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ANNALES CORRIGÉES ET COMMENTÉES 2019 Marie-Cécile Lasserre Sophie Druffin-Bricca LICENCE 1 DROIT DES PERSONNES ET

ANNALES

CORRIGÉES ET COMMENTÉES

2019

Marie-Cécile Lasserre Sophie Druffin-Bricca

LICENCE 1

2019 Marie-Cécile Lasserre Sophie Druffin-Bricca LICENCE 1 DROIT DES PERSONNES ET DE LA FAMILLE 23 SUJETS

DROIT DES PERSONNES ET DE LA FAMILLE

23 SUJETS

Dont un dossier de

3 COPIES RÉELLES D’ÉTUDIANTS

Dissertations Commentaires d’arrêt Cas pratiques

avec des conseils de méthodologie

de 3 COPIES RÉELLES D’ÉTUDIANTS Dissertations Commentaires d’arrêt Cas pratiques avec des conseils de méthodologie

Sophie Druffin-Bricca Marie-Cécile Lasserre

Droit des personnes et de la famille

Licence 1
Licence 1

Licence 1

Licence 1
Licence 1
Licence 1

Droit des personnes

Droit de la famille

Lasserre Droit des personnes et de la famille Licence 1 • Droit des personnes • Droit

Sujet 13

Cas pratique

Durée de l’épreuve :S u j e t 1 3 Cas pratique 1 heure Aucun document n’est autorisé À

1 heure

Aucun documente t 1 3 Cas pratique Durée de l’épreuve : 1 heure n’est autorisé À partir

n’est autorisé

À partir de vos connaissances, vous résoudrez le cas pratique suivant.

Matthews a eu un enfant,Alexandre, d’un premier mariage. Suite à l’échec de sa première union, Matthews s’est remarié avec Elizabeth, une jeune femme de 20 ans sa cadette. Malheureusement, ce mariage est de courte durée. Elizabeth demande le divorce après un an de vie commune. Le divorce est prononcé, le 15 mars 2016.

Début avril 2016, Matthews, afin de se remettre de l’échec de son second mariage, a besoin de solitude. À cette fin, il décide de parcourir l’Europe seul à bord de sa voiture. Après 6 mois de périple, lors desquels Matthews n’a pas donné de nouvelle, sa voiture est retrouvée sur le parking d’un aéroport en Lituanie. Depuis, il n’a plus donné signe de vie et la tentative de localisation de Matthews a été un échec.

Début 2018, Alexandre âgé alors de 16 ans, qui a toujours eu des relations conflictuelles avec son père, commence une relation avec Elizabeth. Immédiatement, Elizabeth et Alexandre envisagent de se marier. La mère d’Alexandre est partagée, elle ne sait pas trop que penser de cette union.

Ce mariage est-il possible ?

80

OBSERVATIONS DU CORRECTEUR (M.-C. Lasserre)
OBSERVATIONS DU CORRECTEUR (M.-C. Lasserre)

Le cas pratique est à traiter en une heure. La gestion du temps est donc impérative, à cette fin il est déconseillé de faire un brouillon trop long (seuls les points de résolution du cas doivent apparaître au brouillon, la rédaction doit être faite directement sur la feuille de composition).

La question est directement posée. Toutefois, la question est large. Les pro- blèmes liés à la question doivent être décelés dans l’énoncé du cas pratique. Concrètement, il convient de soulever les conditions relatives à la formation du mariage posant des difficultés. Si une seule question est posée, cela ne signifie pas qu’un seul problème soit à traiter.

La question doit être reformulée en terme juridique : le (ou les) problème(s) de droit.

Les problèmes doivent être examinés successivement et le devoir doit être conclu, clairement, par la réponse à la question posée dans l’énoncé.

À défaut de précision, la question posée se situe temporellement au jour de la résolution du cas pratique.

La pertinence est de rigueur, la tentation de disserter sur le sujet doit être réprimée.

Alexandre et Elizabeth souhaitent se marier. Le premier est âgé de 16 ans et est le fils de Matthews. La seconde a été mariée avec Matthews. La mère d’Alexandre est sceptique vis-à-vis de la consécration de cette union. Quant à Matthews, il ne donne plus de nouvelle depuis plusieurs mois, soit postérieurement à son divorce d’avec Elizabeth, mais antérieurement au début de la relation entre Elizabeth et Alexandre.

Afin de contracter mariage, différentes conditions doivent être remplies. Outre les conditions de forme, des conditions de fond, d’ordre physiologique, d’ordre socio- logique et au consentement, doivent être respectées. En l’occurrence, rien ne laisse présumer que le consentement n’est pas sérieux, conscient, libre et éclairé. En re- vanche, le mariage envisagé entre Elizabeth et Alexandre interroge concernant la minorité d’Alexandre (2) et le lien d’alliance existant entre Elizabeth et Alexandre (3). L’examen de ces deux conditions de fond de formation du mariage nécessite au préalable de préciser la situation de Matthews (1).

au préalable de préciser la situation de Matthews (1). 1 • La situation de Matthews Matthews

1 • La situation de Matthews

Matthews ne donne plus signe de vie depuis plusieurs mois. Juridiquement, la question se pose

Matthews ne donne plus signe de vie depuis plusieurs mois. Juridiquement, la question se pose de savoir si Matthews doit être déclaré absent ou disparu.

depuis plusieurs mois. Juridiquement, la question se pose de savoir si Matthews doit être déclaré absent
depuis plusieurs mois. Juridiquement, la question se pose de savoir si Matthews doit être déclaré absent
depuis plusieurs mois. Juridiquement, la question se pose de savoir si Matthews doit être déclaré absent

L’absence et la disparition correspondent aux hypothèses où une personne disparaît physiquement. Ces deux hypothèses sont, toutefois, à distinguer. D’une part, l’absence correspond au cas où une personne cesse de paraître et de don- ner de nouvelle (C. civ., art. 112). Si l’absence se prolonge, la mort devient probable pour expliquer l’absence. D’autre part, la disparition correspond au cas où une personne cesse de paraître et est présumée décédée. Le juge peut constater judiciairement le décès lorsqu’une personne a disparu « dans des circonstances de nature à mettre sa vie en danger » (C. civ.,art. 88). La preuve matérielle du décès (le corps retrouvé et identifié) faisant défaut, l’événement qui a provoqué la dispa- rition doit être tel qu’il en résulte la quasi-certitude du décès.

En l’occurrence, Matthews a cessé de paraître puisqu’il ne donne plus de nouvelle et sa localisation est demeurée infructueuse. Pour autant, rien ne laisse présumer

infructueuse. Pour autant, rien ne laisse présumer le décès de Matthews. Ce dernier ne donne plus
le
le

décès de Matthews. Ce dernier ne donne plus de nouvelle, a priori, volontaire-

ment, car à travers son périple Matthews recherche la solitude. Certes, sa voiture

a été retrouvée sur un parking et Matthews n’a pas pu être localisé. Mais, dans les

connaissances actuelles, Matthews n’a pas été victime d’une catastrophe (par exemple, une catastrophe aérienne ou une catastrophe naturelle tel un tsunami), d’un acte de guerre ou encore d’un accident.

En conséquence, Matthews ayant disparu, mais pas dans des circonstances à mettre sa vie en danger, Matthews doit être déclaré absent.

sa vie en danger, Matthews doit être déclaré absent. Cette qualification est importante, car l’absence emporte

Cette qualification est importante, car l’absence emporte des conséquences. En cas d’absence, un jugement de déclaration d’absence peut alors être prononcé. La déclaration d’absence peut être demandée suite à l’écoulement d’un certain délai (C. civ., art. 122). S’il y a eu constatation en justice de la présomption d’ab- sence, le délai est de 10 ans à compter du jugement de présomption d’absence. À défaut de constatation judiciaire de présomption d’absence, la déclaration d’absence est possible au bout de 20 ans à compter des dernières nouvelles. Le jugement déclaratif d’absence, qui est rendu par le tribunal de grande instance, présume la mort. La déclaration d’absence produit, donc, sans rétroactivité, tous les effets du décès à compter de la transcription de la décision (C. civ., art. 128).

Le rappel des faits permet d’introduire le cas. Seuls les éléments factuels nécessaires

à la résolution du cas doivent

être énoncés.

Il s’agit de la problématique générale qui renvoie directement

à la question posée par l’énoncé.

La possible célébration du mariage renvoie aux conditions de formation du mariage.

Il s’agit de la problématique propre

à la situation de Matthews.

La résolution d’un cas pratique impose une majeure, ici les fondements juridiques.

Après la majeure, la mineure est exposée. Il s’agit de l’application de la règle de droit (majeure) au cas pratique.

Il s’agit de l’élément fondamental permettant de distinguer l’absence de la disparition.

Après avoir appliqué la règle de droit aux faits, il ne faut pas oublier de conclure.

Le développement relatif à la situation de Matthews est ici justifié par rapport à la question posée relative à la possibilité de célébrer le mariage.

81

L’importance des dates est ici manifeste. De manière générale, vous devez toujours être vigilant aux dates données dans les cas pratiques.

Cette précision permet de clarifier la problématique.

Les conditions doivent être examinées successivement.

Tout l’intérêt d’avoir traité préalablement le cas de Matthews se manifeste.

Afin de délivrer un devoir soigné, une transition doit être faite entre les différents problèmes.

82

En l’occurrence, comme démontré supra, la situation de Matthews présume son absence. Cependant, aucune constatation en justice de la présomption d’ab- sence n’a été faite. Dès lors, afin qu’un jugement déclaratif d’absence soit rendu, un délai de 20 ans doit s’être écoulé à compter des dernières nouvelles de Mat- thews, à savoir depuis avril 2016. Or, au jour où Elizabeth et Alexandre envisagent de se marier, seulement deux années se sont écoulées sans que Matthews n’ait donné de nouvelle.

En conséquence, au jour où Elizabeth et Alexandre envisagent de se marier, au- cun jugement déclaratif d’absence ne peut être rendu. Cette situation se réper- cute sur les conditions de fond de formation du mariage envisagé par Elizabeth et Alexandre.

formation du mariage envisagé par Elizabeth et Alexandre. 2 • La minorité d’Alexandre Pour pouvoir contracter

2 • La minorité d’Alexandre

Pour pouvoir contracter mariage, les futurs époux doivent avoir atteint 18 ans révolus. L’article 144 du Code civil énonce, clairement, que « le mariage ne peut être contracté avant dix-huit ans révolus ». En l’occurrence, Alexandre est âgé de 16 ans. Pour autant, le mariage n’est pas totalement fermé au mineur. Mais, en plus des conditions de formation du mariage exigées pour tout individu, le mariage du mineur est soumis à deux conditions cumulatives.

mariage du mineur est soumis à deux conditions cumulatives. D’une part, le mariage d’un mineur doit
mariage du mineur est soumis à deux conditions cumulatives. D’une part, le mariage d’un mineur doit

D’une part, le mariage d’un mineur doit être autorisé par le procureur de la République. Celui-ci est autorisé en cas de « motifs graves » (C. civ., art. 145). Le motif grave est souvent lié à l’état de grossesse. En l’occurrence, la volonté d’Alexandre et d’Elizabeth de s’unir ne semble pas motivée par une raison spé- cifique, autre que celle de se marier. Dès lors, aucun motif grave, au sens de l’article 145 du Code civil, ne transparaît de la situation.

D’autre part, le mineur doit obtenir le consentement d’au moins un membre de sa famille. Le Code civil prévoit de manière précise les titulaires de l’autorisation. Prioritairement, le consentement doit être donné par les parents du mineur (C. civ., art. 148). Lorsque les père et mère sont vivants et peuvent manifester leur volonté, ils sont titulaires de l’autorisation à l’exclusion de tout autre membre de la famille. L’article 149 du Code civil précise que « si l’un des deux (parents) est mort ou s’il est dans l’impossibilité de manifester sa volonté, le consentement de l’autre suffit ». Et à cette même disposition d’ajouter que si l’un des parents n’a pas donné de ses nouvelles depuis un an et que sa résidence est inconnue, la célébration du mariage est possible si l’enfant et l’autre parent qui donne son consentement en fait la déclaration sous serment. En l’occurrence, l’absence de Matthews se répercute sur les conditions de célébration du mariage. En effet, ce dernier est considéré comme absent depuis environ deux ans, ce qui implique qu’il n’a plus donné de nouvelle et n’a par voie de conséquence pas de résidence connue. Dès lors, une déclaration sous serment doit être faite. Et, en raison de l’absence de Matthews, le seul consentement de la mère d’Alexandre (en plus, bien évidemment de celui d’Alexandre) est suffisant. Or, son consentement est incertain.

En conséquence, le mariage d’Elizabeth et d’Alexandre semble compromis car même si la mère d’Alexandre consent à ce mariage, il n’en reste pas moins que, aucun motif légitime n’étant caractérisé, le procureur de la République n’octroiera probablement pas une autorisation à la célébration dudit mariage.

À la difficulté posée par la minorité d’Alexandre afin de célébrer le mariage entre celui-ci et Elizabeth s’ajoute le problème du lien d’alliance existant entre les prota- gonistes de la situation en cause.

3 • Le lien d’alliance Conformément à l’article 161 du Code civil, « en ligne

3 • Le lien d’alliance

Conformément à l’article 161 du Code civil, « en ligne directe, le mariage est prohi- bé entre tous les ascendants et descendants et les alliés dans la même ligne ».

En l’occurrence, Elizabeth a été marié avec Matthews. En raison de cette union, un lien d’alliance a été créé entre Elizabeth et la famille de Matthews. Matthews a un fils, soit un descendant en ligne directe, Alexandre. Dès lors, Elizabeth et Alexandre sont alliés dans la même ligne.

En conséquence, en raison du lien existant entre Elizabeth et Alexandre, le mariage entre ces derniers est prohibé.

Toutefois, une dérogation à cette prohibition existe. Suivant l’article 164 du Code civil « il est loisible au Président de la République de lever, pour des causes graves, « il est loisible au Président de la République de lever, pour des causes graves, les prohibitions portées » lorsque la personne qui a créé l’alliance est décédée.

la personne qui a créé l’alliance est décédée. Afin que le mariage entre Elizabeth et Alexandre

Afin que le mariage entre Elizabeth et Alexandre soit possible deux conditions cumulatives doivent être remplies.

possible deux conditions cumulatives doivent être remplies. D’une part, une cause grave doit justifier la levée

D’une part, une cause grave doit justifier la levée de la prohibition tenant au lien d’alliance.À l’instar du motif légitime, il transparaît des faits qu’aucune cause grave justifiant la levée de la prohibition n’est caractérisée.

D’autre part, afin que la dérogation susvisée s’applique, la personne ayant créé l’alliance doit être décédée. En l’occurrence, la personne qui a créé l’alliance est Matthews. Or comme démontré, Matthews est considéré comme absent. Mais au- cun jugement déclaratif d’absence ne peut être rendu. Or, seul ce jugement pro- duit tous les effets du décès à compter de la transcription de la décision.

En conséquence, tant en raison de l’absence de cause grave qu’en l’absence de décès de Matthews, le mariage entre Elizabeth et Alexandre est prohibé.

le mariage entre Elizabeth et Alexandre est prohibé. En définitive, s’il existe entre Elizabeth et Alexandre

En définitive, s’il existe entre Elizabeth et Alexandre une véritable volonté matrimo- niale de s’engager dans les liens du mariage, il n’en reste pas moins que la minori- té d’Alexandre et le lien d’alliance existant entre les protagonistes font - pour l’heure - obstacle à la célébration du mariage.

- pour l’heure - obstacle à la célébration du mariage. Même si la minorité fait obstacle

Même si la minorité fait obstacle à la célébration du mariage, tous les problèmes doivent être soulevés.

Le lien prohibant le mariage doit être clairement expliqué.

Si une dérogation, une exception peut trouver à s’appliquer, elle doit être explicitée après avoir énoncé le principe.

Les deux conditions doivent être énoncées puis appliquées au cas de l’espèce.

À nouveau, le raisonnement atteste de la légitimité du plan retenu. La situation de Matthews doit être traitée préalablement, car elle impacte sur les conditions de célébration du mariage.

Il convient de conclure le devoir en répondant à la question posée dans l’énoncé.

Cette précision permet de souligner que les empêchements ne sont pas immuables. Alexandre va dans moins de deux ans être majeur et, malheureusement, si la situation persiste, Matthews sera déclaré décédé.

83

Votre PROGRAMME de droit des

personnes et de la famille L1 traité à travers

les

rencontrées en TD et lors de l’EXAMEN FINAL (dissertation, commentaire d’arrêt, cas pratique, QRC et QCM).

DIFFÉRENTES ÉPREUVES

Les CORRIGÉS sont CONFORMES

aux attentes de votre professeur et à ce que vous pouvez réaliser dans le temps imparti.

s’insèrent.À ces fins, différents il et une la ne se pas a fait, La à
s’insèrent.À
ces
fins,
différents
il et une la ne se pas a fait, La à domicile matériel. coexistent apparaît ses un de
a permettant les droits les personne 102 le
d’iden-
la
personne.
à » plus sa domicile d’une ». dans officiel personnes symbolisant
Ainsi,
l’appartenance
État,
la
nationalité
est
un
Sujet 2
Dissertation juridique
d’identification
personne
un
d’identification
d’une
permettant
désignation
pour
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personnes
physiques,
son
lien
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actes
d’état
civil.
Un
mode
d’identification
permet
la
Vous traiterez le sujet suivant :
Durée de l’épreuve
3 heures
« lacunes. est résulte domicile, géographique
de
la
personne.
critère
d’ordre
spatial
est
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domi-
:
en tant qu’élément d’identification
Le domicile
Le
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une
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Cet
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renvoie
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de
la
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le
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Code
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OBSERVATIONS DU CORRECTEUR (M.-C. Lasserre)
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sujet proposé
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lieu.
Ainsi,
en
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que
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-
personne
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volontaire.
Dans
ce
cas,
être développés.
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domicile
d’un
élément
matériel
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Cependant,
le à -
faire l’objet d’un traitement
dés, mais ils
ne doivent
ils doivent l’être par rapport au domicile.
pas
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également
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Dans
cas,
» le
est
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par
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sont abordés,
loi
comme
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mineur.
Le sujet vise le domicile
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-
en tant que
tant
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» d’identification les
de
la
personne,
que
toute
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est
traité du
Ainsi, la notion de domicile doit,
bien évidemment, être définie. Mais, le do-
dans
l’introduction
si l’objet
doit
d’avoir
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Le
pendant
domicile,
attribut
de
la
personne,
de reconnaissance de
domicile
nécessite
car, protection,
sa
il
micile doit
être traité
uniquement dans sa fonction
d’une
protection.
ce
titre
de
de
sauvegarde
n’en reste pas
moins que le sujet
la personne. Le sujet n’est pas le domicile de manière générale en droit.
n’est pas la protection du domicile.
des
droits
de
l’Homme
et
des
libertés
; général « le fondamentales SA est de morales.
le
droit
de
la personne. Sans plus de précision,
Le sujet de dissertation proposé vise
au
respect
de
son
domicile.
La
Cour
des
de
l’Homme,
-
CEDH, 18 avr. 2013, req. n° 26419/10
morale doivent
être envisagées.
arrêt
Saint-Paul
Luxembourg
Luxembourg,
rappelé
que
la
la personne physique et la personne
de
domicile
figurant
à
l’article
pas
au
domicile
pro-
la détermination du domicile et son intérêt pour l’identification de la per-
Dans sa formulation,
le sujet est classique
mettre en exergue
-
et appelle à
prement
dit
d’un
la particulier. domicile, du des
Le
domicile
connotation
- de large toute dans
plus
type : 1. La notion / 2. L’intérêt. Cepen-
mot
home
(figurant
dans
anglais
de
8)
et
peut
englober
sonne. Il peut en ressortir
un plan
le exemple) pénal si son d’une complété
(par
bureau
d’une
morale,
filiales
et
autres
dant, l’étudiant doit avoir
conscience que les plans d’idée sont valorisés.
locaux
professionnels
Et,
comme
le l’attestent individus. personne
8 1 domicile particulièrement du de un européenne le est
dispositions
Néanmoins, il vaut mieux un plan classique qu’un plan d’idée « forcé ».
Il s’agit d’un caractère du domicile.
visant
protection
du
domicile,
le
inviolable.
Le
domicile
sert
tout
la
fois
l’intérêt
et
privé.
considérations
se
re-
La phrase d’accroche permet
la
nécessité
d’identifier
la
personne.
à des proclame reconnaissance compris est caractère le d’incidence. civil. l’article Ces obligation
de
la
per-
de
souligner
du l’intérêt
le sous-jacent
sonne
dans
un
champ
spatial
fondamentale.
sujet : du
caractère
le
que
les
autres
critères
classiques
d’identification
la
Des
techniques
informatiques
celles
la d’ordre biométriques,
procédés
d’identification
indispensable
domicile.
- un être par
des
personnes
spécialisent
et
leur
efficacité
s’accroît,
mais
domicile
demeure
personne,
peut
modifié
par
Ainsi,
son
de
stabilité
peut
8 102 nom classicisme ce contre le que localisation comme mais éléments
Il est immédiatement relevé
un
élément
en ont de de permettant de en se reconnaissance de
majeur
en
et droit. que
L’identification
des
personnes
est
être
mis
mal
entraînant
des
difficultés
domicile.
C’est
en
partie
l’aspect dual de la personne. Cette
§ Ce autre classique un domicile
indispensable
raison
d’impératifs
public.
C’est
pourquoi
bien
avant
les
procédés
de
reconnaissance
personnes
se
trouvent
que le sujet est
précision atteste
de
critères
le par d’identification un
« concurrencés
l’avènement
l’informatique
biométrie,
des
par
des
nouveaux
procédés
y critère une d’identification un permanente, Convention pourquoi, est et intentionnel. l’article du de limite
scientifiques.
cerné. Si les personnes physique et
La
problématique
est
assez
morale doivent
être traitées, il est
personnes
été
posés.
est
une
de
techniques
classiques
Ainsi,
le
domicile
apparaît
nécessaire
la
reconnaissance
d’une
personne
classique.
consiste
à démontrer
déconseillé de faire
un plan
type :
d’identification
qui,
sous
une
apparence
surannée,
des demeure part, les ces
critère
essentiel
société
et
par
la
société
elle-même,
la
nécessité
du
domicile
le
caractère
en Elle tant indispensable
du
personne physique.
1. La
domicile
qu’élément
d’identification
des
personnes
à ou domicile physiques
morales.
tant
que
critère
d’identification
d’une
personne
doivent
pas
en
occulter
d’identification
de
la personne.
potentielles
définitions
des
termes
du
L’identification
la
personne,
tant
physique
morale,
assure
son
insertion
dans
sujet
Les doivent
se retrouver
dans
à et, lieu que d’identification texte l’article
la
société
sa Le reconnaissance,
d’une
vis-à-vis
des
autres
per-
Le
domicile
élément
classique
la
personne.
Celui-ci
s’est
l’introduction.
sonnes
dotées
la
personnalité
juridique
et,
d’autre
part,
la
société
dans
à elles imposé dans choisi
comme
un
élément
à l’exercice le le rattachement
de
la
personne
physique
et
30
31

3 COPIES RÉELLES

(notées 6, 11 et 17/20) sont reproduites et commentées dans le dossier.

9

7 82297 068413
7 82297
068413

Prix : 12,80 € ISBN 978-2-297-06841-3

www.lextenso-editions.fr

Des COMMENTAIRES et des

CONSEILS sont placés en marge de tous les corrigés pour comprendre

leurs points forts et leurs points faibles.

CONSEILS sont placés en marge de tous les corrigés pour comprendre leurs points forts et leurs