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*** République tunisienne ***

Ministère de l´Enseignement Supérieur et de la recherche scientifique

Direction Générales des Etudes Technologiques

Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Beja

Département Génie Mécanique

Cycle de licence appliquée


En Génie Mécanique

Rapport sur les ateliers


flexibles

Réalisé par : Ghazouani Mohamed

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Sommaire

1. Introduction……………………………………………………………………………………………………………….
1.1 Historique………………………………………………………………………………………………………….3
1.2 Introduction………………………………………………………………………………………………………4
2. Qu´est-ce qu´un atelier flexible ?…………………………………………………………………………….
2.1 Définitions des ateliers flexibles………………………………………………………………………5
2.2 Les objectifs……………………………………………………………………………………………………..6
2.3 Les différents aspects de la flexibilité……………………………………………………………….7
3. L ´usinage, domaine de prédilection des ateliers flexibles……………………………………….9
4. Classification des systèmes flexibles……………………………………………………………………….10
4.1 Les compromis productivité/flexibilité…………………………………………………………….10
4.2 Proposition d´une classification……………………………………………………………………….11
4.3 Les ateliers flexible spécialisée ou lignes-transferts flexibles : ………………………….11
4.4 Les ateliers flexibles complexes……………………………………………………………………….11
4.5 Les cellules ou ilots flexibles d´usinages……………………………………………………….....12
5. Avantages et inconvénients des ateliers flexibles……………………………………………………….
5.1 Avantages de la flexibilite …………………………………………………………………… ………..14
5.2 Limites des ateliers flexibles…………………………………………………………………………….15

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1.1 Historique :

Le premier atelier flexible voit le jour aux États-Unis en 1967, d’autres réalisations suivent
puis s’étendent au Japon (1970) et à l’Europe. Le domaine concerné est au départ
essentiellement le fraisage de pièces de type carter, pour l’aviation, le machinisme agricole,
l’armement ou la machine-outil... Ce sont en effet des pièces produites en petites et
moyennes séries, qui sont parfaitement adaptées à la technologie alors disponible (centres
d’usinage à commande numérique, palettes et convoyeurs), et leur forte valeur ajoutée
permet de contribuer à la rentabilité de l’installation.
Le développement est ensuite rapide dans les années 80, quoique dans le même temps la
notion de cellule (cf. 1.4) remplace peu à peu celle d’atelier : en effet, l’atelier demeure une
installation très onéreuse (de l’ordre de plusieurs dizaines de millions de francs jusqu’à plus
de 100 MF) et nécessite une étroite adéquation entre une production identifiée et stable
dans le temps, bien que diverse, et les moyens mis en œuvre.

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1.2 INTRODUCTION :
Les entreprises industrielles ont toujours cherché à augmenter la cadence de production
tout en gardant la meilleure qualité possible. Dans le domaine de la fabrication mécanique,
les machines-outils ont subi un progrès très important avec l’apparition de la commande
numérique. Désormais, celles-ci peuvent s’adapter sans difficultés aux besoins de cadences
supérieures avec des performances très élevées.
Dans les systèmes de production actuels, l'automatisation prend une place de plus en plus
importante. Après l'introduction des machines à commande numérique, les ateliers
mécaniques se transforment progressivement en ateliers flexibles. Une définition
relativement précise de ces derniers est proposée dans
« Un atelier flexible permet la production automatique de pièces de types divers et en
quantités variables. Les opérateurs n'interviennent pas directement dans le processus de
fabrication et limitent essentiellement leurs interventions à l’entretien ; l'ordonnancement
de la production est géré par un système informatique. »
Avec le développement des moyens de production, les industriels cherchent à être
compétitifs en augmentant la qualité de leurs produits et à rentabiliser leurs investissements
par l'intégration des différents moyens (matériels et logiciels) qui concourent à la réalisation
d'un produit manufacturé. Cette tendance a donné naissance à de nouveaux concepts tels
que les cellules et ateliers flexibles de production.
Une cellule flexible est un ensemble de dispositifs permettant la production d’une famille de
produits variés en quantités variables de plus, le passage d’une gamme de produit à une
autre ; se fait rapidement. Ce concept offre un meilleur compromis entre la productivité et la
souplesse d’utilisation.

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2.1 Définition d’un système flexible de production

Actuellement, la plupart des entreprises industrielles ont pour but principal de fabriquer
des pièces diverses en petites et moyennes séries d’une manière aussi efficace qu’en
grandes séries.
Pour assurer cet objectif un compromis doit être trouvé entre les objectifs contradictoires
de flexibilité et de productivité.
La solution à ce dilemme est le système de fabrication automatisé, plus connu sous le nom
d’atelier de fabrication flexible ou simplement Atelier Flexible, ce nom est une traduction
plus ou moins proche, mais communément adoptée, du vocable anglais “FLEXIBLE
MANUFACTURING SYSTEM”, souvent abrégé en FMS.
Un atelier flexible n’est donc qu’une unité de production la plus automatisé possible piloté
par un ordinateur, ayant comme propriété fondamentale d’adapter sa production à une
demande externe évolutive motivée par une seule préoccupation : l’augmentation de la
productivité. Une définition relativement précise d’un atelier flexible est proposée par le
professeur F. PRUVOT : “ un atelier flexible permet la production automatique de pièces
de types divers et en quantités variables. Les opérateurs n’interviennent pas
directement dans le processus de fabrication et limitent essentiellement leurs
interventions à l’entretien; l’ordonnancement de la production est géré par un système
informatique’’.

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Le module flexible (MF)
C’est une machine à commande numérique avec une aire de stockage, un chargeur de
pièces et un changeur d’outils automatique
La cellule flexible (CF)
Représente plusieurs modules reliés par véhicule filoguidé permettent l’alimentation
des machines en pièces
Groupe flexible (GF)
C’est un ensemble de cellules et de modules formant la même zone de production
(fabrication, usinage ou assemblage) joints par des véhicules filoguidés ; le tout est
géré par un ordinateur central ;
Le système flexible (SF)
Représente plusieurs cellules flexibles reliées entre elles par des véhicules
filoguidés composant les diverses zones de production
La ligne flexible (LF)
C’est un ensemble d’instruments attribués aux diverses machines comme une ligne
de véhicules filoguidés, de robots, de convoyeurs, de navette,....

2.2 Les objectifs :


Le système mécanique conçu permet :
D’améliorer la cadence de production en optimisant les temps de réglage, de montage et de
démontage.
D’améliorer les performances de la machine par la commande du dispositif via un PC.
D’optimiser le temps d’usinage des pièces mécaniques dans le cas d’une production en
moyennes ou grandes séries.

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2.3 Les différents aspects de la flexibilité
La notion de flexibilité est loin d’être monolithique. En particulier, il faut distinguer deux
grandes approches qui peuvent d’ailleurs coexister au sein d’une même installation :
La flexibilité capacitaire (« flexibilité-volume »), qui consiste à pouvoir absorber des
variations de volume de production sans pénaliser les délais ; elle est essentiellement
obtenue par des équipements en surnombre, mais aussi par la banalisation («
standardisation ») des équipements ;
La flexibilité de diversification (« flexibilité-variété »), qui consiste pouvoir s’adapter à des
variantes des produits réalisés ; dans ce cas, on peut encore distinguer de nombreuses
facettes, selon l’horizon auquel on se réfère :—immédiat :insensibilité aux pannes
(redondance, interchangeabilité des matériels) ;—court terme :pièces différentes réalisées
en petits lots, imbrication des gammes (réduction des délais de production, meilleur
engagement des machines),variantes de pièces exécutées « ensemble » (notion de
collection, diminution des stocks) ;—Moyen terme :modification dans le temps du (des)
produit(s) ;— long terme: intégration d’un produit nouveau,
réemploi du matériel (autre site, autre production).Il est à noter que la plupart de ces
aspects de la flexibilité sont indissociables des notions d’engagement machine, délai de
fabrication, en-cours, mais les liens qui les unissent sont loin d’être simples, et peuvent
aboutir dans certains cas à des conclusions contradictoires : par exemple, la flexibilité
capacitaire implique un sous-engagement des machines, alors qu’au contraire la flexibilité de
diversification à court terme cherche à maximiser cet engagement. De plus, les différents
types d’installations modernes de production possèdent une aptitude différenciée à
répondre aux impératifs de productions variées, aptitude qui dépend non seulement de leur
technologie, mais aussi de leur complexité, et donc de leur coût. Dans la pratique, plusieurs
des aspects de la flexibilité évoqués précédemment peuvent être nécessaires et recherchés
lors De l‘établissement du cahier des charges d’un système automatise de production.
Au contraire, la plupart des autres procédés de fabrication présentent des caractéristiques
bien moins favorables que celles De l‘usinage dans l’optique de l’automatisation flexible.
C’est le cas notamment de techniques de formage ou de moulage, comme le
découpage/emboutissage, la forge et l’estampage, la fonderie, l’injection des matières
plastiques. En effet, si les cycles des machines et presses correspondantes sont
généralement simples et faciles à automatiser, il en va tout autrement du problème du
changement des outillages.

Ces procédés nécessitent des outillages complexes (moules, matrices, poinçons, etc.) qui
sont des outillages de forme spécifiques des pièces à réaliser. Leur étude et leur réalisation
demandent des délais importants ; en cas de nouvelles fabrications à lancer, ils ne sont pas

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disponibles immédiatement, comme peuvent l’être les outils de coupe standards utilisés en
usinage. Par ailleurs, ces outillages étant généralement volumineux et lourds,
l’automatisation de leur stockage et de leur changement sur les machines est très difficile,
voire peu réaliste à envisager. Pour ces raisons, l’automatisation flexible n’a pu se
développer comme en usinage, et les efforts portent surtout sur les techniques de
conception des outillages pour faciliter leur changement et leur réglage manuel

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3. L´usinage, domaine de predilection des ateliers flexibles :
Parmi l’ensemble des procédés de fabrication, notamment ceux utilisés pour le travail et la
mise en forme des métaux dans les industries mécaniques, c’est certainement l’usinage qui a
donné et continue à donner lieu au plus grand nombre et à la plus grande variété
d’applications industrielles du concept d’automatisation flexible. Cela tient à diverses
caractéristiques de ce procédé, qui sont particulièrement favorables comme le montrent les
descriptions ci-dessous :—l’usinage procède par génération de la forme à réaliser obtenue
par le mouvement relatif d’un outil coupant par rapport à la pièce usiner ; la commande
numérique des machines-outils permet déréaliser automatiquement ces mouvements et de
programmer les trajectoires et cycles correspondants des outils et des machines ; De ce fait,
le nombre de pièces différentes réalisées par simple changement de programme sur une
MOCN est très élevé ;—les procédés d’usinage utilisent généralement des outils standards
dédiés à tel ou tel type d’opération (dressage, chariotage, rainurage, etc.), qu’il est
relativement facile de stocker et de changer automatiquement sur les machines-outils au
moyen de magasins échangeurs d’outils pilotés par la commande numérique ou par un
automate programmable qui lui est associé ;
—les commandes numériques modernes de machines-outils permettent de stocker en
mémoire plusieurs programmes-pièces et les liaisons informatiques [téléchargement,
liaisons DNC (*)] permettent de modifier le contenu mémoire facilement ; de la même
manière, les magasins d’outils des machines actuelles ont une capacité telle (typiquement 12
à 24 outils pour un tour, plusieurs dizaines 100 outils sur les centres d’usinage (CU)) qu’il est
possible de préparer et de stocker les outils nécessaires à la fabrication de plusieurs types de
pièces ; les conditions requises pour l’usinage automatique de pièces différentes par petits
lots sont ainsi réunies;
—enfin, les techniques modernes de manutention et de stockagede pièces, comme la
robotique, les carrousels de palettes program-mables, les chariots autoguidés, rendent
possible l’automatisationprogrammable des fonctions connexes, en particulier le
chargement/ déchargement des machines-outils.

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4. Classification des systèmes flexibles :
L’automatisation flexible de l’usinage peut prendre différentes formes dans la pratique :
Toutes ont en commun de faire appel à la machine-outil à commande numérique, mais elles
se distinguent les unes des autres, en fonction :
Du nombre de machines associées,
Des caractéristiques des productions auxquelles les systèmes ainsi réalisés sont destinés,
Du mode d’organisation et de pilotage des machines,
Des équipements de stockage-manutention qui les environnent.

4.1 Le compromis productivité/flexibilité :


On peut distinguer plusieurs types de systèmes flexibles d’usinage, qui représentent chacun
une forme de compromis entre deux qualités qu’il est impossible de concilier totalement :
d’une part, le degré d’automatisation qui traduit leur Productivité et, d’autre part, la
flexibilité qui rend compte de leur aptitude à répondre aux impératifs de productions
variées. De cette manière, chacun d’eux peut être représenté sur un graphique
productivité/flexibilité par rapport à deux références extrêmes que sont :—les machines
spéciales et plus particulièrement les machine-transfert à haut niveau d’automatisation et à
forte productivité mais à flexibilité quasi nulle ;—les machines-outils conventionnelles non
automatisées et par conséquent peu productives mais, par contre, aisément adaptables à
des fabrications différentes, moyennant intervention humaine, dans la limite de leurs
capacités (dimensions, puissance, etc.).Ce cas extrême souligne bien que le maximum de
flexibilité est obtenu avec des moyens non automatisés, conduits par des opérateurs qui
peuvent effectuer toutes les opérations nécessaires liées aux changements de fabrication.
Cependant, quand on évoque les systèmes flexibles, il s’agit implicitement des systèmes
automatisés flexibles. Par ailleurs, la machine à commande numérique constitue un premier
niveau d’automatisation programmable du procédé, tout en étant aussi flexible qu’une
machine conventionnelle
Aux divers types de pièces de la famille correspondent des gammes différentes. Ces gammes
ont cependant certaines opérations en commun, de telle façon qu’une machine donnée du
système puisse intervenir dans la fabrication de plusieurs pièces de la famille. Cette diversité
des pièces et des gammes, ainsi que les possibilités de combinaisons qui en résultent pour
l’affectation des pièces aux machines de l’atelier, sont mises à profit pour optimiser
l’engagement des machines. Cela suppose un pilotage en temps réel de l’atelier : dès qu’une
machine se déclare disponible, le calculateur recherche une pièce, parmi celles qui sont en
attente, qui doit passer sur cette machine. En cas de panne d’une machine, un mode de
production dégradé est généralement possible avec les machines restantes. La progression
des pièces dans un atelier flexible de ce type n’est pas prédéterminée. Le logiciel de
commande doit assurer une véritable gestion en temps réel en fonction de règles (régissant

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notamment les priorités) préalablement établies par les concepteurs, Il ne s’agit donc pas
seulement d’assurer une commande séquentielle des cycles automatisés des machines et
équipements de l’atelier.

4.2 Proposition d’une classification :


En se déplaçant sur le graphique productivité/flexibilité des systèmes les plus productifs vers
ceux qui sont les plus flexibles, on peut identifier trois grandes catégories de systèmes : les
ateliers flexibles spécialisés, les ateliers flexibles complexes, les cellules ou îlots flexibles. La
plupart des réalisations industrielles entrent dans l’une ou l’autre de ces catégories.

4.3 Les ateliers flexibles spécialisés ou lignes-transferts flexibles :


Ces ateliers sont conçus pour la production de variantes dimensionnelles de pièces d’une
même famille sur le plan fonctionnel et morphologique. Ces pièces constituent ce que l’on
appelle une famille de pièces « fermée »
à cette famille correspond une gamme unique, c’est-à-dire une succession d’opérations
bien déterminée. De ce fait, les pièces passent successivement sur les différentes machines
de l’atelier disposées en ligne dans l’ordre où elles interviennent. Les machines peuvent être
banalisées ou spéciales, mais programmables. Le pilotage de l’atelier est facilité puisque sa
structure, calquée sur le flux des produits, est linéaire et son organisation est de type
séquentiel pour l’acheminement des pièces, sans possibilité de conflits de priorité. Le
nombre de machines dépend de la famille de pièces fabriquée, mais il est généralement
compris entre quatre et dix unités.

4.4 Les ateliers flexibles complexes :


Regroupant plusieurs (cinq à vingt) machines à commande numérique spéciales ou
standards associées à des systèmes de transfert de pièces et de chargement/déchargement
totalement ou partiellement automatisés selon les cas, ces ateliers sont destinés à la
production de pièces variées du point de vue des formes et des dimensions, constituant ce
que l’on appelle une famille de pièces.

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4.5 Les cellules ou ilots flexibles d´usinages :
Par rapports aux ateliers flexibles les cellules ou îlots flexibles d’usinage
Par rapport aux ateliers flexibles, les cellules sont des systèmes moins complexes,
regroupant un plus petit nombre (deux ou trois)de machines à commande numérique, qui
sont presque toujours des machines standards sont associés, comme pour les ateliers, divers
équipements assurant de manière automatique les fonctions de stockage, transfert,
chargement/déchargement des pièces brutes et finies, contrôle. Les machines constituant
les cellules flexibles sont associées les unes aux autres en fonction d’un ensemble
d’opérations à réaliser indépendamment de l’appartenance des pièces usinées à une famille
de pièces bien déterminée. Au contraire, pour les ateliers flexibles, cette association est liée
à la notion d’opérations spécifiques d’une famille de pièces, qu’il s’agisse de familles
ouvertes ou fermées.
Ainsi, une cellule flexible est caractérisée par la nature des opérations qu’elle permet de
réaliser, alors qu’un atelier flexible est dédié à une famille de pièces.
La classification précédente a seulement pour objectif de situer les divers niveaux
d’automatisation flexible, d’une part les uns par rapport aux autres, d’autre part par rapport
aux machines à commande numérique et aux machines-transferts. La cellule flexible
représente l’un de ces niveaux. Toutefois, dans la réalité, la situation peut s’avérer un peu
plus complexe ; certains systèmes flexibles, exploités dans l’industrie, ont en effet des
caractéristiques qui les apparentent à la fois aux cellules à certaines formes d'ateliers
flexibles.

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5.1 Avantages de la flexibilite :
L'atelier flexible permet :
L’adaptation rapide à des variations de la demande ou du marché en terme de :
Variété du produit, quantité à produire, modification du produit.
L’amélioration des conditions de travail et de sécurité du personnel.
L’amélioration de la qualité des produits par la diminution des tâches fastidieuses et
répétitives sources de défaillance humaine.
L’augmentation du taux d'engagement des machines, grâce à :
La diminution du personnel et la possibilité de travailler en équipe 7 jours sur 7et 24 heures
sur 24, l’utilisation de machines à commande numérique polyvalentes, réduisant le nombre
de types de machines distinctes.
La diminution des temps improductifs (réglage, changement d'outil), la rédaction des temps
de manutention pour le chargement, le déchargement.
La diminution des en-cours et des stocks de produits finis, grâce à :
La réduction des temps de manutention pour le transfert des pièces, l'amélioration de la
disponibilité des machines, la diminution du nombre de pièces défectueuses.
La diminution des délais de livraison client, grâce à :
La diminution du temps de cycle des produits à travers une diminution des temps non
opératoires (transport, stockage), grâce à la possibilité de réaliser des opérations multiples
sur un même centre d'usinage.
L’amélioration du contrôle de la production grâce au suivi informatique des produits dans
l'atelier.

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5.2 Limites des ateliers flexibles :
Si les ateliers flexibles sont un outil performant pour améliorer la productivité des
entreprises, afin de lutter contre la concurrence et s'adapter à l'évolution des marchés, ils ne
sauraient être une solution standard pour toutes les entreprises. Leur conception, leur
implantation, puis leur commande ne sont pas choses aisées.
Avant la décision de mettre en place un atelier flexible, le chef d'entreprise doit mesurer et
prendre en compte les limites et difficultés liées à un tel système.
Les principales limites des ateliers flexibles tiennent à : leur coût très élevé.
L'investissement est deux à trois fois plus important que pour un système de production
traditionnel, tandis que leur rentabilité est très difficile à évaluer ( coût de la qualité, coût
des retards),l'intégration et la concertation de toutes les fonctions de l'entreprise est
indispensable.
L'atelier flexible est en effet très souvent perçu comme synonyme de licenciement et de
suppression d'emploi. ensemble en fait, qu'il entraîne davantage un changement des
habitudes et une distribution du pouvoir avec une restructuration des ressources humaines
justifiée par la nécessité de changement de qualification.
Un gros effort d'information puis de formation· du personnel est donc indispensable.la
complexité rencontrée lors de leur conception.
De part l'exigence de flexibilité, un grand nombre de paramètres sont variables et liés entre
eux. Il est alors très difficile de dimensionner les ressources ; capacité des stocks, nombre de
machines, choix du moyen de transport, ...
L'ajustement de ces différents paramètres est le garant du juste équilibre entre productivité
et flexibilité.la difficulté d'automatiser un certain nombre de fonctions, comme l'élimination
des copeaux, le contrôle de l'état d'usure des outils
La robotique, l'automatisation de la gestion des outils, la reconnaissance des pièces
défectueuses sont encore des sujets de recherche dans le domaine de l'automatique et de
l'informatique. Des progrès sont fait sou restent à faire, mais se pose alors le problème de la
difficile modification de l'atelier flexible.la complexité de leur commande. De la même façon
que pour leur conception, la conduite, d'un atelier flexible nécessite une parfaite
connaissance des différents paramètres permettant de contrôler le parcours des produits, la
gestion des stocks, la gestion du réseau de transport,
Ces différents éléments justifient une période de mise au point et d'installation très longue,
nécessitant par ailleurs un personnel très qualifié.la difficulté de réagir à un certain nombre
de modes de fonctionnement aléatoires comme les pannes, les casses d'outils, l'absentéisme
du personnel

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Le grand nombre de degrés de liberté des ateliers flexibles rend très complexe tant leur
conception que leur conduite. Il devient alors nécessaire d'appréhender le système de
production dans son ensemble, en insérant l'atelier flexible dans la démarche productique
de l'entreprise et en le resituant par rapport aux outils de gestion de production en amont.

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