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Définition de l’arbitrage :

L’arbitrage est une procédure dans le cadre de laquelle le litige est soumis, par convention entre les parties, à un ou plusieurs arbitres qui rendent une décision contraignante en dehors dune juridiction étatique.

Les caractéristiques :

L'arbitrage est une procédure consensuelle :

L'arbitrage ne peut avoir lieu que si les deux parties y ont consenti.

Les parties choisissent le ou les arbitres :

Les parties peuvent choisir d'un commun accord un arbitre unique. Ou optent pour un tribunal arbitral composé de trois membres.

L'arbitrage est neutre :

Les parties peuvent choisir des intermédiaires neutres de la nationalité appropriée, les parties peuvent décider d'éléments aussi importants que la législation applicable, la langue et le lieu de la procédure.

L'arbitrage est une procédure confidentielle :

Le Règlement d'arbitrage protège expressément la confidentialité de l'existence de l'arbitrage, de toute divulgation faite au cours de la procédure et de la sentence.

Les avantages :

Rapidité :

L'arbitrage a pour principal avantage de régler rapidement les conflits. L'arbitrage constitue un moyen de passer outre aux règles de procédure prescrites en matière de litiges. De plus, les parties établissent l'échéancier de l'arbitrage, ce qui leur permet d'éviter les délais inhérents à un procès.

Confidentialité

réserve des

dispositions de la Loi sur l'accès à l'information et de la Loi sur la protection des renseignements personnels.

Le règlement darbitrage peut

être confidentiel

sous

Choix de l'arbitre :

L'arbitrage permet aux parties en litige de nommer la personne qui tranchera le différend. Les parties sont donc libres d'adopter le processus de règlement qui convient le plus à leur situation.

Les inconvénients :

Les procédures arbitrales peuvent être longues.

L’arbitrage entraîne des frais très élevés. Cet élément présente

néanmoins l'avantage.

Encourager les parties à recourir à des procédures de règlement de

leur litige.

Distinction entre arbitrage, médiation et la conciliation :

Arbitrage : Arbitre c’est exactement comme un juge, il est neutre et objectif, le juge traite les dossiers des deux adversaires en appliquant le droit pour donner une solution final définitive.

À la différence de la médiation, une partie ne peut se retirer unilatéralement de la procédure d'arbitrage.

Médiation : Le médiateur aide les deux adversaires à trouver eux-mêmes une solution qui va satisfaire les 2 cotés.

La conciliation : Consiste dans l'intervention d'un tiers, le

conciliateur de justice, qui, après avoir écouté les parties et

analysé leur point de vue, leur propose une solution pour régler leur

différend.

C'est le dernier recours pour tenter d'obtenir le règlement amiable d'un

litige avant d'engager une procédure judiciaire.

L’arbitrage interne : La loi n° 08.05

La convention d'arbitrage : est l'engagement des parties de recourir à l'arbitrage pour régler un litige né ou susceptible de naître, elle revêt la forme d'un compromis d'arbitrage ou d'une clause d'arbitrage.

NB. La convention d'arbitrage doit toujours être établie par écrit.

La clause d’arbitrage : qui est l’engagement des parties de soumettre à la résolution des litiges qui pourraient naître ultérieurement.

La loi a consacré le principe de l’autonomie de la clause par rapport aux autres clauses du contrat (La nullité, la résiliation ou la cessation du contrat n’entraine aucun effet sur la clause d’arbitrage)

Compromis d’arbitrage : qui est la convention par laquelle les parties d’un litige déjà né s’accordent à soumettre celui-ci à l’arbitrage.

Le compromis

engagée devant une juridiction.

peut

être

conclu

même

au

cours

d'une

instance

déjà

Le champ d’application de l’arbitrage :

Le champ d’application de l’arbitrage : Le tribunal arbitral : L'arbitrage peut être ad hoc ou

Le tribunal arbitral :

L'arbitrage peut être ad hoc ou institutionnel

Lorsque l’arbitrage est ad hoc, la loi précise que le tribunal arbitral se chargera de l'organiser en fixant la procédure à suivre, sauf si les parties en conviennent autrement ou choisissent un règlement d’arbitrage déterminé.

Lorsque l’arbitrage est porté devant une institution d'arbitrage, celle-ci se chargera de l’organiser et d’en assurer le bon déroulement conformément à son règlement.

La procédure d’exécution des sentences arbitrales :

L’ordonnance d’exequatur : décision par laquelle un tribunal étatique donne force exécutoire à une décision arbitrale.

o

L’ordonnance d’exequatur est prononcée par le tribunal de commerce dans le ressort duquel la sentence a été rendue, ou s’il a été compromis sur l’appel d’un jugement par la cour d’appel.

o

Pour les litiges dans lesquels l’Etat est partie, c’est le tribunal administratif qui est compétent en matière d’exequatur.

L’arbitrage international :

L’arbitrage mettant en cause des intérêts du commerce international et dont l'une des parties au moins à son domicile ou son siège à l'étranger certaines particularités

La sentence arbitrale internationale peut être rendue au Maroc ou à l’étranger,

Les parties peuvent déterminer la loi nationale qui régira la procédure et en application de laquelle le litige sera tranché.

Les conventions internationales

Le Protocole de Genève du 24 septembre 1923 :

pour objet

d'admettre la

validité de

la Clause compromissoire et du compromis en matière

internationale.

La Convention de Genève du 26 septembre 1927 : Elle détermine les conditions

de reconnaissance et d’exécution des sentences arbitrales "étrangères".

La Convention de New York du 10 juin 1958 : elle

énonce

les

règles pour la

reconnaissance et l'exécution des sentences, son objet est plus large puisqu'elle fixe les grands principes sur lesquels repose l'arbitrage international : principe de validité des conventions arbitrales et affirmation de l'autonomie de l'arbitrage international.

La Convention européenne de Genève sur l'arbitrage commercial : Il s'agit d'une

convention régionale qui est entrée en vigueur. Elle pose des règles pour l'entier déroulement de l'arbitrage, depuis la convention d'arbitrage jusqu'à l'exécution de la sentence, et repose sur le principe d'autonomie de l'arbitrage.