Vous êtes sur la page 1sur 20

COURS DE LA PSYCHOLOGIE DE L’ENFANT

SÉRIE 03

DEUXIEME ET TROISIEME ENFANCE DE 3 À 12ANS


OBJECTIF PÉDAGOGIQUE :
À l’issue de cette leçon, le stagiaire doit connaître et comprendre les principes et les facteurs
influençant la croissance et le développement intégral de l’enfant durant la deuxième et la
troisième enfance.

PLAN DE LA LEÇON :
I. DEUXIEME ENFANCE DE 3 À 6ANS
1- Développement Physique
2- Développement Sensori-Moteur
3- Développement Socio- Affectif
4- Développement Intellectuel
5- Développement de la personnalité
6- Les Risques Physiques de la deuxième Enfance
7- Les Risques Psychiques de la deuxième Enfance

II. TROISIEME ENFANCE DE 6 À 12 ANS


1- Le développement physique
2- Le développement sensori-moteur
3- Le développement intellectuel
4- Le développement de la personnalité

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 1


I. DEUXIEME ENFANCE DE 3 À 6 ANS
1-Le développement physique (psychomoteur) :
Il est certain que l'enfant n'a pas encore la maîtrise motrice de l'adulte, il exerce ses activités
sensori-motrice et en retire une satisfaction, l'activité de l'enfant est orientée vers le jeu: sur
le sable, par exemple, au lieu de construire un château, il touche le sable et il le lance.

L'aptitude à imiter et à créer des mouvements est également développée à l'âge de 2 et 5


ans, cette imitation, pour lui est un jeu. Entre 3 et 7 ans, l'enfant trouve énormément de
plaisir dans les jeux de construction, qui, une fois accomplis, lui provoquent des moments de
joies.

Il devient de plus en plus persévérant, il commence à expérimenter la continuité de ses


actions, les stimuli d'atteindre son objectif et accomplir son travail, apparaît dès l’âge de 6
ans, et donc l'enfant n'interrompt plus, et n'aime pas être interrompu dans ses jeux.

L'une des caractéristiques du développement moteur est le mouvement l'enfant à horreur de


l'immobilité imposée, il a besoin d'action, de se dépenser physiquement, à agir et à vivre.

C'est aussi la période de la latéralisation (dominance latérale), ou on peut constater si


l'enfant est droitier ou gaucher.

Quelques caractéristiques du développement physiques de 3 à 6ans :

 Automatisation progressive des mouvements : pour la marche, ajustements constants


des mouvements, de leur vitesse, de leur rythme. Les gestes alors peuvent remplir une
fonction de réalisation : gestes utilitaires, mais aussi spécialises, tels que l’écriture…
 l’enfant a horreur de l’immobilité imposée : exemple : la station assise à table (à la
maison, a la crache, à l’école..) il a besoin de mouvement, il éprouve du plaisir à se
dépenser physiquement, à agir et vivre.
 Néanmoins, il devint de plus en plus persévérant : il commence à expérimenter la
continuité, d’où les situations où il peut protester si un adulte l’interrompt dans son
activité sous prétexte d’aller à table ou d’aller se laver.
 Les mouvements deviennent de plus en plus coordonnes : imitation, manipulation,
préhension, les psychologues ont d’ailleurs appelé cette période « âge de la grâce » en
raison de l’aisance, de la liberté des mouvements et de l’harmonie de certains d’eux.
 C’est aussi la période de la latéralisation (dominance latérale) ou un cote du corps est
plus habile et utile de préférence à l’autre (gaucher ou droitier).
Vers quatre ans l’enfant :
 Peut sautiller en changeant de pied.
 Il aime grimper, glisser et commence à contrôler assez bien ses mouvements.
 Il aime construire des choses.
 Il est habile avec les ciseaux.
 Il peut recopier des lettres, écrire son nom en lettres majuscules.
 Il sait colorier sans dépasser linge.
 Il peut suivre le rythme de la musique.
 Il manifeste sans doute des préférences pour certains jeux qu’il gardera souvent
pendant plusieurs mois.
 Il mange tout seul et s’habille presque entièrement seul, même s’il n’arrive pas
toujours à boutonner ca chemise ou laces ses souliers.

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 2


 Il peut sauter au code, Sauter à cloche-pied (sur une seule jambe) sur une bonne
distance.
 Il peut grimper, glisser, se balancer
 Il peut suivre le rythme de la dance.
 Il peut dessiner une personne et faire des puzzles de sept à huit morceaux.
 Il s’habille mieux, mange mieux, se lave la figure, met ses bottes et monte dans la
voiture
 Il comprend la couleur, les formes, les grandeurs, ce que gauche et droite veulent dire,
et les notions de «plus près »et « plus loin ».

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 3


Tableau 1 : Développement physique de l’enfant

De 3 à 6 ans
Caractéristiques Besoins activités

Croissance importante et Besoin de se nourrir Besoin activités


rapide Prise de poids, de de se dépenser, d’explorer physiques et
masse musculaire Perte des Besoin de dormir, de se sportives : courir,
dents Se fatigue reposer Besoin grimper,
rapidement mais récupère d’alternance entre sautiller,
vite Instabilité diminue et activités physiques et pédaler, …
concentration augmente activités calmes Besoin de activités calmes,
Développement des sens changements fréquents et de repos :
Développement du langage inopinés d’activités Besoin siestes, histoire,
Développement
et de la pensée. de s’exprimer. dessins, …
physiologique
activités pour
exercer les sens :
les kims, …
discussion,
lecture
d’histoire,
langage par le
dessin et
l’écriture.

Acquisition de la motricité Besoin de bouger, de faire Activités


globale et de des mouvements Il a besoin physiques et
l’automatisation de mettre en œuvre toutes sportives Jeux
progressive des ses ressources motrices. d’imitation
mouvements : (maîtrise de dessin,
son corps et des gestes) - gribouillage,
vitesse -équilibre - griffonnage,
latéralité (identification de gommettes,
la gauche et la droite) - collage,
coordination des découpage
mouvements Acquisition sculpture, … jeux
des notions spatiales de manipulation,
Différentiation et préhension,
Développement
enrichissement du schéma construction.
psychomoteur
corporel (représentation
mentale de son corps et de
sa dynamique)
Évolution de la motricité
fine et de la préhension, de
l’expression graphique
(L’enfant apprend à
tartiner, à se servir d’une
fourchette, d’un stylo, …)
Développement de son
autonomie (n’a pas encore
acquis le sens de la
priorité).

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 4


2- Le développement sensori-moteur

L’enfant à l’âge de 3 à 6ans oriente spontanément toutes ses activités vers le jeu. Il jette par
exemple les blocs dans toute les directions plutôt que les utiliser pour construire une tour.
Quand il joue dans le sable il ne construit pas un château, mais il touche, il lance le sable, il
exerce ses fonctions sensori-motrice et en retire une certaine satisfaction. Ces jeux sont
fonctionnels (3-4 mois à 3-4 ans).
Quand l’enfant joue au facteur, à l’épicier,...il imite des actes en effectuant des
mouvements ayant une signification sociale. Ce sont les jeux de fiction (2-5 ans).
Si l’enfant écoute une histoire qu’on lui raconte, s’il regarde des images dans un livre ou à la
télévision, il s’agit alors de jeux de réception (2-5 ans). Dans les jeux de construction (3-7
ans), l’enfant éprouve le maximum de plaisir dans ce qu’il construit plutôt que dans ce qu’il
fait présentement. Quelle joie en effet que celle de l’enfant qui a terminé son puzzle,
accompli son dessin...
Remarque : À 3 ans, les enfants interrompent fréquemment leurs jeux pour diverses raisons :
parler, changer d’activité... Cette instabilité disparaît pratiquement à l’âge de 6 ans, époque
où l’action est essentiellement stimulée par le but à atteindre.
 Le développement de la perception (syncrétisme perceptif) :
Beaucoup d’enfants de 4 ans (bien avant l’âge de la lecture) sont capables de reconnaître des
livres qu’ils apprécient, même les pages où sont indiquées leurs histoires préférées. Un
auteur, Clarapéde, a appelé cela Syncrétisme : première vue générale compréhensive, mais
malheureusement obscure et incorrecte où tout est entassé sans distinction.
 Le globalisme : (l’enfant centre sa perception sur le tout) On présente à l’enfant des
dessins constitués de 2 ou plusieurs objets dont les lignes sont enchevêtrés et on leur
demande de contourner à l’aide de couleurs différentes les différents objets qu’ils
voient. Les réussites varient avec l’âge. On peut aussi leur présenter des dessins
d’animaux composites (composés de parties d’animaux différents) et leur demander de
dénommer le croquis.
 b) La juxtaposition : (l’enfant est attentif aux parties) Les enfants de 4 à 6-7 ans
dessinent des détails, mais simplement juxtaposés, sans forcément de liens. Ex : une
maison (la maison ne tient pas debout, mais l’enfant y a représenté toutes les tuiles,
les volets, les rideaux...).

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 5


3- Le développement socio- affectif :

3.1- Présocialisation : Tendance à aller vers l’autre se développe de 2-3 ans à 7-8
ans. L’enfant désire être avec les autres. Jusqu’à 4 ans les échanges restent très
limités et les rares actions communes sont commandées par le matériel. Il y a plus
souvent juxtaposition de sujets indépendants les uns des autres (les enfants jouent
à la même chose, mais chacun pour soi). À partir de 4 ans, les interactions se
multiplient. Les enfants commencent à agir ensemble et à poursuivre des fins
constructives. Séquence de collaboration plus fréquente et plus durable
3.2- Développement du jugement moral : (selon Piaget) Dans ses jugements
d’une maladresse ou d’un vol, l’enfant tient compte du résultat matériel (celui qui
a plus cassé est plus coupable). Le réalisme moral de l’enfant de moins de 6 ans est
aussi la conséquence de la contrainte de l’adulte et du respect unilatéral (avec ses
pairs, camarades, frères...) Il croit à une justice immanente. La sanction juste est
la sanction expiatoire. Elle est même nécessaire et d’autant plus efficace qu’elle
est sévère. La Développement du jugement moral nécessité de la sanction conduit
l’enfant à une attitude de responsabilité.

3.3- La relation fraternelle : La situation de rivalité fraternelle constitue le


complexe de Caïn. La manière dont un enfant résoudre ce conflit avec ses frères et
sœurs tend à se répéter dans ses relations avec ses camarades d’école ou de jeu et
plus tard dans ses rapports sociaux. La naissance d’un frère ou d’une sœur constitue
pour l’enfant une expérience de frustration de la mère : dans le complexe de Caïn
comme dans celui d’œdipe, l’enfant désire posséder seul sa mère. la réaction de
l’enfant dépend de :

 L’attitude de la mère (une mère captative accentue la rivalité fraternelle)


 Sa position dans la fratrie : l’aîné se sent détrôné, l’enfant du milieu ballotté,
et le cadet déshérité.
 Son âge : le sevrage et l’œdipe sont deux moments délicats
 la différence d’âge : la plus critique se situe de 18 à 36 mois l’enfant réagit à la
frustration de différente manière :
 Agression sur le bébé et anxiété - régression (énurésie, anorexie) - Formation
réactionnelle (enfant trop sage tout d’un coup n’exprimant aucune agressivité) -
Arrêt du développement .... L’affectivité imprègne toute la personnalité de l’enfant
de 3-6 ans. Sur le plan intellectuel, la représentation qu’il se fait du monde, le
prouve clairement. À cet âge l’enfant exprime surtout sa vie affective au travers de
sa motricité (c’est pourquoi en thérapie on utilise surtout le dessin (un bonhomme)
et le jeu (avec des personnages représentant les membres de la famille).

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 6


Tableau 2 : Développement socio-affectif de l’enfant
De 3 à 6 ans
Caractéristiques Besoins activités

Phase de pré-socialisation
(Tendance à aller vers
l’autre) : -Connaissance de jeux collectifs :
l’autre, passage du Il ou Elle Besoin de justice théâtraux, sportifs,
au prénom -développement …
des relations sociales -
commence à appréhender le
concept de partage - jeux libres dans les
apprentissage de la vie en Encore besoin de jouer espaces aménagés
collectivité Développement seul à son rythme et à
du jugement moral Période sa guise.
de la morale « hétéronome jeux comportant
Développement
», c’est l’adulte qui doit des règles : Petits
social
expliquer les valeurs, édicter chevaux, …
les règles, donner les limites
et les exigences nécessaires,
l’enfant s’y soumet sans jeux de fiction
beaucoup d’esprit critique (médecin, …)
possible. Prise de conscience
de sa différence sexuelle
Développement de sa pensée
Développement du langage
verbal Développement de la
participation Égocentrisme
limite coopération.

Problème de séparation avec


la mère Égocentrisme imitation jeux avec
affectif Complexe de Caïn Besoin de sécurité règles simples et
(jalousie entre frère et/ou affective Besoin de raisonnables
sœur) S'assure/recherche stabilité (points de invention du jeu.
l'approbation des adultes repères temporels,
Complexe d’œdipe (repousse spatiaux familiaux, …)
le parent du même sexe et
est attiré par l’autre)
Affirmation de soi, vers 3 ans
il commence à dire « je » :
Développement
signe de son individualisation
affectif
en marche (accès à une
meilleure autonomie)
Curiosité concernant la
sexualité, la naissance...
(parfois comportement de
voyeuriste,
d’exhibitionniste, banals à
cet âge) Crise d’opposition
des trois ans (période du non
!) Développement du langage
verbal.

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 7


4- Le développement intellectuel :

La deuxième enfance est la période préopératoire, elle est marque par l’apparition de la
représentation symbolique qui consiste à élaborer "en pensée" des images à partir des objets
ou des mouvements du monde réel. Elle s’achève par la pensée intuitive qui se caractérise
par la concentration de l’enfant sur l’apparence des choses et par l’absence de raisonnement
logique. Exemple : un enfant, qui à cette époque, entend pour la première fois le bruit du
tonnerre peut penser que quelqu'un a fermé bruyamment une porte dans la chambre voisine.
Il assimile alors cette nouvelle expérience et réajuste ses idées sur les bruits et leur origine,
comme on distingue à cette période l'âge préscolaire (3-6 ans), âge de maturation et
de socialisation.

4.1- La représentation symbolique : l’enfant peut penser à la voix de sa mère, par


exemple, sans l’avoir entendue ou il s’imagine sa tétine sans voir le biberon. Le petit
garçon de 3 ans qui a vu son père se raser le matin peut reproduire le geste l’après-
midi dans un jeu à l’école. la pensée de l’enfant dépasse l’ici et maintenant, elle peut
évoquer un objet absent.
4.2- La pensée intuitive : (selon Piaget) : on présente à l’enfant une boule de
plasticine et on lui demande d’en faire une autre de même grandeur. On laisse sur la
table la boule confectionnée par l’enfant à titre de témoin. On transforme, sous les
yeux de La pensée intuitive l’enfant, la boule en galette, puis en boudin. Quand on
lui demande s’il y a encore dans les boules transformées "la même chose" (la même
quantité) l’enfant répond qu’il y a moins dans la galette car elle est plus fine que la
boule et plus dans le boudin car il est plus long. L’enfant est plus centré sur
l’apparence des choses et n’a pas de raisonnement logique. Autre exemple : avec les
jetons (2 rangées de 8 jetons mais si la deuxième rangée on l’espace plus l’enfant
dit qu’il y en a plus).
4.3- Le développement du langage : Jusqu’à l’âge de 12-13 ans (au moins) l’enfant
continue à développer son langage par un processus long et graduel qui occupe une
partie importante de ses activités L’enfant doit progressivement s’approprier les
données linguistiques de l’entourage familial et scolaire : il doit abandonner les
formulations simplistes pour accéder aux énoncés plus élaborés et mieux articulés.
Les corrections, approbations, désapprobations, commentaires des parents sont
adaptés aux possibilités de l’enfant (selon l’âge). Les parents ont donc un rôle
important dans la construction du langage chez leur enfant. On pense à la
prononciation, mais aussi à la reconnaissance correcte des syllabes et l’assimilation
des règles grammaticales...

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 8


Tableau 3 : Développement intellectuel de l’enfant

De 3 à 6 ans

Caractéristiques Besoins activités

Développement de la fonction
symbolique avec un système
de représentation mentale activités artistiques :
des objets et des êtres dessins, sculpture, …
(passage du gribouillage au jeu symbolique :
dessin réel) puis, l’enfant dinette, marchande
passe d’une pensée Besoin de savoir : activités sur la durée :
symbolique à une pensée pourquoi ? qui ? quoi jardinage, … inventer
intuitive (concentration de ? … des histoires, répéter
l’enfant sur l’apparence des des comptines et des
Développemen choses et par l’absence de chansons, jouer avec
t intellectuel raisonnement logique) Grande les mots, … jeux de
curiosité Acquisition des fiction (à faire
notions temporels Acquisition semblant) : dînette, …
du langage et de son
vocabulaire Développement
de l’imaginaire, mais
imagination encore fertile et
encore interpénétration entre
l’imaginaire et le réel . Goût
pour le merveilleux et le
magique.

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 9


5- Développement de la personnalité :
Cette période aboutit à la découverte de la réalité extérieure et la différenciation du "moi" se
traduit vers 3 ans par une crise d'indépendance. L'enfant fait le contraire de ce qu'on lui
demande, hurle quand on le contredit, veut s'habiller et manger seul : l'enfant prend
conscience de son individualité. La crise de 3 ans et ses avatars est l'un des sujets favoris des
spécialistes de l'enfance.

 Selon S.Freud Lorsqu'on parle de stades en psychanalyse, on désigne généralement les


stades de l'évolution libidinale de l'enfant, évolution qui ne semble pas au cœur des théories
psychologiques. Le stade tel que l'entend la psychanalyse constitue une étape du
développement de l'enfant caractérisée par une organisation plus ou moins marquée de la
libido sous le primat d'une zone érogène et par la prédominance d'un mode particulier de
relation d'objet. La notion de stade prend ainsi, dans le champ psychanalytique une
extension plus large puisqu'elle permet de définir les stades de l'évolution du moi.

Situation œdipienne

Période de latence
Stade phallique
→ (+oral, +anal, → Stade génital
(+oral, +anal)
+phallique)

De 3 ans à 7 ans Dès 7-8 ans Adolescence

Le stade phallique : Troisième stade du développement de la libido, le stade phallique est


caractérisé par l'unification des pulsions partielles qui existent chez l'enfant, unification qui
se constitue sous le primat des organes génitaux. À ce stade, l'enfant, garçon ou fille, ne
connaît qu'un seul organe génital : le pénis, et l'opposition des sexes ne se traduit à ce
moment que par l'opposition au terme de «phallique» ou «châtré». Le stade phallique
constitue un moment culminant pour l'enfant et correspondant au déclin du complexe
d'Œdipe, dans lequel le complexe de castration est prévalent. Le stade phallique est basé sur
la croyance de l'universalité de la présence du pénis aussi bien chez le garçon que chez la
fille.
Zone érogène : Le pénis (ou le clitoris chez la fille), avec la double dimension de plaisir lie à
la miction et à la rétention.
L'objet pulsionnel : La miction, le sphincter vésical.
Le but pulsionnel : Auto érotisme avec masturbation, mouvement phallique actif et passif.
La relation d'objet : Prise de conscience de la différence anatomique des sexes, curiosité
sexuelle infantile, pulsion epistemophilique, fantasmatique importante autour des relations
sexuelles des parents (scènes primitives et fantasmes originaires La castration est le conflit
relationnel spécifique.

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 10


Autoportrait, garçon de 4 ans

Autoportrait, fille 4ans 5 mois


Mais d’après H.Wallon la période 3 - 6 ans présente : le stade du personnalisme la crise des
trois ans (le moment du "non") permet à l'enfant de s'individualiser de sa famille en s'appuyant
sur l'opposition. L'imitation concourt également à cette différenciation en séparant le pareil
et le pas pareil l'opposition ("l'enfant se pose en s'opposant") est essentielle à la construction
de l'autonomie et de la différenciation soi - autrui. Elle marque également à la recherche
d'attention exclusive. La séduction témoigne de la modification du comportement sous le
regard de l'autre. L'imitation de l'autre prestigieux en une attitude ambivalente d'admiration
et de rivalité clôt le stade du personnalisme.
Tandis que J. PIAGET distingue Le stade pré-opératoire (2 - 7 ans) Le stade pre-opératoire
voir l'essor de la fonction symbiotique, l'apparition du dessin, du jeu symbolique, de l'image
mentale. La socialisation, les sentiments moraux, les intérêts et les valeurs se mettent en
place Le stade est divisé en trois sous stades. I. : 2 - 4 ans. Conquête de la fonction
sémiotique. II. : 4 - 6 ans. Pensée égocentrique et organisation de la représentation. III. : 6 -
8 ans. Intuitions articulées par la régulation.

6- Les risques physiques de la deuxième Enfance :


La majorité des maladies bénignes de l'enfant guérissent spontanément. Mais au moindre
doute, consulter son médecin permet de se rassurer, d’éviter de passer à côté
d’une maladie plus sérieuse ou de bénéficier de traitements simples. Les maladies les plus
fréquentes sont infectieuses (rhinopharyngite, angine, otite, bronchiolite, gastroentérite),
viennent ensuite les maladies dites infantiles, contre lesquelles nous disposons de vaccins :
rubéole, rougeole, varicelle, coqueluche, oreillons, etc.

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 11


Maladies infantiles de 3 à 6 ans
DÉMARCHE M : Maître A : Apprenants

1. Présentation Objectif 1 : Connaître quelques maladies infantiles et leurs signes


du thème – M : « Quelles maladies as-tu déjà eues ? »
émergence des A : « Le paludisme, la fièvre, la toux, le rhume et les maux de ventre, le
représentations choléra… » Le maître note au tableau les noms des maladies qui sont citées.
M : « Quels ont été les signes de ces maladies ? » A : « Tousser, avoir le nez
qui coule, être faible, avoir la diarrhée… » Le maître note au tableau les
symptômes des maladies qui sont évoqués.
M : « Qu’est-ce qu’une maladie infantile ? Quels sont les signes des maladies
infantiles ? Que doit-on faire pour éviter ces maladies ? »
A : « Une maladie infantile est une maladie qui touche les enfants, c’est-à-
dire qu’on attrape quasiment exclusivement pendant l’enfance. »
M : Observe ces photos et répond aux questions suivantes :

2. Problématique Samia
= Questionner le
réel

Réda

3.«Je pense que


» Meriem

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 12


Nassim

- Quels signes de maladie présente chacun de ces enfants ?


A : Samia est couverte de boutons Réda a de la fièvre Meriem tousse, Nassim
a la diarrhée.
M : « Que faut-il faire lorsque l’on a ces signes (symptômes) ? »
A : « Lorsque l’on est malade, il faut se soigner. » « Il faut aller consulter un
médecin ou aller dans un dispensaire » Le maître récapitule les réponses des
élèves à partir desquelles il explique la définition de l’expression « maladie
infantile » et donne quelques exemples de maladies infantiles que les
étudiants ne connaissent probablement pas : le paludisme, la rougeole, la
varicelle, le choléra, la coqueluche, les oreillons…
Objectif 2 : expliquer les manifestations (symptômes) et le mode de
4. « Je manipule contagion des maladies infantiles
», situation de Faire une enquête auprès d’un centre de santé du quartier. Les apprenties
recherche vont compléter le tableau suivant :
Maladie Manifestations Mode de contagion Vaccination
-La rougeole Forte fièvre, toux, boutons Par les voies respiratoires Vaccin
contre la rougeole Rouvax.
-La varicelle Fièvre, boutons Par les voies respiratoires Pas de vaccin.
-La coqueluche Toux persistante, Par une personne malade Vaccin anti-
coqueluche.
-Le maître explique aux apprenties la notion de « contagion » avant de les
envoyer faire l’enquête.
Objectif 3 : Définir les précautions à prendre pour éviter d’attraper ces
maladies Chaque groupe expose le résultat de son enquête.
Le maître réexplique la notion de contagion et les moyens de transmission.
M : « Que faut-il faire lorsqu’on a ces symptômes ? »
A : « Il faut consulter un médecin ou aller dans un centre de santé. »
M : « Quelles sont les précautions à prendre pour éviter la contagion de ces
maladies ? »
A : « Isoler le malade contagieux. » « Ne pas utiliser les assiettes ou les
5. Mise en verres des personnes malades.» «Laver et désinfecter les objets qui ont été
commun, débat en contact avec le malade. »
M : « Que doit-on faire pour éviter d’attraper une maladie contagieuse ? »
A : « Il faut se faire vacciner. »
Synthèse effectuée avec les apprenties Les maladies infantiles sont des
maladies qui s’attrapent quasiment exclusivement pendant l’enfance. Elles
se manifestent par un ou plusieurs symptômes. Par exemple : on a de la
6. « Nous fièvre, on a des boutons sur le corps, on a mal au ventre, on tousse.
retenons Beaucoup de maladies infantiles sont contagieuses : la rougeole, la varicelle,
» structuration + la coqueluche… La contagion peut passer par une personne malade, par la
prolongements nourriture, par les objets (assiettes, verres…) et par la poussière. Pour éviter

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 13


d’attraper ces maladies, il faut se faire vacciner (si le vaccin existe) car les
vaccins nous protègent de ces maladies graves.

7- Les risques psychiques de la deuxième Enfance :


Un problème d'intégration à l'école, des disputes entre papa et maman, la naissance d'une petite
sœur... De nombreux éléments de la vie quotidienne peuvent venir bouleverser votre enfant. Plus
il est jeune, moins il arrive à communiquer ses émotions. Son corps parlera pour lui, ainsi que ses
comportements. On appelle cela la somatisation. Il est renfermé, il pleure tous les matins, il est
violent... autant de "symptômes" qui peuvent vous alerter. Dans ces cas, ne vous improvisez pas
psychique, il existe des professionnels pour chaque situation : pédopsychiatre, psychologue...
Renseignez-vous auprès de l'école de votre enfant ou de votre médecin traitant.

Malheureusement, certains troubles ne peuvent pas être traités par quelques séances de thérapie
uniquement. Le bégaiement, la dyspraxie... il s'agit là de troubles physiques qui peuvent être
amplifiés par des facteurs psychologiques mais qui sont avant tout moteurs. Un traitement s'avère
parfois nécessaire. Quoi qu'il en soit, les parents ne doivent en aucun cas culpabiliser, ce n'est
pas une question d'éducation.

Enfin, un dernier phénomène qui peut engendrer des troubles du comportement : l'enfant roi.
Aujourd'hui, toutes tournes autour de l'enfant, les parents vivent pour lui, tout lui est offert sur
un plateau d'argent. Le risque ? Que la prunelle de vos yeux pense que tout lui est dû, objet
comme personne. Imaginez les difficultés d'intégration et les problèmes relationnels en
grandissant...
Pour en savoir plus, consultez notre dossier et inspirez-vous de la méthode Françoise Dolto : il
faut parler à nos enfants !

7.1- Trouble des conduites chez l’enfant :


Les troubles du comportement de l’enfant ont toujours questionné entre responsabilité et
culpabilité, entre loi et médecine, entre criminologie et psychiatrie. Certains ont défendu
l’importance de l’abord psychologique du phénomène, pendant que d’autres s’appuyaient sur la
morale.
De fait, les modes de prise en charge proposés ont toujours oscillé entre soin et punition ; en se
référant à la terminologie anglo-saxonne, s’agit-il de mad boys ou de bad boys ? Les difficultés
de définition ont été abordées depuis des décennies avec, en parallèle, une succession de
tentatives de compréhension de ces manifestations : sont-elles innées ou acquises ?
7.2- Classification de l’American Psychiatric Association, le DSM :
C’est en 1994 que le DSM-IV restructure la catégorie du trouble des conduites, tout en
conservant le même type de découpage, dans un chapitre qui s’intitule « Déficit de
l’attention et comportements perturbateurs », avec quatre grandes catégories :
Le trouble des conduites, l’hyperactivité qui change de nom pour devenir « trouble déficit de
l’attention/hyperactivité », le trouble oppositionnel avec provocation, et le trouble du
comportement perturbateur non spécifié.
Selon le DSM-IV, le trouble est défini comme un ensemble de conduites répétitives et
persistantes, dans lequel sont bafoués les droits fondamentaux d’autrui ou les normes et
règles sociales correspondant à l’âge du sujet, comme en témoignent au moins trois critères
au cours des 12 derniers mois et au moins un au cours des 6 derniers mois.

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 14


La durée de 12 mois est une nouveauté, et surtout il y a un regroupement des symptômes en
quatre catégories.
Le trouble entraîne une altération cliniquement significative du fonctionnement social,
scolaire ou professionnel.
Si le sujet est âgé de 18 ans ou plus, le trouble ne répond pas aux critères de la personnalité
antisociale. Le sujet doit avoir manifesté un trouble des conduites avant 15 ans pour répondre
au critère de personnalité antisociale.
Les comportements caractéristiques se produisent habituellement dans des contextes variés,
à l’école, à la maison, à l’extérieur. Les sujets atteints ont tendance à minimiser leurs
problèmes de comportement, et il faut donc se renseigner auprès de l’entourage ; mais la
famille peut elle-même avoir une connaissance limitée des problèmes, du fait d’un manque
de surveillance ou parce que l’enfant lui dissimule ses actes.
Les sujets atteints déclenchent souvent les hostilités ou réagissent agressivement envers les
autres. En fonction de l’âge, la violence physique peut aller jusqu’au viol, aux coups et
blessures, et à l’homicide.
La destruction délibérée de biens appartenant à autrui est un autre trait caractéristique
(incendie volontaire, vandalisme…). La catégorie des actes frauduleux et des vols concerne
les mensonges, les fraudes, les contrefaçons, les arnaques.
Enfin, la violation des règles correspond à l’école buissonnière, l’absentéisme au travail, le
fait de ne pas rentrer chez soi le soir, et les fugues à condition que celles-ci ne soient pas la
conséquence directe d’une situation de maltraitance intrafamiliale.
En plus de ces troubles il existe deux importantes catégories de troubles qui sont :
- Les troubles du comportement alimentaire.
- Les troubles de l’excrétion.
- Retards et troubles de la parole et du langage.
L’incidence des troubles de la parole et du langage est estimée à environ 13% chez les enfants
âgés de 2 à 5 ans, avec un ratio garçon/fille de 2 pour 1.
Les troubles de la parole et du langage peuvent être isolés. Ils peuvent également être
associés à d’autres troubles (par exemple, un déficit d’attention) ou encore être un des
éléments d’un retard global de développement.
Ils peuvent aussi être causés par certains problèmes comme un traumatisme crânio-cérébral,
de l’épilepsie ou de la sclérose en plaques. Le manque de stimulation, la négligence et les
abus sont d’autres facteurs qui peuvent avoir une influence adverse sur le développement du
langage.
Dans tous ces cas, il est important que l’enfant soit référé en orthophonie pour une
évaluation complète de ses habiletés de langage et de parole. Suite à cette évaluation,
l’orthophoniste pourra faire les recommandations quant aux interventions et traitement
appropriés pour cet enfant (visites de contrôle, programme à domicile avec suivi périodique,
thérapie orthophonique intensive).

Des services d’orthophonie peuvent être obtenus dans la plupart des centres hospitaliers,
dans les centres de réadaptation, dans les écoles ainsi que dans certains CLSC et en pratique
privée. Les enfants peuvent être référés en orthophonie dès l’âge d’un an.

Un enfant qui a des difficultés importantes de langage réceptif et/ou expressif a


généralement de la difficulté à interagir avec sa famille et avec ses pairs et à développer son
autonomie et ses habiletés de socialisation.

Il est aussi plus à risques d’éprouver des problèmes académiques sévères. Toutes ces
difficultés sont souvent associées à des problèmes de comportement qui résultent des
frustrations vécues quotidiennement par l’enfant lorsqu’il ne réussit pas à comprendre les
autres et/ou à exprimer ses besoins.

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 15


Comme professionnels de la santé, vous avez un rôle primordial à jouer au niveau de la
détection précoce des troubles et retards de la parole et du langage.

II- TROISIEME ENFANCE DE 6 À 12 ANS :


1- Le développement physique :
La troisième enfance se situe entre 6 et 12 ans. La vitesse de croissance physique est plus
faible (5 centimètres par an environ) et les acquisitions de l'enfant se situent essentiellement
dans le domaine socioculturel. On distingue l'âge scolaire (6-12 ans), phase durant laquelle
s'élargissent et se perfectionnent les connaissances.
L'enfance se termine à la puberté, qui inaugure l'adolescence.

2- Le développement sensori-moteur
2.1- Le développement moteur :
Les progrès moteurs de l’enfant de 6-12 ans se manifestent de plusieurs façons
complémentaires :
La coordination des mouvements augmente (maîtrise des mouvements de l’écriture,
manipulation de certains outils, exécution de certains mouvements gymniques, pratique de la
danse...) La force s’accroît pendant cette phase de façon considérable (le goût pour les jeux
violents en est la preuve) La rapidité, la précision, l’endurance se développent d’une manière
très marquée (jusqu’à 13-15 ans) et se manifestent dans les jeux de compétition.
La période de 6-12 ans est l’âge scolaire. La vie en groupe y prend une importance croissante.
Les possibilités motrices permettent aux enfants (garçons notamment) de se mettre en
valeur, de se mesurer à des "rivaux".
À partir de 10 ans tout le cerveau est myélinisé. On a observé que lors d'apprentissages, cette
myélinisation se déclenche à nouveau chez l'adulte. Les transformations sont plus qualitatives
que quantitatives. Au plan des habiletés motrices, l'enfant ne peut réaliser aux différents
âges que ce que lui autorise sa maturation nerveuse.
 6-9 ans : Intérêt aux techniques sportives, la maîtrise gestuelle s'affirme, solliciter toutes
les facettes de la motricité.
 9-12 ans : Apprentissages moteurs les plus complexes, l'exercice rend le corps plus
vigoureux. Les expériences motrices les plus diversifiées favorisent la maturation du
cerveau. L'essentiel se joue de la naissance à 14 ans.

2.2- Le développement socio-affectif :


a- Le développement social :

 Socialité : L’enfant présente à partir de 6 ans des comportements socialisés : respect des
autres, conscience de leurs qualités, collaboration, préoccupation d’autrui... Vers 8 ans,
l’enfant passe de l’égocentrisme à l’aptitude à se mettre à la place de l’autre dont il
commence à saisir les intentions.

À 10 ans, la coopération et l’autonomie existent, l’enfant dénonce la tricherie, le


"soufflage", le mensonge, il a le sens de la justice. Premier (1er) Âge du groupe social : à 7
ans les enfants recherchent la compagnie des autres. Le groupe devient source de
valorisation. L’enfant est plus autonome et moins dépendant de l’adulte. Premières
tentatives de collaboration. Celle-ci est difficile car il faut concilier la satisfaction de
chacun et la cohésion du groupe (beaucoup de temps passé à redire la règle). À 9 ans, le
groupe devient le véritable centre de la vie enfantine.

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 16


 De 9 à 12 ans 2 ème : âge du groupe social (âge de la bande) : l’enfant mène entre 9 et
12-13 ans, une vie sociale intense. C’est l’âge où chacun donne au groupe tout ce que le
groupe attend de lui. Les groupes se forment avec des règles à respecter par tous et
possibilité d’exclusion si pas respectées. Les groupes deviennent homogènes tant par
l’âge que par le sexe.
La bande se forme spontanément selon la personnalité de chacun. Le régime de la bande
est plutôt autocratique : le meneur règne, les autres acceptent (d’où l‘importance du
contrôle de l’adulte).
 La vie sociale : Les expériences du groupe sont capitales :
• Sur le plan cognitif : cohérence entre les discours et les actes, argumenter, prouver,
esprit critique. Les autres contrôlent les affirmations.
• Sur le plan émotionnel : réciprocité, solidarité, entraide, complicité, joie, frustration
de l’échec, reconnaître à chacun ses qualités, accepter les critiques des autres et faire
son autocritique…

b- Développement affectif :

Pour Freud, période de latence : période calme, évolution discrète. Vis-à-vis des 2
parents : tendresse, affection, désir d’être grand et de s’affirmer positivement de
manière conforme à son sexe.
Les réactions émotionnelles sont plus modérées avec l’intériorisation de l’image qu’on
donne de soi. Il n’extériorise plus tous ses sentiments, les vrais mensonges apparaissent.
La conscience morale s’intériorise de plus en plus aussi.
 7 ans : une certaine intériorité s’installe : il approfondit, il se réfugie dans des
endroits tranquilles, il recherche une intimité psychique.
Diminution du prestige parental (jeu des devinettes) L’adulte doit ajuster son autorité à
l’image plus réaliste que l’enfant se fait des parents. Il faut accepter des rapports plus
enrichissants : accepter de discuter, argumenter, accorder plus de confiance.
Attention : Si l’enfant a besoin du groupe, il a aussi grandement besoin d’une sécurité
familiale et de partager des activités avec les parents.

 8 ans : regrets, remords, sensibilité aux sentiments d’autrui. Les objets ont une
valeur personnelle, servent d’échange. Ségrégation des sexes, taquineries, exhibition.

 9 ans : comportement plus raisonné et raisonnable, il a des objectifs, ne suit plus ses
impulsions, a une certaine intériorité directrice.

 1O ans : cohérence et stabilité du comportement, persévérance pour atteindre ses


objectifs, efforts pour se conformer aux règles morales, prend des décisions et des
responsabilités.

 11 ans : bon contrôle émotionnel, caractère d’équilibre, d’assurance, de maîtrise.


 12 ans : préadolescence. Entre 9 et 12 ans, l’enfant vit avec une intensité
considérable tout ce qu’il fait. Il est actif, ouvert, réceptif, enthousiaste, a une soif
d’action et d’expériences. Il n’est pas nuancé et peut manquer totalement de
mesure.

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 17


3- Le développement intellectuel :
3.1- 6ans, le stade catégoriel Primat des activités intellectuelles :

L’enfant devient capable d'attention, d'effort, de mémoire volontaire. La représentation


abstraite des choses devient possible.

3.2- 7 ans, stade des opérations concrètes :


Passage de l’intuition à l’opération. La pensée se détache de la perception momentanée,
corrige l’intuition perceptive et établit des relations objectives.
Différence entre l’imaginaire où tout est possible et le réel (tenir compte des qualités
intrinsèques des objets). Opérations de classification, sériation, numération, structuration
temps et espace mais toujours sur du concret. Apparition des notions de conservation
(quantité, poids, volume). Enfants curieux qui s’intéressent à tout.
3.3- Le développement cognitif de 9 à 12 ans :
La pensée opératoire glisse vers le raisonnement hypothético-déductif :
12 ans, stade des opérations formelles.
 L’enfant parvient à se libérer du concret, à penser le possible et à raisonner
abstraitement, sans avoir à s’appuyer sur des manipulations.
 Mise en place de la pensée formelle (opérations sur du matériel symbolique) et du
raisonnement hypothético-déductif.

4- Le développement de la personnalité :
De 6 ans a la puberté :
4.1 - La phase de latence :
Mise en sourdine de la sexualité (variable selon les cultures.) Toutefois tous les modes de
plaisir antérieurs sont utilisés (à bas bruit) L’enfant se trouve peu à peu disponible pour
les apprentissages scolaires : entrée au CP, et cursus primaire.
Les enfants qui restent exagérément attachés sur un mode œdipien à un parent ont des
difficultés à rentrer dans les apprentissages.

« Le monstre d’eau » garçon 7 ans 8 mois

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 18


4.2- Les relations d’objet :
Extension à l’extra parental : famille, école, société.

4.3- L’organisation de la personnalité :


Le Moi se renforce : le développement de la logique (phase opératoire décrite par PIAGET)
permet une meilleure maîtrise du milieu extérieur.
Les mécanismes de défense se renforcent :
Identification : extra familiales.
Refoulement : Massif des représentations liées à la sexualité et aux relations œdipiennes
(responsable selon Freud de l’amnésie des années précédentes)
Sublimation : Désexualisation des pulsions, déplacement vers des buts socialement valorisés :
scolaires, extra scolaires, artistiques.

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 19


RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIÉS :
Livres :
1- Les stratégies publicitaires : le marché de l'enfant Samia Laarabi – école supérieure de
technologie-salé, diplôme universitaire de technologie 2007.
2- Qu’apprend-on à l’école maternelle ? préface de Luc Ferry et Xavier Darcos Edition
SCEREN
3- Les dessins d’enfant vous parlent Edwige Antier Edition Grasset
4- Élever mon enfant aujourd’hui Edwige Antier Edition Robert Laffont
5- 2-6 ans vie affective et problèmes familiaux Docteur Myriam David Edition Privat
6- Henri WALLON, L'enfant turbulent, Paris, Alcan, PUF, 1925 Henri WALLON,
7- Les origines du caractère chez l'enfant, Paris, Boivin, PUF, 1934 Henri WALLON,
8- De l'acte a la pensée, Paris, Flammarion, 1942 Henri WALLON,
9- Les origines de la pensée chez l'enfant, Paris, PUF, 194
10- Sigmund FREUD, Trois essais sur la théorie de la sexualité infantile.
11- Jean PIAGET, Six études de psychologie génétique

Sites Web:
-www.chez.com\sylviecastaing\develoliens.htm
- www.medecine.univ.paris7.fr\PCEM1\cours\psychologie\
-www.lueur.org\textes\dossier\developpement_psychologique_3-6ans.html
- copyright © Lueur.org - www.lueur.org

MES0709/CYCLEII/SÉRIE03MES0709.2.3.1.2 «PROPRIÉTÉ CNFEPD» PAGE 20