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Master droit des contentieux:

L'ARBITRAGE OHADA
Fait par:
•Niama begar
•Ibtissam hamdi
introduction
• L'arbitrage est une mode de règlement de litiges en vertu duquel
les parties choisissent un ou plusieurs tiers en nombre impaire,
indépendants et impartiaux pour trancher leur différend.
• L’ohada est une organisation internationale de plein exercice,
dotée dune personnalité juridique internationale qui poursuit une
œuvre d'intégration juridique entre les pays qui en sont membres.
• L’arbitrage est la motivation première de la création de
l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des
Affaires (OHADA) pour lutter contre l’insécurité juridique et
promouvoir son développement. L’arbitrage dans l’espace OHADA
est régi par le Traité, un acte uniforme et le règlement d’arbitrage
de la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage(C.C.J.A).
• Le Préambule du Traité de Port Louis du 17 octobre 1993
constitutif de l’organisation communautaire dispose « les
Etats parties sont désireux de promouvoir l’arbitrage comme
instrument de règlement des différends contractuels» . Cet
objectif annoncé par le Préambule a conduit à l’adoption le 11
mars 1999 à Ouagadougou , d’un « Acte uniforme relatif au
droit de l’arbitrage et d’un Règlement d’arbitrage de la Cour
commune de Justice et d’Arbitrage ».
• Avant l’entrée en vigueur des règles sur l’arbitrage, très peu
d’Etats disposaient de lois qui régissaient l’arbitrage. En
l’occurrence, les Etats qui n’en étaient pas dotés étaient : le
Bénin , le Burkina Faso , le Cameroun , la République
Centrafricaine, le Mali la Côte d’Ivoire . Ainsi, confrontée à ce
vide juridique, la Cour suprême de la Côte d’Ivoire avait
précisé qu’ « en l’absence de règlementation, les juridictions
pouvaient recourir aux principes généraux du droit . Un
deuxième groupe d’Etats composé du Congo, du Gabon, du
Sénégal et du Togo disposait de lois , éparpillées et
incomplètes sur l’arbitrage. Cette situation a créé une
insécurité juridique dans l’environnement des affaires, des
pays d’Afrique subsaharienne francophone.
• Ce contexte d’insécurité juridique, judiciaire et
économique a contraint les chefs d’Etat et de
gouvernement à se réunir à Ouagadougou et à Paris
• A ce jour, l’organisation compte 17 Etats africains
majoritairement, francophones ,révisé le 17octobre 2008
à QUEBEC.
• Cette organisation regroupe à ce jour 17 pays africains et
reste ouverte à tout État membre de l'Union africaine,
voire à tout État non membre de l'Union africaine qui
serait invité à y adhérer du commun accord des États
membres.
plan
PREMIERE PARTIE : LES PRINCIPALES SOURCES DE
L’ARBITRAGE OHADA
 
1. l’acte uniforme d’arbitrage
2. la cour commune de la justice et de l’arbitrage
 
DEUXIEME PARTIE : les principales phases de l’arbitrage
l’OHADA
 
1. La phase conventionnelle :
2. La phase juridictionnelle :
PRMIERE PARTIE:
LES PRINCIPALES SOURCES
DE L’ARBITRAGE OHADA
1.l’acte uniforme d’arbitrage

• Adopté le 23 novembre 2017 à Conakry (guinée) en substitution au texte


initial datant du 11 mars 1999, le nouvel Acte uniforme relatif au droit de
l’arbitrage (AUA) constitue le droit commun de l’arbitrage pour l’ensemble
des Etats membres de l’OHADA. Il pose les principes du droit de l’arbitrage,
règle les différentes phases de la procédure, fixe les conditions de la
reconnaissance et de l’exécution des sentences arbitrales, et organise les
voies de recours ouvertes contre les sentences : recours en annulation,
recours en révision et tierce opposition.
• Le nouvel Acte uniforme tend à renforcer la transparence, la célérité et
l’efficacité des procédures arbitrales dans les Etats membres de l’OHADA.
• Il convient de souligner que l’arbitrage organisé par l’Acte uniforme cohabite,
dans le système OHADA, avec l’arbitrage institutionnel spécifique administré
par la CCJA, et objet du nouveau Règlement d’arbitrage du 23 novembre
2017.
2.La Cour Commune de Justice et d’arbitrage

• La Cour Commune de Justice et d’arbitrage de


l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du
Droit des Affaires (CCJA) est l’institution clé de
l’OHADA. Elle a été installée depuis 1998 et a rendu
ses premières décisions en 2001.
• La Cour a son siège à Abidjan, mais elle peut siéger
en tout autre endroit sur le territoire de l’un des dix
sept Etats membres de l’Organisation. Elle a déjà
tenu des audiences foraines dans plusieurs Etats
membres de l’OHADA ces dernières années. 
Deuxième parties:
les principales phases de
l’arbitrage OHADA
•1-la phase conventionnelle
Elle suppose l’existence d’une convention d’arbitrage et consiste dans la constitution du tribunal arbitral celui-ci
étant tenu de conduire l’instance arbitrale jusqu’à son terme c’est-à-dire normalement jusqu’au prononce de la
sentence.
•La convention d’arbitrage :
• La convention d’arbitrage désigne l’accord par lequel les parties décident de soumettre un litige qui les oppose
à des arbitres.
• Elle doit être faite par écrit ou par tout moyen permettant d’administrer la preuve, notamment par la
référence faite à un document la stipulant d’autre part, la convention est réputée indépendante du contrat
principal, sa validité n’étant pas Affecté par la nullité de ce dernier , elle est en outre apprécier d’après la
commune volonté des parties sans référence à un droit étatique l’AU s’aligne ainsi sur des principes reconnus
en matière d’arbitrage écrite ou encore le principe de l’autonomie de la convention d’arbitrage qui suivi au
contrat principal au car ou celui-ci est déclaré nul , cette nullité n’affectant pas la convention d’arbitrage.
• En tout état de cause, conformément à l’article 13 de l’AU lorsqu’un litige dont un tribunal arbitral est saisi en
vertu d’une convention d’arbitral est porté devant une juridiction étatique celle-ci doit si l’une des parties en
fait la demande se déclarer incompétente. Si le tribunal arbitral n’est pas encore saisi la juridiction étatique
doit se déclarer incompétente a moins que la convention d’arbitrage ne soit manifestement nulle.
• La constitution du tribunal arbitral :
• Le processus de constitution du tribunal arbitral consacre l’autonomie des parties
d’autant que l’acte uniforme (art5) prévoir que les arbitres sont nommés, révoqués ou
remplacés conformément à la convention des parties.
• L’AU dispose que le tribunal arbitral s’étant d’un arbitre unique ou de trois arbitres article
8 et précise que faute pour les parties d’avoir convenus des modalités de désignation des
arbitres.
• Chaque partie nomme un arbitre et les deux arbitres ainsi nommés choisissent un
troisième arbitre au cas où est prévus un tribunal de trois arbitres. Dans cette hypothèse
si l’une des partie ne nomme pas un arbitre dans le délais trente jours à compter de la
réception d’une demande émanant à cette fin, de l’autre partie, ou si les deux arbitres ne
s’accordent sur le choix du troisième arbitres à compter de leur désignation, la
nomination est affecté sur la demande d’une partie par le juge compétent dans l’Etat
partie. De même en cas d’arbitrage par un arbitre unique si les parties ne peuvent
s’accorder sur le choix de l’arbitre celui-ci est nommé sur la demande d’une partie par le
juge compétent par l’Etat partie.
• 2-la phase juridictionnelle
L’instance arbitral est liée dès que les parties saisit l’arbitrage conformément à la convention
d’arbitrage ou encore des que des parties engagent la procédure de consolidation du tribunal
arbitral , dans la conduite de l’instance, les arbitres doivent observer des règles au plan
procédural ,et en ce qui concerne le fond du litige .
Règles applicables à la procédure:
Aux termes de l’article 14 de l’acte uniforme les parties peuvent directement ou par référence a
un règlement d’arbitrage régler la procédure arbitrale ; elles peuvent aussi soumettre la
procédure arbitrale a la loi de procédure de leur choix. les parties sont donc libres et autonomes
dans le choix des règles applicables a la procédure et les arbitres sont tenus de conduire la
procédure arbitrale dans le respect de la convention des parties .ils ne peuvent appliquer des
règles  procédurales choisies par eux-mêmes qu’a défaut de convention des parties a cet effet.
Une partie désirant décliner la compétence de l’arbitre doit en principe le faire dans une telle
éventualité. Le principe du contradictoire domine la procédure arbitrale d’un bout a l’autre .En
effet les arbitres doivent traiter les parties sur un pied d’égalité et chaque partie doit pouvoir
valoir ses droits.
• Règles applicables au fond du litige:
Pour  une disposition inspirée à la fois du droit français de l’arbitrage et du
règlement  d’arbitrage CCI, l’acte uniforme (art15) pose que << les arbitres tranchent le
fond du litige conformément  aux règles de droit désignes par les  parties ou à défaut
choisies par eux comme les plus appropriées compte tenu, le cas échéant des usages
du commerce international>>.
Les arbitres peuvent également  statuer en amiable compositeur lorsque les parties
leur en ont confère ce pouvoir.
Cette disposition introduit  une grande souplesse et procure toute latitude à l’arbitre
dans la détermination du droit applicable au fond du litige. Ce dernier peut ainsi
recourir à la méthode dite de la « voie directe » qui lui permet de déterminer  le droit
à appliquer  au fond du litige, sans être tenu de se conformer à la traditionnelle
méthode de conflit.
• La sentence arbitrale:
L’instance arbitrale s’achève normalement par la sentence, qui est rendue dans la
procédure et selon la forme convenue par les parties : à défaut d’une telle convention, la
sentence est rendue à la majorité des voix lorsque le tribunal est composé de trois arbitres.
• La sentence arbitrale doit contenir :
• -des nom et prénoms de ou des arbitres qui l’on rendue,
• -de sa date,
• -du siège du tribunal,
• -des noms, prénoms et dénomination des parties, ainsi que leur domicile ou siège
social,
• -le cas échéant des nom et prénoms des avocats ou de toute personne ayant représenté
ou assisté les parties,
• -de l’exposé des prétentions respectives des parties, de leurs moyens ainsi que
des  étapes de la procédure 
• La sentence est signée par le ou les arbitres toutefois si une des majorités
d’entre eux refusent, et doit en être fait mention et la sentence a le même
effet que si elle avait été signée par tous les arbitres. La sentence de saisie
l’arbitre du litige. L’arbitre a néanmoins le pouvoir d’interpréter la sentence
ou de réparer les erreurs et commissions matériels qu’il a faire lorsqu’il a
commis de statuer sur chef de demande, il peut le faire par une sentence
additionnelle. Dans l’un ou l’autre cas sus visé la requête doit être formulée
dans le délai de 30 jours à compter de la notification de la sentence. L e
tribunal dispose d’un délai de 45 jours pour statuer. Si le Tribunal arbitral ne
peut être réuni à nouveau, ce pouvoir appartient au compétent dans l’état
partie. La sentence arbitrale à, desquelles est rendues de la chose jugée
relativement à la contestation qu’elle tranche. Les arbitres peuvent accorder
l’exécution provisoire à la sentence arbitrale, si cette résolution a été
sollicitée, ou la refuser, par une décision motivée.
conclusion
• L’OHADA s’est fixée comme objectifs, d’harmoniser19, le droit
des affaires des pays membres, « par l’élaboration et l’adoption
de règles communes, simples, modernes(…) et surtout de
promouvoir, l’arbitrage comme un mode de règlement des
différends contractuels »20. Il faut souligner que, parmi les
actes uniformes21 relatifs au droit des affaires, seul l’arbitrage
est cité dans le Préambule du Traité. Cette place de l’arbitrage,
dans la hiérarchie des normes communautaires montre fort
bien son importance dans le règlement des différents
contractuels. En effet, c’est l’une des raisons pour lesquelles,
l’objet de notre étude porte sur « Réflexion sur l’arbitrage dans
l’espace OHADA ».