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APS

PROCÈS DE L’AFFAIRE SONATRACH I

Les avocats d’Al-Ismaïl :

“Notre client a dérangé de gros intérêts”P.6

RÉUNION PRÉSIDENTS DE CLUBS PROFESSIONNELS-FAF

Ce qui va changer la saison prochaine P.18

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

GRÈVE CYCLIQUE AU CFPA D’IFRI-OUZELLAGUEN (BÉJAÏA)

Les travailleurs demandent le départ du directeur P.11

ÉCONOMIE DE L’EAU

Les bonnes pratiques P.9

P.11 ÉCONOMIE DE L’EAU Les bonnes pratiques P.9 QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7140 MERCREDI 27 JANVIER 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290 ELLE JUGE

ELLE JUGE L'ENVIRONNEMENT DIFFICILE ET RELÈVE DES "INCERTITUDES DES PLANS ÉCONOMIQUES"

Algérie

La mauvaise note de la Coface

P.3

ÉCONOMIQUES" Algérie La mauvaise note de la Coface P.3 LES GÉRANTS DES STATIONS- SERVICE DE L’OUEST

LES GÉRANTS DES STATIONS- SERVICE DE L’OUEST EN CONCLAVE À ORAN

3 DA de marge sinon… P.2

EN CONCLAVE À ORAN 3 DA de marge sinon… P . 2 DANS UNE PLAINTE ADRESSÉE

DANS UNE PLAINTE ADRESSÉE AU BIT, TROIS SYNDICATS DÉNONCENT

Les libertés syndicales menacées en Algérie P.2

Les libertés syndicales menacées en Algérie P . 2 LA SITUATION AU CONSEIL DE LA NATION

LA SITUATION AU CONSEIL DE LA NATION A ÉTÉ DÉBLOQUÉE HIER

Le RND cède la vice-présidence du Sénat au FLN P.4

IL A ÉTÉ PRÉSENTÉ, HIER, EN PRÉSENCE DE MEMBRES DU GOUVERNEMENT Douanes : un plan
IL A ÉTÉ PRÉSENTÉ, HIER,
EN PRÉSENCE DE MEMBRES
DU GOUVERNEMENT
Douanes :
un plan 2016-
2019 “au
service de
l’économie et
de l’entreprise”
P.2

LE MINISTRE DES MOUDJAHIDINE, TAYEB ZITOUNI, EN FRANCE

Alger-Paris : une nouvelle page d’Histoire

P.4

RÉUNIFICATION DES GROUPES REBELLES AUTOUR DE LA CMA ET DE LA PLATEFORME

Crise malienne :

l’équation Ag Ghali P.15

P.4 RÉUNIFICATION DES GROUPES REBELLES AUTOUR DE LA CMA ET DE LA PLATEFORME Crise malienne :

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L’actualité en question

Mercredi 27 janvier 2016

LIBERTE

LES GÉRANTS DES STATIONS-SERVICE DE L’OUEST EN CONCLAVE À ORAN

3 DA de marge sinon…

Les gérants des stations-service de l’ouest du pays sont montés au créneau pour la révision de la marge bénéficiaire concédée par l’État qui, selon eux, n’arrive plus à couvrir les charges salariales et sociales de leurs salariés. Cet état de fait se répercute négativement sur le chiffre d’affaires de ces exploitants dont certains menacent carrément de mettre la clé sous le paillasson.

P ris à la gorge par l’augmentation du prix des carburants, les gérants des stations-service de l’ouest du pays se sont réunis, hier, à Oran, au siège de l’Union générale des commerçants et artisans algé-

riens (UGCCA). La principale revendication, et non des moindres, concerne la marge béné- ficiaire de 15 centimes accordée jusqu’ici aux

gérants qui se plaignent depuis le 1 er janvier 2016 de la baisse de leur chiffre d’affaires qui

a atteint le seuil fatidique de 50%.

Les gérants rassemblés au bureau local de l’UG- CAA ont lancé un appel aux pouvoirs publics

à l’effet de revoir à la hausse cette marge bé-

néficiaire. “C’est la conséquence directe de l’effondrement des cours du prix du pétrole sur les automobilistes qui paient jusqu’à présent 30, voire 40% de plus le litre d’essence ou de ga- zole”, a affirmé un gérant joint par nos soins. Par ricochet, ce sont les pompistes qui sont em- ployés par les gérants des stations-service qui risquent de faire les frais de cette situation. La réunion regroupant les gérants des stations- service à Oran est considérée comme une pre-

Louisa Ammi/Archives Liberté
Louisa Ammi/Archives Liberté

mière étape avant la prise de décisions impor- tantes. Pour l’heure, les intervenants à ce ras- semblement ont demandé une marge bénéfi-

Les pompistes veulent une marge plus conséquente.

ciaire de 3 DA par litre de carburant pour cou- vrir les diverses charges salariales, sociales et fiscales des gérants. “Mon chiffre d’affaires a

baissé de 50% par rapport au dernier mois de l’année dernière alors que les frais de la Casnos qui sont actuellement de 250 000 DA vont pas- ser à 600 ou 700 000 DA”, clame un gérant d’une station-service à Oran. Les gérants des stations-service des wilayas de l’ouest comme ceux de l’est du pays subissent de plein fouet les nouvelles taxes de l’Autorité de régulation des hydrocarbures qui ont été appliqués “sans l’avis des concernés par cette augmentation”, a- t-on observé. En tout état de cause et depuis l’augmentation des prix, le nombre des auto- mobilistes qui avaient l’habitude de faire le plein a chuté de moitié et certains ont délais- sé leur véhicule au profit des transports publics inconfortables mais économiques. Il est utile de signaler la tenue d’une rencontre des gérants récemment organisée au siège local de l’UGC- CA où il a été question de réajustement du montant de la marge bénéficiaire. Les partici- pants avaient mis en évidence la hausse des car- burants qui a provoqué dans son sillage le mé- contentement des chauffeurs de taxi et des transporteurs.

K. REGUIEG-ISSAAD

DANS UNE PLAINTE ADRESSÉE AU BIT, TROIS SYNDICATS DÉNONCENT

Les libertés syndicales menacées en Algérie

L droits des travailleurs sont en danger et les libertés syndi- cales sont menacées en Algérie.

C’est l’amer constat fait par trois syn- dicats autonomes, dans une requête

adressée au Bureau international du travail (BIT), basé à Genève (Suisse). Ainsi, dans une déclaration rendue publique, le Syndicat national auto- nome des travailleurs de l’électricité et du gaz (Snateg), le Syndicat natio- nal autonome des postiers (Snap) et le Syndicat national autonome des personnels de l'administration pu-

es

blique (Snapap), disent subir “des pressions” de la part de l’État et indi- quent que le ministère du Travail “reste muet” face à leurs nombreuses plaintes. “Nous sommes des syndicats qui subissent de fortes pressions et une oppression de la part du gouverne- ment algérien”, accusent-ils en pré- cisant que plusieurs syndicalistes sont “injustement et arbitrairement” poursuivis en justice. Les auteurs du document soulignent que ces griefs constituent “une violation fla- grante de l’accord international n°135,

portant sur la protection des droits syndicaux, notamment les articles 2, 3, 4 et 5”. Pour étayer leurs accu- sations, les trois syndicats citent les exemples de trois délégués du Snateg, récemment condamnés à de fortes amendes. Les syndicats accusent également le gouvernement “d’avoir violé explicitement la charte de l'Or- ganisation internationale du travail”. “L’État a explicitement fait fi des re- commandations du comité d'experts de l'Organisation internationale du travail, qui avait recommandé à l'Al-

gérie, lors de la session de juin 2015, de réintégrer tous les travailleurs licen- ciés en application de la convention n°87 relative au droit syndical”, ar- guent-ils en appelant le BIT à “inter- venir rapidement”, afin de faire res- pecter ladite charte. Dans le même ordre d’idée, ces syndicats auto- nomes dénoncent ce qu’ils quali- fient d’acharnement, voire de “har- cèlement” de la part du pouvoir afin de “faire taire les syndicats”. “Nous ex- hortons le gouvernement à respecter la loi 90-14 et sa section relative au

droit syndical”, écrivent-ils. Cette plainte auprès de la plus haute instan- ce du travail constitue un véritable ca- mouflet pour le gouvernement, qui ne cesse de marteler que les libertés syndicales en Algérie sont “opti- males et garanties par la Constitu- tion”. Cette sortie médiatique inter- vient dans un contexte assez particu- lier où la nouvelle Constitution est présentée comme “un modèle” en matière de libertés individuelles et syndicales.

RAMDANE BOURAHLA

APRÈS DES DÉBATS HOULEUX LORS DES TRAVAUX DE L’APW DE TIZI OUZOU

Le budget primitif voté dans un climat de contestation

budget primitif (BP) pour l’année

2016 a été voté, hier, par l’Assemblée po- pulaire de wilaya de Tizi Ouzou dans un

climat de contestation du groupe RCD, qui a dénoncé “un vote du BP qui intervient, en vio- lation de la loi, avec un retard de plus de trois mois”. Les élus du RCD estiment qu’“accom- pagnée par l’administration de la wilaya dans sa désinvolture et son irresponsabilité, l'APW fait perdre à la wilaya un semestre de dévelop- pement”. Le groupe RCD avait dénoncé, entre autres, “l’annulation de projets importants présentés comme des gels temporaires, alors que tout le monde sait qu'ils sont définitivement en- terrés. Il en est de même pour les grands pro-

L e

jets déjà lancés mais qui s’éternisent, tantôt pour des difficultés de paiement, tantôt pour des op- positions suscitées ou entretenues présentées comme des obstacles insurmontables”. Établi sur la base d’une balance équilibrée de recettes et de dépenses prévisionnelles, le budget primi- tif de 2016, adopté, est de 1 937 590 517, 77 DA, soit 8,5% de moins que celui de 2015 établi à 2 107 445 302,25 DA. Lors de son intervention à l’ouverture de la session, le nouveau prési- dent de l’APW, Mohamed Klaleche, tout en ci- tant quelques projets en cours de réalisation, soulignera que “la wilaya de Tizi Ouzou a ac- cusé un retard important dans l’aménage- ment du territoire et sa dotation en infrastruc-

tures économiques et sociales”. Avant de reve- nir sur certains projets qui n’arrivent toujours pas à voir le jour. “Pis encore, les projets structurants susceptibles d’améliorer le bien-être des citoyens, en l’occurrence le nouveau CHU, les EPH, la clinique du rein, le complexe mère- enfant, le barrage de Sidi-Khelifa, la voie express Aïn El-Hammam-Draâ El-Mizan, n’arrivent toujours pas à voir le jour”, relèvera-t-il, en pré- cisant que “notre wilaya souffre en matière d’at- tractivité des investissements productifs, ce qui explique la hausse vertigineuse du taux de chômage”. Le P/APW abordera également la question du foncier industriel qui “constitue le principal facteur de blocage des investisse-

ments”, dira-t-il, en citant l’exemple des zones industrielles de Tizi Gheniff/Draâ El-Mi- zan et de Souama qui, “malgré leur création of- ficielle, ne sont pas encore aménagées. Cette réa- lité nous invite à nous interroger non seulement sur l’efficacité de l’action et du rôle des pouvoirs publics qui doivent agir rapidement et effica- cement pour régler le problème du foncier in- dustriel dans la wilaya”. En conclusion, le pré- sident de l’APW estimera que la wilaya doit bé- néficier des investissements lancés par l’État avec des partenaires nationaux et étrangers dans le cadre des politiques sectorielles de di- versification de l’économie algérienne.

K. TIGHILT

IL A ÉTÉ PRÉSENTÉ, HIER, EN PRÉSENCE DE MEMBRES DU GOUVERNEMENT

Douanes : un plan 2016-2019 “au service de l’économie et de l’entreprise”

L a Direction générale des douanes a présenté, hier à Al- ger, son plan stratégique pour

la période 2016-2019, qui vise à améliorer, selon les responsables de cette institution, la qualité du servi- ce public douanier de façon qu'il soit un “accompagnateur” de l'entrepri-

se économique. Présenté lors d'une réunion des cadres des douanes, qui a coïncidé

avec la Journée internationale de la douane, ce plan veut également contribuer à l'amélioration du climat des affaires, notamment dans le classement mondial Doing Busi- ness, ainsi qu'au renforcement de la lutte contre le crime économique (délinquance fiscale, contrefaçon, contrebande) avec une vision d'an- ticipation des risques. C'est ce qui a été avancé lors de cette rencontre à

laquelle ont assisté des membres du gouvernement, des responsables d'organismes économiques et d'or- ganisations patronales. Placé sous le thème “Une stratégie au service de l'économie nationale”, ce plan est axé autour de dix principes devant lui permettre d'atteindre ses objectifs. Il s'agit, en premier lieu, de valoriser les facilitations douanières avec une simplification des procédures au

niveau des différents postes de contrôle du commerce extérieur, tout en privilégiant l'entreprise ex- portatrice hors hydrocarbures. La douane va également renforcer ses capacités de contrôle avec l'en- couragement du contrôle “intelligent et orienté”, c'est-à-dire non répres- sif, mais plutôt en faveur de l'entre- prise et de l'économie nationale. L'administration douanière prévoit

la mise en place d'une centrale des risques avec recours à une experti- se étrangère afin de mieux cerner l'acte de contrôle. Le nouveau plan douanier préconise de rationaliser l'utilisation des moyens logistiques et budgétaires avec la priorisation de réalisation des projets d'équipement et le renforcement des instruments susceptibles d'accroître les recouvre- ments budgétaires de la douane.

LIBERTE

Mercredi 27 janvier 2016

L’actualité en question

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ELLE JUGE L'ENVIRONNEMENT DIFFICILE ET RELÈVE DES "INCERTITUDES DES PLANS ÉCONOMIQUES"

Algérie : la mauvaise note de la Coface

L’organisme français estime que la nouvelle équipe gouvernementale sera recentrée autour de personnalités proches du cercle présidentiel.

L a Compagnie française d’assurances pour le com- merce extérieur (Coface) a dévoilé, hier, son nou- veau “Panorama Risque Pays”.

L’organisme français d’assurance-cré- dit a dégradé la note risque pays de l’Algérie de A4 à B. La Coface estime, ainsi, que les incertitudes au plan économique et financier et un envi- ronnement des affaires parfois difficile sont susceptibles d’affecter des com- portements de paiement. La probabi- lité moyenne de défaut des entre- prises est assez élevée. Dans son ap- préciation du risque, l’organisme fran- çais d’assurance-crédit prévoit un ra- lentissement de la croissance en raison de la faiblesse du prix des hydrocar- bures. L’assureur-crédit français table sur un taux de croissance de 2,8% pour l’année en cours. “Le faible prix des hy- drocarbures continuerait à peser sur l’activité algérienne en 2016. L’Algérie

consommation d’énergie. Dans ce contexte, la croissance hors hydro- carbures montrerait en 2016 des signes de diminution. Les secteurs manu- facturiers qui ont observé un ralen- tissement en 2015 en particulier dans les ISMMEE (industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques électriques et électroniques) et les matériaux de construction pourraient voir leur ac- tivité se décélérer davantage en 2016. L’inflation a significativement aug- menté en 2015 et devrait se maintenir à un niveau similaire en 2016. Les effets de la baisse des prix des matières pre- mières à l’échelle mondiale ont été an- nulés par la dépréciation de près de 20% du dinar algérien par rapport au dollar depuis le début de l’année 2015. “La Banque centrale algérienne devrait laisser le dinar se déprécier par rapport au dollar en 2016. Ce parti pris, bien qu’il génère de l’inflation importée, permet d’absorber les effets d’un faible prix du baril de pétrole sur les recettes pétrolières libellées en dollars”, in- dique la Coface. Le déficit public s’est aggravé en 2015 du fait de la contrac- tion des recettes pétrolières et du maintien des dépenses publiques à un niveau élevé (40% du PIB). La Cofa- ce a évoqué les ajustements budgétaires entérinés cette année, notamment l’augmentation de la taxe sur les pro- duits pétroliers et la hausse de la TVA sur le gasoil. De même, le budget alloué à certains ministères a été revu à la baisse, les plus affectés étant ceux du Tourisme et de l’Agriculture.

“En dépit de ces mesures, les comptes publics enregistreraient un déficit bud- gétaire conséquent qui serait en partie financé par des transferts issus du fonds de régulation. Les importantes réserves de change et le faible endettement public ont permis aux autorités de faire face au choc in- duit par la baisse du prix des hydro- carbures en 2014 et 2015”, souligne la Coface. Cependant, ajoute-t-elle, la fonte des réserves de change et la di- minution de moitié du fonds de ré- gulation en 2015 limiteraient les pers- pectives de financement en 2016 et conduiraient à une augmentation de la dette publique estimée à 30%. Les comptes extérieurs continueraient de souffrir de la baisse des recettes d’ex- portation en 2016. Le déficit du comp- te courant devrait toutefois se résor- ber quelque peu suite à une baisse des importations. Cette dernière serait imputable au ralentissement de l’ac- tivité en 2016 et à l’entrée en vigueur de la loi sur les licences d’importation à partir de janvier 2016. La Coface es- time que “le remaniement ministériel d’envergure auquel a procédé le prési- dent Bouteflika en mai 2015, soit le pre- mier depuis 2011, témoigne de la diffi- culté de la situation algérienne face à la crise économique qui pourrait se pro- filer”. L’organisme français d’assu- rance-crédit indique que “de nou- veaux changements dans l’équipe di- rigeante devraient être opérés en 2016 avec un recentrage autour de person- nalités proches du cercle présidentiel”.

MEZIANE RABHI

D. R.
D. R.

La Coface prévoit une baisse de la croissance en raison de la faiblesse du prix des hydrocarbures.

reste très dépendante du secteur de l’énergie qui assure 30% de son PIB. Les difficultés rencontrées par le secteur en

reprises. Cela étant, Benkhalfa ne s’est pas attardé, outre mesure, sur le passé récent ni sur l’amenuise- ment de la manne énergétique, seu- le véritable source de revenus pour le pays. Il n’évoquera pas non plus

le fait que nous continuons à im- porter encore de tout, aussi bien notre nourriture que nos biens d'équipement. Il ne rappellera pas également la libéralisation du com- merce extérieur qui s’est traduite, jusque-là, par une “liberté d'impor- ter”, sans restriction aucune ni en- core moins le transfert de devises et la surfacturation… Enfin, cette ren- contre a permis à Hakim Berd- joudj, directeur d’études, de pré- senter une communication sur le “plan stratégique des douanes algé- riennes 2016-2019 au service de l’économie nationale” et d’esquisser les enjeux qui se profilent pour cet- te administration appelée à se mo- derniser, à contribuer à l’améliora- tion du climat des affaires, à reva- loriser ses ressources humaines et à se mettre au niveau des standards in- ternationaux notamment. Cette ré- flexion entamée en juin 2015 dans un contexte de chute drastique des prix des hydrocarbures vise égale- ment une plus grande “rigueur bud- gétaire” qui, à en croire l’intervenant, devrait se traduire par une lutte contre le gaspillage et par un ac- croissement du recouvrement. Par ailleurs, la mise en œuvre de cette stratégie devrait, apprend-on, avoir

pour contenu opérationnel de nou- veaux schémas de compétence ter- ritoriale et d’implantation des ser- vices des douanes ainsi qu’un nou- veau tarif douanier composé de dix chiffres.

MOHAMED-CHÉRIF LACHICHI

raison du manque de compétitivité et de l’obsolescence du capital productif laissent à penser que si la conjoncture du marché pétrolier se maintenait, ce dernier continuerait d’observer des performances négatives en 2016”, pré- voit la Coface, indiquant que l’État “de- vrait poursuivre son appui à l’activité bien que ses marges de manœuvre budgétaires soient de plus en plus li- mitées”. Pour la Coface, “la demande des ménages demeurerait l’un des mo- teurs de l’activité en 2016”. Le pouvoir d’achat des ménages pourrait cepen- dant être contraint par la hausse du ni- veau général des prix et dans une moindre mesure par la mise en place de nouvelles règles fiscales liées à la

IL S’EST EXPRIMÉ HIER LORS D’UNE RENCONTRE DES CADRES DES DOUANES

L’optimisme béat de Benkhalfa

“L’ année 2016 sera un tour-

nant prometteur. Grâce

aux orientations du chef

de l’État et les mesures préconisées par le Premier ministre, nous sommes optimistes, optimistes, optimistes !”,

a déclaré, hier, le ministre des Fi-

nances, Abderrahmane Benkhalfa, en marge de la rencontre des cadres des douanes tenue au Cercle mili- taire de Béni-Messous à Alger. Saisissant l’occasion de cette ren- contre qui a coïncidé avec la “Jour- née mondiale des douanes”, notre grand argentier a versé, le moins qu’on puisse dire, dans un opti- misme béat, et cela, sans appuyer son propos sur les raisons objectives qui justifieraient une telle attitude confiante. Il se contentera, seule- ment, de promettre devant plu-

sieurs membres du gouvernement à l’image de Boudjema Talaï, mi- nistre des Transports ou encore d’Imane Houda Feraoun, ministre de la Poste, des Technologies de l'in- formation et de la communication, un “saut qualitatif” de l’économie nationale et un nouveau “modèle de croissance” invitant de la sorte les douaniers à gérer désormais les “ex- portations”. Benkhalfa appellera ainsi l’administration des douanes à servir d’“instrument d’ouverture et d’encadrement de l’économie natio- nale” et ce, en présence de Abdel- madjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA ainsi que du président du FCE, Ali Haddad. Le ministre, qui

a affiché son ambition de faire pas-

ser l’Algérie de “pays en voie de dé- veloppement” à une “économie émer- gente”, a sollicité, à cette occasion, la contribution de cet important corps constitué auquel il ne manquera pas de rendre hommage à plusieurs

L’ÉDITO

PAR SOFIANE AÏT IFLIS

Plus facile à dire qu’à faire

L e ministre des Finances Abderrahmane Benkhalfa se montre très optimiste quant à faire faire à l’économie nationale “un saut qualitatif” en 2016. C’est peut-être à cette attitude qu’il

La Coface a défini sa note en prenant aussi en compte

l’impact de la chute drastique du prix du pétrole sur les mar- chés internationaux, sur les finances et l’économie de l’Algérie. Il ne viendrait pas à l’esprit de crier à l’exagéra- tion de la part de l’organisme français quand il prédit un ralentissement de la croissan-

ce économique, tant est que l’économie nationale reste fortement dépendante des hydrocarbures.”

devait se rendre pour rehausser le moral de la République que la crise ronge de plus en plus. Car, il faut en convenir, entre le discours et la réalisation de la perspective qu’il dessine, il y a loin de la cou- pe aux lèvres. Cela est d’autant plus vrai que, hier, la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface) publiait

à Paris son analyse “Risque pays 2016”, et dans laquelle, elle attri-

buait une mauvaise note pour l’Algérie. En raison d’un environ- nement des affaires difficile, d’incertitudes au double plan éco- nomique et financier et une probabilité de défaut d’entreprise as- sez élevée, la note a été abaissée de A4 à B, soit d’un cran, et qui place l’Algérie dans la même case-risque que la Tunisie, un pays qui, enlisé dans la difficulté économique et la menace sécuritai- re, peine à étrenner comme il se doit sa transition démocratique. La Coface a défini sa note en prenant aussi en compte l’impact de la chute drastique du prix du pétrole sur les marchés internatio-

naux, sur les finances et l’économie de l’Algérie. Il ne viendrait pas

à l’esprit de crier à l’exagération de la part de l’organisme français

quand il prédit un ralentissement de la croissance économique, tant est que l’économie nationale reste fortement dépendante des hydrocarbures. Encore moins à l’ingérence politique lorsque la même Coface se risque à prévoir un remodelage gouvernemental au cou- rant de l’année, que d’aucuns n’hésiteraient pas à interpréter com- me une suggestion malvenue. Les analyses faites ici ne disent pas autre chose : il faut un gouvernement de crise. Un gouvernement autre que celui qui a gouverné jusqu’ici. Car, c’est une évidence, un Exécutif ne réussit pas en temps de crise l’essor économique qu’il n’a pas pu réaliser en temps d’opulence financière. Il n’y a peut- être que Benkhalfa qui pense le contraire. n

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L’actualité en question

Mercredi 27 janvier 2016

LIBERTE

LE MINISTRE DES MOUDJAHIDINE, TAYEB ZITOUNI, EN FRANCE

Alger-Paris : une nouvelle page d’Histoire

Cette visite, qui intervient dans un climat d’apaisement des relations bilatérales entre Alger et Paris, sera aussi l’occasion de faire avancer les deux dossiers litigieux des archives de la Révolution et des essais nucléaires de Reggane.

“L a France ne s'ef- fectuera pas dans l'ombre, mais en plein jour, afin de

régler les dossiers en suspens entre les deux pays.” Elle participe, selon le jargon diplomatique, de l’appré- hension de façon apaisée de la mé- moire, objet de vives polémiques la décennie écoulée, mais la visite, hier, du ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, en France, n’en est pas moins inédite. C’est la première fois, en effet, depuis l’Indépendance du pays, qu’un mi- nistre, chargé des questions relatives à la guerre, se rend dans l’Hexago- ne. La symbolique est d’autant plus forte que ce séjour, en dépit des as- surances du ministre, est entouré de quelques discrétions. Autant du côté français que du côté algérien, ce déplacement ne donne pas lieu à une effervescence média-

tique. On est loin, du moins pour

visite

en

D. R.
D. R.

l’heure, de la couverture qui a ac- compagné le déplacement du se- crétaire d’État français chargé des

Anciens combattants, Jean-Marc Todeschini, le printemps dernier, à Sétif, où il a déposé une gerbe de

fleurs sur la tombe du premier mar- tyr des événements du 8 Mai 1945, Saâl Bouzid. Même si elle vient couronner un ré- chauffement des relations entre Al- ger et Paris entamé avec l’arrivée de François Hollande à l’Élysée, son ges- te fort à l’endroit des victimes des événements de Décembre 1960, son déplacement fin 2012 en Algérie et le développement tous azimuts de la coopération économique, sans compter le ballet diplomatique des responsables français, cette visite de Tayeb Zitouni dans la capitale française intervient dans un contex- te marqué en Algérie par une ré- surgence de contentieux relatifs à l’histoire de la Révolution. Qualifiées par l’historien Mohamed Harbi “d’explosives”, ces archives iraient inévitablement, si l’accord de restitution venait à être conclu, ébranler quelques positions établies et usurpées. “Il est grand temps que l'Algérie et la France se penchent sur les dossiers en suspens, notamment

ceux relatifs aux archives nationales depuis le début de l'occupation fran- çaise de l'Algérie jusqu'au recouvre- ment de la souveraineté nationale, aux disparus algériens durant la guerre de Libération nationale et aux indemnisations des victimes al- gériennes des essais nucléaires effec- tués à Reggane”, a indiqué, dimanche dernier, Tayeb Zitouni lors d'un point de presse. L'Algérie “ne renoncera pas à ses re- vendications relatives à la récupéra- tion des archives inhérentes aux dif- férentes révoltes populaires contre l'occupant français”, a-t-il ajouté, précisant, par ailleurs, qu’“il est temps de traiter ces dossiers de ma- nière responsable”. Si cela traduit une réelle volonté, ce qui est déjà un grand pas, il reste que le chemin risque de s’avérer long en raison de la sensibilité des dossiers, mais aussi de leurs conséquences. Mais assurément, une page vient d’être tournée.

KARIM KEBIR

LA SITUATION AU CONSEIL DE LA NATION A ÉTÉ DÉBLOQUÉE HIER

Le RND cède la vice-présidence du Sénat au FLN

A près une situation de blocage qui aura duré presque un mois, depuis le renouvellement partiel des membres

du Conseil de la nation, le RND a finalement

cédé la vice-présidence du Sénat au FLN. Le SG du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia,

a fini par céder à l’entêtement du patron

du Front de libération nationale (FLN), Amar Saâdani. La deuxième chambre parlementaire allait se trouver dans une situation de blocage jamais connue, si ce n’était, affirment nos sources, l’in-

tervention d’Ahmed Ouyahia, qui est aussi di- recteur de cabinet à la présidence de la Ré- publique, pour demander au groupe parle- mentaire de son parti de calmer le jeu. La clô- ture de la session parlementaire d’automne étant programmée le 2 février prochain,

le conflit autour de la vice-présidence du Sé- nat a fait que ni le RND ni le FLN n’ont en- core installé leurs structures parlementaires. Une situation de blocage qui allait inévita- blement se répercuter sur l’adoption du pro-

jet de révision de la Constitution, une fois la conférence parlementaire convoquée pour le vote de la loi fondamentale. “Ahmed Ouyahia

a contacté son groupe parlementaire ce matin

(hier, ndlr), pour lui donner instruction de cé- der la vice-présidence au FLN. Certes, cette re- culade a quelque peu déçu les sénateurs RND,

mais ils ont fini par comprendre que le parti doit

se sacrifier, car il y a d’autres considérations plus importantes, à l’exemple de l’adoption du pro- jet de révision de la Constitution…”, expliquent nos sources. Ainsi, les cinq postes de vice-présidents du Conseil de la Nation sont désormais répartis

en deux sièges au FLN, deux autres au tiers pré- sidentiel et un seul poste au RND. “Logique- ment, c’est au RND que reviennent les deux postes de vice-présidents du Sénat, alors que le FLN devrait en occuper un seul, puisque c’est le Rassemblement qui garde la majorité au Conseil de la nation, suivant les résultats offi- ciels proclamés au lendemain du renouvelle- ment partiel de la deuxième chambre. Mais Amar Saâdani, qui a mal vécu la démission d’un sénateur issu de la wilaya de Tindouf, Morsli Abdelbahi, lequel d’ailleurs a rejoint le RND, était prêt à aller jusqu’au bout, malgré les répercussions de son entêtement sur le bon fonctionnement de l’institution. Ahmed Ouya- hia a fini par céder aux caprices du patron du FLN”, ajoutent nos sources. Ainsi, le RND qui tient son conseil national ces jeudi et vendredi, procédera juste après, soit

samedi, à l’installation de ses structures par- lementaires au Sénat. Le FLN devrait le faire, toujours selon nos sources, d’ici à demain jeu- di, de toute façon avant le 2 février, jour de la clôture de la session parlementaire d’autom- ne. Mais si le conflit entre le parti d’Ahmed Ouyahia et celui d’Amar Saâdani s’est dénoué, la situation ne l’est pas pour autant au sein du FLN. Une rude bataille en coulisses persiste toujours autour des deux postes de vice-présidents. “Amar Saâdani veut imposer Abdelouahab Benzaïm, nouveau sénateur, élu de la wilaya d’Alger, au poste de vice-président. De coutu- me, un nouveau sénateur fraîchement élu ne postule pas aux postes de responsabilité. Cho- se qui a fortement déplu aux plus anciens”, sou- lignent nos sources.

MEHDI MEHENNI

AFFAIRE DES PATRIOTES DE RELIZANE

Une victoire du droit contre la politique

T reize ans de procédure. C’est le temps qu'il a fallu à deux anciens Patriotes, membres

d'un Groupe de légitime défense (GLD) de Relizane, pour s'extraire

d'un

risque de

compa-

rution

devant une cour d'assises française.

Le non-lieu rendu le 19 janvier der- nier par la Chambre d'instruction de

la cour d'appel de Nîmes a peut-être

surpris les partisans d'un traitement politique de ce dossier. Mais pas les juristes. En février dernier, Liberté titrait

déjà : “Chronique d'un acquittement annoncé”. La nouvelle avocate,

M e Khadidja Aoudia, chargée de

défendre les frères Mohamed, avait

De Paris :

CORRESPONDANCE

PARTICULIÈRE

anéanti les arguments des parties ci- viles qui ont étalé leur aversion du régime politique algérien. Soit ! Mais cela ne fondait pas une accu- sation et des poursuites devant une cour d’assises pour des “actes de tor- tures” prétendument commis durant leur enrôlement dans les GLD dans une zone qui connut les pires mas- sacres durant la décennie de sang. La procédure contre Abdelkader Mo- hamed et son frère Hocine a été en-

gagée par la Fédération internatio- nale des droits de l’Homme (FIDH) qui a toujours entretenu le doute sur l'identité des auteurs des tueries qui ensanglantaient le pays dans les an- nées 1990. Elle se fonde sur une compétence ex-

traterritoriale de la justice française, renforcée par la résidence en Fran-

ce des mis en cause. Par deux fois, un juge d'instruction a ordonné le ren- voi des deux hommes devant une cour d'assises. La constitution du dé- funt Jacques Vergès ne les avait pas prémunis contre cette décision. À la suite de l'ouverture d'une in- formation judiciaire à leur encontre, les deux hommes ont été placés sous contrôle judiciaire du 6 avril 2004 au 25 septembre 2013. Ce qui les a privés de leur liberté. Finalement, la Chambre d'instruc- tion a retenu, le 19 janvier, “l'absence de matérialité de l'infraction”. Elle n'a même pas jugé utile d'ordonner un “complément d'information” de- mandé par le procureur de la Ré- publique qui, lui aussi, s'était abste- nu de suivre les parties civiles. Cet- te issue s'était, en fait, dessinée lors

des plaidoiries où l'on avait assisté à une confrontation entre une partie armée d'arguments juridiques et une autre jouant sur l'émotion par la manipulation de moyens de défen- se politiques. M e Khadija Aoudia ne fut pas particulièrement aidée par les autorités consulaires pour la prise en charge de ce dossier, qui visait en réalité l'armée algérienne. Face à la cour, elle avait su démontrer de manière implacable les failles du dossier. Le témoignage, qui a servi de base aux poursuites, n'était en réalité étayé par aucun élément matériel. Elle a donc plaidé le manque de pro- bité, considérant que “la calomnie et les préjugés ne sont pas les consti- tuants d’un procès équitable”, enco- re moins une “instrumentalisation

des médias” ayant pour but de “jeter les frères Mohamed à la vindicte po- pulaire”. Au terme de sa plaidoirie, M e Aoudia a demandé l’infirma- tion de l’arrêt de renvoyer les deux frères devant les assises. La Chambre d'instruction a fait un choix équilibré et a démontré la lé- gèreté de l'accusation. “C'est la vic- toire contre l'injustice à l’encontre de familles qui ont souffert pendant une dizaines d'années”, a commen- té M e Aoudia. Dans cette affaire, les frères Mohamed peuvent aussi re- mercier le président de l'Observa- toire de l'islamophobie, Abdellah Ze- kri, toujours le premier à les défendre dans les médias. “Pour moi, c'est une satisfaction parce que je me bats à leurs côtés.”

C. P.

LIBERTE Mercredi 27 janvier 2016

LE RADAR

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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10 e ÉDITION DU “CARREFOUR EMPLOI”

Le recrutement des universitaires à l’honneur

EMPLOI” Le recrutement des universitaires à l’honneur n “Le recrutement des universitaires, levier de

n “Le recrutement des universitaires, levier

de performance des entreprises”. C’est sous cette thématique que se tiendra, les 26, 27 et 28 avril prochain à Alger, la 10 e édition du Sa- lon national du recrutement. Organisé par l’agence conseil en communication et évé- nementiel, 3C, le salon se veut être “un car- refour de rencontres entre les entreprises et les administrations en quête de compétences et de nouvelles recrues, d’une part, et, d’autre part,

les universitaires à la recherche d’un emploi, d’un stage ou d’informations pour créer leur propre entreprise”. Le salon, qui durera trois jours, comprendra des conférences, des ate- liers et des tables rondes dans le but d’ex- pliciter “les dispositifs, les règlements, la fis- calité de l’emploi et les dispositifs d’aide à la création d’entreprise”. Le salon assure à cha- cune de ses éditions, depuis une dizaine d’an- nées, quelque 2 000 recrutements.

DISSIDENTS DU PT

Le ministère de l’Intérieur valide l’exclusion

DU PT Le ministère de l’Intérieur valide l’exclusion n Le ministère de l’Intérieur a validé la

n Le ministère de l’Intérieur a validé la décision prise par le comité central, lors de sa ré- union, en présence d’un huissier de justice, d’exclure les dissidents du parti, en vertu de l’article 37 de la loi sur les partis politiques. Parmi les exlus, on retrouve plusieurs membres dont les députés Salim Labatcha et Salim Sidi Moussa, les deux figures de la fronde qui revendiquent “la restitution du parti à ses militants”. Le ministère de l’Intérieur a exigé au PT la publication de l’avis d’exclusion dans deux journaux.

LAÏCITÉ

ET VIVRE

ENSEMBLE

EN FRANCE

Une conférence de Jean-Louis Bianco à l’Institut français d’Alger

de Jean-Louis Bianco à l’Institut français d’Alger n Dans le cadre de sa visite en Algérie,

n Dans le cadre de sa visite en Algérie, Jean- Louis Bianco, ancien ministre, président de l’Observatoire de la laïcité auprès du Premier ministre et représentant spécial du ministre des Affaires étrangères pour les relations avec l’Algérie, animera une conférence à l’Institut français d’Alger le dimanche 31 janvier à 18h30 sur le thème :

“Laïcité et vivre ensemble en France.” Le choix de cette thématique s’inscrit au cœur de l’actualité en France où justement la laïcité fait débat, surtout après les derniers attentats terroristes qui ont ciblé la capitale française.

À L’INITIATIVE DU P/APC ET DES COMMERÇANTS DE LA LOCALITÉ

Ouverture d’un bureau de l’UGCA à Aïn El-Hammam

n Un bureau de l’Union

générale des commerçants algériens ouvrira ses portes à partir de demain dans la commune d’Aïn El-Ham- mam, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Une initiative des commerçants de la région et

de l’édile communal, M. Lya- zid Ould-Taleb, qui estime qu’avec cette organisation, les commerçants auront des représentants qui les défen- dront. L’inauguration du siège in- terviendra, donc, demain et

sera suivie d’une rencontre avec les responsables de la Casnos, dans le but, esti- ment les initiateurs, de sen- sibiliser les commerçants de la commune sur la nécessi- té d’adhérer à cet organisme mais surtout, l’impératif d’y

cotiser. Toujours selon les initiateurs, cette action ré- pond à l’appel des pouvoirs publics à l’adresse des ci- toyens pour qu’ils s’acquit- tent de leurs cotisations aux différentes caisses de Sécurité sociale.

CAFÉ LITTÉRAIRE ET PHILOSOPHIQUE DE TIZI OUZOU

L’écrivain Djamal Mati à l’honneur

DE TIZI OUZOU L’écrivain Djamal Mati à l’honneur n Le café littéraire et philo- sophique de

n Le café littéraire et philo- sophique de Tizi Ouzou or- ganise, samedi 30 janvier à 13h30, au siège de l’Asso- ciation des anciens scouts de Tizi Ouzou, une rencontre lit- téraire avec le romancier Dja-

mal Mati. Le thème de l’in- tervention portera sur la pro- blématique du “Romancier :

entre mensonges et vérités”. La rencontre sera suivie d’une vente-dédicace des ouvrages de l’auteur.

POUR CAUSE DE NON-PAIEMENT DE SES COTISATIONS

Le Mali ne peut plus voter à l’AG de l’ONU

COTISATIONS Le Mali ne peut plus voter à l’AG de l’ONU n En guerre depuis plus

n En guerre depuis plus de deux ans, le Mali a perdu son droit de voter à l’Assemblée générale des Nations unies. Le droit de vote étant conditionné à l’acquittement des cotisations de chaque membre, les droits de vote du Mali ont été suspendus par l'ONU pour arriérés de paiement. “Bamako n'a pas payé ses cotisations d'État membre de- puis au moins deux ans, ce qui représente un montant d'au moins 200 millions de FCFA (environ 300 000 euros).” L’opposition politique de ce pays a vite fait d’exploiter cet- te mesure prise à l’encontre du pays par l’ONU, tandis que les autorités cherchent à calmer le jeu.

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L’actualité en question

Mercredi 27 janvier 2016

LIBERTE

PROCÈS DE L’AFFAIRE SONATRACH I

Les avocats d’Al-Ismaïl :

“Notre client a dérangé de gros intérêts”

La stratégie de défense de cet accusé, dès le début du procès, s’est basée justement sur les capacités de l’entreprise allemande.

H ier, au tribunal criminel d’Al- ger, les avocats de Moha- med Réda Djaafar Al-Ismaïl, patron de Contel Algeria, et un des accusés principaux dans l’affaire Sonatrach I ont

plaidé la thèse selon laquelle leur client serait

la victime des gros intérêts de la France dont

les entreprises n’ont jamais admis l’incursion dans le marché de la sécurité. C’est M e Nacera Ouali qui a ouvert le bal, es- timant que “Mohamed Réda Djaafar Al-Ismaïl

a vu son élan brisé parce qu’il a osé concurrencer les entreprises françaises dans un secteur

qu’elles considèrent comme une chasse gardée,

à savoir le marché de la sécurité”.

Pour appuyer son propos, M e Ouali a renvoyé le tribunal au contexte politique dans lequel l’affaire a éclaté. Un contexte, a-t-elle indiqué, marqué par des tractations entre le DRS et le clan présidentiel à l’approche de l’élection pré- sidentielle de 2009, lesquelles tractations ont transcendé les frontières et amené les deux grandes puissances, les États-Unis et la Fran- ce, à se poser des questions sur l’avenir de leurs intérêts en Algérie. Selon ses dires, Mohamed Réda Djaafar Al-Ismaïl aurait dérangé les in- térêts français en s’associant avec les Allemands de Funkwerk Plettac pour sécuriser les ins- tallations industrielles de Sonatrach. Le sup- pléant de Khaled Dehina, son collègue dans le

collectif plaidant pour Al-Ismaïl, a ressassé les réalisations de Contel et les vertus technolo- giques des équipements fournis par Funkwerk afin d’évacuer les accusations de majoration des prix et les délits qui en résultent. La stra- tégie de défense de cet accusé, dès le début du

AFP
AFP

Le procès de l’affaire Sonatrach, se poursuit toujours.

procès, s’est basée justement sur les capacités de l’entreprise allemande. M e Mostefa Bouchachi, qui a déclaré que son client ne gênait pas uniquement les grandes en- treprises de sécurité mais aussi les petites boîtes de gardiennage contrôlées par les retraités de l’armée, a ainsi fait un réquisitoire contre “ceux qui ont été à l’origine de la poursuite des cadres accusés dans cette affaire”. “Ces pour- suites n’avaient pas pour but de protéger So- natrach ou de préserver l’argent public, mais consistaient en une stratégie de destruction de tout ce qui fonctionne dans ce pays”, a-t-il es- timé. Et d’ajouter : “Le parquet ne s’est pas auto- saisi, par exemple, comme l’a rappelé un confrère hier, sur la base des déclarations du jeune douanier qui a dénoncé le pompage illé- gal d’une partie du gaz algérien lequel s’est vu

plutôt emprisonner, non pas pour une dénonciation calomnieuse mais, pour son engagement contre l’exploitation du gaz de schiste.” En effet, M e Bouchachi a estimé qu’il y a une arrière-pensée poli- tique à ces poursuites, celle de gê- ner un clan au profit d’un autre. Et, le résultat, a-t-il regretté, a été la destruction de cadres compé- tents que l’Algérie a mis des di- zaines d’années à former. Il a donné l’exemple d’ABM, d’Al- Khalifa et d’autres affaires pour dire que les centres de décision ont toujours été épargnés et seuls les cadres paient. “En brisant l’homme, on condamne le pays au

sous-développement. Le hic est que cela se fait par des mains algériennes. Au- cun pays au monde n’a brisé ses cadres de cet- te manière.” M e Bouchachi, qui a invité le tri- bunal à se démarquer de la démarche suivis- te de la chambre d’instruction et la chambre d’accusation, a indiqué que les procès-verbaux de la Police judiciaire sont des messages co- dés. “Ce sont des messages codés à l’intention de certaines personnes. Je n’aime pas citer des noms, parce que le plus grave à dénoncer est cet- te destruction systématique de ce tout ce qui est positif en Algérie. Quand des accusés parlent de torture, cela discrédite l’Algérie. Cette affaire a cassé la plus importante compagnie construi- te par l’Algérie indépendante. Son image a été salie, discréditant l’État algérien avec toutes ses institutions. Ce que Sonatrach a perdu à la sui- te de cette affaire est incommensurable. C’est

cela la dilapidation des deniers publics et non pas ce qu’elle a payé pour s’équiper en systèmes de télésurveillance. La dilapidation des deniers publics se mesure aussi par la perte de ces cadres et l’expérience accumulée sur le terrain”, a-t- il déclaré. M e Bouchachi a affirmé que son client a été poursuivi juste parce qu’il connaît les fils de Meziane, allant jusqu’à justifier son recours à l’intermédiation du fils du P-DG de Sonatrach. “C’est une pratique ancrée dans la culture algérienne parce que rien ne fonction- ne normalement. Il faut connaître un tel ou un tel pour régler jusqu’au petit problème comme se procurer un extrait d’acte de naissance. Al- Ismaïl ne l’a pas fait pour accéder à d’indus avantages mais pour faire valoir son droit et son ambition légitime de présenter des offres à So- natrach. Les frères qui ont fabriqué ce dossier ont cassé ce jeune ambitieux pour des calculs politiciens. Il aurait pu devenir spécialiste de la télésurveillance en Algérie. Ils l’ont cassé par- ce qu’ils ont une courte vue”, a-t-il déclaré. Il a conclu sa plaidoirie en sollicitant le tribunal d’innocenter Al-Ismaïl et prononcer un ju- gement rompant avec les pratiques des tri- bunaux algériens, validant sans grand effort les accusations de la Police judiciaire. Il convient de rappeler que le représentant du ministère public a requis 15 ans de prison ferme à l’en- contre de Mohamed Réda Djaafar Al-Ismaïl, poursuivi dans cette affaire Sonatrach I, pour organisation d’une association de malfai- teurs, conclusion de marchés en violation de la réglementation, trafic d’influence, partici- pation dans la dilapidation de deniers publics, corruption et blanchiment d’argent.

LYAS HALLAS

ALORS QU’IL EST SOUS CONTRÔLE JUDICIAIRE

Une autre plainte déposée contre l’ex- P/APC de Constantine

L nouveau P/APC et des élus de la commune de Constan-

tine viennent d’introduire une requête, auprès du pro- cureur de la République près la cour de Constantine, dans

e

Pour rappel, l’ex-président de l’Assemblée populaire de la troi- sième commune du pays a accordé, en 2013, quelques semaines après les élections municipales, une autorisation à l’entre- preneur D. M. pour la construction de 32 villas dans une zone exposée au risque de glissement de terrain, alors qu’un rap- port établi par un bureau d’études français, sur l’instabilité du terrain en question, a qualifié la zone de dangereuse. Aussi, l’ex- wali de Constantine, Noureddine Bedoui, avait interdit la construction sur des sites classés “zone rouge”. Cependant, l’ex-P/APC de Constantine a fait fi de cette ins- truction et signera l’autorisation de construction, ce qui a pro- voqué le mécontentement de plusieurs élus de l’APC. Ces der- niers, dont le vice-président chargé de l’urbanisme, ont déposé une plainte en 2014. Suite à laquelle une enquête a été déclenchée par la brigade éco-

PROCÈS DES 9 SCOUTS DE GHARDAÏA

Le procureur requiert 18 mois de prison

de la Ligue algérienne pour la dé- fense des droits de l’Homme, qui a assisté au procès, a dénoncé énergi- quement la position des magistrats et des agents de police qui se sont laissé, selon lui, manipuler par un in- dividu n’ayant apporté aucune preu- ve contre les jeunes qu’il a accusés à

travers plusieurs versions, contra- dictoires, des faits. L’avocat a également qualifié la procédure de “sanction collective” et

la poursuite pour flagrant délit

déclarations d’un seul individu. Le plaignant a déclaré qu’une person- ne encagoulée et portant une abaya (habit traditionnel mozabite) a brus- quement surgi d’une rue, au mo- ment de son passage, et a lancé une pierre sur le pare-brise de sa voitu- re avant de prendre la fuite. Sauf que, précise l’avocat, à ce mo- ment-là, les neuf jeunes étaient à moto à l’arrêt, et aucun d’eux ne por- tait de cagoule. Ils s’apprêtaient à prendre la route de

d’illégale et d’injuste, puisque n’ayant jamais été établie. “C’est un acte très grave et inadmissible de la part du parquet”, a signalé M e Dabouz. Si le plaignant, qui prétend être caillassé, a été réellement ciblé par une personne, pourquoi alors a-t-on procédé à l’arrestation des 8 autres ?, s’est-il interrogé. Pourquoi les services de police n’ont- ils pas mené d’enquête et pourquoi ont-ils bâti le dossier de l’affaire en s’appuyant uniquement sur les

nomique de la Police judiciaire de la sûreté de wilaya. Selon nos sources, plusieurs documents du dossier de ces 32 villas ont disparu du service urbanistique lors du passage des en- quêteurs. Cinq témoins ont été entendus par le juge d’ins- truction dont deux techniciens exerçant au niveau de l’APC de Constantine qui ont refusé d’accorder leur avis favorable pour la réalisation de ces 32 villas. D’un autre côté, l’actuel P/APC, Mohamed Rira, a déposé une plainte, la deuxième, contre l’ex- P/APC pour non-respect du règlement intérieur d’une assemblée générale de l’APC, pro- vocation et intimidation. Selon des élus, l’ex-P/APC a fait in- trusion lors de l’assemblée du 31 décembre 2015, et chahuté ses travaux, ce qui a nécessité la suspension de cette derniè- re, pendant 15 minutes.

SOUHEILA BETINA

Gourara pour rentrer chez eux. En tout état de cause, vu les zones d’ombre qui entourent cette affaire, son traitement risque de raviver encore une fois la tension, alors que toute la vallée du M’zab ne s’est pas encore relevée des violences qui l’ont secouée, avec des plaies tou- jours visibles à travers le constant dispositif de sécurité qui quadrille Ghardaïa.

G. CHAHINEZ

l’affaire dite des 32 villas. Les plaignants demandent l’arrêt im- médiat des travaux du projet en question, alors que le dossier

est en instruction, depuis le mois d’octobre dernier au niveau du tribunal de Chelghoum-Laïd (wilaya de Mila). L’ex- P/APC, S. R., et l’ex-directeur de l’urbanisme avaient été pla- cés sous mandat de dépôt avant que cette décision ne soit com- muée en contrôle judiciaire, après cassation. L’ex-mouhafedh du FLN, Driss M., impliqué également dans la même affaire,

a été placé sous mandat de dépôt avant que le tribunal ne dé-

clare un non-lieu. Par ailleurs, la commune de Constantine s’est constituée par-

tie civile dans cette affaire, selon M e Mourad Kherrab.

L parquet du tribunal de Ghar-

daïa a requis, hier, une peine de 18 mois de prison ferme as-

sortie d’une amende de 18 000 DA contre les neuf scouts, en détention depuis trois semaines, accusés

d’avoir caillassé un véhicule parti- culier. Un verdict qui a fait monter

la tension d’un cran et suscité encore

une fois la colère de la communau-

té mozabite à laquelle appartiennent les neuf lycéens.

M e Salah Dabouz, avocat et président

e

LIBERTE

Mercredi 27 janvier 2016

L’actualité en question

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UNE FORTE DÉLÉGATION A EFFECTUÉ UN DÉPLACEMENT EN ALGÉRIE

Le grand port de Marseille Fos à la reconquête de ses clients

“Nous avons traité également environ 250 000 tonnes de marchandises diverses et 200 000 tonnes de vracs solides”, a indiqué la présidente du directoire du port de Marseille Fos.

L e grand port de Marseille Fos veut reconquérir ses clients algé- riens. Une forte délégation, com- posée d’une cinquantaine de per- sonnes, a effectué un déplace- ment en Algérie, accompagnée

par Caci France, pour “faire valoir l’évidence qu’il y a à passer par le port de Marseille plu- tôt que par un autre port”, a indiqué le prési- dent de l’association Via Marseille Fos lors d’une conférence de presse tenue lundi soir à l’hôtel El-Aurassi. L’Algérie est le premier client du port de Marseille Fos, depuis 2013, “avec un trafic de marchandises de près de 11 millions de tonnes par an en hausse de 14% en 2015”, a précisé la présidente du directoire du port, Christine Cabau-Woehrel. Des échanges qui sont portés par les hydrocarbures et le

conteneur. Concernant les hydrocarbures, Christine Cabau-Woehrel relève une crois- sance de +18% du trafic. Sur le conteneur, le port de Marseille a traité pas moins de 140 000 EVP, en hausse de +12% l’année passée, “principalement sur des produits de consom- mation et de denrées alimentaires”. Sur le conteneur, l’Algérie est le deuxième client du port de Marseille après la Chine. “Nous avons traité également environ 250 000 tonnes de marchandises diverses et 200 000 tonnes de vracs solides”, a ajouté la présidente du di- rectoire du port de Marseille Fos, relevant une baisse de 25% sur la vracs solides, en 2015, due à la chute des importations algériennes de cé- réales. Une situation conjoncturelle, estime Christine Cabau-Woehrel. Par ailleurs près de 215 000 passagers algériens ont embarqué sur

les lignes régulières entre Marseille et l’Algé- rie. Christine Cabau-Woehrel estime que “le port de Marseille Fos est le hub le plus pertinent pour les exportations algériennes, grâce à la per- formance des transit-time maritimes entre l’Algérie et le port de Marseille Fos, 32 heures pour Alger, et au réseau de connexions ferro- viaire, fluviale et routière au départ du port vers le territoire français et européen”. Pour Chris- tine Cabau-Woehrel, en termes de temps de transit, “il est plus rapide de passer par Mar- seille que par un autre port nord-européen”, in- diquant que de grands acteurs économiques algériens ont choisi le grand port de Marseille Fos. L’Algérie est le pays qui bénéficie de la des- serte la plus soutenue. Plus de 3 navires par- tent chaque jour de Marseille ou Fos. Sur un total de 18 services directs, 10 sont des services

conteneurs, 7 sont mixtes conteneurs-re- morques et un est uniquement Ro-Ro (re- morques). 2 services sont offerts en trans- bordement via Cagliari ou Valence. Le grand port de Marseille Fos veut construi- re un véritable partenariat avec les institutions et les clients algériens. Dans ce cadre, Chris- tine Cabau-Woehrel a annoncé la signature d’un accord de partenariat entre l'École na- tionale supérieure maritime (ENSM) de Bou Ismaïl et l'Institut de formation du port de Marseille Fos. Des discussions sont en cours avec la direction de la marine marchande et des ports pour préparer un accord-cadre de co- opération. Christine Cabau-Woehrel évoque des réserves foncières que le port met à la dis- position des futurs investisseurs.

M. R.

FERROUKHI L’A ANNONCÉ HIER

Faire d’Ouargla un pôle aquacole

H ier, le ministre de l’Agriculture, du Développement ru- ral et de la Pêche, Sid-Ahmed Ferroukhi, a effectué une visite de travail et d’inspection dans la wilaya d’Ouar-

gla qui l’a menée dans plusieurs exploitations agricoles et aqua- coles. Parmi ces exploitations la ferme expérimentale d’élevage de la crevette, en réalisation au niveau de la commune de Has- si-Ben Abdallah à 20 km du chef-lieu d’Ouargla. Cette ferme, issue de la coopération algéro-coréenne et dont les travaux ont atteint 99%, aura, une fois opérationnelle, la capacité de pro- duction de 20 tonnes/an de crevettes destinées à la commer-

cialisation et à la consommation. “Ce projet est d’une grande importance dans la région. Notre objectif est la création d’un pôle de développement entrant dans le cadre de la création de nouveaux créneaux d’activités et d’ex-

ploitation des sols dans les régions sahariennes. Surtout faire d’Ouargla un pôle aquacole. Cette coopération nous a permis aussi de former des universitaires dans le domaine de l’éleva- ge de la crevette qui pourront développer d’autres projets si- milaires à l’avenir”, a déclaré le ministre. Et d’ajouter : “Grâ- ce à cette coopération nous avons eu accès au transfert de tech- nologie et à une bonne maîtrise des techniques d’élevage de cet- te espèce.’’ L’oléiculture était à l’ordre du jour de cette visite. M. Ferrou- khi s’est rendu à l’exploitation de production d’olives appar- tenant à un particulier dans la région de Sidi-Ben Abdellah. Il faut dire que ce créneau connaît une nette augmentation dans la région et une surface de plus de 1 000 hectares lui a été consa- crée. À la fin de cette visite le ministre est allé à la rencontre

des éleveurs de camelins. Ces derniers l’ont interpellé sur les problèmes dans lesquels ils se débattent à savoir mettre en pla- ce un cadre juridique régissant et protégeant cette filière d’ac- tivité, la création de nouvelles zones pastorales, la multiplication des points d’abreuvage sur les périmètres jouxtant les zones pétrolières, le subventionnement des aliments et la mise en pla- ce de barrières de chaque côté des grandes routes pour pro- téger leurs bêtes quand elles longent où traversent ces chaus- sées. Le ministre dira, en réponse à leurs préoccupations, que la question du développement de ce secteur d’activités et la pro- tection de ce patrimoine nécessite la coopération de plusieurs secteurs économiques et la création d’un conseil d’orientation pour le développement agricole.

AMMAR DAFEUR

ALORS QUE LES ÉTATS-UNIS DÉTRÔNENT LA RUSSIE ET L’ARABIE SAOUDITE

L’Algérie 9 e producteur de gaz et 18 e producteur de pétrole en 2014

L’ Algérie a occupé la 9 e place mondiale dans la pro- duction du gaz naturel en 2014 avec 83 milliards de m 3 extraits, selon un rapport de la Banque mon-

diale publié hier à Washington. L’Algérie a préservé en 2014 ses niveaux de production de gaz atteints depuis l’année 2000 en portant sa production à 83 milliards de m 3 (mds m 3 ) contre 82 mds m 3 en 2013, indiquent les chiffres de la BM dans son rapport sur les prévisions des prix des ma- tières premières 2016. Les trois premiers producteurs mon- diaux de gaz en 2014 ont été les États-Unis qui, avec une production de 728 mds m 3 , ont réussi, grâce au boom du gaz de schiste, à ravir la première place à la Russie, clas- sée au 2 e rang mondial avec 579 mds m 3 , suivie du Qatar avec 177 mds m 3 . Pour le pétrole brut, l’Algérie a été clas- sée 18 e producteur mondial en 2014 avec 1,52 million de

barils par jour (mbj) contre 1,48 mbj en 2013, ces quan- tités représentant la production globale de l’Algérie qui in- clut son quota à l’exportation, fixé par l’Opep à 1,2 mbj, et la production mise sur le marché national pour satisfaire ses besoins internes. Dopés par les hydrocarbures de schiste, les États-Unis ont détrôné l’Arabie saoudite en 2014 en devenant premier producteur mondial avec 11,64 mbj et confirmant, par ailleurs, son statut de “swing producer”, pays qui détermine l’équilibre entre l’offre et la demande sur les marchés internationaux. Il faut aussi souligner que le forage horizontal a permis depuis les années 2000 d’accroître la rentabilité des puits aux États-Unis qui sou- haitent réduire leur dépendance aux hydrocarbures à l’égard du Moyen-Orient. En 2014, l’Arabie saoudite avait produit 11,50 mbj et la Russie 10,83 mbj de brut, selon la BM.

CRÉDIT À LA CONSOMMATION

Société Générale lance le produit le 1 er février

n La banque privée Société Générale Algérie annonce dans un communiqué parvenu à la rédaction le lancement, à partir du 1er février, du crédit à la consommation. Il sera destiné, lit-on dans le texte, exclusivement au financement de produits fabriqués par les opérateurs nationaux et répondant aux exigences réglementaires de fabrication et d’assemblage en Algérie. Le produit finance l’acquisition de véhicules particuliers, d’équipements informatiques, d’ordinateurs, de téléphones, d’appareils électroménagers ou de mobilier. En ce sens, Société Générale a signé des partenariats avec près de 15 opérateurs nationaux. Le détail des produits éligibles ainsi que les explications nécessaires à la constitution du dossier de demande et les conditions d’octroi du prêt sont disponibles auprès des conseillers clientèle particuliers des 86 agences que compte Société Générale en Algérie, note le communiqué.

K. R.

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particuliers des 86 agences que compte Société Générale en Algérie, note le communiqué. K. R. Publicité

0523

8

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Mercredi 27 janvier 2016

LIBERTE

ANEP N°23300043 Liberté du 27/01/2016

ANEP N°23300043 Liberté du 27/01/2016

ANEP N°23300045 Liberté du 27/01/2016
ANEP N°23300045 Liberté du 27/01/2016
ANEP N°403 308 Liberté du 27/01/2016
ANEP N°403 308 Liberté du 27/01/2016
ANEP N°23300044 Liberté du 27/01/2016
ANEP N°23300044 Liberté du 27/01/2016
ANEP N°403 446 Liberté du 27/01/2016
ANEP N°403 446 Liberté du 27/01/2016
ANEP N°210 355 Liberté du 27/01/2016

ANEP N°210 355 Liberté du 27/01/2016

D.R.

LIBERTE

Mercredi 27 janvier 2016

Environnement

9

ÉCONOMIE DE L’EAU

Les bonnes pratiques

Dans les ménages et les activités de services, deux mesures simples peuvent largement

faire diminuer la pression sur l’eau disponible dans les AEP. Il s’agit en amant d’installation de récupération des eaux pluviales par les ménages et les unités de services (les restau-

rants, cafés, administrations

),

hors usage alimentaire.

E n matière hydrique, notre pays n’est pas bien loti pour compter sur la durabilité de la disponibilité de cette ressource sans une stra-

tégie rigoureuse de mobilisation de

l’eau et son allocation. Cette straté- gie doit

impérati-

vement

impliquer

le citoyen, l’agriculteur, l’industriel

et bien sûr les pouvoirs publics.

Nous sommes dramatiquement sous

le seuil de rareté des 1000 m 3 /an et

par habitant admis mondialement (Banque mondiale) en termes de dis- ponibilité avec moins de 600 mètres

cubes. Concernant la consomma- tion, l’Algérien utilise environ 170

m 3 /an (90 dans les années 90 et une projection de 185 en 2025 (A. Sellal

à l’APS). Dans le même temps, un

Américain consomme envi- ron 2 000 m 3 d'eau par an, alors qu'un Jordanien ne consomme que 100 m 3 et un Haïtien 7 m 3 . La

croissance démographique et un modèle de consommation non maî- trisé risque de faire exploser la de- mande même si, selon la même source, le taux de raccordement en eau potable est déjà passé de 78% à 93%, il reste que le taux de distri- bution qui a certes fait un bond en avant n’est que de 70% (40% dans les années 90).

À ce jour, le volume mobilisé est en

deçà de 20%. Comme pour toute res- source rare (c’est le cas de l’eau, dans notre pays), elle est sujette à conflit entre tous les agents demandeurs. Pour bien harmoniser son usage, il faut, d’une part, augmenter cette offre et, d’autre part, soumettre la demande à des normes et /ou des taxes qui garantissent un bon usage (moins de gaspillage).

Par : RABAH SAÏD

Au niveau des ménages et du tertiaire en général Dans les ménages et les activités de services, deux mesures simples peu- vent largement faire diminuer la

pression sur l’eau disponible dans les AEP. Il s’agit en amont d’installation de récupération des eaux pluviales par les ménages et les unités de ser- vices (restaurants, cafés, adminis-

hors usage alimentaire.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, 40

à 50% des besoins en eau des mé-

nages pourraient être couverts par le captage des eaux de pluie. Il en ré- sulte une diminution des prélève- ments sur les eaux souterraines et de surface, une réduction de la pression sur le réseau urbain au moment des précipitations qui limite les risques d’inondation. Un autre bien- fait pour le portefeuille et l’envi- ronnement est la baisse de l’usage des produits de lavage et de produits d’entretien pour le nettoyage des sur- faces ou des véhicules ainsi que des détartrants pour WC (l’eau de pluie ne contient pas de calcaire). L’ab- sence d’un dispositif législatif qui en- cadre et encourage (crédit) de telles installations alors que des pays bien

trations

),

de telles installations alors que des pays bien trations ), 40 à 50% des besoins en

40 à 50% des besoins en eau des ménages pourraient être couverts par le captage des eaux de pluie.

lotis en ressources hydriques en disposent est pour le moins à dé- plorer. En aval, à côté de meilleurs réflexes (éducation), la demande importan- te dans une habitation (arrosage de jardin non compris) est concentrée dans l’usage de la salle d’eau et les toilettes. Plusieurs pays ont pris la mesure de ce gaspillage et impose dans la réglementation la dotation des logements par des douches au

lieu et place des baignoires (le rap- port est 5 ; 30 à 80 litres pour la douche, 150 à 200 litres pour le bain) ainsi que l’équipement en chasse de les toilettes fonctionnant à l’air (avion) ou avec un mélange air-eau. Pour d’autres raisons, les Pays-Bas ont généralisé l’usage de la chasse à air dans les WC (montée du niveau de la mer). En tout cas le gas- pillage de la ressource par ce canal est énorme et avéré.

Dans l’agriculture Soixante dix pour cent (70%) de l’eau consommée en Algérie est l’œuvre du secteur de l’agriculture, c’est à peu près le ratio à l’échelle mondiale. Là aussi tout reste à faire, mais trois grandes mutations peuvent soulager nos barrages. La récupération des eaux pluviales sur site, la générali- sation du goutte-à-goutte et un vas- te programme qui favorise les cul-

tures les moins consommatrices d’eau, voire l’interdiction dans cer- taines régions de cultures (non stra- tégiques) pour lesquelles les ap- ports d’eau sont très énormes (pas- tèque…). A ce niveau et à long ter- me, seule une politique agricole centrée sur un modèle de consom- mation plus proche de nos traditions culturales et culinaires avec une im- portance accrue à la recherche agro- nomique peuvent atténuer notre dramatique dépendance alimentai- re. Dans certains cas, pour des den- rées grandes consommatrices d’eau, il est plus judicieux de les importer (importation de l’eau virtuelle, plu- sieurs études sont consacrées à ce concept).

Pour l’industrie Dans le développement écono- mique, l’industrialisation est in- contournable. Actuellement, la part de l’industrie dans le PIB du pays est réduite à moins de 5%. Son essor est aussi tributaire de la disponibilité du- rable de l’eau ; en moyenne, dans les pays industriels, la part de l’eau dans ce secteur tourne autour de 20%. Le recyclage des eaux rejetées par les procédés pour la réutilisation, l’irrigation ou tout simplement l’in- jection dans les nappes phréatiques procèdent d’une pratique qui re- pousse la rareté de l’eau, de la lutte contre des pollutions multiples de l’environnement et de probléma- tiques de santé publique. Il est uti- le de noter que pour produire 1 kg de fromage, il faut en moyenne 1 100 litres d'eau, une tonne d'acier, 20 000 litres d'eau, une tonne d'aluminium, 125 millions de litres d'eau, une tonne de papier, 40 000 litres d'eau, une tonne de plastique, 2 millions de litres d'eau, une voiture, 35 000 litres d'eau (site de l’économie d’eau, activeau.fr). Sans être déterminant, là aussi le concept de l’eau virtuel n’est pas une vue de l’esprit.

C’est toujours les petits ruis- seaux qui alimentent les ri- vières ! Il y a eu incontestablement un effort important pour la mobilisation de l’eau par le nombre de barrages et l’investissement dans le dessale- ment quoique les choix technolo- giques dans ce deuxième cas pou- vaient être moins énergivores et plus respectueux de l’environne- ment. Par contre, la vétusté du ré- seau de distribution a fait que les fuites (avec les branchements illi- cites) ont culminées à 50% dans certaines régions, le programme de rénovation dans 50 grandes villes du pays doit être poursuivi. Le pro- ductivisme et le mimétisme (dans l’agriculture avec l’utilisation mas- sive d’eau, d’énergie fossile, d’engrais synthétiques, de pesticides…) et les projets surdimensionnés ne sont

pas toujours des chemins vertueux. Encore plus dans le domaine de la mobilisation et de l’usage de l’eau pour un pays aussi vaste et qui souffre d’une évaporation élevé ; entre 1992 et 2002, la quantité éva- porée représente la moitie du volu- me consommé par l’irrigation, l’ali- mentation en eau potable et l’in- dustrie, ce qui est considérable. La moyenne annuelle de l’évaporation est de 250 millions de m 3 pour les 39 barrages d’une capacité totale de 3,8 milliards de m 3 , soit une perte moyenne annuelle de 6,5 % (B. Re- mini, département de génie rural, université de Blida) L’atténuation de notre dépendance alimentaire et la sécurité hydrique passe obligatoirement par l’encou- ragement de la diversification avec la valorisation de pratiques territo- riales et l’innovation, la rémunéra- tion de l’effort et la taxation du gas- pillage). À ce titre, la gouvernance al- gérienne n’a pas uniquement échoué dans la diversification de l’économie mais, d’une manière générale, l’usa- ge massif et sans distinction de sub- ventions à la consommation a plom- bé à plusieurs niveaux la recherche et l’effort d’innovation qui paraît pour le moins superflu dans ces conditions. En tout cas, le problème de la tarification s’invitera de lui- même, mais il est préférable de mettre en œuvre un dispositif dès que possible pour graduer l’effort. Pour l’alimentation en eau potable, le citoyen paie le tiers du prix de re- vient. Espérons qu’à côté de la ga- rantie incontournable de la dispo- nibilité de l’eau pour les usages es- sentiels de la vie, la collectivité ré- compense l’effort et fait payer le gas- pillage. Enfin, il n’est pas possible de clore ce survol d’un secteur qui, de l’avis de tous les experts, constitue- ra dans un avenir proche un sujet de discorde et peut-être de guerre entre les nations, c’est le cas déjà au Moyen-Orient et probablement dans un avenir proche autour des rive- rains du Nil.

R. S.

ÉCHOS

POLLUTIONS

MULTIPLES

Plus de plastique que de poisson en 2050 dans les océans

n La production mondiale de

plastique culminait à 310 millions de tonnes en 2014. Un tiers finit dans la nature dont une grande partie est charriée vers les mers. Une étude de la fondation Ellen McArthur (ellenmacarthurfoundation.org ) indique que 150 millions de

tonnes de plastique flottent sur les océans. En 2025, il y aura une tonne de plastique pour 3 tonnes de poisson puis en 2050, les dépôts de plastique surpasseront les quantités de poisson. L’étude ajoute que de véritables îles se sont formées avec le jeu des courants, même

si des mesures seraient prises

pour réduire les flux, le volume ne pourrait que se stabiliser.

R. S.

INDUSTRIE

AUTOMOBILE US

La faillite ne fait pas que des chômeurs

n Flint, aux Etats-Unis, est un

vieux pôle industriel, General Motors a implanté son usine automobile en 1908. Sont venus

après Ford et Chrysler. La crise de 2008, qui a touché tout le secteur automobile américain,

a été un désastre pour la

région. Alors pour équilibrer les comptes de la municipalité on a décidé de supprimer une dépense. Jugeant que le mode d’approvisionnement en eau potable est coûteux, Flint achetait son eau à Détroit, la municipalité opte pour puiser dans la rivière locale, à la qualité pourtant réputée douteuse. Pendant un an et demi, entre avril 2014 et l’automne 2015, les habitants de cette ville de 100 000 habitants ont utilisé et consommé une eau contaminée au plomb. Malgré les plaintes à répétition, les autorités locales, tout comme celles de l’État du Michigan, ont répété pendant des mois que l’eau pouvait être consommée sans risque. Il aura fallu l’entêtement d’une mère de famille, avec le soutien d’associations et d’experts, inquiète des éruptions cutanées de son fils pour faire éclater la vérité. Les tests sanguins réalisés sur son enfant révèlent des taux de plomb deux fois plus élevés que la norme. Le 8 janvier, le gouverneur républicain a déclaré l’état d’urgence sanitaire. Barack Obama a déclaré ensuite Flint en état d’urgence fédérale, pour accélérer la distribution d’eau en bouteille. Une dose excessive de plomb peut en endommager de manière irréversible le système nerveux. L’efficacité des luttes contre les pollutions est partout tributaire d’une société civile libre et forte.

R. S.

10

L’actualité en question

Mercredi 27 janvier 2016

LIBERTE

LE COLONEL TARIK ATTALLAH DE LA GN L’A AFFIRMÉ HIER À TIPASA

“80% des affaires élucidées grâce à la preuve scientifique”

La gendarmerie de Tipasa a restitué 456 fusils de chasse à leurs propriétaires sur les 2 762 armes réquisitionnées durant les années 1990.

G râce à la preuve scientifique, nous avons réussi à élucider 80% des affaires crimi- nelles. Les mis en

cause ont été traduits devant la jus-

tice sur la preuve de données obtenues par nos

De Tipasa :

unités de

FARID BELGACEM

Tipasa et

 

celles en-

voyées à l’INCC de Bouchaoui.” C’est

ce qu’a déclaré, hier, le colonel Ta-

rik Attallah, commandant de grou-

pement de la Gendarmerie nationale

de Tipasa. En effet, pas moins de

127 enquêtes ont été résolues grâce

aux échantillons envoyés à l’INCC alors que d’autres investigations ont enregistré de grandes avancées avec l’intervention de la police scientifique

locale qui a développé une base de données de 1 960 empreintes digi- tales des personnes recherchées.

Dans le même sillage, le conférencier

a révélé que pas moins de

422 697 personnes et 83 582 véhi-

cules ont été identifiés en 2015. Ce qui a permis aux gendarmes de ré- cupérer 114 voitures et d’engager des examens de situation pour 17 179 in- dividus. Citant l’exemple des 147 opérations coup-de-poing,

Liberte
Liberte

La gendarmerie a mis hors d’état de nuire des groupes spécialisés dans les agressions.

M. Attallah a indiqué que “grâce aux identifications et aux bases de don- nées développées par le groupement, on a pu arrêter 213 autres personnes déjà recherchées et 5 véhicules volés. Ainsi, tous les mis en cause ont été présentés sur la base de preuves tan- gibles”. Par ailleurs, 46 associations

de malfaiteurs ont été démantelées durant la même période et 24 autres groupes spécialisés dans les agres- sions sur le réseau routier ont été mis hors d’état de nuire, avec l’arresta- tion de 86 individus. “Nous avons axé nos efforts sur deux points es- sentiels en 2015. Le premier est lié à

l’étude analytique des résultats pré- cédents. Suite à quoi, nous avons ré- adapté la carte criminelle pour une meilleure occupation du territoire de Tipasa. Le second est lié aux investi- gations et au déploiement de nos élites pour multiplier les opérations coup- de-poing dans les points noirs.”

À la question de savoir si les repris de justice dominent la tendance dans les arrestations, M. Attallah dira qu’“il y a affectivement des repris de justice arrêtés, mais pas pour les mêmes affaires. Comme il y a des re- pris de justice qui n’ont plus récidi- vé”. En revanche, le conférencier a indiqué que le crime organisé a flé- chi à Tipasa, avec 223 cas et 315 ar- restations, soit une baisse de 30% par rapport à 2014. Interrogé au sujet de la restitution des fusils de chasse, il a révélé que la GN de Tipasa a res- titué 456 fusils à leurs propriétaires sur 2 762 armes réquisitionnés du- rant les années 1990. Le trafic du fon- cier n’est pas en reste puisqu’un ré- seau, composé de 4 individus, a été démantelé et l’instruction judiciai- re suit son cours, d’autant que les mis en cause ont vendu des terrains do- maniaux et ont escroqué plusieurs citoyens. Signalons, enfin, que Tipasa a enre- gistré une baisse sensible des acci- dents de la route, avec 722 sinistres ayant fait 84 morts et 1 193 blessés. Du reste, pas moins de 18 520 délits et 10 000 contraventions ont été en- registrés sur les routes et qui ont abouti au retrait de 33 073 permis de conduire.

F. B.

L’ÉLÉMENT HUMAIN RESTE LA CAUSE PRÉPONDÉRANTE DES SINISTRES

Baisse des accidents de la route en 2015

L e taux des accidents de la circulation a en- registré une baisse de plus de 16,5% du- rant l’année 2015. Dans un bilan présenté

hier par la Gendarmerie nationale, le nombre

des accidents de la circulation à l’échelle na-

tionale se situe à 20 361 accidents, ayant en- gendré 3 801 morts et 36 657 blessés. Ces chiffres, comparés avec ceux de 2014, font res- sortir une diminution du nombre d’acci- dents, de blessés et de morts respectivement

de 16,51% (-4 027 accidents), de 17,71%

(-7 889 blessés) et de 4,59% (-183 morts). Malgré le bilan, jugé positif, le phénomène de- meure préoccupant. Les causes peuvent s’ex- pliquer par l’inconscience des usagers de la route quant au respect du code de la route, ont indiqué les services de la Gendarmerie natio- nale, lors d’un point de presse organisé, hier,

au siège du commandement à Alger. Selon le

chef de section de la sécurité routière à la Gen-

darmerie nationale, le commandant Meradi, qui a présenté ce bilan, l’élément humain res- te prépondérant, comme facteur à l’origine des accidents de la circulation, avec un taux esti- mé à 91,76 et les 8,24% restants, qui incom- bent à l’environnement et à l’état des routes, sont de l’ordre respectivement de 3,43% et de 4,81%. Parmi les infractions qui en sont les causes, l’excès de vitesse vient en première pla- ce avec un taux de 37,62%, secondé par le dé- passement dangereux dont le taux s’élève à 13,63%. Dans ce chapitre, l’on répertorie, en outre, le non-respect de la distance de sécurité, la manœuvre dangereuse, l’imprudence des piétons et la circulation à gauche, ainsi que le changement de direction non signalée. Pour la répartition des accidents selon les dif- férents types de véhicules, l’analyse des don- nées statistiques des accidents de la route en- registrés montre que sur les 31 941 véhicules

impliqués dans les accidents de la circulation routière, 23 505 sont des véhicules légers, soit 73,59%. Les véhicules de transport de mar- chandises et de voyageurs ainsi que les taxis sont impliqués dans 5 388 accidents, soit 26,46% du nombre total des accidents, ayant causé 1 261 décès (33,18% du nombre de morts) et 10 681 blessés (29,14 du nombre de blessés). La tranche d’âge des conducteurs la plus im- pliquée dans les accidents est celle se situant entre 25 et 34 ans avec 11 339 cas représentent un taux de 35,50%. Il a été constaté également, que les détenteurs de permis de conduire de moins de deux ans, représentent la tranche la plus impliquée dans la survenance des acci- dents, avec un taux de 41,59%. La wilaya d’Al- ger est celle qui a enregistré le plus grand nombre de sinistres, avec 1 316 accidents, soit un taux de 6,46%.

L’autoroute Est-Ouest s’avère encore plus meurtrière selon les mêmes statistiques, puisque 1 345 accidents y ont été enregistrés, ce qui représente un taux de 6,61%. De même qu’il a été constaté une diminution de 107 ac- cidents, soit un taux de -07,96%, d’après la même source. En outre, les activités de la Gendarmerie na- tionale ont enregistré une progression de 2,85%, qui se traduisent, notamment, par des campagnes de sensibilisation. 2,2 millions de contraventions dont 1,6 million d’amendes forfaitaires ont été dressées durant cette année. Les retraits de permis de conduire ont été de l’ordre de 72 423, dont une hausse de 32,45%, grâce, notamment, au développe- ment des moyens pour faire face à ce phéno- mène et la conjugaison des efforts de toutes les parties actives.

AMAR R.

LE GROUPEMENT DE GENDARMERIE A PRÉSENTÉ HIER SON BILAN 2015

La criminalité en nette hausse à Tizi Ouzou

À l’exception du terrorisme et du grand banditisme, toutes les autres formes de criminalité en connu une hausse durant l’année 2015, a relevé, hier, le commandant de

gendarmerie de Tizi Ouzou, le lieutenant colonel Idir Mah- moudia, lors d’une conférence de presse. Si la capacité de nuisance des groupes terroristes est réduite

et si les kidnappings et les faux barrages ont diminué dans cet- te région durant l’année écoulée, ce n’est pas le cas de la pe-

tite délinquance, du crime organisé, de la violation des lois spé-

ciales et du terrorisme routier dont les statistiques de la gen- darmerie, dont le champ de compétence s’étend sur 77,86% du territoire de la wilaya, ont révélé une nette hausse comparativement à l’année 2014.

En effet, en matière de crimes, délits et infractions classés dans

le registre de la petite délinquance, le nombre d’affaires enre- gistrées en 2015 est de 1 621, soit 290 de plus que l’année 2014 durant laquelle 1 327 affaires ont été enregistrées. Le nombre d’atteintes aux personnes, aux biens, à l’ordre public, aux fa- milles et mœurs a également connu une hausse de 248 affaires en 2015. Leur nombre est passé de 1 254 en 2014 à 1 502 en 2015. En matière de crime organisé, les affaires de drogue sont passées de 7 en 2014 à 18 en 2015, soit une haus- se de 11 affaires, et celles de faux et usage de faux ont atteint le nombre de 12 en 2015, alors qu’elles étaient de 8 en 2014. Concernant la violation des lois spéciales, telles que celles ré- agissant la vente de boissons alcoolisées, la détention d’armes et d’explosifs, l’extraction de sable, l’urbanisme et la pêche, une augmentation de 99 affaires a été enregistrée. Elles sont pas-

sées de 177 en 2014 à 276 en 2015, une année durant laquel- le le terrorisme routier a continué à faire des ravages, entraî- nant une hausse de 12,69% de morts sur les routes. Lors de sa conférence, le commandant du groupement de gen- darmerie a révélé que sur les 5 500 fusils de chasse récupérés auprès des citoyens durant la décennie noire, 2 593, soit un taux de 65%, ont déjà été restitués à leurs propriétaires et 238 autres sont en cours de restitution. L’opération atteindra 95% d’ici à fin 2016, a-t-il indiqué. S’agissant du redéploiement de son corps de la région, le lieu- tenant colonel Mahmoudia a souligné que 6 nouvelles brigades sur les 17 lancées en réalisation seront opérationnelles d’ici à juin prochain à travers le territoire de la wilaya.

SAMIR LESLOUS

LIBERTE

Mercredi 27 janvier 2016

L’Algérie profonde

11

GRÈVE CYCLIQUE AU CFPA D’IFRI-OUZELLAGUEN (BÉJAÏA)

Les travailleurs demandent le départ du directeur

Les protestataires, qui ont décidé de recourir à cette grève cyclique tous les lundis, exigent comme condition préa- lable, le “départ immédiat et inconditionnel du directeur du centre”, accusé d’être à l’origine de tous les maux dont souffre leur établissement.

R ien de va plus

au

centre de formation professionnelle et d’apprentissage (CFPA) d’Ouzella- guen, dans la wilaya

de Béjaïa. Le bras de fer opposant depuis plusieurs mois la section syndicale au directeur de l’éta- blissement semble prendre une autre tournure. La majorité des tra- vailleurs, affiliés au syndicat UGTA, ont observé, avant hier, un débrayage d’une journée, confor- mément à la décision prise à l’una- nimité lors de l’assemblée généra- le, tenue le 10 janvier dernier. Les protestataires, qui ont décidé de re- courir à cette grève cyclique tous les lundis, exigent comme condi- tion préalable, le « départ immé- diat et inconditionnel du directeur du centre », accusé d’être à l’origine de tous les maux dont souffre leur

établissement. Dans leur dernière correspondance adressée aux dif- férents responsables concernés, dont le ministre de tutelle, le wali de Béjaïa et le directeur de wilaya de la formation professionnelle, les membres de la section syndicale du CFPA d’Ouzellaguen déplorent “la situation alarmante qui prévaut au sein de l’établissement”. Une si- tuation qui, selon eux, se traduit par la “démission totale du premier responsable du centre quant à la prise en charge des dossiers im- portants, tels que les avancements, les promotions internes, retards ré- pétitifs dans le versement des sa- laires et autres primes des tra- vailleurs”. À noter qu’outre le dé- part du directeur du centre, les re- présentants des travailleurs gré- vistes demandent la “diligence d’un audit ministériel à même d’examiner la situation de l’éta-

blissement en matière de gestion”. “Le refus catégorique de recon- naître officiellement les membres de la commission paritaire, la sanction infligée arbitrairement aux membres de la section syndicale, la passivité et l’indifférence du direc- teur face aux propos injurieux pro- férés par un agent comptable à l’égard de certains travailleurs, dont des syndicalistes, la politique du deux poids, deux mesures en matière de la gestion des absences, l’absence de réunions de concerta- tion effectives conformément à la circulaire n°166”… sont autant de reproches faits par les délégués syndicaux dans leur missive. Par ailleurs, les responsables de la di- rection de la formation profes- sionnelle de la wilaya sont restés injoignables malgré nos multiples tentatives de les contacter.

KAMAL OUHNIA

D. R.
D. R.

Les protestataires ont décidé de recourir à une grève cyclique tous les lundis.

NOUVEL HÔPITAL DE TABLAT (MÉDÉA)

Imminence de la relance des travaux

À l’arrêt depuis des lustres, les travaux de réalisa- tion du nouvel hôpital de Tablat seront bientôt relancés, a déclaré Mostafa Layadi, wali de Mé-

déa, lors de l’émission “Service public” de la Chaîne III, diffusée sur les ondes de Radio Médéa. Les raisons de ce retard sont imputées à la défaillance de la société réalisatrice américaine dénommée Ar- chetone. Le wali a indiqué que le ministère de la San- té, de la Population et de la Réforme hospitalière a pré- vu de débloquer 800 millions de DA pour l’achèvement du projet. Le démarrage des travaux qui devait inter- venir en 2003, n’a finalement eu lieu qu’en 2006 pour n’atteindre que 20% de réalisation au moment de son abandon par la société américaine que certains ont qua- lifié de “société écran”. Pour rappel, le projet a bénéfi-

cié d’un financement de plus de 50 milliards des cen- times consenti, en 2003, par le Fonds saoudien de dé- veloppement qui, en même temps, couvrait la réalisa- tion de deux autres projets implantés dans d’autres wi- layas. D’une capacité de 60 lits, le nouvel hôpital com- prendra plusieurs services. Pour son fonctionnement, la wilaya avait même anticipé l’achat des équipements nécessaires pour un montant de 20 milliards de centimes inscrit dans le cadre du programme sectoriel. Mainte- nant que la tutelle a pris les choses en main, la nouvel- le ne va indubitablement pas manquer de réjouir la po- pulation de la région, car l’actuel établissement est de- venu peu fonctionnel, étant une structure ancienne aux capacités très modestes.

M. EL BEY

HAUSSE DU PRIX DES TRANSPORTS

Les habitants de Bouhamza protestent

n Les habitants de la commune de Bouhamza dans la wilaya de Béjaïa ont procédé avant-hier à la fermeture du CW 35 pour protester contre la hausse des tarifs de transport entre leur localité et la ville d’Akbou. Selon les protestataires, cette hausse décidée unilatéralement par les transporteurs, a lourdement pénalisé les habitants, qui se rendent quotidiennement à Akbou. En effet, de 60 dinars les prix de transport sont passés directement à 80 DA, sans l’accord de la direction des Transports. “Nous avons saisi la direction des Transports et aucune hausse n’était prévue”, fulmine un habitant de la région. De leur côté, les transporteurs de cette localité expliquent cette hausse soudaine des prix par les hausses enregistrées dans les prix du carburant et de la pièce détachée. Ils évoquent aussi l’état du tronçon routier qui leur cause beaucoup de désagréments. Pour rappel, d’autres actions de protestation contre la hausse des tarifs des transports ont été enregistrées ces dernières semaines dans plusieurs endroits de Béjaïa.

H. KABIR

BRÈVES DE BOUIRA

RACCORDEMENT ÉLECTRIQUE À BOUIRA

Une ligne de 30 KV mise en place

n Les services de la SDC de Bouira viennent de mettre en service une importante ligne électrique de 30 kilovolts (KV), reliant le poste 60/30 KV d’Illilten à la station de pompage (SP1), au barrage de Tilesdit (commune de Bechloul). Cette ligne de moyenne tension, d’une longueur de 16 km, a pour but d’alimenter le barrage de Tilesdit en énergie électrique, mais aussi améliorer la qualité de service en matière d’électricité à travers les communes d’El-Adjiba et de Bechloul dont le réseau connaît une certaine surcharge, notamment durant la saison estivale. À titre indicatif, le taux de pénétration en énergie électrique à l’échelle de la wilaya avait atteint, durant l’année écoulée, 98%, ce qui représente plus de 7110 km de longueur de réseau, 3204 postes électriques et 5 postes sources. Pour 2015, 1280 millions de dinars, dont 543 millions de DA pour le programme d’urgence et le programme propre, ainsi que 743 millions DA pour le programme de l’État, ont été dégagés.

R. B.

SOUR EL-GHOZLANE

L’UMC livrée avant le mois de mars

n Le secteur de la santé s’améliore à Sour El- Ghozlane (sud de Bouira), où le projet d'une nouvelle unité médicochirurgicale (UMC) d’une capacité de 60 lits est en voie d'achèvement. Lancée en 2006 pour un montant de 430 millions de DA, cette structure a certes connu un retard des plus significatifs, mais depuis l’an dernier, les responsables du secteur de la santé ont mis les bouchées doubles, afin de la livrer avant le 1 er trimestre 2016. Lors de sa dernière visite à ce chantier, le wali a reçu des garanties que cette UMC allait ouvrir ses portes au plus tard au mois de mars prochain. En effet, Nacer Mâaskri a pris acte des engagements des responsables pour sa livraison dans un mois, du fait que le taux d’avancement est de 98%, donc les travaux touchent à leur fin. Concernant les VRD, le wali a invité les responsables à présenter une fiche technique. La nouvelle UMC disposera de l'ensemble des moyens humains et matériels nécessaires pour une bonne prise en charge des patients. Cette nouvelle réalisation fait partie d'un vaste programme visant à renforcer le secteur de la santé dans la wilaya de Bouira, afin d'assurer une meilleure couverture sanitaire

aux citoyens. Il viendra, à coup sûr, désengorger le service des urgences de l'ancien hôpital, datant de l’époque coloniale.

R. B.

M’CHEDALLAH

Le futur hôpital réceptionné début 2017

n Les travaux de réalisation d’un hôpital de 120 lits dans la commune de M’chedallah (50 km à l’est de Bouira) devront être achevés d’ici la fin de l’année. C’est ce qu’a indiqué le wali de Bouira lors de son inspection effectuée lundi. Les travaux de cette infrastructure ont pour rappel été lancés au mois de juillet 2014, pour un montant de plus de 3 milliards DA et pour un délai de réalisation ne devant pas excéder les 28 mois. Toutefois, c’était compter sans les éternels retards, dus essentiellement à un manque d’effectif et certaines “défaillances” de l’entreprise réalisatrice. Le wali a instruit les différents acteurs de ce projet à “accélérer la cadence” des travaux, afin de réceptionner le projet au maximum en janvier 2017. Cet hôpital sera doté de tous les moyens et commodités nécessaires pour son bon fonctionnement. Il sera composé de plusieurs blocs ainsi que d’un héliport.

R. B.

L'AGRESSEUR PRÉSUMÉ A ÉTÉ ARRÊTÉ ET INCARCÉRÉ

Un garçon de 9 ans violé

n Après l'affaire du petit Hichem, qui avait été agressé sexuellement au mois d'octobre 2015, un autre enfant âgé de 9 ans et originaire de la ville de Bouira a été victime, avant-hier après-midi, de sévices sexuels, infligés par une “bête humaine”. Selon des sources proches de cette affaire, le jeune Y. T. rentrait de l'école quand un homme l'aborde et l'attire vers lui avec des sucreries. Le garçonnet qui apparemment connaissait son “prédateur” présumé ne se serait aucunement méfié et a suivi l'homme dans son “antre”, une cafétéria située dans le quartier d'Oued Dhous, à la sortie est de Bouira. Et c'est là que l'agresseur présumé aurait commis sa forfaiture. Le petit garçon n'a dû son salut qu'à ses cris incessants, alertant le voisinage. Aussitôt alertés, les services de sécurité ont entamé leurs recherches afin de retrouver le violeur présumé. Ce n'est que tard dans la nuit de lundi à mardi qu'il a été appréhendé. Il a été déféré dans la matinée d'hier devant le procureur de la République de Bouira, lequel a ordonné sa mise en détention, en attendant d'être jugé. La victime a fait l'objet d'un suivi psychologique.

R. B.

D. R.

LIBERTE

Mercredi 27 janvier 2016

L’Algérie profonde

11

BILAN DE LA GENDARMERIE NATIONALE DURANT L’ANNÉE 2015 À SKIKDA

Baisse sensible des accidents de la route

Le nouveau plan de circulation de contrôle permanent et la pose de bandes rugueuses au niveau des points noirs ainsi que les campagnes de sensibilisation ont permis une baisse de 45% des accidents de la route, comparativement à 2014.

L e comman- dant du grou- pement terri- torial de la Gendarmerie nationale, le

lieutenant-colonel Tayeb Khemissi, a organisé dimanche une conféren- ce de presse où il a fait part du bilan des activités des unités de la gendar- merie durant l’année 2015. Une année qui a connu une baisse notable des crimes et délits sur tous les plans dans cette wilaya de plus de 900 000 habitants, mais surtout des sites sensibles comme le pôle pétrochimique, des pipelines et un important port qui assu- rent 40% des exporta- tions du pays. Le confé- rencier indiquera ainsi que la couverture sécuri- taire a atteint un taux de

87%, alors que l’augmen- tation des activités des différentes unités est estimée à 67% par rapport à l’année 2014, ce qui signifie une plus grande occupation de terrain par la gendarmerie, et cela en relation avec la sécurité publique des citoyens. Par ailleurs, les affaires de drogue ont augmenté de 63%, tandis que la valeur des saisies a été estimée à 70 millions de cen- times. Selon le lieutenant-colo- nel Khemissi, la couverture de la police économique a atteint un taux de 276%, la police judiciaire 97%, faisant remar- quer que les délits enregistrés par cette dernière ne concer-

que les délits enregistrés par cette dernière ne concer- Les accidents de la route ont diminué

Les accidents de la route ont diminué près de moitié grâce aux nombreuses campagnes de sensibilisation.

naient particulièrement que ceux en relation avec les coups et blessures volontaires, soit de la petite délinquance. Les ser- vices de la gendarmerie ont également enregistré une bais- se de 17% dans le vol de véhi- cules, 60% dans le vol de bétail et une baisse de 90% des activi- tés de la police technique, expliquant cela par la baisse des affaires complexes. Le conférencier fera remarquer que grâce au plan Delphine, aucun incident qui a trait à des agressions et autres délits contre des estivants n’a été enregistré durant les années

2014 et 2015. Il signalera cependant un seul vol commis durant la nuit dans un parking de plage et dont les auteurs ont été arrêtés une demi-heure plus tard. Idem pour l’extrac- tion illicite du sable de plage, qui a connu une proportion alarmante durant les années précédentes mais qui enre- gistre et continue d’enregistrer une baisse notable, et ce, depuis l’installation de 11 bar- rages fixes aux plages de Ben Azzouz et Oued Z’hor où le trafic était intense, nous expli- quera le lieutenant-colonel Khemissi. Poursuivant son

intervention, il fera part d’une augmentation dans les infrac- tions au code de la route à des taux importants, soit un nombre de 30 000 amendes forfaitaires pour plus de 11 milliards de centimes. Le nou- veau plan de circulation de contrôle permanent et la pose de bandes rugueuses au niveau des points noirs ainsi que les campagnes de sensibilisation ont permis une baisse de 45% des accidents de la route, com- parativement à 2014.

A. BOUKARINE

de la route, com- parativement à 2014. A. BOUKARINE BRÈVES de l’Est SKIKDA Journée de protestation

BRÈVES de l’Est

SKIKDA

Journée de protestation du Cnapest-e ce mercredi

Selon un communiqué remis à la presse, le bureau du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur tertiaire de l’éducation (Cnapest-e) de Skikda organisera une journée de protestation aujourd’hui (mercredi), pour signifier leur mécontentement quant à la gestion des affaires de la direction de l’éducation. La décision de ce débrayage a été décidée samedi par le conseil de wilaya de ce syndicat lors d’une réunion tenue au lycée Rachid-Loucif de Skikda. Une multitude de griefs ont été retenus contre les cadres de la direction de l’éducation. Nous citerons, entre autres, ceux en relation avec l’absence de dialogue, les retards dans le versement des arriérés des primes, des arrêtés de promotions, le non-affichage des listes des promotions aux grades de professeur principal et de professeur formateur, le non- affichage des résultats des différents concours, ce qui prive les concernés de formuler les recours, et la non-participation des commissions paritaires dans les concours de recrutement des enseignants. Les syndicalistes évoquent aussi les tergiversations dans le règlement de la crise qui secoue le CEM Mahmoud-Boubrim pour cause de “partialité de la tutelle”, toujours selon le communiqué, qui fait aussi état d’insultes et d’atteintes à la dignité humaine des enseignants et des enseignantes. Lors de la journée de débrayage, “des assemblées seront tenues pour prendre les choix appropriés qui arracheront les droits des enseignants”, dixit le communiqué.

A. BOUKARINE

ÉMIR-ABDELKADER (JIJEL)

Un mort et deux blessés dans un accident de la route

Un grave accident de la circulation a été enregistré, avant-hier, sur la RN43 près de l’échangeur de la localité de Tassouste (commune de l’Émir-Abdelkader), a-t-on appris

auprès des services de la Protection civile. Selon ces derniers, une voiture de type Renault Symbol

à bord de laquelle se trouvaient trois personnes,

a percuté de plein fouet un mur après un violent

dérapage. L’accident a fait un mort et deux blessés graves. Il s’agit d’un jeune militaire âgé de 23 ans appelé du service national et deux de ses amis. Les éléments de la Protection civile, qui n’ont pu que constater les dégâts, ont évacué les victimes à l’hôpital au moment où une enquête a été ouverte par les services de sécurité. Notons

que la direction de la Protection civile de Jijel, qui

a appelé à plus de vigilance sur les routes, a

enregistré pas moins de 954 accident en 2014 et 993 en 2015, soit une augmentation de 39 accidents faisant au total 19 morts, a indiqué le capitaine Laâradj.

MOULOUD S.

GUELMA

Les usagers dénoncent les désagréments sur la RN21

D’ aucuns appréhendent à juste titre la RN21, reliant les villes de Guelma et Annaba, car la route

étroite est dans un état de dégradation avancée. Quotidiennement, ce tronçon routier d'une soixantaine de kilomètres est emprunté dans les deux sens par des milliers de véhicules, notamment des semi-remorques, des camions, des bus, des taxis et des voitures de tourisme. Des accidents mortels sont enregistrés fré- quemment à cause du flux incessant des véhicules, des dépassements interdits, de l'excès de vitesse, du non-respect du code de la route, de l'énervement des conduc- teurs et du manque de civisme des usagers de la route. Conscients de ces désagré- ments, les pouvoirs publics avaient octroyé une enveloppe financière farami-

neuse dans le cadre de la réalisation d'une autoroute de 37 kilomètres jusqu'à l'auto- route est-ouest qui traverse la région d'El- Berda, wilaya d’Annaba. Ce grand projet, qui a démarré avec beaucoup de retard, a été confié à quatre entreprises nationales qui sont sur le terrain mais dont les tra- vaux sont lents, selon les usagers de la route qui mettent plus de deux heures pour rallier les deux villes. Des citoyens qui se sont rapprochés de Liberté estiment que les chantiers sont lents et que les délais impartis ne seront pas respectés. Dans ce contexte, ils lancent un appel pressant au wali de Guelma aux fins de s'impliquer pour réactiver cet important projet attendu avec impatience par la population.

HAMID BAALI

OUM EL-BOUAGHI

La loi de finances 2016 en débat

La Chambre de commerce et d'industrie Sidi R'ghis d'Oum El- Bouaghi a organisé, mardi, à la maison de la culture Nouar- Boubakeur, une journée d'étude sur la loi de finances 2016, animée par Djouimaa Lamri, expert comptable, consultant formateur. Cette activité, ayant regroupé des industriels, des cadres de l'inspection divisionnaire des douanes, des impôts, de la direction du commerce et de différentes administrations, a été l'occasion d'expliquer les principales dispositions de la LF 2016, notamment l'encouragement à l'investissement, l'encouragement à la production nationale, la simplification des procédures fiscales ou encore la refonte des commissions de recours, commission de wilaya, commission régionale et commission centrale.

B. NACER

Près d'une quarantaine

de cantines en cours de réalisation

Près d'une quarantaine de cantines scolaires sont en cours de réalisation à travers la wilaya d'Oum El-Bouaghi, selon des sources concordantes. Les mêmes sources font part de plus de 84 500 élèves bénéficiaires recensés pour l'année en cours (2015/2016), soit une couverture presque totale. Cependant, ce sont 248 cantines seulement qui servent des repas chauds, et 113 autres, faute de moyens et équipements adéquats, distribuent des repas froids. Au plan infrastructurel, faute de structuration encore, une dizaine de cantines demeurent abritées dans des logements de fonction, et près de 120 autres dans des salles de classe. D'autre part, la nécessité de l'amélioration du service dans les cantines scolaires a été au centre des préoccupations des membres de la commission de l'éducation lors de la dernière session de l’APW. Ces derniers ont déploré la non- qualification de la main-d'œuvre employée, qui est constituée en majorité d’agents du filet social, et qui ne disposent d'aucune aptitude professionnelle.

K. MESSAD

LIBERTE

Mercredi 27 janvier 2016

L’Algérie profonde

11

CRIMINALITÉ URBAINE À ORAN

7419 affaires résolues et 5267 personnes incarcérées

Sur les 9277 affaires traitées par la police judiciaire, 7419 ont été résolues, soit un taux d’élucidation de 79,98% ayant abouti à l’arrestation de 9858 personnes dont 5267 placées en détention préventive.

L e bilan des activités des différentes unités de police relevant de la sûre- té d’Oran ont enregistré un taux de couverture de 95% du nombre d’affaires liées à la criminalité urbaine en 2015, a indiqué, lundi,

Salah Nouasri, contrôleur de police et chef de la Sûreté de wilaya. Ainsi, sur 9277 affaires traitées par la police judiciaire, 7419 ont été résolues, soit un taux d’élucidation de 79,98% ayant abouti à l’arrestation de 9858 personnes dont 5267 ont été placées en détention préven- tive, a-t-on indiqué. Concernant la lutte contre le trafic des stupéfiants, les éléments de la poli- ce judiciaire ont arrêté 1023 individus et saisi 422,08 kg de kif traité, 98 696 comprimés psy- chotropes et 185,8 g de cocaïne. Le parquet d’Oran a ordonné la mise sous mandat de dépôt de 855 mis en cause dans ces affaires alors que 23 narcotrafiquants demeurent acti- vement recherchés par les forces de sécurité. S’agissant du trafic et vol de véhicules, il a été comptabilisé à la même période le vol de 150 voitures dont 69 ont été récupérées, soit un taux de 46% et l’arrestation de 85 personnes impliquées. Trois réseaux spécialisés dans le vol des véhicules ont été démantelés par les forces de police qui ont appréhendé 12 dange- reux criminels qui activaient à travers les wilayas de l’ouest et du centre du pays. Dans le même ordre d’idées, 77 affaires liées aux crimes et délits économiques ont été dénom- brées en 2015 par les services de police qui ont procédé à l’arrestation de 121 personnes dont 13 femmes pour les chefs d’accusation d’asso- ciation de malfaiteurs, escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux et détention de films à caractère pornographique, a-t-on souli- gné. Dans un autre contexte, les services de la

D. R.
D. R.

Les forces de police ont appréhendé 12 dangereux criminels qui activaient à travers les wilayas de l’ouest et du centre du pays.

sécurité publique ont relevé 2936 délits de coordination, 1903 délits liés au code de la route, 10835 retraits de permis de conduire, 2290 véhicules mis en fourrière et 13489 constats de stationnement anarchique de véhi- cules, a-t-on observé. Les accidents de la circu- lation au nombre de 369 ont fait 484 victimes, dont 44 personnes décédés, 440 blessées. On relève aussi 406 accidents matériels et 34208 amendes forfaitaires. Au volet des activités de la police de l’urbanisme et de la protection de l’environnement (PUPE), il a été recensé 452

SIDI BEL-ABBÈS

P-V dont 385 ont été transmis au parquet et 417 autres à l’autorité civile pour construction et travaux d’aménagement sans permis. Le vide juridique et une certaine connivence d’une partie des élus locaux qui ferment les yeux sur ces infractions sont de nature à encourager la construction illicite, a souligné à ce sujet le chef de la Sûreté de wilaya. Il ne manquera d’ailleurs pas de noter le vide juri- dique de la PUPE qui se contente de dresser une simple contravention puisque le délit juri- dique n’existe pas encore.

K. REGUIEG-ISSAAD

42 décès sur les routes en 2015

“E n 2015, les éléments des différentes unités de la Protection civile de la wilaya de Sidi Bel-Abbès sont interve-

nus 15 729 fois”, a indiqué le colonel Mahfoud Souiki, directeur de wilaya de la Protection civile. Les accidents de la route ont dominé les activités des pompiers avec 890 accidents qui ont causé 42 morts dont 5 femmes et un enfant, et fait 8405 blessés. Selon notre interlo- cuteur, 55 de ces accidents se sont produits sur l’autoroute, 492 sur les routes nationales, 89

sur les chemins de wilaya, alors que 254 autres accidents ont été relevés sur la voie ferrée, les chemins vicinaux et aux centres urbains.

S’agissant des incendies, les éléments de la Protection civile ont été sollicités pour éteindre 443 feux de forêts, 65 en milieu urbain, 60 qui se sont déclarés dans différents véhicules, 7 sur des sites industriels. Cependant, à l’effet de rapprocher les secours du citoyen, la direction de wilaya a enregistré la formation de 133 secouristes volontaires de proximité, dont 101 de niveau 1 et 32 de niveau 2 et qui ont bénéficié d’une formation de base en matière de sauvetage, secourisme et lutte anti-incendie. Le corps de la Protection civile s'est également vu renforcer par la for- mation de 14 plongeurs avec des équipements

professionnels, a-t-on précisé. En matière de réalisations, outre la réception de l’unité de Ras El-Ma, le plan d’action de la direction de la Protection civile pour l’année 2016 prévoit l’achèvement de 6 projets d’unités qui étaient à l’arrêt. Le colonel Mahfoud Souiki a, en outre, annoncé l’acquisition de 10 camions d’incen- die, un véhicule de liaison et 6 motos. À ce pro- pos, étant donné que la wilaya de Sidi Bel- Abbès est fortement exposée aux risques d’in- cendies de forêts, le directeur de wilaya de la Protection civile a indiqué que des efforts sont déployés pour l’acquisition d’un hélicoptère.

A. BOUSMAHA

ORAN

Des blessés sur la route

n Trois voitures et un bus se sont télescopés, lundi vers 7h30, dans la commune de Hassi Ben Okba. Si les dégâts matériaux sont importants, aucune blessure grave n’a été enregistrée parmi

les occupants des quatre véhicules. Par ailleurs, le même jour à 10h15, deux voitures, une Renault Partner et une Symbol, se sont télescopées sur l’ancienne route reliant Aïn Baïda à Es-Sénia. La passagère du premier véhicule souffre de

blessures à la tête.

A. A.

Mort dans son domicile

n À Es-Sénia, le corps de B. A., 42 ans, a été découvert chez lui, lundi. La dépouille qui ne présentait aucun signe de violence ou de décomposition a été déposée à la morgue de l’EHU d’Oran, alors que les circonstances de la mort ne sont pas encore déterminées.

A. A.

Le cadavre d’un octogénaire sur une place publique

n Le cadavre de B. A., 81 ans, a été découvert, lundi vers 16h30, sur la place publique de Aïn Baïda, à Es-Sénia. Le corps de l’octogénaire, habitant la même localité, ne présentait aucun signe de décomposition, et la mort serait naturelle selon toute vraisemblance.

AYOUB A.

mort serait naturelle selon toute vraisemblance. AYOUB A. BRÈVES de Mascara AÏCHA TAGABOU À MASCARA “Il

BRÈVES de Mascara

AÏCHA TAGABOU À MASCARA

“Il est impératif d’encourager l’artisanat traditionnel”

nn La ministre déléguée auprès du

ministre du Tourisme et de l’Artisanat chargée de l’artisanat, Aïcha Tagabou, a effectué ce lundi une visite de travail dans la wilaya de Mascara au cours de laquelle elle a pu relever la situation de l’artisanat dans la région. La délégation ministérielle s’est rendue à Bouhanifia pour s’enquérir du projet

de réalisation d’un hôtel de tourisme.

À Mascara, elle a visité le stand

d’exposition et de vente des produits artisanaux qui a élu domicile dans

l’ancienne gare routière, affectée à la direction de l’artisanat. Dans son intervention à la maison de la Culture, elle a exhorté les autorités locales à accorder une importance particulière aux activités traditionnelles. La ministre déléguée

a ensuite présidé à la signature de

conventions d’accord entre la chambre de l’artisanat traditionnel et le centre d’apprentissage professionnel.

A. BENMECHTA

Sit-in des travailleurs de l’hydraulique

n Une cinquantaine de travailleurs

exerçant à la direction des ressources en eau de la wilaya de Mascara ont observé, hier matin, un sit-in pour revendiquer le départ du directeur. Les protestataires lui reprochent d’avoir refusé la création d’une section syndicale pour défendre leurs intérêts. De son côté, le directeur se défend en niant tout refus de la proposition des travailleurs. Pour lui, les contestataires n’ont pas adhéré aux nouvelles dispositions mises en place depuis son arrivée comme l’installation d’une pointeuse et plus de rigueur dans le travail. Les travailleurs sont décidés à poursuivre le mouvement jusqu’ à la satisfaction de leurs revendications.

A. B.

Arrestation d'un escroc à Tighennif

n Les policiers de la Sûreté de daïra

de Tighennif ont arrêté, en fin de semaine dernière, un individu âgé de 35 ans soupçonné d’avoir escroqué 16 personnes qu’il aurait délestées de plus de 45 millions. L’escroc promettait à ces victimes un poste de travail dans une entreprise publique économique contre des sommes allant de 5000 à 35000 DA en leur faisant croire qu’il allait se charger des procédures administratives auprès de l’entreprise. Le mis en cause a été placé en détention provisoire.

A. B.

UN 4x4 DÉRAPE À EL-BAYADH

4

morts et

3

blessés graves

n

Un grave accident de la circulation

est survenu, dimanche soir, sur la RN6b menant d'El-Bayadh vers Adrar, non loin de Bnoud, à 220 km au sud du chef-lieu de la wilaya d'El-Bayadh, où l'on a enregistré 4 morts et 3 blessés graves, après le dérapage d'un véhicule de type 4x4. Aussitôt alertés, les éléments de la Protection civile ont été dépêchés sur les lieux pour constater, malheureusement, la mort de 4 personnes, âgées entre 19 et 37 ans, alors que trois blessés graves ont été acheminés vers l'hôpital de Labiodh Sid Cheikh, dans un état comateux.

A. MOUSSA

12

Auto

Mercredi 27 janvier 2016

LIBERTE

PAGE ANIMÉE PAR FARID BELGACEM

liberteauto2011@yahoo.fr

DERNIÈRE MINUTE

FORMATION DANS LES MÉTIERS DE L’AUTOMOBILE

Renault Académie reçoit des formateurs d’Oran

Renault Académie reçoit des formateurs d’Oran n Comme annoncé par Guillaume Josselin, le patron de

n Comme annoncé par Guillaume Josselin, le patron de Renault Algérie, lors de la conférence- bilan, Renault Académie vient de recevoir six formateurs de la direction de la formation d’Oran. Selon un communiqué transmis à Liberté-Auto, c’est à l’invitation du concessionnaire que ces formateurs participent au premier cursus carrosserie de l’année 2016. “Les formateurs ont accès à une formation de qualité aux normes et standards internationaux du constructeur. La formation est effectuée par Renault Algérie Académie, centre de formation agréé par l’État. A la fin du cursus, les formateurs pourront alors faire profiter à leur tour, cette nouvelle expertise à leurs nombreux étudiants”, précise Renault Algérie. Le concessionnaire soulignera qu’il était naturel que cette formation proposée aux formateurs concerne la direction de la formation d’Oran. Guidés par des valeurs communes de professionnalisation et du développement des métiers de l’automobile, les deux partenaires renforcent leur collaboration pour créer une filière carrosserie dans les centres de formation professionnelle.

F. BELGACEM

CONDOLÉANCES

n Le staff de Liberté-Auto très attristé par la perte du fils du directeur de Marketing de Peugeot Algérie, Adel Zerrouk, ô combien cruelle à l’âge de 1 mois, tient à présenter ses sincères condoléances à Adel Zerrouk, son épouse, toute son honorable famille et à la famille Peugeot Algérie, et les assure, en cette pénible circonstance, de sa profonde sympathie. Puise Dieu Tout-Puissant accorde Sa Sainte Miséricorde au Petit Ange et l’accueille en Son Vaste Paradis.

FARID BELGACEM

LA MARQUE AU LION A ENREGISTRÉ 36 323 VENTES

Peugeot Algérie finit l’année 2015 en beauté

La firme chère à Yves Peyrot des Gachons a réussi à tirer son épingle du jeu avec une 3 e place et 14,3% des parts de marché. Mais aussi la 1 re place sur le podium avec 5 modèles au plan des parts de segment. Pas évident !

P eugeot va bien. Tellement bien qu’Yves Peyrot des Gachons a débuté sa conférence de presse en rendant hommage

aux pilotes qui ont décroché le titre du Dakar-2016 avec Peugeot 2008 DKR. La sportivité y est, Yves Peyrot des Gachons, le patron de la filiale de la marque française en Algérie, révélera tout de go que sa firme a enregistré 36 323 ventes, non sans souligner que 14,3% des parts de marché reviennent à la marque au Lion sur un marché qui a reculé de 26% durant l’année 2015. Avec 2 points de plus, Peugeot a réussi à pénétrer le mar- ché du véhicule utilitaire avec 8 187 ventes, soit 19,3% des parts de marché, hors pick-up, pour occuper la 2 e place. Dans le détail, Peugeot Algérie a fini en beauté grâce à 5 modèles et pas des moindres. N° 1 sur 208 avec 22% des parts de segments (PDS), éga- lement sur 308 (41% PDS), 2008 (33% PDS), Expert (53% PDS) et Expert véhicule utilitaire (46% PDS), Peugeot a dominé la tendan- ce pour affirmer sa légitimité histo- rique et sa popularité en Algérie. D’autant que dans d’autres seg- ments, cette marque occupe la 2 e place, avec 508 et Partner VU- VP, pour ne citer que ces exemples

illustratifs. Cette marque occupe également le Top 10 des modèles les plus vendus en Algérie. Le lea- der du Top 5 compte sur son réseau 46 Blue-Box et atteindra 53 représentations vers fin 2016.

M. des Gachons fera remarquer

que ce réseau sera conforté en

termes de formation, d’autant que

10 000 heures ont été assurées en

2015. Autrement dit, l’avenir se

situe dans les offres de service, la qualité du service et la pièce de rechange d’origine garantie. Le cap étant atteint avec son partenaire Gefco, Peugeot a développé un site pour la PR (pièce de rechange) de

10 000 m 2 à Boufarik, mais aussi de

4 500 m 2 à El-Hamiz, pour assurer

17 000 références stockées VS

13 000 références. La crise au cœur

des débats, M. des Gachons affir-

mera que “Peugeot compte, malgré la conjoncture difficile, introduire 6 nouveautés”. Mais seulement 3 ont été révélées ! Pour cause, on a eu droit à la 208 Silver Line Acess au prix de 1 499 000 DA (TTC), au Traveller et à la motorisation 2,0 HDI à 150 Ch sur Peugeot 308. Le reste viendra sur le VP, avec autant de surprises que M. des Gachons voudrait révéler en temps oppor-

tun. Face à cette situation, Peugeot

Algérie a développé une stratégie

basée sur des axes porteurs de la valeur ajoutée, dont l’unité de

des axes porteurs de la valeur ajoutée, dont l’unité de transformation de Dar El-Beïda, les forfaits

transformation de Dar El-Beïda, les forfaits et le buisines entreprises (Peugeot Professionnel). Mais 2016, c’est aussi la donne com- plexe ! En premier lieu, le salon d’Alger que la marque au Lion appréhende. M. des Gachons dira que “Peugeot évalue la situation pour faire face aux clients très nom- breux à ce salon. On doit répondre aux frustrations de nos clients au plan de la demande. Après, on verra l’évolution si ce salon aura lieu comme il se doit”. À la question

de savoir si Peugeot sera touché par la récession du marché 2016, le conférencier révélera que “Peugeot attend les licences et les quotas à attribuer aux concessionnaires!”. Quant à l’intégralité des modèles disponibles à moyen terme, M. des Gachons dira que Peugeot Algérie connaîtra bientôt une pénurie sur certains modèles comme Peugeot 301 et Boxer. Le reste de la gamme est disponible selon le facteur com- mande à travers le réseau Peugeot Algérie.

FARID BELGACEM

FOCUS

IMAGE DE MARQUE

HYUNDAI MOTOR ALGÉRIE (HMA)

Sept nouvelles succursales en 2016

MOTOR ALGÉRIE (HMA) Sept nouvelles succursales en 2016 V ite dit, vite fait, Hyundai Motor Algérie

V ite dit, vite fait, Hyundai Motor Algérie passe à l’action pour renforcer son réseau de représentation à travers le ter-

ritoire national. En effet, le leader des marques

asiatiques sur le marché algérien vient d’annon- cer l’inauguration, en 2016, de sept nouvelles succursales à Blida, Mostaganem, Tlemcen, Boumerdès, Constantine, Reghaïa (Alger) et Hassi Messaoud, pour atteindre 15 succursales pour la vente directe sur réseau. Avec 30 agents agréés et 8 succursales, cette marque a réussi à pénétrer le marché avec un service après-vente des plus étoffés, avec autant de référence en

pièces de rechange d’origine garantie. D’ailleurs, Omar Rebrab l’avait rappelé lors de la conférence dédié au bilan 2015, HMA c’est d’abord un parc roulant de plus de 300 000 véhicules. En 2015, HMA a vendu 34 007 véhicules, dont 31 306 véhicules de tourisme, 2 029 camions et 672 engins de travaux publics. A l’heure actuel- le, HMA développe une nouvelle stratégie pour glaner des parts de marché à 2 chiffres sur le Premium, sachant qu’il dispose d’une gamme variée de produits de haute facture.

F. BELGACEM

COUP DE CŒUR

GROUPE ELSECOM

L’usine de montage de camions Daewoo vers fin 2016

L e groupe Elsecom, représen- tant de plusieurs marques automobiles, vient de révéler

son projet de montage des camions de la marque coréenne Daewoo. Selon Elsecom, le monta- ge concernera quatre modèles de camions Daewoo de PTAC supé- rieur à 18 tonnes, dont le camion à benne de 12 M3 (K4DEF), le camion à benne de 16 M3 (K6DEF), le tracteur routier 4x2

(M2SEF) et le tracteur routier 6x4 (V3TEF). Le projet d’investisse- ment du groupe Elsecom est de l’ordre d’un milliard de DA et devra générer un effectif de 400 emplois pour atteindre une capa- cité annuelle de production de 1 500 camions. Aussi, révèle Elsecom, le début du montage est prévu pour fin 2016. En ce sens, Elsecom a engagé des études poussées pour la réalisation

des infrastructures et des installa- tions des lignes, d’assemblage, dont les caractéristiques et les paramètres principaux ont été définis en collaboration avec le partenaire constructeur Daewoo qui bénéficie de l’expertise dans le domaine, mais aussi d’une grande réputation auprès de ses utilisa- teurs sur le marché algérien.

F. BELGACEM

dans le domaine, mais aussi d’une grande réputation auprès de ses utilisa- teurs sur le marché

LIBERTE

Mercredi 27 janvier 2016

Culture

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IL A ÉTÉ ÉDITÉ DANS LA COLLECTION QUARTO DE GALLIMARD

Les œuvres de Sansal regroupées dans “Romans 1999-2011”

Cet ouvrage de 1248 pages contient 41 documents qui nous permettent de découvrir son parcours et de mieux faire connaissance avec l’auteur et les romans qu’il a publiés entre 1999 et 2011, on peut citer Le serment des barbares, L’enfant fou de l’arbre creux et Rue Darwin.

L es œuvres de Boualem Sansal vien- nent d’être publiées dans la collec- tion quarto des éditions Gallimard (à l’exception de 2084 qui est sorti en 2015). Cet ouvrage de 1248 pages contient 41 documents qui

nous permettent de découvrir son parcours et de mieux faire connaissance avec l’auteur et les romans qu’il a publiés entre 1999 et 2011, nous retrouvons Le serment des barbares, L’enfant fou de l’arbre creux, Dis-moi le Paradis, Harraga, Le village de l’Allemand ou le journal des frères Schiller et Rue Darwin. En quatrième de couverture de cet ouvrage, son éditeur Jean- Marie Laclavetine dit son admiration : “Dès son premier roman, Boualem Sansal a imposé la puissance d’une littérature écrite à ‘la lumière des lumières’ portée par le miracle d’une langue réinventée.” Ancien haut fonctionnaire au ministère de l’Industrie, mais depuis toujours passionné de littérature, Boualem Sansal a envoyé son premier livre Le serment des bar- bares par la poste aux éditions Gallimard. À ce propos, Jean-Marie Laclavetine raconte : “Je me souviens précisément du jour où j’ai lu les pre- mières pages du Serment des barbares, paquet de feuilles confié en 1999 à la poste par un incon- nu. Je n’ai pas oublié la surprise grandissante au fil des pages, ni l’enthousiasme qui m’a envahi au fur et à mesure que je me laissais emporter par le torrent de cette prose animée de remous vertigineux, de pétillements soudains, de grands ressacs de rage noire. Recevoir un tel manuscrit est dans la vie d’un éditeur un cadeau inou- bliable.” Polytechnicien de formation, Boualem Sansal aurait pu rester un haut fonctionnaire consciencieux et austère, aussi discret que cou- rageux ; pendant les années chaudes du terro- risme, où le gouvernement proposait de fournir une arme personnelle aux cadres de la fonction publique, il a refusé, ne voulant pas céder au snobisme de ceux qui étaient fiers de jouir de ce privilège. Personne ne parlait encore du Serment des barbares en Algérie, mais en France les journaux lui consacraient des pages entières que le ministre avait lues. En 2003, il est démis de ses fonctions. “Ma formation et le

contexte historique, dit-il, ont donné à mon travail sa forme particulière. Durant les années de jeunesse, lorsque nous discutions entre étu- diants, nous ne parlions que de l’Algérie et du choix d’un modèle. Mais tous les choix ont été faits par le pouvoir et nous voilà étrangers dans notre propre pays.” Boualem Sansal sait ce dont il parle. Marqué par des pertes dou- loureuses, la première étant l’éviction de sa mère, deve- nue veuve très tôt, au profit d’une mère d’emprunt dont il n’a longtemps pas su quel était le lien exact de parenté avec lui (c’est le sujet de son roman Rue Darwin), il écrit :

“J’ai toujours su et j’ai respec- té jusqu’au bout le pacte qu’elles avaient passé. Dieu que c’est difficile de vivre en même temps deux vies qui ne doivent jamais ni se croiser ni se regarder… Il est une chose que je regrette amèrement, je n’ai jamais dit ni à l’une ni à l’autre ‘Maman, je t’aime’. Je

ne les ai jamais prises dans mes bras. J’ai toujours eu peur de me trahir, de les trahir. Je devais jouer le rôle qu’elles avaient écrit pour moi et je l’ai joué jusqu’au bout… Il est trop tard, je leur dirai tout un jour, dans une autre vie, celle-ci nous a pas mal échappé, elle est passé sans nous.” Consultant et enseignant à l’Institut de la productivité et du développe- ment industriel de Boumerdès, il y rencontre Rachid Mimouni qu’il encourage à publier son premier roman, Le fleuve détourné. Cet ouvra- ge connaîtra un succès foudroyant, et les deux

hommes vont rester liés d’une vive amitié. À son tour, Boualem Sansal, au fil de ses romans, va nous livrer un inventaire sans concession de la société post-coloniale et s’imposer comme

de la société post-coloniale et s’imposer comme l’un des meilleurs écrivains maghrébins capable

l’un des meilleurs écrivains maghrébins capable d’aborder sans langue de bois les thèmes poli- tiques et socioculturels les plus brûlants. Après avoir commencé par publier des ouvrages aussi techniques que confidentiels tels la “post-com- bustion dans les turboréacteurs”, il est devenu l’auteur à succès de 7 romans couronnés de prix prestigieux (dont le prix de la paix 2011 des libraires allemands et le prix du roman arabe) qui sont traduits dans différentes langues. Il est aussi l’auteur de nombreuses nouvelles et un conférencier et éditorialiste très connu. En France, sa maîtrise de la langue et l’originalité de son écriture viennent de lui valoir le prix de l’Académie française 2015.

ALI GHANEM, CINÉASTE

ACTES DU CONGRÈS INTERNATIONAL FÉMININ POUR UNE CULTURE DE PAIX

Les femmes prennent la parole

L ’année 2015 a été sans conteste une année qui a vu beaucoup de remous et de

bouillonnement pour tout ce qui

a trait à la condition féminine, ici

en Algérie, comme ailleurs, notamment dans son droit à la parole, à l’égalité sur le terrain, à

la parité dans les institutions ; son

droit à défendre sa dignité, à combattre la violence sous toutes ses formes physiques ou morales ; son droit à revendiquer son statut de citoyen à part entiè- re et à dénoncer tout acte de déni, de dénigrement ou de comporte- ment nuisible. Entre autres mani- festations qui se sont tenues en marge de ces revendications, un Congrès international féminin pour une culture de paix a mar- qué son passage lors de sa nais-

sance à Oran fin 2014, non seule- ment par la qualité de ses contri- buteurs et conférenciers, mais en plus par un ouvrage de référence qui vient d’être publié et qui a regroupé les actes de ce colloque

et dont chercheurs et universi- taires pourront se servir à l’ave- nir. Un livre préfacé par Cheikh Khaled Bentounes, l’initiateur du

congrès qui souligne : “Il ne fait aucun doute que la femme joue un rôle fondamental dans l’épa-

nouissement et l’équilibre de la

société (…) Nier l’évidence de l’in- égalité, l’oppression, et la souf- france dues au comportement d’un autre âge et à des traditions et des coutumes archaïques qu’elle subit aujourd’hui ne fait qu’ag- graver la situation…”. Et c’est à partir de ce constat que la déci- sion d’organiser ce congrès a été prise afin de donner la parole à ces femmes qui ont toujours refusé de se taire et qui trouvent dans cette initiative une oreille attentive à leurs revendications qui ne sont en fait qu’un “droit”

de droit. Ainsi,

de nombreux conférenciers – les hommes n’y étaient pas exclus – ont pris part à ce congrès dont les conférences ont été compilées

qui leur revient

dans ce précieux ouvrage qui a réuni chercheurs, anthropo- logues, philosophes, journalistes, islamologues, psycholinguistes et autres venus de France, d’Espagne, de Tunisie, du Sénégal, d’Inde, d’Indonésie, du Japon, de Turquie, du Maroc et d’Algérie. Entre autres sujets abordés : “La violence à l’égard des femmes”, par Nadia Aït-Zaï ; “Le féminin dans le coran”, par Carmen Del Rio Pereda ; “Comment mettre l’information au service de l’humain ?” par Chérif Lahdi ; “Réconciliation du masculin et du féminin comme vecteur de paix”, par Valérie Colin-Simard ou encore “Une meilleure répartition des rôles et des responsabilités”, par Wassyla Tamzali. Un ouvrage de 460 pages regroupant des textes en arabe et en français pour donner la parole aux femmes et faire dire aussi aux hommes que la femme vaut son pesant de … poudre.

SAMIRA BENDRIS

que la femme vaut son pesant de … poudre. SAMIRA BENDRIS …CULTURE EN BREVES… Ouverture de
que la femme vaut son pesant de … poudre. SAMIRA BENDRIS …CULTURE EN BREVES… Ouverture de
que la femme vaut son pesant de … poudre. SAMIRA BENDRIS …CULTURE EN BREVES… Ouverture de

…CULTURE

EN BREVES…

pesant de … poudre. SAMIRA BENDRIS …CULTURE EN BREVES… Ouverture de la 1 r e édition

Ouverture de la 1 re édition du court métrage amateur, jeudi,à Béjaïa

n La Maison de la culture de Béjaïa

accueillera à partir de jeudi la première édition du court métrage amateur, en hommage à Mohamed Hamlaoui, ancien directeur de la Cinémathèque de Béjaïa. La manifestation, qui s’étalera jusqu’à samedi, verra la participation de plusieurs réalisateurs issus de plusieurs régions d’Algérie, ainsi que d’autres spécialistes dans le domaine du court métrage. Projections, tables rondes et débats seront au programme, dont le coup d’envoi sera donné par un hommage à Mohamed Hamlaoui, suivi de l’avant-première du long métrage Mista, du réalisateur Kamel Laïche. La projection hors compétition sera suivie d’un débat en présence du réalisateur et comédien Mourad Oujit. La deuxième journée sera consacrée à la projection des films en compétition lors de cette édition. Il s’agit de La honte, de Khaled Bounab d’Alger ; Black hol in time, de Nassim Mecherafi de Béjaïa ; Information, de Smaali Nora d’Oum El-Bouaghi ; Makach Kifech/No way, de Aïssa Djouamaa de Souk Ahras ; Le sang des innocents, de Abderahmanne Harrat de Annaba et Damaât farah, de Nacéra Magharbi d’Oran. Outre une table ronde intitulée mes débuts dans le cinéma, laquelle sera animée par les cinéastes Mohamed Mhamedi, Khaled Bounab et Nassima Louail, d’autres projections de courts métrages suivies de débats sont prévues également la dernière journée. L’événement sera clôturé par un gala artistique et une remise des prix aux lauréats.

H. KABIR

Riche programme d’activités pour 2016 à la Maison de la culture de Béjaïa

n Un riche programme d’activités

culturelles et artistiques est prévu durant l’année 2016 à la Maison de la culture de Béjaïa. Selon les responsables de l’établissement culturel, le plan tracé pour cette année s’articulera autour de quatre axes, à savoir les grandes manifestations culturelles ; les programmes spéciaux d’animations culturelles ; les programmes de célébration des journées et des fêtes nationales et universelles ainsi que d’autres programmes divers. C’est ainsi que dans le cadre des grandes manifestations culturelles, la Maison de la culture accueillera la première édition des journées cinématographiques du court métrage ; la quatrième édition du Salon du livre de Béjaïa ; la deuxième édition du Salon des arts plastiques ; la première édition du Salon national de la photographie, ainsi que la première édition des journées théâtrales, du one man show, plus précisément. S’agissant des programmes d’animations culturelles, les responsables de la Maison de la culture prévoient plusieurs activités durant les vacances de printemps et d’été, en plus des activités prévues durant tout le mois de Ramadhan. Aussi, d’autres activités telles que le théâtre, le cinéma, les arts plastiques, la musique et la littérature seront également au menu durant le reste de l’année en cours. “Le programme tracé vise à créer un rapprochement entre le large public sans distinction et le produit culturel sous différents aspects”, note un communiqué de la Maison de la culture de Béjaïa, transmis à la presse.

H. K.

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L’internationale

Mercredi 27 janvier 2016

LIBERTE

OFFENSIVE MILITAIRE POUR REPRENDRE MOSSOUL À L’ÉTAT ISLAMIQUE

Irak :les Américains vont jouer“un rôle plus direct”

n Les soldats américains vont jouer un rôle

“plus direct” sur le terrain pour assister les forces irakiennes dans l’opération visant la reprise de la ville de Mossoul des mains du groupe terroriste autoproclamé “État islamique” (Daech/EI), a indiqué un haut responsable militaire américain. “Je suis en train d’examiner une série de propositions à soumettre au Président (Barack Obama) en vue de permettre aux soldats américains d’être plus proches de la ligne de front aux côtés des forces irakiennes pour libérer Mossoul”, a souligné le chef d'état-major interarmées, le général Joseph Dunford, cité par DoD News, le journal du Pentagone. Le responsable américain a tenu à assurer, toutefois, que la participation des forces américaines dépend entièrement de l’accord du gouvernement de Bagdad. Le président Obama avait toujours résisté aux multiples appels qui l'exhortaient à recourir au déploiement de forces militaires au sol pour briser l'élan du groupe État islamique en Irak et en Syrie. La reprise de Mossoul est dans les objectifs de l'administration US depuis le début de la campagne contre Daech. Mais l'objectif d'une reconquête de la ville dès le printemps dernier initialement affiché avait dû être repoussé devant l'état d'impréparation de l'armée irakienne. Début décembre, les États-Unis avaient annoncé le déploiement de forces spéciales en Irak dans le but de neutraliser les dirigeants de Daech.

R.I./AGENCES

AFGHANISTAN

Dix

policiers afghans tués

par

un taliban infiltré

n Un rebelle taliban infiltré au sein de la

police de la province instable d'Uruzgan, dans le sud de l'Afghanistan, a tué hier dix de “ses collègues” au cours de la deuxième attaque de ce type en huit jours, a-t-on appris des autorités locales. Le suspect “a d'abord drogué dix collègues et les a abattus alors qu'ils étaient inconscients”, a déclaré à l'AFP Dost Mohammad Nayab, le porte-parole du gouverneur d'Uruzgan. “Il a dérobé des armes et s'est enfui”, a-t-il poursuivi. Une “chasse à l'homme” a été déclenchée pour le retrouver, a précisé Rahimullah Khan, le chef-adjoint de la police provinciale. Les taliban, par la voix de leur porte-parole habituel Zabiullah Moudjahid, ont revendiqué l'attaque qui aurait permis, selon lui, aux insurgés de s'emparer du poste avancé où étaient déployées les victimes.

R. I./AGENCES.

VICTIMES DES CONFLITS AU NIGERIA ET EN CENTRAFRIQUE

L’Onu cherche 500 millions de dollars pour aider les réfugiés

Estimées à plus d’un demi-million de personnes, les victimes ayant fui les conflits armés au Nigeria et en Centrafrique nécessitent des fonds évalués à 500 millions de dollars US pour subvenir à leurs besoins.

L appel aux dons a

été lancé par le

Haut-

Commissariat

des Nations

unies pour les

réfugiés (HCR) et ses parte- naires aux pays bailleurs de fonds afin qu’ils leur octroient

500 millions de dollars, au

cours de l’année 2016, pour pouvoir venir au secours des centaines de milliers de per- sonnes concernées ainsi qu’aux communautés les accueillant. Il s’agit de deux plans régio- naux d'aide aux réfugiés centra- fricains et nigérians, qui ont été officiellement présentés lors d'une conférence des bailleurs de fonds à Yaoundé, au Cameroun. Le HCR demande 198,76 millions de dollars pour

230 000 réfugiés nigérians et

284 300 habitants des commu- nautés d'accueil au Cameroun,

au Niger et au Tchad, et 345,7 millions de dollars pour 476

300

réfugiés centrafricains et

289

000 personnes qui les

accueillent au Cameroun, en République démocratique du Congo (RDC), en République du Congo et au Tchad. Les fonds récoltés permettront de couvrir les besoins dans des secteurs tels que la protection, l'éducation, la sécurité alimen- taire, la santé et la nutrition, les moyens de subsistance, les abris, l'assistance de base, la fourniture d'eau potable, des installations pour l'hygiène et

D. R.
D. R.

l'assainissement. La coordina- trice régionale du HCR pour les situations des réfugiés en République centrafricaine et au Nigeria, Liz Ahua, a déclaré que “ces deux crises humanitaires ne doivent pas être oubliées, elles ne vont pas disparaître. La souf- france est grande et les besoins sont criants parmi les déplacés et les communautés d'accueil”. Évoquant les attentats-suicides, les enlèvements, les massacres aveugles et les violations mas- sives des droits humains, elle a souligné que “des violences sont commises quasiment chaque jour dans le nord-est du Nigeria et en République centrafricaine, générant peur et nouveaux déplacements dans la région”.

En raison des conflits, la population fuit le pays.

Exhortant les bailleurs de fonds à être généreux, la responsable régionale du HCR a plaidé la cause des réfugiés en affirmant :

“La lumière est au bout du tun- nel, mais nous ne la verrons pas, à moins qu'il y ait un engage- ment beaucoup plus fort de la part des gouvernements afri- cains et de la communauté internationale pour aider au rétablissement de la paix et de la stabilité.” En dépit des mesures prises en vue de rétablir la paix dans le nord-est du Nigeria et en République centrafricaine, des déplacements importants de population se sont poursui- vis au cours de l’année 2015. Au Nigeria, le gouvernement a fait reculer le groupe armé

Boko Haram, mais ce dernier a adopté des tactiques de terreur qui se propagent dans les pays voisins. En République centra- fricaine, la paix relative a été ponctuée de vagues de vio- lences qui ont déclenché des déplacements à l'intérieur du pays et en République démo- cratique du Congo. Il y a lieu de noter que les plans régionaux d'aide aux réfugiés centrafricains et nigérians font partie du plan d'appel humani- taire plus large pour l'année 2016, lancé en décembre 2015, et qui demande 20,1 milliards de dollars pour porter assistan- ce à 87 millions de personnes dans le monde.

MERZAK TIGRINE

PROLONGATION DE L’ÉTAT D’URGENCE EN FRANCE

Le Conseil d’Etat se prononce aujourd’hui

L a plus haute juridiction adminis- trative française, le Conseil d'État, rendra aujourd’hui sa décision sur

l'état d'urgence en vigueur, après avoir été saisie par la Ligue des droits de l'homme lui demandant de suspendre ce régime d'exception décrété dans la fou- lée des attentats de novembre à Paris qui ont fait 130 morts et 300 blessés. La Ligue des droits de l'homme (LDH) demande de “suspendre tout ou partie de ce régime” et à défaut “d'enjoindre le pré- sident de la République de procéder à un réexamen des circonstances” qui ont conduit à sa mise en œuvre. L'association est soutenue dans sa démarche par un syndicat policier, le syndicat de la magistrature et 450 uni- versitaires, dont de nombreux profes- seurs de droit. L'état d'urgence renforce les pouvoirs de la police en permettant les assignations à résidence, les perquisi- tions administratives de jour comme de nuit, ou l'interdiction de rassemble-

ments, le tout sans le contrôle d'un juge. Instauré jusqu'au 26 février avec l'accord quasi unanime du Parlement, le prési- dent socialiste, François Hollande, sou- haite prolonger de trois mois de l'état d'urgence, le temps que soient adoptées une réforme constitutionnelle et une loi pénale renforçant les pouvoirs d'enquête en matière de terrorisme. Pour la LDH, le maintien de l'état d'urgence ne se jus- tifie plus aujourd'hui et l'association prône un retour au régime de droit com- mun des lois antiterroristes avec “le juge judiciaire” comme gardien des libertés publiques. D'autres voix se sont élevées pour critiquer ce régime d'exception. Des experts des Nations unies ont ainsi recommandé la semaine dernière à la France de ne pas prolonger l'état d'ur- gence au-delà du 26 février, en estimant qu'il imposait des “restrictions excessives et disproportionnées aux libertés fonda- mentales”.

R. I./AGENCES

SELON LE DERNIER RAPPORT DE L’UNICEF

Un enfant sur neuf dans le monde vit dans une zone de conflits

Q uelque 250 millions d'enfants, soit un sur neuf dans le monde, vivent dans des pays touchés par des conflits, a déploré

hier l'Unicef, en réclamant près de 3 milliards de dollars cette année pour aider les plus vulné- rables d'entre eux. “Le nombre d'enfants impli-

qués dans des crises humanitaires dans le monde est stupéfiant et consternant”, a estimé le Fonds des Nations unies pour l'enfance. L'agence a indiqué qu'elle aura besoin en 2016 de 2,8 mil- liards de dollars (2,6 milliards d'euros) pour aider ces enfants. Elle a précisé que son budget avait doublé en 3 ans alors que les conflits et des conditions climatiques extrêmes avaient forcé un nombre croissant d'enfants à quitter leur domicile et exposé des millions d'autres à de graves déficits alimentaires, à la violence, aux maladies, aux abus et aux menaces sur leur éducation. “Environ un enfant sur neuf dans le monde vit aujourd'hui dans des zones de conflit”, a relevé l'Unicef dans son communi- qué. L'an dernier, “ces enfants avaient deux fois

plus de risques de mourir de maladies pour la plupart évitables avant l'âge de 5 ans que ceux vivant dans le reste du monde”. L'agence a pré- cisé que le budget réclamé pour cette année lui permettrait de venir en aide à 76 millions de personnes, dont 43 millions d'enfants, répartis dans 63 pays. La plus grande partie de cette aide -- près de 1,2 milliard de dollars -- sera consa- crée à la Syrie, dévastée par une guerre civile depuis 5 ans, et aux quelque 4 millions de Syriens qui se sont réfugiés dans les pays voi- sins, a-t-elle indiqué. L'Unicef a par ailleurs déclaré qu'un quart de l'aide qu'elle souhaitait distribuer était destinée à l'éducation des enfants dans les situations d'urgence, avec l'ob- jectif de faire passer leur nombre de 4,9 mil- lions en 2015 à 8,2 millions cette année. “Il a été prouvé que si un enfant ne va pas à l'école pen- dant 5 ans, une génération est perdue”, a décla- ré à la presse Sikander Khan, l'un des direc- teurs de l'Unicef.

R. I./AGENCES.

LIBERTE Mercredi 27 janvier 2016 L’internationale 15 RÉUNIFICATION DES GROUPES REBELLES AUTOUR DE LA CMA

LIBERTE

Mercredi 27 janvier 2016

L’internationale

15

RÉUNIFICATION DES GROUPES REBELLES AUTOUR DE LA CMA ET DE LA PLATEFORME

Crise malienne :

l’équation Ag Ghali

La mise en œuvre de l’accord de paix bute sur des lenteurs. Ce qui a laissé une marge “d’action” pour les groupes terroristes qui ont réinvesti le terrain.

L ’insécurité continue de miner la vie du Mali, malgré la signature de l’accord de paix et la présence de forces mili- taires maliennes et

étrangères. Les deux processus ne semblent pas, pour l’instant, abou- tir, notamment la mise en œuvre de l’accord de paix qui bute sur des len- teurs. Ce qui a laissé une marge “d’action” pour les groupes terro- ristes qui ont réinvesti le terrain. Dans la nuit de dimanche à lundi, le domicile du procureur de la Répu- blique, à Gao, plus grande ville du nord Mali, a fait l’objet d’un assaut par un groupe armé. Un assaillant a été abattu par les gardes du procu- reur. Cet incident est à mettre dans le contexte malien marqué par un re- gain d’activité terroriste qui a touché même la capitale Bamako. Une situation qui entrave sérieuse- ment la mise en œuvre du processus

de paix que menace de torpiller le

leader d’Ansar Edine, Iyad Ag Gha-

li, qui contrôle Kidal. Et vu son in-

fluence et son poids dans la région, Ag Ghali a trouvé même des voix

D. R.
D. R.

Iyad Ag Ghali, leader du groupe Ansar Eddine.

pour demander son intégration dans le processus de réconciliation na- tionale. Des membres des groupes rebelles du nord préconisent même de “négocier” avec lui afin d’éviter l’embrasement de toute la région.

Par ailleurs, la CMA et la Platefor- me ont réussi à convaincre le bloc CPA réunifié et CMPFR, lors d’une

réunion, avant-hier, au siège de la Misahel, d’intégrer la CMA, et ont appelé les autres groupes à inté- grer, selon leur choix, l’un des mou- vements dormant de la CMA ou la Plateforme. Une démarche qui conforte la médiation et le comité de suivi dans la mesure où cette initia- tive va leur faciliter d’accélérer la

mise en place des mécanismes in- hérents à l’accord d’Alger. Restera cependant la revendication des groupes signataires de l’accord, qui accusent encore le gouvernement d’être à l’origine des lenteurs et du manque de volonté pour aller jus- qu’au bout du “contrat”, de la mise en place d’un gouvernement de transition ou d’union nationale. Le président Ibrahim Boubacar Keita y a répondu en remaniant l’Exécutif et en se séparant de certains de ses proches mais, pour l’instant, cela ne fait débat qu’au sein des partis de l’opposition. Les groupes du Nord n’ont pas commenté ce changement, mais continuent de réclamer un nou- veau gouvernement représentatif, de transition ou d’union nationale, et qui intègre de facto des représentants des groupes du Nord signataires de l’Accord, pour accompagner de ma- nière efficace et accélérer l’applica- tion des mesures contenues dans l’accord d’Alger et faciliter, par la même, la lutte contre les groupes ter- roristes. Pour le moment, le gou- vernement semble préoccupé par la

gestion des équilibres et de subir les critiques de l’opposition qui voit en chaque pas envers les groupes du Nord, une concession de plus frei- nant l’accomplissement des pro- messes électorales d’IBK, dont cel- le de préserver l’intégrité territoria- le du pays et le rétablissement de la sécurité. Le regroupement des groupes rebelles annonce déjà une autre perspective avec certainement plus de pression sur Bamako, non seulement sur la question du gou- vernement de transition, mais pro- bablement sur le cas d’Iyad Ag Gha- li. En effet, des membres des groupes rebelles voudraient “discuter” avec lui et l’intégrer dans le processus de ré- conciliation quand bien même sa tête serait mise à prix par les États- Unis et que Bamako n’agréerait pas facilement une telle perspective dans la mesure où il demeure le principal “acteur” de l’instabilité et de l’insé- curité pour le pays. C’est à cette dé- licate équation que sera soumis IBK même si la réunification des groupes rebelles augure d’une issue “poli- tique” à la crise.

DJILALI B.

AU LENDEMAIN DU REJET PAR LES DÉPUTÉS DE TOBROUK DU GOUVERNEMENT D’UNION

Libye : Faïz Serradj annonce un nouvel Exécutif d’ici à dix jours

L e président du Conseil présidentiel, Faïz Serradj, formera un nouveau gouverne- ment dans un délai de dix jours, après le

rejet lundi, par le Parlement reconnu de To- brouk, de l’exécutif qu’il a annoncé une se- maine auparavant. “À la demande du Parle- ment, (le Premier ministre désigné) Faïz Ser- radj proposera une formation plus restreinte du gouvernement d'union nationale”, a déclaré, à

l'AFP, Fathi Ben-Issa, conseiller de ce gou- vernement. “Des 104 députés présents ( ), 89 ont dit non”, avait indiqué l'un d'eux, Ali al- Gaydi, à l'issue du vote qui s’est déroulé lun-

di après-midi à Tobrouk, où s’est exilé le Par-

lement reconnu, en raison de l’insécurité dans la capitale Tripoli. Dans une déclaration à l’APS, un autre député el-Salhine Abdelnabi avait expliqué que les élus

de Tobrouk ont “rejeté ce gouvernement à cau-

se du nombre des ministres”, qualifié de “plé- thorique”. Confrontés à une crise politique ai- guë et à la menace terroriste, beaucoup de Li- byens estiment qu’un gouvernement de tran- sition de 32 ministres est une aberration, bien que ce nombre ait été atteint dans le strict souci d’assurer une meilleure représentativi- té de tous les acteurs politiques et tribaux dans le pays. Mais l’effectif pléthorique est loin d’être le seul argument opposé par les élus de To- brouk pour justifier leur vote. L’article 8 de l’Accord de paix onusien, signé à Skhirat (Maroc) le 17 décembre dernier, a motivé le choix des élus de Tobrouk qui voyait en son contenu une manière de la com- munauté internationale d’imposer une sorte de “tutorat” sur les Libyens. Pour rappel, l’article 8 de l’accord parrainé par l’ONU, dans le cadre du processus de dialogue interli-

byen lancé à Genève en janvier 2015, prévoit exactement de “transférer tous les pouvoirs de l’armée, des postes de responsabilité civile et de sécurité, prévus à ce sujet dans les lois et rè- glements inscrits, au Premier ministre, immé- diatement après la signature de l’accord. Le Conseil décide des personnalités à nommer à ces postes dans un délai ne dépassant pas les 20 jours. En l’absence d’une décision, après ce dé- lai, le Conseil procédera à la désignation d’autres personnes dans un délai ne dépassant par les 30 jours, en tenant compte des lois et rè- glements figurant dans la législation libyenne”. Cet article est considéré comme une maniè- re d’exclure certains dirigeants politiques et mi- litaires, tels que le général à la retraite Khali- fa Haftar, commandant en chef de l’opération Al-Karama (La dignité), à Benghazi, et d’autres localités de l’Est libyen.

Cette figure controversée sur la scène libyen- ne est l’ennemie n°1 des dirigeants du gou- vernement parallèle de Tripoli, sous l’autori- té des islamistes de Fajr Libya. Bénéficiant du soutien d’une partie des poli- tiques et des chefs tribaux de l’Est libyen, ain- si que de celui de certains pays comme l’É- gypte, la Jordanie et les Émirats arabes unis, Khalifa Haftar constitue la pomme de discorde dans le processus onusien. Ce qui explique les difficultés de faire avancer le dialogue et de mettre en place ce gouvernement d’union qui n’est qu’une étape dans ce processus de sor- tie de crise. La bataille pour la paix est loin d’être gagnée en Libye, où l’organisation au- toproclamée État islamique essaie d’embraser le pays et de prendre le contrôle des champs pétroliers.

LYÈS MENACER

ANKARA S’OPPOSE À LEUR INVITATION, PAR MOSCOU, AUX NÉGOCIATIONS

Kurdes syriens : le nouveau bras de fer russo-turc

A lors que le chef de la diplo- matie russe estimait hier que sans les Kurdes les négocia-

tions de Genève, prévues pour ven- dredi, ne peuvent pas “donner de ré- sultats”, la Turquie s’y est opposée catégoriquement.

Réagissant à la proposition du chef

de la diplomatie russe Sergei Lavrov,

le Premier ministre turc Ahmet Da-

vutoglu a déclaré hier, en marge d’une réunion des députés de son parti l’AKP : “Nous refusons catégo- riquement que le PYD et les YPG (Unités de protection du peuple, les milices combattantes du PYD) soient assises autour de la table”, sans ou-

blier de rappeler qu’il considérait ces mouvements proches des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) comme des “terroristes”. Un nouveau bras de fer s’engage donc entre Moscou et Ankara, dont les re- lations sont réduites presque à néant depuis que l’aviation turque avait

abattu un avion de chasse russe le 24

novembre dernier. L’autre point d’achoppement qui pourrait ac- croître les divergences entre la Rus- sie et la Turquie sur la Syrie est la question du départ du président Bachar al-Assad, qu’exige Ankara. À ce sujet, le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a

indiqué hier lors d’une conférence de presse que le président russe, Vla- dimir Poutine, n’a ni demandé à son homologue syrien Bachar al-Assad de quitter le pouvoir ni proposé un asile politique en Russie. “Personne n'a demandé un asile politique et per- sonne n'a rien proposé”, y compris lors de la rencontre fin octobre à Moscou entre Vladimir Poutine et Bachar al-Assad, a assuré Sergei La- vrov. Voilà une autre manière pour la Russie de réitérer son opposition vigoureuse au départ de Bachar al- Assad. Ces déclarations du ministre russe des Affaires étrangères inter- viennent alors que doivent débuter

ce vendredi à Genève des pourpar- lers de paix entre opposants et re- présentants du régime syrien. L’ordre du jour portera sur la feuille de route établie en décembre 2015 par le Conseil de sécurité de l'ONU qui prévoit, entre autres, un cessez- le-feu, un gouvernement de transi- tion dans les six mois et de nouvelles élections dans les 18 mois. Il faut rappeler que la situation a considérablement évolué sur le ter- rain, où le régime de Damas est dé- sormais en position de force. Com- me l’a confirmé hier Sergei Lavrov, l’intervention menée depuis fin sep- tembre par l'armée russe en Syrie a

permis de renverser la situation. Au bord de l'effondrement l’été der- nier après une série de revers cui- sants, les forces du régime syrien ont repris l'initiative face à des insurgés accablés par la puissance de feu considérable de l'aviation russe, se- lon des experts. Même si les gains territoriaux restent limités, l'armée et les milices pro-régime, épaulées sur le terrain par le Hezbollah liba- nais et des conseillers iraniens, sont à l'offensive sur tous les fronts. C’est dire que les négociateurs de Bachar al-Assad ne feront pas profil bas lors des futures négociations.

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dynamique sens du travail en groupe. Tél. : 0675 99 76 88

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emploi comme chauffeur ou agent de sécurité.

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JH

27 ans master en informa-

tion des stocks et appro cherche emploi à Alger et ses

environs. Tél. : 0661 48 33 57

tique (spécialité génie logi- ciel), maîtrisant Java, C++, SQL… plus système Ubuntun, administration système et réseau cherche emploi stable dans ste étatique ou multina-

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exp. cherche emploi libre de suite. Tél. : 0553 58 61 59

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tionale, dégagé du SN. Email

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Chauffeur léger et lourd cherche emploi.

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commerciale, 1 an dans le

61 ans en bonne santé maî-

trisant bien le français ayant passé de longues années comme chef de parc roulant dans des stes nles et étran- gères cherche emploi dans le domaine. Tél. : 0552 47 00 15

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civil option construction grande envie d’acquérir le

considérable dans le domaine commercial et possède un véhicule commercial cherche emploi à Alger. Tél. : 0557 43.78.47

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Pensée
A
l’unique
et
regretté
ADJOUD AMMAR
décédé le 26 janvier
1995. Cela fait 21
longues années que
tu n’es plus avec
nous. La mort est
cruelle et la sépara-
tion laisse une tristesse sans égal. La douleur de
t’avoir perdu est toujours là et nous nous efforçons
de vivre sans toi. Tu nous manques chaque jour et
chaque année un peu plus. Ni les larmes versées ni
le temps passé ne parviendront à effacer de nos
mémoires l’homme intègre, cultivé et pieux que tu
étais. Tu es et tu seras toujours vivant dans nos
cœurs. Repose en paix.
Djamel, Lamia et Akli qui ne t’oublieront jamais,
car tu as été un père idéal. Nul n’est éternel.
A
Dieu nous appartenons
et
à Lui nous retournons.
T.O-BR5817
Direction de la distribution Blida Division exploitation électricité Pour améliorer sa qualité de service et

Direction de la distribution Blida Division exploitation électricité

Pour améliorer sa qualité de service et consoli- der son réseau, la Direction de la distribution de Blida entreprend des travaux d’entretien qui nécessiteront l’interruption de fourniture d’électricité la journée du 27/01/2016 de 09h00 et 16h00, au niveau de la commune de Hammam Melouane.

Localités concernées :

- MAGTAA LAZRAG - FORAGE MAGTAA LAZRAG

Pour plus d’informations, contactez la Direction de la distribution de Blida sur le numéro suivant : 025 20 75 61 La Direction de la distribution de Blida s’excuse pour les désagréments causés.