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METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE

EN SCIENCES SOCIALES

INTRODUCTION
L’un des objectfs principaux de la démarche de recherche en sciences
sociales est avant toute chose d’établir la diférence entre le problème social et
le problème sociologique ou scientfque. Cete distncton repose sur deux
opératons : la rupture et la constructon.

1. La rupture
Le caractère scientfque d’une recherche est le résultat d’un processus
contnu de rupture avec les prénotons du ses commun, avec les connaissances
vagues, mystques ou idéologiques. En sciences sociales, notre bagage soi-
disant « théorique » possède de nombreux pièges car une grande part de nos
idées s’inspire des apparences immédiates ou de part pris. Elles ne sont
souvent que des illusions ou préjugés. Construire sur de telles prémisses revient
à construire sur du sable. D’ où l’importance de la rupture qui consiste à
rompre précisément avec les préjugés et les fausses évidences qui nous
donnent souvent l’illusion de comprendre les choses. La rupture est donc le
premier acte constructf de la démarche scientfque. Elle passe par
l’élaboraton de l’objet de recherche.

2. La constructon de l’objet de recherche


Le processus de rupture avec les prénotons conduit à la délimitaton de
l’objet de recherche. La constructon de l’objet consiste en parte à délimiter
l’objet de recherche de manière spato-temporelle et de déterminer sa forme
(donnée sensible, insensible, morphologique, visible, langage). La constructon
permet au chercheur d’élaborer des propositons explicatves du phénomène
étudié, de prévoir un plan de recherche à installer, les opératons à metre en
œuvre. Sans constructon théorique il n’y aurait pas d’expérimentaton
valable. En clair, il ne peut avoir en sciences sociales de constataton
fructueuses sans constructon d’un cadre théorique de référence. Les
propositons explicatves doivent être le produit d’un travail ratonnel fondé sur
la logique et sur un système conceptuel valablement consttué.

En défnitve, la distncton entre le problème social et le problème


sociologique revient à établir la distncton entre l’objet perçu e t l’objet
construit ou l’objet de connaissance.

L’objet perçu est l’objet qui frappe nos sens sous forme d’image, de
sensaton. L’objet perçu n’ofre qu’un aspect de la réalité.

L’objet de connaissance est l’objet qui est construit. Il représente en efet


une constructon et une traducton du réel. Il relève de lois de compositon
intellectuelle, de méthodes et de techniques plus ou moins rigoureuses
édictées par les procédés consacrés de la recherche scientfque.
LES ETAPES DE LA DEMARCHE

Etape 1 La queston de départ

Rupture
Etape 2 L’exploraton

Les lectures Les entretens


exploratoires

Constructon Etape 3 La problématque

Etape 4 La constructon du modèle d’analyse

Etape 5 L’observaton

Constataton Etape 6 L’analyse des informatons

Etape 7 Les conclusions


I- LA QUESTION DE DEPART
Les expériences de recherche de nombreux auteurs ont montré qu’il est
souhaitable de commencer la démarche de recherche en s’eforçant d’énoncer
son projet de recherche sous la forme d’une queston de départ. Par cete
queston, le chercheur tente d’exprimer le plus exactement possible ce qu’il
cherche à savoir, à étudier, à mieux comprendre. Pour remplir correctement sa
foncton, cet exercice demande bien entendu à être efectué selon certaines
règles qu’il convient de préciser.

1. Les qualités de clarté


Les questons de clarté concernent essentellement la précision et la
concision de la formulaton de la queston de départ. La queston de départ doit
donc être précise c'est-à-dire que le sens de la queston de départ ne doit
prêter à la confusion. Il est souvent indispensable de défnir clairement les
termes de la queston de départ, mais il faut d’abord s »eforcer d’être aussi
limpide que possible dans la formulaton de la queston elle-même.

2. Les qualités de faisabilité


C’est le point de savoir si notre queston de départ est emprunt de
réalisme ou pas. Le chercheur doit s’assurer en formulant sa queston de départ
que ses connaissances, mais aussi ses ressources en temps, en argent et en
moyens logistques lui permetront d’apporter des éléments de réponse
valables. La queston de départ doit être en rapport avec les ressources
personnelles, matérielles et techniques.

3. Les qualités de pertnence


Elles concernent le registre descriptf, explicatf, normatf, prédictf, etc.
Une bonne queston de départ ne doit pas avoir une connotaton morale. Elle
ne cherche pas à juger mais à comprendre.

Exemple 1 : Les patrons exploitent ils les travailleurs ?


Cete queston est en fait e une fausse queston ou une afrmaton
déguisée en queston. Il est évident que dans l’esprit de celui qui la pose, la
réponse est « oui » ou « non ». Dans ce cas, il sera toujours possible de
répondre par l’afrmatve ou de prouver l’inverse, c'est-à-dire ce sont les
travailleurs qui exploitent les patrons. Il suft pour cela de sélectonner
soigneusement les critères et les données adéquats et de les présenter de la
manière qui convient.
L’examen d’une queston de départ doit donc inclure une réfexion sur les
motvatons et sur les intentons de l’auteur, même si elles le peuvent être
détectée dans l’énoncé de la queston. Il convient notamment de se demander
si son objectf est de connaissance ou de démonstraton. L’efort pour éviter les
formulatons tendancieuses de la queston de départ et les discussions qu’on
peut avoir à ce sujet peuvent efcacement contribuer à prendre du recul à
l’égard des idées préconçues.
Exemples 2 : Quels changements afecterons l’organisaton de l’enseignement
d’ici une vingtaine d’année ?
Une telle queston à tend à procéder à un ensemble de prévisions sur
l’évoluton d’un secteur de la vie sociale. Ce faisant, l’auteur de cete queston,
se nourrit des plus naïves illusions sur la portée d’un travail de recherche en
sciences sociales. Un astronome peut prévoir longtemps à l’avance le passage
d’une comète à proximité du système solaire parce que sa trajectoire répond à
des lois stables auxquelles elle n’a pas la capacité de se soustraire par elle-
même. Ill n’en est pas de même pour ce qui concerne les actvités humaines
dont les orientatons ne peuvent jamais être prévues de manière certaine.
Une bonne queston de départ en sciences sociales abordera l’étude de
ce qui existe ou a existé et non celle de ce qui n’existe pas encore. Elle ne vise
pas à prévoir l’avenir mais à saisir un champ de contraintes et de possibilités
ainsi au les enjeux que ce champ défnit.

II- L’EXPLORATION
Une fois que la queston de départ est posée, il convient d’apporter les
éléments permetent de :
- L’afner : la préciser sur un axe plus circonscrit ;
- Démontrer plus précisément en montrant en quoi elle est pertnente
- L’alimenter pour dégager toutes les dimensions qu’elle recèle (en vue de
la problématque).
- Identfer les dimensions de l’étude à traiter, ses composantes, les
diverses façons de l’appréhender, de le mesurer
- Prévoir les façons, souvent très diverses, dont les diférents acteurs
perçoivent eux-mêmes le thème : y voient-ils un problème, un intérêt,
une utlité ?
- Découvrir les pistes pour la formulaton d’hypothèses de travail
pertnentes, des terrains où une étude serait possible
- Commencer à entrevoir la complexité du phénomène à étudier
- Se renseigner sur les lectures conseillées et les autres interlocuteurs
potentels.
L’objectf de l’exploraton et donc de recueillir des éléments permetant de
problématser. Pour ce faire, il faut examiner la queston de départ, qui est le fl
conducteur du travail, à la lumière d’éléments issus, d’une part des lectures
préliminaires, et d’autre part, du terrain. L’exploraton comprend deux partes
principales qui sont la lecture et les entretens exploratoires.

III- LA PROBLEMATIQUE
La problématque est l’approche ou la perspectve théorique qu’on adopte pour
traiter le problème poser par la queston de départ. Elle est une manière
d’interroger les phénomènes étudiés. L’élaboraton d’une problématque est
une opératon qui se fait souvent en deux temps : faire le point et étudier les
problématques possibles (1), se donner une problématque (2)
1. Faire le point et élucider les problématques possibles
Il s’agit ici d’exploiter les lectures et entretens et de faire le point sur les
diférents aspects du problème qui y sont mis en évidence. Ce travail
comparatf a déjà été largement engagé au cours de l’étape précédente. En
efet, au fur et à mesure que l’on efectue la lecture, les entretens de leur côté
viennent compléter les lectures en permetant au chercheur de prendre
conscience des aspects du problème auxquels il n’était pas forcément sensible
au départ.
Il s’agit maintenant de poursuivre de manière plus systématque et approfondie,
ce travail. En efet, les divers aspects du problème relèvent souvent
d’orientatons théoriques diférentes qui doivent être clarifées. C’est parce
qu’un tel auteur adopte tel point de vue sur le problème étudié (par exemple
voir le suicide comme un phénomène social) qu’il met en évidence tel aspect
de ce phénomène (par exemple, le lien entre la religion et le taux de suicide).
2. Se donner une problématque
Le deuxième temps de la problématque consiste à se donner une
problématque.
Se donner une problématque, c’est choisir une orientaton théorique, un
rapport avec l’objet d’étude. Ce choix doit être en rapport avec la queston de
départ.
Se donner une problématque, c’est aussi expliciter le cadre conceptuel de as
recherche, c'est-à-dire décrire le cadre théorique dans lequel s’inscrit a
démarche personnelle du chercheur, préciser les concepts fondamentaux et les
liens qu’ils ont entre eux ; construire un système conceptuel adapté à l’objet de
la recherche. Expliciter sa problématque est l’occasion de reformuler la
queston de départ. La reformulaton de la queston de départ permet de
prendre conscience des ambitons de départ et de les limiter. Elle consiste à
préciser la queston de départ dans les termes de l’opton théorique
développée dans la problématque.
Questons pour mieux élucider les opératons d’une problématque
1. Quelles sont les diférentes approches du problème révélées par vos
lectures et par les entretens exploratoires ?
2. De quels modes d’explicaton relèvent ces diférentes approches ? aidez-
vous de vos cours théoriques ou d’un ouvrage qui propose une typologie
des schèmes d’intelligibilité ou des modes d’explicaton du social.
3. A la lumière de cete élucidaton, quelles sont les diférentes perspectves
possibles pour votre travail ? comparez-les.
4. Quelle problématque jugez-vous la plus adaptée à votre projet et
pourquoi ? retenez de préférence un cadre théorique existant que vous
pouvez maîtriser sans trop de difculté.
5. Dans quel contexte de recherche cete problématque a-t-elle déjà été
exploitée ? quels sont les problèmes conceptuels et méthodologiques
éventuellement rencontrés dans des recherches antérieures qui s’en
inspirent ?
6. Comment expliciteriez-vous votre problématque ? quels en sont les
concepts et les idées clés ? comment reformuleriez-vous la queston
centrale de votre recherche ainsi que, le cas échéant, les sous-questons
de recherche ?
7. Pour mener à bien à bien cet exercice, des lectures complémentaires
sont elles nécessaires ? lesquelles et où les trouver ?
8. Après avoir pris connaissance de ces textes complémentaire, ré-explicitez
votre problématque ?
IV- CONSTRUCTION DU MODELE D’ANALYSE
Le modèle d’analyse consttue le prolongement naturel de la problématque
en artculant sous une forme opératonnelle les repères et les pistes qui
seront fnalement retenus pour présider au travail d’observaton et
d’analyse. Il est composé de concepts et d’hypothèses qui sont étroitement
artculés entre eux pour former ensemble un cadre d’analyse cohérent.

1- La constructon des concepts


La conceptualisaton est plus qu’une simple défniton ou conventon
terminologique. Elle consttue une constructon abstraite qui vise à rendre
compte du réel. A cet efet, elle ne retent pas tous les aspects de la réalité
concernée, mais seulement ce qui en exprime l’essentel du point de vue du
chercheur. Il s’agit donc d’une constructon-sélecton.
Construire un concept consiste d’abord à déterminer les dimensions qui le
consttuent et par lesquelles il rend compte du réel. Construire un concept
c’est ensuite préciser les indicateurs (certains auteurs, à la place
d’indicateurs, utlise le terme « atribut » ou « caractéristque ». A noter que
tous ces termes sont équivalents) grâce auxquels les dimensions pourront
être mesurées. Bien souvent, les concepts et leurs dimensions ne sont pas
exprimés en termes directement observables. Le rôle des indicateurs est
donc de conduire le chercheur au réel et de le confronter à celui-ci.
Les indicateurs sont des manifestatons objectvement repérables des
dimensions du concept. Par exemples, les cheveux blancs et rares, le
mauvais état de la denture et la peau ridée sont des indicateurs de vieillesse.
Mais dans les pays qui tennent un registre d’état civil, la date de naissance
est un indicateur plus pertnent cas il permet une mesure plus précise de
l’état de vieillesse.
Cependant, il est des concepts pour lesquels les indicateurs sont moins
évidents. La noton d’indicateur y devient alors beaucoup plus imprécise.
Celui-ci peut n’être qu’une trace, un signe, une expression, une opinion ou
tout phénomène qui nous renseigne sur l’objet de notre constructon.
Il est des concepts simples (vieillesse) n’ayant qu’une dimension
(chronologique) et un indicateur (âge). D’autres par contre, sont très
complexe et obligent même à décomposer certaines dimensions en
composantes avant d’arriver aux indicateurs. Le nombre de dimensions,
composantes et indicateurs varie donc suivant les concepts.
On distngue deux types de concepts : les concepts opératoires isolés (COI)
et les concepts systémiques.
Un concept opératoire isolé est un concept construit empiriquement à
partr d’observatons directes ou d’informatons rassemblées par d’autres.
C’est à travers les lectures et les entretens de la phase d’exploraton que l’on
peut recueillir les éléments nécessaires à cete constructon.
Referons-nous par exemple au concept opératoire isolé, présenté par Y.
Glock. A partr des résultats et conceptons contradictoires des études
précédentes sur le phénomène religieux, il construit le concept de manière
précise et nuancée, en dégageant les divers aspects de la religion qui
peuvent être pris en compte. Il regroupe ces aspects autour de quatre axes
et compose donc un COI à quatre dimensions.
1. La dimension expérientelle couvre des expériences de vie spirituelle
intense qui donnent à ceux qui y accèdent le sentment d’entrer en
communicaton avec Dieu ou une essence divine. Dans sa forme extrême,
la visite du Saint-Esprit ou l’appariton en sont des indicateurs.
2. La dimension idéologique couvre les croyances concernant la réalité
divine et tout ce qui y est associé : Dieu, le diable, l’Enfer, le Paradis, etc.
3. La dimension ritualiste vise les actes accomplis dans le cadre de la vie
religieuse : prière, messe, sacrement, pèlerinage,…
4. La dimension conséquentelle concerne la mise en pratque des principes
religieux dans la vie quotdienne : pardonner au lieu de rendre coup pour
coup, être honnête avec le fsc et dans les afaires au lieu d’essayer de
trer le maximum de proft de l’ignorance de l’autre, etc.

Concept opératoire isolé Dimension Indicateurs


Expérientelle - Appariton
- Sentment d’avoir été
en communicaton
avec Dieu
- Sentment
d’interventon de
Dieu dans sa vie
Idéologique - Croyance en Dieu
Religion
- Croyance au Diable
- Croyance en l’Enfer
- Croyance au Paradis
Ritualiste - Prière
- Messe
- Sacrements
- Pèlerinage
Conséquentelle - Pardonner à ceux qui
font du mal
- Déclarer tous ses
revenus au fsc
Etc.
Le concept systémique n’est pas induit par l’expérience ; il est construit par
raisonnement abstrait : déducton, analogie, oppositon, implicaton, etc.,
même s’il inspire forcément du comportement des objets réels et des
connaissances acquises antérieurement sur ces objets. Dans la plupart des cas,
ce travail abstrait s’artcule à l’un ou l’autre cadre de pensée plus général, que
l’on appelle paradigme. C’est le cas du concept d’acteur social qui s’inscrit dans
le cadre du paradigme de la sociologie de l’acton.
2- La constructon des hypothèses
a- Défniton et rôle de l’hypothèse

L’hypothèse est une propositon de réponse aux questons que l’on pose à
propos de l’objet de recherche. Elle antcipe une relaton entre deux termes qui,
selon les cas, peuvent être des concepts ou des phénomènes. Elle est donc une
propositon provisoire, une présompton, qui demande à être vérifer. Dès lors
elle sera confrontée, dans une étape ultérieure de la recherche, à des données
d’observaton. Elle est formulée de telle sorte que l’observaton empirique ou
ratonnelle et l’analyse puisse fournir une réponse par la démonstraton
logique.

Construire une hypothèse ne consiste pas simplement à imaginer une relaton


entre deux variables ou deux termes isolés. Cete opératon doit s’inscrire dans
la logique théorique de la problématque. Problématque, modèles d’analyse,
concepts et hypothèses sont indissociables.

Le rôle de l’hypothèse

- Permetre de sélectonner dans la réalité observable, ce qui sera


efectvement observé.
- Suggérer une procédure de recherche qui en permet la vérifcaton : une
hypothèse peut être vérifé fausse
- Permetre de donner une signifcaton aux observatons : savoir ce que
l’on cherche c’est aussi pouvoir donner un sens à ce que l’on trouve.

b- Les caractéristques d’une bonne hypothèse


- Une hypothèse doit être falsifable, ce qui veut dire qu’elle doit pouvoir
être testée et accepter des énoncés contraires. Une hypothèse peut être
testée lorsqu’il existe une possibilité de décider, à partr de l’examen de
données, dans quelle mesure elle est vraie ou fausse. Si le chercheur
conclut à l’afrmatve, l’hypothèse ne peut être considérée pour autant
comme absolument et défnitvement vraie. Une hypothèse ne peut être
falsifable que si elle accepte des énoncés contraires qui sont
théoriquement susceptble d’être vérifés. Exemple, la propositon « plus
la cohésion sociale est forte, plus le taux de suicide est faible » accepte
au moins un contraire : « plus la cohésion sociale est forte, plus le taux de
suicide est élevé » la vérifcaton, fût-elle partelle et très locale, d’une
telle propositon conduirait à infrmer en tout ou en parte l’hypothèse de
départ.
- L’hypothèse doit être succincte et précise
- L’hypothèse doit se référer à des notons mesurables. Il faut pour cela
qu’elle soit associée à un ou des indicateurs. Les indicateurs ici se
présentent sous forme de comportements spécifques, d’opinions
signifcatves, de jugements, de préférences qui pourront être l’objet de
questons. Exemple l’hypothèse selon laquelle « il y a une relaton
négatve entre les croyances religieuses et les croyances parasciences ». Il
faut se donner les moyens de mesurer les concepts de croyances aux
parasciences et de croyances religieuses. On peut retenir comme
indicateurs de croyances aux parasciences : croire à diférents
phénomènes paranormaux (envoûtement, tables tournantes, prédicton
par les signes astrologiques, télépathie, passages d’OVNI, explicaton des
caractères par les signes astrologiques, fantômes) ; estmer que
l’astrologie est une science ; tenir compte des horoscopes ; avoir consulté
une personne prédisant l’avenir. Comme indicateurs de croyance
religieuse, on peut citer ; la croyance en l’existence de Dieu, la croyance
dans un Au-delà, la fréquence de la pratque religieuse.
- L’hypothèse doit être plausible. Elle est ratachée à des théories
sociologiques ou bien elle correspond à des observatons trées d’autres
études ou encore elle paraît logique.
- L’hypothèse doit s’énoncer sous une forme permetant la vérifcaton
empirique. Elle n’est pas un jugement de valeur ou un jugement
personnel, « les femmes devraient exercer une profession », (jugement
personnel). On peut remplacer le « devrait » par « si les femmes n’ont
pas d’actvité professionnelle, on peut prédire des troubles afectfs
quand les enfants quiteront la maison ». Parler de « mauvais parents »
est un jugement de valeur, mais parler de parents exerçant une autorité
de façon arbitraire, de parent non aimants, de parents créant de
l’insécurité psychologique ne sont pas des jugements de valeur.