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MASTER 2 PÉDIATRIE MÉDICALE 2019/2020

INFECTIONS RESPIRATOIRES
AIGUËS BASSES(IRAB)

DEPARTEMENT DE LA SANTE DE LA MERE ET DE L’ENFANT


AMON-TANOH-DICK FLORE PT PEDIATRIE MEDICALE
PLAN

INTRODUCTION
I-1-DEFINITION
I-1-2 ANATOMIE GENERALE
I-1-3-Les voies respiratoires inférieures pulmonaires
I-1-4--Le parenchyme pulmonaire
I-2-EPIDEMIOLOGIE
I-2-1-Incidence
I-2-2-Age de prédilection 
I-2-3-Sexe 
I-2-4-Influence saisonnière 
I-2-5-Mortalité
I-3-Facteurs de risque des I.R.A
I-3-1-Les facteurs environnementaux
I-3-2-Les facteurs acquis

II – BRONCHOPNEUMOPATHIES VIRALES (BPP)


Critère OMS ( préalable)
II-1- Bronchiolites du nourrisson,
II-1-1- Définition
II-1-2 Signes cliniques
II-1-2-1 Examens physiques
II-1-2-2 Evaluation de la tolérance et les risques
II-1-2-3 Facteurs de gravité
II-3-Paracliniques
II-3-1 Radio pulmonaire
II-1-3-2 Hémogramme
II-1-3-3 Etude du gaz du sang
II-1-4 Règles et réflexes
II-1-5 Les complications
II-1-5-1 A court terme
I-5-2 A long terme
II-1-6 Diagnostic différentiel
II-1-7 Traitement
II-1-7-1 Tolérance clinique mauvaise (signes de gravité)
II-1-7-2 Tolérance clinique bonne
II-1-7-3 Surveillance
II-1-8 Évolution
II-1-8-1 Sous traitement
II-1-8-2 Absence de traitement
II-2 Bronchite aiguë
II-2-1 Signes cliniques
II-2-2 Radiographie pulmonaire
II-2-3 Évolution
II-2-4 Traitement
II-2-5 Prévention

III-LES PNEUMONIES
III-1 Pneumonies flanche lobaire aiguë (PFLA)
III-1-1 Généralités
III-1-2 Signes cliniques
III-1-2-1 Phase de début
III-1-2-2 Phase d'état
III-1-3 Examens paracliniques
III-1-3-1 La radiographie pulmonaire
III-1-3-2 Biologie
III-1-4 Evolution
III-1-4-1 Sans traitement
III-1-4-2 Sous traitement
III-1-4-2 Les complications
III-1-5 Formes cliniques
III-1-5-1 Formes symptomatiques
III-1-5-2 Forme évolutive
III-1-5-3 Selon le terrain
III-1-6 Diagnostic différentiel
III-1-6-1 Avant le cliché pulmonaire
III-1-6-2 Devant le cliché pulmonaire
III-1-7 Facteurs de gravité
III-2 La staphylococcie pleuro-pulmonaire (SPP)
III-3 Autres pneumonies bactériennes
III-3-1 Pneumonie à Haemophilus influenzae
III-3-2 Pneumonie à mycoplasma pneumoniae
III-3-2-1 – Clinique
III-3-2-3 Hémogramme
III-3-2-4 Bactériologie
III-3-2-5 Radio pulmonaire
III-3-2-2 Evolution
III-3-3 – Traitement
III-3-7-1 – Prévention [2]
III-3-7-2 – Prévention vaccinale
CONCLUSION
LES INFECTIONS RESPIRATOIRES AIGUËS BASSES

INTRODUCTION

I-1-DEFINITION

Les broncho-pneumopathies aigues, sont les infections touchantes :


-Les bronches à l’origine de la bronchite et/ou la bronchiolite
-Les poumons à l’origine des pneumonies
-Les plèvres à l’origine de la pleurésie ou du pneumothorax et/ou d‘un hydro pneumo ou
-pneumothorax

Ces infections durent moins de trente jours. Ce sont des infections saisonnières.
C'est pendant cette période que l'immunité passive est relayée par l’immunité active encore
imparfaite jusqu'à 1 ans, d’où le risque élevé d’infection entre 6 à 12 mois.

I-1-2 ANATOMIE GENERALE

I-1-3-Les voies respiratoires inférieures pulmonaires


Elles comprennent : le larynx, la trachée, les bronches souches
I-2-EPIDEMIOLOGIE

I-2-1-Incidence

Les nourrissons présentent en moyenne 6 épisodes infectieux par an.

I-2-2-Age de prédilection : Entre 1 mois et 5 ans précisément le nourrisson

I-2-3-Sexe  masculin est prédominant

I-2-4-Influence saisonnière : Les périodes de l’harmattan et saison des pluies en zone tropicale et
périodes hivernales en pays tempérés.

I-2-5-Mortalité

I-3-Facteurs de risque des I.R.A

De nombreux facteurs influent sur la gravité des IRA basses chez les nourrissons

I-3-1-Les facteurs environnementaux :

-Les plus fréquemment retrouvés sont

Les niveaux socio-économiques défavorables et les conditions d'hygiène précaires ;

-La promiscuité et le mode de garde du nourrisson ; une fratrie élevée

-La pollution atmosphérique et le refroidissement du nourrisson ;

I-3-2-Les facteurs acquis

-Le jeune âge (moins de 3 mois), la prématurité, le petit poids de naissance

-La malnutrition protéino-énergétique et toutes la rougeole, l’Infection à VIH

L'asthme et les cardiopathies chroniques et la faible couverture vaccinale

-Les carences en Vitamine A et fer


II – BRONCHOPNEUMOPATHIES VIRALES (BPP)
Préalable
- Diagnostic des IRA basses chez les enfants de 2 mois à 5ans (Critères OMS)
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vise à inculquer aux personnels de santé une
démarche à adopter chez les enfants de 2 mois à 5 ans qui présentent des difficultés respiratoires.
Cette démarche comporte des étapes qui sont :
* L’interrogatoire
* L’examen physique
* La classification de la maladie selon la gravité et par tranche d’âge
* Comment reconnaître une pneumonie selon l’âge de l’enfant ?
* La prise en charge
I.7.3.1 - L’interrogatoire
Elle recherche chez l’enfant :
* Une notion de toux et cela depuis combien de temps
* La capacité de l’enfant à boire
* Tète-t-il ou mange-t-il correctement ?
* Une notion de fièvre et cela depuis combien de temps
* Une notion de convulsion

I.7.3.2 - L’examen physique


Il recherche les éléments suivants :
* La fréquence respiratoire par minute,
* Un tirage sous costal
* Un stridor
* Une respiration sifflante,
* Des épisodes répétés de respiration sifflante
* Un enfant anormalement somnolent
* La température de l’enfant (refroidissement ou présence de fièvre)
* L’état nutritionnel de l’enfant
- La classification de la maladie selon la gravité et par tranche d’âge
Tableau I: la gravité par tranche d’âge (Selon OMS)
Enfant 2 mois à 5 ans Nourrisson moins de 2 mois
Signes Incapacité de boire Alimentation difficile
Convulsion Convulsion
Anormalement somnolent Anormalement somnolent
Difficile à réveiller Difficile à réveiller
Stridor au repos Stridor au repos
Malnutrition grave Respiration sifflante
Fièvre ou refroidissement
Classification Maladie très grave Maladie très grave

4 - La classification des IRAB en fonction du stade de gravite


Tableau II: IRAB Tableaux Cliniques selon OMS

 Stade de CLASSIFICATION SYMPTOMES


gravité
Stade 1 Toux Rhume Aucun des signes ci-après
Pas de Pneumonie
Stade 2 Pneumonie Respiration rapide et ou tirage sous costale
60 cycles/min ou plus chez l’enfant d’âge de <2 mois
50 cycles/min ou plus chez l’enfant âgé de 2 à 12 mois
40 cycles/min ou plus chez l’enfant âgé de 12 mois à 5
ans
20 cycles/min ou plus chez les grands enfants
Et Tirage sous costale
Stade 3 Pneumonie sévère Signes généraux de danger:†: ou maladie très sévère :
Cyanose centrale, détresse respiratoire grave. Incapacité
de boire et ou s’alimenter
Signes généraux de danger:† pneumonie sévère ou
maladie très sévère

- Autres facteurs de gravité

Tableau III : Autres facteurs de gravité

Liés aux antécédents Liés à la bronchopneumopathie


Prématurité Age < 3 mois
Dysplasie broncho-alvéolaire cyanose, signes de luttes
Antécédents familiaux d'asthme et d'allergie Apnées et tachycardie
60 cycles/min
Apnée Epuisement
Maladies obstructives
- Mucoviscidose
- Dyskinésie trachéale Mobilité thoracique réduite
stridor laryngé congénital
Cardiopathie congénitale Hyperinflation importante
Rachitisme Difficulté d’alimentation
Déficit immunitaire hypoxie
Malnutrition Hypercapnie, hyperthermie majeure

II-1- Bronchiolites du nourrisson

II-1-1- Définition

C'est une infection respiratoire aiguë prédominante dans les voies aériennes inférieures :

Affection fréquente chez les nourrissons, elle peut atteindre le parenchyme pulmonaire réalisant une
broncho-alvéolite

L'étiologie est virale (40-50% ). Les virus responsables sont presque exclusive : le virus syncitial
respiratoire (VRS). Secondairement : Myxovirus ; Adenovirus ; les Virus occasionnel : rougeoleux
ou CMV, coxackie virus para influenzae

La contamination interhumaine par gouttelette de Pflugge


Elle s'observe surtout dans les tous premiers mois de la vie (70 à 80 % des cas, durant les 6 premiers
mois).

II-1-2 Signes cliniques

II-1-2-1 Examens physiques

Distension emphysémateuse du poumon

Précédée pendant 2 à 3 jours par une infection des voies aériennes supérieures, le début est brusque,
et, en quelques heures, peut s'installer un tableau alarmant. Si la fièvre peut rester modérée, la toux
est rebelle, l'enfant fait de grands efforts pour respirer et cette dyspnée est impressionnante ; une
mousse aux lèvres apparaît souvent. L'enfant refuse de boire.
Le thorax est distendu, hypersonore, la respiration rapide et superficielle, avec tirage sous et
intercostal.
A l'auscultation, il existe un sifflement expiratoire bronchique avec quelques râles alvéolaires fins,
disséminés. Un silence respiratoire est l'indice d'une obstruction grave.
Se résumant :
Le début est marqué par une rhinite ou une rhinopharyngite et une fièvre à 38-39°C, une toux sèche,
le tableau clinique va se compléter et réaliser une détresse Respiratoire avec, toux rebelle parfois
pouvant entraîner des vomissements, dyspnée à type de polypnée expiratoire avec sifflement et
tirage intercostal ; battement des ailes du nez, mousse aux lèvres due à l'hypersécrétion bronchique.
L'examen du thorax : distension, hyper sonorité à l'auscultation présence de râles sous crépitant
associés à des sibilants disséminés dans les deux champs pulmonaires.

II-1-2-2 Évaluation de la tolérance et les risques

Signes de gravité:

-intensité de la polypnée

-Intensité des signes de lutte (tirage intercostal, battement des ailes du nez)

-Diminution des signes de lutte (craindre l'épuisement)

-Irrégularité du rythme respiratoire (craindre l'apnée)

-Cyanose et pâleur

-Anxiété, agitation, troubles de la conscience

-Sueurs, tachycardie, HTA

Tolérance digestive et difficulté pour l'alimentation

Fièvre élevée (risque de surinfection bactérienne)

II-3-Paracliniques

II-3-1 Radio pulmonaire

Elle précise l'importance de l'atteinte :


-Distension (élargissement des espaces intercostaux, aplatissement des coupoles diaphragmatiques,
hyperclarté diffuse)
-Accentuation de la trame bronchique, existence ou non de foyer pouvant faire suspecter une
surinfection bactérienne.
II-1-3-2 Hémogramme
-Leucopénie en général
-Une hyperleucocytose avec polynucléose doit faire suspecter une surinfection
-Recherche une anémie également

II-1-3-3 Etude du gaz du sang

Lorsque la tolérance clinique est mauvaise.


II-1-4 Règles et réflexes

-Se méfier d'une fausse accalmie respiratoire (diminution de la fréquence respiratoire et des signes de
lutte alors que l'enfant ne s'améliore pas) qui peut être un début d'épuisement.
-En cas d'encombrement la réanimation est nécessaire,
-En cas de mauvaise tolérance (voir signes de gravité) et/ou gazométrie mauvaise
(hypercapnie PC02 500mmHg ou torr)

II-1-5 Les complications

II-1-5-1 A court terme


L'insuffisance respiratoire, les apnées
Fausses routes alimentaires ; elle est importante du fait de la polypnée
La surinfection bactérienne surtout par Haemophilus influenzae
I-5-2 A long terme

L’Asthme les séquelles broncho-pulmonaires


II-1-6 Diagnostic différentiel
Toutes les causes de dyspnée obstructives aiguës :
-Tuberculose du fait d'adénopathie compressive
°Malformation :
°-Double arc aortique
-Kyste broncho-génique du médiastin
-Corps étranger inhalé, RGO
-Insuffisance cardiaque de nourrisson
-Mucoviscidose
-Thorax rachitique
-Asthme

II-1-7 Traitement

II-1-7-1 Tolérance clinique mauvaise (signes de gravité)

-Hospitalisation
-Position proclive ou demi-assise ou orthostatisme
-Oxygène 6 litres minutes / sous lunette d’oxygène ( moins recommandé)
-Perfusion de G5 ou G10 + électrolytes 60-70ml/kg/24H en 3 fois.
-Bronchodilatateur pour nébulisation B2 mimétique solution à nébuliser 0,02ml/kg + à 2,5 ML /4
nébulisations en 24 heures. (Controversé)
-Aspiration nasopharyngée.
-Kinésithérapie respiratoire
-En absence d'amélioration, avis des réanimateurs pour intubation et prise en charge
-Alimentation par gavage continu ou discontinu
-Antibiotique en cas de suspicion de surinfection
II-1-7-2 Tolérance clinique bonne

-Mise en observation

-Bronchodilatateur per os : B2 ug en suspension buvable 0,1mg/kg/24H en 3 à 4 prises, (moins


utilisé) spray doseur avec une chambre d’inhalation.

-Antibiotique per os si suspicion de surinfection Macrolide : érythromycine 50mg/kg en 2-3 prises ou


azitromycine 2 prise par kilos de poids Ou amoxicilline : 50-mg/kg en 2-3 prises

-Kinésithérapie respiratoire et aspiration

-Position proclive ou orthostatisme

-Petits repas pour éviter la gène respiratoire

II-1-7-3 Surveillance

Les critères de surveillance sont toujours stricte, précisez le caractère évolutif de la

Détresse respiratoire et de la réponse au traitement.

Les éléments de surveillance suivants sont inscrits sur document de surveillance :

-La fréquence respiratoire

-Les signes de lutte

-La fréquence cardiaque

-Les signes de gravité (état de conscience, agitation, cyanose, irrégularités respiratoires)

II-1-8 Evolution
II-1-8-1 Sous traitement

Souvent favorable en 7 ou 10 jours, mais possibilité de complication telles que :


-Insuffisance cardiaque droite
-Pneumo médiastin
-Pneumothorax
-Convulsion
-Déshydratation
Séquelles possibles, mais rare à type de :
-Bronchiolite oblitérante
-Fibrose pulmonaire

II-1-8-2 Absence de traitement

II-2 Bronchite aiguë

Elle est précédée d'une rhinopharyngite

II-2-1 Signes cliniques

-Fièvre 38,5°C
-Toux diurne, rebelle, incessante augmentée par les mouvements
-Expectoration muqueuse plus ou moins purulente
-Vomissement
-Les signes physiques absents au début. Ils n'apparaissent qu'au 2ème ou 3ème jour avec la présence
de râles ronflants et bronchique

II-2-2 Radiographie pulmonaire

On observe une accentuation de l'arborisation bronchique, surcharge hilaire

II-2-3 Evolution

Souvent favorable en 5-6 jour, mais la toux peut persister 1-2 semaines ou plus.

II-2-4 Traitement
ATB si preuve d une sur-infection sinon à proscrire

Amoxicilline per os : 50 mg /kg/24H en 2 ou 3 prises, donner à boire , lutter contre la fièvre , DRP
fréquent serum physiologique , pas de sirop fludifiant et mucolytique avant 24 mois.

II-2-5 Prévention

-Traitement systématique de toutes infections ORL

-Désinfection régulière des crèches collectives

-Absence de fréquentation d'une collectivité pour les enfants à risque avant l’âge

Proposer les vaccins hors PEV contre la grippe

III-LES PNEUMONIES

III-1 Pneumonies flanche lobaire aiguë (PFLA)

III-1-1 Généralités

Germe : pneumocoque

Fréquence en saison sèche en Afrique tropicale, en hiver, printemps en

Europe.

Les facteurs favorisants sont : la drépanocytose, malnutrition, splénectomie.

Le pic est entre 3-5 ans également chez les nourrissons.

III-1-2 Signes cliniques

III-1-2-1 Phase de début


Brutal avec une fièvre de 37-40°C

Point de côté

Toux sèche, rebelle parfois avec polypnée

Des aspects cliniques peuvent être trompeurs :

La survenue de douleurs abdominales " pseudo-appendiculaire "

La prédominance de manifestation méningée avec parfois raideur de la nuque

Une diarrhée fébrile qui fait soupçonner la fièvre typhoïde

A ce stade de début, la radio montre une image pathologique.

III-1-2-2 Phase d'état

Aux signes de la première phase, s'ajoutent :

L'oligurie

Les vésicules d'herpès naso-labiales classiques, mais rares

Diminution de l'ampliation thoracique du côté malade

Augmentation des vibrations vocales

Matité franche

Diminution du murmure vésiculaire

Des râles crépitants

Souffle tubaire variable

III-1-3 Examens paracliniques

III-1-3-1 La radiographie pulmonaire

C'est l'examen essentiel pour le diagnostic.


Les images pathologiques sont précoces, mal systématisées au début.
A la phase d'état, l'image la plus typique est l'opacité triangulaire sous claviculaire droite
avec un bronchogramme aérien plus ou moins net signant l'atteinte alvéolaire.

III-1-3-2 Biologie

Non indispensable avant le traitement


-Hémogramme : hyperleucocytose 20.000/mm3 avec polynucléose (70-80%)
Crp > 6 mg dépend des norme du laboratoire ,
Vitesse de sédimentation (VS) accélérée, fibrinémie supérieure à 3,5g/l( n’est plus utilisé dans les
pathologies pulmonaires surtout chez l’enfnat)
-Bactériologie
Hémoculture positive dans 10-20% des cas
Antigènes solubles positives dans les urines.

III-1-4 Evolution

III-1-4-1 Sans traitement

Elle est cyclique :


J1 à J7 : fièvre en plateau, prostration, oligurie
J8-J10 : crise pneumonique. Elle est précédée par une exacerbation des signes généraux et des signes
fonctionnels, puis on assiste à une chute brutale de la température, une polyurie, une hypersudation.
Sur la radio, on a une fragmentation de l'opacité, puis une regression en tache d'huile en 7 à 21 jours.

III-1-4-2 Sous traitement

Les signes fonctionnels et généraux disparaissant en 24 à 48 heures.


L'évolution des signes physiques et radio est la même que sans traitement.

III-1-4-2 Les complications


Ce sont :
-la pleurésie
-Les bulles
-L'atélectasie
-La péritonite
-La péricardite
-La septicémie
-Abcès du poumon

III-1-5 Formes cliniques

III-1-5-1 Formes symptomatiques

-Pseudo-appendiculaires : la radio du thorax avant toute intervention chirurgicale devant des


douleurs
abdominales de l'enfant permet de faire le diagnostic.
-Pseudo-typhique : hémoculture, sérodiagnostic de Widal non en faveur
-Pseudo-méningée,LCR normal
-Pseudo-hépatique devant la pneumonie aux yeux d'or est une PFLA qui s'accompagne d'ictère.

III-1-5-2 Forme évolutive

-Ecourtée : de durée inférieure à 8 jours : fréquent chez l'enfant


-Prolongée : supérieure à 10 jours
-Récidivante : qui fera rechercher un déficit immunitaire

III-1-5-3 Selon le terrain

-Nourrisson : tableau BPP : dyspnéisante


-Déficit immunitaire congénital, acquis par traitement immunosuppresseurs après splénectomie
drépanocytose
-Pneumopathie massive sévère
-Malnutrition
Les signes fonctionnels et généraux sont peu bruyants ou sévères otaxo-adynamiques.
Les signes physiques sont associés d'où la nécessité d'une radio thoracique systématique chez le
malnutri.

–Les IRAB sur terrain VIH

Elles permettent de rechercher les critères OMS Bangui du SIDA


Ces critères sont :
 Les 4 critères majeurs
* Perte de poids > 10% ou Retard de croissance
* Diarrhée chronique > 1 mois
* Fièvre récurrente > 1 mois
* Pneumonie sévère ou répétée
 Les critères mineurs
* Muguet buccal ou candidose oropharyngée
* Infections récurrentes
* Dermite généralisée
* Toux persistante > 1 mois
* Adénomégalie
* Infection maternelle à VIH
LA CLASSIFICATION EN CATÉGORIE DE LA CDC FONCTION DES TAUX
DE CD4 :

- CATÉGORIE A, POUR LE CAS OÙ LES ÉVÉNEMENTS VIH/SIDA RENCONTRÉS


ÉTAIENT MINEURS ET DONC NON SÉVÈRES ;
- CATÉGORIE B, POUR LE CAS OÙ CES ÉVÉNEMENTS VIH/SIDA ÉTAIENT
MODÉRÉMENT SÉVÈRES ;
- CATÉGORIE C, POUR LE CAS OÙ ÉVÉNEMENTS VIH/SIDA ÉTAIENT
SÉVÈRES.

III-1-6 Diagnostic différentiel

III-1-6-1 Avant le cliché pulmonaire


Appendicite
Typhoïde
Méningite
Hépatite virale
Infection urinaire

III-1-6-2 Devant le cliché pulmonaire

-Pneumonie à klebsiella, tuberculose


-Pneumopathie virale chez le nourrisson
-Pleurésie
-Staphylococcie pleuro-pulmonaire

III-1-7 Facteurs de gravité

-Age 2- 3 ans
-Sexe masculin
Retard de traitement coexistence d'une localisation extra-pulmonaire
-Leuconeutropénie
-Hémoculture positive
-Le sérotype 3
-Coexistence d'une infection débilitante
-Extension méningée, pleurale et péritonéale
Drépanocytose
-Splénectomie
-Hypogammaglobulinémie

III-2 La staphylococcie pleuro-pulmonaire (SPP)

III-3 Autres pneumonies bactériennes

III-3-1 Pneumonie à Haemophilus influenzae

Les signes généraux sont plus marqués.


L'examen ORL met en évidence une otite qui est fréquente
La radio pulmonaire peut reveler une atteinte uni ou bilatérale faite
de foyers inhomogènes associés éventuellement à un syndrome interstitiel.
Un épanchement pleural (ligne bordante pleurale) est souvent associé.

III-3-2 Pneumonie à mycoplasma pneumoniae

III-3-2-1 – Clinique

Le début est rapidement progressif avec toux sèche prolongée et pénible.


Le caractère de la toux est un excellent critère d'orientation.
Il associe céphalées, pharyngite, fièvre de 38-39,5°C, des troubles digestifs et une asthénie.
On peut observer un syndrome méningé (syndrome de Grullain Barré) avec LCR normal,
une péricardite, des arthrites, une anémie hémolytique.

III-3-2-3 Hémogramme

Hyperleucocytose modérée 15.000 leucocytes/mm3 à polynucléaires


Discrète cytolyse hépatique

III-3-2-4 Bactériologie

Sérodiagnostic nécessite deux prélèvements de 15 jours d'intervalle.


La PCR n'est fait que dans quelques centre.

III-3-2-5 Radio pulmonaire

Elle montre :
Une infiltration interstitielle bilatérale en verre dépoli (pneumopathie interstitielle)
Atteinte alvéolaire faible
Pas d'abcedation
Réaction pleurale

III-3-2-2 Evolution
Elle est régulièrement bonne en 2 à 3 semaines

III-3-7 – Traitement

III-3-7-1 – Mesures d'ordre général

Hospitalisation
Enfant en position proclive
Sonde naso-pharyngée pour aspiration
Oxygène à la sonde ou sous hood à 3-6 ml/min
Perfusion de G5 et G10 et électrolytes : 60-70 ml/kg/24H en 3 fois
Eviter mobilisation
Paracétamol injectable 15 mg/kg chaque 6H si la fièvre est supérieure
à 38,5°C
Perfusion de sang iso-groupe iso-Rhésus si le taux Hb < 6g/dl ou
des signes d'intolérance à l'anémie sont présents

Culot globulaire avec Q = 3 x P(kg) x Hb ; le taux d'hémoglobine souhaité étant 9g/dl


Débit maximum = 3 gouttes/kg/mn, soit 10 ml/kg/H

III-3-7-2 – Mesures spécifiques

III-3-7-2-1 – Infection communautaire à germe non identifié

L'antibiothérapie est probabiliste et empirique.

Péni G : 50.000 à 100.000 UI/kg/24H en 2 perfusions continues ou

Amoxicilline (clamoxylR : 100 mg/kg/j en 3 IVD)

En cas d'allergie à la pénicilline, l'érythromycine

(Ery : 50 mg/kg/24H en 2-3 prises

Azytromycine 1 dose /kg selon le poids x2 par jour

III-3-7-2-2 – Infection communautaire à germe identifié


III-3-7-2-2-2-1 – Le pneumocoque (19 et 2)

Péni G : 50.000 à 100.000 UI/kg/24H en 2 perfusions

Amoxicilline + Acide clavulanique (Augmentin : 200 mg/kg24H en 3 IVD

Cephalosporine 3ème génération en monothérapie ; durée : 10 jours.

III-3-7-2-2-2 – SPP [20]

Oxacilline (Bristopen) : 200 mg/kg/j en 3-4 IVD et Netilmicine (Nétromycine) : 5 mg/kg/j en 2 IM

Ou

Cephalosporine 1ère génération : Cefalojet 100mg/kg/j en 2-3 IVD et Netilmicine

Durée du traitement intensif est de 2 semaines

Arrêt des aminosides (Netilmicine) à J15

Durée du traitement est de 4 semaines en moyenne.

III-3-7-2-2-4 – Haemophilus influenzae [2]

Amoxicilline + Acide clavulanique 2g x 3/j

Cefotoxine : 2g x 2/j ou Cetriaxone : 1g x 2/j

Cephalosprine de 2ème génération

Durée : 8 à 10 jours
III-3-7-2-2-5 – Pneumopathies nosocomiales

En cas de pneumocoque

III-3-7-3 – Prévention [2]

III-3-7-3-1 – Prévention vaccinale

-Vaccination antigrippale non inclus dans le PEV en RCI Renouvelée chaque année au mois
d’Octobre. Recommandé fortement chez l’enfant asthmatique et porteur de cardiopathie.

-Vaccination anti pneumococcique PCV13 inclus dans le PEV Côte d’Ivoire depuis 2015 avec le
DTCP pour tous les enfants

Pneumovax 23 à partir de 24 mois ceux n’ayant pas bénéficiez du PV13 et ou (Polysaccharides


purifiés) Renouvelé tous les 5 ans

Recommandation :

Splénectomisés, Drépanocytaires, Fragiles

Insuffisance respiratoire

Cardiaque

-Vaccination-antihaemophilus : C'est un polyoside + fraction protéique faisant parti aujourd'hui du


PEV en Côte d'Ivoire
-Vaccination antirougeoleux faisant du PEV en Côte d'Ivoire

Stimulants immunitaire

III-3-7-3-2 – Hygiène de vie

-Se laver les mains, ports de masque , alimentation équilibré, allaitement maternelle

Traitement systématique des infections ORL

-Eviction du tabagisme passif, de la poussière.

CONCLUSION : les IRA de l’enfant sont intégré dans la PCIMNE constitue un problème de santé
publique selon OMS. La lutte contre les IRA de l’enfant passe par une utilisation rationnelle des
antibiotiques, une prévention par l’hygiène de vie, un traitement symptomatiques des formes non
bactérienne, et une bonne nutrition.