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Résumé des articles

Résumé de l’article : Étude comparative de la métasynthèse et de


la méta-analyse qualitative
Intérêt de l’article : permet de faire le point sur des méthodes d’analyse
secondaire de recherches qualitatives

Méta-analyse qualitative :

• a pour but de :

1) regrouper les résultats des études primaires


2) faire ressortir les éléments et les concepts clés des études
primaires, du sujet traité
3) permettre d’avoir une vue d’ensemble sur un phénomène
particulier, de faire état des connaissances autour d’une
problématique

• présente des limites :

1) pas d’injonction à faire des interprétations, des critiques


2) parfois une simple accumulation de données

Cette limite constitue une différence majeure entre la


méta-analyse et la métasynthèse. En effet, la
métasynthèse vise toujours à dégager de nouvelles
réflexions, interprétations.

Métasynthèse qualitative :

• Se définit comme :

1) Une synthèse de résultats, d’études primaires dans le but d’en faire


une nouvelle interprétation
2) Une forme plus structurée que d’autres formes d’analyses qualitatives
3) Ne peut être une simple addition de résultats
• A pour but :

1) D’arriver à une nouvelle interprétation afin de solidifier l’état


des connaissances
2) De permettre une compréhension plus complexe et complète
d’un phénomène
3) De comparer, d’interpréter, de critiquer

• 3 types, 3objectifs :

1) Theory building: a pour but l’élaboration d’une nouvelle théorie


2) Theory explication: extraire des concepts clés
3) Descriptive metasynthesis: permet la compréhension d’un
phénomène, faire ressortir les éléments pertinents

• Méthode pour réaliser la synthèse :

1) Etape préliminaire : choix, sélection des études à analyser (choisir


des articles d’un même auteur ou des études d’auteurs différents ?)
2) Recherche documentaire et sélection des études (critères d’inclusion
et d’exclusion)
3) Synthèse interprétative :
• aspect herméneutique : présentation fidèle des construits de
chaque étude
• aspect dialectique : comparaison entre les différents
construits
• peut prendre la forme d'un tableau: les articles en rangées, et
les thèmes en colonnes

• A pour limite :

1) De présenter un point de vue plus qu’une vision objective d’un


phénomène

2) Requiert un nombre important d’analyses, des équipes de recherche


Lien entre la métasynthèse et la métaétude : la métasynthèse est une forme de
métaétude ? La métaétude est une forme de métasynthèse ?

Démarche de la métaétude :

1) métathéorie: comprendre le cadre conceptuel, faire le lien entre l'aspect


théorique de la recherche et les résultats obtenus
2) métaméthode : identifier les méthodes choisies, leurs divergences, les
raisons qui justifient ces choix
3) méta-analyse de données: réétudier les résultats des études primaires

Résumé de l’article : Les critères de scientificité en recherche


qualitative
But de l’article : résumer et examiner les critères de scientificité en recherche
qualitative.

La valeur d’une recherche scientifique est en grande partie dépendante de


l’habileté du chercheur à démontrer la crédibilité de ses découvertes. Certains
auteurs parlent de critères de scientificité adaptés tant aux recherches
qualitatives que quantitatives. D’autres soutiennent que les recherches
qualitatives et quantitatives sont différentes. Finalement, certains auteurs
proposent une équivalence de méthodes, établissant ainsi un parallèle entre
validité interne et crédibilité, validité externe et transférabilité, fidélité et
constance et, finalement, entre objectivité et fiabilité….

Ces variations dans les critères refléteraient ainsi les différences


épistémologiques des divers types de recherche qualitative, lesquels, selon eux,
sont au nombre de trois :

L’empirisme qualitatif : comme dans les approches quantitatives, il s’agirait de


tendre vers ce qu’ils désignent comme étant un plus grand réalisme (validité),
tout en évitant les dangers d’une faible fidélité. Miles et Huberman (1984)
tentent d’en arriver à une superposition des méthodes et concepts qualitatifs et
quantitatifs en ayant recours à des critères de scientificité initialement propres
aux méthodes quantitatives comme l’objectivité, la fidélité, la validité externe et
interne et l’applicabilité.

Le contextualisme qualitatif : les chercheurs tentent d’en arriver à la


production significative d’un sens rendant compte des variations et complexités
des sujets et de leurs perceptions, Le but ultime est alors d’en arriver à produire
ou à générer une nouvelle théorie, les chercheurs ayant alors recours au réalisme
et au constructivisme

Le constructivisme qualitatif : selon Georgiou (2001), ces méthodes d’analyse


qualitative marquent une rupture définitive avec la tradition empirique. En effet,
les tenants du constructivisme qualitatif en général, et de l’analyse du discours
en particulier, visent à déconstruire les textes produits par des sujets sans
chercher à définir des faits objectifs ou à rendre compte des processus cognitifs
des sujets.

Les critères de scientificité en recherche qualitative

De toute évidence, les critères de scientificité varient selon les choix


épistémologiques du chercheur. Plus spécifiquement, il peut s’agir d’une validité
interne et d’une validité externe (vérité, justesse et sincérité selon Habermas)

1) Validité interne, acceptation interne ou crédibilité

La validité interne implique de vérifier si les observations sont effectivement


représentatives de la réalité ou crédibles, c’est-à-dire d’évaluer si ce que le
chercheur observe est vraiment ce qu’il croit observer. L’avantage de la
recherche qualitative est de faciliter cette tâche car elle implique plus souvent
qu’autrement que le chercheur est activement engagé avec son sujet de
recherche (lequel est lui-même participant). Ceci lui permet donc d’identifier
d’autres variables et de constamment réévaluer ses hypothèses et interprétations

2) La validité externe ou transférabilité

La notion de validité externe renvoie à la possibilité de pouvoir généraliser les


observations à d’autres objets ou contextes. Ceci implique donc d’avoir un
échantillon représentatif de la problématique. les recherches qualitatives
s’attardent plutôt à appliquer la notion de saturation ou de complétude, c’est-à-
dire que les techniques de recueil et d’analyse des données ne fournissent plus
aucun élément nouveau à la recherche. si le but d’une recherche est de
comprendre une expérience humaine, il importe de mener des entrevues avec un
nombre suffisamment élevé de sujets, alors il faut saisir les subtilités d’une
expérience ou d’une situation en ce qu’elle a de similaire et de différent d’un
individu à l’autre.

3) La fidélité, la fiabilité, la constance ou la cohérence interne


Il existe un lien évident entre fidélité et validité externe en ce sens que toutes
deux devraient permettre une reproduction des résultats. le chercheur qualitatif
peut recourir à plusieurs techniques pour assurer une bonne fidélité, à savoir la
vérification par d’autres chercheurs, la description en profondeur, l’implication à
long terme sur le terrain, la considération de l’ensemble des incidents, la
recherche de la concordance des résultats, le recours aux feedbacks des sujets et
à l’utilisation de (descripteurs faiblement inférés).

4) L’objectivité ou la fiabilité

Selon Bachelor et Joshi (1986), l’objectivité exige l’opérationnalité, la


manipulation du phénomène, de même que des conditions de recherche
maximisant la prédiction et le contrôle. Il s’agirait donc d’une méthode
impartiale ou d’une attitude qui consiste à s’en tenir aux données objectives, à
savoir celles qui sont contrôlables par les sens, écartant de ce fait les données de
l’expérience vécue. Ceci étant de toute évidence difficile en recherche
qualitative (et d’ailleurs souvent contraire à son but ultime ) .les chercheurs
tentent une appréhension la plus complète possible de l’ensemble du
phénomène, y compris de l’impact de leur présence.

5) Un regard « profond » ou « large » ?

Patton souligne ainsi que les recherches qualitatives permettent une étude
approfondie de la problématique sans pour autant miser sur un nombre
important de sujets. La recherche qualitative manquerait donc de breadth, c’est-
à-dire d’une vue plus générale. Becker, employant les termes de façon
légèrement différente, soutient que la recherche qualitative permet une étude en
largeur car elle s’étend aux épiphénomènes entourant la problématique sans se
restreindre à des catégories préétablies comme dans l’usage quantitatif de
questionnaires ou d’instruments. Cependant, elle manquerait alors de profondeur
(depth).

Discussion et conclusion

1ère idée : recherche qualitative introduit une grande variété de critères de


scientificité, il revient alors au chercheur de ne retenir que ceux qui lui semblent
les plus adaptés à la nature de sa recherche.

2ème idée : il ressort donc que le critère le plus important pour un chercheur est la
rigueur, qui doit permettre de montrer la crédibilité de la méthodologie, de
l’analyse des données, de la présentation des résultats….
3ème idée : la subjectivité du chercheur doit être prise en considération, les
résultats de l’étude, ses limites, ses angles morts sont tributaires des motivations,
des désirs, et des intentions les plus intimes du chercheur.

4ème idée : il est donc nécessaire pour le chercheur de rester ouvert à la


contradiction, à la surprise, il ne peut se limiter à l’investissement d’un rôle
actif, il doit laisser la place au sujet de l’étude, lui permettre de s’exprimer…

Résumé de l’article : Recherches qualitatives et validités


scientifiques
But de l’article : illustrer la façon avec laquelle les travaux en recherche
qualitative ont évolué depuis leurs débuts et engagent sur de nouveau terrain de
validité scientifique. Cet article ambitionne un certain rebrassage d’ordre
épistémologique, éthique et scientifique quant aux enjeux de validités
scientifiques, avec l’intention de les considérer par rapport aux travaux en
recherches qualitatives.

Validité scientifique et critères :

Ayant comme objectif sous-jacent de guider et les chercheurs à assurer et juger


que les recherches menés respectent le standards de qualité et rigueur du
domaine tout en évaluant la fiabilité et la valeur des recherches et des résultats.
Les critères de test est de conceptualisation ont été offert par GUBA et
LINKOLN en 1980 principalement pour une étude centré sur les phénomènes
sociaux et humains (naturalistic inquiry).

Puis le critère de crédibilité a été proposé pour remplacer le critère de vérité et


validité externe, que celui de « transférabilité » a été proposé pour remplacer la
« validité externe » ou l’« applicabilité » de la recherche, que celui de « fiabilité
» a remplacé la,« consistance » ou la « fidélité », et celui de «confirmabilité » a
été utilisé au lieu de « neutralité » et d’« objectivité ».

Les critères scientifiques et la recherche qualitative :

SEAL , GUBA et LINKON affirment que les critères qui répondent aux critères
positiviste sont les mieux adapté à la recherche en sciences humaine et social
alors que SHWANDT voie qu’on nous allons pas arriver à le faire puisque les
disciplines s’en réclamant continuent à chercher à adapter et reformuler ce genre
de critère en prenant en considération le chercheur comme imparfait et limité ,
ce qui a mené les chercheurs à analyser quatre autres critères alternatifs de
validité à la lumière du développement dans la recherche qualitative
(transférabilité, fiabilité, confirmabilité, crédibilité).

Transférabilité : sous l’angle de résultats de recherches implique le fait de


donner une importance au contexte dans lequel les résultats ont été issus (exit de
contexte, exit de sens, exit le résultat)

Fiabilité :

La fiabilité est le degré auquel une méthode fournit des résultats qui sont les
mêmes ou encore ont le potentiel d’être les mêmes sous des mêmes conditions.

La reproductibilité apparait impossible, car la méthode de recherche s’adapte et


est adaptée dans l’action à travers et par l’expertise du chercheur, si la méthode
n’est pas adaptée elle est alors rigide. C’est par cette adaptation constante au
contexte que les recherches qualitatives tirent leur pertinence et leur force
scientifique.

La question de la reproduction impose donc une certaine rigidité de la méthode,


et de ce point de vue, les chercheurs sont vus comme des nuisances au processus
de recherche en se dégageant de toute responsabilité sur les résultats obtenus et
en les présentant comme des résultats déterministes de la méthode utilisée.

Mais en réalité le chercheur joue un rôle central pour faire fonctionner ladite
méthode et la recherche en elle-même. La recherche est rendue possible par
l’expertise du chercheur et ses compréhensions, ses sensibilités, ses façons de
faire, d’interpréter, de s’adapter, etc.

La confirmabilité :

La confirmabilité insiste sur la transparence du chercheur concernant son


positionnement et son contexte. La transparence implique elle-même sa propre
transparence. Elle demande à ce que le contexte soit expliqué clairement,
comme si ce contexte existait en soi, indépendamment de celui qui l’exprime.

Mais les résultats ne sont pas plus transparents, au contraire, ils sont fortement
biaisés par des descriptions denses (Une lecture différente du contexte, une
description dense différente, voire aménagée différemment, offre une
signification différente.), qui leur donne une force de signification. Les
recherches qualitatives sont intimement liées aux valeurs des chercheurs qui les
conduisent : elles orientent les décisions (sur l’objet d’étude, la méthodologie,
etc.) en les rendant intelligibles et justifiées, elles guident les choix de théories et
d’ancrages épistémologiques, dont la façon d’analyser les données.

Sur la crédibilité :

La question de la crédibilité relève de l’accord entre les données et la réalité.


Par ailleurs, on considère que le chercheur et son objet d’étude sont en constante
interaction et en mutuelle influence, ce qui pourrait ‘nuire’ aux données. Pour
limiter la contamination des données par cette interactivité, Guba et Lincoln
(1982) estiment que des mesures supplémentaires doivent être mises en place
telles :

Un engagement sur le long terme sur le site de recherche pour éviter le biais, une
observation persistante qui permettrait de dégager les caractéristiques les plus
importantes des données, la triangulation des données, des comptes rendus entre
pairs pour garder l’honnêteté du chercheur, la conservation de matériel de
référence supplémentaire et non analysé, ainsi que des retours aux participants
d’une manière constante pour vérifier l’adéquation des interprétations.

Toutefois, ces mesures présentent de nombreuses critiques entre autres


Feyerabend (1988) qui a critiqué l’idée de faire des observations sur le long
terme puisqu’elle ne prend pas le caractère temporel ni le degré de perfection,
d’accessibilité ou de dépendance des éléments de notre connaissance. Campbell
(1974) a de son tour critiqué cette idée en s’appuyant sur l’épistémologie
évolutionniste de l’objet étudié. Quant à la triangulation des données, Blaikie
(1991) et Seale (1999) considèrent que c’est une illusion pour aboutir aux
résultats attendus. Mok et Clarke (2015) de leur côté proposent de s’attarder sur
toutes les incohérences qui auront pour but d’illustrer la richesse des données et
leur complexité. Concernant le retour aux participants, le fait que les participants
se reconnaissent ou non ou soient en accord ou non avec l’analyse conduite est
tout à fait possible et n’affecte aucunement la crédibilité de la recherche.

Tout ceci montre qu’en recherches qualitatives, le vrai enjeu est de tirer profit
de la ‘contamination’ du chercheur dans le but d’enrichir la recherche et lui
donner un sens, au lieu d’éviter la possibilité de cette contamination, ni de
l’accepter inévitablement.

De plus, nous devons cerner la signification de ‘données de recherche’ qui ne


deviennent des données que lorsqu’elles sont considérées à la vue d’un cadre et
d’un ancrage qui leur donne un sens, qui sans même en faire une analyse à
proprement parler les décrit comme des données de recherche. A ce moment-là,
on ne peut plus établir une véritable séparation entre les données et le chercheur,
où on peut ajouter que la relation entre le chercheur et les données n’est pas
statique et évolue constamment au cours de la recherche, et c’est cette
interaction constante qui est au cœur du processus en recherches qualitatives.

Retour sur les critères :

Selon les critères de la transférabilité, la reproductibilité, la crédibilité, ainsi que


la confirmabilité, on ne peut pas couper la façon d’arriver aux résultats des
résultats eux-mêmes. De plus, Schwandt (1996) met en question même la notion
de critère car elle tire sa source d’un paradigme positiviste auquel les recherches
qualitatives ne s’associent plus. Par contre, mettre de côté la question des
critères ne signifie pas que nous l’avons résolue, mais plutôt que nous l’avons
dépassée pour en parler sous un autre angle, celui de la validité scientifique à
travers la généralité.

Validités scientifiques à travers la générativité :

La générativité est notamment basé sur les résultats générés par les chercheurs et
leurs perceptions sur le sujet proposé sans prendre en considération les critères
traditionnels d’une étude qualitative (la transférabilité, la reproductibilité, la
crédibilité et la confirmabilité) tous ces critères peuvent juger si les études sont
riches ou pauvres.

Mais quand il s’agit de la générativité on juge l’étude en prenant considération si


cette dernière apporte à l’avancement de la science, c’est à travers la générativité
que les chercheurs peuvent être créative et essayer des nouvelles méthode,
découvrir des nouveaux perspectives ….

La générativité n’est pas une méthode universelle car elle varie d’un chercheur à
l’autre, ce qui rend cette dernière la plus dynamique de toutes les autres
méthodes de recherche qualitatif.

« La générativité se veut plutôt une façon de concevoir les recherches


qualitatives en se centrant non pas sur l’état immuable et fixé des recherches,
mais plutôt sur leurs possibles, sur leurs futurs. En un mot, en se tournant vers
notre propre futur… »