Vous êtes sur la page 1sur 70

23/11/2018

Université Mohamed V de Rabat


Ecole Normale Supérieure de l’Enseignement Technique
Département Génie Electrique

Outils de description des


systèmes automatisés
Pr. M. NAJOUI

m.najoui@uca.ac.ma

Introduction
Classification des systèmes :
Un système technique :
Un ensemble d’éléments organisé afin de réaliser but défini par des fonctions et des
constituants.

Les objets techniques peuvent être classer en plusieurs catégories : manuel, mécanique,
électrique, automatique, informatique, embarqué…

Parmi les grandes familles :


Les systèmes mécaniques,
Les systèmes automatiques.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 2

1
23/11/2018

Introduction
Classification des systèmes :

Un système mécanique :
L’utilisateur commande et contrôle l'ensemble des opérations.
Toute l’énergie nécessaire à la transformation du produit est fournie par une source
extérieure.
Le système peut être un objet technique :
Simple : porte, paire de ciseaux, bicyclette…
Complexe et peut apporter de l'énergie à la place de l'utilisateur : grue, voiture...

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 3

Introduction
Classification des systèmes :

Un système automatique :
Effectue sans l'intervention de l'utilisateur, des tâches programmées à l'avance.
Dans la majorité des cas il exécute le même cycle de travail après avoir reçu les consignes
d'un opérateur.
L’utilisateur suit l'évolution du système et contrôle le bon déroulement du cycle de
fonctionnement. Il assure la programmation, le démarrage et l'arrêt du système (en cas de
problème).
L’utilisateur peut dialoguer avec le système par l’intermédiaire du pupitre (IHM).

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 4

2
23/11/2018

Introduction
Classification des systèmes :

Simples ou complexes, les systèmes automatiques sont partout dans notre environnement
quotidien.
Ils se développent de plus en plus et modifient la manière de travailler dans les ateliers de
production (Robotique).
Ils permettent d'augmenter la sécurité et remplacent l'homme en accomplissant des travaux
pénibles (convoyeur), répétitifs (ligne de montage), dangereux (atelier de peinture) ou dans
des endroits inaccessibles (réacteur nucléaire).

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 5

Introduction
Automatique et Automatisme, Quelle différence ?

L'automatique :
Se réfère souvent au contrôle-commande, à l'asservissement ou au régulation.
Le système n'est pas forcément séquentiel mais est conditionné par une consigne.
Par exemple : le système de pilotage des avions ou drones, les systèmes de régulation de
température dans les chaudières industrielles.
L'automatisme :
L’utilisation d’une logique (câblée ou programmée) afin d’automatiser un processus.
Traite plus l'aspect séquentiel d'un système : le système suit une logique prédéterminée.
Un système séquentiel se traduit facilement à un GRAFCET.
Par exemple : Une ligne de remplissage de bouteilles d’eau est un automatisme.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 6

3
23/11/2018

Introduction

Système séquentiel et combinatoire, Quelle différence ?

Dans un système combinatoire :


La sortie à un instant donné ne dépend que de la valeur des entrées à cet instant.

Dans un système séquentiel :


La sortie à un instant donné dépend de la valeur des entrées à cet instant et de la valeur de
sortie aux instants antérieurs.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 7

Les systèmes automatisés

Dans le domaine de l'automatisation de processus industriels, l’évolution des techniques de


contrôle/commande s’est traduite par :
Un développement massif,
Une approche de plus en plus globale des problèmes,
Une intégration dès la conception de l’installation.

On est ainsi passé du stade de la machine automatisée à celui du Système Automatisé de


Production –SAP- (Par exemple : UAP).

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 8

4
23/11/2018

Les systèmes automatisés

Structure d’un système automatisé :

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 9

Les systèmes automatisés

Partie opérative (PO) :

Un ensemble de moyens technique qui permettent d’apporter la valeur ajoutée aux


matières d’œuvre en effectuant directement le processus nécessaire à leur transformation.
Traiter les matières d’oeuvre afin d'élaborer la valeur ajoutée ;
C’est la partie mécanique du système qui effectue les opérations.
Elle est constituée de cinq types de composants :
Les pré-actionneurs,
Les actionneurs,
Les transmetteurs
Les capteurs,
Les effecteurs.
M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 10

5
23/11/2018

Les systèmes automatisés

Partie opérative (PO) :

Afin d’agir sur la matière d’oeuvre, la partie opérative a besoin d’énergie. L’énergie employée
est le plus souvent de nature électrique ou pneumatique, parfois hydraulique. Cette énergie
source n'est pas directement utilisable et doit être convertie (en général en énergie mécanique) :
C’est la fonction des actionneurs.
Un actionneur : Un objet technique qui convertit une énergie d’entrée non directement
utilisable par les mécanismes agissant sur la matière d’oeuvre en une énergie
de sortie utilisable pour obtenir une action définie. Exemple : Vérins, Moteurs...

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 11

Les systèmes automatisés

Partie opérative (PO) :

Un pré-actionneur : Un élément dont le rôle est de distribuer l’énergie disponible aux


actionneurs sur ordre de la partie commande. Exemple : Contacteurs,
Variateurs de vitesse...

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 12

6
23/11/2018

Les systèmes automatisés

Partie opérative (PO) :

Un transmetteur : Un objet capable d’adapter l'énergie mécanique produite par l'actionneur


afin d’avoir certaines caractéristiques précises (fréquence de rotation réduite,
vitesse linéaire alternative…),

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 13

Les systèmes automatisés

Partie opérative (PO) :

Un effecteur : L’élément terminal de la chaîne d’action. Il convertit l’énergie reçue de


l’actionneur en une opération ou un effet sur la matière d’oeuvre. Exemple : Pince
de robot, tambour de machine à laver,...

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 14

7
23/11/2018

Les systèmes automatisés

Partie opérative (PO) :

Un capteur : Un élément d’acquisition et de codage d’information sur un processus ou sur


l’environnement du système. Il convertit une grandeur physique (position, vitesse,
température…) en une information appelée compte-rendu compréhensible par la
partie commande.
Détecteur
de contact

Détecteur optique
Caméra
Codeur optique
Détecteur inductif (position arbre moteur)

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 15

Les systèmes automatisés

Partie opérative (PO) :


Les pré-actionneurs sont obligatoire pour des raisons
de sécurité.
Assure la séparation la partie commande et la partie
puissance.
Un pré-actionneur est dit monostable s’il a besoin
d’un ordre pour passer de sa position repos à sa
position travail. Le retour à la position repos s’effectue
mécaniquement lorsque l’ordre disparaît (sous l’effet
d’un ressort).
Un pré-actionneur est dit bistable s’il a besoin d’un
ordre pour passer de sa position repos à sa position
travail. À la disparition de cet ordre il reste dans sa
position travail. Ce n’est qu’à l’apparition d’un second
ordre qu’il passe de sa position travail à sa position
repos.
M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 16

8
23/11/2018

Les systèmes automatisés

Partie commande (PC) :

Un ensemble de moyens de traitement de l’information qui assurent le pilotage et la


coordination des tâches du processus souhaité.
Coordonne la succession des actions sur la PO avec la finalité d'obtenir la valeur ajoutée.

La réalisation matérielle de la partie commande peut être effectuée en :


Logique câblée : fonctions logiques + relais… (solution difficilement modifiable)
Logique programmée : API ou microcontroleurs…

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 17

Les systèmes automatisés

Partie commande (PC) :

Afin d’assurer son rôle de coordonnateur, la PC doit :

Être informée à chaque instant de l’état physique dans lequel est sa partie opérative et
parfois son environnement. Elle doit donc, en entrée, recevoir des informations appelées
comptes-rendus.

Ordonner en fonction de l’état physique de la partie opérative et de son environnement et


en fonction du programme mémorisé, le changement ou non de l’état de la partie opérative.
Elle doit donc, en sortie, envoyer des informations appelées ordres vers la partie opérative.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 18

9
23/11/2018

Les systèmes automatisés

Partie interface (PI) :

Le dialogue homme/système : le pupitre (IHM)


Un échange d’information entre la PC du système et l’utilisateur.
Ces informations sont de deux types : les consignes et les messages.
Les consignes sont les informations envoyées par l’opérateur à la PC.
Les messages sont les informations envoyées de la PC vers l’opérateur; ils donnent des
indications sur l’état du système.
Les consignes sont, en général mises en condition par des boutons.
Les messages arrivent très souvent à des voyants ou alarmes.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 19

Les systèmes automatisés

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 20

10
23/11/2018

Les systèmes automatisés

Y a-t-il des outils et/ou langages


efficaces de description des systèmes
automatisés ?

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 21

GRAFCET

Historique :
En 1975, un groupe de travail réunissant l’AFCET (Association Française pour la Cybernétique
Economique et Technique), l’ADEPA (Agence pour le DEveloppement de la Productique
Appliquée à l’industrie), des industriels et des universitaires se sont fixés l'objectif de définir
un formalisme adapté à la représentation des évolutions séquentielles d'un système et ayant les
caractéristiques suivantes :
Simple;
Accepté par tous;
Compréhensible à la fois par les concepteurs et les exploitants;
Fournissant potentiellement des facilités de passage à une réalisation, à base matérielle
et/ou logicielle de l'automatisme ainsi spécifié.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 22

11
23/11/2018

GRAFCET

Historique :
Le groupe de travail a dressé un état de l'art des différentes approches de modélisation du comportement de
tels automatismes. Trois grandes classes d'outils de modélisation furent ainsi recensées :
Les organigrammes ;
Les Réseaux de Pétri;
Les graphes d'état.

L'analyse des avantages et inconvénients de ces outils mena, en 1977, à la définition du GRAFCET

Les résultats de ces travaux firent l'objet d'une publication officielle dans la revue ”Automatique et Informatique
Industrielle” en décembre 1977, date que la communauté considère aujourd'hui comme date de naissance
effective du GRAFCET.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 23

GRAFCET

Historique :
En 1985, SIEMENS (leader européen des automatismes) adopte le grafcet et le promeut en Allemagne.

En 1986, ALLEN & BRADLEY (leader mondial des automates programmables) adopte et développe le
grafcet, y compris pour le marché américain.

Depuis 1988, le grafcet est un outil de description normalisé qui fonctionne en logique séquentielle. C'est
un outil simple mais extrêmement puissant qui permet les représentations fonctionnelles,
opérationnelles et technologiques de la plupart des automatismes industriels.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 24

12
23/11/2018

GRAFCET

Définitions :
Le GRAFCET (GRAphe Fonctionnel de Commande par Etapes et Transitions) est un mode de
représentation et d'analyse d'un automatisme, particulièrement bien adapté aux systèmes à
évolution séquentielle.

Le GRAFCET ou SFC (Sequential Fonction Chart) est un outil graphique qui décrit les
différents comportements de l'évolution d'un automatisme et établit une correspondance à
caractère séquentiel et combinatoire entre :
ENTREES : les transferts d'informations de la Partie Opérative vers la Partie Commande,
SORTIES : les transferts d'informations de la Partie Commande vers la Partie Opérative.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 25

GRAFCET

Définitions :
Le GRAFCET est un langage graphique représentant le fonctionnement d'un automatisme
par un ensemble de :
Étapes auxquelles sont associées des actions ;
Transitions entre étapes auxquelles sont associées des conditions de transition
(réceptivités) ;
Liaisons orientées entre les étapes et les transitions.

Son nom est l'acronyme à la fois de :


GRAphe Fonctionnel de Commande Etapes / Transitions
GRaphe du groupe AFCET.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 26

13
23/11/2018

GRAFCET

Les normes du GRAFCET :


1982 : GRAFCET est normalisé en France, parution de la norme NF C03-190.

1988 : GRAFCET est normalisé par la CEI/IEC 848.

1993 : Norme IEC 1131-3 permet de valider cinq langages de programmation d'API dont le SFC (inspiré
du GRAFCET)

2002 : Norme IEC 60848 est largement modifiée, sa traduction française est publiée en septembre de la
même année sous la référence NF EN 60848

IEC : International Electrotechnical Commitee

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 27

GRAFCET

Les avantages du GRAFCET :


Il est indépendant de la matérialisation technologique;
Il traduit de façon cohérente le cahier des charges;
Il est bien adapté aux systèmes automatisés.
Permet d'intégrer aux fonctions d'automatisme de base la notion du temps, par le biais de
temporisations ou de tests sur des horloges (ce qui n'est pas possible avec une logique simple à relais).

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 28

14
23/11/2018

GRAFCET

Le GRAFCET est basé sur :


1. Éléments graphique de base :
Les étapes,
Les transitions,
Les liaisons orientées reliant entre elles les étapes et les transitions, structurés en un réseau alterné
formant l'ossature (squelette) séquentielle graphique.
2. Une interprétation traduisant le comportement de la partie commande vis-à-vis de ses entrées et ses
sorties. Cette interprétation est caractérisée par :
Les actions associées aux étapes,
Les réceptivités associées aux transitions
3. Règles d'évolution définissant formellement le comportement dynamique de la partie commande.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 29

GRAFCET

Les étapes :
Une étape symbolise un état ou une partie de l'état du système automatisé.
L'étape possède deux états possibles : active représentée par un jeton dans l'étape ou inactive.
L'étape i, représentée par un carré repéré numériquement, possède ainsi une variable d'état, appelée
variable d'étape Xi.
Cette variable est une variable booléenne valant 1 si l'étape est active, sinon 0.
La situation initiale d'un système automatisé est indiquée par une étape dite étape initiale et
représentée par un carré double.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 30

15
23/11/2018

GRAFCET
Actions associées aux étapes :
Les actions associées à une étape traduisent ce qui doit être fait si l'étape est active.
A chaque étape est associée une ou plusieurs actions.
Une même action peut être associée à plusieurs étapes ou une étape vide (sans action).
Les actions qui sont les résultats du traitement logique des informations par la partie commande
peuvent être :
Externes : correspondent aux ordres émis vers la PO ou vers les éléments externes.
Internes : concernent des fonctions spécifiques de l'automatisme telles que : temporisation,
comptage, etc ..
Les actions sont précisées dans un ou plusieurs rectangles :

On utilise toujours dans les actions les verbes à l'infinitif: allumer la lampe mais pas allumage de la lampe

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 31

GRAFCET
Classification des actions associées aux étapes :
Les actions peuvent être classées en 3 types : continue, conditionnelle ou mémorisée.
Action continue : L'ordre est émis, de façon continue, tant que l'étape, à laquelle il est associé, est active.

L'exécution de l'action A se poursuit


tant que l'étape Xi est active !

Action conditionnelle : Une action conditionnelle n'est exécutée que si l'étape associée est active et si la
condition associée est vraie. Elles peuvent être décomposées en 3 cas particuliers:
Action conditionnelle simple :

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 32

16
23/11/2018

GRAFCET
Classification des actions associées aux étapes :
Action retardée : Le temps intervient dans cet ordre conditionnel comme condition logique.
L'indication du temps s'effectue par la notation générale " t / xi / q " dans laquelle "xi" indique
l'étape prise comme origine du temps et "q" est la durée du retard.
Exemple : "t /X6/ 5s" : prendra la valeur logique 1, 5s après la dernière activation de l'étape 6.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 33

GRAFCET
Classification des actions associées aux étapes :
Action de durée limitée : L'ordre est émis dès l'activation de l'étape à laquelle il est associé ; mais la
durée de cet ordre sera limitée à une valeur spécifiée.
Exemple : L'ordre "A" est limité à 2s après l'activation de l'étape 4.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 34

17
23/11/2018

GRAFCET
Classification des actions associées aux étapes :
Action mémorisée (ou maintenue) : Le maintien d'un ordre, sur la durée d'activation de plusieurs
étapes consécutives, peut être obtenu par la mémorisation de l'action.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 35

GRAFCET
Classification des actions associées aux étapes :
Action mémorisée (ou maintenue) : Le maintien d'un ordre, sur la durée d'activation de plusieurs
étapes consécutives, peut être obtenu par la mémorisation de l'action Action maintenue sur plusieurs
étapes.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 36

18
23/11/2018

GRAFCET

Les transitions et réceptivités associées :


Une transition indique la possibilité d'évolution d'une étape à une autre. Le passage de l'une à l'autre
s'effectue par le franchissement d'une transition.
Une transition est soit validée ou non validée.
Elle est dite validée lorsque toutes les étapes précédentes reliées à cette transition sont immédiatement
achevées.
Une transition entre deux étapes se représente par une barre perpendiculaire aux liaisons orientées.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 37

GRAFCET

Les transitions et réceptivités associées :


A chaque transition est associée une proposition logique appelée réceptivité qui peut être soit vraie ou
fausse.
La réceptivité écrite sous forme de proposition logique est une fonction des :
Informations externes provenant de la partie opérative ou du poste opérateur,
Informations internes en rapport avec les fonctions spécifiques de l'automatisme (temporisation,
comptage), ou les états actifs ou inactifs des autres étapes.

Si la réceptivité n'est pas précisée, alors cela signifie qu'elle


est toujours vraie.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 38

19
23/11/2018

GRAFCET

Les transitions et réceptivités associées :


Pour faire intervenir le temps dans une réceptivité, il suffit d'indiquer après le repère t son origine et sa
durée.

t/1/10s : passer à l'étape 2 si 10s sont écoulées depuis la dernière activation de l'étape 1.
t/1/15s : passer à l'étape 3 si 15s sont écoulées depuis la dernière activation de l'étape 1.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 39

GRAFCET

Les liaisons orientées :


Les liaisons orientées permettent de relier les étapes aux transitions et les transitions aux étapes.
Le sens général du parcours est du haut vers le bas. Lorsque le parcours est différent des flèches sont
nécessaires.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 40

20
23/11/2018

GRAFCET

Les liaisons orientées :


Pour des systèmes complexes, il est parfois nécessaire de dessiner le grafcet sur plusieurs pages. Dans ce
cas il faut insérer de manière très lisible des repères indiquant l'étape ou la transition d'origine ou de
destination, ainsi que le numéro de pages.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 41

GRAFCET

Les règles d'évolutions :


Aux règles d'écriture s'ajoutent les règles d'évolution afin de préciser les conditions pour lesquelles les
étapes sont actives ou inactives.
Règle N° 1 : Initialisation
La situation initiale caractérise le comportement initial de la partie commande vis à vis de la partie
opérative et correspond à l'étape active au début du fonctionnement.
Elle traduit généralement un comportement de repos
Le symbole est le double carré.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 42

21
23/11/2018

GRAFCET

Les règles d'évolutions :


Règle N° 2 : Franchissement d'une transition
Le franchissement d'une transition s'effectue si :
L’étape précédente est active
La réceptivité associée est vraie
Lorsque ces deux conditions sont réunies, la transition devient franchissable et est obligatoirement
franchie.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 43

GRAFCET

Les règles d'évolutions :


Règle N° 3 : Évolution des étapes actives
Le franchissement d'une transition entraîne simultanément l'activation de(s) étape(s)
immédiatement suivante(s) et la désactivation de(s) étape(s) immédiatement précédente(s).

Cas 1: La transition 1-2 est non validée, l'étape 2 étant inactive.


Cas 2: L'étape 1 étant active, la transition 1-2 est validée mais ne peut être franchie car la réceptivité n'est pas
vraie: b=0.
Cas 3: La transition 1-2 est franchie car la réceptivité est vraie :b=1. Dans ce cas l'étape 2 est activée et l'étape 1 est
désactivée.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 44

22
23/11/2018

GRAFCET

Les règles d'évolutions :


Règle N° 4 : Évolutions simultanées
Plusieurs transitions simultanément franchissables à un instant donné sont simultanément franchies.
Cette règle de franchissement permet notamment de décomposer un GRAFCET en plusieurs
diagrammes indépendants.

X1 :Variable Booléenne correspondant à l'étape 1 :


Si l'étape 1 est active X1= 1
Si l'étape 1 est inactive X1=0

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 45

GRAFCET

Les règles d'évolutions :


Règle N° 5 : Activation et désactivation simultanées
Si au cours du fonctionnement de l'automatisme une même étape doit être simultanément activée et
désactivée (vu le franchissement d'une transition aval et d'une autre amont simultanément), elle reste
activée.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 46

23
23/11/2018

GRAFCET

Les structures de base :


SB1 : Notion de séquence
Une séquence, dans un Grafcet, est une suite d'étapes à exécuter l'une après l'autre. Autrement dit
chaque étape ne possède qu'une seule transition AVAL et une seule transition AMONT.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 47

GRAFCET

Les structures de base :


SB2 : Séquences simultanées
Lorsque le franchissement d'une transition conduit à activer
plusieurs séquences en même temps ces séquences sont
dites séquences simultanées.
Après l'activation simultanée de ces séquences, les
évolutions des étapes actives dans chacune des séquences
deviennent alors indépendantes.
Pour assurer la synchronisation de la désactivation de
plusieurs séquences en même temps, des étapes d'attente
réciproques sont généralement prévues.
Le début d'une divergence en ET et la fin d'une convergence en ET d'un parallélisme structurel sont
représentés par deux traits parallèles.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 48

24
23/11/2018

GRAFCET

Les structures de base :


SB3 : Sélection de séquence
Une sélection ou un choix d'évolution entre plusieurs
étapes ou séquences se représente, à partir d'une ou
plusieurs étapes, par autant de transitions validées qu'il y a
d'évolutions possibles.

À partir de l'étape 1 deux évolutions possibles (10 OU/ET


20)

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 49

GRAFCET

Les structures de base :


SB4 : Sélection exclusive
Pour obtenir une sélection exclusive entre plusieurs étapes:
il faut que les réceptivités soient exclusives.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 50

25
23/11/2018

GRAFCET

Les structures de base :


SB5 : Saut d'étapes et reprise de séquence
Le saut d'étapes permet de sauter une ou plusieurs étapes
lorsque les actions associées sont inutiles à réaliser,
La reprise de séquence (ou boucle) permet de reprendre,
une ou plusieurs fois, une séquence tant qu'une condition
n'est pas obtenue.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 51

GRAFCET

Les structures de base :


SB6 : Parallélisme interprété
On dit qu'il y a un Parallélisme interprété, Aiguillage ou
divergence en OU lorsque le grafcet se décompose en deux
ou plusieurs séquences selon un choix conditionnel.
On dit qu'il y a convergence en OU, lorsque deux ou
plusieurs séquences du grafcet converge vers une seule
séquence.
a et a.b sont non exclusives !
Si a est vraie ET b est fausse alors 20 est active et 30 est inactive
Si b est vraie, et a devient vraie alors 20 et 30 sont actives
Pour la synchronisation l'étape 4 ( étape d'attente ) est prévue avec la réceptivité :
(étape 20 et 30 désactivées)

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 52

26
23/11/2018

GRAFCET

Les structures de base :


SB7 : Extension des représentations
On appelle "étape source" une étape non reliée à une transition
en amont. Elle ne peut être activée que si elle est initiale ou
qu'elle est soumise à un ordre de forçage par un grafcet de
niveau supérieur.
On appelle "étape puits" une étape non reliée à une transition
en aval.
La transition source n'est pas reliée à une étape amont. Par
convention elle est toujours validée et deviendra franchissable
lorsque la réceptivité est vraie.
La transition puits n'est pas reliée à une étape aval.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 53

GRAFCET

Structuration et hiérarchisation : Principe.


Les Systèmes Automatisés de production (SAP) sont devenus de plus en plus complexes.
Afin de simplifier l'étude, la mise en œuvre et la maintenance du système, il est nécessaire de structurer la
partie commande et la partie opérative.
L'objectif essentiel de la structuration est de permettre une approche progressive du fonctionnement d'un
SAP, tant au niveau de l'analyse qu'au niveau de la représentation.
Dans l'analyse structurée, le grafcet global est décomposé en module, chacun de ces modules correspond à
une fonction du système (Sécurité, modes de marche, etc.) ou à une sous partie de la Partie Opérative (Poste
1, Poste 2, Poste 3).
La structuration est soit :
Hiérarchique : GRAFCET Maître, GRAFCET Esclave.
Sans hiérarchie : Communication entre 2 postes.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 54

27
23/11/2018

GRAFCET

Structuration et hiérarchisation : Principe.


La structuration utilise les notions de Taches et de Macro-étapes. Le système est décomposé soit :
Suivant sa topologie : les taches correspondent à des parties opératives indépendantes;
Fonctionnellement : les taches correspondent à des fonctions du système;
Plus généralement en combinant ces deux formes.

Les commandes de forçage et figeage de grafcet, sont des moyens supplémentaires qui permettent de
préciser la hiérarchie des différents grafcets.
La hiérarchie des différents grafcets issue de cette structuration est celle qui vient de la description du
fonctionnement (succession séquentielle des taches définie par le processus).

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 55

GRAFCET

Les macro-étapes :
Une macro-étape (ME) est la représentation unique d'un ensemble d'étapes et de transition nommé "Expansion
d'étapes", la macro-étape se substitue à une étape du GRAFCET.
L'expansion de ME comporte une étape d'entrée et une étape de sortie repérées par E et S.
Tout franchissement de la transition amont de la macro-étape active l'étape E d'entrée de son Expansion.
L'étape de sortie participe à la validation des transitions aval de la macro-étape.
La transition suivant la macro-étape n'est validée que lorsque la dernière étape de l'expansion de macro-étape
est active.

Lorsque l'étape 9 est active et que la réceptivité e1 est vraie, alors la ME est activée, l'étape d'entrée de
l'expansion est activée simultanément et le cycle décrit dans l'expansion se déroule jusqu'à l'étape de sortie
S10. Dès que l'étape S10 est active, si la réceptivité s1 qui suit la ME est vraie alors l'étape suivante est activée.
NB : Il est préférable de ne pas associer d'actions aux étapes d'entrées et de sortie de la macro-étape

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 56

28
23/11/2018

GRAFCET
Taches / Sous–programme :
Un sous-programme est un grafcet indépendant dont l'exécution et le déroulement sont synchronisés
par un grafcet principal.
Lorsqu'une tache doit être réalisée plusieurs fois dans un cycle, la description de cette tache sous la
forme d'un grafcet indépendant permet de simplifier l'analyse et la programmation.
Ce grafcet indépendant est un sous programme lancé par le programme principal.

La tache « dosage » est exécutée 2 fois dans le cycle.


Le grafcet dosage décrit cette tache. Le lancement de cette tache est réalisé par
l'activation de l'étape X2 ou l'activation de l'étape X5.
Lorsque la tache est terminée, une information d'état (fin de tache) est
retournée au grafcet principal qui peut alors évoluer. Il est souhaitable de
terminer le grafcet de la tache par la vérification que l'étape de lancement du
grafcet principal est bien désactivée avant de le boucler.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 57

GRAFCET

Les macro-actions :
Lorsque l’on veut prendre en considération la sécurité, on risque d’avoir un accroissement important de la complexité
d’un grafcet. Au lieu de cela, on peut imaginer qu’un grafcet peut avoir une influence globale sur un autre grafcet par
l’utilisation d’actions spéciales appelées des macro-actions.
Les macro-actions ne peuvent être émises que par une étape d'un grafcet hiérarchiquement supérieur pour modifier
la situation d'un grafcet hiérarchiquement inférieur.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 58

29
23/11/2018

GRAFCET

Forçages et figeages des situations :


Forçage :
Le forçage est une action continue, notée dans un double cadre, qui agit sur le graphe Gi, « hiérarchiquement inférieur
» ou « esclave » en configurant ce grafcet, depuis n'importe quelle situation, dans un état donné.

L'activation de l'étape 10 du grafcet G1 force le grafcet G2 . L'étape 21 est activée (forcée à 1), les autres étapes du
grafcet G2 sont désactivées (forcées à 0).

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 59

GRAFCET

Forçages et figeages des situations :


Forçage :
On peut également forcer un grafcet en :
Situation initiale
Situation vide ou désactivation : Toutes les étapes du grafcet forcé sont désactivées y compris les étapes
initiales.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 60

30
23/11/2018

GRAFCET

Forçages et figeages des situations :


Forçage :
Les règles d'évolution par forçage sont :
Un grafcet ne peut être forcé que par un grafcet hiérarchiquement supérieur ;
Un grafcet inférieur ne peut être forcé que dans une seule situation à la fois à partir d'un ou
plusieurs grafcet supérieurs ;
L’ordre de forçage est prioritaire sur les autres conditions assurant l'évolution du grafcet forcé ;
Lorsqu'il s'agit d'un forçage de situation non vide, l'ordre de forçage provoque simultanément
l'activation des étapes correspondantes à la situation imposée et la désactivation des autres étapes
du grafcet forcé ;
Lorsqu'il s'agit d'un forçage de situation vide, l'émission de l'ordre de forçage provoque
simultanément la désactivation de toutes les étapes du grafcet désigné.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 61

GRAFCET

Forçages et figeages des situations :


Figeage :
C'est un cas particulier du forçage,
Il s'agit de maintenir le forçage dans la situation courante c-à-d bloquer l'évolution du grafcet.
L’ordre du figeage peut être aussi vers une situation choisie à l'avance ou prédéterminée c-à-d que le
grafcet forcé continue d'évoluer jusqu'à la situation choisie où il se figera.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 62

31
23/11/2018

GRAFCET

Les types de GRAFCET :


Les principaux grafcets que l'on peut trouver sont :
GRAFCET de surveillance (ou de sécurité) : il décrit l'ensemble des procédures de sécurité du
système, c'est le GRAFCET hiérarchiquement le plus important. L'arrêt d'urgence et les
procédures de mise en route sont décrits dans ce GRAFCET.
GRAFCET de conduite : (ou GRAFCET des Modes de Marches) il décrit l'ensemble des
procédures de Marches et des arrêts normaux.
GRAFCET de maintenance : Précise les procédures d'intervention de l'opérateur et de réglage
de la partie opérative.
GRAFCET de Production : c’est le niveau de description du fonctionnement normal de
l'automatisme. Ce GRAFCET est en général décomposé en plusieurs taches représentant les
différentes fonctions de l'automatisme.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 63

GRAFCET
Différents points de vue :

La représentation d'un système automatisé par un grafcet prend en compte la notion "point
de vue" selon laquelle l'observateur s'implique au fonctionnement de ce système.

On distingue trois "points de vue" :


GRAFCET du point de vue système ;
GRAFCET du point de vue partie opérative ;
GRAFCET du point de vue partie commande.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 64

32
23/11/2018

GRAFCET
Différents points de vue :
Point de vue système :
C'est un graphe qui décrit le fonctionnement global du système.
Il traduit d’une manière direct les spécifications fournies dans le cahier des charges.
Il permet de dialoguer avec des personnes non spécialistes (fournisseurs, décideurs ...).
Compréhensible par tout le monde.

Point de vue PO :
Dans ce type de graphe on spécifie :
Le fonctionnement de la partie opérative.
Le type des informations reçues (ordres) et envoyées (comptes-rendus) par PO.
L'observateur de ce point de vue étant un spécialiste de la partie opérative, la partie commande ne
l'intéresse que par ses effets.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 65

GRAFCET
Différents points de vue :

Point de vue PC :
Ce grafcet est établi en spécifiant les éléments de dialogue :
Entre PC et PO ;
Entre PC et opérateur ;
Entre PC et autre système.
C'est un grafcet établi par un spécialiste, c'est la version qui lui permet d'établir les
équations et éventuellement les schémas de réalisation (électrique, pneumatique ...).

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 66

33
23/11/2018

GRAFCET
Différents points de vue : Exemple
Un chariot se déplace sur un rail et permet, en se positionnant au-
dessus d'une cuve, de nettoyer des pièces contenues dans un
panier en les trempant dans un bac de dégraissage.

Cycle détaillé :
Quand le chariot est en haut à gauche et que l'on appuie sur
le bouton de départ du cycle (dcy), le chariot va au-dessus
du bac de dégraissage.
Le panier descend alors dans ce bac où on le laisse 30
secondes.
Après cette attente, le panier remonte.
Ensuite, le chariot va jusqu'à l'extrême droite où il sera
déchargé.
Quand le déchargement est terminé, le système revient dans
sa position de départ.

Le chargement et le déchargement du panier s'effectuent


manuellement. Le contrôle du fait que le panier est déchargé sera
donc validé par un bouton poussoir d.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 67

GRAFCET
Différents points de vue : Exemple
GRAFCET du point de vue système :

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 68

34
23/11/2018

GRAFCET
Différents points de vue : Exemple
GRAFCET du point de vue PO :

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 69

GRAFCET
Différents points de vue : Exemple
GRAFCET du point de vue PC :

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 70

35
23/11/2018

GRAFCET
Exemples:
Cahier des charges :
Après l’ordre de départ de cycle « CY », le chariot part jusqu’au b, revient en c, ensuite repart vers b et
puis part vers a.

G D
Capteurs:
CY
a : chariot à gauche
b : chariot à droite
c : chariot en position c
Actionneurs:
a c b
D : aller à droite
G : aller à gauche

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 71

GRAFCET
Exemples:
1
Cahier des charges :
CY.a
Après l’ordre de départ de cycle « CY », le chariot part jusqu’au b,
revient en c, ensuite repart vers b et puis part vers a. 2 D
b
Capteurs: 3 G
G D a : chariot à gauche
b : chariot à droite
c
CY
Actionneurs: 4 D
D : aller à droite
b
G : aller à gauche
5 G
a c b
a

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 72

36
23/11/2018

GRAFCET
Exemples:
Un dispositif automatique destiné à trier des caisses de deux tailles
Tapis 1
différentes et se compose d'un tapis amenant les caisses, de trois
poussoirs et de deux tapis d'évacuation suivant la figure ci-dessous :
Cycle de fonctionnement : Poussoirs
3 2
Le poussoir 1 pousse les petites caisses devant le poussoir 2 qui, à son
Poussoir 1
tour, les transfère sur le tapis d'évacuation 2, alors que les grandes
caisses sont poussées devant le poussoir 3, ce dernier les évacuant sur le
tapis 3. Pour effectuer la sélection des caisses, un dispositif de détection
placé devant le poussoir 1 permet de reconnaître sans ambiguïté le type
de caisse qui se présente. Tapis 3 Tapis 2

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 73

GRAFCET
Exemples:
Av : Avance Re : Recule
P1, P2, P3 : poussoirs 1, 2, 3
1 Tapis 1

Petite caisse Grande caisse


2 Av P1 5 Av P1 Poussoirs
Caisse devant P2 Caisse devant P3 3 2

3 Av P2 Re P1 6 Av P3 Re P1 Poussoir 1
Caisse sur tapis 2 Caisse sur tapis 3
4 Re P2 Re P1 7 Re P3 Re P1
P2 en arrière P3 en arrière

8 Re P1 Tapis 3 Tapis 2
P1 en arrière

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 74

37
23/11/2018

GRAFCET
Exemples:
Cahier des charges :
Après appui sur le départ de cycle « dcy », les chariots
partent pour un aller-retour. Un nouveau départ de
cycle ne peut se faire que si les deux chariots sont à
gauche.

CH1, CH2 : chariot 1, 2


g : capteur « position gauche »
d : capteur « position droite »
G : action « aller à gauche »
D : action « aller à droite »

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 75

GRAFCET
Exemples:

Solution 1

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 76

38
23/11/2018

GRAFCET
Exemples:

Solution 2

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 77

GRAFCET
Exemples :
Au départ le chariot est au-dessus du tas, en position haute et la
benne est ouverte. L’appuie sur Dcy provoque la descente de la
benne sur le tas du sable, sa fermeture, puis sa remontée. En fin
de montée le chariot se déplace jusqu’au-dessus de la trémie ;
dans cette position il y a descente de la benne, ouverture puis
remontée. En fin le chariot repart en arrière à sa position
d’origine au-dessus du tas et le cycle s’arrête.
Capteurs :
F1 :chariot au-dessus du tas. F2 :chariot au-dessus de la trémie
FH :benne en position haute. FB :benne en position basse
FF :benne fermée FO :benne ouverte.
Établir le GRAFCET de ce système.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 78

39
23/11/2018

GRAFCET
Exemples :

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 79

GRAFCET
Exemples :
On veut percer, à l'aide d'un forêt, une pièce assez
profonde en deux temps. La marche du forêt est
notée B
Le cycle doit démarrer lorsque le forêt est dans la
position C1 et par action sur un bouton poussoir
Dcy, et s'arrêter lorsque le forêt est revenu à sa
position de départ.

Etablir le GRAFCET de ce système.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 80

40
23/11/2018

GRAFCET
Exemples :

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 81

GRAFCET
Étude d’un monte-charge à 5 niveaux :
Soit un ascenseur utilisé dans un immeuble à 5 étages.
L’étage est reconnu par l’ascenseur via un capteur TOR : E0 .. E4
Afin de passer d’un étage à un autre, l’ascenseur est commandé soit en montée (CM) ou en
descente (CD).
Développer les GRAFCET correspondant aux fonctionnements suivants :
L’ascenseur doit faire des vas et viens, sans arrêt, entre l’étage 0 et l’étage 4.
L’ascenseur doit rester 50s à l’étage 4, descend à l’étage 0 et y restera 50s, ensuite part vers
l’étage 2 où il reste 30s et enfin il reviendra à l’étage 4.
Supposons que chaque étage contient un bouton d’appel (AE0 .. AE4) et limitant notre
ascenseur à 3 étages. Développer le GRAFCET qui va servir les utilisateurs des 3 étages.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 82

41
23/11/2018

GRAFCET
Matérialisation du GRAFCET :
Objectif :
Mettre en ouvre un grafcet à l'aide de composants ToR Tout ou Rien (portes et
bascules).
Un grafcet est constitué d’un ensemble d'étapes ; à chacune de ces étapes, on associe une
variable Xi qui est égale à "1" si l'étape est active et à "0" si l'étape est inactive.
On matérialisera cette variable Xi par la variable de sortie Qi d'une bascule. La synthèse de
l'automate est alors le problème de calcul des entrées (Ri, Si) de ces bascules, et des sorties
de l'automate en fonction des Xi.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 83

GRAFCET
Matérialisation du GRAFCET :
Il suffit d'utiliser une bascule RS par étape. Une étape est activée si l'étape précédente est active et
que la réceptivité d'entrée est vraie.
Afin de gérer l'étape initiale, le plus simple est d'utiliser des bascules se mettant à 0 à la mise sous
tension, et d'initialiser l'automatisme à l'aide d'un bouton qu'on notera "Init", qui peut également
servir à réinitialiser le grafcet en cours de fonctionnement sans éteindre le système.

L’étape 1 s’active, si l’étape 0 est active et la réceptivité a est vraie S1 = Q0.a


Tant que l’étape 1 est active, la sortie Action 1 est active.
Elle est désactivée quand la réceptivité b est vraie, mais il faut attendre que
l'étape 2 soit active.
Elle peut être également désactivée par Init.
R1 = Q2 + Init

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 84

42
23/11/2018

GRAFCET
Matérialisation du GRAFCET :
L’étape 1 s’active, si l’étape 0 est active et la réceptivité a est vraie S1 = Q0.a
Tant que l’étape 1 est active, la sortie Action 1 est active.
Elle est désactivée quand la réceptivité b est vraie, mais il faut attendre que l'étape 2 soit active.
Elle peut être également désactivée par Init.
R1 = Q2 + Init

R0 = Q1, car l’étape 0 ne


pourra être désactivée
qu’après l’activation de
l’étape 1.

Faites la même chose


pour les autres étapes.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 85

GRAFCET
Matérialisation du GRAFCET :
Le schéma de câblage du système sera donc :

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 86

43
23/11/2018

Le GEMMA
Introduction :
Afin de pouvoir :
Concevoir,
Mettre en œuvre,
Exploiter,
Maintenir,
Un système automatisé tout au long de son cycle de vie, il est nécessaire de prévoir, dès sa
conception, toutes les situations possibles de marche et d'arrêt.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 87

Le GEMMA
Définitions :
Guide d'Etude des Modes de Marche et d'Arrêt. C’est un guide d'étude.
Outil graphique de choix des MMA et de description du fonctionnement opérationnel des systèmes
automatisés.
Un guide graphique structuré qui propose des modes de fonctionnement types. Selon les besoins du
système automatisé à concevoir, on choisit d'utiliser certains modes de fonctionnement.
Un outil graphique qui permet de mieux définir les modes de marche et d’arrêt d’un système
automatisé et de les prévoir dès sa conception.
Le GEMMA est établi pour chaque machine lors de sa conception, puis utilisé tout au long de sa vie (fait
partie du dossier technique de la machine automatisée).
Inventé en France (1981) par l’AFCET

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 88

44
23/11/2018

Le GEMMA
Pourquoi le GEMMA ?
Assurer la sécurité des biens et des personnes.
Permet de définir un vocabulaire précis décrivant sans ambiguïté les différents modes de
marche et d'arrêts.
Permet de structurer le fonctionnement du système.
Outil supplémentaire d’aide à la compréhension de la mise en route et/ou le diagnostic.
Propose une organisation graphique des situations du système et de son environnement.
Permet de passer systématiquement en revue les différents modes de fonctionnement.
Permet le recensement et la description des différents états du système, de la mise en route à la
production normale.
Précise les procédures à mettre en œuvre après l’analyse d'un défaut de fonctionnement.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 89

Le GEMMA
Structure du GEMMA:
Le guide graphique GEMMA est divisé en "rectangle d'état".
Chaque rectangle d'état :
A une position précise sur le guide graphique.
Est relié à un ou plusieurs autres rectangles d'états par des flèches orientées.
Le passage d'un rectangle d'état à un autre s'effectue un peu à la manière du franchissement
d'une transition du GRAFCET.
Le guide graphique GEMMA n'est pas un outil figé, il est modulable suivant les spécifications
et/ou exigences du SAP à concevoir.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 90

45
23/11/2018

Le GEMMA
Les concepts de base du GEMMA :
Concept #1 :
Les procédures de marches et d’arrêts ainsi que les procédures en défaillances sont vus par une Partie
Commande en ordre de marche.
Il concerne le SAP entier = PC et PO.
Pour que la PC puisse prendre les décisions adéquate, elle doit être en énergie et actif (API
en mode RUN).
La PO peut être dans un état quelconque (en marche, en arrêt, en défaillance, hors ou en
énergie, …).
Division du guide GEMMA en 2 parties :

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 91

Le GEMMA
Les concepts de base du GEMMA :
Concept #2 :
Le but d’un système automatisé, c’est de produire une valeur ajoutée :
Produit entrant PRODUCTION Produit sortant avec valeur ajoutée.
La production normale est la justification principale de l’automatisme.
Exemples : Usinage, Moulage, Etiquetage, Contrôle de qualité ….
Le système est en production si le SAP ajoute une valeur au produit, sinon il est hors
production.
Division du guide GEMMA en 2 autres parties :

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 92

46
23/11/2018

Le GEMMA
Les concepts de base du GEMMA :
Concept #3 :
Il y a 3 grandes familles de modes de marches et d'arrêts :
La famille F: Procédures de fonctionnement.
La famille A: Procédures d'arrêts
La famille D: Procédures de défaillances

Division du guide GEMMA en 3 autres parties

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 93

Le GEMMA
Les rectangles d’état :
Chaque mode de marche et d'arrêt est désigné par un rectangle d’état.
Un seul rectangle d’état est actif dans un GEMMA.
Un rectangle d’état appartient à l'une des 3 familles et il est situé dans ou hors la zone de
production.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 94

47
23/11/2018

Le GEMMA
Les rectangles d’état :
Il y a 16 rectangles :
6 dans la famille F
F1 .. F6
7 dans la famille A
A1 .. A7
3 dans la famille D
D1 .. D3

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 95

Le GEMMA
La famille F : Procédures de fonctionnement
Concerne tous les modes qui permettent ou aident à obtenir la valeur ajoutée.
On ne produit pas dans tous les modes de cette famille.

Certains modes sont nécessaires pour préparer l’automatisme avant de commencer à produire.
Sans ces modes, impossible de produire correctement : Modes Préparatoires et de Réglages.

D’autres modes sont nécessaires pour faire des test, des vérifications et de la maintenance.
Sans ces modes, la valeur ajoutée risque de se dégrader avec le temps.
Une machine mal entretenue risque de tomber en panne ou de produire avec une qualité
réduite.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 96

48
23/11/2018

Le GEMMA
La famille F : Procédures de fonctionnement
F1 : Production normale
Ce rectangle-état est obligatoire dans tout GEMMA puisque la
production normale est le but essentiel de tout automatisme.
Correspond au GRAFCET de base (niveau 2) ou GRAFCET de
fonctionnement normal (GFN) sans l’étape initiale.
Il est repéré sur le GEMMA par un encadrement renforcé.

Les évolutions possibles après un arrêt en conditions initiales:


A1 F1 (Démarrage sans marche de préparation)
A1 F2 F1 (Démarrage avec marche de préparation)

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 97

Le GEMMA
La famille F : Procédures de fonctionnement
F2 : Marche de préparation
Utilisé pour les machines nécessitant une préparation
préalable à la production normale: Préchauffage, Remplissage…
Ces préparations peuvent être faites automatiquement ou
manuellement.
Pendant la phase de préparation, il peut y avoir production ou
non, ce qui explique que ce rectangle d’état chevauche la
frontière entre la zone «en production» et la zone «hors
production».

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 98

49
23/11/2018

Le GEMMA
La famille F : Procédures de fonctionnement
F3 : Marche de clôture
Lorsque la machine exige de faire certaines opérations (en
plus de la fin de cycle normal) pour retourner en condition
initiale, il faut prévoir une marche dite de clôture.
Cette marche peut être faite automatiquement ou manuellement.
Vidage
Nettoyage
Ou toute opération assurant une remise en condition
initiale de l’automatisme.
Pendant cette phase, il peut y avoir production ou non.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 99

Le GEMMA
La famille F : Procédures de fonctionnement
F4 : Marche de vérification dans le désordre
Cet état correspond le plus souvent au « Mode Manuel »
Tous les actionneurs sont commandés manuellement par l’opérateur.
Des mesures de sécurités sont nécessaires sur l’automatisme (inter-
vérouillages) afin d’éviter les incidents.

Permet de tester et de vérifier des mouvements ou même des


fonctions séparées sans respecter l’ordre des actions du cycle
de fonctionnement normal.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 100

50
23/11/2018

Le GEMMA
La famille F : Procédures de fonctionnement
F5 : Marche de vérification dans l’ordre
Ce mode permet à l’opérateur effectuant la mise au point de
voir le fonctionnement normal du cycle de production à une
cadence lente.
La machine peut produire ou non.
Trois modes possibles :
Mode étape par étape
Mode séquence par séquence.
Mode cycle par cycle
Mode semi-automatique.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 101

Le GEMMA
La famille F : Procédures de fonctionnement
F6 : Marche de test
Cet état permet le réglage des différents éléments du système
qui nécessitent un réglage.
Ce mode est très utile pour des besoins de maintenance,
d’étalonnage et de réglages périodiques.
Ces réglages peuvent être effectués en ou hors production.
Les actionneurs peuvent être, dans cette étape, commandés
manuellement par l’opérateur.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 102

51
23/11/2018

Le GEMMA
La famille A : Procédures d’arrêts
Concerne tous les modes qui conduisent à un arrêt de l’automatisme pour des raisons
extérieures.
Il peut être :
Un arrêt volontaire : pause, fin de la journée, fin de semaine, vacances...
Un arrêt en fin de lot.
Un arrêt par manque de matière première.
Un arrêt NORMAL.
Concerne aussi des modes de remise en route de l’automatisme (nettoyage suite à un incident,
remise en condition initiale…)

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 103

Le GEMMA
La famille A : Procédures d’arrêts
A1 : Arrêt dans l’état initial
Il est obligatoire dans tout GEMMA = l’état « repos »
de la machine.
Correspond à l’étape initiale du GRAFCET de base.
Il a la même forme de l’étape initiale d’un GRAFCET
(double cadre).

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 104

52
23/11/2018

Le GEMMA
La famille A : Procédures d’arrêts
A2 : Arrêt demandé en fin de cycle
Cet état permet de conduire le système à un arrêt en
fin d'un cycle de production.
Il est utilisé lorsque l'on souhaite réalimenter le
système en matière première.
Correspond à une mémorisation de la demande d'arrêt
A2 est un état transitoire vers l’état A1,

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 105

Le GEMMA
La famille A : Procédures d’arrêts
A3 : Arrêt demandé dans un état déterminé
Il permet d'arrêter le système dans un état permettant
une intervention sur le système.
La machine continue de produire jusqu’à un arrêt en
une position autre que la fin du cycle.
Mémorisation de la demande d’arrêt de la machine
dans un état autre que l’état initial.
C’est un état transitoire vers A4
Généralement c’est un figeage de l’automatisme.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 106

53
23/11/2018

Le GEMMA
La famille A : Procédures d’arrêts
A4 : Arrêt obtenu
Cet état est requis, si la machine doit s’arrêter dans un
état différent de la condition initiale.
Les méthodes d’arrêt :
Arrêt à une étape donnée ;
Arrêt à l’étape en cours en terminant les mouvements en cours ;
Arrêt à l’étape en cours en bloquant les mouvements en cours.

Une condition sera nécessaire afin de retourner à la


production normale (F1).

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 107

Le GEMMA
La famille A : Procédures d’arrêts
A5 : Préparation pour remise en route après défaillance
Cet état permet de ramener le système après une
défaillance dans une position qui lui permettra de se
remettre en route.
Comprend généralement:
Dégagement, nettoyage,...
Opérations souvent manuelles:
Intervention de l'opérateur

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 108

54
23/11/2018

Le GEMMA
La famille A : Procédures d’arrêts
A6 : Mise en état initial de la PO
Cet état permet de ramener le système en position
initiale après une remise en route suite à une
défaillance détecté dans le système
A6 est prévu pour définir la façon dont se fera
l’initialisation du système.
L’initialisation peut être:
Manuelle, par action sur chaque actionneur;
Automatique, par un bouton d’initialisation.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 109

Le GEMMA
La famille A : Procédures d’arrêts
A7 : Mise de la P.O. dans un état déterminé
Cet état permet de placer le système dans un état autre
que l’état initial avant de redémarrer la production.
A7 remet la PO en une position de redémarrage autre
que l’état initial.
Séquences permettant de remplir les conditions
d'un état autre que l'état initial.
Généralement de façon manuelle

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 110

55
23/11/2018

Le GEMMA
La famille D : Procédures de défaillances
Concerne tous les modes conduisant à un état d'arrêt du système pour des raisons internes:
Arrêts d’urgence
Défaillances de la PO.

Ces défaillances sont souvent imprévisible.


Dans le cas d’un fonctionnement anormal ou dangereux, l’opérateur doit disposer du pouvoir
d’arrêter l’évolution du cycle par une simple action et reprendre le contrôle en mode manuel.

La zone D répond à la sécurité du matériel et du personnel.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 111

Le GEMMA
La famille D : Procédures de défaillances
D1 : Arrêt d’urgence
Cet état correspond à une situation critique où le
système doit réagir immédiatement.
On doit y accéder de tout autre état :
Suite à l’appui d’un bouton «AU» (manuel).
Suite à la détection d’une situation critique ou d’un
défaut dans la PO (automatique ).
Les procédures envisagées :
Arrêt immédiat
Dégagements
Procédures limitant les dégâts …
M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 112

56
23/11/2018

Le GEMMA
La famille D : Procédures de défaillances
D2 : Diagnostic et/ou traitement de défaillance
Il est nécessaire de diagnostiquer l’origine de la
défaillance afin de trouver sa cause et d’envisager le
traitement approprié qui permettra le redémarrage du
système après examen et réparation.
L’intervention humaine s’avère indispensable.
L’automaticien peut éventuellement programmer des
fonctions de diagnostic pour aider le technicien à
trouver l’origine de la panne.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 113

Le GEMMA
La famille D : Procédures de défaillances
D3 : Production tout de même
Cet état permet au système de produire malgré la
détection d’une défaillance.
Cette production sera d’une manière :
Dégradée
Forcée
Aidée : Utilisation d'opérateurs non-prévus dans le
cas normal.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 114

57
23/11/2018

Le GEMMA

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 115

Le GEMMA
La mise en œuvre d’un système automatisé :
Étape 1 :
Étude du processus d’action et définition du cycle de production normal.
Définition des fonctions, des informations et des actions nécessaires au bon fonctionnement
de l’automatisme GRAFCET de point de vue système (niveau 1)

Étape 2 :
Définition de la Partie Opérative.
Choix des éléments composants la PO (des pré-actionneurs aux capteurs).
GREFCET de point de vue PO-PC (niveau 2)

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 116

58
23/11/2018

Le GEMMA
La mise en œuvre d’un système automatisé :
Étape 3 :
Mise en œuvre du GEMMA pour la sélection des modes de marches, d’arrêt et les procédures
de défaillance avec la mise en évidence de l’évolution entre ces modes.

Étape 4 :
Définition à l’aide du GEMMA des conditions d’évolution entre les états de marches et
d’arrêts.
Définition des fonctions de l’IHM (pupitre).
Établissement du GRAFCET final.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 117

Le GEMMA
La mise en œuvre d’un système automatisé :
Étape 5 :
Choix de la technologie de la Partie Commande.
L’API convenable à utiliser pour commander le SAP.

Étape 6 :
Conception du schéma (SFC) ou développement du programme de commande dans l’EDI
convenable.
Implémentation dans l’API choisi.
Vérifications et Tests

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 118

59
23/11/2018

Le GEMMA
La mise en œuvre du GEMMA
Consiste à :
La sélection des modes et des évolutions.
La définition des conditions des évolutions.
Il faut commencer à regarder chacun des rectangles-états et se demander quels sont ceux qui
s’appliquent à l’automatisme souhaité.
Il faut envisager tous les états possibles.

Balayage de la feuille de GEMMA en prenant les rectangles-états A1 et F1 comme pôles


puisqu’ils sont obligatoires.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 119

Le GEMMA
La mise en œuvre du GEMMA
La sélection des modes se résume aux réponses des 3 questions suivantes :
1- Quelle évolution à suivre lors du démarrage ?
A1 F1 : Démarrage sans marche de préparation ;
A1 F2 F1 : Démarrage avec marche de préparation.

2- Quelle évolution à suivre lors de l’arrêt normal de production ?


F1 A2 A1 : Arrêt en fin de cycle sans marche de clôture ;
F1 F3 A1 : Arrêt avec une marche de clôture ;
F1 A3 A4 : Arrêt dans un état autre que la condition initiale.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 120

60
23/11/2018

Le GEMMA
La mise en œuvre du GEMMA
La sélection des modes se résume aux réponses des 3 questions suivantes :
3- Quelle évolution à suivre lors d’une défaillance de l’automatisme ?
F1 D3 : Défaillance légère permettant une marche de production tout de même ;
D1 D2 A5 A7 A4 D3 : Arrêt d’urgence puis évolution pour une production
tout de même (défaillance légère impliquant l’arrêt d’un poste) ;
D1 A5 A7 A4 : Arrêt d’urgence puis évolution pour un arrêt dans le même état que
lors de l’apparition de l’arrêt d’urgence (défaillance mineure) ;
D1 D2 A5 A7 A4 : Arrêt d’urgence avec diagnostic et traitement, puis évolution
pour un arrêt dans le même état que lors de l’arrêt d’urgence (défaillance mineure)
D1 A5 A6 A1 : Arrêt d’urgence puis évolution pour un arrêt en condition initiale
(défaillance majeure) ;
D1 D2 A5 A6 A1 : Arrêt d’urgence avec diagnostic et traitement, puis évolution
pour un arrêt en condition initiale (défaillance majeure) ;

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 121

Le GEMMA
La mise en œuvre du GEMMA
Il faut pas oublier d’ajouter à ces question l’études des modes F4, F5 et F6 qui consistent aux
vérifications et test de l’automatisme.

Pour les rectangles d’état retenus, il faut bien écrire une description claire de ce qui doit être
effectuer dans le mode en question. Si la description est consistante et que le rectangle ne suffit
pas, nous devrons la décrire sur des pages en annexe auquel le rectangle d’état devra faire
référence.

Les rectangles d’états non retenus seront barrés.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 122

61
23/11/2018

Le GEMMA
La mise en œuvre du GEMMA
Définition des conditions des évolutions :
Afin de compléter le GEMMA, il faut élaborer pour chaque évolution retenue les conditions
logiques d’évolution.
Boutons
Capteurs
Les conditions d’évolution peuvent dans certains cas être inscrites sur le GEMMA.
Dans d’autres cas, si la condition d’évolution est jugée évidente ou quelle dépend de
l’intervention humaine, elle n’est pas explicitement écrite.
Exemple, si nous n’avons pas de capteurs pour savoir à quelle moment le nettoyage manuel
est terminé, la condition d’évolution de A5 vers A6 n’est pas explicitement écrite.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 123

Le GEMMA
Exemple de quelques boucles du GEMMA
Cas #1 : GEMMA minimal d’une machine semi-automatique
Production à la pièce.

ci : Conditions initiales

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 124

62
23/11/2018

Le GEMMA
Exemple de quelques boucles du GEMMA
Cas #2 : GEMMA minimal d’une machine automatique
Production automatique

AUTO : un sélecteur de mode. ci : Conditions initiales. ACY = Arrêt en fin de CYcle

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 125

Le GEMMA
Exemple de quelques boucles du GEMMA
Cas #3 : GEMMA d’une machine automatique ou semi-automatique exigeant une marche de
préparation
Production automatique avec un automatisme semi-automatique (DCY sera utilisé dans F1)

ci : Conditions initiales. ACY = Arrêt en fin de CYcle

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 126

63
23/11/2018

Le GEMMA
Exemple de quelques boucles du GEMMA
Cas #4 : GEMMA d’une machine exigeant une marche de préparation et une marche de clôture

Si une machine nécessite une marche


de clôture, par exemple pour vider un
convoyeur à la fin de la journée, il faut
prévoir un signal demandant
l’exécution de la marche de clôture.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 127

Le GEMMA
Exemple de quelques boucles du GEMMA
Cas #5 : GEMMA d’une machine exigeant une marche de préparation et une marche de clôture et
ayant un arrêt dans un état autre qu’initial

Arrêt dans un état autre


que l’état initial
A3 et A4 sont requis.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 128

64
23/11/2018

Le GEMMA
Exemple de quelques boucles du GEMMA
Cas #6 : GEMMA d’une machine avec arrêt d’urgence

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 129

Le GEMMA
Exemple de quelques boucles du GEMMA
Cas #7 : GEMMA d’une machine avec arrêt d’urgence et remise en route de l’état où la machine
était lors de l’arrêt d’urgence.

AU causé par une défaillance


légère :
C’est possible de redémarrer
l’automatisme de l’étape où il
était lors de l’arrêt d’urgence.

D1 A5 A7 A4 F1

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 130

65
23/11/2018

Le GEMMA
Exemple de quelques boucles du GEMMA
Cas #8 : GEMMA d’une machine avec production tout de même
Si la machine peut continuer à
produire malgré une défaillance,
il faut passer par D3.

Il est préférable d’avoir un signal


(HS) pour bloquer le
fonctionnement de l’élément
défaillant.

Généralement, il est préférable


de stopper la machine plutôt que
de retourner directement de D3
vers F1 Réparation.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 131

Le GEMMA
Exemple de quelques boucles du GEMMA
Cas #9 : GEMMA d’une machine avec marches de vérification dans l’ordre

Lors de la marche de vérification dans l’ordre, il est possible de passer à F1 en tournant le


sélecteur en position «AUTO».

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 132

66
23/11/2018

Le GEMMA
Exemple de quelques boucles du GEMMA
Cas #10 : GEMMA d’une machine avec marches de vérification dans le désordre et dans l’ordre

Le mode «MANUEL»
correspond au
rectangle-état F4.
On peut y accéder du
mode «SEMI-AUTO»
(F5) ou de l’arrêt dans
l’état initial (A1).
Afin d’éviter le risque
que l’opérateur ne
remette pas la machine
en ci : F4 A6 est
obligatoire.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 133

Le GEMMA
Relations entre le GRAFCET de sécurité, de conduite et de production normale

GS : décrit l'ensemble des procédures de sécurité du système, c'est le plus supérieur hiérarchiquement.
Les arrêts d'urgence et les procédures de mise en route sont décrites dans ce GRAFCET.
GC : décrit l'ensemble des procédures de marches et des arrêts normaux.
GPN : décrit le fonctionnement normal de l'automatisme.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 134

67
23/11/2018

Le GEMMA
Exemple de GS, GC et GPN

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 135

Le GEMMA
Exemple de GS, GC et GPN

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 136

68
23/11/2018

Le GEMMA
Exemple de GS, GC et GPN

Une table, équipant un système


automatisé, est animé d’un
mouvement rectiligne alternatif.
Ce mouvement est obtenu par un
moteur M commandé par 2 relais
KM12 (translation à gauche) et
KM14 (translation à droite).

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 137

Le GEMMA
Exemple de GS, GC et GPN

Établir le GRAFCET de point de vue commande


En prenant en considération le bouton d’arrêt
d’urgence, établir le GS.

ARU :
Mise hors énergie de la PC
Forçage des GC et GPN aux états de repos.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 138

69
23/11/2018

Le GEMMA
Exemple de GS, GC et GPN

Étape 1 active du GS Activation


de l’étape 11 du GC (KM12 est si la
condition indiquée est vraie).
H1 : PO initialisée Production
normale et Marche de vérification
pourront être lancées.
L’activation de X13 du GC
provoque le lancement du GPN.
SCe permet les marches de
vérification.

M. NAJOUI - ENSET - 2018/2019 139

70