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19/03/2018 Memoire Online ­ Les déterminants de la structure financière des entreprises marocaines cotées: cas des secteurs agroalimentaire et chimie et pa…

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Les déterminants de la structure financière des entreprises marocaines cotées: cas des secteurs
agroalimentaire et chimie et parachimie  ( Télécharger le fichier original ) précédent
par Salah Eddine Kartobi  sommaire
Université Cadi Ayyad Maroc ­ Master en finance appliquée 2008 suivant

  

Conclusion
Le premier chapitre a présenté une synthèse des contributions au débat sur la structure financière et a
montré  que  le  choix  d'une  structure  financière  dépend  de  plusieurs  variables.  En  effet,  la  théorie  de
compromis  met  en  oeuvre  une  structure  financière  qui  résulte  d'un  arbitrage  entre  les  économies
d'impôts  liés  a  l'endettement  et  les  coüts  d'une  éventuelle  faillite.  La  théorie  des  préférences
hiérarchisées  de  financement  montre  que  la  structure  financière  est  influencée  par  les  asymétries
d'information. La théorie de Market timing affirme que celle­ci dépend des conditions du marché.

Avant d'appréhender les déterminants de la structure financière des entreprises marocaines, il est
opportun de décrire, dans un deuxième chapitre, leur environnement financier et fiscal.

Chapitre II

Environnement financier et fiscal de
l'entreprise

marocaine

Introduction
Le choix d'une structure de financement, permettant a l'entreprise de maximiser sa valeur, dépend
principalement de son environnement financier et fiscal.

Par environnement financier, il faut entendre les différentes composantes du système financier de
même que les modalités de financement que ce système offre aux entreprises. L'environnement fiscal
est matérialisé par l'ensemble de règles d'imposition des différentes modalités de financement
auxquelles l'entreprise recourt.

Au Maroc, le système financier a subi des mutations profondes dans le cadre des réformes entreprises
depuis les années quatre­vingt. Il s'agit de la mise en place d'un système financier moderne, libéral et
en mesure d'assurer une meilleure mobilisation de l'épargne qui peut être allouée aux entreprises de
deux manières :

­ Soit indirectement (financement intermédié) par le système bancaire ayant pour mission principale la
distribution des crédits a l'économie.

­  Soit  directement  (financement  désintermédié)  par  le  biais  du  marché  des  capitaux  qui  permet  a
l'entreprise d'émettre des titres de créance ou de propriété pour combler son déficit de financement.

A l'instar du système financier, le système fiscal a également subi une réforme ayant pour motif
principal le traitement fiscal inéquitable des différents moyens de financement25.

Pour remédier a cette situation, le législateur marocain a entrepris des mesures fiscales incitant les
entreprises a renforcer leurs fonds propres.

Dans  la  mesure  oü  les  décisions  de  financement  des  entreprises  marocaines  sont  largement
influencées par le système financier de même que par le traitement fiscal des différentes modalités de
financement, il nous parait essentiel d'esquisser, dans une première section, les composantes et les
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caractéristiques  du  système  financier  marocain,  ensuite  présenter,  dans  une  deuxième  section,  les
différentes modalités de financement que ce système offre aux entreprises marocaines. L'exposé de
ces  différentes  modalités  de  financement  nous  conduira,  dans  une  troisième  section,  a  l'examen  du
traitement fiscal que le législateur marocain leur a réservé.

2.1 Le système financier Marocain
Principale source d'approvisionnement des entreprises marocaines en ressources financières,
le système financier marocain est composé du secteur bancaire, ayant pour mission principale
25 La fiscalité marocaine a largement favorisé le financement par emprunt au détriment des fonds propres.

la distribution des crédits à l'économie, et du marché des capitaux qui permet aux entreprises
d'émettre des titres de créance pour combler leurs besoins de financement.

Ces deux composantes du système financier, qui ont connu des réformes depuis les années quatre
vingt, feront l'objet d'une présentation dans la suite de cette section.

2.1.1 Le système bancaire marocain

Le système bancaire marocain, à l'instar des autres composantes du système financier, a connu dés le
début des années 90 une réforme qui s'est traduite par la généralisation de la banque universelle, la
libéralisation  des  taux  d'intérêt  et  la  déréglementation  de  l'activité  bancaire.  Les  instruments  mis  en
oeuvre pour réaliser ces objectifs concernaient, essentiellement, l'encadrement du crédit, les emplois
obligatoires  et  le  plancher  d'effets  publics.  De  ce  fait,  nous  présenterons,  dans  un  premier  point,
l'évolution des principaux instruments de régulation du crédit utilisés au Maroc. Avant d'exposer, dans
un deuxième point, la structure et le cadre juridique régissant l'activité bancaire au Maroc.

2.1.1.1 Evolution des instruments de regulation du credit

Nous présenterons les instruments de régulation du crédit, utilisés entre 1959 et 1991, ainsi que les
nouveaux instruments de régulation introduits depuis 1991.

2.1.1.1.1 Les instruments de regulation du credit (1959­1991)

Les instruments de régulation du crédit, utilisés au Maroc, concernaient essentiellement le plafond de
réescompte,  le  coefficient  de  trésorerie,  la  réserve  monétaire,  le  plancher  d'effets  publics  et
l'encadrement du crédit.

A ­ Le plafond de réescompte

Institué  en  juillet  1959  pour  contrôler  étroitement  la  masse  monétaire,  le  plafond  de  réescompte  est
une  technique  qui  consiste  à  déterminer,  pour  chaque  établissement  bancaire,  un  plafond  unique
d'escompte déterminé en fonction des dépôts collectés, au delà duquel les taux pratiqués par l'institut
d'émission deviennent dissuasifs26.

A ce niveau, il est essentiel de noter que le plafond de réescompte s'est avéré inefficace pour
limiter la distribution des crédits. En effet, pour satisfaire la demande de crédits, les banques
26  Il faut souligner, cependant, que le plafond de réescompte ne s'appliquait pas aux effets relatifs aux secteurs jugés prioritaires par
les pouvoirs publics.

n'avaient pas a réescompter des effets de commerce car elles se refinancaient auprès de leurs
maisons mères installées a l'étranger.

B ­ Le coefficient de trésorerie

Institué  en  octobre  1963,  le  coefficient  de  trésorerie  est  venu  compléter  la  technique  de  réescompte
pour mieux contrôler la liquidité bancaire. C'est un instrument de la politique monétaire qui consiste a
bloquer, dans l'actif des établissements de crédit, 45% de leurs exigibilités, constituées des avoirs en
caisse  ou  en  compte  a  l'institut  d'émission,  des  bons  de  trésor  et  des  effets  réescomptables  hors
plafond.  Nous  remarquons,  néanmoins,  que  l'efficacité  de  cette  technique  est  restée  limitée  puisque
les  établissements  de  crédit  ont  pu  répondre  favorablement  a  la  demande  de  crédit  qui  leur  a  été
adressée  malgré  le  plafond  de  réescompte  et  le  coefficient  de  trésorerie,  incitant  les  autorités  a  le
remplacer par deux nouveaux instruments : la réserve monétaire et le plancher d'effets publics.

C ­ La réserve monétaire

Elle est instituée en février 1966 pour éponger le surplus de liquidité monétaire. La réserve obligatoire
(technique  de  contrôle  indirecte  de  la  distribution  de  crédit)  consistait  a  conserver  dans  un  compte
rémunéré a Bank Al­Maghrib (BAM) l'excédant des dépôts a vu et a terme.

A  partir  de  novembre  1966,  les  banques  n'avaient  a  placer  auprès  de  BAM  que  25%  de
l'accroissement des dépôts a vu. Par la suite, le taux de la réserve monétaire s'est fixé en 1971 a 4%
de  l'ensemble  des  exigibilités  des  banques.  A  son  tour,  cette  mesure  s'est  révélée  inefficace  pour
limiter la distribution des crédits.

D ­ Le plancher d'effets publics

Il  fut  instituée  en  février  1966  et  consistait  a  imposer  aux  banques  commerciales  la  détention  d'un
portefeuille minimum d'effets publics (bons du trésor) qui oscillait entre 30 et 35% des exigibilités des
banques jusqu'au début des années quatre vingt dix.

E ­ L'encadrement du crédit

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La  nécessité  d'intervenir  directement  pour  contraindre  la  distribution  des  crédits  par  les  banques,  a
conduit  les  autorités  marocaines  a  instituer  en  1969  l'encadrement  du  crédit.  Cette  procédure
administrative consiste a imposer aux banques pour une période déterminée et par rapport a une date
de référence, une limite d'accroissement de leurs concours. Des sanctions ont été prévues en cas de
dépassement de cette limite.

Cependant, des procédures dérogatoires ont été admises pour ne pas pénaliser l'activité économique
et favoriser certains secteurs jugés prioritaires (essentiellement le secteur agricole).

L'encadrement du crédit a été abandonné en 1972 pour relancer l'activité économique a travers une
politique monétaire expansionniste utilisant les techniques de contrôle indirectes (réserve monétaire et
plafonds de réescompte).

La relance de l'activité économique s'est traduite par des déséquilibres économiques et financiers qui
ont  obligé  les  autorités  monétaires  a  réinstaurer  en  1976  la  politique  d'encadrement  du  crédit.  Cette
dernière a été reconduite d'année en année par les autorités monétaires jusqu'en 1990.

2.1.1.1.2 Les nouveaux instruments de régulation du crédit

Pour freiner le développement des crédits, suite a l'abolition de l'encadrement du crédit et la réduction
des emplois obligatoires, les autorités monétaires ont utilisées la réserve monétaire et la modulation
du volume et du coüt de refinancement sur le marché monétaire, en instituant un nouveau système de
refinancement  des  établissements  bancaires.  Ce  dernier  est  fondé  sur  des  appels  d'offre
hebdomadaires  et  des  prises  en  pension  a  cinq  jours.  Les  taux  communiqués  par  BAM,  utilisés
comme  instrument  de  régulation,  constituent  les  deux  taux  directeurs  qui  permettent  a  la  banque
centrale d'orienter les taux sur le marché monétaire interbancaire et de ce fait, agir indirectement sur la
distribution des crédits.

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