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Yahia Magha Archives/Liberté

32 es DE FINALE DE LA COUPE D’ALGÉRIE : RCR 1- JSK 0 Les Kabyles
32 es DE FINALE DE LA COUPE D’ALGÉRIE : RCR 1- JSK 0
Les Kabyles n'ont plus rien
à espérer cette saison P.21
Liberté

LE CHERCHEUR EN GÉOPOLITIQUE YAHIA ZOUBIR À "LIBERTÉ"

“Les crises en Libye et au Mali prolongent l’instabilité à nos frontières” P.18

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

ANNABA

25 harragas interpellés hier P.28

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7107 DIMANCHE 20 DÉCEMBRE 2015 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

CACOPHONIE AU GOUVERNEMENT, RÉFORMES ÉCONOMIQUES ET LOI DE FINANCES Les mises au point de Sellal
CACOPHONIE AU GOUVERNEMENT, RÉFORMES
ÉCONOMIQUES ET LOI DE FINANCES
Les mises
au point de Sellal
P.3
Newpress
DE FINANCES Les mises au point de Sellal P.3 Newpress EXAMEN DE L’AVANT-PROJET DE LA RÉVISION

EXAMEN DE L’AVANT-PROJET DE LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION EN CONSEIL RESTREINT

DE LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION EN CONSEIL RESTREINT Le RCD dénonce des calculs de pouvoir

Le RCD dénonce des calculs de pouvoir

MEETING POPULAIRE D'AMARA BENYOUNÈS À SKIKDA

Un soutien sans faille au président de la République

LE PRÉSIDENT DU FRONT DU CHANGEMENT CRITIQUE LA MÉTHODE DE L’EXÉCUTIF

Menasra :

“Le message parvenu au citoyen est dangereux”

P.4

NOUREDDINE BOUDERBA ET MAHMOUD RECHIDI, PORTE-PAROLE DU PST, ANIMENT UN DÉBAT SUR LE PLF 2016

Les arguments du gouverne- ment battus en brèche P.7

UN CINQUIÈME DÉCÈS ENREGISTRÉ À CHRÉA (TÉBESSA)

Une cellule de crise et une commission d'enquête installées

P.6

LES AUTORITÉS S’ENGAGENT À LEUR FACILITER L’ACCÈS AU FONCIER POUR DÉVELOPPER LE TOURISME

Turquie : le gouvernorat d’Ordu courtise les investisseurs arabes

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À ORDU, TURQUIE FARID ABDELADIM

P.6

le gouvernorat d’Ordu courtise les investisseurs arabes DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À ORDU, TURQUIE FARID ABDELADIM

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L’actualité en question

Dimanche 20 décembre 2015

LIBERTE

NORMALISATION

Vers l’ouverture de l’activité aux privés ?

Le projet de loi relatif à la normalisation propose d’ouvrir cette activité à de nouveaux intervenants. Il ne précise pas néanmoins si cette ouverture s’étend au privé national et étranger ou non.

F inie l’exclusivité de l’Institut algé- rien de normalisation (Ianor) sur l’activité de certification. Le projet de loi modifiant et complétant celle de 2004 sur la normalisation, validé par le Conseil des ministres

d’octobre dernier et qui devrait bientôt échoir au Parlement, suggère, en effet, “l’ouverture de l’activité de la normalisation à des intervenants qualifiés”. Les barrières normatives étant un écueil très contraignant pour les exportateurs algériens, cette ouverture devrait répondre à une deman- de sans cesse croissante que l’Ianor ne peut sa-

tisfaire tout seul. “Ils seront, précise une dé- pêche de l’APS faisant part de la teneur de ce projet de loi, homologués par les autorités ha- bilitées de sorte à couvrir l’importante de- mande de certification de biens et de services”. Cette ouverture s’étend à la certification obli- gatoire de produits dangereux pour la santé et l’environnement. “L’ouverture, si nécessaire, de la certification obligatoire de produits pouvant porter atteinte à la sécurité et à la santé anima- le ou à l’environnement, aux organismes cer- tificateurs habilités par les pouvoirs publics, fi- gure aussi dans ce texte”, indique-t-on. Outre l’ouverture à d’autres intervenants, le

projet de loi relatif à la normalisation, qui sup- prime les articles conférant la gestion de la cer- tification exclusivement à l’Ianor, apporte quelques clarifications techniques à des dispo- sitions présentées sommairement dans la loi de 2004. “Le projet de loi supprime l’article 22 de la loi de 2004 qui confère la gestion de la certification obligatoire, liée au marquage, à l’Institut algé- rien de normalisation (Ianor) exclusivement. En vertu du nouveau texte, cette certification est soumise à des procédures et modalités fixées par un projet de décret relatif à l’évaluation de la conformité”, souligne-t-on.

Il convient enfin de noter que ledit projet de loi introduit le concept de “marquage de conformité aux règlements techniques”. “Ce concept, explique-t-on, représente une indica- tion permettant d’attester la conformité d’un produit aux niveaux de protection fixés par les règlements techniques et le respect de toutes les procédures d’évaluation de la conformité concernant le produit.” Le projet de loi définit également le rôle que devront jouer les diffé- rents acteurs dans l’élaboration et l’adoption des règlements techniques, des normes et des procédures d’évaluation de la conformité.

L. H.

LA 3 e ÉDITION DU SALON SE TIENDRA LES 16, 17 ET 18 JANVIER 2016

La formation continue sera-t-elle sacrifiée sur l’autel de la crise ?

“L a crise financière, qui se profile pour le pays, n’est pas un obstacle au développement de la formation conti- nue en entreprise. Bien au contraire, un tel contexte

est de nature à booster ce créneau.” C’est ce qu’a indiqué le D r Ali Belkhiri, commissaire du Salon national de la formation continue, de la formation par apprentissage et du recrutement en alternance, hier, lors d’une conférence de presse tenue à la salle Zinet de l’office Riad El-Feth à Alger, en présence d’Amar Yahiaoui, vice-président de la branche BTPH de la Confédération générale du patronat (CGP), propriétaire d’une école de formation spécialisée dans les métiers du BTPH. La crise financière ne devrait pas impacter les budgets alloués par les entreprises à la formation continue de leurs employés, estime le D r Belkhiri en présentant la 3 e édition de ce salon spé- cialisé, prévu les 16, 17 et 18 janvier 2016, au Palais de la cul-

ture d’Alger et organisé par l’agence Culture Communication. Selon l’orateur, la législation algérienne est très généreuse en- vers l’entreprise en ce qui concerne la question de la forma- tion continue. Selon l’orateur, l’entreprise a le choix entre consa- crer un budget à la formation de ses employés et à défaut de payer l’équivalent sous forme d’impôt. En effet, les articles 79 et 80 de la loi n°06-24 du 26 décembre 2006, portant loi de finances 2007, font obligation aux orga- nismes employeurs de consacrer 2% de leur masse salariale an- nuelle à la formation continue, à raison de 1% au titre de la for- mation professionnelle continue et 1% au titre de la formation professionnelle par apprentissage. Et si, à la fin de l’exercice, l’entreprise n’a pas financé cette activité au profit de ses sala- riés, l’État prélèvera les 2% de la masse salariale annuelle. Ce- pendant, cette importante incitation contenue dans la législa-

tion algérienne n’a pas beaucoup fait bouger les lignes et peu d’entreprises daignent accorder de l’importance à une telle ac- tivité pourtant très utile, en ce sens qu’elle permet une mise à niveau des connaissances des employés et, par ricochet, contribue à améliorer les performances de l’entreprise elle- même. La 2 e édition du Salon national de la formation conti- nue “carrefour de la formation continue 2015”, organisée sous le haut patronage du ministre de la Formation et de l’Ensei- gnement professionnels, les 17 et 18 mars de l’année en cours, avait connu un franc succès poussant le ministre de l’époque, Noureddine Bedoui, à encenser les organisateurs pour cette ini- tiative ô combien utile pour le monde de l’entreprise. Cette deuxième édition du salon s’était déroulée avec l’appui du grou- pe Algérie Télécom (partenaire et sponsor officiel du salon).

M. R.

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déroulée avec l’appui du grou- pe Algérie Télécom (partenaire et sponsor officiel du salon). M. R.

AF

LIBERTE

Dimanche 20 décembre 2015

L’actualité en question

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CACOPHONIE AU GOUVERNEMENT, RÉFORMES ÉCONOMIQUES ET LOI DE FINANCES

Les mises au point de Sellal

Le Premier ministre, qui s’est mis à la diète médiatique depuis quelques semaines, a profité de sa sortie à Sétif pour réaffirmer son autorité en tant que chef de l’Exécutif déterminé à secouer l’immobilisme.

V isiblement ébranlé par les rumeurs sur son incapacité à avoir de l’emprise sur certains mi- nistres, notamment

celui de l’Industrie, Abdesselam Bouchouareb, ou encore par les commentaires qui ont accompagné son silence sur les péripéties qui ont entouré l’adoption de la loi de fi- nances 2016, Abdelmalek Sellal a tenu, depuis Sétif, à réaffirmer son “pouvoir” et à “défendre”, contre vents et marées, les options de l’Exé- cutif malgré les mises en garde de l’opposition sur leurs conséquences sur la paix sociale. “Le gouvernement est concentré sur l'accomplissement de sa mission et n'accorde pas d’intérêt à ce qui se dit çà et là”, a affirmé, hier, le Premier ministre à Sétif, deuxiè- me ville la plus importante du pays par sa population. En décodé, le Pre- mier ministre cherche à accréditer la thèse, qu’en dépit de quelques “ra- tés” de ses ministres et quelques ca- cophonies sur certains dossiers, l’Exécutif demeure homogène et

discipliné et qu’il applique à la lettre la feuille de route inspirée du pro- gramme du président de la Répu- blique. D’ailleurs, il ne manque pas de sug- gérer, en termes sibyllins, que les changements opérés récemment,

à la tendance mondiale ou à en subir les affres et les conséquences”, a-t-il dit dans des propos re- pris par l’APS. “Nous avons décidé de nous réformer et d'avancer, au lieu de rester dans l’immobilisme et à dila- pider nos ressources pour recourir, par la suite, à l’endettement du Fonds monétaire in- ternational (FMI)”, martèle-t-il. Comme pour soutenir que le gouvernement ne lâ- chera pas la proie pour l’ombre, Abdelmalek Sellal soutient que les mesures prises sont in- évitables. “La réorien- tation de l’économie na- tionale est une nécessité et une exigence imposée par la conjoncture éco- nomique internationa- le. Nous sommes condamnés à engager rapidement des réformes profondes pour mettre les jalons d'une écono-

mie compétitive et diversifiée, capable de sortir le pays de la dépendance aux hydrocarbures”, dit-il avant d’ajou- ter : “Les mesures prises depuis la chu- te des prix du pétrole visent à proté- ger l’économie nationale et à lui donner un nouveau souffle, tout en préservant les acquis sociaux des ci- toyens.” “L’enjeu est de faire de l’Al- gérie un pays émergent durant les

deux prochaines années. Il s’agit d'un objectif et d'un challenge qu’on doit réussir ensemble : gouverne- ment, acteurs économiques et ci- toyens”, conclut-il.

KARIM KEBIR

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allusion peut-être au “départ à la re- traite” du patron du DRS, le général- major, Mohamed Mediène, et autres événements qui agitent la scène po-

souligné que la priorité doit être don- née à l’outil de production national privé et public. “Il ne sera plus admis que des travaux de réalisation maî- trisés par les entreprises nationales soient confiés à des sociétés étrangères. Seulement les travaux nécessitant des techniques que nous ne maîtrisons pas seront confiés à des entreprises étrangères. Nous privilégierons da- vantage l’outil national et le produit national”, n’a-t-il cessé de marteler. Par ailleurs, il s’est réjoui qu’en 2015, les exportations ont baissé de 12,3% par rapport à l’année écoulée. Dans l’après-midi la délégation s’est rendue à la zone industrielle de Sé- tif pour l’inauguration d’une unité de fabrication de câbles électriques de la Sarl K Plast, une usine de pâte à papier de la Spa Faderco ainsi qu’une présentation du complexe indus- triel de production de papier tissu ainsi que l’inauguration du complexe de production de carreaux en céra- mique émaillée du groupe Khenfri, qui entrera en production dans quelques jours avec la création de pas moins de 420 postes d’emploi. Le Premier ministre a aussi suivi une présentation du projet du grand Mall pour ensuite le visiter. Ce der- nier qui ouvrira ses portes au début du mois de janvier, verra la création de 1 500 postes d’emploi dont pas moins de 350 au niveau de l’enseigne UNO. Abdelmalek Sellal a aussi pro- cédé à l’inauguration du dédouble- ment de la RN 75 sur 50 kilomètres d’Aïn Trick à la limite de la wilaya de Batna.

F. SENOUSSAOUI

Abdelmalek Sellal était hier en visite dans la cimenterie de’Aïn El-Kebira, à Sétif.

litique nationale, participent d’une volonté d’aller à des changements. Et qu’à ce titre, autant sur le plan sé- curitaire qu’économique, les Algé- riens n’ont pas à se faire de soucis malgré la crise que les autorités, sourdes aux alertes de l’opposition et après l’avoir ignorée depuis plu- sieurs mois, l’admettent désormais ouvertement. “L'État algérien maîtrise la situation. Les Algériens doivent se rassurer dé- finitivement parce que la politique du président de la République est contre l'immobilisme”, a indiqué Sellal à la presse alors qu'il inspectait le projet

d’extension de la cimenterie d’Aïn El-Kebira. À ceux qui critiquent les orientations de l’Exécutif et la loi de finances, le message étant destiné sans doute à l’opposition, Abdelmalek Sellal se veut pragmatique : “Le défi aujour- d’hui est de surmonter la crise, bâtir une économie diversifiée, forte et juste. Nous n’avons pas d’autre choix : changer et se réformer ou subir et se soumettre.” “On ne peut pas rester en marge, ni ignorer les bouleverse- ments et les transformations que connaît l’économie mondiale. Nous sommes condamnés à nous adapter

VISITE D’INSPECTION DE SELLAL À SÉTIF

Plusieurs projets inaugurés

A ccompagné d’une importan- te délégation ministérielle, le Premier ministre Abdel-

malek Sellal a entamé sa visite hier à Sétif par une visite à la cimenterie d’Aïn El-Kebira relevant du groupe Gica où il a inspecté le chantier le projet de réalisation d’une deuxiè- me ligne qui portera la production de 1,3 à 3 millions de tonnes de ci- ment par an dès octobre de l’année prochaine. Le ministre a saisi l’oc- casion pour annoncer que la poli- tique du pays qui veut sortir de l’inertie est d’exporter dès l’année prochaine. Mieux encore, Abdel- malek Sellal n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour annoncer qu’il faut respecter les délais de réalisation afin de booster la production, satis- faire la demande nationale et ex- porter. Sellal s’est aussi voulu ras- surant en disant que le gouverne- ment maîtrise la situation et que l’ar- gent qui est dans les caisses sera in- vesti à bon escient dès les prochains mois, à la réception de l’usine de rond à béton de Bétioua avec une production de 2,5 millions de tonnes par an, de celle de Belara avec 2 mil- lions de tonnes ainsi que celle d’El- Hadjar qui verra sa production pas- ser de 1 million de tonnes à 2 mil- lions de tonnes par an, l’Algérie passera du statut d’importateur au statut d’exportateur. Au deuxième point de sa visite, le premier res- ponsable du gouvernement a, lors de la pose de la première pierre du rac- cordement aval à partir du barrage d’El-Maouane dont la réalisation est confiée à une société espagnole,

L’ÉDITO

PAR OUTOUDERT ABROUS

abrousliberte@gmail.com

Réussir ensemble

P ourquoi attendre jusqu’à se retrouver forcé et condamné pour se dé- cider à envisager des réformes profondes ? La promesse en avait été faite aux Algériens en avril 2011 par le président de la République. Quatre

Aujourd’hui, de Sétif où il effectue une

visite d’inspection, le Premier ministre, contraint et forcé par la

chute du baril, avoue que le temps est précieux et que l’endettement à l’international sera incontournable si rien n’est fait dans l’immédiat.”

ans plus tard. Quatre ans de retard pour une économie obsolète, malgré la sonnette d’alarme qui était tirée de toutes parts. Aujourd’hui, de Sétif, où il effectue une visite d’inspection, le Premier ministre, contraint et forcé par la chute du baril, avoue que le temps est précieux et que l’endettement à l’international sera incontournable si rien n’est fait dans l’immédiat. Il ap- pelle donc le gouvernement, les acteurs économiques et les citoyens à “réus- sir ensemble”. Il faut lui reconnaître ce courage de placer l’acteur écono- mique au cœur des débats et enfin le considérer comme la seule bouée de sauvetage pour une économie fossilisée dans les hydrocarbures. Mais, en- core une fois, entre le discours volontariste et la réalité du terrain, il y a un fossé encore difficile à combler même avec l’arrivée de textes réglemen- taires qui ne sont d’aucune utilité s’ils ne sont pas traduits dans les faits sur le terrain. À titre d’exemple, des instructions fermes ont été données aux walis, lors de leur dernière réunion à Alger, pour attirer les investisseurs chez eux. La plupart se sont empressés de revêtir le costume de commer- cial pour donner suite aux ordres du chef du gouvernement. Mais que peut la bonne volonté d’un wali quand un acte de concession devient un par- cours du combattant, une zone industrielle promise, une simple chimère. La cause des blocages se niche dans des départements ministériels où chaque ministre veut tout placer sous son contrôle et sa compétence pour mieux redistribuer les facilitations, selon les accointances, d’une part et l’art de se maintenir aux commandes, d’autre part. La logique voudrait que l’on fas- se preuve de discipline au sein d’une équipe en mer démontée. Ce n’est vi- siblement pas le cas quand certains ministres disent une chose et son contrai- re, contredisent un collègue et mieux parfois, le chef d’orchestre, lequel pré- fère tacler l’opposition et ménager son Exécutif. n

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L’actualité en question

Dimanche 20 décembre 2015

LIBERTE

EXAMEN DE L’AVANT-PROJET DE LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION EN CONSEIL RESTREINT

Le RCD dénonce des calculs de pouvoir

Le conseil national du RCD, réuni ce vendredi en session ordinaire, à Alger, rappelle que “toute Constitution pérenne doit émaner, non pas de consultations restreintes et obéissant à des calculs de pouvoir, mais d’un consensus issu d’un large débat public”.

U n large débat pu- blic qui, seul, aux yeux du Rassem- blement pour la culture et la démo- cratie, “traduit l’as-

piration de la majorité du peuple al- gérien à édifier un État moderne, dé- mocratique et social”. Raison pour laquelle, “les préparatifs pour une énième Constitution”, n’inspirent pas confiance au RCD qui rappelle que “la situation poli- tique régionale et internationale dé- montre, une fois de plus, que l’élabo- ration de ce texte fondamental doit avoir pour objet de garantir l’équi- libre des pouvoirs et l’indépendance de la justice, la promotion de la ci- toyenneté, la sécurité nationale et

l’ouverture sur l’espace nord-afri- cain”. Il serait donc “vain d’imposer à la nation des référents et des visions aussi iniques que sectaires”, est-il noté dans le communiqué qui a sanction- né la session ordinaire du conseil na- tional du parti. Le secrétariat national du RCD a également constaté que “la crise de légitimité du pouvoir en place, sym- bolisée par des luttes ouvertes au sein des institutions, déteint sur toute la vie publique et plombe le fonctionne- ment habituel de l’ensemble des or- ganes de l’État”. Et ce, est-il souligné dans le même document, “pendant que le pays file droit vers une failli- te financière, les décideurs du mo- ment n’ont pour remède qu’un pro- gramme d’austérité pénalisant de

larges couches de la population et maintenant outrageusement les pri- vilèges des clientèles et du train de vie de l’État”. Plus grave encore, le Ras- semblement estime que “le choix d’opérer des coupes sombres dans les investissements publics et l’annula- tion de projets structurants déjà pro- grammés hypothèquent pour plu- sieurs années le retour à une croissan- ce économique et l’atténuation du problème du chômage qui touche par- ticulièrement la jeunesse”. Par ailleurs, le RCD relève que “le discrédit du système qui a régenté la vie des citoyens pendant des décen- nies est sans appel, et confirme que les chapelles du régime se sont érigées loin de la défense de l’intérêt général”. Ce pourquoi le parti de Mohcine Be-

labbas dénonce “des acteurs poli- tiques éjectés des centres de décisions (qui) polluent la scène médiatique pour à la fois sauvegarder leur in- fluence et brouiller le combat de l’opposition pour l’avènement d’une transition démocratique”. Le RCD cite, à titre d’exemple, “l’exploitation politicienne de l’adoption de la loi de finances 2016 alors que le pays a be- soin d’un vrai débat sur l’absence de stratégie économique”. Aussi, est-il noté, “l’interpellation pu- blique et sélective de la justice par des notables du système suggère en filigra- ne que jusque-là l’appareil judiciai- re fonctionnait selon les normes édic- tées par le droit”. Le RCD, qui consi- dère que “tous les citoyens algériens doivent être égaux devant la loi”, rap-

pelle, à cet effet, “le sort réservé aux patriotes, aux centaines de cadres li- vrés à une justice implacable et ins- trumentalisée et les milliers d’Algé- riens qui n’ont pas eu la chance de franchir les portes de la police poli- tique pour être jugés par-devant les juridictions compétentes”. Enfin, le RCD estime que “la récen- te adoption de la loi sur la crimina- lisation de la violence faite aux femmes ne peut être assimilée à une volonté de rétablir la femme algérien- ne dans sa pleine citoyenneté”. Pour le rassemblement “seule l’abrogation du code de la famille consacre l’éga- lité devant la loi et parachève le combat du peuple algérien pour re- couvrer sa liberté”.

MEHDI MEHENNI

MEETING POPULAIRE D’AMARA BENYOUNÈS À SKIKDA

Un soutien sans faille au président de la République

L ors du meeting populaire qu’il a animé, hier, à Skikda, le secrétaire général du parti du Mouvement populaire algérien

(MPA) n’a pas perdu de sa ferveur pour dé- fendre bec et ongles le président de la Répu- blique et les dernières décisions du gouverne- ment contenues dans la loi de finances 2016. L’essentiel de son discours a, en effet, été axé sur le soutien inconditionnel au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, tout en fustigeant l’opposition. Pour Amara Benyou-

nès, le président de la République restera à son poste jusqu’à la fin de son mandat avec ou sans le consentement de l’opposition. Il a refusé l’idée de douter des capacités du Pré- sident à gérer le pays considérant que le principal est sa capacité mentale et non phy- sique. “La preuve est la réception de délégations étrangères à chaque fois”, souligne-t-il tout en appelant à ne pas toucher à l'intégrité du Pré- sident, “lui qui est un moudjahid avant tout et qui ne peut trahir le peuple, lui qui l'a défen-

du avant et qui a passé toute sa vie ensuite pour la construction de l'État algérien”, arguera Amara Benyounès. Dès lors, il a réitéré le soutien de son parti concernant la création d’une commission nationale indépendante pour le contrôle des élections pour assurer le droit au peuple d’exercer son libre choix. Le secrétaire géné- ral du MPA appellera l’élite politique à plus de réserve et à ne pas critiquer les décisions de jus- tice s'ils veulent construire un État démocra-

tique. Il a aussi considéré que le pays a réus- si à surpasser le piège du Printemps arabe tout en refusant un retour de la décennie noire. Concernant la crise économique qui pointe le leader du MPA a appelé le peuple à encoura- ger le gouvernement à initier d’autres réformes économiques d'autant plus que les experts ont assuré que le pays dispose de réserves finan- cières pour éviter la crise pendant quatre autres années.

A. BOUKARINE

LE PRÉSIDENT DU FRONT DU CHANGEMENT CRITIQUE LA MÉTHODE DE L’EXÉCUTIF

Menasra : “Le message parvenu au citoyen est dangereux”

A bdelmadjid Menasra, prési- dent du Front du change- ment, a déclaré hier, à Oum

El-Bouaghi, qu’“aujourd'hui, le gou- vernement n'a pas les capacités de gérer l'économie avec un baril à 40, 45 ou même à 50 dollars”. S'exprimant en marge d'un meeting de soutien à l'intifada d'Al-Aqsa, or- ganisé à la maison de la culture Nouar-Boubakeur, Menasra dira, à propos de la loi de finances 2016, que

“le gouvernement a fauté, non pas dans les articles mais dans la maniè- re de faire. Il n'a pas réalisé que l'époque a changé ; il y a une crise fi- nancière et économique qui va se ré- percuter sur le pouvoir d'achat du ci- toyen” précisant qu'“il (le gouverne- ment) aurait dû prendre cela en considération plus que les investis- seurs, les hommes d'affaires et les budgets”, ajoutant que “le message parvenu au citoyen est très dangereux

en ce sens qu'avant même l'adoption de la loi de finances, les prix ont aug- menté, le message, qui a été transmis au peuple, est celui de la peur, de la panique”. Selon lui, “le gouvernement aurait dû dialoguer avec l'opposition, les lois doivent se faire avec un consensus et non pas seulement avec une majori- té, parce que la majorité ne fabrique pas la réalité, elle les fait passer au Parlement”. Évoquant la question de

la privatisation en Algérie, il fera sa- voir que “la loi sur la privatisation existe en Algérie depuis 20 ans, la crainte, a-t-il dit, est lorsque les gens voient des rapports entre le gouver- nement et les hommes d'affaires avec une suspicion de dépravation”. Et d’ajouter : “Si la dépravation dis- paraît de l'Algérie, nous n'aurons be- soin ni d'austérité ni de rationalisa- tion. La crise est le produit de la mau- vaise gestion et de la dépravation.”

Revenant à la question palestinien- ne le président du Front du change- ment avancera que les USA, qui soutiennent Israël, transforment la victime en bourreau et le bourreau en victime expliquant que “nous vi- vons le temps de la peur de l'islam, des agressions sur les musulmans et de l'islamophobie”.

B. NACER

HAMANA BOUCHERMA À BLIDA

“Le SG du FLN doit s’excuser devant le peuple algérien”

H amana Boucherma, président du Parti de la jeunesse, a affir- mé, hier à Blida, que “Amar

Saâdani doit s’excuser devant le peuple algérien pour avoir déclaré à une chaî- ne de télévision privée qu’il faut aban- donner la cause sahraouie”. Des propos que M. Boucherma a qua- lifiés de “trahison”, estimant que la cause du Sahara occidental est un prin- cipe immuable de l’État et du peuple al- gériens. “La position de l’Algérie vis-à- vis de la cause du Polisario est claire de- puis des années”, a-t-il lancé, invitant le président de la République à agir contre

les propos du SG du FLN. Il a, par ailleurs, exclu toute alliance avec les par- tis de l’opposition, surtout ceux de la CNLTD, arguant que des responsables de ces partis ont participé avec le pou- voir actuel et avec cette coordination. “Ils veulent blanchir leur passage dans la gestion catastrophique de l’État”. Il a également critiqué la gestion du gouver- nent actuel le qualifiant de “pire des gou- vernements qu’a connus l’Algérie depuis l’Indépendance”. Il a mis en exergue les contradictions des ministres du Commerce, de l’Industrie et des Finances sur l’inflation, tout en

mettant en garde contre le risque que la situation économique du pays de pro- voquer l’explosion sociale même si le gouvernement continue à acheter la paix sociale à travers les programmes de logements et la création de projets fic- tifs. Pour ce qui est de la loi de finances 2016, M. Boucherma estime que l’article 66 provoquera la faillite des grandes entre- prises publiques qui sont, selon lui, dans le viseur de certains hommes d’affaires qui veulent les accaparer depuis des an- nées.

K. FAWZI

DANS UNE INSTRUCTION ADRESSÉE AUX INSTANCES DU PARTI

Amar Saâdani décide d’exclure les candidats “rebelles” du FLN

n Dans une instruction adressée aux instances du parti, le secrétaire général du FLN, Amar Saâdani a menacé “les candidats libres du FLN” d’exclusion du parti. Les élus désobéissants qui se portent sur d’autres listes pour les élections sénatoriales seront exclus conformément aux dispositions 30, 31 et 32 du règlement intérieur du parti, avertit le SG du FLN. “Certains élus n’ont pas respecté les règles de la démocratie instaurées pour les primaires sénatoriales, et ont décidé de se présenter aux sénatoriales hors du cadre légal, ce qui est contraire aux statuts du FLN”,

souligne l’instruction qui précise qu’ils seront définitivement exclus du parti. La même menace pèse également sur les élus qui s’aventureraient à voter pour des candidats autres que ceux du parti. De nombreux cas de dissidence ont été enregistrés dans certaines wilayas notamment du Centre où des responsables ayant échoué aux primaires se sont alignés aux côtés d’autres partis, principalement le RND. C’est le cas d’une wilaya du Centre où des élus locaux ont ouvertement porté leur choix sur le candidat du RND.

M. T.

LIBERTE Dimanche 20 décembre 2015

LE RADAR

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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RACHID ARHAB, KARIM BOUHASSOUN, XAVIER DRIENCOURT, NACER SAFER

Quatre voix, quatre profils entre la France et l’Algérie

n Une rencontre improbable. Dans quel autre

pays que la France aurait-elle pu avoir lieu ? Un ancien ambassadeur de France à Alger (Xavier Driencourt), un sans-papiers venu d’Algérie voilà plus d’une décennie (Nacer Safer), un en- fant de banlieue devenu conseiller technique et qui a acquis la double nationalité française et algérienne (Karim Bouhassoun), un journaliste de télévision bien connu des Français, né lui aussi en Algérie (Rachid Arhab). Chacun à sa manière témoigne d’une quête de fraternité bienvenue dans une France qui doute d’elle- même, de son identité et de ses lendemains. De leur dialogue chaleureux est née cette réflexion commune. On y agite bien des sujets sensibles : le décala- ge criant entre les élites et le peuple, la misère des banlieues et la carence des politiques, l’is- lam et la laïcité, l’avenir du vivre-ensemble dans un monde bouleversé… Le tout sur fond de ce passé commun tissé entre la France et l’Algé- rie, souvent douloureux, toujours passionné.

et l’Algé- rie, souvent douloureux, toujours passionné. IL RETRACE LE PARCOURS ET L’ŒUVRE DU MAÎTRE Saïd

IL RETRACE LE PARCOURS ET L’ŒUVRE DU MAÎTRE

Saïd Sadi écrit un livre sur Cherif Kheddam

n Saïd Sadi est sur un projet d’écriture d’un livre sur le maître de la chanson kabyle, le dé- funt Cherif Kheddam. D r Sadi se charge de res- tituer dans un ouvrage qui sera édité prochai- nement le parcours et l’œuvre de l’artiste de- venu un repère pour des générations entières. L’auteur de Bgayet telha est considéré par l’ancien président du RCD comme un “citoyen militant aux convictions politiques inébran- lables”. Cherif Kheddam, qui était fonctionnaire à la Chaîne II de la Radio nationale, avait beau- coup aidé les jeunes militants berbéristes du- rant les années 1970, témoigne Saïd Sadi.

Radio nationale, avait beau- coup aidé les jeunes militants berbéristes du- rant les années 1970, témoigne

CONSÉQUENCE DE L’INSÉCURITÉ

Fermeture de près de la moitié des hôtels en Tunisie

n

Près de 48% des hôtels classés en Tunisie,

(71%), Tozeur, Nefta, Douz et Kébili (64%)

soit 270 sur un total de 570 entreprises hô-

et Monastir (62%). Tunis, la capitale, est la

telières, étaient fermés au 15 décembre 2015,

moins touchée avec 7 entreprises hôtelières

a

révélé vendredi l'Observatoire du secteur

fermées sur un total de 73 hôtels. Sur les 253

touristique de la Confédération des entre- prises citoyennes de Tunisie (Conect). La Tu- nisie compte 823 entreprises touristiques, dont 570 hôtels classés et 253 résidences al-

hôtels non classés, représentant 11 407 lits sur un total de 24 297 lits, 61 (24%) étaient fer- més au 15 décembre 2015. Selon la Conect, certains hôtels classés vont rouvrir provisoi-

ternatives. Les régions touristiques balnéaires

rement au cours de la deuxième moitié du

et

sahariennes sont les plus touchées, indique

mois de décembre en prévision des vacances

la

Conect qui précise que plus de la moitié des

d'hiver et des fêtes de fin d'année, mais re-

hôtels ont été fermés, notamment à Mahdia

fermeront leurs portes début janvier 2016.

SIDI BEL-ABBÈS

Un pylône électrique HT au milieu d’une rue très fréquentée

n L’image de ce pylône élec- trique de haute tension érigé au milieu d’une rue très fréquentée du quartier Larbi Ben M’hidi (ex-Gambetta) est frappante et donne une image hideuse. Depuis des dizaines d’années, aucun ef- fort n’a été fourni pour le dépla- cer. Qu’attendent les services de Sonelgaz pour le faire et éviter des accidents ?

de Sonelgaz pour le faire et éviter des accidents ? LA FAMILLE BELABBAS MOKRANI DE DJELFA

LA FAMILLE BELABBAS MOKRANI DE DJELFA EN EST VICTIME

Une expro- priation devenue spoliation

n La famille Belabbas Mokrani de Djelfa ne sait plus à quelle autorité se vouer. Expropriée une première fois pour cause d’utilité publique, ses terrains (environ 20 ha) furent attribués à des particuliers. Insistant sur son droit à une compensation, les services de la wilaya de Djelfa, par décision d’attribution, lui ont affecté en 2009 une partie de terrains en exécution d’une décision du Conseil d’État. Toutefois, au moment où cette famille attendait la réception de son livret foncier, elle a été surprise par le fait que le même terrain a fait l’objet d’un cahier des charges relatif au lancement, en 2013, d’un projet de construction public, entraînant une seconde expropriation de toute la famille. La famille Mokrani interpelle le ministre de l’Intérieur sur cette situation qualifiée de déni de justice doublé d’un arbitraire.

CHALEUREUSEMENT ACCUEILLI PAR LA POPULATION

Hacène Lalmas honoré à Azeffoun

PAR LA POPULATION Hacène Lalmas honoré à Azeffoun n Le grand footballeur al- gérien Hacène Lalmas,

n Le grand footballeur al- gérien Hacène Lalmas, ori- ginaire de la région d’Azef- foun, a été honoré hier au stade d'Azeffoun par les dirigeants de l'ESA et les autorités locales. Malgré son âge et son état de san-

té, Lalmas, ce joueur de légende qui a fait les beaux jours de l’équipe nationa- le et du CRB dans les an- nées soixante-dix, a ap- précié cet accueil populai- re dans la région de ses ancêtres.

ASSOCIATION DES ANCIENS CONDAMNÉS À MORT 1954-1962

Mustapha Boudina “condamné” à quitter le poste de président

n À la tête de l’organisation depuis 2004, Mustapha Bou- dina, président de l’Association des condamnés à mort 1954-1962, devait logiquement quitter son poste en 2012, suite à la création de son parti politique, le Mouvement des citoyens libres (MCL). Non seulement parce que la loi sur les associations, promulguée la même année (2012), lui in- terdit de cumuler les deux postes de président à la fois de l’association et du parti, mais aussi parce qu’il est contes- té par la majorité des membres de l’Association des condamnés à mort. En effet, il est aujourd’hui contesté par la majorité des membres du bureau et du conseil national qui le qualifient d’“indu-occupant”.

ARRÊT SUR IMAGE

VU À Alger

À OUED KNISS, DES TOILETTES PUBLIQUES DANS UN ÉTAT DE DÉSOLATION.

Amrani/Liberté
Amrani/Liberté

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L’actualité en question

Dimanche 20 décembre 2015

LIBERTE

LES AUTORITÉS S’ENGAGENT À LEUR FACILITER L’ACCÈS AU FONCIER POUR DÉVELOPPER LE TOURISME

Turquie : le gouvernorat d’Ordu courtise les investisseurs arabes

Le (Vali) gouverneur de cette province Irfan Balkanlioglu a assuré que des dispositions sur le plan administratif sont prises pour faciliter l’investissement, notamment dans le secteur du tourisme.

S i les principales villes côtières de la Turquie, telles qu’Istanbul, Antalya ou encore Izmir ne sont plus à pré- senter aux touristes du monde qui s’y rendent par milliers chaque été, peu sont ceux qui osent s’aventurer

du côté de la mer Noire qui regorgent pour- tant de sites splendides et souvent encore vierges. Mais

également de villes aux his- toires aussi pas-

sionnantes que mystérieuses. Ordu, l’une des 81 provinces que compte le pays du légendaire Mustafa Kemal

Atatürk, divisée en 19 districts, (c’est en turc, l’équivalent de circonscription administrati- ve), en est une. Paradis de la mer, des montagnes, des lacs et

de plaines fertiles, Ordu est aussi la capitale

turque de la noisette qui fait la fierté de ce pays classé premier producteur et exportateur au monde avec une récolte avoisinant les 500 000 tonnes par an. Soit quelque 75% de la production mondiale.

La province reste néanmoins encore relative-

ment pauvre en matière d’investissements dans le secteur du tourisme.

Ce secteur étant aussi important pour l’écono-

mie du pays que l’industrie et l’agriculture.

Les autorités locales, à leur tête le préfet ou gou- verneur, (vali, en turc), en sont conscientes et

ne comptent surtout pas rester immobiles face

à cette situation. Pour y remédier, plusieurs projets ont été lan- cés ces dernières années. Ils concernent l’in- frastructure de base. Certains projets sont déjà livrés tels que l’aé- roport et la route express reliant Ordu à Sam- sun, (environ 150 km). Dans sa quête d’inves- tissements directs étrangers (IDE), la préfec- ture d’Ordu courtise désormais les opérateurs des pays arabes, aussi bien richissimes hommes d’affaires des pays du Golfe que ceux du Maghreb. C’est dans cette optique que la pré- fecture d’Ordu a invité une délégation de jour-

De notre envoyé spécial à Ordu, Turquie :

FARID ABDELADIM

Liberté
Liberté

Le gouverneur Irfan Balkanlioglu en conciliabule avec un journaliste saoudien.

nalistes de quasiment tous les pays arabes à un séjour d’une semaine, du 5 au 11 novembre dernier. Ce séjour promotionnel, chargé de vi- sites guidées dans l’essentiel des sites, encore vierges, que recèle cette province qui longe la mer Noire sur des dizaines de kilomètres, a été rendu possible grâce au concours également d’opérateurs locaux. “Effectivement, il y a en- core un manque en matière de certaines infra- structures notamment les hôtels et les complexes touristiques”, reconnaît le préfet d’Ordu, İrfan Balkanlioğlu, mais qui promet de “remédier à cette situation d’ici au plus tard une année”. Il indique, à ce titre, qu’“il y a des investisseurs arabes qui s’engagent d’ores et déjà à réaliser un certain nombre de projets”. Dans son appel lancé à la direction des opé- rateurs des pays arabes, il rassure que le gou- vernement de son pays a pris des dispositions pour faciliter la tâche aux investisseurs étran-

gers. Il en veut pour preuve l’abolition récen- te de l’ancienne loi qui interdisait l’achat du foncier aux investisseurs étrangers. “Avant, les hommes d’affaires étrangers n’étaient pas très intéressés car il y avait une loi qui leur inter- disait d’acheter des terrains, mais celle-ci vient d’être abolie”, a-t-il confirmé. Se réjouissant de la réalisation d’un nouveau réseau routier et de l’aéroport ultramoderne de sa ville, une infrastructure flottante sur les eaux de la mer Noire, le préfet d’Ordu mise, par ailleurs, sur l’ouverture prochainement de nouvelles lignes directes vers plusieurs pays arabes. Un premier vol direct d’Ordu vers l’Arabie saoudite est déjà programmé, assure-t-il. La préfecture d’Ordu compte également sur la venue des chaînes hôtelières internationales telles que Sheraton et Hilton dont l’ouvertu- re des premiers établissements est attendue

dans les prochains mois. L’enthousiasme du préfet est partagé par les collectivités locales, mais aussi par les opérateurs locaux à l’instar de Zekai Gül, qui, avec sa collaboratrice Nimet Çobanoğlu, s’est démené, tout au long du sé- jour, pour “vendre” l’image de sa région aux investisseurs étrangers notamment à ceux des pays arabes. “Notre région est encore qua- siment vierge en matière d’investissements dans le secteur du tourisme. Et la volonté des autorités pour développer ce secteur est plus que jamais affirmée. La diversité et la beauté des sites que recèle notre région sont davantage en- courageantes. Et comme le marché turc est ou- vert aux investisseurs étrangers, nous comptons beaucoup notamment sur nos frères arabes, de quelque pays qu’ils soient, du Maghreb au Moyen-Orient, pour venir profiter de cette op- portunité. Ils auront toutes les facilités pour s’y installer”, a-t-il promis. Il faut dire que le gouvernement d’Erdogan a pris la mesure, il y a déjà quelques années, d’en- courager la venue des IDE pour consolider da- vantage l’économie nationale, et ce, à travers notamment la mise en place de l’agence gou- vernementale de soutien et de promotion des investissements. Un organisme lié directement au Premier mi- nistère. Le rôle de cette agence, explique son premier responsable, Mustafa Göksu, est “l’accompa- gnement de tout investisseur étranger tout au long du processus que peuvent durer les dé- marches nécessaires pour son installation”. L’intérêt que porte la Turquie aux investisseurs arabes, notamment ceux des pays du Golfe, ne serait pas motivé uniquement par le volet éco- nomique. Depuis l’arrivée au pouvoir, en 2002, du Par- ti islamiste de la justice et du développement (AKP), de Recep Tayyip Erdoğan, le rappro- chement avec les pays arabes semble aussi être idéologique. Cela fait déjà quelque temps que ce pays aux “mille minarets” est tourné vers la Qibla…

F. A.

UN CINQUIÈME DÉCÈS ENREGISTRÉ À CHRÉA (TÉBESSA)

Une cellule de crise et une commission d'enquête installées

U n cinquième décès dû aux complications des mêmes symptômes de grippe que

ceux enregistrés précédemment dans

cette région a concerné, avant-hier,

un homme de 41 ans, apprend-on de

source hospitalière. Ce qui porte le nombre de décès à

a été installée au siège de la wilaya pour suivre de près les développe- ments de ce phénomène. Par ailleurs, nous apprenons qu’une commission d'enquête ministériel-

le a été dépêchée à l'hôpital de Che-

ria pour enquêter sur les décès en- registrés et vérifier si la prise en char-

COMMUNIQUÉ

La direction et le syndicat de Djezzy signent la convention collective

5 depuis l'apparition du premier cas, il y a un mois, dans la commu- ne de Chréa, à 45 km du chef-lieu de wilaya. Face à la panique qui s’est emparée des habitants et des responsables, une cellule de crise dirigée par de hauts responsables et des médecins

ge des patients s’est faite convenable- ment. Les rumeurs les plus folles circulent toujours quant à l’origine de la ma- ladie, malgré les assurances du mi-

nistre de la Santé, M. Boudiaf, qui a confirmé qu'il s’agit d'une grippe sai- sonnière selon les premiers résultats

d’analyse du laboratoire Pasteur à Alger. Il a ajouté que les personnes décédées n'ont pas été vaccinées contre la grippe cette année. Le DDS de Tébessa persiste à dire qu’il ne s’agit pas de grippe aviaire ou porcine.

RACHID G.

L a direction générale de Djezzy, représen- tée par son président exécutif, Vincen-

zo Nesci, et le partenaire social, représen-

té par Hichem Khichane, ont le plaisir d’an-

noncer la conclusion avec succès de la conven- tion collective et de l’accord salarial.

La

signature de cet accord s’est déroulée, jeu-

di

17 décembre, au siège de l’entreprise, sis à

Dar El-Beïda, en présence des représentants

de la Centrale syndicale, du Fonds national

d’investissement (FNI) et des cadres de l’en- treprise, et ce, dans un climat empreint de sé- rénité. La convention collective définit un certain

nombre de droits et de devoirs des travailleurs conformément à la législation en vigueur. Conscient de son rôle dans le redéploiement de Djezzy et dans l’adhésion des employés à la stratégie visant le retour de la croissance et de la prospérité pour le bien de l’entreprise et de tous ses travailleurs, le partenaire social s’est distingué par un sens élevé de responsabilité dans la conduite des négociations. Dans cette phase cruciale que traverse la compagnie, la direction et le partenaire social partagent le souci mais également l’objectif d’assurer la cohésion et le bien-être de la fa- mille Djezzy afin de mieux se concentrer sur

le projet de la relance, de la croissance et de la transformation. Le partenaire social considère que c’est une première qui en appelle d’autres afin de res- serrer les liens et rassurer sur la pérennité de l’emploi et la volonté de l’entreprise de veiller à ce que les droits des travailleurs soient de plus en plus renforcés. De son côté, Vincenzo Nesci a salué l’esprit de sérénité et de responsabilité qui a caractérisé ces négociations et qui a permis d'aboutir à ce résultat qui consolide davantage la société. Il a remercié également les actionnaires ain- si que les autorités qui ont suivi avec attention

le processus des pourparlers qui ont permis la signature dans les meilleures conditions de la convention collective. Pour sa part, le partenaire social a remercié la direction pour sa disponibilité à accélérer les discussions pour faire aboutir cette convention, ainsi que M me Imane Houda Feraoun, ministre des Postes et des Technologies de l’informa- tion et de la communication, l’UGTA, à sa tête Abdelmadjid Sidi-Saïd, Ahmed Guettiche et Choulak Mohamed et toutes les parties qui ont contribué de près ou de loin à la réussite des négociations sociales.

LIBERTE

Dimanche 20 décembre 2015

L’actualité en question

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PLAN D’ÉMERGENCE DE L'ÉCONOMIE ALGÉRIENNE SOUMIS PAR LE FCE

“Irréaliste”, selon Akli Moussouni

Cette batterie de mesures “salvatrices” pour l’économie algérienne, selon M. Haddad, est pourtant décriée par des experts économiques, à l’instar d’Akli Moussouni, économiste et expert en développement, qui, décortiquant ce “plan de sauvetage”, l’a d’emblée qualifié de “marché de dupes” et de “vaste supercherie” en raison des mesures “irréalistes” et “superficielles” qu’il propose.

L e Forum des chefs d'en- treprise (FCE) a, récem- ment, soumis au gou- vernement une série de mesures censées “contri- buer à l'émergence de

l'économie algérienne”. Le président du FCE, Ali Haddad, avait expliqué que ces propositions, “fruit d’une concertation maturée” entre les dif- férents acteurs économiques du pays, devraient permettre d’atteindre un taux de croissance de 8%, créer 60 000 entreprises par an, “relancer” les secteurs du BTP, l’agriculture et les services, la création de 2 millions d’emplois, la réduction de la facture d’importation de 15 milliards de

dollars, assurer la sécurité alimentaire par la concession aux producteurs privés de 10 000 à 100 000 hectares de surfaces agricoles… à l’horizon

2020.

Cette batterie de mesures “salva- trices” pour l’économie algérienne, selon M. Haddad est pourtant décriée par des experts économiques, à l’ins- tar de M. Akli Moussouni, écono-

D. R.
D. R.

miste et expert en développement, qui, décortiquant ce “plan de sauve- tage”, l’a d’emblée qualifié de “mar- ché de dupes” et de “vaste superche- rie” en raison des mesures “irréalistes” et “superficielles” qu’il propose. Concernant le taux de croissance

Ali Haddad, président du FCE.

“préconisé” à 8%, sachant que les pays développés peinent à atteindre 1%, cet expert estimera qu’il est “farfelu” parce que, selon lui, “aucun pro- gramme de diversification de l’éco- nomie n’est engagé à ce jour ! (…) on ne fait que prendre des mesures de ré-

NOUREDDINE BOUDERBA ET MAHMOUD RECHIDI, PORTE-PAROLE DU PST, ANIMENT UN DÉBAT SUR LE PLF 2016

Les arguments du gouvernement battus en brèche

I nvité d’un débat organisé par le PST, Noureddine Bouderba, syndicaliste et spécialiste des questions so- ciales, s’est employé, hier, une heure durant, à dé-

monter les arguments utilisés par le gouvernement pour la suppression des transferts sociaux. Autant d’éléments, sur lesquels le Parti socialiste des travailleurs (PST) es- compte construire le contre-discours ou le projet d’al- ternative politique. Lors de son intervention préliminaire, Mahmoud Rechidi, SG du PST, a estimé d’abord que la nouvelle orientation libérale du pays n’a pas commen- cé avec l’actuel gouvernement mais avec la politique de l’infitah qui remonte aux années 1990. Selon lui, la LF 2016 vise à liquider le secteur public, en procédant à l’ou- verture du capital des grandes entreprises et remet en cause, même partiellement, les transferts sociaux. Et ce, d’une façon légale, à travers la loi de finances qui fait par- tie de tout un dispositif qui inclut le code du travail, la loi sur la santé et le code des investissements. Aussi, dit- il, “la révision de la Constitution annoncée est le cou- ronnement de ces mutations”. il a argué que l’enjeu n’est pas tant dans la révision des mandats présidentiels mais dans la “constitutionnalisation de cette orientation, c’est-à-dire le basculement économique libéral qui est por- teur d’un grand danger, en ce qu’elle porte atteinte à l’es- poir sur lequel étaient bâtis le mouvement national et l’In- dépendance nationale qui étaient aussi contre l’exploi-

tation sociale et pour l’égalité”. Pour l’orateur la loi de finances intervient dans un processus d’événements qui date depuis des années. Un constat largement partagé par Noureddine Bouderba, qui en a voulu pour preu- ve, l’annonce d’un texte plus grave encore, à savoir le code des investissements qui entre dans le perspective de tout privatiser en Algérie. Déjà que la LF 2016 n’est pas en- core promulguée que l’on nous annonce la décision du gouvernement de remettre en cause progressivement les transferts sociaux dans le cadre de la protection socia- le en Algérie, qu’il s’agit de remplacer par des transferts ciblés, parce que, d’après eux, ces transferts généralistes ou universalistes ne sont pas efficaces, affirme l’orateur. Plus grave encore, il pense que la déclaration du FCE, selon laquelle “les transferts sociaux tels qu’ils sont pra- tiqués en Algérie ne profitent qu’aux riches”, émanerait réellement des institutions financières internationales, notamment la Banque mondiale et le FMI. L’expert de- vait battre en brèche les arguments selon lesquels, la sup- pression des transferts sociaux était nécessaire pour en- diguer la surconsommation et la contrebande, en esti- mant, études à l’appui, que les mesures universalistes ré- duisent davantage la pauvreté que les programmes ci- blant directement les pauvres. Il proposera à la place une stratégie de mobilisation des ressources.

A. R.

duction de la facture d’importation, du soutien de l’État et de fiscalité nou- velle, en vue de gonfler la trésorerie”, d’une part. En outre, avec la crise éco- nomique, le pays a perdu 50% de ses recettes pétrolières. S’agissant des prévisions de création de 60 000 en- treprises par an, M. Moussouni es- timera que la proposition “ne fera que compliquer la situation”, parce que la situation de l’économie algérienne est due essentiellement à 3 facteurs : le morcellement du potentiel écono- mique, l’absence totale d’organisation autour des produits et l’intervention de l’État, à travers des agrégats dis- persés. Selon lui, la priorité est de “re- médier à ces tares avant de penser à créer de nouvelles entreprises”. Au su- jet de “la relance” de l’agriculture, des services et du BTP, il indiquera que cette mesure est “illusoire”, précisant qu’il faudrait “neutraliser les poli- tiques qui ont conduit à la dilapida- tion du potentiel humain, des sa- voir-faire collectifs, des vocations des territoires, des mécanismes de soutien de l’État à l’emploi, érigés en assista- nat”. “Même le coiffeur du coin est soutenu par l’État à travers le pré-em- ploi pérennisé”, ironise l’économiste. Interrogé sur la mesure liée à la co- ordination entre le FCE et l’Ansej, il répondra que “le FCE en tant que tel ne peut intervenir nulle part” avant de se demander : “Les mécanismes de l’Ansej et de la Cnac, dont les mon- tants accordés ne peuvent servir qu’à

acquérir des outils de service, quelle re- lation auront-ils avec le FCE, qui veut s’inscrire dans la logique de dévelop- pement des richesses ? Rien”, selon lui. Sur la mesure de dépénalisation de l’acte de gestion, notre interlocu- teur considère que “c’est l’inaction qui pose problème”, et d’expliquer : “On en a vu des responsables qui n’ont pas fait bouger d’un iota le contexte pour lequel ils étaient désignés, durant leur mandat (…) avec 800 milliards de dollars, perdus et non fructifiés, il n’y a pas de raison de faire davantages d’erreurs.” Sur la prévision de ré- duction de la facture d’importation de 15 milliards de dollars, d’ici à 2020, l’expert est catégorique : “Le FCE ne fait part d’aucune stratégie claire et précise à mettre en œuvre dans son do- cument. C’est uniquement de la phra- séologie”, tout en reconnaissant que “les propositions du FCE sont, certes, positives, mais insuffisantes pour ser- vir de plateforme de travail pour re- démarrer les secteurs de l’industrie”. Enfin et s’agissant des mesures pour booster les exportations hors hy- drocarbures, il indiquera que“ce n’est pas pour l’immédiat. Car, selon lui, nos producteurs ne sont pas préparés et que l’Algérie ne s’est pas construit un marché national normalisé.” Un handicap qui l’empêche d’adhérer dans l’immédiat à l’OMC, de profi- ter des accords d’association avec l’UE et la Zone arabe de libre-échan- ge (Zale).

RAMDANE BOURAHLA

1 er SALON NATIONAL ALGÉRIEN DU CONSULTING

“L’intelligence, une source durable”

n Le premier Salon national algérien du consulting (Snag) s’est ouvert samedi à Alger au Palais de la culture avec la participation d’une cinquantaine d'exposants, représentants d'entreprises nationales des secteurs public et privé. Cette manifestation de deux jours, qui se déroule sous le thème : “L'intelligence, une source durable”, a pour objectif notamment de promouvoir le métier de consulting en Algérie, a indiqué le directeur du salon, Karim Hilem, regrettant le fait que ce métier “ne soit pas trop connu en Algérie”. Le salon permet aussi de faire connaître auprès de l’ensemble des décideurs en Algérie, des responsables d’entreprises et des managers, cette activité qui met en valeur les compétences nationales en matière de consulting, a expliqué M. Hilem. “Il s’agit aussi d’accompagner les entreprises algériennes en leur offrant des solutions stratégiques et opérationnelles, l’objectif étant de mettre à niveau des entreprises au bénéfice de l'économie nationale”, a-t-il ajouté. Il a estimé, dans ce sens, que l’Algérie a un “challenge à relever, à savoir transformer son économie dont les recettes sont basées exclusivement sur les hydrocarbures”. Ce salon, qui est un espace de rencontre et de dialogue pour les acteurs de l'économie, regroupe les dirigeants et les créateurs d’entreprises des secteurs public et privé. Au cours de ces deux jours, un programme de conférences et de rencontres-débat sera animé par des experts sur une variété de thématiques relative à la création, la gestion et le développement de l'entreprise.

APS

56 e ET 57 e FORMATION DU CLUB DE PRESSE DE OOREDOO

Vulgarisation de la 3G auprès des médias de l’est du pays

P oursuivant ses formations au profit des journalistes corres- pondants et dans le cadre des

activités de son Club de presse, Oo- redoo a organisé, le jeudi 17 dé- cembre 2015 au niveau de son siège régional Est de Constantine, sa 57 e session de formation sous le thème : “La vulgarisation de l’utili- sation de la technologie 3G.” Cette session de formation, qui intervient après celle tenue la veille à Sétif, a été consacrée à la vulgarisation de la té- léphonie mobile de 3 e génération, deux ans après son lancement réus- si en Algérie.

Une formation à laquelle a assisté une vingtaine de correspondants locaux représentant les médias ré- gionaux et nationaux de divers sup- ports. Introduisant cette session, M. Ramdane Djezaïri, directeur opérationnel des relations publiques et médias de Ooredoo, a présenté le Club de presse Ooredoo et ses acti- vités, depuis sa création en 2006 avec notamment l’organisation de 57 formations au profit des journa- listes dont 8 dans les régions, ainsi que le lancement du premier concours journalistique dédié aux TIC “Media Star”, qui en est à sa 10 e

édition. Au cours de cette session, les formateurs sont revenus sur l’évo- lution de la téléphonie mobile, avec l’avènement de la première généra- tion GSM dans les années 1990, à la téléphonie mobile de 3 e génération, en passant par le GPRS-Edge, tout en détaillant les équipements et infra- structures sur lesquels ont reposé ces technologies successives au fil de leur évolution. Une session similaire a été organisée le mercredi 16 décembre 2015 au ni- veau de sa boutique VIP de Sétif, la 56 e session de formation sous le thème : “La vulgarisation de l’utili-

sation de la technologie 3G.” Cette

session de formation a été consacrée

à la vulgarisation de la téléphonie

mobile de 3 e génération, deux ans après son lancement réussi en Al- gérie. Près d’une trentaine de jour- nalistes correspondants locaux re- présentant les médias régionaux et nationaux de divers supports ont pris part à cette formation. L’introduction de cette session a été faite par M. Ramdane Djezaïri, directeur opérationnel des relations publiques et médias de Ooredoo, qui

a présenté le Club de presse et ses ac- tivités, depuis sa création en 2006

avec notamment l’organisation de 56 formations au profit des journa-

listes dont 7 en région, ainsi que le lancement du premier concours journalistique dédié aux TIC “Media Star”, qui en est à sa 10 e édition. Un concours qui a enregistré plus de 900 participants et plus de 75 jour- nalistes lauréats issus de divers sup- ports médiatiques. Pour rappel, le Club de presse de Oo- redoo assure régulièrement des for- mations aux professionnels des mé- dias, encadrées par des experts et

spécialistes reconnus issus de divers domaines.

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Dimanche 20 décembre 2015

LIBERTE

AF
AF
SPR
SPR
8 Publicité Dimanche 20 décembre 2015 LIBERTE AF SPR F.2150 ANEP N°358 899 Liberté du 20/12/2015

F.2150

ANEP N°358 899 Liberté du 20/12/2015
ANEP N°358 899 Liberté du 20/12/2015

LIBERTE

Dimanche 20 décembre 2015

Actu-Alger

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OPÉRATION DE CHAULAGE À LA CASBAH

Les “douérate” font leur toilette du printemps

L’opération de ravalement des façades lancée par des jeunes du quartier et des stagiaires des CFPA aide la citadelle d’Alger à retrouver peu à peu la blancheur qui était la sienne.

L’ acte de chau- lage, que l’on attendait comme le veut la tradition au printemps

dernier et qui avait coïncidé avec le mois du patrimoine, s’est opéré en ces journées printanières du mois de décembre, où de jeunes peintres en cycle de stage dans différents centres de formation professionnelle blanchissent à la chaux les murs lépreux de la séculaire médina d’Alger. Selon Ibadioune Rachid, le maire de la Casbah, “l’opéra- tion est pilotée en accord avec le service de l’assainissement de l’APC, assistée en cela par la direction de l’action sociale et de la solidarité de la wilaya d’Alger, qui s’acquitte d’une de ses tâches sommaires d’établir des opérations planifiées qui relèvent du secteur de la solida- rité nationale. Du reste, nos ouled el-houma chaulent les

murs de façade des douérate de la Casbah, de concert avec de jeunes élèves dépêchés des CFPA de Birkhadem, d’El- Harrach II, de Hussein Dey et de Bab El-Oued pour mettre en usage l’enseignement théorique avec la pratique du terrain”. Dispatché en groupes de 16 à 18 apprentis ouvriers, ces jeu- nots sont encadrés par de jeunes ouvriers et chaulent sans aucune compensation financière les murs décrépis des “z’niqat” choisies sur l’iti- néraire des venelles père et fils Boudriès ainsi que la ruelle Ben-Ali et celle des Frères- Bachara. D’ailleurs, à la lecture de la feuille de route, dont une copie nous a été remise par M me Guettaf, chef de cabinet à la commune de la Casbah, la tâche ira en progression jus- qu’à l’îlot de la Mer rouge, dont les ruelles en forme de boyaux de Mahfoud-Maouche, Saïd-Kadi, Ali-Lahmar, Mustapha-Latrèche. À l’heure où nous mettons sous presse, l’équipe d’agents de nettoie-

Yahia / Liberté
Yahia / Liberté

Des jeunes élèves des CFPA ont été dépêchés pour chauler les murs de la Casbah, sans aucune compensation financière.

ment a dû céder la place aux artisans peintres aux abords de la fontaine de Bir Djebah et de là jusqu’à l’estuaire des “droudj” (escaliers) de Sidi M’hamed Chérif de la Haute Casbah jusqu’à la place Mohamed-Touri sise à l’es- tuaire de la rue Amar-El-Kama à la Basse Casbah. C’est dire la difficulté de la besogne d‘arpenter les ruelles étroites de Saïd-Bakel, Rabah-Arouri, Professeur-Soualah, Rachid- Chebouba et celle du D r Belarbi. Du reste et plus qu’il n’en faut, une couche de chaux ne peut faire que du bien à la venelle Akli-Malek, qui s’est endommagée lors du séisme du 1 er août 2014. Certes, c’est si peu de chose comparé au prestige de la vieille cité, mais c’est toujours ça de gagné, disent ces Casbadjis, du fait que le ravalement dit uni- quement “de façades” aide la Casbah à retrouver peu à peu la blancheur qui était la sienne, même si l’on est encore loin de sa blancheur légendaire. “Bien sûr qu’il était attendu à ce que l’avis des uns et des autres

divergent sur l’impact de l’opé- ration, mais convenez-en, c’est toujours bon à prendre pour le Casbadji, d’autant qu’on est tenu, en notre qualité d’élus, d’adhérer à tout ce qui contri- bue à la sauvegarde de notre vieille cité, d’autant qu’il y a une jonction avec l’intitulé du programme Blanche Algérie qui encourage la participation du mouvement associatif dans les actions menées par le secteur de la solidarité dans le domaine social et humanitaire”, a tenu à ajouter notre interlocuteur. S’agissant de la pérennité de l’action que d’aucuns quali- fient de salubrité publique, celle-ci sera reconduite d’ici peu pour réaliser le reste à chauler de la vieille médina, nous dit-on. Certes que l’on est loin des travaux inscrits au plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur de la Casbah, pour lesquels l’avis et l’apport de l’APC importent peu, où si ce n’est l’unique impératif d’évacuer les gravats. En effet, l’apport des services techniques de la commune de la Casbah n’auraient pas été de

trop pour apporter leur “pier- re” aux bureaux d’études astreints à l’embellissement du bâti, aux côtés de partenaires spécialisés dans la réparation et la mise à niveau du lot VRD. Pour rappel, 150 entreprises ont été mobilisées sous la conduite du Cneru pour la sauvegarde d’édifices dits majeurs et éligibles à la conser- vation d’une médina classée pourtant au patrimoine uni- versel lors de l’assemblée géné- rale de l’Unesco à Santé Fe en 1992. Donc, il est dit que la Casbah doit se suffire d’une existence à l’état juridique, voire “virtuelle”, puisque son état désastreux fut à l’origine de la promulgation de la loi 98- 04 relative à la protection du patrimoine ainsi que du décret n°03-324 du 5 octobre 2003 relatif aux modalités d’établis- sement dudit plan permanent de sauvegarde, et, pour finir, le décret n°05-173 du 9 mai 2005 portant création et délimita- tion du secteur sauvegardé de la Casbah d’Alger.

LOUHAL N.

OULED FAYET

L’Opéra d'Alger livré dans deux mois

L a livraison technique du projet de l'Opéra d'Alger situé à Ouled Fayet interviendra au cours des deux pre-

miers mois de 2016, alors que les travaux de réalisation seront terminés à la fin du mois en cours, selon le directeur général de l'Agence algérienne de gestion et réali- sation des grands projets culturels (ARPC). La partie chinoise chargée de la réalisation du projet devrait finaliser les travaux de cette grande infrastructure culturelle le 31 décembre 2015, a indiqué le directeur de l'Arpc Fayçal Ouaret. Le ministre de la

Culture, Azzedine Mihoubi avait annoncé en juillet dernier que l'Opéra d'Alger serait inauguré à la fin de 2015. Pendant la période de livraison technique, l'Opéra d'Alger sera “fonctionnel” et pourrait accueillir des spectacles, a dit le nouveau directeur de l'ARPC qui précise que les travaux d'aménagement extérieur sont toujours en cours, à l'exemple du parking et de la connexion routière avec l'axe Chéraga-Douera. Le projet de l'Opéra d'Alger, lancé en 2012, est un don de la République populaire de Chine à l'Algérie. D'une valeur de 30 mil-

lions d'euros, ce montant couvre les études, la réalisation et l'équipement de l'Opéra. D'une capacité de 1400 places, la construction de l'édifice a été confiée au groupe chinois Beijin Construction Engineering Group3, une des plus impor- tantes entreprises de construction chi- noises qui a, entre autres, réalisé le grand opéra de Pékin et son stade olympique, alors que la partie algérienne du projet s'était vu confier les travaux d'aménage- ment de l'assiette foncière estimée à

1800m².

APS

L’HYGIÈNE À ALGER-CENTRE

Généralisation des bacs souterrains

n Le bureau d’hygiène de la mairie d’Alger-

Centre s’astreint à propager la solution dite de bacs d’enfouissements souterrains, notamment à l’avenue Abane-Ramdane, à l’artère des frères Berrouazane sis au boulevard Krim-Belkacem au Télémely et à la rue de Mulhouse, a-t-on appris de M. Cherfaoui Djamel, le vice-président chargé de l’environnement à l’APC d’Alger-Centre : “La résolution a été adoptée en séance plénière pour un budget évalué à 4 milliards de centimes pour la construction d’un lot de 24 bacs d’enfouissement souterrains.Pour rappel, l’initiative se veut une suite aux deux bacs précédemment enfouis sur l’esplanade sise à proximité du siège de l’antenne de mairie boulevard Krim-Belkacem ainsi que le local à bacs d’ordures enfouis rue des Frères-Bellili. Peut-être bien que c’est le prélude de la fin de ces bacs à ordures qui enlaidissent l’aspect urbain des rues d’Alger, qui ne sont pas aussi belles que ça. En ce sens, le procédé qui fut lancé pour la première fois à Hussein-Dey, notamment à flanc de l’immeuble la Résidence situé sur le chemin Fernane-Hanafi (ex-Vauban), fut repris par l’APC de Gué-de-Constantine et enfin par l’APC d’Alger- Centre.

L. N.

POLYCLINIQUE DE DAR EL-BEÏDA

Ouverture d’un service pour diabétiques

n Un nouveau service vient d’être lancé à la

polyclinique de proximité de la cité des Frères Achouri à Dar El-Beïda. Il s’agit du projet barometre changing diabete”. En fait, c’est un projet qui vise à assurer un suivi électronique du diabète. Ce baromètre est destiné spécialement aux malades atteint par cette maladie chronique qui touche aussi bien l’adulte et l’enfant. Cette initiative consiste en la prise en charge du diabétique mais aussi le dépistage de la maladie chez des patients présentant les symptômes de la maladie. Cette opération est lancée par la direction de wilaya de la santé (DSP) et les laboratoires Novo Nordisk Algérie sous l’égide du ministère de la Santé. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan national diabète. Par ailleurs, on a appris de sources locale, que les autorités de Dar El-Beïda et en collaboration avec les services de la DSP envisagent d’organiser des journées portes ouvertes pour faire connaître ce service aux habitants de Dar El-Beïda et expliquer le fonctionnement du projet “barometre changing diabete”. Ces journées seront organisés dès le mois prochain, a conclu la même source.

N. Z.

DAR EL BEIDA

Désherbage et plantation d’arbres

n Les services de l’environnement et des espaces

verts de la commune de Dar El Beida ne chôment pas ces derniers jours. En effet et depuis quelques jours, une opération de grande envergure a été lancée à travers les quartiers et cités urbaines de Dar El Beida. il s’agit du nettoyage des regards et caniveaux ainsi que le désherbage et la plantation d’arbres. Les agents des services de l’environnement sont à pied d’œuvre ces jours-ci à la cité Colonel-Chaâbani des 1100 logements. Cette initiative est appréciée par les habitants.

N. Z.

BAB EZZOUAR

De l’huile usée déversée à la station du tramway cité Rabia-Tahar

n Les pouvoirs publics ont mis le paquet pour

relooker les cités et les espaces publics de la capitale, en engageant des opérations d’embellissement même au niveau des stations de tramway comme cela a été le cas à la cité Rabia-Tahar à Bab Ezzouar. Ce quartier abrite plusieurs cités entre autres AADL, LSP et autres. Les services des stations du tramway d’Alger ont réalisé de belles allées, aménagé des espaces verts, des trottoirs et des escaliers genre gradins qui ont donné une belle image attirante non seulement aux usagers du tramway mais aussi

aux visiteurs de cette ville. Néanmoins, le point noir, visible au niveau de cette cité, et qui en a choqué plus d’un, c’est le versement de l’huile usée par les locataires des bâtiments voisins de la station du tramway. Leur but est de chasser les couples qui fréquentent cet espace public.

N. Z.

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L’Algérie profonde

Dimanche 20 décembre 2015

LIBERTE

L’Algérie profonde Dimanche 20 décembre 2015 LIBERTE BRÈVES du Centre OPGI DE BÉJAÏA 160 chantiers en

BRÈVES du Centre

OPGI DE BÉJAÏA

160 chantiers en cours de réalisation

n Le wali de Béjaïa a organisé quatre réunions

avec les responsables des entreprises et des bureaux d’études qui interviennent dans les projets de réalisation de logements et des équipements publics, en présence des maîtres de l’ouvrage (directeur du logement, équipements publics, urbanisme, OPGI, ENPI et agence foncière). Les deux premiers jours ont été consacrés au secteur du logement, vu le nombre important de projets que compte ce secteur, l’OPGI à elle seule comptant 160 chantiers. Dans leurs interventions, des chefs d’entreprises ont soulevé le problème du paiement de leurs factures, qui a engendré du retard dans la réalisation de leurs projets. Le wali a ordonné aux directeurs de l’OPGI, de l’agence foncière, du logement et de l’équipement d’assainir toutes ces situations en instance avec un délai d’une semaine, avec instruction de recenser les projets en attente de réévaluation, afin de transmettre le dossier au ministère de l’Habitat pour règlement. Pour ce qui est des aides pour les propriétaires des habitations touchées par le séisme de novembre 2012, un dossier a été transmis au ministère de l’Habitat sur instruction du wali ; les bénéficiaires des aides de l’État seront bientôt régularisés. Il a par ailleurs annoncé que la zone industrielle de Béjaïa sera érigée en zone d’affaires, identique à celle de Bab Ezzouar, avec une prévision d’y implanter un hôtel et des centres d’affaires.

A. HAMMOUCHE

BLIDA

Le projet d’une tour de dix étages provoque la colère des riverains

n Les habitants du quartier résidentiel de la cité

Djenane Bouteldja impasse C, qui donne sur l’avenue Kritli-Mokhtar, s’indignent devant le silence des autorités locales. Ces dernières laissent ériger un immeuble de 10 étages alors qu’une décision de justice portant n°13/0291 en date du 2 décembre 2013 a ordonné l’arrêt du projet. Face à cette situation, les protestataires, qui veillent à la préservation du cadre de vie, se trouvent embarqués dans une procédure judiciaire avec le protomoteur. Cependant, le maire et d’autres responsables du secteur de l’urbanisme ferment les yeux sur ce conflit qui dure depuis des années. Pourtant, l’APC de Blida, qui a désigné un expert pour définir les possibilités de construire dans ce lieu, a fini par autoriser la construction du projet en le limitant à quatre étages. “Nous sommes dans l’expectative. Un simple promoteur défie toute une autorité et érige une tour de dix étages au milieu des maisons. Il y a anguille sous roche”, explique un habitant du quartier. Ce qui a encore provoqué la colère des habitants de la cité Djenane Bouteldja, ce sont les multiples requêtes adressées à tous les services concernés et qui sont restées sans suite. Même les nombreuses actions de protestation (fermeture de la RN1) ne semblent pas secouer les responsables locaux. Même la requête adressée au Premier ministre, lors de sa visite à Blida en 2014, n’a pas porté ses fruits.

K. FAWZI

UNIVERSITÉ SAÂD-DAHLEB DE BLIDA

Violente rixe entre des étudiantes algériennes et africaines

n Une violente rixe entre des étudiantes

algériennes et africaines s’est déclenchée jeudi dernier à la résidence universitaire 7 de l’université Saâd-Dahleb de Soumâa (Blida), qui s’est soldée par des blessures du côté des étudiantes algériennes. Les raisons de cette querelle : une étudiante africaine a accusé une étudiante algérienne de lui avoir volé certains objets. Suite à cette accusation, une rixe s’est déclenchée à la résidence des filles et dans laquelle deux étudiantes algériennes ont été gravement blessées, vu l’intervention d’un grand nombre de filles africaines. En colère, les étudiantes africaines ont même empêché le départ de l’ambulance de la Protection civile qui transportait en urgence les deux filles blessées. Il a fallu l’intervention de la direction qui a promis d’ouvrir une enquête pour que les étudiantes africaines cèdent le passage à l’ambulance.

K.

FAWZI

TAMANRASSET

La douane à la rencontre des opérateurs économiques

“La douane, l’accompagnateur des entreprises et opérateurs économique”, est l’intitulé du séminaire organisé, jeudi, par la direction régionale des douanes de Tamanrasset.

L’ initiative,

qui

entre dans le cadre du pro- gramme de la DG pour rap- procher l’admi-

nistration de ses partenaires, por- te sur la vulgarisation des facili- tations douanières, notamment celles liées à l’exportation dont le dédouanement à domicile et aux différents régimes douaniers sti- pulant la promotion de l’inves- tissement et la conciliation d’in- térêts. À ce titre, le directeur ré- gional des douanes de Taman- rasset (DRDT), Benhamla Toufik, a, dans son allocution d’ouvertu- re, expliqué que ces régimes sa- tisfont aux quatre fonctions prin- cipales des entreprises, lesquelles sont inspirées des conventions- cadres universelles, à savoir l'en- treposage, l'utilisation, la trans- formation et le transport de mar- chandises. “Ces régimes permet- tront ainsi de placer les entre- prises dans une meilleure positions au regard de la concurrence in- ternationales à même de com- prendre leur stratégie basée sur les nouvelles pratiques économiques et les critères opérationnels décrétés par la douane du XX e siècle. L'ob- jectif élémentaire reste l'édification d'une économie solide et diversifiée du pays”, ajoute l’orateur en in- vitant les présents à se rapprocher de son administration pour mieux

Rabah Kareche / Liberté
Rabah Kareche / Liberté

Benhamla Toufik, directeur régional des Douanes de Tamanrasset, jeudi dernier, lors du séminaire.

comprendre les dispositions du décret exécutif n°12-93 du 1 er mars 2012, fixant les conditions et les modalités du bénéfice du sta- tut d’opérateur économique agréé en douane. Plus explicite, il indi- quera que l’opérateur agréé, sou- mis à un cahier des charges qui fixe les engagements et les obli- gations que doivent observer les opérateurs économiques, bénéfi- cie des avantages et facilitations douanières. La vulgarisation de la

réglementation et des textes ré- gissant le commerce du troc a aus- si été à l’ordre du jour de cette ren- contre qui se veut une séance d’écoute et une occasion aux opé- rateurs de soulever les problèmes sur lesquels butent leurs activités. Le vice-président de la Chambre locale de commerce et d’industrie, Zegri Abdellah, a, en évoquant la dégradation de l’infrastructure routière, recommandé la prolon- gation du délai de transport de 72

heures à 96 h et la mise sous scellés des camions de marchan- dise. Il a également préconisé la révision de la nomenclature des produits exportés dans le cadre du commerce de troc en y ajoutant des produits non subventionnés par l’État. Plus rassurant, le DRDT a promis de “prendre en charge les préoccupations soulevées soit au ni- veau local soit en les transmettant à l’administration centrale.”

RABAH KARECHE

SITUÉE SUR LES HAUTEURS DE TIZI OUZOU

Harrouza sera transformée en forêt récréative

L forêt de Harrouza, surplombant la vil-

de Tizi Ouzou, sera transformée en un

a

le

pôle de loisirs et de détente, selon un plan

d’aménagement en cours d’étude pour la réa- lisation d’une forêt récréative. Le projet a été présenté jeudi dernier par la direction des fo- rêts, l’APC et une association pour la protec- tion de cette forêt, qui ont profité de la présence

du wali, Brahim Merrad, lors de sa visite à Red- jaouna pour souligner l’importance de ce pro- jet qui va être un lieu de repos et une bouffée d’oxygène pour la population. Pour le président de l’APC de Tizi Ouzou, Ouahab Aït Men- guellet, “la forêt de Harrouza doit être protégée par la population. C’est le seul endroit naturel qui nous reste dans la ville, un chef-lieu de wi-

laya envahi par le béton. Cette forêt est le pou-

mon de la ville. Il y a des citoyens qui veulent malheureusement entamer des constructions sur les lieux mais en tant que président d’APC, je dis non. Je ne tolérerai aucune construction sur ce site. Nous allons réaliser un beau parc de dé- tente et installer des bancs pour permettre aux familles de profiter de ce havre de paix qui sera prochainement une forêt récréative”. De son côté, un membre de l’association pour la pro- tection de la forêt de Harrouza a affirmé:

“Nous sommes là pour veiller à ce que le projet soit réalisé et empêcher la propagation du bé- ton dans cette forêt qui représente un trésor na- turel pour la ville de Tizi Ouzou. Elle devrait plu- tôt être un espace d’accueil pour nos familles et

surtout pour les enfants qui trouveront ici les commodités nécessaires pour leur détente et leur évasion notamment avec des jeux d’attraction, un parc animalier et des aires de repos. Nous souhaitons aussi que cette forêt soit sécurisée pour que les familles viennent se reposer en tou- te quiétude”. À Belloua, le wali a visité l’hôpi- tal qui vient d’être doté d’un centre de réani- mation, un nouveau commissariat de police qui entrera en service fin janvier, la future poly- clinique et le mausolée de Sidi-Belloua. Enfin, le wali s’est rendu à la gare ferroviaire de Bou- khalfa en cours de réalisation, au foyer des en- fants assistés ainsi qu’au nouveau lycée qui sera réceptionné l’année prochaine.

K. TIGHILT

LAGHOUAT

Journée arabe de la police

n C’est sous la devise “La police au service du citoyen’’ que la maison de la culture Takhi Abdallah-Benkriou de Laghouat a abrité vendredi, la journée arabe de la police, en présence des autorités civiles et militaires, des représentants des scouts musulmans ainsi que des correspondants de la presse nationale. À cette occasion, le responsable de la Sûreté de wilaya a félicité les hommes et

les femmes de ce corps de

sécurité pour leurs sacrifices. Ensuite, le responsable de la cellule de communication par intérim a procédé à la lecture de la missive du secrétaire général du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur indiquant que le rôle de la police ne se limite plus à assurer la sécurité. La police a également un rôle social pour faciliter le quotidien du citoyen et la participation à l’édification des pays. Cette cérémonie a été l'occasion pour

remercier les policiers mis en retraite. Des cadeaux et des attestations leurs ont été remis. Pour rappel, la Journée de la police arabe, célébrée le 18 décembre de chaque année, avait été décrétée en 1972 à El Aïn, aux Émirats arabes unis, où s’étaient réunis pour la 1 re fois les directeurs des polices arabes. Cette réunion avait ainsi tracé les contours et les axes d’une large coopération inter-arabe en termes de police contre toutes les

formes de criminalité. Visiblement calquée sur le modèle d’Interpol (police internationale), dont l’Algérie fait partie depuis 1963, l’organisation de la police arabe l’est sur le plan schématique et des systèmes. À noter qu’il y a à peine une semaine, l’Afrique s’est dotée, elle aussi, d’une police continentale, dénommée Afripol, dont le siège est abrité par l’Algérie, à Ben Aknoun.

BOUHAMAM AREZKI

LIBERTE

Dimanche 20 décembre 2015

L’Algérie profonde

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GUELMA

60 millions de DA pour la réhabilitation du patrimoine de l’OPGI

Le directeur général de l’office annonce qu’à l'approche de l’hiver des équipes sont en place pour répondre aux attentes des familles concernées par le phénomène des infiltrations d’eau.

A u cours de la récente session

de l’APW, le directeur général

de l'OPGI est intervenu pour

répondre aux doléances

émises par les élus qui déplo-

raient le manque d'entretien

de nombreux bâtiments collectifs. Il a expli- qué que le parc comprend 24 000 logements implantés dans les 34 communes, et il n'est pas aisé de les entretenir car cela nécessite des sommes faramineuses. Tahar Ziane affir- me toutefois qu'un recensement a été effec- tué par ses services techniques afin de déter- miner les cas prioritaires, et pour appuyer ses dires, il cite tous les immeubles de la wilaya qui nécessitent des travaux urgents. Dans ce contexte, il annonce qu'une enveloppe de 60 millions de dinars est allouée pour concréti- ser les travaux d'étanchéité et intervenir dans la remise en état des vides sanitaires inondés par les eaux usées. Le responsable de l'OPGI concède que la cité Bensouilah à Guelma, construite au début des années 70, sera prise en charge car les conduites des colonnes montantes en ternit, sont défectueuses et nécessitent un remplacement pour lutter contre les fuites dont se plaignent les loca- taires. Il souligne que le problème de l'étan- chéité est prioritaire à l'approche de la saison hivernale, et des équipes sont en place pour

répondre aux attentes des familles concer- nées par ce phénomène. Il reconnaît l'am- pleur des dégâts occasionnés par l'inonda- tion des vides sanitaires des bâtiments affec- tés et les désagréments occasionnés aux occupants. Le directeur de l'OPGI précise qu'il ne dispose que d'un seul camion hydro- cureur qui est programmé pour intervention

D. R.
D. R.

L’OPGI ne peut faire face aux travaux urgents des immeubles nécessitant des sommes colossales.

au niveau de toute la wilaya. Cet engin coûte trois milliards de centimes, et l'acquisition de deux ou trois autres contribuerait à mieux prendre en charge ces carences. Le wali intervient dans le débat et instruit le DAL aux fins de consacrer la somme restante de 34 millions de dinars pour l'acquisition de pompes hydrocurantes afin de vidanger le maximum de vides sanitaires des immeubles

concernés et également des motopompes qui seront affectées aux APC disposant d'un maigre budget pour leur permettre d'interve- nir auprès de leurs administrés. Le chef de l'exécutif de wilaya rappelle que les munici- palités jouissant d'une santé financière satis- faisante devront acquérir ces équipements indispensables sur leur propre budget.

HAMID BAALI

indispensables sur leur propre budget. HAMID BAALI BRÈVES MILA Le jardin public de la ville sera

BRÈVES

MILA

Le jardin public de la ville sera rasé

< Les pouvoirs publics à Mila, et contre toute attente, décident de raser le jardin public Chaâboub-Rachid, considéré comme le poumon de la ville. La décision est tombée comme un couperet, mardi, lors de la visite du wali à l’APC du chef- lieu de wilaya. En effet, l’APC envisage de raser l’historique et non moins somptueux square et le remplacer par une esplanade, dans le cadre de ce qu’on appelle “Plan d’aération du chef-lieu de wilaya”. On prévoit également d’extirper l’ensemble des arbres qui l’agrémentent, dont certains ont plus d’un siècle. En somme, un vrai massacre est donc en préparation quelque part au niveau de l’administration municipale, dont l’une des missions est pourtant la protection et la promotion du patrimoine de la collectivité. La maquette de la future esplanade, présentée ce mardi au wali, se décline comme un espace nu, comprenant des carrées de verdure, avec des bancs sur les côtés, sans plus. L’esplanade s’étendra entre le bâtiment de l’APC et l’actuel siège de la direction du tourisme. Le projet, qualifié de dangereux par des associations de la société civile, connaît une vive opposition dans les milieux des citoyens de la ville. “Ce projet est le deuxième pas dans le processus de bradage de cet espace, le premier pas étant l’enlèvement de la clôture qui ceinturait cet espace à l’époque du wali Djamel Eddine Salhi. Et dans quelques années, le terrain, convoité par les prédateurs du foncier, sera très certainement, livré au béton”, nous dira un président d’association. Ce que les riverains redoutaient est donc arrivé. Nos interlocuteurs de la société civile expriment, en effet, leur opposition à ce projet “qui va enlever à la ville l’un de ses prestigieux repères”, en menaçant de s’y opposer publiquement. Rappelons que le jardin Chaâboub-Rachid, plus connu comme Djenan El Beylic, est le seul espace vert digne de ce nom que possède la ville. Affreusement dégradé et banalisé depuis l’enlèvement de la clôture en fer forgé, l’enclos s’est transformé en urinoir à ciel ouvert.

KAMEL B.

56 e FORMATION DU CLUB DE PRESSE D’OOREDOO

La téléphonie mobile 3G expliquée aux journalistes à Sétif et Constantine

L a boutique VIP de Ooredoo à Sétif a abrité, en fin de semaine dernière, la 56 e session de for- mation du club de presse de l’opérateur sous le

thème “la vulgarisation de l’utilisation de la techno- logie 3G”. En effet, après l’engouement suscité par les formations organisées à l’ouest du pays dans le cadre des activités du club au profit des journalistes correspondants à travers les quatre coins du pays, Ooredoo poursuit cette initiative à l’Est du pays en organisant, en fin de semaine dernière, à savoir mercredi et jeudi, deux opérations de formation à Sétif et Constantine. Cette session de formation, qui intervient après celles tenues à Oran le 18 novembre 2015 et Tlemcen le 19 novembre 2015, a été consa- crée à la vulgarisation de la téléphonie mobile de 3 e génération, deux ans après son lancement qualifié de réussi en Algérie. Près d’une trentaine de journa- listes correspondants locaux, représentant les médias régionaux et nationaux de divers supports, ayant pris part à cette formation ont affiché un grand intérêt à cette opération de formation, la pre- mière du genre à l’est du pays, et ont bombardé de questions les formateurs et responsables de Ooredoo qui ont montré une grande disponibilité et assuré une interaction qui a favorisé, voire facilité la compréhension. La formation a été sanctionnée par un quizz. L’introduction de cette session a été faite par le directeur opérationnel des relations publiques

et médias d’Ooredoo, M. Ramdane Djezaïri, qui a

présenté le Club de presse et ses activités depuis sa

création en 2006, avec notamment l’organisation de 56 formations au profit des journalistes, dont 7 en région. Par ailleurs, M. Djezaïri a rappelé que le concours journalistique dédié aux TIC “Media

Star”, qui en est à sa 10 e édition et qui a enregistré plus de 900 participants et plus de 75 journalistes lauréats issus de divers supports médiatiques, est ouvert à toute la presse nationale, tout en invitant les correspondants locaux de Constantine et Sétif à

y participer. Les formateurs du département des

relations publiques et médias ont énuméré les avan- tages et usages de la 3G, tels que l’accès à distance

aux données, le travail en mobilité (bureau mobile),

la connexion permanente et en temps réel au travers

des solutions comme la télémétrie, la géolocalisa- tion et la télégestion ainsi que les solutions phares de Ooredoo dont l’Ocloud solutions qui permet la sauvegarde des données, l’accès à la messagerie élec-

tronique, la création et l’hébergement de sites web et

la vidéo-collaboration ainsi que son propre store

d’application. Les responsables de l’ancienne Nedjma, qui couvre actuellement 36 wilayas, ont aussi indiqué que cette dernière est prête à lancer la 4G dès que toutes les régions du pays seront cou- vertes par la 3G.

F. SENOUSSAOUI

ANNABA

La CCI Seybouse explique les facilités douanières aux opérateurs économiques

< La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Seybouse, Annaba, a organisé, en fin de semaine écoulée, une journée d’étude consacrée aux facilitations accordées par les Douanes algériennes aux opérateurs économiques agréés, et ce, à l’aune des nouvelles dispositions réglementaires. Cette rencontre d’information et de contact direct, qui a concerné une soixantaine d’opérateurs activant dans les wilayas de Guelma, Souk Ahras, El-Tarf et d’Annaba, a été l’occasion pour ceux-ci de s’imprégner du contenu des nouveaux textes régissant l’activité douanière à l’import et à l’export. À savoir les simplifications douanières, la possibilité d’accès à la réduction des contrôles physiques et documentaires des marchandises et à un traitement prioritaire en cas de contrôle, lors des réceptions et des expéditions de marchandises. Intervenant lors de cette journée, Mohamed-Lamine Nabti, le directeur régional des douanes, assurera que la prise en charge des préoccupations des operateurs économiques agréés, en matière d’informations et d’accompagnement, sera dorénavant effective. Ceci, avant d’annoncer la création, à cet effet, de cellules spécialisées au niveau de la sous-direction des affaires techniques de la direction régionale et à celui des inspections divisionnaires des douanes. Le président de la CCI Seybouse, Tayeb Sahtouri, soulignera à son tour l’importance de cette nouvelle stratégie d’approche destinée notamment au développement du commerce national avec le monde extérieur. Rappelant le rôle d’interface entre l’État et le secteur privé que doit jouer la CCI en sa qualité de vecteur de développement, le directeur du Palais consulaire d’Annaba, Khaled Haddad, assurera sa disponibilité et celle de son équipe représentée par M. Zane, pour éclairer et accompagner les opérateurs désireux d’obtenir des éclaircissements sur la nouvelle réglementation relative à l’accès aux facilités qui sont susceptibles de leur être accordées par l’administration des douanes.

A. ALLIA

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L’Algérie profonde

Dimanche 20 décembre 2015

LIBERTE

L’Algérie profonde Dimanche 20 décembre 2015 LIBERTE BRÈVES de l’Ouest TIARET Deux lycéens heurtés par un

BRÈVES de l’Ouest

TIARET

Deux lycéens heurtés par un bus à Sidi Bakhti

n Deux lycéens, âgés de 16 et 17 ans,

ont été heurtés, dans la matinée de jeudi dernier, par un bus de transport scolaire à Sidi Bakhti, à Tiaret. Ils ont été blessés à la tête et aux membres inférieurs. Leur état de santé ne présente aucune gravité.

R. SALEM

CHLEF

Le voleur de voitures sous les verrous

n Âgé de 19 ans et originaire de hay

El-Houria, un voleur de voitures qui avait semé une grosse panique parmi les automobilistes de la localité, voire de la commune de Chlef, a été arrêté, en flagrant délit, par les éléments de la police judiciaire de la 3 e sûreté urbaine. Il a été surpris, en fin de semaine écoulée, par les policiers juste après avoir dérobé 15 millions de centimes -que les enquêteurs ont découverts chez lui- d’une voiture stationnée dans un des quartiers de la ville. Il a été placé sous mandat de dépôt.

AHMED CHENAOUI

Meurtre à haï Bensouna

n C’est dans des circonstances

dramatiques qu’un marchand de fruits et légumes a tué, le week-end dernier, un autre à haï Bensouna dans la ville de Chlef. Selon plusieurs témoins qui ont assisté à la scène, c’est suite à une altercation entre les deux commerçants, et qui a dégénéré par la suite, que l’un d’eux n’a pas hésité à donner à l’autre, âgé de 29 ans, plusieurs coups de couteau l’atteignant mortellement au ventre. Une fois son forfait accompli, l’assassin prendra la fuite en direction de la localité d’El- Hassania, plus au sud de la ville. Une enquête a été ouverte au moment où des recherches ont été entamées pour arrêter l’auteur du crime.

A.C.

SIDI BEL-ABBÈS

Saisie de 156 000 pétards

n Agissant sur la base

d’informations, les éléments du service de la police judicaire de Sidi Bel-Abbès ont saisi, ce vendredi, 156 000 pétards de différents gabarits, notamment des fumigènes et des feux d’artifice prêts à être écoulés sur le marché en prévision des fêtes de fin d’année. La saisie a été réalisée suite à une perquisition effectuée dans un garage sis au centre-ville de Sidi Bel-Abbès qui a abouti à la découverte des produits pyrotechniques ainsi que des armes blanches. Lors de cette descente, un individu, âgé de 32 ans, a été arrêté. La valeur marchande globale des pétards et des armes blanches saisis a été estimée à 300 millions de centimes.

A. BOUSMAHA

Sixclandestinsafricains

arrêtés

n Les gendarmes ont interpellé, lors

d’un contrôle des passagers du train de voyageurs assurant la desserte Sidi Bel-Abbès-Oran, à la gare ferroviaire de Aïn El-Berd, quatre Burkinabés et deux Maliens en situation irrégulière.

A. A.

87 DOSSIERS TRANSMIS À LA JUSTICE À ORAN

L’OPGI traque les indu-occupants

L’OPGI a résilié, cette année, près d’une quarantaine de contrats de location de logements acquis dans le cadre social.

M ille deux cent vingt (1220) bé- néficiaires de lo- gement sociaux locatifs auraient troqué ou sous-

loué leurs appartements, au vu et au su des autorités, avec même la contri- bution de certains notaires. Les enquêtes menées sur le terrain par les services de l'Office de pro- motion et de gestion immobilière (OPGI) d’Oran, qui ont touché un panel de milliers de logements de type social aux haï Nour, Sabah et Yasmine, ont révélé que près de 45% de ces appartements ont été vendus, sous-loués ou restent car- rément inoccupés, affirme le direc- teur de l'office. De même qu’après une enquête préliminaire et suite au constat effectué, l’OPGI a recensé un nombre effarant de logements in- occupés ou squattés par des indus

bénéficiaires, des personnes sans aucun droit d’acquisition. Selon les informations fournies, l’OPGI a ré- silié, cette année, près d’une qua- rantaine de contrats de location de logements acquis dans le cadre social. Ces bénéficiaires, qui avaient signé des contrats de location de trois ans renouvelables avec l’office, ont cédé leurs logements à des tierces per- sonnes. Il est également fait état d’une cinquantaine de dossiers sup- plémentaires qui ont été présentés à la justice. Face à cette problématique, l’opinion publique se demande com- ment font ces nouveaux acquéreurs pour régulariser ces logements qu’ils ont payés entre 550 et 600 millions de centimes ? Une régularisation par- ticulièrement ambiguë car le trans- fert du droit de jouissance du loge- ment ne peut revêtir un caractère transactionnel. En effet, ces gens, qui sont pour la majorité issus de l’exo-

D. R.
D. R.

Les enquêtes menées par l'OPGI ont révélé que près de 45% des appartements ont été vendus, sous-loués ou restent carrément inoccupés.

de rural, ces migrants locaux, n’op- tent plus pour la procédure d’actes notariés de reconnaissance de dettes qui leur garantissaient, un temps soit-il, le droit à ce logement. Il faut préciser que cette combine a pris une grande ampleur au niveau de la wi- laya d'Oran. Des demandes de régularisation de logements acquis via la “sous-loca- tion” et autres formules dites, sur le marché immobilier informel, “pas-

de-porte ou “vente de clefs”, ou “sous-loués”, tout ça sur la base d’un désistement, ont fait florès. Pourtant, les désistements sont illé- gaux, nécessairement pour les loge- ments acquis dans le cadre social. On nous expliquera, à l’OPGI, que le dé- sistement a toujours été rejeté par ses services, sur la base que le bénéfice d'un logement social n'est pas un droit transmissible et cessible par son attributaire, d'une part, et que le

changement de locataire de ces lo- gements est du seul ressort du pro- priétaire légal du logement, à savoir l'État ! En plus de ces désistements, il y a aussi les sous-locations des lo- gements sociaux, tout aussi rejetés par les OPGI, mais qui permettent aux primo-locataires de tirer de ces biens publics un loyer, dans un pur esprit de fonds de commerce ou par nécessité, parfois.

HADJ HADMOUCHE

Une femme heurtée mortellement sur la RN11

n Une femme de quarante ans a été heurtée

mortellement, ce vendredi à 18h40, par un taxi conduit par L.Ch, 29 ans. L’accident a eu lieu sur la RN11 et plus précisément au niveau de l’échangeur de Ben Okba et Bir El-Djir et la victime est morte sur place. Par ailleurs, et presque au même endroit, une autre femme, F. Ch, 55 ans, a été également renversée par une voiture. Elle souffre de plusieurs traumatismes.

AYOUB A.

Trois harragas arrêtés à Gdyel

n Les gendarmes de la brigade locale de Gdyel ont interpellé à 500 mètres du port de pêche de Kristel, trois candidats à l'émigration clandestine, transportant à bord d'une camionnette de marque Faw, deux moteurs pour embarcation, deux pompes à air et 70 litres de carburant, ainsi que 5 g de kif traité. Les mis en cause ont été présentés devant la justice et une enquête a été ouverte.

A. A.

Deux agresseurs arrêtés en flagrant délit

n Les gendarmes de la brigade de Mersa El-Hadjadj ont interpellé deux malfaiteurs en flagrant délit d'agression d'un citoyen qui était à bord de son véhicule, une Renault 19, à hauteur du village Debabra, commune de Mersa El-Hadjadj, tandis que trois autres acolytes ont réussi à prendre la fuite à bord d'un véhicule de marque Seat Ibiza. Ces derniers au cours de leur fuite ont tenté d'immobiliser le conducteur d'un véhicule Renault Campus, au moyen de leur moyen de transport sur la RN16, avant de perdre le contrôle de leur voiture qui s'est renversé au milieu de la chaussée, occasionnant des blessures diverses à deux d'entre eux.

A.

A.

RELIZANE

Le voleur d’un véhicule interpellé à Oran

n Le magistrat instructeur

près le tribunal de Relizane a placé sous mandat de dépôt un individu, au cours

de la semaine écoulée pour

vol de véhicule, faux et usage de faux et usurpation

d’identité, apprend-on de bonnes sources. Résidant à Oran, le présumé voleur avait subtilisé, le 5 décembre dernier, un véhicule de marque Peugeot 308, appartenant à un

commerçant ayant pignon sur rue au quartier Graba de Relizane. La voiture était garée, moteur en marche devant le local quand le vol a été commis. Le mis en cause a été identifié grâce à un heureux hasard quand son véhicule a été flashé, quelques jours plus tard, par le radar pour excès de vitesse et que le propriétaire légitime a été convoqué à Oran pour

comparaître devant la commission de wilaya pour retrait de permis. Il s’avéra que le voleur avait falsifié le permis de conduire de la victime. Agissant sur commission rogatoire, les policiers de la 9 e Sûreté urbaine se sont déplacés à Oran pour interpeller l’auteur des faits. Le véhicule volé n’a pas encore été trouvé.

M. SEGHIER

Arrêté à J’diouia pour incitation à la débauche

n C’est suite à une plainte contre X pour incitation à la débauche déposée par le parent d’un mineur qu’une instruction judiciaire a été ouverte par les éléments de la Sûreté de daïra de J’diouia. Selon le plaignant, un inconnu poursuivait de ses assiduités son fils âgé de 13 ans. L’exploitation des informations fournies par la victime, notamment la description de son véhicule, a permis aux enquêteurs d’identifier l’auteur des faits. Confronté à ce dernier, l’adolescent l’a formellement reconnu. L’individu a été placé sous mandat de dépôt pour incitation à la débauche d’un mineur âgé de moins de 16 ans.

M. S.

LIBERTE

Dimanche 20 décembre 2015

Culture

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HENIA AHMED, DIRECTEUR DE LA MAISON DE LA CULTURE DE TAMANRASSET, À LIBERTÉ

“L’art calligraphique doit trouver sa dimension académique en Algérie”

Dans cet entretien accordé en marge de la clôture du Salon national de la calligraphie et de l’architecture, organisé récemment, dans la wilaya de Tamanrasset, notre interlocuteur revient sur les objectifs attendus de cette seconde édition.

Liberté : Pouvez-vous nous donner votre ap- préciation sur ce 2e Salon national de la calli- graphie et de l’architecture ?

Henia Ahmed : D'abord, cette édition nous a per- mis d’établir la relation

entre la calligraphie et l’architecture de cette

région qui regorge de sites et de tableaux naturels d’une valeur pa- trimoniale inestimable. La participation des chercheurs et spécialistes en la matière a don- né une autre dimension à ce rendez-vous culturel qui s’inscrit dans la dynamique de définir les ap- proches historiques de l’art pictural et l’archi- tecture en résumant la vie de l’homme primitif à travers ce legs en transcriptions et gravures ru- pestres naguère utilisées comme moyen de communication et d’échange d’expérience entre tribus qui cohabitaient en parfaite commu- nion. L’ex-directeur de l’Unac (Union nationale des arts et cultures) Abdelhamid Laroussi, ini- tiateur du Salon, a toujours voulu réunir les cal- ligraphes et chercheurs nationaux autour d'une

Entretien réalisé par :

RABAH KARECHE

Kareche-Liberté
Kareche-Liberté

Henia Ahmed

table pour redonner à cet art une dimension aca- démique et une thématique, objet de débats et de colloques devant être animés par d’éminent universitaires anthropologues. L’aspect acadé- mique reste le maillon faible de cet art en Algérie et manque d’initiatives pour son développement.

Quel est l’objectif assigné à cette édition ? Ce Salon est sans nul doute un espace d’échange de connaissances et d’expérience entre artistes, écrivains et historiens ayant pris part à cette manifestation, laquelle a permis de traduire l’influence des différents genres de calligraphie sur l’architecture algérienne via les œuvres exposées dans la grande salle et le hall d’accueil de la maison de la culture. Le Salon re- vêt une importance particulière compte tenu de la noble mission qui lui était initialement dévolue et l’objectif se traduisant par la préservation du patrimoine culturel matériel et immatériel des wilayas participantes et par la valorisation de la beauté et la finesse artistiques de la calligraphie arabe et amazighe, tifinagh notamment, en tant que traits de l’esthétique architecturale et de valeurs identitaires nationales. Nous nous em- ployons à faire un recueil d’œuvres calligra- phiques afin de mener une étude approfondie permettant d’établir les liens historiques avec les modes architecturaux de nos villes.

R. K.

ACTIVITÉS CUTLTURELLES ET SCIENTIFIQUES À AMIZOUR

Riche programme en perspective

L localité d’Amizour, dans la wi- laya de Béjaïa, vivra à partir d’aujourd’hui au rythme de

plusieurs activités culturelles et scien- tifiques. Un riche programme étalé sur cinq semaines est prévu à cet effet. Pour cette première semaine, des expositions sur les produits du terroir,

de la musique, de la poésie et plu- sieurs conférences thématiques seront au menu. À l’ouverture de la première journée, la pièce Symphonie constantinoise, produite par Walid Achour, sera présentée par une troupe constanti- noise au centre culturel de la locali- té. Le lendemain, plusieurs confé- rences thématiques sur l’agriculture seront organisées et s’articuleront

a

autour de l’huile d’olive, le miel, l’arboriculture, etc. Durant la même journée, Mohamed Hassani et Salem Ould Slimane s’attèleront à la lectu- re poétique alors que Rachid Ouleb- sir animera une conférence autour du patrimoine culturel immatériel de la Kabylie. Les jeunes chanteurs seront également au rendez-vous. L'occasion leur sera donnée pour présenter au public leurs créations artistiques dans le domaine de la chanson. La femme ne sera pas en reste puisque la journée de mercredi lui sera consa- crée. Ainsi, outre un défilé de mode qui sera organisé par une association féminine de la région, l’orchestre fé- minin Cheikh Saddek Lebdjaoui gra- tifiera les présents par un gala artis-

tique. La manifestation sera clôturée par un grand gala artistique, et c’est Boudjemâa Agraw qui sera à l’hon- neur. Les activités reprendront de plus belle à partir de janvier, à l’occasion de la célébration de Yennayer, avec le patrimoine comme thématique cen- trale. Des activités scientifiques sont prévues également au mois de février avec l’organisation de journées d’études autour des thèmes de la médecine, l’environnement, l’urba- nisme et les nouvelles technologies de l’information. Ce mois sera porté également sur l’entrepreneuriat au féminin, la créa- tion d’entreprises, l’emploi et plu- sieurs autres thèmes relatifs au dé-

veloppement économique qui se- ront au menu de plusieurs journées d’études. Des communications sont à cet effet prévues et seront présen- tées par des spécialistes, des femmes d’affaires et des responsables com- munaux. Un autre rendez-vous est également attendu à Amizour. Il s’agit du pre- mier Colloque méditerranéen d’Ami- zour sur le développement local. La rencontre programmée, à titre de rappel, pour le début de l’automne a été reportée à une autre date. Elle sera organisée en collaboration avec l’uni- versité de Béjaïa et accueillera des spé- cialistes des pays du Maghreb et d’Europe.

H. KABIR

POUR LES AMOUREUX DE LA GASTRONOMIE D’EXTRÊME-ORIENT

Le Sheraton se dote

d’un

asiatique

n L’hôtel Sheraton Club-des- Pins vient de se doter d’un restaurant asiatique. PanAsia est le nom du nouveau “temple” des amoureux et amateurs de la gastronomie asiatique qui peuvent vivre l’expérience d’un dépaysement culinaire. Dirigé par un chef philippin, qui en plus de la cuisine, fait le show. Car les sushis et les teppanyaki sont préparés devant les clients. À cet effet, le directeur général du Sheraton Club-des- Pins, Gaetano Petruzella a déclaré que “nous sommes heureux de proposer à nos clients un ensemble de nouveaux services uniques en Algérie. Nous réitérons, à travers ces réalisations, notre engagement à offrir à nos clients des expériences culinaires innovantes à travers un service unique de haute qualité”. Le restaurant vient étoffer la large gamme des restaurants que propose l’hôtel à sa clientèle, depuis le lancement du programme de rénovation dont l’établissement fait l’objet depuis quelque mois. La Trattoria, le restaurant italien rustique, a récemment été rénovée avec des touches modernes et contemporaines. L’autre nouveauté est le restaurant 1001 Music Lounge, plus connu sous le nom des 1001 Nuits, s’est lui aussi offert un lifting et arbore désormais une nouvelle atmosphère. “En plus du relooking des restaurants, l’hôtel relève le défi de faire entrer les produits locaux dans ses cuisines. 80% des produits utilisés par nos chefs sont algériens, essentiellement la viande et l’huile d’olive”, a ajouté M. Petruzella. L’hôtel propose, également, dans ses restaurant le menu Paired. Servi au lobby de l’hôtel, ledit menu propose des collations combinées à des boissons locales servies dans de petits plateaux artisanaux. “Le menu Paired étend les limites des principes d’appariement traditionnels en mélangeant les ingrédients d’une manière tout à fait inédite”, a conclu le DG du Sheraton.

restaurant

D. S.

7 e FESTIVAL INTERNATIONAL DE DANSE CONTEMPORAINE D’ALGER

La compagnie russe Temptation éblouit le public algérois

compagnie de danse mo-

derne et contemporaine rus- se Saint Petersburg Dance

Theatre, Temptation a brillé, ven- dredi, sur les planches du théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA) devant un public émer- veillé par un spectacle de danse dy- namique, alliant la maîtrise de la danse classique à des tableaux cho- régraphiques modernes et contem- porains. Dirigée par le jeune chorégraphe Rustam Nadyrshin, cette compa- gnie, qui connaît un très grand succès à travers l’Europe, s’est pro- duite sur la scène algéroise à la fa- veur du 10 e Festival international de danse contemporaine d’Alger qui se déroule au TNA depuis jeudi. Composée de 12 danseurs maîtri-

L a

sant parfaitement la danse clas- sique, la danse moderne, la danse contemporaine et le langage cor- porel, la compagnie a présenté plu- sieurs tableaux chorégraphiques allant du classique au contemporain en passant par le hip-hop et les tech- niques acrobatiques. Dans les ta- bleaux du jeune chorégraphe, la musique de Michael Jackson côtoie le jazz des années 1930, le folk de Mark Knopfler et même des re- mixes de musique house, laissant ainsi les danseurs exprimer libre- ment leur art dans différents re- gistres. Si certains tableaux met- taient en scène la cruauté du mon- de des affaires ou des danses et mu- siques traditionnelles russes, la danse contemporaine était tout aussi présente à travers une choré-

graphie fusionnant le danseur avec les éléments d’éclairage intégrés comme seul élément scénogra- phique. Grâce à un jeu de scène très communicatif et des tableaux conçus pour interagir avec les spec- tateurs, les danseurs de cette com- pagnie russe ont reçu un accueil chaleureux du public algérois venu nombreux. Lors de cette même soirée, le public du TNA a égale- ment découvert une pièce choré- graphique expérimentale présentée par les danseurs de la compagnie tu- nisienne Marwen Errouine. Ce spectacle, qui se base sur le silence et son amplification et ne fait qua- siment pas appel à la musique, met en scène la difficulté de communi- quer et échanger quand la liberté d’expression est bafouée. Une ma-

nière pour le chorégraphe de mettre en scène également la “situation ac- tuelle en Tunisie” à travers une chorégraphie faite d’oppression, de violence, de trahison et de faux espoirs. Cette soirée a également vu se pro- duire sur scène le duo espagnol Ai Do Project qui ont présenté un spectacle intitulé Derrière la nuque ainsi que la danseuse algérienne Sa- mar de la coopérative artistique Nouara qui a présenté le tableau Illusions. Inauguré jeudi, le 7 e Fes- tival international de danse contem- poraine se poursuivra jusqu’au 22 décembre au TNA avec au pro- gramme 16 troupes de neuf pays dont la Syrie, l’Égypte, le Mali ou encore les États-Unis.

APS

au TNA avec au pro- gramme 16 troupes de neuf pays dont la Syrie, l’Égypte, le

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Dimanche 20 décembre 2015

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LIBERTE Dimanche 20 décembre 2015 Publicité 15 A N E P n ° 3 5 6
LIBERTE Dimanche 20 décembre 2015 Publicité 15 A N E P n ° 3 5 6

ANEP n°356 989 Liberté du 20/12/2015

ANEP n°359 088 Liberté du 20/12/2015

d u 2 0 / 1 2 / 2 0 1 5 ANEP n°359 088 Liberté

ANEP n°209 910 Liberté du 20/12/2015

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LIBERTE Dimanche 20 décembre 2015 Contribution 17 L’ÉDUCATION AUJOURD’HUI Défi national et enjeu

LIBERTE

Dimanche 20 décembre 2015

Contribution

17

L’ÉDUCATION AUJOURD’HUI

Défi national et enjeu mondial

L a question de l’éducation prend aujourd’hui à travers le monde un tournant décisif, au regard des progrès rapides des sciences et de la technologie et de la des- tinée des peuples face à l’avenir.

Durant les décennies écoulées, la plupart des

États ont tenté de développer leurs capacités et de promouvoir l’accès universel à l’éduca- tion pour tous et

la qualité de l’en- seignement. Mais

force est de constater que malgré une prise de conscien- ce universelle et des efforts évidents enclen- chés par la première Conférence internatio- nale de Jomtien (Thaïlande) en 1990, et le Forum mondial de Dakar en 2000, on reste encore loin des objectifs fixés par les Nations unies pour 2015. Beaucoup d’engagements ont été pris, mais les réalisations demeurent bien en deçà des besoins et des espérances. Les priorités et les moyens varient selon le niveau de conscience par rapport aux défis, des ambitions du développement espéré, de la vision stratégique nationale et de la quali- té de la gouvernance de l’État. La question de l’éducation en Algérie se pose en ces termes, à l’étape actuelle. Des choix clairs doivent s’opérer dans ce sens en matière de

politique éducative et de moyens. Là où l’éducation n’est pas admise comme priorité et droit humain fondamental règnent enco- re le sous-développement, la pauvreté, le

désespoir de la jeunesse et inévitablement, instabilité, révoltes et violence pour ne citer que cela. De nombreux États d’Afrique et du Moyen-Orient notamment ont encore beau- coup d’efforts à faire dans ce sens. Mais de l’autre côté, dans l’hémisphère Nord, l’édu- cation est aussi un problème majeur. Dérèglement structurel, crise de croissance, baisse des budgets, compression du person-

nel enseignant, chômage des jeunes

aussi les maux de nombreux pays dévelop- pés. Dans tous les cas de figure, la probléma- tique de l’éducation conditionne l’avenir de tous les pays quels que soient leur niveau socioéconomique et leur assise politique. C’est le défi du siècle. L’éducation est donc un perpétuel recommencement pour la conquête du progrès. C’est une mission per- manente d’éveil, d’innovation, d’adaptation et de changement. Qu’il s’agisse de rattraper les retards en matière de développement, de procéder à d’impérieuses réformes écono- miques, sociales et culturelles, de promou- voir la recherche, l’innovation et la créativi- té, de lutter contre la violence, l’intolérance et de promouvoir les valeurs humaines fon- damentales, l’éducation reste et restera le cadre incontournable pour ce faire. Mais on sait aussi que l’éducation, en tant que conception et processus de mise en œuvre de projets économiques, sociaux, culturels, politiques ou même personnels, exige une démarche interdisciplinaire complexe, longue et difficile à élaborer, à mettre en place, à évaluer et à réajuster. Aucune réfor- me ne peut réussir si elle n’implique pas les acteurs directs du système éducatif. La ges- tion administrative ne peut être un instru- ment efficace de planification du change- ment que si elle est liée à une bonne gouver- nance. Les résultats éducatifs ne sont pas un produit industriel et leur impact n’est pas aussitôt mesurable. La raison est que l’école, le lycée ou l’université ne sont pas des entre- prises comme on serait tenté de le croire. C’est pour cette raison que la modernisation des systèmes d’éducation, leur adaptation aux réalités d’aujourd’hui, la qualité de la

sont

Par : KACEM BENSALAH *

formation prodiguée et leur performance ne peuvent se faire sans des engagements poli- tiques clairs, une vision stratégique à long terme et une projection sur l’avenir au double plan national et mondial. Les moyens financiers et les ressources natu- relles ne garantissent pas d’emblée une édu- cation performante. Mais le contraire est vrai : une éducation efficace est garante d’un développement national performant. Au regard d’une mondialisation structurelle et compétitive, aucun pays ne peut aujourd’hui vivre en autarcie, fermé sur lui-même, sous peine d’une dangereuse régression quelles que soient ses ressources potentielles. La coopération, les échanges d’expériences, les bonnes pratiques réussies ailleurs sont aujourd’hui plus que jamais un facteur accé- lérateur du progrès, un gain de temps pré- cieux et un enjeu de la solidarité régionale et internationale. C’est une autre façon de construire la coopération et la mondialisa- tion. Voulues, maîtrisées et non guère subies.

Réflexions sur le système éducatif national

Pour ce qui est de la réalité proprement nationale, il faut souligner que le processus en cours d’un dialogue national ouvert sur l’éducation est une avancée majeure compa- rée aux différentes étapes sur cette question depuis l’indépendance. Les premières mesures concrètes ont été ins- crites dans le sillage des fameux plans qua- driennaux des années 70. Les appels patrio-

réalisation, l'évaluation et le suivi des recommandations les plus pertinentes de la Conférence nationale, et de soutenir une telle initiative. Le projet de réforme en cours augure d’un tournant qualitatif et historique pouvant, enfin, apporter au système éducatif algérien le cadre d’une approche stratégique dont il a urgemment besoin, et le soutien citoyen nécessaire à sa mission irrempla- çable pour l’avenir du pays. C’est un défi majeur qu’il faut relever pour être au ren- dez-vous du 21 e siècle. En dehors de l’exemple éducatif spectaculaire de la République de Chine, ce n’est pas par hasard que les efforts de petits pays comme la Norvège, la Suisse, le Danemark ou la Belgique les placent en tête du classement IDH (indice de développement humain- Nations unies), et qu’un pays comme le nôtre, malgré 50 ans d’édification, reste encore surpassé par des États démunis de ressources naturelles comme le Liban, la Jordanie, la Tunisie ou la Turquie. Pour bâtir durablement l’avenir, l'école algé- rienne a besoin que la réforme annoncée prenne en considération l’amélioration glo- bale et intégrale du système éducatif. Pas seulement des aspects parcellaires. En résu- mé, on peut insister sur deux niveaux qui se complètent :

Questions de contenu (objectifs pédagogiques) :

1 - Traduire en contenus d’enseignement les

valeurs nationales liées à notre appartenance historique authentique : amazighe, arabo-

Le pays dispose assurément de moyens, de ressources humaines et de compétences à la

hauteur de son ambition. Il souffre de toute évidence d’un déficit de bonne gouvernance, de manque de confiance dans ceux et celles qui, à tous les niveaux, mènent la bataille du progrès éducatif et de la modernité.

tiques urgents de Mostefa Lacheraf en son temps sont restés sans écho, étouffés par des voix rétrogrades. La réforme Benzaghou a été limitée à des cercles technico-adminis- tratifs sans impact réel sur l’avenir. La décennie noire a, pour sa part, visé tout par- ticulièrement la matrice éducative et cultu- relle, laissant des dégâts considérables. Tout ceci montre l’importance des enjeux de l’éducation en Algérie et les espoirs de pro- grès qu’elle suscite au niveau du peuple et de la nation. Toutes les tentatives d’améliora- tion et leurs échecs résultent aussi de la diffi- culté de cerner la réalité nationale et de for- muler une politique éducative claire et cohé- rente à la mesure de la priorité déclarée au sommet de l’État. Le recours précipité et massif à la coopération, moyen-orientale notamment, dans nos établissements, dans les premières décennies de l’indépendance, a eu un effet contre-productif dont on n’a pas encore mesuré, à ce jour, toutes les implica- tions perverses. L’Algérie a failli perdre son âme et son histoire multimillénaire. La suite, on la connaît. Le pays dispose assurément de moyens, de ressources humaines et de com- pétences à la hauteur de son ambition. Il souffre de toute évidence d’un déficit de bonne gouvernance, de manque de confian- ce dans ceux et celles qui, à tous les niveaux, mènent la bataille du progrès éducatif et de la modernité. Il est indispensable dans ce sens d’élargir encore le sens du dialogue et de l’engagement franc et redevable dans la

musulmane, africaine, méditerranéenne, universelle. Malgré toutes les occupations de

l’histoire, le Maghreb/Ifriqiya reste une identité historique, humaine, culturelle, reli- gieuse, sociale et politique authentique que nos enfants ne peuvent ignorer sans perdre leurs origines réelles, leurs références exis- tentielles et le sens même de nos longs com- bats d’indépendance et de souveraineté nationale.

2 - Définir un plan stratégique de formation

permanente et de mise à niveau des person-

nels d’enseignement : enseignants, inspec- teurs, conseillers pédagogiques, nouvelles

En sciences de l’éducation, aujour-

recrues

d’hui plus qu’hier, aucune formation n’est acquise pour toujours. La formation perma- nente est une option fondamentale pour une éducation de qualité et pour une compéten- ce croissante des personnels concernés. 3 - Renforcer les matières stratégiques de base (langue nationale, langues étrangères, mathématiques, sciences et technologie )

qui constituent aujourd’hui les fondamen- taux de la réussite scolaire et de l’insertion socioprofessionnelle.

4 - Développer et promouvoir la culture de

l’évaluation et de la performance pédago- giques. Sans évaluation constante des pro- grammes, des méthodes et des niveaux d’en- seignement, on ne peut savoir quel impact réel l’école a sur les élèves, et quel est son coefficient coût/efficacité pour l’ensemble du système socioéconomique national.

5 - Promouvoir le principe de projet éduca- tif de wilaya et d’établissement (PEW et

PEE) sur 2 ans, fondé sur des objectifs prio- ritaires à chaque niveau. Exemples : scolari- sation des filles, lutte contre le redouble- ment/déperditions, élévation des perfor- mances dans certaines disciplines, concours scientifiques, coopération inter-établisse- ments (clubs linguistiques, informatiques, culturels, sportifs), etc.

6 - Quant à la question de l’usage de la dari-

ja, il suffit de comprendre que la langue arabe a toujours été une langue à double vitesse : la langue dite classique du pouvoir (politique, social et religieux), et la darija des classes populaires. En fait, une dichotomie sociolinguistique entretenue pour garder la distance entre “Tabaqa El-Oulia” et “Tabaqa

Soufla”, tout au long de l’histoire arabo- musulmane. La démocratisation réelle de l’éducation est née seulement avec les indé- pendances, au Machrek comme au Maghreb. À ce jour, l’ensemble des États de la Ligue arabe ne possède pas de dictionnai- re commun, malgré les tentatives du Liban et du Maghreb. Encore moins un lexique efficient de terminologie scientifique et tech- nologique. Le 21 e siècle attend encore d’être invité à franchir les portes de nos écoles. Jusqu’à quand ? Pour le reste, la psycholin- guistique montre qu’il n’y a aucun problème particulier de laisser les enfants s’exprimer librement en classe dans leur langue mater- nelle naturelle. Au plan pédagogique et dans la relation élève-maître, il n’y a que des avantages en faveur d’un apprentissage rapi- de et efficace. Les discours sur cette question constituent une diversion qui occulte la marche en avant des réformes nécessaires pour l’avenir de nos enfants.

Questions de gestion/management :

1 - Renforcement de la bonne gouvernance

du sommet à la base (culture du dialogue intra-institutionnel et extra-institutionnel), visites régulières sur le terrain, allègement des procédures administratives, suivi per- manent et actions redevables (accountabili-

ty), confiance dans la délégation des respon- sabilités

2 - Formation et mise à niveau des cadres de gestion : cadres de direction des wilayas,

chefs d’établissements, personnels adminis- tratifs

3 - Programmation des moyens (financiers,

matériels, logistiques

4 - Institutionnalisation de prix de distinc-

tion pour les meilleurs enseignants et cadres

de l’éducation à la fin de chaque année sco- laire.

5 - Échanges scolaires et jumelage d’établis-

sements au niveau national et international. Il reste naturellement à assurer dans le temps l’articulation structurelle et la pro- gression des contenus pédagogiques primai- re/moyen, moyen/secondaire et secondai- re/supérieur. La création d’un bac profes- sionnel par exemple a autant d’implications pour le secondaire que pour le supérieur et le monde du travail. Dans ce sens, l’analyse coût/bénéfice et les rendements interne et externe du système de formation consti- tuent un axe de préoccupation prioritaire dans une logique d’efficacité mesurable, sans laquelle on ne peut maîtriser des risques socioéconomiques et politiques toujours possibles et imprévisibles.

K. B.

Citoyen, fils de Aïn Témouchent (*) Expert-conseiller en politiques et stratégies de l’éducation et de la formation

)

selon les priorités.

D. R.

18

Entretien

Dimanche 20 décembre 2015

LIBERTE

LE CHERCHEUR EN GÉOPOLITIQUE YAHIA ZOUBIR À LIBERTÉ

“Les crises en Libye et au Mali prolongent l’instabilité à nos frontières”

Le professeur Yahia H. Zoubir, spécialiste des relations internationales, est le directeur de recherche en géopoli- tique à Kedge Business School, en France. Dans cet entretien, il revient sur la situation au Maghreb/Sahel et les derniers développements de la question sahraouie. Il livre son appréciation sur les effets des crises libyenne et malienne sur l’Algérie, en relation avec les rivalités entre les puissances occidentales.

Liberté : Depuis 2011, la Libye est plongée dans le chaos, et depuis l’an dernier, 2 au- torités politiques se disputent le pouvoir, dont l'une est reconnue internationale- ment. À votre avis, les conditions sont-elles réunies pour un consensus entre Libyens sur la formation d'un gouvernement

d’union nationale ? Yahia Zoubir : La Libye est un État failli de- puis la chute du régime autoritaire de Kad- hafi. Depuis 2011, les Libyens n’ont pas réus- si à effectuer une

phase de recons- truction et de dé-

veloppement post-conflit. Les autorités n’ont pas pu en- treprendre une transition pour plusieurs rai- sons : émergence de milices bien armées, ré- apparition du tribalisme et du régionalisme, existence de 2 gouvernements/Parlements, l’un à Tripoli et l’autre à Tobrouk, implication de forces étrangères nuisibles, telles que les monarchies rétrogrades du Golfe, présence de Daesh favorisée par l’absence d’un État central dans ce pays. L’ONU a aussi échoué, car son médiateur Bernardino Léon favori- sait une partie, parce qu’il travaillait étroi- tement avec les Émirats arabes unis qui ri- valisent avec le Qatar dans le pays. Les Émi- rats et le Qatar soutiennent des milices op- posées les unes aux autres. Arriver à un vé- ritable consensus accepté par toutes les parties relèverait donc du miracle. Même si un accord vient d’être signé pour la forma- tion d’un gouvernement national, les si- gnataires l’ont fait en tant que simples membres des gouvernements respectifs et non en tant que mandataires de ces derniers. Leur représentativité et légitimité ne sont pas reconnues. On assistera inévitablement à un fractionnement des 2, mais probablement

à l’émergence d’un 3 e gouvernement dont les membres seront les négociateurs pour la for- mation d’un gouvernement d’unité natio- nale. La soudaineté des États européens pour la formation d’un tel gouvernement s’explique par leur espoir que celui-ci puis- se les aider dans la lutte contre Daesh. Pre- nons par exemple le cas de David Cameron :

l’invitation aux Anglais d’intervenir, par un gouvernement libyen d’unité nationale, lui permettrait de décider des frappes aé- riennes, sans passer par une autorisation du Parlement britannique. Les États-Unis, eux, conduisent des frappes aériennes réguliè- rement, et la France envisage d’en faire au- tant. Mais quelle force “gouvernementale” pourrait faire respecter un cessez-le-feu et/ou désarmer les milices ? Ce qui se pas- se en Libye, en Syrie et en Irak, pour ne citer que les plus évidents, n’est plus du ressort des forces internes souveraines, mais des forces étrangères, qui rivalisent entre elles pour dé- fendre leurs intérêts, sans égard à ceux des pays concernés. C’est pour cela que cer- tains patriotes libyens voient en cette re- cherche de gouvernement d’unité nationa- le un plan concocté et imposé par des étran- gers… et ils n’ont pas tort.

Entretien réalisé par :

HAFIDA AMEYAR

n’ont pas tort. Entretien réalisé par : HAFIDA AMEYAR L’accord de paix et de réconciliation au

L’accord de paix et de réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger, est entré dans la phase de mise en œuvre. À votre avis, faut-il être optimiste ou craindre le pire à présent ? Là encore, il est difficile d’être optimiste, car le nord du Mali, et ce, malgré l’intervention française en janvier 2014, n’a pas connu de développement notable. Les conditions so- cioéconomiques restent désastreuses et les terroristes n’ont pas disparu non plus. Les Touareg, comme pour le cas des Kurdes, sont divisés : leur manque d’unité et leurs ac- cointances avec des puissances étrangères ne font que maintenir le statu quo contre les intérêts des populations touareg. En 2011, la chute du régime libyen avait aggravé la cri- se malienne. Certains facteurs, comme le re- tour des troupes touareg de Libye, l’intro- duction d’armes de tout genre, la corruption des officiers supérieurs maliens au nord du Mali, la présence d’AQMI, ont rendu diffici- le toute solution à long terme. Les parties touareg ayant des liens étroits avec des protecteurs étrangers à la région sahélien- ne feront tout pour saborder l’exécution de l’accord de paix d’Alger. Résultat : on assis- tera à la présence prolongée de la France au nord du Mali et au Mali tout court, à la sur- vie des terroristes et donc à l’instabilité à la frontière sud de l’Algérie.

Mais alors, comment voyez-vous l’avenir immédiat du Sahel et, bien sûr, ses effets sur l’Algérie ? Les deux crises, libyenne et malienne, et leur non-résolution ne font que prolonger l’in- stabilité dans la région sahélienne. Tant qu’il n’y aura pas de désarmement des milices en Libye et des forces militaires touareg au nord

du Mali, ainsi que le lancement concomitant de projets de développement socioécono- miques tangibles, la situation demeurera ce qu’elle est aujourd’hui. Il y a déjà des effets négatifs sur l’Algérie, qui a mobilisé ses troupes le long de ses grandes frontières. Au- jourd’hui, la crise au sommet de l’État algé- rien fait planer des dangers gravissimes quant à la sécurité et à l’intégrité territoriale du pays. Seule une succession du président sans douleur et le maintien de l’unité de l’ANP et de ses services de renseignements pourront préserver l’Algérie d’un danger aux risques incalculables.

M. Yahia Zoubir, la Cour de justice de l'Union européenne vient d’annuler, avec effet immédiat, les accords agricoles et de pêche entre l’UE et le Maroc englobant le Sahara occidental occupé. Quelles sont les retombées de ce verdict ? Le jugement de la CJUE du 10 décembre est sans aucun doute une bonne nouvelle pour le peuple sahraoui, puisque la décision du tri- bunal contient des déclarations impor- tantes sur les principes juridiques devant gui- der la politique étrangère de l’UE, la recon- naissance de la représentation juridique du peuple sahraoui par le Front Polisario, et les limites internationales lorsque la violation des droits humains fondamentaux pourrait être concernée. Tout cela est crucial pour l'avenir de ce territoire et de la politique étrangère de l'UE. L’autre victoire est venue des eurodéputés, ce 17 décembre. En effet, le Parlement européen a approuvé à 258 votes contre 251 l’amendement au rapport annuel de 2014 sur le Sahara occidental, sur les droits de l'homme et la démocratie, et sur la poli- tique de l'UE en la matière. D’ailleurs,

l’amendement 77 bis “demande que soient respectés les droits fondamentaux des Sah- raouis, et notamment leur liberté d'associa- tion, leur liberté d'expression et leur droit de réunion ; réclame la libération de tous les pri- sonniers politiques sahraouis ; demande qu'un accès aux territoires du Sahara occi- dental soit accordé aux parlementaires, aux observateurs indépendants, aux ONG et à la presse ; prie instamment les Nations unies de doter la Minurso (Mission onusienne pour l’organisation d’un référendum d’autodé- termination au Sahara occidental, ndlr) d'un mandat en matière de droits de l'hom- me, à l'instar de toutes les autres missions onu- siennes de maintien de la paix de par le mon- de ; soutient un règlement équitable et durable du conflit au Sahara occidental sur la base du droit à l'autodétermination du peuple sah- raoui, conformément aux résolutions des Nations unies en la matière”. Malheureusement, les États européens, même la Suède qui, paradoxalement, étudie en ce moment la reconnaissance de la RASD, ont fait appel à la décision de la CJUE. L’alignement des États européens, particulièrement celui de la France et de l’Es- pagne, montreront les limites de l’attache- ment de ces États au droit international, à la démocratie… lorsque leurs intérêts seront en jeu. Ces démocraties soutiennent les dicta- tures, détruisent des pays, soutiennent des occupations et la répression des peuples et puis se posent la question quant aux origines du terrorisme ! Concernant l’Algérie, théo- riquement puissance régionale et concernée directement par la question sahraouie, elle n’a pas réussi à faire fléchir la position de la France sur cette question, malgré toutes les concessions économiques qu’elle lui a ac- cordées, sans contrepartie aucune. Le Maroc, quant à lui, demeure intouchable ; même ses tortionnaires se font remettre des médailles du mérite à Paris. Il aura suffi que le Maroc menace de punir la Suède pour son inten- tion de reconnaître la RASD pour que celle- ci fasse marche arrière.

Une dernière question : en janvier 2016, le Secrétaire général de l’ONU a prévu une vi- site dans la région pour faire avancer le pro- cessus de décolonisation au Sahara occi- dental. Quelles sont, selon vous, les options qui se présentent à Ban Ki-Moon ? La réponse que je donnerai est la suite lo- gique de la réponse précédente. Les Nations unies sont responsables du blocage de la question sahraouie. En novembre 1975, la Cour internationale de justice ainsi que toutes les résolutions onusiennes depuis 1963 ont soutenu le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Pourtant, le référendum n’a jamais eu lieu. Peut-on alors afficher de l’optimisme, en sachant pertinemment que ce n’est pas Ban Ki-Moon qui déterminera le sort de l’ancienne colonie espagnole, mais bel et bien Washington, Paris et Londres ?

H. A.

LIBERTE

Dimanche 20 décembre 2015

L’internationale

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PRESSIONS OCCIDENTALES POUR UN GOUVERNEMENT D’UNION EN LIBYE

Un accord à marche forcée et des Libyens en colère

Déjà complexe, la situation en Libye peut dégénérer à n’importe quel moment. De nouveaux acteurs et blocs politico-tribaux pourraient émerger et constituer un véritable rapport de force contre les signataires de l’accord de Skhirat. Les pressions onusiennes pourraient être contre-productives.

L a communauté internationale, ou plutôt les capitales occidentales, semblent avoir crié victoire avant l’heure, après avoir fait signer jeudi à Skhirat (Maroc) à des ac- teurs politiques libyens “non man-

datés” un accord de paix qui laisse des doutes

sur la possibilité de sa mise en application sur le terrain. Et pour cause et en dehors du refus des présidents des deux Parlements parallèles de Tripoli et de Tobrouk de cautionner le pa- raphe du texte onusien, une partie de la po- pulation libyenne s’oppose catégoriquement

à ce qu’elle qualifie de “mascarade” de Skhi-

rat. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de la capitale Tripoli, à Misrata, mais également à Syrte et à al-Zaouiya pour exprimer leur rejet de l’accord parrainé par l’ONU, estimant qu’il ne répondait pas à leur attente et aux idéaux de la “révolution du 17 février 2011” qui a entraîné la chute de l’an- cien régime du défunt colonel Mouammar Kadhafi. “La signature de l’accord de Skhirat est une trahison”, accusent les manifestants, dont les images rapportées par la chaîne de té- lévision privée Al-Anbaa montrent qu’il s’agissait des partisans du Congrès général na- tional (Parlement non reconnu de Tripoli). Outre cette partie de la population, opposée

à l’accord de Skhirat, il y a aussi des regrou- pements d’organisations civiles et des partis

D. R.
D. R.

Des milliers de personnes ont manifesté contre la signature de l’accord de Skhirat.

politiques qui ont rejeté le texte. Ces derniers accusent l’ONU et son nouvel émissaire Mar- tin Kobler de forcer la main à deux Parlements pour former un gouvernement d’union na- tionale, en ignorant le risque de l’émergence d’une troisième partie qui risque de compli- quer la situation. En effet, dans une Libye dis- posant de deux gouvernements parallèles et contestés, la naissance d’une troisième force

politique et militaire est plausible. Bien qu’ils soient d’accord pour un dialogue politique in- terlibyen et sur l’urgence de trouver une issue à la crise afin de faire face à la menace terro- riste de l’organisation autoproclamée État islamique (Daech), les Libyens rejettent tou- te solution imposée par la communauté in- ternationale. Sans aller jusqu’au rejet de tou- te implication onusienne dans la crise li-

byenne, les Libyens refusent toutefois que la communauté internationale leur dicte les noms de personnalités qui devraient figurer dans le futur gouvernement d’union, au nom de la lutte contre Daech. Car, tout l’enjeu est là. La nécessaire formation d’un gouvernement d’union en Libye n’est, aujourd’hui, motivée par la présence de Daech dans ce pays que par l’urgence d’une sortie de la crise née de la “ré- volution du 17 février 2011”. L’implantation de l’État islamique en Libye et le renforcement de sa présence dans ce pays depuis le début de l’intervention aérienne russe en Syrie en oc- tobre dernier ont accentué la pression sur les parties libyennes. Face à Daech, les gouver- nements de Tripoli et de Tobrouk étaient in- vités à accorder leurs violons. Ainsi, mis de- vant leurs responsabilités, les deux Parle- ments avaient consenti de reprendre langue, sous l’égide du nouvel envoyé spécial du se- crétaire général de l’ONU en Libye, avec l’es- poir de voir le texte proposé par son prédé- cesseur Bernardino Leon modifié. Ce ne fut pas le cas. Lundi, le Conseil de sécurité de l’ONU devrait entériner son soutien à l’accord de Skhirat, mais également son soutien à toute éventuelle aide militaire au futur exécutif, dont la mission sera de préparer la prochaine pré- sidentielle et la promulgation d’une nouvel- le constitution en Libye.

LYÈS MENACER

ILS ADOPTENT UN AMENDEMENT VISANT À ÉLARGIR LE MANDAT DE LA MINURSO

Les eurodéputés compliquent les relations UE-Maroc

C oup dur pour les relations entre le Maroc et l’Union européenne, qui viennent d’enregistrer un nouveau

couac. En effet, emboîtant le pas à l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), qui a annulé partiellement l’accord

agricole et de la pêche, conclu en mars 2012 entre Rabat et Bruxelles, le Parlement européen (PE) a adopté, jeudi soir, à l’ini- tiative d’eurodéputés, un amendement au rapport annuel 2014 de l’UE sur les droits de l’Homme et la démocratie dans le monde. C’est le groupe confédéral de la gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL), qui a réussi à faire adopter par le Parlement européen, une proposition d’amendement prônant l’élargissement du mandat de la Minurso au monitoring des droits de l’Homme au Sahara marocain, dont le Polisario revendique l’autodétermina- tion. Le texte en question demande que

soient respectés les droits fondamentaux des Sahraouis, notamment leur liberté d’asso- ciation et d’expression et leur droit de ré- union. Il réclame également la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis et le libre accès au Sahara occidental, des par- lementaires, observateurs indépendants, ONG et les médias. Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que Rabat réagisse par la voix de la ministre déléguée aux Affaires étran- gères, Mbarka Bouaida, laquelle a affirmé qu’“il est très étonnant et dommageable de constater qu’il existe encore des eurodéputés

qui méconnaissent encore et à tel point, la réa- lité de notre pays”. La même source a déclaré que le Maroc est non seulement “surpris et étonné” par l’adop- tion de cet amendement controversé, mais

il condamne fermement “l’instrumentalisa-

tion de cette affaire dans l’objectif de porter atteinte à son intégrité territoriale”. Estimant

que “la thèse de ces eurodéputés est fausse”, elle a ajouté : “Je les invite à actualiser leurs positions sur le Maroc.” Sur sa lancée, la mi- nistre marocaine a adressé une invitation aux députés à l’origine de l’amendement, à “vi- siter notre pays et à constater de visu qu’on est très loin des mensonges des adversaires” de l’intégrité territoriale du Maroc qui a réa- lisé, selon elle, d’immenses progrès en ma- tière de respect des droits de l’Homme et de développement au nord comme au sud du pays. Cela étant, cet amendement apporte de l’eau au moulin du Front Polisario, qui n’a pas cessé d’appeler au mandatement de la Minurso pour surveiller les droits de l’Hom- me au Sahara Occidental. Cette requête n’a, jusque-là, pas été adoptée par le Conseil de sécurité, en raison du soutien apporté par certaines puissances internationales au Ma- roc, notamment la France.

MERZAK TIGRINE

ACCORD À L'UNANIMITÉ À L'ONU POUR DES NÉGOCIATIONS SUR LA SYRIE

Une feuille de route sur fond de désaccords

S i la résolution adoptée dans la nuit de vendredi à hier par le Conseil de sécu- rité de l’ONU ouvre la voie à un cessez-

le-feu et à de véritables négociations pour mettre fin à la guerre en Syrie, il reste que les nombreux désaccords entre les grandes puissances sont difficilement surmontables outre la défiance des rebelles. Cette volon- té d’aller vite avec comme objectif de lancer les discussions “au début janvier 2016” tout en les faisant coïncider avec un cessez-le-feu sous l’égide de l’ONU sur l’ensemble du ter- ritoire syrien, risque de se heurter aux di- vergences persistantes entre les Occidentaux qui exigent le départ de Bachar al-Assad, et

les Russes, qui le soutiennent mordicus. En

effet, le sort du président syrien divise pro- fondément les deux parties. De toute façon,

le secrétaire d'État américain John Kerry s’est

également dit “sans illusions” sur la difficulté de la tâche, tout comme le médiateur de

l'ONU en Syrie, Staffan de Mistura, qui s’est voulu “réaliste” sur la complexité du pro- cessus, tout en précisant : “Nous espérons (…)

être capables de le faire en janvier.” Cet avis est partagé par Samir Nachar, un membre de la Coalition nationale syrienne (CNS), prin- cipale formation de l'opposition en exil, qui

a estimé hier que “compte tenu de la réalité

sur le terrain et de l'impasse faite sur le sort

de Bachar al-Assad, l’accord n'est absolument pas applicable”. Même son de cloche chez Karim Bitar, le directeur de recherches à l'Institut français de relations internationales, pour qui la résolution “est un premier pas très significatif mais de nombreuses ambiguïtés et arrière-pensées demeurent”. Selon lui, “les États-Unis et les Russes ont fait prévaloir leurs intérêts et les ont imposés aux autres pays”, alors que “les puissances régionales sunnites continuent de craindre que ce pragmatisme ne pérennise le statu quo et permette le maintien d'Al-Assad sur une trop longue pé- riode de transition”.

M. T./AGENCES

LE RWANDA A ADOPTÉ LA NOUVELLE CONSTITUTION

Paul Kagame,président jusqu’en 2034 ?

n Plébiscité par ce référendum, qui a vu le “oui” en

faveur de la réforme constitutionnelle obtient 98,13% des voix, contre 1,71% au “non”, selon des résultats officialisés samedi par la commission électorale et portant sur 21 des 30 districts, soit 70% du pays, le président rwandais est parti pour se maintenir au pouvoir jusqu’en… 2034. Élu en 2003 et réélu en 2010, avec plus de 90% des voix à chaque fois, Paul Kagame, 58 ans, n’a certes pas encore dit s'il se représenterait en 2017, date limite de son dernier mandat selon la Constitution non révisée, mais il ne se serait certainement pas donné la peine de l’amender, s’il n’avait aucune velléité de se maintenir au pouvoir. Il avait indiqué que sa décision dépendrait des résultats du référendum. Il ne fait aucun doute que l’ampleur du vote en faveur du “oui” devrait l'inciter à se présenter à nouveau. Divers articles ont été modifiés en novembre par le Parlement. Mais les deux changements cruciaux concernent les articles 101 et 172 qui autorisent M. Kagame à potentiellement se maintenir au pouvoir pendant 17 années supplémentaires.

R. I./AGENCES

DÉTERMINÉE À STOPPER LES VIOLENCES AU BURUNDI

L’UA autorise le déploiement de 5 000 soldats

n L’Union africaine a annoncé qu'elle allait

envoyer une mission de 5 000 hommes au Burundi pour tenter de stopper les violences dans ce pays, menaçant Bujumbura de se déployer même sans son accord. Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA, réuni vendredi soir à Addis Abeba, a décidé “d'autoriser le déploiement d'une Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (Maprobu), pour une période initiale de six mois, renouvelable”, et a demandé “au gouvernement du Burundi de confirmer dans les 96 heures suivant l'adoption de ce communiqué qu'il accepte le déploiement de la Maprobu et de coopérer avec elle”. Le Conseil a prévenu que si Bujumbura s'oppose à l'envoi de cette mission, l'UA prendra des “mesures supplémentaires” pour en assurer le déploiement. Le CPS a insisté sur sa “détermination à prendre toutes les mesures appropriées contre toutes parties ou acteurs, quel qu'ils soient, qui empêcheraient la mise en oeuvre de cette présente décision”.

R. I./AGENCES

Liberté

20

Sport

Dimanche 20 décembre 2015

LIBERTE

LES TROIS PORTIERS DE L’USM ALGER BLESSÉS

Hamdi dans l'embarras avant d'affronter le MC Alger

n Les trois gardiens de but de l'USM Alger, Mohamed-Lamine Zemmamouche, Smaïl Mansouri et Mourad Berrafane, souffrent tous de blessures, mettant leur entraîneur Miloud Hamdi dans l'embarras à quelques jours du derby face au MC Alger, mardi au stade du 5-Juillet (18h), dans le cadre de la mise à jour de la 11 e journée du championnat de Ligue 1 Mobilis de football. Le portier n°1 des Rouge et Noir, Zemmamouche, subira prochainement une opération chirurgicale au niveau du coude. Quant à son premier remplaçant, Mansouri, il ne s'est pas complètement remis de sa blessure à la cheville contractée contre le CR Belouizdad. Le staff médical de l'USMA redouble d'efforts pour le mettre sur pied avant le derby. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, la guigne des blessures des gardiens de but du club de Soustara a touché également le troisième portier de l'équipe, Berrafane. Ce dernier, qui a été appelé à la rescousse pour pallier les défections de Zemmamouche et Mansouri depuis la précédente rencontre de championnat sur le terrain du DRB Tadjenanet, a été contraint de quitter le terrain dès la 17 e minute du match perdu à domicile contre le Paradou AC (3- 1), jeudi pour le compte des 32 es de finale de la Coupe d'Algérie. Du coup, l'entraîneur usmiste, Hamdi, a été contraint de faire confiance au gardien des moins de 23 ans, Hocine Lagoune, qui a fait ainsi son baptême du feu avec l'équipe première de son nouveau club qu'il a rejoint l'été dernier. Hamdi sera dans l'obligation de miser à nouveau sur ce jeune portier, venu de Suède, face au MCA si Mansouri ne récupère pas de sa blessure d'ici à mardi. L'USMA caracole en tête du classement du championnat, à une journée de la fin de la phase aller, avec 32 points. Le MCA, quant à lui, pointe à la troisième place avec 22 points.

MCA

Demou opérationnel face à l’USMA

S i le Mouloudia d’Alger va récupérer les joueurs sus- pendus, en l’occurrence Hachoud, Bouhenna et le buteur maison Merzou- gui, en revanche, deux

joueurs, et pas des moindres, pour- raient manquer à l’appel face à l’US- MA. Il s’agit en fait de Bechiri, qui s’est blessé en match de coupe au ge- nou, et Demou, qui souffre d’une élongation. Ces deux défenseurs risquent de déclarer forfait pour le derby, ce qui va contraindre Ighil à chercher des solutions pour l’axe de sa défense. Mais d’après une source proche du staff médical moulou- déen, les choses se sont arrangées pour Demou, qui répond positive- ment aux soins. L’ex-joueur sétifien, qui souffre d’une élongation bénigne, sera bel et bien opérationnel pour le big derby face à l’USMA, au grand soulage- ment de son entraîneur Ighil. Néan- moins, concernant le cas Bechiri, il sera probablement out pour cette rencontre, il sera remplacé donc par Bouhenna qui a purgé sa suspension. En outre, et en parlant du derby de

l’USMA, les poulains de Meziane

et en parlant du derby de l’USMA, les poulains de Meziane Ighil ont déjà tourné la

Ighil ont déjà tourné la page de la Coupe d’Algérie. Après leur qualifi- cation aux 1/16 de finale de la coupe en disposant d’une bonne équipe de l’USMO, les camarades de Chaouchi ont pris un jour de repos. Les Mou- loudéens ont repris les entraîne-

ments hier au stade du 5-Juillet. Dé- sormais, les joueurs se projettent déjà sur le big derby algérois de mar- di face aux voisins usmistes. Il faut dire que les Vert et Rouge vont abor- der ce match dans les meilleures dis- positions, notamment après les deux

derniers bons résultats, avec à la clé une victoire en championnat face au MOB et une qualification en Coupe d’Algérie, contrairement aux Rou- ge et Noir qui se sont fait piéger, et pour la grande surprise, par une bonne et jeune équipe du Paradou AC au premier tour de la Coupe d’Algérie. “Je pense que cette quali- fication est bonne pour le Mouloudia et surtout pour le moral des joueurs à quelques jours du derby face à l’US- MA. Notamment pour quelques joueurs qui se sont rassurés face à l’USMO, ce qui est très important pour la suite de la saison. On essaie de travailler encore plus pour amé- liorer le jeu de l’équipe. En tout cas, on fera tout pour rester sur la lancée et donner de la joie à nos supporters qui commencent à croire en leur équipe”, a affirmé l’entraîneur mou- loudéen. Enfin, il est utile de rappe- ler que pour l’opération de vente de billets qui s’est étalée sur deux jours, les 65 000 tickets mis en vente ont été majoritairement écoulés vendredi. Le stade du 5-Juillet sera archicomble mardi, pourvu que le spectacle soit sur le rectangle vert.

SOFIANE M.

CRB

Alain Michel craint une “pression inutile” sur ses joueurs

à l'ASO disputé au stade du 20-Août (Alger). Les Rouge et Blanc occupent provisoirement la deuxiè- me place au classement du championnat, à une journée de la fin de la phase aller, mais ils sont dis- tancés de neuf points par le leader, l'USM Alger, qui compte de surcroît un match en moins à disputer mardi face au MC Alger. “Je préfère attendre la fin de la phase aller pour faire mon bilan. Mais d'ores et déjà, je peux dire que nous sommes en train de réa- liser un parcours positif. N'oubliez pas que l'équipe jouait chaque fois pour sa survie parmi l'élite lors des trois précédentes saisons”, a encore dit le technicien

L' entraîneur du CR Belouizdad, Alain Michel, a conseillé de ne pas mettre une “pression inutile” sur ses joueurs, auteurs d'un par-

cours positif durant la première partie du cham- pionnat de Ligue 1 de football et d'une victoire écla- tante contre l'ASO Chlef (4-1), vendredi en 1/32 de finale de la Coupe d'Algérie. Nous réalisons jusque-là un bon parcours, mais il

faudra éviter de mettre une pression inutile sur les joueurs, de peur qu'elle ait des répercussions néga- tives sur eux en vue de la suite du parcours”, a aver- ti Michel devant la presse, à l'issue du match face

français, aux commandes techniques du Chabab depuis octobre 2014. Concernant le mercato hi- vernal que le CRB a entamé par le recrutement, jeu- di, du défenseur central Mâamar Youcef (ex-MO Béjaïa), le coach des gars de Laâqiba s'est dit prêt à se contenter de l'effectif en place si la direction du club ne parvient pas à engager deux autres joueurs. Le staff technique du CRB espère se ren- forcer encore par un latéral gauche et un milieu of- fensif. Des contacts ont été noués dans ce sens avec Houari Ferhani (RC Arba) et Abdelmalek Mokdad (MC Alger).

BOUALEM TIAB, PRÉSIDENT DE LA JSM BÉJAÏA

“Les dirigeants de la saison écoulée ont déstructuré le club”

L président du conseil d'administration

de la JSMB est revenu sur la situation ad- ministrative du club ainsi que sur les

perspectives d’avenir de la JSMB. Au sujet du CSA et du conseil d'administra- tion, le président Tiab dira : “Le conseil d'ad- ministration a toujours fonctionné, nous sommes en contact permanent avec les membres. Les ac- tionnaires ne peuvent être présents tous les jours, mais on se rencontre souvent et je leur rends compte au téléphone chaque fois que l'occasion se présente ; on se concerte pour prendre des dé- cisions.” S’agissant de la situation financière du

e

club, il soulignera qu’“elle est acceptable cette saison. Je tiens à profiter de l'occasion pour re- mercier les autorités locales de Béjaïa, à leur tête le wali qui vient de nous octroyer une aide consé- quente, et aussi le président de l'APC. Cette an- née, nous avons aussi beaucoup de particuliers qui nous viennent en aide ; ce sont des amou- reux et des fans de la JSMB, ils sont souvent là pour venir en aide à la JSMB. On va assainir la situation des joueurs après le match contre le Chaouia”. Boualem Tiab n’a pas omis de s’adresser aux supporters : “Nous avons eu quelques difficul-

tés en début de saison en raison de la situation dans laquelle le club se trouvait. Je dirais que les dirigeants de la saison écoulée ont déstructuré le club et nous avons eu beaucoup de mal à re- mettre les choses en place. Avec Guellati et les autres membres de la direction, on est en contact permanent pour le bon fonctionnement du club.” Sur le plan technique et la gestion du merca- to hivernal, notre interlocuteur avouera : “Je tiens à rassurer nos supporters au sujet du re- crutement, nous avons travaillé sur ce sujet et nous avons levé toutes les contraintes relatives

à ce sujet. Nous avons donné carte blanche à l'en- traîneur Hammouche, il est le seul à prendre la décision finale concernant les arrivées. On est en discussion avec plusieurs joueurs afin de ren- forcer l'effectif pour la seconde moitié de la sai- son”. Concernant les ambitions de l’équipe après un début de saison difficile, le président de la JSMB conclura : “Je demanderai à nos sup- porteurs de ne pas s'enflammer vu le début de saison qu'on a effectué. On va dans un premier temps assurer le maintien et puis aborder la sui- te match par match.”

A. HAMMOUCHE

CS CONSTANTINE

Huit matchs sans victoire, les voyants sont au rouge

L CS Constantine (Ligue 1 algérienne de football), élimi-

né vendredi en 1/32 de finale de la Coupe d'Algérie par le MCE Eulma (Ligue 2) sur le score de 1-0, a enchaîné son

huitième match sans victoire, entraînant plus que jamais le club dans la crise. L'arrivée en “pompier” du technicien franco-por- tugais Didier Gomez da Rosa à la barre technique en rempla- cement d'Hubert Velud n'a pas encore apporté le déclic à un groupe plus que jamais dos au mur, au grand dam des res- ponsables qui ne savent plus à quel saint se vouer. Attendu com- me un messie, Gomez a tenté de redresser la barre, en vain, puisque le CSC continue de manger son pain noir, à une jour- née de la fin de la phase aller. Le départ de Velud, qui avait es-

e

suyé des critiques acerbes de la part des supporters mais aussi de certains dirigeants, avait été accueilli avec un grand soula- gement par presque tous les Clubistes. Les supporters ont com- pris alors que le mal de l'équipe était plus profond et que la so- lution ne résidait pas dans le changement opéré au niveau du staff technique, assurent les plus avertis. Il faudra remonter à la 7 e journée du championnat pour assister à la dernière victoire du CSC face à l'USM Harrach (2-0), le 2 octobre dernier au sta- de Chahid-Hamlaoui. En essuyant vendredi une énième défaite sur la pelouse du stade Messaoud-Zougar, les coéquipiers du capitaine Yacine Bezzaz n'ont désormais plus qu'un seul objectif : se battre pour assurer leur maintien. À une journée de la fin

de la première partie de saison, le CSC occupe la 15 e et avant- dernière place au classement avec 13 points. Un autre faux pas à domicile face au RC Arba, lors de la 15 e journée prévue le week- end prochain, pourrait avoir des répercussions “catastro- phiques” pour une équipe en manque de confiance. Au niveau de la direction, le directeur général Mohamed Haddad n'a pas résisté à la pression, décidant de se retirer des affaires de la for- mation de l'Est, pour être remplacé par Abdelhamid Harkati. Les matchs de la phase retour du championnat seront de véri- tables “finales” pour le CSC, dont les joueurs sont appelés plus que jamais à se serrer les coudes s'ils ne veulent pas retrouver la Ligue 2 qu'ils avaient quittée en 2011.

LIBERTE

Dimanche 20 décembre 2015

Sport

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32 es DE FINALE DE LA COUPE D’ALGÉRIE : RCR 1- JSK 0

Les Kabyles n'ont plus rien à espérer cette saison

D écevante en championnat, la JSK s’est fait sortir hier des 32 es de finale de Dame Coupe à l’issue de sa défai- te devant le RCR par un but à zéro. Le match débute

avec une grande prudence de part et d’autre où le jeu s’est concentré au milieu du terrain. Une situation qui n’a pas permis aux deux équipes de développer leur jeu se contentant de quelques timides tentatives notamment sur des tirs de loin. Aiboud puis Boulaouidet tentent leur chance par des frappes lointaines qui n’inquiètent pas le portier Meddah. Il a fallu attendre les cinq dernières minutes du premier half pour voir le jeu s’animer notamment de la part des locaux. Tiaiba parti à la limite du hors-jeu se met dans une position idéale cependant il se fait chiper le cuir au moment d’armer son tir (42’). Dans la foulée, Boulaouidet est victime d’un violent télescopage avec Boumechra. Plus de peur que de mal pour l’attaquant kabyle qui a repris sa place au début de la deuxième mi- temps. Une seconde période où c’est les gars de Benyellès qui vont prendre l’initiative en ta- quinant le keeper Doukha et sa défense. Bien décalé, Moundji pourtant idéalement posi- tionné dévisse trop son tir (49’). Deux minutes après, Manucho reprend d’une tête un bon centre de Rabhi mais sans danger

pour Doukha. À l’heure de jeu, le coach Bijotat

AUTEUR D’UN DOUBLÉ CONTRE EVERTON HIER

Phénoménal Mahrez !

D. R.
D. R.

n Il est sans doute l’international algérien le plus en forme en cette période. Riyad Mahrez a encore frappé ce week-end en inscrivant deux buts sur les trois qui ont permis à son équipe de Leicester City face à Everton sur la pelouse de Goodison Parc de Liverpool. Le phénomène Mahrez poursuit encore son chemin inégalable pour porter son compteur buts grâce à son doublé d’hier sur penalty à la 27 e et 64 e minutes de jeu, à 13 buts sur 16 rencontres disputées à présent. En terme de chiffre Mahrez est en train d’améliorer ses

statistiques de jour en jour,

Verts est en train de faire même mieux que son coéquipier en sélection nationale Islam Slimani qui évolue à Lisbonne, après le triplé inscrit lors de la 15 e journée face à Swansea City, et un fameux but contre Chelsea FC le week-end dernier et le doublé d’hier à Liverpool contre Everton, Mahrez aurait inscrit 6 buts sur les trois dernières rencontres, ce qui confirme la forme optimale qu’atteint le n° 26 de Leicester. Avec 13 buts inscrits à présent Riyad Mahrez réduit l’écart de buts à deux réalisations seulement sur son équipier Vardi buteur de la Premier League qui est à 15 buts.

l’attaquant des

A. IFTICEN

Liberté
Liberté

est contraint de procéder au changement d’Aiboud par Diawara suite à la blessure du premier. Un changement qui avait pour but d’apporter un peu plus de vivacité aux avants kabyles. Ihadjadène fait le plus difficile mais il ne cadre pas son tir (62’).

Cependant, plus entreprenants devant une équipe de la JSK qui attendait son adversaire dans son camp, les Relizanais vont surprendre tout le monde en ouvrant la marque par le biais de ce diable de Manucho. En effet, on jouait la 67’ lorsque sur un excellent centre de Rab-

MCO 1 - MOB 2

Yaya dicte sa loi à Zabana

L e Mouloudia de Béjaïa s’est qualifiée hier aux seizièmes de finale de la

Coupe d’Algérie après avoir éliminé le MCO au stade Za- bana pour la seconde saison consécutive. S’ils sont bien entrés dans le match, se procurant la pre- mière occasion par Athmani qui a débordé pour centrer sur Moussi dont la frappe a été contrée (6’), ce sont les Bé- jaouis du MOB qui ont été les maîtres de ce premier half. Dominateurs, plus intelligents dans leur placement et mieux organisés offensivement, les protégés d’Abdelkader Am- rani, suspendu de banc de touche, en ont fait voir de toutes les couleurs à la défen- se mouloudéenne, grâce no- tamment à la vivacité du qua- tuor Zerdab-Hamzaoui- N’Doye-Yaya. Après avoir subtilisé la balle à un trop gourmand Kamel Larbi, auteur d’une mal- adroite roulette à la limite de sa surface, l’athlétique N’Doye servira, ainsi, Hamzaoui qui, en position idéale, n’a pas ca- dré son plat du pied (11’). La deuxième tentative du MOB sera la bonne, quatre minutes plus tard, lorsque Zerdab débordera Berradja, étrangement positionné en arrière-gauche, pour buter sur un Natèche coupable tou- tefois d’avoir relâché le cuir dans les pieds d’un Yaya plus adroit et buteur d’un impa- rable plat du pied droit (15’). Très brouillons dans le jeu, les Oranais ne feront, tout au

D. R.
D. R.

long de la demi-heure restante de cette première mi-temps, que regarder jouer un MOB beaucoup mieux discipliné. À la pause, Fouad Bouali, contraint de jouer la carte Zaâbiya, a incorporé à la pla- ce d’un Athmani peu convaincant, mais c’est Tayeb Berramla, transparent en pre- mière période pour son grand retour sous le maillot mou- loudéen, qui sonnera la ré- volte en se jouant de la dé- fense mobiste avant de buter sur Rahmani à la 48’. Le même Rahmani déviera ensuite un joli coup franc d’El-Okbi (49’) avant de voir son alter ego mouloudéen Natèche suivre, avec beau- coup de soulagement, un bal- lon lobé de Yaya passer juste au-dessus des bois oranais

(58’).

En réaction à ce réveil des lo- caux, Zerdab obligera Na-

tèche à bien se coucher pour annihiler une tentative de près (62’). C’était peu pour stopper les Oranais qui parviendront, fi- nalement, à égaliser sur un pe- nalty transformé par Kamel Larbi après une main de Bou- kria dans la surface (76’) . Loin d’être déstabilisé par cet état de fait, le MOB gérera en- suite avec beaucoup de sang- froid la furia mouloudéenne avant de porter le coup de grâ- ce à la 90 e minute de jeu par l’inévitable Yaya qui devança une sortie hasardeuse de Na- tèche pour couper de la tête au premier poteau un coup franc intelligemment lifté par Bou- kria. 15 mois après, le MCO per- dait pour la première fois à domicile face à sa nouvelle bête noire, le MOB.

RACHID BELARBI

hi, l’attaquant ivoirien complètement dé- marqué au second poteau ne trouve aucune peine pour mettre un heading qui trompe le portier Doukha. Un but qui assomme complètement les par- tenaires de Berchiche qui se jettent complè- tement dans la bataille le dernier quart d’heu- re du match pour tenter de revenir au score. Mais c’est de nouveau les locaux qui se mon- trent les plus dangereux et qui vont rater le but du K.-O par ce diable de Manucho qui se voit subtiliser le cuir au moment où il allait, peut- être, donner le coup de grâce. Entre-temps, le coach kabyle procède à deux changements en alignant coup sur coup Tafane et Ferguène, en vain devant une défense de Relizane bien re- groupée autour du tandem Zidane-Benabde- rahmane. Dans les derniers instants de la partie, Ber- chiche est tout près de remettre les pendules à l’heure mais sa tête rageuse trouve le portier Meddah qui parvient à dégager le cuir de la ligne au grand dam des quelques centaines des fans kabyles présents dans les gradins du sta- de Zoughari-Tahar de Relizane. Mais il était dit quelque part que la JSK allait se faire éli- miner et sortir de l’épreuve populaire sur la- quelle misaient beaucoup les dirigeants et les supporters des Canaris.

FARÈS ROUIBAH

Résultats

USM Alger - Paradou AC

1-3

MC

Alger - USM Oran

2-0

R. Ain Defla - JSM Tiaret

2-1

IRB

El Kerma - ES Guelma

0-0

(El Kerma qualifié aux t.a.b. 8-7) SCM Oran - NS Bouda

8-0

JSM Béjaïa - EC Oued Smar

0-2

MC

Debdaba - CRB Ouled Djellal

1-2

CR Belouizdad - ASO Chlef

4-1

MC

El-Eulma - CS Constanine

1-0

(après prolongations) DRB Tadjenanet- MB Hassi Messaoud

4-0

E. Collo- IRB Ouled Yaïch

1-0

HB

Chelghoum Laïd- AS Barika

1-0

ES Azzefoun- US Biskra

JS Azzaba- USM Bel-Abbès

2-2

(USB aux tab: 6-5) AS Aïn M'lila- USM Chéraga

0-0

(ASAM qualifié aux t.a.b. 6-5) CR Béni Thour- NRB EL Ogla

3-2

(après.prolongations)

1-1

(USMBA qualifié aux t.a.b. 4-3) USB Tissemsilt- IB Lakhdaria

1-0

CRB Ain Fekroun- NB Tougourt

2-0

ASM Oran- NR Dely Brahim

5-1

US Tébessa- NR Bouakal

1-0

USM Blida- OM Arzew

3-2

(après.prolongations) SC Aïn Defla- ASB Maghnia

0-1

ARB Ghriss- NT Souf

3-1

RC Relizane- JS Kabylie

1-0

RC Arba - ORBG Bousbaâ

2-1

CR Kais- JSD Jijel (JSD qualifié aux t.a.b. 3-2)

2-2

ESB

Dahmouni- RC Kouba

2-1

USM Harrach- IRB Maghnia

1-1

(USMH qualifié aux t.a.b. 4-2)

NA

Hussein Dey- NRB Bouchegouf

5-0

MC

Oran- MO Béjaïa

1-2

JS Saoura- IR Boumedfaâ

3-0

ES Sétif- WR M'sila

3-1

Programme des 16 es de finale

ES Sétif - CR Belouizdad

MC

Alger - US Biskra

NA

Hussein Dey - JS Saoura

RA

Ain Defla - CRB Ouled Djellal

MCE Eulma - CRB Aïn Fekroun

RC Arba - USB Tissemsilt

SCM Oran - USM Bel Abbès

HB Chelghoum Laïd - E. Collo

USM Harrach - IRB El Kerma

MO Béjaïa - JS Djidjel CR Beni Thour- Paradou AC US Tébessa - USM Blida

EC Oued Smar - DRB Tadjenant AS Aïn Mlila - ASB Maghnia ASM Oran - ARB Ghriss

ESB Dahmouni - RC Relizane

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23 ans habite à Médéa

lieu

de travail Alger, Boufarik,

master en sciences commer-

ciales option finance et comp- tabilité maîrise bien l’outil informatique (Word, Excell) cherche emploi dans le domaine. Tél. : 0779 97.72.30

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Père

de famille 55 ans cherche

emploi comme chauffeur catégorie B dans entreprise

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