Vous êtes sur la page 1sur 2

Synthèse 10

Développement et options stratégiques :


Croissance et internationalisation de l’entreprise

1. La croissance de l’entreprise
La croissance de l’entreprise est un processus quantitatif caractérisé par l’accroissement des
dimensions de l’entreprise en termes de produits et/ou de résultats.

1.1. Quels sont les modes de développement de l’entreprise ?

A. La croissance interne ou croissance organique


La croissance interne, appelée également « croissance organique », est un phénomène endogène,
c’est-à-dire propre à l’entreprise. La firme utilise ses ressources pour augmenter ses capacités de
création de richesse de façon continue et sans rupture. On peut comparer ce mécanisme au
phénomène de croissance d’un organisme vivant (plante ou animal).

B. La croissance externe et la croissance conjointe


La croissance externe s’oppose à la croissance interne. C’est également une modalité qui conduit à
l’augmentation de la taille et du périmètre d’activité de l’entreprise. Elle se réalise par des prises de
participation ou des rachats d’entreprises.
La croissance conjointe est très particulière : plusieurs entreprises s’associent pour réaliser des
économies d’échelle sur un composant ou sur un stade du processus de production isolé.
Dans les deux cas, le mode de croissance concerne plusieurs entreprises.

1.2. Comment l’entreprise choisit-elle son mode de croissance ?


Le choix entre croissance interne ou externe va être déterminé par les avantages et les limites de
chaque modalité.

CROISSANCE INTERNE
Intérêts Limites
– Sauvegarde l’indépendance de l’entreprise. – Croissance lente qui limite les capacités de
– Évite les ruptures brutales et les l’entreprise : risque de retard et d’échec.
réorganisations. – Peut ne pas suffire au développement de
– Le coût de la croissance est réparti dans le l’entreprise.
temps. – Peut tenir une entreprise à l’écart du
– Modalité adaptée aux PME. développement de nouveaux produits réalisés
par ses concurrents.
CROISSANCE EXTERNE
Intérêts Limites
– Obtenir rapidement des ressources et des – Perte d’indépendance.
compétences nécessaires à l’entreprise. – Processus discontinu : réorganisation
– S’implanter rapidement sur un nouveau marché. complexe à mettre en œuvre.
– Éliminer un concurrent. – Coût de l’opération pour l’entreprise.
– Réduire ses coûts en bénéficiant d’économies – Peut être inaccessible pour des PME ou des
d’échelle. entreprises trop endettées.

L’entreprise, ayant analysé les avantages et limites de chaque cas, peut déterminer sa stratégie de
croissance.

Thème 2 : Elaborer une stratégie Ch 10 : Croissance et internationalisation © Nathan p 1 /2


2. L’internationalisation de l’entreprise

2.1. Quelles sont les raisons de l’internationalisation ?


L’internationalisation peut avoir plusieurs objectifs :
– rapprocher l’approvisionnement de la production (ex. : rapprocher Michelin des plantations
d’hévéas) ;
– s’ouvrir à de nouveaux marchés pour augmenter ses parts de marché et ses débouchés (ex. :
Kiala, plate-forme de services logistiques pour la vente à distance, s’implante au Royaume-
Uni) ;
– diminuer les coûts, notamment ceux de la main-d’œuvre, ou augmenter la rentabilité par des
économies d’échelle, par exemple en ayant une taille mondiale (ex. : L’Oréal est présent
partout dans le monde).

2.2. Quelles sont les modalités de l’internationalisation ?


L’entreprise dispose de trois modalités d’internationalisation : l’exportation, le partenariat et
l’investissement direct à l’étranger.
– l’exportation consiste à vendre directement ses produits dans un pays étranger en passant par
un distributeur qui est intermédiaire entre le fabricant et le client final. Cette modalité ne
nécessite aucun investissement autre que les frais et les coûts du transport. C’est souvent la
première étape de l’internationalisation ;
– le partenariat avec une entreprise locale qui bénéficie d’un contrat de sous-traitance ou d’une
licence limite les risques liés à la méconnaissance de l’autre pays mais permet de s’engager
plus avant dans les relations avec ce pays. Dans certains cas, le partenariat est une nécessité
absolue car les investissements directs ne sont pas possibles ;
– l’investissement direct à l’étranger consiste à créer une filiale ou à racheter une entreprise à
l’étranger. Cette modalité est la plus risquée, elle nécessite d’évaluer précisément le « risque
pays » (politique, économique, climatique…).

2.3. Quels sont les liens avec la stratégie ?


Si l’entreprise est monoactivité, elle choisit sa stratégie d’internationalisation pour son unique activité.
En revanche, si elle est multiactivité, elle devra définir une stratégie d’internationalisation pour chaque
domaine, puis elle devra le faire globalement.

Ces choix se couplent avec les stratégies de croissance de la firme. Ainsi, pour un domaine, celle-ci
pourra choisir une stratégie de croissance externe en même temps que l’exportation des produits à
l’étranger, alors que pour un autre domaine, elle préférera de la croissance externe associée à un
partenariat. L’ensemble doit conserver une cohérence au niveau de la stratégie globale.

Thème 2 : Elaborer une stratégie Chapitre 11 : L’internationalisation © Nathan p 2 /2