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LE PRECOMPTE

Il existe 3 types de précomptes, en fonction de la qualité la personne :

- Le précompte sur achats (2%)

les achats effectués par les commerçants auprès des fabricants, industriels, importateurs,
grossistes, semi-grossistes, agriculteurs, exploitants forestiers, en vue de la revente en l’état, à
l’exception des achats faits par l’Etat, les collectivités publiques, les personnes domiciliés à
l’étranger, donnent lieu à la perception d’une somme représentant 2% du montant desdits
achats

- Le précompte sur ventes (2%)

Il figure sur la facture de vente, et se calcule sur le prix de vente net commercial, exclusion
faite éventuellement des frais accessoires (frais de livraison, de manutention, de transport, de
consignation d’emballages). Pour les marchandises importées, la base de calcul est la valeur
en douane ou valeur CAF (coût assurance fret ou coût arrivée frontière).

Le précompte sur vente est liquidé par le collecteur (fournisseur), au vu de la déclaration dont
le modèle est fourni par l’Administration Fiscale. Il est payé mensuellement, au plus tard le 15
du mois, pour les entreprises relevant du régime du réel (normal et simplifié).

- Le précompte sur loyer

15% bal commerciale

10% bail domestique

Qui est assis sur le montant annuel des loyers des locaux d’exploitation,

On ne précompte pas les sociétés immobilières ne sont pas précomptées puisqu’ils sont
des professionnel immobilier.

Lorsque le bailleur ou personne morale est au régime du réel, elle n’est pas précomptée.
REGIME DES ACOMPTES D’IS/IR ET DE PRECOMPTE APPLICALE AUX
SECTEURS A MARGE ADMINISTREE (ARTICLE 21 al 1)

Les contribuables relevant du régime du réel d’imposition bénéficient de l’application du


régime fiscal des secteurs à marge administratriceconformément aux dispositions de l’article 21
(1) du CGI modifiées par la loi de finance pour l’exercice 2017, lorsqu’ils exercent dans les
secteurs dela distribution desproduits ci-après :
- Produits pétroliers et gaz domestique (il s’agit marketer dument autorités par l’autorité
compétente, des grossistes et des détaillants vendant directement au consommateur
final)
- Produits de la minoterie (il s’agit des grossistes en relation directe avec les
producteurs)
- Produits pharmaceutiques, (il s’agit des grossistes-répartiteurs, qui s’approvisionnent
auprès des distributeurs internationaux ou des fabricants locaux, et les distributeurs au
détail que sont les officines pharmaceutiques)
- Produits de la presse (il s’agit des opérateurs indépendants qui se livrent à la
distribution des produits des entreprises de presses)

Les modalités de perception des acomptes et précomptes des marges administrées sont le
suivantes :

La base d’imposition des acomptes et précomptes des contribuables relevant du secteur à


marge administrées et constituée par la marge brute.il fat entre la différences et le prix de
vente te le cout de revient(cout de production ou cout d’achat majoré des gratification des
commission de toutes natures)
Le taux est de 14% plus 10% aux titres des centimes additionnel communaux
Les contribuables qui aux termes des dispositions de la loi fiscal relève du secteur à marge
administré peuvent toutes fois opter pour le régime du droit commun lorsque celui-ci leur ai
plus favorable ; dans ce cas l’acompte est 2.2% appliqué au chiffre d’affaires.
Le contribuable relevant secteur à marge administré qui entend opter pour le régime à droit
commun, plus favorable, en informe par simple lettre son centre des impôts de rattachement.
Les partenaires et autres contractants des opérations relevant du secteur de marge administré,
sont tenu de leur appliqué sur simple demande de ces dernier, le régime des acomptes et
précomptes le plus favorable
Lorsqu’un contribuable réalise des activités mixtes (activité à marges libre et activité à marge
administrées), le régime d’acompte de 2.2% est obligatoirement appliqué sur la quote-part du
chiffre d’affaire afférent à l’activité à marge libre
Le nouveau taux d’acompte été précompte de 14% s’applique aux opérations réalisées)
compter du 1er janvier 2017, à savoir celles à déclarer au plus tard le 15 février 2017.
Ajustement du taux d’acompte de l’impôt sur le revenu des adjudicataires de la commande
publique de montant inferieur a FCFA cinq (05) millions
Conformément aux dispositions de l’article 21 et 92 du CGI, le taux de l’acompte de l’IS et de
l’IRPP applicable aux factures relatives à la commande publique de montant inférieur à FCF
cinq (5) millions est fixé à 5% majoré de 10% au titre de CAC (soit 5.5%), sans considération
du régime d’imposition du prestataire.
Par conséquent, l’adjudicataire d’une commande publique de montant inférieur à FCFA cinq
(5) millions sera soumis à l’acompte au taux de de 5.5% quand bien même il relèverait du
régime du réel.
Cette mesure s’applique à toutes les factures engagées et liquidées à partir du 1er janvier 2018.
Simplification des formalités requises pour le bénéfice du régime d’imposition allégée à
l’IRPP des revenus exceptionnels ou différés. (Article 65 bis)
La loi de finance de l’exercice 2018, simplifie les modalités d’octroi du régime d’imposition
allégé à l’IRPP des revenus exceptionnels en supprimant l’exigence d’une démarche préalable
auprès de l’administration.
Le régime d’imposition allégé des revenus exceptionnels ou différés est dorénavant appliqué
par l’employeur à la demande de son employé sans autorisation préalable de l’administration
fiscale.
Seul sont au régime d’imposition des revenus exceptionnels ou différés les traitements,
salaire, pension et rente viagères soumis à l’IRPP d’après le barème progressif prévu à
l’article 69 u CGI.
La notion de revenu exceptionnel
Le caractère exceptionnel du revenu s’apprécie à la fois par sa nature et son montant.
Par sanature, le revenu exceptionnel n’est pas susceptible d’etre recueilli annuellement.
Sont considéré comme revenus exceptionnel par nature, les indemnités d’évictions, de
préavis, ou pour congés, une gratificationsupplémentaireperçu par un salarié lorsqu’il quitte
l’entreprise sans faire l’objet d’une mesure de licenciement, de mise à la retraite.
Par son montant, le revenu exceptionnel est supérieur à la moyenne nette des revenus, dont a
imposé le contribuable au titre des trois dernières années.
Est également considéré comme exceptionnel sous réserve de satisfaction du critère du
montant ci-dessus rappelé, le revenu différé. Il s’agit du revenu donc le contribuable, par la
suite de circonstance indépendante de sa volonté, a eu la disposition au cours d’une année,
mais qui, par sa date normale d’échéance, se rapporte à une ou plusieurs années antérieures.
C’est le cas des rappels de salaires, e traitement ou pension, des arriérés d’indemnité de
logement.
Modalités de liquidation de l’IRPP sur le revenu exceptionnel
Pour la détermination de l’impôt du sur le revenu exceptionnel, le redevable légal :
- Calcul l’impôt par application du barème annuel progressif sur le revenu net ordinaire
- Effectue le même calcul sur le revenu ordinaire majoré du quart du revenu
exceptionnel
- Détermine la cotisation supplémentaire induite par le revenu exceptionnel ou différé
qui correspond à la différence entre le montant obtenu aux étapes 2 et 1 multipliée par
quatre
- Additionne ce supplément à l’impôt correspondant aux revenus ordinaires. On obtient
ainsi le montant total de l’impôt du au titre de l’année de versement du revenu
exceptionnel
- Dégage l’IRPP à verser at trésor public

EXEMPLE 1 : imposition du revenu différé


Le salaire brut mensuel affiché sur le bulletin de paie de Mme ZED au mois de janvier 2018
est de FCFA 255 00. En plus de cette rémunération ordinaire apparait un montant de FCFA
6 000 000 représentant des arriérés de salaire correspondants aux années 2017, 2016, 2015.
Pour son imposition, elle sollicite auprès de son employeur l’application des dispositions Del
‘article 65 bis du CGI
Le montant de FCFA 6 million perçu par Mme ZED est un revenu différé car elle en a disposé
suite à des circonstances indépendantes de sa volonté et la date normale d’échéance de ce
revenu se rapporte à plusieurs années.
Aussi, la somme de FCFA 6 millions perçu état supérieur à la moyenne du revenu net de cette
dernière au titre des trois (03) derniers exercices, le caractère exceptionnel est établit et la
demande visant à bénéficier des avantage de l’article 65 bis est recevable.
1) Calcul de l’IRPP sur le revenu ordinaire :
Salaire mensuel brut = FCFA 255 000
Salaire annuel brut = 255 000 x 12 = 3 060 000
 Abattement forfaitaire pour fris professionnels (article 34 d CGI) : 30% x 3 060 000 =
918 000 soit 3 060 000 – 918 000 = 2 142 000
 Déduction de la cotisation sociale CNPS (article 34 CGI) : 4.2% x 3 060 000 =
128 520, soit 2 142 000 – 128 520 = 2 013 480
 Déduction complémentaire de 500 000 (article 29 CGI) : 2 013 480 – 500 000 =
1 513 480
Application du barème IRPP
De 0 à 2 000 000 : 10%, soit 1 513 480 x 10% = 151 348
 IRPP du au titre de l’année après application du barème : 151 348 + 10% au titre des
CAC, soit 151 348 + 15 1235 = 166 483
 IRPP du au titre du mois de janvier 2018 : soit 166 483/12 = 13 874

2) Calcul de l’IRPP surle revenu ordinaire majoré du quart du revenu différé :


Soit 3 060 000 + (6 000 000/ 4) = 4 560 000
 Abattement pour frais professionnels
4 560 000 x 30% = 1 368 000
4 560 000 – 1 368 000 = 3 192 000
 Déduction des cotisations sociales (CNPS)
4 560 000 x 4.2% = 191 520
3 192 000 – 191 520 = 3 000 480
 Déduction complémentaire de 500 000
3 000 480 – 500 000 = 2 500 480
Application du barème IRPP :
De 0 à 2 000 000 : 10% soit 2 000 000 x 10% = 200 000
De 2 000 001 à 3 000 000 :15% ; soit 500 480 x 15% = 75 072
IRPP total : (200 000 + 75 072) + 10% au titre des CAC ; soit 275 072 + 27 507 = 302 579

Détermination de la cotisation supplémentaire : IRPP sur le revenu ordinairemajoré de


revenu exceptionnel diminué de l’IRPP annuel ordinaire multiplié par quatre, soit (302 579 –
166 483) x 4 = 544 384
Détermination du montant total de l’IRPP du au titre du moi servant de base à
l’imposition : cotisation supplémentaire majoré de l’impôt correspondant au revenu
ordinaire u mos de janvier 2018 : soit 544 384 + 13 874 = 558 258

EXEMPLE 2 : impositions du revenu exceptionnel ne remplissant pas les conditions


prévues par l’article 65 bis du CGI
Au titre du mois d’avril 2017, M. AFAM a perçu son alaire ordinaire mensuel de FCFA
157 000 ainsi qu’une indemnité pour congé payés de montants FCFA 471 000. Il a perçu au
titre des trois dernières années des salaires respectifs de FCFA 1 500 000, 1 600 000 et
1 700 000.
Il sollicite le bénéfice des dispositions de l’article 65 bis du CGI.
Dans le cas d’espèce, il ne s’agit pas d’un revenu exceptionnel dès lors que le montant de
FCFA 471 000 est inférieur à FCFA 1 600 000 qui représente la moyenne des revenus nets de
monsieur AFAM au cours des03 dernier exercices. En conséquent, le calcul de l’impôt du se
fait selon les modalités de droit commun sans application de l’allègement prévu à l’article 65
bis du CGI
EXEMPLE 3 : imposition du revenu exceptionnel et différé
Au titre du mois d’avril 2017, madame YEMI a perçu son salaire ordinaire mensuel de FCFA
157 000 ainsi qu’une prime de bilan d’un montant de FCFA 2 000 00. Elle a perçu au titre
des trois dernière années des salaires respectifs de 1 500 000, 1 600 000, 1 700 000.
Elle sollicite le bénéfice des dispositions de l’article 65 bis.
La prime de bilan de montant de FCFA 2 000 000 est un revenu exceptionnel, servi de
manière ponctuelle. De par sa nature, il n’est pas susceptible d’etre mis à la disposition de
son bénéficiaire annuellement et sn montant dépasse la moyenne nette des revenus dont elle
dispose u titre des trois dernières années.
En conséquence, Mme YEMI est éligible au régime de l’article 65 bis et son IRPP doit etre
liquidé suivant les mêmes modalités que celles illustrés dans l’exemple 1 ci-dessus.

Modalité de mise en œuvre du régime d’imposition allégé du revenu


exceptionnel
Pour bénéficier du régime d’imposition allégé du revenu exceptionnel, le salarié doit adresser
une demande à son employeur
L’employeur apprécie, sous sa responsabilité, le caractère exceptionnel du revenu, au regard
des critères ci-dessus rappelés et procède à la liquidation d’après les modalités précisées.
L’employeur est tenu de transmettre à titre déclaratif à son centre des impôts de rattachement,
l’ensemble des éléments ayant servi e base de liquidation de l’IRPP sur le revenu
exceptionnel. Il s’agit notamment de la demande de son employé, des bulletins de solde des
trois derniers exercices d’activité du salaire, de l’état de sommes à versé au titre de revenu
exceptionnel et d’un état de liquidation séparé de l’IRPP du salarié concerné.
Les services s’assurent sur la base des éléments déclarés par l’employeur, de l’éligibilité au
régime de l’article 65 bis ainsi que de la conformité de la liquidation faite par ledit employeur.
Ils procèdent le cas échéant aux régulations de l’impôt sur le revenu exceptionnel.
Modalité de collecte des impôts et taxes sur les dépenses effectuées sur le budget de l’état,
des CTD, et EP et des organismes publics bénéficiaires des subventions
Pour compter du 1er janvier 2018, la retenue des impôts et taxes dus sur les factures payés sur
le budget de l’état, des CTD, des EP et autres organismes et entreprises publics bénéficiaires
de subventions, s’opère suivant les modalités ci-après :
- S’agissant des dépenses exécutes suivant la procédure classique
A titre de rappel, la procédure ordinaire est celle qui suit les étapes classiques d’exécution de
la dépense publique, notamment l’engagement, la liquidation, l’ordonnancement et le
paiement après service fait.

L’obligation de liquidation et d’engagement des impôts et taxes


L’article 116 bis bis du CGI institut pour les ordonnateurs de la dépense publique une
obligation d’engager simultanément la dépense réelle et les impôts et taxes correspondants.
Ainsi, tout acte d’engagement doit obligatoirement distinguer le montant hors taxes de la
dépense et le montant des impôts et taxes y afférents.
Par ailleurs, tout ordonnateur est tenu d’exercer avant de mandater une dépense, outre
l’attestation de non redevance, la présentation par l’adjudicataire d’un bulletin d’émission ou
d’un avis d’imposition établi par nature d’impôt par sn centre des impôts de rattachement. Ce
bulletin constate les impôts et taxes dus à l’occasion du contrat qui font l’objet de la retenue à
la source par les comptables du trésor.
Le contrôleur financer s’assure que les impôts et taxes dus ont été engagés avant d’apposer
son VISA.

L’obligation de retenue à la source des impôts et taxes lors du règlement de


la dépense
Les impôts et taxes engagés et mandaté sont obligatoirement collectés par voie de retenue à la
source par le comptable public lors du règlement des factures correspondantes.
Conformément aux dispositions des articles 21 et 134 du CGI, les avances de démarrage
payées sur le budget de l’état, des collectivités territoriales décentralisées, des impôts et taxes
correspondants.
Ainsi, dans le cadre des avances de démarrage, seule la parte hors taxes du montant de
l’avance consentie est mandatée au profil du prestataire, l’AIR et la TVA devant etre retenus à
la source par le comptable public.
Le contrôleur financier et l’ordonnateur s’assurent que la TVA a été liquidée sur l’avance de
démarrage.
Soit un marché de montant hors taxe (HT) FCFA 1 000 000 000, dont TVA de TVA
192 500 000 pour un total toutes taxe comprise (TTC) de 1 192 500 000. L’adjudicataire
bénéficie d’une avance de démarrage correspondant à 20% du montant TTC, soit FCFA
238 500 000 TTC. L’avance de démarrage est remboursée lors du règlement du premier
décompte à hauteur de 50% et du deuxième décompte à hauteur de 50%.
Le tableau ci-dessous illustre les modalités de retenue à la source de la TVA sur l’avance de
démarrage et son imputation sur les décomptes au moment de sa restitution.
Avance de Décompte 1 Décompte 2 Décompte 3
démarrage
Montant HT 200 000 000 400 000 000 400 000 000 200 000 000
Remboursement - 100 000 000 100 000 000 -
AD
Montant HT net 200 000 000 300 000 000 300 000 000 200 000 000
TVA (19.25%) 38 500 000 57 750 000 57 750 000 38 500 000
AIR (2.2%) - 8 800 000 8 800 000 4 400
Montant TTC 238 500 000 457 750 000 457 750 000 238 500 000
NAP 200 000 000 391 200 000 391 200 000 195 600 000

Nota bene :
- Le montant de la TVA due sur l’avance de démarrage, soit 38 500 000 FCFA, doit etre
retenu) la source lors du paiement de ladite avance à l’adjudicataire ;
- Au moment de la restitution de l’avance de démarrage, la TVA est liquidé sur le
montant HT net,) savoir celui obtenu après imputation de la quote-part de l’avance de
démarrage.
- Le remboursement de l’avance de démarrage d’effectue HT
S’agissant de la dépense exécutée suivant les procédures exceptionnelles
Par procédures exceptionnelles d’exécution de la dépense budgétaire, il faut entendre les
dépenses effectué à travers les caisses d’avance, compte d’affectation spéciale, régie
d’avance, décisions de déblocage de fond, intervention directe, subdivisions, etc…
Pour ces différentes procédures, les articles 116 bis et suivant du CGI instituent les
obligations ci-après pour les ordonnateurs, les contrôleurs financiers, les comptables publics,
les billeteurs et les régisseurs :

Les obligations des ordonnateurs


L’ordonnateur est tenu d’effectuer la liquidation préalable des impôts, droits et taxe sur la
base des mémoires de dépenses.
Le mémoire de dépenses ainsi que la décision d'engagement de la dépense doit
obligatoirement présenter de manière détaillée la nature des différentes opérations à effectuer
(acquisition des biens et services, honoraires, émoluments, frais de mission, ...), le coût
prévisionnel hors taxes de chaque opération, la taxe correspondante et le montant toutes taxes
comprises selon le modèle de présentation ci-après :
INTITULE MONTANT

1.montantHorsTaxes

2.TaxesurlaValeurAjoutée(TVA):19,25%

3.ImpôtsurleRevenu(IR):2,2%

4.TaxeSpécialesurleRevenu(TSR):5%

5.Revenues NonCommerciaux(RNC):11%

6.ImpôtsurleRevenudesPersonnesPhysiques(IRPP):5,28%

7.TOTALTAXES(2+3+4+5+6)

TOTALTTC( montantHT+TVA)

NETAMANDATER(1-3-4-5-6)

Il convient de préciser que seuls les impôts et taxes dus en fonction de la nature de la dépense,
doivent être liquidés et retenus à la source. A titre de rappel, sont applicables :
 pour les biens et services : la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) au taux de 19,25%,
l'acompte de l'Impôt sur le revenu (IR) au taux unique de 2,2% quel que soit le régime
d'imposition ;
 pour les dépenses de personnel (revenu salarial et prime à caractère statutaire) : impôt
sur le revenu des personne physiques (L’IRPP) au taux de 5.28%
 pour les avantages financiers hors solde et ceux non encadrés par des textes, les
indemnités accordées aux membres des comités, des commissions et groupes de
travail, les rémunérations des sportifs et artistes, les rémunérations allouées aux
membres des conseils d'administration des Etablissements Publics et des entreprises
publiques à quelque titre que ce soit : l'Impôt sur les Revenus Non Commerciaux au
taux de 11% ;
 l'acompte de 5,5% sur les honoraires, émoluments et commissions versés aux
praticiens des professions libérales quel que soit leur régime d'imposition ;
 la Taxe Spéciale sur les Revenus versés à l'étranger (TSR) au taux de 5% sur les
prestations payées aux personnes domiciliées à l'étranger, à l'exception des prestations
relatives aux médicaments et consommables médicaux qui sont dispensées de TSR.
 Pour les prestataires de services étrangers ayant ouvert un établissement stable au
Cameroun aux fins de domicilier leurs opérations de prestations de services au
Cameroun, la TSR retenue à la source vaut acompte d'impôt sur le revenu dû par cet
établissement stable au Cameroun.
 le précompte de 15% sur les loyers payés par caisses d'avances le cas échéant

Lors de la passation de chaque commande, disponibilité des ressources financières


nécessaires pour dues au tiers contractant de l'administration que celles totalité des impôts et
taxes y relatifs.L’Ordonnateur s'assure de la couvrir aussi bien les sommes destinées à
l'acquittement de la totalité des impôts et taxes y relatifs.
Sous peine de rejet par les services compétents du Ministère des Finances, toute décision de
déblocage de fonds ou de mise à disposition des subventions doit être assortie d'un mémoire
de dépenses et préciser d'une part, le montant total hors taxes des dépenses envisagées, et
d'autre part le montant des impôts et taxes correspondants.
Les sommes à mandater au profit de l'ordonnateur ou du billeteur doivent représenter la seule
partie hors taxes des dépenses en cause.

Les obligations des contrôleurs financiers


Afin d'assurer le recouvrement effectif des impôts et taxes dus sur les dépenses exécutées
suivant les procédures exceptionnelles (procédure de mise à disposition des fonds, caisses
d'avances , des avances de trésorerie, des déblocages de fonds, les comptes d'affectations
spéciales, les subventions, ...), un contrôle de prévision et de disponibilité des impôts et taxes
est effectué préalablement par le Contrôleur Financier et le comptable public assignataire,
avant apposition du visa budgétaire et de la mention « VU, BON A PAYER ».
Le Contrôleur Financier et le Comptable assignataire s'assurent que !'Ordonnateur a
préalablement liquidé, sur la base du mémoire de dépenses, les différents impôts et taxes dus.
Le Contrôleur Financier s'assure sur la base des crédits de paiement inscrits dans le budget de
l'Etat et le mémoire de dépenses présenté, que des engagements sont distinctement effectués
au titre des impôts et taxes dus d'une part et d'autre part, pour le compte du solde à mandater
au profit de l'ordonnateur et du billeteur
Régime fiscal de la commande publique exécutée par un groupement d'entreprises.
La loi de finances pour l'exercice 2018 précise le régime fiscal applicable aux groupements
d'entreprises dans le cadre de l'exécution de la commande publique. Il est ainsi distingué selon
que le groupement est solidaire ou conjoint.
Conformément aux dispositions de l'article 116 octies du CGT, lorsque le groupement est
solidaire, le régime fiscal applicable au marché dont il est adjudicataire est celui de
l'entreprise chef de file du groupement. A titre d'illustration, pour un marché adjugé au profit
d'un groupement solidaire dont le chef de file du marché est établi à l'étranger, il sera appliqué
la TSR sur l'ensemble du marché.