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REPUBLIQUE DU SENEGAL

UN PEUPLE-UN BUT-UNE FOI

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE


UNIVERSITÉ DAKAR-BOURGUIBA (U.D-B)
ANNÉE UNIVERSITAIRE 2016-2017

Unité de Formation et de Recherche (UFR)


Génie Gestion Economique
Mention : MASTER AUDIT ET CONTROLE DE GESTION
SUJET :

L’impact de l’audit interne dans le système de contrôle


interne :cas de SIAT-GABON

Présentée par : Encadré par :


BILOGHE-BI-OBIANG M Mandiaye
NDIAYE
Aletea Georgina
Dédicace
Je dédie ce travail à toute la famille OBIANG EDZO

Remerciements
Il est souvent difficile de mesurer l’importance des personnes qui nous entourent car, souvent
considérées comme une partie de notre quotidien, même naturel. Or, ces dernières
représentent un apport capital, mieux elles sont d’une nécessité incomparable et implacable.
A cet effet, je tiens à remercier avant tout mes parents Alain OBIANG EDZO et Thérèse
EKORO qui m’ont donné la vie, ainsi que les autres membres de ma famille à savoir :
Mes mamans jacqueline et Viviane OBIANG, mes frères Nicaise, David, Alain, Steve, Jean
Clotaire, Frederick, Gabriel et mes sœurs Aurèlie, Barbara, Manuella, Roseline, Murielle,
René qui m’ont soutenus sur le plan moral et financier.

Ma famille de Dakar, en pensant mes sœurs d’Ouakam merci les filles pour votre patience,
vos éclats et votre chaleur quotidienne.

A tous mes condisciples et amis qui mon soutenu.


A toi Olivier REWAKA pour tes nombreux conseils et ta patience ;
J’ai l’agréable devoir de témoigner ma reconnaissance et ma gratitude à l’égard de tous ceux
qui m’ont soutenu tant moral que financier pour ma réussite.
Mes remerciements vont aussi en l’endroit de :
 au professeur M.Mandiaye Ndiaye, l’Université Dakar Bourguiba, mon encadreur
pour son soutien inestimable ;

 merci à l’ensemble du corps administratif et professoral de l’Université Dakar


Bourguiba pour sa remarquable contribution à ma formation ;
 merci à l’ensemble du personnel de SIAT-GABON. Particulièrement à M. Tristan
EDOU auditeur interne, Steve ELLA OBIANG et Rosny Contrôleur de gestion

Je vous dis à tous merci du plus profond de mon cœur.

SIGLES ET ABREVIATION
COSO : internal control-integrated framework (cadre de contrôle interne intégré)
DG : Directeur Général
FRAP : Feuille de Réévaluation des Problèmes Apparents
IASB : Iinternational Audit Standars Board
IFAC : International Federation of Accountant
IFACI : Institut Français des Auditeurs et Contrôleurs Internes
IIA : Institute of internal Auditors
OEC : Ordre des Experts- Comptables
UDB : Université Dakar Bourguiba
SIAT : Société d’Investissement pour l’Agriculture Tropicale
PF :Produit Facturée
PU : Prix unitaire
PS : Pur savon
PWC : PricewaterhouseCoopers (réseau d'entreprises spécialisées dans des missions d'audit,
d'expertise comptable et de conseil)

Sommaire
Dédicace………………………………………………………………………………………A
Remerciements………………………………………………………………………………..B
Sigles et abréviations…………………………………………………………………………C
Sommaire...................................................................................................................................D
Introduction …………………………………………………………………………………1
PREMIERE PARTIE : CADRE THEORIQUE 7
CHAPITRE 1 : Notion d’audit interne et contrôle interne ……………………………………………………………….8
Section 1 : concepts fondamentaux de l’audit interne 8

Section 2 : Concepts fondamentaux du contrôle interne14

Section 3 : Etude comparative de l’audit interne 18


Chapitre 2 : Méthodologie et documentation de
recherche…………………………………………………………..26

Section 1 : Méthodologie de


recherche……………………………………………………………………………………………..26

Section 2 : Recherche documentaire…………………………………………………………………………………………………27

CHAPITRE 3 : Cadre organisationnel………………………………………………………………………………………………


29

Section 1 : Historique et objectifs généraux 29

Section 2 : Activités, produits et les sites 30

Section 3 : Organisation de la structure et fonctionnement………………………………………………………………34

DEUXIEME PARTIE :………………………………………………………………………………………………………………………35

PRATIQUE DE L’AUDIT INTERNE DANS L’AMELIORATION DU SCI de SIAT……………………………………..35

CHAPITRE 1 : Etapes et démarches de l’audit interne dans l’entreprise …………………………………………


36

Section 1 : Présentation de la structure de l’audit interne de


l’entreprise…………………………………………..36

Section 2 : Le déroulement d’une mission d’audit interne ……………………………………………………………….38

Section 3 : Technique et outils d’investigation …………………………………………………………………………………41

CHAPITRE 2 : Description de la procédure du SCI : Processus facturation V/C……………………………….42

Section 1 : Processus vente/client………………………………………………………………………………………………….42

Section 2 : Procédure détaillée ventes/clients……………………………………………………………………………….44

Section 3 : Illustration de la démarche d’AI : Fonction facturation des ventes /clients…………………..45

CHAPITRE 3 : Illustration de la pratique des évaluations du SCI : fonction facturation ventes/clients


au sein de SIAT GABON (site de Lambaréné : palmier)………………………………………………………………51

Section1 : Contexte, objectifs de la mission et méthodologie ..………………………………………………………51


Section 2 : Synthèse générale de l’évaluation…………………………………………………………………………………53

Section 3 : Evaluation du processus facturation……………………………………………………………………………..55

Recommandations………………………………………………………………………….62

Conclusion……………………………………………………………………………………………………………………………….63

Bibliographie………………………………………………………………………………….E
Liste des tableaux…………………………………………………………………………….F
Liste des figures………………………………………………………………………………G
Table des matières…………………………………………………………………………….H
Annexe…………………………………………………………………………………………I

Introduction :
Ces dernières années, le monde des affaires a fait l’objet de plusieurs scandales financiers
dans le monde. Cela a conduit à la prescription de diverses reformes et lois sur la sécurité
financière. Suite auxquelles, l’intérêt de la bonne gouvernance et le champ d’application de
l’audit s’est étendue au sein de l’entreprise.
L’entreprise qui est un ensemble d’installations et de personnes avec des responsabilités, de
pouvoirs et des relations. Un acteur économique produisant des biens et des services pour
d’autres acteurs, dont les objectifs généraux consistent en la création de valeur ajoutée qui
aura pour conséquence le renforcement des ressources financières, le renouvellement de
l’outil de production et la rémunération des actionnaires.

L’obtention d’une valeur ajoutée sur investissement garantit sa pérennité. L’entreprise doit
assurer la maitrise de son système du pilotage des risques face aux défaillances qui peuvent
découler des produits et des services qui représentent une priorité fondamentale pour
l’efficacité de l’organisation mise en place.

Face au continuel effort d’adaptation du management à la globalisation de l’économie et


l’ouverture des marchés, les entreprises n’ont pas eu autre choix que de miser sur le rôle de
l’auditeur interne. La nécessité de l’audit interne est certes reconnue de tous mais, sa pratique
au sein des entreprises dans les pays en voie de développement reste malgré l’évolution
limitée. Les grandes entreprises que ce soit dans les pays développés ou non, ont un souci
d’organisation et de contrôle par création des services d’audit internes dont la mission est
principalement le contrôle interne. L’audit interne veille à l’applicabilité des procédures
existantes et à l’élaboration d’autres procédures lorsqu’il y a un vide. Plusieurs entreprises
restent cependant sans manuel des procédures et celles qui en ont l’actualisent rarement.

Ainsi, la compréhension de la contribution de l’audit interne au sein d’une entreprise est donc
primordiale, qu’est-ce qu’un audit interne ?

L’audit interne est une partie du contrôle interne, dans le sens où le rôle de l’audit est
d’évaluer et d’améliorer par ses recommandations, le système de contrôle interne. La logique
voudrait que nous commencions par commenter le système, ou dispositif, de contrôle interne,
avant d’aborder l’audit. Il est évident, pour la bonne compréhension de notre étude, d'aller du
plus simple au plus complexe et de traiter d’abord l’audit interne. Cette activité est beaucoup
mieux connue et plus facile à décrire, car elle est proche d'une méthodologie anglo-saxonne
plus ancienne et plus répandue, de plus elle est totalement définie et normée par l’Institut des
Auditeurs Internes (IIA).

« L’audit interne est une activité indépendante et objective qui donne à une organisation une
assurance raisonnable, lui apporte ses conseils pour les améliorer, et contribue à créer de la
valeur ajoutée. Il aide cette organisation à atteindre ses objectifs, en évaluant, par une
approche systématique et méthodique, ses processus de management des risques, de contrôle
et de gouvernement d’entreprise et en faisant des propositions pour renforcer son efficacité ».

La définition même de l’audit interne précise que l’auditeur interne « contribue à créer de la
valeur ajoutée ». Cette exigence se traduit dans les recommandations de l’auditeur et doit être
appréciée d’un triple point de vue : remet les choses en état, supprime des dispositions
existantes pénalisantes et dont la simple existence est à l’origine du risque constaté et note
l’exigence qui s’applique également aux missions de conseil. On peut même dire qu’elle est
ici renforcée, ainsi que l’indique la norme 2010.C1 1 qui précise que le responsable de l’audit
interne doit, avant toute acceptation de mission de conseil, considérer « dans quelle mesure
elle est susceptible de créer de la valeur ajoutée ».

Quant au contrôle interne, Les définitions sont nombreuses, mais l’accord se fait sur
l’essentiel. Les auditeurs externes, commissaires aux comptes, experts comptables ont été les
premiers en France à développer et à approfondir la notion de contrôle interne, et ce pour
atteindre les objectifs spécifiques assignés à leur fonction : certifier la régularité, la sincérité et
l’image fidèle des comptes et résultats. Le contrôle interne est donc pour eux un moyen alors
que pour les auditeurs internes il s’agit d’un objectif. Les auditeurs internes n’ont eu qu’à s’en
emparer et à l’étendre à toutes les fonctions de l’entreprise en soulignant l’originalité de ses
caractères dès l’instant que lui était conférée une portée universelle. L’excellente définition du
contrôle interne donnée par l’Ordre des experts comptables dès 1977 illustre mieux la notion :
Le contrôle interne est l’ensemble des sécurités contribuant à la maîtrise de l’entreprise. Il a
pour but d’un côté d’assurer la protection, la sauvegarde du patrimoine et la qualité de
l’information, de l’autre l’application des instructions de la direction et de favoriser
l’amélioration des performances. Il se manifeste par l’organisation, les méthodes et les
procédures de chacune des activités de l’entreprise, pour maintenir la pérennité de celle-ci.

Le besoin de maitrise des directions générales confrontées à la taille, à l’augmentation du


volume d’information, et à la pression de l’environnement de leurs entreprises. Aujourd’hui,
une organisation ne peut être conçue sans la présence d’un auditeur interne. Contrairement au
contrôle de gestion et au contrôle budgétaire qui sont des contrôles par rapport aux normes et
aux procédures. L’audit interne remplit trois fonctions dont la vérification l’entreprise en
interne et voir si elle est conforme à l’image qu’elle donne d’elle de l’extérieur ainsi qu’aux

1
Normes IIA Page 22
différents partenaires, d’apprécier la validité des contrôles et des procédures qui doivent être
exhaustifs et fiables et proposer des améliorations quand c'est nécessaire.

Ainsi perçu, l’audit constitue un élément important de l’amélioration de la performance de


l’entreprise qui touche tous les domaines d’activités des organisations.

Au-delà de l’assurance que donne l’audit interne à l’entreprise, quant à l’efficacité de son
système de contrôle interne, il semble également constituer un facteur d’amélioration de
performances. C’est dans cette optique de facteur d’amélioration des performances que notre
raisonnement est porté sur l’effet que produit l’audit interne dans le système de contrôle
interne d’une entreprise agro-industrielle.

Problématique

L’audit apparaît comme la garantie que les procédures de contrôle interne fonctionnent et
sont adaptées, et que le produit ou le service réalisé respect les normes en vigueur. En
l’absence d’un système de contrôle interne pertinent, l’audit ne peut que constater les risques
et éventuellement mesurer ponctuellement les dérives. L’audit trouve donc sa pleine
justification quand il s’appuie sur système de contrôle adapté en permanence à l’évolution de
l’organisation et de son environnement. Il est une source indispensable dans un
environnement sociétal, sa qualité est un paramètre important qui touche à tous les aspects de
celle-ci.

Ce travail permettra d’identifier les principaux atouts à cette activité.

Existe-t-il un service d'audit interne au sein de l'entreprise SIAT- Gabon ?

Quelle est l'étendue de sa couverture et comment fonctionne-t-il ?

Contribue-t-il à l'amélioration de la gestion de cette entreprise ?

Comment l’audit interne peut-il contribuer à l’amélioration du système de contrôle interne ?

Ces questions constituent une pierre d'approche à de cette étude. Nous nous efforçons d'y
répondre, tout en reconnaissant l'existence d'autres aspects du problème qui méritent aussi
d'être examinés.
Hypothèses de recherche

De nos jours l’audit interne occupe une place indispensable dans les sociétés mondiales.
Toutefois, beaucoup de sociétés n’ont pas encore compris son importance et les bienfaits que
celui-ci peut apporter. Ainsi, pour atteindre nos objectifs énoncés ci-dessous, nous
formulerons les hypothèses suivantes :

 L’audit interne peut-il contribuer à l’amélioration du contrôle interne ;


 L’audit interne peut-il sécuriser l’évaluation du système de contrôle interne ;
 Les tests et recommandations faites par l’audit interne visent à une performance des
systèmes ;
 Les dispositifs misent en place par l’audit interne sécurisent le contrôle interne ;
 Les stratégies de vérifications de l’audit interne permettent d’influencer agréablement
la bonne gestion de l’organisation, les fonctionnements, et ainsi remédier aux
problèmes.

Présentation du cadre et champ de l’étude

Il est important de circonscrire le domaine de l’étude de ce travail, afin de mieux cerner les
obstacles qui pourraient introduire des difficultés au niveau des résultats, si l’on n’y prend pas
garde tout au long de sa réalisation. Il nous revient ici de préciser que cette étude s’effectue
dans une entreprise agro-industrielle gabonaise, précisément dans le cadre professionnel d’une
entreprise gabonaise dénommée SIAT Gabon.

Notre étude, qui consiste à analyser l’impact de l’audit interne sur système de contrôle interne
dans une société gabonaise, précisément dans le processus facturation du complexe industriel
de Lambaréné de l’entreprise SIAT-Gabon, lors d’une évaluation par l’audit interne au niveau
du complexe et son appréciation sera donner au niveau de Libreville (siège au Gabon) dans un
rapport. En effet, elle s’implique corps et âme dans la gestion de la planification et le contrôle
de toutes ses activités. Ainsi, elle organise et supervise l’ensemble des activités, processus et
de ses différentes divisions. Donc, pour ce travail qui porte essentiellement sur l’influence de
l’audit interne sur le système de contrôle interne, il s’agira ici de déceler les différents points
(forces et faiblesses) lors des interventions d’audit interne au niveau des activités croissantes
de la SIAT-Gabon en apportant des recommandations.
Pertinence du sujet

L’actualité nous fournit plusieurs exemples de sociétés prestigieuses en proie à de sérieuses


difficultés. Ces dernières années, bien que ces entreprises en quasi-faillite aient eu à mettre en
place des nouvelles stratégies des restructurations pour se sauver. La crise est-elle quelle
modifie les attentes des entreprises. La fonction de l’audit interne devient donc un enjeu dans
le sens où il doit désormais « apporter une contribution utile et pertinente à l’entreprise, tout
en remplissant leur mission2», selon les termes d’une étude publiée par le cabinet de conseil et
d’audit PwC. Aujourd’hui encore les auditeurs internes sont donc confrontés à un véritable
enjeu de la valeur ajoutée. Les dirigeants attendent d’eux un avis proactif sur les différents
risques tout en contribuant activement aux différentes stratégies de la société.

La connaissance des bénéfices de l’influence de l’audit interne sur le système de contrôle


interne dans une société agro-industrielle permettra à toute autre société dans le même secteur
ou non de pouvoir intégrer une telle procédure s’il n’en existe pas avec pour objectif
l’amélioration, la sécurisation et la maitrise des risques éventuels de leurs activités clés.

Objectifs de recherche

Objectif général :

L’objectif général de notre étude est de mettre en évidence l’importance d’un service d'audit
interne au sein de l'entreprise SIAT Gabon et apporter si possible des recommandations sur
des problèmes qui pourraient en découler. En effet, il est question pour nous donc de relever
son influence au travers de quelques activités où les contrôles clés nécessitent une évaluation
des systèmes et ainsi remarquer l’améliorer de ces systèmes au sein d'une entreprise agro-
industrielle.

Objectifs spécifiques :

Notre étude a entre autres objectifs de :

2
Onzième étude de pwc sur l’audit interne, l’enquête 2015 sur l’état de la profession audit interne « Cap sur le
vrai Nord : s’orienter dans une période de mutations rapides 
 Comprendre les enjeux et la place d’une démarche d’audit interne au sein
d’une entreprise agro-industriel ;
 Vérifier l’évaluation du système de contrôle interne de SIAT Gabon ;
 Vérifier la régularité de certaines interventions de l’audit interne dans SIAT
Gabon ;
 Mettre en évidence l’influence apportée par l’audit interne dans la gestion
d’une entreprise ;
 Faire si possible des recommandations pour une amélioration continue.

Notre analyse portera sur l’impact de l’audit interne dans le contrôle interne d’une entreprise
gabonaise, en l’occurrence SIAT-GABON, Société d’Investissement pour l’Agriculture
Tropicale qui est une société agro-industrielle au GABON qui appartient au groupe SIAT NV
dont le siège social est basé à Bruxelles en Belgique. Leurs principales activités reposent sur
la production de caoutchouc à partir de l’hévéa et l’élevage des bovins. Dans le domaine de la
production du caoutchouc, la société est leader au Gabon, pour compter maintenir sa position
elle est dans l’obligation d’évaluer par une approche systémique et méthodique ses processus
managérial de risques, de gouvernance, et de contrôle en donnant des propositions pour
renforcer son efficacité ce qui est très intéressant pour une performance d’une société.
Constater des défaillances au sein d’une entreprise relève d’un audit interne.

Pour mener à bien notre étude, nous allons dans la première partie traiter du cadre théorique.
Une seconde partie sera consacrée au cadre analytique qui fera ressortir les données récoltées
ainsi que leurs analyses et interprétations.
PREMIERE PARTIE

CADRE THEORIQUE

CHAPITRE 1: Notion d’audit interne et contrôle interne

Section 1 : concepts fondamentaux de l’audit interne

1.1 Définitions
L’audit interne est un dispositif interne à l’entreprise qui vise à évaluer, d’améliorer et de
promouvoir le contrôle interne de celle-ci.
The Institute of Internal Auditors l’IIA3, dont l’une des missions est d’élaborer les normes et
les pratiques professionnelles a eu à définir en juin 1999 l’audit interne, une définition qui a
été adaptée par IFACI4 en ces mots : « L’audit interne est une activité indépendante et
objective qui donne à une organisation une assurance sur le degré de maitrise de ses
opérations, lui apporte ses conseils pour améliorer, et contribue à créer de la valeur ajoutée .Il
aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par une approche systématique et
méthodique, ses processus de management des risques, de contrôle et de gouvernement
d’entreprise et en faisant des propositions pour renforcer son efficacité .» 

Cette définition a fait l’objet de multiples commentaires et interprétations. Nous soulignons


celle de Jacques RENARD dans la Théorie et pratique de l’audit interne qui développe sur des
points essentiels et les aspects positifs du texte. L’un des aspects est le fait que cette définition
insiste fort sur l’idée d’indépendance et en cela elle s’ajuste très exactement sur les normes.
La cohérence est désormais totale entre les différents textes régissant la fonction, le rôle de
l’auditeur interne en soulignant sa fonction de conseil. Il ne s’agit plus de rester dans ses
retraits mais d’apporter ses compétences et d’aider à résoudre les problèmes.

Il ne serait existé d’audit ou généralement d’audit sans dispositifs de contrôle interne. En


résumé, c’est une activité de contrôle et de conseil qui vise l'amélioration du fonctionnement
et de la performance d'une entreprise.

Du fait de la variété des domaines à couvrir et des missions à conduire, l’audit interne doit
disposer d’une gamme de compétences toujours plus étendue. La formation permanente
constitue un facteur clé de performance au plan individuel et collectif.

1.2 Objectifs
Un dispositif d’audit interne, quel que soit le référentiel d’audit, permet de répondre à cinq (5)
objectifs:

1. Vérifier la conformité aux exigences du référentiel (de l’entreprise (normes, textes


réglementaires, cahiers des charges, spécifications clients, …).

3
The Institute of Internal Auditors : I.I.A
4
L’IFACI est le chapitre en français de l’IIA
2. Vérifier que les dispositions organisationnelles (processus) et opérationnelles
(procédures, instructions, etc…) sont établies, connues, comprises et appliquées.
3. Vérifier l’efficacité du domaine audité, c’est-à-dire son aptitude à atteindre les
objectifs.
4. Identifier des pistes d’amélioration et des recommandations pour conduire l’entreprise
vers le progrès.
5. Conforter les bonnes pratiques observées pour encourager les équipes et capitaliser ces
pratiques dans l’entreprise.
L’audit interne concerne toutes les activités de l’entreprise (organisation, finance, Ressources
Humaines, réalisation du produit, …).

Lors de la programmation des audits, le commanditaire (souvent la direction) doit clairement


exposer, aux équipes d’audit, le périmètre ainsi que les objectifs des audits.

En effet, au-delà de ces 5 objectifs généraux, il est possible de définir des objectifs de
vérification de l’efficience, de la rentabilité, des bonnes pratiques sociales et sociétales, du
respect de l’environnement, etc…

Pour atteindre ces objectifs, quelques règles de base doivent être observées durant l’audit :

 Adopter une attitude objective, sans extrapolation personnelle. Éviter d’être influencé
par ses propres origines techniques.
 Rester naturel et attentif (l’audit selon le PDCA y contribue grandement).
 Questionner exhaustivement (utiliser le QQOQCCP peut se révéler utile). Discerner
les faits exceptionnels et habituels.
 Observer le fonctionnement de l’entité auditée. Réfléchir en termes de résultats et non
de moyens.
 Écouter l’interlocuteur, ne pas le devancer. Bien observer l’interlocuteur (ton,
émotion, gestes). Distinguer les faits des opinions.
Pour finir l’audit se veut être une pratique basée sur l’approche risque. Il convient de toujours
identifier le risque potentiel ou avéré qu’une situation observée pourrait induire sur les résultats de
l’entité ou sa performance. Ceci permettre de prioriser l’amélioration.

1.3 Organisation d’un service d’audit interne


L’organisation d’un service d’audit interne dépend de sa taille. Il n’y a pas de structure fixe
préétabli que l’entreprise devrait respectée. Ainsi, dans les grandes structures nous pouvons
constater cinq (5) niveaux hiérarchiques « Directeur, chefs de services, superviseurs, chefs de
missions et assistants. » Elle peut être adaptée aux entreprises commerciales, financières etc.
Contrairement, aux structures plus légères qui sont plus en adéquation avec les petites
entreprises, on peut voir trois (3) niveaux hiérarchiques « Chef de service, assistants
confirmés et auditeurs débutants. »

Les activités d’audit interne sont structurellement organisées au niveau macro de deux types
qui se présente comme suit : une « structure d’audit centralisée » et une « structure d’audit
décentralisée »5 entre les deux, différentes formules dans le processus de centralisation ou de
décentralisation. Le critère essentiel pour les distinguer, c’est l’existence d’un acteur central
ou pas, en matière d’audit interne.

La présence d’un acteur central chargé de l’audit interne est la caractéristique principale d’une
structure d’audit centralisée. L’activité est organisée sous forme de direction. Les auditeurs
chargés de mener les investigations sont organisés par métier ou par compétence6.

Celui-ci effectue généralement l’une ou l’ensemble des quatre missions principales suivantes :

 La définition d’un cadre de travail global et commun pour l’ensemble des activités


d’audit interne couverts dans son champ d’application : par exemple la définition des
normes de travail et de la régulation générale de l’audit interne, la définition et
structure des documents type de travail, par exemple la charte qualité et les documents
de planning, méthodologie, outils, etc ;
 La définition de la politique et des moyens de la formation professionnelle : profil
exigé des candidats auditeurs, séminaires recommandés, cycles de formation, etc ;
 L’audit de l’audit, c'est-à-dire le contrôle des unités d’audit décentralisées. Pour
chaque mission d’audit, un rapport comportant des recommandations sera produit à
l’attention du responsable de chaque unité décentralisée pour améliorer l’efficacité de
son propre service ;
 La réalisation de missions spécifiques, souvent à caractère très confidentiel ou
spécialisé, et à la demande de la direction centrale du groupe.

5
Les informations de ce paragraphe sont extraites de l’ouvrage de Jacques RENARD, Théorie et pratique de
l’audit interne, Editions d’Organisation, 4ème édition, 2002, pp. 358-362.
6
Elisabeth BERTIN audit interne enjeux et pratiques à l’international,29
A l’opposé, une structure décentralisée qui ne signifie nullement qu’aucun service d’audit interne
central n’existe. Il s’agit simplement de doter les filiales, lorsque les conditions l’exigent (taille de la
filiale, importance des activités ou complexification des processus exigeant une évaluation régulière
du dispositif de contrôle interne ),de leur propre service d’audit interne et de leurs propres auditeurs
internes locaux .En d’autres termes, elle est caractérisée par le développement de la fonction d’audit
interne au niveau des départements organismes, de manière autonome et sans cadre de travail
commun.

La position du service audit dans l’organigramme de l’entreprise a une influence sur les productions
de l’audit. Ainsi que le service ou la fonction audit soit placé sous la supervision de la Direction
General ou du comité d’audit ou du gouvernement de l’entreprise, de la direction financière ou sous
la supervision du contrôle de gestion peut avoir des répercussions sur la qualité et le contenu des
audits réalisés.

Dans le cadre référence internationales des pratiques professionnelles 7 Le responsable de l’audit


interne doit être rattaché à un niveau de l’organisation qui permette à la fonction d’audit interne
d’exercer ses responsabilités. Le responsable de l’audit interne doit, au moins chaque année,
confirmer au Conseil, l’indépendance de l’audit interne dans l’organisation. En termes d’organisation,
l’indépendance est effectivement atteinte lorsque le responsable de l’audit interne est
fonctionnellement rattaché au Conseil. Le rattachement fonctionnel implique, par exemple, que le
Conseil:

• approuve la charte d’audit interne;

• approuve le plan d’audit interne fondé sur une approche par les risques;

• approuve le budget et les ressources prévisionnels de l’audit interne;

• reçoive du responsable de l’audit interne des informations sur la réalisation du plan d’audit et tout
autre sujet afférent à l’audit interne;

• approuve la nomination et la révocation du responsable de l’audit interne;

• approuve la rémunération du responsable de l’audit interne;

• demande des informations pertinentes au management et au responsable de l’audit interne pour


déterminer l’adéquation du périmètre et des resources de l’audit interne. Certains auteurs pensent à
tort ou à raison qu’il est même nécessaire que les pouvoirs de l’auditeur soient définis à travers

7
The Institute of Internal Auditors, NORMES INTERNATIONALES POUR LA PRATIQUE
PROFESSIONNELLE DE L’AUDIT INTERNE-édition 2017
une charte ou un document officiel qui sera approuvé par le conseil d’administration. Cette charte
doit définir la place de l’audit dans l’organigramme de l’entreprise, une autorisation sans limite à
l’accès à tous les documents et services, Cours d’audit opérationnel et une définition précise de
l’étendue des activités de l’audit.

1.4 Enjeux et limites de audit interne


a) Enjeux de audit interne

Les enjeux de l'audit interne sont nombreux et souvent contradictoires, selon que l'on se place du
point de vue de l'auditeur, de l'audité ou du commanditaire de l'audit.

Pour l'auditeur, l'enjeu majeur est d'avoir accès à une "réalité organisationnelle" c'est à dire dépasser
les points de vue subjectifs des audités pour accéder à une information objective sur la conformité et
l'efficacité des pratiques professionnelles habituelles. La difficulté étant que l'auditeur doit passer par
l'audité pour avoir accès à ces informations. Il doit donc mesurer l'écart entre ce que dit et montre
l'audité et ce qu'il pourrait dire et montrer si l'auditeur n'était pas l'auditeur.

Pour l'audité, l'enjeu est précisément de ne livrer que les informations qui risquent de ne pas lui
porter préjudice dans sa situation de travail, avec ses collègues ou la hiérarchie. Une organisation
n'étant pas un monde neutre, il subsiste toujours une incertitude sur l'usage qui sera fait des
informations livrées: à mon avantage ou à mon désavantage.

On comprend dès lors que pour le commanditaire, l'enjeu est une synthèse des situations
précédentes. Il compte sur l'auditeur pour avoir accès à une information à laquelle il sait qu'il n'a pas
directement accès. Dans ce cas l'auditeur devrait endosser l'habit du médiateur, celui qui fait avancer
le jeu entre deux parties.

Les décisions de la Direction Générale sont respectées et correctement appliquées. En effet, les
dirigeants d’entreprises fixent des objectifs en vue d’améliorer les performances de leurs
établissements. Or si les directives ne sont pas bien appliquées, l’entreprise risque de ne pas pouvoir
atteindre ses objectifs.
- Les performances et l’efficacité opérationnelles sont améliorées. L’audit interne est d’abord un
acteur indépendant, mais objectif, qui assure l’efficacité du système de contrôle interne.

Cette efficacité repose en effet sur la maitrise des risques de l’entreprise. Etant donné que
l’entreprise ne peut pas améliorer parfaitement ses performances sans maitriser ses risques, et que
l’audit interne contribue à cette maitrise, il en découle que cette fonction est d’une importance
capitale pour la quête d’amélioration de performances.

b) Les limites de l’audit interne

L’audit interne dans sa définition est vu comme cette activité indépendante qui «  donne à une
organisation une assurance raisonnable des opérations ». Nous pouvons considérer cette « assurance
raisonnable » comme étant une limite car elle ne garantit pas à l’entreprise un risque zéro ne saurait
exister. Il peut être lié à ses conditions d’efficacité. Elles proviennent d’une mauvaise organisation
des auditeurs internes dans l’exécution de leurs missions, d’une insuffisance de moyens ou du niveau
hiérarchique de la fonction, qui ne favorise pas son indépendance.

D’autres limites sont notamment liées aux défaillances humaines des auditeurs internes.

Section 2 : Concepts fondamentaux du contrôle interne

2.1 Définitions

Les définitions du contrôle interne sont nombreuses mais les définitions suivantes proposées

Sont celles qui ont été les plus utilisées par les organismes professionnels d’auditeurs et d’experts
comptables. Ainsi, les définitions se font sur l’essentiel.
Selon l’Ordre des Experts-comptables (OEC), « le contrôle interne est l’ensemble des sécurités
contribuant à la maîtrise de l’entreprise. Il a pour but d’un côté d’assurer la protection, la sauvegarde
du patrimoine et la qualité de l’information, de l’autre l’application des instructions de la Direction et
de favoriser l’amélioration des performances. Il se manifeste par l’organisation, les méthodes et les
procédures de chacune des activités de l’entreprise, pour maintenir la pérennité de celle-ci ».

Cette définition est relayée par celle du Consultative Committee of accountancy de Grande

Bretagne (1978), selon laquelle « le contrôle interne comprend l’ensemble des systèmes de

Contrôles financiers et autres, mis en place par la Direction afin de pouvoir diriger les affaires de
l’entreprise de façon ordonnée et efficace, assurer le respect des politiques de gestion, sauvegarder
les actifs et garantir autant que possible l’exactitude et l’état complet des informations enregistrées
».

Selon le COSO : « Le contrôle interne est un processus mis en œuvre par le conseil d’administration,
les dirigeants et le personnel d’une organisation, destiné à fournir une assurance raisonnable quant à
la réalisation des objectifs suivants :

 Réalisation et optimisation des opérations ;


 Fiabilité des informations financières ;
 Conformité aux lois et aux règlements en vigueur »
Pour le COCO : « Le contrôle interne est constitué des éléments d’une organisation (y compris les
ressources, les systèmes, les processus, la culture, la structure, et les tâches) qui collectivement
aident les gens à réaliser les objectifs de l’organisation qui font partie des trois catégories suivantes :

 Efficacité et efficience du fonctionnement ;


 Fiabilité de l’information interne et externe ;
 Conformité aux lois, aux règlements et aux politiques internes. »
En résumé, nous pouvons dire au regard de toutes ces définitions, que le contrôle interne est
l’ensemble des sécurités contribuant à la maitrise de l’entreprise.

2.2 Objectifs
Si le rôle de l’auditeur interne est de veiller au contrôle des décisions prises par la direction générale,
il est naturellement clair que le rôle de l’audit interne est d’assurer une efficacité et une efficience
dans la réalisation des activités internes à l’entreprise.

Dans ce cadre, les objectifs du contrôle interne concernent les aspects suivants :

La maîtrise de l’entreprise ;

La sauvegarde des actifs : on parle dans ce cadre de la protection des actifs et de la protection des
biens à la propriété de l’entreprise ;

La qualité de l’information : avec le développement de l’économie de l’information, il est devenu


primordial de garantir la fiabilité de l’information financière. Ceci passe à travers le contrôle de la
précision et du degré de confiance des documents comptables ;

L’application des instructions de la direction : ceci ne peut être atteint qu’en vérifiant qu’il existe une
conformité de tous qui soit légale et réglementaire avec les fondements de l’activité de l’entreprise.
Il est d’ailleurs primordial à ce niveau de respecter les politiques ordonnées par l’administration ou
par la direction générale ;

Favoriser l’amélioration des performances : celle-ci ne peut être atteinte qu’en essayant de
promouvoir l’efficience et l’efficacité des tâches effectuées au sein de l’entreprise et la conduite
efficace et ordonnée des activités de celle-ci.

2.3 La responsabilité du contrôle interne

La responsabilité du contrôle interne passe par la maitrise d’une organisation à gérer son système de
contrôle interne qui s’entend au-delà des domaines directement liés au système

Comptable et est caractérisé 8par :

8
La plupart des informations dans les paragraphes qui suivent viennent du livre de Jacques RENARD, « Théorie
et pratique de l’audit interne » 4ème édition.
• Un environnement favorable

Elle met en application les vertus que l’on attend du système à savoir : Une éthique, une politique et
une organisation.

• une évaluation des risques

Maitriser ses activités, atteindre les objectifs, c’est avant tout gérer les risques. En effet toute entité
est soumise à des risques : des risques propres au fonctionnement de l’organisation elle-même et
des risques spécifiques à chaque activité.

• des activités de contrôle

C’est le troisième étage de la pyramide de COSO, troisième composante du contrôle interne d’une
entité. Ces « activités de contrôle » sont les « dispositifs spécifiques » de chacun qui vont lui
permettre de gérer ses activités dans le respect des objectifs généraux du contrôle interne.

• l’information et la communication

L’information pertinente doit être identifiée, recueillie et diffusée sous une forme et dans des délais
qui permettent à chacun d’assumer ses responsabilités.

• le pilotage

Chaque responsable où qu’il soit, s’organise pour diriger son activité : il va définir les tâches de
chacun, mettre au point des méthodes de travail, se doter d’un système d’information, superviser les
activités de son personnel, etc.

2.4 Enjeux et limites du contrôle interne

a) Enjeux

Le contrôle interne vise à sécuriser le patrimoine de l’entreprise. Cette mission nécessite une
application rigoureuse et efficace des règles et principes de l’entreprise. Le système de contrôle fait
partie intégrante des activités d’une organisation et est particulièrement efficace lorsqu’il est intégré
dans l’infrastructure et la culture de l’organisation. Il détecte les risques liés aux activités de
l’entreprise, élabore des stratégies qui permettent d’atteindre les objectifs fixés, veille au respect des
normes ou dispositifs établis.

b) Limites
Les quatre référentiels s’accordent à dire qu’il existe des limites inhérentes à tout système ou
dispositif de contrôle interne et qu’il ne peut fournir qu’une assurance raisonnable que l’organisation
pourra atteindre ses objectifs.

Alors que le COSO, COCO et le CDR AMF ajoutent la notion « d’équilibre coûts-avantages », c’est-à-
dire l’obligation pour les organisations de comparer les coûts et les avantages relatifs des contrôles
avant de les mettre en œuvre, le Trunbull 9 cite l’occurrence de circonstances imprévisibles comme
étant une autre limite inhérente au contrôle interne.

Selon le COCO, on peut attendre du contrôle interne qu’il procure une assurance raisonnable, mais
non une assurance absolue. À cela, deux raisons. Tout d’abord, il existe des limites inhérentes au
contrôle (erreurs de jugement survenant dans la prise de décision, défaillances attribuables à des
erreurs humaines, collusion permettant de faire échec aux activités de contrôle, contrôle outrepassé
par la direction). En outre, il est nécessaire de tenir compte de l’équilibre coûts /avantages dans la
conception de contrôle au sein des organisations.

Le contrôle ne peut empêcher la prise de décisions stratégiques et opérationnelles qui, a posteriori,


s’avèreront mauvaises.

Selon le Turnbull, un système de contrôle interne réduit, mais ne peut éliminer la possibilité d’un
mauvais jugement lors de prises de décision, l’erreur humaine, les contrôles contournés e manière
délibérée par l’employé, les contrôles outrepassés par le management ni l’occurrence de
circonstances imprévisibles. Un système de contrôle interne procure une assurance raisonnable,
mais non absolue que l’entreprise pourra atteindre ses objectifs.

Quant au COSO, il stipule que tout système de contrôle ne peut fournir au plus qu’une assurance
raisonnable au management et au conseil d’administration quant à la réalisation des objectifs de
l’entreprise.la probabilité d’atteindre ceux-ci sont soumis aux limites inhérentes à tout système de
contrôle interne, qu’il s’agisse, par exemple, d’un jugement erroné, de dysfonctionnements dus à des
défaillances humaines ou à de simples erreurs.

Une autre limite réside en outre dans la nécessité de tenir compte du coût des contrôles et de le
compare aux avantages attendus.

Enfin selon le CDR AMF, le dispositif de contrôle interne, aussi bien conçu et appliqué soit-il, ne peut
fournir une garantie absolue quant à la réalisation des objectifs de la société. La probabilité
d’atteindre ces objectifs ne relève pas de la seule volonté de la société.

9
Le Turnbull guidance fournit un ensemble de meilleures pratiques en matière de contrôle interne pour les
sociétés cotées au Royaume-Uni et les aide à appliquer.
Section 3 : Etude comparative de l’audit interne

3.1 L’audit interne et le contrôle interne

a) Tableau 1 : relations conflictuelles audit interne et contrôle interne

Relations Audit interne Contrôle interne


conflictuelles
1er cas Privilégie la sécurité, la protection Privilégie la productivité et la
et la sauvegarde du patrimoine réduction des coûts
2ème cas Evalue l’efficacité du contrôle Mesure les performances de l’audit
interne interne

3ème cas Exerce par délégation le contrôle Soutient l’action des responsables
de la direction opérationnels, les assiste et les
conseille

Premièrement, l’audit interne a une tendance à privilégier la sécurité et la protection des ressources,
il peut parfois formuler des recommandations comme par exemple l’instauration de nouveaux
contrôles, ceci peut aller à l’encontre de la productivité à court terme ou engendrant des coûts
supplémentaires. Par contre le contrôle interne est en permanence à la recherche de l’amélioration
du rapport entreprendre des actions de nature à simplifier certaines procédures ou à minimiser les
coûts.de telles actions peuvent affaiblir les dispositifs de sécurité.

Deuxième cas que l’on peut retrouver, l’audit interne évaluera l’efficacité du contrôle interne. Par
contre, le contrôle interne examinera pour l’audit interne, comme pour les autres fonctions, le degré
de réalisation des objectifs, le niveau des coûts et, éventuellement, les économies ou produits
générés par la mise en œuvre des recommandations, ceci en tenant compte de l’amélioration de la
sécurité.

Troisième cas, l’audit interne peut contribuer de manière spécifique à la solution des problèmes
posés par la politique générale en fonction des analyses chiffrées et pertinentes. L’objectif étant de
garantir à la direction générale la qualité des conclusions techniques à partir desquelles elle prend
des décisions. Contrairement au contrôle interne assiste les responsables à prendre les décisions
correctives : chiffrer les résultats prévisibles des actions correctives envisagés et évaluer avec
l’impact prévisible sur les résultats de fin d’année.
b) Des rôles complémentaires

 Parmi le bon usage de l’audit interne par le contrôle interne c’est le cas où le contrôleur
Interne peut se trouver dans l’incapacité d’appréhender certaines situations où les résultats
communiqués font douter de la fiabilité ou de la sincérité de l’information communiquée, dans ce
cas, le recours à l’audit est parfois le seul moyen d’obtenir la justification des faits constatés.

La réalisation des budgets opérationnels (ensemble de comptes d’exploitation prévisionnels et


d’états les complétant, prévisions de ventes, de niveau de production, etc.), constitue une étape du
processus par lequel la direction générale tente de s’assurer que les ressources seront utilisées
efficacement dans l’accomplissement des objectifs assignés. Ces budgets permettent de remplir
différentes fonctions dont les plus importantes sont : la planification, la motivation et l’évaluation.

Les contraintes imposées à un système budgétaire et opérationnel pour qu’il remplisse ses fonctions
principales sont telles qu’il est difficile pour le système de les satisfaire entièrement. Et c’est
précisément parce que ces contraintes différentes que les conflits entre fonctions apparaissent.

Afin qu’un budget soit le plus efficace possible dans son rôle de planification, il devrait se fonder sur
une évaluation réaliste des possibilités opérationnelles de l’entreprise. Si le budget opérationnel est
trop optimiste, l’entreprise peut sous employer ses ressources. Si, au contraire, il est trop pessimiste,
les ressources peuvent s’avérer insuffisantes pour une exploitation complète des opportunités du
marché.

Cependant, un budget opérationnel fondé sur les résultats les plus probables court le risque de
démotiver les responsables opérationnels. Afin de les motiver efficacement, un budget devrait être la
traduction financière d’un plan d’action visant la réalisation d’objectifs ambitieux mais réalistes.

L’audit de performance (contrôle opérationnel, audit organisationnel, etc.) peut contribuer


efficacement à la réduction ou l’élimination des effets négatifs de telles contradictions. L’audit de
performance dont le but est effets négatifs de telles contradictions. L’audit de performance dont le
but est d’étudier l’efficacité, la rentabilité et l’économie d’une activité donnée se prête également à
un diagnostic plus en profondeur de la gestion.

 Les informations comptables ainsi que les outils de mesure de performances mis-en
place par le contrôle interne sont indispensables à l’audit pour détecter les sources d’inefficacité et
des performances médiocres.
La validation par l’audit les comptes des résultats est basée sur la revue des systèmes et la
vérification des données, d’une part, sur l’analyse de cohérence et de vraisemblance des résultats,
d’autre part.

Une telle analyse trouve dans le système de contrôle interne est une source riche d’enseignements
pour les auditeurs pour en assurer une orientation pertinente d’une mission d’audit.

3.2 Audit interne et audit externe

Tableau 2 : comparaison audit interne et audit externe

Eléments de Audit interne Audit légal Audit contractuel


comparaison
Missions Evalue les processus de Certifie la régularité, la Certifie la régularité, la
management des risques, sincérité, l’image fidèles sincérité, l’image
de contrôle et de des comptes il doit fidèle des comptes il
gouvernement d’entreprise accroître la crédibilité et doit accroître la
la sécurité de crédibilité et la
l’information sécurité de
l’information
Domaine Tous les éléments de Tous les éléments Tous les éléments en
d’intervention l’organisation significatifs des états rapport avec le sujet
financiers de l’audit
Objectifs S’assure du respect de Emission de l’opinion Emission d’une
l’application de procédures sur la régularité et la opinion sur un plan de
sincérité des comptes l’organisation
Rémunération Grille salariale de En fonction de la taille En fonction du volume
l’entreprise de l’entreprise du travail
Intervenant Personnel de l’entreprise Commissaire aux Professionnel
comptes indépendant

Source : mémoire udb

3.3 Audit interne et contrôle de gestion


Tableau 3  : comparaison audit interne et contrôle interne

Eléments Audit interne Contrôle de gestion


Moyens Utilise le diagnostic du contrôle S’appuie sur le système
interne pour maîtriser les activités d’information
Rôles Juge les actions plutôt que de Le concepteur du système
participer à leur exécution ou leur d’information de l’entreprise, il
élaboration participe également à la mise en
place des structures.
Approches L’auditeur interne s’intéresse aux Réalise ses analyses sur la base de
aspects aussi complexes comme la données le plus souvent chiffrées en
sécurité, la qualité, les aspects comparant les informations prévues
sociaux… aux informations réalisées.
Outils S’appuie sur des normes et es Tableau de bord, méthode de calcul
règlements de la fonction des coûts…
Période Ponctuelle Permanente
d’intervention Planifie Sans planning

Source : Mémoire udb

3.4 Approche normative

3.1Les normes de l’audit interne 10

L’audit interne est exercé dans différentes environnements juridiques et culturels, au bénéfice
d’organisations dont l’objet, la taille, la complexité et la structure sont divers. Il peut être influencer
par des professionnels de l’audit, internes ou externes à l’organisation. Il est donc important de se
plier aux Normes internationales pour la pratique professionnelle de l’audit interne de l’IIA.

Les normes ont pour objectif de guider l’application des dispositions obligatoires du cadre de
référence international des pratiques professionnelles de l’audit, de fournir un cadre pour la
réalisation et le développement d’un large éventail d’activité d’audit interne à valeur ajoutée,
d’établir les critères d’évaluation de l’audit interne et de favoriser l’amélioration des processus et des
opérations de l’organisation.

The institute of internal auditors(IIA°

10
IFACI : « Cadre de référence internationale des pratiques professionnelles » édition 2017
Il existe deux principales catégories de normes : Les normes de qualification (Normes 1000) énoncent
les caractéristiques des entités et des personnes qui réalisent des activités d’audit interne.

Les normes de fonctionnement (Normes 2000) décrivent la nature des activités d’audit interne et
définissent des critères de qualité permettant de mesurer leur performance.

Les normes de qualification et les normes de fonctionnement s’appliquent à toutes les missions
d’audit. Les normes de mise en œuvre (1000 ou 2000 assortie d’une lettre) complètent les normes de
qualification et les normes de fonctionnement en indiquant les exigences applicables aux missions
d’assurance (A) ou de conseil (C).

The Committe Sponsoring organizations of treadway commission (COSO)


Le COSO est un référentiel de contrôle interne défini par le Committee Of Sponsoring Organizations
of the Treadway Commission. Il est utilisé notamment dans le cadre de la mise en place des
dispositions relevant des lois Sarbanes-Oxley, SOX ou Loi de sécurité financière, LSF, pour les
entreprises assujetties respectivement aux lois américaines ou françaises. Le référentiel initial appelé
COSO 1 a évolué depuis 2002 vers un second corpus dénommé COSO 2.

Pour rappel, le COSO 1 propose un cadre de référence pour la gestion du contrôle interne. Le
contrôle interne est un processus mis en œuvre par le conseil d’administration, les dirigeants et le
personnel d’une organisation, destiné à fournir une assurance raisonnable quant à la réalisation des
objectifs suivants :

 L'efficacité et l'efficience des opérations,


 La fiabilité des informations financières,
 La conformité aux lois et aux réglementations en vigueur.
Le COSO 2 propose un cadre de référence pour la gestion des risques de l’entreprise (Enterprise Risk
Management Framework). La gestion des risques de l’entreprise est un processus mis en œuvre par
le conseil d’administration, les dirigeants et le personnel d’une organisation, exploité pour
l’élaboration de la stratégie et transversal à l’entreprise, destiné à

 Identifier les événements potentiels pouvant affecter l’organisation,


 Maîtriser les risques afin qu’ils soient dans les limites du « Risk Appetite (appétence au
risque) » de l’organisation,
 Fournir une assurance raisonnable quant à la réalisation des objectifs de l’organisation.
Sarbanes oxley act (SOX)
-404 : évaluation par les dirigeants des contrôles internes sur l’établissement des états financiers
(tous les risques pouvant avoir un impact sur les états financiers, déclinaison fine par processus).
Formalisation des dispositifs (dont procédures), analyse de l’efficacité : évaluation test. Rapport de la
DG. Attestation annuelle des auditeurs externes.

-302 : attestation par les dirigeant sur l’efficacité des « disclosure controls and procedures » par PDG
et le DAF

Organisation internationale de normalisation (ISO)


La gestion des risques est préconisée également par plusieurs versions des normes ISO dont celles-
ci :

-ISO9001 /9004 : Normes relatives à la qualité

3.2Le code déontologie11

Le code de déontologie de l’institut a pour but de promouvoir une culture de l’éthique au sein de la
profession d’audit interne. Ce document est placé en tête des normes, comme pour en souligner
l’importance et signifier qu’il énonce des principes dont l’auditeur ne saurait s’écarter sans trahir sa
mission.

Les principes du code


 L’intégrité, base de la confiance accordée aux auditeurs ;
 L’objectivité, déjà explicitée à propos de l’indépendance ;
 La confidentialité, impérative, sauf obligation légales ;
 La compétence, impliquant la mise à jour des connaissances.

Les règles de conduite


Les règles de conduite déclinent l’application des quatre principes fondamentaux de façon claire et
pratique, et peuvent se résumer ainsi :

 Accomplir honnêtement les missions ;

11
Jacques RENARD « Théorie et pratique de l’audit interne » 9ème édition p.94-95
 Respecter la loi ;
 Ne pas prendre part à des activités illégales ;
 Respecter l’éthique ;
 Etre impartial ;
 Ne rien accepter qui puisse compromettre le jugement ;
 Révéler les faits significatifs ;
 Protéger les informations ;
 Ne pas en tirer un bénéfice personnel ;
 Ne faire que ce qu’on peut faire ;
 Améliorer ses compétences ;
 Respecter les normes.
Ces principes ne sont pas sans poser quelques problèmes, en dépit d’une utilité certaine.

Chapitre 2 : Méthodologie et documentation de recherche

Section 1 : Méthodologie de recherche


Les techniques de recherche constituent des moyens de recueil d’information, dans le cadre de
notre sujet.

Nous avons choisi comme techniques d’investigation pour l’élaboration de notre travail :

La recherche documentaire :

Nous avons eu à consulter des ouvrages d’ordre général traitant sur l’audit interne, contrôle
interne, management de processus, etc. Aussi, avons-nous eu à visiter des sites Internet afin de
recueillir suffisamment d’information pour appréhender notre sujet.

La prise de connaissance de l’entreprise

Qui constitue la première étape de la démarche d’évaluation. Elle s’est faite à travers la
recherche et l’analyse du document d’introduction en bourse de SIAT-GABON, du document
descriptif du groupe SIAT et de sa filiale au Gabon, des rapports d’intervention d’audit sur le CIL,
etc.

Les outils

Comme outil d’analyse nous avons utilisé l’application EXCEL pour la création des tableaux et des
figures.

L’entretien :

Cette technique est réservée à un nombre d’enquêtes réduit, c’est-à-dire à l’attention des
différents responsables. Les entretiens au travers des réseaux sociaux avaient pour but de décrire
de façon qualitative le fonctionnement des interventions d’audit interne. Cette série d’entretiens
avec des spécialistes principalement les professionnels (l’auditeur interne, le contrôleur de
gestion et un agent) nous a permis de prendre connaissance des procédures de SIAT-GABON.
Section2 : Recherche documentaire

Pour atteindre nos objectifs, nous avons consulté des recherches antérieures ayant une relation avec
notre thème, elles concerneront des études fondamentales qui sont : des études portées sur le rôle
de l’audit interne dans l’amélioration de la gouvernance d’entreprise

Des études portées sur la contribution de l’audit interne dans la réalisation des objectifs de
l’entreprise

Dans l’ouvrage de JACQUES RENARD 12, il nous ait présenté une image d’audit interne qui permet à
l’organisation de miser sur une amélioration de leurs performances en le décrivant comme un
vecteur excellent pour les entreprises et tous ceux qui la pratique déjà. En effet, l’auteur montre la
pratique l’audit interne et clarification des concepts pour remédier à toutes confusions sur certains
termes souvent confondu dans la fonction. L’auteur nous fait un historique de l’audit interne de sa
naissance à la concrétisation du concept dans l’entreprise. Selon lui, l’importance de la fonction
d’audit interne ne cesse de croitre et de prospérer.

L’auteur explique et précise la finalité de l’audit interne et le concept qu’est le contrôle interne, sa
manière de s’appuyer sur celui-ci pour laquelle il travaille et qui tout l’ensemble de l’organisation.il
parle également la fonction d’assistance que représente l’audit interne, qui doit permettre aux
responsables des entreprises et organisations de mieux gérer leurs affaires et cette notion
d’assistance distingue la fonction d’audit interne de toute action de « police ». Selon lui la notion
d’assistance est reconnue aujourd’hui par le plus grand nombre et tend à se développer.

L’auteur nous informe également que la fonction d’audit interne est une fonction de « conseil », qu’il
ne s’agit plus de rester dans sa tour d’ivoire mais d’apporter ses compétences et d’aider à résoudre
les problèmes.

Cet ouvrage nous a permis de bien cerner la fonction d’audit interne ainsi que sa pratique au niveau
de l’entreprise. Il nous a aussi aidés à bien appréhender tous les aspects de cette fonction, avec la
méthode et les outils qu’utilisent ses acteurs, pour mener à bien leurs missions.

Cependant, l’auteur n’a pas abordé tous les éléments clés de notre thème qui est basé sur la
performance globale de l’entreprise. Il traite l’audit interne seulement dans sa globalité. Il ne l’a pas
adapté aux entreprises.

Bernard13 dans son ouvrage, nous dit que l’audit interne constitue une fonction hiérarchie
intermédiaire, indépendant certes mais qui au sein de l’organisation est rattaché à la Direction

12
Jacques RENARD « THEORIE ET PRATIQUE DE L’AUDIT INTERNE » 7ème édition
13
Bernard, Frédéric Gayraud, Rémi Rousseau, Laurent « contrôle interne » 4ème édition, Maxima, 2013
Générale. Celui-ci vient éventuellement avec ses propres outils questionnement compléter ou tout
au moins valider les mesures effectuées, mais la garantie permanente de la bonne application des
mesures de contrôle interne doit rester entre les mains de la cellule d’observatoire des risques
(référentiel d’observatoire cartographique) rattaché à la Direction d’audit. Les auteurs catégorisent
l’audit interne comme passive dans le modèle d’organisation de la fonction contrôle interne dans la
mesure où il constat l’état des lieux du contrôle interne. Il nous explique que l’audit interne est le
second degré de contrôle qui portent sur la totalité des éléments de premier degré (relevant de
directement de la seule responsabilité des acteurs concernés opérationnels et hiérarchiques), y
compris le bien-fondé de ces éléments par apport aux missions. Ils continuent à nous informer à
propos du rôle de l’audit interne sur les risques de fraude en affirmant que l’Audit Interne peut aider
les opérationnels et les responsables dans la détection des fraudes en les incitant à changer leur
attitude et que l’Audit Interne peut néanmoins jouer un rôle de dissuasion très fort en faisant savoir
que des contrôles existent, mais en n’en divulguant pas l’étendue.

Au travers de son ouvrage Cohen Alain-Gérard aborde dans l’une des parties de ce livre la manière
dont on pourrait définir l’audit et en quelque sorte le rôle. Pour eux l’audit n’est pas un contrôle, il
est le contrôle d’une vérification. En effet il ne vérifie pas les opérations mais, évalue des systèmes. Il
ne certifie pas avec l’exactitude des opérations mais atteste que les systèmes fonctionnent
régulièrement c’est-à-dire en conformité avec les règles, de façon adéquate par rapport aux objectifs
(system based audit), qu’ils devraient être améliorés par des recommandations. Le résultat d’un
audit est donc d’abord de délivrer une assurance raisonnable (ou non), une «  déclaration de
validité »14, puis d’améliorer leur fonctionnement et donc de gestion.

En faisant des recommandations, l’auditeur joue aussi un rôle de conseil. Mais il doit aussi s’assurer
que les recommandations ont été bien mises en œuvre (plan d’action à la charge de l’audité et suivi
par l’auditeur).

Dans leur livre, Bacqueroët Daniel et Luthi Thierry, nous fournit une série de clés à travers des
recommandations qui permettront au chef d’entreprise ou au dirigeant d’améliorer la compétitivité
de son entreprise. Les domaines sensibles de la performance de l’entreprise sont ainsi analysés
notamment l’audit interne

CHAPITRE 3 : Cadre organisationnel

Section 1 : Historique et objectifs généraux

14
Termes utilisés pour les fonds structurels européens
1. a) Histoire de SIAT Gabon
En 2003, le groupe SIAT Gabon a participé aux appels d’offres internationaux pour la privatisation de
trois entreprises gabonaises dans le domaine agro-industriel, à savoir : la société Agrogabon, qui
œuvrait dans la production de l’huile de palme, la société Hévégab, spécialisée dans la production de
caoutchouc naturel et le ranch de la Nyanga, pour l’élevage de bovins.

Ayant remporté l’appel d’offres, le Groupe SIAT est nommé adjudicataire pour les trois sociétés et
signe une convention de reprise avec le Gouvernement gabonais le 5 avril 2004. A cette même date
est créée la société anonyme SIAT GABON regroupant les actifs des trois sociétés publiques
privatisées.

A sa constitution, SIAT GABON disposait d’un capital social de quatre (4) milliards de
francs CFA, entièrement libéré et détenu à 99,91% par sa maison mère (SIAT SA), dont le
siège est basé à Bruxelles en Belgique. Ledit groupe détient aussi Presco plc au Nigéria, Gopdc ltd au
Ghana et la CHC en Côte d’Ivoire.

Actuellement, SIAT-GABON, Société d’Investissement pour l’Agriculture Tropicale, est une société
anonyme, dont le capital social est de 12 milliards de FCFA soit environ 19 millions d’euros. Sa
production se focalise seulement le palmier à huile, l’hévéaculture et l’élevage de bovin, leader
désormais sur ces domaines.

b) Historique du groupe en bref

SIAT SA est une société anonyme de droit belge au capital de 31.000.000 Euros, constituée en1991.
Le groupe a son siège à Bruxelles et est actif en Belgique, en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Ghana, au
Nigéria et au Cambodge. Depuis sa création, le Groupe SIAT a connu une croissance impressionnante.
En vingt ans, les effectifs ont été multipliés par huit, passant de mille à plus de huit mille
collaborateurs. Cette croissance a été réalisée par une combinaison de programmes d’expansion
ambitieux et l’acquisition de nouvelles plantations.

Le groupe belge possède aujourd’hui sur le continent africain 42000 ha de palmiers à huile et 16000
ha d’hévéas, soit au total 58.000 ha de plantations, auxquels s’ajoutent quatre complexes industriels
d’huile de palme au Nigeria, au Ghana et au Gabon. En Afrique, SIAT fournit de grandes entreprises
multinationales à l’exemple de Nestlé, en produits oléagineux qui entrent dans la fabrication de
plusieurs denrées alimentaires.

Le groupe SIAT développe 90% de son activité en Afrique, continent très propice à l’exploitation des
cultures tropicales.
1.2 Les objectifs généraux

Les objectifs généraux de l’entreprise consistent en la création de valeur ajoutée qui aura pour
conséquence le renforcement des ressources financières de l’entreprise, le renouvellement de l’outil
de production et la rémunération des actionnaires. A cela nous pouvons rajouter l’engagement
environnemental et écologique car l’entreprise cherchera à adopter une politique de développement
durable (respect de l’environnement tout en investissant au mieux pour satisfaire au marché).

Section 2 : Activités, produits et les sites

2.1 Les activités

Les activités de SIAT-Gabon sont regroupées dans trois provinces respectives du Gabon, à savoir, le
Moyen-Ogooué (au centre, avec le palmier à huile), le Woleu-Ntem (au nord, avec l’hévéaculture) et
la Nyanga (au sud, avec l’élevage bovin).

SIAT-GABON est actuellement leader sur le marché de l’agro-alimentaire au Gabon et compte


maintenir sa position, c’est la raison pour laquelle l’entreprise continue d’investir dans ses trois
domaines de prédilection le palmier pour son huile, l’hévéa pour son caoutchouc et le bovin. Ces
investissements se présenteront comme suite :

-Au niveau du palmier à huile, l’entreprise compte poursuivre les travaux des usines, le
renouvellement et l’extension des plantations, mais aussi au développement d’implantations des
plantations villageoises conformément à la philosophie du groupe d’impliquer les populations rurales
voisines de ses exploitations.

-Pour ce qui est de l’hévéaculture, SIAT projette : l’extension des plantations de Mitzic.

-Et en ce qui concerne le bovin du Ranch, l’entreprise entend augmenter le nombre de bêtes,
réhabiliter les actifs industriels et améliorer les habitations.

-Dans la même logique, SIAT envisage l’ouverture d’une usine qui sera implantée à Libreville. Cette
usine sera utilisée comme boucherie, charcuterie.

Tous ces investissements visent un but, celui de permettre à la population gabonaise de consommer
les produits du pays à des prix très compétitifs
2.2 Les produits

SIAT-Gabon est le leader incontesté sur le marché des produits alimentaires fabriqués au Gabon. Son
savoir-faire et son souci constant de répondre aux besoins du consommateur lui ont permis de
développer une gamme de produits appréciés par tous.

 Huile Cuisin'Or, s'intègre parfaitement dans une alimentation saine. Cuisin'Or est riche
en acides gras insaturés, qui contribuent à abaisser le taux de cholestérol sanguin.

 Pursavon est maintenant emballé pour mieux conserver sa nouvelle source de


fraîcheur, l'aloès vera, connu pour ses vertus hydratantes pour la peau.

2.3 Les sites

 Plantation du palmier à l’huile


A Makouké, dans la province du Moyen Ogooué, la plantation actuelle de 6.500 hectares s'étend sur
trois divisions. Plus de 800 personnes entretiennent les plantations et récoltent les fruits.

Grâce aux techniques modernes de gestion et à l'apport du savoir-faire des experts de SIAT, la
production des plantations a systématiquement augmenté, depuis la reprise par SIAT Gabon.

Le Complexe Agro-industriel de Makouké comprend une huilerie avec une capacité de 30 tonnes de
régimes par heure et une palmisterie pour l’extraction d’huile de palmiste.

De nombreux investissements depuis la reprise ont permis de remettre cette usine en état. Cette
année, plus de 10.000 tonnes d'huile rouge gabonaise sortira de ces installations.

En 2007, SIAT Gabon a investi près d'un milliard de francs dans la construction d'une nouvelle
chaudière à vapeur qui consomme les déchets de l'usine. Cet outil permet non seulement de
produire la vapeur nécessaire pour le processus, mais aussi de générer de l'électricité.

Afin d'augmenter la production de régimes, SIAT a commencé un programme de planting ambitieux


de 6.000 hectares de nouvelles plantations sur Bindo, et ensuite au replanting de la plantation
existante. L’objectif de l’extension des plantations de palmier à huile étant d’arriver à une couverture
totale du marché national en produits oléagineux.
De l’huilerie de Makouké, l’huile rouge est ensuite transportée par barge sur le fleuve Ogooué, ou
par camion-citerne, vers le Complexe Industriel de Lambaréné, où se situent la raffinerie et la
savonnerie.

 Plantation d’hévéaculture
Les plantations d’hévéaculture sont situées dans la province du Woleu-Ntem, notamment à Bitam, à
Mitzic et à Ekouk Kango dans la province de l’Estuaire.

Les activités du secteur hévéa consistent en la création et l’exploitation des plantations d’hévéa, et la
transformation du latex en caoutchouc granulé.

La plantation hévéicole de Bitam couvre une superficie de 2.500 hectares, celle de Mitzic 5.000
hectares et celle de Kango 2.000 hectares.

Les productions de Bitam et Kango sont évacuées à l’usine de Mitzic pour y être transformées en
caoutchouc granulé.

L’ensemble des plantations industrielles ont une capacité de production de 15.000 tonnes de
caoutchouc par an. A cela s’ajoute la production villageoise des zones de Minvoul, Bitam, Oyem,
Mitzic et Kango de l’ordre de 2.000 tonnes par an.

En 2007, une nouvelle ligne d’usinage de nouvelle génération a été construite ce qui augmente la
capacité de production de 1.000 à 1.500 tonnes de caoutchouc granulé par mois.

La qualité du caoutchouc produit dans les plantations est indéniable, d’où son homologation par
Michelin, le leader mondial du pneumatique.

La qualité du produit est contrôlée en permanence en prélevant des échantillons qui sont analysés
par le laboratoire. Notre laboratoire, qui est certifié par Michelin, assure que la qualité de nos
produits adhère aux standards les plus élevés de l’industrie.

Le caoutchouc granulé descend par porte conteneur de Mitzic au port d’Owendo, d’où il est exporté
dans le monde entier vers les fabricants de pneus.

 Le complexe industriel de Lambaréné


Situé au quartier Isaac, le complexe industriel de Lambaréné a suivi une réelle cure de
rajeunissement depuis l’arrivée de Siat.

Grâce à de nombreuses améliorations apportées aux équipements et à l’automatisation de la totalité


du processus de production, la capacité de la raffinerie sera augmentée de 50 à 100 tonnes par jour.
Cette unité industrielle transforme l’huile rouge de Makouké en huile de table, stéarine et acides
gras. La stéarine et les acides gras sont ensuite saponifiés avec l’huile de palmiste de Makouké pour
fabriquer les différentes gammes de savon.

Dans le futur, des importations d’huile de palme viendront compléter la production locale afin de
pouvoir mieux répondre aux demandes de nos clients. Il est prévu que la production d’huile de table
dépassera les 15. 000 tonnes par an, d’ici 2016.

La ligne de remplissage des bouteilles et bidons est complètement automatisée. Siat Gabon vient
d’investir dans un nouveau bâtiment et de nouveaux équipements pour moderniser le
conditionnement de l’huile Cuisin’Or.

Les acides gras et la stéarine sont valorisés dans la fabrication de savon. Pursavon, le savon produit
par Siat Gabon est fabriqué selon le procédé du savon de Marseille. C’est un savon à 100 % naturel
qui convient aussi bien pour le linge que pour la peau.

Siat vient de lancer sur le marché un savon de toilette, « Pursavon Luxe » pour complémenter la
gamme de savon de ménage.

 Le ranch Nyanga
Le ranch de Siat Gabon situé dans la province de la Nyanga s’étend sur une superficie de 100.000
hectares. Le cheptel s’élève à 5.000 animaux de la race Ndama, connu pour la qualité de sa viande.

A l’horizon 2015, l’objectif est d’avoir 20.000 têtes de bétail.

Même si l’élevage a un caractère extensif, une fois par semaine, le bétail est ramassé et passe au
centre de soin. Là les vétérinaires suivent chaque bête individuellement pour dépister des maladies
ou blessures éventuelles et procéder à un traitement.

Le troupeau connaît une croissance de 30% par an. Des importations de bétail du Cameroun
s'effectuent afin d’introduire du nouveau sang dans le troupeau et de pouvoir accroître le nombre de
bêtes plus rapidement.

La production de viande bovine est commercialisée sur le territoire national. Les bêtes sont abattues
sur le ranch pour ensuite être transporté dans un camion frigorifique vers les supermarchés de la
capitale

Section 3 : Organisation de la structure et fonctionnement


La Direction générale de SIAT GABON est située à Libreville. Elle a pour mission de sauvegarder le
patrimoine de la société, de préparer et aussi de coordonner les décisions de gestion qui permettent
de s’assurer que les ressources de la société sont utilisées efficacement afin d’atteindre les objectifs
fixés. Cette direction regroupe tous les départements administratifs et Commerciaux. Les différents
services se composent donc comme suite :

 La Direction Administrative, Juridique et des Ressources Humaines.


 Le Département Communication et Relation Publiques.
 Le Service Informatique.
 La Direction Commerciale, des Achats et de la Logistique.
 La Direction financière de Contrôle de gestion et de budget (service Comptabilité, du
contrôle de gestion et l’Audit).
Figure 1 : Organigramme

Conseil d’Administration

Direction Générale

Service HSE Secrétariat Direction

Service audit interne Office Manager

Service commercial Service communication

Direction Adm et Fin Direction des Opérations Direction Adm Juridique Direction Achat et Logistique
et Ressources Humaines

Service contrôle de Gest. Site Mitzic Service Paie Resp Achats et Logistique
Plantation/usine
Service informatique Pool
Site Lambaréné Service Social achat/logistique
Chef du Service Compta usine

Pool Comptabilité Site Makouké Service Pool


Libreville plantation/usine Personnel Chauffeurs
Mitzic
Comptabilité Mitzic Magasin LBV
Site Kango Service
plantation personnel
Comptabilité Kango Magasin BT
Lambarene
Site Zile-Ikembele
Magasin MC
Comptabilité Lambaréné plantation Service
personnel
Makouke Magasin MKK
Comptabilité Site Bitam
plantation Service
Makouké Magasin
personnel
Kango Kango
Comptabilité Site Ranch
Zile/Ikembele élevage Service Magasin
personnel Zile/Ikembele
Comptabilité Zile/Ikembele
Chef des projets
Bitam
investissements Magasin
Lambaréné
Service personnel
Comptabilité
Bitam
Ranch
Magasin
Ranch
Service personnel
Ranch
Avec :

Service HSE : Service Hygiène, Sécurité et Environnement

Direction Adm et Fin : Direction Administrative et Financière

Direction Adm Juridique et Ressources Humaines : Direction Administrative, Juridique et Ressources


Humaines

Service contrôle gest : Service de Contrôle Gestion

Chef de service compta : Chef de service comptable

Resp achats et logistique : Responsable achats et logistique

Magasin LBV : Magasin Libreville

Magasin BT : Magasin Bitam

Magasin MC: Magasin Mitzic

Magasin MKK : Magasin Makouké


DEUXIEME PARTIE :

PRATIQUE DE L’AUDIT INTERNE DANS L’AMELIORATION DU SYSTEME DE CONTROLE INTERNE


CHAPITRE 1 : Pratique et démarche de l’audit interne dans l’entreprise

Section 1 : Présentation de la structure de l’audit interne de l’entreprise

1.1 Le rôle de l’auditeur interne à SIAT Gabon

Il consiste à vérifier l’exactitude des informations, organisationnelles ou financières, fournies aux


dirigeants de l’entreprise. Grâce à l’audit, ils pourront définir de nouveaux objectifs ou adopter de
nouvelles méthodes de travail. Ainsi, la responsabilité de l’auditeur interne est traditionnellement
limitée au contrôle et à la réglementation. Pourtant, ces dernières années, cette responsabilité a
évolué afin de répondre aux nouveaux besoins de l’entreprise. SIAT-Gabon attend que l’auditeur
apporte une valeur ajoutée à sa mission en proposant des conseils, en anticipant les risques et en
comprenant les enjeux stratégiques qui s’imposent à elle.

1.2 Les missions du service d’audit interne

Créé en 2008, le service d’audit interne s’intéresse aux missions suivantes :

 Systèmes de contrôle interne et de gestion des risques (analyse et vérification de l’efficacité


des procédures de contrôle) ;
 Vérification de la conformité réglementaire et légale des dispositifs mis en place ;
 Définition du plan d’audit de l’entreprise et de ses filiales ;
 Réalisation des missions d’audit (observation, entretiens avec les collaborateurs concernés
par l’audit, formulation de pistes d’amélioration, rédaction de rapport de mission …) ;
 Action de formation aux nouveaux outils…

Les missions de l’auditeur interne sont variées et dépendent aussi de son rattachement
hiérarchique. 

Objectif et indépendant, l’auditeur interne aide donc l’entreprise à atteindre ses objectifs en
évaluant méthodiquement et systématiquement sa gestion des risques, ses procédures de contrôle
et sa gouvernance.

1.3 Les intervenants

Deux types d’intervenant au niveau interne et externe joue un rôle au sein de l’entreprise.

En interne :
 Le contrôle est initié par le Directeur financier du budget et contrôle, responsable du
patrimoine de l’entreprise, qui délègue l’audit du département contrôle de gestion aux
auditeurs internes.
En externe :

 La charge revient aux commissaires aux comptes qui effectuent deux fois par an des
missions d’audit de l’entreprise afin de s’assurer de la mise en œuvre de leurs
recommandations et le respect des normes en vigueur sur le plan comptable, fiscale et
social.
1.4 Les points d’audit

Les différents points d’audit portent sur :

 La trésorerie (organisation de la caisse, la gestion de la caisse, l’inventaire de la caisse,


divers caisse (problèmes relatifs aux flux d’espèce) ;
 Les banques des sites (vérifier sur la gestion des opérations de banques, porter un
jugement critique sur la gestion trésorerie faite par les sites) ;
 Les stocks (s’assurer que les standards de gestion des retenus par la société sont
respectés, s’assurer de l’existence physique de tous les articles en stocks) ;
 Les immobilisations (gestion des immobilisations, inventaire des immobilisations) ;
 Le commercial clients (analyse l’organisation commerciale en place, obtenir
l’assurance que le processus de facturation est correctement effectué, vérifier les
conditions particulières accordées au client) ;
 Le recouvrement (analyser le processus de recouvrement mis en place, s’assurer
qu’une véritable dynamique commerciale est en place) ;
 Les fournisseurs (confirmer que la structure organisationnelle de gestion des achats est
correctement définie et respectée par tous, s’assurer que le système et outils de gestion
nécessaire ont été mis en place, processus de sélection des fournisseurs, s’assurer de la
correcte utilisation du système ABS, que tous les paiements des fournisseurs sont
dûment autorisés, et suivre régulièrement l’exhaustivité des comptes fournisseurs…) ;
 Le personnel (s’assurer que chaque agent ou prestataire sous contrat avec SIAT
GABON est administrativement à jour, du bon traitement des prêts et des avances à
justifier, que la gestion du personnel est satisfaisante à tous les niveaux, identifier
d’éventuels dysfonctionnements dans la gestion des ressources humaines) ;
 Les opérations agricoles (vérifier que tous les prestataires intervenant à SIAT GABON
détiennent un contrat légal, garantir que tous les travaux sont régulièrement
réceptionnés avant paiement, attester la fiabilité du poids bord champ, s’assurer que la
productivité des plantations est sous contrôle et que les chiffres reportés correspondent
à la réalité, s’assurer que le risque d’incendie dans les plantations est maitrisé) ;
 Les opérations industrielles (s’assurer que les chiffres reportés correspondent à la
réalité, que les consommations sont bien suivies, vérifier que les contrôles de qualité et
de conformité sont correctement effectués, évaluer la qualité du magasin, s’assurer que
les risques au niveau des services généraux sont correctement limités) ;
 La sécurité (évaluer l’organisation mise en place par l’usine dans le cadre de la lutte
incendie, effectuer une visite et porter un regard critique sur la sécurité au poste de
travail, s’assurer que la sécurité du site « protection des actifs de SIAT et du
personnel » est assurée, évaluer le niveau de sécurité des installations informatiques) ;
 La vie sociale (porter un regard critique sur les principaux lieux de vie « clubs et
maisons de passage », s’assurer que des mesures sont prises pour favoriser la cohésion
et le sentiment d’appartenance au groupe SIAT, vérifier la qualité des personnes
fournies par les organismes partenaires).

Section 2 : Le déroulement d’une mission d’audit interne 

Un plan d’audit prévoyant les missions récurrentes et spécifiques à réaliser est établi par
année par le service d’audit interne.  Il s’appuie sur une analyse des risques de l’organisation. 
La réalisation d’une mission d’audit se décompose en plusieurs phases : 

 Une lettre de mission est avant tout intervention. Cette lettre est adressée au
responsable de l’entité ou du service audité. Elle définit le cadre de la mission et
précise les éléments nécessaires à une compréhension réciproque entre l’auditeur et les
services audités (objet, cadre, date et durée de la mission)
 Cette lettre permet de simplifier l’organisation. (Et notamment de faire coïncider son
planning de travail avec celui de l’auditeur externe.) Les rencontres et les réunions
nécessaires à la réalisation de la mission seront facilement planifiables.
 Avant toute investigation sur le terrain, une phase préparatoire permet de rechercher et
de recueillir des informations et de prendre connaissance du domaine ou du service
audité à partir d’entretiens et d’analyse documentaire.
 Pendant la phase de vérification et d’analyse, le service d’audit interne identifie les
forces et les faiblesses du domaine audité et procède à une analyse contradictoire des
causes et des conséquences des risques identifiés. Tout au long de sa mission, le
service d’audit interne informe régulièrement l’audité de ses constats et de son
diagnostic.
 La conduite des investigations terminés, le service d’audit interne établit un rapport
rendant compte de la situation constatée et des propositions d’amélioration. Une
version provisoire du rapport est analysée avec les audités et les services concernés qui
font état de leurs remarques avant la diffusion définitive du document.
 Les services ou entités audités valident les comptes rendus des entretiens réalisés par
les auditeurs internes et donnent une analyse objective des conclusions de l’audit
interne qui les concernent.
 Consécutivement aux recommandations établies dans le rapport d’audit, un plan
d’action est défini et décidé par la direction générale et la direction de l’entité ou des
services audités. Ce plan définit les moyens par lesquels les recommandations émises
seront mises en œuvre par les responsables identifiés.
 Le responsable d’audit interne doit s’assurer de la mise en œuvre des
recommandations en s’informant sur l’état d’avancement des plans d’actions.

Tableau 4 : d’identification des Risques (T.I.R.)

Tâches Objectifs Risques Evaluation Dispositif de Constat


CI

L’évaluation du risque est faite selon trois niveaux :

-risque important(i)

- risque moyen(m)

-risque faible(fa).
Figure 2 : Schéma de l’étape d’appréciation du contrôle interne

Source : Wikipédia
Section 3 : Techniques et outils d’investigation

Lors d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne, l’auditeur utilise techniques et des
outils qui va lui permettre d’apprécier le SCI afin de pouvoir détecter les anomalies et de proposer
des recommandations. Ces outils et techniques sont relatifs à la description et l’évaluation des
procédures de contrôle interne.

Les investigations sont menées par le service d’Audit Interne grâce à des entretiens, l’observation
physique, les sondages statistiques, les questions écrites. On note également l’intégration de l’outil
informatique, de la méthode de vérification, de l’observation physique. Pour ce qui concerne les
techniques, il y’a l’usage des études préliminaires, des recherches sur le terrain ou des papiers de
travail. Lors de ces évaluations l’auditeur interne utilise les deux méthodes suivantes :

La première consiste à visiter un site par mois, pendant la troisième semaine du mois. Pendant cette
visite, il se réfère aux immobilisations, aux magasins et stocks, à la trésorerie (s’assurer que les
opérations, de caisse sont correctement enregistrées) et l’administration du personnel.

La seconde consiste à effectuer deux visites par siège, visite au cours desquelles seront contrôlés en
sus des domaines (les fonds propres et ressources durables, les créances et les dettes vis-à-vis des
tiers et les approvisionnements).
CHAPITRE 2 : Description de la procédure du système de contrôle interne : processus facturation
commercial clients de SIAT-Gabon

SIAT-Gabon dispose dans son organisation plusieurs domaines de contrôle interne. Structuré par
domaines comptables, le contrôle interne au sein de SIAT GABON s’exerce de façon systématique
aux domaines ci-après : fonds propres et ressources durables, immobilisation, magasins (ateliers,
usines et agricoles) et les stocks, créances sur clients et dettes vis-à-vis des fournisseurs, valeurs
disponibles, les achats, les ventes et l’administration du personnel. Pour mettre en exergue notre
thème nous illustrerons le domaine de vente/client notamment sur le point de contrôle de la
facturation

Section 1 : Processus vente/client

a) Objectifs de contrôle interne

- s’assurer que les ventes réalisées par l’entreprise respectent ses intérêts ;
- s’assurer que les commandes reçues par l’entreprise sont traitées dans les délais ;
- s’assurer que toutes les livraisons ont fait l’objet d’une commande ferme ;
- s’assurer que toutes les livraisons font l’objet d’une facturation ;
- s’assurer que tous les retours font l’objet d’une facturation « avoir » ;
- s’assurer que la facturation est conforme aux conditions de ventes (tarifs, commandes et
livraison) 
- s’assurer que toutes les facturations sont l’objet d’un enregistrement comptable ;
- s’assurer du respect du cut-off ;
- s‘assurer que les encaissements sont correctement comptabilisés ;
- s’assurer que la séparation de tâches est satisfaisante ;
- s’assurer du recouvrement rapide des créances ;
- s’assurer de l’enregistrement dans la bonne période ;
- s’assurer de la correcte imputation, totalisation, centralisation et enregistrements .
b) Contrôles clés
Quelques points de contrôle (non exhaustif)

Points de contrôles
Commande - Quels sont les produits commercialisés et les
principaux clients ?
-S’assurer que la commande fait l’objet d’un
bon de commande 
Livraison - S’assurer que la livraison est effectuée à partir
d’un bon de commande approuvé ;
- S’assurer que les livraisons font l’objet d‘un
bon de livraison pré numéroté ;

Facture - Le service facturation s'assure-t-il qu'il reçoit


tous les bons d'expédition (ou équivalent) émis
(y compris pour les ventes de déchets, rebuts...)
?
-S’assurer que la facture est préparée à partir
du BL déchargé par le client et du BC approuvé 
Comptabilisation - S’assurer que la facture est comptabilisée dés
établissement ;
- S’assurer que la facture fait l’objet d’une
imputation comptable avant la saisie,

Recouvrement - S’assurer que le suivi des comptes est effectué


par les commerciaux ;
S’assurer qu’une balance âgée existe et qu’elle
est régulièrement éditée et que
Classement - S’assurer que le dossier de vente est classé au
complet ;
- S’assurer que le système de classement des
factures est logique (soit par client, soit par
numéro de facture ; soit par mois, soit par
activité …)
Section 2 : Procédure détaillée ventes/clients

Le processus d’AUDIT FACTURATION PF SECTEUR PALMIER

La facturation des produits finis est émise par le commercial sur la base des mouvements des stock
transmis par le magasin Complexe Industriel de Lambaréné (CIL).

Le processus ci-dessous présente les différentes étapes d’enregistrement des produits finis sortis du
CIL (les étapes 1 et 3 sont directement enregistrées par le commercial).

On peut résumer les différentes phases liées à cette fonction comme suit :

-traitement de la demande (pro forma) ensuite transmis au client ;

-réception du bon de commande au service concerné de la SIAT GABON ;

-livraison des articles commandés avec un bordereau de livraison ;

-Facturation de SIAT GABON en conformité avec le BL et BC du client ;

-Demande de règlement

-Condition de paiement : 30 à 60 jours après facturation par chèque ou traite.


Section 3 : Illustration de la démarche d’audit interne : processus facturation des ventes /clients

a) Tableau 5 : des risques concernant la fonction facturation

Fonction : Objectifs de contrôle Risques encourus au Dispositifs spécifiques


Facturation interne de la niveau de la fonction à mettre en place
facturation facturation dans une dans une entreprise
entreprise concernant la
facturation : les
meilleures pratiques
et normes
communément
adoptées dans les
entreprises
Facturation des Les procédures mises 1- Existence d’un
ventes et prestation en place doivent manuel de procédure
de service permettre de s’assurer de facturation
que :
2-Existence de tarif
1-toutes les officiel pour chaque
prestations et ventes article
sont facturées Prestations non
(l’entreprise émet une facturées 3-existence d’un
facture pour chaque système
prestation) d’établissement de
factures sur la base de
bon de commande, BL
2-les montants et tarif
facturés sont Facturations erronées,
conformes aux tarifs 4-existence d’un
homologués (les modèle standard de
montants ne sont pas factures
erronés) Facturations fictives
Doubles facturations 5-existence d’un
3-chaque facture système de
correspond à une numérotation des
vente ou prestation factures
réelles (il n’y a pas de
factures fictives, pas 6-existence d’une
de double facturation, procédure de
il n’y a pas d’erreur de validation des factures
facturation, les émises par signatures
commandes annulées et cachet
ne sont pas facturées) d’authenticité

Retard significatif dans 7-existence d’un


l’établissement des contrôle arithmétique
4-les factures sont factures systématique des
établies dans les délais factures établies
avant remise au client
5-Les factures sont
valides et font objet Factures non 8-existence d’un délai
d’un suivi adéquat conformes de remise des factures
au client après
contrôle

9-existence d’un délai


d’établissement des
factures après
réception des
éléments de
facturation

10-existence d’un
délai de transmission
des copies de factures
à la comptabilité  ;

11-existence d’un
système de ventilation
systématique des
factures à la
comptabilité, au
recouvrement et à
l’atelier de
prestation  ;

12-existence d’un
système de cahier de
transmission des
factures transmises

13-existence d’une
obligation d’insertion
des mentions
obligatoire sur les
factures (adresse
détaillées et
coordonnées du client,
délai de paiement)

14-existence de
condition de forme et
de fonds pour les
éléments de
facturation

b)
c) Tests de conformité concernant la fonction facturation (comparaison
meilleures pratiques et procédures internes d’une entreprise x)

Dispositifs spécifiques à Conformité du manuel de Interprétation du test de


mettre en place/meilleures procédure de l’entreprise X conformité
pratiques aux meilleurs pratiques
(Après lecture et examen du
manuel)
1.Existence d’un manuel de Non conforme Faiblesse apparente
procédure de facturation
2-Existence de tarif officiel Conforme Force apparente
pour chaque article
3-existence d’un système Non conforme Faiblesse apparente
d’établissement de factures
sur la base de bon de
commande, BL et tarif
4-existence d’un modèle Conforme Force apparente
standard de factures
5-existence d’un système de Non-conforme Faiblesse apparente
numérotation des factures

d) Le questionnaire de contrôle interne ou check-list concernant la


facturation

Le QCI (check List)


Existence d’un manuel de procédure de facturation

2-Existence de tarif officiel pour chaque article

3-existence d’un système d’établissement de factures sur la base de bon de commande, BL et


tarif

4-existence d’un modèle standard de factures

5-existence d’un système de numérotation des factures

6-existence d’une procédure de validation des factures émises par signatures et cachet
d’authenticité
7-existence d’un contrôle arithmétique systématique des factures établies avant remise au client

8-existence d’un délai de remise des factures au client après contrôle

9-existence d’un délai d’établissement des factures après réception des éléments de facturation

10-existence d’un délai de transmission des copies de factures à la comptabilité ;

11-existence d’un système de ventilation systématique des factures à la comptabilité, au


recouvrement et à l’atelier de prestation ;

12-existence d’un système de cahier de transmission des factures transmises

13-existence d’une obligation d’insertion des mentions obligatoire sur les factures (adresse
détaillées et coordonnées du client, délai de paiement)

14-existence de condition de forme et de fonds pour les éléments de facturation

e) Programme de vérification /Terrain concernant la facturation de


ventes/clients

QCI (check List)


1- Existence d’un manuel de 1-Obtenir des services Observation physique
procédure de facturation compétents, le manuel de
procédure
1.2.-vérifier le détail des
procédures
1.3-vérifier qu’il est publié par
note de service
2-Existence de tarif officiel 2.1-Obtenir des services
pour chaque article compétents, le manuel de
procédure
2.2-vérifier le détail des
procédures
2.3-vérifier qu’il est publié par
note de service
3-existence d’un système 3.1.-sélectionner ……factures Observation physique et
d’établissement de factures du …… au …… à raison de …… rapprochement
sur la base de bon de facture par mois
commande, BL et tarif 3.2-vérifier si chaque facture
est accompagnée de BC du
client
3.3-vérifier si chaque facture
est accompagnée du BL
3.4-vérifier si chaque BL est
signé par l’entreprise
3.5-vérifier si chaque BL est
contresigné par le
       Client
3.6-vérifier si chaque BL porte
les coordonnées du client
3.7. Vérifier la conformité des
prix
4-existence d’un modèle 4-1-réclamer le modèle des Cross control
standard de factures factures et le classeur des
factures /4.2-comparer
5-existence d’un système de 5. consulter et vérifier la suite Rapprochement
numérotation des factures chronologique des factures du
classeur des factures
6-existence d’une procédure 6-réclamer la note de service Contrôle physique et
de validation des factures portant publication de la documentaire
émises par signatures et procédure auprès de la
cachet d’authenticité direction
7-existence d’un contrôle Programme à établir Outils et technique à préciser
arithmétique systématique
des factures établies avant
remise au client

f) Fiche de couverture(exemple)

Référence de Existence BC BL signé et Conformité


factures Existence BL agrafé à la contresigné montants/tarifs
certifiées agrafé facture
 

e) FRAP (à rédiger à partir des éléments des feuilles de couverture)

Modèle de FRAP
Feuille de révélation et d’analyse de problème
Référence papier de travail : FRAP N° :
Problème :
Constat :
Causes :
Conséquences :
Recommandations :
Etabli par Approuvé par
ème
Source : théorie et pratique de l’audit interne 7 page269
g) Validation progressive des FAR→ h) pré rapport→ i) réunion officielle de validation avec audités→
j) Rapport définitif + validation du décisionnaire +suivi des recommandations

CHAPITRE 3 : Illustration de la pratique des évaluations du système de contrôle interne : processus


facturation ventes/clients au sein de SIAT GABON (site de Lambaréné : palmier)

Lors d’évaluation du système de contrôle interne dans les missions dévolues au service d’audit
interne de SIAT-Gabon. Les questionnaires de contrôle interne sont utilisés au cours des missions
d’audit pour évaluer éventuellement l’état du contrôle interne. Dans cette situation, l’audit interne
peut faire une appréciation sur le fonctionnement du système et dans un rapport soumettre les
travaux aux services concernés et à la Direction.

Il est question dans ce chapitre de démontrer au travers des travaux de mission d’audit interne déjà
effectuer au sein de SIAT GABON l’un des rapports qui met en exergue les faiblesses, causes,
conséquences et à la suite recommande les services audités pour une sécurisation et une
amélioration du système de contrôle interne. Cette analyse est faite dans ce sens pour illustrer la
fonction d’audit interne influenceuse de manière efficace au sein de la performance du système de
contrôle interne de SIAT GABON

Section1. Contexte, objectifs de la mission et méthodologie (Audit facturation du PF secteur


palmier de CIL)

a) Contexte et objectifs de la mission


A la demande du Directeur des Opérations (DO) un Audit spécifique sur la facturation (les ventes, les
massiques et la facturation des produits finis sortis du magasin du CIL), a été commis avec pour
objectif :

 De faire la clarté sur les rapports de vente ;


 D’évaluer le processus de facturation depuis la dernière évaluation [avril 2014 :
201403-SGA-LBV-COM-AUD-Nettoyage des comptes clients palmier_v10 ;
201403-SGA-CIL-COM-AUD-Analyse Notes de crédit Clients palmier_v11]
 De s’assurer que toutes les ventes et services assortis sont bien déclarés, facturés et
enregistrés en comptabilité
La préparation de la mission a permis d’identifier une seconde problématique, en l’occurrence la
facturation du transport de produit chez le client. Le transport devrait être supporté par les clients au
départ du CIL jusqu’à destination. L’analyse de la facturation des coûts de transport nécessite donc
de :

 Connaitre le début exact de la mise en application de cette mesure ;


 Retracer les paiements effectivement versés par les clients depuis l’application de la
mesure.
 Établir la correspondance des paiements avec le barème arrêté à cet effet.

b) Méthodologie

L’audit couvre les ventes allant de Juillet 2014 à mars 2015. S’agissant de la facturation du transport,
la période s’étend de Février à Mars 2015 inclus, période à laquelle la refacturation du transport au
client a été mise en œuvre.

 Consultation des Bons de Livraison, des sorties sur fiches de stock pour ventes clients
(externes et internes)
 Rapprochement entre fiches de stock, Bons de livraison et factures : les quantités
sorties ont-elles été toutes réellement facturées ?
 Analyse des mouvements clients (ventes, retours clients, remboursements clients)
 Réconciliation des données massiques avec les sorties clients
 Pour les frais de transport, rapprocher le barème arrêté avec ce qui est payé par les
clients
Section 2 : Synthèse générale de l’évaluation

Les rapports opérationnels de ventes et d’activité commerciale ne sont plus produits depuis le départ
de l’ancienne équipe commerciale. Ajouté à cela, des dysfonctionnements et des anomalies dans le
processus de facturation :

1-Commande de produits finis : Les sorties des produits finis ne sont pas systématiquement
autorisées selon la procédure => non émission de confirmations de commande et demande de
Relation publique.

2-Bons de livraison : 10% des BL de la période, utilisés pour les ventes (internes et externes), ont été
facturés le mois suivant selon la note de procédure de juillet 2014 de la Direction Financière. Cette
note de procédure a été améliorée par une instruction du DO en Mars2015 exigeant la facturation
immédiate des produits finis sortis des magasins CIL=>Suivi.

Sur la période d’Audit, toutes les sorties magasins ont été facturées à l’exception de :

a) 80 cartons de PS 54*400g Bleu n’ont pas été facturés en Décembre 2014 : Sortis le17/12/2014
le BL 0066667 du magasin indique 595 cartons et la facture 2VPP15000051 du 30/01/2015 (Client
ETS MANGOLOU), mentionne 515 cartons. Sur alerte de l’Audit Interne pendant la mission
(avril2014), le commercial a relancé le client qui a reconnu le surplus de produits reçu il y’a plus de
trois mois. Les 80 cartons ont finalement été facturés (Voir 2VPP15000268 du 16/04/2015).

b) BL n°0066850 sortie vente interne du 04/03/2015 pour une valeur de 49 858 FCFA dont 2
packs CUISIN’OR 12x0,9L et 2 cartons PURSAVON 100x200g Blanc (Corrigé : Factures 2VPP15000262
et 2VPP15000263 du13/04/2015)

En Résumé : du 01 juillet 2014 - 31 mars 2015, tous les BL des sorties magasins facturés par le CIL ont
été comptabilisés, à l’exception des produits du BL 006667 de décembre 2014 dont la différence est
facturée au mois d’avril 2015 et les produits du BL n°0066850 sortis en mars 2015 facturés également
en avril 2015.
3-Bilan massique et comptabilisation

a) Les bilans massiques sont erronés à cause de la présentation des mouvements magasins dans
des rubriques inexistantes.

b) La comptabilisation des produits présente des erreurs d’imputation dans les comptes 7021111/
Oléin et 7021101/ Palma au mois d’octobre-Décembre 2014 et février 2015.

4-Facturation/PRIX :

a) Les prix Unitaires des produits facturés sont fonction d’un barème défini par le commercial,
cependant l’auditeur a pu relever une erreur sur le PU du PS Bleu 115*100g, facture 2VPP15000051
du 30/01/2015.

b) Les produits finis destinés à la Foire Agricole d’Octobre2014 et évalués à 17,2MFCFA ; font état
d’un non encaissement 1,176 MFCFA lié au vol du PURSAVON durant l’exposition d’après le rapport
du Responsable Communication chargé de l’exposition des produits SIAT GABON. Cependant le
commercial n’a pas pu fournir les quantités exactes de savon volées et cette perte n’a pas été
signalée à la Direction financière.

5-Remboursements /retours clients

Les remboursements et les retours clients ne sont pas rigoureusement encadrés, car aucun délai de
renvoi des PF n’est défini par le service commercial aux clients. Cas du retour client B. D, d’une valeur
de 4MFCFA qui a eu lieu le 16 avril 2015 au CIL, pour des livraisons effectuées le 13 novembre 2014,
soit 5 mois plus tard (Cf. BL 0066594 joint). Ce retour est d’ailleurs absent du bilan massique du mois
d’avril alors que le remboursement y figure.

6-Frais de transport :

a)Débuté officiellement le 01/02/2015,après les interrogations du DO pour savoir où passe


l’argent des frais de transport payé par les clients, en janvier 2015 ces frais s’élèvent à 9 675 000
FCFA, aucune écriture de cette opération dans les comptes clients; En février les frais de transports
ont à 4 875 000FCFA, mais il n’y a que 2 125 000 FCFA aux crédits des comptes clients, soit un
reliquat de 2 750 000 FCFA dont 425 000 FCFA et 1 200 000 FCFA justifiés être payés par les clients
B.D et ETS;

Et en mars à 4675000FCFA entièrement payé par les clients et sont bien encodés dans les comptes
de ces derniers.

b) Ces frais de transport ne sont pas intégrés directement dans les factures clients, alors que le
système ABS le permet.

7-Factures Transporteurs :

Le suivi des factures des transporteurs n’est pas rigoureux : le fournisseur D. AUTO a facturé 2 fois 3
voyages en novembre2014 et décembre 2014 sur les factures n°0052 et n°0056.De plus sur la facture
n°0052 le Total de la facture est plus élevé que le détail des opérations facturées, soit un trop payé
TTC au fournisseur de 4012000FC

Section 3 : Evaluation du processus facturation

a) Les points majeurs d’évaluation

L’Audit Interne passe en revue de manière permanente tout au long de l’année un ensemble de
points de gestion pour chacun des départements de SIAT GABON. Il s’agit du Programme de
Contrôles Permanents (PCO).

Les rapports de SIAT GABON ne reprend pas les points positifs relevés durant l’audit. Il ne reprend
que les éléments majeurs nécessitant un suivi ou une action de la part du management

Avec Niveau :H : high/L : low /M : medium

Points de Description Nivea Recommandations


contrôle u
Commande Certaines commandes H -Utiliser une numérotation chronologique
01.01 clients sont exécutées sans pour minimiser le risque d’utilisation
Traitement confirmation de commande, abusive d’une même Confirmation de
des soit 6% sur la période commande (Rapport : 201410-SGACIL-PCO-
commandes auditée (juillet2014- Contrôles permanents S22014_v01) -
mars2015). Toute sortie pour vente client externe doit
être prouvée par quatre (4) documents : La
commande du client, La confirmation de
commande validée par le DG/DO, Le BL et
la facture
Bons de
livraison
02.01
BL sont revenus chez les - Le convoyeur (chauffeur ou autre agent
Emission et
clients sans la date de SIAT) doit assister au déchargement de la
Réception BL
réception des marchandises, H marchandise chez le client pour attester la
avec le risque de déclaration réception par émargement sur le BL à côté
de fausses anomalies sur la du client
marchandise livrée.

02.02 BL Tous les produits n’ont pas


sorties et été systématiquement H
Factures facturés sur la période
01/07/2014 -31/03/2015,
tels que constaté pour les
produits des BL 0066326 ;
0066667 et 0066850.

02.03 BL et Avant toute clôture du CA mensuel, se


factures
Toutes les sorties clients du rassurer que les BL se réconcilient avec les
0709/2014
01/07/2014 au 30/09/2014 factures émises. Dans le cas contraire et si
ont été facturées, soit fin d’année prévenir la comptabilité sur les
pendant le mois ou le mois factures à établir ;
suivant.

Points de Description Niveau Recommandations


contrôle
s
02.04 BL et Tous les produits finis sortis M Réconcilier le CA commercial et le CA
factures
10/2014
en octobre 2014 ont été comptable pour s’assurer de la conformité
facturés et comptabilisés, des données et l’équilibre des comptes
cependant nous relevons une suivant les produits ;
erreur d’imputation de 540
packs Palma 12*0,9
enregistrés dans le compte
7021111-Oléin ,
soit8155000FCFA.
02.05 BL et
Pointer les opérations enregistrées pour
factures M
11/2014 Tous les produits finis sortis s’assurer de leur correcte intégration.
en novembre 2014 ont été
facturés mais leur
comptabilisation présente une
erreur d’enregistrement de
544 packs de Palma 12*0,9L,
soit 8 214 000 F CFA, dans le
compte Oléin

02.06 BL et
factures Assurer un suivi pertinent par le
12/2014
Le BL 0066667 avec commercial dès la prise de commande
H
595cartons PS 54*400g Bleu a jusqu’à la livraison du bien et le paiement
été facturé avec un écart de par le client. - Mettre un agent SIAT (du
80 cartons, valeur 1 147 520 commercial /magasinier), à la livraison des
FCFA HT. Les enregistrements produits chez le client pour confirmer
comptables présentent l’état du stock et les quantités
également des erreurs dans le réceptionnées
compte 7021111/Oléin 32,8
M F CFA issues vente de
02.07 BL et
factures
palma.
0103/2015
L
Pointer les opérations enregistrées pour
Les comptes 7021111/Oléin et s’assurer de leur correcte intégration -
7021101/Palma présentent Facturer au mois d’avril la sortie pour
des erreurs d’enregistrement vente interne de mars 2015 BLn°0066850
sur la Fact. 2VPP15000082 ; du04/03/2015
Montant : 26 696 800 F CFA
de février 2015 et le BL
0066850 en vente interne du
04/03/2015 n’a pas été
facturé enmars2015
Point de contrôle Description Niveau Recommandations
Bilan massique
03.01 Bilan massique– Les données massiques du H -Présenter le Bilan Massique
Ventes Externes CIL sont erronées à cause suivant les différents
de la mauvaise mouvements de stock actuels et
présentation du Bilan donc mettre à jour le format de
Massique qui n’est pas reporting utilisé actuellement.
fonction des opérations
effectuées par l’activité
commerciale actuelle.

- Pointer et vérifier les données


03.02Bilan massique –
Ventes internes et
ainsi renseignées pour s’assurer
Relations Publiques Confusion dans la H qu’elles cadrent avec les
distinction des Relations mouvements de stock effectué.
Publiques et les cessions
internes dans les bilans -Déclarer dans le Bilan Massique
massiques qui se traduit les ventes internes
par une lecture erronée - Initier les sorties internes selon
des données massiques la procédure.

Remboursements/retour Quoique ne représentant - Respecter la procédure de


s clients que 0,1% du CA du 2e remboursement et s’assurer qu’il
semestre 2014, les y a un contrôle à partir du constat
04.01 Remboursements
Clients
remboursements faits aux jusqu’à l’effectivité du
clients ne respectent pas H remboursement ;
la procédure

04.02 Retour Client B. D Une partie des -Justifier le retour et le


marchandises d’une valeur remboursement client B.D du
de 4MFCFA livrées le mois d’avril 5 mois après la
13/11/2014 au client B.D livraison ;
est retournée au CIL le - Sur la base des justificatifs,
16/04/2015 pour autoriser les retours clients après
remboursement. approbation du DO/DG ;
Point de contrôle Description Niveau Recommandations
Facturation des Le CIL n’est pas seul à -En dehors de la
produits finis emmètre des factures comptabilité pour
l’émission des Notes
05.01 Habilitation ou avoirs clients car la
facturation
de Crédit et Notes de
Responsable H Débit, toute facture ou
Commerciale a des avoir doit être émis
par le CIL afin de
habilitations depuis la
minimiser le risque de
Direction Générale facturation
pour effectuer dans frauduleuse ;

ABS des factures et


des avoirs.

La facturation était
05.02 La facturation - Les habilitations de la
fonction du retour du commerciale, pour
BL chez le client avec H lesquels elle est
le risque de BL non autorisée à faire des
factures depuis
retourné ou retour
Libreville doivent être
tardif avant le listés de manière
10/03/2015, exhaustive pour un
suivi approprié ;
modification de cette
procédure parle DO.

05.03 Intégration facture


Toutes les factures
Produire une
sorties du CIL ont été procédure claire pour
intégrées en une meilleure gestion
comptabilité. Mais, Il y de l’activité
commerciale
a un risque de
(facturation, rapport
confusion dans les de vente, service
différents types de après-vente, etc.)

facturations (interne,
Définir clairement les
externe ; grossiste et conditions à remplir
demi-grossiste). grossiste et demi
grossiste
Frais de transport
06.01 Grille frais de La grille de facturation Concevoir la grille de
transport du transport des transporte n’intégrant
produits finis chez le toutes les possibilités
client n’intègre pas H de moyen de
toutes les possibilités transport, de
de chargement, destination,
conditionnement et conditionnement, et la
destination de faire valider par
livraison. Et n’a pas Management de SIAT
été validée par le GABON.
Management de la
société

06.02 Gestion frais de


La gestion des frais de
transport transport n’est pas H Mettre en place une
encadrée et procédure formalisée
nonobstant pour le transport à
l’interrogation du DO communiquer aux
à cet effet en février clients pour éviter le
2015 cette opération non-respect de la
restait officieuse. mesure par ces
06.03 Facturation et
derniers
documents de suivi
Le transport client H
n’est pas inclus dans la -Inclure dans la
facture client les frais
facture système (ABS).
de transport (ABS
Ce sont les BL qui commercial CIL) ;
servent de facture et il - Veiller à l’application
n’y a aucune trace des rigoureuse de la
facturiers utilisés procédure de
comme preuve de recouvrement des
paiement des frais de créances ;
- Veiller au
transport par les
classement,
clients au commercial. rangement et à
l’archivage scrupuleux
et rigoureux des
documents
comptables

Appréciation Générale sur les 06 points de contrôle


b) identification : causes, risques et opportunités et responsable habilité à l’application des
recommandations

Éléments Causes Risques et Responsable appliquant les


opportunités recommandations
01.01 Absence de clarification de -Abus ; DG/DO/CIAL
la mesure mise en place - Doublons,
- fraudes
02.01 -Absence de suivi des -Des livraisons aux DO/COMM
livraisons par les agents SIAT clients ne sont pas
(le client décharge seul la assez recensées ou le
marchandise. Il n’y a aucune sont avec retard,
implication d’un agent empêchant ou
SIAT) ; retardant ainsi le
- Absence d’émargement déclenchement de la
par le client du BL facturation.
- Des clients
déclarent ne pas
avoir reçus des biens
qui leur ont été
effectivement livrés ;
- Pertes financières
03.01 -Présentation Erronée du -Rapport commercial Cial
Bilan massique ; erroné ;
- Manque de - Mauvaise
communication interprétation de
l’activité
commerciale par le
management ;
- Risque de
démarques
(détournement de
stock) ;
- Mauvaises
décisions de gestion
car prise sur la base
d’information
fausses ou
approximatives
04.01 -Non-respect de la -Risque de fraude ; Cial
procédure de - Pertes financières ;
remboursement ; - Abus ;
- Ségrégation de fonction
dans le processus partant de
la constatation du manque
et de l’évaluation du
remboursement n’est pas
respecté
05.01 Les habilitations de la -Rapport de DO/DAF/Cial
commerciale, ne sont pas vente(CA)erroné ;
listés de manière exhaustive - Inadéquation entre
pour un suivi approprié les données du CIL et
celle du siège ;
- Doublon ;
- Risque de fraude ;
- Mécontentement
de la clientèle mal
gérée ; - Perte de
clientèle ;
06.01 -Sous-évaluation des frais de -Fraude Resp
transport - Perte financière commercial/logistique /DO/DG
- Non validation de la grille - Etats financiers
de transport par le erronés
Management de la société
Recommandations

 La mise en place d’un système de double validation


Il serait judicieux lors des sortis et facturations des produits qu’il ait une double vérification auprès
des magasiniers, au risque de se retrouver avec des erreurs.

 Exposition des points forts


Bien que la norme ne l’impose pas, mais encourage à relever les points forts des processus audités
lors de la communication des résultats. Il est souhaitable de relever le point fort du processus audité
afin de s’assurer que les procédures de contrôle fonctionnent de manière permanente dans le cas
contraire elles constitueront un point négatif (faiblesse).

 Mettre en place un processus de suivi


Le processus de suivi permettra de surveiller et garantir les mesures qui ont été effectivement mises
en œuvre par le management
Conclusion
D’une façon générale, l’impact de l’audit interne dans le système de contrôle interne est d’une
importance primordiale dans l’organisation d’une entreprise quel que soit le secteur d’activité ou de
sa taille, dans la mesure où il cherche à s’assurer que ces dispositifs de contrôles internes
fonctionnent correctement. Ce qui n’est pas anodin pour une entreprise qui souhaite rester pérenne
en veillant à l’applicabilité des normes, des réglementations, des lois etc.

L’audit interne aborde une autre dimension d’assistance et de conseil auprès des responsables
hiérarchiques de l’entreprise dans l’exercice de leurs responsabilités.

De façon objective et indépendante des informations, les appréciations, les analyses, les avis et les
recommandations concernant les activités ou les processus examinées, rentre dans un but
d’amélioration. Ceci inclut la promotion du contrôle efficace et efficience à un coût raisonnable dans
le respect du principe de proportionnalité.

En guise de rappel, notre étude s’est articulée en deux partie. Une première relative au cadre
Théorique dont il était question d’aborder concepts, revue documentaire et environnement
organisationnel. Enfin une dernière partie analytique ayant servi à la collecte de données, à l’analyse
des points majeurs lors d’une procédure de facturation et à la formulation de recommandations lors
cette évaluation.

Ainsi, au terme de notre recherche, il convient de noter que les résultats obtenus ont démontré
différentes failles au niveau d’un des points d’audit illustrer à savoir le processus de facturation au
niveau du site industriel de Lambaréné de SIAT GABON l’une de faille déceler au niveau de certain
Bon de Livraison qui sont revenus chez les clients sans la date de réception des marchandises, avec le
risque de déclaration de fausses anomalies sur la marchandise livrée. Autre faille tous les produits
finis sortis sur une certaine période énumérée dans le corps du développement ont été facturés mais
leur comptabilisation présente une erreur d’enregistrement.

En effet, par rapport à l’un de nos objectif, les résultats obtenus ont permis de comprendre la place
accordée à l’audit interne au sein de SIAT GABON du fait non seulement des évaluations des points
majeurs qui nécessitent des interventions mais aussi, grâce à certaines recommandations exprimées
qui permettent d’y remédier à certains risques et d’apporter des améliorations.

Deux de recommandations qui nous viennent à l’esprit à savoir le fait que le chauffeur ou autre agent
SIAT doit assister au chargement de la marchandise chez le client pour attester la réception par
émargement sur le BL à côté du client et la Réconciliation du CA commercial et le CA comptable pour
s’assurer de la conformité des données et l’équilibre des comptes suivant les produits.

Par ailleurs, comme tout travail de recherche, celui-ci contient un certain nombre de limites
notamment sur la collecte d’informations, où nous avons été confrontés au principe de
confidentialité concernant les données actuelles qui portent sur l’évaluation du processus de
facturation qui ne sont pas récente. D’où notre analyse aborde une vision simplement de la pratique
de l’audit interne dans sa contribution du système du contrôle interne. Autres difficultés qui d’une
part nous a retardé dans la progression de notre étude, à savoir : manque de documentation traitant
exclusivement du thème, manque de disponibilité des interlocuteurs et l’impossibilités de faire des
entretiens sur place.

Toutefois, il est important de noter que SIAT GABON a des fondements solides pour mener à bien ses
missions vu l’implication de la direction et du service habilité (audit interne) à poursuivre des actions
pointues sur ses différents systèmes de contrôle.

Cependant, il est important que les dirigeants de SIAT GABON portent une attention particulière aux
failles décelées les plus critiques pouvant affectées l’organisation, afin de les résoudre et ainsi viser
amélioration de la performance de SIAT-GABON.

Au-delà de toutes ses préoccupations constatées par l’auditeur interne, nous devons noter que la
question essentielle reste portée du développement des entreprises en matière de bonne
gouvernance.
Bibliographie
BIBLIOGRAPHIE

1. Michel CATTAN, Nathalie IDRISSI et Patrick KNOCKAERT « Maitriser les


processus de l’entreprise » Guide opérationnel 3è édition
2. Jacques RENARD « Théorie et pratique de l’audit interne » 4ème édition
3. Jacques RENARD « Théorie et pratique de l’audit interne » 7ème édition
4. Jacques RENARD « Théorie et pratique de l’audit interne » 9ème édition
5. Elisabeth BERTIN « Audit interne, enjeux et pratique à l’international »
7édition
6. Benoit PIGE « audit et contrôle interne »
7. Document d’information d’introduction en bourse de SIAT-Gabon 2013
8. Rapport d’activités SIAT-Gabon2016
9. Bernard, Frédéric Gayraud, Rémi Rousseau, Laurent « contrôle interne » 4ème
édition, Maxima, 2013
10. Renard, Jacques « audit interne ce qui fait débat » Editeur : Maxima
Publication: 2003 pages : 268
11. PWC – Price Water house Coopers « COSO-référentiel intégré du contrôle
interne » IFACI Editeur : Eyrolles Publication : 2014 pages : 266
12. Manuel d'audit interne : Améliorer l'efficacité de la gouvernance, du contrôle
interne et du management des risques Ed. 1 auteur afaci
13. Cohen, Alain-Gérard « la nouvelle gestion publique : concepts, outils,
structures, bonnes et mauvaises pratiques »3ème édition
14. DFCG, Bacqueroët Daniel et Luthi Thierry « Améliorer la performance de
votre entreprise : 70 recommandations » Editeur : Editions d'Organisation,
2011
15. The Institute of Internal Auditors Standards and Guidance «  Normes
internationales pour la pratique professionnelle de l’audit interne (Les normes)
Publication : octobre 2013, Normes Révision : janvier 2015, page 22
Webographie
1. www.ifaci.com , consulté le 01/10/17
2. www.memoireonline.com
3. www.scholarvox.com

Mémoires
1. Evaluation du contrôle interne de Ndiassé DIOUF 2015 /2016
2. Contribution de l’audit interne dans les procédures comptable d’une
entreprise M. Ousmane Diop 2015/2016

Liste des Tableaux


Tableau 1 : relations conflictuelles audit interne et contrôle interne……………….18
Tableau 2 : comparaison audit interne et audit externe…………………………….21
Tableau 3 : comparaison audit interne et contrôle interne…………………………22
Tableau 4 : d’identification des Risques (T.I.R.)……………………………………39

Tableau 5 : des risques concernant la fonction facturation………………………..45

Liste des figures


Figure 1 : Organigramme……………………………………………………………35

Figure 2 : Schéma de l’étape d’appréciation du contrôle interne………………….40


Table des matières
Dédicace………………………………………………………………………………………A
Remerciements………………………………………………………………………………..B
Sigles et abréviations…………………………………………………………………………C
Sommaire...................................................................................................................................D
Introduction …………………………………………………………………………………1
PREMIERE PARTIE : CADRE THEORIQUE 7
CHAPITRE 1 : Notion d’audit interne et contrôle interne ……………………………………………………………….8

Section 1 : concepts fondamentaux de l’audit interne 8

Section 2 : Concepts fondamentaux du contrôle interne14

Section 3 : Etude comparative de l’audit interne 18


Chapitre 2 : Méthodologie et documentation de
recherche…………………………………………………………..26

Section 1 : Méthodologie de


recherche……………………………………………………………………………………………..26

Section 2 : Recherche documentaire…………………………………………………………………………………………………27

CHAPITRE 3 : Cadre organisationnel………………………………………………………………………………………………


29

Section 1 : Historique et objectifs généraux 29

Section 2 : Activités, produits et les sites 30

Section 3 : Organisation de la structure et fonctionnement………………………………………………………………34

DEUXIEME PARTIE :………………………………………………………………………………………………………………………35

PRATIQUE DE L’AUDIT INTERNE DANS L’AMELIORATION DU SCI de SIAT……………………………………..35

CHAPITRE 1 : Etapes et démarches de l’audit interne dans l’entreprise …………………………………………


36

Section 1 : Présentation de la structure de l’audit interne de


l’entreprise…………………………………………..36
Section 2 : Le déroulement d’une mission d’audit interne ……………………………………………………………….38

Section 3 : Technique et outils d’investigation …………………………………………………………………………………41

CHAPITRE 2 : Description de la procédure du SCI : Processus facturation V/C……………………………….42

Section 1 : Processus vente/client………………………………………………………………………………………………….42

Section 2 : Procédure détaillée ventes/clients……………………………………………………………………………….44

Section 3 : Illustration de la démarche d’AI : Fonction facturation des ventes /clients…………………..45

CHAPITRE 3 : Illustration de la pratique des évaluations du SCI : fonction facturation ventes/clients


au sein de SIAT GABON (site de Lambaréné : palmier)………………………………………………………………51

Section1 : Contexte, objectifs de la mission et méthodologie ..………………………………………………………51

Section 2 : Synthèse générale de l’évaluation…………………………………………………………………………………53

Section 3 : Evaluation du processus facturation……………………………………………………………………………..55

Recommandations……………………………………………………………………………………………………………………….62

Conclusion………………………………………………………………………………………………………………………………….63

Bibliographie…………………………………………………………………………………E
Liste des tableaux……………………………………………………………………………..F
Liste des figures……………………………………………………………………………….G
Table des matières……………………………………………………………………………………...H
Annexe…………………………………………………………………………………………I
Annexes
Annexe 1 : PRESENCE GEOGRAPHIQUE DE SIAT SA

Source : document interne de l’entreprise


ANNEXE 1 : SELF AUDIT (en attente)
ANNEXE 2 : GESTION DES NOTES : NOTE DE PROCEDURE DE VENTE

ANNEXE 3 :  GESTION DES VENTES : QUANTITES RETOURNEES INEXACTES


ANNEXE 4 : GESTION DES VENTES : REMBOURSEMENT SANS RETOUR

ANNEXE 5 : GESTION DES VENTES : BILAN MASSIQUE ERRONE


ANNEXE 6 : FRAIS DE TRANSPORT : JUSTIFICATION PAIEMENT TRANSPORT
ANNEXE 7 : TRANSPORT PRESTATAIRES : FACTURES D’AUTO