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GE TEMPUS

AnnéeUnivérsitaire : 2010 -2011

Exposé sous le thème :

La Politique de lutte
contre le chômage
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Sommaire :
Introduction ……………………………………………………………… ………. 4
Partie 1 : Fondement théorique de la politique de l’emploi et
du chômage …………………………………………………………………………5
Chapitre 1 : La politique de l’emploi et du chômage…………..5
A- Notion et concept ……………………………………………………..….5
B- Typologie…………………………………………………………………….…6
C- Mesure………………………………………………………………………….9
D-Causes et conséquence…………………………………………………10
E - La politique de l’emploi et le chômage selon la
CPE…………………………………………………………………….……………….14
Chapitre 2 : Les politiques de lutte contre le chômage…….18
A- Les politiques passives ………………………………….. …………18
B- Les politiques actives……………………………………………….…18
C- Les politiques de relance de la demande…………………….19
D –les politiques restrictives…………………………………………..20
Partie 2 : Cas du Maroc…………………………………………………….21
Chapitre1 : Emploi et chômage (bilan ; analyse)………………21
A- Analyse……………………………………………………………………….22
B- Bilan……………………………………………………………………………24
Chapitre 2 : Les reformes ou politique entreprises pour la
lutte contre le chômage au Maroc…………………………………..28
Conclusion …………………………………………………………………………32
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Bibliographie…………………………………………………………………….33

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Introduction

Depuis le début des années 70, le chômage semble être un phénomène


irréversible.
Les gouvernements ont multiplié les interventions afin d’enrayer,
voire de freiner sa progression. Cependant, les politiques globales de
lutte contre la crise comme celles ciblées sur l’emploi semblent avoir
échoué.

-Le chômage est-il une fatalité ?


- Est-il possible de lutter efficacement contre le chômage ?

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Partie 1 : Fondement théorique de la politique de


l’emploi et du chômage
Chapitre 1 : La politique de l’emploi et du chômage
A-Notion et concept

Avant de passé a la politique de l’emploi et le chômage en définis


tout d’abord c est quoi le chômage et l’emploi
-Le Chômage :
Le chômage peut être défini comme l’inactivité d’une personne souhaitant travailler.
Cette définition du chômage connaît de nombreuses variantes et son concept donne toujours
lieu à des controverses théoriques et statistiques. Le chômage est souvent considéré comme
résiduel et volontaire jusqu’au début du XXe siècle. Il faut attendre la Grande Dépression des
années 1930 pour qu’il devienne un des problèmes sociaux et économiques les plus centraux
des pays développés. La détermination du niveau de l’emploi devient également avec cette
crise économique une des questions les plus fondamentales de la réflexion économique. Le
chômage demeure, dans la réflexion économique actuelle, un sujet de confrontation : ses
causes ou les politiques aptes à lutter contre lui, ne font ainsi pas consensus.

Associé à la pauvreté, à la précarité et l’exclusion, il est aussi au premier plan du débat


politique depuis la fin des Trente Glorieuses. Il transforme la structure sociale de la société,
bouleverse la vie des plus touchés, tout en suscitant l’inquiétude de nombreux actifs. Il n’est
pourtant pas universel, et est donc un sujet de controverse fondé sur les confrontations des
modèles économiques et sociaux des différentes nations. Difficile à appréhender dans les pays
pauvres, son importance varie beaucoup d’un pays développé à l’autre.

-L’Emploi :

Avoir un emploi c'est exercer une activité professionnelle rémunérée.

C'est un terme vague, puisqu'il ne prend en compte ni la durée, ni la rémunération, ni le


statut de cette activité (par exemple, la femme d'un commerçant qui aide son mari quelques
heures par semaine en ayant un statut de collaborateur a un emploi tout comme le salarié
d'une entreprise qui effectue 35 h par semaine, ou le médecin qui n'a pas d'horaires fixes).

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L'emploi n'est pas uniquement une activité rémunérée, il confère également à celui qui
l'occupe un statut social, c'est à dire une place dans la société, une position sociale, une
identité sociale.

B -Typologie

1) les différents types de l’Emploi :


 Un emploi précaire
Il désigne un travail d’un salarié avec un contrat à durée déterminée (CDD) ,en mission
d'intérim avec un temps partiel subi en attente d'un temps plein dans des conditions de
travail d'une pénibilité élevée ,et qui est faiblement rémunéré d'un niveau de qualification
inférieur au niveau de compétences de la personne .

 Un emploi atypique

Il emploi ne correspondant pas à la norme habituelle du travail à temps plein et à durée


indéterminée. On peut donc recenser toutes sortes de situations : les contrats à durée
déterminée (CDD), les intérims, le travail à temps partiel subi, les stages, etc. …

 Un emploi protégé

Ce type d'emploi s'adresse aux personnes qui ne peuvent pas travailler en milieu ordinaire du
fait de leur degré de handicap .
 Un emploi à temps partiel
Est un emploi qui n’est pas à temps plein, c’est-à-dire dont le temps de travail est inférieur à
la durée de travail de référence dans le pays concerné.

Ce sont davantage les femmes que les hommes qui occupent des emplois à temps partiel.

Schéma récapitulatifs

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2) Les différents types du chômage :

Il ya différent formes du chômage :

 Le chômage conjoncturel :

Ce chômage est lié à l’évolution de la conjoncture économique du pays. (Conjoncture


économique : ensemble des éléments qui caractérisent la situation temporaire d’une
économie). Quand l’activité économique du pays ralentit, le chômage augmente.

 Le chômage structurel :

Ce chômage est dû aux évolutions des structures de l’appareil productif. Le chômage


structurel provient du fait que de nombreux chômeurs ne sont pas prêts à occuper les
emplois proposés faute de formation adaptée, d’expérience suffisante, mais aussi d’un
salaire attractif.

Les structures désignent ici essentiellement tout l’appareil éducatif et de formation qui
doit prendre en charge l’adaptation des jeunes aux exigences du marché du travail.
Structures économiques : par opposition à la conjoncture, les structures d’une
économie sont des ensembles d’éléments qui la constituent de façon durable ou qui ne
changent que très lentement.

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 Le chômage technologique : chômage dû aux nouvelles techniques

Chercher à produire davantage au moindre coût est le but de toute entreprise bien
gérée, or parmi les coûts que supporte une entreprise, les charges de MO sont souvent
importantes. Elle s’efforce donc d’utiliser des techniques qui économisent du travail,
c’est-à-dire qu’elle va augmenter la productivité du travail, ce qui conduit à une
substitution des machines à la MO : on parle de substitution du capital au travail.

Substitution du capital au Travail : l’entreprise concentre son investissement dans son


“capital”, c’est-à-dire dans des machines plus performantes et exige une adaptation du
personnel en place par la formation continue, ce qui lui permet souvent de ne pas
embaucher…

C’est ce qui permet aux entreprises d’être plus compétitives (dans la mesure où elles
investissent grâce aux gains de productivité réalisés), de gagner des parts de marché, ce
qui peut, dans un deuxième temps, avoir un effet positif sur l’emploi puisqu’il faudra
augmenter la production.

 Le chômage frictionnel dit “de mobilité” :

Ce chômage, de durée généralement courte, résulte du passage d’un emploi à un autre


emploi considéré, par l’actif, comme mieux adapté.

 Le chômage d’inadéquation :

Ce chômage résulte du fait que les emplois offerts par les entreprises ne correspondent
pas aux compétences de la MO en quête d’emploi et vice versa.

Il affecte particulièrement les personnes qui n’ont pas accès à un statut stable de
travailleurs et notamment les jeunes sans formation et sans expérience. Ces
demandeurs d’emploi sont réduits à travailler de façon intermittente, et subissent une
alternance de périodes de formation, de petits boulots, de stages, d’intérim, de CES,
entrecoupés de périodes de chômage.

 Le chômage technique :

Ce chômage est dû à une baisse d’activité momentanée de la production d’une


entreprise. Une Demande insuffisante de la part des consommateurs peut conduire à un
sur stockage ; l’écoulement du stock pléthorique(en trop) exige soit un arrêt soit une
diminution conséquente de la production, ce qui oblige les gestionnaires de
l’entreprise à mettre les travailleurs au chômage technique le temps que les
stocks soient écoulés.

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C -Les Mesures
1) Mesure de L’emploi :

Taux d’activité global l :

Population active occupée et à la recherche d’un emploi


______________________________________________ x 100

Population totale du pays

Taux d’activité féminin :


Population active féminine
_________________________x100

Ensemble des femmes

Taux d’activité des jeunes :


Population active de 15 à 24 ans
___________________________ x100

Population de 15 à 24 ans

2)Les mesures du Chômage :

-Mesure et Indicateur du chômage :

 le taux de chômage est l'indicateur principal : il recense le nombre de


chômeurs rapporté à la population active totale.

Taux de chômage = Population au chômage 100


Population active

 la durée moyenne du chômage permet de définir le chômage de longue


durée (au delà de 12 mois de recherche d'emploi).

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D -Les causes et Conséquence du Chômage

1-Causes du Chômage :
-Causes économiques :
 Progrès technique et l’évolution de la productivité
La substitution du capital au travail du fait des investissements (robotisation…) faits par
les entreprises provoque ce chômage dit technologique À noter : le progrès technique crée
également des emplois mais d’un niveau de compétences supérieur aux emplois supprimés.
Les technologies numériques sont à l’origine d’emplois nouveaux dans les PDEM( Les pays
développés à économie de marché).
 Crise économique et ralentissement de la croissance
Crise : retournement de la situation économique ; conduit à la récession Croissance :
correspond à l’augmentation de la production de B et S sur une période donnée ; se mesure
grâce au PIB.
La crise financière (2008) devenue économique se traduit aujourd’hui par un ralentissement
de l’activité économique : moins de consommation, de pouvoir d’achat, licenciements…)

 Délocalisations des entreprises et Concurrence des pays en développement

Fermeture d’une entreprise dans un pays d’origine(PDEM) et réouverture dans un PED (coûts
de production – élevés)
Les PED tels que les pays émergents ; présentent des avantages en termes de coûts de
production : main d’œuvre moins chère… et en conséquence, les entreprises des PDEM
ferment leurs usines pour en ouvrir d’autres dans ces PED et réaliser ainsi des économies.
Cette délocalisation de la production concerne l’industrie mais aussi les services.

-Causes démographiques et sociologiques :

 Évolution démographique : croissance de la population active

Dans les années 70, l’arrivée sur le marché du travail des baby-boomers *face à des départs en
retraite peu nombreux = augmentation du chômage

(*) Baby boom : augmentation des classes d’âges correspondant aux personnes nées au
lendemain de la2eGM

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 Développement du travail féminin

En parallèle les mentalités évoluent et un plus nombre de femmes souhaite accéder à l’emploi
= augmentation du nombre de demandeurs d’emplois
À noter : les départs en retraite des nombreux babys devenus papy-boomers pourraient
permettre un recul du chômage des jeunes.

 Chômage d’incohérence

Situation dans laquelle coexistent une pénurie et un chômage. La situation est paradoxale : les
entreprises cherchent à recruter et de l’autre côté, des demandeurs
d’emplois ne trouvent pas de poste.
Explications : les qualifications requises par les entreprises ne sont pas disponibles auprès des
demandeurs d’emploi (inadéquation O/D) ; les demandeurs d’emploi ne sont pas assez
mobiles pour déménager dans une région dans laquelle une entreprise recrute ou, ne veulent
pas accepter des postes aux salaires insuffisants.

-Causes structurelles :

 Rigidités du marché du travail

Selon certains auteurs trop de rigidités ont été introduites sur le marché du travail et ne
permettraient plus une allocation optimale des emplois. La législation protectrice des salariés,
introduirait des rigidités liées notamment :
- Au Contrat à durée indéterminée : les entreprises rechignent à embaucher en vertu d’un CDI
parce qu’elles n’ont pas suffisamment de visibilité sur leur activité. Elles préfèrent proposer
des CDD aux salariés qu’elles recrutent ou encore, recourir aux CTT (temporaires).
- Aux procédures de licenciement : elles seraient trop lourdes et donc il serait préférable pour
une entreprise de ne pas embaucher si les perspectives économiques ou financières ne sont
pas bonnes.

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2-Les conséquences du chômage :

 Pour le chômeur

 Conséquences économiques :
 difficultés matérielles
 surendettement
 diminution du revenu
 frais de déplacement
 téléphone, journaux, timbres…
 Conséquences sociales :
 difficultés morales : dignité
 regard des autres
 perte de repères, d’expérience
 chômage : facteur d’exclusion qui affaiblit le lien social
 divorce
 repli, suicide

 Pour l’entreprise

 les employeurs ont le choix de la main d’oeuvre moins chère


 les cotisations augmentent, il faut indemniser les chômeurs car sinon baisse de la
demande : baisse de la consommation : baisse de la production.

 Pour le salarié

 les cotisations des salariés augmentent


 crainte d’être licencié
 multiplication des emplois précaires
 les salaires n’augmentent plus aussi vite qu’avant

 Pour l’Etat

 financement de l’ASS (Allocation de Solidarité Spécifique)


 manque à gagner par l’exonération des entreprises
 les plans emplois coûtent cher (stages, formations…)
 développement du travail au noir

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 Pour la région

 Exode :
A cause de l’importance du chômage ces dernières années, les organisations humanitaires ont
pris beaucoup d’importance.

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E -La politique de l’emploi et le chômage selon les CPE


La politique de l’emploi a pour but la réduction du chômage, Sur un plan théorique, on
oppose notamment les politiques de l'emploi d'inspiration keynésienne et celles d'inspiration
libérale : tout dépend du diagnostic que l'on fait à propos de la situation de l'emploi.

 Les politiques de l'emploi d'inspiration keynésienne

Elles conviennent à un diagnostic de "chômage keynésien" : on pense que le chômage


est plutôt conjoncturel, qu'il est dû à une insuffisance de la demande tandis que les
capacités de production sont sous-employées, alors des politiques macro-économiques
pourront viser à soutenir la croissance (politiques actives de relance, par exemple).
Mais les politiques de l'emploi keynésiennes peuvent inclure aussi les politiques dites
passives en tant qu'actions structurelles de stabilisation durable de la demande. Ce sont
donc essentiellement des "politiques de la demande".

Pour les keynésiens, l’emploi n’est pas déterminé par le salaire mais par la demande
anticipée des entrepreneurs : la demande effective. En effet, les entreprises
n’embauchent pas s’il n’y a pas de débouchés.

Schéma récapitulatif :

 Les politiques de l'emploi d'inspiration libérale

Elles conviennent à un diagnostic de "chômage classique" : on pense que le chômage


est plutôt d'origine structurelle, (par exemple la structure des prix relatifs serait
mauvaise pour la compétitivité des entreprises et les règles du jeu politique
bloqueraient un peu cette situation). Il conviendrait alors de lutter contre ces rigidités
par des politiques visant à alléger les contraintes autres que la concurrence qui pèsent
sur l'entreprise (par exemple, en favorisant plus de flexibilité sur le marché du travail).
Mais les politiques de l'emploi libérales peuvent inclure aussi les politiques visant
à améliorer le "capital humain" comme autre source de compétitivité de l'appareil
productif (politiques de meilleure formation). Ce sont donc essentiellement des
"politiques de l'offre".

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 Théorie keynésienne du chômage


Selon Keynes et à sa suite les keynésiens, le chômage n'est pas du à un mauvais
fonctionnement du marché du travail. Ils réfutent l'idée de l'existence d'un
marché du travail au sens néo-classique. Les salariés ne peuvent offrir un travail
en fonction d'un salaire réel puisqu'ils ne maîtrisent pas les prix des biens et des
services. Ils négocient seulement un salaire nominal. Ce sont les entrepreneurs
qui fixent les prix des biens et des services. Le niveau d'emploi dépend des
décisions des entrepreneurs qui cherchent à maximiser leur taux de profit en
fonction d'un univers incertain où ils anticipent l'offre et la demande globale. En
conséquence, le niveau d'emploi peut ne pas correspondre au niveau du plein
emploi. Si la demande effective (au sens anticipée) est faible, les entrepreneurs
fixeront un niveau de production faible et toute la population active ne trouvera
pas forcément d'emploi.
 Théorie néo-classique du chômage
Selon le courant néo-classique, le chômage provient des rigidités du
fonctionnement du marché du travail. Le travail est un bien comme un autre qui
s'échange sur un marché. L'offre de travail vient des salariés. Ces derniers
arbitrent entre l'acquisition d'un revenu grâce au travail et le loisir. Une hausse
de salaire peut se traduire par une offre supplémentaire ou bien une réduction, le
salarié dans ce dernier cas ayant une préférence pour le loisir. De même il existe
un taux de salaire d'acceptation ou salaire de réservation, c'est-à-dire un taux de
salaire minimum à partir duquel un individu donné passe d'une offre de travail
nul à une offre de travail positive. L'offre de travail est fonction croissante du
salaire réel. La demande de travail des entreprises dépend de la productivité
marginale du travail et du salaire réel. L'entrepreneur demande du travail
jusqu'au point où le bénéfice réalisé par une unité supplémentaire de travail
compense le coût du travail supplémentaire. La demande de travail est une
fonction décroissante du salaire réel puisque pour les néo-classiques la
productivité marginale est croissante puis décroissante à partir d'un certain
niveau.

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Si les conditions de concurrence pure et parfaite sont respectées sur le marché


du travail, il existe un niveau de salaire d'équilibre qui permet la satisfaction de
l'offre et de la demande de travail. Si l'offre de travail est supérieur à la demande
de travail, la baisse du salaire conduit certains offreurs à sortir du marché du
travail et des demandeurs à entrer sur le marché. A l'inverse, lorsque la demande
est supérieure à l'offre, le salaire augmente ce qui provoque l'afflux d'offreurs de
travail et la sortie de demandeurs de travail. Si un déséquilibre persiste, c'est en
raison de l'existence de rigidités qui empêchent le salaire de se fixer à son niveau
d'équilibre et ainsi la réduction de l'écart entre l'offre et la demande de travail.
Les dysfonctionnements ou rigidités sont de plusieurs types : existence d'un
salaire minimum, indemnisation du chômage, syndicats, législation sur la
protection de l'emploi, politique fiscale et prélèvements sociaux. Il en résulte
que le chômage est d'abord et avant tout volontaire.
 Théorie du déséquilibre :
Selon les théoriciens du déséquilibre, les prix des biens et des services ainsi que
le salaire sont fixes et que tout déséquilibre sur les marchés qu'ils soient des
biens et des services ou bien du travail entraîne un rationnement par les
quantités. Plusieurs situations peuvent se produire sur les marchés comme le
montre le tableau suivant.

Marché des biens et services

Offre supérieure à la demande Offre


inférieure à la
demande

Marché Offre Chômage Keynésien Chômage


du travail supérieure à la classique
demande

Offre inférieure Surproduction et pénurie de Inflation


à la demande main d'œuvre correspondent à contenue
l'économie socialiste

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Dans le cas du chômage classique, le niveau de profit est insuffisant donc les
entreprises n'augmentent pas voire baissent leur production même s'il existe une
demande non satisfaite. Dans le cas de l'inflation contenue, cela signifie que par
rapport à la demande de biens et de services, il y a une insuffisance de main
d'œuvre et de production ce qui conduit à une hausse des prix. Les deux types de
chômage, keynésien et classique, sont extrêmement difficiles à distinguer car ils
entretiennent des relations ce qui explique les difficultés à lutter contre. Ainsi,
l'évolution des capacités de production qui semble avoir limité la demande de
travail à certaines périodes est déterminée par le taux d'investissement, qui lui-
même dépend des perspectives de demande. D'autre part, la compétitivité sur les
marchés extérieurs influence le niveau de la demande extérieure. La faiblesse de
la demande étrangère peut être le reflet d'une compétitivité insuffisante.
En termes de politique économique, tenter de remédier à un chômage
keynésien (insuffisance de la demande) par une plus grande flexibilité du
marché du travail ne résout rien tant que les entreprises n'ont pas de commandes
elles n'embauchent pas et cela quel que soit le niveau de salaire. De même, une
relance de la demande n'aurait aucun effet sur un chômage de type classique, le
coût du travail trop élevé nuisant à la rentabilité des investissements.

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Chapitre 2 : Les Politiques de lutte contre le chômage


A- Les politiques passives :

• Les politiques passives ne cherchent pas à agir sur la demande de travail des entreprises et
des administrations, mais elles ont pour objectif d’accompagner socialement le chômage (en
l’indemnisant) et de réduire l’offre de travail.

 L’indemnisation du chômage représente en France environ 40 % des dépenses


globales de la politique d’emploi. Elle a un double objectif : d’une part, rendre le
chômage plus tolérable et réduire ainsi les risques de pression sociale ; d’autre
part, limiter les effets de la spirale récessionniste (crise ;licenciements ;baisse des
revenus distribués ;baisse de la demande ;accentuation de la crise) en accordant
un revenu de substitution aux victimes de licenciements.
 Les politiques passives cherchent aussi à réduire l’offre de travail par des
mesures développant les préretraites, encourageant les travailleurs immigrés à
retourner dans leur pays d’origine, et incitant les femmes à rester au foyer.

-Les politiques passives sont de plus en plus coûteuses, mais leurs effets sur le chômage sont
très limités.
 Elles sont de plus en plus coûteuses car le montant global des indemnités à
verser s’accroît avec le chômage.
 Si les politiques passives sont socialement nécessaires, elles sont
économiquement peu efficaces. L’offre de travail est peu flexible, car elle
dépend essentiellement de variables démographiques difficiles à infléchir.

B- Les politiques actives :

•Les politiques actives ont pour objectif de favoriser la création d’emplois et d’assurer un
meilleur fonctionnement du marché du travail.
 Elles favorisent la création d’emplois en diminuant le coût du travail
(exonérations fiscales, diminution des charges patronales, flexibilité des
rémunérations).
 Elles cherchent à améliorer l’ajustement entre l’offre et la demande de
travail en favorisant la mobilité des actifs et surtout en améliorant leur
formation et leur qualification.
 Ces mesures, généralement ciblées, visent surtout à améliorer la situation des
jeunes qui souffrent d’un chômage répétitif (alternance de périodes d’activité
et d’inactivité) et celle des chômeurs de longue durée qui sont peu
employables et menacés d’exclusion.
 Les politiques actives ont des effets limités.

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-Ces politiques peuvent avoir certains effets pervers.

 Elles peuvent provoquer un effet de substitution : en favorisant l’emploi de


certains actifs, elles menacent parfois celui de certains autres.
 Elles peuvent créer un effet d’appel ; certains dispositifs d’emploi incitent de
nouveaux actifs (certaines femmes et étudiants) à entrer sur le marché du
travail.
 Les conséquences des politiques d’emploi sur le chômage sont limitées car
celles- ci ne s’attaquent pas aux causes du chômage.

• L’accroissement de la qualification des actifs est bien sûr souhaitable mais il ne diminue pas
significativement le nombre de chômeurs. Si ces derniers sont moins qualifiés que les salariés
qui disposent d’un emploi c’est essentiellement parce que le sous-emploi a accentué la
concurrence entre les actifs. L’intérêt principal des politiques de formation est social (prise en
charge de la qualification des moins adaptés) et statistique (diminuer les chiffres du
chômage).

• La diminution du coût de la main-d’œuvre a aussi des effets limités, les entreprises


n’embauchant que lorsqu’elles peuvent produire et vendre plus. La baisse des rémunérations,
conjuguée à une reprise de la croissance, a permis de baisser sensiblement le chômage en
Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, mais elle a aggravé les inégalités.
Les résultats des politiques de l’emploi ne sont pas négligeables mais ils sont largement
insuffisants face à l’ampleur du chômage. Le chômage étant dû à la récession, il est légitime
de se demander si des politiques globales de sortie de crise ne sont pas les seules solutions
pour rétablir le plein-emploi.

C- Les politiques de relance de la demande :


-Cette politique se heurte à l’inflation et à la contrainte extérieure

• Selon J.-M. Keynes, le niveau de l’emploi dépendant directement du niveau de la


production, il est nécessaire, pour lutter contre le chômage, de mettre en place une politique
de relance.
Cette politique de relance peut revêtir de nombreux aspects dont les principaux sont :

 la baisse des taux d’intérêt pour faciliter les emprunts et l’investissement ;


 le déficit budgétaire afin d’augmenter la demande globale par le biais des
dépenses de l’État ;
 la hausse de la demande des ménages grâce à l’augmentation des salaires et des
revenus de transfert (allocations familiales, vieillesse…).

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• Ces politiques de relance semblent vouées à l’échec car elles sont inflationnistes et se
heurtent à la contrainte extérieure.
 Elles sont inflationnistes (car l’offre n’augmente pas suffisamment pour
satisfaire la demande) et risquent donc de nuire à la compétitivité extérieure des
entreprises et de créer une défiance en la monnaie.
 Elles se heurtent à la contrainte extérieure ; toute croissance en économie
ouverte induit une augmentation des importations (importations de biens de
consommation et de biens de production) qui se traduit par une détérioration des
équilibres extérieurs.

En raison de leurs effets pervers, les politiques de relance françaises furent de courte durée et
bientôt remplacées par des politiques de stabilisation et d’assainissement de l’économie.

D- Les politiques restrictives et les politiques de l’offre :

- Cette dernière ne parvient pas à rétablir l’emploi


• Les politiques restrictives, d’origine libérale, visent à assainir l’économie. Dans ce but elles
cherchent à diminuer l’inflation en augmentant les taux d’intérêt et à redresser les profits des
entreprises afin de faciliter l’investissement et l’autofinancement.
Pour atteindre ces objectifs, ces politiques tentent de modérer les salaires et la demande.
Si ces politiques risquent à court terme de réduire la croissance et d’accentuer le chômage,
elles devraient, à moyen terme, assainir l’économie et lui permettre de repartir sur de
nouvelles bases. Le chancelier H. Schmidt déclarait en 1976 que « les profits d’aujourd’hui
sont les investissements de demain et les investissements de demain créent les emplois
d’après-demain ».

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Partie 2 : Cas du Maroc


Chapitre1 : Emploi et chômage (bilan ; analyse)
Le marché du travail marocain se caractérise par une forte pression de l’offre
et un déplacement des déséquilibres vers le milieu urbain. Dans ce dernier, la
structure du chômage fait ressortir une forte vulnérabilité des jeunes et un poids
considérable du chômage de longue durée et du chômage de primo-insertion.

En a deux type de déterminant du chômage qui caractérise le chômage au


Maroc.

 Le premier et le déterminant Macroéconomique :

Critére
démographique

Cadre Déterminant Inadéquation


institutionnels entre l'offre et
du marché de
macroéconomique
la demande du
travail marocain de l'emploi travail

Faible croissance
économique

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 Le deuxième et le déterminent Microéconomique :

Manque
d'expérience
professionnel
Sexe

Domaine Déterminant
de microéconomique
formation Age
de l'accés a
l'emploi

Profession
Niveau de du Pére
formation

A –Analyse :

Le taux de chômage global est à 10% et celui des diplômés du supérieur à 18,3%, mais il
était de 27,6% à fin 1999. Les diplômés ne représentent que près de 11% des actifs occupés.
La structure de l'économie demeure encore dominée par le secteur primaire la question qu’on
se pose c’est : Où sont passés les diplômés chômeurs ? Les gouvernements qui se sont
succédé depuis une vingtaine d’années ont tous dû, à un degré ou un autre, affronter cette
problématique. Mais celle-ci semblait d’autant plus difficile à résoudre que les chômeurs
diplômés mettaient invariablement en avant la même revendication : -se faire recruter dans
la fonction publique

Aujourd’hui, le sujet paraît moins d’actualité ; du moins, il n’attire plus les feux
médiatiques. Peut-être même a-t-il diminué en ampleur !
Il n’en existe pas moins, cependant, et les statistiques officielles le montrent bien.
Caractéristique d’une économie qui peine à rompre complètement avec le passé, le chômage
au Maroc frappe en premier lieu les diplômés !

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Certes, le chômage global comme celui des diplômés ont tous deux significativement baissé
cette dernière décennie. Mais, une nuance de taille peut être relevée. Le taux de chômage
global a perdu 4 points en s’établissant à 9,1% à fin 2009 (10% au premier trimestre 2010)
contre 14% en 1999, alors que celui des diplômés (bac et + encore appelés diplômés du
supérieur) a substantiellement baissé en passant de 27,6% à 18,3% sur la même période,
selon les données du Haut commissariat au plan (HCP).

En dépit de ces améliorations, qui sont nettes, le niveau auquel se situe le chômage des
diplômés reste malgré tout élevé ; surtout quand on sait que les personnes sans diplômes
s’insèrent, elles, plus facilement dans la vie active : 5,4%, c’est en effet le taux de chômage
des sans diplômes à l’issue du premier trimestre écoulé. Présentés ainsi, c’est-à-dire en termes
de pourcentages, ces indicateurs peuvent ne pas dire grand-chose ou, au contraire, dire plus
qu’il n’en faudrait. Il faut savoir, en effet, que 18,3% de chômeurs diplômés, c’est environ
249 000 personnes, sur une population active de diplômés de quelque 1,37 million de
personnes. Les chômeurs sans diplômes, eux, sont de près de 360 000 sur une population
active sans diplôme de l’ordre de...7,5 millions de personnes.

Par conséquent, dans l’absolu, il y a plus de chômeurs sans diplômes que de chômeurs
diplômés. Mais on pourrait dire que cela est bien «normal» lorsqu’on rapporte ces valeurs à
leur dénominateur. Moyennant quoi, en termes de proportion, le niveau de chômage des
diplômés du supérieur (voir définition) reste encore très élevé. Et comme cela pouvait être
observé lors des sit-in à répétition devant le Parlement à Rabat, ce sont surtout les diplômés
des facultés qui sont les plus frappés par le chômage (27,6%), certes légèrement moins que
ceux ayant obtenu une spécialisation professionnelle (30,1%) mais beaucoup plus que les
techniciens supérieurs (plus de 25%), les bacheliers (25%) ou encore les techniciens et cadres
moyens(15%).
C’est, une fois de plus, la caractéristique de l’économie marocaine qui mise encore sur la
compétitivité par les coûts de main-d’œuvre, même si la nature des diplômes obtenus, et donc
le contenu de l’enseignement supérieur, y sont aussi pour quelque chose : c’est cette fameuse
inadéquation entre la formation et les besoins de l’entreprise dont regorgent tous les rapports
sur le sujet depuis des lustres, mais qui tend à s’estomper progressivement.

Depuis une dizaine d’années, le chômage des diplômés du supérieur, tous paliers confondus,
a perdu tout de même 9 points. Ceci est le résultat évidemment de la croissance économique,
des recrutements de l’administration à raison de 12 000 personnes par an en moyenne, mais
aussi de mesures volontaristes, comme celles décidées depuis le début du milieu des années
90 et relancées ou améliorées sous le gouvernement Jettou. Il s’agit du programme insertion
«Idmaj», du programme de reconversion «Taehil» avec ses deux mesures que sont la
formation contractualisée pour l’emploi (FCE) et la formation qualifiante ou de reconversion
et enfin «Mouqawalati» visant à encourager l’auto-emploi à travers la création de petites
entreprises.

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GE.TEMPUS

B –Bilan :
Le taux de chômage exprime la part des chômeurs dans la population active âgée de 15 ans et
plus. Ce taux est obtenu par le rapport de l'effectif des chômeurs à celui des actifs âgés de 15
ans et plus.

- Taux de Chômage trimestriel selon les diplomes

Sans Niveau Niveau


Trimestres diplôme moyen supérieur Ensemble
2010T3 4,1 16,4 19,4 9
2010T2 3,9 15,1 16 8,2
2010T1 5,4 17,5 18,2 10
2009T4 4,2 16,8 17,9 9
2009T3 4,6 17,6 21,5 9,8
2009T2 3,9 15 16 8
2009T1 5 17,3 18,8 9,6
2008T4 4,6 18,4 18,4 9,5
2008T3 4,8 18,7 21,1 9,9
2008T2 4,7 16,8 18,6 9,1
2008T1 4,7 18 20,8 9,6
2007T4 4,6 17,7 20,9 9,7
2007T3 5,1 18 21,7 9,9
2007T2 4,7 17,2 20,6 9,3
2007T1 5,2 19,5 20,2 10,1
2006T4 5,5 20,9 21,4 10,9
2006T3 5 19,4 20,7 10,1
2006T2 3,8 15,5 17,1 7,8
2006T1 5,1 18,5 18,9 9,6

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GE.TEMPUS

- Représentation Graphique selon les trimestres de (2010 ; 2009 ; 2008)

60

50

40
Ensemble
30
Niveau supérieur
Niveau moyen
20
Sans diplôme
10

En remarque que durant les trimestres de ces 3 dernières


années le taux de chômage selon l’ensemble des diplômes est
resté stable pour le 3 éme trimestre 2010 de 9% par rapport au
même taux durant le 4éme trimestre de l’année 2009 il a
baissé de 0,5% par rapport au 4éme trimestre de l’année 2008
ou le taux de chômage selon l’ensemble des diplômes était de
9 ,5%.

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GE.TEMPUS

-Taux de chômage trimestriel national selon les tranches


d’âge :
Trimestres 15 - 24 25 - 34 35 - 44 45 et plus Ensemble
2010T3 16,8 13,3 5,3 2,1 9
2010T2 16,3 11,4 4,7 2,1 8,2
2010T1 18,5 13,8 6,6 2,3 10
2009T4 17,9 12,8 5,1 1,9 9
2009T3 18,5 14,1 6 2 9,8
2009T2 15,7 11,1 4,9 1,6 8
2009T1 19,3 13 5,3 2,3 9,6
2008T4 18,3 12,9 5,4 2 9,5
2008T3 18,8 14,4 5,4 1,9 9,9
2008T2 17,3 13,2 4,9 1,9 9,1
2008T1 17,9 13,5 5,1 2,2 9,6
2007T4 18,6 13,7 5,2 1,7 9,7
2007T3 16,7 14,8 6,2 2 9,9
2007T2 15,5 14,4 5,9 1,9 9,3
2007T1 17,6 14,2 6,2 2,5 10,1
2006T4 19,4 15,2 6,9 2,6 10,9
2006T3 17,5 14,2 6,5 2,5 10,1
2006T2 13,1 11,7 4,8 1,5 7,8
2006T1 16,2 14,1 5,6 2,7 9,6
Source: Enquête nationale sur l’emploi

25

Taux de chômage
20
trimestriel national
selon les tranches d'âge
15 15 - 24
Taux de chômage
trimestriel national
10
selon les tranches d'âge
25 - 34
5 Taux de chômage
trimestriel national
selon les tranches d'âge
0
35 - 44

27
GE.TEMPUS

Le taux de chômage au Maroc a augmenté à 10,0% au 1er trimestre 2010, contre 9,6% au
cours de la même période de l’année 2009. Selon les résultats de la dernière enquête du Haut
commissariat au Plan relative à la situation du marché du travail au 1er trimestre de l'année
2010.

Le HCP explique qu'en milieu urbain, les évolutions les plus importantes ont concerné les
adultes âgés de 35 à 44 ans (+1,5 point) et les non diplômés (1,1 point).
En outre, la population active en chômage a augmenté de 4,5% au niveau national, passant de
1.090.000 chômeurs au 1er trimestre 2009 à 1.139.000 au même trimestre de 2010, soit
49.000 chômeurs en plus.

28
GE.TEMPUS

Chapitre2 : Les réformes ou politiques entreprises pour la


lutte contre le chômage au Maroc
Parmi les réformes entreprises par l’état pour la lutte contre le
chômage et le renforcement de l’emploi en distingue :
 L’ANAPEC a inséré 52000 personnes en 2009 et 17000 a
Avril 2010 :

Selon Hafid Kamal, directeur général de l’Agence nationale


de la promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC),
qui pilote ces trois programmes :
o Programme IDMAJ
Pour gagner en compétitivité, l’entreprise doit enrichir le capital de ses ressources humaines
au meilleur coût.

Pour conquérir sa place dans la société marocaine d’aujourd’hui, un jeune diplômé doit
développer ses compétences et acquérir une première expérience professionnelle au sein de
l’entreprise.

L’OBJECTIF POUR L’OBJECTIF POUR LE


L’EMPLOYEUR JEUNE DIPLOME
• Développer les • Accroître son
ressources humaines de employabilité par
l’entreprise et améliorer l’acquisition de
son encadrement par le compétences
recrutement de jeunes professionnelles
diplômés, à insérer sans nouvelles, notamment à
avoir à supporter des travers une première
charges salariales expérience en
importantes. entreprise.

29
GE.TEMPUS

o Programme MOUKAWALATI :
Le programme Moukawalati vise à encourager la création des entreprises assurer un
accompagnement pré et post création des TPE crées afin de les pérenniser.

Les personnes éligibles à l’accompagnement pour la création d’entreprises sont les porteurs
de projets dont le coût d’investissement est compris entre 50.000 DH et 500.000 DH et
remplissant des conditions spécifiques.

Un projet dont le coût d’investissement dépasse 250.000 dhs doit être initié par deux
promoteurs Tout candidat à la création d’entreprise ne peut bénéficier de l’accompagnement
prévu par le programme MOUKAWALATI qu’une seule fois. Cet accompagnement est
conditionné. par sa sélection définitive par la commission créée à cet effet au niveau des CRI.

L’OBJECTIF GENERAL L’OBJECTIF SPECIFIQUE

• Est la contribution à la lutte pour • Le Programme MOUKAWALATI a


l’emploi, moyennant l’appui à la pour objectifs :
création d’entreprises • la création effective
génératrices de richesses et d’entreprises viables,
d’emplois en adéquation avec les • la pérennisation des entreprises
exigences et les spécificités créées.
régionales. Le programme vise,
par là même, à assurer la
pérennité progressive du tissu
économique régional par un
dispositif de suivi des entreprises
créées au cours de la période
critique de démarrage.

30
GE.TEMPUS

o Programme TAEHIL :
Le gouvernement s’attaque a l’amélioration de l’employabilité des jeunes difficilement
insérables, souvent sans diplômes.

Pour cela le programme TAEHIL, est aujourd’hui assorti d’une nouvelle échéance : l’année
2012. Il devra concerner 100.000 chercheurs d’emploi. La gestion du dispositif est déléguée a
L’ANAPEC.

Les jeunes sans emploi bénéficieront de formation de perfectionnement. Trois durée


possibles : une semaine ; trois mois ou une année.

Il y’a deux mesure concrètes pour le programme TAEHIL :

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GE.TEMPUS

32
GE.TEMPUS

Conclusion

Réduire le chômage et améliorer le taux de croissance


économique sont des défis fondamentaux pour le Maroc
d’aujourd’hui , c’est pour cela que le Maroc a fait des efforts
considérable pour baissé le taux de chômage en créant des
emploi et sachant que La baisse du taux de chômage demeure
intimement liée au développement des secteurs non agricoles,
notamment les BTP et le Tourisme . Mais les mesures de
remède restent un peu limitées.

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GE.TEMPUS

Bibliographie :

Macroéconomie de Grégory N.Mankiw


Microéconomie de Grégory N.Mankiw
Keynes de Micheal Stewart
Chômage .Réduire la facture de Van de Linden B

Webiographie :

www.wiképédia.com
www.hcp.ma
www.Maxi-cours.com
www.scribd.com
www.emploi.gov

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GE.TEMPUS

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