Vous êtes sur la page 1sur 22

RÉUNION DE L’OPEP

Au comble de l’incertitude P.6

AFFIRMANT QUE L’EN EST CAPABLE D’ALLER À LA CAN

Raouraoua : “Nous allons affronter la Tunisie en amical le 10 ou le 11 janvier”P.23

AHMED BEDJAOUI À "LIBERTÉ"

“Le cinéma et le public algériens ont besoin qu’on leur propose des représentations variées de leur histoire contemporaine” P.17

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

P.17 LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER LIBERTE QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 6778 JEUDI 27 NOVEMBRE 2014 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE

1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

LE PARTI EST CONFRONTÉ À DES CONFLITS INTERNES RÉCURRENTS EXCLUS DES POUVOIRS ET DES CENTRES
LE PARTI EST CONFRONTÉ À DES CONFLITS INTERNES RÉCURRENTS
EXCLUS DES POUVOIRS
ET DES CENTRES DE DÉCISION
Archives Louiza/Liberté
FLN : c’est quoi
l’enjeu ?
Les jeunes
aspirent à une
démocratie de
co-construction P.4
P.2
PROTESTA DES ÉTUDIANTS À ORAN,
BATNA ET OUM EL-BOUAGHI
Iconographie/Liberté
L’université
algérienne
en ébullition P.6
Actu-Alger
URGENCES MÉDICALES
DANS LA CAPITALE
Les polycliniques
volent au secours
des CHU P.13

Publicité

P.6 Actu-Alger URGENCES MÉDICALES DANS LA CAPITALE Les polycliniques volent au secours des CHU P.13 Publicité

2

L’actualité en question

Jeudi 27 novembre 2014

LIBERTE

LE PARTI EST CONFRONTÉ À DES CONFLITS INTERNES RÉCURRENTS

FLN : c’est quoi l’enjeu ?

La nouvelle séquence de cette guerre à rebondissements épisodiques n’est pas sans lien avec la préparation du prochain congrès et, au-delà, la succession à Bouteflika.

V isiblement, au FLN, la crise est une suite in- terminable de sé- quences alternant les acteurs. Dans le sillage de la contestation me-

née depuis de longs mois par une dis- sidence qui se distingue comme mou- vement du redressement du FLN, un conflit, encore plus éprouvant, a germé, quasiment sans signes avant- coureurs, dans les entrailles du parti. Ce conflit, de plus en plus perceptible, met aux prises deux personnalités fortes du FLN, en l’occurrence le se- crétaire général Amar Saâdani avec le ministre de la Justice et garde des Sceaux, membre influent du bureau politique, Tayeb Louh. Deux hommes que rien ne prédestinait pourtant à

une telle guerre de tranchées, tant ils sont non seulement inféodés à la même chapelle politique, mais se sont surtout montrés extrêmement solidaires lorsqu’il a fallu porter le coup de grâce à l’ancien secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkha- dem. En août 2013, Amar Saâdani a dû compter sur le concours précieux de Tayeb Louh pour prendre les rênes du FLN. Une accession au secré- tariat général du parti qui intégrait le schéma devant permettre au président Bouteflika, malade et convalescent, de se succéder à la tête de l’État pour la quatrième fois de suite. Pour rempiler sans coup férir, le pré- sident Bouteflika avait nommé les plus fidèles parmi ses partisans aux postes institutionnels clés : Mourad Medel-

ci au Conseil constitutionnel, Tayeb

Belaïz au département de l’Intérieur

et Tayeb Louh au ministère de la Jus-

tice.

À la tête du FLN, Amar Saâdani de-

vait compléter le cercle des garants du succès de Bouteflika. La reconduction

de Bouteflika a constitué, donc, le ci-

ment de la parfaite entente et de l’étroite collaboration entre Saâdani et

Louh. Deal tenu, s’il en est, puisque l’entente n’a pas pu se hisser au-des- sus des aléas politiques survenus de- puis la réélection de Bouteflika pour un 4 e mandat. Les observateurs pen-

sent saisir les relents d’une bataille au- tour de la perspective de succession à

la présidence de la République.

“Assurément, Saâdani et Louh en- fourchent deux agendas distincts”,

jure une source proche de la direction du FLN. Mais comment se déclinent

ces agendas ? Le secrétaire général du FLN, et c’est un secret de Polichinel-

le, a la conviction bien établie que c’est au parti, première force politique du pays, qu’il revient sinon choisir, du moins cautionner le profil qui gouver- nera. On se rappelle sa diatribe à l’encontre du Premier ministre, Ab- delmalek Sellal, auquel il dénia, dans un propos public, toute épaisseur politique. En somme, Amar Saâdani considère que, lorsqu’elle viendrait à être libé- rée par Bouteflika, la présidence de la République devrait revenir au FLN.

Or, il se trouve qu’au sein du sérail, le consensus autour d’une telle perspec- tive est éloigné.

Quoique membre du bureau politique du FLN, le ministre de la Justice et gar- de des Sceaux, Tayeb Louh, ne se ran- ge pas à l’idée de son secrétaire géné- ral. Il serait, lui, favorable à une can- didature “consensuelle au sein du ré- gime”, mais qui ne serait pas forcé- ment du FLN pour succéder à Boute- flika. C’est autour de cette question que se situe la divergence entre Saâ- dani et Louh qui, du coup, travaillent, chacun de son côté, à structurer un rapport de force à l’intérieur du FLN afin de peser sur les résolutions du prochain congrès du parti. Aussi, les mouhafedhs comme les parlemen- taires du parti sont courtisés par les deux hommes… jusque-là avec plus de succès par Saâdani.

SOFIANE AÏT IFLIS

LE MINISTRE DE LA JUSTICE L’A DÉCLARÉ HIER

Un des assassins d’Hervé Gourdel a été éliminé en octobre dernier

L e ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, a indiqué, hier à Alger, qu'un des terroristes qui ont assassiné, fin sep-

tembre dernier, le ressortissant français Hervé Gourdel a été éliminé par les forces de l'Armée nationale populaire lors d'une opération anti- terroriste. “Il ressort de l'enquête sur l'assassinat du ressor- tissant français Hervé Gourdel que l'un des au- teurs de ce meurtre, identifié auparavant, a été éliminé en octobre dernier par les éléments de

l'ANP dans le cadre d'une opération antiterro- riste”, a déclaré M. Louh à la presse en marge d'une séance plénière de l'Assemblée populai- re nationale (APN) consacrée au vote des pro- jets de loi sur la création d'un fonds de pension alimentaire pour les femmes divorcées exerçant le droit de garde des enfants et sur les mutuelles sociales. “L'enquête préliminaire dans cette affaire a per- mis d'identifier un nombre de terroristes respon- sables de l'enlèvement et de l'assassinat du tou-

riste français, parmi lesquels figure le terroriste éliminé par les éléments de l'ANP”, a-t-il préci- sé. Concernant l'enquête sur l'assassinat, en 1996, des moines de Tibhirine, le ministre de la Jus- tice a fait savoir que la mission de la justice al- gérienne dans cette affaire, comme dans d'autres, était d'œuvrer dans le cadre de la loi pour fai- re la vérité dans la pondération et conformément aux us et traditions en vigueur en la matière. “Cette affaire est soumise au niveau du pôle ju- diciaire compétent du tribunal de Sidi-M'hamed

et le juge d'instruction fait le nécessaire confor- mément à la loi”, a-t-il enchaîné, assurant que la coopération entre la justice algérienne et son homologue française “se déroule dans de bonnes conditions”. “Il y a une coopération entre la justice algérien- ne et la justice française sur plusieurs affaires. Les deux parties travaillent dans le respect de la loi et de la souveraineté de chaque État et sur la base des accords judiciaires liant les deux pays”, a en- core soutenu M. Louh.

VIOLENCE CONTRE LES FEMMES

Lancement d'une caravane de sensibilisation à Alger

U ne caravane de sensibilisation contre la violence dont sont victimes les femmes, initiée

par la Direction de la wilaya d'Alger de l'action sociale et de solidarité (Dass), en collaboration avec le mou- vement associatif, des élus locaux et des parlementaires, a été lancée hier. Le coup d'envoi de cette caravane, or- ganisée dans la foulée de la célébration de la Journée internationale contre la violence faite aux femmes (25 no- vembre), a été donné par la ministre de la Solidarité nationale, de la Famil- le et de la Condition de la femme,

Mounia Meslem, au siège du ministè- re à Birkhadem. “L'objectif de cette caravane est de sensibiliser, à travers des haltes dans les lieux publics dans plusieurs communes d'Alger, contre la violence faite aux femmes et ses répercussions sur la fa- mille et la société”, a expliqué la direc- trice de la Dass, Saliha Ayouche. Pendant deux semaines, jusqu'au 10 décembre, la caravane se rappro- chera des responsables de la wilaya d'Alger, de l'Assemblée populaire de wilaya (APW), de l'Assemblée popu- laire nationale (APN), du Conseil de

la nation et des communes afin de leur

transmettre un document de 18 re-

commandations résumant deux ans de réflexion sur le fléau de la violen-

ce faite aux femmes, a précisé à l'APS

Nissa Allalou, chef de bureau des as- sociations à la Dass d'Alger. Le document, dont une copie a été re- mise à M me Meslem, porte sur une sé- rie de mesures dont l'adoption est sus-

ceptible de lutter contre la violence fai-

te aux femmes, à travers le secteur de

l'éducation nationale et celui des af- faires religieuses notamment, selon

M me Allalou. Cette caravane est consti-

tuée majoritairement de femmes is- sues de la Dass, des associations et des assemblées élues, a-t-on constaté. La ministre a salué, dans une allocu-

tion, cette initiative de la Dass et du mouvement associatif. “Quand nous arriverons à préserver la femme contre toutes les formes de violences, nous pourrons alors aspirer à former une fa- mille et une société stables et prospères”, a soutenu M me Meslem. La ministre a

rappelé que le code pénal était en cours d'amendement, notamment dans sa partie traitant de la violence à l'égard

des femmes en milieu familial.

“80% des cas de violence contre les femmes en Algérie sont enregistrés dans le milieu familial”, a-t-elle déplo- ré, en se référant à des études menées sur cette question. Des textes de loi, destinés à renforcer la protection de la femme contre toutes les formes de violences sont en préparation, avait déclaré, mardi lors d'une rencontre à Tipasa, M me Meslem, qui avait mis l'ac- cent sur “la volonté du gouvernement de mettre en place un arsenal juridique à même de réduire le nombre de cas de violence contre la femme et préserver ses droits”.

LIBERTE

Jeudi 27 novembre 2014

L’actualité en question

3

IL A RÉUNI HIER LES DÉPUTÉS ET LES SÉNATEURS DE SON PARTI

Saâdani réussit sa démonstration de force

Il n’était pas question, pour lui, de discuter des problèmes du parti, de ses structures, des sujets qui ne relèvent pas du “territoire de compétence” des parlementaires, mais plutôt de celui des mouhafedhs et de Hydra, c’est-à-dire la direction du parti.

Liberté
Liberté

Saâdani a réuni hier la majorité des élus nationaux du parti… pour les écouter.

N ouvelle démonstra- tion de force du se- crétaire général du FLN. Il a réuni hier la majorité des élus na- tionaux du parti…

pour les écouter. Il aura fallu attendre un long moment, bien après la levée de la séance de l’APN, pour que 37 sénateurs et 188 députés rejoignent l’hôtel El- Aurassi où devait se tenir la ren- contre. Un moment de suspense qui, au départ, a semé le doute. Surtout qu’une trentaine de députés se sont le- vés dans l’hémicycle en signe de protestation contre les ingérences du secrétaire général dans le fonc- tionnement du groupe parlementai- re du parti. C’est donc devant une salle complè- tement acquise à sa cause, que Amar Saâdani a prononcé un bref discours dans lequel il invite les élus à parler, à critiquer ou à louer sa gestion, “en toute franchise”. “J’accepte tout ce qui viendra de vous”, leur dit-il. Et d’accuser alors la presse de faire dans la manipulation. Il parle de certains titres qui ont fait couler beaucoup d’encre, selon lui, au sujet du groupe parlementaire, sur de prétendus problèmes internes, une pé- tition qui circule ou encore un vote de confiance. “Que Dieu leur pardonne”, dit Saâdani. “Que celui à qui on a en- levé ses prérogatives ou qui estime que je me suis immiscé dans son travail ou que je l’ai lésé vienne parler et le dire”, lance-t-il avant de réorienter en- core son artillerie vers la première cible : “Certains journaux manipula- teurs.” Ces derniers mois, les rapports entre

Saâdani et la presse se sont détériorés. Le secrétaire général du FLN dit res- pecter et défendre la liberté de la presse, mais ne rate pas une occasion de l’attaquer lorsqu’elle donne la pa- role à ses détracteurs. Les bras et le cœur ouverts, Saâdani invite alors les élus présents à parler,

à dire ce qu’ils veulent dire, évoquer leurs préoccupations. Mais dès la première intervention, le patron du FLN, renforcé dans sa position et en

présence du président de l’Assemblée nationale à ses côtés, rectifie le tir et balise le champ des interventions pour le limiter au strict cadre de l’APN.

Il n’est pas question pour lui de dis-

cuter des problèmes du parti, de ses structures, des sujets qui ne relèvent pas de leur “territoire de compétence”, mais plutôt de celui des mouhafedhs et de Hydra, c’est-à-dire la direction

du parti.

La majorité des parlementaires

a salué son geste, le fait de les inviter

à cette rencontre, de parler ouverte- ment alors que d’autres se sont contentés de rappeler les restrictions du règlement intérieur de l’Assemblée, les incohérences du groupe parle- mentaire. D’autres ont demandé

à ce que le FLN, le parti majoritaire,

soit à la tête de l’Exécutif. Des lieux communs. Tout ce que voulait entendre Saâda- ni qui a fait des rencontres qu’il or- ganise avec les cadres, les élus, les res- ponsables locaux une jauge, pour démontrer son poids dans le parti comme réplique à ses adversaires qui jouent également sur le même ter- rain et le même tableau.

DJILALI B.

DES MEMBRES DU COMITÉ CENTRAL DU FLN ONT RÉAGI HIER À SES DERNIÈRES DÉCLARATIONS

“Amar Saâdani est illégitime”

C onduits par Abderrahmane Belayat, 27 membres du comi- té central du parti du Front de

libération national (FLN) ont réaffir- mé, dans une déclaration virulente, leur désaveu des différentes déclara- tions d’Amar Saâdani à qui ils dénient la qualité de secrétaire général du par- ti. Cette guerre larvée que se livrent ces “clans” au sein de l’ex-parti unique s’ac- centue notamment à l’approche du congrès. Dans la déclaration signée par 27 membres du comité central, dont 4 par procuration, ils reprochent à Saâdani “ses déclarations irrespon- sables” contre des institutions, des personnalités et des responsables “au sein de l’Armée, du Parlement, de la Jus- tice et au sein du gouvernement”. Le groupe de signataires “condamne” ces déclarations qui ne sauraient, ont- ils souligné, “engager le FLN”. “Elles n’engagent que leur auteur”, ont-ils pré- cisé, en saluant, au passage, “la réaction des militantes et des militants du FLN” qui ont “dénoncé au moment voulu ces dérives d’Amar Saâdani”. Pour les amis de Belayat, “ces déclarations ir- responsables” ont eu “un effet dévas- tateur” sur les militants du parti. Pour-

suivant leur diatribe, ils relèvent “les conséquences ravageuses” de “sa cam- pagne” de dénigrement qui a “sali” l’image du pays, “écorné” l’autorité de l’État et la crédibilité de l’Algérie, “chez beaucoup de nos concitoyens et partenaires étrangers”. Les signataires en rajoutent une couche en affirmant qu’“Amar Saâdani est illégitime” pour “parler au nom du parti”. Du coup, ils demandent “à tous les responsables” au sein des instances du parti “à se départir de ses déclarations et agissements dan- gereux”. Ils rendent hommage aux militants “qui ont veillé à réunir les for- mulaires de demande pour exiger la te- nue d’un congrès extraordinaire”, du fait “que le poste du secrétaire général” n’est toujours pas “occupé officielle- ment”. Ils annoncent, par ailleurs, que les militants sont à pied d’œuvre pour finaliser les préparatifs du prochain congrès, en application de l’article 9 du règlement intérieur du comité central. En outre, ils précisent que le FLN “réitère son soutien à toutes les insti- tutions de l’État”, notamment “la pré- sidence de la République, l’Armée na- tionale populaire et le DRS”.

MOHAMED MOULOUDJ

L’ÉDITO

PAR OMAR OUALI

La guerre de trois

“En somme, rien de bien nouveau dans ce combat de coqs qui,

pour avoir duré depuis des années, a fini par tourner à un vaudeville bête à pleurer. Car en définitive, qu’est-ce qui oppose les deux parties ? Y a-t- il réellement des divergences entre elles ? Quand bien même elles existeraient, elles ne sont certainement pas de nature politique et encore moins idéo- logique. Les uns comme les autres sont juste dans une logique de surenchère par rap- port au soutien du président Bouteflika.”

L e psychodrame, qui se joue au FLN depuis déjà la période de Bel- khadem, connaît un nouveau rebondissement provoqué invo- lontairement par Saâdani avec les dernières mesures disciplinaires

prises à l’encontre de certains parlementaires qui sont sortis des clous

disciplinaires. Le groupe de “redresseurs”, toujours en embuscade, a mis

à profit cette nouvelle poussée d’adrénaline pour tenter de marquer

des points et d’élargir le cercle de la dissidence. À la guerre comme à

la guerre ! Amar Saâdani aurait certainement aimé faire l’économie de

cette nouvelle bataille, au moment où il a fort à faire avec l’opposition

qui fait preuve d’une pugnacité avérée. Hier, c’était donc une sorte de duel à distance entre les deux parties :

Saâdani à l’Aurassi pour un raout des parlementaires, alors que Belayat

a choisi, faute de mieux, l’arme du communiqué, signatures de

membres du Comité central à l’appui, pour marteler sa défiance et cel-

le de son groupe à l’égard du SG, “illégitime” à leurs yeux. En somme,

rien de bien nouveau dans ce combat de coqs qui, pour avoir duré de- puis des années, a fini par tourner à un vaudeville bête à pleurer. Car en définitive, qu’est-ce qui oppose les deux parties ? Y a-t-il réellement des divergences entre elles ? Quand bien même elles existeraient, elles ne sont certainement pas de nature politique et encore moins idéolo- gique. Les uns comme les autres sont juste dans une logique de sur- enchère par rapport au soutien du président Bouteflika. Les uns comme les autres se revendiquent des “constantes” du parti.

En fait, l’enjeu se résumerait au jeu du “pousse-toi que je m’y mette” pour

le contrôle de l’appareil. Et qui tient l’appareil tient le parti. Un parti

appelé à tenir prochainement son congrès, loin d’être ordinaire, sans doute, puisqu’il s’agira pour la direction qui en sera issue de vouloir pe-

ser dans la bataille de succession à Bouteflika qui est, en vérité, la toi-

le de fond de cette écume médiatico-politique qui s’offre au regard de

l’observateur. Mais avec l’entrée en lice du troisième larron, Tayeb Louh, qui cultive sa propre ambition, ce sera la guerre de trois. n

4

L’actualité en question

Jeudi 27 novembre 2014

LIBERTE

EXCLUS DES POUVOIRS ET DES CENTRES DE DÉCISION

Les jeunes aspirent à une démocratie de co-construction

“Nous existons et nous sommes les futurs décideurs !” C’est là le message adressé aux États par les participants aux travaux du 1 er Forum international dédié à la jeunesse, en présence de 12 pays de la rive de la Méditerranée.

F inis le mépris, l’indignation et l’ex- clusion, la jeunesse, en mal d’un sta- tut, cherche de nouveaux territoires. Des territoires propres à elle où des décisions, parfois fatidiques, changent la société, les États et les régimes.

Poussée à l’immigration clandestine, prise de court par les discours stériles et propagandistes, cette jeunesse a pourtant montré en 2011, à l’au- be du “Printemps arabe”, sa capacité d’aller jus- qu’au bout de ses aspirations et de ses rêves. Hier, à l’ouverture des travaux du premier Fo- rum international dédié à la jeunesse, en présence de 12 pays de la rive de la Méditerranée, les par- ticipants ont, encore une fois, montré leur am- bition de briser les frontières et le mur du silence pour dire aux États : “Nous existons et nous sommes les futurs décideurs !” Il suffirait, parfois, de quelques mots pour ressentir la profondeur

des maux dans lesquels sombre, au quotidien, cet- te jeunesse mise à l’écart de tout dialogue et concertation, de toute économie participative et valorisante et de toutes les décisions adoptées par des générations qui s’agrippent encore au pou- voir. Les expériences relayées par les jeunes ve- nus des profondeurs de l’Algérie, du Maroc, de Tunisie, d’Espagne, de France, du Mali, ou en- core de Mauritanie renseignent, on ne peut mieux, du malaise qui gangrène l’épanouissement de cette rare ressource humaine, souvent “cap- tée” et exploitée par les multinationales. Seuls territoires non acquis à la vieille génération, le cybermonde est devenu un terrain fertile aux jeunes pour exprimer leurs idées, s’exprimer li- brement et s’échanger les expériences pour mieux évoluer. Mais pas seulement ! Il se trou- ve que cette jeunesse, éloignée des rangs de l’al- ternance, développe un véritable pouvoir et in-

flue directement sur les comportements socio- politiques des régimes indéboulonnables, pour refuser du sang neuf. Les nouvelles technologies, dont certaines sont classées dévastatrices, sont entre les mains de cet- te frange qui maîtrise non seulement l’usage, mais surtout leur portée à long terme pour un meilleur ancrage. Mais la question coule de source :

faut-il aller vers cette jeunesse et l’intégrer dans les centres de décision et le développement du- rable, avec tout ce que cela suppose comme com- promis ? Entre démocratie participative, pour une meilleure gestion des ressources économiques, sociales et culturelles, et une démocratie de co- construction, les jeunes viennent imposer une autre vision pour optimiser les atouts dont ils dis- posent. Il faut noter que les débats ont été pas- sionnants et les jeunes participants se sont livrés à un franc-parler.

Signalons, enfin, que ce premier forum, un vrai succès, a été organisé à l’initiative du Réseau Nada pour la protection de l’enfance, en collaboration avec une douzaine d’associations activant sur la jeunesse, à l’hôtel Riad de Sidi-Fredj. Les travaux, qui s’étaleront sur trois jours, ont pour objectif de donner la parole aux jeunes, et seulement aux jeunes, à travers huit ateliers qui regrouperont, chacun, entre 25 et 30 personnes pour débattre de leurs préoccupations quotidiennes, d’une part, et engager une réflexion autour des méca- nismes concrets pour jouer un rôle effectif dans le développement, d’autre part. Cette rencontre a été élaborée dans le cadre des réseaux nationaux (Réseau Nada) et internatio- naux (Programme Joussour, Crosc), avec l’appui de l’Union européenne et l’ambassade de France.

FARID BELGACEM

GRÈVE DES MÉDECINS GÉNÉRALISTES ET DES PARAMÉDICAUX

Boudiaf parle de “manipulation” et promet une “excellente nouvelle”

L ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hos-

pitalière, Abdelmalek Boudiaf, a promis, hier à Alger, une “excellente nouvelle” pour les médecins généralistes et les pa-

ramédicaux, et déploré la “manipulation” ayant conduit à la grè- ve des étudiants paramédicaux. “Demain jeudi (aujourd’hui, ndlr), nous allons annoncer une ex- cellente nouvelle pour les médecins généralistes et les paramédicaux. Nous sommes étonnés de la grève car le syndicat a été reçu au mi- nistère et nous pouvons vous assurer que dans 33 wilayas, il y a 0% de suivi de la grève”, a déclaré à la presse le ministre, en marge du premier Forum algéro-allemand ouvert à Alger. Soutenant que

e

“toutes les revendications ont été prises en charge”, M. Boudiaf a ajouté qu’il n’y a, par conséquent, “pas de raison que la grève conti- nue”, déplorant une “manipulation” ayant conduit au mouvement de débrayage. “On a fait croire aux étudiants en paramédical qu’en fin de cycle, leurs diplômes ne seront pas reconnus. La situation a été assainie et les cours ont repris, il n’y a plus de menace de grè- ve”, a explicité le ministre, réitérant la “disponibilité” de la tutel- le pour le dialogue avec les partenaires sociaux. Il a ajouté, à ce propos, que “toutes les revendications” de ces derniers ont été prises en charge, hormis celles des statuts. “La question des statuts n’est pas à l’ordre du jour et cela, ils le savent”, a-t-il martelé.

Le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) avait appelé, en début de semaine, à un débrayage en remettant sur le tapis un nombre de revendications. S’agissant de celle inhérente au statut, le directeur de la commu- nication au ministère de tutelle, Slim Belkessam, avait indiqué, hier, dans une déclaration à l’APS, que son département avait, dès le début, informé le syndicat que ce point ne pouvait être à l’ordre du jour. “Il s’agit d’un statut récent dont nous n’avons pas termi- né l’application globale et une révision de ce statut ne pourrait se faire que dans un cadre du statut global de la Fonction publique”, avait-il expliqué.

DANS L’OBJECTIF D’AMÉLIORER LE SERVICE PUBLIC

Le ministère de l’Intérieur recycle fonctionnaires et élus

L nouvelle orientation du gou-

vernement portant sur la lutte contre la bureaucratie et l’amé-

lioration du service public oblige le dé- partement de Tayeb Belaïz à former et/ou recycler, progressivement, com- mis de l’État, fonctionnaires, agents publics et élus locaux.

C’est ce qu’a affirmé, hier au Forum du quotidien public El Moudjahid, Ab- delhalim Merabti, directeur général de la Direction des ressources humaines du ministère de l’Intérieur et des Col- lectivités locales, mettant en avant le

a

riche programme lancé à cet effet, depuis le début de l’année courante. Ce programme, explique-t-il, s’inscrit dans le cadre de la “stratégie globale de lutte contre la bureaucratie, l’allégement des procédures et dossiers administra- tifs et la modernisation de l’adminis- tration”. Pour mener le programme de formation, précise-t-il, un budget cen- tral de l’ordre de “371 millions de di- nars” est consacré par le ministère, tan- dis qu’un autre de “129 millions de di- nars” est distribué, selon le besoin, aux 48 wilayas. Depuis le lancement des

cycles de formation à ce jour, détaille le responsable du ministère, il y a quelque 2 000 agents publics, entre fonctionnaires affectés, notamment, dans les structures chargées des mar- chés publics, les chargés de commu- nication des wilayas, ainsi que les chargés d’accueil au niveau des services des APC. Pour ce qui est des élus lo- caux, une formation de courte durée (5 jours) a concerné, dans sa premiè- re session, 506 P/APC. Le reste des édiles des 1 541 com- munes, que compte le pays, doit

ALGÉRIE-CANADA

Coopération universitaire : signature à Ottawa d’un mémorandum d’entente

U mémorandum d’entente a été signé à Ottawa entre

l’Algérie et le Canada dans le cadre du renforcement

n

et

du développement de la coopération bilatérale

dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la re- cherche scientifique. Ce document a été signé par la re- présentante de la Commission nationale des universités al- gériennes, Chérifi Ouiza, et la représentante du Bureau ca- nadien de l’éducation internationale (BCEI), Karen McBride, à l’occasion du congrès annuel du BCEI, tenu ré- cemment dans la capitale canadienne. Le BCEI est un or- ganisme qui fédère l’ensemble des établissements univer- sitaires et de recherche canadiens et facilite les contacts à l’international. En vertu de ce mémorandum, les deux institutions s’en- gagent à “élaborer un programme de partenariat répondant aux besoins de développement du secteur algérien de l’en- seignement supérieur et de la recherche scientifique, et à en- courager et faciliter les conventions inter-universitaires autour de la mobilité des étudiants doctorants et des ensei- gnants chercheurs, ainsi que la constitution de réseaux de recherche autour de thématiques ciblées”.

Lors de la cérémonie de signature de ce mémorandum, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M’Hamed Mohamed Sa- lah Eddine Seddiki, qui a conduit la délégation algérienne à ce congrès, a remis à M me McBride deux documents re- latifs à ce partenariat. Ces documents comportent les termes de référence pour un programme de formation des ensei- gnants universitaires algériens et une liste de projets uni- versitaires et de recherche issus du colloque de Tlemcen, tenu en février dernier et auquel ont contribué pas moins de 300 chefs d’établissement, experts et responsables al- gériens et canadiens. Ces deux dossiers constituent la base pour la réédification du partenariat universitaire et de re- cherche algéro-canadien. Par ailleurs, la délégation algérienne a saisi l’occasion de ce congrès pour poursuivre les actions engagées dans le cadre du partenariat universitaire et scientifique algéro-ca- nadien. À cet effet, les compétences universitaires et scien- tifiques algériennes établies au Canada ont exprimé le sou- hait d’une participation active aux programmes de déve- loppement de leur pays.

attendre les deux prochaines sessions successives déjà inscrites au pro- gramme du ministère. Cette formation, explique M. Merab- ti en présence de quelques maires ayant bénéficié de la première session, concerne des thèmes ciblés, dont les “missions et fonction de l’APC”, “les marchés publics”, “le budget commu- nal”, ou encore “le contentieux”. De l’avis des concernés présents à la ren- contre d’hier, cette formation était “bénéfique à bien des égards” tant que, témoignent-ils, “elle nous a permis une meilleure connaissance et maîtri- se de certains sujets et dossiers souvent compliqués à gérer”. Le programme de formation, ajoutera M. Merabti, touchera, par ailleurs, les secrétaires généraux des

1 541 communes, ainsi que les ins- pecteurs de wilaya. Pour assurer l’en- cadrement de ces formations, le mi- nistère de l’Intérieur fait appel aux compétences de l’École nationale ad- ministration (ENA) et de l’Universi- té de la formation continue (UFC). Elles sont accueillies dans les centres de formation existant actuellement dans quelques wilayas, dont Oran et Béchar. M. Merabti a informé que deux nouveaux centres seront ou- verts prochainement, l’un à Ouargla et l’autre à Constantine. À long terme, indique le même res- ponsable, le département de Tayeb Be- laïz prévoit l’installation d’un centre de formation dans chaque wilaya.

FARID ABDELADIM

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Hamid Grine lance le système de communication “Menos”

n Le ministre de la Communication, en visite de travail mardi à Bordj Bou-Arréridj, a fait savoir que sur les 3 000 ou 4 000 journalistes existant dans le pays, environ 1 800 dossiers ont été déposés. Dans ce contexte, M. Grine a précisé qu’environ 400 cartes ont été distribuées. “Aussitôt que le recensement des professionnels de la presse, travail auquel s'attelle la commission provisoire chargée de la délivrance de la carte de journaliste, sera terminé, nous procéderons à l'installation de celle-ci”, dira le ministre. “La balle est dans le camp des journalistes qui devront prendre attache avec la commission ou ses représentants au niveau local”, a-t-il ajouté. Par ailleurs, le ministre de la Communication a, dans un point de presse, insisté sur la rénovation et la modernisation du secteur “lequel constitue un axe majeur de la stratégie nationale qui cible aussi la généralisation des technologies numériques”.

CHABANE BOUARISSA

LIBERTE Jeudi 27 novembre 2014

LE RADAR

L I B E R T E Jeudi 27 novembre 2014 LE RADAR DE LIBERTÉ 5

DE LIBERTÉ

5

PAGE ANIMÉE PAR M.-C. LACHICHI

radar@liberte-algerie.com

L’ANCIEN MINISTRE DES MOUDJAHIDINE COULERAIT DES JOURS HEUREUX… EN FRANCE

Que devient

Mohamed-

Chérif

DES JOURS HEUREUX… EN FRANCE Que devient Mohamed- Chérif Abbas ? n Ayant quitté le gouvernement

Abbas ?

n Ayant quitté le

gouvernement en mai dernier, l’ancien ministre des Moudjahidine, Mohamed- Chérif Abbas, se serait installé, d’après des sources dignes de foi, en… France. On apprend que pour sa retraite, l’ancien maquisard a jeté son dévolu sur la vallée du Rhône, précisément sur la bonne ville de Lyon où il coulerait actuellement des jours heureux auprès de son fils, établi depuis longtemps dans cette métropole. Finies donc les diatribes contre l’ancienne puissance coloniale ?

ILS EXIGENT DES LOGEMENTS INSCRITS À LEUR PROFIT

Sit-in des enseignants à l'université de Biskra

n Des enseignants

de l’université Mohamed-

Khider de Biskra, affiliés à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), se sont ras- semblés, lundi, dans l’enceinte universitaire

revendications

pour

faire entendre

leurs

quant au retard dans la réalisation du pro- gramme de construction de 200 logements inscrits à leur profit ainsi qu’à la réouvertu- re des foyers des enseignants.

POUR RENOUER AVEC LA TRADITION CYCLISTE

Naissance du Vélo-Club d’Annaba

n Décidément, l’engouement

la tenue des

Championnats arabes de cy-

clisme à Annaba n’en finit pas

grand intérêt

pour la

s’est tenue, mardi, en présen-

ce d’un huissier de justice et

d’un

consti-

tutive du Vélo-Club d’Anna-

ba,

sportive

entièrement dédiée au cyclis-

me

désigné, à

derrazak Djemil, un cadre re-

traité du secteur de l’hydrau- lique et non moins passionné

présider aux

de vélo, pour

destinées de ce premier club

la wilaya. Ce

spécialisé dans

l’unanimité, Ab-

ont

représentant de la DJS,

“petite reine”. Ainsi,

de susciter un

né à la suite de

l’assemblée générale

une association

et dont les membres

générale une association et dont les membres dernier, ému de la confiance placée en lui, s’est

dernier, ému de la confiance

placée en lui, s’est engagé à ne

ménager

“renouer avec la tradition et la vocation cycliste de la région d’Annaba”. À signaler, à cette AG, une importante présence

aucun effort pour

féminine ainsi

que celle du

champion

médaillé d’or, El-Khacib Sas-

sane, qui a

de courir

sous les couleurs du nouveau club. Bon vent !

arabe

décidé

en titre et

CERTAINES ÉCOLES ENVISAGENT MÊME DES COURS DE RATTRAPAGE

Absentéisme pour cause de… cueillette d'olives en Kabylie

n La tradi-

tion

gardée

ruée

le

champs d'oli-

viers

montagnes

de

pour massage des olives s'est ca- ractérisée, une nouvelle fois encore, par un fort taux d'absentéisme pro- fessionnel et même scolaire puisque certaines écoles envisa- gent d'organiser, dans certains villages, des cours de rattra- page. Ainsi, mêmes les petites mains ont été sollicitées. À l’an- née prochaine !

mains ont été sollicitées. À l’an- née prochaine ! est bien : la annuel- vers les

est bien

: la

annuel-

vers

les

des

Kabylie

le

ra-

LE JOYAU DE DJANET

La Sebeiba reconnue comme patrimoine de l’humanité

n Le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine immatériel réuni à Paris en sa 9 e session vient d’inscrire la Sebeiba de Djanet sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Merci aux Touareg d’avoir veillé et maintenu ce très beau patrimoine reconnu par le monde entier.

IL EST DISPONIBLE SUR LE SITE DE VENTE EN LIGNE AMAZON

“Akfadou : un an avec le colonel Amirouche” traduit en anglais

: un an avec le colonel Amirouche” traduit en anglais n Pour marquer de son em-

n Pour marquer de son em- preinte le soixantième anni- versaire du 1 er Novembre et donner une plus grande au- dience à son livre-témoigna- ge, Akfadou : un an avec le co- lonel Amirouche, paru chez Casbah éditions, Hamou Amirouche, ancien secrétaire du colonel Amirouche Aït

Hamouda, le chef embléma- tique de la Wilaya III, a déci- dé de traduire en anglais son ouvrage sous le titre Memoirs of a Mujahed : Algeria's struggle for freedom 1945- 1962, disponible sur le site de vente en ligne Amazon.com.

L’ONDA S’EST CONSTITUÉ PARTIE CIVILE

Saisie de disques DVX et DVD de contrefaçon à Alger

n La brigade économique et financière, relevant de la sûre- té de wilaya d’Alger, vient de récupérer, lors de deux opé- rations distinctes, plus de 55 000 disques DVX et DVD de contrefaçon. La première opération a eu lieu au marché dit “D-15” où les policiers ont appréhendé en flagrant délit le mis en cause au moment où il allait écouler 22 054 DVX. Quant à la seconde opération, elle a eu lieu non loin du même endroit et s'est conclue par l'arrestation de 3 autres présumés trafiquants en possession de 23 500 DVD de logiciels gravés. À noter qu’à cette occasion, l’Office national des droits d’au- teur (ONDA) s’est constitué partie civile.

ARRÊT SUR IMAGE

ARRÊT SUR IMAGE Quand la Maison Chopard et Liane Foly s’invitent à Alger

Quand la Maison Chopard et Liane Foly s’invitent à Alger

6

L’actualité en question

Jeudi 27 novembre 2014

LIBERTE

RÉUNION DE L’OPEP

Au comble de l’incertitude

Les cours du brut ont plongé de manière quasi ininterrompue depuis la mi-juin sous l'effet conjoint de l'envolée de l'extraction de pétrole de schiste aux États-Unis et du ralentissement de la croissance mondiale.

L es ministres des douze États de l'Opep doivent revoir aujourd’hui à Vienne leur plafond col- lectif de production, figé depuis trois ans à 30

millions de barils par jour, soit près du tiers du pétrole brut extrait quoti-

diennement dans le monde. Alors qu'ils semblaient fermement installés depuis trois ans autour de 100 dollars le baril, malgré les tourments géopolitiques, les cours du brut ont plongé de manière quasi ininterrom- pue depuis la mi-juin sous l'effet conjoint de l'envolée de l'extraction de pétrole de schiste aux États-Unis et du ralentissement de la croissance mon- diale. La décision de l’Arabie saoudite, qui a baissé la valeur de son pétrole, a été également un facteur favorisant, voi- re aggravant. Le cours du baril de Brent à Londres, principal baromètre du marché pétrolier, a ainsi chuté jusqu'à 77,92 dollars le 13 novembre, soit une dégringolade de 32% en cinq mois. Cette chute pèse lourdement sur les re- cettes budgétaires de ses membres, et

D. R.
D. R.

La réunion de l’Opep aura lieu aujourd’hui à Vienne.

certains poussent ouvertement l’or- ganisation à passer à l'action en ré- duisant sa production, dans l'espoir de stabiliser, voire de redresser, les prix du brut. L'Organisation des pays expor- tateurs de pétrole (Opep), qui ambi- tionne de rétablir l'équilibre du mar- ché pétrolier, est pratiquement dos au

mur. Elle n'a d'autre alternative que celle de réduire son offre. En effet, seule une réduction de sa pro- duction pourrait revigorer le marché pétrolier. L'Opep va agir “de manière à avoir une démarche consensuelle” pouvant dégager des solutions stables face à la chute des prix du pétrole, a dé-

claré, mardi, à Alger, Youcef Yousfi. Mais peut-on se suffire de cette dé- claration surtout quand on sait que l’organisation est divisée. Des États comme le Venezuela et l'Iran prônent ouvertement une baisse de la pro- duction, tandis que l'Arabie saoudite, chef de file et premier producteur de l'Opep, résiste jusqu'ici à ces appels. En effet, Riyad ne s'empresse pas de prendre une décision susceptible de lui faire “perdre des parts de marché”. Le ministre du Pétrole Ali al-Naïmi, ar- rivé à Vienne lundi, n’a donné aucu- ne indication concernant une éven- tuelle baisse du plafond de production de l'Opep. Il a, plutôt, souligné que ce n'était “pas la première fois” que le mar- ché connaissait “un excès d'offre”. Hier, le ministre iranien du Pétrole, Bi- jan Namdar Zanganeh, a indiqué que le marché pétrolier est surapprovi- sionné, une situation qui va s'aggraver l'an prochain, et l'Opep doit y ré- pondre avec l'appui de producteurs non membres de l'organisation. Hors Opep, un autre grand pays ex- portateur, la Russie, a fait savoir ven- dredi qu'il travaillait sur une possible baisse de sa production. Selon certaines

informations, Moscou était prêt à “cé- der” environ 15 millions de tonnes par an si l'Arabie saoudite assurait la ré- duction du quota de l'Opep de 1,5 mil- lion de barils par jour (75 millions de tonnes par an). Mardi, des respon- sables du Venezuela et d’Arabie saou- dite, membres éminents de l'Opep, ont tenu une réunion au format inédit avec des homologues de la Russie et du Mexique, deux États producteurs non affiliés à l’Opep. À la sortie de cette réunion inédite, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Rafael Ramirez, dont le pays milite pour une baisse importante de la production de pétrole, a confir- mé qu'aucun terrain d'entente n'a pas été trouvé avec l'Arabie saoudite et les autres pays de la péninsule arabique qui sont en faveur du statu quo. Dans ces circonstances, le climat d'incerti- tude est à son comble avant la réunion d’aujourd’hui. La question étant de sa- voir si l'Arabie cédera ou non aux ap- pels à baisser le quota. Les pronostics sont ouverts, même si le statu quo, fau- te de consensus, semble une issue à ne pas écarter.

SAÏD SMATI

3 es JOURNÉES NATIONALES DE PHARMACIE AU CHU DE TIZI OUZOU

Quel rôle pour le pharmacien dans la lutte contre le cancer ?

L e centre hospitalo-universitaire (CHU) Né- dir-Mohamed de Tizi Ouzou a abrité, hier, les 3 es journées nationales de pharmacie

sous le thème “Place et rôle de la pharmacie hos- pitalière dans le système de santé national”. La ren- contre a regroupé des spécialistes, des gestion- naires de produits pharmaceutiques, des biolo- gistes et des industriels. À l’ouverture des ces journées, le directeur du CHU, Abbès Ziri, rappellera “la place primordiale du pharmacien sur l’échiquier de la santé”, tout en affirmant que le CHU de Tizi Ouzou “ne connaît pas de problèmes en matière de médica- ments et de réactifs”. Le rôle du pharmacien dans le plan de lutte an- ticancer et l’autorisation temporaires d’utilisation des médicaments (ATU), notamment, dans la lut-

te contre le cancer étaient au centre des débats durant la 1 re séance de ces journées. À ce sujet, le P r Ferhat, du service d’oncologie CPMC d’Alger, soulignera, durant sa commu- nication, le rôle primordial du pharmacien dans la lutte anticancer. Une place qui est en train de connaître un tournant dans la prise en charge des patients avec l’arrivée du plan anticancer. “Le pharmacien est indispensable dans la pré- vention, le dépistage, les qualités des soins, l’ac- cès à l’innovation thérapeutique et la recherche en cancérologie. Il accompagne le patient pendant et après le traitement”, a-t-il affirmé. “Pour désengorger les hôpitaux, un glissement pro- gressif va, dans l’avenir, du pharmacien hospita- lier vers le pharmacien d’officine”, a déclaré le P r Ferhat.

En matière d’oncologie, l’orateur relèvera la nécessité pour les pharmaciens d’adhérer au ré- seau d’oncologie et de s’y impliquer “pour pou- voir prendre en charge un patient convenablement avec son oncologue traitant”. Sur un autre registre, celui lié à l’autorisation tem- poraire d’utilisation des médicaments (ATU), no- tamment en oncologie, le D r Reggabi présente- ra les données relatives aux demandes d’ATU par les différents services du CHU de Blida, notam- ment celui d’oncologie qui occupe une place im- portante en matière de demande. “Malheureu- sement, l’instabilité entourant les ATU et l’absence de communication entre les services du ministè- re de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière chargés de traiter ces demandes et les pharmaciens des établissements hospitaliers se sont

aggravées en 2012 avec l’absence totale de réponses à nos demandes.” Une situation qui, selon le D r Reggabi, a eu un impact négatif sur les pers- pectives de guérison de ces patients. À signaler que d’autres thèmes, aussi importants, ont été abordés lors de ces 3 es journées nationales de pharmacie. L’on relèvera l’intervention du P r Denine du laboratoire central du CHU de Beni Messous sur les médicaments biosimilaires qui sont des copies de médicaments obtenus à par- tir de tissus vivants ou extraits à partir d’organes vivants. Selon le P r Denine : “Ces biosimilaires ap- pelés aussi médicaments novateurs sont obtenus par des techniques de génie génétique, de bio- technologies, qui ont plus de capacité à traiter cer- taines maladies que les médicaments chimiques.”

K. TIGHILT

LOUH A ANNONCÉ UN RENFORCEMENT DE LA PROTECTION DES FEMMES CONTRE LES VIOLENCES

Pension alimentaire : le projet de loi adopté à l'unanimité

L es députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) ont adopté à l'unanimité, hier

à Alger, le projet de loi portant créa- tion du fonds de pension alimentaire au profit des femmes divorcées exerçant le droit de garde de leurs enfants. Présidée par Mohamed Larbi Ould Khelifa, président de l'APN, la séance consacrée au vote s'est déroulée en pré- sence du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh.

Dans une allocution prononcée à l'occasion, le ministre de la Justice a indiqué que ce fonds “à caractère humanitaire constitue un nouveau jalon qui vient renforcer le système juridique à même de garantir la protection et la consolidation des droits de la femme et de l'enfant en Algérie”. Le ministre a assuré que ces deux ca- tégories (femme et enfant) jouissent d'une attention particulière de la part du président de la République,

MOBILIS PARTENAIRE DE L’OPÉRATION

“Yed Fel Yed contre le Sida”

n Mobilis partenaire de la campagne de sensibilisation contre le Sida “Yed Fel Yed Aids”, lancée par la Radio algérienne, en collaboration avec l’Unicef, l’Onci, l’Onusida et l’Onda. L’opération “Yed Fel Yed” est l’œuvre du journaliste Yazid Hamadouche, lancée durant son émission radiophonique “Serial Taggeur” sur les ondes de la radio Chaîne 3. Le principe de la chaîne humanitaire “Yed Fel Yed” consiste en la réalisation d’une vidéo personnelle, pour exprimer son soutien à la lutte contre le sida, via un geste : tendre la main vers la caméra, faire un dessin, faire un nœud avec un ruban rouge…, tout en invitant d’autres personnes à vous rejoindre et réaliser ainsi une grande chaîne humaine de solidarité contre cette maladie. Pour ce faire, le Collectif de la lutte contre le sida 2014 donne rendez-vous, pour la chaîne humaine, le samedi 29 novembre à 9h sur l’esplanade de Riadh El-Feth et organise, le lundi 1 er décembre à 18h à la salle Atlas, deux spectacles gratuits animés par plusieurs artistes (chanteurs, humoristes, slammeurs…). Par cette accompagnement, Mobilis confirme ses valeurs de solidarité et de citoyenneté et réitère ses engagements et sa conviction que la sensibilisation et le soutien renforcent notre tissu social.

Abdelaziz Bouteflika, qui a souligné à maintes reprises “l'impératif de consolider le cadre juridique spéci- fique à celles-ci”, estimant que le tex- te de loi, adopté aujourd'hui, “est la consécration des orientations données par le président Bouteflika dans ce domaine”.

M. Louh a rappelé les efforts de l'État en matière de protection de la femme dans le cadre de la révision constitu- tionnelle de 2008 et de la loi électora- le de 2012, grâce auxquelles les droits de la femme ont été consacrés et sa re- présentation renforcée au sein des assemblées élues.

Dans le cadre de l'enrichissement de l'arsenal juridique dans ce domaine, le ministre a annoncé que “le projet de loi amendant le code pénal relatif à la lut- te contre les violences faites aux femmes sera soumis prochainement à une com- mission ad hoc, outre l'examen de la loi sur la protection de l'enfant”.

PROTESTA DES ÉTUDIANTS À ORAN, BATNA ET OUM EL-BOUAGHI

L’université algérienne en ébullition

L es mouvements de contestation continuent de tra- verser l’université algérienne. À Oran, Oum El- Bouaghi et Batna, la situation commence même à

s’enliser. Ainsi, après cinq semaines de grève à la faculté d’architecture de l’université de l’Usto, près d’une centaine d’étudiants ont observé, hier matin, un sit-in de protestation estimant que les dernières déclarations d’apaisement du ministre de l’Enseignement supérieur n’apportent aucu- ne garantie quant au règlement de leur situation. C’est de- vant le siège conjoint de la radio locale El-Bahia et de l’ENTV, que ces étudiants contestataires se sont retrouvés, tôt le matin, sous le regard et la présence vigilante d’officiers de police. Tous vêtus de noir et brandissant des banderoles noires, les étudiants en architecture dénoncent la situa- tion ubuesque qui est la leur, à savoir des diplômes LMD, licence et mastère, non reconnus de toutes parts. À Batna, c’est une énième grève qui a eu lieu, hier, à l’université El- Hadj-Lakhdar, où l’entrée académique a été interdite aussi bien aux étudiants qu’aux enseignants. Ces derniers se disent d’ailleurs las de voir leurs départements fermés par des groupes d’étudiants souvent extra-universitaires qui accèdent à l’enceinte avec une facilité, parfois, dé- concertante. Mais le mouvement d’hier fait suite aux évé-

nements qui se sont produits la semaine dernière où plu-

sieurs étudiants ont été blessés dans une rixe au pôle uni- versitaire de Fesdis. Une histoire de ration de nourriture

a vite tourné au drame, quand des étudiants de la même

ville, connus dans le milieu universitaire pour leur esprit belliqueux, ont agressé un ouvrier qui, à son tour, a fait ap- pel à ses collègues de travail. Une enquête a été ouverte, mais pour le moment, hormis les appels au calme, aucun élément nouveau n’est à si-

gnaler. Mais beaucoup craignent que la situation ne dé- génère dans les prochains jours, si aucune mesure “sérieuse” n’est prise. Par ailleurs, la ministre de l'Éducation natio- nale, M me Nouria Benghebrit, n'a, semble-t-il, pas mesuré la portée de sa déclaration quant au recrutement des di-

plômés dans son secteur, lequel ne touchera, à l'avenir, que ceux de l'ENS (École normale supérieure). Cette décision

a, en effet, soulevé le courroux de centaines d'étudiants de

l'université Larbi-Ben-M'hidi d'Oum El-Bouaghi, lesquels ont boycotté, hier, les cours de plusieurs filières dont celles d'anglais, de lettres arabes, de biologie, de mathématiques, des sciences et techniques, des sciences de la matière et d'économie.

D. LOUKIL/B. NACER/R. HAMATOU

LIBERTE

Jeudi 27 novembre 2014

L’actualité en question

7

UNE CONVENTION D’ASSISTANCE TECHNIQUE A ÉTÉ SIGNÉE HIER

La Banque mondiale va aider l’Algérie à améliorer son climat des affaires

La convention “va permettre de tirer profit de l’expérience de la Banque mondiale et de former une élite capable de faire avancer l’Algérie dans cette compétition, dans laquelle les pays qui n’introduisent pas les réformes substantielles seront déclassés et perdent de précieux points”.

L e ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, et le repré- sentant résident de la Banque mondiale en Al- gérie, Emmanuel Noubis-

sié Ngankam, ont signé, hier, en pré- sence notamment du secrétaire géné- ral de l’UGTA et des présidents des or- ganisations patronales, une convention sous la forme d’une assistance tech- nique remboursable (ATR) “pour la réalisation d’une mission d’accompa- gnement et de coaching dans le but d’améliorer de manière significative le climat des affaires”. Le ministre de l’In- dustrie souligne dans son communi- qué que “l’appui d’une telle institution a déjà donné d’excellents résultats dans d’autres pays qui ont su adopter des ré- formes pertinentes à travers des mesures d’assouplissement administratives pour redynamiser le processus de création d’entreprise et faciliter la tâche aux

jeunes entrepreneurs et PME locales”. Le ministère de l’Industrie et des Mines rappelle que dans le classe- ment annuel “Doing Business 2015”, établi sur la base d’une dizaine d’in- dicateurs par la Banque mondiale, l’Algérie a été positionnée à un rang qui ne reflète pas réellement les efforts entrepris par les pouvoirs publics de-

APS
APS

Signature, hier, d’une convention entre l’Algérie et la Banque mondiale.

puis ces dernières années. En effet, dans le rapport Doing Business 2015, l’Algérie est classée à la 154 e place, sur 189 économies évaluées. Si notre pays a amélioré son classement en matière de raccordement à l’électricité en ga- gnant trois points, il a régressé dans pratiquement tous les indicateurs.

Contrairement à beaucoup de pays qui ont progressé plus vite, le rythme des réformes en Algérie est perçu comme étant relativement lent. La convention signée, hier, “va permettre de tirer profit de l’expérience de la Banque mondiale pour asseoir un mécanisme d’évaluation et de suivi de la mise en

œuvre du plan d’action du comité dé- dié à l’amélioration de l’environnement des affaires et de former une élite ca- pable de faire avancer notre pays dans cette compétition dans laquelle les pays qui n’introduisent pas les réformes substantielles seront déclassés et perdent de précieux points”. Le gouvernement a fait le pari d’améliorer substantiel- lement le classement de l’Algérie afin qu’il reflète non seulement la perti- nence des réformes engagées, mais également et surtout afin qu’il tradui- se la réalité du climat des affaires dans notre pays qui souffre d’un défi- cit d’image. “Le gouvernement fait du climat des affaires une de ses priorités dans son programme. Après avoir mis en place le comité dédié à l’améliora- tion de l’environnement des affaires en mars 2013, le gouvernement vient au- jourd’hui avec un dispositif pour ac- compagner ce comité dans sa laborieuse tâche”, souligne le communiqué du ministère de l’Industrie et des Mines. La mission d’assistance du ministère de l’Industrie et des Mines et du comité par la Banque mondiale durera une an- née et consistera à élaborer des outils opérationnels (matrice d’actions, mé- canisme d’évaluation et de suivi d’ac- tions). Elle aura aussi à organiser des séminaires de sensibilisation et

d’échanges avec les acteurs du terrain, ainsi que le coaching des membres de ce comité et du ministère dans la pri- se en charge du processus d’amélio- ration du climat des affaires en Algé- rie. Au-delà de l’amélioration du clas- sement de l’Algérie, dans le rapport Doing Business, la finalité de la mis- sion est d’aider à adopter des ré- formes pertinentes en matière de fa- cilitation des procédures administra- tives, la réduction des délais et de coûts d’obtention des pièces admi- nistratives pour booster l’investisse- ment et la création d’entreprises. Ab- dessalem Bouchouareb a indiqué qu’il fera, dans les prochains jours, des propositions au gouvernement, pour accélérer la mise en œuvre des mesures de facilitations du climat des affaires déjà “identifiées”. Le ministre de l’Industrie a indiqué que le gouvernement est résolu à ce que l’année 2015 soit l’année de l’amélio- ration du climat des affaires. M. Nou- bissié a annoncé, pour sa part, la venue en Algérie, le 13 décembre prochain, de la première mission d’une douzai- ne d’experts. Malgré ses limites, Doing Business reste extrêmement pertinent et est devenu, au fil des années, une ré- férence.

MEZIANE RABHI

L’USINE DE CÉRAMIQUE DE GUELMA ÉTAIT SUR LE POINT DE FERMER

L’État rachète 30% des actifs du complexe

L e complexe céramique d’Eter/SPA de Guel- ma a été destinataire, au début de la se- maine, de la décision officielle d’une prise

de participation de l’État, apprend-on auprès d’une source proche de la direction générale de cette entité économique importante. Cette source a indiqué que cette prise de parti- cipation, qui a été fixée à hauteur de 30%, s’est faite par le biais du Fonds national d’investisse- ment et vient renforcer le capital de l’usine de fa- brication de produits céramiques de Guelma. Une usine reprise et exploitée jusqu’ici par un grou- pe industriel italien, lequel était en butte, ces der- niers temps, à d’énormes difficultés financières,

doit-on le signaler. L’entrée officielle du FNI dans le capital d’Eter va permettre la relance des ac- tivités en berne de quatre divisions, spécialisées chacune dans la fabrication de la vaisselle en por- celaine, dans celle des produits réfractaires, de la chamotte et autres produits inertes et, enfin, cel- le d’appareils sanitaires de différentes dimensions. Le député de la wilaya de Guelma, Smaïn Koua- dria, qui avait fait de la survie de cette entrepri- se et de la préservation des emplois de ses 154 tra- vailleurs son cheval de bataille, se félicite de l’an- nonce de la décision de prise de partenariat. “C’est la première expérience de reprise d’une société par l’État à travers le Fonds national d’investissement

(FNI) après l’échec de la politique de privatisation et nous ne pouvons que nous en féliciter”, décla- re, non sans fierté, ce parlementaire. Il ajoute que par-delà la relance de l’activité de fabrication des produits réfractaires et porce- laines, dont le complexe était leader en Algérie du temps de la défunte ECVE-Guelma, ce sont de nouveaux débouchés qui s’ouvrent pour l’entreprise mixte. Et de souligner que l’usine de- vrait prospérer avec la fabrication notamment “des propants en céramique, qui sont utilisés pour la fracturation des roches dans le processus de l’ex- ploitation du gaz de schiste et la calcination de la chamotte pour son utilisation comme matière pre-

PRÉCONISATION DE NADIA CHETTAB, PROFESSEUR EN SCIENCES ÉCONOMIQUES

La réindustrialisation est tributaire du développement de territoires spécialisés

L’ Algérie a consenti beaucoup d’efforts pour soutenir les secteurs hors hydrocarbures,

mais les résultats restent en deçà des

attentes, d'où la nécessité d'aller vers une réindustrialisation basée sur le développement de territoires spécialisés, a souligné hier, à Alger, M me Nadia Chettab, professeur de sciences économiques à l’universi- té d'Annaba. “L’Algérie a déployé de gros efforts en termes d'investisse- ments réalisés dans le cadre des trois plans quinquennaux précé- dents notamment dans les infra- structures et le soutien aux secteurs hors hydrocarbures, cependant, les résultats restent en deçà des at- tentes”, a estimé Nadia Chettab,

lors d’une conférence sur le thème “L'économie algérienne : une réin- dustrialisation qui appelle un nou- veau regard des pouvoirs publics”. Elle a relevé qu'il ne suffisait pas de “distribuer des financements pour améliorer le climat des affaires mais (il faut) mener des études scienti- fiques pour identifier les potentiali- tés et les atouts de chaque territoire”. “Aujourd'hui, le territoire est un support sur lequel l’État doit inter- venir pour aider les entreprises à être plus compétitives. Il s’agit de construire des avantages compara- tifs spécifiques à chaque territoire”, a-t-elle jugé au cours de cette ren- contre organisée par l’Institut na- tional d'études de stratégie globale

(Inesg). Cette économiste plaide en faveur de politiques de dévelop- pement différentes d'une région à une autre en prenant en considé- ration les avantages et les atouts de chacune, mettant en avant la né- cessité de l’ancrage territorial et de la spécialisation dans les activités économiques en coordination avec tous les acteurs. M me Chettab a cité à titre d'exemple la Corée du Sud qui accorde une priorité au développe- ment de 14 secteurs d'industries naissantes, ainsi que les États-Unis qui misent notamment sur les sec- teurs de la défense et de l'aéronau- tique. Revenant sur le cas algérien, elle a fait remarquer que les wilayas qui connaissent une concentration

d'un grand nombre de PME sont Alger, Oran, Tipasa et Boumerdès, alors qu'un nombre plus faible de ce type d'entreprises sont basées à Tindouf, à Bordj Bou-Arréridj et à Guelma. Dans les régions de Blida, de Boumerdès, d'Oran, de Tipasa, de Tizi Ouzou, de Constantine, de Sétif, d'Annaba et d'Alger, les acti- vités économiques et industrielles sont diversifiées, mais sans spécia- lisation, a-t-elle déploré. Elle pré- conise, pour augmenter la contri- bution de l'industrie dans le produit intérieur brut (PIB) actuellement moins de 5%, d’adosser les décisions politiques au travail de recherches scientifiques pour parvenir à des ré- sultats économiques “fructueux”.

mière pour ses propres installations avec la pos- sibilité même de l’exporter”. Rappelons qu’Eter/SPA est née suite à la cession de l’en- treprise ECVE-Guelma au profit d’Eter-Italia en décembre 2006 et que cette usine est implantée sur un site industriel d’environ 80 000 m 2 , dont la surface bâtie est de 35 000 m 2 .

A. ALLIA

NOUVELLE PROMOTION DE OOREDOO BUSINESS

Un Smartphone 3G offert pour toute souscription à l’offre Pro-contrôle 3G avec service internet mobile

n Ooredoo offre une nouvelle occasion à ses clients-Entreprises de profiter pleinement de l’Internet mobile haut débit et lance jusqu’au 8 décembre 2014 (inclus) une offre promotionnelle inédite destinée aux professionnels avec à la clé un Smartphone 3G offert. Durant la période promotionnelle, les clients-Entreprises pourront bénéficier d’un Smartphone 3G offert pour toute souscription à une offre voix Pro-Contrôle 3G avec le service Internet mobile pour l’un des trois paliers (300 DA, 1 000 DA, 2 500 DA et 3 500 DA). Les clients- Entreprises profiteront ainsi des avantages de la 3G et de l’Internet mobile haut débit sur le réseau 3G++ de Ooredoo. Cette offre promotionnelle attractive est valable dans les 19 wilayas couvertes par le réseau 3G++ de Ooredoo, à savoir : Aïn Defla, Alger Béjaïa, Biskra, Blida, Bouira, Boumerdès, Chlef, Constantine, Djelfa, El-Oued, Ghardaïa, Médéa, Oran, Ouargla, Sétif, Sidi Bel-Abbès, Tipasa et Tlemcen. À travers ces solutions pratiques et innovantes, Ooredoo Business permet aux professionnels de bénéficier d’offres avantageuses adaptées à leurs besoins à travers des services de haute qualité dédiées aux entreprises de diverses tailles.

LIBERTE

Jeudi 27 novembre 2014

L’Algérie profonde

9

UNIVERSITÉ DE TIZI OUZOU

Le syndicat des fonctionnaires tire la sonnette d’alarme

Analysant ce qu’il qualifie de marasme, le même syndicat a expliqué que sur le plan pédagogique, l’anarchie qui règne à l’université a réduit la qualité de l’enseignement à son niveau le plus bas qu’a connu l’université depuis sa création.

L e syndicat autonome des fonctionnaires de l’uni- versité Mouloud-Mam- meri de Tizi Ouzou a dressé, mardi, un tableau des plus sombres sur la si-

tuation pédagogique et administrative qui prévaut au sein de cette institution de l’enseignement supérieur dans la wilaya. “Depuis quatre ans, l’univer- sité de Tizi Ouzou vit dans un ma- rasme qui s’amplifie à une échelle ver- tigineuse sur le plan pédagogique, gestion administrative, relation et conditions de travail” lit-on dans la dé- claration rendue publique par ce syndicat qui dit être persuadé que la solution à cette situation ne peut ve- nir que du départ immédiat du rec- teur et la démission de tous les res- ponsables qui ont cautionné cette faillite. Tout en estimant que cette si- tuation ne saurait durer plus long- temps et que la majorité silencieuse doit prendre conscience et réagir, le syndicat des fonctionnaires de l’uni- versité, jusque là inconnu sur la scè- ne syndicale, dit n’avoir cessé d’aler- ter la communauté universitaire sur les dérives à bannir pour permettre à cette institution qui porte le nom de l’illustre Mouloud Mammeri de re- prendre la place qui doit être la sien- ne, à savoir une université perfor- mante et innovatrice. Analysant ce qu’il qualifie de marasme, le même

D. R.
D. R.

Le syndicat est persuadé que la solution à cette crise ne peut venir qu’après le départ immédiat du recteur et la démission de tous les responsables qui ont cautionné cette faillite.

syndicat a expliqué que sur le plan pé- dagogique, l’anarchie qui règne à l’université a réduit la qualité de l’en- seignement à son niveau le plus bas qu’a connu l’université depuis sa création. Sur le plan de la gestion ad- ministrative, dénoncent les auteurs de

la déclaration, “les prérogatives de tout un chacun sont bafouées au point où une administration parallèle a vu le jour”. “Concernant les conditions de travail, c’est une politique de division qui a été mise en place pour mieux ré- gner et détruire toute relation entre les

différentes composantes de l’universi- té, à savoir les étudiants, enseignants et les ATS”, a dénoncé encore le syn- dicat dans son document.

SAMIR LESLOUS

TAMANRASSET

Ouverture du 1 er séminaire sur la dimension africaine de la guerre de libération

“L a dimension africaine de la résistance et la guerre de libération nationales” est l’intitulé du séminaire organisé, lundi et

mardi derniers, à la maison de la Culture de la wi- laya de Tamanrasset. Cet événement historique, ini- tié par le ministère des Moudjahidine, entre dans le cadre de la célébration du 60e anniversaire du dé- clenchement de la guerre contre le joug colonial français. Dans son allocution d'ouverture, le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, a, en présence des autorités locales, de la famille révolutionnaire et des notables de l’Ahaggar, mis en exergue l'importan- ce de cette rencontre dans la relation des épopées réalisées pendant la Révolution, mais aussi la dé- termination de l'Etat à dépoussiérer des pans en- tiers de l'histoire nationale. Pour porter leurs té-

moignages, les compagnons d'armes des com- mandants du front du Sud, en l'occurrence Ahmed Draïa, Mohamed Chérif Messadia, Goumama Illou, Abdellah Belhouchet et Hadj Bensebgag ont également pris part à ce rendez-vous auquel ont été conviés d'éminents chercheurs et historiens uni- versitaires. Ces derniers ont animé plusieurs conférences sur la thématique. Mohamed Hoggari, enseignant au centre universitaire de Tamanrasset, a, dans son ex- posé, évoqué les positions indéfectibles de l'Algé- rie de soutien aux causes justes et à l'autodétermi- nation des peuples, en plus de ses positions relatives au développement de l'Afrique. De son côté, Mo- hammed-Lahcen Zeghidi, professeur à l’universi- té d’Alger, a axé son intervention sur les visées de la France coloniale et sa stratégie menée au Saha-

ra algérien durant la période s’étalant entre 1947 et 1962. Tout en rappelant le rôle du front du Sud, qui, faut-il le rappeler, constituait la base arrière de l'Al- gérie avec les pays voisins, Mahmoud Guemmama, moudjahid et membre du comité central du FLN, est revenu, pour sa part, sur la résistance de l’Ahag- gar et la mobilisation des enfants du Grand-Sud dans les rangs de l'Armée de libération nationale à l'effet de contrecarrer les desseins du colonialis- me. Une exposition de photos et des projections de films et documentaires ont aussi été au menu de cet- te rencontre, ponctuée par des sorties dans les en- droits où se sont déroulées les plus importantes ba- tailles de l'histoire de l'Ahaggar comme Tahart et Tenessa.

RABAH KARECHE

PROBLÈME DES ORDURES A AKBOU

Le wali appelle les habitants de Biziou à la raison

L e problème des ordures dans la ville d’Akbou en raison de la fer- meture de la décharge située à

Biziou dans la commune d’Amalou par des citoyens, a été au menu d’une réunion avant-hier, au siège de l’APC d’Akbou. Une réunion à laquelle ont pris part le wali de Béjaïa, des élus lo- caux, des membres de l’APW et des di- recteurs de wilaya.

Le wali de BéjaÏa, qui a appelé en l’oc- casion les auteurs de la fermeture de cette décharge à la raison, a réitéré sa promesse que cette dernière sera fer- mée définitivement dans les mois à ve- nir puisqu’un centre d’enfouissement technique verra le jour à Akbou. Dans ce sillage une décision a été pri- se pour entamer une opération de net- toyage durant trois jours dans la vil-

le d’Akbou en procédant au transfert des ordures à la décharge de Boulimat. En attendant, une visite du chef de l’exécutif dans la localité de Biziou pour tenter de dénouer la situation est prévue dans les prochains jours. Ah- med Hamou Touhami a affirmé qu’une enquête a été ouverte par la gendarmerie de Béjaïa pour déter- miner quels sont les instigateurs à

l'origine de la fermeture de la décharge de Biziou. Il a annoncé par ailleurs qu’une sta- tion d’épuration et un projet de centre de récupération et de recyclage des or- dures ménagères confié à une entre- prise coréenne verront le jour à Ak- bou.

H. KABIR

entre- prise coréenne verront le jour à Ak- bou. H. KABIR BRÈVES du Centre TIPASA Arrestation

BRÈVES du Centre

TIPASA

Arrestation d’un groupe de malfaiteurs

n La BMPJ de Tipasa a procédé, lundi

vers 21h30, à l’arrestation d’un dangereux groupe composé de quatre malfaiteurs en possession d’armes blanches, a indiqué le représentant de la cellule de communication de la sûreté de la wilaya. Agissant sur informations, les éléments de la BMPJ ont repéré un véhicule suspect de marque Toyota Hilux avec à bord trois individus (T. F., B. L. et Y. A.) dont l’âge varie entre 26 et 28 ans, originaires de la commune de Tipasa, a précisé la même source. Lors de la fouille dudit véhicule par la police judiciaire, un harpon, une bombe lacrymogène, deux barres de fer et une longue épée ont été découverts, dissimulés à l’intérieur du véhicule. Les quatre malfaiteurs ont été placés sous mandat dépôt par le procureur du tribunal de Tipasa à la maison d’arrêt de Hadjout pour constitution d’un groupe de malfaiteurs avec port d’armes prohibées, a précisé la même source.

B. BOUZAR

VOL DE CHEPTEL À EL-AZIZIA (MÉDÉA)

4 individus arrêtés par la Gendarmerie nationale

n Un groupe de voleurs de cheptel

composé de 4 individus a été mis hors d'état de nuire, à l'issue d'une opération de recherche menée par les éléments de la Gendarmerie nationale relevant de la compagnie d'El-Azizia, 100 km à l'est du chef-lieu de wilaya. C'est à la suite d'une plainte faisant état du vol de neuf ovins de l'étable appartenant au citoyen B. M., âgé de 90 ans, que l’affaire a été prise en main par les enquêteurs. Mais les soupçons de la victime sur l’auteur du vol se sont vite avérés fondées, après avoir remarqué l’absence de son fils aîné, âgé de 41 ans, du domicile familial depuis le jour du forfait. En effet, l’épouse de la victime, qui avait constaté la disparition des clés de l’étable, habituellement accrochées au mur de la cuisine, a signalé à son vieil époux que ses ovins ont été volés. Arrêté par les enquêteurs, le fils aîné a fini par avouer être l’auteur du vol en compagnie de quatre autres complices âgés entre 22 et 35 ans. Présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Tablat, trois des prévenus ont été placés en détention préventive, alors que pour les deux autres, l’un a été mis sous surveillance judiciaire, et l’autre a bénéficié de la citation directe.

M. EL BEY

BLIDA

Clôture des portes ouvertes des CRMA

n A l’issue des portes ouvertes

organisées par les CRMA de la wilaya de Blida (El Affroun, Boufarik et Larba) du 23 au 27 courant, la clôture de cet évènement qui rassemblera les agriculteurs, éleveurs et professionnels de la corporation agricole de la wilaya, a lieu aujourd’hui à la ferme pilote Mohamed Ben Abdelkader de Mouzaïa, à vocation céréalière et qui compte des céréaliculteurs ayant dépassé l’objectif du seuil de production des 50qx/ha. La journée d’information et de sensibilisation sera animée par des spécialistes des assurances et des experts agricoles. Le directeur de la CRMA d’El Affroun, Youcef Menad, qui parle d’important évènement à propos de ces portes ouvertes, indique que “tous les facteurs sont réunis pour la réussite de cette journée de clôture, tant sur le plan humain que matériel, en vue de contribuer à l’amélioration du secteur agricole”.

FATIHA SEMAN

10 L’Algérie profonde Jeudi 27 novembre 2014 LIBERTE BRÈVES de l’Est BORDJ BOU-ARRERIDJ Les habitants

10

L’Algérie profonde

Jeudi 27 novembre 2014

LIBERTE

L’Algérie profonde Jeudi 27 novembre 2014 LIBERTE BRÈVES de l’Est BORDJ BOU-ARRERIDJ Les habitants de

BRÈVES de l’Est

BORDJ BOU-ARRERIDJ

Les habitants de Machraâ bloquent la RN106

Des dizaines d’habitants du village d’El- Machraâ, dans la commune de Medjana, une quinzaine de kilomètres au nord du chef-lieu de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, ont bloqué, hier matin, la RN106 qui mène vers Béjaïa, en signe de protestation contre le manque de gaz naturel. Des barricades ont été dressées, des pneus et autres objets hétéroclites ont été brûlés et la circulation routière a été bloquée. Dans une plateforme de revendications (copie remise à notre bureau de rédaction), les contestataires reprochent aux responsables la situation précaire dans laquelle ils vivent depuis des années. Ils citent, entre autres, le manque de gaz naturel. “Nous avons contacté les responsables à plusieurs reprises mais en vain. Avec la saison du froid, les vendeurs de gaz butane doublent et parfois triplent les prix”, disent les protestataires qui réclament le raccordement de leur localité au réseau de gaz naturel.

CHABANE BOUARISSA

TÉLÉGHMA (MILA)

Le maire suspendu de ses fonctions

Conformément aux dispositions du code communal, le wali de Mila a décidé, ce lundi, de la suspension du maire de la commune de Téléghma, poursuivi en justice dans plusieurs affaires. En effet, le P/APC de la commune de Téléghma,

d’obédience FFS, vient d’être relevé de ses fonctions

à cause de ses démêlés avec la justice. Le wali de

Mila a, en effet, décidé de sa suspension suite à une note émanant du procureur général du tribunal d’El-Khroub, à Constantine, selon laquelle le maire concerné est poursuivi en justice dans de nombreuses affaires. A souligner que, suivant les dispositions du code communal, est passible de suspension de ses fonctions tout élu municipal ayant des problèmes avec la justice. Rappelons que le maire de Téléghma est le deuxième président d’APC à Mila à être relevé de ses fonctions en l’espace d’un mois, après celui de Oued Athmania.

K. B.

SPÉCIALISÉE DANS LES AGRESSIONS ET LE TRAFIC DE DROGUE

Une bande de malfaiteurs neutralisée à El-Tarf

Les éléments de la brigade de lutte contre les stupéfiants ont mis hors d’état de nuire, avant- hier, une bande organisée spécialisée dans le trafic de drogue et les agressions, et qui activait sur l’axe El-Tarf-Annaba. Composée de trois individus originaires de la wilaya d’Annaba, la bande ciblait, selon des sources concordantes, les collégiens au sortir des lycées. Les trois mis en cause ont été arrêtés, alors qu’ils étaient à bord d’un véhicule, en possession de 15,5 grammes de kif et 39 boîtes de psychotropes Rimofed. Les enquêteurs ont également saisi des armes blanches utilisées dans les agressions ainsi que la somme de 37 646 dinars. Par ailleurs, lors de la perquisition du domicile de l’un des trois dealers, situé à Annaba, les policiers découvrent 1 kilo de kif traité. Les trois mis en cause ont été écroués.

TAHAR B.

CHELGHOUM-LAID (MILA)

Alerte à la jaunisse dans les établissements scolaires

Certains établissements du secteur éducatif sont en proie, depuis quelques semaines, à la jaunisse, une maladie qui a motivé l’alerte donnée aux unités de dépistage scolaire (UDS) pour circonscrire le mal, d’une part, et identifier les facteurs pathogènes qui en sont la cause, d’autre part. En effet, de nombreux cas de jaunisse ont été enregistrés, ces dernières semaines, en milieu scolaire à Chelghoum-Laïd, une dizaine au total, selon le directeur du secteur, ce qui a nécessité le renvoi chez eux des élèves malades. Selon des textes publiés sur la page facebook Chelghoum Laïd news, “la maladie s’est répandue tant dans les écoles primaires que dans les collèges et les lycées, et que le facteur pathogène le plus suspecté reste l’eau qui coule des robinets de ces établissements scolaires”. Le directeur de la santé publique de Mila

a confirmé, pour sa part, ce lundi, l’apparition de la maladie à Chelghoum-Laïd en expliquant, toutefois, que la situation n’a rien d’inquiétant et que les unités de dépistage scolaire sont à pied d’œuvre sur place. Signalons qu’en guise de mesure préventive, de nombreux établissements scolaires de la ville interdisent carrément à leurs élèves, depuis plus d’une semaine, de consommer l’eau de robinet dans leurs écoles.

KAMEL B.

POUR PRÉVENIR LES DANGERS DU GAZ À GUELMA…

Campagne de sensibilisation pour éviter d’autres drames

L’opération est appelée à se poursuivre dans les autres daïras de la wilaya de Guelma durant les semaines prochaines.

D. R.
D. R.

Chaque saison hivernale, des drames causés par inhalation de monoxyde de carbone endeuillent de nombreuses familles.

L es responsables de la SDE (ex-Sonelgaz) organisent avec le concours des ser- vices de la Protection civi- le, de la direction de la santé, de la direction de

l'éducation et du Croissant- Rouge al- gérien, une vaste campagne de sensi- bilisation aux dangers du gaz. À l'ap- proche de la saison hivernale, les ci- toyens recourent au chauffage en uti- lisant des appareils alimentés par le gaz de ville, et des drames ont endeuillé beaucoup de familles ! Un cadre de la SDE nous confie : “Ces drames au- raient pu être évités si les usagers avaient respecté les consignes de sécu- rité. De nombreux cas d'asphyxie ont causé des victimes dans les zones ur- baines et rurales, car les appareils n'ont pas été contrôlés par des profes- sionnels, et ce laisser-aller a été fatal !”. Dans ce contexte, la SDE a entamé, cette semaine, une tournée de sensi- bilisation et de prévention dans la daï- ra de Bouchegouf, puisque depuis dimanche, des équipes pluridiscipli- naires sont dans des établissements

scolaires pour inculquer aux élèves des trois cycles les précautions à prendre pour se prémunir d'une catastrophe

due à l'inhalation de monoxyde de carbone. Des explications détaillées par le biais de data-show et des dé- monstrations sont exposées aux en- fants qui les transmettront à leurs pa- rents et proches. Les premiers gestes de secours sont initiés au secteur édu- catif qui a le devoir de vulgariser ces messages cruciaux aux familles, car il suffit d'un simple geste pour sauver des vies humaines. La radio régiona- le médiatise cette campagne, et des au- diteurs interviennent pour s'enquérir des mesures préventives qui s'impo- sent. Une mère de famille est formel- le : “Avant l'entame de l'hiver, nous fai- sons appel à un professionnel qui contrôle tous nos appareils ménagers, chauffage, chauffe-bain et autres, et les met en service pour s'assurer de leur bon état de fonctionnement. D'autre part, tous les deux ans, nous ramonons les gaines de cheminées par mesure pré- ventive. Nous préférons dépenser quelques centaines de dinars et nous permettre une sécurité totale dans notre foyer”. Cette campagne est ap- pelée à se poursuivre dans les autres daïras de la wilaya de Guelma durant les semaines prochaines.

HAMID BAALI

… et à Constantine

Comme chaque année, la Protection civile, en coordination avec la Société de distribution d’électricité et du gaz (SDE) de l’Est a lancé sa campagne de sensibilisation et de prévention sur le danger de l’asphyxie au monoxyde de carbone, provoquée par le gaz naturel et le gaz butane. Cette compagne durera tout au long de la période hivernale et touchera les 12 communes de la wilaya de Constantine, a-t-on appris, hier, auprès du responsable de la prévention, le capitaine Lagraâ Abderrahmane. Des visites de sensibilisation sur les risques d’asphyxie au gaz sont prévues pour les localités ayant récemment bénéficié d’une mise en service du gaz de ville, des logements récemment livrés et au sein des établissements scolaires et des centres de formation. “La plupart des décès par inhalation du monoxyde de carbone sont dus à des erreurs de sécurité et la mauvaise ou le manque d’aération et la non-conformité des équipements de chauffage”, a précisé le capitaine Lagraâ. Pour rappel, les services de la Protection civile de Constantine ont enregistré au cours des 10 premiers mois de l’année en cours, un total de 36 interventions spécifiques aux accidents domestiques dus au gaz. Ces interventions ont permis de secourir 33 personnes, alors que durant la période de l’année 2013, les mêmes services ont malheureusement recensé 2 décès et 56 personnes secourues dans 43 interventions.

HOUDA CHIED

LUTTE CONTRE LES INONDATIONS À OUM EL-BOUAGHI

La qualité des études et réalisations :

une nécessité

L e dossier relatif aux grands risques des inondations dans la wilaya d'Oum El-

Bouaghi a fait l'objet d'une séan- ce de travail mardi, au siège de la wilaya. La séance de travail pré- sidée par Med Tahar Mélizi, dé- légué national aux grands risques et inspecteur au ministère de l'Intérieur et des Collectivités lo- cales, a porté sur la situation du plan de protection des agglomé-

rations de la wilaya contre les inondations. Lors de son inter- vention, le secrétaire général de la wilaya a mis en exergue l'ins- cription de 28 opérations, parmi lesquelles 9 ont été réalisées, 10 sont en cours et 9 autres à l’étude. De son côté, le directeur de la Pro- tection civile a révélé le bilan de la dernière décennie, où 167 inondations ont été enregistrées. Le directeur de l'hydraulique a,

quant à lui, saisi l'occasion pour présenter des statistiques de son secteur tout en énumérant les communes soumises aux risques des inondations et les efforts dé- ployés par les pouvoirs publics pour atténuer le phénomène. En- fin, le délégué national aux grands risques, tout en insistant sur l'im- portance de la qualité des réalisa- tions, notamment les études, fai- sant allusion à la possibilité de fai-

re appel à des bureaux d'études étrangers si nécessité oblige, a ré- vélé l'existence d’un programme ambitieux pour la protection des agglomérations contre les inonda- tions. Dans le même cadre, il in- sistera sur l'importance de la concertation et la complémenta- rité entre les divers secteurs, no- tamment l'habitat, les forêts et les collectivités locales.

K. M.

LIBERTE

Jeudi 27 novembre 2014

L’Algérie profonde

11

ORAN

ZET de Mers El-Hadjadj :

un projet mort-né !

“La superficie initiale était de 410 ha, mais aujourd’hui ce n’est plus le cas”, dira le

maire de Mers El-Hadjadj. Du coup, l’assistance exige une enquête.

A nnoncé en grande pompe en 2008, le projet de la zone d’ex- pansion touristique de Mers El-Hadjadj, ex-Port-aux-poules,

une localité balnéaire, n’arrive pas à voir le jour. Lors de la présentation de la 3 e étape du projet d’aménage- ment proposée par le bureau d’études pour une estimation financière de 20 milliards de centimes, les interve- nants ont mis à nu un projet mort- né, selon les termes du chef de daï- ra de Bethioua. En effet, l’étude proposée n’a convaincu personne puisque l’as- siette d’aménagement ne dépasse guère les 18 ha (sur les 410 ha) dont 4 ha sont des propriétés privées, et où les infrastructures proposées assurent une activité touristique de deux mois seulement, soit la saison estivale. “La superficie initiale était de 410 ha, mais aujourd’hui ce n’est plus le cas”, dira le maire de Mers El-Hadjadj. Du coup, l’assistance exige une enquête sur la partie dilapidée de l’assiette de la ZET puisque certains parlent déjà des 270 ha restants. De son côté, le SG de la wilaya a mis le doigt sur les insuffisances de l’étu- de présentée de ce grand projet en- vironnemental qui sert de devantu- re à la wilaya d’Oran et qui se situe dans un carrefour stratégique menant vers 4 wilayas de l’ouest du pays. D’autre part, l’APW s’inquiète de la pollution puisque la ZET est mi-

D.R.
D.R.

toyenne avec deux complexes indus- triels polluants, celui du dessale- ment de l’eau de mer et le second de production d’ammoniac. En aparté, un cadre d’Etat n’a pas mâché ses mots : “Si on veut une ZET de caba- rets et night-club, je refuse catégori-

Une enquête concernant la partie dilapidée de l’assiette de la ZET a été exigée.

quement de transformer un espace na- turel, poumon d’une partie de la wi- laya d’Oran, en un espace de jeux et de nuisance”. Quant au 2 e site, la ZET de Aïn El-Franine, le représentant du wali a soulevé un point juridique. “Pour l’espace forestier, il faut un dé-

cret présidentiel pour toute expropria- tion. Sans ce permis, nous ne pouvons entamer un débat inutile”, a déclaré le SG de la wilaya d’Oran en clôturant le débat. Notons que la forêt en question dépasse les 87 ha.

NOUREDDINE BENABBOU

forêt en question dépasse les 87 ha. NOUREDDINE BENABBOU BRÈVES de l’Ouest RELIZANE Une agence de

BRÈVES de l’Ouest

RELIZANE

Une agence de location délestée de 2 voitures

n C’est suite à une plainte pour vol,

déposée par le propriétaire d’une agence de location de véhicules que les éléments de la 1 re Sûreté urbaine de Relizane ont interpellé 2 individus. Selon le plaignant, l’un des auteurs s’est présenté à l’agence afin de louer une voiture pour deux mois. Quelques semaines plus tard, le même individu se présenta de nouveau afin d’avertir le gérant que la voiture louée avait été endommagée suite à un accident et qu’elle avait été confiée à un mécanicien pour réparations. En attendant, le client manifesta son désir de louer un second véhicule, ce qui lui fut accordé sur le champ. Après deux mois, son client ne s’étant pas manifesté, le gérant a déposé plainte pour vol. Suite à l’information judiciaire ouverte, les policiers ont mis le grappin sur le client indélicat et sur un complice. Les 2 véhicules ont été récupérés. Présentés devant le magistrat instructeur près le tribunal de Relizane pour abus de confiance, complicité et non-dénonciation, les 2 prévenus ont été placés sous mandat de dépôt.

M. SEGHIER

Saisie de 1070 comprimés de psychotropes

n Agissant sur renseignements, les

éléments de la Brigade de recherche et d’investigation (BRI), relevant de la Sûreté de wilaya de Relizane a arrêté, cette semaine, 2 individus et procédé à la saisie de 1070 comprimés de psychotropes, apprend-on de sources crédibles. C’est suite à des investigations que les narcotrafiquants ont été interpellés en possession de leur marchandise délictueuse. Suite à leur comparution devant le procureur de la République pour détention et commercialisation de comprimés de psychotropes, ils ont été incarcérés.

M.

S.

TRIBUNAL CRIMINEL DE SIDI BEL-ABBÈS

Sept ans de réclusion pour trafic d’ecstasy

S ept ans de réclusion assortie d’une amende de 50 000 dinars a été prononcée, mardi dernier, par le tribunal criminel de Sidi Bel-Abbès à

l’encontre de trois prévenus : G.M.A., D.Y. et B.C, âgés respectivement de 21, 25 et 32 ans pour dé- tention, transport et trafic de drogue et psycho- tropes dans le cadre d’une bande criminelle orga- nisée. Selon l’arrêt de renvoi de la chambre d’ac- cusation, les faits de cette affaire remontent au 26 mai 2014, lorsque les éléments des Douanes algé- riennes ont intercepté, à 20h, un véhicule de loca- tion de marque Renault Symbol au niveau de l’échangeur de l’autoroute Est-Ouest menant à la commune de Sidi Ali-Boussidi avec à son bord deux individus en provenance de Maghnia et se

rendant à Alger. Lors de la fouille du véhicule, les douaniers ont découvert 200 pilules d’ecstasy dis- simulées sous la garniture de la porte avant-droi- te. Le conducteur, D.Y., et son compagnon, G.M.A., ont été arrêtés et la marchandise saisie. Lors des différentes étapes de l'instruction, les trois prévenus avaient tous nié les faits retenus contre eux. Cependant, à la barre D.Y. et B.C. ont tenté de se disculper, surtout du chef d’inculpation lié à “la bande criminelle organisée”, en déclarant suc- cessivement, chacun en ce qui le concerne “qu’ils n’ont aucune relation avec le trafic de drogue”. Quant à G.M.A., il a été le seul à reconnaître avoir acheté la marchandise à Maghnia à l’insu de D.Y. qui est resté à l’hôtel. Pour ce qui est de B.C., il a

déclaré qu’il se trouvait à Tlemcen lors de la tran- saction. Le représentant du ministère public a requis, à l’is- sue de son réquisitoire, et au regard de la gravité des charges pesant sur les trois mis en cause, 20 ans d’emprisonnement assortis d’une amende de 100 000 dinars à l’encontre de chacun des prévenus. Quant aux cinq avocats de la défense, en tentant de minimiser la gravité des faits, ils ont tous reje- té le grief de “bande criminelle organisée” porté contre leurs mandants en insistant sur le fait qu’il s’agit d’un simple flagrant-délit et ont plaidé des circonstances atténuantes.

A. BOUSMAHA

Arrestationd’undealeràOued-R’hiou

n Les éléments de la police judiciaire

d’Oued-R’hiou ont interpellé, cette semaine, un dealer et procédé à la saisie de 200 g de kif traité, apprend-on de bonnes sources. Âgé de 41 ans, l’individu s’adonnait à la commercialisation de produits stupéfiants dans sa ferme. Lors de la perquisition de son lieu de résidence, les policiers ont découvert, outre la quantité de kif citée plus haut, plusieurs armes blanches. Lors de son audition, le dealer a dévoilé l’identité de son fournisseur, âgé de 43 ans. Ce dernier sera interpellé également. Déférés devant le parquet d’Oued-R’hiou pour détention et commercialisation de produits stupéfiants et détention d’armes blanches de 6 e catégorie, ils ont été écroués.

M. S.

LA MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT À CHLEF

Insistance sur l’importance de la qualité des CET

D alila Boudjemaâ, la ministre de l’Aménagement du territoi- re et de l’Environnement, a

expliqué qu’une coordination entre les différents intervenants est obliga- toire afin de mener à bien les tâches qui consistent à réaliser un traitement efficace des déchets dans leurs nom- breuses étapes. Lors de la visite de travail et d’inspec- tion qu’elle a effectuée mardi dans la wilaya de Chlef, précisément sur le site du centre d’enfouissement tech- nique (CET) de Meknassa, dans la commune de Oued Sly, à une dizai- ne de kilomètres du chef-lieu de la

wilaya, elle a déclaré en direction des cadres locaux de son secteur : “Vous devez indéniablement jouer parfaite- ment votre rôle en tant que coordina- teurs entre les différentes structures chargées des opérations relatives au traitement des déchets du début jus- qu’à la fin pour augmenter leur taux de capacité.” Le centre d’enfouisse- ment de Meknassa est, pour le mo- ment, la seule infrastructure du gen- re opérationnelle dans la wilaya de Chlef en attendant la réalisation des quatre autres projets similaires, ac- tuellement en chantier ou en voie d’achèvement. Il s’agit de celui d’Oum

Drou (un CET à caractère inter- communal) qui assurera la collecte et le traitement des déchets des com- munes d’El-Karimia, de Harchoune, de Ouled Abbès, de Oued Fodda et d’Oum Drou. Quant aux trois autres projets dont les travaux de réalisation vont bon train, leur implantation est prévue à Boukadir, Ténès et Ze- boudj. En inspectant ces chantiers, Dalila Boudjemaâ a beaucoup insisté auprès des entreprises réalisatrices sur la qualité de leurs travaux et du respect des normes exigées en la matière afin que le traitement des déchets se fas-

se d’une manière qualitative à tous les niveaux. Selon la ministre, la wilaya de Chlef connaît une avancée consi- dérable et sensible dans le domaine de la protection et de la préservation de l’environnement “grâce aux mul- tiples campagnes de sensibilisation menées par le mouvement associatif local et la société civile à plusieurs ni- veaux. Et une fois les projets de réali- sation des centres d’enfouissement ac- tuellement en cours seront terminés, on aura à traiter annuellement 1,25 mil- lions de m3 de déchets pour l’en- semble de la wilaya”, dira-t-elle.

AHMED CHENAOUI

SAÏDA

21 g de cocaïne saisis et deux personnes arrêtées

n Les éléments de la brigade de

recherche et d’investigation (BRI) de la Sûreté de wilaya de Saïda ont appréhendé un trafiquant de drogue, résidant en France et son complice, tous deux âgés de 20 ans, en possession de 21,2 g de cocaïne. L’arrestation est survenue suite à des informations faisant état de la présence de deux dealers commercialisant de la drogue au quartier El-Badr, non loin du centre-ville de Saïda. Après avoir été placés sous surveillance, les deux suspects ont été arrêtés à bord d’un véhicule léger, stationné dans le quartier El-Badr. Lors de la fouille du véhicule, les policiers ont découvert 21,2 g de cocaïne. Le dealer a été placé en détention préventive tandis que son complice a été placé sous contrôle judiciaire.

F. Z.

LIBERTE

Jeudi 27 novembre 2014

Actu-Alger

13

URGENCES MEDICALES DANS LA CAPITALE

Les polycliniques volent au secours des CHU

Les services d’urgences des hôpitaux de la wilaya d’Alger sont, de jour comme de nuit, dépassés par le flux important de malades dans les salles d’attente.

D ans le cadre du programme de développement de la santé de proximité initié par le gouver- nement, les élus de l’Assemblée populaire de la wilaya d’Alger (APW d’Alger) sont en phase de

finalisation du dossier de redéploiement des ur- gences médicales de proximité à travers les 57 communes de la capitale. Selon la présidente de la commission chargée de la santé, de l’hygiène et de la protection de l’environnement, M me Ou- lebsir, le dossier en question vient en fait à rendre les structures d’urgences existantes déjà, plus “productives” d’une part, et contribuer à dimi- nuer, un tant soit peu la pression exercée au quotidien sur les urgences des CHU et des EHS, d’autre part. Ce qui permettra à des hôpitaux de la capitale de se désengorger. Néanmoins, il faut avouer que les services des urgences des éta- blissements hospitaliers d’Alger sont, de jour comme de nuit, dépassés par le flux important de malades dans les salles d’attente, parfois même pour des premières urgences de soin. Alors que ces premiers soins devaient être prodigués par des structures d’urgence de proximité. La tournée effectuée jeudi soir 20 novembre 2014, par les membres de la commission de la santé, à travers trois points d’urgence de proximité (Ze- ghara, Mira et Raïs Hamidou), relevant de l’EPSP de Bab El-Oued, confirme que les Algé- rois préfèrent se rendre aux CHU.

En consultant le registre des urgences de Zeghara en début de soirée, la délégation découvre que 8 personnes seulement ont été auscultées. Le même constat chiffré a été dressée lors de cette même soirée, au niveau de la polyclinique Mira, pourtant bien outillée. Une ambulance, un pla- teau médical technique (médecin de garde, in- firmiers, service de radiologie, et un laboratoire d’analyses). Au même moment et durant la même soirée, les urgences du CHU Liamine-De- baghine (Maillot) ne désemplissent pas. Les malades et autres accompagnateurs se bous- culent devant les boxes des médecins de garde. Le registre de doléances de Maillot, consulté cet- te soirée par la délégation de l’APW, affiche plus de 140 personnes auscultées. Des malades at- tendaient leur tour pour faire un aérosol ou autres soins que n’importe point d’urgence de proximité bien outillé pouvait dispenser. Des cris assourdissants par-ci et des rixes par-là, le per- sonnel des urgences de Maillot reste submergé. Il faut noter que des scènes de dépassements et de pressions sont le lot quotidien dans les ur- gences des hôpitaux d’Alger. Au vu du nombre croissant qui dépasse les centaines de patients chaque nuit. Pis encore, beaucoup de patients se voient ainsi transférer vers d’autres CHU à cau- se de l'incapacité à accueillir plusieurs cas d'ur- gence ou encore faute de spécialisation. A titre d’illustration, pour des problèmes cardiolo- giques, le malade sera transféré vers le CHU de Beni Messous, vers l’EHS Mohamed-Maouche

Zehani / Liberté
Zehani / Liberté

(ex-CNMS), ou encore vers Parnet. Ces cas apportent de l’eau au moulin des membres de la commission santé de l’APW, qui œuvrent pour l’aboutissement dans les meilleurs délais de ce dossier au niveau de la wilaya d’Alger. Pour la présidente de la commission, le programme en question s’assigne l’objectif de renforcer les structures ouvertes à travers les 57 communes, de la petite unité de soins jusqu’au point d’ur- gence de proximité, par un programme de moyens matériels.

Des structures d’urgence de proximité ou- vertes H24 Il importe de savoir que les membres de la com- mission de la santé ont effectué des tournées-ma- rathons à travers les 33 points d’urgences de proximité, dans l’espoir de dresser un constat sur les insuffisances et les défaillances humaines et matérielles, tout en émettant un nombre de so-

Les malades se bousculent au service d’urgences .

lutions susceptibles d’améliorer les conditions. Ce travail de proximité a été entamé, rappelons- le, en juillet dernier. La première tournée me- née par l’équipe de M me Oulebsir avait concer- né les points d’urgence de proximité relevant des EPSP de Bouzaréah, Bouchenafa, Chéraga, Dra- ria, Zéralda, Baraki et Bab El-Oued. Jusqu’au 26 novembre 2014, la délégation a visité, au total, 20 structures d’urgences. Les premières constata- tions de l’équipe de M me Oulebsir font ressortir l’urgence de renforcer le dispositif matériel de la structure et de combler le déficit humain, un manque flagrant de paramédicaux de garde no- tamment. La délégation a relevé un déficit criant de manipulateurs de radio. Beaucoup de services de radiologie n’assurent pas la prestation de nuit, faute de techniciens de garde. Ce constat est va- lable pour toutes les structures qui sont dotées de matériels médicaux de pointe, mais qui ne dis- posent pas en nombre suffisant de techniciens

TRAITEMENT DES DÉCHETS HOSPITALIERS

Généralisation de banaliseurs-stérilisateurs

n Sur les 10 EPSP que compte la wilaya d’Alger trois seulement sont dotés de banaliseur- stérilisateur de déchets hospitaliers. Puisque que l’ère des incinérateurs est révolu, il s’agit d’une technologie de pointe qui permet de broyer en continu les déchets hospitaliers. C’est une station écologique de banalisation-stérilisation de déchets d'activités de soins à risques infectieux. C’est un procédé thermique par voie humide et choc thermique en fin de cycle à 155°C. Les déchets sont broyés en continu durant tout le cycle. Dans le programme d’acquisition des équipements médicaux, il est attendu l’acquisition de sept autres banaliseurs. Ce procédé est d’une importance capitale pour chaque EPSP. A ce titre, il faut savoir que chaque unité de soins ou dispensaire produit en moyenne 3 kg par jour de déchets, la polyclinique 5 kg et le point d’urgence de proximité atteint les 8 kg par jour. En attendant l’acquisition de cette technologie de pointe, des établissements sous-traitent avec des entreprises quant à la prise en charge des déchets que génèrent au quotidien les structures

de santé de proximité.

H. H.

spécialisés et de paramédicaux. La direction de la formation du département ministériel de Ab- delmalek Boudiaf a vraiment du pain sur la planche. Au sujet du volet des équipements mé- dicaux, la délégation a souligné qu’il existe des structures d’urgence de proximité qui sont do- tées d’ambulance. Le véhicule ambulance est in- dispensable pour ces structures qui prodiguent les premiers soins d’urgence. Les cas de malades graves qui nécessitent une prise en charge mé- dicale plus approfondie seront immédiatement transférés vers les CHU et cela, sous la respon- sabilité du chef de l’unité d’urgence de proximité. Il est prévu, dit-on, de lancer une autre opéra- tion d’acquisition des autoclaves (stérilisateurs), pour renforcer les salles de stérilisation. L’opé- ration d’acquisition est envisagée, soit sur le bud- get sectoriel ou bien sur le budget de la wilaya. S’agissant des outils de travail des médecins, M me Oulebsir rappellera que tous les médecins des EPSP de la capitale sont dotés de trousse médi- cale. Les structures qui ne sont pas dotées de la- boratoires d’analyses, de fauteuils dentaires ou encore d’unités de radiologie seront concernées par ce programme de grande envergure. Signalons enfin que le Grand-Alger compte 10 EPSP (établissement public de la santé de proxi- mité). Chaque EPSP supervise entre 18 à 20 dis- pensaires ou polycliniques. Et cet établissement compte au moins un point d’urgence de proxi- mité H24, sinon deux ou trois même. Au total,

33 points d’urgence de proximité H24, 94

structures de santé, entre unité de soins, dis-

pensaire, polyclinique sont ouverts à travers les

13 circonscriptions administratives d’Alger.

L’aboutissement de ce dossier permettra, du coup, aux services d’urgences médicales des CHU d’améliorer la qualité de la prestation médicale, notamment en termes d’accueil des patients.

HANAFI H.

DES BATTERIES DE TESTS PSYCHOLOGIQUES POUR LES EPSP

Une enveloppe de 20 milliards allouée

n Un programme d’acquisition des outils nécessaires au bon fonctionnement des services de tests psychologiques ouverts dans les polycliniques est lancé, dit-on, par la wilaya d’Alger. Une enveloppe financière de l’ordre de 20 milliards de centimes a été dégagée pour acquérir des batteries de tests psychologiques. Chaque Etablissement public de santé de proximité aura sa propre batterie. Jusque-là, les services de psychologie et d’orthophonie ne fonctionnaient pas à plein régime en raison du manque des équipements nécessaires. Les psychologues et les orthophonistes pourront désormais mener à bien leur mission et répondre aux besoins de la population.

EPSP SIDI M’HAMED BOUCHENAFA

La “Concorde” ne désemplit pas

O uverte de 8h jusqu’à 18h et de 18h jusqu’au lever du jour, la polyclinique de la Concorde

relevant de l’EPSP de Sidi M’Hamed Bouchenafa ne désemplit pas. Déjà, qu’à notre arrivée, la salle d’attente grouillait de patients de tout âge et des deux sexes. Et dire qu’on nétait qu’au tout début d’une garde de nuit qu’as- surent deux médecins de garde et qui s’annonçait chargée, en raison de l’in- cessant mouvement de véhicules dans le parking attenant à cette infrastruc- ture sanitaire. Situé à l’entrée de la cité la Concorde de Bir-Mourad-Raïs, l’établissement public de santé de proximité était doté à son inauguration de six lits. Néanmoins, la capacité

d’accueil a été revue à la hausse, d’où un avantage appréciable de deux autres lits de gagné. Soit huit lits au total, grâ- ce aux travaux d’extension de la salle d’hospitalisation à laquelle sera an- nexée un cabinet de consultation de médecine générale et d’autres spécia- lités : “Nous recevons en moyenne 55 malades pour les urgences et autant de patients pour les consultations de jour en médecine générale, soit un nombre de près de 120 malades”, a déclaré le chef d’équipe de nuit. Mieux, la garde de malades en observation et sous per- fusion est fréquente, notamment en ce qui concerne les patients souffrants de maladies chroniques, dont l’hyper- tension artérielle et les difficultés res-

piratoires. A ceux-là, ce n’est qu’après avoir reçu les premiers soins, qu’ils sont évacués en direction des différents CHU de la capitale, où ils bénéficieront d’une prise en charge qui sied à cha- cun de ces cas. En outre, la polyclinique la Concorde assure des soins aux ma- lades venant fréquemment des quar- tiers limitrophes de Birkhadem, de Tixraïne, d’Aïn-Nâadja, de l’avoisi- nante cité Saïd-Hamdine et de divers endroits d’Alger, sans qu’il ne leur soit rien demandé à propos de leur lieu de résidence : “On n’aborde pas le sujet du lieu de résidence des citoyens qui se pré- sentent à notre établissement, car notre devoir est de leur prêter avant tout l’ai- de et assistance dont ils ont besoin. De

ce fait, nous n’avons pas le droit de re- fouler un malade, au motif qu’il ne re- lève pas de la territorialité de notre éta- blissement de santé”, a ajouté notre in- terlocuteur. L’autre nouveauté, les travaux de restauration et d’exten- sion en cours de la polyclinique au- gurent d’ores et déjà de l’innovation dans ses prestations médicales à venir. Et c’est sur cette lueur d’espoir qu’on quitte une équipe jeune et dynamique constituée d’une infirmière, d’un am- bulancier, d’un régisseur et qui s’ap- prête à vivre une garde qui ne fait que commencer. La polyclinique de la Concorde assure l’observation d’ur- gences et dispose d’une unité de ra- diologie, d’une salle d’injection et de

pansement. Outre la consultation de médecine générale, cette infrastructure sanitaire répond aussi aux prélève- ments ainsi qu’à la consultation d’or- thophonie et la chirurgie dentaire. Autre prestation, la pédiatrie n’est pas en reste et les soins de la PMI et les vaccinations sont tout autant garantis.

LOUHAL NOURREDDINE

LIBERTE recrute

Correspondants à Zeralda, Aïn Benian, Hammamet, Réghaïa Envoyer demande + CV Email :

algeractualites@yahoo.com

16

Culture

Jeudi 27 novembre 2014

LIBERTE

AMIN ZAOUI ÉCRIVAIN …SOUFFLES… Les Maghrébins et la modernité avortée
AMIN ZAOUI ÉCRIVAIN …SOUFFLES… Les Maghrébins et la modernité avortée

AMIN ZAOUI

ÉCRIVAIN

…SOUFFLES…

…SOUFFLES…
Les Maghrébins et la modernité avortée

Les Maghrébins et la modernité avortée

L

ire

l’écrivain

tunisien

Mahmoud Messadi (1911- 2004) c’est repenser l’ori-

gine et l’histoire de la moder- nité romanesque dans le mon- de arabe, dans l’écriture en arabe. Aujourd’hui, en relisant les romans de Mahmoud Mes- sadi : Açed (Le Barrage) écrit dans les années trente ou Mawlid al-Nisyane (La nais- sance de l’oubli) ou Hadda- tha Abou Hourayra (Ainsi par- la Abou Hourayra) ou Ayya- mou Imran (Les jours d’Im- ran), nous constatons que la modernité, si modernité exis- te, dans l’écriture romanesque arabe a été entreprise d’abord par les intellectuels littéraires maghrébins. Ecrire un roman dans les années quarante, se- lon la vision de Mahmoud Messadi, était une grande ré- sistance esthétique et philo-

sophique et linguistique à l’en- contre de l’hégémonie d’une écriture rhétorique égyptien- ne. Lire un autre Maghrébin, un certain Ali Douadji (1909- 1949), auteur de Jaoulet Baina Hanet Al-Bahr Al-Abyadh Al- Motawasset (Promenades entre les bars de la Méditer- ranée) ou Sahirtou Minhou Al Layali (Autant il m'a éveillé des nuits), nous donne une cer- taine idée sur l’histoire des littérateurs maghrébins, les casseurs des tabous. Ali Douad-

ji, ami de Abou El-Kacem Cheb- bi (1909-1943), était le Baude- laire maghrébin. Lire un autre écrivain et syndicaliste magh- rébin, un certain Tahar Haddad (1899-1935) auteur d’un livre controversé intitulé Imaraa- touna Bayna Achariati wa Al- Moujtamae (Notre femme entre la charia et la société), nous donne l’idée à quel point le travail intellectuel des Magh- rébins était courageux et déso- béissant. Lire Mohamed Chou- kri (1935-2003), ce nouvelliste et romancier chleuh, auteur de Al-Khoubz al-Hafi (Le pain nu) ou Leilat al-Akhtae (La nuit de l’erreur) ou Majnoun al- Ward (Le Fou des roses), nous montre la vérité historique suivante : la révolution esthé- tique dans le roman, après celle réalisée par Mahmoud Messadi dans les années qua- rante, fut, une fois encore, maghrébine. Mohamed Chou- kri, que j’ai eu le plaisir de connaître, fut un rebelle et un contestataire dans son mode de vie comme dans son style d’écriture. Lire Mohammed Arkoun (1928-2010), fils du Djurdjura, Taourirt Mimoun, c’est découvrir la profondeur de la rationalité contempo- raine maghrébine qui, en réa- lité, n’est que la continuité historique de celle déclenchée par un autre maghrébin : Ibn

Rochd, Averroès (1126-1198). Malheureusement, cette mo- dernité, dans la littérature comme dans la philosophie ou dans l’islamologie, réalisée par les écrivains maghrébins, n’a pas pu survivre. A travers les années, cela dure depuis un siècle, cette modernité magh- rébine a été frappée, en conti- nuité, par une forte pluie en forme d’écrits descriptifs et impalpables moyen-orientaux. Nos librairies, nos biblio- thèques étaient noyées, elles le sont toujours, cela dure de- puis quatre générations, dans un océan livresque superfi- ciel produit par l’école littéraire égyptienne. L’intelligence maghrébine est formatée, dé- formée. La modernité avor- tée. Et le lectorat est égaré. L’histoire du savoir nous a ap- pris la certitude épistémolo- gique et littéraire suivante :

c’est aux intellectuels persans d’antan que revient l’honneur d’avoir révolutionné plusieurs domaines de la culture et la langue arabes. Cette même histoire nous apprend au- jourd’hui que c’est aux écri- vains maghrébins que revient l’honneur d’ouvrir le texte lit- téraire et philosophique en arabe sur les chemins de la mo- dernité et de la rationalité.

A. Z.

aminzaoui@yahoo.fr

IL SERA ORGANISÉ PAR LE CNRPAH DU 1 er AU 3 DÉCEMBRE À BÉJAÏA

Un colloque international sur le patrimoine musical de la Kabylie

Outre l'étude des répertoires musicaux (religieux, chants villageois, chansons composées au XX e siècle) à la lumière des “contextes sociaux” et de “l'histoire culturelle” de la Kabylie, les intervenants poseront également les problématiques de la collecte, de l'archivage et de la diffusion de ce patrimoine oral en plus de celle de sa transcription.

U n colloque inter- national sur le patrimoine mu- sical kabyle sera organisé du 1 er au 3 décembre

prochain à Béjaïa par le Centre national de recherches préhisto- riques, anthropologiques et his- toriques (CNRPAH). Une tren- taine d'universitaires algériens, tunisiens, libyens et français aborderont les “multiples formes” du patrimoine musical kabyle et leurs “fonctions” dans différents “rituels de la vie sociale” dans cet- te région, résume le responsable scientifique du colloque et eth- nomusicologue algérien Mhen- na Mehfoufi. Dans son argu- mentaire, il souligne que “le col- loque fera, pour la première fois, le point sur l’état du patrimoine musical de la Kabylie. Une meilleure connaissance de la pla- ce que tiennent les musiques de l’oralité dans la société permettra de mieux cibler les moyens né-

cessaires à sa préservation. Les tra- vaux seront axés sur les contextes sociaux et l’histoire culturelle propres à la société kabyle, les fonctions des genres qui ponc- tuent les différents rituels de la vie sociale et les systèmes particuliers de la musique villageoise. Les musiques de ce patrimoine se composent de genres révélant de multiples formes”. Outre l'étude des répertoires musicaux (reli- gieux, chants villageois, chan- sons composées au XX e siècle) à la lumière des “contextes sociaux” et de “l'histoire culturelle” de la Kabylie, les intervenants poseront également les problématiques de la collecte, de l'archivage et de la diffusion de ce patrimoine oral en plus de celle de sa transcription. D'autres universitaires élargi- ront ces questions au patrimoi- ne musical amazigh de l'ensemble de l'Afrique du Nord ou encore étudieront le rôle de la musique dans les documentaires en langue amazighe. Ce colloque sera, par

ailleurs, agrémenté, de trois soi- rées animées par des groupes de différents genres traditionnels de la musique kabyle, comme les chants féminins ou les tambou- rins, appelés idheballen. Depuis 2007, le CNRPAH organise dans différentes régions d'Algérie des rencontres internationales sous le thème “Anthropologie et mu- sique”. La dernière du genre s'était tenue en avril 2013 à Béni Abbès (Béchar) et avait été consa- crée au patrimoine musical de la Saoura. En 2011, un coffret de huit CD sur le patrimoine musi- cal de la Kabylie avait été édité par le ministère de la Culture, à l'occasion de la manifestation “Tlemcen, capitale de la culture islamique”. Composé essentiel- lement d'archives radiopho- niques rares ou d'enregistre- ments sur le terrain et accompa- gné de textes explicatifs, ce coffret est aujourd'hui quasiment in- trouvable dans le commerce.

R. C./APS

et accompa- gné de textes explicatifs, ce coffret est aujourd'hui quasiment in- trouvable dans le commerce.

LIBERTE

Jeudi 27 novembre 2014

Culture

17

AHMED BEDJAOUI À LIBERTÉ

“Le cinéma et le public algériens ont besoin qu’on leur propose des représentations variées de leur histoire contemporaine”

Critique de cinéma, quasiment père de la cinéphilie algérienne depuis la fin des années 1960, enseignant et auteur, il revient, dans cet entretien, sur quelques-uns des nombreux thèmes auxquels il s’intéresse dans “Cinéma et guerre de libération. Algérie, des batailles d’images”, paru dans les deux langues arabe et français aux éditions Chihab. Dans son ouvrage, il aborde la représentation par les images de la Guerre de Libération, depuis les années de lutte jusqu’à nos jours.

Liberté : Le rôle des “cinéastes de la liberté” a-t- il suffisamment été mis en valeur dans l’Algé- rie indépendante ? Ahmed Bedjaoui : Certainement pas suffisam- ment, et en tout cas très injustement. Djamel Ed- dine Chanderli, qu’on peut considérer comme le pionnier de ces ci-

néastes qui ont re- joint le front des com-

bats, n’a pas pu réali- ser un seul long métrage après l’indépendance. C’est également le cas de Pierre Clément, qui s’est vu marginaliser en Algérie et fut victime d’os- tracisme en France en raison de son engagement aux côtés des Algériens. En réalité, dès les premiers mois de l’indépendance, une véritable lutte pour les postes dans le cinéma s’est déroulée parallè- lement à la lutte pour le pouvoir entre les militants qui avaient servi sous le GPRA et les alliés de l’ar- mée des frontières. M’hammed Yazid, à qui l’in- ternationalisation de la question algérienne (et par- tant de là, la victoire politique sur la France) de- vait tant, n’a jamais été ministre après l’indé- pendance. Mahieddine Moussaoui qui fut le co- ordinateur du service cinéma à Tunis a bien fon- dé le Centre national du cinéma, mais il fut écar- té deux ans plus tard et le CNC dissous. Mohamed Zinet, issu de la troupe artistique du FLN, a réali- sé un seul film que le secteur cinéma a refusé de distribuer.

Entretien réalisé par :

SARA KHARFI

Vous soulignez dans le prologue : “lorsqu’on voit la production algérienne depuis 1957, on s’aper- çoit que rarement une révolution nationale aura été autant glorifiée, sublimée et chantée”, sommes-nous aujourd’hui dans une autre ap- proche par rapport à la guerre de Libération ? C’est vrai que le cinéma algérien est né dans la lut- te. Il a contribué à porter la question algérienne sur la scène internationale et à créer un courant de sympathie au profit de notre combat pour l’in- dépendance. Est-ce que ce rôle militant a été tra- duit dans les faits cinquante après ? Est-ce que le cinéma est traité comme le mérite son passé ? J’ai tenu à souligner que le cinéma algérien comme le cinéma français ont abondamment traité de la guerre de libération. Or la solution ne réside pas dans le combien, mais dans le comment et le pour- quoi. Le cinéma algérien a certes glorifié le com- bat pour l’indépendance, mais ce sont surtout les téléfilms de Moussa Haddad, de Lamine Merbah ou de Tolbi qui ont expliqué pourquoi et comment la jeunesse algérienne en est arrivée à payer de sa vie le prix de la liberté. Il me semble qu’aujourd’hui, de jeunes cinéastes comme Damien Ounouri ou Narimane Mari posent un regard nouveau et in- téressant sur cette phase fondatrice de notre histoire d’Algériens libres.

Vous relevez que les massacres du 8-Mai 1945, les manifestations du 11-Décembre 1960 et même la période antérieure à la guerre de li- bération n’ont été que rarement traités par la fic- tion. Quelles en sont les raisons ? Je crois que le cinéma algérien postindépendan- ce a été marqué par un ancrage rural (que la ré- volution agraire a approfondi), occultant ainsi la dimension urbaine apportée par les élites des villes qui ont mené le combat nationaliste puis armé jus- qu’à la chute du GPRA. Le 8-Mai 45 a été en par- tie une riposte sanglante apportée par des milices fascistes contre la revendication de justice sociale et pour prévenir l’émergence d’une classe socia- le moyenne imprégnée d’idées nationalistes. Cet aspect a été traité dans la littérature mais très peu dans le cinéma. Dahou Djerbal qualifie les ma- nifestations urbaines des 11 et 12 décembre 1960 de “Dien Ben Phu” algérien pour les autorités co- loniales. On peut rajouter à ces événements les ma-

D. R.
D. R.

nifestations du 17 octobre 1961, qui à Paris ont fini par démontrer l’adhésion de l’ensemble des Al- gériens à la ferme volonté d’indépendance vis-à- vis de la France. Fort heureusement Jacques Pa- nijel, un chercheur français signataire de l’appel des 121, nous a laissé un film remarquable sur ce qui s’est passé ce mois d’octobre. Il a fallu attendre plus de deux décennies pour que des Algériens commencent à transposer cet événement à l’écran. Quant aux manifestations de décembre 60, et en dehors du film de Mohammed Lakhdar-Ha- mina qui en traite en toile de fond, aucun autre film qu’il soit documentaire ou de fiction n’a abor- dé ce thème.

Selon vous, qu’est-ce qui mériterait d’être abor- dé aujourd’hui par la fiction et le documentai- re ? Le cinéma et le public algériens ont besoin qu’on leur propose des représentations variées, multiples et honnêtes de leur histoire contemporaine. Le do- cumentaire a sa place aux côtés de la fiction. On l’a vu avec Hors-la-loi ou avec L’Oranais, la fiction provoque plus de chocs dans les imaginaires et dans les mémoires que le documentaire. Les do- cumentaires d’archives ont fini par être perçus comme des produits dérivés des journaux télévisés et sont devenus de ce fait moins percutants dans leur contenu. A mon sens, le dernier film d’archives qui a provoqué des ondes de choc lors de sa sor- tie est Combien je vous aime, réalisé par Azeddi- ne Meddour, sur un texte de Abdelkader Alloula. On peut également citer dans le même registre de qualité historique et artistique La zerda ou les chants de l’oubli qu’Assia Djebar a réalisé pour la RTA en 1978.

Vous écrivez aussi que “le cinéma algérien a fait trop de films de guerre et pas assez de films sur la guerre de libération”. Pour moi, il existe une ligne assez nette de rup- ture entre les films de guerre et ceux qui traitent de la révolution. Pendant deux décennies, les rêves de pouvoir se sont déclinés avec des rêves hollywoodiens de superproductions qui ont en- fermé des combats pour la justice et la dignité dans un style fastueux et trompeur. Ces rêves ont été attisés par celui de monter les tapis rouges et les marches du Festival de Cannes. Du coup, la re- cherche du spectacle a tué le sens et beaucoup de films commencent et s’achèvent dans des mises

D. R.
D. R.

en scène qui glorifient sans prendre le temps d’ex- pliquer. Les cinéastes qui n’ont pu bénéficier de budgets importants ont dû, souvent sous le coup des contraintes, s’exprimer autrement en tentant d’expliquer pourquoi tant de jeunes ont décidé de sacrifier leur vie et leur avenir à la recherche de la liberté. La plupart de ces films ont été faits en noir et blanc. C’est le cas de Patrouille à l’Est de Las- kri, à qui la pellicule couleurs a été refusée, ou de Slim Riad qui a donné, avec La Voie, un très beau témoignage sur les prisonniers des camps. Autre film à très petit budget, L’enfer à dix ans, a été sans doute le film le moins coûteux des années 70.

Pour quelles raisons “le traitement de la guer- re de Libération par le documentaire en Algérie est resté longtemps sensible” ? L’historiographie officielle s’est longtemps conten- tée de glorifier la révolution avec le slogan “Un seul héros le peuple”. L’essentiel était d’effacer des mémoires les grandes figures de la révolution. Lors- qu’Yves Courrière a réalisé le premier film d’ar- chives sur la guerre d’Algérie en s’appuyant sur des interviews de dirigeants bannis par le pouvoir en place, la réaction algérienne s’est traduite par un film insipide, Guerre de libération commencé par Farouk Beloufa et finalement signé par un collectif de fonctionnaires du ministère.

Vous relevez que depuis 1958, le cinéma français a produit 50 fictions (pour la plupart par des chaînes de TV) et une centaine de documentaires avant la commémoration du cinquantenaire de l’indépendance. C’est quand même une quan- tité non négligeable ? Comme je le disais plus haut, l’audiovisuel fran- çais a produit plus que nous ne l’avons fait. En quantité ; car la plus grande partie des œuvres n’abordent la guerre d’Algérie qu’en toile de fond. Après RAS de Boisset (1973), il a fallu attendre les années 2000 pour voir avec la Trahison, Mon Co- lonel ou encore l’Ennemi intime, des films re- présentant la guerre avec les tueries, la torture et les déplacements massifs de population. Par ailleurs, sur la cinquantaine de films produits côté français pour le cinquantenaire de la fin de la guer- re, on dénombre très peu de fictions et en tout cas

presque pas de films destinés au grand écran. Or on sait que c’est la fiction et plus spécialement la fiction cinématographique qui bouscule les ima- ginaires et peut réveiller les mémoires. A la télé- vision, le film d’archives est consommé comme un adjuvent du JT après une saturation des infos de guerre. Ces images sont donc souvent anesthésiées et on remarquera que ce sont plus les débats qui soulèvent des controverses que le film lui-même.

Combien de films ont été faits sur la guerre de Libération du côté algérien ? Si on compte le travail des cinéastes émigrés qui ont beaucoup fait pour interpeller les mémoires des Français sur la réalité de la guerre d’indé- pendance, on arrive à plus de 350 œuvres audio- visuelles de cinéma et de télévision, fiction et do- cumentaires confondus. Ce qui n’est pas si mal après tout.

La fiction fait plus de remous que les docu- mentaires, pourquoi ? La fiction pure arrive à créer des émotions fortes par le truchement de l’identification à des situa- tions douloureuses que la mémoire a tendance à refouler. C’est pourquoi la fiction réussit plus ai- sément à réveiller les mémoires, surtout lorsqu’elles sont déjà blessées. On peut reprendre les exemples comparatifs de l’excellent documentaire de Yas- mina Adi L’autre huit Mai 45 et du passage in- troductif de Hors-la-Loi de Bouchareb. Le premier film a été produit et diffusé deux fois par France Télévisions. Il met en cause dans les massacres de mai 1945 les plus hauts dirigeants de la France de l’époque, dont le général de Gaulle, Michel Debré et Papon (on retrouvera les mêmes derrière la ré- pression du 17 octobre 1961 à Paris). Ce film très ac- cusateur n’a soulevé aucune controverse, contrai- rement à Hors-la-Loi qui n’accuse personne nom- mément. Les deux événements traités par la fic- tion ont provoqué des émotions démesurées aussi bien dans les milieux officiels que dans les populations de “rapatriés” qui refusent d’ad- mettre les faits historiques, même lorsqu’ils sont avérés par des historiens français et depuis bel- le lurette ! C’est cela la force de la fiction.

En quoi le cinéma peut-il contribuer à la “[dé- colonisation] de l’histoire” ? J’ai écrit dans mon ouvrage que je considérais qu’il n’appartenait pas aux cinéastes d’écrire l’histoi- re, mais de la commenter ou d’apporter des té- moignages sur des situations humaines capables de créer des émotions d’identification. Il revient aux historiens de procéder à des recherches sur l’histoire en se basant sur des documents et des témoignages, avant de livrer leur travail aux ci- néastes. On remarque également que peu de ci- néastes ont pris la peine d’associer des historiens

à l’écriture ou à la préparation de leurs films.

Pourquoi, d’après-vous, s’attend-on, en Algérie, à ce que la fiction relate et dise le réel ? Il me semble que nous sommes victimes à ce su- jet du mythe de l’écriture d’une histoire officiel- le coulée dans du béton, alors que la fiction obéit

à des règles de liberté et doit échapper à la rigi-

dité dogmatique. La fonction de la fiction est de créer avant tout de l’émotion et du mouvement et non de reproduire le réel. Le cinéma est un es- pace de liberté, et chaque réalisateur a le droit d’ap- porter sa propre représentation de la vie. Chacun de nous peut aimer ou détester, aller voir un film ou s’en détourner. C’est là où la liberté du créateur rencontre la liberté du spectateur.

CINÉMA ET GUERRE DE LIBÉRATION. ALGÉRIE, DES BA- TAILLES D’IMAGES D’AHMED BEDJAOUI. DOCUMENT, 308 PAGES, ÉDITIONS CHIHAB, ALGER 2014. PRIX : 1000 DA.

LIBERTE

Jeudi 27 novembre 2014

L’internationale

19

DEUXIÈME TOUR DE LA PRÉSIDENTIELLE EN TUNISIE

A qui profitera le report des voix ?

La polarisation dont on a longtemps parlé depuis le début de l’opération électorale, en Tunisie, est aujourd’hui chose concrète. Le scrutin présidentiel de dimanche a été favo- rable à deux candidats aux options diamétralement opposées.

C e premier tour du scru- tin présidentiel a été marqué par une gran- de abstention, des jeunes, notamment. Sur les 5,3 millions

d’inscrits, 3,1 millions seulement se sont rendus aux urnes, ce qui a don-

né un

taux de

partici-

pation

de 65%, bien en deçà de celui enregistré au ter- me des législatives. Première consta- tation, ces chiffres constituent un cinglant démenti aux bureaux de son- dage d’opinions, non pas à propos du classement, mais surtout à propos de l’écart séparant les deux candidats. L’un de ces bureaux était allé jusqu’à placer Béji Caïd Essebsi à une vingtaine de points en avance sur son principal ri- val. Selon les résultats officiels procla- més par l’Isie (Instance supérieure in- dépendante des élections), cet écart n’est finalement que de six points, lais- sant la porte ouverte à une rude cam- pagne électorale. Aujourd’hui que le premier tour a vécu, les intéressés vont se rabattre sur le prochain rendez-vous qui, selon la Constitution, devra être organisé dans deux semaines. L’Isie respectera-t-elle cette échéance ? Tout dépend des candidats dont certains pourraient déposer des recours auprès du tribunal administratif, répond Chafik Sarsar, président de cette ins- tance. En cas de recours, on pourrait aller jusqu’au 28 décembre. Les phares sont braqués, aujourd’hui, sur les candidats malheureux, certes, mis qui pourraient jouer un rôle impor- tant, loin d’être négligeable dans le ré- sultat final. Au profit de quel candidat iront les voix remportées par Hamma Hammami (7,82%), Hachemi Hame- di, (5,75%) ou Slim Riahi (5,55%) ? Adopteront-ils la neutralité ou s’im- pliqueront-ils, de nouveau, dans l’opé- ration électorale ? Les premiers indices laissent supposer qu’ils procéderaient

De notre correspondant à Tunis : MOHAMED KATTOU

BURKINA FASO

24 morts et 625 blessés dans les émeutes contre Compaoré

n 24 personnes sont mortes et 625 ont été blessées au Burkina Faso, fin octobre, dans les émeutes qui ont provoqué la chute du président Blaise Compaoré, a annoncé hier un comité d'experts désigné par le nouveau Premier ministre burkinabè. Parmi les 24 morts, 19 ont péri du fait de “complications de blessure par balle”, “noyade”, “asphyxie”, “complications de traumatisme et de brûlure grave”, a précisé Clarisse Mérindol-Ouoba, chercheuse et présidente du comité. Les cinq autres morts sont des prisonniers décédés à la prison de Ouagadougou, dont trois avaient tenté de s'évader, pendant ces émeutes.

R.I/AGENCES

D. R.
D. R.

à un report des voix. Les scores des deux finalistes sont si proches que l’avenir du pays dépend, en grande partie, des attitudes à adopter par les uns et les autres. Le front populaire de Hammami n’hésiterait pas à soutenir Caïd Essebsi pour marquer davanta- ge son hostilité au parti islamiste, principal soutien de Moncef Mar- zouki. Cette option a été confirmée par la députée de Nidaa Tounes, Bochra Bel Haj Hmida. Toutefois, rien n’a été décidé officiellement, et il faut attendre la réunion des commissaires du Front pour être édifié sur la position finale. En outre, les chances du candidat Caïd Essebsi pourraient se renforcer encore davantage, avec l’éventuel ap- port de l’UPL de Slim Riahi, sans compter le rajout des miettes récoltées par les partis de la mouvance destou- rienne. En revanche, Moncef Marzou- ki ne pourrait pas espérer plus qu’il n’a obtenu au cours du premier tour. L’appui qu’il a reçu de la part du par- ti islamiste n’est plus un secret pour personne, malgré la neutralité an-

Selon les résultats officiels, l’écart entre les deux candidats n’est pas énorme.

noncée par le Majless Choura d’En- nahdha. Pour le politologue Borhène Bessaies, le parti islamiste persiste et signe. Ce parti est fidèle à sa politique du double langage. Tout en se mettant à l’écart en évitant de présenter de can- didat et tout en annonçant sa neutra- lité, ce parti a agi, en catimini, en fa- veur de Moncef Marzouki pour le pro- pulser à la finale de la compétition pré- sidentielle. Bessaies n’a pas caché ses craintes quant aux éventuelles vio- lences qui pourraient marquer la campagne électorale et même lors de la constitution du gouvernement. D’autant plus que Caïd Essebsi n’a pas été tendre avec son rival qui, selon lui, “a bénéficié, entre autres, du vote des salafistes djihadistes”. Pour s’en dé- fendre, Lotfi Zitoun, membre de la di- rection de ce parti islamiste, martèle que son parti “qui a donné libre cours à ses sympathisants de voter en faveur du candidat de leur choix n’est pas en mesure, à l’instar de tout autre parti po- litique, de contrôler toute l’opération électorale”, admettant, au passage,

que Marzouki a profité du vote d’une bonne partie de l’électorat nahdhaoui. Pour le 2e tour, ce parti donnera-t-il de consigne de vote ? Son secrétaire général, Ali Laârayedh, répond que son mouvement étudierait, très pro- chainement, la question avec “cir- conspection et grande responsabilité en tenant compte de plusieurs critères dont, en particulier, la protection des li- bertés, le maintien de la démocratie, la stabilité et l’unité du pays”. En défini- tive, la politique des divers partis po- litiques devrait se débarrasser de l’idéologie pour verser dans le pragma- tisme, et des alliances devraient se bâ- tir sur la base des intérêts politiques et sociaux. Ce pragmatisme voudrait que Marzouki et Caïd Essebsi se par- tagent les postes souverains (présiden- ce et chef de gouvernement), Marzou- ki étant le garant des libertés, et son ri- val garant du développement écono- mique et social. Cela relève-t-il de l’utopie ?

M. K.

LA VAGUE DE CONTESTATION ANTIRACIALE SE PROPAGE À TRAVERS LES ETATS-UNIS

Deuxième nuit de colère à Ferguson

N onobstant la petite ville américaine de Ferguson qui a connu mardi soir une deuxième nuit agitée, la vague de contestation antiraciale a gagné plu-

sieurs villes américaines. St Louis, Cleveland, New York, Boston, Philadelphie ou Nashville ont été le théâtre de ma- nifestations de protestation, contre le verdict exonérant de poursuites le policier blanc ayant abattu, en août der- nier, un jeune Noir désarmé. CNN dénombrait des ras- semblements dans 170 villes américaines. Les Américains qui sont descendus dans la rue, dans de nombreuses villes, pour dénoncer et le crime racial et l’impunité dont jouit le policier auteur de mort d’homme, l’ont fait globalement d’une manière pacifique. Mais certaines manifestations se sont traduites par le blocage d'autoroutes comme à Los An- geles ou Oakland sur la côte ouest. La police a eu parfois recours aux gaz lacrymogènes contre les manifestants com- me à Denver ou Portland. Cela tranche nettement avec les scènes répertoriées la veille, à Ferguson, où les im- meubles incendiés, les commerces pillés et les voitures de policiers incendiées ont constitué l’essentiel du décor de cette ville. Mardi soir, dans la petite banlieue de St Louis qui compte 21 000 habitants, 2200 militaires de la Gar-

de nationale étaient déployés pour empêcher incendies et pillages de recommencer. Des policiers en tenue anti- émeute, secondés par des gardes nationaux équipés de ma- traques et de boucliers, ont repoussé une centaine de per- sonnes qui tenaient des pancartes où on lisait : “On ne nous fera pas taire”. Une voiture de police a été incendiée et des policiers ont lancé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Réagissant encore une fois, le président américain Barack Obama a fermement condamné cette éruption de violence. “Brûler des bâtiments, mettre le feu à des voitures, détruire des biens, mettre des gens en dan-

ger : il n'y a aucune excuse pour cela, ce sont des actes cri- minels”, a-t-il déclaré à Chicago (Illinois). “Il existe des moyens constructifs d'exprimer ses frustrations”, a pour- suivi le président, reconnaissant qu'il existait au sein de nombreuses communautés le sentiment que “les lois ne sont

pas toujours appliquées (

de façon équitable”. S'exprimant

pour la première fois, le policier Darren Wilson a assu- ré sur la chaîne ABC, mardi, avoir “bonne conscience” et qu'il aurait agi de la même manière avec un jeune Blanc. Mais le mal est déjà fait.

AMAR R.

)

LIBYE

Les violences inquiètent l’ONU

n Le secrétaire général des Nations

unies s'est déclaré préoccupé par le regain des violences en Libye, après des raids aériens, mardi, contre

l'aéroport de Mitiga, le seul en service

à Tripoli. Dans un communiqué

rendu public, mardi, son porte-parole

a affirmé que “Ban Ki-moon a

exprimé sa préoccupation concernant la récente escalade de la violence en Libye, notamment les frappes aériennes dans les villes de Tripoli et de Benghazi et dans les montagnes de Nefoussa, dans l'ouest du pays”. Le SG de l’ONU a appelé toutes les parties prenantes à mettre fin à ces attaques et à prévenir toute nouvelle escalade, tout en assurant qu’il reste convaincu que la seule façon de résoudre la crise

actuelle est le dialogue. A cet égard, il

a exprimé sa confiance dans son

représentant spécial, Bernardino Leon, et ses efforts visant à faciliter le dialogue entre les Libyens pour relever les défis auxquels est confronté le pays afin de parvenir à renouer avec un processus politique inclusif, selon le texte. Ban Ki-moon a appelé tous les Libyens à renouveler leur engagement aux objectifs de la révolution et à prendre les décisions courageuses nécessaires pour épargner à leur pays et au peuple libyen davantage d'affrontements et de souffrances. Sur le terrain, un nouveau raid aérien a été mené, mardi, contre l'aéroport de Mitiga, le seul en service à Tripoli, quelques heures après une première attaque revendiquée par les forces loyales au général Haftar et au gouvernement reconnu par la communauté internationale, selon des témoins.

M. T./AGENCES

MEMBRES DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS D’ORIGINE MAGHRÉBINE

Polémique autour des propos de Nicolas Sarkozy

n Des propos de l'ex-président de

droite Nicolas Sarkozy, justifiant la nomination d'une de ses ministres en 2007 par ses ascendances maghrébines, ont provoqué, hier, un début de polémique en France, où certains lui reprochent de diviser les citoyens. Lors d'un meeting, mardi soir dans la banlieue parisienne, M. Sarkozy a expliqué son choix pour le ministère de la Justice en 2007 en ces termes : “Je m'étais dit que Rachida Dati, avec père algérien et mère marocaine, pour parler de la politique pénale, cela avait du sens, pour représenter la France dans sa diversité.” “Lorsque vous parlez toujours des origines et de la couleur de la peau, d'une certaine manière, vous faites des catégories différentes de citoyens et ce n'est pas ma vision des choses”, a réagi, hier, le centriste François Bayrou, président du Mouvement démocrate (Modem). “Je pense que ce que la France a de plus important, c'est de regarder les gens non pas en fonction de leur origine, mais de la citoyenneté qu'ils portent”, a-t-il déclaré sur la chaîne i-Télé. Proche de Nicolas Sarkozy, le député UMP (droite, opposition) Laurent Wauquiez a, au contraire, défendu l'ancien président : “Quand on a quelqu'un qui est l'incarnation de la méritocratie républicaine, qui part d'une famille modeste qui lui a inculqué des valeurs de travail, d'engagement, qui a gravi petit à petit tous les échelons de la République, qu'elle devienne un des grands ministres d'un gouvernement en

occupant un poste aussi important que garde des Sceaux, oui, cela a du sens”, a-t-il dit aux médias RMC et BFMTV. “Ce qu'a très bien dit Nicolas Sarkozy, c'est qu'effectivement cela a du sens, à un moment où il y a tellement de dénigrement de la communauté musulmane”, a ajouté Laurent Wauquiez, pour qui Mme Dati est quelqu'un qui n'est pas dans la défense du communautarisme, mais dans la défense de l'intégration républicaine, de l'assimilation.

R. I./AGENCES

20

Interprétation des rêves

Jeudi 27 novembre 2014

LIBERTE

Vos

rêves

et

vous

Avertissement : Que certains rêves soient véri- diques ne devrait pas pousser nos lecteurs à leur accorder une importance excessive ; il en est ainsi qui considèrent chacun de leurs rêves comme étant “véridique” (prémonitoire ou autre), qui vivent ainsi dans un monde quasi vir- tuel et qui, parfois, s'angoissent pour des causes bien légères.

Notez

vos rêves

Votre

Dico rêve

ÉGORGER

L’ACTION D’ÉGORGER UN HOMME OU UN ANIMAL ILLICITE EST SIGNE DE TYRANNIE ET DE CRUAUTÉ.

n Tenez près de votre lit à portée de la main une feuille de papier et un crayon pour noter les bribes de rêve qui surgissent lorsque vous passez d'une phase de sommeil à une autre. À ce moment-là, c'est-à-dire environ toutes les quatre-vingt-dix minutes, on dispose d'un court

instant d'éveil suffisant pour écrire quelques mots. Avec un peu d'entraînement, vous y parviendrez facilement. Si vous le préférez, au lieu de tenir un “journal” de vos rêves, vous pouvez simplement noter ceux qui sont pour vous inoubliables. C'est déjà un bon exercice.

Lesanimauxdanslessonges

(2 e partie)

N otez cependant que le rêve des animaux diffère de leurs sons. Le son de chaque animal deman- de une interprétation précise. Ainsi, l’aboiement

d’un chien dans un rêve alors qu’on ne le voit pas repré- sente sa propre personne et indique que vous médisez sur le commerce des autres. Se faire attaquer par des chiens indique que ce sont les autres qui médisent sur vous. Le bêlement d’un mouton indique la peur, tandis que le sif- flement d’un serpent indique un combat à venir. Enfin de compte, l’interprétation est extrêmement variable se- lon sa situation et la mise en scène des animaux dans le rêve. Dans un rêve, les cheveux représentent l'argent et la longévité. Si une personne riche tire ses cheveux pour en faire un chignon ou une tresse dans un rêve, cela si- gnifie l'augmentation directe de sa richesse ou de manière indirecte, par exemple, via une rente ou une location. Si une personne rêve qu'elle tresse ses cheveux pour en fai- re un chignon, cela signifie qu'elle empruntera de l'argent pour payer ses dettes ou ses dépenses quotidiennes. Si vous avez des cheveux lisses et que vous rêvez qu'ils de- viennent frisés ou courbés, cela signifie que vous serez honoré. Mais si vous rêvez de cheveux lisses alors qu'ils sont frisés dans la réalité, alors cela signifie une humi- liation et la perte de son statut. Si vous rêvez que vos che-

veux sont en désordre et qu'ils sont plus longs que dans la réalité, alors cela signifie que de l'argent appartenant à quelqu'un d'autre sera gaspillé ou perdu. Mais si vous

rêvez que vos cheveux sont doux et qu'ils sont plus longs que dans la réalité, alors cela signifie que votre autorité va s'étendre ou que vos intérêts vont s'agrandir. Pour un homme fort, le chignon ou une tresse de cheveux dans un rêve représente la protection et le respect inspiré par une forte personnalité. S'il est riche, alors un chignon dans le rêve indique l'augmentation de la richesse et pour un pauvre, cela indique ses dettes. Si vos cheveux dans le rêve en islam sont bouclés, alors cela indique l'honneur pour son supérieur hiérarchique. Si une femme rêve que ses cheveux sont droits, alors cela indique des bénéfices, notamment si elle orne ses cheveux avec un objet ou que cela fait partie de son maquillage. Pour une femme, tres- ser des cheveux dans un rêve indique qu'on économise ou qu'on investit de l'argent. Mais si une personne pauvre ou aveugle rêve qu'elle tresse ses cheveux, alors cela indique des difficultés à venir. Ce rêve est d'autant plus vrai s'il a l'habitude de connaître des difficultés dans la vie. Si une femme malade rêve qu'elle tresse ses che- veux, alors cela signifie qu'elle mourra de sa maladie. Si on rêve que ses cheveux sont assez longs pour qu'on puis- se les tresser avec sa barbe, cela signifie des dettes. Si on rêve qu'on se rase la moustache ou les poils des aisselles, alors cela indique qu'on paie ses dettes ou qu'on respecte simplement une bonne hygiène. Le fait de tresser ses che- veux dans un rêve indique également qu'on est devenu un expert dans son activité.

qu'on est devenu un expert dans son activité. COURRIER & COURRIEL De la viande dans la

COURRIER & COURRIEL

De la viande dans la pomme de la main

n J’ai fait un rêve depuis des mois déjà, et ce dernier ne cesse de me hanter. J’ai rêvé que je portais une sublime robe de soirée avec des talons super hauts, je marchais sur un sentier plein de boue, mais un homme me tenait la main et me permettait de marcher

sur une sorte de barre me permettant de ne pas traîner dans la boue. Je n’ai pas vu son visage mais je savais que c’était mon ex (je suis sortie avec lui durant 6 ans, quand j’ai fait ce rêve on venait tout juste de se séparer). L’homme me conduit sur une scène de mariés, sa

mère s’avance pour me faire le henné, mais une vieille s’approche et lui dit qu’elle n’avait plus le droit de faire ça, la vieille me met un morceau de viande crue dans la pomme de la main au lieu du henné.

LYNDA.

RÉPONSE

n Votre rêve est clair comme de l’eau de roche, il y a une personne du côté de votre ex qui ne vous apprécie pas et qui a de mauvaises intentions, une reprise avec cette personne n’est pas signifiée dans votre rêve !

UN RÊVE VOUS INTRIGUE, IL VOUS DÉRANGE, VOUS VOULEZ CONNAÎTRE SON SENS, VOUS VOULEZ AVOIR SON INTERPRÉTATION, MEHDI VOUS RÉPOND TOUS LES JEUDIS. ENVOYEZ UN EMAIL À : REVESETVOUS@GMAIL.COM LES RÉPONSES SE FONT EXCLUSIVEMENT PAR VOIE DE PRESSE

Saveurs locales

Semoule

C produit céréalier est fabriqué avec des grains de blé dur, de riz ou de mais, humidifiés, puis moulus, séchés et tamisés. On obtient ain-

e

si

des semoules plus ou moins fines.

La semoule est la matière première des pâtes alimentaires industrielles, mais cet aliment à la fois léger et nourrissant sert aussi à préparer des po- tages, des gnocchis et des entremets sucrés. C'est également l'élément de base du couscous et du taboulé : les grains de semoule sont alors cuit à la vapeur pour le couscous, imbibés d'eau pour gonfler pour le taboulé. On en fait aussi du pain, des galettes des boulettes osbane (tikerbabin).

du pain, des galettes des boulettes osbane (tikerbabin). RECETTES M'AAREK Temps de cuisson : 5 minutes.

RECETTES

M'AAREK

Temps de cuisson : 5 minutes.

Ingrédients :

l 1 kg de semoule fine l 1/2 cuillère à café de sel l Eau l Huile pour la cuisson

Préparation :

l Mettre la se- moule tamisée dans sahfa, ajouter le sel, arroser peu à peu à l'eau. Ra- masser la pâte et pétrir avec la paume des deux mains, travailler la pâte assez dure au début puis ajouter l'eau par pe- tites quantités en pétrissant. Quand la pâte est assez molle pour l'étaler aisément à la main, faire de pe- tites boules de la taille d'un œuf, laisser reposer une dizaine de minutes. Bien huiler sahfa, étaler une boule en couche mince. Plier la partie devant soi vers le milieu, faire de même pour la partie opposée, arroser légèrement d'huile, plier les deux extrémités pour les joindre au milieu, de manière à former un beau carré. Cuire sur le “m'ri” préchauffé, laisser prendre un léger voile doré, tourner pour dorer l'autre face. Recommencer la même opération jusqu'à épuise- ment de la pâte.

la même opération jusqu'à épuise- ment de la pâte. RECETTE EXTRAITE DU LIVRE GASTRONOMIE TRADITIONNELLE

RECETTE EXTRAITE DU LIVRE GASTRONOMIE TRADITIONNELLE ALGÉRIENNE

L’origine des prénoms employés en Algérie

Taha

T aha est un prénom masculin. Il est formé par les lettres arabes T’ et H et dérive du titre de la sou-

rate 20. Quelques interprétations de ces lettres ont été tentées au cours des siècles, par les érudits musulmans eux-mêmes. Ainsi, parfois on y a vu soit une abréviation, soit les initiales d’un compagnon du Prophète (QSSSL) qui a transmis la sourate. Mais aujourd’hui, la tradition y voit un ensemble de

lettres dites mystérieuses par les- quelles commencent certaines sourates du Coran. Toujours dans la tradition is- lamique, on a fait, très tôt, une épithète du nom du Prophète (QSSSL) : Mo- hammed al-Taha. Depuis, il est deve- nu courant dans les pays musulmans. En Algérie, il fait partie des prénoms at- tribués récemment. On l’accorde par- fois en composition avec Mohamed :

Mohamed Taha. Parmi les Taha cé- lèbres, il convient de citer l’écrivain

égyptien Taha Hussein. Né en 1889, mort en 1972, c’est sans doute l’un des plus grands écrivains et penseurs arabes contemporains. Né dans une fa- mille pauvre, à la suite d’une conjonc- tivite, contactée à l’âge de trois ans, il a été aveugle toute sa vie. Il quitte son village natal pour Le Caire, fait des études à l’université religieuse d’Al-Az- har, puis à l’université d’Etat nouvel- lement créée. Il bénéficie d’une bour- se pour suivre des études à Paris. Il y

soutient une thèse sur Ibn Khaldoun en 1919. De retour en Egypte, il enseigne à l’université, puis s’engage dans l’œuvre de rénovation de son pays. En dépit de son infirmité, il va occuper plu- sieurs charges officielles, de doyen de la faculté des lettres du Caire à celle de recteur de l’université d’Alexandrie qu’il a lui-même fondée, puis de se- crétaire d’Etat au ministère de l’Edu- cation jusqu’à ministre de l’Educa- tion. Ces activités n’ont pas ralenti

ses activités littéraires. On lui connaît de nombreux ouvrages dont le cé- lèbre al Ayyam, traduit en français sous

le titre Le livre des jours. Taha Hussein

a profondément renouvelé l’écriture

arabe, en lui insufflant un esprit mo- derne. Son style est souple, sans les fio- ritures habituelles. On sait qu’il n’écri- vait pas ses textes mais les dictait à sa fille.

M. A.

mahaddadou@hotmail.com

habituelles. On sait qu’il n’écri- vait pas ses textes mais les dictait à sa fille. M.

LIBERTE

Jeudi 27 novembre 2014

Jeux

21

Sudoku

N° 1823 : PAR FOUAD K.

Comment jouer ?

Le sudoku est une grille de 9 cases sur 9, divisée elle-

8

 

6

 

2

       

même en 9 blocs de 3 cases sur 3. Le but du jeu est de la remplir entièrement avec des chiffres allant de 1 à 9 de manière que :

 

2

1

     

6

 

7

4

5

9

 

8

 

4

   

2

     

6

 

7

     

chaque ligne contienne tous les chiffres de 1 à 9 ;

-

 

7

           

9

-

chaque colonne

       

8

   

2

 

contienne tous les chiffres de 1 à 9 ;

 

7

 

1

 

6

     

5

chaque bloc de 3X3 contienne tous les

-

 

2

 

3

5

       

chiffres de 1 à 9.

 

5

9

   

2

1

   

Cette grille est de niveau moyen : elle contient déjà 30 chiffres.

 

Solution Sudoku n° 1822

 
     
   

Citations

3

4

 

9

6

 

1

8

5

7

2

 
   

6

1

 

2

4

 

5

7

8

3

9

“Quand j'étais petit, ma mère m'a dit que le bonheur était la clé de la vie. A l'école, quand on

8

7

 

5

3

 

9

2

1

6

4

                     

4

8

1

5

7

6

9

2

3

m'a demandé d'écrire ce que je voulais être plus tard, j'ai répondu :

2

9

 

3

8

 

4

1

7

5

6

5

6

 

7

9

 

2

3

4

8

1

“heureux”. Ils m'ont dit que je n'avais pas compris la question ; je leur ai répondu qu'ils

1

2

 

6

7

 

8

4

3

9

5

                     

9

3

8

1

6

5

2

4

7

n'avaient pas compris la vie” John Lennon

7

5

 

4

2

 

3

9

6

1

8

Mots croisés

N°5235 : PAR FOUAD K.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 I II III IV V
1 2
3
4
5
6
7
8
9
10
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X

HORIZONTALEMENT - I - Contrôle des naissances. II - Fleuve du Congo - Organisation supra-nationale. III - Bradype - Éléments de charpente. IV - Rats musqués. V - Voyelles - Prénom d’étranger - Cheveu rebelle. VI - Imperméables de marin - Note. VII - Voie - Personnel. VIII - Qui se trouvent à l’est. IX - Propre - Attirera vers soi. X - Ville française - Césium - Adverbe.

VERTICALEMENT - 1- Grenouilles géantes. 2 - Souveraine - Lisière. 3 - Thallium - Accès d’ivresse. 4 - Inflammation du foie. 5 - Enlevèrent. 6 - Monnaie d’Haïti - Manie. 7 - Greffa - Vedettes. 8 - Bonne d’enfants - Cri d’encouragement. 9 - Demande instante. 10 - Serviette de bain - Saint espagnol.

Solution mots croisés n° 5234

I

II

III

IV

V

VI

VII

VIII

IX

X

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

H

E

L

L

E

N

I

S

T

E

O

V

A

I

R

E

 

O

R

S

N

E

M

E

E

 

L

I

A

S

G

 

E

 

S

O

U

R

C

E

R

O

L

E

 

S

M

E

 

N

O

R

L

 

L

 

I

E

S

 

Y

 

E

V

A

S

E

 

T

T

E

S

S

E

 

A

R

M

E

E

U

O

 

R

A

G

E

U

R

S

R

U

S

T

R

E

 

S

E

T

Par :

Naït Zayed

MOTS FLÉCHÉS N° 330

Chercher à tromper ——————————— Petit ss passereau s Sottise ————————— s
Chercher
à tromper
———————————
Petit
ss
passereau
s
Sottise
—————————
s
Ancienne
langue
Néodyme
———————————
Lettre grecque
Rhénium
———————————
———————————
Période
Enveloppe
de chrysalide
Entourée d’eau
Palmipède
———————————
Note
———————————
———————————
Racine
Capitale de
vomitive
la Mongolie
s
Nains
Possessif
fabuleux
Foot à
Lisières
Fabuliste grec
Marseille
———————————
———————————
———————————
Usages
Argile
Bouclier
s
s
s
s
s
s
Repos
———————————
Fils de Dédale
s
Indiscret
Absence
———————————
Iridium
———————————
Loupai
———————————
Révolution
———————————
Phases
Bois noir
s
s
Religieuses
Calcium
———————————
———————————
Versants
Poulie
au soleil
s
s
Légumineuse
———————————
Qui vit dans
l’opulence
Chance
———————————
Indispensable
Rechigneras
Voyelles
Europium
———————————
———————————
———————————
Surface
Baie jaune
s
Seule
s
s
s
Ruthénium
s
Difficiles
———————————
Pomme
Ne dure
qu’un an
Flâne
———————————
Changements
———————————
Dieu de la
Chevalier
guerre
Pièce de
charrue
Sur la rose
des vents
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
s
ss
s
s
s
s

L’HOROSCOPE

de Mehdi

SAGITTAIRE (23 novembre - 20 décembre) AUJOURD’HUI

SAGITTAIRE

(23 novembre - 20 décembre) AUJOURD’HUI

Vous tenez compte des conseils de votre entourage soucieux de vous aider à réussir. Vous avez du flair et savez reconnaître les bonnes opportunités. Vous préférerez une réunion entre amis à l'intimité avec votre partenaire. Avez-vous pensé à ses besoins ?

CAPRICORNE (21 décembre - 20 janvier)

CAPRICORNE

(21 décembre - 20 janvier)

Vous chercherez à évaluer les moyens dont vous disposez, ou le prix d’un bien immobilier, voire d’un simple objet qui vous fait envie.

VERSEAU (21 janvier - 19 février)

VERSEAU

(21 janvier - 19 février)

Votre entreprise ou votre travail est en péril. Saurez-vous lever le bon petit doigt pour sauver les meubles ? Vous avez plus de cran que vous ne le pensez.

POISSONS (20 février - 20 mars)

POISSONS

(20 février - 20 mars)

Les événements vont vous don- ner raison, comme toujours. Cependant, faites attention, il n'est pas toujours bon d'avoir rai- son. Vous regrettez les mots durs que vous dites à ceux qui vous aiment.

BÉLIER (21 mars - 20 avril)

BÉLIER

(21 mars - 20 avril)

Un plan bien calculé pourrait vous permettre de vous sortir

d'une vilaine situation.

Cependant, vous aurez besoin d'un calendrier de travail très

précis.

TAUREAU (21 avril - 21 mai

TAUREAU

(21 avril - 21 mai

Vos rapports avec les diverses

relations ne sont pas conformes à

vos désirs les plus profonds. Vous êtes une personne sensible sous

un dehors parfois un peu froid. Ne cherchez pas à vous fondre dans l'autre.

GÉMEAUX (22 mai - 21 juin)

GÉMEAUX

(22 mai - 21 juin)

Vous avez de bonnes idées qui demandent à être exploitées. Vous en aurez la preuve dans quelques semaines. Une confron- tation placée sous le signe de la solitude est aussi à prévoir. Les grands esprits sont souvent seuls.

CANCER (22 juin- 22 juillet)

CANCER

(22 juin- 22 juillet)

Vous devez prendre un petit vira- ge dans votre vie. Vous allez bien réfléchir avant d'agir. Vous verrez que la courbe est légère et que le reste du chemin est bien droit.

LION (23 juillet - 22 août) Vous devez concilier une vie pro- fessionnelle très absorbante

LION

(23 juillet - 22 août) Vous devez concilier une vie pro- fessionnelle très absorbante et vos temps de loisirs. Vous devriez mieux planifier votre agenda.

VIERGE (23 août - 22 septembre)

VIERGE

(23 août - 22 septembre)

Vous n'aimez pas attendre, et par- fois vous vous montrez excep- tionnellement impatient. On ne comprendra pas nécessairement vos motifs d'impatience si vous êtes muet.

BALANCE (23 septembre - 22 octobre)

BALANCE

(23 septembre - 22 octobre)

Les bons sentiments gagnent à être exprimés. Vous pourrez être diplomate. Vous aurez à utiliser votre arsenal dans les prochains jours.

SCORPION

(23 octobre- 22 novembre) La lune semble avoir une influen- ce sur vous en ce

(23 octobre- 22 novembre) La lune semble avoir une influen- ce sur vous en ce moment. Elle activera votre intuition et vous rendra plus sensible à ce qu’on pense de vous.