCTION ………… CPFV ………..
3- Charges de la fonction commerc. ………… MCP ………
* MARGE SUR COUT DE DISTRIBUTION ………… fc ……….
- Charges communes non réparties CC MCD
- Charges financières………….. Cf
4- Autres charges D -D ………….
- Autres produits d’exploitation……. AP
- Produits financiers………………… Pf ………….
5- Autres produits P +P …………

* RESULTAT DES ACTIVITES ORDINAIRES ……………. RAO

NB : Ce tableau peut être complété par les éléments HAO pour conduire au résultat net.

II – Précisions diverses

1 – Chiffre d’affaires HT :
C’est le solde du compte 70 (ventes diminués de retours et des réductions accordées).

2 – Frais accessoires d’achats :


Il s’agit de toutes les charges directement rattachables aux achats des marchandises et des matières.
Lorsqu’il existe plusieurs types d’achats, une répartition proportionnelle au montant des achats pourrait
être envisagée.

3 – Variation de stocks des produits :


C’est la différence (SI – SF) des produits finis et encours. En effet, l’inscription de ce montant dans la
colonne des charges suscite une lecture contraire à celle qui serait effectuée le tableau des produits du
compte de résultat.

4 – Charges de distribution :
Ce sont tous les frais engagés pour la vente des produits. Y sont inclus les consommations d’emballages.

APPLICATION 14 : LE COMPTE DE RÉSULTAT PAR FONCTION


Des livres de la société « FADY » les informations suivantes sont extraites au 31/12/N :

1°- Achats et situation des stocks :


602 - Achats des matières premières 155 000 000
6029 – R.R.R. obtenus sur achats de matières 3 500 000

31
• Stocks
N° INTITULES Au 01/01/N Au 31/12/N
322 Matières premières 42 500 000 9 000 000
341 Produits encours 27 000 000 38 000 000
335 Emballages perdus 3 000 000 4 500 000
361 Produits finis 87 200 000 19 700 000

2° Ventilation des autres charges.

Administration
N° INTITULES ACHATS PRODUCTION Distribution
générale
604 Autres fournitures 3 000 000 100 000 5 000 000 1 900 000
605 Autres achats 2 100 00 200 000 100 000 900 000
61 Transports 2 700 000 4 500 000 1 000 000
62/63 Service extérieurs 400 000 600 000
64 Impôts et taxes 600 000 1 000 000 7 000 000
65 Autres charges 500 000 2 000 000 400 000
66 Charges des personnel 3 000 000 15 000 000 7 000 000 8 000 000
68 Dotations 800 000 5 00 000 1 200 000 900 000
TOTAUX

3° Produits de l’exercice.
702 – vente des produits finis 321 800 000
707 – Produits accessoires 3 200 000
775 – Autres produits 5 200 000
77 – Produits financiers 2 800 000
67 – Charges financières 3 000 000
72 – Production immobilisée 2 500 000

4° Autres informations
- Les autres produits et les produits financiers ne sont pas ventilables par fonctions.
- La société fabrique des produits qui sont emballés au moment de la livraison.
- Le prix de vente HT d’un produit est de 5 000 F.

TAF :
1 – Achever le tableau de ventilation des charges d’exploitation par fonction ;
2 – Présenter le compte de résultat par fonctions.

Section 2 : LE COMPTE DE RÉSULTAT DIFFÉRENTIEL

Le compte de résultat différentiel est un tableau de détermination de résultat dans lequel les
marges sur coûts variables apparaissent pour chaque étape de l’activité.

Une marge sur coût variable s’obtient en faisant la différence entre les ventes et les charges
variables d’où, la nécessité de scinder les charges par nature en charges variables et charges fixes.

I – LES CHARGES VARIABLES :

Ce sont des charges qui sont souvent proportionnelles au volume d’activité. On les appelle aussi
charges opérationnelles. Leur montant unitaire est généralement fixe.
Exemple : Achats consommés ; Transport sur ventes.

32
II – LES CHARGES FIXES :

Encore appelées charges de structure il s’agit des charges dont le montant global :
- est indépendant du volume d’activité tant que la structure n‘évolue pas ;
- évolue par paliers, au regard de l’évolution de l’activité.

Exemple : loyer ; assurance ; salaires ; amortissements.

NB
Dans le système Anglo-saxon, la définition des charges variables et des charges fixes
est plus pertinente.
En effet, au regard du volume d’activité :
- les charges fixes sont constituées :
• du montant global des charges de structure
• du montant unitaire des charges variables.
- les charges variables sont constituées :
• du montant global est proportionnel au volume d’activité
• du montant unitaire varie en fonction du volume d’activité (CF. unitaire).

III – STRUCTURE SIMPLIFIÉE DU TABLEAU DIFFÉRENTIEL.

Chiffres d’affaires HT CA 100


Coût variable CV (t1)
Marge sur coût variable M/CV (t2)
Coût fixe net (1) - CFN
Résultat des activités ordinaires RAO …
(1) Charges fixes – Produits fixes
(2) Produits fixes = Autres produits + produits financiers.

t1 = taux de coût variable ; t2 = taux de marge sur coût variable

APPLICATION 15 : LE COMPTE DE RÉSULTAT DIFFÉRENTIEL.

1)- Reconsidérer l’application 14, puis présenter le compte de résultat différentiel sachant que la structure des
charges par fonctions est la suivante ( il s’agit des charges indirectes):

Variable Fixe
Achats 80% 20%
Les charges financières sont fixes.
Production 30% 70%
Distribution 75% 25%
Administration 10% 90%

Par hypothèse, les stocks sont valorisés au coût variable.

2)- Reconstituer le compte d’exploitation différentiel en supposant que les stocks sont valorisés au coût complet
comprenant : 60% de charges variables et 40% de charges fixes.

3)- En reconsidérant la question n°1 et en supposan t qu’il existe des produits résiduels (compte 704) provenant de
la vente des déchets issus de la fabrication, reconstituer le compte d’exploitation différentiel. Produits résiduels
vendus : 1 800 000 F.

Travaux dirigés : Voir série 03


33
Chapitre 4 :
APPRÉHENSION DU RISQUE
D’EXPLOITATION

D’une manière générale, on appelle risque la possibilité que survienne un fait préjudiciable.

On appelle risque d’exploitation les variations aléatoires du CAHT qui affectent les prévisions
relatives aux différents critères de gestion (résultat d’exploitation, rentabilité financière…).

Le risque d’exploitation est donc fonction de la sensibilité du résultat à une variation de l’activité.

Il peut être appréhendé en utilisant divers outils tels que :


• le seuil de rentabilité ;
• le levier d’exploitation ;
• la dispersion du résultat.

Section 1 : LE SEUIL DE RENTABILITÉ

Le seuil de rentabilité correspond au niveau des ventes à partir duquel une activité devient
rentable. C’est un élément essentiel à la décision stratégique.

Le seuil de rentabilité est encore appelé :


• point mort ;
• point critique ;
• point d’équilibre ;
• point zéro.

I- HYPOTHÈSE
Le calcul du seuil de rentabilité suppose une hypothèse simplificatrice de la réalité à savoir :
• charges opérationnelles proportionnelles au CAHT ;
• charges fixes indépendantes du CAHT.

II- EXPRESSION DU SR
Le seuil de rentabilité s’appuie sur l’analyse du coût de revient en charges opérationnelles (ou
variables) et en charges fixes (ou de structure).
Le seuil de rentabilité peut être exprimé en unités monétaires, en unités physiques et en terme de
date. :

1- SR en unités monétaires :

CFN
SR =
t

avec CFN = Charges fixes (nettes des produits fixes)


t = taux de marge sur coût variable.
Exemple : Calculer le chiffre d’affaires critique de la société FADY.
34
2- SR en unités physiques :

CFN
Qo =
P-v

avec P : Prix de vente de l’unité


v : Coût variable de l’unité
Exemple : déterminer chez FADY le volume minimum des ventes.

3- SR en terme de date

SR
Do = x 12 mois (ou 360 jours)
ventes

Cette formule devient inadaptée lorsque l’activité est irrégulière (cf. cours de 1er année).

Exemple : Calculer la date à laquelle le seuil de rentabilité de la société FADY a été atteint au cours de
l’exercice N.

III- EVALUATION DE LA VULNERABILITE PAR LE COEFFICIENT DE SECURITE


Le coefficient (ou indice) de sécurité permet d’apprécier les chances de dépassement du
seuil de rentabilité :
L’indice de sécurité est égal :
CAHT – SR (en unité monétaire)
IS =
CAHT

1- seuil de rentabilité :
Section 2 : LE COEFFICIENT DU LEVIER D’EXPLOITATION (CLE)

Le levier d’exploitation exprime la sensibilité du résultat d’exploitation (RE) aux variations du


CAHT. Il est aussi appelé «coefficient de volatilité » ou « levier opérationnel ».

I- CALCUL DU LEVIER D’EXPLOITATION

Plusieurs formules permettent de calculer le CLE. Nous retiendrons ici les principales qui sont
obtenues :

1- A partir de la relation : MCV et RE :

MCV
CLE =
RE

2- A partir du coefficient de sécurité (Is)

1
CLE =
Is

35
3- A partir de l’élasticité du RE et du CAHT.

∆RE
RE
CLE =
∆CAHT
CAHT

Cette relation correspond strictement à la définition du CLE.


4- A partir du CAHT et de la marge de sécurité (MS)

CAHT
CLE =
MS

Exemple : Calculer pour la société FADY, le CLE . Interpréter le résultat obtenu.

II- LEÇON A TIRER DU CALCUL DU CLE

Il convient de préciser que le CLE est indépendant de la fiscalité. Par conséquent le RE peut être
pris, indifféremment, avant ou après impôt.

Par ailleurs le CLE renseigne sur le niveau du risque d’exploitation. En effet, le risque est d’autant
plus grand que le CAHT est proche du SR d’exploitation. Ceci signifie que, plus le CLE est élevé, plus le
risque est grand.

Pour terminer, signalons que l’élasticité du RE par rapport au CAHT est d’autant plus forte que :
- les charges fixes sont élevées ;
- le taux de marge sur coût variable est faible.

III- CONDITIONS DE VALIDITÉ DU CLE

Toutes les formulations du CLE ne sont possibles que sous réserve, d’hypothèses implicites
relatives aux calculs, à savoir :
- le prix de vente est constant ;
- les conditions d’exploitation sont identiques tant pour les charges variables unitaires que pour les
charges fixes globales.

Par conséquent, la variation du CAHT envisagée ne doit provenir que d’une variation des
quantités.

36
Section 3 : APPRÉHENSION DU RISQUE A PARTIR
DE LA DISPERSION DU RE

La mesure classique de la dispersion est l’Ecart – type.

Le risque d’exploitation peut donc être mesuré par la dispersion du RE autour de son espérance
mathématique (Ecart type du RE).

Dans le mode coût – volume – profit (CVP), le risque d’exploitation peut être caractérisé par :
- le résultat probable : Espérance mathématique du résultat, E(R)
- la dispersion du résultat : Ecart-type du résultat, σ (R)
- le risque de réaliser des pertes : Probabilité que le résultat soit négatif, P(R<0).

- Le coefficient de variation qui est le rapport C (R) = σ (R)


E(R)
Si : * C (R) ≥ 1, le risque est assez élevé.
* C (R) < 1, le risque est assez faible.

I- Risque d’exploitation à partir de la loi du résultat : Probabilités objectives.


A) PROBABILITÉS OBJECTIVES

APPLICATION 16 : APPRÉHENSION DU RISQUE D’EXPLOITATION .


L’activité d’une entreprise se résume ainsi :
- Prix de vente unitaire : 2000 F
- taux de marge sur coût variable : 40%
- Charges de structure : 2 800 000 F dont :
• 1 600 000 F de charges d’exploitation ;
• 800 000 F de charges financières ;
• 400 000 F de charges de restructuration (HAO)
L’étude statistique a permis d’établir que les quantités vendues suivent une loi normale
dont les paramètres sont :
- Espérance : 4000 - Ecart-type : 1000.

Travail à faire :
1- Calculer :
a) le seuil de rentabilité d’exploitation (SRE)
b) le seuil de rentabilité d’activité ordinaire (SRAO).
2- Mesurer le risque d’exploitation à partir de la loi du résultat, en calculant :
- le résultat probable (RAO)
- l’écart type du résultat ordinaire
- le coefficient de variation ou de risque
- le risque de ne pas atteindre le seuil de rentabilité ou le risque que le résultat soit négatif.

B) PROBABILITÉS SUBJECTIVES.

Le manque ou l’insuffisance d’informations sur une activité, peut amener les dirigeants à estimer
les paramètres de distribution des quantités. On parle alors de probabilité subjective.
Dans de tels cas, l’on doit retrouver l’espérance mathématique et l’écart type des quantités dans le cadre
de la loi normale par exemple.
La démarche consistera à établir un système de 2 équations à deux inconnues
(m = moyenne et σ = écart – type), à partir de la relation linéaire t = x - m
⇒ t.σ = x - m
σ
37
APPLICATION 17 :Risque d’exploitation et loi des Probabilités.

Le service commercial de la société FADY a estimé que les ventes (Q) d’un produit avaient 2 chances sur trois de
dépasser 6000 unités et 3 chances sur 4 d’être inférieures à 9000 unités.
a) – Estimer les paramètres de la loi normale des quantités.
b) – Apprécier les chances de vendre au moins 8000 articles.

Travaux dirigés : Voir série 03

38
Chapitre 5 :

LES RATIOS D’EXPLOITATION


ET DE RENTABILITÉ

Si la finalité première d’une normalisation comptable est de fournir aux entreprises et à leurs
différents partenaires un outil d’analyse et de représentation de la structure et de l’activité tout à la fois
pertinent et intelligible pour tous, une seconde finalité y est directement liée, celle de permettre aux
lecteurs des états financiers toutes comparaisons des états financiers et de leurs éléments :
• Dans le temps : d’un exercice à l’autre, ou sur plusieurs exercices ;
• Dans l’espace : d’une entreprise à l’autre et en particulier aux entreprises appartenant
au même secteur d’activité.

Ces comparaisons se font essentiellement sous la forme de « RATIOS »

Section 1 : GENERALITES SUR LES RATIOS


I- QU’EST- CE QU’UN RATIO ?
Au sens strict : Le Ratio est un rapport établi entre deux éléments des états financiers d’un même
exercice (mais pas forcément d’un même état financier) , ou de deux exercices différents. Ici, le Ratio
s’exprime soit dans sa valeur arithmétique (exp. : 0,45), soit en pourcentage ( exp. : 45 %)

Exemples :
• Emprunts, capitaux propres (deux éléments d’un même état financier et d’un même
exercice) ;
• Créances clients, chiffres d’affaires (deux éléments appartenant à deux états
financiers distincts) ;
• Chiffres d’affaires N, chiffre d’affaires N-1 (deux éléments appartenant à deux exercices
différents) ;

Au sens large : la comparaison établie entre deux éléments peut prendre d’autres formes que
le rapport. Il peut s’agir :
• D’une différence : dans ce cas, on observe le signe de cette différence (FR, BF,) ;
• D’un délai exprimé en années, mois, jours : (durée de crédit clients par exemple ).

II- POURQUOI LES RATIOS ?

Les Ratios dans l’analyse financière permettent :

A) DE COMPARER DEUX ÉLÉMENTS


C’est - à - dire de mesurer l’importance de l’un par rapport à l’autre.
Il faut préciser que les éléments comparés peuvent être :
• Soit analytiques (correspondant à un poste précis ) ;

• Soit synthétiques (correspondant à l’addition de plusieurs postes : Actif circulant par


exemple) ;
39
B) DE SUIVRE L’ÉVOLUTION DANS LE TEMPS ET DANS L’ESPACE D’UNE SITUATION :
• dans le temps : c’est l’évolution du Ratio qui est observée

Exemple : crédit-clients : N = 2 mois, N+1 = 2,5 mois, N+2 = 3,2 mois.

Cet allongement de la durée du crédit – clients peut traduire des difficultés commerciales à moins
que dans le secteur, les durées n’évoluent dans les mêmes proportions.

• dans l’espace : c’est la valeur relative des ratios qui est considérée

Exemple : - crédit-clients de l’entreprise : 3 mois ;


- crédit-clients du secteur ( moyen ) : 1,5 mois.

III- PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES


Il faut rechercher des ratios significatifs et donc homogènes et éviter des doubles emplois :

A) HOMOGÉNÉITÉ
Les éléments comparés doivent être homogènes eu égard à la nature du Ratio pour pouvoir
exprimer correctement le phénomène observé. L’absence d’homogénéité :

• fausse la valeur du Ratio ;


• peut entraîner des variations (temps) ou des situations (espaces) sans lien avec le
phénomène observé.

Stocks de marchandises
Exemple de non homogénéité :
Chiffre d’affaires

- Le numérateur est en « Coût d’achat » ;


- Le dénominateur en « Prix de vente ».

B) DOUBLE EMPLOI
Nombre de Ratios peuvent être redondants avec d’autres calculés par ailleurs. Ces doubles
emplois doivent être évités.

Exemple :
Dettes financières ou Capitaux propres ou Dettes financières .
Capitaux propres Dettes financières Ressources durables

Tous ces ratios expriment les mêmes idées, la même relation.

C) CONSTRUCTION DU RATIO
Il est utile de construire les rapports de telle sorte qu’une augmentation du Ratio soit
systématiquement favorable (ou défavorable) ; la lecture et l’interprétation en sont facilitées.

D) RETRAITEMENT DES ÉTATS FINANCIERS


Avant de se livrer au calcul des Ratios, il faut impérativement procéder à l’analyse et au
retraitement des états financiers. A défaut, les Ratios peuvent êtres tout à fait erronés.

40
IV- UTILISATION DES RATIOS
Les ratios constituent un outil de comparaison et d’appréciation extrêmement utile des structures
et des performances constatées. Un ratio pris isolement n’est pas significatif ; pris avec les autres, il
constitue avec eux une « batterie » homogène d’analyse économique et financière.
Il existe peu de normes préétablies. Aussi, les Ratios d’une entreprise ne peuvent-ils valablement
être exploités que par comparaison avec ceux d’entreprises du même secteur ; d’où l’intérêt d’une
centrale des bilans.
Dans les comparaisons sectorielles, le recours aux « ratios moyens » du secteur est commode,
mais non sans danger car, il faut aussi tenir compte de la dispersion des valeurs. L’évolution annuelle
ou pluriannuelle des Ratios, est en général plus utile à connaître et à suivre que la connaissance de leur
niveau en valeur absolue.

V- VOCABULAIRE
En matière de ratios, le vocabulaire n'est pas homogène. Un même Ratio pouvant être désigné
sous des appellations différentes.

Ainsi, au-delà du calcul d'un Ratio, l'important est de connaître sa signification.

VI- TYPES DE RATIOS


Les ratios utilisés en gestion financière sont généralement classés en trois catégories:
• Les Ratios de gestion;
• Les Ratios de rentabilité ;
• Les Ratios de structure financière.

Section 2 : LES RATIOS DE GESTION ET DE RENTABILITÉ

Contrairement à certaines idées reçues, la structure de l’entreprise n’est pas révélée seulement
par le bilan. Elle l’est aussi, puissamment d’ailleurs, par le compte de résultat.

Lorsque les marges se dégradent, il faut porter une attention particulière sur les éléments liés à
l’exploitation ordinaire. Dans ce cas, la structure des charges est révélatrice des choix techniques et
économiques opérés par les dirigeants.

Ces choix sont déterminants dans l’explication :


• de la structure financière (actifs principalement) ;
• des performances bonnes ou mauvaises (rentabilité).

I- LES RATIOS D’EXPLOITATION


Les ratios d’exploitation mettent en rapport des postes du bilan et des postes du compte de
résultat, dans le but d’analyser l’évolution de l’activité de l’entreprise.
Pour être exploitables, les résultats des calculs exprimés en nombre de jours doivent être :
• adaptés aux spécificités des activités ;
• comparés aux normes du secteur.

41
A) ROTATION DE STOCKS (R12)

Stock Moyen
 Calcul :
R1 = x 360
Coût de stock vendu
(ou consommé)
 Signification : Ce Ratio traduit pour un stock donné, (Marchandises, Matières Premières, Produits
Finis, etc.), la durée moyenne que met le Stock Moyen en magasin avant d’être sorti :
• soit pour la vente (cas des marchandises et des produits finis) ;
• soit pour la transformation ou la finition (cas des matières premières et des encours).

 Précautions : Il faut être vigilant :

⇒ Lorsque ce Ratio est élevé ou en hausse significative, s’assurer :


• que les stocks ne sont pas constitués des produits rapidement obsolètes ;
• qu’il ne s’agit pas d’une politique volontairement adoptée par l’entreprise qui décide de
s’approvisionner par anticipation à une hausse de prix ;
• dans le cas particulier des encours de production, que l’augmentation subite n’est pas le
fait de la réalisation très proche d’un contrat (rien d’inquiétant puisque l’augmentation des
stocks encours se traduit par une augmentation des acomptes au passif).
• Qu’il n’existe pas une grande variété des stocks ;
• Que le processus de fabrication n’est pas trop long pour générer des encours de
fabrication ;
• Qu’il ne s’agit pas du fait de l’éloignement des centres d’approvisionnement nécessitant
des stocks de sécurité importants.

⇒ Comprendre que, les stocks élevés sont une source de coûts :


• Coûts d’immobilisation et de gestion (coût de stockage) ;
• Pertes éventuelles en cas de bien périssables (coût de pénurie) ;
• Augmentation du besoin en fonds de roulement d’exploitation.

B) DÉLAI DE RÈGLEMENT DES CRÉANCIERS COMMERCIAUX (OU


D’EXPLOITATION) : (R13)

Créances Commerciales (1)


 Calcul : R2 = x 360
Chiffre d’Affaires TTC

(1)
Clients et comptes rattachés (cf. OHADA)

 Signification : Ce Ratio traduit la durée moyenne de crédit consenti par l’entreprise à ses clients.

42
 Quels enseignements en tirer ?

⇒ Une évolution à la hausse peut traduire certaines difficultés :


• pour vendre ses biens ou services, l’entreprise peut être amenée à consentir des
délais de paiement plus importants à ses clients (délais de paiement particuliers) ;
• il est également possible qu’un certain nombre de clients ne règlent pas l’entreprise,
ce qui explique que le montant des créances augmente plus rapidement que
l’activité (dans ce cas, il est intéressant de connaître le montant des créances en
retard et le détail des retards enregistrés)..
⇒ Une subite évolution à la baisse peut s’expliquer par l’escompte des créances ou la cession
d’un portefeuille de créances par « Titrisation ».
⇒ Si la durée moyenne est supérieure aux durées moyennes de la profession (rotation peu
élevée), la situation est défavorable. A l’inverse (rotation plus élevée), la situation est favorable

C- DÉLAI DE PAIEMENT ACCORDÉ PAR LES FOURNISSEURS (DÉLAI DE


RÈGLEMENT DES DETTES D’ACTIVITÉ ORDINAIRE) : (R3)

Fournisseurs et Comptes Rattachés


 Calcul : R3 = x 360
Achats TTC

 Signification : Le Ratio « R3 » informe sur la durée moyenne de crédit accordée à l’entreprise par
ses fournisseurs d’exploitation.

 Quels enseignements en tirer ?

⇒ Plus les délais sont importants, plus l’entreprise allège ses besoins de financement, mais
attention :
• La dette s’alourdie et donc le risque de perte d’autonomie financière s’accentue ;
• Il peut s’agir des difficultés de trésorerie que rencontre l’entreprise pour le règlement de
ses dettes ordinaires.
⇒ Les délais très restreints peuvent signifier que :
• L’entreprise a accepté de régler ses fournisseurs plus vite en contrepartie de réduction
de prix, dont l’impact se situe au niveau du compte de résultat ;
• Les fournisseurs, ayant connu des problèmes de règlement, exigent un
raccourcissement des délais de paiement.

⇒ Si la durée moyenne est inférieure aux durées de la profession, la situation est favorable. A
l’inverse, elle est défavorable.

Attention :
Pour le calcul des temps d’écoulement ( durée de stockage, crédit-clients et crédit-fournisseurs), il faut tenir compte
des avances reçues et versées.
- Les avances reçues (compte 4191), sont à déduire des stocks de produits fabriqués :
- Les avances versées (compte 4091), doivent être déduits des crédits fournisseurs.

43
II- LES RATIOS DE RENTABILITE

La notion de rentabilité est liée à celle du résultat. La rentabilité s’apprécie en comparant un


résultat (ou une marge) :
• soit au revenu global qui est le chiffre d’affaires HT ;
• soit à la valeur des moyens mis en œuvre pour l’obtenir (capitaux investis).
On peut ainsi, à travers des Ratios, mesurer :
• la structure économique de l’entreprise ;
• sa structure productive ;
• ses performances économiques ;
• ses performances financières.

A- STRUCTURE ECONOMIQUE ET STRUCTURE DE PRODUCTION


1) Le taux de Valeur Ajoutée (R4)
La différenciation stratégique la plus marquante d’une entreprise à l’autre réside dans le choix :
« faire soi-même » ou « faire à l’extérieur » par des sous-traitants ou des fournisseurs de produits plus
élaborés.
La vertu primordiale de la valeur ajoutée et de son « taux » est de synthétiser les conséquences
économiques de ce choix. Ainsi, dans l’analyse financière, la valeur ajoutée est un pivot qui permet de
comprendre :
• la nature et l’importance des investissements productifs ( politique de rejet sur les sous-
traitants des actions à forte intensité capitalistique avec transfert des risques
correspondants) ;
• la nature et l’importance des financements correspondants ;
• etc.

Valeur Ajoutée
R4 = ----------------------
 Calcul : Production

 Quels enseignements en tirer ?

« R4 » est un indicateur de structure économique de l’entreprise et de son exploitation. Il traduit le


degré d’intégration verticale de l’entreprise dans son secteur d’activité.

« R4 » peut également être un indicateur de « performance » plus ou moins bonne. Dans ce cas,
on calcule le taux de variation de la valeur ajoutée, qui informe alors sur la croissance de l’entreprise :
VAN – VAN-1
R4= ------------------------
VAN-1

Une amélioration de ce ratio d’un exercice à l’autre démontre une performance favorable et une
amélioration de la gestion.

2) Proportion Personnel-Amortissement (R5)

Charges de Personnel Dotation aux amortissements


 Calcul : R5 = ------------------------ et ---------------------------------
Valeur Ajoutée Valeur Ajoutée
44
 Quels enseignements en tirer ?

Les Ratios « R5 » mettent en évidence la structure productive de l’entreprise dans sa répartition


entre :
• Le facteur « Investissement », rémunéré par les amortissements ;
• Les facteurs « Ressources Humaines », (ou personnel), rémunéré par les salaires.
Il convient de rappeler que le SYSCOHADA inclut le « Personnel Intérimaire dans les charges de
personnel, permettant ainsi de mieux appréhender le « coût du facteur travail. »

B- PERFORMANCES ÉCONOMIQUES
Par Performances « économiques » de l’entreprise, il faut entendre les résultats (bénéfice ou
perte, CAFG, marges diverses, …) obtenus au niveau des décisions économiques précédent les
décisions de financement. La performance économique ne saurait être influencée par les facteurs
financiers dont elle est indépendante.
Les performances économiques sont mises en évidence à partir :

1) De l’Evolution du Chiffre d’Affaires (R6)


Le chiffre d’affaires est la variable d’activité essentielle et incontournable, sans laquelle il n’y a pas
de résultat bénéficiaire possible.
Par conséquent, l’évolution du chiffre d’affaires sur plusieurs exercices, est un indicateur capital de
performance, mettant en évidence la progression ou le recul relatif de l’entreprise dans son secteur
d’activité :
CA HTN – CA HTN-1
 Calcul : R6 = -----------------------
CA HTN-1

 Précautions : « R6 » exprimé en unités monétaires ne traduit pas exactement les variations de la


gestion de l’entreprise (gestion commerciale, politique de prix, coût d’achat). Elles sont plus significatives
dans les entreprises commerciales que dans les entreprises industrielles.

b) De l’importance de la marge brute (R7)


Marge brute
R7 = ------------------------
 Calcul : Activités (1)

(1)
CAHT ou volume des ventes.

 Signification : « R7 » est très intéressant pour comparer les performances de l’entreprise à celles des
autres entreprises de son secteur.
Une chute du taux de marge brute peut s’expliquer par une mauvaise gestion des achats, des prix
trop bas pour avoir une exploitation rentable, des pressions au niveau des achats non récupérables sur
les prix.

 Quels enseignements en tirer ?

 Une différence de MB d’une entreprise à l’autre traduit :


- soit une politique de prix différente :
- soit une force ou une faiblesse au niveau des achats.

45
• Dans l’industrie, une différence sensible de taux de MB sur matières peut correspondre aux
incidences dans la nature des approvisionnements (matières premières plus ou moins
élaborées).

3) Du partage de la Valeur Ajoutée (R8)


Un autre aspect de la performance en VA peut être saisi par les Ratios :
VA
R8 =
Effectif moyen
Qui est un indicateur du rendement apparent de la Main d’Oeuvre :

VA
Ou R8 =
Équipement productif

Qui est indicateur apparent de rendement du potentiel productif.

4) De l’Excédent Brut d’Exploitation (E.B.E.) (R9)


L’EBE représente la « performance économique pure » de l’entreprise, absolument
indépendante de la politique et de la structure financière de l’entreprise, indépendante aussi des
opérations HAO.

 Calcul :
E.B.E. E.B.E
R9 = - et -------------------
(1)
CA HT Capitaux investis

Ou
E.B.E. E.B.E
(2) (3)
= --------------------------- et
Capitaux Durables VA

(1)
= Actif immobilisé + Besoin de Financement Global (BFG)

 Signification : Ces Ratios sont particulièrement utilisés comme indicateurs :


(1) Le premier, de la capacité bénéficiaire de l’entreprise. En effet il permet de savoir ce qui
reste sur 1 F du CAHT pour renouveler les investissements, et payer les charges
financières.
(2) Le second, de la rentabilité brute des capitaux investis ou durables.
(3) Le troisième, de la part de l’EBE dans la valeur ajoutée. Autrement dit qu’elle est la part
de richesse qui sert à rémunérer les apporteurs de capitaux et à renouveler le capital
investi ?
5) Du Résultat d’Exploitation (R10)

Résultat d’Exploitation
 Calcul :
R10 = ---------------------------------
Capitaux investis

46
 Signification : Il indique la rentabilité nette des capitaux (avant charges financières, donc avant tout
effet de levier) autrement dit, « R9 » mesure l’aptitude de l’entreprise à rentabiliser les fonds apportés par
les associés.

C- PERFORMANCES FINANCIÈRES
L’appréciation de ces performances fait intervenir selon les éléments observés :
• La CAFG (Capacité d’AutoFinancement Globale) ;
• L’autofinancement : (CAFG – Distributions) ;
• L’Excédent de Trésorerie d’Exploitation (ETE) ;
• Les intérêts payés (y compris les dotations aux primes de remboursement des
obligations) ;
• Le résultat des A.O. après impôts :
• Le résultat net ;
• Les capitaux propres ;
• Les dettes financières.
Il convient de montrer leur contribution à l’analyse des performances.
1) La CAFG
Le « SYSCOHADA » fournit à cette CAFG un montant qui n’est pas à « retraiter », puisque les
opérations de crédit-bail ont été comptabilisées comme des acquisitions.
Son niveau montre, en valeur absolue, la possibilité de financement :
• des investissements (maintien et croissance) ;
• des capitaux propres (distributions des dividendes).
Une autre utilisation fréquente de la CAFG consiste à la rapprocher des emprunts (cf. Analyse de
l’endettement).
2) Le coût des emprunts (R11)
Le niveau de ce coût est utile au diagnostic, tant pour apprécier la « Performance »
réalisée (l’entreprise se finance-t-elle dans les conditions avantageuses ?), que pour mesurer l’effet de
levier.

Résultat d’Exploitation
 Calcul : R11= -------------------------------
Charges financières

 Signification et précautions :
Il n’existe pas de normes standards pour « R11». Cependant, si « R11 » est proche de 1, c’est un
mauvais signe. Cela signifie que l’entreprise absorbe son résultat d’exploitation pour payer ses prêteurs
(banquiers) ou ne génère pas un résultat d’exploitation suffisant pour assurer le service de la dette.
Pour le banquier, plus ce Ratio est élevé, plus la probabilité que l’entreprise pourra payer les
intérêts des prêts qui lui sont consentis est grande. Lorsque « R11 » est utilisé comme avenant à un
contrat de crédit, le minimum est fixé aux alentours de 2,5.
Les charges financières peuvent être aussi rapprochées soit :

• Au CAHT :
Charges Financières
-------------------------- < 5 % (limite arbitraire)
CA HT
• A l’EBE : Charges financières Limites entre 50 % et 60 %
EBE
47
 Signification :
ce ratio, qui mesure le poids de l’endettement de l’entreprise permet de vérifier la pertinence de
l’endettement à la date d’arrêt des comptes.

« Si par exemple, le pourcentage obtenu ne correspond pas à un taux d’intérêt crédible ;


exemple : 20 % dans un pays où le taux moyen est de 8 %, cela signifie que l’endettement moyen de
l’entreprise durant l’exercice à été supérieur à celui du bilan. »

4) Résultat des Activités Ordinaires : Résultat Net.


La performance de l’entreprise en terme de résultat final peut être appréciée :
• soit au niveau du RAO (Résultat des Activités Ordinaires) qui a l’avantage d’être
récurrent ;
• soit au niveau du Résultat Net (RN).
L’un ou l’autre de ces résultats peut être rapporté :
 Au chiffre d’affaires :

RAO RN
--------- ou --------
CAHT CAHT
Chacun de ces deux ratios traduit le taux de profitabilité correspondant c’est-à-dire la capacité de
l’entreprise à générer un bénéfice à partir du chiffre d’affaires HT.
 Aux Capitaux propres :
RAO RN
---------- ou
Cap. Propres Cap. Propres

Qui permet d’apprécier la rentabilité des fonds c’est-à-dire, l’aptitude de l’entreprise à rémunérer
les fonds apportés par les associées.

Une amélioration constante d’année en année de ce Ratio témoigne d’une bonne performance,
d’une amélioration de la gestion financière et économique. Il est particulièrement précieux pour les
actionnaires.
CE QU’IL FAUT RETENIR

Les ratios d’exploitation permettent l’étude de la rotation et de la durée moyenne des stocks, crédit
fournisseurs et crédit clients.
L’année commerciale de 360 jours est utilisée comme référence.
Les valeurs obtenues sont comparées dans le temps et dans l’espace pour juger de l’évolution de
l’entreprise.
Les ratios : rotation de stock et crédit clients, doivent être les plus faibles possible car l’entreprise doit
financer les stocks et les crédits – clients avec des capitaux qui ne sont pas gratuits.
Le ratio crédit-fournisseurs exprime la participation des tiers au financement de l’entreprise. Par conséquent,
il ne doit pas être :
- trop court : l’entreprise doit trouver par ailleurs des capitaux ;
- trop long : s’il dépasse les délais normaux, il caractérise, sauf cas particulier, une entreprise qui
a des difficultés financières et qui recule ses échéances.

Travaux dirigés : Voir série 04

48
Partie 2 :

ANALYSE
DE LA
STRUCTURE FINANCIERE

1- Le Bilan Comptable ou Patrimonial


2- L’Analyse Fonctionnelle du Bilan
3- L’Analyse Liquidité du Bilan
4- Les Ratios de Structure Financière (ou de structure du bilan)
5- Dynamique de la Structure Financière : le Tableau Financier
des Ressources et des Emplois ………………….(TAFIRE)

49
Chapitre 6 :

LE BILAN COMPTABLE OU PATRIMONIAL

Le bilan comptable permet de décrire les emplois et les ressources c'est-à-dire le patrimoine
d'une entreprise à une date donnée.

L'approche patrimoniale comptable s'oppose à l'approche économique.

L'approche comptable donne la valeur de l'entreprise en coûts historiques alors que l'approche
économique donne de l'entreprise une valeur actuelle calculée à partir des valeurs du marché.

Le Système Comptable OHADA prévoit deux modèles de présentation du bilan selon la taille de
l'entreprise (Chiffre d’Affaires et Effectif ) Art. 11. du droit comptable OHADA

• Le système normal réservé aux entreprises dont le chiffre d’affaires et le nombre de


travailleurs dépassent respectivement 100 millions et 20 travailleurs.

• Le système allégé conçu pour les entreprises dont le chiffre d'affaires et l'effectif ne dépassent
pas 100 millions et 20 travailleurs.

Par ailleurs l'acte uniforme retient aussi pour les Très Petites Entreprises (TPE) qui n'utilisent pas
l'un des systèmes prévus à l’Art.11 un système minimal de trésorerie (Art.13) qui repose sur
l'établissement d'un état des recettes et des dépenses dégageant le résultat de l'entreprise à partir d'une
comptabilité de trésorerie.

Section 1- CARACTÉRISTIQUES DU BILAN COMPTABLE

Selon le plan comptable OCAM, les postes d'actif sont regroupés selon le critère de liquidité
croissante c'est - à - dire selon l'aptitude des biens à être transformés en liquidité alors que les postes du
passif sont classés selon le critère d'exigibilité croissante c'est à dire en fonction des échéances de
remboursement des ressources.

Le classement selon l'ordre de liquidité et d'exigibilité est extrêmement délicat car il nécessite la
connaissance parfaite de l'entreprise et une définition objective des critères d'appréciation.
Le plan comptable OHADA retient à l’actif comme au passif un classement des éléments par
fonctions, par destination.

Section 2- EXPLICATIONS RELATIVES A CERTAINS


POSTES DU BILAN

Pour utiliser le bilan à des fins d'analyse financière, il est indispensable de connaître avec
précision le contenu du poste qui y figure.
Certains de ceux - ci méritent plus particulièrement des explications.

50
I- LES CHARGES IMMOBILISÉES
Elles comprennent :
A)- LES FRAIS D'ÉTABLISSEMENT : ce sont des frais de constitution de publicité et de
prospection pour le démarrage de l'entreprise, les frais d'augmentation de capitaux, de fusion
et de transformation etc. ;

B)- LES CHARGES À REPARTIR : il s’agit des frais d'émission des emprunts, les grosses
réparations etc. ;

C)- LES PRIMES DE REMBOURSEMENT DES OBLIGATIONS : c’est la différence


entre le prix de remboursement le prix d'émission des obligations.

Les charges immobilisées doivent être amorties linéairement (sans prorata temporis) dans un délai
qui ne peut excéder 5 ans.

L'amortissement des charges immobilisées est direct c'est - à - dire que les dotations sont
directement portées au crédit des comptes 201, 202 et 206 sans passer par l'intermédiaire d'un compte
28. Par conséquent, le bilan ne donne que la valeur nette de ces charges.

II- LES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES

Elles sont constituées par :


• Les frais de recherche et de développement liés à des projets nettement individualisés et
dont les chances de réussite sont sérieuses. (Sont exclus, les frais entrant dans le coût de
production des commandes passées par les tiers ainsi que les frais de recherche
fondamentale) ;
• Les brevets, licences et logiciels ;
• Le fond commercial ;
• Les autres immobilisations incorporelles (Clientèle, achalandage).

III- LES IMMOBILISATIONS FINANCIÈRES


Ce sont :
• Les participations qui sont des droits détenus par une entreprise dans d'autres, créant ainsi
un lien durable avec celles-ci et destinés à contribuer à l'action de l'entreprise ;

• Les autres immobilisations financières ou des créances rattachées à des participations,


des prêts octroyés à des entreprises dans lesquelles elles détiennent des participations ;
les prêts et les dépôts à plus d’un an ainsi que les intérêts courus non échus sur ces prêts.

IV- LES ÉCARTS DE CONVERSION


Ce sont des différences qui proviennent des créances et des dettes libellées en devises. Ils
correspondent à la différence entre la valeur initiale (de la créance ou de la dette) inscrite dans le compte
et celle résultant de la conversion (de la dette ou de la créance) sur la base du dernier cours de change.

A) LES ÉCARTS DE CONVERSION ACTIF (ECA)


Il s’agit des pertes latentes qui résultent :
- de la diminution des créances ;
- de l’augmentation des dettes.

B) LES ÉCARTS DE CONVERSION PASSIF (ECP)


Ce sont des gains latents provenant :

51
- de la diminution des dettes ;
- de l’augmentation des créances.

Les écarts de conversion sont inscrits au bilan dans les comptes :


478 ECA (pertes latentes)
479 ECP (gains latents)

Les écarts de conversion se résument ainsi :


ECA ECP
Pertes latentes Gains latents
Diminution des Augmentation des Augmentation des Diminution des
créances dettes créances dettes
Compte 478 Compte 479

V- Les Dettes Financières et Ressources Assimilées


Ce sont les ressources stables provenant d'emprunts ou de dettes contractés pour une durée
supérieure à 1 an à l'origine telles que :
• Les emprunts obligataires ;
• Les emprunts et dettes auprès des établissements de crédit ;
• Les dettes de crédit-bail ;
• Les dettes financières diverses (intérêts courus non échus relatifs à l'ensemble des
emprunts enregistrés dans le compte 166, 176 etc.) ;
• Mais aussi des provisions financières pour charges et risques à échéance à plus d’un an
au moment de leur constatation.

APPLICATION 18 : CONSTRUCTION DU BILAN.


Reprendre le cas MARISA (Application 16), puis présenter le bilan au 31 décembre 2005, sachant que la
valeur des constructions est égale à 3 fois celle du matériel.

Travaux dirigés : série 05

52
Chapitre 7

L’ANALYSE FONCTIONNELLE DU BILAN

Le Système Comptable OHADA a introduit une conception fonctionnelle du bilan. Il renonce ainsi
à la présentation « liquidité » de l’actif et « exigibilité » du passif pour adopter une présentation des
emplois et des ressources selon leur destination.

Le SYSCOHADA définit le bilan fonctionnel comme le bilan dont la structure des différentes
rubriques et des postes est conçue sur la base de la fonction économique et financière des éléments. Les
fonctions en cause sont :

• La fonction financement : elle regroupe les capitaux propres ainsi que les dettes
financières, le résultat et l’ensemble des amortissements et provisions de l’actif
immobilisé ;
• La fonction investissement : elle concerne sans exception toutes les immobilisations ;
• La fonction exploitation : au sens large, elle concerne tous les postes du bas du bilan
(actif circulant et dettes circulantes y compris les provisions pour dépréciation et les
risques provisionnés (499 et 599).

Section 1 : OBJECTIFS ET LIMITES DU BILAN


FONCTIONNEL

Le bilan fonctionnel permet :


• D’apprécier la rentabilité de l’outil économique ;
• D’expliquer le fonctionnement de l’entreprise et partant la continuité de l’exploitation.
Cependant on peut regretter qu’il ne soit pas opérationnel pour mesurer le risque.

Section 2 :PRÉSENTATION DU BILAN FONCTIONNEL

Le bilan fonctionnel est présenté en « grandes masses », les valeurs retenues sont :
- la valeur brute pour les immobilisations
- la valeur nette pour les stocks, les créances et la trésorerie.
Cette démarche du SYSCOHADA répond, comme bien d’autres, au souci de la recommandation 122 de
l’ordre des experts-comptables et comptables agréés Français pour laquelle, « les provisions pour
dépréciation des stocks et clients qui sont justifiées ne peuvent être considérées comme des ressources
stables ». Cette recommandation, critiquant le PCG 82, propose que les postes de l’actif circulant figurent
dans le bilan fonctionnel à leur valeur nette.
La mise en œuvre de l’analyse fonctionnelle implique l’identification et la séparation dans le bilan :
53
• des éléments d’exploitation ;
• des éléments hors exploitation, c’est-à-dire hors activité ordinaire (HAO) tant au niveau des
investissements qu’à celui des actifs et passifs circulants.

La structure du bilan fonctionnel condensé est la suivante :

ACTIF PASSIF
(1) EMPLOIS STABLES (ES) : Valeurs brutes RESSOURCES STABLES
- Charges immobilisées - Financement propre (5)
- Immobilisations incorporelles - Dettes financières (6)
- Immobilisations corporelles
- Immobilisations financières
PASSIF CIRCULANT (PC)
ACTIF CIRCULANT (AC) : Valeurs nettes - Dettes Circulantes d’exploitation (7)
- Actif Circulant d’exploitation (2) - Dettes Circulantes hors exploit. (8)
- Actif Circulant Hors exploitation (3)

ACTIF DE TRÉSORERIE (4) Valeur nettes PASSIF DE TRÉSORERIE (9)

Section 3 :PRÉCISIONS DIVERSES

Des précisions concernant le reclassement fonctionnel, le reclassement économique ainsi que


certains cas particuliers sont nécessaires.

I- Reclassement Fonctionnel des Postes du Bilan

(1) EMPLOIS STABLES (ES)

Il s’agit de toutes les immobilisations (sans exception) considérées pour leurs valeurs brutes
quelle que soit leur échéance (cas des prêts et des dépôts). Sont cependant exclus des emplois
stables les primes de remboursement des obligations qui, pour certains analystes, doivent être
soustraites des dettes financières (notamment les emprunts – obligations.).
Notons par ailleurs que les intérêts courus sur les prêts restent dans les emplois stables en HAO
(rubrique AW du bilan) s’ils sont significatifs (≥ 5% du montant de la rubrique.).

(2) ACTIF CIRCULANT D’EXPLOITATION

Ce sont les besoins générés par le cycle d’exploitation tels que :


• Les stocks (marchandises, matières, produits, emballages etc.) ;
• Les créances courantes (créances clients et comptes rattachés, fournisseurs avances
sur commande d’exploitation, avance sur les salaires, créances de TVA sur les achats
d’exploitation.).
• Les charges constatées d’avance sauf précision contraire.

(3) ACTIF CIRCULANT HORS EXPLOITATION


Ce sont des besoins générés par des opérations hors activité ordinaire (censées ne pas se
reproduire de manière fréquente ou ordinaire) et financières tels que :

5454
• Les stocks occasionnels ;
• Les créances diverses (créances sur cession immobilière et sur les VMP = Valeurs
Mobilières de Placement, les intérêts courus sur ces créances, l’acompte de l’IS, les
produits financiers et HAO à recevoir) ;
• La créance TVA sur les opérations d’investissement.

(4) ACTIF DE TRÉSORERIE


Ce sont les liquidités immédiates (Banque, compte courant postal, chèques, caisse) ainsi que
les quasi-liquidités (valeurs à encaisser, valeurs mobilières de placement).

La trésorerie présente un caractère global car, il est difficile de la scinder en une trésorerie
« d’exploitation » et une trésorerie « hors activités ordinaires ».

(5) FINANCEMENT PROPRE


Il comprend :
• Les capitaux propres et ressources assimilées (capital, primes, écarts de réévaluation et
réserves, résultat net, autres capitaux propres, subventions d’investissements et
provisions réglementées)

• Les amortissements et les provisions pour dépréciation des actifs immobilisés, (y


compris les amortissements des charges immobilisées).

(6) LES DETTES FINANCIÈRES


Ce sont essentiellement :
• Les emprunts (y compris les dettes équivalentes de crédit-bail et les dettes à plus d’un
an à l’origine envers les associés et le « Groupe ») ;
• Les provisions financières pour risques et charges (Dotations) car à l’origine à plus d’un
an ;
Sont exclus, les concours bancaires (passif de trésorerie). Les intérêts courus sont à reclasser en
dettes financières HAO s’ils sont significatifs .

Rappelons que les primes de remboursement sont soustraites des dettes financières et éliminées
de l’actif.

(7) PASSIF CIRCULANT D’EXPLOITATION (PCE)


Ce sont des ressources générées par les opérations liées à l’exploitation telles que :
• Les dettes commerciales (fournisseurs et comptes rattachés) ;
• Les dettes fiscales (TVA à payer sur opérations d’exploitation, impôts et taxes sur les
salaires ) ;
• Les dettes sociales (Personnel, CNPS, CF, FNE ) ;
• Les provisions pour risques à moins d’un an (risques provisionnés) ayant un caractère
d’exploitation.

(8) PASSIF CIRCULANT HORS EXPLOITATION (PCHE)


Ce sont des ressources générées par des opérations non répétitives :
55
• Dettes sur achats d’immobilisations et des VMP ;
• Intérêts courus non échus sur dettes circulantes HAO;
• Dettes fiscales (Etat IS ) ;
• Certains produits HAO encaissés ou constatés d’avance.

(9) PASSIF DE TRÉSORERIE


Il s’agit :
• Des crédits d’escompte,
• Des crédits de trésorerie,
• Des découverts bancaires.

II- Reclassement économique et quelques particularités

A)- RECLASSEMENT ÉCONOMIQUE


Cette étude concerne au niveau du bilan fonctionnel deux (2) cas :

1) Dettes Fiscales Latentes

Ce retraitement n’est pas effectué pour l’établissement du bilan fonctionnel. Il sera par contre
nécessaire pour le bilan « liquidité ».

2) Cas des immobilisations acquises en Crédit-bail et Effets escomptés non échus


Dans le PCG OCAM, ces éléments faisaient partie des engagements hors bilan et par
conséquent étaient l’objet d’un retraitement.
Avec l’acte uniforme, il y a « prééminence de la réalité sur l’apparence » d’après le Législateur
qui, de fait, en a tenu compte dans l’élaboration de ses états financiers.

Par conséquent :
• Les immobilisations acquises par Crédit-Bail (CB) figurent directement à l’actif du bilan dans
les immobilisations en contre-partie d’une dette équivalente enregistrée au
passif (dettes financières) ;
• Les effets escomptés restent dans le bilan de l’entreprise jusqu’au dénouement final de
l’opération. On les retrouve :
• A l’actif :
- dans l’ACE s’ils sont relatifs aux opérations d’exploitation ;
- dans l’ACHE dans le cas contraire.
• Au passif, dans le passif de trésorerie (poste DO)

En conclusion, aucun retraitement ne devrait être effectué lorsque les principes et règles
comptables OHADA ont été bien respectés.

56
2- Quelques particularités

a) Compte « 109 » : Actionnaire capital souscrit


non-appelé

Ce poste est un passif soustractif selon le PC OHADA. Cependant, pour une analyse
économique, deux solutions sont envisageables :

• Le considérer comme une créance sur les actions à reclasser dans les immobilisations
financières (éventuellement en actif circulant HAO) :
• Le maintenir en passif soustractif et par conséquent ne pas le faire figurer à l’actif car, tant
que les fonds ne sont pas libérés, ils ne constituent pas des ressources permettant de
financer des actifs.
Cette seconde solution qui répond à l’esprit du plan OHADA est tout de même critiquable car, elle
néglige les engagements des apporteurs de capitaux dans les fonds propres.

b) Écarts de conversion
Ces comptes doivent être contre-passés pour ramener les créances et les dettes à leurs
valeurs initiales. Ils disparaissent alors du bilan fonctionnel car affectés, soit :
• en immobilisations financières, s’ils proviennent des prêts,
• en ACE ou en ACHE selon leur origine,
• en dettes financières s’ils proviennent des emprunts,
• en dettes circulantes d’exploitation ou hors exploitation, selon leur origine.

c) Le Résultat
Il est réintégré intégralement dans les ressources de fonds propres. Cependant si le bilan
comptable est donné après affectation du résultat, on peut selon le (PCG 1982) :
• soit remonter les dividendes dans les dettes financières (cas des dividendes
indisponibles pour une durée supérieure à 1 an) ;
• soit les rattacher aux autres dettes circulantes HE (cas des sommes qui seront
prélevées dans l’année).
Faute de précision, il est recommandé de remonter les dividendes intégralement dans les
dettes financières afin de consolider le montant des ressources durables.

57
APPLICATION 19 : BILAN FONCTIONNEL CONDENSE
Le bilan de la société « FADY » se présente ainsi au 31 décembre N, avant affectation du résultat net de la
période (Voir annexe en 100 KF).
e
1 Travail demandé :

Présenter le bilan fonctionnel condensé pour les exercices N et N-1 sachant que :
a) l’écart de conversion actif provient des créances clients ;
b) En N-1,
• Les amortissements cumulés étaient de 20 000 KF pour les charges immobilisées ;Nuls les
immobilisations incorporelles et 25000 KF pour les immobilisations corporelles.
• Les provisions de l’actif immobilisé étaient nulles tant pour le fonds commercial que pour les
immobilisations financières. Les terrains étaient provisionnés à 30 000 KF.
c) l’écart de conversion – passif est relatif aux autres immobilisations financières (67%) et aux dettes
fournisseurs (33%).
d) 85% des autres créances ainsi que des autres dettes sont assimilables aux opérations hors exploitation.
e) Montant brut des charges immobilisées : 500 KF(dont 30KF pour les primes de remb.)

Annexe
-BILAN – SYSTÈME NORMAL SOCIÉTÉ "FADY" (en 100 KF)

Exercice N Ex. N-1


Réf. ACTIF. Amort/Pr
Brut Net Net
ov.
AA Charges immobilisées
AB Frais d’établissement …………. 160 - 160 180
charges à repartir…………..….. 90 - 90 125
AC Primes de remboursement des
obligations………………………. 10 - 10 75

AD Immobilisations incorporelles
AE Frais de recherche et de développement 200 50 150 200
AF Brevets, licences, logiciels………………… - - - -
AG Fonds commercial………………………….. 75 - 75 75
AH Autres immobilisations incorporelles …. - - - -

AI Immobilisations corporelles
AJ Terrains………………………. 215 85 130 225
AK Bâtiments……………………… 430 110 320 360
AL Installations et agencements - - - -
AM Matériel (1)……………………. 190 76 114 140
AN Matériel de transport………. 85 25 60 70

AP Avances et acomptes versés sur


immobilisations………. - - - -

AQ Immobilisations financières
AR Titres de participation………. 142,5 12,5 130 150
AS Autres immobilisations financières……… 100 - 100 100
AZ TOTAL ACTIF IMMOBILISE 1697,5 358,5 1339 1700
BA Actif circulant H.A.O 70 - 70 100
58
BB Stocks
BC Marchandises………………. 280 20 260 300
BD Matières premières et autres
Approvisionnements………. 250 - 250 100
BE En-cours - - - -
BF Produits fabriqués - - - -
BG Créances et emplois assimilés
BH Fournisseurs, avances versées 30 - 30 50
BI Clients 171 31 140 100
BJ Autres créances 25 - 25 75
BK TOTAL ACTIF CIRCULANT 826 51 775 725
BQ Titres de placement 85 15 70 25
BR Valeurs à encaisser 35 - 35 50
BS Banques, chèques postaux, caisse 55 - 55 100
BT TOTAL TRÉSORERIE – ACTIF 175 15 160 175
BU Écarts de conversion –Actif 15 - 15 30
BZ TOTAL GENERAL (AZ + BK + BT + BU) 2713,5 424,5 2289 2030
(1)
Financé par crédit-bail depuis deux ans.

Annexe
SOCIÉTÉ "FADY" (en 100 KF)
Exercice
Exercice
Réf. PASSIF N-1
N
CAPITAUX PROPRES ET RES. ASSIMILÉES

CA Capital ………………………………………………….. 1000 500


CB Actionnaires capital non appelé …………………… -335 -

CC Primes et Réserves
CD Primes d’apport, d’émission, de fusion ………… 80 -
CE Écarts de réévaluation …………………………… - -
CF Réserves indisponibles 100 90
CG Réserves libres 150 110
CH Report à nouveau 105 80
CI Résultat net de l’exercice (bénéfice + ou perte -) 70 100

CK Autres capitaux propres


CL Subventions d’investissement 60 100
CM Provisions réglementées et fonds assimilés 40 70

CP TOTAL CAPITAUX PROPRES 1 270 1 050


DETTES FINANCIÈRES ET RES. ASSIMILÉES
DA Emprunts obligations ………………………………… 150 150
DB Dettes de crédit-bail et contrats assimilés …….. 114 90
DC Dettes financières diverses ………………………… - -
DD Provisions financières pour risques et charges 120 100

DF TOTAL DETTES FINANCIÈRES 384 340


DG TOTAL RESSOURCES STABLES (CP + DF) 1 654 1390

59
DH Dettes circulantes et ressources assimilées H.A.O 97 400
DI Clients, avances reçues………………………………. - 200
DJ Fournisseurs d’exploitation …………………………. 131 100
DK Dettes fiscales ………………………………………….. 19 80
DL Dettes sociales …………………………………………. 27 30
DM Autres dettes ……………………………………………. 16 10
DN Risques provisionnels ……………………………….. 6 30

DP TOTAL PASSIF CIRCULANT 296 850

DQ Banques, crédits d’escompte ………………………… - -


DR Banques, crédits de trésorerie ……………………… 155 200
DS Banques, découverts …………………………………. 100 100

DT TOTAL TRÉSORERIE – PASSIF 255 300


DV Écarts de conversion – passif 84 90
(gain probable de change)
DZ TOTAL GENERAL 5DG + DP + DT + DV) 2 289 2 630

Section 4 : FONDS DE ROULEMENT FONCTIONNEL (FRF)


BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT (BFR)
ET TRÉSORERIE.

Sur la base des regroupements et des retraitements étudiés dans le chapitre précédent, il est possible
d’apprécier l’équilibre financier de l’entreprise en mettant en évidence des paramètres significatifs tels
que :
• le fonds de roulement ;
• le besoin en fonds de roulement (BFR)
• la trésorerie (T)
Par ailleurs, la connaissance de ces soldes majeurs permet d’appréhender le risque d’illiquidité de
l’activité.

L’analyse des équilibres financiers peut être statique ou dynamique.

I- FONDS DE ROULEMENT FONCTIONNEL (FRF)


Le SYSCOHADA ne donne pas une définition du fonds de roulement, mais il précise (cf. pages
364 et 365 du droit comptable et système comptable OHADA), qu’il peut être calculé à partir du bilan
fonctionnel (FRF) ou à partir du bilan « liquidité » (FRL).

A) CALCUL DU FONDS DE ROULEMENT FONCTIONNEL (FRF)

Le Fonds de roulement est la partie des ressources durables ou, selon le cas, des capitaux
permanents, affectée au financement de l’actif circulant (ou des actifs à moins d’un an).

Deux approches existent :


• l’approche dite « EXTERNE » ou par le haut du bilan ;
• l’approche dite « INTERNE » ou par le bas du bilan .

6- Approche externe
60
• FRF = RESSOURCES DURABLES
- EMPLOIS STABLES

L’approche externe renseigne sur la provenance du FR

7- Approche interne

L’approche interne du FR informe sur l’utilisation qui a été faite du FR notamment la


part de l’actif circulant qui n’est pas financée par le passif circulant.

APPLICATION 20 : Calcul du fonds de Roulement fonctionnel (FRF)

A partir du bilan fonctionnel de la société FADY ci-dessus :

1- calculer le fonds de roulement fonctionnel (FRF)


2- contrôler cette valeur

B) INTÉRÊT DE LA NOTION DU FONDS DE ROULEMENT

Le FR constitue la garantie de liquidité de l’entreprise. Plus il est important, plus grande est la marge de
sécurité financière de l’entreprise.

Un fonds de roulement négatif traduit un déséquilibre financier. Cette situation doit-être évitée notamment
dans les entreprises de transformation.

L’objet du FR est le financement du cycle d’exploitation et, au delà, garantir une trésorerie équilibrée.
C’est pourquoi, pour s’assurer que le niveau du FR est satisfaisant (ou pas), il doit être comparé au
besoin en fonds de roulement (BFR) qu’il est censé financer dans le cadre d’une continuité de
l’exploitation.

C) LIMITE DE LA NOTION DU FR

L’expérience montre que certaines entreprises vivent et se développent avec des FR négatifs, c’est-à-
dire, en finançant une partie de leurs actifs immobilisés par des crédits de trésorerie généralement
renouvelables. En fait, ces crédits à court terme constamment renouvelés peuvent être assimilés aux
ressources durables.

Le danger pour l’entreprise reste cependant le risque d’amoindrissement ou de suspension de ces


crédits classiques de trésorerie (cas rare lorsque l’activité est rentable.).

II- LE BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT (BFR)

Le BFR naît des opérations constituant le cycle d’exploitation à savoir :


• achats de marchandises, de matières premières ;
• fabrication des produits ;
• ventes des marchandises et des produits fabriqués. Ces opérations entraînent des flux
d’encaissement et de décaissement. Or, ces flux ne s’équilibrent pas dans le temps à

61
cause du décalage, c’est-à-dire du temps qui s’écoule entre les achats, la production et la
vente. D’où la naissance d’un besoin de financement ou besoin de fonds de roulement.

A) CALCUL DU BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT

Le système OHADA parle du besoin de financement global (BFG) qu’il définit simplement comme
« la différence entre l’actif circulant et le passif circulant ».

BFG = ACTIF CIRCULANT – PASSIF CIRCULANT

Le besoin en fonds de roulement comprend deux parties :


• le besoin de financement d’exploitation (BFE)
• le besoin de financement hors exploitation ou hors activités ordinaires (BFHE ou BFHAO.).

1- Le besoin de financement d’exploitation (BFE)


Le BFE correspond au montant des capitaux investis dans le cycle d’exploitation.

BFE = ACE - PCE

a) Portée du BFE

• le BFE est très utile pour l’entreprise en raison de son caractère structurel (structure du
cycle de production, structure des coûts, structure des crédits commerciaux en amont et en
aval) ;
• son montant n’est pas indépendant du volume d’activité (CAHT), par conséquent ses
variations sont sensiblement proportionnelles à celles du CAHT ;
• plus le cycle d’exploitation est long, plus le BFE est important ;
• la connaissance du BFE est importante notamment en matière de politique de crédit-
fournisseurs, client et de stockage des produits.

b) Faiblesse du concept

La seule faiblesse du BFE provient du caractère annuel des informations de base. En effet, leur
niveau au 31 décembre reflète rarement le niveau moyen de l’exercice.

Cette insuffisance dans l’analyse financière externe est évitée dans l’analyse interne par
l’établissement de situations trimestrielles permettant de connaître ces niveaux moyens.

Bon à savoir :

Le BFE est calculé à partir des montants nets après provisions pour dépréciation, compte tenu de
leur caractère de charges provisionnées retenue par le système comptable OHADA.

2- Besoin de financement hors exploitation ou hors activité ordinaire (BFHE ou BFHAO.).

Pour le système comptable OHADA, cet agrégat ne peut être calculé que si les éléments qui le
composent sont significatifs.

62
Le BFHE est issu des opérations exceptionnelles, à caractère conjoncturel donc, pas prévisibles. Il
s’agit par exemple des opérations de répartition, de financement, d’investissement.

a) Calcul du BFHE

BFHE = ACHE - PCHE

a) Caractéristique du concept.

Le BFHE peut être très variable d’un exercice à l’autre puisqu’il est généré par des éléments non
maîtrisables.

b) Contrôle des calculs


Dès lors que le BFG comprend deux parties, il faut toujours s’assurer que la relation suivante est
vérifiée :
BFG = BFE + BFHE

III- LA TRÉSORERIE (T)

La trésorerie joue un rôle primordial dans l’entreprise. En effet, toutes les opérations de
l’entreprise se matérialisent par des flux d’entrée ou des flux de sortie de trésorerie.

A) CALCUL ET PORTÉE DU CONCEPT

- la trésorerie permet d’établir l’équilibre financier entre le FR et le BFR. D’où la relation


fondamentale :

T = FRF - BFG

- la trésorerie est également perçue comme la différence entre l’actif de trésorerie (AT) et le
passif de trésorerie (PT). D’où le nom de « trésorerie nette » qui lui est parfois attribué.

T = AT - PT

A) SITUATIONS POSSIBLES
La trésorerie peut-être positive, négative ou nulle. Chacune des situations traduisant une réalité
donnée.

1- Trésorerie positive

Dans ce cas FRF > BFG :


- l’équilibre fonctionnel est respecté ;
- l’entreprise possède des excédents de trésorerie qu’elle peut placer à court terme.
2- Trésorerie négative
Le FRF < BFG.
- l’équilibre fonctionnel n’est pas respecté.
- L’entreprise à recours aux crédits de trésorerie pour financer partiellement ou totalement le
BFG. Elle est dépendante des banques.

63
3- Trésorerie nulle ou proche de zéro
Le FRF ≅ BFG.

- l’équilibre fonctionnel est respecté. (Déséquilibre financier).


- cette situation (rare en pratique), peut-être considérée comme la « meilleure » du point de vue
de l’analyse fonctionnelle.

APPLICATION 21 : Calcul et appréciation du BFG, de la Trésorerie nette (TN). A partir du bilan


fonctionnel FADY ci-dessus,
- calculer le BFE, le BFHE, la Trésorerie nette (TN) ;
- En tenant compte du FRF calculé plus haut, apprécier l’équilibre fonctionnel de la société
FADY en instant sur la manière dont le BFG a été financé.
- Visualiser l’équilibre fonctionnel par graphique. En déduire d’autres situations possibles.

IV- EVOLUTION DES DIFFERENTS PARAMETRES : ANALYSE DYNAMIQUE.

Le FRF est nécessaire dans la plupart des entreprises (de production notamment). Il est donc
important pour l’entreprise de suivre son évolution sur plusieurs exercices (trois au moins.).

A)- ÉVOLUTION DU FONDS DE ROULEMENT FONCTIONNEL (FRF)

Le tableau suivant met en évidence les causes et les effets possibles des variations du FRF.

VARIATION ORIGINES EFFETS

1- Augmentation
Amélioration de la situation
- des capitaux propres
financière à condition que
- des amortissements
l’augmentation du FR ne
Augmentation du FRF - des dettes financières.
provienne pas uniquement
d’un endettement à long
2- Diminution
terme.
des investissements.

1- Augmentation des
investissements
2- Diminution : Diminution de la marge de
- du capital ; sécurité . Mais, cette situation
- des réserves. peut ne pas être alarmante
Diminution du FRF
si elle est la conséquence du
3- Remboursement financement
des dettes financières d’investissements rentables
4- Distribution
des dividendes

- stagnation temporaire
Stabilité des ressources durables de l’entreprise
FRF identique
et des emplois stables - ralentissement prolongé
de la croissance

64
B )- ÉVOLUTION DU BFG

De façon simplifiée, le BFR peut se ramener à l’expression suivante :


BFR = Stocks + créances clients – fournisseurs

On voit que le BFR varie sous l’effet des opérations telles que :
- achats au comptant et à crédit ;
- ventes au comptant et à crédit ;
- règlements des clients ;
- règlements aux fournisseurs….

D’une manière générale, il faut savoir que :


- une augmentation du BFR entraîne des problèmes de trésorerie ;
- l’idéal serait une augmentation du BFR maîtrisée par une augmentation corrélative du FR ;
- la comparaison FR et BFR à une date donnée doit être relativisée dans la mesure où on ne
sait pas si, à cette date, le BFR se trouve à son niveau le plus bas, ou son niveau le plus
élevé, ou à son niveau moyen.

C)- VARIATION DE LA TRESORERIE


1°- Flux de trésorerie
Toutes les opérations que réalise l’entreprise avec son environnement se traduisent, par des flux
de trésorerie.

La trésorerie est donc un indicateur de gestion fondamental pour l’entreprise. L’analyse de son
évolution permet d’apprécier la santé financière de l’entreprise :
- situation saine ?
- difficultés conjoncturelles ou structurelles ?
- défaillance ?

Sur un exercice donné, la variation de la trésorerie (∆T) est donnée par la relation :

∆T = ∆FRF - ∆BFG Ou encore ∆T = TN – TN-1

La variation de la trésorerie ainsi définie provient de trois origines :

- les opérations d’exploitation ;


- les opérations de gestion (produits de cession des éléments de l’actif immobilisé exclus) ;
- les opérations d’investissement et de financement.

2- L’EXCÉDENT DE TRÉSORERIE D’EXPLOITATION (ETE)

L’ETE est la trésorerie générée (ou consommée), au cours d’un exercice, par l’activité d’exploitation
(opérations liées au cycle d’exploitation) de l’entreprise.

a) Calcul de l’ETE

Il existe deux modes de calcul :


● A partir de l’EBE

Par cette méthode, l’on recherche la part de l’EBE transformée en « liquidité » : d’où

ETE = EBE -∆BFE – Production immob.

65
● A partir de l’excédent des opérations (ESO)

Par excédent sur opérations (ESO), l’on désigne l’ensemble des charges et des produits
d’exploitation encaissables d’où :
ESO = Produits d’exploitation encaissables
- Charges d’exploitation décaissables.

Il en résulte une relation simple entre ETE e EBE qui s’écrit ainsi :

ETE = ESO
+ ∆ créances d’exploitation
- ∆ dettes d’exploitation

or
∆ Créances d’exploitation – ∆ Dettes d’exploitation

= En cours Commercial.
D’où
ETE = ESO - ∆ encours commercial

Remarque : A partir des deux relations précédentes :

ETE = EBE - ∆BFE


et
ETE = ESO – ∆ Encours commercial (∆EC)

On écrit :
EBE - ∆BFE = ESO - ∆EC
EBE –(∆EC + ∆Stocks) = ESO - ∆EC

∆BFE

 ESO = EBE - ∆EC - ∆ STOCKS + ∆EC

D’où
 ESO = EBE - ∆ Stocks

b) Portée du concept

L’ETE permet :
- d’apprécier la politique commerciale de l’entreprise à travers sa capacité de la trésorerie ;
- de mesurer la trésorerie générée ou consommée par l’exploitation ;
- de juger la capacité de l’entreprise à financer sa politique de croissance sans faire appel au
financement externe ;
- de prévoir les risques de défaillance (indicateur de crise).
Par ailleurs :
- si l’ETE est négatif, cela signifie que l’exploitation consomme de la trésorerie au lieu d’en
dégager : (les encaissements sont inférieurs aux décaissements.).
- plus l’ETE est important, plus la rentabilité de l’exploitation et le potentiel d’autofinancement
sont grands.
66
66
c) Limites du concept
L’ETE, tout comme les éléments qui le composent (EBE et ∆BFE), est issu de l’activité courante
normale. Par conséquent il est structurellement dépendant du volume d’activité.

Il ressort de ceci que l’ETE se trouve rapidement perturbé par la crise, car les méventes entraînent
rapidement des difficultés de trésorerie.

Par conséquent, l’on comprend que l’ETE est la composante structurelle de la trésorerie. La
trésorerie n’est donc plus un reliquat « ce qui reste après »… d’où la nécessité de déterminer un
excédent de trésorerie global.

III- EXCÉDENT DE TRÉSORERIE SUR OPÉRATION DE GESTION (ETOG).


Le système comptable OHADA n’en fait pas mention, sans doute à cause du fait qu’il s’agit en
réalité de la partie liquide de la CAFG.

A) DÉFINITION DE L’ETOG

L’excédent de trésorerie provenant des opérations de gestion (ETOG), relatif à un exercice donné,
est la différence entre les produits de gestion encaissés au cours de cet exercice et les
charges de gestion décaissées au cours du même exercice.

ETOG = Produits encaissés – Charges décaissées

On en déduit que :

ETOG = CASH – FLOW = Partie liquide de la CAFG

Par produits et charges de gestion, il faut comprendre :


- les produits et les charges d’exploitation ;
- les produits et les charges à caractère financier ;
- les produits et les charges HAO.

A) CALCUL ET PORTÉE DE L’ETOG

1- Calcul de l’ETOG
L’ETOG peut être calculé à partir de la CAFG. La relation liant l’ETOG à la CAFG est alors la
suivante :
ETOG = CAFG – ( ∆Stocks + ∆créances - ∆Dettes circulantes)
Ou
ETOG = CAFG – ( ∆Stocks + ∆créances - ∆Dettes circulantes)

D’où ETOG = CAFG - ∆BFG

2- Portée du concept
L’ETOG permet de savoir :
- si les opérations de gestion améliorent ou détériorent la trésorerie ;
67
- si l’entreprise ne risque pas, dans un bref délai, de se retrouver dans une situation critique
c’est-à-dire, au problème de non liquidité (ETOG < ∆BFG) ;
- s’il existe un important potentiel d’autofinancement ;
- quelle est la partie liquide de la CAFG (cash flow) car, il faut savoir que, la CAFG ne peut
être assimilée à un excédent de trésorerie, c’est-à-dire à une disponibilité à 100%.

68
CE QU’IL FAUT RETENIR :

Le SYSCOHADA apporte des aménagements tendant à approfondir l’analyse financière, notamment


en :
• consacrant l’analyse fonctionnelle du bilan,
• rejetant les critères de « liquidité-exigibilité » au profit de la fonction,
• élargissant le « périmètre » du bilan par la prise en compte du crédit-bail, des effets
escomptés non échus, etc.
• éclatant les provisions en :
- dotations (haut du bilan)
- charges provisionnées (bas du bilan).
• intégrant les provisions pour risques et charges dans les dettes financières.
Par ailleurs, les calculs du Fonds de Roulement, du Besoin de Financement (ou Besoin en Fonds de
Roulement) et de la trésorerie reflètent mieux la réalité économique et financière de l’entreprise. Il y a alors
une meilleure appréhension de l’équilibre financier.
- La règle de l’équilibre financier minimum s ‘énonce ainsi :
Les emplois stables doivent être financés par des ressources dont la durée de vie est au moins égale
à la durée de vie des actifs concernés.
- Un FRF < BFG suppose que l’entreprise recourt au crédit de trésorerie pour financer une partie de
son exploitation. Il n’y a pas d’équilibre financier.
- BFE < 0 traduit un excédent de ressources d’exploitation, situation souhaitable.
- Un ETE < 0 présage, dans un bref délai, une situation d’illiquidité.
- L’ETOG représente l’excédent de trésorerie globale. Il correspond à la partie liquide de la CAFG (cash
flow)

APPLICATION 23 : ANALYSE DE L’ÉQUILIBRE FINANCIER


ET DE LA LIQUIDITÉ.
Reconsidérons la société « FADY » (cf. application 18)
On vous donne ci-dessous :
- le bilan résumé au 31 décembre N+1 ;
- le compte de résultat simplifié au 31 décembre N+1
1- Bilan résumé au 31 décembre N+1(en 100 KF).
ACTIF PASSIF
Charges immobil. (1) 236 - 236 Capital social 800
Immob. Incorporelles 275 80 195 Réserves et primes 295
Immob. Corporelles 855 155 700 Subventions d’invest. 40
Immob. Financières 350 50 300 Provisions réglementées 30
TOTAL ACTIF IMMOB. 1 716 285 1 431 TOTAL CAPIT. PROPRES 1 165
ACTIF CIRCUL. HAO 27 - 27 Emprunts-obligations 245
Stocks marchandises 320 20 300 Provisions pour risques 125
Clients et comptes rattac. 331 30 301
ACTIF CIRCULANT 678 50 648 TOTAL DETTES FI. 370
Banque caisse 2 - 2 RESSOURCES STABLES 1 535
Passif circulant HAO 66
Passif d’exploit 440
Trésorerie 90
TOTAL GENERAL 2 396 335 2 061 TOTAL GENERAL 2 061
(1)
Montant brut 50 000 KF

69
TAF -1 :
1- Calculer au 31 décembre N+1
a) le Fonds de roulement fonctionnel (FRF) ;
b) le besoin de financement global (BFG) décomposé en :
- Besoin de financement d’exploitation (BFE)
- Besoin de financement hors exploitation (BFHE)
c) En déduire la trésorerie
2- Expliquer comment le BFG est financé
3- Représenter schématiquement le bilan avec les trois seuls éléments calculés ci-dessous.

2- Compte de résultat simplifié au 31/12/N+1

CHARGES PRODUITS
Charges d’exploitation Produits d’exploitation
- Achats de marchand 600 - Ventes de marchandises 1 800
∆ stock des marchandises 20 - Produits vendus 175
- Achats stockés des aprov. 90
∆ stock des approv. -10 CAHT 1 975
- Achats non stockés 120 - Reprise des provisions 20
- Services extérieures 80 PRODUITS D’EXPLOITATION 1 995
- Impôts et taxes 120
- Charges de personnel 350 Produits financiers
- Dotations aux am. Et prov. 150 - Intérêts des prêts 18
- Reprises des provisions 2
TOTAL DES CHARGES TOTAL DES PRODUITS
D’EXPLOITATION 1 510 FINANCIERS 20
Produits HAO
Charges financières - Produits de cessions 80
- Intérêts des emprunts 75 - Produits HAO 120
- Dotations 35 TOTAL DES PRODUITS HAO 200
TOTAL DES CHARGES
FINANCIÈRES 110
- Ve des cessions 48
- Autres charges HAO 82
- Participations 101
- Impôts sur le résultat 179
RÉSULTAT NET 185

TOTAL 2 215 TOTAL 2 215

TAF-2 : Calculez au 31/12/N+1

1- la variation BFE ;
2- la variation BFHE ;
3- la variation du BFG.
4- l’excédent de trésorerie d’exploitation (ETE) à partir
- de l’EBE ;
- de l’ESO.
5- L’excédent de trésorerie sur opérations de gestion (ETOG.). A quoi peut-on assimiler cette grandeur ?
6- commenter les résultats obtenus.

Travaux dirigés : série 06


70
Chapitre 8

L’ANALYSE LIQUIDITE DU BILAN

Le PC OCAM privilégiait une présentation du bilan par grandes masses généralement appelé «
Bilan Financier ». Cette présentation toujours envisageable dans le cadre actuel, est moins utilisée en
raison des objectifs qui lui sont rattachés et des limites qu’elle présente.

Section 1 : OBJECTIF DU BILAN FINANCIER

L’analyse « liquidité » est appropriée pour apprécier :


• Le risque du créancier à partir :

- de la solvabilité probable de l’entreprise à court terme ;

- de l’équilibre financier à plus d’un an.


• Le patrimoine de l’entreprise en cas de cessation de paiement.

Section 2 :LIMITE DE L’ANALYSE «LIQUIDITÉ»

L’analyse « liquidité » ne permet pas de mesurer convenablement l’outil économique. De plus, le


besoin de financement est calculé à partir des valeurs nettes et à moins d’un an.

Section 3 : PRINCIPE DU BILAN FINANCIER


(OU BILAN LIQUIDITÉ)

I- CLASSEMENT DES POSTES DU BILAN :


Les postes d’actif sont regroupés selon le critère de « liquidité croissante »tandis que les postes
du passif sont regroupés selon le critère « d’exigibilité croissante ».

II- ÉVALUATION DU PATRIMOINE RÉEL DE L’ENTREPRISE :

• les postes de l’actif sont considérés pour leur valeur réelle ;

• les actifs fictifs (charges immobilisées éventuellement et ECA) sont éliminés de


l’actif et retranchés des capitaux propres pour leur montant net) ;

III- SÉPARATION ET REGROUPEMENT DES POSTES :


A l’actif comme au passif on sépare les montants à moins d’un an des montants à plus d’un
an.

71
Section 4 :PRÉSENTATION DU BILAN LIQUIDITÉ
La présentation en grandes masses est la suivante :

ACTIF PASSIF

Capitaux permanents :
Emplois à plus d’un an (1)
Capitaux propres (3)
Dettes à long et moyen terme (4)
Emplois à moins d’un an (2)
Dettes à court terme (5)

I- QUELQUES PRÉCISIONS UTILES


Pour passer du bilan comptable au bilan « liquidité », on doit s’affranchir de certaines
conventions comptables. Dans la recherche d’une meilleure adéquation de la réalité économique, on
procède à des corrections que voici, pour obtenir des masses homogènes.

(1) Les emplois à plus d’un an :


Ce sont :
• toutes les immobilisations retenues pour leurs valeurs réelles sauf :

- les charges immobilisées (non valeurs) considérées comme actifs


fictifs (solution discutable selon l’optique de l’analyse.) ;

- la fraction du prêt qui sera remboursée à l’entreprise dans moins d’un an .


• les stocks immobilisés (stock-outil ou stock de sécurité).
• Les autres créances dont le recouvrement s’avère difficile à moins d’un an.

(2) les emplois à moins d’un an

Trois rubriques constituent cette masse :


a) Les stocks (valeurs d’exploitation)
Il s’agit de tous les stocks pour leurs valeurs réelles (marchandises ; matières premières ;
produits finis …) sauf le stock outil déjà rattaché aux emplois stables.
b) Les créances (valeurs réalisables)
Ce sont toutes les créances clients et comptes rattachés (effets à recevoir non escomptables),
les autres créances (Etat ; débiteurs divers …) auxquelles il faut ajouter les titres de placement
difficilement vendables.
c) La trésorerie (valeurs disponibles)
Ce sont toutes les liquidités (banques ; caisse ; CCP), les quasi liquidités (chèques à
encaisser ; effets escomptables et escomptés ; les valeurs mobilières de placement très rapidement
négociables.).

3- Les capitaux propres (Actif Net)


Ils comprennent :
• le capital social entièrement souscrit et libéré (selon le cas);

72
• les écarts de réévaluation ;

• les primes, les réserves, le report à nouveau et le résultat (2);

• les subventions d’investissement (1)

• les provisions réglementées (1) ;

• les provisions pour charges à caractère de réserves (provisions non justifiées) (1) ;

• les plus-values et les moins-values d’actif ;

• les plus-values et les moins-values du passif.


4- Les dettes à LMT
Ce sont toutes les dettes dont l’échéance est à plus d’un an (y compris les dettes fiscales latentes
éventuellement).
5- Les dettes à court terme
Il s’agit de toutes les dettes dont l’échéance est à moins d’un an (y compris les dettes fiscales
latentes éventuellement)

II- DETTES FISCALES LATENTES


Ce sont des impôts dont la comptabilisation est différée. Ils peuvent éventuellement être pris en
compte pour établir le bilan économique. Ils sont généralement retenus lors d’une évaluation d’entreprise.
(ce retraitement n’est pas nécessaire pour l’établissement du bilan fonctionnel). La dette fiscale latente
est attachée à un certain nombre de postes patrimoniaux :
a) Les provisions réglementées :
Le régime fiscal prévoit la réintégration de ces provisions dans le résultat soit obligatoirement, soit
en fonction de l’évolution des circonstances qui ont donné lieu à sa constitution. Le délai de réintégration
est de six ans selon le plan comptable OHADA
b) Les subventions d’investissement :
Les subventions non encore réintégrées au compte de résultat doivent être soumises à l’Impôt sur
les Sociétés (IS).
Les subventions sont amortissables en 10 ans, si le bien n’est pas amortissable ; et lorsque le
bien est amortissable, la subvention est amortie au rythme des amortissements.
c) Les provisions pour risques et charges à caractère de réserve :
Elles doivent être imposées parce que non justifiées
d) L’impôt :
Il s’agit des différents impôts susceptibles d’être réclamés en raison de tout autre événement
pouvant entraîner un redressement de la part de l’administration fiscale (impôt sur les sociétés, IRPP
etc…).

(2)
qui ne sera pas distribué.
(1)
diminués éventuellement de la dette fiscale latente

73
REM ARQUE

 Il serait parallèlement normal de tenir compte de l’économie d’impôt dû à la déduction des


capitaux propres des actifs fictifs (charges immobilisées), des écarts de conversion actif qui sont des
charges latentes, ainsi que des moins-values d’actif. Par souci de « Prudence » certains analystes
recommandent de ne pas les constater.

 Pour les entreprises passibles de l’impôt sur les sociétés, le taux de l’impôt applicable est
celui du droit commun (38,5%).

 Pour les entreprises passibles de l’impôt sur les revenus, l’impôt est une charge
personnelle de l’exploitant individuel ou des associés (pour les sociétés de personnes n’ayant pas
opté pour L’IS), on ne fera donc pas d’imposition.

 Les effets escomptés non échus : (cf. Analyse fonctionnelle).

 Crédit-bail : En principe ce retraitement n’est pas possible car l’entreprise n’est pas
juridiquement propriétaire du bien.

Cependant dans l’optique du plan OHADA, deux situations se présentent pour les cas de
crédit-Bail retraité :

 1e cas : La levée d’option est certaine.


Dans ce cas, on doit rattacher :
• A l’actif : la valeur du bien dans les immobilisations corporelles.
• Au passif :
- la fraction correspondant aux amortissements dans las capitaux propres ;
- la fraction non amortie (de la dette équivalente), dans les dettes à plus d’un an.

 2e cas : La levée d’option n’est pas envisagée :


Dans le cas où l’immobilisation figurerait au bilan, l’on devrait l’en exclure, de même que la dette
de C-B correspondante.

NB : En cas de silence, c’est la deuxième solution qui est juridiquement envisageable.

74
APPLICATION 24 : CONSTRUCTION D’UN BILAN « LIQUIDITÉ ».

Reconsidérer le bilan FADY (pages 86 et 87) puis établir le bilan « liquidité » en tenant compte de ce qui
suit :

a) le fonds commercial, évalué par des experts, correspond approximativement à l’actif net
comptable. (capitaux propres moins charges immobilisées).
b) La valeur réelle des constructions est de 65 000 000 F.
c) Les participations représentent la valeur d’acquisition de 1000 actions SODICAL. Cette société
dont le capital est formé de 5 000 actions est en liquidation et son bilan résumé avant partage se
présente ainsi :
- Actif disponible…………… 135 000 000
- Ressources propres……….. 81 250 000
- Dettes…………………….. 53 750 000

d) une provision supplémentaire doit être constituée à hauteur de 30% sur une créance TTC de 7
152 000 F.
e) le stock de sécurité représente 20% du stock moyen. (on suppose que la variation du stock est
nulle).
f) Les provisions pour risques et charges ne sont justifiées qu’à hauteur de 40%.
g) Les charges immobilisées sont des actifs fictifs.
h) Le résultat à distribuer sera estimé à 40% du bénéfice distribuable.
i) Tenir compte du fait qu’aucune levée d’option n’est envisagée pour le matériel financé par crédit-
bail.
j) 60% seulement des valeurs mobilières sont côtées et facilement vendables.
k) Tenir compte des implications fiscales en vertu du principe de prudence, notamment l’impôt latent
sur les subventions, les provisions réglementées, les provisions pour risques et charges non
justifiées.

Section 5 : Appréciation de la structure financière.

A partir du bilan de liquidité, on peut mettre en évidence la structure financière de l’entreprise :


- en calculant le fonds de roulement « liquidité » ;
- en élaborant des ratios de structure financière. (Cf. chapitre 9)

I – LE FONDS DE ROULEMENT « LIQUIDITÉ » (FRL) :


Longtemps appelé « Fonds de Roulement Financier », ou « Fonds de Roulement Permanent », le
Fonds de Roulement Liquidité est différent du Fonds de roulement Fonctionnel en ce sens :
- qu’il est calculé à partir du bilan « liquidité »
- que son calcul tient compte du degré d’exigibilité des créances et des dettes.

A) CALCUL DU FONDS DE ROULEMENT « LIQUIDITÉ »


Le FRL peut être obtenu :
- soit à partir du haut du bilan (Analyse externe)
- soit à partir du bas du bilan (analyse interne).

75
1) Analyse externe du FRL

CAPITAUX PERMANENTS
FRL =
EMPLOIS A PLUS D’UN AN

Cette analyse renseigne sur la provenance du FR.

2) Analyse interne du FR

EMPLOIS A MOINS D’UN AN


FRL =
DETTES A MOINS D’UN AN

L’analyse interne du FR permet de savoir l’utilisation interne qui a été faite du FR.

NB : Le calcul du BFR à partir d’un bilan liquidité n’est pas nécessaire. En effet, une telle information ne
serait d’aucune utilité pour la gestion ordinaire (donc à caractère répétitif), l’analyse « Liquidité » étant
assise, en règle générale, sur le principe de la CESSATION D’ACTIVITE.

B) OBJET ET SIGNIFICATION DU FRL

Le FRL permet d’apprécier l’équilibre financier de l’entreprise. Il est par ailleurs, un indicateur de la
solvabilité et du risque de cessation de paiement.
Le FRL représente la marge de sécurité financière de l’entreprise. Son montant positif traduit le
niveau de garantie (pour les créanciers), du remboursement des dettes à moins d’un an.

II – FONDS DE ROULEMENT PROPRE ET FONDS DE ROULEMENT ETRANGER.


Ces notions, de moins en moins utilisées de nos jours restent pourtant d’une utilité certaine en
gestion.
- Le fonds de roulement propre (FRP) est la partie des capitaux propres qui excède l’actif
immobilisé.

FRP = Capitaux Propres - Emplois à plus d’un an

- Le fonds de roulement étranger (FRE) est la partie de l’actif circulant financé par les dettes à
plus d’un an.

FRE = Dettes à plus d’un an

Remarque :
• Il est recommandé de toujours s’assurer que la relation suivante est vérifiée :

FRL = FRP + FRE

76
APPLICATION 25 : FRL ; FRP et FRE
A partir du bilan liquidité condensé de la société FADY (Cf. application 23) ; calculer pour
l’exercice N :
- Le fonds de roulement « Liquidité » (FRL)
- Le fonds de roulement propre (FRP)
- Le fonds de roulement étranger (FRE)

III – VISUALISATIONS DES BILANS PAR LES GRAPHIQUES.

Les bilans peuvent être représentés à l’aide de différents graphiques :


- Les diagrammes à barres (Actif et passif représentés par des rectangles)
- Les diagrammes circulaires (Actif et passif représentés par des cercles de 180°)
- Les diagrammes semi-circulaires (demis cercles 90°)
- Les graphiques triangulaires (Actif et passif ramenés à 3 masses chacun)
- Les graphiques carrés (Actif et passif ramenés à 2 masses chacun).

Application 26 : VISUALISATION GRAPHIQUE DU BILAN


Reprendre l’application 23 puis, présenter graphiquement le bilan de la société FADY.

Travaux dirigés : série 06

77
Chapitre 9 :

LES RATIOS DE STRUCTURE FINANCIÈRE


(OU DE STRUCTURE DU BILAN)

Ce sont des Ratios qui ont pour objectif de porter un jugement sur la situation financière de
l'entreprise en :
• Mettant en évidence le poids des contraintes économiques (poids de l'outil de production) ;
• Eclairant sur la structure de financement, et sur la dépendance de l'entreprise vis-à-vis
des tiers.
Les ratios de structure sont calculés selon l'objectif de l'analyse, soit :
• à partir du bilan fonctionnel : cas de continuité de l'exploitation (démarche retenue pour ce
cours );
• à partir du bilan liquidité : cas exceptionnel d'évaluation des titres, de cessation d'activité.
Trois séries de Ratios de structure sont habituellement utilisées:
• Les ratios traduisant le poids de l'outil de production et son financement
• Les ratios traduisant la solvabilité et la liquidité de l’entreprise ;
• Les ratios traduisant la dépendance de l'entreprise vis-à-vis des tiers (endettement).

Section 1 :OUTILS DE PRODUCTION ET


FINANCEMENT

I- POIDS DE L'OUTIL DE PRODUCTION (R1)

Immob. Corpo. Brute


 Calcul : R12 =
Actif Total

 Signification : Ce Ratio « R12 » reflète l'intensité capitalistique de


l'activité de l'entreprise.
Naturellement élevé dans l'industrie lourde (Sidérurgie par exemple), l'énergie, les transports, il
est faible pour les activités requérant moins d'immobilisation (négoce par exemple).

 Quels enseignements en tirer ?

• De manière générale, lorsque le Ratio est élevé, cela signifie que le secteur est plutôt protégé
de la concurrence, puisque le montant important des investissements constitue une barrière à
l'entrée pour les nouveaux entrants sur le marché ;

78
• Lorsque le Ratio est plus bas que la norme du secteur, cela peut supposer :
- Soit que l'entreprise est sous équipée en immobilisations,
- Soit que l'appareil de production est vétuste et/ou obsolescent et nécessitera des
investissements de rénovation et de modernisation.

II- OBSOLESCENCE DE L'APPAREIL DE PRODUCTION (R2)

 Calcul :
Amortissements
R13 =
Immob. Corpo. Brut

 Signification : « R13 » traduit le degré d'obsolescence de l'appareil de production.


L'augmentation de « R13 » met en évidence un vieillissement de l'outil, tandis que sa diminution
montre une amélioration du potentiel de production.

On peut considérer qu'un taux supérieur à 75 % (R13 > 0,75), devient alarmant.

III- FINANCEMENT DES INVESTISSEMENTS (R3)

 Calcul : Ressources Durables


R14 =
Emplois Stables + BFE

NB : capitaux investis = ES + BFE


capitaux engagés = ES + BFG

 Signification : « R14 » traduit la " Règle de l'équilibre financier minimum ".


Cette règle stipule en effet que " Les emplois stables doivent être financés par des ressources
durables" (bon sens et prudence ). Ainsi, « R14 » doit normalement être supérieur à "1". Toutefois, il
n'existe pas de valeur type du ratio de financement des investissements.

 Quels enseignements en tirer ?

R14 > 1 signifie que les investissements sont entièrement financés par des ressources durables
(situation souhaitable ).

R14 < 1, l'entreprise utilise des ressources à court terme pour le financement des emplois stables (
situation à éviter). Il n'existe pas de marge de sécurité (FR < 0 : déséquilibre financier).

N.B. : Notons en particulier que R14 < 1 et donc un FR négatif, traduit une situation normale
pour les entreprises de distribution.

Pourquoi ? Dans ces entreprises, les clients règlent essentiellement au comptant, les
stocks « tournent » vite et sont relativement peu élevés (par rapport au chiffre d'affaires). Par
contre, les fournisseurs accordent d'importants crédits. Il en résulte que le BFE est négatif et
peut être assimilé à une ressource permanente susceptible de financer sans risque des actifs
immobilisés (limite de la notion du FR).

Exemple : Apprécier le financement et le degré d’obsolescence des investissements chez FADY SA.

79
Section 2 : SOLVABILITÉ ET LIQUIDITÉ

I- SOLVABILITÉ (R15)
La solvabilité est l'aptitude pour une entreprise à rembourser ses dettes à partir de la réalisation
de ses actifs.

Le Ratio de solvabilité (R15) :

 Calcul :
ACTIF TOTAL
R15 =
DETTES

 Signification : Le ratio « R15 » permet de savoir si l'entreprise serait capable de rembourser


ses dettes en cas de liquidation. R15 doit normalement être supérieur à « 1 ».

II- LA LIQUIDITÉ
Une entreprise est liquide quand les ressources dégagées par ses opérations courantes lui
fournissent les disponibilités suffisantes pour faire face à ses échéances à court terme.
Il existe deux approches de la liquidité :
• L’approche traditionnelle basée sur les Ratios ;
• Les conceptions basées sur les flux.

A) RATIO DE LIQUIDITÉ GÉNÉRALE (R16)

 Calcul : Actif Circulant + trésorerie-actif


R16 =
Passif Circulant + trésorerie-passif

 Signification: L'information donnée par ce Ratio est d'un grand intérêt :

R16 >1 : l'entreprise a un FR positif;


R16 < 1 : l'entreprise a un FR négatif.

Mais, quel que soit le cas, cela ne permet pas de préjuger du degré de liquidité de l'entreprise. En
fait, il s'agit plus d'un Ratio de Solvabilité que d'un Ratio de Liquidité. La Solvabilité étant l'aptitude de
l'entreprise à régler ses dettes dans l'hypothèse d'une liquidation.

B) RATIO DE LIQUIDITÉ RÉDUITE (R17)

 Calcul : Créances circulantes + trésorerie-Actif


R17 =
Passif Circulant + trésorerie-Passif

 Signification : Ce Ratio donne une indication précieuse à priori du degré de liquidité. Il est
souhaitable qu'il soit supérieur à « 1 ». (Sous réserve de particularités propres à
l'entreprise).

80
 Précaution : La liquidité ne peut être appréciée uniquement à partir d'une confrontation des créances
et des dettes circulantes. Par conséquent, « R17 » ne peut donner qu'une information partielle sur cette
liquidité. On ne peut même pas être sûr à priori, qu'une augmentation de « R17 » traduise une
amélioration de la situation. Tout dépend, en effet, de "la qualité des créances et de leurs échéances".

C) RATIO DE LIQUIDITÉ IMMÉDIATE (R18)

 Calcul : Trésorerie-actif
R18 =
Passif Circulant + trésorerie-passif
 Signification : « R18 » n'a pas de signification réelle. En effet, il présente de manière plus accentuée,
les mêmes défauts que les précédents (R16 et R17).

Exemple : Calculer et commenter les ratios de liquidité chez FADY.

III- LES RATIOS D'ENDETTEMENT


Les Ratios d'Endettement ont pour objet principal d'apprécier l'indépendance de l'entreprise à
l'égard de ses prêteurs. La règle est la suivante: « Les dettes financières ne doivent pas excéder le
montant des Capitaux Propres ».
Cette règle s'exprime également à partir de la Capacité Théorique d'Endettement (CTE) et du
Ratio d'Autonomie Financière.

A) CAPACITÉ THÉORIQUE D'ENDETTEMENT (CTE)

CTE = K - D K = Capitaux propres


D = Dettes financières

La CTE mésure l'aptitude de l'entreprise à obtenir de nouveaux concours externes de financement


à moyen ou long terme.

B) RATIO D’AUTONOMIE FINANCIÈRE (R19)

 Calcul : Dettes financières


R19 =
Capitaux Propres
OU
Dettes financières
R19 =
Ressources durables
Ou
Capitaux propres
R19 =
Dettes financières

Nous retiendrons l’expression :

Dettes financières
R19 =
Capitaux propres
81
 Signification : Ce Ratio qui permet de mesurer l’autonomie financière de l’entreprise et sa dépendance
vis-à-vis des tiers, met également en évidence la part des capitaux investis par les actionnaires dans les
ressources durables.
Il est difficile de donner une norme à « R19 ». Cependant, on estime qu’il doit en général être
inférieur à « 1 ». Dans les cas contraires (R19 > 1), l’entreprise perdrait son autonomie financière car, la
majeure partie du risque est supportée par les prêteurs qui, de ce fait, ne saurait rester neutres à l’égard
de la gestion.

 Conséquences : la valeur du ratio D/K influence la rentabilité financière.


Il s’agit de l’effet de levier.
 Précaution : Il n’est pas exact de penser que les entreprises les mieux gérées sont celles dont le ratio
d’Autonomie Financière ( D/K ) est le plus bas.
Il faut en effet tenir compte du fait que :
• Les fonds propres ont un coût (dividendes versés aux actionnaires) ;
• Les intérêts (charges financières) sont déductibles du résultat imposable, ce qui
limite le coût réel des dettes à : Taux d’intérêt x (1- 0,385).
Il existe donc une combinaison optimale entre les dettes et les fonds propres, sachant qu’au-delà
d’un certain seuil, les prêteurs (banques en général) peuvent considérer l’entreprise comme étant
surendettée, ce qui l’empêcherait d’avoir recours à de nouveaux prêts.
Ce raisonnement tient surtout pour les entreprises de grande taille. Dans le cas de petites
structures, il n’est pas rare qu’aucun dividende ne soit distribué, réduisant à zéro le coût du capital.

 Exemple :
- Apprécier l’endettement de FADY SA ?
- Que penser de cette situation ?

C) L’EFFET DE LEVIER
On appelle « Effet de Levier » l’incidence de l’endettement de l’entreprise sur la rentabilité de ses
capitaux propres.
ILLUSTRATION DE L’EFFET DE LEVIER
Soit une entreprise disposant de 8 000 000 de ressources. Son Résultat d’Exploitation est estimé
à 20 % des actifs économiques (Ressources utilisées). Le coût de la dette sur le marché financier est de
12 %.
Raisonnons selon les hypothèses suivantes :
• Les actifs économiques représentent uniquement les fonds propres ;
• 6 000 000 des ressources correspondent aux emprunts.
La rentabilité financière apparaît ainsi selon chacune des hypothèses précédentes :

82
Financement par Financement par
Capitaux propres Capitaux propres et
seulement endettement
Résultat d’exploitation (RE)
1 600 000 1 600 000
(20 % de 8 000 000)
Charges Financières
- 720 000
(Dettes x 0,12)
Résultat des activités ordinaires
(RE – charges financières) 1 600 000 880 000
(RAO – Charges Financières)
Impôt sur le résultat : IS
616 000 338 800
(IS = RAO x 38,5 %)
Résultat Net : RN
984 000 541 200
(RN = RAO – IS)
8 000 000 – Dettes
Fonds propres utilisés 8 000 000
(6 000 000)
Rentabilité Financière 984 000 . 541 200
RN 8 000 000 2 000 000
= Fonds propres s 12,3 % soit : 27,06 %
27,06 % - 12,3 % = 14,76 %

D
Le rapport est K appelé « Levier Financier ».

Soit dans notre exemple : 6 000 000 = 3

l’effet de levier (contribution positive ou négative de l’endettement à la rentabilité financière) est : d’autant
plus élevé (ou faible) que le levier financier D/K est grand (ou faible).

D) L’ENDETTEMENT GLOBAL (EG)

EG = Dettes à l’égard des associés


+ Dettes financières classiques
+ Trésorerie-passif

L’analyse de l’endettement global a pour objectif :


• de comparer l’endettement aux capitaux propres et à la capacité d’autofinancement
globale (CAFG) ;
• d’étudier la part des concours bancaires courants dans l’endettement de l’entreprise.

83
 EG et Capitaux Propres (R20)

EG
 Calcul : R20 =
Capitaux propres

 Signification : « R20 » est significatif en fonction de son évolution dans le temps.

Une augmentation de « R20 » traduit un accroissement de l’endettement et donc du risque


de perte de l’autonomie financière.

Il faut préciser qu’il n’existe pas de norme bien que pour certains analystes, « R20 » ne doit
pas être supérieur à 2.

 EG et CAFG (R21)

EG
 Calcul : R21 =
CAFG

 Signification : « R21 » traduit la capacité de l’entreprise à rembourser ses dettes.


En d’autres termes, il exprime l’endettement à long et à moyen terme en années de CAFG c’est-à-
dire, la durée de remboursement de l’endettement global à l’aide de la CAFG.
La norme est en général comprise entre 3 à 5, ce qui signifie que le remboursement des dettes
financières à l’aide de la CAFG doit se faire dans un délai maximum de 5 ans (4 ans pour certains
analystes). R21 > 5 serait donc inquiétant.

 Précautions : Rappelons que la CAFG ne sert pas seulement à rembourser les dettes, mais qu’elle sert
également au financement des investissements courants, au paiement des dividendes et au renforcement
des fonds propres.
 Concours bancaires courants (CBC) et EG (R11)

 Calcul : CBC(1) (1) ou trésorerie-passif)


R22 =
EG

 Signification : « R22 » traduit l’arbitrage réalisé par l’entreprise entre emprunts (ou dettes financières) et
les CBC. Une forte proportion des concours bancaires dans l’endettement global peut signifier une
situation de « vulnérabilité » qui tient au coût et à la précarité de ce type de ressources.

84
APPLICATION 27 : STRUCTURE FINANCIERE
Les bilans fonctionnels condensés de la société RAYAN se présentent comme suit (en KF), pour
les trois derniers exercices :
ACTIF 2006 2005 2004 PASSIF 2006 2005 2004

Emplois stables 8105 7 375 7395 RESSOURCES


DURABLES
ACTIF CIRCULANT - Fin . propres 8030 6920 5415
-Stocks…………. 2000 1845 1790 - Dettes finan. 2215 2070 1965
- Créances .. 1520 1500 1550
PASSIF
TRESORERIE CIRCULANT.. 5500 5500 6000
- Disponib. 4000 2915 1995
- Autres 585 900 900 TRESORERIE DU
PASSIF 465 465 225
TOTAL 16 210 14 535 13 630 TOTAL 16 210 14 535 13 630

Travail à faire :
Apprécier la situation de la société RAYAN en calculant et en commentant
dans un bref résumé (pour les 3 derniers exercices ) :
- le fonds de roulement fonctionnel ;
- le besoin de financement ;
- la trésorerie ;
- les ratios de structure suivants :
• ratios d’investissement (R14)
• solvabilité (R15)
• ratio de liquidité générale (R16)
• ratio de trésorerie réduite (R17)
• ratio d’endettement (R19)

Travaux dirigés : Série 06

85
Chapitre 10 :

DYNAMIQUE DE LA STRUCTURE FINANCIÈRE :


LE TABLEAU FINANCIER DES RESSOURCES ET DES EMPLOIS
(TAFIRE)

Section 1 : OBJET DU TAFIRE

Selon l’Art.29 de l’acte uniforme relatif au droit comptable, « le Tableau Financier des Ressources
et des Emplois » retrace les flux de ressources et les flux d’emplois de l’exercice.
Moins connu que le compte de résultat et le bilan, le TAFIRE est une innovation « pure » du PCG
OHADA pour lequel il remplace le «Tableau de Passage » du PCG OCAM ou le « Tableau de
Financement » du PCG 82 dont il s’en inspire mais, en faisant appel à des concepts différents tout en
modifiant complètement la présentation.

Section 2 : CONCEPT DU TAFIRE

Le TAFIRE opère une analyse dynamique des masses du bilan. Cette analyse repose
intégralement sur l’équation bilantielle :
FR – BFR = T

qui entraîne au niveau des variations de ces masses

∆FR - ∆BFR = ∆T
ou ∆FR = ∆BFR + ∆T

Section 3 : PRÉSENTATION DU TAFIRE

Obtention «comptable», tous les éléments du TAFIRE peuvent être tirés des éléments de la
balance générale (balance à six colonnes).

Le TAFIRE comprend deux parties :

• La détermination des soldes financiers ;

• Le tableau proprement dit.

86
I- LE TABLEAU DE DÉTERMINATION DES SOLDES FINANCIERS

Cette première partie du TAFIRE est constituée d’une succession de petits tableaux destinés à
calculer les soldes intermédiaires. Le SYSCOHADA en retient quatre :

1- La Capacité d’AutoFinancement Globale (CAFG), calculée à partir de l’Excédent Brut


d’Exploitation ( EBE ) ; Cf. chap.2.

2- L’AutoFinancement (AF), qui est la différence entre la CAFG et les dividendes distribués
durant l’exercice ;

3- La variation du besoin de financement d’exploitation qui résulte de la variation nette


(VCNn – VCN1) :
• des stocks (postes BC à BF)
• des créances d’activités ordinaires et non immobilisées (postes BH à BJ).
• des dettes circulantes provenant des activités ordinaires (postes DI à DN) ;

La variation du BFR est analysée en termes d’emplois et de ressources, ce qui explique les signes
(+) et (-).

ATTENTION : Contrairement aux PCG OCAM, 57 et 82 la variation des dettes inclut « les
dépréciations et risques provisionnés » puisqu’ils sont enregistrés comme des charges
décaissables à court terme.

4- L’Excédent de Trésorerie d’Exploitation (ETE) qui résulte de la somme algébrique :


• De l’EBE
• De la variation du besoin de financement d’exploitation (∆BFE)
• De la production immobilisée

II- LE TABLEAU PROPREMENT DIT :


Inspiré d’une progression bilantielle, la seconde partie du TAFIRE comprend trois tableaux :

1- Les emplois totaux à financer qui sont :


 Les investissements et désinvestissements (flux bruts des comptes de la classe 2)
 La variation du BE (variation des comptes de la classe 3, 4 et 5) ;
 Les emplois nets des ressources HAO (variation AW et DE),
 Les emplois financiers (flux de débit de comptes 16 à 18)
2- Les ressources de financement qui sont :
 Interne : CAFG nette des distributions (sur la base des comptes 134 et 465) ;
 Propre : Apports en capital, prélèvement sur capital, subventions d’investissement (comptes
10 à 14)
 Etrangère : nouveaux emprunts et nouvelles dettes financières (comptes 16 à 18)
 La variation de trésorerie (variation des postes BT et DT du bilan) ;
3- La vérification arithmétique, sous forme de balance.

Ce tableau permet le contrôle de cohérence du TAFIRE. Fondamental pour le


SYSCOHADA, il est fondé sur les trois composants structurels :

∆FR = ∆BFG + ∆T

87
Section 4 : QUELQUES PRÉCISIONS UTILES

1- Sélection des Flux :


Le SYSCOHADA sélectionne les flux comme suit :
- les postes du haut du bilan (classes 1 et 2) : seuls les flux bruts sont retenus.
- Les postes du bas du bilan (classes 3 ; 4 et 5) : seules les variations nettes sont reprises.
2- Les écarts de conversion (postes BU et DU du bilan)

Pour l’équilibre du TAFIRE, les EC doivent être neutralisés pour maintenir les flux financiers
« historiques »
Section 5 : LE TRACE DU TAFIRE
Le TAFIRE est présenté dans les annexes du présent document (Annexe 3 et 4)

APPLICATION 28 : TAFIRE
On donne en annexes :
les bilans au 31.12. (n – 1) et au 31.12.n de la société Simplex, avant affectation du résultat ;
les tableaux des immobilisations, des amortissements et des provisions de l’exercice n,
le tableau des affectations de résultat relatif à l’exercice (n – 1).
Renseignements complémentaires :
Dans le compte de résultat de l’exercice (n) figurent les comptes (en 100 FCFA):
134 - E.B.E…………………………………………... 1 593
781 - Transferts de charges d’exploitation…………………….. 245
77 - Produits financiers autres que les reprises sur provisions 742
84 - Produits HAO…………………………………………. 1 145
82 - Produits de cessions des immobilisations……………. 75
67 - Frais financiers …………………………..…………… 905
83 - Charges HAO………………………..…………………. 25
87 - Participations des travailleurs………………………….. 350
89 - Impôt sur le résultat…………………………………… 920
Au cours de l’exercice n, il y a eu :
des remboursements de dettes :
400 au titre des emprunts-obligations,
120 au titre des emprunts et dettes financières diverses ;
un nouvel endettement au titre des emprunts et dettes financières diverses pour 1920.
Les dettes fiscales et sociales relèvent, en totalité, de l’exploitation.
TAF :
1° Calculer de deux manières différentes, la CAFG
A partir de l’extrait du compte de résultat ;
A partir de l’annexe.
2° Présenter le TAFIRE relatif à l’exercice n (Anne xe 1).
3° Déterminer le FRF au 31/12 n et au 31/12/n-1 vér ifiez que la variation du FR est bien celle qui
apparaît dans le TAFIRE.

88
SIMPLEX - Bilan en 100 FCFA au 31/12/n-1
Montant Amortis. Montant
Actif Passif
brut Prov. net
Charges immobilisées Capitaux propres
Frais d’établissement 428,00 - 428,00 Capital 4 000,00
Immobilisations corporelles Primes d’émission 38,25
Terrains 710,00 - 710,00 Réserve légale 320,00
constructions 3 650,00 1 570,00 2 080,00 Autres réserves 12,75
Installations techniques, Résultat net de l’ex. 430,00
mat. et outil. Industriels 9 175,00 6 643,00 2 532,00 Sub. d’investissement 92,00
Autres immo. Corporelles 2 300,00 1 820,00 480,00 Dettes financières
Immobilisations financières Emprunts obligations 3 800,00
Participations 1 200,00 130,00 1 070,00 Emprunts et dettes
Prêts 35,00 - 35,00 financières divers 280,00
Stocks et en-cours …….. 65,00
Mat. prem. et consommables 212,00 28,00 184,00 Prov. Pour risques 78,00
Produits intermédiaires et 215,00 36,00 179,00 Prov. Pour charges
finis Créances Passif circulant
Clients et comptes rattachés 1 520,00 142,00 1 378,00 Fournisseurs et 1 720,00
Créances HAO 830,00 - 830,00 comptes rattachés 193,00
Trésorerie-Actif …….
Valeurs mobilières de Dettes fiscales et
placement 450,00 95,00 355,00 sociales
Actions 120,00 - 120,00
Bon du Trésor 648,00 - 648,00
Disponibilités

21 493 10 464 11 029,00 11 029,00

89
SIMPLEX - 31/12/n. (Bilan en 100 FCFA)
Montant Amortis. Montant
Actif Passif
brut Prov. net
Charges immobilisées
Frais d’établissement 238,00 - 238,00 Capitaux propres
Immobilisations corporelles Capital 4 000,00
Terrains 1 710,00 - 1 710,00 Primes d’émission 38,25
constructions 3 650,00 1 755,00 1 895,00 Réserve légale 341,50
Installations techniques, Autres réserves 21,25
mat. et outil. Industriels 9 601,00 6 944,00 2 657,00 Résultat net de l’ex. 480,00
Autres immo. Corporelles 2 300,00 1 940,00 360,00 Sub. 80,00
Immobilisations financières d’investissement
Participations 3 000,00 130,00 2 870,00 Dettes financières 3 400,00
Prêts 20,00 - 20,00 Emprunts
Stocks et en-cours obligations 2 080,00
Mat. prem. et consommables 192,00 32,00 160,00 Emprunts et dettes 65,00
Produits intermédiaires et 230,00 30,00 200,00 financières divers 70,00
finis Créances …..
Clients et comptes rattachés 1 700,00 160,00 1 540,00 Prov. Pour risques
Créances HAO 630,00 - 630,00 Prov. Pour charges 1 500,00
Trésorerie-Actif Passif circulant 480,00
Valeurs mobilières de Fournisseurs et 268,00
placement 450,00 95,00 355,00 comptes rattachés
Actions 100,00 - 100,00 ……. Dettes
Bon du Trésor 89,00 - 89,00 fiscales et sociales
Disponibilités Dettes HAO

23 910 11 086 12 824,00 12 824,00

Tableau des immobilisations (31.12.n)


A B C D
Situations et
Valeur brute à la Valeur brute à
mouvements
fin de l’exercice. Augmentations Diminutions la clôture de
précédent l’ex.
Rubriques
Charges immobilisées 580,00 - - 580,00
Immobilisations
corporelles 710,00 1 000,00 - 1 710,00
* Terrains 3 650,00 - - 3 650,00
* Constructions 9 175,00 770,00 344,00 9 601,00
* Instal.. industriels 2 300,00 - - 2 300,00
* Autres immob. Corp.
Immobilisations 1 200,00 1 800,00 - 3 000,00
financières 35,00 - 15,00 20,00
* Participations
* Prêts
Total 17 650,00 3 570,00 359,00 20 861,00

90
Tableau des amortissements (31.12.n)

A B C D
Situations et Valeur brute à la Valeur brute à
mouvements fin de l’ex. augmentations diminutions la clôture de
Rubriques précédent l’ex.
Charges immobilisées 152,00 190,00 - 342,00
Immobilisations
corporelles 1 570,00 185,00 - 1 755,00
* Constructions 6 643,00 585,00 284,00 6 944,00
* Installations 1 820,00 120,00 - 1 940,00
* Autres immob.
Total 10 185,00 1 080,00 284,00 10 981,00

Tableau des provisions (31.12.n)

A B C D
Situations et
Valeur brute à la
mouvements Valeur brute à la
fin de l’ex. Augmentations Diminutions
clôture de l’ex.
précédent
Rubriques
Provisions pour risques 65,00 - - 65,00
Provisions pour charges 78,00 - 8,00 70,00
Provisions pour
(1)
dépréciation 431,00 164,00 148,00 447,00

Total 574,00 164,00 156,00 582,00


(1) les dotations et les reprises concernent uniquement les charges provisionnées.

Tableau des affectations de résultats [de l’exercice (n – 1)]

AFFECTATION ORIGINES
Origines :
Résultat net de l’exercice 430,00
Affectations
Réserve légale 21,50
Autres réserves 8,50
Dividendes 400,00

430,00 430,00

91
TAFIRE - SYSTÈME NORMAL

1ère Partie : DÉTERMINATION DES SOLDES FINANCIERS DE L’EXERCICE N


 CAPACITÉ DAUTOFINANCEMENT GLOBALE (C.A.F.G.)
C.A.F.G. = Excédent Brut d’Exploitation (E .B.E.)
- Charges décaissables restante à l’exclusion des cessions
+ Produits encaissables restants d’actif immobilisé
E.B.E.
(TT) transport des charges
d’exploitation
(SA) frais financiers (UA) revenus financiers
(SC) Pertes de changes (UC) gains de charges
(UE) Transfert de charges financières
(SL) charges H.A.O (UL) produits H.A.O
(SR) Impôt sur le résultat (UN) transfert de charges H.A.O

Total (1) Total ( 2 )

N N-1
C.A.F.G. : Total (2) – total (1)

• AUTONANCEMENT ( A.F)
A.F. = C.A.F.G. – Distributions de dividendes dans l’exercice (1)
AF. =

 EXCÉDENT DE TRÉSORERIE D’EXPLOITATION (E.T.E.)

E.T.E. = E.B.E. – variation B.E.E. – production immobilisée


N N-1
Excédent brut d’exploitation
- variation du B.F.E (- si emplois : + si ressources) (- ou +)
Cf calcul page suivante
- production immobilisée
EXCEDENT DE TRESORERIE D’EXPLOITATION
(1)
Dividendes mis en paiement au cours de l’exercice, y compris les acomptes sur dividendes : voir
compte 465 de la balance (montant des dividendes payés au cours de l’exercice).

92
TABLEAU FINANCIER DES RESSOURCES ET DES EMPLOIS (TAFIRE)
SYSTÈME NORMAL

 VARIATION DU BESOIN DE FINANCEMENT D’EXPLOITATION (B.F.E)


(1) (1) (1)
Var. B.F.E. = Var. stocks + Var. créances + Var. dettes circulantes

Variation des stocks : N – (N-1) Emplois Ressources


(BC) Marchandises…………………………. ou
(BD) Matières premières………………….. ……
(BF) En cours………………………………… ’’
(BF) Produits fabriqués…………………….. ’’
(A) Variation globale nette des stocks ’’ -

Variation des créances circulantes : N – (N-1) Emplois Ressources


(BH) Fournisseurs, avances versés ou
(BI) Clients …… ’’
(BJ) Autres créances ’’
(BU) Ecarts de conversion – Actif (2) ’’

(B) Variation globale nette des créances ’’ -

Emplois Ressources
Variation des dettes circulantes : N- (N-1)
Diminution (-) Augmentation (+)
(DI) Clients, avances reçues ou
(DJ) Fournisseurs d’exploitation ’’
(DK) Dettes fiscales ’’
(DL) Dettes sociales ’’
(DM) Autres dettes ’’
(DN) Risques provisionnés ’’
(DU) Ecarts de conversion – Passif (2) ’’
(C) Variation globale nette des dettes circulantes ’’

VARIATION DU B.F.E. = (A) + (B) + (C) ’’


(1)
A l’exclusion des éléments H.A.O .

93
TABLEAU FINANCIER DES RESSOURCES ET EMPLOIS (TAFIRE) SYSTÈME
NORMAL

2e Partie : TABLEAU
Réf Exercice N Exercice N-1
I - INVESTISSEMENTS ET DÉSINVESTISSEMENTS Emplois Ressour. (E - : R+1)
FA Charges immobilisées
(augmentation dans l’exercice)
///////
Croissance interne
FB Acquisition /Cessions d’immobilisations (2)
Incorporelles
FC Acquisitions /Cessions d’immobilisations (2)
Corporelles

Croissance externe

FD Acquisition /Cessions d’immobilisations


Financières (2)
FF INVESTISSEMENT TOTAL
FG II- VARIATION DU BESOIN DE FINANCEMENT
D’EXPLOITATION (cf. supra : Var. B.F.E.)

FH A- EMPLOIS ECONOMIQUES A FINANCER (FF + FG)


FI III- EMPLOIS/RESSOURCES (Var. B.F, H.AO.) ……..

FJ IV- EMPLOIS FINANCIERS CONTRAINTS (1) ///////

Remboursements (selon échéancier) des emprunts et


dettes financières (1)

(1)
A l’exclusion des remboursements anticipés portés en
VII
FK B- EMPLOIS TOTAUX A FINANCER

(1)
- Hors compte 19 qui correspond à un emploi fictif (Reprise de la provision)
(2)
- Porter distinctement les mouvements « débit » et les mouvements « crédit ».

94
TABLEAU FINANCIER DES RESSOURCES ET EMPLOIS (TAFIRE) SYSTÈME
NORMAL (Suite)
Exercice N Exercice N-1
Réf
Emplois Ressources (E- : R +)
V- FINANCEMENT INTERNE
FJ Dividendes (emplois)/C.A.F.G (Ressources)

VI- FINANCEMENT PAR LES CAPITAUX


PROPRES
///////
FM Augmentation de capital par apport nouveaux ///////
FN Subventions d’investissement
FP Prélèvement sur capital (y compris retraits de
l’exploitant)

VII- FINANCEMENT PAR DE NOUVEAUX


EMPRUNTS

FQ Emprunts (1)
FR Autres dettes financières (1)
(1) Remboursement anticipés inscrits séparément en
emplois

FS C- RESSOURCES NETTES DE FINANCEMENT

FT D- EXCÉDENT OU INSUFFISANCE DE Ou
RESSOURCES DE FINANCEMENT (C – B)
VIII- VARIATION DE LA TRÉSORERIE
Trésorerie nette (TA-TP)
FU A la clôture de l’exercice + ou –
FV A l’ouverture de l’exercice + ou -

FW Variation Trésorerie
(+ si emploi, - si ressources)

Contrôle : D = VIII avec signe opposé

95
Nota : I.IV.V.VI.VII : en termes de flux : différences « bilantielles »

CONTRÔLE (à partir des masses des bilans N et N – 1) Emplois Ressources

Variation du fond de roulement F.d.R(N) : F.d.R (N) – F.d.R. (N-1)


Variation du B.F. global (B.F.G.) : B.F.G.(N) - B.F.G. (N-1)
Variation de la trésorerie (T) : T(N) – T (N-1)
TOTAL

(2)- Hors compte 19


Travaux dirigés : Série 07
(3)- Porter la différence entre les mouvements « crédit » et « débit ».

96
Partie 3 :

PLANIFICATION
ET FINANCEMENT

1- Le financement du cycle d’exploitation


2- Le plan de financement.

97
Chapitre 11 :

LE FINANCEMENT DU CYCLE D’EXPLOITATION :


LE FONDS DE ROULEMENT NORMATIF

Le cycle d’exploitation génère le besoin en fonds de roulement d’exploitation qui doit être
essentiellement financé par le « Fonds de Roulement » et pour le complément par des crédits bancaires.

Le BFR « Besoin en Fonds de Roulement » varie constamment au cours de l’exercice et parfois


de façon considérable. Dans ces conditions, il est difficile d’avoir un niveau du fonds de roulement qui suit
en permanence le niveau du besoin en fonds de roulement moyen.

Le besoin en fonds de roulement moyen est appelé « Besoin en Fonds de Roulement Normatif »
puisqu’il donne la norme que doit respecter le fonds de roulement. De même, le niveau du FR égale au
BFE Moyen, est appelé « FR Normatif » parce qu’il respecte la norme.

I- DÉTERMINATION DU « BFE » MOYEN

A) HYPOTHÈSE
On considère que :
• L’activité de l’entreprise est uniformément répartie sur la durée de l’exercice (pas de
saisonnalité).
• Le BFE moyen est strictement proportionnel au CA HT d’où BFRE = k x CA HT
(avec k le coefficient de proportionnalité).
• Chacun des postes constituant le BFRE moyen est lui même directement proportionnel
au CAHT d’où le montant moyen d’un poste quelconque (P) s’écrit : BFEP= kp x CA
HT.
• Sauf changement dans les conditions d’exploitation, les coefficients de proportionnalité
restent constants dans le temps.

B) EVALUATION SELON LA MÉTHODE DES EXPERTS COMPTABLES


La méthode des experts-comptables consiste à évaluer chaque poste en jours de CAHT en
faisant intervenir les Temps d’Ecoulement (TE) et les coefficients de structure (RS) d’où :

POSTE MOYEN (P EN JOURS DE CA HT) = TE X RS

Les calculs sont généralement présentés dans un tableau récapitulatif.

C) TABLEAU RÉCAPITULATIF
Le tableau récapitulatif des éléments du calcul du fonds de Roulement normatif fait ressortir pour
chacun de ces éléments :
- le temps d’écoulement (TE) ;

98
- le ratio de structure (RS) ou coefficient de structure ;
- la pondération en jours de ventes hors taxe (partie variable du besoin) ou en francs
constants (partie fixe du besoin.).
Le tableau suivant décrit la démarche précédente dans le cas où le besoin est strictement
proportionnel au chiffre d’affaires HT.

Jour en CA
Eléments TE RS
HT

Besoins
(Sm / CSV) x 360 j CSV / CA HT B1
- Marchandises

- Matières (Sm / CMC) x 360 j CMC / CA HT B2

- Produits B3
(finis ou encours) Sm x 360 j . CP° des ventes (C°)
CPPV (ou encours) CA HT

CA TTC
- Clients Encours Clients x 360 j B4
CA HT
CA TTC

(1)
- TVA déductible Poste moyen TVA déd. x 360 j Achats HT x 0,1925
B5
Achats x 0,1925 CA HT

∑ Besoins ∑ Besoins

Ressources
Encours F’sseurs x 360 j Achats TTC
R1
- Fournisseurs Achat TTC CA HT

- Personnel Poste moyen Personnel x 360 j . Chges ann. Perso


R2
Charges annuelles du personnel CA HT

- TVA collectée Poste moyen TVA collec. x 360 j CAHT x 0,1925


R3
CA HT x 0,1925 CA HT

- CNPS (Charges
Poste moyen CNPS x 360 j
Cotisation annuelle R4
sociales) Cotisation annuelle
CA HT

∑ Ressources ∑ Ressources

BFE = ∑ BESOINS - ∑ RESSOURCES

• Sm = Stock moyen
• CSV = Coût des Stocks Vendus
• CMC = Coût des Matières Consommées
• CPPV = Coût de Production des Produits Vendus
• CP° = Coût de Production
• C° = Consommation

99
APPLICATION 29: BESOIN DE FINANCEMENT A PARTIR D’UN BILAN
Soit la société X dont voici le bilan en K F
Immobilisations 50.000 Capital 20.000
Marchandises 5.000 Réserves 15.000
Clients et comptes rattachés 18.000 Emprunts 10.000
TVA Récupérable 3.000 F’sseurs et Cptes rattachés 19.000
Autres créances 2.000 Personnel 6.000
disponibilités 7.000 TVA facturée 8.000
Autres dettes (1) 7.000

85.000 85.000
(1)
dont CNPS = 2.500
- CAHT : 800.000
- Achats HT des l’exercice : 300.000
- Les cotisations sociales représentent 20 % des salaires
- Les charges salariales annuelles : 250.000
- Le stock de marchandises au début de l’exercice : 155.000

 TAF : Après avoir calculé


- le temps d’écoulement des marchandises
- les différentes durées de crédit,
exprimer en jours de ventes hors taxes le BF d’exploitation moyen de l’entreprise X.

D) PRISE EN COMPTE DE LA RÉGLEMENTATION


Le calcul des TE tel que présenté dans le tableau ci-dessus est purement théorique car, rien ne
rassure que les valeurs figurant au bilan correspondent à des valeurs moyennes des postes considérés à
la date retenue pour les calculs.
Dans la pratique, les TE sont généralement déterminés soit :
• en fonction de la politique commerciale de l’entreprise (crédit-client ; crédit-fournisseurs )
• en fonction des textes réglementaires en vigueur (TVA ; salaires ; charges sociales …)
1- Crédit-clients et fournisseurs.
Il est rare que les clients paient comptant ou alors que les fournisseurs exigent les
règlements comptants. Les facilités sont le plus souvent accordées.

Exemple :
Supposons que les conditions de vente d’une entreprise sont les suivantes :
- 25 % au comptant,
- 30 % à 30 jours,
- 45 % à 60 jours
Dans ce cas, la durée de crédit-clients serait :
Crédit-clients = (0,25 x0 + 0,3 x 30 jours + 0,45 x 60 jours ) = 36 jours

100
2- Crédit TVA
La déclaration et le paiement de la TVA doit être effectuée au plus tard le 15 de mois pour la
déclaration du mois précédent.
Cependant, les textes précisent également un décalage d’un mois pour ce qui concerne la TVA
récupérable. On obtient ainsi les durées de crédit suivantes :

a) Crédit TVA facturée :

Sur le mois de la déclaration : (30 + 0 ) / 2 = 15 jours

Sur le mois de paiement : 15 jours

Crédit TVA facturée 30 jours

b) Crédit TVA récupérable :


Mois des opérations : (30 + 0 ) / 2 = 15 jours
Mois de déclaration 30 jours
Mois du paiement 15 jours
Crédit TVA récupérable 60 jours

3- Crédit accordé par le personnel


En effet, ce crédit dépend de la date de paiement des salaires. La réglementation actuelle stipule
que les salaires doivent être payés au plus tard 8 (huit) jours après la fin de la période donnant droit au
salaire. D’où :
• Crédit personnel = [(30 + 0 ) / 2 ] + 8 = 23 jours
Cependant, sauf précision contraire, l’on considère généralement que les salaires sont payés à la
fin du mois soit un crédit de 15 jours (30 + 0 ) / 2

4- Crédit accordé par les organismes sociaux (CNPS - CF - FNE)


Le DIPE, suivant la réglementation actuelle au Cameroun doit être déclaré et payé au plus tard le
15 du mois suivant celui donnant droit au paiement des salaires, soit un crédit de
[(30 + 0) / 2 ] + 15. = 30 jours

D) Évaluation des stocks


Les stocks sont évalués hors amortissement puisque les amortissements ne correspondent pas
véritablement à des besoins de financement :
1- Le coût de production d’un produit fini =
+ Matières consommées
+ Main d’œuvre de production
+ Autres charges de production
2- Le coût de production d’un produit en cours =
Sauf précision contraire, le plan comptable préconise en matière d’évaluation des encours ce qui
suit :
+ Matières consommées 100 %
+ Main-d’œuvre 50 %
+ Les autres charges 50 %

101
APPLICATION 30 : BESOIN DE FINANCEMENT A PARTIR DES DONNÉES
D’EXPLOITATION.
Pour le lancement d’une nouvelle activité, le service financier d’une entreprise a mis
à votre disposition les renseignements suivants :

1. Charges de production
- Matière par produit : 1.000 F. HT
- Main d’œuvre (salaire) : 500 F.
- Charges sociales et salariales : 100 F
- Charges indirectes : 500.000 F pour 1000 produits
(donc 200.000 F d’amortissements)

2. Prix de vente : 2.500 F. HT par produit

3. Les charges de distribution sont négligeables

4. Les durées de stockage :


- Matières : 36 jours
- Produits finis : 20 jours
- Processus de fabrication : 5 jours
5. Crédit-clients : 40 jours

6. Crédit-fournisseurs : 50 jours

7. On tiendra compte de la TVA au taux de 19,25 % uniquement sur les ventes de produits
et les achats de matières premières. On précise que la TVA due doit être reversée au plus
tard le 15 de chaque mois.

8. Les salaires sont payés à la fin du mois alors que les charges sociales sont reversées
dans les 25 jours suivants la fin du mois concerné.

9. S’agissant des produits en cours, il faut considérer qu’ils sont achevés A 100 %
pour les matières premières et à 60 % pour les autres charges de fabrication.

 Travail demandé :
Sur la base de ces informations, estimer le BFRE nécessaire à cette activité et en
déduire le montant correspondant à un CAHT de 25.000.000 F CFA

II- DÉCOMPOSITION DU « BFE » MOYEN EN PARTIE FIXE ET EN PARTIE


VARIABLE

Dans la réalité, certains postes du BFRE ont une composante fixe et une composante variable
(proportionnelle au CAHT).

Pour procéder à la décomposition, il faut savoir que :


• Le TE reste inchangé.
• La partie fixe du besoin est celle qui correspond au TE
Montant fixe x TE / 360
• La partie variable se calcule normalement c’est-à-dire
TE x RS

102
APPLICATION 31: BFE DECOMPOSE EN PARTIE FIXE ET EN PARTIE
VARIABLE.
Voici les données d’une entreprise
- CAHT : 10.800.000 F
- Salaires nets : 3.600.000 (donc partie fixe 2.400.000 partie variable 1.200.000)
Les salaires sont payés le dernier jour du mois.

 Travail demandé :
1- Exprimer le poste salaire en jours de CAHT :
- En considérant que tous les salaires sont variables
- En distinguant la partie variable, de la partie fixe.
2- Reprendre la question N° 1 dans l’hypothèse que le CA augmente
de 30 %.
x 6666,6666 = 100.000 F

III- PRISE EN COMPTE DU RISQUE

Le BFRE peut être ajusté à une loi normale de probabilité. En principe, certains éléments du
besoin étant aléatoires, on considère que le besoin d’exploitation est lui-même aléatoire. Le risque
s’apprécie en calculant :

• L’espérance mathématique du BE : E (BE)


• L’écart type du BE : σ (BE)

A) ESPÉRANCE MATHÉMATIQUE DU BE : E(BE)


D’une manière générale, le besoin étant considéré comme un besoin d’exploitation moyen,
on en déduit que :

E(BE) = BF en jours du CA HT

Cependant, il est conseillé en fonction des données du texte de calculer l’E(BE). Dans ce
cas, l’on procède de la manière suivante :
 pour chaque poste aléatoire « p », la moyenne E(p)
E(P) = E(TEP) x CSP
 pour chaque poste constant « S », la moyenne E(s)
E(S) = TES x CSS

D’où : E(BE) = ∑ E(p) + ∑ E(s)

Remarque : Il faut préciser que les pondérations ou coefficient de structure RS sont


affectées du signe + pour les besoins et du signe – pour les ressources.

103
B) ECART TYPE DU BE : Σ(BE)
La dispersion du BE s’apprécie à partir de sa variance υ(BE) et de son écart type,
dispersion du BE. En supposant que les variables aléatoires P sont indépendantes, on écrit υ (P)
= υ (TEp + CSP). Or, TE est aléatoire et CS une constante.
D’où υ (P) = υ (TEP) x (CSP)2

Ou encore υ(P) = σTEP2 x CSP2

Pour les postes certains « S », υ(S) = 0 puisque la variance d’une constante est nulle.
σ (BE) = √ ∑ υ(p)
D’où υ (BE) = ∑ υ(p) et

Remarque : Notons que les dispersions s’ajoutent (addition de toutes les dispersions
des postes aléatoires sans distinction des besoins et des ressources).

APPLICATION 32 : BFE PROBABILISÉ


Le calcul du BE dans une entreprise a mis en évidence les résultats suivants :
Jours de vente
Éléments TE CS
HT
- Marchandises 60 0,5 30
- Clients 40 1,2 48
- TVA déductible 65 0,2 13

- Fournisseurs 60 0,6 ∑ B = 91
- Personnel 20 0,1 36
- TVA collectée 30 0,2 02
06
∑ R = 44
BE = 91 – 44 = 47 jours
En supposant que les TE des marchandises, des clients et des fournisseurs sont des variables
aléatoires indépendantes dont les paramètres sont :

- Marchandises E = 60 σ = 10
- Clients E = 42 σ= 9
- Fournisseurs E = 60 σ= 5

TAF :
 Déterminer E(BE) et σBE pour un chiffres d’affaires de 7 200 000 F.

• Appréhension du risque d’exploitation :


A partir de la loi du BE BE ⇒ N [E (BE) ; σ BE ],
On peut apprécier le risque d’exploitation c’est-à-dire :
- Le risque que le besoin soit supérieur à un niveau donné.
- Le risque d’une rupture de trésorerie c’est-à-dire
La probabilité (P) que le Besoin d’Exploitation soit supérieur au Fonds de Roulement :
P ( BE > FR ) ⇒ P( T< 0 ) (Avec T = trésorerie)
E (T) = E (FR) – E (BE)

104
La loi de la trésorerie étant T ⇒ N [ E(T), σ (T) ]
Avec σ (T ) = σ (BE)
TN = FR - BFE

APPLICATION 33 : APPRECIATON DU RISQUE D’EXPLOITATION :


RISQUE D’ILLIQUIDITE
A partir du thème ci-dessus et les résultats obtenus à la question 2,
Calculer : P ( BE < 900.000 )
P ( BE > 1.000.000 )
Si le FR est de 1.500.000 F, apprécier le risque d’être en rupture de trésorerie.

CE QU’IL FAUT RETENIR


La détermination du besoin en fonds de roulement d’exploitation normatif nécessite
plusieurs étapes :
- Distinguer pour chaque composante :
• les éléments variables (proportionnels au chiffre d’affaires hors taxes) ;
• et les éléments fixes (non proportionnels au chiffres d’affaires hors taxe) ;
- Calculer le temps d’écoulement prévisionnel ou durée de rotation de chaque élément ;
- Déterminer un ratio (ou coefficient) de structure :
• pour un francs du CAHT lorsque l ‘élément est variable ;
• ou pour un jour de CAHT lorsque l’élément est fixe.
- Evaluer chaque poste du besoin d’exploitation
• en nombre de jours du CAHT pour les éléments variables ;
• en francs constants pour les éléments fixes.
- Calculer le besoin d’exploitation :
BE = BESOINS – RESSOURCES
A noter que :
- pour le calcul du ratio de structure, le dénominateur est toujours :
• le CAHT pour les éléments variables ;
• le nombre de jours d’activité pour les éléments fixes.
- Le nombre de jours d’activité est de 360 jours.
- En cas de saisonnalité de l’activité (interruption de n jours (par exemple), le
nombre de jours d’activité est de (360 – n) jours.

Travaux dirigés : Série 08

105
Chapitre 11 :

LE PLAN DE FINANCEMENT

I- OBJET DU PLAN DE FINANCEMENT

Le plan de financement est un document qui a pour but de déterminer la nature et le montant des
ressources assurant le financement des besoins de l’entreprise sur une longue durée.
Il s’agit donc d’un document prévisionnel pluriannuel, établi pour plusieurs exercices (3 à 5 ans) et
regroupant :

• Les ressources durables dont disposera l’entreprise pour chacune des années
considérées ;

• Les emplois durables auxquels elle devra faire face pendant ces mêmes années.

II- SPÉCIFICITÉ DU PLAN DE FINANCEMENT

A) PLAN DE FINANCEMENT – PLAN DE TRÉSORERIE

Le plan de financement tout comme le plan de trésorerie est un document essentiel de la gestion
prévisionnelle. Cependant :

• Le plan de financement permet de récapituler les besoins et les ressources stables tel
qu’il est possible de les prévoir actuellement ;

• Alors que le plan de trésorerie se limite à une prévision des besoins et des ressources
d’exploitation à court terme. Sa périodicité est le mois ou la semaine, voire la journée.

B) PLAN DE FINANCEMENT ET TAFIRE


La présentation du plan de financement est comparable à celle du TAFIRE. Cependant les
différences importantes apparaissent dans l’information de base.
• Le TAFIRE est établi à partir des besoins et des ressources d’un exercice passé. Il permet
de justifier les flux financiers entre le bilan de clôture et le bilan d’ouverture d’un exercice ;

• Le plan de financement recense les besoins et les ressources prévisionnels pour plusieurs
exercices. Il permet à partir du bilan initial connu, d’établir les bilans prévisionnels de clôture
des exercices en cause.

III- MODÈLE DU PLAN DE FINANCEMENT

Le plan de financement ne fait pas partie des états financiers de l’entreprise. Il n’est donc pas
obligatoire. Par conséquent, il n’existe pas de modèle officiel. Cependant, on peut, à partir des
informations qu’il doit contenir, proposer la présentation suivante :

106
ANNÉES 1 2 3 4
EMPLOIS STABLES

1- ACQUISITIONS D’IMMOBILISATIONS
- Charges immobilisées
- Immobilisations incorporelles
- Immobilisations financières

2- AUGMENTATION DE BFE
3- REMBOURSEMENTS DES DETTES FINANCIÈRES
4- RÉDUCTION DES CAPITAUX PROPRES
5- DISTRIBUTIONS DES DIVIDENDES (1)

TOTAL DES EMPLOIS (A)


RESSOURCES DURABLES
1- CAFG
2- CESSIONS OU RÉDUCTIONS DES IMMOBILISATIONS
3- AUGMENTATION DU CAPITAL
4- AUGMENTATION DES SUBVENTIONS
5- NOUVELLES DETTES FINANCIÈRES
TOTAL DES RESSOURCES (B)
ÉCART ANNUEL (B-A)
TRÉSORERIE INITIALE
TRÉSORERIE FINALE
(1)
Distribution de l’exercice précédent, y compris les acomptes sur dividendes.

IV- ÉLABORATION DU PLAN DE FINANCEMENT

A) LES BESOINS OU EMPLOIS PRÉVISIONNELS


Il s’agit des emplois durables à financer c’est-à-dire des besoins qui vont affecter la trésorerie de
l’entreprise.

On y retrouve :
1- Les distributions de bénéfices ou des réserves

Il s’agit des distributions prévues au cours de chacun des exercices couverts par le plan de
financement. Seules doivent être envisagées les distributions au titre du seul capital existant. En cas
d’augmentation de capital, ce poste devrait être modifié.

EXEMPLE : UNE ENTREPRISE PRÉVOIT POUR LES CINQ PROCHAINS EXERCICES UNE
DIVIDENDE DE 500 F PAR ACTION. SON CAPITAL AUJOURD’HUI 31 /12 / N EST DE 100 000 000 F
SOIT 10 000 ACTIONS DE 10 000 F CHACUNE.

• La rubrique « distribution des dividendes » se présentera ainsi :

N+1 N+2 N+3 N+4 N+5


Dividende
5 000 000 5 000 000 5 000 000 5 000 000 5 000 000
(10 000 x 500)
107
• Cependant, s’il est envisagé une augmentation de capital au début de N+3 par exemple de 30
000 000F soit (3 000 actions nouvelles), cette rubrique serait modifiée ainsi dans le cas d’un coupon de
500 F

N+1 N+2 N+3 N+4 N+5


Distribution
5 000 000 5 000 000 5 000 000 6 500 000 6 500 000

REMARQUE : Sur ce point il faut préciser que :


• Les dividendes distribués au cours de l’exercice proviennent du résultat de l’exercice précédent ;

• Pour l’élaboration du plan, deux attitudes sont possibles :

- Soit porter d’emblée les dividendes dans les emplois ;


- Soit les ignorer dans un premier temps, les possibilités de distribution étant étudiées après
établissement du plan, en fonction des soldes obtenues.

2- Les investissements en immobilisations :

Ce sont les acquisitions d’immobilisations qu’il faut retenir dans cette rubrique (charges
immobilisées, immobilisations incorporelles, immobilisations corporelles, immobilisations financières)

La valeur à considérer est la valeur brute qui peut être :


• Soit Hors TVA dans le cas où la taxe est récupérable

• Soit TVA comprise dans le cas contraire.


Il faut noter que « Les Productions Immobilisées » figurent dans cette rubrique au même titre
qu’une acquisition.

Exemple : Une entreprise doit acquérir en N+2 un matériel dont la facture pourrait se présenter ainsi :
- Prix HT…………….. 10 000 000 F
- TVA 18,7%……… … 1 870 000 F

Prix TTC…11 870 000 F

1ère hypothèse : La TVA est fiscalement récupérable :

• Le montant à retenir serait : 10 000 000 F

2e hypothèse : La TVA n’est pas récupérable :

• Le montant à retenir serait de : 11 870 000 F

3- Réduction des capitaux propres :

Ne sont pris en compte que les retraits affectant le compte « Capital » tels que :
• Les réductions non motivées par des pertes (Remboursements)
• Les amortissements du capital

4- Les variations du BFE

Il faut comprendre que :


108
• Les augmentations (ou variations positives) du BFRE sont portées en emplois ;
• Les diminutions (ou variations négatives) en ressources ou en emplois négatifs.

Pour calculer la variation du BFE, on applique la méthode normative (BFE en jours du CAHT).

En outre, compte tenu de la relation existant entre la CAFG et les liquidités correspondantes, le
BFE doit être évalué « amortissements inclus », puisque la CAFG contient elle-même des
amortissements. En effet, l’élimination des amortissements pour l’évaluation des stocks serait une erreur
qui ne permettrait pas de retrouver la trésorerie prévisionnelle telle qu’elle doit apparaître dans le bilan
prévisionnel.

5- Remboursement des dettes financières

Il s’agit des sommes à rembourser au cours de chaque exercice couvert par le plan de
financement. Les dettes financières s’étendent hors concours bancaires et soldes créditeurs de banques.

B) RESSOURCES PRÉVISIONNELLES
Il s’agit de toutes les ressources durables (internes et externes) dont peut bénéficier l’entreprise.
Comme les emplois durables, on retrouve ici les mêmes éléments que ceux figurant dans la deuxième
partie du TAFIRE notamment dans le tableau « Ressources de Financement ».

1- La CAFG

C’est la Capacité d’Autofinancement Globale Prévisionnelle des exercices couverts par le plan de
financement.

2- Les cessions ou réductions d’immobilisations


a) Cessions d’immobilisations

Il faut considérer le prix de cession probable des immobilisations dont la vente est prévue.

Sur le plan fiscal :


• Il faudra prendre en compte le reversement éventuel de la fraction de la TVA déduite lors
de l’acquisition du bien ;

• s’agissant de l’impôt sur les bénéfices, il faut savoir que les cessions d’immobilisations
sont génératrices des suppléments d’impôt (cas des plus-values). Quel que soit cas, la
prise en compte de cessions d’immobilisations doit correspondre à l’une des hypothèses
suivantes :
SOMMES A PORTER DANS LE PLAN DE
HYPOTHÈSES
FINANCEMENT
1- La cession a été prise en compte dans le calcul
• Montant HT des produits de cession
de la CAFG prévisionnelle
• Montant HT des produits de cession :
2- La cession n’a pas été prise en compte dans le
- Impôt sur Plus-Value
calcul de la CAFG prévisionnelle
+ Économie d’IS sur moins values.
Exemple :
Soit une entreprise qui a prévu en N+1 une CAFG de 2 000 000 F, alors qu’il est également prévu
cette même année la cession d’un matériel dont :
- Valeur brute……………….. 500 000
- Amortissement……………. 300 000
VNC………………………. 200 000
Le prix de cession est de 450 000 Frs
109
• présenter les rubriques « CAFG » et « Cessions d’immobilisations » suivant chacune des
hypothèses ci-dessus :

1ère hypothèse : la cession a été prise en compte pour le calcul de la CAFG

N+1 N+2 ……….


• CAFG………………… 2 000 000
• cessions d ’immobilisations 450 000

2ème hypothèse : La cession n’est pas prise en compte dans le calcul de la CAFG

N+1 N+2 ………..


• CAFG………………… 2 000 000
• cessions d’immobilisations 353 750(1)
(1)
Plus-value……….………. 450 000 - 200 000 = 250 000

Supplément d’IS : 250 000 x 0,385 = 96 250

Produits net des cessions : 450 000 – 96 250 = 353 750

b) Les réductions d’immobilisations


Elles correspondent exclusivement :
• Au remboursement de prêts ;
• A des restitutions de cautions ou de dépôts de garanties.

3- L’augmentation du capital

• Seuls les apports en numéraire à concurrence de la fraction libérée constituent une ressource
réelle.

A noter que les frais d’augmentation du capital figurent en emplois dans la rubrique « Charges
immobilisées ».

4- Les subventions
• Seules seront retenues les subventions à percevoir au cours des exercices couverts par les
prévisions.

Cependant, la réintégration ultérieure et échelonnée des subventions entraînera une


augmentation du résultat et dont la CAFG et par conséquent un supplément d’impôt.

Exemple :
Soit les opérations suivantes :
- Encaissement prévu d’une subvention de 2 000 000F au début de N. Elle sera
amortissable sur 4 ans.
- Résultats et CAFG prévisionnels avant reprise de la subvention.

N N+1 N+2 ………


Résultat avant impôt …… 3 000 000 4 000 000 5 000 000
Impôt : 38,5 % …………. -1 155 000 -1 540 000 -1 925 000

110
Résultat net …………….. 1 845 000 2 460 000 3 075 000
Dotations ……………… +1 000 000 1 200 000 1 200 000
CAFG 2 845 000 3 660 000 4 275 000

• Pour l’élaboration du plan, il faut modifier le résultat et partant la CAFG des reprises de la
subvention et du supplément d’impôt.

La CAFG rectifiée est alors la suivante :


N N+1 N+2 ……..
 Résultat avant subvention 3 000 000 4 000 000 5 000 000
 Quote-part de subvention
( 2 000 000 / 4) + 500 000 500 000 500 000
 Résultat corrigé avant IS 3 500 000 4 500 000 5 500 000
 Impôt 38, 5% - 1 347 500 1 732 500 2 117 5000
 Résultat net corrigé 2 152 500 2 767 500 3 382 500
 Dotations + 1 000 000 + 1 200 000 + 1200 000
 Quote-part de Subvention - 500 000 - 500 000 - 500 000

CAFG rectifiée 2 652 500 3 467 500 4 082 500

Le plan se présentera ainsi pour les rubriques concernées :

N N+1 N+2 ……
CAFG…… 2 652 500 3 467 500 4 082 500 ……
Subventions 2 000 000 …..

5- L’augmentation des dettes financières :

Ce sont des dettes d’une durée supérieure à un an. Les frais d’émission qui en découlent sont :
• Soit immédiatement déduits de l’emprunt

• Soit portés en emplois dans les charges immobilisées (solution préférable à la


première).
Les concours bancaires ne doivent pas être pris en compte.

V- CONFRONTATION – RESSOURCES ET BESOINS PRÉVISIONNELS


La comparaison du total des ressources et des emplois apparaissant au bas du plan permet de
mettre en évidence :
• Soit un excédent des ressources (solde positif) ;
• Soit une insuffisance des ressources (solde négatif).

A) IL EXISTE UN EXCÉDENT DES RESSOURCES


La vocation de l’entreprise n’est pas de conserver les fonds inemployés ou placés dans de
simples valeurs mobilières.

L’utilisation des ressources appelle des solutions dont voici quelques unes :
• Engager de nouveaux programmes d’investissements ou anticiper les programmes
prévus ;

• Anticiper le programme des emprunts ou négocier une accélération du rythme de


remboursement des anciens ;

111
• Distribuer des réserves, rembourser le capital (amortissement du capital).

B) CAS D’UNE INSUFFISANCE DES RESSOURCES


Dans ce cas il faut rechercher des financements durables. Le choix du mode de financement
repose sur l’optimisation de la structure financière de l’entreprise. A cet effet, il faut examiner :
1- La capacité d’endettement
On calcule les ratios qui permettent de juger :
 L’indépendance financière :
Capitaux propres
Dettes financières
 La capacité de remboursement :
CAFG .
Dettes financières

Si ces ratios ne sont pas satisfaisants, cela signifie que la capacité d’endettement n’est pas
suffisante. Il faut alors recourir aux associés pour une augmentation de capital ou des avances en compte
courant.
2- La rentabilité des investissements

• Si la rentabilité des investissements prévus est supérieure au coût de l’emprunt, il y a


intérêt à emprunter (effet de levier positif entraînant une amélioration de la rentabilité des
capitaux propres) ;

• Dans le cas contraire on peut :

- Soit accepter une baisse de la rentabilité des capitaux propres ;

- Soit recourir aux associés.


3- Le recours aux associés.
• Si les actionnaires n’ont pas de ressources suffisantes, il faut soit :

- Faire appel à des associés nouveaux ;

- Emprunter.
4- Les implications fiscales liées au financement retenu.

a) L’augmentation de capital
Ce mode entraîne :
• Des droits d’enregistrement souvent très lourds ;

• La non déductibilité des dividendes


b) L’emprunts
Il entraîne :

• Des intérêts fiscalement déductibles

• Des frais d’émission (charges immobilisées) pouvant être étaler, par le biais des
amortissements, sur plusieurs exercices ;
c) Les avances en compte courant
Ce mode entraîne :
112
112
• Des intérêts qui peuvent être déduits sous certaines conditions de taux (Taux des
avances de la BEAC+2 Points) ;

VI- CONSTRUCTION D’UN PLAN DE FINANCEMENT

Deux étapes sont pratiquement nécessaires :

• Établir le plan sans les financements envisagés : cette étape permet de mettre en
évidence les financements nécessaires aux besoins à couvrir ;

• Établir en suite le plan en prenant en compte les financements externes retenus.

Il faut souligner que le plan qui en résulte doit être équilibré c’est-à-dire, présenter une trésorerie
globale positive.

APPLICATION 34 : CONSTRUCTION D’UN PLAN DE FINANCEMENT.


Une société envisage de réaliser le programme d’investissement suivant :
Année N : Achat d’un terrain : 4.000.000 F
Année N + 1 : Construction d’une usine : 15.000.000 F
Année N + 2 : Achat d’une machine M1 : 6.000.000 F
Année N + 3 : Achat d’une machine M2 : 3.000.000 F
Les CAFG prévisionnelles sont les suivantes :
N N+1 N+2 N+3
5 500 000 5 500 000 7 500 000 7 500 000

Ces CAFG tiennent compte des nouveaux investissements, mais pas des financements et des cessions
envisagés.
En N, une cession entraînera une plus-value avant impôt de 2 500 000 F. Le bien à céder est complètement amorti ;
Le fonds de roulement normatif représente 54 j de CAHT. Le CAHT prévisionnel passera de 70 000 000 F en N et N
+ 1, à 95 000 000 F en N + 2 et à 100 000 000 F pour chacune des années suivantes.
Les financements envisageables sont :
Augmentation de capital pour 3 000 000 F ;
Un endettement sur 5 ans contracté à la fin de N +1, remboursable par fractions constantes, au taux de 10 %.
 TAF :
Sachant que le CAHT en N –1 a été de 70 000 000 F, et que le solde de trésorerie au bilan à la date du
31/12 , N – 1 est de 2600 000 F ;
1- Présenter le plan de financement de N à N + 3 sans tenir compte des financements envisagés ;
2- Après avoir étudié les possibilités de financement, établir le plan définitif.
Peut-on envisager une possibilité de distribution des dividendes ?

113
VII- COMPTE DE RÉSULTAT ET BILAN PRÉVISIONNELS

L’élaboration du plan de financement nécessite l’établissement préalable des comptes de


résultats prévisionnels, ne serait-ce que pour calculer la CAFG.
Inversement, à partir du plan de financement, il est possible d’établir des bilans prévisionnels
simplifiés dont voici la structure. :

ACTIF PASSIF
Immobilisations nettes Capital
BFRE (stocks, créances...) Réserves
Trésorerie (si T> 0) Dettes financières
Trésorerie (si T< 0)

Pour établir le bilan simplifié il faut outre les informations permettant d’établir le plan de
financement :
• Le bilan au début de la période considérée ;
• Les renseignements relatifs aux dotations (afin de reconstituer les immobilisations et le
résultat).

Application 35 : PLAN DE FINANCEMENT ET BILAN PRÉVISIONNEL.

L’application n° 25 ci-dessus est complétée par les informations suivantes :


Le bilan simplifié de l’entreprise le 31/12/N-1
ACTIF PASSIF
Immob. Nettes 20 400 000 Capital……. 25 000 000
BFRE…….. 10 500 000 Réserves…. 8 500 000
Trésorerie….. 2 800 000 Concours bancaires 200 000
33 700 000 33 700 000

Les dotations aux amortissements sont estimées comme suit :


-N: 1 500 000 N+2 : 3 500 000
- N+1 : 2 900 000 N+3 : 3 500 000

 Travail demandé :
Établir les bilans prévisionnels au 31/12/N et au 31/12/N+2

VIII- UTILITÉ DU PLAN DE FINANCEMENT

• A la création de l’entreprise :
Le plan de financement est indispensable pour juger de la viabilité du projet et pour négocier,
auprès des banques, les concours financiers nécessaires.

• Au cours de l’existence de l’entreprise :

114
L’entreprise doit élaborer des plans de financement pour :
- Vérifier la pertinence de sa stratégie
- Rechercher, par ajustements successifs, la meilleure combinaison possible des
ressources et des emplois (EX : préférer un crédit-bail à un emprunt ; annuler certains
projets d’investissement etc.) ;
- Justifier le recours aux financements externes
- Évaluer la capacité de distribution des dividendes.

CE QU’IL FAUT RETENIR

 - Si avant l’établissement du plan on a FR < BFE, il n’y a pas lieu de prévoir une ligne
pour un rattrapage éventuel ; la trésorerie initiale, alors négative traduit cette situation et
représente l’insuffisance de financement existant au départ du plan ;

- Comprendre que ne doivent pas figurer dans le plan :


- Les crédits de trésorerie et les découverts bancaires ;
- La TVA à décaisser


- Savoir que l’utilisation des ressources nouvelles a une incidence financière comme le
résume le tableau suivant :

RESSOURCES
ÉLÉMENTS A RECLASSER DESTINATION
NOUVELLES
CAFG (frais après IS)
Ou
- Frais d’augmentation CAFG (Dotations aux
Augmentation
amortissements des frais)
De capital

Distributions mises
- Dividendes à payer
en paiement

CAFG (Charges après IS)


Ou
- Frais sur emprunts Charges immobilisées

Emprunt et - Intérêts sur nouveaux


Compte courant emprunts
CAFG (Charges après IS)
Associés… ou
sur compte courant
Remboursement des dettes
- Amortissement de financières
l’emprunt

115
APPLICATION 36 : PLAN DE FINANCEMENT ET BILAN PRÉVISIONNEL
La société Atlantu est créée au début de janvier n. elle fabrique des
menuiseries industrielles à partir des investissements suivants :
- matériel de production d’un coût de 360 000 F, amortissement sur
5 ans, en linéaire ;
- matériel de bureau d’un coût de 100 000 F ; ils seront amortis sur
5 ans en linéaire.
Les frais de construction sont évalués à 120 000 F ; ils seront amortis sur 3 ans.
Le financement est assuré par :
- un emprunt de 800 000 F sur 5 ans à 11%, remboursable en fin d’anné
par amortissements constants ;
- un apport en capital des créateurs ;
- des apports en comptes courants calculés de manière à financer une trésorerie
minimale de 100 000 F.
La société est exonérée d’impôt sur les société pour les deux premiers exercices.
Ensuite, taux : 38,5%.
Plan de financement (3 premières années d’activité)
ANNEES n n+1 n+2
Emplois :
- Matériel de bureau 100 000
- Frais d’établissement 120 000
- Matériel de production 360 000
- Augmentation des besoins en fonds de roulement
d’exploit. 1 082 100 120 000 90 000
- Remboursement d’emprunt 160 00 160 000 160 000
- Remboursement de comptes courants - 159 825 112 000
- Trésorerie 100 000 - -

TOTAL 1 922 100 439 825 362 000


Ressources :
- Capacité d’autofinancement 269 975 439 825 273 450
- Capital social (apports) 500 000 - -
- Apports en comptes courants 352 125 - -
- Nouveaux emprunts 800 000 - -
- Diminution des besoins en fonds de roulement (IS) - - 88 550

TOTAL 1 922 100 439 825 362 000

Travail à faire :
A partir des informations ci-dessus et du plan de financement ci-dessous, établir les bilans
prévisionnels avant affectation pour les exercices n à n+2

Travaux dirigés : Série 09

116
ANNEXES

1- Calculs probabilistes
2- Etats financiers du système normal
3- Etats financiers du système allégé
4- Tableaux de correspondance Postes/Comptes.

117
Annexe – 1 CALCULS PROBABILISTES

1. Notion de variable aléatoire (1)

Une variable aléatoire X est une variable pouvant prendre les valeurs x1, x2… xn avec les
probabilités respectives p1, p2,…pn.

n
On a, obligatoirement : ∑ i =1
pi =1

2. Espérance mathématique d’une variable aléatoire


La moyenne d’une variable aléatoire X se nomme « espérance mathématique » et se désigne par E(X).

∑ xP(x)
n
ou, écriture équivalente : E(X) =
E(X) = ∑ x i pi
i =1
☻Exemple
X P(X) X × P(X)
4 0,05 0,20
6 0,05 0,30
8 0,15 1,20
10 0,30 3,00
12 0,30 3,60
14 0,10 1,40
16 0,05 0,80
1,00 10,50
E(X) + 10,50

3. Variance et écart-type d’une variable aléatoire

L’écart type est la caractéristique de dispersion la plus courante. Une faible valeur de l’écart-type traduit
une forte accumulation des données autour de la moyenne et inversement.

Pour connaître l’écart-type, il faut d’abord calculer la variance, notée VAR(X) ou V(X).
n
VAR(X) = ∑ p i [x i − E(x)]
2
ou, formules équivalentes :
i =1
VAR(X) = ∑ x 2 p(x) - [E(x)]
2

VAR(X) = E(x 2 ) - [E(x)]


2

La variance correspond à l’espérance mathématique des carrés des écarts à la moyenne.

L’écart – type, noté σ (x), est la racine carrée de la variance :

σ (x) = VAR(x)

118
Exemple :
Reprenons l’exemple précédent :

X P(x) X2 X2p(x)
4 0,05 16 0,80
6 0,05 36 1,80
8 0,15 64 9,60
10 0,30 100 30,00
12 0,30 144 43,20
14 0,10 196 19,60
16 0,05 256 12,80
1,00 117,80

VAR(x) = ∑ x 2 p(x) - [E(x)] = 117,80 - (10,5) 2 = 7,55


2

σ (x) = VAR(x) = 7,55 = 2,75

4. La loi de probabilité
Toute variable aléatoire est définie par sa loi de probabilité, c’est-à-dire par l’ensemble de ses valeurs et
des probabilités respectives de ces valeurs.
De nombreuses variables aléatoires suivent des lois de probabilité, pouvant être approximées par des lois
déterminées telles que la loi normale, par exemple, la loi normale est la plus couramment utilisée dans les
calculs de probabilités.

5. Loi normale (ou loi de Gauss)


Soit une variable aléatoire x dont l’espérance mathématique est E(X) et l’écart-type (x) et suivant une
loi normale, pour utiliser la table de la loi normale centrée, réduite, il faut effectuer un changement de
variable :
X − E( X )
X →T =
σ(X)

La loi normale centrée, réduite, N(0,1), est de moyenne nulle et d’écart-type égal à l’unité.
La courbe correspondante est symétrique et l’aire comprise entre la courbe et l’axe des T est égale à 1.
En fait, la table la plus souvent utilisée est celle qui correspond à la fonction intégrale de la loi normale
centrée, réduite, donnant la probabilité que la variable T prenne une valeur inférieure à un seuil t positif :
Pr {T π t} = Π (t )
y

Π(X)

-∞ 0 t +∞ T

119
Principaux calculs de probabilité à partir de la table intégrale :

● Probabilité d’avoir T<t, pour t>0 .


Elle s’obtient par simple lecture de la table de la fonction intégrale (Cf page 123).

Exemple : P(X<40) sachant que E(X) = 30 et σ (X) = 11.


X désigne la variable aléatoire.

Pour utiliser la loi normale centrée, réduite, il faut procéder au changement de variable indiqué ci-dessus,
ce qui donne :
 40 - 30 
P(x π 40) = P T π  = P(T π 0,91)
 11 
Sur la table , on lit : P(T<0,91) = 0,8186%. La probabilité que X soit inférieur à 40 est de 81,86%.

● Probabilité d’avoir T < t, pour t < 0 :


Exemple : P ( T< - 0,80)
Du fait de la symétrie de la courbe.
On a P (T < - 0,80) = P (T > 0,80)
= 1- P(T<0,80)
= 1-0,7881 = 0,2119
= 21,19%.
y

0,8 0,8 T

● Probabilité associée à un intervalle :

Exemple P(-0,86 < T < 0,45)


= P (T<0,45) – P (T<0,86)
= P(T<0,45) – (1 – P(T<0,86)
= 0,6736 – (1 – 0,8051) = 0,4787
= 47,87%

Π(t)
-0,86 0 0,45 T

120
APPLICATION 37:
Le chiffre d’affaires hors taxe prévisionnel (en millions de francs) d’une entreprise suit une loi normale
de moyenne 10 et d’écart type 1,4.

Le résultat est égal à 0,4. CAHT – 3,4.


Quelle est la probabilité d’avoir un résultat négatif ?

Solution :
Pour répondre à la question, il faut connaître l’espérance mathématique et l’écart-type de la variable
aléatoire « résultat », que nous désignons par R.

E(R) = 0 ,4 x 10 – 3,4 = 0,6


σ (R) = 0,4 x 1,4 = 0,56

Nous avons alors :


 0 - 0,6 
P(R π 0) = P T π  = P(T π - 1,07) = 1 - P(T π 1,07) = 0,1423.
 0,56 

Conseil :

Quand, à l’aide de la loi normale centrée réduite, on doit faire des calculs du type P(T< α), P(T>α )…, il y
a tout intérêt à faire le schéma de la courbe et à placer la valeur de α de manière à visualiser la surface
recherchée (hachurer).
On en déduit alors facilement la démarche à suivre pour obtenir le résultat cherché (ne pas oublier que la
table ne donne les valeurs de P (T<α ) que pour α >0… et que la surface totale comprise entre la
courbe et l’axe est égale à 1).

Tableau récapitulatif des définitions et relations à connaître

Variables statistiques Variables aléatoires


• Moyenne arithmétiq ue • Espérance mathématique
- Définition : - Définition :
1
x = ∑ nixi E(X) = ∑ XP(X)
N
− Propriétés :
− Pr opriétés :
E (aX) = aE(X)
ax = a x
E (aX + b) = aE(X) + b
ax + b = a x + b E(X + Y) = E(X) + E(Y)
x+y=x+y

121
• Variance • Variance
- Définition : - Définition

V(x) =
1
∑ n i x i2 − x
2 [
V(x) = ∑ x 2 P(x) - E(x )
2
]
N − Propriétés
V(ax) = a 2 V(x)
− Propriétés :
V(ax + b) = a 2 V(x)
V(ax) = a 2 V(x)
V(x + y) = V(x) + V(y)
V(ax + b) = a 2 V(x)
si x et y indépendants
V(x + y) = V(x) + V(y)
V(x + y) = V(x) + V(y) + 2cov (xy)
Si x et y indépendants
si x et y dépendants.
V(x + y) = V(x) + V(y) + 2cov (x, y)
si x et y indépendants

• Ecart - type • Ecart - type


- Définition : - Définition :
σ (x) = V(x) σ (x) = V(x)
− Pr opriétés : − Pr opriétés :
σ (ax) = aσ (x) σ (ax) = aσ (x)
σ (ax + b) = aσ (x) σ (ax + b) = aσ (x)
• Covariance • Covariance
1
( )(
cov(x, y) = ∑ x i − x y i − y ) cov(X,Y)= E[(x - E(x)][(Y- E(Y)]
N
ou ou
1 cov(X,Y)= E(X,Y)- E(X)E(Y)
cov(x, y) = ∑ x i y i − x y
N
La covariance mesure le degré de dépendance des deux variables. Elle est positive quand les 2
variables varient dans le même sens, négative dans le cas contraire et nulle si les deux variables
sont indépendantes.

122
Table de la fonction intégrale de la loi de Laplace-Gauss
Ou table de (t)
Probabilité d’une valeur inférieure à t

i 0,00 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05 0,06 0,07 0,08 0,09
0,0 0,500 0 0,504 0 0,508 0 0,512 0 0,516 0 0,519 9 0,523 9 0,527 9 0,531 9 0,535 9
0,1 0,539 8 0,543 8 0,547 8 0,551 7 0,555 7 0,559 6 0,563 6 0,567 5 0,571 4 0,575 3
0,2 0,583 2 0,583 2 0,587 1 0,591 0 0,594 8 0,598 7 0,602 6 0,606 4 0,610 3 0,614 1
0,3 0,621 7 0,621 7 0,625 5 0,629 3 0,633 1 0,636 8 0,640 6 0,644 3 0,648 0 0,651 7
0,4 0,659 1 0,659 1 0,662 8 0,666 4 0,670 0 0,673 6 0,677 2 0,680 8 0,684 4 0,687 9
0,5 0,695 0 0,695 0 0,698 5 0,701 9 0,705 4 0,708 8 0,712 3 0,715 7 0,719 0 0,722 4
0,6 0,729 0 0,729 0 0,732 4 0,735 7 0,738 9 0,742 2 0,745 4 0,748 6 0,751 7 0,754 9
0,7 0,761 1 0,761 1 0,764 2 0,767 3 0,770 4 0,773 4 0,776 4 0,779 4 0,782 3 0,785 2
0,8 0,791 0 0,791 0 0,793 9 0,796 7 0,799 5 0,802 3 0,805 1 0,807 8 0,810 6 0,813 3
0,9 0,816 6 0,816 6 0,821 2 0,823 8 0,826 4 0,828 9 0,821 5 0,834 0 0,836 5 0,838 9

1,0 0,841 3 0,843 8 0,846 1 0,848 5 0,850 8 0,853 1 0,855 4 0,857 7 0,859 9 0,862 1
1,1 0,864 3 0,866 5 0,868 6 0,870 8 0,872 9 0,874 9 0,877 0 0,879 0 0,881 0 0,883 0
1,2 0,884 9 0,886 9 0,888 8 0,890 7 0,892 5 0,894 4 0,896 2 0,898 0 0,899 7 0,901 5
1,3 0,903 2 0,904 9 0,906 6 0,908 2 0,909 9 0,911 5 0,913 1 0,915 7 0,916 2 0,917 7
1,4 0,919 2 0,920 7 0,922 2 0,923 6 0,925 1 0,926 5 0,927 9 0,929 2 0,930 6 0,931 9
1,5 0,933 2 0,934 5 0,935 7 0,937 0 0,938 2 0,939 4 0,940 6 0,941 8 0,942 9 0,944 1
1,6 0,945 2 0,946 3 0,947 4 0,948 4 0,949 5 0,950 5 0,951 5 0,952 5 0,953 5 0,954 5
1,7 0,955 4 0,956 4 0,957 3 0,958 2 0,959 1 0,959 9 0,960 8 0,961 6 0,962 5 0,963 3
1,8 0,964 1 0,964 9 0,965 6 0,966 4 0,967 1 0,967 8 0,968 6 0,969 3 0,969 9 0,970 6
1,9 0,971 3 0,971 9 0,972 6 0,973 2 0,973 8 0,974 4 0,975 0 0,975 6 0,976 1 0,976 7

2,0 0,977 2 0,977 9 0,978 3 0,978 8 0,979 3 0,979 8 0,980 3 0,980 8 0,981 2 0,981 7
2,1 0,982 1 0,982 6 0,983 0 0,984 3 0,983 8 0,984 2 0,984 6 0,985 0 0,985 4 0,985 7
2,2 0,986 1 0,986 4 0,986 8 0,987 1 0,987 5 0,987 8 0,988 1 0,988 4 0,988 7 0,989 0
2,3 0,989 3 0,989 6 0,989 8 0,990 1 0,990 4 0,990 6 0,990 9 0,991 1 0,991 3 0,991 6
2,4 0,991 8 0,992 0 0,992 2 0,992 5 0,992 7 0,992 9 0,993 1 0,993 2 0,993 4 0,993 6
2,5 0,993 8 0,994 0 0,994 1 0,994 3 0,994 5 0,994 6 0,994 8 0,994 9 0,995 1 0,995 2
2,6 0,995 3 0,995 5 0,995 6 0,995 7 0,995 9 0,996 0 0,996 1 0,996 2 0,996 3 0,996 4
2,7 0,996 5 0,996 6 0,996 7 0,996 8 0,996 9 0,997 0 0,997 1 0,997 2 0,997 3 0,997 4
2,8 0,997 4 0,997 5 0,997 6 0,997 7 0,997 7 0,997 8 0,997 9 0,997 9 0,998 0 0,998 1
2,9 0,998 1 0,998 2 0,998 2 0,998 3 0,998 4 0,998 4 0,998 5 0,998 5 0,998 6 0,998 6

123
Annexe – 2 : Etats financiers du système normal

BILAN – SYSTEME NORMAL


Exercice N Ex. N-1
Réf. ACTIF. Amort/Pr
Brut Net Net
ov.
AA Charges immobilisées
AB Frais d’établissement ………………………….
charges à repartir…………..…………………..
AC Primes de remboursement des
obligations………………………………………..

AD Immobilisations incorporelles
AE Frais de recherche et de développement …
AF Brevets, licences, logiciels……………………
AG Fonds commercial………………………………
AH Autres immobilisations incorporelles ……..

AI Immobilisations corporelles
AJ Terrains…………………………………………..
AK Bâtiments…………………………………………
AL Installations et agencements ………………..
AM Matériel ……………………..…………………….
AN Matériel de transport…………………………..

AP Avances et acomptes versés sur


immobilisations………………………………

AQ Immobilisations financières
AR Titres de participation………………………..
AS Autres immobilisations financières……….…
AZ TOTAL ACTIF IMMOBILISE
BA Actif circulant H.A.O
BB Stocks
BC Marchandises………………………………….
BD Matières premières et autres
approvisionnements………………………….
BE En-cours ……………………………………….
BF Produits fabriqués ……………………………
BG Créances et emplois assimilés
BH Fournisseurs, avances versées …………….
BI Clients ……………………………………………
BJ Autres créances ………………………………...
BK TOTAL ACTIF CIRCULANT
BQ Titres de placement …………………………..
BR Valeur à encaisser …………………………….
BS Banques, chèques postaux, caisses ………
BT TOTAL TRESORERIE – ACTIF
BU Ecarts de conversion –Actif
BZ TOTAL GENERAL (AZ + BK + BT + BU)

124
Bilan (suite)
Exercice
Exercice
Réf. PASSIF N-1
N
CAPITAUX PROPRES ET RES. ASSIMILEES

CA Capital …………………………………………………..
CB Actionnaires capital non appelé ……………………

CC Primes et Réserves
CD Primes d’apport, d’émission, de fusion …………
CE Écarts de réévaluation ……………………………..
CF Réserves indisponibles ……………………………..
CG Réserves libres ……………………………………….
CH Report à nouveau ……………………………………
CI Résultat net de l’exercice (bénéfice + ou perte -)

CK Autres capitaux propres


CL Subventions d’investissement ……………………..
CM Provisions réglementées et fonds assimilés …….

CP TOTAL CAPITAUX PROPRES


DETTES FINANCIERES ET RES. ASSIMILEES
DA Emprunts obligations …………………………………
DB Dettes de crédit-bail et contrats assimilés ……..
DC Dettes financières diverses …………………………
DD Provisions financières pour risques et charges

DF TOTAL DETTES FINANCIERES


DG TOTAL RESSOURCES STABLES (CP + DF)

DH Dettes circulantes et ressources assimilées H.A.O


DI Clients, avances reçues……………………………….
DJ Fournisseurs d’exploitation ………………………….
DK Dettes fiscales …………………………………………..
DL Dettes sociales ………………………………………….
DM Autres dettes …………………………………………….
DN Risques provisionnels ………………………………..

DP TOTAL PASSIF CIRCULANT

DQ Banques, crédits d’escompte …………………………


DR Banques, crédits de trésorerie ………………………
DS Banques, découverts ………………………………….

DT TOTAL TRESORERIE – PASSIF


DV Écarts de conversion - passif
(gain probable de change)
DZ TOTAL GENERAL 5DG + DP + DT + DV)

125
COMPTE DE RÉSULTAT – SYSTÈME NORMAL
Réf CHARGES (Débit) Ex N Ex N-1
RA Achat de marchandises
RB - variation de stock (- ou + )
(marge brute sur matières voir TG)
RC Achat de matières premières et fourniture liées
RD - variation de stocks ( - ou + )
(marge brute sur matières voir TG)
RE Autres achats
RH - variation des stocks ( - ou + )
RI Transports
RJ Services extérieurs
RK Impôts et taxes
RL Autres charges
(valeur ajoutée voir TN )
RP Charges de personnel
dont personnel extérieur ……………/…………
RQ (Excédent d’exploitation voir TQ )
RS Dotations aux amortissements et aux provisions
RW Total des charges d’exploitation
(Résultat d’exploitation voir TX )
SA Frais financiers
SC Pertes de change
SD Dotations aux amortissements

SE Total des changes financiers


(Résultat financier voir UG)
SH Total des charges des activités ordinaires
(Résultat des activités ordinaires voir UI)

HORS ACTIVITES ORDINAIRES ( H.A.O )

SK Valeur comptables des cessions d’immobilisation


SL Charges H.A.O
SM Dotations H.A.O

SN Total des charges H.A.O


(Résultat H.A.O voir UP)

SQ Participation des travailleurs


SR Impôt sur le résultat

SS Total participation et impôts


ST TOTAL GENERAL DES CHARGES ( SH + SN + SS )
(Résultat net voir UZ)

126
Réf PRODUITS (Crédit ) Ex N Ex. N-1
TA Ventes marchandises
TB MARGE BRUTE SUR MARCHANDISES
TC Ventes de produits fabriqués
TD Tableaux, services vendus
TE Productions stockées (ou déstockage) ( - ou + )
TF Production immobilisée
TG MARGE BRUTE SUR MATIERES
TH Produits accessoires

TI CHIFFRE D’AFFAIRES (1) (TA+ TC + TD + TH) 1421

TK Subvention d’exploitation
TL Autres produits
TN VALEUR AJOUTEE

TQ EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION

TS Reprise de provisions
TT Transferts de charges
TW Total des produits d’exploitation

TX RESULTAT DEXPLOITATION (+ ou - )
UA Revenus financiers
UC Gains de changes
UD Reprise de provisions
UE Transferts de charges
UF Total des produits financiers

UG RESULTAT FINANCIER ( + ou - )

UH Total des produits des activités ordinaires

UI RESULTAT ACTIVITE ORDINAIRE (+ ou - )

HORS ACTIVITE ORDINAIRES ( H.A.O )


UK Produits des cessions d’immobilisation
UL Produits H.A.O
UM Reprise H.A.O sur dotations et subventions
UN Transferts de changes
UO Total des produits H.A.O

UP RESULTAT H.A.O ( + ou - )
UT TOTAL GENERAL DES PRODUITS (UH + UN + UN )

UZ RESULTAT NET UT – ST ) ( + ou - )

127
TAFIRE - SYSTÈME NORMAL
1ère Partie : DÉTERMINATION DES SOLDES FINANCIERS
DE L’EXERCICE N
 CAPACITÉ DAUTOFINANCEMENT GLOBALE (C.A.F.G.)

C.A.F.G. = Exédent Brut d’Exploitation (E .B.E.)


- Charges décaissables restante à l’exclusion des cessions
+ Produits encaissables restants d’actif immobilisé

E.B.E.
(TT) transport des charges
d’exploitation
(SA) frais financiers (UA) revenus financiers
(SC) Pertes de changes (UC) gains de charges
(SL) charges H.A.O (UE) Transfert de charges financières
(SQ) Participations (UL) produits H.A.O
(SR) Impôt sur le résultat (UN) transfert de charges H.A.O

Total (1) Total ( 2 )

N N-1
C.A.F.G. : Total (2) – total (1)

• AUTONANCEMENT ( A.F)
A.F. = C.A.F.G. – Distributions de dividendes dans l’exercice (1)
AF. =
 EXCÉDENT DE TRÉSORERIE D’EXPLOITATION (E.T.E.)

E.T.E. = E.B.E. – variation B.E.E. – production immobilisée


N N-1
Excédent brut d’exploitation
- variation du B.F.E (- si emplois : + si ressources) (- ou +)
Cf calcul page suivante
- production immobilisée
EXCEDENT DE TRESORERIE D’EXPLOITATION
(1)
Dividendes mis en paiement au cours de l’exercice, y compris les acomptes sur dividendes : voir
compte 465 de la balance (montant des dividendes payés au cours de l’exercice).

128
TABLEAU FINANCIER DES RESSOURCES ET DES EMPLOIS
(TAFIRE) SYSTÈME NORMAL

 VARIATION DU BESOIN DE FINANCEMENT D’EXPLOITATION (B.F.E)

Var. B.F.E. = Var. stocks (1) + Var. créances (1) + Var. dettes circulantes (1)

Variation des stocks : N – (N-1) Emplois Ressources


(BC) Marchandises…………………………. ou
(BD) Matières premières………………….. ……
(BF) En cours………………………………… ’’
(BF) Produits fabriqués…………………….. ’’
(A) Variation globale nette des stocks ’’ -

Variation des créances circulantes : N – (N-1) Emplois Ressources


(BH) Fournisseurs, avances versés ou
(BI) Clients …… ’’
(BJ) Autres créances ’’
(BU) Écarts de conversion – Actif (2) ’’

(B) Variation globale nette des créances ’’ -

Emplois Ressources
Variation des dettes circulantes : N- (N-1)
Diminution (-) Augmentation (+)
(DI) Clients, avances reçues ou
(DJ) Fournisseurs d’exploitation ’’
(DK) Dettes fiscales ’’
(DL) Dettes sociales ’’
(DM) Autres dettes ’’
(DN) Risques provisionnés ’’
(DU) Écarts de conversion – Passif (2) ’’
(C) Variation globale nette des dettes circulantes ’’

VARIATION DU B.F.E. = (A) + (B) + (C) ’’


(1)
A l’exclusion des éléments H.A.O .

129
TABLEAU FINANCIER DES RESSOURCES ET EMPLOIS
(TAFIRE) SYSTÈME NORMAL
2e Partie : TABLEAU
Réf Exercice N Exercice N-1
I-INVESTISSEMENTS ET DESINVESTISSEMENTS Emplois Ressour. (E - : R+1)
FA Charges immobilisées
(augmentation dans l’exercice)
///////
Croissance interne
FB Acquisition /Cessions d’immobilisations (2)
Incorporelles
FC Acquisitions /Cessions d’immobilisations (2)
Corporelles

Croissance externe

FD Acquisition /Cessions d’immobilisations


Financières (2)
FF INVESTISSEMENT TOTAL
FG II- VARIATION DU BESOIN DE FINANCEMENT
D’EXPLOITATION (cf. supra : Var. B.F.E.)

FH A- EMPLOIS ÉCONOMIQUES A FINANCER (FF + FG)


FI III- EMPLOIS/RESSOURCES (Var. B.F, H.AO.) ……..

FJ IV- EMPLOIS FINANCIERS CONTRAINTS (1) ///////

Remboursements (selon échéancier) des emprunts et


dettes financières (1)

(1)
A l’exclusion des remboursements anticipés portés en
VII
FK B- EMPLOIS TOTAUX A FINANCER

(1)
- Hors compte 19 qui correspond à un emploi fictif (Reprise de la provision)
(2)
- Porter distinctement les mouvements « débit » et les mouvements « crédit ».

130
TABLEAU FINANCIER DES RESSOURCES ET EMPLOIS
(TAFIRE) SYSTEME NORMAL
(Suite)
Exercice N Exercice N-1
Réf
Emplois Ressources (E- : R +)
V- FINANCEMENT INTERNE
FJ Dividendes (emplois)/C.A.F.G (Ressources)

VI- FINANCEMENT PAR LES CAPITAUX


PROPRES
FM Augmentation de capital par apport nouveaux ///////
FN Subventions d’investissement ///////
FP Prélèvement sur capital (y compris retraits de
l’exploitant)

VII- FINANCEMENT PAR DE NOUVEAUX


EMPRUNTS

FQ Emprunts (1)
FR Autres dettes financières (1)
(1) Remboursement anticipés inscrits séparément en
emplois

FS C- RESSOURCES NETTES DE FINANCEMENT

FT D- EXCEDENT OU INSUFFISANCE DE Ou
RESSOURCES DE FINANCEMENT (C – B)
VIII- VARIATION DE LA TRESORERIE
Trésorerie nette (TA-TP)
FU A la clôture de l’exercice + ou –
FV A l’ouverture de l’exercice + ou –

FW Variation Trésorerie
(+ si emploi, - si ressources)

Contrôle : D = VIII avec signe opposé

Nota : I.IV.V.VI.VII : en termes de flux : différences « bilantielles »

131
CONTRÔLE (à partir des masses des bilans N et N – 1) Emplois Ressources

Variation du fond de roulement FR(N) : F.d.R (N) – F.d.R. (N-1) Ou


Variation du B.F. global (B.F.G.) : B.F.G.(N) - B.F.G. (N-1)
Variation de la trésorerie (T) : T(N) – T (N-1)
TOTAL

Annexe – 3 : ETATS FINANCIERS DU SYSTEME ALLEGE


Peuvent bénéficier du système allégé, en vertu de l’article 11 de l’Acte uniforme, les entreprises dont le
chiffre d’affaires et le nombre de travailleurs ne dépassent pas respectivement 100 000 000 FCFA et 20
travailleurs.

A – BILAN – SYSTEME ALLEGE


Désignation de l’entreprise -----------------------------------------------------------------------------------
Adresse ---------------------------------------------------------------------------------------------
Numéro d’Identification ----------------- Exercice clos le 31-12 -------------Durée (en mois) ----

Réf. ACTIF Exercice N Exercice


N-1
Brut Net Net
ACTIF IMMOBILISE
GA Charges immobilisées ……………. ……………. …………….
GB Immobilisations incorporelles …………….. …………….. ……………..
GC Immobilisations corporelles
GD Terrains ……………. ……………. …………….
GE Bâtiments, installations ……………. ……………. …………….
GF Matériel …………….. …………….. ……………..
GG Avances et acomptes versés sur …………….. …………….. ……………..
GH Immobilisations financières …………….. …………….. ……………..
GI TOTAL ACTIF IMMOBILISE (I)
ACTIF CIRCULANT
GJ Stocks
GK Marchandises ……………. ……………. …………….
GL Matières et autres approvisionnements ……………. ……………. …………….
GM Produits fabriqués et en-cours …………….. …………….. ……………..
GN Créances
GP Fournisseurs, avances versées …………….. …………….. ……………..
GQ Clients …………….. …………….. ……………..
GR Autres créances ……………. ……………. …………….
GS TOTAL ACTIF CIRCULANT (II)
TRESORERIE-ACTIF
GT Titres de placement et valeurs à encaisser ……………. ……………. …………….
GU Banques, chèques postaux caisse ……………. ……………. …………….
GV TOTAL TRESORERIE-ACTIF (III) …………….. ……………. ……………..
GY Ecarts de conversion-Actif (IV)
(perte probable de change) …………….. …………….. ………………
GZ TOTAL GENERAL (I+II+III+IV) ……………… …………….. ………………

132
Réf. PASSIF Exercice Exercice
N N-1

CAPITAUX PROPRES ……………. …………….


…………….. ……………..
HA Capital ……………. …………….
HB Ecarts de réévaluation ……………. …………….
HC Réserves indisponibles …………….. ……………..
HD Réserves libres …………….. ……………..
HE Report à nouveau + ou - …………….. ……………..
HF Résultat net de l’exercice + ou –
HG Provisions réglementées et subventions d’investissement

HI TOTAL CAPITAUX PROPRES (I) ………………. ……………….

DETES FINANCIERES ……………… ………………


……………… ………………
HK Emprunts et dettes financières
HL Provisions financières pour risques et charges

……………… ………………
HM TOTAL DETTES FINANCIERES (III)

...................... ......................
HN TOTAL CAPITAUX STABLES (I+II)

PASSIF CIRCULANT ………………. ……………….


………………. ……………….
HP Clients, avances reçues ………………. ……………….
HQ Fournisseurs
HR Autres dettes

………………. ……………….
HS TOTAL PASSIF CIRCULANT (III)

TRESORERIE-PASSIF ………………. ……………….

HU Banques, concours bancaires

……………… ………………
HV TOTAL TRESORERIE-PASSIF (IV)

HY Ecarts de conversion-Passif (V) ……………… ………………


(gain probable de change)

………………. ……………….
HZ TOTAL GENERAL (I+II+III+IV+V)

133
B – COMPTE DE RESULTAT – SYSTEME ALLEGE

Réf. CHARGES Exercice Exercice


N N-1

JA Achats de marchandises ……………… ………………


JB - Variation de stock …………(- ou +) ……………… ………………

JC Achats de matières premières et autres achats ……………… ………………


JD - Variation de stocks……….(- ou +) ……………… ………………

JE Transports …………….. ……………..


…………….. ……………..

JF Services extérieurs et autres charges …………….. ……………..


(Valeur ajoutée voir KG) …………….. ……………..
JH Charges de personnel
……………… ………………
JJ Dotations aux amortissements et aux provisions
(Résultat d’exploitation voir KL)

JM Charges financières

JN Total des charges des activités ordinaires …………….. ……………..

(Résultat des activités ordinaires voir KP)


JQ Charges hors activités ordinaires (H.A.O.) …………….. ……………..
JR Impôts sur le résultat ……………. …………….

JX Total général des charges ……………. …………….

(Résultat net voir KZ)

134
COMPTE DE RESULTAT – SYSTEME ALLEGE

Réf. PRODUITS Exercice Exercice


N N-1
KA Ventes de marchandises ………………. ……………….

KB Ventes de produits, travaux services ……………… ………………

KC Chiffre d’affaires (1) ……………… ………………

KD (1) dont à l’exportation ……………………

KE Autres produits d’exploitation ………………. ……………….

KF Variation de stocks de produits et en-cours ………………. ……………….

KG Valeur ajoutée

KJ Reprises de provisions ………………. ……………….

KL Résultat d’exploitation

……………….

KM Produits financiers ……………….

KN Total des produits des activités ordinaires ………………. ……………….

KP Résultat des activités ordinaires (+ ou -)

………………

KQ Produits hors activités ordinaires (H.A.O.) ………………

KX Total général des produits ……………… ………………

KZ RESULTAT NET (+ ou -)

135
Annexe 4 : TABLEAUX DE CORRESPONDANCE POSTES / COMPTES
SECTION I : Système normal
N° DE COMPTES A INCORPORER DANS
Réf LES POSTES
POSTES
Amortissements
Brut
provisions
CHARGES IMMOBILISEES
AA
AX Frais d’établissement 201
AY Charges à répartir 202
AC Primes de remboursement des obligations 206

AD IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
AE Frais de recherche et de développement 211, 2191 2811, 2919 p
AF Brevets, licences, logiciels 212, 213, 214, 2193 2812, 2813, 2814,
2919 p
AG Fonds commercial 215, 216 2815, 2816, 2915,
2916
AH Autres immobilisations incorporelles 217, 218, 2198 2817, 2818, 2917,
2918, 2919 p
AI IMMOBILISATIONS CORPORELLES
22 282, 292
AJ Terrains
231, 232, 233, 237 2831, 2832, 2833,
AK Bâtiments 2837, 2931, 2932,
239p
2933, 2937, 2939 p
AL Installations et agencements 234, 235, 238, 239p 283 (sauf 2831, 2832,
AM Matériel 24 (sauf 245) 2833, 2837), 2939 p
249 (sauf 2495) 284 (sauf 2845), 294
245, 2495 (sauf 2945), 2949 p,
AN Matériel de transport 2845, 2945 p
25 295
AP AVANCES ET ACOMPTES VERSES
SUR IMMOBILISATIONS
AQ IMMOBILISATIONS FINANCIERES
AR Titres de participation 296
26 297
AS Autres immobilisations financières 27
BA ACTIF CIRCULANT H.A.O. 498
485, 486, 488

BB STOCKS
BC Marchandises 31, 381, 387 p 391, 3981
BD Matières premières et autres approvisionnements 32, 33, 382, 383, 388 392, 393, 398p
BE En-cours 34, 35 394, 395
BF Produits fabriqués 36, 37, 386, 387 p 396, 397, 398 p
BG CREANCES ET EMPLOIS ASSIMILES
409 490
BH Fournisseurs avances versées 41 (sauf 419)
BI Clients 491
421, 4287, 4387
BJ Autres créances 292, 493, 495, 496,
44449, 445, 4487, 449
45, 46, 4711, 475, 476 497

TRESORERIE-ACTIF
BQ Titres de placement 50 590
BR Valeurs à encaisser 51 591
BS Banques, chèques postaux, caisse. 52, 53, 54, 57, 581 592, 593, 594.
582
BU Ecarts de conversion-Actif. 478

136
BILAN - PASSIF

Réf POSTES N° DE COMPTES A INCORPORER


DANS LES POSTES

CAPITAUX PROPRES
ET RESSOURCES ASSIMILEES

CA CAPITAL 101 à 104

CB Actionnaire, capital souscrit non appelé 109


CC PRIMES ET RESERVES
CD Primes d’émission, d’apport, de fusion 105
CE Ecarts de réévaluation 106
CF Réserves indisponibles 111, 112, 113
CG Réserves libres 118
CH Report à nouveau 12(121 ou 129)
CI RESULTAT NET DE L’EXERCICE 13(131 ou 139)
CK AUTRES CAPITAUX PROPRES
CL Subventions d’investissement 14
CM Provisions réglementées et fonds assimilés 15
CP

DETTES FINANCIERES
ET RESSOURCES ASSIMILEES

DA Emprunts 161, 162, 1661, 1662


DB Dettes de crédit-bail et contrats assimilés 17
DC Dettes financières diverses. 163, 164, 165, 166 (sauf 1661 et 1662)
167, 168, 191, 182, 183, 184
DD Provisions financières pour risques et charges 19

PASSIF CIRCULANT

DH Dettes circulantes HAO et ressources assimilées 481, 482, 483, 484, 4998
DI Clients, avances reçues 419
DJ Fournisseurs d’exploitation 401, 402, 408
DK Dettes fiscales 441, 442, 443, 4441, 446, 447, 4486
4499
DL Dettes sociales 42 (sauf 421 et 4287), 43 (sauf 4387)
DM Autres dettes 185, 4712, 472, 477
DN Risques provisionnés 499 (sauf 4998), 599

TRESORERIE – PASSIF

DQ Banques, crédits d’escompte 564, 565


DR Banques, crédits de trésorerie 561, 566
DS Banques, découverts 52 (soldes créditeurs)
DV Ecarts de conversion - Passif 479

137
COMPTE DE RESULTAT - CHARGES

Réf POSTES N° DE COMPTES A INCORPORER


DANS LES POSTES
ACTIVITE D’EXPLOITATION

RA Achat de marchandises 601


RB Variation de stocks 6031
RC Achat de matières premières et fournitures liées 602
RD Variation de stocks 6032
RE Autres achats 604, 605, 608
RH Variation de stocks 6033
RI Transports 61
RJ Services extérieurs 62,63
RK Impôts et taxes 64
RL Autres charges 65
RP Charges de personnel 66
RS Dotations aux amortissements et aux provisions. 681, 691

ACTIVITE FINANCIERE

SA Frais financiers 67 (sauf 676)


SC Pertes de change 676
SD Dotations aux amortissements et aux provisions 687, 697

HORS ACTIVITES ORDINAIRES (HAO)

SK Valeurs comptables des cessions d’immobilisations 81


SL Charges HAO 83
SM Dotations HAO 85

SQ 87
Participation des travailleurs
SR 89
Impôts sur le résultat

138
COMPTE DE RESULTAT - PRODUITS

Réf POSTES N° DE COMPTES A INCORPORER


DANS LES POSTES
ACTIVITE D’EXPLOITATION

TA Ventes de marchandises 701


TC Ventes de produits fabriqués 702, 703, 704
TD Travaux, services vendus 705, 706
TE Production stockée 73
TF Production immobilisée 72
TH Produits accessoires 707
TK Subventions d’exploitation 71
TL Autres produits 75
TS Reprises de provisions 791, 798
TT Transferts de charges 781

ACTIVITE FINANCIERE

UA Revenus financiers 77 (sauf 776)


UC Gains de change 776
UD Reprises de provisions 797
UE Transferts de charges 787

HORS ACTIVITES ORDINAIRES

UK Produits des cessions d’immobilisations 82


UL Produits HAO 84 (sauf 848), 88
UM Reprises HAO 86
UN Transferts de charges 848

139
SECTION 2 : SYSTEME ALLEGE
BILAN-ACTIF

Réf. POSTES N° DE COMPTES A INCORPORER


DANS LES POSTES
ACTIF IMMOBILISE Brut Amortissements/
provisions

GA Charges immobilisées 20

GB Immobilisations incorporelles 21 281

GC Immobilisations corporelles
GD Terrains 22 282, 292
GE Bâtiments, installations 23 283
GF Matériel 24 284

GG Avances et acomptes versés sur immobilisations 25 295

GH Immobilisations financières 26, 27 296, 297

ACTIF CIRCULANT

GJ STOCKS
GK Marchandises 31, 381 391, 398
GL Matières et autres approvisionnements 32, 33, 382, 383 392, 393, 398
GM Produits fabriqués et en-cours 34, 35, 36, 37, 394, 395, 396,
386 397, 398
GN CREANCES
GP Fournisseurs, avances versées 409 490
GQ Clients 41 (sauf 419) 491
GR Autres créances 421, 4387, 4449, 492, 493, 497,
475, 476, 486, 498, 499
488

TRESORERIE-ACTIF

GT Titres de placement et valeurs à encaisser 50, 51 590, 591


GU Banques, chèques postaux, caisse 52, 53, 54, 57, 58 592, 593, 594

GY Ecarts de conversion-Actif 478

140
BILAN – PASSIF

Réf. POSTES N° DE COMPTES A


INCORPORER DANS LES
POSTES
CAPITAUX PROPRES

HA Capital 10 (sauf 106)


HB Ecarts de réévaluation 106
HC Réserves indisponibles 11 (sauf 118)
HD Réserves libres 118
HE Report à nouveau 12
HF Résultat net de l’exercice 13
HG Provisions réglementées et subventions d’investissement 14, 15

DETTES FINANCIERES ET ASSIMILEES

HK Emprunts et dettes financières


HL Provisions financières pour risques et charges 16, 17, 18
19
PASSIF CIRCULANT

HP Clients, avances reçues 419


HQ Fournisseurs 40 (sauf 409)
HR Autres dettes 42 (sauf 421), 43, 44 (sauf
4449), 45, 46, 472, 477,
483, 484, 492
TRESORERIE-PASSIF

HU Banques, concours bancaires 52 (soldes créditeurs), 56

HY Ecarts de conversion-passif 479

141
COMPTES DE RESULTAT-CHARGES
Réf POSTES N° DE COMPTES A
INCORPORER DANS LES
POSTES

JA Achats de marchandises 601

JB Variation de stocks 6031

JC Achats de matières premières et autres achats 602, 604, 605, 608

JD Variation de stocks 6032, 6033

JE Transports 61

JF Services extérieurs et autres charges 62, 63, 64, 65

JH Charges de personnel 66

JJ Dotations aux amortissements et aux provisions 68, 69

JM Charges financières 67

JQ Charges hors activités ordinaires (H.A.O.) 81, 83, 85, 87

JR Impôts sur le résultat 89

COMPTE DE RESULTAT-PRODUITS
Réf POSTES N° DE COMPTES A
INCORPORER DANS LES
POSTES

KA Ventes de marchandises 701

KB Ventes de produits, travaux, services 70 (sauf 701)

KE Autres produits d’exploitation 71, 75

KF Variation de stocks et produits et en-cours 72, 73

KJ Reprises de provisions 79

KM Produits financiers 77

KQ Produits hors activités ordinaires (H.A.O.) 82, 84, 86, 88

142
A VOTRE TOUR

TD
45 cas pour affermir vos
connaissances

143
SERIE – 1 : LE COMPTE DE RESULTAT : CALCUL ET INTERPRETATION DES SOLDES
SIGNIFICATIFS DE GESTION.

CAS N° 1 : Entreprise BABACAM


De la balance avant inventaire au 31 décembre de l’entreprise BABACAM, on extrait les comptes suivants :
er
31 Stocks de marchandises (au 1 janvier) 181400
601 Achats de marchandises 1.012.400
6019 Rabais remises et ristournes obtenus sur achats de marchandises 25.720
7010 Ventes de marchandises 2.741.300
7019 Rabais, remises et ristournes accordés par l’entreprise sur vente de
marchandises 32.180
* d’après le plan comptable de l’entreprise BABACAM.
L’inventaire des marchandises en magasin fait apparaître un stock de 168.150 F

TRAVAIL A FAIRE :

1) Présenter les écritures de détermination des achats et des ventes nets.


2) Passer les écritures relatives aux stocks de marchandises.
3) Calculer la marge commerciale.
4) Exprimer, en pourcentage, le taux de marge et le taux de marque.
5) Préciser l’utilité, pour la gestion, du taux de marque brute.

CAS N° 2 : ENTREPRISE TABACAM

De la balance après inventaire au 31 décembre de l’entreprise TABACAM, on extrait les comptes suivants :

36 Stocks de produits finis (au 31 décembre) 341.300


7021 Ventes de produits finis au Cameroun 3.612.540
70219* Rabais, remises et ristournes accordés par l’entreprise sur ventes de produits
finis au Cameroun 9.110
722 Production d’immobilisations corporelles 32.400
* D’après le plan de compte de la société TABACAM.

TRAVAIL A FAIRE :

1) Reconstituer les écritures relatives aux stocks sachant que les stocks de produits finis étaient de 343.400 F en
début d’exercice.

2) Calculer la production de l’exercice.

CAS N° 3 : SA CDN
Les comptes suivants sont extraits de la comptabilité de la société anonyme « LES COMPAGNONS DU NDE »
(CDN)
31 Stocks de marchandises (initial) ----------------------------------------------------------------------- 1.285.800
605 Achats non stockés de matières et fournitures ---------------------------------------------------- 263.475
601 Achats de marchandises -------------------------------------------------------------------------------- 4.612.730
6019 Rabais, remises et ristournes obtenus sur achats de marchandise -------------------------- 20.125
6221 Locations terrains------------------------------------------------------------------------------------------ 18.250
622 Charges locatives et de co-propriété ----------------------------------------------------------------- 6.490
624 Entretien et réparations ---------------------------------------------------------------------------------- 42.240
625 Primes d’assurance -------------------------------------------------------------------------------------- 81.500
626 Services extérieurs (documentation)----------------------------------------------------------------- 6.280
632 Rémunérations d’intermédiaires et honoraires ---------------------------------------------------- 68.550
627 Publicité, publications, relations publiques --------------------------------------------------------- 148.350
61 Transports de biens et transports collectifs du personnel -------------------------------------- 26.465
638 Déplacements, missions et réceptions -------------------------------------------------------------- 8.210
623 Frais postaux et frais de télécommunications ----------------------------------------------------- 104.860
631 Services bancaires et assimilés ---------------------------------------------------------------------- 63.240
7011 Ventes de marchandises au Cameroun------------------------------------------------------------ 16.237.895
707 Produits des activités annexes ----------------------------------------------------------------------- 17.240

144
L’inventaire effectué le 31 décembre permet de constater que le stock de marchandises est d’un montant de
1.264.600 F.

TRAVAIL A FAIRE :

Présenter les calculs :

1) de la marge commerciale,
2) de la valeur ajoutée,
3) Passer les écritures conduisant à la MB et à la VA.

CAS N° 4 : SA PROMOCAM

Les comptes de gestion de la société anonyme PROMOCAM présentent au 31 décembre les soldes suivants
(comptes classés dans l’ordre alphabétique)

Achats d’emballages ---------------------------------------------------------------------------------- 178.300


Achats de marchandises ----------------------------------------------------------------------------- 9.284.562
Annonces et insertions ------------------------------------------------------------------------------- 97.745
Cadeaux à la clientèle --------------------------------------------------------------------------------- 16.356
Catalogues et imprimés ------------------------------------------------------------------------------- 63.841
Charges de sécurité sociale et de Prévoyance ------------------------------------------------- 3.974.830
Charges d’intérêts -------------------------------------------------------------------------------------- 15.800
Charges locatives et de copropriété -------------------------------------------------------------- 8.450
Commissions et courtages (reçus) ---------------------------------------------------------------- 24.150
Déplacements, missions et réceptions ----------------------------------------------------------- 7.385
Documentation générale ----------------------------------------------------------------------------- 33.410
Dons, libéralités ---------------------------------------------------------------------------------------- 12.200
Dotations aux amortissements et aux provisions (charges d’exploitation) -------------- 295.450
Entretien et réparations ------------------------------------------------------------------------------ 124.710
Escomptes accordés aux clients ------------------------------------------------------------------ 31.300
Escomptes obtenus des fournisseurs ----------------------------------------------------------- 22.525
Fourniture de bureau -------------------------------------------------------------------------------- 17.418
Fourniture d’entretien et de petit équipement ------------------------------------------------- 35.173
Fournitures non stockables (eau, énergie) ----------------------------------------------------- 108.341
Frais postaux et frais de télécommunications ------------------------------------------------- 87.124
Impôts directs ------------------------------------------------------------------------------------------ 68.450
Impôts indirects ---------------------------------------------------------------------------------------- 12.355
Locations (loyers versés par l’entreprise) ----------------------------------------------------------- 24.870
Pertes sur créances irrécouvrables (charges d’exploitation) ----------------------------------- 3.713
Primes d’assurance --------------------------------------------------------------------------------------- 69.624
Produits des cessions d’éléments d’actif (HAO) ------------------------------------------------- 38.200
Rabais, remises et ristournes accordés par l’entreprise sur ventes de march ------------- 32.437
Rabais, remises et ristournes obtenus sur achats de marchandises ------------------------- 48.144
Rémunérations d’intermédiaires et honoraires ----------------------------------------------------- 36.288
Rémunérations du personnel ---------------------------------------------------------------------------- 7.032.483
Revenus des valeurs mobilières de placement ---------------------------------------------------- 17.300
Services bancaires et assimilés ------------------------------------------------------------------------ 16.542
Transports de biens et transports collectifs du personnel --------------------------------------- 58.346
Valeurs comptables des éléments d’actif cédés (HAO) ----------------------------------------- 63.485
Ventes de marchandises --------------------------------------------------------------------------------- 28.342.684

On précise que :
er
- les stocks au 1 janvier s’élevaient à :
- emballages ------------------------------------------------- ------------------------------------------------ 12.840
- fournitures de bureau ------------------------------------ ------------------------------------------------ 4.148
- marchandises ---------------------------------------------- ------------------------------------------------ 2.615.850
- Les stocks au 31 décembre s’élèvent à :
- emballages ---------------------------------------------------------------------------------------------------------- 10.525
- fournitures de bureau ---------------------------------------------------------------------------------------------- 5.342
- marchandises ------------------------------------------------------------------------------------------------------- 3.082.500
145
TRAVAIL A FAIRE :
1) Reclasser les comptes de gestion dans l’ordre numérique des comptes du Plan comptable général (et préciser
leur numéro).
2) Déterminer le montant des variations de stocks : préciser les signes (+ ou -).
3) Préciser le montant des « achats consommés » au cours de l’exercice.
4) Présenter schématiquement le compte « Résultat » et indiquer son solde après IS
5) Calculer les soldes significatifs de gestion. (Remplir formulaire)

CAS N° 5 : SA CAMALDI
Les comptes de gestion de la société anonyme CAMALDI, après inventaire au 31 décembre 2004, à l’exception des
écritures de constatation des stocks et de quelques écritures de régularisation, se présentent comme suit
(en 1000 F), dans un ordre quelconque.
6011 Achats de matières premières ----------------------------------------------------------------------------- 1.628.962
604 Achats d’études et de prestations de services --------------------------------------------------------- 1.300
605 Achats non stockés de matières et fournitures --------------------------------------------------------- 69.832
6029 Rabais, remises et ristournes obtenus sur achats de matières premières ---------------------- 13.000
6059 Rabais, remises et ristournes obtenus sur achats d’approvisionnements non stockés------- 2.100
6221 Locations de terrains ------------------------------------------------------------------------------------------ 45.000
6228 Charges locatives et de copropriété ----------------------------------------------------------------------- 6.400
624 Entretien et réparations --------------------------------------------------------------------------------------- 21.494
625 Primes d’assurances ------------------------------------------------------------------------------------------ 55.263
626 Documentation générale ------------------------------------------------------------------------------------- 6.411
637 Personnel intérimaire ----------------------------------------------------------------------------------------- 27.630
632 Honoraires ------------------------------------------------------------------------------------------------------- 65.914
646 Frais d’achats et de contentieux --------------------------------------------------------------------------- 7.026
648 Annonces et insertions --------------------------------------------------------------------------------------- 16.840
627 Cadeaux à la clientèles -------------------------------------------------------------------------------------- 3.328
6283 Divers Fax ------------------------------------------------------------------------------------------------------ 1.090
6181 Transports de biens et transports collectifs du personnel ------------------------------------------- 1.200
6183 Voyages et déplacements (Administration) ------------------------------------------------------------- 2.540
6384 Missions ---------------------------------------------------------------------------------------------------------- 6.760
6383 Réceptions ------------------------------------------------------------------------------------------------------- 3.640
6288 Frais postaux et frais de télécommunications ---------------------------------------------------------- 12.612
631 Services bancaires et assimilés ---------------------------------------------------------------------------- 2.150
6414 Taxe d’apprentissage ---------------------------------------------------------------------------------------- 7.716
6418 Taxe professionnelle ------------------------------------------------------------------------------------------ 36.718
648 Taxes foncières ------------------------------------------------------------------------------------------------ 5.654
6461 Droits de mutation------------------------------- -------------------------------------------------------------- 2.300
6462 Droits de timbre-------- ---------------------------------------------------------------------------------------- 1.236
661 Rémunération du personnel -------------------------------------------------------------------------------- 1.204.000
6641 Charges de sécurité sociale et de prévoyance -------------------------------------------------------- 408.840
6642 Autres charges sociales ------------------------------------------------------------------------------------- 3.988
651 Pertes sur créances irrécouvrables ---------------------------------------------------------------------- 276
671 Charges d’intérêts -------------------------------------------------------------------------------------------- 7.58
673 Escomptes accordés ---------------------------------------------------------------------------------------- 350
83 Charges HAO ------------------------------------------------------------------------------------------------- 2.475
811 Valeurs comptables des éléments d’actif incorporels cédés --------------------------------------- 280
85 Dotations HAO ------------------------------------------------------------------------------------------------ 1.819
681 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles ---------------------------------- 30.808
659 Dotations aux provisions pour dépréciation des créances ----------------------------------------- 20.102
89 Impôts sur les bénéfices ------------------------------------------------------------------------------------ 43.370
Ventes de produits finis ------------------------------------------------------------------------------------- 3.752.584
704 Ventes de produits résiduels ------------------------------------------------------------------------------ 235.134
88 Subventions d’équilibre ------------------------------------------------------------------------------------- 2.000
7073 Commissions et courtages -------------------------------------------------------------------------------- 1.348
7072 Locations diverses ------------------------------------------------------------------------------------------- 12.400
721 Production d’immobilisations corporelles -------------------------------------------------------------- 30.000
71 Subventions d’exploitation --------------------------------------------------------------------------------- 10.000
758 Revenus divers ----------------------------------------------------------------------------------------------- 2.452
773 Escomptes obtenus ----------------------------------------------------------------------------------------- 1.150
821 Produits des cessions d’éléments d’actif incorporels cédés--------------------------------------- 6.000
84 Autres produits HAO --------------------------------------------------------------------------------------- 11.400

146
au 31/12/2003 au 31/12/2004
Les existants en stocks étaient (en 1000 F)
matières premières 156.418 165.650
- produits finis 75.200 30.000
- clients - 333.900
- Fournisseurs de matières premières - 214.650

TRAVAIL A FAIRE :

1) Présenter sous forme de tableau le calcul


a) de la production de l’exercice, (PE)
b) des consommations en provenance des tiers, (CPT)
c) de la valeur ajoutée, (VA)
d) de l’excédent brut d’exploitation. (EBE)
2) Présenter le compte de résultat (Système norma – Système alléger).

CAS N° 6 : ENTREPRISE FLORENCE


L’entreprise FLORENCE a effectué, au cours de l’exercice, les opérations suivantes :
Au début de l’exercice, le stock de marchandises possédé était d’un montant de 207.625 F. L’entreprise a acheté au
cours de l’année des marchandises pour un montant de 1.008.210 F.
Les différentes charges de l’exercice sont résumées comme suit :

Frais de transport et de livraison --------------------------------------------------------------------- 82.585


Frais de PTT de bureau et de publicité ------------------------------------------------------------- 165.610
Frais bancaires (considérés comme des charges d’exploitation) ----------------------------- 12.480
Frais d’entretien, d’éclairage et de chauffage ------------------------------------------------------ 61.262
Impôts, taxes et versements assimilés (à l’exclusion de la TVA) -------------------------------- 158.140
Rémunérations du personnel ----------------------------------------------------------------------------- 280.610
Charges sociales ------------------------------------------------------------------------------------ 150.600
Amortissements et provisions de l’exercice (d’exploitation) ------------------------------------ 80.520
Escomptes accordés aux clients ----------------------------------------------------------------------- 4.200

Le chiffre d’affaires s’est élevé à 2.410.000 F hors taxe (TVA au taux normal). L’entreprise a obtenu des
fournisseurs des escomptes pour un montant de 4.000 F hors taxe.
Une voiture dont la valeur d’origine était de 66.780 F TTC et qui était complètement amortie a été revendue au cours
de l’exercice pour un prix de 5.040 F
L’inventaire extra-compte réalisé en fin d’exercice permet de constater que le stock de marchandises est d’un
montant de 241.300 F.
TRAVAIL A FAIRE :

1) Présenter le compte de Résultat de l’exercice dans le système minimal de trésorerie (SMT)

2) Calculer éventuellement les soldes significatifs de gestion prévus par le Plan Comptable Général.

SERIE 2 : LA CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT GLOBALE (CAFG) : CALCUL, CONTRÔLE


ET SIGNIFICATION.
CAS N° 1 : SA PROMOCAM
Reprendre la SA PROMOCAM (Cf cas n° 4 – série 1) pu is, calculer et contrôler la capacité d’autofinancement
globale (CAFG)

147
CAS N° 2 : ETABLISSEMENT DEFOSSO
On relève des bilans des établissements DEFOSSO, avant affectation des résultats, les éléments suivants (en 1000
F CFA) :
COMPTES N N–1
Capital social (2.500 actions) ------------------------------------ 250.000 250.000
Réserve légale ------------------------------------------------------ 9.650 8.450
Réserves statutaires ----------------------------------------------- 19.000 14.100
Autres réserves ---------------------------------------------------- 91.700 85.200
Report à nouveau (solde créditeur) ------------------------------ 1.200 1.050
Résultat de l’exercice (bénéfice) -------------------------------- 25.440 ?
De plus, on extrait de la balance après inventaire N les soldes des comptes suivants : (en 1000 FCFA)

Impôts, taxes et versements assimilés ------------------------------------------------------------- 9.828


Charges de personnel ---------------------------------------------------------------------------------- 186.124
Autres charges d’exploitation ------------------------------------------------------------------------- 478
Charges d’intérêts --------------------------------------------------------------------------------------- 16.068
Escomptes accordés ------------------------------------------------------------------------------------ 900
Charges HAO --------------------------------------------------------------------------------------------- 1.024
Valeurs comptables des éléments d’actif cédés ------------------------------------------------- 24.286
Dotations aux amortissements et aux provisions (charges d’exploitation)----------------- 13.330
Dotations aux amortissements et aux provisions (charges financières)-------------------- 482
Dotations aux amortissements et aux provisions (charges HAO)---------------------------- 3.874
Participation des salariés aux résultats de l’entreprise ----------------------------------------- 2.864
Impôts sur les bénéfices ------------------------------------------------------------------------------- 26.856
Autres produits d’exploitation ------------------------------------------------------------------------- 1.096
Reprises HAO sur dotations -------------------------------------------------------------------------- 1.000
Revenus des valeurs mobilières de placement ------------------------------------------------- 8.200
Escomptes obtenus -------------------------------------------------------------------------------------- 280
Produits HAO ------------------------------------------------------------------- ------------------------- 854
Produits des cessions d’éléments d’actif ----------------------------------------------------------- 32.232

NB : La société n’a pas bénéficié de subventions d’exploitation.

TRAVAIL A FAIRE :

1) Retrouver le résultat de l’exercice N-1 et déterminer le montant des bénéfices distribués au titre de l’exercice N-1.

2) Calculer le montant de la capacité d’autofinancement globale (CAFG) de l’exercice N.

3) Préciser pour l’exercice N le montant de l’autofinancement brut, de l’autofinancement de maintien et


l’autofinancement net.

4) Déterminer le montant de l’excédent brut d’exploitation et de la valeur ajoutée pour l’exercice N

5) Calculer le résultat d’exploitation le RAO avant impôt et retrouver à partir de celui-ci le résultat de l’exercice.

CAS N° 3 : ETABLISSEMENT DOUCET

De la comptabilité des établissements DOUCET on extrait les comptes suivants : ( en 1000 F)

PRODUITS MONTANT PRODUITS MONTANT


Reprises de provisions financières 6.900 Reprises sur provisions d’exploitation 14.409
Ventes de produits fabriqués ------ 1.768.041 Reprises sur provisions réglementées 4.941
Production immobilisée ------------ 6.093 Produits des cessions d’éléments d’actif ---
---------------------------------- 5.277
Subventions d’exploitation -------- 33.492 Produits HAO 36.090
Autres produits d’exploitation ---- 10.077 Rabais, ristournes, remises accordés
Produits financiers ------------------ 759 sur ventes de produits fabriqués ----- 53.700

148
CHARGES MONTANT CHARGES MONTANT
Achats de matières premières ---- 910.176 Dotations aux provisions pour risques et
charges financiers ----------------- 15.390
Charges de personnel ------------- 512.772
Impôts, taxes et versements assimi 27.585 Dotations aux provisions réglementées 7.416
Impôts sur les bénéfices ----------- 18.123 Charges HAO------------------------ 11.409
Charges externes ------------------- 151.620 Dotations aux amortissements et aux
provisions charges d’exploitation ---- 72.654
Autres charges ---------------------- 79.740
Charges d’intérêts ------------------ 28.320 Rabais, ristournes, remises obtenus sur
achats de matières premières --------- 72.600
Valeur comptables des éléments d’actif
cédés ----------------------- 3.000

STOCKS EN FIN D’EXERCICE FIN N-1 FIN N


Matières premières ---------------------------------------------- 165.270 161.820
Produits finis ----------------------------------------------------- 111.000 107.550
En cours de production ----------------------------------------- 64.500 69.300

TRAVAIL A FAIRE :

1) Présenter les écritures de détermination des achats nets et des ventes nettes.

2) Passer les écritures relatives au traitement des stocks en fin d’exercice N.

3) Retrouver pour contrôle, le résultat de l’exercice.

4) Calculer les soldes significatifs de gestion et la capacité d’autofinancement de l’exercice.

CAS N° 4 : SA OCEAN

L’entreprise OCEAN de Kribi est spécialisée dans la production, la distribution et le négoce de pièces métallique
pour l’industrie.
De la balance par soldes après inventaire de l’exercice, on extrait les comptes suivants : (en 1000 F)

602 Achats stockés-Matières premières (et fournitures) ----------------- 212.400


6032 Variations des stocks de matières premières (et fournitures) ----- 24.000
6031 Variations des stocks de marchandises ------------------------------ 1.000
601 Achats de marchandises ----------------------------------------------- 11.600
6112 Frais accessoires sur achats de matières premières ---------------- 30.800
6111 Frais accessoires sur achats de marchandises ---------------------- 3.000
6029 Rabais, remises et ristournes obtenus sur achats de matières
premières ---------------------------------------------------------------- 10.400
6019 Rabais,remises et ristournes obtenus sur achats de marchandises 600
638 Sous-traitance générale -------------------------------------------- 36.600
6221 Locations des terrains ----------------------------------------------- 5.000
623 Entretien et réparations 6.400
6253 Primes d’assurances risques --------------------------------------- 3.000
6255 Assurances insolvabilité clients ------------------------------------- 400
627 Publicité, publications, relations publiques --------------------- 8.200
638 Déplacements missions et réceptions ---------------------------- 100
628 Frais postaux et frais de télécommunications ------------------- 700
631 Services bancaires et assimilés ----------------------------------- 2.000
64 Impôts, taxes et versements assimilés --------------------------- 8.400
661 Rémunérations du personnel -------------------------------------- 71.200
664 Charges de sécurité sociale ---------------------------------------- 32.400
671 Charges d’intérêt --------------------------------------------------- 6.400
673 Escomptes accordés ------------------------------------------------ 1.200
667 Charges nettes sur cessions de valeurs mobilières de placement -- 1.240
83 Charges HAO --------------------------------------------------------- 220
814 Valeurs comptables des éléments d’actifs cédés ----------------- 3.000
149
6811 Dotations aux amortissements des immobilisations incorporelles et
corporelles --------------------------------------------------------- 10.400
659 Dotations aux provisions pour dépréciation des stocks et en-cours 1.000
659 Dotations aux provisions pour dépréciation des créances ------- 4.400
697 provisions pour dépréciation des éléments financiers ------------------------
--------------------------------------- 560
85 Dotations aux amortissements et aux provisions HAO ---------- 380
87 Participations des salariés aux résultats de l’entreprise ---------- 800
89 Impôts sur les bénéfices ---------------------------------------------- 5.800
702 Ventes de produits finis ---------------------------------------------- 447.000
701 Ventes de marchandises ---------------------------------------------- 12.400
707 Produits des activités annexes --------------------------------------- 16.000
7029 Rabais, remises et ristournes accordés sur ventes de produits finis 25.200
7019 Rabais, remises et ristournes accordés sur ventes de marchandises 1.000
73 Variation de stocks de produits finis -------------------------------- 16.000
75 Autres produits --------------------------------------------------------- 11.200
778 Produits de participations --------------------------------------------- 4.400
774 Revenus des valeurs mobilières de placement --------------------- 300
777 Produits nets sur cessions de valeurs mobilières de placement. 1.900
84 Produits HAO ------------------------------------------------------- 160
824 Produits des cessions d’éléments d’actif -------------------------- 2.000
759 Reprises sur provisions pour dépréciation des créances -------- 340
797 Reprises sur provisions pour dépréciation des éléments financiers 340
781 Transferts de charges d’exploitation ------------------------------- 2.000

150
TRAVAIL A FAIRE :

1) Présenter le tableau des soldes significatifs de gestion , autres approches du résultat et, risque d’exploitation

2) Déterminer la capacité d’autofinancement (définition du Plan Comptable OHADA ) de deux manières


différentes. (calcul et contrôle).

3) Expliquer l’utilité de la notion de capacité d’autofinancement (CAFG).

SERIE 3 : AUTRES APPROCHES DU RESULTAT ET RISQUE D’EXPLOITATION


THEME 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE :

CAS N° 1 : Entreprise KUONI


Des comptes de l’entreprise KUONI on extrait les éléments suivants :

Stock de marchandises (initial) ---------------------------------------------------------- 335.000


Stock d’emballages (initial) -------------------------------------------------------------- 6.700
Achats de marchandises ------------------------------------------------------------------- 2.010.000
Achats d’emballages ----------------------------------------------------------------------- 53.600
Charges de personnel ---------------------------------------------------------------------- 359.120
Impôts, taxes et versements assimilés --------------------------------------------------- 40.200
Autres charges externes -------------------------------------------------------------------- 301.500
Charges financières ------------------------------------------------------------------------ 50.250
Dotations aux amortissements et aux provisions – Charges d’exploitation ------- 495.800
Ventes de marchandises ------------------------------------------------------------------ 3.350.000
Rabais, remises et ristournes obtenus sur achats de marchandises ----------------- 53.600
Produits financiers ------------------------------------------------------------------------ 23.450

Les frais et dotations se répartissent ainsi :


- Charges communes non réparties : --------------------------------------------- 385.920
- Charges commerciales : ----------------------------------------------------------- à déterminer.
L’inventaire réalisé au 31 décembre permet de constater que les stocks s’élèvent à :
Stock de marchandises ------------------------------------------------------------------------ 402.000
Stock d’emballages ----------------------------------------------------------------------------- 10.720

TRAVAIL A FAIRE :

1) Etablir le tableau d’exploitation ordinaire fonctionnel. ( TEOF )

CAS N° 2 : SA MECANIQUE DU NORD

151
Des comptes de la société anonyme « La Mécanique du Nord », on extrait les comptes suivants :

Stock de matières premières (initial) --------------------------------------------------------- 392.000


Stock de produits finis (initial) ------------------------------------------------------------------ 744.800
Stock d’emballages (initial) ---------------------------------------------------------------------- 98.000
Stock de matières premières (final) ------------------------------------------------------------ 367.500
Stock de produits finis (final) -------------------------------------------------------------------- 715.400
Stock d’emballages (final) ----------------------------------------------------------------------- 73.500
Achats de matières premières ----------------------------------------------------------------- 3.283.000
Achats d’emballages commerciaux ---------------------------------------------------------- 225.400
Achats de matières consommables ---------------------------------------------------------- 235.200
Charges de personnel ---------------------------------------------------------------------------- 2.043.300
Impôts, taxes et versements assimilés ------------------------------------------------------ 392.000
Autres services extérieurs ---------------------------------------------------------------------- 568.400
Charges financières ------------------------------------------------------------------------------ 176.400
Dotations aux amortissements et aux provisions
- Charges d’exploitation ------------------------------------------------------------- 808.500
Ventes de produits finis -------------------------------------------------------------------------- 7.840.000
Ventes d’emballages ----------------------------------------------------------------------------- 117.600
Autres produits d’exploitation ------------------------------------------------------------------ 58.800
Produits financiers --------------------------------------------------------------------------------- 107.800
Les charges se répartissent de la façon suivante :
- Charges de la fonction commerciale ------------------------------------------ 308.700
- Charges communes non réparties --------------------------------------------- 612.500

TRAVAIL A FAIRE :

1) Etablir le tableau d’exploitation ordinaire fonctionnel.

CAS N° 3

De la comptabilité de l’entreprise CECILE, on extrait les renseignements suivants pour l’exercice écoulé :

- Résultat ordinaire avant impôts (bénéfice) : 418.500 F (RAO)


- La marge sur coût d’achat représente 46,56 % du chiffre d’affaires hors taxe.
- Le montant des charges (Y) représente 5.206.500 F ; exprimé en fonction du chiffre d’affaires (X) on obtient la
relation suivante : Y = 0,7544 X + 963.000.
- La durée moyenne du stock des marchandises est de 3 mois.
- Le stock final des marchandises surpasse de 63.000 F le stock initial.

TRAVAIL A FAIRE :

Dresser le tableau d’exploitation ordinaire fonctionnel pour l’exercice : les calculs justificatifs seront présentés.

THEME 2 : ANALYSE DIFFERENTIELLE ET RISQUE D’EXPLOITATION.

CAS N° 4 : Société FOCAM

Le chef comptable de l’entreprise FOCAM vous fournit les renseignements suivants relatifs à l’exercice comptable qui vient de se terminer :

+ Chiffre d’affaires hors TVA (10.000 articles) --------------------------------------- 5.500.000


- Charges proportionnelles --------------------------------------------------------------- 3.850.000
Marge sur charges proportionnelles -------------------------------------- 1.650.000
- Charges fixes ----------------------------------------------------------------------------- 825.000
Résultat ordinaire ------------------------------------------------------------- 825.000

152
TRAVAIL A FAIRE :

1) Exprimer le résultat y en fonction du nombre d’articles produits et vendus.


Déterminer le seuil de rentabilité, et préciser à quelle date il sera atteint (le chiffre d’affaires est régulièrement réparti
sur l’année).
En faire une représentation graphique.

2) Calculer le résultat prévisionnel de l’exercice suivant dans les conditions d’exploitation ci-après :
- production : augmentation de 10 %,
- charges proportionnelles : augmentation de 15 %,
- prix de vente unitaire : baisse de 5 %
- charges fixes : augmentation de 20 %
Déterminer le seuil de rentabilité, la marge de rentabilité, l’indice d’efficience.

CAS N° 5 : Entreprise TONNOIR

Au cours de l’exercice comptable écoulé, l’entreprise TONNOIR a réalisé un chiffre d’affaires de 84.800.000 F pour
72 % de charges opérationnelles et 13.892.000 F de charges fixes.

TRAVAIL A FAIRE :

1) Déterminer le seuil de rentabilité de l’exercice écoulé, ainsi que le résultat courant.

2) Calculer le résultat prévisionnel sachant que pour l’exercice comptable suivant, la direction envisage une baisse
du prix de vente unitaire de 10 %, ce qui entraînerait une augmentation des quantités vendues de 20 % et une
hausse de 2.438.000 F des frais fixes.

3) Préciser quel devait être le pourcentage d’augmentation des quantités vendues pour augmenter de 40 % le
résultat de l’exercice passé ?

CAS N° 6 : SA BODECAM
L’examen du tableau d’exploitation de l’exercice comptable de la société BODECAM, après reclassement des
charges en charges fixes et charges variables, montre que le seuil de rentabilité a été atteint avec un chiffre
d’affaires de 6.642.000 F.

TRAVAIL A FAIRE :

Reconstituer le tableau d’exploitation de l’exercice, sachant que :


- le taux de marge sur coût variable est égal à 8 %,
- le résultat ordinaire avant impôt s’élève à 295.200 F.

CAS N° 7 : SA OLIVIA

Des comptes de la société anonyme OLIVIA, on extrait les renseignements suivants :

Stocks de marchandises (initial) ----------------------------------------------------------- 770.000


Stocks d’emballages (initial) ---------------------------------------------------------------- 42.000
Achats de marchandises --------------------------------------------------------------------- 2.996.000
Achats d’emballages -------------------------------------------------------------------------- 164.500
Charges de personnel ------------------------------------------------------------------------ 700.000
Impôts, taxes et versements assimilés --------------------------------------------------- 70.000
Autres services extérieurs --------------------------------------------------------------------- 451.500
Charges financières ----------------------------------------------------------------------------- 24.500
Dotations aux amortissements – charges d’exploitation ------------ ---------------- 525.000
Dotations aux provisions – charges d’exploitation ------------------------------------- 31.500
Ventes de marchandises --------------------------------------------------------------------- 5.173.000
Ventes d’emballages (proportionnels) ---------------------------------------------------- 105.000
Produits financiers (fixes) --------------------------------------------------------------------- 10.500

153
TRAVAIL A FAIRE :

1) Dresser l’extrait du compte « Résultat », en liste, à l’aide des informations fournies.


2) Présenter l’analyse différentielle du résultat ordinaire à partir du comportement normal des charges quand il n’est
pas précisé.
3) Calculer graphiquement et par le calcul le seuil de rentabilité.
4) Déterminer le chiffre d’affaires net que doit réaliser l’entreprise lors de l’exercice prochain pour obtenir le bénéfice
maximum, sachant que toute majoration de 560.000 F du chiffre d’affaires de l’exercice écoulé entraîne une
diminution de 2 % du taux de marge sur coût variable. En déduire le résultat correspondant. Cette variation est vraie
dans les deux sens.

Renseignements complémentaires :
- A la fin de l’exercice comptable écoulé, le comptable a déterminé les stocks suivants :
- Marchandises ---------------------------------------------------------------------------- 672.000
- Emballages ------------------------------------------------------------------------------- 52.500
- Les emballages consommés seront considérés comme des charges variables.
- L’analyse du comportement des charges de l’exercice écoulé a conduit à distinguer :
- charges variables : 724.500
- charges fixes : pour le surplus.

CAS N° 8 : Entreprise VINCENT

Le chef comptable de l’entreprise VINCENT vous fournit les données suivantes relatives à l’exploitation de l’exercice
comptable écoulé :

- Achats d’emballages ------------------------------------------ ------------------------------- 551.250


- Achats de marchandises ---------------------------------------------------------------------- 6.668.010
- Dotations aux amortissements – charges d’exploitation ---------------------------- 114.435
- dotations aux provisions – charges d’exploitation -------------------------------------- 35.325
- Charges de personnel ------------------------------------------------------------------------ 300.300
- Autres services extérieurs ------------------------------------------------------------------- 605.010
- Charges financières --------------------------------------------------------------------------- 43.330
- Impôts, taxes et versements assimilés -------------------------------------------------- 224.070
- Produits financiers (proportionnels) ------------------------------------------------------- 7.840
- Rabais, remises et ristournes obtenus sur achats de marchandises ------------ 5.040
- Rabais, remises et ristournes accordés par l’entreprise sur ventes de mar-
chandises ----------------------------------------------------------------------------------------- 38.080
- Stock d’emballages (initial) ----------------------------------------------------------------- 119.350
- Stock d’emballages (final) ------------------------------------------------------------------- 128.100
- Stock de marchandises (initial) ------------------------------------------------------------ 756.980
- Stock de marchandises (final) -------------------------------------------------------------- 853.720
- Ventes d’emballages ------------------------------------------------------------------------- 472.500
- Ventes de marchandises ------------------------------------------------------------------- 9.863.080

TRAVAIL A FAIRE :

1) Présenter l’extrait du compte « Résultat », en liste


2) Etablir un tableau d’exploitation faisant ressortir les différentes marges, sachant que les charges variables
s’élèvent à 581.350 F
3) Déterminer le point mort, sa date, sachant que le rythme des ventes est régulier.
4) Trouver le chiffre d’affaires à réaliser pour obtenir un bénéfice net de 490.000 F, si les charges fixes augmentent
de 15 % et que le taux de marge reste constant.
5) Rechercher pour l’exercice prochain, le bénéfice optimum sachant que :
- les charges fixes augmentent de 10 %
- la marge sur coût variable diminue de 1 % à chaque fois que le chiffre d’affaires augmente de 1.050.000 F
par rapport à l’exercice écoulé (considérer cette variation comme continue et vraie dans les deux sens).
6) Calculer pour l’exercice écoulé le seuil de rentabilité prévisionnel sachant que la Direction a finalement décidé de
diminuer le prix de vente unitaire de 4 % et que les charges fixes augmentent de 8%.

154
CAS N° 9 : SA TURIS

La Société anonyme TURIS envisage de lancer un nouveau produit. Pour cette opération trois hypothèses sont
envisagées :

- Première hypothèse :

* Production et vente de 5.000 unités à 3.000 F


- Charges fixes : 2.200.000 F
* Charges opérationnelles :
- d’approvisionnement et de production : 2.000 F l’unité,
- de distribution : 6 % du chiffre d’affaires.

TRAVAIL A FAIRE :

1) Calculer le résultat prévisionnel des activités ordinaires avant impôt

2) Déterminer le levier opérationnel au niveau prévu, sachant que hors de cette nouvelle branche, totalement
indépendante, elle réalise un bénéfice de 4.500.000 F avec un chiffre d’affaires de 83.000.000F.

- Deuxième hypothèse :

Une nouvelle politique des prix permet de faire apparaître une élasticité de la demande de la société anonyme
TURIS de –10, au niveau considéré, pour une fourchette de variation de prix de vente unitaire comprise entre + 5 %
et – 6 %.

TRAVAIL A FAIRE :

1) Déterminer le prix de vente et la quantité qui permettent d’optimiser le résultat (utiliser comme base l’hypothèse
1).

2) Calculer le résultat maximum.

- Troisième hypothèse :

Si la société anonyme TURIS veut produire plus de 7.500 articles, elle doit modifier sa structure, ce qui implique :
- une augmentation des charges fixes de 800.000 F par tranche de 2.000 unités supplémentaires,
- une réduction des coûts d’approvisionnement et de production de 15 % du montant prévu, ainsi que son système
de distribution pour les ventes des articles au-delà des 7.500 prévus. Ceux-là doivent être écoulés par les grandes
surfaces à un prix de vente unitaire de 2.500 F pour 10.000 articles mais sans coût de distribution.

TRAVAIL A FAIRE :

Calculer le RAO prévisionnel avant impôt pour la production de 17.500 articles.

CAS N° 10 : Société RISCAM

La société RISCAM est désireuse d’apprécier son risque d’exploitation pour les exercices à venir. Afin de réaliser ce
travail les responsables vous fournissent les informations ci-après :
- le service commercial estime que les ventes ont deux chances sur trois de dépasser 40.000 unités, et quatre
chances sur cinq d’être inférieure à 100.000 unités ;
- le service comptable communique les informations suivantes :

- prix de vente unitaire :----------------------------- 500 F


- coût variable : --------------------------------------- 400 F
- charges fixes : --------------------------------------- 5.000.000 F

155
TRAVAIL A FAIRE :

1) Vous admettez que l’application de la loi normale est justifiée.


Calculer le seuil de rentabilité, le bénéfice espéré et sa dispersion : mesurer le risque d’exploitation.

2) Déterminer le programme des ventes mensuelles espérées, selon les différentes hypothèses :
er
- 1 cas : le CA est régulièrement réparti sur l’exercice,
ème
-2 cas : le CA est saisonnier.
Les coefficients saisonniers sont les suivants :

Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novem Décem
0,8 1,2 1,5 1,6 1,7 0 0,5 0,6 0,9 1,2 1,5 0,5

CAS N° 11 : SA MANDARINE

La société MANDARINE fabrique et distribue un produit, le MIC, dans les conditions suivantes :
- prix de vente unitaire : ---------------------- 700 F,
- coût proportionnel : -------------------------- 500 F,
- charges de structure : ----------------------- 1.200.000 F

TRAVAIL A FAIRE :

1) Déterminer le seuil de rentabilité et établir l’équation du résultat selon les quantités.

2) Sachant que les quantités vendues sont variables et que le service commercial a résumé ci-après la distribution
correspondante :

Fréquences 0,05 0,20 0,50 0,18 0,07


Quantités 6.000 7.000 8.000 9.000 10.000

Etudier la distribution :
- Calculer l’espérance, la variance et l’écart-type.
- En supposant que l’ajustement soit satisfaisant, mesurer le risque d’exploitation.

SERIE 4 : LES RATIOS D’ACTIVITE

THEME : Calcul et signification pour la gestion

CAS N°1 : Entreprise KUONI

Reprendre la société KUONI (cas n°1, série 3) puis, calculer les ratios d’écoulement des stocks.

CAS N° 2 : SA MECANIQUE DU NORD

Reprendre la SA MECANIQUE DU NORD (cas-2, série 3) puis, réaliser les travaux ci-dessous sachant que, du bilan
au 31 décembre du même exercice , on extrait les renseignement suivants :
- Clients et comptes rattachés ------------------------------------------------- 980 000 F
- Fournisseurs et comptes rattachés ----------------------------------------- 735 000 F

156
TRAVAIL A FAIRE :

Calculer les différents ratios d’écoulement :


- Stock
- Crédit-clients
- Crédit-fournisseurs

CAS N° 3 : SA CAMALDI

Reprendre la SA CAMALDI (cas-5, série 1)


TRAVAIL A FAIRE :
En vue d’apprécier l’activité de l’entreprise on vous fournit les renseignements suivants (Annexe 1) . A cet effet vous
devriez calculer et commenter les ratios en annexe 2.
Vous calculerez au préalable le coût de production des produits sachant que 150.000.000 F (Hors matières
premières consommables) sont des charges incorporables au coût de production de la période.

ANNEXE 2 : Ratios à calculer

RATIOS SECTEUR

1- Crédit-clients (des produits finis et résiduels) 30 J

2- Crédit-fournisseurs (des matières premières). 45 J

3- Rotation des matières premières 40 J

4- Rotation des produits finis 10 J

3- VA/Production RAS

4- VA/Effectif moyen RAS

5- VA/Immob. Productive RAS

6- EBE/Capitaux Investis RAS

7- RE/Charges financières RAS

8- Charges de Personnel/Charges totales d’exploitation RAS

9- RAO/Capitaux propres RAS

10- ∆ CAHT/CAHT 20 %

ANNEXE 1 : Informations diverses

Chiffres d’affaires HT au 31 décembre 2003 3.250.000.000

Effectif 125

Valeur brute des immobilisations productives 795.000.000

Capitaux Investis 1.950.000.000

Capitaux propres 1.500.000.000


RAS : Pas de moyenne standard pour le secteur.

157
SERIE 5 : ANALYSE DU BILAN

CAS N° 1 : SA DEMOCAM

La balance par soldes, après inventaire, au 31 décembre des établissements DEMOCAM présentée ci-après.

TRAVAIL A FAIRE :

1) Que pensez-vous de la procédure d’enregistrement des amortissements des charges immobilisées ? Est-elle
conforme au système OHADA ?

2) Présenter le bilan selon le système normal après avoir attribué un numéro à chaque compte

3) Dresser le bilan fonctionnel condensé en distinguant les éléments d’exploitation et les éléments hors exploitation.
Calculer le FRF, le BFG, la TN

4) Etablir le bilan financier condensé en valeurs réelles en tenant compte des précisions suivantes :

- les terrains valent en réalité 640.000 F,


- les autres immobilisations corporelles sont dépréciées de 20 % par rapport à leur valeur nette comptable
(bâtiments, matériel et outillage industriels, matériel de transport, matériel de bureau et matériel informatique),
- les titres immobilisés sont estimés à une valeur supérieure de 30 % par rapport à leur valeur au bilan,
- le stock outil est estimé à 30 % de la valeur nette comptable des stocks,
- les valeurs mobilières de placement sont dépréciées de 10 %,
- le projet d’affectation des résultats permet de constater que 160.000 F de dividendes seront distribués aux
actionnaires.

5) Calculer le FRL (Fonds de roulement liquidité ou financier).

COMPTES DEBIT CREDIT


Capital social (versé) ------------------------------------------------------------------------ 1.000.000
-------------
Réserve légale -------------------------------------------------------------------------------- 96.000
-------------
Réserves statutaires ou contractuelles ------------------------------------------------- 241.000
-------------
Réserves diverses ---------------------------------------------------------------------------- 210.000
-------------
Report à nouveau (solde créditeur) ------------------------------------------------------ 13.000
------------
Résultat de l’exercice (bénéfice) ---------------------------------------------------------- 282.840
-------------
Amortissements dérogatoires ------------------------------------------------------------- 40.000
--------------
Provisions pour litiges (1) ------------------------------------------------------------------- 12.000
--------------
Provisions pour garanties données aux clients (1) ----------------------------------- 18.000
--------------
Provisions pour grosses réparations (1) ------------------------------------------------ 30.000
-------------
Emprunts auprès des établissements de crédit (2) ---------------------------------- 400.000
-------------
Dépôts et cautionnements reçus --------------------------------------------------------- 10.000
--------------
Autres emprunts et dettes assimilées --------------------------------------------------- 30.000
-------------
Frais d’établissement ------------------------------------------------------------------------ 60.000
-------------
Fonds commercial ---------------------------------------------------------------------------- 140.000

158
------------
Terrains bâtis ---------------------------------------------------------------------------------- 240.000
-----------
Bâtiments (3) ---------------------------------------------------------------------------------- 370.000
----------
Matériel industriel ----------------------------------------------------------------------------- 390.000
----------
Outillage industriel ---------------------------------------------------------------------------- 60.000
---------
Matériel de transport ------------------------------------------------------------------------- 210.000
---------
Matériel de bureau et matériel informatique ------------------------------------------- 38.000
---------
Actions (5) -------------------------------------------------------------------------------------- 5.000
--------
Prêts au personnel (5) ----------------------------------------------------------------------- 10.000
--------
Dépôts et cautionnements versés -------------------------------------------------------- 5.200
--------
Amortissements des frais d’établissement --------------------------------------------- 36.000
--------
Amortissements des bâtiments ----------------------------------------------------------- 194.000
--------
Amortissements du matériel industriel ------------------------------------------------- 220.000
--------
Amortissements de l’outillage industriel ------------------------------------------------ 32.000
---------
Amortissements du matériel de transport ---------------------------------------------- 120.000
---------
Amortissements des matériels de bureau et matériel informatique 15.000
Stocks de matières premières ------------------------------------------------------------- 100.000
---------
Stocks de matières consommables ------------------------------------------------------ 5.000
---------
Stocks de fournitures consommables --------------------------------------------------- 8.500
---------
Stocks d’emballages récupérables non identifiables -------------------------------- 13.400
--------
Stocks de produits finis --------------------------------------------------------------------- 243.000
--------
Stocks de marchandises -------------------------------------------------------------------- 658.770
--------
Provisions pour dépréciation des matières premières ------------------------------ 10.000
---------
Provisions pour dépréciation des produits finis --------------------------------------- 8.040
--------
Provisions pour dépréciation des marchandises ------------------------------------- 60.000
---------
Fournisseurs ----------------------------------------------------------------------------------- 206.000
---------
Fournisseurs – Effets à payer ------------------------------------------------------------- 8.088
--------
Fournisseurs d’immobilisations (HAO) -------------------------------------------------- 40.000
-------
Fournisseurs – Factures non parvenues (relatif à l’exploitation) ----------------- 11.860
-------
Fournisseurs – Avances et acomptes versés sur commandes ------------------- 37.040
---------
Fournisseurs – Créances pour emballages et matériel à rndre ------------------- 8.000
--------
Rabais, remises, ristournes à obtenir et autres avoirs non encore reçus 61.030
Clients ------------------------------------------------------------------------------------------- 647.000
----------
207.920

159
Clients – Effets à recevoir ------------------------------------------------------------------
---------------
Clients – douteux ou litigieux -------------------------------------------------------------- 25.200
--------------
Clients – Produits non encore facturés ------------------------------------------------- 9.490
-------------
Clients – Avances et acomptes reçus sur commandes ----------------------------- 11.200
--------------
Clients – Dettes pour emballages et matériels consignés ------------------------- 3.600
--------------
Rabais, remises, ristournes à accorder et autres avoirs à établir 10.000
Personnel – Rémunérations dues -------------------------------------------------------- 48.000
--------------
Personnel – Avances et acomptes ------------------------------------------------------- 25.000
--------------
Personnel – Dettes provisionnées pour congés à payer --------------------------- 73.000
--------------
Sécurité sociale (CNPS) ------------------------------------------------------------------- 67.580
--------------
Caisse de retraite complémentaire (CNPS) 7.440
Organismes sociaux (FNE – CFC) ------------------------------------------------------- 5.690
-------------
Etat, impôts sur les bénéfices (HAO) ---------------------------------------------------- 62.100
------------
Etat – TVA à décaisser ---------------------------------------------------------------------- 115.480
-------------
Etat – TVA déductible sur autres biens et services ---------------------------------- 46.750
-------------
Etat – TVA sur factures non parvenues (Achat d’immob).-------------------------- 1.860
-------------
Etat – TVA sur factures à établir ---------------------------------------------------------- 1.490
-------------
Divers – charges à payer ------------------------------------------------------------------- 14.660
-------------
Divers – Produits à recevoir --------------------------------------------------------------- 4.040
--------------
Frais d’émission des emprunts ------------------------------------------------------------ 29.840
-------------
Charges constatées d’avance (4) -------------------------------------------------------- 10.244
-------------
Produits constatés d’avance (4) ---------------------------------------------------------- 990
-------------
Provisions pour dépréciation des comptes de clients ------------------------------- 7.890
------------
Actions (VMP) --------------------------------------------------------------------------------- 5.600
-------------
Chèques à encaisser ------------------------------------------------------------------------ 2.120
-------------
Effets à l’encaissement --------------------------------------------------------------------- 1.900
--------------
Crédit du Nord --------------------------------------------------------------------------------- 41.284
--------------
Chèques postaux ----------------------------------------------------------------------------- 35.500
--------------
Caisse ------------------------------------------------------------------------------------------- 16.260
---------------
3.772.948 3.772.948

(1) Provisions justifiées à considérer comme des dettes à moins d’un an.
(2) Dont 30.000 F à moins d’un an.
(3) Dont une construction à considérer comme un élément hors exploitation pour un montant de 20.000 F
(4) Relatifs à l’exploitation.
(5) Eléments hors exploitation.
NB : Les créances et les dettes d’exploitation diverses sont à moins d’un an.

160
CAS N° 2
Le bilan fonctionnel condensé de la société anonyme MARICAM se présente au 31 décembre comme suit :
ACTIF MONTANT PASSIF MONTANT
Actif immobilisé (brut) ……… 83.012.000 Financements propres (1) ……… 142.510.000
Stocks (NET) ……………….. 105.807.500 Dettes financières (2)b …………. 30.072.700
Créances (NET) (3) …………. 64.540.045 Dettes d’exploitation et dettes diverse (3) 80.776.845
TOTAL ……………………… 253.359.545 TOTAL ………………………… 253.359.545

(1) dont 8.405.000 F correspondant au Résultat de l’exercice et seront distribués à concurrence de 60 %


(2) dont 3.500.000 F à moins d’un an.
(3) à moins d’un an et concernent l’exploitation.

On précise que :
- les frais d’établissement s’élèvent à 13.500 F (montant brut),

- les amortissements des immobilisations incorporelles et corporelles s’élèvent à 53.092.980 F dont


5.600 F pour les frais d’établissement,

- les provisions pour dépréciation des stocks sont d’un montant de 6.125.000 F et celles relatives aux créances de
1.657 870 F,

- les provisions pour risques et charges d’un montant de 5.780.000 F ne couvrent pas des risques réels que
l’entreprises supportera au cours du prochain exercice,

- le stock outil représente 5 % de la valeur brute des stocks.

TRAVAIL A FAIRE :

1) Calculer le montant des RESSOURCES PROPRES et des CAPITAUX PROPRES.


2) Présenter le bilan financier condensé en valeurs et en pourcentages.
3) Calculer :
- le FRF, le BFE, le BFHE, la TN.
- FRL

SERIE 6 : VISUALISATION DE LA STRUCTURE FINANCIERE

CAS N° 1 : SA KOUSSI

Le bilan fonctionnel condensé de la société anonyme KOUSSI se présente comme suit :

ACTIF MONTANT PASSIF MONTANT


Actif immobilisé brut … 675.000 Financements propres ………. 1.050.000
Stocks ……………….. 450.000 Dettes financières …………… 150.000
Valeurs réalisables et disponibles 375.000 Dettes d’exploitation et dettes 300.000
…………. diverses ……………………….
TOTAL 1.500.000 TOTAL ………………………. 1.500.000

La structure des bilans préconisée par le syndicat professionnel de l’entreprise KOUSSI donne les fourchettes
suivantes :

ACTIF MONTANT en % PASSIF MONTANT en %


Actif immobilisé brut …… 40 à 20 Financements propres …… 60 à 80
Stocks …………………… 35 à 40 Dettes financières ……….. 20 à 10
Valeurs réalisables et disponibles Dettes d’exploitation et dettes
………………. 25 à 40 diverse …………………… 20 à 10
161
TRAVAIL A FAIRE :

1) Visualiser au moyen d’un graphique triangulaire :

a) l’aire de tolérance de la structure des bilans ,

b) le bilan de la société anonyme KOUSSI, (toutes les justifications devront être indiquées).

2) Faire un commentaire sur le bilan de la société anonyme KOUSSI

CAS N° 2 : Etablissements UCAF

Le bilan condensé des établissements « UCAF » se présente comme suit :

ACTIF MONTANT PASSIF MONTANT


Actif immobilisé net …… … … 840.000 Capitaux propres ……….……… 1.050.000
Actif circulant …………… …. 560.000 Dettes …………………………… 350.000
TOTAL …………… 1.400.000 TOTAL ……………………. 1.400.000

La structure des bilans préconisée par le syndicat professionnel des établissements « UCAF » donne les fourchettes
suivantes :

ACTIF MONTANT en % PASSIF MONTANT en %


Actif immobilisé net ……… . 50 à 80 Capitaux propres …….. 60 à 80
Actif circulant …………… … 50 à 20 Dettes …………… …… 40 à 20

TRAVAIL A FAIRE :

Visualiser au moyen d’un graphique carré :


a) l’aire de tolérance de la structure des bilans,
b) le bilan des établissements « UCAF » , (toutes les justifications devront être indiquées).

CAS N° 3 : DECOCAM SA.

Le comptable de la société anonyme DECOCAM a établi, après affectation des résultats, le bilan condensé suivant :

ACTIF NET PASSIF NET


Frais d’établissement 30.000 Capital social ………………….. 1.200.000
Charges à répartir sur plusieurs exercices 12.500
.
Immobilisations incorporelles …… 370.000 Réserve légale ………………… 120.000
Immobilisations corporelles ……… 1.660.800 Autres réserves ………………... 1.725.000
Stocks ……………………………. 986.650 Report à nouveau (solde créditeur)… 1.250
Créances – Clients et comptes rattachés 1.492.825 Emprunts et dettes auprès des
………………………….. établissements de crédit (2) ……… 1.250.000
Valeurs mobilières de placement (4).. 125.000 Dettes Fournisseurs et comptes rattachés
(3) ……………………… 925.495
Disponibilités …………………… 774.530 Dettes fiscales et sociales (3) …… 180.560
Dettes sur immobilisations et comptes
rattachés (5) ……………………… 50.000
TOTAL ………………………… 5.452.305 TOTAL …………………………. 5.452.305

(1) Dont 1.212.500 F à plus d’un an.


37.500 F à moins d’un an.
(2) Dettes à moins d’un an.
(3) 80 % du montant des valeurs mobilières de placement sont facilement négociables.
(4) Dont 40.000 F à plus d’un an.

162
TRAVAIL A FAIRE :

1) Dresser le bilan financier condensé en valeurs absolues et en pourcentages (prévoir quatre rubriques
à l’actif et trois au passif).

2) Visualiser le bilan financier condensé au moyen d’un diagramme à barres.

3) Calculer les ratios de structure du bilan suivants :

a) le ratio de financement des immobilisations,


b) le ratio d’autonomie financière,
c) le ratio de liquidité globale,
d) le ratio de trésorerie globale,
e) le ratio de liquidité immédiate.

CAS N° 4 : SA. PELCAM


Vous disposez des informations suivantes concernant la société anonyme PELCAM

- Ratio d’autonomie financière ………………………… 2


- Ratio de liquidité générale …………………………… 2,75
- Ratio de trésorerie générale …………………………. 1,05
- Fonds de roulement financier ……………………….. 7.000.000
- Dettes à plus d’un an ……………………………….. 5.000.000

TRAVAIL A FAIRE :

1) Reconstituer le bilan financier condensé (trois rubriques à l’actif et trois au passif).Justifier les calculs.
2) Préciser les valeurs du fonds de roulement propre et du fonds de roulement étranger.
3) Visualiser le bilan au moyen :
a) d’un graphique triangulaire,
b) d’un graphique carré.

CAS N° 5 : SA. GRAVEREAUX

La société anonyme GRAVEREAUX a terminé ses travaux d’inventaire N et, a dressé les tableaux de l’annexe (voir
annexe 1) et a dressé le bilan au 31 décembre N (voir annexe 2).
Au cours de l’exercice N, la société Gravereaux a réalisé une seule cession, celle d’un matériel industriel pour un
prix hors taxe de 920.000 F.
La société Gravereaux a distribué, au cours de l’exercice N, un dividende unitaire de 1.400 F au titre des résultats
N-1 et a décidé de proposer à l’assemblée des actionnaires, réunie le 8 mai N+ 1, la distribution d’un dividende
unitaire de 1600 F au titre des résultats N.
TRAVAIL A FAIRE :

1) Présenter le bilan fonctionnel condensé de l’exercice N en distinguant les éléments d’exploitation et les éléments
hors exploitation puis apprécier l’équilibre fonctionnel.

2) Visualiser le bilan fonctionnel au moyen d’un diagramme à barres.

3) Reconstituer la capacité d’autofinancement de l’exercice N.

4) Calculer l’autofinancement brut et l’autofinancement net de l’exercice N.

5) Retrouver le chiffre d’affaires hors taxe de l’exercice N de la société Gravereaux sachant que le ratio de capacité
d’autofinancement est égal à 6 (CAHT/CAFG).

6) Déterminer le coût de revient des produits vendus de la société anonyme gravereaux sachant que la marge
bénéficiaire brute est égale à 60 % du coût de revient des produits vendus.

163
NB : Tous les montants de ce cas sont donnés en 1000 F CFA, aussi bien dans les textes que dans les tableaux
(annexes et bilan)

ANNEXE 1 :

Tableau des immobilisations de l’exercice N (en 100 F)


Situations Valeur brute à Augmentations Diminutions Valeur brute à
et mouvements l’ouverture de la clôture de
Rubriques l’exercice l’exercice
Immobilisations incorporelles et charges immo:
Frais d’établissement ……………. 24.000 - - 24.000
Fonds commercial ………………. 160.000 - - 160.000
Immobilisations corporelles :
Terrains …………………………. 300.000 - - 300.000
Constructions ……………………. 480.000 - - 480.000
Installations techniques, matériel et outillage *24.000 250.000
industriels ………………….. 235.000 39.000
Autres immobilisations corporelles en cours - 20.000 - 20.000
Avances et acomptes …………… - 50.000 - 50.000
Immobilisations financières :
Participations …………………… 60.000 - - 60.000
Autres titres immobilisés ……….. 24.000 - - 24.000
Prêts …………………………….. 21.000 10.000 15.000 16.000
Autres …………………………… 5.000 - - 5.000
TOTAL ……………………. 1.581.000 187.000 39.000 1.729.000

* Correspond au matériel industriel cédé.


Tableau des amortissements de l’exercice N (en 100 F)

Situations et mouvements Amortissements Augmentations : Diminutions Amortissements


Rubriques cumulés en Dotations de d’amortissements cumulés à en fin
début l’exercice de l’exercice d’exercice
d’exercice
Charges immobilisées :
Frais d’établissement ……. 14.000 6.000 - 20.000
Immobilisations corporelles : 116.000
Constructions ………….. 72.000 24.000 - 140.000
Installations techniques, matériel 130.000 58.000 *20.000 110.000
et outillage industriels.
Autres ………………….. 332.000 70.000 - 200.000
TOTAL …………… 332.000 158.000 20.000 470.000

Tableau des provisions de l’exercice N (en 100 F)

Situations et mouvements Provisions Augmentations Diminutions Provisions à


Rubriques au début de Dotations de Reprises de la fin de
l’exercice l’exercice l’exercice l’exercice
Provisions pour dépréciation :
Stocks de marchandises ………….. 48.000 6.000 4.800 6.000
Créances clients ………………….. 2.500 1.000 2.500 1.000
Autres titres ……………………… 1.100 300 - 1.400
Provisions pour risques et charges :
Provisions pour risques ………….. 39.000 2.200 - 41.200
Provisions pour charges ……….. 48.000 3.000 45.000
………….TOTAL ………… 138.600 9.500 10.300 94.600

164
BILAN AU 31 DECEMBRE N DE LA SOCIETE ANONYME GRAVEREAUX AVANT REPARTITION (en 100 F)
ANNEXE 2 :
ACTIF BRUT Amort et Provis NET PASSIF Exercice N
ACTIF IMMOBILISE CAPITAUX PROPRES
Capital (dont versé 400.000 F et divisé en actions de nominal 100 F)………
Réserves : 400.000
CHARGES IMMOBILISEES 4.000 Réserves légales …………………………………………………………..
Réserves statutaires ou contractuelles……………………………………… 40.000
Frais d’établissement …………………………………………………...
4.000 160.000 Réserves réglementées ……………………………………………………… 96.000
IMMO. INCORPORELLES
Autres ………………………………………………………………………. 10.000
Fonds commercial ……………………………………………………...
160.000 Report à nouveau (solde débiteur) …………………………………………. 134.000
300.000 Résultat de l’exercice (bénéfice ou perte) ………………………………… (5.000)
Immobilisations corporelles
140.000 340.000 Subventions d’investissement (4) ……………………………………….. 274.400
Terrains …………………………………………………………………….. 300.000 110.000 140.000 Provisions réglementées ………………………………………………….. 50.000
Constructions ……….…………………………………………………….. 480.000 200.000 140.000 TOTAL I ……………………………………………...
Installations techniques, matériel et outillage industriels ……………… 250.000 20.000 999.400
Autres ………………………………………………………………………. 340.000 50.000 Dettes financières :
Immobilisations corporelles en cours …………………………………… 20.000 Prov. pour risques………………………………………………. ……… 41.200
Avances et acomptes …………………………………………………….. 50.000 60.000 Prov. pour charges……………………………………….. …………….. 45.000
Immobilisations financières 16.000
16.000
Participations ………………………………………………………………. 60.000 5.000
Autres titres immobilisés …….…………………………………………….. 24.000
Prêts ……………………………………………………………………….. 16.000
Autres …………………………………….…………………………………. 5.000
TOTAL 1 ………………… 1.709.000 150.000 1.259.000 TOTAL II……………………………….. 86.200
ACTIF CIRCULANT PASSIF CIRCULANT
Stocks et en-cours Dettes d’exploitation :
Matières premières et autres approvisionnements ……………………. Dettes fournisseurs et comptes rattachés ……………………………….. 170.000
En-cours de production (biens et services) …………………………… 116.000 6.000 110.000 Dettes fiscales et sociales ………………………………………………. 100.000
Produits intermédiaires et finis ……………………………………….. 24.000 24.000 Autres ……………………………………………………………………. 20.000
Marchandises …………………………………………………………. 172.000 172.000 Dettes diverses (2) :
Avances et acomptes versés sur commandes 20.000 20.000 Dettes sur immobilisations et comptes rattachés……………………….. 92.000
Créances d’exploitation…………………………………………………… Dettes fiscales (impôts sur les bénéfices) …… ………………………… 88.000
Créances clients et comptes rattachés ………………………………… 197.000 1.000 196.000 Autres dettes HAO …………………………………………………….. 19.600
Créances diverses (HAO)…………………………………………………. 6.500 6.500 TRESORERIE DU PASSIF
TRESORERIE - ACTIF 38.500 38.500 Banque – crédit…………………………………………… …………….. 5.200
Autres titres …………………………………………………………….
Disponibilités ……………………………………………………………… 15.000 1.400 13.600 TOTAL III ………………………… 814.800
60.800 60.800
Ecarts de conversion Passif (IV) ……………….

TOTAL 2 649.800 8.400 641.400 TOTAL GENERAL (I +II + III + IV) …………. 1.900.400
(1) Dont 30.000 F doivent être considérés comme hors exploitation.
(2) A admettre comme des éléments hors exploitation et à cumuler avec les éléments normaux
considérés comme hors exploitation.
(3) Ce montant représente la différence entre une subvention obtenue au cours de l’exercice N
TOTAL GENERAL (I+II+III+IV+V)……… 2.378.800 478.400 1.900.400 soit 60.000 F de la subvention d’investissement inscrite au compte de résultat.

165
ANNEXES ANALYSE FINANCIERE

Par Christian NKENFACK Edition 2005 : CINARA sarl. Tél. : 342 32 60

SÉRIE 7 : DYNAMIQUE DE LA STRUCTURE FINANCIERE

CAS N° 1 : S.A. NGOMA

THEME :
- Exploitation des états financiers
- Analyse fonctionnelle du bilan
- Appréciation de l’équilibre
(FRF ; BFG ; TN)
- Tableau financier des ressources et des emplois (TAFIRE)
- Bilan liquidité et ratios de structure.

Vous êtes déclaré admis après un test à la S.A. NGOMA. . Votre premier dossier porte sur l’analyse des états
financiers des deux derniers exercices à savoir N-1 et N. Pour vous permettre de réaliser ce travail, trois
annexes sont mis à votre disposition. Il s’agit :

 des bilans au 31/12/N et N-1 (Annexe –1)


 d’un extrait de la balance après inventaire (Annexe –2)
 d’un extrait du compte de résultat (Annexe –3)
e
1 Travail à faire :

1-1 Etablir les bilans fonctionnels condensés au 31/12/N et N-1.


Savoir que les E.CA proviennent des clients alors que les ECP sont liés aux fournisseurs.

2-2 Apprécier l’équilibre fonctionnel de l’entreprise, en calculant, (avec leur variation), le FRF ; le BFE ; le
BFHE ; le BFG ; la TN. Matérialiser ces valeurs par un graphique, puis commenter les résultats
obtenus.

2-3 Reconstituer l’affectation du résultat de l’exercice N-1

2-4 Remplir le formulaire du TAFIRE, après avoir contrôlé par la méthode additive la CAFG figurant dans
la première partie.

2-5 Commenter les informations qui se dégagent du TAFIRE.

- 167 -
ANNEXES ANALYSE FINANCIERE

Par Christian NKENFACK Edition 2005 : CINARA sarl. Tél. : 342 32 60

ANNEXE 2 : Bilan de la S.A. NGOMA au 31 décembre (en k)


ACTIF N N-1 PASSIF N N-1
Charges immob : Capitaux propres
- Frais d’établis… 7 750 - 7 750 8 000 - 8 000 - Capital social……. 300 000 200 000
- Primes et remb.. 10 300 - 10 300 12 000 - 12 000 - Primes d’émission. 40 000 -
- Réserve légale….. 11 550 10 000
Immob. Incorporelles : - Autres réserves… 44 000 60 000
- Fonds de commerce 40 000 6 000 34 000 40 000 10 000 30 000 - report à nouveau… + 950 - 500
- Brevets…………….. 40 000 11 000 29 000 30 000 5 000 25 000 - Résultat net……… 18 500 16 000
- Subvention d’équip 34 000 20 000
Immob. Corporelles :
- Terrains……………. 65 000 19 000 46 000 80 000 15 000 65 000 Dettes financières
- Constructions……. 70 000 23 500 46 500 50 000 20 000 30 000 - Emprunts obligations 38 000 35 000
- Matériel…………… 25 000 12 225 12 775 40 000 13 000 27 000 - provisions pour 5 000 7 500
risques
Immob. Financières :
- Participations…….. 28 000 10 000 18 000 20 000 8 000 12 000
- Autres prêts………. 61 000 - 61 000 85 000 - 85 000 Dettes circulantes 15 000 9 000
- H.A.O………………. 45 000 24 000
ACTIF CIRCULANT - Fournisseurs……….. 8 000 17 000
- H.A.D……………. 80 000 14 000 66 000 19 500 - 19 500 - Clts avances 30 000 8 000
- Matières…………. 45 000 5 000 40 000 46 000 9 000 37 000 reçues… 2 500 6 000
- Produits finis……. 22 000 - 22 000 30 000 8 000 22 000 - Dettes fiscales (1)…. 7 000 3 000
- Clients et cptes rattachés 100 000 2 500 97 500 25 000 7 000 18 000 - Dettes sociales……… 200 1 000
- Autres créances………. 80 000 7 600 72 400 9 500 - 9 500 - Autres
dettes…………
TRESORERIE : - Risques 14 000 6 000
- Val. Mob. De placement… 39 000 2 000 37 000 20 000 3 000 17 000 provisionnés.. 5 000 2 000
- Banques et caisse……… 20 975 - 20 975 2 000 - 2 000
TRESORERIE
- Banques crédit
d’esc..
- Banques
découverts..
TOTAL 734 025 112 825 621 200 517 000 98 000 419 000 TOTAL 618 700 424 000
*Ecart de conversion- 3 000 - 3 000 6 500 - 6 500 Ecart de conv. passif…... 5 500 1 500
Act…..
TOTAL GENERAL 737 025 112 825 624 200 523 500 98 000 425 500 TOTAL GENERAL 624 200 425 500
(1) . dont impôt sur le 11 580 6 300
résultat……………………

Annexe 3 : EXTRAIT DE LA BALANCE AU 31 décembre N


S.A. NGOMA (en KF) Après détermination du résultat.
N° INTITULES Solde au 1/1/N Mouv. De la période Solde au 31/12/N
Cptes D C D C D C
101 Capital social - 200 000 - 100 000 - 300 000
105 Primes liées au capital - - - 40 000 - 40 000
111 Réserve légale - 10 000 - 1 550 - 11 550
118 Autres réserves - 60 000 25 000 9 000 - 44 000
12 Report à nouveau 500 - - 1 450 - 950
13 Résultat net - 16 000 16 000 18 500 - 18 500
14 Subventions d’invest. - 20 000 5 000 19 000 - 34 000
161 Emprunts obligations - 35 000 7 000 10 000 - 38 000
19 Provisions finan. Pour risques - 7 500 7 500 5 000 - 5 000
201 Frais d’établissement 8 000 - 5 000 5 250 7 750 -
206 Primes de remboursement 12 000 - 800 2 500 10 300 -
212 Brevets 30 000 - 10 000 - 40 000 -
215 Fonds commercial 40 000 - - - 40 000 -
22 Terrains 80 000 - 30 000 45 000 65 000 -
23 Bâtiments et installations 50 000 - 20 000 - 70 000 -
24 Matériel 40 000 - - 15 000 25 000 -
26 Titres de participation 20 000 - 8 000 - 28 000 -
27 Autres prêts 85 000 - 26 000 50 000 61 000 -
283 Amort. du matériel - 20 000 - 3 500 - 23 500
284 Amort. des brevets - 13 000 3 900 3 125 - 12 225
281 Prov. dép. fonds commercial - 5 000 - 6 000 - 11 000
291 Prov. dép. des terrains - 10 000 10 000 6 000 - 6 000
292 Prov. dép. des participations - 15 000 15 000 19 000 - 19 000
296 Prov. dép. des participations - 8 000 8 000 10 000 - 10 000

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ANNEXES ANALYSE FINANCIERE

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NB : * Les frais d’émission de l’emprunt sont négligeables


* Les distributions effectuées au cours de l’exercice s’élèvent à 4 000 000 F
* La valeur brute des frais d’établissement au 1/1/N est de 16 000 000 F alors que celle des primes de
remboursement est de 19 200 000 F.

ANNEXE 4 : EXTRAIT DU COMPTE DE RESULTAT


S.A. – NGOMA au 31/12/N (en KF)

CHARGES PRODUITS
SA Frais financiers 29 600 TF Production immobilisée 25 000
SK Valeurs comptables des TQ E.B.E. 84 275
cessions 56 100 TT Transferts de charges d’expl. 19 300
UA Revenus financiers 8 000
SL Charges H.A.O. 74 320 UK Produits de cessions des im. 70 000
SR Impôts sur le résultat 11 580 UL Produits HAO 23 400
----- ------------------------------------
ST TOTAL GENERAL DES 1 357 000 UT TOTAL GENERAL DES PRODUITS 1 375 500
CHARGES UZ RESULTAT NET + 18 500 + 16 000

CAS N° 2 : SOCIETE RAYAN

La société RAYAN est une société anonyme cotée en bourse et autofinancée depuis sa création il y a trois
ans.
Pour l'exercice N+1 , elle envisage d'important investissements. Les dirigeants de la société
s'interrogent sur la dynamique de la structure financière de l'entreprise au cours des deux derniers exercices,
dans le but d'opter pour le meilleur mode de financement possible des investissements à réaliser.
Vous êtes consultés à cet effet et , le chef comptable met à votre disposition la balance générale
après inventaire , mais avant détermination du résultat , qu'il vient d'éditer.
Vous devriez alors effectuer les travaux suivants, susceptibles d'éclairer le choix des dirigeants
sociaux :
1° Etablir le bilan ;
2° Etablir le compte de résultat ;
3° Etablir le Tableau Financier des Ressources et d es Emplois (TAFIRE) ;
4° Calculer la capacité d'autofinancement globale puis en déduire:
- l'autofinancement brut
- l'autofinancement de maintien
- l'autofinancement net ou d'expansion
5° calculer
- Le FRF
- Le BFG
- La trésorerie,
* En déduire leurs variations
6° Commenter les résultats obtenus.

- 169 -
ANNEXES ANALYSE FINANCIERE

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Balance après inventaire mais avant détermination du résultat.

Société - RAYAN au 31 décembre N


Soldes Mouvements Soldes au
Comptes INTITULES au 1/1/N de la période 31/12/N
D C D C D C

101 Capital social 20 000 - 65.000 85.000


105 Primes liées au capital 5000 - 10.000 15.000
109 Action. Capital non appel. - - 25 000 - 25 000 -
111 Réserves Obligatoires - 20 000 - - - 20 000
118 Autres réserves 8.000 33.000 80.000 55.000
12 Report à nouveau 1.500 - 2.000 500
131 Résultat net… 83.500 83.500 -
14 Subventions d'inv. 1.000 500 3.500 4.000
15 Prov. Réglementée 500 500 500 500
161 Emprunts obligations 9.000 6.000 25.000 28.000
162 Emprunts et dettes 2.700 4.000 15.170 13.870
192 Provisions pour risques 800 800 1.500 1.500
202 Frais d'établissement. 20 6.000 2.020 4.000
206 Primes de remb. des emprunts 2 000 - 4 000 650 5.350 -
215 Fonds commercial 2.000 13.000 15.000
22 Terrains 88.000 86.820 - 174.820
23 Constructions..; 15.000 65.040 9.000 71.040
26 Participations… 4.000 11.000 - 15.000
27 Prêts et créanciers non 880 3.720 600 4.000
commerciaux
283 Amorti des constructions 2.500 - 9.870 12.370
291 Prov. dép. Fonds comm. 500 500 1.200 1.200
296 Prov. Dép. des Participation. 1.000 1.000 2.280 2.280
31 Marchandises 6.000 135.600 132.100 9.500
32 Matières premières 7.000 43.800 20.800 30.000
36 Produits finis… 6.600 40.500 37.100 10.000
391 Dépréciations des march. 1.500 1.500 400 - 400
392 Dépréciations des matières 2.000 2.000 4 000 - 4 000
396 Dép. des produits finis 600 600 - -
133.000 158.600 568.380 422.690 363.710 243.620

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SOCIÉTÉ RAYAN : BALANCE AU 31 / 12 / N

Mouvements de la
Soldes au 1/1/N Soldes au 31/12/N
Comptes INTITULES période
D C D C D C
401 Fournisseurs - 6.000 230.800 235.000 - 10.200
409 Fournisseurs débiteurs 1.400 - - 530 870 -
411 Clients 7.600 - 562.000 553.020 16.580 -
419 Clients créditeurs - 100 - 460 - 560
43 Dettes sociales - 1.300 3.570 2.700 - 430
44 Dettes fiscale 1.000 780 - - 220
46 Associés dividendes - - 1.500 1.500 - -
476 Charges const. d'avance - - 3 000 - 3 000 -
477 Produits const. d'avance - - - 4 000 - 4 000
478 Écart de convers. Actif 18 000 - - 16 000 2 000 -
479 Écart de convers. Passif - - - 9 000 - 9 000
481 Fournisseurs d'investissement - 500 500 - - -
485 Créances/cessions d'immob. 4.000 - - 2.340 1.660 -
491 Dépréciations des comptes clients - 2.000 2.000 240 - 240
499 Risques provisionnés - 700 700 1.000 - 1.000
50 Titres de placement 2.000 - 8.800 - 10.800 -
51 Valeurs à encaisser 1.000 - 990 - 1.990 -
52 Banque 3.200 - 520.000 509.200 14.000 -
561 Crédit de trésorerie - 400 - 1.600 - 2.000
565 Escpte de crédit ordinaire - 1.000 - 7.000 - 8.000
57 Caisse 1.400 - 35.300 35.870 830 -
601 Achats des marchandises - - 135.600 - 135.600 -
602 Achats des matières - - 43.800 - 43.800 -
6031 Variation. de stocks marchandises - - - 3.500 - 3.500
6032 Variation. de stocks de matières - - - 23.000 - 23.000
604 Achats non stockés - - 3.800 - 3.800 -
605 Autres achats - - 3.500 - 3.500 -
608 Achats d'emballages - - 8.600 - 8.600 -
61 Transport consommé - - 6.200 - 6.200 -
62 Services extérieurs A - - 46.200 - 46.200 -
63 Services extérieurs B - - 12.800 - 12.800 -
64 Impôts et taxes - - 25.400 - 25.400 -
TOTAL 38.600 13.000 1.655.840 1.405.960 337.630 62.150
Report précédent 133.000 158.600 568.380 422.690 363.710 243.620
TOTAL à reporter 171.600 171.600 2.224.220 1.827.650 701.340 304.770

- 171 -
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SOLDES AU Mouvement de la SOLDES AU


Comptes INTITULES
1/1/N période 31/12/N
Report D C D C D C
65 Autres charges - - 9.600 - 9.600 -
66 Charges de personnel - - 93.700 - 93.700 -
671 Intérêts des emprunts - - 38.900 - 38.900 -
676 Pertes de change - - 5.620 - 5.620 -
681 Dotations aux amort. D'exp. - - 8.000 - 8.000 687
687 Dot aux amort à caract.finan. - - 650 - 650 -
691 Dotations aux prov. d'exp. - - 1.200 - 1.200 -
697 Dotations aux prov. Fin - - 3.780 - 3.780 -
701 Ventes de marchand. - - - 498.670 - 498.670
702 Ventes des produits - - - 38.450 - 38.450
707 Produits Accessoires - - - 2 500 - 2 500
71 Subv. D'exploitation - - - 6.180 - 6.180
72 Production immobilisée - - - 763 - 763
73 Production stocké - - - 3.400 - 3.400
75 Autres produits - - - 4.670 - 4.670
771 Intérêts des prêts - - - 6 500 - 6 500
776 Gains de changes - - - 3.200 - 3.200
781 Transferts de charges - - - 500 - 500
787 Transferts financiers - - - 360 - 360
791 Reprises sur prov. - - - 500 - 500
797 Reprises financières - - - 1.800 - 1.800
81 VC des cessions - - 7.000 - 7.000 -
82 Produits des cessions - - - 4.000 - 4.000
83 Charges HAO - - 2.300 - 2.300 -
84 Produits HAO - - - 860 - 860
85 Dotations HAO - - 3.890 - 3.890 -
86 Reprises HAO - - - 1.000 - 1.000
87 Participations des trav. - - 643 - 643 -
88 Subv. D'équilibre - - - 1.300 - 1.300
89 Impôt sur le résultat - - 2.800 - 2.800
173.903 569.973 173.903 569.973
TOTAL 0 0 173.083 574.653 178.083 574.653
Report précédent 171.600 171.600 2.224.220 1.827.650 701.340 304.770
TOTAL GENERAL 171.600 171.600 2.402.303 2.402.303 879.423 879.423

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CAS N° 3 : SOCIETE TAFIRE

A partir des informations données dans les annexes ci-après, on vous demande :
1) de calculer la capacité d’autofinancement relative à l’exercice n
2) de présenter le Tableau Financier des Ressources et des Emplois
3) de calculer le FRF au 31/12/n-1 et au 31/12/n et de vérifier que sa variation correspond bien à celle
donnée par le TAFIRE
4) de présenter en quelques lignes, le commentaire relatif au financement des besoins de l’exercice n.

ANNEXE 1
Actifs des bilans au 31/12.n-1
(En milliers de francs)

Exercice n Exercice n-1


Amort Amort et
BRUT et NET BRUT Provis. NET
Provis.

ACTIF IMMOBILISE
Frais d'établissement - - - 60 - 60
Charges à répartir 30 - 30 45 45
Prime de remboursement 39 - 39 - - -
Fonds commercial 900 900 900 900
Immobilisations corporelles
Terrain 1.700 - 1700 1200 - 1200
Constructions 3.060 280 2.780 2.400 600 1.800
Installations techniques, matériel et
outillage industriels 2.425 697 1.728 2.100 525 1.575
Autres 1.800 800 1.000 1.800 600 1.200
Immo. Corporelles en cours - - - 600 - 600
Immo. Financières :
Participations 3.400 120 3.280 2.400 - 2.400
Autres titres immobilisés - - - - - -
Prêts 735 - 735 840 - 840

TOTAL I 14.089 1.897 12.192 12.345 1.725 10.620


ACTIF CIRCULANT
Stocks et en-cours
Matières premières et autres
Approvisionnements 857 105 752 960 90 870
Produits finis 972 72 900 810 60 750
Marchandises 540 20 520 600 10 590
Avances et acomptes versés sur
commande 30 - 30 40 - 40
Créances d'exploitation :
Créances clients et comptes attachés 4.407 273 4.134 3.390 210 3.180
Autres créances HAO 1.030 - 1.030 30 - 30
Valeurs mobilières de placement 115 5 110 95 10 85
Disponibilités 220 - 220 105 - 105

TOTAL II 8.171 475 7.696 6.510 380 6.130


Ecart de conversion actif V 70 70 68 68
TOTAL GENERAL (I+II+III+IV-V) 22.330 2.372 19.958 18.923 2.105 16.818

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ANNEXE 2

Passifs des bilans au 31.12.n et au 31.12.n-1

PASSIF (avant répartition) Exercice n Exercice n-1

CAPITAUX PROPRES
Capital social ------------------------------------------ 8.000 6.000
Capital souscrit appel non versé -------------------- 1.000 -
Prime d'émission -------------------------------------- 1.080 800
Ecarts de réévaluation -------------------------------- 20 20
Réserves :
Réserves légales -------------------------------------- 435 360
Réserves statutaires contractuelles ----------------- 1.000 690
Réserves réglementées ------------------------------ 120 -
Autres -------------------------------------------------- 790 600
Report à nouveau ------------------------------------- 35 30
Résultat de l'exercice -------------------------------- 1.680 1.500
Subventions d'investissement ---------------------- 216 240
Provisions réglementées ---------------------------- 80 90
TOTAL I 12.456 10.330

DETTES FINANCIERES ET ASSIMILEES


Autres emprunts obligatoires ------------------------------- 1.000 -
Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit-- 700 900
Emprunts et dettes financières divers----------------------- 265 300
Provisions pour risques ------------------------------------- 164 270
Dettes d'exploitation
Dettes fournisseurs et comptes rattachés ------------------ 3.795 3.450
Dettes fiscales et sociales ----------------------------------- 288 240
Autres --------------------------------------------------------- 20 38
Dettes HAO :
Dettes sur immobilisations et comptes rattachés ------ 120 180
Dettes fiscales (impôts sur les bénéfices) -------------- 600 350
Autres dettes HAO --------------------------------------- 80 75
Trésorerie -------------------------------------------------- 400 600
TOTAL III 7.432 6.403
Ecarts de conversion passif IV 70 85
TOTAL GENERAL 19.958 16.818

ANNEXE 3
Renseignements complémentaires

La société a réalisé durant l'exercice n les acquisitions d'immobilisations corporelles


suivantes :
- 20.3.n : machine-outil d'une valeur de 1.200.000 F Cette machine, amortie selon le système
dégressif, a une durée de vie de 10 ans.

- 174 -
ANNEXES ANALYSE FINANCIERE

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- 1.9.n. : la construction en cours au 31.12.n-1 est terminée et mise en service pour une valeur globale
de 1.200.000 F. Elle est amortie sur 20 ans selon le système linéaire.
- 31.10.n : terrain d'une valeur d'origine de 800.000 F.

Charges à répartir :
Celles figurant au bilan n-1 constituant le solde de travaux (180.000 F) répartis linéairement sur 4
exercices.
Le montant au bilan n correspond aux frais d'émission de l'emprunt-obligations émis par la société le
er
1 juillet n. Ces frais sont amortis prorata temporis sur 3 exercices.
Les dotations aux amortissements pratiqués en n, sur les anciennes immobilisations figurant au bilan
au 31.12.n-1 se décomposent ainsi :

Frais d'établissement 60.000


Constructions 140.000
Installations techniques, matériel et outillage industriels 147.000
Autres immobilisations corporelles 200.000

Diverses cessions ont été réalisées durant l'exercice n, elles ont permis de dégager les plus ou
moins-values suivantes :
Cession d'un terrain Plus-value de 500.000 F
Cession d'une construction Plus-value de 780.000 F
Cession d'une machine-outil Moins-value de 150.000 F

Les écarts de conversion se rattachent ainsi aux divers postes des bilans :
Au 31.12.n Au 31.12.n-1

Prêt Gain probable : 70.000 F Gain probable : 85.000 F


Emprunt auprès d'un
Etablissement de crédit Perte probable : 70.000 F Perte probable : 68.000 F

La société n'a bénéficié d'aucune nouvelle subvention d'investissement durant l'exercice n.


Elle a émis le 1er juillet n un emprunt-obligations à 13 % sur 20 ans. La première échéance est fixée au 1er
juillet n + 1 (remboursement au pair).
Les primes de remboursement sont amorties linéairement sur la durée de l'emprunt.
Les intérêts courus sont comptabilisés, conformément aux directives du PCG, en "Emprunts et dettes
financières divers".
Durant l'exercice n, la société n'a contracté aucun emprunt.
Au cours de l'année n. la société a procédé à une augmentation de capital par émission d'actions de
numéraire.
Distribution de dividendes : 800.000 F (au cours de l'exercice n).

SÉRIE 8 : FINANCEMENT DU BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT

CAS-1- ENTREPRISE X

L’entreprise X est une jeune entreprise qui s’est développée rapidement dans un secteur de haute
technologie exigeant des investissements coûteux et une main-d’œuvre très qualifiée.
En dépit d’un résultat décevant, l’entreprise est rentable. Cependant, les problèmes financiers sont mal
maîtrisés et, au 31-12-n, la trésorerie est fortement négative. Aussi, les dirigeants de l’entreprise font-ils appel
à vous pour les conseiller en vue de redresser la situation.

- 175 -
ANNEXES ANALYSE FINANCIERE

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Pour cela, on vous communique le compte de résultat au 31-12-n (ci-après) et vous obtenez, par ailleurs, les
renseignements suivants, relatifs à l’exercice n (toutes les sommes sont exprimées en milliers de francs) :
• Stock initial de matières premières : 500
• Stock initial de produits finis : 2 550
• Les clients règlent à 60 jours fin de mois, le 10 du mois suivant.
• Les fournisseurs sont réglés à 30 jours fin de mois.
• Les salaires sont versés le dernier jour du mois ; les charges sociales sont réglées le 10 du mois
suivant.
• Les achats, les services extérieurs et les ventes sont passibles de la TVA au taux de 19,25%,
laquelle est réglée le 25 ce chaque mois.
• Les services extérieurs sont réglés comptant.
• Le coût de production des produits vendus en n a été de : 13 000
• L’activité est régulière tout au long de l’exercice.
• Au 31-12-n, on a :
- capitaux propres : 8 000
- dettes financières : 6 000
- fonds de roulement : 4 000
• Compte de résultat (simplifié) :

Exercice n (sommes en milliers de F)

Charges d’exploitation : Produits d’exploitation :


Achats de mat. prem. 3 000 Production vendue 14 000
Variation stock mat. prem. – 200 Production stockée 1 450
Services extérieurs Reprises sur prov. 430
1500 Transfert de charges 270
Impôts, taxes et VA
300
Salaires 4 500 Produits financiers :
Charges sociales 1 800 Autres intérêts et assimilés 150
Dot. aux am. et prov. 5 000
Produits H.A.O. :
Charges financières : Autres produits H.A.O. 120
Intérêts et charges assimilées Produits des cessions
800 d’éléments d’actif 180
Charges nettes sur cessions de VMP Solde débiteur = Perte 700
250
Total général : 17 300
Charges H.A.O. :
Valeur comptable des éléments d’actif cédés 350

Total général :
17 300

a) Déterminez le fonds de roulement normatif par la méthode des experts-comptables.

b) Vérifier s’il y a , ou non , cohérence entre le FR et le BFRE. En déduire la trésorerie, puis conclure.
c) Dans le but de réduire le BFRE, le crédit-clients serait ramené à 50 j. De combien devrait-on réduire
le stockage des produits pour assurer la cohérence entre le FR et le BFRE ?

CAS-2- Société realec

La société Realec envisage de produire et de commercialiser un produit dénommé Vectron. Les


conditions d’exploitation prévisionnelles sont les suivantes :
- prix de vente unitaire HT : 1 200 F,
- quantité produite et vendue : 4 000 unités,
- tableau des charges :

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Charges variables unitaires HT Charges fixes annuelles HT


(en F) (en F)
Charges de production :
180
- matières
70
- fournitures diverses
(1) 60 700 000
- main-d’œuvre
500 000
- dotation aux amortissements
300 000
- autres charges fixes
310 1 500 000
Charges de distribution :
- charges variables
(1)
- main-d’œuvre 90 150 000
- dotation aux amortissements 100 000
- autres charges fixes 150 000

90 400 000
(1) Salaires bruts et charges sociales patronales.

Hypothèses relatives aux éléments constitutifs du besoin en fonds de roulement :

1. Stocks :
 Les durées moyennes de stockage sont les suivantes :
- matières premières : 30 jours,
- produits finis : 20 jours.
 La durée du cycle de fabrication est de 10 jours ;
 La valorisation des en-cours et des produits finis doit être faite ainsi :
- en-cours : 100% des matières premières + 40% des autres charges de production ;
- produits finis : coût de production.

2- Créances – clients :
Les ventes sont imposées à la TVA au taux normal et les clients règlent 10% de ces ventes au comptant et le
reste avec les délais moyens suivants :
- 40 jours pour 40% des ventes,
- 60 jours pour 50% des ventes.

3- Dettes fournisseurs :
Les crédits-fournisseurs ne sont obtenus que pour les charges donnant naissance à une déduction
de TVA :
TVA Crédit fournisseur
Matières premières 19,25% 60 j.
Autres charges variables 19,25% 30 j.
Charges fixes de production 19,25% 20 j.
NB : Les charges fixes de distribution sont réglées au comptant.

4- TVA due :

La TVA est réglée le 25 de chaque mois.

5- Charges de personnel (main-d’œuvre) :


Elles comprennent :

- 177 -
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- les salaires bruts,


- les charges sociales patronales.

Les charges sociales salariales et les charges sociales patronales représentent respectivement 10% et 40%
du salaire brut.
Le personnel est payé le 5 du mois suivant la période de travail et les règlements aux organismes sociaux
sont effectués le 15 de chaque mois.

er
1 travail à faire :

Calculez, en utilisant la méthode normative et en traitant distinctement les postes fixes et les postes
proportionnels au chiffre d’affaires, le besoin en fonds de roulement lié à l’exploitation du produit Vectron.

e
2 travail à faire :

Les durées d’écoulement de certains postes sont susceptibles d’évoluer de manière aléatoire autour de leur
valeur centrale :

Postes Espérance de durée Ecart-type


Stock de matières premières 30 8
Stock de produits finis 20 4
En-cours 10 2
Clients 46 10
Fournisseurs de mat. premières 60 7

Calculez :
L’espérance, la variance et l’écart-type du fonds de roulement normatif.
La probabilité que le FR normatif excède 700 000 F, 650 000 F.

Cas- 3 : Nouveau produit

Une société, spécialisée dans la fabrication de produits dérivés de la corde (filets, hamacs,…), envisage de
développer une nouvelle activité : les tapis de corde pour clubs sportifs et particuliers.
Elle vous demande de calculer, à l’aide de la méthode normative, le besoin en fonds de roulement qui
résulterait de l’exploitation de ce nouveau produit.

Données prévisionnelles :
• prix de vente unitaire HT : 820 F ;
• quantité annuelle : 20 000 articles produits et vendus, dont 20% à l’exportation ;
• coût de production :
- matières premières : 380 F
- autres charges variables : 100 F
- charges fixes :
frais de personnel : 2 940 000 F
autres charges : 800 000 F
dotations : 1 200 000 F
- Coût de distribution (charges fixes uniquement)) :

Frais de personnel : 500 000 F


Autres charges : 400 000 F
- Durées :
Durée moyenne de stockage : 30 jours pour les matières , 15 jours pour les
produits finis, durée totale de fabrication : 10 jours.
- crédit clients camerounais : 40 % à 30 jours, 60% à 60 jours,
- crédits clients étrangers : 90 jours,
- crédit fournisseurs de matières premières : 30 jours fin de mois,
- salaires nets : règlement en fin de mois,

- 178 -
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- charges sociales : règlement le 10 de chaque mois (les charges salariales et patronales représentent
respectivement 15% et 40% des salaires bruts),
- TVA : règlement le 21 de chaque mois,
- Les autres frais sont réglés au comptant ;

• Taux de TVA
- 19,25 % sur les ventes locales. Les exportations sont soumises au taux de 0%.
- 19,25 % sur les matières , sur les autres charges variables, et sur 40% des autres charges fixes.

• En-cours : ils sont estimés à 100% pour les matières et à 50 % pour les autres charges.

a) Effectuez le calcul demandé :


 Sans faire la distinction entre charges fixes et charges variables ;
 En faisant cette distinction.

b) Calculez, dans chaque cas, le fonds de roulement normatif correspondant à un CAHT de 21 350 000
F.

c)Dans le cas où l’entreprise souhaiterait dégager au cours du deuxième exercice un ETE de 4 220 000
F, quel devrait être le niveau du chiffre d’affaires ? L’on estime pour cet exercice un EBE égal à 60%
du chiffre d’affaires et une production immobilisée évaluée à
8 784 133 F

Série 9 : PLAN DE FINANCEMENT

CAS-1 : Société commerciale

Une société commerciale gère deux groupes de rayons (1 et 2) . Elle envisage de réaliser un programme
d’investissement au début de l’année n+1 :

Nature Montant Durée d’amort.


(en milliers de F)
Constructions 6 000 20 ans
Installations techniques 1 500 10 ans
Mobilier 1 000 5 ans

Les modalités de financement suivantes sont provisoirement arrêtées (sommes en milliers de F) pour le début
de n+1 :
 Emprunt : 2 000 ; taux : 10%. Remboursement par quarts à partir de fin n+2, après un an de
différé ;
 Apports des actionnaires en comptes courants : 3 000 ; taux : 9%. Remboursement par tiers à
partir de n+3 ;
 Pour le mobilier : souscription d’un contrat de crédit-bail , pour une durée totale de 4 ans, au début
de n+1 ;
- dépôt de garantie : 10% de la valeur du mobilier, restitution en fin de contrat ;
- redevances annuelles : 300 versées à partir de n+1 ;
- option d’achat : 15% de la valeur d’origine à la fin de la quatrième année.
Amortissement l’année suivante.

Les données relatives à l’exercice n+1, ainsi que les prévisions pour les années suivantes sont rassemblées
dans le tableau ci-après (sommes en milliers de F).

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Données / exploitation n+1 n+2 à n+5


Rayon 1 Rayon 2 Rayon 1 Rayon 2
 Chiffre d’affaires HT 26 000 12 000 46 800 18 000
 Taux de marge / coût d’achat 30% 10% 32% 12%
 Charges variables (proportionnelles au CAHT) 2 000 1 000 À calculer
 Charges fixes (hors dot.) (communes aux deux 2 700 3 500
rayons)
 Dotations / anciennes immobil. 900 900
Autres informations :
 Au 31-12-n, la trésorerie est nulle ;
 Sur la période considérée, les variations du BFR sont négligeables.
 Taux de l’IS = 33 1/3%.

TAF : Sachant qu le programme des renouvellements courants exige une dépense annuelle de l’ordre de
800 milliers de francs, établissez le plan de financement pour les années n+1 à n+5. Concluez.

CAS-2 : Société Atlantu

La société Atlantu est créée au début de Janvier n. Elle fabrique des menuiseries industrielles à partir des
investissements suivants :
- matériel de production d’un coût de 360 000 F, amortissable sur 5 ans, en linéaire ;
- matériel de bureau d’un coût de 100 000 F, amortissable sur 5 ans, en linéaire.

Les frais de construction sont évalués à 120 000 F ; ils seront amortis sur 3 ans.
Le financement est assuré par :
- un emprunt de 800 000 F sur 5 ans à 11%, remboursable en fin d’année par amortissements constants ;
- un apport en capital des créateurs ;
- des apports en comptes courants calculés de manière à financer une trésorerie minimale de
100 000 F.

La société est exonérée d’impôt sur les sociétés pour les deux premiers exercices. Ensuite, taux : 38,5%.

Plan de financement
(3 premières années d’activité)
Années n n+1 n+2
Emplois :
- Distribution de dividendes 120 000
- Frais d’établissement 100 000
- Matériel de bureau 360 000
- Matériel de production 1 082 100 120 000 90 000
- Augmentation des besoins en fonds de roulement 160 000 160 000
d’exploit. 160 000 159 825 112 000
- Remboursement d’emprunt 100 000
- Remboursement de comptes courants
- Trésorerie 1 922 100 439 825 362 000
Total
Ressources :
269 975 439 825 270 000
- Capacité d’autofinancement
500 000
- Capital social (apports)
352 125
- Apports en comptes courants
800 000
- Nouveaux emprunts
92 000
- Diminution des besoins en fonds de roulement (IS)
1 922 100 439 825 362 000
Total

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TAF : A partir des informations ci-dessus, établir les bilans prévisionnels avant affectation pour les exercices
n à n+2.

CAS-3 : SA Sorescol

Une société de restauration collective, la SA Sorescol disposant de certaines liquidités, a souhaité se


diversifier.

Cette société a décidé de construire un centre d’affaires où pourront être organisés des séminaires,
éventuellement des congrès et diverses manifestations.

Ce dernier comprendra en outre un système de salles modulables, cent chambres et deux restaurants. La
dimension du terrain et la configuration des bâtiments permettront, en cas de besoin, d’augmenter les
capacités d’accueil du centre. Sa construction et sa gestion sont confiées à la société Sémina, créée
spécialement à ce effet.

Les travaux ont débuté il y a quelques mois et vous devez procéder à diverses études financières.

Voici les renseignements que vous avez pu rassembler :

• Caractéristiques de la société d’exploitation


Constituée en n, sous forme de société anonyme, Sémina est une filiale à plus de 99% de Sorescol. Le reste
des actions appartient à des personnes physiques, cadres dirigeants de la maison mère.

Les exercices comptables coïncident avec l’année civile.

Le terrain apporté par la maison mère a été évalué à 2 000 000 F

Enfin, les travaux de construction qui ont commencé début n+1 devraient être terminés à la fin n+2.
L’ouverture du centre est prévue pour le début de l’année n+3.

• Investissements
(1) (2)
Le budget des investissements hors taxe , valeur n+1 , s’établit ainsi :
- Construction des voies d’accès 250 000 F
- Fondations 870 000 F
- Constructions 14 500 000 F
- Mobilier et matériel 4 050 000 F

L’architecte facture ses honoraires au fur et à mesure de l’état d’avancement des travaux , à raison de 5%
des règlements hors taxe. Par ailleurs, ces honoraires supportent également la TVA au taux de 19,25%. Le
mobilier et le matériel ont été commandés directement par la société Sémina. Ils ne subiront pas de hausse
de prix et, de plus, ne supporteront pas les honoraires d’architecte. Les entreprises participant à la
construction bénéficient toutes de cautions bancaires, de telles sorte qu’aucune retenue de garantie ne sera
pratiquée.

En matière de récupération de TVA sur les investissements la société présentera pendant la durée de la
construction des demandes de remboursements trimestrielles auprès de l’administration fiscale. En
conséquence, il faut s’attendre à assurer en moyenne un financement de la taxe pendant une période de
l’ordre de six mois. A titre de simplification, on considèrera qu’il y aura un décalage d’un exercice sur l’autre
de six mois de TVA réglée aux entrepreneurs et fournisseurs.

(1)
Taux de la TVA : 19,25%
(2)
Taux prévisionnel de revalorisation annuel des marchés : 5%.
- 181 -
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Délais de règlements prévisionnels :

n+1 n+2
% %
Voies d’accès 100
Fondations 100
Constructions 60 40
Matériel et mobilier 10 90

• Frais d’établissement et frais d’acquisition des immobilisations


Ils seront amortis sur les trois premiers exercices d’exploitation.

• Financement
Le capital social est de 22 000 000 F. Il sera libéré par quarts en fonction des besoins. L’entreprise a
entrepris les démarches nécessaires afin d’obtenir une subvention d’équipement qui serait de l’ordre de 1
500 000 F, à encaisser au cours de l’année n+2. En cas de perception, elle sera rapportée aux résultats à
partir de n+3 par fractions égales sur une période de 30 ans, durée d’amortissement des constructions.

Les besoins complémentaires seront financés par des avances en compte courant de Sorescol, dont la
rémunération n’est pas envisagée dans l‘immédiat.

Bilan de Sémina au 31 décembre n


Frais d’établ. 300 000 Capital 22 000 000
Terrain 2 000 000
Actionnaires 16 500 000
Banque 3 200 000

22 000 000 22 000 000

TAF : Etablissez le plan de financement des exercices n+1 et n+2

CAS- 4 : SA Techlux

La société industrielle SA Techlux fabrique et vend des appareils électroménagers.


Pour l’exercice N, la société envisage le développement d’un produit nouveau, devant se substituer
progressivement à certains articles actuellement commercialisés. Il s’agit de plaques de cuisson en
vitrocéramique, dont la fabrication est parfaitement maîtrisée et dont la commercialisation a déjà connu un
début prometteur. Le développement à grande échelle de ce produit nécessite des investissements
(1)
importants , et un certain nombre d’études prévisionnelles auxquelles on vous demande de contribuer.

Les renseignements prévisionnels concernant la nouvelle production sont donnés dans l’annexe I.
Le financement des nouveaux investissements est arrêté de la façon suivante :

- Augmentation de captal en N :
Une augmentation de capital aura lieu à raison d’une action nouvelle pour quatre anciennes.
Le prix d’émission a été fixé à 80 000 F.
Les frais sont estimés à 2% du produit de l’augmentation et seront amortis en 5 fractions égales.

- Emprunts début N :
Montant : 600 000 000 F, taux : 11,50%
Remboursement : par 4 amortissements constants à partir de fin N+1, la société bénéficie d’un an
de différé.
Montant des frais d’emprunts : 24 000 000 F (il est prévu d’amortir cette somme en 5 fractions
égales).

- Autofinancement : le reste.

(1)
Voir annexe V
- 182 -
ANNEXES ANALYSE FINANCIERE

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Au cas où ces financements ne seraient pas suffisants, la société ferait appel à des concours bancaires.

On trouvera dans les annexes II, III et IV diverses informations intéressantes.

TAF :
1- Etablissez les comptes prévisionnels relatifs au produit nouveau compte tenu de ces informations,
pour les exercices N à N+3.
2- Présentez le plan de financement pour les 4 premières années d’exploitation. On sait que les
données relatives aux anciens produits resteront globalement stables.
3- Etablissez le bilan prévisionnel simplifié de la société au 31-12-N, en retenant l’hypothèse de
financement indiquée ci-dessus.

Annexe I
Prévisions relatives à la nouvelle activité
• Ventes :
Prix de vente unitaire HT : 200 000 F
Ventes prévues en nombre d’articles :
Années N N+1 N+2 N+3
Quantité 30 000 30 000 39 000 39 000

On admettra que les ventes sont régulièrement réparties dans le temps.

• Coût de revient
La partie variable se décompose ainsi : Les charges fixes annuelles comprennent
-matières premières HT : 30 000F -frais de personnel de production : 300 000 000 F
-frais de personnel de prod. : 40 000 F -Autres frais de production HT : 250 000 000 F
-autres frais de production HT : 10 000 F -autres frais de distribution HT : 600 000 000 F
-frais de personnel de distribution :15 000 F amortissements : à calculer
-autres frais de distribution HT : 5 000 F

• TVA : le taux concernant les ventes et les achats est de 19,25 %


• Taux d’IS : 33 5%.
• Fonds de roulement normatif (nouvelle activité) : 17 jours de CAHT + 43 600 000 (partie fixe).

Annexe II
Bilan simplifié au 31-12-N-1

La simplification a été réalisée afin de faciliter les études prévisionnelles.

Sommes en 100 kF
ACTIF PASSIF
Immobilisations incorporelles 8 000 Capital 4 800
- Amortissements - 3 000 Réserves 12 000
Immobilisations corporelles 72 000 Résultat 3 100
- Amortissements - 31 000 Provisions pour risques et charges 9 200
Immobilisations financières 16 000 Emprunts 46 900
BFRE 29 000 Concours bancaires 15 000

91 000 91 000

Précisions :
• Le capital comprend 48 000 actions de nominal 10 000 F.
• Un prêt figure parmi les immobilisations financières, pour un montant de 600 000 000 de F. Ce prêt,
accordé à la fin de l’exercice N-3, est remboursé sur 4 ans, par fractions égales en fin d’année.
• Les emprunts figurant au bilan vont être à l’origine des remboursements suivants :

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N N+1 N+2 N+3


Sommes en 100 kF 7 800 6 700 5 600 4 500
• Amortissements prévus pour les immobilisations figurant au bilan (compte tenu des renouvellements) :
Sommes en 100 kF N N+1 N+2 N+3
Immob. Incorp. 1600 1600 1600 200
Immob. Corp. 8 400 8 000 7 600 7 400

Annexe III
Compte de résultat simplifié au 31-12-N-1
(en 100 kF)
Débit Crédit
Frais de production 63 450 Chiffre d’affaire HT 125 000
Frais de distribution 30 900
Résultat financier 16 000
Dotations 10 000
Impôt 1 550
Résultat 3 100

125 000 125 000

Pour les années suivantes, on admettra que les conditions et les résultats d’exploitation relatives aux anciens
produits resteront sensiblement identiques.

Annexe IV

Informations relatives aux anciens produits :


- Le BFRE relatif aux anciens produits a été estimé à 82 jours de CAHT, majorés d’une somme fixe de 50 000
000 F.
- Les anciennes immobilisations nécessiteront des renouvellements périodiques à raison de 80 000 000 F par
an, à partir de N.
- Au fur et à mesure des renouvellements, des cessions sont effectuées pour 30 000 000 F par an.
On admettra que les produits de cession correspondent à des plus-values à court terme et concernant
des éléments totalement amortis.
- au titre N-1, il a été décidé de distribuer un dividende de 2 500 F par action.
La société souhaiterait maintenir le dividende à ce niveau au cours des années suivantes. En ce qui
concerne les nouvelles actions qui seront libérées début N, le premier dividende ne pourra intervenir
qu’en N+1.

Annexe V
Investissements :
• Début N :
- constructions : 18 000 000 F (amortissement linéaire sur 10 ans).
- Matériel et outillage : 1 000 000 000 F (amortissement linéaire sur 4 ans)
• Début N+2 :
- Matériel et outillage : 6 000 000 F (amortissement linéaire sur 4 ans).

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ANNEXES ANALYSE FINANCIERE

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SERIE 10 : CAS DE SYNTHESE

CAS N°1 : SA ATABONG


Balance des comptes Période du 01/01/00
Complète au 31/12/00
Comptabilité 100 7.10 Date de tirage 29/10/01 à 16:28:38 Page : 1
Numéro de Mouvement Soldes
Intitulés des comptes
compte Débit Crédit Débit Crédit

131000 Résultat net de l’exercice 519 519

601000 Achat de marchandises 2745 2745


602000 Achat de mat. & fournit liées 7140 7140
603100 Variat. de stock marchandise 210 210
603200 Variat. de stock mat. Première 145 145
603300 Variat. de stock d’autres approv 70 70
603 ***Variation stock bien acheté 280 145 280 145

604000 Achats stocks matières conso 1850 1850


60 ***Total achats et variat. de stocks 12015 145 12015 145

611000 Transport 673 673


621000 Sous-traitance générale 580 580
630000 Service extérieurs B 896 896
640000 Impôts et taxes 1344 1344
650000 Autres charges 637 637
660000 Charges de personnel 6210 6210
670000 Frais financiers 572 572
681000 Dotation aux amort. d’exploit. 970 970
697000 Dotation aux provision financières 215 215
6 ***Comptes charges activités ordin. 24112 145 24112 145

701000 Ventes de marchandises 4200 4200


702000 Ventes des produits 16300 16300
705000 Travaux facturés 2900 2900
70 ***Ventes 23400 23400

710000 Subventions d’exploitation 1800 1800


720000 Production immobilisées 185 185
734000 Variation des stocks de prod. E 340 340
736000 Variation des stocks de produits 270 270
73 ***Variation stocks biens et services 270 340 270 340

750000 Autres produits 290 290


770000 Revenus financiers 110 110
791000 Reprises de provisions d’exploit. 275 275
797000 Reprises de provisions financiers 80 80
79 ***Total reprises pro 355 355

7 ***Total produits activités ordinaires 270 26480 270 26480

810000 Valeurs comptab cession imm. Incorpo. 570 570


820000 Produits des cessions immobil. incorpo. 310 310
830000 Charges H.A.O 270 270
840000 Produits H.A.O 16 16
850000 Dotations H.A.O 500 500
860000 Reprises H.A.O 270 270
870000 Participation des travailleurs 70 70
890000 Impôt sur le résultat 910 910
8 ***Comptes autres Charges et prod. 2320 596 2320 596

Totaux comptes de bilan 519 519


Totaux comptes de gestion 26702 27221 519
Totaux comptes de la balance 27221 27221
A partir des comptes de charges et de produits, à la fin de l’exercice N et avant virement et regroupement, de l’entreprise
« ATABONG ». des charges et des produits, le Directeur financier de la société Anonyme ATABONG vous demande de :
Présenter le compte de résultat (imprimés à remplir).

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ANNEXES ANALYSE FINANCIERE

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1- Calculer la Capacité d’Autofinancement Globale (CAFG) et contrôler cette valeur.

2- Calculer
• l’autofinancement
• l’autofinancement de renouvellement
• l’autofinancement net. On considère que les distributions effectuées au cours de l’exercice se
sont élevées à 342 000 F

3- présenter le compte de résultat par fonction sachant que les charges par nature autres que les
achats de marchandises et des matières sont ventilables ainsi :
- La fonction achat 20%
- La fonction production 40%
- La fonction ventes 25%
- La fonction financière 15%

4- calculer les ratios de rentabilité jugés utiles :


- taux de la valeur ajoutée
- performance économique (taux de MB)
- coût de l’emprunt

5- sachant due les charges d’AO autres que les achats de marchandises sont :
- pour les charges d’exploitation : 70% variables et 30% fixes

- pour les charges financières 100% fixes

a) Présenter le Tableau différentiel

b) Calculer le chiffre d’affaires critique ; en déduire la date à la quelle il a été atteint


(activité régulière)

c) Apprécier le risque d’exploitation à partir du CLE.

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CAS N°2 SIAP - ETAFI

Les états financiers (annexes 1 à 4) suivants ont été élaborés par M.. NASSIBI, chef comptable
adjoint de la société SIAP dont le capital est divisé en actions de valeur nominale 10 000 chacune.
En effet, M.NASSIBI nouvellement recruté après de brillantes études en France où il a obtenu son
DECF à L’INTEG de PARIS, n’est pas encore au fait du SYCOHADA (système comptable OHADA).
Le cabinet AFRIGROUP CONSULTING, conseil de la S.A SIAP vous demande de vous penchez sur
ce dossier. le programme de travail mis à votre disposition est le suivant :

1- Retranscrire selon le système OHADA :


a) Les bilans au 31 décembre 2000 et 2001
b) Les comptes de résultats
2- Calculer de deux manières différentes la CAFG
En déduire l’autofinancement Brut, l’autofinancement de maintien et l’autofinancement d’expansion.
Distributions 75.000.000 F en 2000 et 105.000.000 F en 2001
3 – Établir pour les deux années successives le bilan fonctionnel condensé.
4 – Procéder à l’analyse de l’équilibre financier en calculant :
- Le fonds de roulement fonctionnel (FRF)
- Le besoin de financement global (BFG) scindé en BFE et BF HAO
- La trésorerie
5 – Visualiser les grandeurs précédentes (FRF ; BFR ; TN) , à l’aide d’un graphique.
6 – Calculer les ratios de structure financière permettant d’apprécier :
- le financement des immobilisations ;
- la solvabilité générale ;
- l’indépendance financière ;
- la liquidité générale ;
- la trésorerie immédiate et à terme.
7 – Déterminer pour chaque exercice, la partie liquide de la CAFG : A quoi
correspond t – elle ?
8 – Commenter les résultats obtenues en insistant sur la manière dont a été financé
le BFR au cours des exercices 2000 et 2001
9 - Etablir pour l’exercice 2001, le bilan « liquidité » en tenant compte des autres
informations en annexe 5 :
10 - Calculer le Fonds de roulement financier (FRF)
11 – Présenter, pour l’exercice 2001, le TAFIRE. Commenter.

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ANNEXE 5 : AUTRES INFORMATIONS FINANCIERES.

Vous disposez, en outre, des informations complémentaires suivantes :

1- Les charges immobilisées : Elles sont toutes considérées comme des non-valeurs.

2- Fonds commercial : la valeur réelle est égale à 5 fois celle figurant au bilan (VCN).

3- Les immobilisations corporelles : selon un expert, ces actifs peuvent être évalués comme suit :
- Terrains : 25.000.000 F
- Constructions : supposées neuves
- Installations techniques : Constater un amoindrissement de 30 % de la valeur d’acquisition.

- Autres : Rien à signaler.

4- Les participations représentent 550 actions FADICAM évaluées ce jour à 50.000 F l’une.

5- 40 % des prêts seront recouvrés le 30 mars 2003.

6- Le stock-outil nécessaire au bon fonctionnement de l’entreprise est estimé à 20 % des stocks au bilan.

7- Clients et compte rattachés : une analyse de cette rubrique révèle que :


- Une créance de 54.000.000 F sera recouvrées à 60 %
- Le plafond d’escompte encore disponible est de 35.000.000 F

8- Les valeurs mobilières de placement sont cotées en bourse à 850.000.000 F

9- Le bénéfice correspondant aux distributions est de 60 %

10- Les provisions pour risque ne sont pas justifiées. Les provisions pour charges seront probablement
décaissées dans un délai de 18 mois . Tenir compte des implications fiscales sur les provisions non justifiées.

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ANNEXE 1.
COMPTES DE RÉSULTAT SOCIÉTÉ SIAP
(en milliers de francs) 2000 2001
Produits d’exploitation :
Vente de marchandises 3.676 3.779
Production vendue (biens et services) 1.134.842 1.225.063
Montant net du chiffre d’affaires 1.138.518 1.228.841
Production immobilisée 8
Subventions d’exploitation 9
Reprises sur amortissements et provisions 3.797 4.774
Autres produits 10.529 17.123
Total des produits d’exploitation 1.152.861 1.250.738
Charges d’exploitation
Achats de marchandises 2.604 2.866
Variation de stock 333 (147)
Achats de matières premières et autres approvisionnements 122.235 128.083
Variation de stock (652) (474)
Autres achats et charges externes 343.676 366.307
Impôts, taxes et versements assimilés 29.958 34.367
Salaires et traitements 379.145 387.302
Charges sociales 177.245 182.701
Dotations aux amortissements et aux provisions :
Sur immobilisations : dotations aux amortissements (681) 40.230 40.871
Sur immobilisations : dotations aux provisions - -
Sur actif circulant : dotations aux provisions (659) 6.118 12.497
Pour risques et charges : dotations aux provisions (691) 673 958
Autres charges 11.029 11.475

Total des charges d’exploitation 1.112.594 1.166.806


RÉSULTAT D’EXPLOITATION 40.267 83.932
Produits financiers :
De participations 106.040 140.508
D’autres valeurs mobilières et créances de l’actif immobilisé 11.234 828
Autres intérêts et produits assimilés 193.979 244.085
Reprises sur provisions 62.751 122.669
Différences positives de change 24.430 25.394
Produits nets sur cessions de valeurs mobilières de placement 5.489 15.058
Total des produits financiers 403.923 548.542
Charges financières :
Dotations aux amortissements et aux provisions 36.218 75.638
Intérêts et charges assimilés 181.627 107.933
Différences négatives de change 22.198 22.415
Charges nettes sur cessions de valeurs mobilières - 341
Total des charges financières 240.043 206.327

RÉSULTAT FINANCIER 163.880 342.215

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ANNEXE 1 : (Suite)

COMPTE DE RÉSULTAT (suite)

(en milliers de francs) 2000 2001


Produits HAO
Produits HAO 3.988 3.469
Produits des cessions des immobilisations 133.887 95.589
Reprises sur provisions 3.259 3
Total des produits HAO 141.134 99.061
Charges HAO
Charges HAO 4.746 7.693
VC des cessions d’immobilisations 113.438 80.197
Dotations aux amortissements et aux provisions 1.130 23.667
Total des charges HAO 119.314 11.557
RÉSULTAT HAO 21.820 (12.496)
Participation des salariés aux fruits de l’expansion - -
Impôt sur les bénéfices 28.916 81.773
TOTAL DES PRODUITS 1.697.918 1.566.463
TOTAL DES CHARGES 1.500.867 1.234.585
BÉNÉFICE 197.051 331.878

ANNEXE 2
ÉTAT DES AMORTISSEMENTS (Exercice 2001) :
Cumulés au Cumulés
Rubriques et postes début de Augmentations Diminutions en fin de
l’exercice l’exercice
Immobilisations incorporelles
Frais d’établissement 10.876 2.457 1.549 11.784
Frais de recherche et de développement 175 59 - 234
Concessions, brevets, licences, marques,
procédés, droits et valeurs similaires
2.796 1.618 491 3.923
Fonds commercial 2.828 - - 2.828
Avances et acomptes - - - -
Total Immobilisations Incorporelles. 16.675 4.134 2.040 18.769
Immobilisations corporelles
Terrains - - - -
Construction 11.307 2.252 625 12.934
Installations techniques, matériels et 15.825 5.262 1.485 19.602
outillages industriels
Autres immobilisations incorporelles. 57.800 25.053 19.521 63.332
Immobilisations corporelles en cours - - - -
Avances et acomptes - - - -
Total immobilisations Corporelles 84.932 32.567 21.631 95.868
Total actif immobilisé 101.607 36.701 23.671 114.637

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ANNEXE 3

BILAN AU 31 DÉCEMBRE SOCIÉTÉ SIAP

Actifs (en milliers de francs) 2000 net 2001 net


ACTIF IMMOBILISE :
Immobilisations Incorporelles
Frais d’établissement 15.986 8.609
Frais de recherche et de développement 117 58
Concessions, brevets, licences, marques, procédés, droits et 79.886 78.264
valeurs similaires
Fonds commercial 9.856 10.356
Avances et acomptes 800 1.000
Total Immobilisations incorporelles et charges 106.645 98.287
Immobilisations corporelles :
Terrains 19.894 19.294
Constructions 35.098 33.586
Installations techniques, matériel et outillage industriels 13.550 11.708
Autres immobilisations corporelles 97.229 80.720
Immobilisations corporelles en cours 860 4.791
Avances et acomptes 9.193 1.360
Total Immobilisations corporelles 175.824 151.459
Immobilisations financières :
Participations 2.082.201 2.466.390
Créances rattachées à des participations 407.858 458.410
Autres titres immobilisés 2.431 2.928
Prêts 14.736 14.160
Autres 9.057 8.057
Total Immobilisations financières 2.516.283 2.949.945
TOTAL ACTIF IMMOBILISE 2.798.752 3.199.691
Actif Circulant :
Stock et en-cours :
Matières premières et autres approvisionnements 5.465 4.991
Marchandises 168 356
Avances et acomptes versés sur commandes 52 813
Créances :
Créances clients et comptes rattachés 173.756 179.684
Créances sur cessions d’immobilisations 1.372.337 1.542.751
Divers :
Valeurs mobilières de placement 889.499 788.046
Disponibilités 339.260 150.718
Fonds réservés (1) 533.596 586.338
TOTAL ACTIF CIRCULANT 3.314.133 3.253.697
Comptes de régularisation :
Charges constatées d’avance (3) 5.276 4.410
Écarts de conversion actif (2) 45.082 16.027
TOTAL DES COMPTES DE RÉGULARISATION 50.358 20.437
TOTAL GÉNÉRAL 6.163.243 6.473.825

1- Trésorerie non disponible, à rattacher à l’actif circulant hors exploitation


2- Se rapportent aux « autres créances »
3 – Relatif à l’exploitation (stock de fournitures de bureau)

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ANNEXE 3 : (Suite)
BILAN SIAP AU 31 Décembre
2000 2001
Passif (en milliers de francs)
net net
CAPITAUX PROPRES
Capital 1.562.660 1.650.476
Primes d’émission , de fusion, d’apport 1.698.702 1.763.107
Écarts de réévaluation 2.430 3.971
Réserve légale 118.639 128.492
Réserve réglementées 8.649 8.649
Autre réserves 115.307 145.307
Report à nouveau 46.843 49.842
Résultat de l’exercice bénéfice ou (-) perte 197.051 331.878
Provisions réglementées - -
TOTAL CAPITAUX PROPRES 3.750.281 4.081.722
Provisions pour risques et charges
Provisions pour risques 21.543 40.199
Provisions pour charges 4.679 9.056
Total provisions pour risques et charges 26.222 49.255
Dettes :
Emprunts obligatoires convertibles 304.614 192.853
Autres emprunts obligatoires 510.431 464.273
Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit (1) 110.485 185.783
Emprunts et dettes financières divers 564.496 474.775
Avances et acomptes reçus sur commandes en cours
Dettes fournisseurs et acomptes rattachés 165.285 179.856
Dettes fiscales et sociales 273.730 319.359
Dettes sur les immobilisations et comptes rattrachés 20.919 20.920
Autres dettes (3) 392.899 488.243
TOTAL DETTES 2.342.859 2.326.062
Comptes de régularisation :
Produits constatés d’avance(4) 802
Écart de conversion passif (2) 43.881 15 .984
TOTAL GÉNÉRAL 6.163.243 6.473.825
1- Dont concours bancaires courants 75.000 89.000

2- Sont relatifs aux « Emprunts et dettes financières divers »

3- HAO

4 – Relatifs à l’exploitation

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ANNEXE 4
ÉTAT DES PROVISIONS (Exercice 2001)
Montant au Montant à la
Rubriques et postes début de Augmentation Diminution fin de
l’exercice l’exercice
Provisions pour risques
Pour litiges 856 17 201 183 17 874
Pour garanties données aux clients 19 166 - 2 764 16 402
Pour amendes et pénalités 3 - 3 -
Pour pertes de change 1 374 372 1 239 507
Autres provisions pour risques 144 5 416 144 5 416
Total provisions pour risques 21 543 22 689 4 333 40 199

Provisions pour changes


Pour pensions et obligations similaires 811 490 446 855
Pour impôts 3 548 5 847 2 475 6 920
Autres provisions pour changes 320 1 281 320 1 281
Total provisions pour changes 4 679 7 618 3 241 9 056
Provisions pour dépréciation
Sur immobilisations incorporelles 1 500 - - 1 500
Sur immobilisations financières 194 557 39 660 108 721 125 496
Sur stocks 41 - 41 -
Sur comptes clients 9 378 8 543 3 238 14 683
Sur autres créances 45 119 33 930 13 173 65 876
Sur valeurs mobilières - - - -
Sur disponibilités - - - -
Total provisions pour dépréciation 250 601 87 133 125 179 212 555
TOTAL DES PROVISIONS 276 823 17 740 132 753 261 810

Les provisions pour dépréciation sont rattachées :


- au fonds commercial
- aux titres de participation,
- au stock de matières premières et pour le reste, conformément à l’état ci-dessus.

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Cas N° 3 : SIAP-EXPLOITATION

Vous avez établi, conformément aux normes préconisées par le système OHADA, le compte de
résultat de la société SIAP au 31 décembre 2000 et 2001.
En prévision du lancement d'un nouveau produit le "TVPDB", le Président Directeur Général Mr
MADANI, fait appel à vous pour préparer les informations financières destinées au Conseil d'administration
qui doit se prononcer sur les décisions d'investissements envisagées :
A cet effet il vous est demandé d'effectuer les travaux suivants :

1° Analyse de l'exploitation :
1-1 Calculer les ratios de rotation des stocks, créances et dettes d'exploitation. En déduire le BFR
normatif (en jours de ventes HT et en valeur)

1-2 Calculer les ratios permettant d'apprécier :

- la croissance du chiffres d'affaires


- le degré d'intégration verticale
- la rémunération des salariés par la VA
- le poids de l'endettement.
2° Apprécier à partir des ratios appropriés, la ren tabilité financière et la rentabilité économique.

3° Calculer et commenter :
- L'excédent de la trésorerie d'exploitation (ETE)
- L'excédent de la trésorerie sur opération de gestion (ETOG)

4° Dans l'hypothèse où les charges variables sont c onstituées uniquement :


- du prix d'achat des marchandises vendues
- du prix d'achat des matières premières consommées
- des autres achats non stockés

Calculer pour les exercices 2000 et 2001 :


4-1 le seuil de rentabilité d'exploitation
4-2 le levier d'exploitation de l'entreprise
4-3 le CLE à partir du seuil de rentabilité
4-4 le coefficient de sécurité

5° On estime que le chiffre d'affaires HT est une v ariable aléatoire qui suit une loi normale dont la moyenne
est 1.150.000.000 FCFA et d'écart type 431.250.000 F.
5-1 Définir la loi de probabilité suivie par le résultat d'exploitation avant et après impôt sur le résultat .
Conclure.
5-2 Calculer la probabilité que le seuil de rentabilité ne soit pas atteint en 2000 et 2001. Commenter.

5-3 En supposant que l'investissements envisagés devraient entraîner une augmentation du CAHT de
20 % avec un accroissement des charges de structure de l'ordre de 15 % , Calculer :

- le seuil de rentabilité d'exploitation prévisionnel


- le levier d'exploitation
- la probabilité que le résultat d'exploitation soit déficitaire en 2002
• Conclure quand à l'opportunité des investissements envisagés.

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CAS N° 4 : SA KOUSSI-SYNTHÈSE

La Société "KOUSSI" est une entreprise de confection spécialisée dans les vêtements de sports.
Fondée en 1990, elle a connu une croissance rapide.

En 2003, une nouvelle usine a été construite, dans laquelle la production est largement automatisée.
Ces investissements ont été financés en grande partie par un emprunt bancaire.

Du fait d'importants problèmes de démarrage, les objectifs de ventes de 2003 n'ont pas été atteints
malgré la hausse absolue du chiffre d'affaires HT.

L'exercice 2003 s'est soldé par une perte nette de 11.940 000 F. Le PDG s'inquiète de cette situation
et, pour clarifier les problèmes auxquels doit faire face la SA "KOUSSI", on vous demande :

1- de Calculer les ratios suivants dont les moyennes du secteur sont données en annexe :
- ratios d'activité
- ratios de structure
- ratios de rentabilité
2- de commenter les résultats obtenus en mettant en évidence :
- la solvabilité et la liquidité
- le financement des investissements
- l'endettement

Le Directeur financier de la société KOUSSI vous fournit à cet effet les documents suivants
(en 10.000 F) correspondants aux extraits du bilan et du compte de résultat.

Annexe –1 : Extrait du Bilan

EXERCICES
ELEMENT 2001 2002 2003
Actif immobilisé brut ……………… 7.497 10.158 13.685
Actif Circulant brut
• Stock et en-cours
- Matières premières …….… 1.381 2.494 1.602
- Produits finis ……………… 1.377 3.450 4.570
• Créances clients …….……… 1.330 2.601 1.351
Actif de trésorerie …………….………… 395 54 95
Capitaux propres (après retraitement) … 4.521 6.670 7.681
Dette financières ……………………… 657 1.065 3.500
Dettes circulantes (1) …………………… 6.502 10.647 9.672
Passif de trésorerie ……………………… 300 375 450

(1) dont compte fournisseurs 5.647 9.297 8.538

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Annexe –2 : Extrait du compte de résultat


EXERCICES
ELEMENTS ISSUS DU COMPTE DE RESULTAT
2001 2002 2003

Achats de matières …………………… 9.835 16.579 15.457


Variation des stocks ………………….. - 412 - 1.113 892
Valeur ajoutée ………………………… 7.510 14.441 17.627
Charges de Personnel ………………… 4.117 10.500 11.167
Excédent Brut d'Exploitation ………… 2.571 2.258 5.845
Charges financières …………………… 1.020 1.222 1.500
Chiffres d'affaires …………………….. 17.480 32.613 35.322
Production stockée …………………… 127 2.073 1.120
Charges de Production ………………. 3.496 7.272 9.452
RESULTAT NET …………………… 318 142 - 1.194

CAFG ………………………………… 383 480 878

Annexe -3 : Valeurs moyennes du secteur


Ratios Entre 2001 et 2003
1- Rotation :
- Stock des matières premières ……………………………… 35 j - 40 j
- Stock des produits finis …………………………….……… 40 j - 50 j
- Crédit - clients ……………………………………..……… 20 J - 20 j
- Crédit-Fournisseurs ………………………………..……… 120 j - 120 j
2- Intégration verticale VA/CAHT …………………….……… 45 %
3- Rémunération du facteur travail par la valeur ajoutée ……… 70 %
4- Structure financière :
- Autonomie financière CP/Passif …………………….…. . 1/3
- Financement des investissements …………………….… 125 %
- Capacité de remboursement …………………….……… 3 à 4 ans
5- Rentabilité
- financières ……………………………………………… 12 % - 15 %
- Economique …………………………………….…… … 30 % - 55 %

CP = Capitaux propres

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SOMMAIRE
LISTE DES ABRÉVIATIONS.............................................................................................................................. 1
INTRODUCTION ................................................................................................................................................. 3
I- ...................................................................................................... L’ANALYSE FINANCIÈRE, POURQUOI ?
................................................................................................................................................................. 3
II– ....................................................................................................... L’ANALYSE FINANCIÈRE POUR QUI ?
................................................................................................................................................................. 3
III- ....................................................................................................L'ANALYSE FINANCIÈRE, AVEC QUOI ?
................................................................................................................................................................. 4
Partie 1................................................................................................................................................................ 6
ANALYSE DE LA STRUCTURE ........................................................................................................................ 6
DE L’EXPLOITATION......................................................................................................................................... 6
Chapitre 1 ........................................................................................................................................................... 7
LES SOLDES SIGNIFICATIFS........................................................................................................................... 7
DE GESTION ...................................................................................................................................................... 7
Section 1 : PRÉSENTATION .................................................................................................. 7
Section 2 : LES SOLDES SIGNIFICATIFS DE GESTION ......................................................................... 8
I- ..................................................................................LES SOLDES DES OPÉRATIONS D’EXPLOITATION
................................................................................................................................................................. 8
II- ......................................................................................................... LE RÉSULTAT FINANCIER (RF : 136)
............................................................................................................................................................... 15
III- .......................................................................RÉSULTAT DES ACTIVITÉS ORDINAIRES (RAO : 137)
............................................................................................................................................................... 16
IV-.................................................................... LE RÉSULTAT HORS ACTIVITÉ ORDINAIRE (RHAO : 138)
............................................................................................................................................................... 16
Chapitre 2 : ....................................................................................................................................................... 22
Section 1 : SIGNIFICATION DE LA C.A.F............................................................................... 22
I- ........................................................................................................................QUE REPRÉSENTE LA C.A.F ?
............................................................................................................................................................... 22
II- ............................................................................................................... QUEL EST LE RÔLE DE LA C.A.F ?
............................................................................................................................................................... 22
Section 2 : CALCUL DE LA C.A.F DANS LE SYSCOHADA .............................................. 22
I- ...............................................................................................NATURE DE LA CAF DANS LE SYSCOHADA
............................................................................................................................................................... 22
II- ....................................................................................................................................... CALCUL DE LA CAFG
............................................................................................................................................................... 23
III- ............................................................................................................... COMMENTAIRES DES CALCULS
............................................................................................................................................................... 24
Section 3 : VARIATION AUTOUR DE LA NOTION ............................................................................ 24
D’AUTOFINANCEMENT............................................................................................................................. 24
PAS DE CONFUSION ENTRE : ............................................................................................................ 24
II- .............................................................................................. COMPOSANTES DE L’AUTOFINANCEMENT
............................................................................................................................................................... 25
Section 4 : AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DE ............................................................. 26
L’AUTOFINANCEMENT ............................................................................................................................. 26
I- ...................................................................................................... AVANTAGES DE L’AUTOFINANCEMENT
............................................................................................................................................................... 26
II- .............................................................................................INCONVÉNIENTS DE L’AUTOFINANCEMENT
............................................................................................................................................................... 26
Chapitre 3 : ....................................................................................................................................................... 29
AUTRES APPROCHES .................................................................................................................................... 29
DU COMPTE DE RÉSULTAT........................................................................................................................... 29
Section 1 : LE COMPTE DE RÉSULTAT PAR FONCTIONS. .................................................................. 29
I - STRUCTURE DU COMPTE DE RÉSULTAT PAR FONCTIONS.................................................... 29
II – Précisions diverses .......................................................................................................................... 31
Section 2 : LE COMPTE DE RÉSULTAT DIFFÉRENTIEL ....................................................................... 32
I – LES CHARGES VARIABLES : ......................................................................................................... 32
II – LES CHARGES FIXES : .................................................................................................................. 33
III – STRUCTURE SIMPLIFIÉE DU TABLEAU DIFFÉRENTIEL. ......................................................... 33
RAO................................................................................................................................................................... 33
Chapitre 4 : ....................................................................................................................................................... 34

- 197 -
ANNEXES ANALYSE FINANCIERE

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APPRÉHENSION DU RISQUE......................................................................................................................... 34
D’EXPLOITATION ............................................................................................................................................ 34
Section 1 : LE SEUIL DE RENTABILITÉ ................................................................................................. 34
I- ....................................................................................................................................................... HYPOTHÈSE
............................................................................................................................................................... 34
II- ....................................................................................................................................... EXPRESSION DU SR
............................................................................................................................................................... 34
III- .................................. EVALUATION DE LA VULNERABILITE PAR LE COEFFICIENT DE SECURITE
............................................................................................................................................................... 35
Section 2 : LE COEFFICIENT DU LEVIER D’EXPLOITATION (CLE) .................................................... 35
I- ........................................................................................................ CALCUL DU LEVIER D’EXPLOITATION
............................................................................................................................................................... 35
II- LEÇON A TIRER DU CALCUL DU CLE ........................................................................................ 36
III- CONDITIONS DE VALIDITÉ DU CLE............................................................................................ 36
Section 3 : APPRÉHENSION DU RISQUE A PARTIR ............................................................................. 37
DE LA DISPERSION DU RE...................................................................................................................... 37
I- Risque d’exploitation à partir de la loi du résultat : Probabilités objectives........................................ 37
Chapitre 5 : ....................................................................................................................................................... 39
LES RATIOS D’EXPLOITATION...................................................................................................................... 39
ET DE RENTABILITÉ ....................................................................................................................................... 39
Section 1 : GENERALITES SUR LES RATIOS......................................................................................... 39
I- ............................................................................................................................ QU’EST- CE QU’UN RATIO ?
............................................................................................................................................................... 39
Exemples : .................................................................................................................................................. 39
II- .............................................................................................................................. POURQUOI LES RATIOS ?
............................................................................................................................................................... 39
Les Ratios dans l’analyse financière permettent : ................................................................................. 39
III- ................................................................................................................ PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES
............................................................................................................................................................... 40
Il faut rechercher des ratios significatifs et donc homogènes et éviter des doubles emplois : ....... 40
IV-............................................................................................................................ UTILISATION DES RATIOS
............................................................................................................................................................... 41
V-................................................................................................................................................... VOCABULAIRE
............................................................................................................................................................... 41
VI-........................................................................................................................................... TYPES DE RATIOS
............................................................................................................................................................... 41
Section 2 : LES RATIOS DE GESTION ET DE RENTABILITÉ ............................................................... 41
I- ........................................................................................................................LES RATIOS D’EXPLOITATION
............................................................................................................................................................... 41
II- ....................................................................................................................LES RATIOS DE RENTABILITE
............................................................................................................................................................... 44
CE QU’IL FAUT RETENIR................................................................................................................................ 48
Partie 2 :............................................................................................................................................................ 49
ANALYSE.......................................................................................................................................................... 49
DE LA ................................................................................................................................................................ 49
STRUCTURE FINANCIERE ............................................................................................................................. 49
Chapitre 6 : ....................................................................................................................................................... 50
LE BILAN COMPTABLE OU PATRIMONIAL.................................................................................................. 50
Section 1- CARACTÉRISTIQUES DU BILAN COMPTABLE................................................... 50
Section 2- EXPLICATIONS RELATIVES A CERTAINS ........................................................... 50
POSTES DU BILAN .................................................................................................................................... 50
I- ....................................................................................................................... LES CHARGES IMMOBILISÉES
............................................................................................................................................................... 51
II- ................................................................................................. LES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
............................................................................................................................................................... 51
III- LES IMMOBILISATIONS FINANCIÈRES...................................................................................... 51
IV-....................................................................................................................LES ÉCARTS DE CONVERSION
............................................................................................................................................................... 51
V- ........................................................................................Les Dettes Financières et Ressources Assimilées
............................................................................................................................................................... 52
Chapitre 7 ......................................................................................................................................................... 53
L’ANALYSE FONCTIONNELLE DU BILAN ................................................................................................. 53
Section 1 : OBJECTIFS ET LIMITES DU BILAN............................................................. 53

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ANNEXES ANALYSE FINANCIERE

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FONCTIONNEL ........................................................................................................................................... 53
Section 2 : PRÉSENTATION DU BILAN FONCTIONNEL ..................................................... 53
PASSIF CIRCULANT (PC) .................................................................................................................... 54
- Dettes Circulantes d’exploitation (7)................................................................................................... 54
- Dettes Circulantes hors exploit. (8) .................................................................................................. 54
PASSIF DE TRÉSORERIE (9) .................................................................................................... 54
Section 3 : PRÉCISIONS DIVERSES......................................................................................... 54
I- ..............................................................................................Reclassement Fonctionnel des Postes du Bilan
............................................................................................................................................................... 54
II- ................................................................................ Reclassement économique et quelques particularités
............................................................................................................................................................... 56
Section 4 : FONDS DE ROULEMENT FONCTIONNEL (FRF) ............................................ 60
BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT (BFR)........................................................................................... 60
ET TRÉSORERIE........................................................................................................................................ 60
I- FONDS DE ROULEMENT FONCTIONNEL (FRF) ............................................................................ 60
II- ........................................................................................LE BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT (BFR)
............................................................................................................................................................... 61
III- ........................................................................................................................................LA TRÉSORERIE (T)
............................................................................................................................................................... 63
IV- EVOLUTION DES DIFFERENTS PARAMETRES : ANALYSE DYNAMIQUE................................ 64
III- ........................................... EXCÉDENT DE TRÉSORERIE SUR OPÉRATION DE GESTION (ETOG).
............................................................................................................................................................... 67
Chapitre 8 ......................................................................................................................................................... 71
L’ANALYSE LIQUIDITE DU BILAN ................................................................................................................. 71
Section 1 : OBJECTIF DU BILAN FINANCIER....................................................................................... 71
Section 2 : LIMITE DE L’ANALYSE «LIQUIDITÉ».................................................................... 71
Section 3 : PRINCIPE DU BILAN FINANCIER .................................................................... 71
(OU BILAN LIQUIDITÉ) ............................................................................................................................. 71
I- ......................................................................................................CLASSEMENT DES POSTES DU BILAN :
............................................................................................................................................................... 71
II- .................................................................... ÉVALUATION DU PATRIMOINE RÉEL DE L’ENTREPRISE :
............................................................................................................................................................... 71
III- ............................................................................... SÉPARATION ET REGROUPEMENT DES POSTES :
............................................................................................................................................................... 71
Section 4 : PRÉSENTATION DU BILAN LIQUIDITÉ................................................................. 72
I- .................................................................................................................. QUELQUES PRÉCISIONS UTILES
............................................................................................................................................................... 72
II- ...................................................................................................................... DETTES FISCALES LATENTES
............................................................................................................................................................... 73
Section 5 : Appréciation de la structure financière. .............................................................................. 75
I – LE FONDS DE ROULEMENT « LIQUIDITÉ » (FRL) : ..................................................................... 75
II – FONDS DE ROULEMENT PROPRE ET FONDS DE ROULEMENT ETRANGER. ....................... 76
III – VISUALISATIONS DES BILANS PAR LES GRAPHIQUES........................................................... 77
Chapitre 9 : ....................................................................................................................................................... 78
LES RATIOS DE STRUCTURE FINANCIÈRE................................................................................................. 78
(OU DE STRUCTURE DU BILAN) ................................................................................................................... 78
Section 1 : OUTILS DE PRODUCTION ET ................................................................................ 78
FINANCEMENT........................................................................................................................................... 78
I- ....................................................................................................POIDS DE L'OUTIL DE PRODUCTION (R1)
............................................................................................................................................................... 78
II- ..................................................................... OBSOLESCENCE DE L'APPAREIL DE PRODUCTION (R2)
............................................................................................................................................................... 79
III- .......................................................................................... FINANCEMENT DES INVESTISSEMENTS (R3)
............................................................................................................................................................... 79
Section 2 : SOLVABILITÉ ET LIQUIDITÉ................................................................................ 80
I- ..............................................................................................................................................SOLVABILITÉ (R15)
............................................................................................................................................................... 80
II- ..................................................................................................................................................... LA LIQUIDITÉ
............................................................................................................................................................... 80
III- ....................................................................................................................LES RATIOS D'ENDETTEMENT
............................................................................................................................................................... 81
Chapitre 10 : ..................................................................................................................................................... 86
DYNAMIQUE DE LA STRUCTURE FINANCIÈRE : ........................................................................................ 86

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LE TABLEAU FINANCIER DES RESSOURCES ET DES EMPLOIS (TAFIRE) ............................................ 86


Section 1 : OBJET DU TAFIRE ................................................................................................................. 86
Section 2 : CONCEPT DU TAFIRE........................................................................................................... 86
Section 3 : PRÉSENTATION DU TAFIRE ................................................................................................. 86
I- ............................................................ LE TABLEAU DE DÉTERMINATION DES SOLDES FINANCIERS
............................................................................................................................................................... 87
II- ................................................................................................................ LE TABLEAU PROPREMENT DIT :
............................................................................................................................................................... 87
Section 4 : QUELQUES PRÉCISIONS UTILES ...................................................................................... 88
Section 5 : LE TRACE DU TAFIRE ........................................................................................................... 88
Partie 3 :............................................................................................................................................................ 97
PLANIFICATION............................................................................................................................................... 97
ET FINANCEMENT........................................................................................................................................... 97
Chapitre 11 : ..................................................................................................................................................... 98
LE FINANCEMENT DU CYCLE D’EXPLOITATION :...................................................................................... 98
LE FONDS DE ROULEMENT NORMATIF ...................................................................................................... 98
I- .........................................................................................................DÉTERMINATION DU « BFE » MOYEN
............................................................................................................................................................... 98
TE ...................................................................................................................................................................... 99
II- ............. DÉCOMPOSITION DU « BFE » MOYEN EN PARTIE FIXE ET EN PARTIE VARIABLE
............................................................................................................................................................. 102
III- ............................................................................................................. PRISE EN COMPTE DU RISQUE
............................................................................................................................................................. 103
Chapitre 11 : ................................................................................................................................................... 106
LE PLAN DE FINANCEMENT ........................................................................................................................ 106
I- ............................................................................................................ OBJET DU PLAN DE FINANCEMENT
............................................................................................................................................................. 106
II- .................................................................................................SPÉCIFICITÉ DU PLAN DE FINANCEMENT
............................................................................................................................................................. 106
III- ..................................................................................................... MODÈLE DU PLAN DE FINANCEMENT
............................................................................................................................................................. 106
IV-............................................................................................ÉLABORATION DU PLAN DE FINANCEMENT
............................................................................................................................................................. 107
V-...................................................CONFRONTATION – RESSOURCES ET BESOINS PRÉVISIONNELS
............................................................................................................................................................. 111
VI- .................................................................................. CONSTRUCTION D’UN PLAN DE FINANCEMENT
............................................................................................................................................................. 113
VII- ........................................................................... COMPTE DE RÉSULTAT ET BILAN PRÉVISIONNELS
............................................................................................................................................................. 114
VIII- ...................................................................................................... UTILITÉ DU PLAN DE FINANCEMENT
............................................................................................................................................................. 114
ANNEXES ....................................................................................................................................................... 117
Annexe – 1 CALCULS PROBABILISTES.......................................................................... 118
Annexe – 2 : Etats financiers du système normal................................................................................ 124
TAFIRE - SYSTÈME NORMAL ...................................................................................................................... 128
ère
1 Partie : DÉTERMINATION DES SOLDES FINANCIERS ................................................................. 128
DE L’EXERCICE N................................................................................................................................... 128
(TAFIRE) SYSTÈME NORMAL ................................................................................................................ 129
TABLEAU FINANCIER DES RESSOURCES ET EMPLOIS ......................................................................... 130
(TAFIRE) SYSTÈME NORMAL ................................................................................................................ 130
TABLEAU FINANCIER DES RESSOURCES ET EMPLOIS ......................................................................... 131
(TAFIRE) SYSTEME NORMAL ................................................................................................................ 131
Annexe – 3 : ETATS FINANCIERS DU SYSTEME ALLEGE ................................................................. 132
B – COMPTE DE RESULTAT – SYSTEME ALLEGE ................................................................................... 134
COMPTE DE RESULTAT – SYSTEME ALLEGE .......................................................................................... 135
Annexe 4 : TABLEAUX DE CORRESPONDANCE POSTES / COMPTES ............................................ 136
SECTION I : Système normal.................................................................................................................. 136
SECTION 2 : SYSTEME ALLEGE............................................................................................................ 140
BILAN-ACTIF ............................................................................................................................................ 140
A VOTRE TOUR ............................................................................................................................................. 143
TD .................................................................................................................................................................... 143
45 cas pour affermir vos connaissances .................................................................................................... 143
CAS N° 2 : ETABLISSEMENT DEFOSSO................... .................................................................................. 148

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ANNEXES ANALYSE FINANCIERE

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SERIE 3 : ..................................AUTRES APPROCHES DU RESULTAT ET RISQUE D’EXPLOITATION


............................................................................................................................................................. 151
CAS N° 1 : Entreprise KUONI ........................ ............................................................................................... 151
CAS N° 2 : SA MECANIQUE DU NORD.................... .................................................................................... 151
CAS N° 3 ........................................... .............................................................................................................. 152
CAS N° 6 : SA BODECAM ............................. ............................................................................................... 153
CAS N° 2 : SA MECANIQUE DU NORD................... .................................................................................... 156
ANNEXE 2 : Ratios à calculer ............................................................................................................. 157
ANNEXE 1 : Informations diverses...................................................................................................... 157
CAS N° 2 ........................................... ........................................................................................................ 161
CAS N° 4 : SA. PELCAM.............................. .................................................................................................. 163
Société - RAYAN au 31 décembre N........................................................................................................... 170
Les états financiers (annexes 1 à 4) suivants ont été élaborés par M.. NASSIBI, chef comptable adjoint
de la société SIAP dont le capital est divisé en actions de valeur nominale 10 000 chacune. ............. 187

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