Vous êtes sur la page 1sur 11

DAKAR BUSINESS

SCHOOL
Comptabilité Générale 1
Ousmane SY
Consultant en développement commercial
Manager de Projet / Ingénieur Financier
osyconsulting@gmail.com
78 303 35 13 / 76 276 47 05
Whatsapp: 70 707 16 70
Chapitre 1: Cadre de la comptabilité
Chapitre 1: Cadre de la comptabilité

1.1 Définition et buts de la comptabilité générale


La comptabilité est un système d’organisation de l’information financière permettant de:
 Saisir, classer, enregistrer les opérations commerciales et financières de l’entreprise et de retracer toutes les
transformations subies par les capitaux mis à sa disposition.
 Fournir après traitement un ensemble de documents de synthèse ou états financiers (sont : le bilan de fin
d’exercice ; le compte de résultat; le tableau financier des ressources et emplois (TAFIRE); l’état supplémentaire ;
l’état annexe).

Elle doit non seulement établir des comptes réguliers et sincères mais être aussi la source d’une information
normalisée et vérifiable à destination de tiers de plus en plus nombreux.

Les informations comptables doivent donner à leurs utilisateurs une description adéquate et loyale,
claire, précise et complète des opérations, évènements et situation.

1.2. Rôle de la comptabilité


 Instrument obligatoire pour tout commerçant personne physique ou morale.
 Instrument de preuve entre commerçants.
 Instrument d’informations des tiers (l’état, les associés, les banques, les clients, les fournisseurs, les assurances…
)
 Instrument de gestion, de contrôle et d’aide à la décision.
 Instrument de calcul des assiettes fiscales et sociales.
Cadre de la comptabilité
1.3. Etude du SYSCOHADA :
OHADA signifie: Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires.
L’OHADA a pour mission:
 de doter tous les états parties d’un même droit des affaires harmonisé;
 de promouvoir l’arbitrage comme instrument de règlement des différents contractuels;
 d’améliorer la formation et les compétences des magistrats et des auxiliaires de justice dans le but d e promouvoir
l’activité économique et de garantir une sécurité juridique à l'intérieur de la communauté créée.
Par ailleurs l’OHADA a adopté un certain nombre de textes dits « Actes Uniformes »
→ Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF) a pour but d’organiser, d’harmoniser
les comptabilités des E/ses dans les états parties du traité à l’harmonisation du droit des affaires en Afrique.
→ Le SYSCOHADA révisé* comprend, d’une part, le plan comptable général OHADA et, d’autre part, le dispositif
comptable des comptes consolidés et combinés.
→ L’application du Système Comptable OHADA (SYSCOHADA), unique et commun à tous les Etats parties, assure la
collecte, la tenue, le contrôle, la présentation et la communication par les E/ses d’informations établies dans les
mêmes conditions de fiabilité , de compréhension et de comparabilité.
→ Sont soumises au SYSCOA:
 Les E/ses publiques, parapubliques et d’économie mixte;
 Les coopératives;
 toutes les entités produisant des biens et services marchands ou non marchands, dans la mesure où elles exercent,
dans un but lucratif ou non, des activités économiques à titre principal, ou accessoire fondées sur des actes
répétitifs.
En sont exclues les E/ses soumises aux règles de la comptabilité.
→ La durée d’un exercice comptable est de 12 mois, on parle d’année civile qui va du 1IER janvier au 31 décembre.*
Cadre de la comptabilité
1.3. Etude du SYSCOHADA (suite)
1.3.1 La nature des travaux d’arrêté des comptes
L’arrêté des comptes a deux natures:
 une nature extracomptable : recenser les éléments existants et les évaluer
 une nature comptable : traduire dans les comptes, selon les règles existantes les différents éléments, notamment:
o comptabiliser les stocks de clôture,
o pratiquer les amortissements
o enregistrer les provisions correspondantes aux dépréciations,
o apprécier l’opportunité de comptabiliser des provisions de nature fiscale
o rattacher les charges et produits aux exercices concernés,
o procéder aux régularisations par rapport aux existants ( sur les pertes substantielles sur des contrats de vente ou
d’achat,
o déterminer le résultat fiscal,
o calculer et comptabiliser les prélèvements opérés sur le résultat comptable (impôt sur le bénéfice),
o déterminer le résultat net de l’exercice,
o remplir la déclaration statistique et fiscale.
3.2 L’acheminement des états financiers
 Les états financiers sont arrêtés au plus tard à la date du 30 Avril N+1 pour les comptes clôturés au 31
décembre de l’année N*;
 A la clôture d’un exercice, les états financiers , le bilan et le rapport de gestion ainsi que les docs relatifs aux
évènements importants sont transmis au commissaire au compte 45 jours au moins avant l’AG
 Tous les documents sont soumis à l'approbation des actionnaires (ou associés) dans un délai de 6 mois à compter
de la date de clôture de l’exercice fiscal (c’est à dire au 31 Juin N+1):
Cadre de la comptabilité

1.4. Les SYSCOAHADA applicables aux entreprises (Art .11)


L’ AUDCIF portant organisation et harmonisation des comptabilités des E/ses a prévu trois systèmes:
 Le Système normal applicable à toute E/se dont le CA > 100 000 000 FCFA
 Le système allégé applicable à l’E/se dont le CA < ou = 100 000 000 FCFA
 Le système minimal de trésorerie : appliqué à l’E/se en fonction des recettes annuelles et du secteur d’activité:
Recettes < ou = 30.000.000 FCFA pour les entreprises de négoce,
Recettes < ou = 20.000.000 FCFA pour les entreprises artisanales et assimilées,
Recettes < ou = 10.000.000 FCFA pour les entreprises de services.

1.5. Les principales sources et normalisation


Sources internationales Sources nationales & communautaires

 la fédération internationale des comptables  Les sources d’origine règlementaire (professions


(IFAC) libérales).
 L’organisation internationale des standards  Les normes d’origine corporative qui gouvernent les
comptables (IASB). Elle est l’auteur des professions d’expert comptable, de comptable
normes IFRS qui détermine le standard des agréé et de commissaire aux comptes L’OHADA
documents comptables.  L’UEMOA
 L’UMOA
 La CIMA
Cadre de la comptabilité : 1.6.le Cadre du SYSCOHADA
Objectifs
Image fidèle Image la plus objective
Sincérité Comptes établis de bonne foi
Régularité Conformités aux règles
Principes comptables

Prudence (art. 3 et 6) Eviter le transfert sur le futur de risques et de pertes présentes


indépendances des exercices ( art.59) Rattachement des charges et des produits au résultat d’un exercice donné
Non compensation Evaluation séparés des éléments d’actif et de passif, des charges et des produits
Continuité de l’exploitation (art.39) L’E/se est présumée poursuivre ses activités
Coûts historiques (art. 35 et 36) Enregistrement des biens acquis à titre onéreux au coût d’acquisition et
maintien au bilan pour cette valeur.
Permanence des méthodes (art.40) Pas de changement de méthode d’un exercice à l’autre

Intangibilité du bilan d’ouverture Le bilan d’ouverture d’un exercice doit correspondre au bilan de clôture
(art. 34) de l’exercice précédent.
Importance relative Appréciation de l’objectif de sincérité en fonction de la réalité
économique et de l’importance des événements enregistrés.
Cadre de la comptabilité

1.7. Processus général de la comptabilité en résumé

Documents de
Documents
synthèse

Facture N° Comptabilité
Facture N° Enregistrement Actif Passif
des BILAN
Facture N° transactions
2 4 1 5
Opérations Travaux
3 5 4
courantes d’inventaire

COMPTES Charges Produits


DE
7 8+
RESULTAT 6 8+
suivi pairs
suivi
impairs

 Factures Clients  Ecritures au journal au jour  Amortissements  Bilan , Compte de résultat


 Factures Fournisseurs le jour  Provisions
 Bulletins salaires  Mises à jour des comptes  Négociations en fin
 Chèques périodiques d’exercice
….
Cadre de la comptabilité : Organisation de la comptabilité

1.8. Organisation de la comptabilité


L’enregistrement en comptabilité se fait à par de pièces justificatives ( pièces de caisse, factures,
chèques…) selon l’ordre suivant:

Enregistrement des opérations du journal


1 Document obligatoire constatant chronologiquement les écritures. Il peut être subdivisé en journaux
auxiliaires

Report dans le grand livre


2 Document obligatoire regroupant l’ensemble des comptes de l’entreprise ainsi que les mouvements les
mouvements les affectant. Il peut être subdivisé en livres auxiliaires.

Etablissement de la balance
3 Document non obligatoire faisant ressortir pour chaque compte les montants totaux des débits et des
crédits ainsi que le solde débiteur ou créditeur

Réalisation des documents de synthèse


4 Comptes annuels: bilan, compte de résultat et annexe
Cadre de la comptabilité :

1.9. Les modalités d’enregistrement des opérations


Ce sont les principes de l’enregistrement et de l’organisation comptable selon le SYSCOHADA, il s’agit:
 de l’enregistrement exhaustif, chronologique et irréversible (1),
 De la conservation des documents comptables pendant 10 ans,
 Du classement et de la conservation des pièces justificatives conformément aux procédures et à
l’organisation comptable de l’E/se (2),
 De la formalisation des procédures administratives comptables afin de s’assurer la continuité dans le
temps et du contrôle interne,
 Du respect de l’origine de l’enregistrement comptable:
l’origine: source de l’info,
le contenu: date comptable, libellé, montant, sens (débit, crédit),
l’imputation : numéro de compte du plan comptables,
la référence de la pièce justificative qui appuie l’enregistrement, les mentions : date d’enregistrement,
de saisie, numéro de compte.
 De l’emploi de la technique de la partie double avec la possibilité pour l’E/se d’ouvrir des subdivisions si
nécessaires ou de regrouper les comptes en fonction des besoins,
 de la tenue de la comptabilité dans la langue officielle et l’unité monétaire du pays,
 Du contrôle par inventaire de l’existence et de la valeur des biens, des créances et des dettes de l’E/se,
 de la création d’un plan comptable suivant le SYSCOHADA,
 De la tenue des livres comptables et des supports qui doit se faire sans blanc , ni altération; toute
correction d’erreur s’effectue exclusivement par inscription en négatif des éléments erronés.
Cadre de la comptabilité :

1.10. Le contrôle de la comptabilité


Le contrôle de la comptabilité s’effectue par:
 Le comptable de l’E/se à travers le contrôle interne c’est-à-dire l’ensemble des sécurités contribuant à la maîtrise
de l’E/se (procédures, séparations des fonctions…)
 L’expert comptable dans le cadre d’une mission contractuelle, à l’issue de laquelle il délivre une attestation
(intervention facultative),
 Le commissaire aux comptes dans le cadre d’une mission légale de certification des comptes annuels (intervention
obligatoire dans les sociétés anonymes et dans certaines entités dépassant des seuils juridiques)

1.11. La comptabilité et le temps


Le bilan doit le reflet de la situation réelle de l’E/se à un moment donné. Or, certains éléments de l’actif inscrits en
comptabilité pour leur prix d’acquisition diminuent avec le temps: il faut donc constater la dépréciation en
comptabilité.
A. L’amortissement: cette dépréciation est fonction de plusieurs variables: le temps, l’usure, l’obsolescence. Il est
une charge de l’exercice qui n’entraine pas de décaissement de trésorerie.
B. Les provisions: dépréciation d’un élément d’actif pour des raisons autres que le temps: charges probables ,
mais incertaines quant à leur montant ou à leur réalisation, se concrétisent par des provisions. (Principe de
prudence)
C. La régularisation des charges et des produits
Le compte de résultat ne doit enregistrer que les charges et les produits naissent dans l’exo ou qui proviennent, à la
suite d’une erreur ou d’omission, d’exercices antérieurs. (principes d’indépendance des exercices)