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Préparé et animé par FILALI Anass

Vérificateur à Fès
Année 2018
Plan
Première partie

Deuxième partie

Troisième partie

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Première partie
 LE CONTRÔLE FISCAL: LE DROIT DU CONTRÔLE

 LES GARANTIES DU CONTRIBUABLE

 LES DIFFÉRENTS TYPES DE CONTRÔLE

 LES ACTEURS DU CONTRÔLE FISCAL

 CONTRÔLE FISCAL: DÉFINITION ET FINALITÉS

 PREPERATION DE LA VERIFICATION

 DOCUMENTS COMPTABLES

 MANUEL DES PROCÉDURES COMPTABLES ET CONTRÔLE INTERNE

 PIÈCES JUSTIFICATIVES

 RÉGULARITÉ ET SINCÉRITÉ DE LA COMPTABILITÉ

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Deuxième partie
 CONTRÔLE DES IMMOBILISATIONS

 CONTRÔLE DES STOCKS

 CONTRÔLE DU POSTE CLIENTS

 CONTRÔLE DES COMPTES COURANTS D’ASSOCIES DEBITEURS

 CONTRÔLE DE LA TRESORERIE

 CONTRÔLE DES PROVISIONS

 EXAMEN DU FINANCEMENT PERMANENT

 CONTRÔLE DU POSTE FOURNISSEURS

 CONTRÔLE DES COMPTES COURANTS D’ASSOCIES CREDITEURS

 CONTRÔLE DE LA TVA

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Troisième partie
 EXAMEN DES CHARGES

 EXAMEN DES PRODUITS

 CAS D’ENTREPRISES DÉPENDANTES

 RECONSTITUTION DU CHIFFRE D’AFFAIRES:

 L’ACTE ANORMAL DE GESTION

 L’EXAMEN DE L’ENSEMBLE DE LA SITUATION FISCALE DES PERSONNES


PHYSIQUES

 RETENUES À LA SOURCE SUR LES DISTRIBUTIONS OCCULTES.

 CALCUL DES DROITS

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Les pouvoirs de l’administration

1 • Droit du contrôle

2 • Droit de communication

3 • Droit de constatation

4 • Pouvoir d’appréciation

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Droit de contrôle
Système déclaratif

Droit du contrôle (L’art 210 du CGI)

IS TVA
IR DE

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Droit de contrôle
Le droit de contrôle est renforcé par le dispositions:

• le contrôle de la consistance des biens en matière de revenus


Art 215 agricoles;

• l’examen de l’ensemble de la situation des contribuables;


Art 216

• le contrôle des prix ou des déclarations estimatives exprimés


Art 217 dans les actes ou conventions (DE)

• droit de préemption au profit de l’Etat en matière de droits


Art 218 d’enregistrement ;

• confère à l’administration un droit de contrôle et de


Art 258 redressement des droits de timbre payés sur déclaration

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Droit de contrôle
Quoi?
L’administration fiscale contrôle

Déclarations

Actes Utilisés pour l’établissement


des impôts, droits et taxes

Taxation
d’office

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Droit de contrôle
Pour mener à bien un contrôle fiscal,
l’administration est contrainte à respecter
certaines règles notamment:

1 • les délais de prescription,


2 • les démarches de notification,
3 • les procédures de rectification
4 • les procédures de taxation.
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CONTRÔLE FISCAL: DÉFINITION

C’est un ensemble d'opérations permettant


à l'administration fiscale d'examiner, sur
place, la comptabilité d’une entreprise et de
la confronter aux éléments d’exploitation et
aux renseignements détenus par
l’administration afin de mesurer la sincérité
et l’exhaustivité des déclarations souscrites

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FINALITÉS DU CONTRÔLE FISCAL

3 Finalités

Budgétaire Dissuasive Répressive

prévenir la fraude sanctionner les


Récupérer
comportements
(recouvrer) consolider le les plus
l’impôt éludé
« civisme fiscal » frauduleux

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Les garanties du contribuable
• Ce contrôle s’opère dans le cadre d’une
1 procédure stricte

• Obligation de respecter le secret professionnel


2

• La procédure contradictoire
3

• Le recours judiciaire
4

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Les types du contrôle

• Le contrôle sur
1 pièces
• Le contrôle sur
2 place

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Introduction
La vérification est l’opération par laquelle
l’administration fiscale peut s’assurer de la
sincérité d’une déclaration fiscale. Pour mieux
réussir cette opération, le contrôle sur place doit
être précédé par des travaux préparatoires
permettant au vérificateur de tracer une feuille
de route pour chaque affaire contrôlée. Lesdits
travaux préparatoires sont nommés dans le
jargon de l’administration fiscale « le contrôle
sur pièces » où le vérificateur a pour mission :

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Introduction
• d’analyser la pertinence de la proposition de
vérification qui lui a été attribuée ;
• de recueillir le plus de renseignements possible
sur l'entreprise à vérifier tant au plan fiscal qu'au
plan technique. A cet effet, il examine la
documentation en possession de
l'administration, qu'il complète en effectuant des
recherches extérieures.
• de définir une véritable stratégie de
contrôle matérialisée par une feuille de route.

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CONTROLE FORMEL
Contrôle préliminaire

Examiner le
dossier fiscal

La fiche de programmation La Forme juridique

-permet de définir la qualité du


-Distinguer entre OV et PO
destinataire de l’avis de
-Vérification générale ou ponctuel
vérification (gérant en cas de
- motifs de la programmation
SARL, administrateur en cas de
-pertinence de cette programmation
SA…).

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CONTROLE FORMEL
Contrôle préliminaire

Examiner le
dossier fiscal

L’existence matérielle des La présence de contentieux Remboursement ou


déclarations fiscales vérifications antérieures achat en exonération
- Cette phase de contrôle est
indispensable afin d’éviter de - Dans ce cas le vérificateur - Examiner le dossier
commettre un vice de procédure. doit demander le rapport de de remboursement
vérification. et les attestations des
- Seules les déclarations déposées achats en
par le contribuable peuvent faire exonération
l’objet d’un contrôle fiscal.

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Contrôle de cohérence
Le contrôle de cohérence interne

Effectué par le gestionnaire Effectué par le vérificateur

-orienter au mieux les


investigations à
Art 221 bis
entreprendre
Procédures de dépôt
- optimiser la durée de
de la déclaration
vérification allouée à
rectificative
l’affaire contrôlée

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Contrôle de cohérence
PRINCIPAUX AXES DU CONTRÔLE SUR PIECES

• Étude de la liasse fiscale (aspects


Etude de la liasse fiscale comptables et fiscaux);
et travaux préliminaires • Etats comparatifs des bilans : analyse
dans le temps et dans l’espace;

Elaboration de la
feuille de route

▪ Rapprochement des déclarations


RAPPROCHEMENT AVEC LES
fiscales ( IS, TVA ET I.R./SOURCE)
AUTRES DECLARATIONS ▪ Rapprochement avec les autres
FISCALES
déclarations fiscales (IS/PPRF,
IS/PA ….)
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Contrôle de cohérence
Il est particulièrement important de
réaliser des contrôles de cohérence en
examinant les différentes déclarations
souscrites, faire leur rapprochement avec
les différents comptes des états de
synthèse et de s'assurer que l’impôt n’a
pas été minoré.

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Contrôle de cohérence
une lecture pertinente de états de synthèse
permet d’évaluer l’importance des postes
renseignés aussi bien au bilan qu’au CPC ;
au terme de cette lecture, il pourra extraire
des renseignements utiles pour engager un
dialogue soutenue avec le contribuable et
lui demander les pièces justificatives
nécessaires au contrôle dès la 1ère prise de
contact.
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Contrôle de cohérence
Les renseignements importants à dégager:
• La nature des immobilisations inscrites au bilan et
particulièrement celles pour lesquelles les dotations
Immobilisation d’amortissements ont été constatées

• L’importance des stocks détenus par la société, leur


Stock
rotation et les provisions pour dépréciations y afférentes

• L’évolution des comptes d’associés débiteurs ou créditeurs.


Le vérificateur lors d’un contrôle sur place doit s’interroger
Compte associé sur l’origine des fonds apportés à l’entreprise

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Contrôle de cohérence
Les renseignements importants à dégager:
• Le chiffre d’affaires déclaré par la société. Le vérificateur peut d’une part
vérifier la cohérence du CA déclaré en matière d’IS ou d’IR et du CA déclaré
CA en matière de TVA

• Les subventions d’exploitation, d’équilibre ou d’investissement. Le


vérificateur peut contrôler la cohérence entre les déclarations du résultat
Subvention fiscal et les déclarations de TVA.

• La nature des dotations aux provisions constatées par le contribuable permet


au vérificateur de prendre connaissance d’avance de l’enjeu de ces
provisions, de leur constatation nouvelle ou d’un report à nouveau constaté
Dotations dans les exercices antérieurs.

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CONTROLE DE COHERENCE EXTERNE
Le vérificateur doit se renseigner sur l’activité exercée
par le contribuable, sur le type de services déployés ou
de marchandises qu’il vend, sur les actionnaires et leur
participation dans d’autres entreprises…
Cet ensemble d’informations permettant au
vérificateur de mieux cerner l’affaire programmée à la
vérification, doit être complété par la consultation
d’études monographiques, par la recherche sur
internet ou par demande de communication de
renseignement à tout établissement susceptible de
fournir des informations sur l’entreprise contrôlée.

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CONTROLE DE COHERENCE EXTERNE
En général, le vérificateur doit se documenter
au maximum sur les caractéristiques des
entreprises opérant dans le même secteur
d'activité afin de pouvoir rapprocher les
données significatives liées à cette activité
comme le taux de marge commercial, la vitesse
de rotation des stocks, la part de salaires dans le
chiffre d'affaires, etc.

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Droit de communication (art 214)
L’administration
fiscale peut:

Exercer le droit demander utiliser les


de à l’intérieur communication des données
du Maroc informations auprès obtenues par
des administrations tous les moyens
fiscales des Etats
ayant conclu avec le
Maroc des
conventions de non
double imposition

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Droit de communication à l’intérieur du Maroc
Documents à communiquer

1°- de l’original ou délivrance d’une reproduction sur support


magnétique ou sur papier ou sur tout autre support informatique:

Des documents de service ou comptables détenus par les administrations de


l’Etat, les collectivités locales, les établissements publics et tout organisme
soumis au contrôle de l’Etat, sans que le secret professionnel puisse lui être
opposé

Des livres et documents, dont la tenue est rendue obligatoire par les lois ou
règlements en vigueur, ainsi que tous les actes, écrits, registres et dossiers,
détenus par les personnes physiques ou morales exerçant une activité
passible des impôts, droits et taxes.

2°- des registres de transcription tenus par les cadi chargés du taoutiq.

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Droit de communication à l’intérieur du Maroc
Lieu d’exercer le droit de
communication
Le droit de communication s’exerce dans les locaux du siège
social ou du principal établissement des personnes physiques
et morales concernées, à moins que les intéressés ne
fournissent les renseignements, par écrit, ou remettent les
documents aux agents de l’administration des impôts, contre
récépissé.
Modalités de droit de
communication
Les demandes de communication doivent être formulées par
écrit et doivent préciser la nature des renseignements ou des
documents demandés, les exercices ou les périodes concernés
ainsi que la forme, le mode et le support de communication
desdits renseignements et documents.
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Droit de communication à l’intérieur du Maroc
Délai de réponse

La LF 2016 a instituée pour le contribuable l’obligation de


répondre aux demandes de communication dans un délai de
30 jours (documents complets, sincères et probants)

Sanction

Une astreinte journalière de 500 dhs dans la limite de


50 000 dhs

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Droit de communication à l’extérieur du Maroc
À l’étranger

L’administration peut demander


communication des informations
auprès des administrations fiscales des
Etats ayant conclu avec le Maroc des
conventions tendant à éviter des
doubles impositions

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Droit de communication
À l’étranger

Pour les opérations effectuées avec des entreprises situées hors du Maroc,
l’administration peut demander à l’entreprise imposable au Maroc
communication des informations et documents relatifs :

à la nature des relations liant l’entreprise imposable au Maroc à


celle située hors du Maroc

à la nature des services rendus ou des produits commercialisés

à la méthode de détermination des prix des opérations réalisées


entre lesdites entreprises et les éléments qui la justifient ;

aux régimes et aux taux d’imposition des entreprises situées hors


du Maroc.
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CONSERVATION DES DOCUMENTS ET PIECES COMPTABLES
Obligation (art 211 du CGI)
• Contribuables
Qui? • PP et PM chargé d’opérer la RAS

• 10 ans (l’article 22 de la loi n° 9 - 88 relative


Délais aux obligations comptables des commerçants)

• Lieu d’imposition (siège social, principal


Où? établissement, domicile fiscal)

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CONSERVATION DES DOCUMENTS ET PIECES COMPTABLES
Documents comptables
• Documents nécessaire au contrôle
fiscale

• Documents prévus par la législation


en vigueur.

• Les états de synthèse

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CONSERVATION DES DOCUMENTS ET PIECES COMPTABLES

Documents
comptables

Documents Documents
Documents prévus par la spécifiques à
d’ordre général législation en certaines
vigueur professions

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CONSERVATION DES DOCUMENTS ET PIECES COMPTABLES
Documents comptables d’ordre général
• Le livre journal et les journaux auxiliaires
• Le grand livre

• Le livre d’inventaire
• Les inventaires détaillés

• Les fiches clients et fournisseurs


• Les balances de début et de fin d’exercice

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CONSERVATION DES DOCUMENTS ET PIECES COMPTABLES
Documents prévus par la législation en vigueur

• Les rapports des commissaires aux


comptes

• Les registres et les procès-verbaux des


assemblés générales

• Le livre et les fiches de paie

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CONSERVATION DES DOCUMENTS ET PIECES COMPTABLES
Documents spécifiques à certaines professions

• Le registre de garantie des bijoutiers

• Le répertoire des transitaires agréés en douane

• Le registre de l’ONICL pour les cérealiste

• Le plan comptable spécifique (assurances, associations


établissement de crédit, coopératives, OPCVM…)

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CONSERVATION DES DOCUMENTS ET PIECES COMPTABLES
Pièces justificatives
• Les doubles de factures de vente ou tickets de caisse

• Les justificatives des dépenses et des investissements

• Les contrats de cession des biens immeubles

• Les relevés et pièces bancaires

• Les jugements et exécutions

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CONSERVATION DES DOCUMENTS ET PIECES COMPTABLES
Perte des documents

La déclaration
de perte justifiée,

Perte de
15 jours Effet
document
• Cas de force • Lettre recommandée • évite aux
majeur e (Vol, (La date, Les contribuables les
Incendie, circonstance, Détail sanctions prévues
Inondation…) des docs par l’article 191 du
C.G.I.
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CONSERVATION DES DOCUMENTS ET PIECES COMPTABLES
Perte des documents

Dans le cas où le contribuable reconstitue sa comptabilité avant


le contrôle, l'administration est en droit de rectifier les bases
initiales d'après les éléments dont elle dispose en respectant la
procédure prévue à l’article 210 du C.G.I.

A défaut de reconstitution de la comptabilité et si la perte des


documents n’est pas justifiée par le contribuable, la procédure
est poursuivie conformément aux dispositions de l’article 229
du C.G.I. relatif à la procédure de taxation d’office pour
infraction aux dispositions relatives à la présentation des
documents comptables et au droit de contrôle.

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Liasse fiscale : composition
Impôt sur les sociétés – modèle normal (1/3)
Tableaux Intitulés

1 Bilan (actif) et Bilan (passif)

2 COMPTES DE PRODUITS ET CHARGES (hors taxe)

3 PASSAGE DU RESULTAT NET COMPTABLE AU RESULTAT NET


FISCAL
4 TABLEAU DES IMMOBILISATIONS AUTRES QUE FINANCIERES

5 ETAT DES SOLDES DE GESTION (E.S.G.)

6 DETAIL DES POSTES DU C.P.C

7 TABLEAU DES BIENS EN CREDIT-BAIL


Liasse fiscale : composition
Impôt sur les sociétés – modèle normal (2/3)
Tableau Intitulés
x
8 TABLEAU DES AMORTISSEMENTS

9 TABLEAU DES PROVISIONS

10 TABLEAU DES PLUS OU MOINS VALUES SUR CESSIONS OU


RETRAITS D'IMMOBILISATIONS
11 TABLEAU DES TITRES DE PARTICIPATION

12 DETAIL DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE

13 ETAT DE REPARTITION DU CAPITAL SOCIAL

14 Etat d'affectation des résultats intervenue au cours de l'exercice


Liasse fiscale : composition
Impôt sur les sociétés – modèle normal (3/3)
Tableau Intitulés
x
15 ETAT POUR LE CALCUL DE L'IMPOT DU PAR LES ENTREPRISES
BENEFICIANTS DES MESURES D'ENCOURAGEMENTS AUX
INVESTISSEMENTS
16 ETAT DE DOTATIONS AUX AMORTISSEMENTS RELATIFS AUX
IMMOBILISATIONS
17 ETAT DES PLUS-VALUES CONSTATEES EN CAS DE FUSIONS

18 ETAT DES INTERETS DES EMPRUNTS CONTRACTES AUPRES DES


ASSOCIES ET DES TIERS, AUTRES QUE LES ORGANISMES DE
BANQUE OU DE CREDIT
19 TABLEAU DES LOCATIONS ET BAUX AUTRES QUE LE CREDIT-
BAIL
20 ETAT DETAILLE DES STOCKS
Contrôle des postes

Nous nous limiterons à passer en


revue les postes du bilan les plus
fréquemment analysés par le
vérificateur.
Contrôle des immobilisations

❖ Les immobilisations comprennent tous les


biens et valeurs destinés à rester
durablement dans l'entreprise ;

❖ En principe, l’expression "durablement"


signifie une durée supérieure à douze mois;

❖ Distinction entre charges et


immobilisations.
Contrôle des immobilisations

❖ Les immobilisations comprennent tous les


biens et valeurs destinés à rester
durablement dans l'entreprise ;

❖ En principe, l’expression "durablement"


signifie une durée supérieure à douze mois;

❖ Distinction entre charges et


immobilisations.
Bilan  Actif  Immobilisations Contrôle des immobilisations
Immobilisations en non valeur
Principaux comptes concernées:
Bilan :
• Frais préliminaires (211)
• Charges à répartir sur plusieurs exercices (212)
• Primes de remboursement des obligations (213)
• Amortissements des immobilisations en non-valeurs (2811)

CPC :
• Dotation aux amortissements des non-valeurs (6191)

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Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Immobilisations en non valeur
Pour les frais préliminaires :
• Amortissement sur les premiers exercices bénéficiaires
ou sur 5 ans par annuité constante.
• les honoraires (qui seraient compris dans ce poste)
doivent être portés sur la déclaration des
rémunérations allouées à des tiers.
• Vérifier au niveau du passage du résultat comptable au
résultat fiscal que la fraction du déficit correspondant
aux amortissements de ces frais est reportée dans la
limite de 4 ans.

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Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Immobilisations incorporelles
Principaux comptes concernées:
Bilan :
• Immobilisations en recherche et développement (221)
• Brevets, marques, droits et valeurs similaires (222)
• Fonds commercial (223)
• Autres immobilisations incorporelles (228)
• Amortissements des immobilisations incorporelles (282)
CPC :
• Dotation aux amortissements des immobilisations
incorporelles (6192)
• Immobilisation incorporelle produite par l ’ entreprise
pour elle-même (7142)

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Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Immobilisations incorporelles
Aspect fiscal:
S’assurer que les frais de recherche et de développement:
seules dépenses qui correspondent à l'activité réalisée par
l'entreprise pour son propre compte;

• Les projets de recherche et de développement doivent


être nettement individualisés et leur coût distinctement
établi pour être réparti dans le temps à l'aide notamment
d'une comptabilité analytique appropriée ;

• Chaque projet doit avoir, à la date d'établissement des


états de synthèse, de sérieuses chances de réussite
technique et de rentabilité commerciale et financière;

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Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Immobilisations incorporelles
Aspect fiscal:
• Vérifier l’existence des brevets et marques auprès de
l’OMPIC et s’assurer qu’ils sont amorties sur la durée de
protection légale ( 20 ans ) ou sur leur durée effective
d’utilisation si elle est plus courte.
• S’assurer de l’évaluation correcte de ces actifs et qu’au
niveau des provisions pour dépréciation les conditions de
forme et de fonds sont bien respectés

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Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Immobilisations incorporelles
Fonds commercial:
• S’assurer que la valeur du fonds commercial est égale à la
différence entre le prix d’acquisition et l’ensemble des
éléments corporels (stock, matériel et outillage) figurant
dans l’acte d’acquisition du fonds de commerce.
• En cas d’existence de provisions pour dépréciation
s’assurer de la réalité de la provision (du risque, caractère
véritable de ce risque, évaluation suffisante de la
dépréciation)
• En cas de réévaluation du bilan s’assurer que le fond
commercial constitué n’est pas inscrit à l’actif.

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Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Immobilisations corporelles
Principaux comptes concernées:

Bilan :
• Terrains (231)
• Constructions (232)
• Instal. Techn., matériel et outillage industriels (233)
• Matériel de transport (234)
• Mobilier, matériel de bureau et aménag. divers (235)
• Autres immobilisations corporelles (238)
• Immobilisations corporelles en cours (239)
• Amortissements des immo. corporelles (283)

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Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Immobilisations corporelles
Principaux comptes concernées:

CPC :
• Dotation aux amortissements (6193)
• Valeur nette d'amortissement des
immobilisations corporelles cédées (6513)
• Immobilisation corporelle produite par
l’entreprise pour elle-même (7143)

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Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Immobilisations corporelles

Ces biens sont destinés à rester durablement


dans l’entreprise.

• Objectifs du contrôle:
- Vérifier l’existence;
- Appartenance à l’entreprise (Celle-ci doit
en être propriétaire et les utiliser comme
instrument de travail);

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Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Immobilisations corporelles

Vérifier les variations anormales intervenues


au cours la période couverte par le contrôle ;

Vérifier que la valeur d'entrée des biens


comprend outre le prix d'achat et les frais
accessoires: frais transport, droit de douane,
charges d’installation (qui sont nécessaires
pour mettre le bien en état d’utilisation) ;

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 57


Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Immobilisations corporelles

Sont exclus des charges accessoires d’achat des


immobilisations les "frais d’acquisition
d’immobilisations" , savoir :
- Droits de mutation (enregistrement) ;
- Honoraires et commissions ;
- Frais d’actes;
Ces frais sont à inscrire en "charges à répartir
sur plusieurs exercices", et à amortir sur 5
exercices au maximum;

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 58


Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Immobilisations corporelles

S'assurer que la valeur d'entrée des immobilisations


exclue les frais financiers aussi ;
Exclusion des frais d’essais et de mise au point qui sont
à classer dans les charges de l’exercice ou, le cas
échéant, susceptibles d’être répartis sur plusieurs
exercices;
S'assurer que les immobilisations produites par
l'entreprise pour elle-même ont été imposées à la TVA
(comptabilisation par le crédit du compte 7143
"Immobilisations corporelles produites par l’entreprise
pour elle-même);

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 59


Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Immobilisations corporelles

S'assurer que les cessions sont faites à des conditions


normales et qu'elles sont correctement enregistrées ;

Art 161 (III) du CGI: Lorsqu'un élément corporel ou


incorporel de l’actif immobilisé est retiré sans contrepartie
pécuniaire, l'administration peut l'évaluer. La plus-value
résultant, le cas échéant, de cette évaluation est imposée
comme une plus-value de cession.

S'assurer que l'amortissement complémentaire (entre le


début de l'année et la date de cession) a été correctement
calculé et comptabilisé .

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Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Immobilisations corporelles
Aspect fiscal :
• S’assurer de la ventilation du prix entre le terrain et la
construction en cas d'acquisition d'un ensemble immobilier.
• A partir du plan d’amortissement vérifier que seule la
fraction du prix correspondant à la construction à été
amortie
• S’assurer que la TVA sur les livraisons à soi-même de
constructions a bien été payée et récupérée le mois même.
• Vérifier que les parties des immeubles affectés à des tiers
donnent lieu à la perception de loyers normaux

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Liasse fiscale
Immobilisations corporelles
Bilan  Actif  Immobilisations

Aspect fiscal:
• Examiner les charges importantes d'entretien et de
réparations, et des autres comptes de charges concernés,
dans le but de vérifier si certains montants comptabilisés en
charges n'auraient pas dû être immobilisé;

• S'assurer que les véhicules de transport de personnes sont


amortis sur une base maximale de 300.000 DH TVA
comprise sur une durée de cinq ans pour le calcul du résultat
fiscal de l'exercice.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 62


Bilan  Actif  Immobilisations Réévaluation des bilans
Les opérations de réévaluation sont traitées
fiscalement selon les règles suivantes :
1- l’écart de réévaluation entre la valeur
actuelle et la valeur comptable nette est inscrit
distinctement au passif du bilan. Il n'est pas
imposé et ne peut:
-être utilisé à compenser les pertes;
-être incorporé au capital social;
- être distribué;
- avoir d’incidence sur l'évaluation des stocks;

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 63


Réévaluation de bilan
2- Les dotations aux amortissements et aux
Bilan  Actif  Immobilisations

provisions sont calculées d'après les coûts


historiques;
3- Les plus-values résultant de retrait ou de
cession des éléments réévalués sont
déterminés d'après les valeurs historiques;
4- Les valeurs réévaluées sont prises en
considération pour la détermination de la
valeur locative, base de calcul de la TP , de la
TH et de la TSC .

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 64


Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Immobilisations financières
Principaux comptes concernées:
Bilan :
• Prêts immobilisés (241)
• Autres créances financières (248)
• Titres de participation (251)
• Autres titres immobilisés (Droit de propriété) (258)
CPC :
• Charges financières (631)
• V.N.A des immobilisations financières cédées (6514)
• Produits financiers (73)
• Produits des cessions des immo. financières (7514)

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 65


Liasse fiscale
Immobilisations financières
Bilan  Actif  Immobilisations

Aspect fiscal:
• Vérifier que les intérêts courus non échus sont constatés en
produits à recevoir

• S’assurer que les remboursements en retard ou les


prorogations de délais donnent lieu à l'application d'intérêts
supplémentaires

• Les prêts octroyés par l'entreprise aux tiers (personnel


associés ou autres) doivent, du point de vue fiscal, générer
des produits financiers imposables à L’IS et à la TVA

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 66


Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Immobilisations financières- Titres de participation
Aspect fiscal:
• S’assurer que les titres de participation acquis sont inscrits
à leur prix d'achat;

• Vérifier que Les frais d'acquisition des titres sont portés


dans les charges de l'exercice, aux compte 61471 «Frais
d'achat et de vente des titres»;

• Vérifier que la dépréciation éventuelle des titres sous


forme d'une « provision pour dépréciation » s’effectue
lorsque la valeur d'inventaire est inférieure à la valeur
d'entrée.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 67


Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Immobilisations financières- Titres de participation
Aspect fiscal:
• S’assurer que les provisions antérieurement constituées
sont annulées lorsqu’elles deviennent sans objet ou portant
sur des titres cédés au cours de l'exercice.

• Vérifier que la valeur d'inventaire des autres titres


immobilisés est déterminée par rapport :
- Si les titres sont côtés: Au cours moyen du dernier mois ;
- Si les titres ne sont pas côtés : A leur valeur probable de
réalisation.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 68


Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Immobilisations financières- Titres de participation
Aspect fiscal:
• S’assurer du bon calcul des moins-values par catégories
homogènes de titres de même nature et conférant les
mêmes droits;

• Si l'acquisition a été faite à des dates différentes. Vérifier


que ces titres sont évalués sur la base du coût moyen
pondéré ou, à défaut, selon la méthode du premier entré
premier sorti (FIFO).

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 69


Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Immobilisations financières- Titres de participation
Aspect fiscal:
• Les revenus générés par des actions et parts sociales sont
considérées comme des revenus de capitaux mobiliers et
bénéficient d’un abattement 100%

• Les provisions pour dépréciation des titres sont


déductibles du résultat fiscal dans la mesure où leur
constitution respecte les conditions de forme et de fond
exigés par la loi en vigueur

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 70


Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Ecarts de conversion actif
Perte latente relative aux opérations effectuées avec
l’étranger due à la fluctuation des cours des devises.

Les principaux comptes concernées:

• Diminution des créances immobilisées (2710 )


• Augmentation des dettes de financement (2720)

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 71


Bilan  Actif  Immobilisations Liasse fiscale
Ecarts de conversion actif
Aspect fiscal:
• Evaluation de la créance ou de la dette sur la base du
dernier cours de change connu;

• La perte de change latente est déductible


(article 10-II-B du CGI).

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 72


Bilan  Passif  Financement permanent Liasse fiscale
Les capitaux propres – capital social ou personnel
Aspect fiscal:
• les actes relatifs aux augmentations et réductions du
capital doivent être enregistrés dans le mois qui suit leur
conclusion;

• Pour les entreprises individuelles, vérifier que les apports


et les prélèvements réguliers sur le compte courant sont
justifiés, et concordent avec le train de vie de l'exploitant
(Examen de l’ensemble de la situation fiscale du
contribuable).

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 73


Bilan  Passif  Financement permanent Liasse fiscale
Les capitaux propres – Ecart de réévaluation
Aspect fiscal:
• Réévaluation permise du point de vue comptable;

• L’écart peut être incorporé dans le capital, mais non pas


distribué ou utilisé en compensation de pertes;

• La réévaluation ne doit pas avoir une incidence fiscale.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 74


Bilan  Passif  Financement permanent Liasse fiscale
Les capitaux propres – Report à nouveau
Aspect fiscal:
• Report déficitaire : 4 ans maximum;

• Cette limitation n’est pas applicable au déficit ou à la


fraction du déficit correspondant à des amortissements
régulièrement comptabilisés et compris dans les charges
déductibles de l’exercice, à l’exception des amortissements
des immobilisations en non valeur;

• Le report déficitaire n’est pas transférable d’une société à


une autre suite à une cession, fusion ou transformation.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 75


Bilan  Passif  Financement permanent Liasse fiscale
Les capitaux propres et assimilés
Subventions d’investissement

Les subventions d'investissement reçues sont rapportées


progressivement aux résultats des exercices ultérieurs, par le
débit du compte 1319 et le crédit du compte 7577 «Reprises
sur subventions d'investissement de l'exercice».

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 76


Bilan  Passif  Financement permanent Liasse fiscale
Les capitaux propres et assimilés
Subventions d’investissement

Si la subvention couvre totalement le coût de


l'immobilisation, la reprise correspond au montant de la
dotation aux amortissements. Si la subvention est partielle,
la reprise peut se faire pour un montant égal à la dotation
aux amortissements affecté du rapport montant des
subventions/immobilisations afin de tenir compte du
caractère partiel de la subvention.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 77


Bilan  Passif  Financement permanent Liasse fiscale
Les capitaux propres et assimilés
Subventions d’investissement

S'assurer que la fraction de subvention reprise au compte de


produits et charges a été soumise au calcul de la cotisation
minimale (Article 144 du CGI).

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 78


Bilan  Passif  Financement permanent Liasse fiscale
Les dettes de financement
Aspect fiscal:
• Si la société rémunère les comptes courants associés, le
taux des intérêts déductibles ne peut être supérieur à un
taux fixé annuellement, par arrêté du Ministre des finances;

• S'assurer que les intérêts versés aux associés, ou aux non


résidents en rémunérations des avances et prêts consentis
ont été soumis à la retenue à la source au titre de l'IS et de
l’IR sur les produit de placements à revenu fixe (Art 19 et 73
du Code Général des Impôts);

• Vérifier que les retenues à la source ainsi opérées ont fait


l'objet de la déclaration annuelle prévue par la loi.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 79


Bilan  Passif  Financement permanent Liasse fiscale
Les provisions durables pour risque et charges
Aspect fiscal:
• La provision doit être destinée à faire face à un risque
ou une charge devant se réaliser dans un délai supérieur
à 12 mois.

• Les risques ou les charges doivent être nettement


précisés quant à leur nature.

• Les risques et les charges doivent trouver leur origine


dans l'exercice en cours.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 80


Bilan  Passif  Financement permanent Liasse fiscale
Les provisions durables pour risque et charges
Aspect fiscal:

• La provision doit concerner une charge déductible.

• La provision doit être constatée en comptabilité, et


retracée sur le tableau des provisions faisant partie de la
liasse fiscale de l'exercice.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 81


Bilan  Passif  Financement permanent Liasse fiscale
Les écarts de conversion-passif

• Augmentation des créances immobilisées


• Diminution des dettes de financement

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 82


Bilan  Passif  Financement permanent Liasse fiscale
Les écarts de conversion-passif
Lorsque l’application du taux de conversion à la date
de l’arrêté des comptes a pour effet de modifier les
montants en dirhams comptabilisés à l’entrée, les
différences de conversion sont inscrites au crédit :
- du compte 1710 s’il s’agit d’une augmentation du
montant des créances immobilisées ;
- du compte 1720 s’il s’agit d’une diminution du
montant de dettes de financement.

Ces écarts sont imposables au titre de l’exercice de


leur constatation. (article 9-I-B-2° du CGI)
01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 83
Liasse fiscale
Les stocks
Bilan  Actif circulant  Stocks

• Marchandises;

• Matières et fournitures consommables;

• Produits encours;

• Produits intermédiaires et produits résiduels;

• Produits finis.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 84


Liasse fiscale
Les stocks
Bilan  Actif circulant  Stocks

• La valeur d'entrée en stocks des marchandises,


matières premières, fournitures et emballages
achetés est égale à leur coût d'achat, c'est-à-dire
leur prix d'achat plus les frais accessoires sur
achat (transport, douane) et diminuée des rabais,
remises et ristournes sur factures.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 85


Liasse fiscale
Les stocks
Bilan  Actif circulant  Stocks

Méthodes d’inventaire :
• L’inventaire permanent;
• L’inventaire intermittent.

Méthodes d’évaluation :
• FIFO;
• Coût moyen pondéré.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 86


Liasse fiscale
Les stocks
Bilan  Actif circulant  Stocks

Les écarts d'inventaires sont identifiés en comparant le


solde du compte de stocks concerné au montant donné
par l'inventaire physique, et les éventuelles différences
(boni ou mali d'inventaire) provenant de destructions,
vols, pertes, … sont régularisées de façons à ce que les
stocks reflètent leur valeur réelle

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 87


Liasse fiscale
Les stocks
Bilan  Actif circulant  Stocks

La valorisation des encours et des produits finis tient compte :

-Des charges variables directement liées à la production (les


frais de main d'œuvre, les matières consommables, l'énergie
etc …) ;

-Des charges fixes qui peuvent être rattachées au coût de


production sans ambiguïté (amortissement du matériel de
production, loyer, leasing, etc …);

-Des charges indirectes de production qui peuvent être


raisonnablement rattachés à celle-ci.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 88


Liasse fiscale
Les stocks
Bilan  Actif circulant  Stocks

• Les charges financières doivent être exclues du coût de


production des produits finis et des en-cours;

• Les déchets et rebuts sont évalués au cours du marché ou


à défaut au cours probable de leur réalisation;

• Apprécier le bien fondé des provisions constituées sur les


éléments du stock.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 89


Liasse fiscale
Les créances de l’actif circulant
Bilan  Actif circulant  Créances

• Fournisseurs débiteurs, avances et acomptes;

• Clients et comptes rattachés;

• Personnel;

• Etat;

• Comptes d'associés;

• Autres débiteurs;

• Comptes de régularisation- Actif.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 90


Bilan  Actif circulant  Créances Liasse fiscale
Les créances de l’actif circulant
Fournisseurs débiteurs, avances et acomptes

L'entreprise qui verse des avances et acomptes sur


commandes à ses fournisseurs est en mesure de déduire la
TVA afférente à ces sommes à partir du moment où le
paiement fractionné est matérialisé par une facture faisant
mention séparément de la taxe.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 91


Bilan  Actif circulant  Créances Liasse fiscale
Les créances de l’actif circulant
Clients et comptes rattachés

En cas de retenue de garantie effectuée par les clients, le


compte 3421 est crédité par le débit du compte 3423
"Clients - retenues de garantie" pour le montant de la
retenue, qui y restera inscrite jusqu'à son encaissement par
l'entreprise.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 92


Liasse fiscale
Les créances de l’actif circulant
Bilan  Actif circulant  Créances

Clients et comptes rattachés

Lorsqu'une créance devient douteuse ou litigieuse, le


montant total de la créance est porté au débit du compte
3424 "Clients douteux ou litigieux" par le crédit du compte
3421. Une provision pour le montant du risque de non
recouvrement est dotée au crédit du compte 3942.
(déductible si recours judiciaire dans 12 mois)

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 93


Liasse fiscale
Les créances de l’actif circulant
Bilan  Actif circulant  Créances

Clients et comptes rattachés

Le compte 3427 "Clients - factures à établir et créances sur


travaux non encore facturables" est débité, à la clôture de
l’exercice, pour un montant toutes taxes comprises lorsque
la facture n’est pas encore établie, par le crédit du compte
approprié des postes 711 ou 712 et du compte 4455"Etat –
TVA facturée".

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 94


Liasse fiscale
Les créances de l’actif circulant
Bilan  Actif circulant  Créances

Personnel
• S'assurer que les acomptes et avances au personnel
n'ont pas fait l'objet de comptabilisation en charges et qu'ils
ont été déduits du montant du salaire à payer.

• S'assurer que les prêts au personnel pour une durée


supérieure à un an sont générateurs d'intérêts ou à défaut
que cet avantage est soumis à l'IR.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 95


Liasse fiscale
Les créances de l’actif circulant
Bilan  Actif circulant  Créances

Comptes d'associés

• Les avances de fonds, les prélèvements sur les


marchandises et les produits en stocks, et autres utilisations
des ressources de l'entreprise par les associés , sont
constatés dans le compte 3463 "Comptes courants des
associés débiteurs".

• En principe, au delà du délai de recouvrement


commercialement admis, ces utilisations doivent donner lieu
à un décompte d'intérêts mensuels, au taux usuel des
facilités de crédit, inscrit au débit de compte 3463.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 96


Liasse fiscale
Les créances de l’actif circulant
Bilan  Actif circulant  Créances

Autres débiteurs

Ce poste comprend les comptes suivants :


• 3481 Créances sur cessions d’immobilisations
• 3482 Créances sur cessions d’éléments d’actif circulant
• 3487 Créances rattachées aux autres débiteurs
• 3488 Divers débiteurs

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 97


Bilan  Actif circulant  Créances Liasse fiscale
Les créances de l’actif circulant
Comptes de régularisation- Actif
Ce poste comprend les comptes suivants :
• 3491 Charges constatées d’avance
• 3493 Intérêts courus et non échus à percevoir
• 3495 Comptes de répartition périodique des charges
• 3497 Comptes transitoires ou d’attente débiteurs.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 98


Liasse fiscale
Les créances de l’actif circulant
Bilan  Actif circulant  Créances

Comptes de régularisation- Actif


Les intérêts courus et non échus à la date de clôture doivent
être inclus :
• dans la base imposable à l’IS ;
• dans la base de calcul de la cotisation minimale comme
produits financiers.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 99


Bilan  Actif circulant  Créances Liasse fiscale
Les créances de l’actif circulant
Ecarts de conversion actif - Eléments circulants

Les A la clôture de l'exercice, les dettes et les créances


circulantes sont évaluées au dernier cours connu.

Si cette évaluation dégage une perte latente, le compte de


dettes ou de créance concerné est crédité par le débit :
• Du compte 3701, s'il s'agit d'une diminution de créances ;
• Du compte 3702, s'il s'agit d'une augmentation de dettes.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 100


Bilan  Actif circulant  Créances Liasse fiscale
Les créances de l’actif circulant
Ecarts de conversion actif - Eléments circulants

La constatation d'une perte latente à une incidence sur le


résultat de l'entreprise, puisqu'une dotation aux provisions
doit normalement, en vertu du principe de prudence, être
opérée.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 101


Liasse fiscale
Dettes du passif circulant
•441 Fournisseurs et comptes rattachés
Bilan  Passif circulant

•442 Clients créditeurs, avances et acomptes


•443 Personnel-créditeur
•444 Organismes sociaux
•445 Etat-créditeur
•446 Comptes d’associés-créditeurs
•448 Autres créanciers
•449 Comptes de régularisation - passif

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 102


Liasse fiscale
Dettes du passif circulant
Fournisseurs et comptes rattachés
Bilan  Passif circulant

En cas de réalisation d'opérations d'import s'assurer :


• que la dette est enregistrée au cours du change
commercial à la date de la facture ;
• que suite au paiement du fournisseur, le compte
correspondant est soldé par la constatation d'un gain ou
perte de change pour la différence entre le montant payé et
celui figurant au compte fournisseur ;

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 103


Liasse fiscale
Dettes du passif circulant
Fournisseurs et comptes rattachés
Bilan  Passif circulant

En cas de gains de change latents, le vérificateur


s’assure que leur imposition a été constatée extra-
comptablement ;
• S’il y’a eu augmentation de la dette, (perte de change
latents) une provision pour risque de change a été
constituée. Cette provision n’est à constituer qu’à
concurrence du montant du risque non couvert.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 104


Liasse fiscale
Dettes du passif circulant
Fournisseurs et comptes rattachés
Bilan  Passif circulant

Concernant les factures non parvenues :


• les charges à payer sont fiscalement déductibles
d'après le principe de spécialisation des exercices;
• la TVA relative à ces charges à payer n'est pas
récupérable car elle ne figure sur aucune facture.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 105


Liasse fiscale
Dettes du passif circulant
Bilan  Passif circulant

Comptes d’associés-créditeurs

Si les apports sont importants et douteux : proposer


l’examen de l’ensemble de la situation fiscale des associés.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 106


Liasse fiscale
Dettes du passif circulant
Comptes d’associés-créditeurs
Bilan  Passif circulant

Conditions de déductibilité des intérêts sur comptes


d’associés :

•Le capital doit être entièrement libéré;

•le taux ≤ taux réglementaire;

•le montant des avances ≤ le montant du capital .

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 107


Liasse fiscale
Dettes du passif circulant
Autres créanciers
Bilan  Passif circulant

Ces comptes sont tenus, souvent, avec des intentions


frauduleuses, ils dissimulent des résultats d’opérations de
tous ordre qui peuvent se traduire par des profits gardés en
instance au passif dans l ’ attente de circonstances
favorables.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 108


Liasse fiscale
Écarts de conversion-passif

Ce poste inscrit la contrepartie pour les gains latents des


Bilan  Passif circulant

variations des créances et dettes en devises (la différence


entre la valeur historique et celle résultant de la conversion à
la date de l'inventaire).

Le poste 470 est subdivisé en :


•4701 Augmentations des créances circulantes.
•4702 Diminution des dettes circulantes.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 109


Liasse fiscale
Écarts de conversion-passif
Bilan  Passif circulant

Le profit latent doit être réintégré de manière extra-


comptable au résultat fiscal de l’exercice de conversion

A l’ouverture de l’exercice suivant, il doit y avoir retour à la


valeur historique (contre-passation des écritures de
régularisation).

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 110


Le contrôle de cohérence
1. S’assurer que les commerçants détaillants qui réalisent des ventes en
l’état dont le montant est supérieur ou égal à 2.000.000,00
CPC (Produits)

DH ont déposé leurs déclarations de TVA.


2. Correspondance entre le chiffre d’affaires «CA» IS et le
CA déclaré en matière de TVA :
La vérification de cette correspondance diffère selon que la
société est au régime du débit ou celui de l’encaissement.
• La société est au régime du débit :
Dans ce cas, ladite vérification s’opère de la manière
suivante :

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 111


Le contrôle de cohérence
Ventes de marchandises en l'état
CPC (produits)

+ Ventes de biens et services produits


+ Subventions d’exploitation
+ Subventions d’équilibre

+ T.V.A / Opérations comptables de l'exercice


+ Clients créditeurs, avances et acomptes reçus fin de l'exercice

- Clients créditeurs, avances et acomptes reçues début de l'exercice


= Chiffre d’affaires T.T.C théorique à déclarer à la TVA I
- CA TTC déclaré à la TVA II
= Ecart I-II

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 112


Le contrôle de cohérence
La société est au régime de l’encaissement :
Ventes de marchandises en l'état
+Ventes de biens et services produits
CPC (Produits)

+ subventions d’exploitation
+ subventions d’équilibre
+T.V.A / Opérations comptables de l'exercice
+Clients et comptes rattachés au début de l'exercice
- Clients et comptes rattachés fin exercice
+Chèques et valeurs à encaisser au début de l'exercice
-Chèques et valeurs à encaisser fin exercice
+Clients créditeurs, avances et acomptes reçus fin de l'exercice
-Clients créditeurs, avances et acomptes reçues début de l'exercice
= Chiffre d’affaires T.T.C théorique à déclarer à la TVA I
- CA TTC déclaré à la TVA II
= Ecart I-II
01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 113
Le contrôle de cohérence
A- Si les encaissements théoriques sont > à ceux
déclarés, la différence peut s’expliquer par :
1- CA hors champ non déclaré à la TVA.
CPC (Produits)

2- CA exonéré non déclaré ;


3- Minoration du CA déclaré en matière de TVA.
B- Si les encaissements théoriques sont < à ceux
déclarés, la différence peut s’expliquer par:
1- Livraison à soi-même déclarée à la TVA, et non déclarée au
CPC « immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même ».
2-CA déclaré pour le compte d’une entreprise étrangère et
confondu par erreur avec les déclarations de la société ;
3-Minoration du CA en matière d’IS.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 114


Le contrôle de cohérence
Immobilisations produites par l’entreprise pour elle-
même :
CPC (Produits)

S’assurer que ces immobilisations ont été déclarées en


matière de TVA.
La TVA facturée par l’entreprise pour elle-même peut être
déduite. Toutefois, lorsque le bien produit est utilisé pour des
activités hors champ de la TVA, ladite taxe n’ouvre pas droit à
déduction.
Subventions d’exploitation et les subventions
d’équilibre
Ces subventions sont imposables en matière de TVA. Elles
doivent être incluses dans le chiffre d’affaires au titre du mois
de leur encaissement.
01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 115
Le contrôle de cohérence

Reprises :
CPC (Produits)

S’assurer que les montants des reprises (d’exploitation,


financières et non courantes) reportés sur le CPC
correspondent à ceux figurant sur le tableau des provisions.

Produits des cessions d’immobilisations :


S’assurer que le montant de ces produits correspond à celui
figurant sur la colonne «produits de cession» du tableau des
plus ou moins values sur cessions ou retraits
d’immobilisations.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 116


Le contrôle de cohérence
1. Vérifier que les charges sur exercices antérieurs non
provisionnées sont réintégrées au niveau du tableau de
passage du résultat comptable au résultat fiscal ;
CPC (Charges)

2. Les dotations (amortissement ou provision) : s’assurer que


les montants des dotations reportés sur le CPC
correspondent à ceux figurant sur le tableau des
amortissements et celui des provisions ;

3. Les charges d’intérêts : ce compte présente des risques


fiscaux lorsque les intérêts sont versés à des associés ou à
des tiers autres que les établissements de crédit. Cette
situation peut être décelée à partir de « l’état des intérêts
des emprunts » qui doit être produit dans la liasse fiscale.
01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 117
Le contrôle de cohérence
Achats revendus de marchandises et achats
consommés de matières et fournitures :
CPC (Charges)

- rapprocher les sous comptes de ces postes avec l’état


« détail des stocks » ;
Locations et charges locatives :
- S’assurer que le montant de ces charges correspond à
celui figurant sur « l’état des locations ».
A noter que les loyers versés d’avance au bailleur à titre de
garantie, constituent des créances et ne sont pas de ce fait
des charges déductibles.
- S’assurer que les loyers versés concernent les locaux
professionnels de l'entreprise ;

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 118


Le contrôle de cohérence
Redevances de crédit bail :
- S’assurer que le montant de ces charges correspond à celui
figurant sur le tableau des biens en crédit bail au niveau de la
CPC (Charges)

colonne « montant de l’exercice des redevances » ;


Entretien et réparations :
- S’assurer que les montants comptabilisés constituent bien
des charges :
A cet effet, il est à rappeler qu’un certain nombre de dépenses
d’entretien et de réparations ne sont pas déductibles,
notamment celles qui ont pour effet :
- l'entrée d'un nouvel élément dans l'actif;
- l’augmentation de la valeur d’un actif immobilisé ;
- de prolonger la durée d'utilisation d'un élément de l'actif.
01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 119
Le contrôle de cohérence
Rémunération du personnel extérieur à l’entreprise :
- ces rémunérations doivent faire l’objet :
soit de la déclaration des traitements et salaires « Modèle
CPC (Charges)

ADC040 » et de la retenue à la source prévue à l’article 156-


I-4ème alinéa au taux de 30% prévu à l’article 73 (II- G- 1°) ou
au taux de 17% prévu à l’article 73(II-D).

- lorsque ces rémunérations sont facturées par des sociétés


non résidentes. Dans ce cas il faut s’assurer également :
du paiement de la retenue à la source au taux de 10% ;
du dépôt de la déclaration de TVA au taux de 20% et du
paiement correspondant.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 120


Le contrôle de cohérence
Rémunérations d’intermédiaires et honoraires :
s’assurer que le montant de ces charges est déclaré au
niveau :
CPC (Charges)

- de la déclaration des rémunérations versées à des tiers


et/ou de la déclaration des rémunérations versées à des
personnes non résidentes lorsque ces montants ont été
versés à des entreprises non résidentes.
- Dans ce cas, il faut vérifier également :
le paiement de la RAS au taux de 10% sous réserve des
dispositions des conventions ;
le dépôt de la déclaration de TVA et le paiement
correspondant pour le compte de l’entreprise étrangère au
taux de 20%.
01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 121
Le contrôle de cohérence
Redevances pour brevets, marques droits et valeurs
similaires :
- S’assurer que le montant de ces redevances est déclaré au
CPC (Charges)

niveau de la déclaration des rémunérations versées à des


personnes non résidentes lorsque ces montants ont été
versés à des entreprises étrangères.
- Il faut vérifier le paiement des RAS correspondantes
tenant compte des dispositions des conventions;
Déplacements, missions et réceptions :
- apprécier le montant de ces charges par rapport à
l'activité de l'entreprise. Il est à rappeler que la TVA ayant
grevée les opérations de missions réceptions et
représentations n'ouvre pas droit à déduction ;
01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 122
Le contrôle de cohérence
Rémunérations du personnel :
Faire le rapprochement entre la rémunération du personnel
puisée du détail CPC et le montant brut des traitements et
CPC (Charges)

salaires déclaré
+ Total des salaires de base

+ Total des gratifications

+ Montant des indemnités versées à titre de frais professionnels


= Total des salaires bruts déclarés à l'I.R. (à l'exception des avantages en
nature)

- Rémunérations du personnel comptabilisées au CPC

= Ecarts théoriques

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 123


Le contrôle de cohérence
Pertes sur créances irrécouvrables:
- S’assurer que la comptabilisation de ces pertes s’est
accompagnée de la reprise des provisions qui ont été
CPC (Charges)

constituées auparavant
Pénalités et majorations :
-S’assurer que les pénalités correspondant à des
infractions aux dispositions légales et réglementaires, ont
été réintégrées au niveau du tableau de passage .

-Enfin, il est à rappeler que les charges non déductibles


fiscalement doivent être réintégrées au niveau du tableau
de passage du résultat comptable au résultat fiscal.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 124


Etats comparatifs du bilan
Le vérificateur est tenu de renseigner un état
comparatif de la période non prescrite (cf.
modèle en annexe). Cet état qui transcrit des
données comptables de l'entreprise sur un
seul document pour toute la période
concernée par la vérification, constitue un
vrai tableau de bord.
01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 125
L’état comparatif du bilan
La lecture des ECB permet d'en tirer d'importants
renseignements à savoir :
• une connaissance d'emblée du plan des comptes de
l'entreprise ;
• une visualisation dans le temps et un suivi de
l'évolution de tous les comptes : les fluctuations
anormales sont ainsi repérées ;
• une connaissance des comptes nouvellement crées
ou supprimés : recherche des raisons ;
• une analyse indiciaire, par le biais des ratios
disponibles sur les états comparatifs:

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 126


La feuille de route
Il s’agit de l’ensemble des grandes lignes et des
étapes à suivre pour mettre en œuvre une stratégie
ou un plan d’action, que le vérificateur propose
pour la conduite de sa mission. Autrement dit,
c’est un contrat entre le vérificateur et son chef de
brigade, modifiable en fonction des constations
effectuées sur le terrain.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 127


La feuille de route
La feuille de route comprend trois parties essentielles :
• La connaissance de l’entreprise;
• Les constatations du contrôle sur pièces;
• Les pistes d’investigations.

(cf : note de service n°3 du 01/02/2016 relative à


l’encadrement des travaux de vérification « Feuille de
route ».
01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 128
EXAMEN DE L’ENSEMBLE DE
LA SITUATION FISCALE DES
CONTRIBUABLES

FILALI Anass
Introduction
• L’examen de l’ensemble de la situation fiscale du
contribuable personne physique, par le biais des
indicateurs de dépenses, a été institué
• Par l’article 6 de la loi des finances pour l’année 2003
( ART 105 de la loi 17-89 de L’IGR
• Repris par l’article 31 du L.A.R énumération des
dépenses et L’ART 7 du LPF (Procédures )
• Repris et complété en 2008 par L’ART 29 et 216 du CGI
ÉVALUATION DES DEPENSES
DES CONTRIBUABLES LORS
DE L’EXAMEN DE
L’ENSEMBLE DE LA
SITUATION FISCALE
• L’examen d’ensemble de la situation
fiscale du contribuable, personne
physique, tend à renforcer le contrôle
fiscal du revenu global du ontribuable.
 Ce dispositif est prévu respectivement
par les dispositions des articles 29 et
216 du C.G.I
 Il vise à :
• vérifier la sincérité de la déclaration
annuelle du revenu global du
contribuable ;
• contrôler la cohérence entre le revenu
déclaré et la situation des dépenses autres
que professionnelles, évaluées
conformément aux dispositions légales.
• En outre, ce procédé de contrôle
permet de comparer les ressources et
les dépenses et de servir de base à la
rectification du revenu annuel global
imposable dans le cadre de la
procédure contradictoire de
rectification.
CHAMP D’APPLICATION
 A- PERSONNES CONCERNÉES
 Seules sont concernées, par cet examen, les
personnes physiques ayant leur domicile fiscal
au Maroc, et
• ayant souscrit la déclaration annuelle du
revenu global
• ayant fait l’objet d’une taxation pour défaut de
déclaration
• dispensées de ladite déclaration en vertu des
dispositions de l’article 86 du C.G.I.
CHAMP D’APPLICATION
 B- REVENUS CONCERNÉS
• L’examen d’ensemble est exercé dans le délai de
prescription, et couvre tous les revenus et profits
catégoriels, de source marocaine ou étrangère
• Lorsqu’une personne est membre d’une société en non
collectif, en commandite simple, de fait, ne
comprenant que des personnes physiques et qu’elle est
imposée en tant qu’associé principal, il y a lieu de ne
retenir que sa part dans le résultat desdites sociétés,
pour la détermination de son revenu professionnel.
FAIT GENERATEUR
• Le fait générateur de l’examen d’ensemble de la
situation fiscale est établi dès lors que :
 1- le revenu global annuel du contribuable
(déclaré ou initialement taxé d’office ou
bénéficiant d’une dispense de déclaration) n’est
pas en rapport avec ses dépenses, telles
qu’évaluées par les dispositions de l’article 29 du
C.G.I.;
 2- le montant de ces dépenses est supérieur à
120.000 DH par an.
Modalités d’exercice de l’examen de l’ensemble de la
situation fiscale
• L’EESF peut être opéré soit dans le cadre
d’un simple examen sur pièces du dossier
fiscal du contribuable, soit de manière
concomitante avec le contrôle sur place du
revenu global déclaré par l’intéressé ou sur
lequel il a été taxé d’office.
• Deux (2) situations peuvent donc se
présenter: soit un examen sur pièces, soit
un contrôle sur place.
a- Examen sur pièces
• Il concerne généralement les
contribuables dispensés de la déclaration
annuelle du revenu global ou disposant
de revenus autres que professionnels
soumis au R.N.R. ou au R.N.S. Dans ce
cas, l’examen de l’ensemble de la situation
fiscale d’un contribuable se déroule au
niveau de l’administration sur la base d’un
contrôle sur pièces.
a- Examen sur pièces
 En effet, ce contrôle est exercé à partir
des informations dont dispose
l’administration en recourant aux
recoupements effectués auprès des
tiers et en exploitant les données
puisées dans les différentes
déclarations fiscales souscrites par les
contribuables au titre de divers impôts
et taxes.
a- Examen sur pièces
 A l’issue de cet examen, et au cas où le
revenu évalué d’après les dépenses
indiciaires ou réelles du contribuable est
supérieur au revenu global annuel déclaré
ou sur lequel il a été imposé d’office,
l’administration doit engager, selon le cas,
la procédure normale ou accélérée de
rectification prévue à l’article 220 ou 221
du C.G.I.
b- Contrôle sur place
 Il concerne en premier lieu les
contribuables titulaires de revenus
professionnels imposés selon le régime du
R.N.R. ou du R.N.S. Le contrôle est alors
exercé par le biais de la vérification de la
comptabilité du contribuable telle que
prévue à l’article 212 du C.G.I. et par le
recours aux recoupements effectués
auprès des tiers.
b- Contrôle sur place
 Dans ce cas, les résultats de l’examen de
l’ensemble de la situation fiscale et, le cas
échéant, le résultat du contrôle sur place du
revenu global sont notifiés au contribuable
dans le cadre d’une même et unique procédure
de rectification qui peut être, selon le cas, soit
la procédure normale de rectification prévue à
l’article 220 du C.G.I., soit la procédure
accélérée de rectification prévue à l’article 221
du même code.
EVALUATION DES DEPENSES
• Les dépenses devant être prises en
compte sous cette rubrique, sont
celles, limitativement et
expressément énumérées à l’article
29 du C.G.I. Ces dépenses (ou
disponibilités employées), sont
commentées ci-après :
A- FRAIS AFFÉRENTS À LA RÉSIDENCE PRINCIPALE ET
SECONDAIRE
 Elles sont calculées forfaitairement par
l’application à la superficie couverte,
déterminée par tranche de mètre carré, d’un
tarif, variant en fonction de l’affectation de
ladite propriété, en :
• résidence principale : c’est à dire le foyer
permanent d’habitation du contribuable ;
• résidence secondaire (estivale, hivernale ou
autre), c’est à dire toute habitation non
qualifiée de principale et non destinée à la
location ou à la vente.
A- FRAIS AFFÉRENTS À LA RÉSIDENCE PRINCIPALE ET
SECONDAIRE
FRAIS DE FONCTIONNEMENT ET D’ENTRETIEN DES
VÉHICULES DE TRANSPORT

• Il s’agit des frais relatifs à la vignette, aux


assurances, au carburant, à l’entretien et aux
réparations des véhicules non inscrits à
l’actif professionnel. Ils sont fixés
forfaitairement à :
 - 12.000 DH pour chaque véhicule, dont la
PF est inférieure ou égale à 10 C.V ;
 - 24.000 DH pour chaque véhicule, dont la
PF est supérieure à 10 C.V.
C- FRAIS DE FONCTIONNEMENT ET D’ENTRETIEN DES VÉHICULES
AÉRIENS ET MARITIMES

• Il s’agit de véhicules appartenant au contribuable ne


faisant pas partie de son actif professionnel. Ce sont les
charges afférentes aux yachts ou bateaux de plaisance à
voiles (avec ou sans moteur auxiliaire) ou à moteur fixe
ou hors bord, aux avions de tourisme et à tout autre
véhicule aérien ou maritime.
• Ces frais sont évalués forfaitairement à 10% du prix
d’acquisition desdits véhicules, toutes charges et taxes
comprises.
D- LOYERS RÉELS ACQUITTÉS PAR LE CONTRIBUABLE
POUR SES BESOINS PRIVÉS
• Ce sont tous les loyers acquittés
pour des besoins autres que
professionnels. Il s’agit,
notamment de la location, des
résidences, salles de fête, hôtels,
motels, véhicules (terrestres,
maritimes ou aériens) etc.
E- REMBOURSEMENTS EN PRINCIPAL ET INTÉRÊTS DES
EMPRUNTS
• Ce sont les montants annuels se
rapportant aux remboursements en
principal et intérêts des emprunts
contractés par le contribuable
auprès des organismes de crédit ou
de toute personne tierce dans le but
d’acquérir des biens meubles ou
immeubles pour des besoins autres
que professionnels ou d’effectuer
toutes autres dépenses privées.
SOMMES VERSÉES POUR L’ACQUISITION DE VÉHICULES
OU D’IMMEUBLES,
 Il s’agit des sommes versées par le
contribuable en vue d’acquérir :
 de véhicules (aériens, maritimes ou de
transport de personnes) neufs ou
d’occasion ;
 d’immeubles bâtis ou non bâtis ;
 livraison à soi-même des mêmes biens
immeubles.
G- ACQUISITIONS DE VALEURS MOBILIÈRES
Il s’agit des acquisitions, à titre non
professionnel, de valeurs
mobilières et autres titres de capital
et de créances (bons de caisse…),
tels que définis à l’article 13 et 14
H- AVANCES EN COMPTE COURANT D’ASSOCIÉS ET EN
COMPTE DE L’EXPLOITANT
 Ce sont les sommes que le contribuable
met à la disposition :
- de la société dans laquelle il détient une
participation
- de son entreprise individuelle, à titre de
consolidation des fonds propres, au cours
de l’exploitation ;
 - des tiers.
Justification des ressources
• Dans le cadre de la procédure
normale ou accélérée engagée,
selon le cas, le contribuable peut
justifier à l’inspecteur des impôts
concerné ses ressources par tout
moyen de preuve et faire état
notamment :
 Sont considérées comme ressources, le cumul
des montants constituant le revenu global
dont a disposé le contribuable, au cours
d’une année déterminée, diminué de l’impôt
correspondant.

 Sous cette rubrique, sont concernés les


revenus déclarés par le Contribuable, arrêtés
par l'administration, initialement taxés ou
bénéficiant de l'exonération (totale ou
partielle), ainsi que les autres revenus établis
et identifiés
 En matière de revenus professionnels et
sous les régimes du résultat net simplifié
(R.N.S.) ou celui du résultat net réel
(R.N.R.), le bénéfice net comptable déclaré
doit être augmenté des dotations aux
comptes d’amortissements et provisions,
sans tenir compte des déficits reportables
et des abattements éventuels prévus par la
loi.
Justification des ressources
 de revenus de capitaux mobiliers
soumis à la retenue à la source
libératoire ;
 de revenus exonérés de l'impôt sur le
revenu ;
 de produits de cessions de biens
meubles ou immeubles ;
Justification des ressources
d'emprunts contractés auprès des
banques ou auprès des tiers pour
des besoins autres que
professionnels ;

de l'encaissement des prêts


précédemment accordés à des tiers.
EESF: CAS PRATIQUE
• Un contribuable exerçant une profession libérale
a déclaré au titre de son revenu professionnel un
montant de 350 000,00 dh (Année 2010 ).
• Dotations aux amortissements comptabilisées :
25 000 dh.
• Il habite un appartement d’une superficie de 300
M2.
• Il possède aussi un logement secondaire d’une
superficie de 200 M2.
• Il possède 2 voitures personnelles d’une puissance
fiscale de 9 CV chacune.
EESF: CAS PRATIQUE
 L’intéressé a effectué aussi les dépenses suivantes
:
 -Remboursement d’un emprunt 100 000,00 dh.
 -Acquisition de 500 VMP pour 50 000 dh.
 -Apport en compte courant d’associés de la société
Univers pièces dans laquelle il détient une
participation d’un montant de 1 200 000,00.
 -Pour les besoins de trésorerie de son affaire
professionnelle, le compte de l’exploitant
enregistre des apports nets de 112.200 DH
LE REJET

DE LA COMPTABILITE
RÉGULARITÉ ET SINCÉRITÉ DE LA COMPTABILITÉ
 Pour apprécier le caractère probant d’une
comptabilité, le vérificateur procède à
l’examen de la régularité et de la sincérité .

 Article 212du CGI:


Lors du contrôle fiscal, le vérificateur s'assure
de la régularité et de la sincérité des
écritures comptables, de la sincérité des
déclarations souscrites et de l'existence
matérielle des biens figurant à l'actif de
l’entreprise .
RÉGULARITÉ ET SINCÉRITÉ DE LA COMPTABILITÉ

 Principe de régularité:
Une comptabilité est régulière quand
elle est conforme aux principes et
règles énoncés par la loi n° 9-88 et par
le Code Général de Normalisation
Comptable (Respect des conditions de
forme).
RÉGULARITÉ ET SINCÉRITÉ DE LA COMPTABILITÉ
 Principe de sincérité
Une comptabilité est réputée sincère lorsqu’elle traduit
toutes les opérations réalisées par l’entreprise et
chaque opération enregistrée, est réelle et appuyée
de PJ probantes.
 Une comptabilité est réputée fiscalement sincère
lorsque
-Elle émane d’une application de bonne foi des règles
prévues par la loi et la réglementation en vigueur ;
-Elle reflète l’ensemble des opérations réalisées ;
-Les opérations y enregistrées sont réelles et
correctement totalisées.
RÉGULARITÉ ET SINCÉRITÉ DE LA COMPTABILITÉ
❖Tout achat de biens ou services par un
contribuable auprès d’un fournisseur soumis à
la taxe professionnelle doit être effectivement
réalisé et doit être justifié par une facture
régulière et probante établie au nom de
l’intéressé. (article 146 du C.G.I- LDF 2016)

❖Le caractère de « régularité » a été complété


par le critère « d’effectivité » de l’objet de la
pièce de dépense afin d’éviter les pratiques
frauduleuses liées à l’émission des factures ne
correspondant pas à des opérations réelles.
Article 23 de la loi comptable

L'administration fiscale peut rejeter


les comptabilités qui ne sont pas
tenues dans les formes prescrites
par la présente loi et les tableaux y
annexés.
POUVOIRS D’APPRÉCIATION DE L’ADMINISTRATION
Dispositions article 213 du CGI
 Lorsque les écritures d’un exercice comptable ou
d’une période d’imposition présentent des
irrégularités graves de nature à mettre en cause la
valeur probante de la comptabilité, l’administration
peut déterminer la base d’imposition d’après les
éléments dont elle dispose.

 Suite à la remise en cause de comptabilité , la


charge de la preuve incombe au contribuable;

 Dans ce cas ,l’administration dispose d’un pouvoir


d’appréciation des bases déclarées par les
contribuables.
POUVOIRS D’APPRÉCIATION DE L’ADMINISTRATION
Dispositions article 213 du CGI
 Si la comptabilité présentée ne comporte
aucune des irrégularités graves énoncées
ci-dessus, l'administration ne peut remettre
en cause ladite comptabilité et reconstituer
le chiffre d'affaires que si elle apporte la
preuve de l'insuffisance des chiffres
déclarés.

 La charge de la preuve incombe ,dans ce


cas, à l’administration.
01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 169
Les irrégularités graves

1-Défaut de présentation d’une comptabilité


conforme aux dispositions de la loi comptable

Exemple: L’existence d’un solde de caisse


créditeur .
Cependant, un seul solde créditeur (notamment,
si le montant est minime ) peut être expliqué
par le contribuable . Il ne peut priver une
comptabilité de sa valeur probante que s’il est
accompagné par d’autres irrégularités.
Les irrégularités graves
2- Absence des inventaires
.
Les contribuables sont tenus d'établir, à la fin de chaque
exercice comptable, des inventaires détaillés, en
quantités et en valeurs, des marchandises, des produits
divers, des emballages ainsi que des matières
consommables qu'ils achètent en vue de la revente ou
pour les besoins de l'exploitation.
Les irrégularités graves
3- La dissimulation d’achats ou de ventes dont la preuve
est établie par l’Administration

 La dissimulation d’achat ou de vente signifie l’achat ou


la vente sans factures (pas de trace) .
 Par conséquent, l'Administration doit employer des
moyens et techniques spécifiques pour prouver une telle
dissimulation :
Des renseignements en provenance de tiers
(recoupements ).
Les irrégularités graves
4- Erreurs, omissions ou inexactitudes graves
répétées
Omissions :Sont considérées comme des omissions du
point de vue comptable, les faits, les événements ou les
opérations intervenus au cours d’un exercice (ayant ou
une influence sur son résultat), et que l’entreprise a omis
de comptabiliser :
Exemple: -Non comptabilisation du règlement effectué par
un client ;
-Non constatation comptable des prélèvements en
nature effectués par l’exploitant ou par un associé.
Les irrégularités graves
Erreurs et inexactitudes: Sont réputées, erreurs du
point de vue comptable, les inexactitudes
constatées dans : Les écritures ; Les additions ; Les
reports ; Les imputations ; Les ventilations ; Les
écritures d’ouvertures d’une période par référence
aux éléments de la balance d’inventaire
précédente .
Exemples :
-Passation d’une charge afférente à un exercice
prescrit sur un exercice non prescrit.
-Imputation à un compte de charge d’un élément
qui devait figurer à un compte d’immobilisation ;
-Comptabilisation d’une vente au comptant dans les
ventes à terme.
Les irrégularités graves

Erreurs et inexactitudes (Exemples):


 Comptabilisation d’une facture plus d’une fois.
 L’amortissement à des taux supérieurs aux taux
normalement admis.
 La constitution en franchise de l’impôt des provisions
ne répondant pas aux conditions fixées par la loi.
 Double comptabilisation;
 Majoration injustifiée des stocks .
 Recettes comptabilisées globalement non
accompagnées de relevés détaillés justifiant le
montant ;
 Ratures et surcharges dans les documents
comptables ;
Les irrégularités graves

5- Absence des pièces justificatives privant la


comptabilité de toute valeur probante.

NB: L'absence de pièces justificatives des frais généraux


(Entretien - transport …) motive la réintégration de ces frais
au niveau du résultat fiscal sans conduire au rejet de la
comptabilité dans son ensemble.
Les irrégularités graves

Absence des pièces justificatives :

A défaut de présentation d’une partie des documents


comptables et pièces justificatives au cours de la
vérification, le contribuable est invité à les produire
dans un délai de trente (30) jours...
Les documents et pièces manquants ne peuvent être
présentés par le contribuable pour la première fois
devant la CLT et la CNRF.

➢Quid de la présentation des documents manquants


devant la justice?
Les irrégularités graves

6- Non comptabilisation d’opération effectuées


par le contribuable .

Ce défaut d'exhaustivité peut résulter :


- Soit d'une dissimulation d'achats ou de ventes par un contribuable de
mauvaise foi;
- Soit d'une simple omission de comptabilisation d'opérations, auquel
cas, la bonne foi du contribuable est indiscutable.

En l'espèce, le service ne peut confirmer la mauvaise foi du contribuable


qui souvent présente lui même lors de la vérification les documents non
comptabilisés.
Les irrégularités graves
Non comptabilisation d’opération effectuées par le
contribuable :
Contrairement à la dissimulation d’achats ou de ventes qui
par définition ne laisse pas de trace, la non
comptabilisation d’opérations effectuées par le redevable
implique l’existence d'indices visibles à l'oeil nu :

→ Soit sur les références des opérations non


comptabilisées;

→ Soit sur la nature de ces opérations.


Les irrégularités graves
Non comptabilisation d’opération effectuées par le
contribuable :
Exemple d’indices visibles sur les références
des opérations non comptabilisées;
•Les numéros des factures de ventes non
comptabilisées en contrôlant la continuité de la
série des factures enregistrées.
•Les montants des encaissements non comptabilisés
en procédant à un contrôle de trésorerie.
• Les pièces non comptabilisées, à travers un simple
rapprochement entre les pièces et les écritures
comptables présentées par le contribuable.

.
Les irrégularités graves
Non comptabilisation d’opération effectuées par le contribuable :
Nature de opérations.
Dans ce cas, le vérificateur peut confirmer la non
comptabilisation de certaines opérations même s'il
ne dispose d'aucun indice sur les références de ces
opérations. C’est le cas de la non comptabilisation
d'achats de produits nécessaires à l'exploitation :
• Achats non comptabilisés des fruits nécessaires à
la préparation des jus de fruits servis dans un café.
• Achats non comptabilisés des fruits de mer
nécessaires à la préparation des pizzas
programmées dans le menu d'un restaurant ou
d'une pizzeria.
Les irrégularités graves

7- comptabilisation d’opérations fictives


Il s’agit de passer dans la comptabilité des écritures qui n’ont aucune base
réelle. Ces écritures peuvent avoir pour objectif de :
-Gonfler les charges ou réduire le chiffre d'affaires et le bénéfice.
-Gonfler artificiellement le passif ou dissimuler une partie de l’actif ou
au contraire en gonfler les postes pour tromper les actionnaires.
➢Exemple:
Apports fictifs visant à établir l'équilibre de la caisse créditrice pour non
comptabilisation de l'exhaustivité des recettes réalisées.
Comptabilité présentant des
insuffisances des CA déclarés
➢ Une comptabilité régulièrement tenue et appuyée
de pièces justificatives suffisantes peut néanmoins être
écartée si l’Administration apporte la preuve de
l’insuffisance des chiffres déclarés.
➢ Cette preuve peut ressortir des documents
comptables ou être tirée de renseignements ou
recherches extérieurs à la comptabilité.
➢ Il n’existe pas de liste exhaustive des indices
susceptibles d’être utilisés par l’Administration, mais
leur utilisation poursuit un objectif commun : démontrer
que la comptabilité n’a pas enregistré toutes les
recettes et qu’elle n’est donc pas probante.
Insuffisances des CA déclarés :
indices internes à la comptabilité
➢Les indices internes à la comptabilité :
Lorsque la comptabilité est régulièrement
tenue, les indices internes d’insuffisance des chiffres
déclarés proviennent des résultats qu’elle fait
apparaître (bénéfice brut ou bénéfice net) ou des
mouvements qu’elle enregistre (prélèvements et
apports, notamment).
Insuffisances des CA déclarés :
indices internes à la comptabilité
➢ Les indices internes à la comptabilité :
-L’insuffisance et la variation du taux de bénéfice brut:

L’Administration peut présumer l’insuffisance des chiffres


déclarés en se fondant sur l'insuffisance du taux de
bénéfice par rapport aux possibilités de l’entreprise ;
Mais , elle ne peut écarter une comptabilité régulière en
la forme pour le seul motif qu’elle dégagerait un taux de
bénéfice anormalement bas (performance) .
Insuffisances des CA déclarés :
indices internes à la comptabilité
➢ Les indices internes à la comptabilité :

-L'insuffisance du taux de bénéfice par rapport aux résultats moyens de la


profession. Mais ,cette insuffisance ne peut être le seul argument .Il est
possible que les conditions de fonctionnement de l’entreprise vérifiée soient
particulières et différentes de la moyenne.

➢L’insuffisance de ce taux par rapport à celui résultant d’un échantillon


d’articles vendus. Toutefois , un sondage ne peut avoir qu’une fiabilité
limitée ( Il ne peut priver la comptabilité de valeur probante) .
Insuffisances des CA déclarés :
indices internes à la comptabilité
➢ Les indices internes à la comptabilité :
-Les variations inexpliquées du taux de bénéfice d’une
année sur l’autre:

-Ces variations ne constituent pas, en principe, un


motif suffisant pour qualifier une comptabilité régulière de
non probante;

➢ Une comptabilité sera dépourvue de valeur probante


que si l’insuffisance ou la variation anormale de la marge
brute est accompagnée d’autres indices d’insuffisance
des chiffres déclarés ou d’infractions aux dispositions
légales et réglementaires (faisceau d’irrégularités).
Insuffisances des CA déclarés :
indices internes à la comptabilité
Exemple d’anomalies accompagnant l’insuffisance ou
la variation anormale de la marge brute:

❖Stock gonflé pour certains articles;


❖Réalisation de ventes en l'absence de stock initial et
d'achats durant l'exercice, pour d'autres articles;
❖Marges négatives pour certains produits compensées
par d'autres positives;
❖Rapport entre frais de carburant comptabilisés et
recettes déclarées d'une société de transport, différent
du ratio issu des normes de la profession ;
❖Nombre de consultations déclaré par jour par un
médecin insuffisant par rapport à la notoriété du
contribuable .

a
Insuffisances des CA déclarés :
indices internes à la comptabilité
❖ Les apports de fonds non justifiés de l’exploitant
individuel ou des associés de la société (c’est
l’importance ou la périodicité des apports injustifiés qui
peut leur conférer un caractère suspect et anormal).
❖Si les apports inexpliqués apparaissent ainsi importants
ou fréquents, ils peuvent conduire, en tant qu’indice
révélateur de recettes dissimulées, à ôter toute valeur
probante à une comptabilité lorsqu’ils sont
accompagnés d’autres irrégularités ,notamment:
-Un solde du compte « caisse » présentant des soldes
créditeurs .Dans ce cas les apports sont destinés à
masquer la position créditrice du compte « caisse ».
Insuffisances des CA déclarés :
indices internes à la comptabilité
➢ Les prélèvements insuffisants de l’exploitant individuel ou
du dirigeant de la société :
Lorsqu’un exploitant individuel n’effectue aucun
prélèvement dans son entreprise ou bien prélève des
sommes insuffisantes pour justifier son train de vie, la valeur
probante de la comptabilité présentée peut-elle être mise
en cause pour ce seul motif ?

➢ le motif unique de l’insuffisance des prélèvements de


l’exploitant n’est pas de nature à priver une comptabilité
régulière de sa force probante.
Insuffisances des CA déclarés :
indices externes à la comptabilité

➢ Les encaissements non justifiés sur les comptes


bancaires privés de l'exploitant individuel ou du
dirigeant d'une société ;

➢ Les revenus ayant un caractère répétitif (Article 30


du CGI);

➢La mise en évidence d'un excédent des emplois sur


les ressources connues de l'exploitant ou du dirigeant
La notion de « Disponibilités non justifiées »: EESF
CAS D’ENTREPRISES DÉPENDANTES

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 192


CAS D’ENTREPRISES DÉPENDANTES

❖Les bénéfices indirectement transférés à des


entreprises situées au Maroc ou hors du Maroc
ayant des liens directs ou indirects de
dépendance avec une entreprise marocaine sont
rapportés au résultat fiscal ou au CA déclaré.
CAS D’ENTREPRISES DÉPENDANTES

❖Dépendance directe : dans le cadre des


relations entre sociétés mères et filiales et
leurs succursales.
❖Dépendance indirecte: entre sociétés filiales
apparentées à l'intérieur d'un même groupe de
sociétés qui lui même est sous le contrôle de
la société mère (participations réciproques ou
croisées)
❖Dépendance de fait: au niveau de la
fourniture des matières premières, des pièces
de rechange , etc
CAS D’ENTREPRISES DÉPENDANTES

❖Les transferts indirects des bénéfices peuvent


résulter notamment de :
-Majoration des prix d'achat de biens et services
importés ;
-Diminution des prix de vente des biens et services
exportés ;
-Pratique de taux d'intérêts réduits ou majorés ;
-Pratique des prix excessifs pour les redevances et
autres rémunérations ;
-Prise en charge des frais de gestion excessifs ou
fictifs ;
-Abandon de créances, ou renonciation à des
recettes .
CAS D’ENTREPRISES DÉPENDANTES

MÉTHODE DE RECTIFICATION DE LA BASE IMPOSABLE :


Pour la rectification des prix d’achat ou de vente
rapportée au résultat fiscal ou au chiffre des
entreprises dépendantes, l'Administration recourt à la
méthode des études comparatives portant sur des
entreprises exerçant des activités similaires à celles
d’entreprises ayant procédé au transfert desdits
bénéfices ou par voie d’appréciation directe sur la
base d’informations dont dispose l’administration
(article 213 du CGI).
CAS D’ENTREPRISES DÉPENDANTES

❖ Limitation des dépenses supportées à l’étranger par


les entreprises étrangères ayant une activité
permanente au Maroc: Frais de siège (frais généraux
d'administration et de direction générale tels
que les charges sociales de la direction générale et
les frais de tenue et de contrôle de comptabilité);
❖ Tout établissement d'une entreprise étrangère peut
déduire de son résultat fiscal une quote-part des frais
engagés par le siège.
CAS D’ENTREPRISES DÉPENDANTES
❖Ces frais doivent être dûment justifiés et détaillés par
l’entreprise en question sur un état visé par
l'administration fiscale dont dépend le siège social
de ladite entreprise, et ne peuvent être admis en
déduction que dans des limites (indispensables à la
gestion dudit établissement).

❖L‘Administration peut en limiter le montant par


comparaison avec des entreprises similaires ou par
voie d'appréciation directe .
CAS D’ENTREPRISES DÉPENDANTES
Les Accords préalables sur les prix de transfert (LDF 2015)

➢Les entreprises imposables au Maroc, ayant


des liens de dépendance avec des E/ses
situées hors du Maroc, peuvent demander à
l’administration fiscale de conclure un AP sur la
méthode de détermination des prix;
➢L’accord porte sur la méthode de fixation des
prix retenus par les E/ses liées qui en font la
demande;
➢C’est une prise de position formelle de
l’administration fiscale.
➢Les modalités de conclusion de ces accords
feront l’objet d’un texte réglementaire.
LA RECONSTITUTION
DU CHIFFRE D’AFFAIRES
La reconstitution du CA: Principes

❖ La reconstitution du chiffre d’affaires peut se faire selon


plusieurs méthodes;
❖ Usage de la méthode la plus adaptée compte tenu des
conditions d’exploitation de l’activité du contribuable
( justification du bien-fondé de la méthode de
reconstitution employée );
❖ La reconstitution doit tenir compte de la spécificité des
exercices ;
❖ La prise en compte des facteurs correcteurs (pertes
diverses);
La reconstitution du CA: Principes
❖ Le choix de la méthode utilisée est tributaire de :
-Eléments en possession de l’administration ou puisés
dans les données de la comptabilité présentée.
-La nature de l’activité (activité de revente en l’état de
produits achetés: contrôle quantitatif).
❖ La reconstitution doit tenir compte de la spécificité des
exercices et des éléments saisonniers de l’activité, le cas
échéant ;
❖ Les anomalies constatées sur un exercice ne produisent,
en principe, aucun effet sur les autres exercices vérifiés.
La reconstitution du CA: Principes

❖ La reconstitution doit présenter un caractère réaliste;

❖ En effet, une reconstitution qui aboutirait à des résultats


dénués de vraisemblance par rapport au contexte
général de l'affaire (situation financière, train de vie,
résultats généralement dégagés par la profession,
potentiel économique...) doit conduire le vérificateur à
s'interroger sur la pertinence ou la représentativité de la
méthode (omission de paramètres).
La reconstitution du CA: Principes

 L’extrapolation consiste à transposer d’un exercice à un


autre une méthode de reconstitution établie au titre
d’une période considérée;

 L’extrapolation des reconstitutions du CA permettra de


s’assurer d’une meilleure efficacité en réduisant au
maximum le travail de dépouillement long et fastidieux,
source d’erreurs pour les vérificateurs pouvant in fine
fragiliser la méthode de reconstitution.
EXPLOITATION DES RECOUPEMENTS

❖ Ventes non déclarées: leur montant est à réintégrer à la


base imposable de l’exercice concerné et doit être pris
en compte au niveau de la reconstitution du CA.

❖ Achats non déclarés :à réintégrer après avoir été


majorés de la marge brute correspondante
.Corrélativement, leur montant est à ajouter aux charges
de l’entreprise.
LE CONTRÔLE QUANTITATIF
❖ Entreprise commerciale :
Contrôle de l’équation des stocks en essayant de vérifier
pour chaque élément si possible , en quantité que:
Ventes réelles = Stock initial +achats -Stock final

Si la quantité dégagée est supérieure à celle déclarée, il


s’agit des manquants de marchandise à évaluer au prix
de vente pratiqué (ou prix moyen pondéré lorsqu’il
existe plusieurs articles).
RECONSTITUTION DU CHIFFRE D’AFFAIRES:
CONTRÔLE MATIÈRE
❖ Entreprises industrielles:
Le vérificateur utilise la constante (ou la formule) de
fabrication pour déterminer la production théorique .

Elle est basée sur le fait que, à productivité égale, les


quantités de matières premières et de main d’œuvre
directe consommées concourent, dans des proportions
constantes, à la réalisation de quantités ou de valeurs
connues de produits vendus ou de services rendus.
RECONSTITUTION DU CHIFFRE D’AFFAIRES:
CONTRÔLE MATIÈRE
 Le vérificateur devra donc analyser les composantes
d’un produit donné, et rechercher combien de matière
A, de produit consommable B, d’heures de main
d’oeuvre ou de machine ont permis la fabrication de ce
produit.
 La constante de fabrication est un élément constitutif du
produit fabriqué dont la variation est intimement liée à
la variation de la production: moteurs pour réfrigérateurs;
semelles de talons de chaussures…
 Ainsi, compte tenu de ces quantités il sera possible de
déterminer un chiffre d’affaires théorique pour le produit
concerné.
RECONSTITUTION DU CHIFFRE D’AFFAIRES:
CONTRÔLE MATIÈRE
Le vérificateur détermine la quantité nette utilisée:
Stock initial +achats -Stock final- freintes
Il détermine la production d’aprés la constante de
fabrication

Exemple: La production d’un 1 Kg d’un produit


(médicament par exemple ) nécessite 500 grammes
d’une matière.
La consommation de 100 000 grammes devrait donner
lieu à une production de
200 Kg (soit 100 000 /500g)
RECONSTITUTION DU CHIFFRE D’AFFAIRES:
CONTRÔLE MATIÈRE
❖ Le vérificateur compare ensuite avec la production
théorique déterminée avec celle déclarée:
Stock final+ ventes –Stock initial
Les manquants dégagés sont évalués au prix de vente
pratiqué par l’entreprise .
❖ Lorsque l’activité de l’entreprise porte sur la production
de plusieurs articles, la reconstitution porte sur les
produits les plus représentatifs de l’activité .
RECONSTITUTION DU CHIFFRE D’AFFAIRES:
CONTRÔLE MATIÈRE
 L’analyse des composantes d’un produit donné s’avère
très délicate dans les petites entreprises qui disposent
rarement d’une comptabilité analytique, sans parler des
petites entreprises artisanales qui, souvent, traitent leurs
marchés à forfait, sans étude préalable du prix de
revient.
CONTRÔLE MATIÈRE
 Cas de services:
Exemple : Méthode des boissons :
Elle consiste à évaluer les consommations moyennes de
boissons en quantité ou en prix au cours d’un repas.
 La connaissance, par les factures d’achats, des quantités
de boissons consommées au cours d’un exercice
permet, par application d’une règle de trois de chiffrer le
nombre de repas correspondant. Ce nombre est ensuite
multiplié par un prix moyen unitaire pour déterminer le
chiffre d’affaires total.
RECONSTITUTION DU CHIFFRE D’AFFAIRES:
TAUX DE PERTE (DE DÉCHET DE FREINTE OU COULAGE)
❖ Comparaison des taux de perte réalisé par l’entreprise
au cours des exercices vérifiés en retenant le taux le
moins élevé;
❖ Enquête sur les lieux de production en suivant un
échantillon du produit tout au long du processus de
production afin de déterminer en fin de parcours la
quantité inutilisable ;
❖ Taux dégagé par des entreprises similaires;
❖ Se référer aux taux admis par l’ADII en matière de
l’admission temporaire (fibre synthétique , fil, bois...).
LA METHODE DE LA MARGE
Entreprises commerciales: (Application au prix de
revient des produits vendus un taux de marge)
 Elle consiste pour le vérificateur à déterminer un
pourcentage moyen pondéré de bénéfice sur
achats sur la base d’un échantillon représentatif de
l’activité exercée.
 La détermination de ce coefficient nécessite une
étude des marges bénéficiaires pratiquées pour
chaque catégorie de produits commercialisés, soit
sur pièces (analyse des factures de ventes et des
factures d’achats) soit à partir des prix affichés en
magasin ou en dépôt.
.
LA METHODE DE LA MARGE
 Les différents taux ainsi calculés, sont pondérés en
fonction de l’importance des produits de chaque
catégorie dans le chiffre d’affaires de l’entreprise pour
aboutir à un taux de bénéfice brut moyen pondéré.
 A appliquer enfin ce pourcentage moyen de bénéfice
brut au prix d’achat rectifié des marchandises
commercialisées pour obtenir le chiffre d’affaires
reconstitué.
 En disposant de la ventilation des achats revendus, il
suffit d’appliquer à chaque catégorie de marchandises
commercialisées le taux correspondant .
LA METHODE DE LA MARGE
 Pour être acceptable, cette méthode doit s’efforcer de
comparer les prix d’achat et de vente du même article;
 Les sondages sur la marge brute doivent être suffisamment
exhaustifs;
 Les relevés des prix doivent être effectués à partir d’un
échantillon d’articles suffisamment représentatifs de l’activité
de l’entreprise;
 Il est nécessaire de procéder à une pondération des
coefficients relevés en fonction de la part des articles retenus
dans le chiffre d’affaires de l’entreprise.
 Enfin, le relevé de prix et l’étude de coefficients doivent être
impérativement joints à la notification pour permettre au
contribuable de présenter ses observations.
LA METHODE DE LA MARGE
❖ Entreprises industrielle:

Application au prix de revient (dégagé des documents de


l’entreprise) d’un taux de marge.
Exemple:
Cas de Promotion immobilière , lotiseurs, travaux
divers…
RECONSTITUTION DU CHIFFRE D’AFFAIRES
D’APRÈS LES ACHATS

En l’absence de l’inventaire , les achats en valeur de


matières et marchandises sont multipliés par un
coefficient de marge brute retenu soit par référence aux
factures d’achats et de ventes , soit par référence aux
prix pratiqués dans le secteur d’activité auquel
appartient l’entreprise (activités achats revente, cafés,
restaurants…)
RECONSTITUTION DU CHIFFRE D’AFFAIRES
D’APRÈS LA CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE

❖ Pour les entreprises dont la production est en étroite


corrélation avec l’énergie consommée:
-Calcul de la consommation énergétique par unité
produite ;
-Comparaison entre les exercices et reconstitution du CA
sur le rapport le plus élevé (Production/ Consommation).
- Prendre en considération la quantité d’énergie non
affectée à la production(abattement).
RECONSTITUTION DU CHIFFRE D’AFFAIRES
À PARTIR DE LA MASSE SALARIALE

❖ Multiplication de la masse salariale productive par un


coefficient qui peut être dégagé du rapport du CA
déclaré sur la masse salariale ou estimé directement par
le vérificateur
(Cas des entreprises ayant la main d’œuvre comme
principal facteur de production).
Reconstitution à partir de l’exploitation des
renseignements en provenance de tiers
 Malgré la diversité des méthodes de reconstitution, il est des
cas où le vérificateur ne dispose pas, dans les documents
présentés par l’entreprise, d’éléments lui permettant de bâtir
une reconstitution. Dans ce cas, la reconstitution du CA peut
s’effectuer sur la base des renseignements suivants :
- Par comparaison avec les résultats d’entreprises similaires ;
- Par enquête auprès des clients, fournisseurs et banquiers de
l’entreprise ;
- Par enquête directe du service (surveillance de l’activité du
contribuable)
- Par référence aux monographies professionnelles.
RECONSTITUTION DU CHIFFRE D’AFFAIRES
PAR ESTIMATION DIRECTE
❖ En cas d’absence de comptabilité et des
recoupements;
❖ Lorsque les éléments comptables ne sont pas
suffisamment exhaustifs .
Exemple:
-Tout pneu monté fait l’objet nécessairement d’une
opération d’équilibrage;
-Un nombre de lavages de voitures par jour;
-Pour la vente de chaque boisson correspond un repas…
DISTRIBUTIONS CONSIDÉRÉES
OCCULTES

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 223


DISTRIBUTIONS CONSIDÉRÉES OCCULTES DU POINT DE
VUE FISCAL RÉSULTANT DES REDRESSEMENTS DES BASES
D’IMPOSITION DES SOCIÉTÉS PASSIBLES DE L'I.S.

Il s’agit des redressements des résultats déclarés et


opérés suite à un contrôle fiscal dans le cadre de la
procédure de rectification. C'est le cas notamment :
▪ des produits dissimulés ;
▪ des rémunérations et charges non justifiées ;
▪ ou de tous autres avantages consentis aux
associés.
Ces redressements sont passibles de la retenue à la source,
même s'ils ne couvrent pas les déficits déclarés.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 224


Redressements exclus

les redressements portant sur:


▪ les amortissements,
▪ les provisions,
▪ les paiements en espèces des charges
justifiées dont le montant est égal ou
supérieur à dix mille (10 000) DH,
▪ Charges sur exercices antérieures .

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 225


L'émission des rôles concernant ces redressements ne
peut avoir lieu qu'après :
o accord exprès ou tacite du contribuable ;
o taxation d'office effectuée dans le cadre des
articles 228 et 229 du C.G.I. ;
o décision non contestée de la commission locale de
taxation (C.L.T.) ;
o décision de la commission nationale du recours
fiscal (C.N.R.F.).

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 226


Remarque
Le montant correspondant aux redressements
passibles de la retenue est présumé
constituer un montant net après impôt. En
effet, dans ce cas il y a lieu de reconstituer
leur montant brut pour le calcul de la retenue
à la source.

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 227


Exemple : Le résultat du contrôle fiscal d'une
société est comme suit :
Désignation 2016
PROVISION CLIENT DOUTEUX 366 829,05
charges sur exercices antérieurs 1 542 254,00
Retrait d'immobilisations sans contre partie 481 797,95
profit latent 562 111,00
Différence \ prix de vente d'immobilisation 256 251,00
Charges > à 10000 réglées en espèces 100 000,00
Charges doublement comptabilisée 560 152,00
Charges à immobilisées 1 250 000,00
Charges non courantes (Pénalités) 98 000,00
TOTAL REINTEGRATIONS 5 217 395,00
BASE DECLAREE 25 012 540,00
NOUVELLE BASE ARRONDIE 30 229 940,00

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 228


Le contrôle des déclarations TVA pour un contribuable dont la totalité du CA est soumise à
20% a permis de relever au titre de l'exercice 2015

CA(TVA) HT 25 000 000,00 DH

Les éléments de bilans sont:

Client au 31/12/2014 : 1 200 000,00 Dh

Avances client au 31/12/2014: 00,00 Dh

Client au 31/12/2015 : 1 800 000,00 Dh

Avances client au 31/12/2015: 2 400 000,00 Dh

CA (CPC) HT : 23 000 000,00 DH

1. procéder au rapprochement des chiffres d'affaire IS et TVA sachant que le contribuable est
au régime de débit

2. même question si le contribuable est au régime d'encaissement

3. commenter les résultats dans les deux cas


01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 229
Un contrôle matière d’une société de production des chemises
s’est basé sur la consommation des boutons:

- Chaque chemise produite consomme 8 boutons plus 2


boutons de réserve
- Le SI des boutons est 500 000
- Le SF des boutons est 30 000
- Les achats de boutons: 2 600 000
- Le taux de boutons défaillant est 2%

Pour les chemises produites


- SI : 2 000
- SF : 3 500
- Ventes déclarées: 250 000
- Taux de chute 5%
01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 230
Les montages fiscaux

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 231


Les tactiques d'optimisation
- Les tactiques d'optimisation tournent autour de
quatre grands thèmes :
1- l'utilisation des redevances,
2- la manipulation des prix de transfert,
3- les charges financières ,
4- l'implantation dans un pays offrant un
régime avantageux

01/03/2018 Centre de formation de Fès- FILALI Anass 232