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Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

COMMISSION DE L’OCEAN INDIEN 

Programme de Sécurité Alimentaire  
de l’Océan Indien 
 
2009‐2014  
 

 
28/09/2008 – Draft n. 5 

 
Formulé et mis en œuvre avec l´assistance technique de 
l´Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) 
 
Par M. Jacques SCHMITT, expert international qualité international,  
sous la direction de M. Patrick GILABERT, représentant de l’ONUDI pour Madagascar, Maurice, Comores et Seychelles 
 
Draft n°5 du 28 septembre 2008
  Diffusion restreinte
-1-
 
Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

SOMMAIRE

Liste des abréviations et des sigles p.3

Résumé exécutif – Executive summary p.6

Partie A- Le contexte général p.8

A1 – Le contexte alimentaire Océan Indien p.8


Maurice 8
Madagascar 13
Union des Comores 15
Seychelles 17

A2- Le contexte « sécurité alimentaire » Océan Indien p.20


Maurice 21
Madagascar 28
Union des Comores 38
Seychelles 42

Partie B – Les enseignements du PRIDE 1996 – 2002 p.44

B1 – L’évaluation et les recommandations p.44


B2 – Les acquis du programme p.44

Partie C – La justification du programme p.45

C1 – Les problèmes à résoudre p.45


C2 – Situation escomptée à la fin du programme p.47
C3 – Bénéficiaires p.47
C4 – Stratégie d’exécution et cadre institutionnel du programme p.48

Partie D – Description du programme p.54

D1 – Objectifs p.54
D2 – Activités p.54
1. Activités régionales 54
2. Activités nationales 69

Partie E – Financement du programme p.88

Partie F – Hypothèses et risques p.90

Partie G – Suivi et évaluation p.90

Partie H – Engagements préalables au programme p.90

Annexes p.91

1. Cadre logique du programme p.92


2. Chronogramme des activités p.96
3. Budgets détaillés du programme par activité p.97
4. Répartition des subventions p.103
5. Organisations et personnes rencontrées p.104
6. Sources documentaires et autres programmes par Etats-Membres p.106

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -2- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Liste des abréviations et des sigles

AB Agriculture Biologique
ACP Afrique, Caraïbes, Pacifique
ACSQDA Agence de Contrôle de la Sécurité sanitaire et de la Qualité Des Aliments
AFAQ Agence Française d’Assurance Qualité
AFD Agence Française de Développement
AFRC Albion Fisheries Research Center
AHRIM Association des Hôteliers et des Restaurateurs de l’Ile Maurice
AR Agriculture Raisonnée
AREU Agricultural Research Extension Unit
ARVAM Agence pour la Recherche et la Valorisation Marine
ASH Autorité de Sécurité Halieutique
BNM Bureau des Normes de Madagascar
BPHF Bonnes Pratiques d’Hygiène et de Fabrication
BSAOI Bureau de la Sécurité Alimentaire de l’Océan Indien
BSI British Standards
CA Chiffre d’affaires
CAT Civil Action Teams
CEA Centre d’Encadrement Agricole
CEI Communauté des Etats Indépendants
CENAM Centre National de l’Artisanat Malagasy
CERDIC Centre d’Expansion Régional pour le Développement Industriel et Commercial
CERF Centre d’Essai, de Recherche et de Formation
CIRAD Centre de coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le
Développement
CNARP Centre National d’Application des Recherches Pharmaceutiques
CNCA Comité National du Codex Alimentarius
CNRE Centre National de Recherche sur l’Environnement
CNRIT Centre National de Recherches Industrielle et Technologique
COFRAC Comité Français d’Accréditation
COI Commission de l’Océan Indien
COMESA COmmon Market for Eastern and Southern Africa
COPSAOI Comité Opérationnel du Programme de Sécurité Alimentaire de l’Océan Indien
CPPSAOI Comité de Pilotage du Programme de Sécurité Alimentaire de l’Océan Indien
CRDOI Centre Régional de Documentation Océan Indien
CRITT Centre Régional d’Innovation et de Transfert Technologique
CTHA Centre Technique Horticole d’Antananarivo
CTHT Centre Technique Horticole de Tamatave
CTICS Centre Technique Interprofessionnel de la Canne et du Sucre
CTPSAOI Comité Technique du Programme de Sécurité Alimentaire de l’Océan Indien
DDCCRF Direction Départementale de la Concurrence, de la Consommation et de la
Répression des Fraudes
DNRH Direction Nationale des Ressources Halieutiques
DNSA Direction Nationale de la Sécurité Alimentaire
DQPC Direction de la Qualité et de la Protection du Consommateur
DSCRP Document de Stratégie pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté
EM Enterprise Mauritius

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -3- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

EU Etats-Unis
FAO Food Agricultural Organization
FARC Food and Agricultural Research Council
FED Fonds Européens de Développement
FHORM Fédération des Hôteliers et des Restaurateurs de Madagascar
FIVMPAMA Groupement des Entrepreneurs Nationaux Malgaches (PME)
FMI Fonds Monétaire International
FRPC Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance
FTL Food Technology Laboratory
GEM Groupement des Entreprises de Madagascar
HACCP Hazard Analysis Critical Control Point
ICASA Institut de Certification des Auditeurs en Sécurité des Aliments (AFAQ)
IDH Indice de Développement Humain
IGP Indication Géographique Protégée
INRAPE Institut National de Recherche pour l’Agriculture, la Pêche et l’Environnement
IPM Institut Pasteur de Madagascar
IRCA International Register of Certificated Auditors
ISO International Organization for Standardization
IVTB Industrial and Vocational Training Board
LACAE Laboratoire d’Analyse et de Contrôle des Aliments et de l’Eau
LBGM Laboratoire de Biochimie et de Biologie Moléculaire
LCM Laboratoire de Chimie et de Microbiologie
LCSNSA Laboratoire de Chimie des Substances Naturelles et des Sciences des Aliments
LCP Laboratoire de Contrôle des Pesticides
LME Laboratoire de Microbiologie de l’Environnement
LNDV Laboratoire National de Diagnostic Vétérinaire
MAAS Multi-Annual Adaptation Strategy 2006-2009
MAEP Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche
MAIF Ministry of Agro Industry and Fisheries
MAP Madagascar Action Plan
MAPE Ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Environnement
MARMS Ministère de l’Agriculture et des Ressources Marines des Seychelles
MAURITAS Mauritius Accreditation Service
MCA Mauritius Chamber of Agricultur
MCCI Mauritius Chamber of Commerce and Industry
MECI Ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie
MEF Mauritius Employers’ Federation
MEFPA Mauritius Employers’ Federation Provident Association
MENRS Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique
MEXA Mauritius Export Association
MFB Ministère des Finances et du Budget
MPE Maison de la Pêche et de l’Elevage
MQI Mauritius Quality Institute
MQOI Mouvement pour la Qualité dans l’Océan Indien
MRC Mauritius Research Council
MSB Mauritius Standards Bureau
MSPA Mauritius Sugar Producers Association

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -4- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

MSPF Ministère de la Santé et du Planning Familial


NEL National Environmental Laboratory
NPCC National Productivity and Competitiveness Council
NQME Normalisation, Qualité, Métrologie, Essais
OIML Organisation Internationale de Métrologie Légale
OMC Organisation Mondiale du Commerce
OMS Organisation Mondiale de la Santé
ONACSA Office National du Contrôle Sanitaire des Aliments et des Animaux
ONUDI Organisation des Nations-Unies pour le Développement Industriel
ORAN Organisation Régionale Africaine de Normalisation
OSAOI Observatoire de la Sécurité Alimentaire de l’Océan Indien
OTC Obstacles Techniques au Commerce
PIB Produit Intérieur Brut
PME / TPE Petites et Moyennes Entreprises / Très Petites Entreprises
PMMNM Programme de Modernisation et de Mise à Niveau de Madagascar
PPP Partenariat Privé Public
PPTE Pays Pauvre Très Endetté
PREDIVAC Projet de Renforcement et de Diversification des filières Agricoles aux Comores
PRI Pays à Revenu Intermédiaire
PRIDE Programme Régional Intégré de Développement des Echanges
PRPV Programme Régional de Protection des Végétaux
PSAOI Programme de Sécurité Alimentaire de l’Océan Indien
SADC Southern African Development Community
SAC-SINGLAS Singapore Accreditation Council – Singapore Laboratory Accreditation Scheme
SBS Seychelles Bureau of Standards
SEHDA Small Enterprise and Handicraft Development Authority
SFA Seychelles Fishing Authority
SIM Syndicat des Industriels de Madagascar
SML Service de Métrologie Légale
SNAC Syndicat National des Agriculteurs des Comores
SPS Sanitaire et Phytosanitaire
SQAM Standardization, Quality, Accreditation & Metrology
SQV Service de la Quarantaine des Végétaux
SRSAPS Service Régional de la Santé Animale et du Phytosanitaire
SVS Seychelles Veterinary Services
TIC Technologies de l’Information et de la Communication
UCCIA Union des Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture
UCCIOI Union des Chambres de Commerce et d’Industrie de l’Océan Indien
UE Union Européenne

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -5- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

RESUME EXECUTIF

Le contexte actuel de mondialisation dans un Enfin, le programme devra intégrer les


environnement économique, démographique et préconisations de l’EFSA (Agence Européenne de
sanitaire complexe place la zone Océan Indien dans la Sécurité Alimentaire) dont les travaux dans ce
une situation de nécessaire adaptation de ses domaine bénéficient d’un retour d’expériences
infrastructures de contrôle alimentaire et des depuis 2000.
pratiques de fabrication dans les entreprises.
Les objectifs spécifiques seront quantifiables et
Les entreprises des Etats-Membres de la COI mesurables afin de s’assurer d’une mesure efficace
(Maurice, Madagascar, Union des Comores, et du dispositif mis au service de la sécurité
Seychelles) sont confrontées à une politique de alimentaire au sein de la COI.
normalisation et de labellisation internationale
toujours plus grande, ce qui nécessite de concevoir la La COI jouira ainsi au terme du programme :
coopération régionale dans une approche encore
plus intégrée et plus dynamique si elles souhaitent • D’un Observatoire de la Sécurité Alimentaire
faire face à ces nouveaux enjeux pour lesquels il faut (OSAOI)
également considérer la concurrence plus récente • D’un réseau de consultants régionaux et
des pays les moins avancés. nationaux sur le thème de la sécurité
alimentaire
L’objectif global du présent programme est de • D’un site internet « Sécurité alimentaire OI »
contribuer au processus d’intégration régionale sur le • D’une accréditation de 10 laboratoires de la
volet de la sécurité alimentaire de manière durable zone
par : • De 1 000 salariés formés BPHF et HACCP
• De 500 entreprises certifiées HACCP
• L’accréditation et la certification des laboratoires • De 150 entreprises certifiées ISO 22000 et
officiels chargés du contrôle sanitaire des autres standards
aliments et des produits agroalimentaires
• La normalisation des produits à deux niveaux : Plus difficile est l’estimation des retombées
pour les importations afin de protéger les commerciales à l’export ou tout du moins en
consommateurs de la zone Océan Indien, et matière de commerce alimentaire intra-régional.
pour les exportations afin de respecter les Toutefois, le programme permettra de s’assurer
normes internationales en vigueur que les préconisations formulées par les ateliers
• La promotion de la qualité dans les entreprises régionaux COI réunis à l’initiative du CIRAD en
agricoles et les industries agroalimentaires novembre 2007 seront atteints en matière de
priorités nationales de vigilance des productions
La question de la normalisation s’attachera alimentaires et agroalimentaires :
également à envisager très sérieusement la
possibilité de créer des marques de produits 9 Maurice : letchi, ananas, lait, volaille, cervidé,
alimentaires et/ou un label Océan Indien destinés poisson et miel
dans un premier temps à lever les obstacles 9 Madagascar : letchi, oignon, pomme de terre,
techniques au commerce au sein de la zone et dans ylang, vanille, épices, lait et miel
un second temps à constituer une étape 9 Union des Comores : fruits et légumes, ylang,
intermédiaire pour les entreprises les plus éloignées vanille, et girofle
des standards internationaux.
Pour l’instant, il est encore prématuré de se
Le programme est au cœur d’un dispositif destiné à prononcer sur des priorités pour les Seychelles, les
mettre à niveau les Etats-Membres de la COI selon travaux de réflexion étant en cours.
une logique de complémentarité et de solidarité et
non selon une logique d’excellence qui fut par ailleurs
l’un des points de faiblesse du programme PRIDE de
1996-2002.

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -6- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

EXECUTIVE SUMMARY

The current context of globalization in an economic,


demographic and health complex place the Indian The specific objectives are quantifiable and
Ocean area in a situation of need to adapt its measurable in order to ensure an effective measure
infrastructure for food control and manufacturing of the device used to the food security within the
practices in business. IOC.

Companies from member states of the IOC The IOC will enjoy and upon completion of the
(Mauritius, Madagascar, Union of Comoros and programme:
Seychelles) are facing a policy of standardization and
international labelling growing, which requires • An Observatory Food Security (OSAOI)
designing regional cooperation in an approach even • A network of regional and national consultants
more integrated and more dynamic if they want to on food security
face these new challenges for which we must also • A website "Food security OI"
consider the competition more recent least developed • An accreditation of 10 laboratories in the area
countries. • From 1 000 employees trained and HACCP
BPFHA
The overall objective of this programme is to • From 500 companies certified HACCP
contribute to regional integration process on the part • From 150 companies certified ISO 22000 and
of food security in a sustainable manner by: other standards
• The accreditation and certification of laboratories More difficult is estimating commercial benefits for
official responsible for monitoring food and food export or at least in terms of food trade intra-
products regional trade.
• The standardization of products at two levels: for However, special vigilance will ensure that the
imports to protect consumers from the Indian Ocean recommendations made by regional workshops IOC
area, and for exports in order to comply with meeting at the initiative of CIRAD in November
international standards 2007 will be achieved in terms of national priorities
• The promotion of quality in agricultural and food of food production and food:
industries
9 Mauritius : litchi, pineapple, milk, poultry,
The issue of normalization will also consider very cervid, fish and honey
seriously the possibility of creating trademarks and/or 9 Madagascar : litchi, onion, potato, ylang,
a label for Indian Ocean as a first step to remove the vanilla, spices, milk and honey
technical barriers to trade within the zone and in a 9 Union of Comoros : fruits and vegetables,
second time to form an intermediate step for the most ylang, vanilla and cloves
remote international standards.
For now, it is still premature to decide on priorities
The program is the heart of a device designed to for Seychelles, the work of reflection has been
upgrade the member states of the IOC according to a underway.
logic of complementarity and solidarity, not according
to a logic of excellence that was also one of the
points of weakness programme PRIDE of 1996-2002.

Finally, the plan will incorporate the


recommendations of the EFSA (European Agency for
Food Security), whose work in this field have a return
of experience since 2000.

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -7- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Partie A - Le contexte général

A1 - Le contexte alimentaire Océan Indien

L’Océan Indien, et plus particulièrement le périmètre géographique dont est en charge la COI,
constitue un ensemble régional important.
Il s’agit d’une part du plus grand océan de la planète dont les ressources halieutiques sont les plus
importantes au monde, et d’autre part de la zone la plus peuplée compte tenu de l’étendue des terres
émergées.

On dénombre ainsi 1 200 000 habitants à Maurice, 16 000 000 à Madagascar, 600 000 à l’Union des
Comores et 81 000 aux Seychelles.
Cette population de 17 881 000 habitants répartie sur 591 410 km² de superficie totale représente à la
fois un potentiel de production pour la zone et également pour le reste du monde, mais aussi une
demande sans cesse croissante de consommation de produits alimentaires à laquelle la production
des îles de l’Océan Indien ne répond pas actuellement.

La préparation de la région au défi alimentaire d’aujourd’hui et de demain est une priorité pour que le
développement de l’Océan Indien soit durable.

Maurice1

La contribution du secteur agricole au PIB a enregistré une baisse de 7,3% en 2001 à 5% en 2007.
Pour le secteur du sucre, qui comprend à la fois du sucre de canne et la mouture, les contributions
sont passées de 5,2% à 3,1% sur la même période.
Maurice repose de plus en plus sur les importations de produits alimentaires, que ce soit pour la
consommation directe ou pour la transformation. La fréquence des maladies, les catastrophes
naturelles et les changements climatiques, qui affectent considérablement la production agricole dans
le monde, couplée avec l'élimination progressive des subventions à l'exportation dans les pays
développés, ont un impact de plus en plus marqué sur l'économie locale.
Au cours de la période 2001-2005, Maurice a importé des denrées alimentaires pour une valeur
moyenne de 8 120 millions de roupies mauriciennes chaque année. L'augmentation annuelle
moyenne était de l'ordre de 750 millions de roupies et en 2005, la facture des importations de produits
agricoles et alimentaires s'est élevée à 9 700 millions de roupies. Cela représente environ 10% du
total des importations. Les importations alimentaires projet de loi est toutefois juste en dessous du
niveau de recettes en devises provenant des exportations de sucre (10 536 millions de roupies en
2005).
La situation décrite ci-dessus va très probablement s'aggraver dans un proche avenir, à mesure que
le prix du sucre baisse (de 17% cette année et pour un total d'au moins 36% à partir de 2009) et les
prix des produits alimentaires continuent de monter en flèche sur les marchés internationaux.
En fournissant l'Ile Maurice avec des revenus prévisibles et stables au fil des ans, le protocole sur le
sucre a joué un rôle dans le développement de l'industrie sucrière locale et favorisé la diversification
économique de l'île. Les revenus provenant des exportations de sucre ont toujours été réinvestis dans
d'autres activités économiques, dont certaines ont aujourd'hui développé les principaux piliers de
l'économie mauricienne, à savoir la fabrication, le tourisme et la finance. Le sucre est toujours un pilier
important de l'économie et continuera à jouer un rôle vital dans le tissu socio-économique de Maurice
et de son environnement physique.
La quasi-totalité de l'île Maurice est la production de sucre exporté vers l'UE en vertu de l'accord de
partenariat ACP / UE du protocole sur le sucre. Le sucre représente actuellement près de 24% en
valeur des exportations de biens et jusqu'à 3,1% de son PIB (dont 0,7% par rapport à la mélasse).
Toutefois, en vertu du nouveau régime communautaire du sucre, applicable du 1 er Juillet 2006 au 30
Septembre 2015, le prix de référence de l'UE pour les matières premières et les sucres blancs feront

1
World Trade Organization, “Trade Policy Review, report by Mauritius, 19 march 2008”

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -8- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

l'objet d'une réduction jusqu'à 36% en Octobre 2009.


Etant le plus grand détenteur de contingent en vertu du protocole sur le sucre (37%), Maurice est le
pays le plus touché. Maurice s'attend à perdre jusqu'à 895 millions d’euros au cours des neuf années
de la mise en œuvre du nouveau régime du sucre et à accuser une perte directe permanente de 95
millions d’euros par an.

La grande polyvalence de la culture a permis l'optimisation de son principal produit, le sucre, dans des
produits de plus grande valeur ajoutée, ainsi que dans la production de précieux coproduits tels que
l'électricité à partir de la bagasse. Le secteur du sucre est ainsi devenu un vaste groupe avec un très
haut effet multiplicateur au niveau macro-économique.

Les réformes intérieures prévues

Le secteur agricole et en particulier la canne à sucre ambitionne de rester une source majeure de
richesse pour l'économie mauricienne et l’un des principaux piliers du développement.
En 2005, dans un contexte de baisse des recettes résultant de la forte réduction de prix de 36% sur
une période de 4 ans, le gouvernement a lancé la feuille de route pour l'industrie de la canne à sucre
au 21ème siècle, puis en 2006, la stratégie d'adaptation pluriannuelle (MAAS ) Plan d'action 2006 –
2015. Le MAAS vise à poursuivre la rationalisation et l'intégration du secteur du sucre, par sa
transformation en grands ensembles ayant la capacité d'exploiter au maximum le potentiel du pays en
canne à sucre, la conversion économiquement viable et durable en nouvelles gammes de produits,
composées essentiellement du sucre, de l'électricité et de l'éthanol. Le plan prévoit, entre autres, la
centralisation des usines sucrières, le regroupement des petits planteurs, l’amélioration des
ressources humaines à travers un régime volontaire de retraite, l'extension du domaine grâce à la
mécanisation des terres et la préparation et la production d'électricité et d'éthanol à partir de la canne.
Le plan d'action prévoit des mesures visant à assurer la viabilité à long terme et la durabilité de
l'industrie et de lui permettre de continuer à s'acquitter de son rôle multifonctionnel dans le pays. Le
MAAS a reçu un large consensus avec les parties prenantes de l'industrie. Le cap est donc fixé pour
une nouvelle ère de développement pour le secteur agricole mauricien dans son ensemble.

Les principaux objectifs du plan :

• Poursuite de la modernisation et de la diversification du secteur du sucre en vue


d’améliorer le rapport coût-efficacité et la compétitivité, orientées vers la production de
sucre brut, blanc, industriel, d'électricité à partir de la bagasse / charbon et d'éthanol à
partir des mélasses ;

• Poursuite des engagements commerciaux du sucre du pays, et

• Contribution à la réduction de la dépendance énergétique du pays, notamment vis-à-vis


des combustibles fossiles et du pétrole en particulier.

La dénonciation unilatérale du protocole sur le sucre par la CE aggravée avec d'éventuelles


réductions des droits de douane élevés sur le sucre de ses exportations sur le marché pourrait donner
un sérieux coup au secteur du sucre à Maurice à un moment où il est en train de réformer son
industrie à devenir plus compétitive. L'importance du sucre dans l'économie mauricienne a été
reconnue par le secrétariat de l'OMC dans une étude sur les préférences et par le Président du
Groupe de négociation de l'OMC sur l'agriculture. Ce dernier a indiqué dans le document de modalités
sur l'agriculture de Juillet 2006 que les préférences commerciales dans le secteur du sucre sont un
"gros billet" en reconnaissant la sensibilité de cette marchandise. Maurice est conscient que, du fait de
la libéralisation, l'érosion des préférences est inévitable. Maurice estime toutefois que les pays qui
sont actuellement bénéficiaires de préférences de longue date (sucre dans le cas mauricien) devraient
s’accorder des marges de manœuvre suffisantes pour s’adapter.

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -9- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Secteur du sucre non agricole

Depuis le milieu des années soixante-dix, diverses politiques ont été mises en œuvre à Maurice en
vue de promouvoir le développement du sucre non-agricole et agro-industriel. Les objectifs sont de
parvenir à l'autosuffisance, d'accroître l'autosuffisance alimentaire, réduire la dépendance,
d'encourager l'exportation de cultures de haute valeur et le développement de l’agro-industrie de
transformation.
Toutefois, en dépit de diverses mesures d'incitation, les résultats globaux ont été bien en deçà des
attentes, à l'exception de quelques réussites comme la production de légumes frais, de viande de
volaille et des œufs. Cette situation est principalement due au fait que Maurice souffre d'un certain
nombre de contraintes inhérentes, y compris entre autres, à un étroit marché intérieur, à la pression
sur les terres et sur d'autres ressources naturelles, aux conditions climatiques et à la faible diversité
des cultures pouvant être envisagées sur une échelle économiquement viable.
Certaines agro-industries de transformation visant principalement le marché local ont réussi à mettre
en place elles-mêmes la transformation des matières premières importées (raffinage des huiles, des
aliments pour animaux composés de farine et de blé, la transformation des aliments). En ce qui
concerne les exportations agricoles, elles sont limitées à l’anthurium-fleur et à de petites quantités de
fruits tropicaux, par exemple ananas et litchis.
Maurice doit donc encore faire face à de grands défis de la sécurité alimentaire et reste vulnérable à la
volatilité des prix des produits alimentaires et le commerce. La libéralisation progressive du commerce
dans l'agriculture entraîne des changements structurels majeurs du marché mondial pour les produits
agricoles et produits alimentaires. La réduction du soutien interne et l'élimination progressive des
subventions à l'exportation va décourager les exportations au détriment des importateurs nets de
produits alimentaires, qui ont généralement profité de leur bon marché.
En outre, la demande croissante pour une meilleure qualité des produits plus sûrs et qui peut résister
à l'épreuve de traçabilité exerce plus de pression sur le marché mondial ; ce qui en matière de
fourniture de denrées alimentaires, en particulier pour les importateurs nets de produits alimentaires
comme Maurice, pourrait bien devenir problématique. Autrement dit, avoir les moyens financiers
d'acheter de la nourriture ne sera plus synonyme de garantir la sécurité alimentaire d'une nation.

La voie à suivre pour le secteur non sucrier

C'est dans ce contexte que Maurice a entrepris un examen de son secteur de l'agro-industrie, en vue
d'évaluer ses forces et ses faiblesses et d'identifier les opportunités et les menaces pour son
développement futur.
Les objectifs sont :

• de promouvoir une transition de la tradition agricole vers des pratiques plus sophistiquées,
basées sur la technologie en mettant l'accent sur la réalisation d'un certain degré
d'autosuffisance,
• d’adopter des exigences répondant aux normes de qualité
• de développer les agro-industries de transformation
• de promouvoir l'esprit d'entreprise
• d'optimiser les possibilités d'exportation
• de se conformer aux normes internationales régissant la sécurité alimentaire et
• de maximiser les avantages potentiels de la régionalisation.

L’opportunité du programme du MAIF2 2008 - 2015

Le Ministère de l’agroalimentaire et de la pêche mauricien (MAIF) a établi un programme destiné à


favoriser la reconversion de l’agriculture et de l’agroalimentaire mauriciens en fixant des objectifs
qualitatifs et quantitatifs précis à l’horizon 2015.
Ce programme correspond à une réponse apportée aux changements d’habitudes alimentaires des
consommateurs mauriciens qui se sont déplacées vers les produits transformés, avec une exigence
sur la qualité, la sécurité alimentaire et les marques.

2
“Blueprint for a sustainable diversified Agri-Food strategy for Mauritius 2008 – 2015” – MAIF – Juillet 2008

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -10- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

En outre, au-delà des préoccupations liées au contexte international des échanges et des difficultés
en matière d’approvisionnement de certains produits alimentaires (cf. OTC), la sécurité alimentaire
constitue un axe fort du programme du MAIF en lien avec les accords SPS de l’OMC.
L’intérêt de ce programme par rapport au PSAOI est d’apporter des éléments complémentaires
concernant les priorités nationales du gouvernement mauricien et de mutualiser les moyens en
concentrant les efforts des bailleurs internationaux avec ceux de l’Etat mauricien.
Très clairement, les termes du programme du MAIF correspondent en tous points aux objectifs
spécifiques du PSAOI :
« Les objectifs spécifiques du programme de développement de base comprennent la production de
ces cultures pour satisfaire la consommation, l’allongement de la période de production de légumes et
de fruits, l'amélioration de la qualité des aliments et de la sécurité par l'adoption de bonnes pratiques
agricoles et les pratiques de gestion et de certification, de la production de nouveaux aliments sains et
de cultures, l'augmentation des exportations, le renforcement des organisations paysannes,
l'amélioration de la recherche, la formation agricole, et l'extension des systèmes de prestation
d’accompagnement des organisations ».3

Le programme de développement de base du MAIF est organisé en six sous-programmes:

- Cultures stratégiques pour la souveraineté alimentaire et la sécurité alimentaire


- Cultures maraîchères pour une plus grande auto-suffisance
- Fruits
- Fleurs ornementales
- Agro-alimentaire
- Cultures porteuses et agriculture durable
4
Le secrétariat du programme du MAIF sera confié au FARC.

Compte tenu de l’urgence des moyens à mettre en œuvre pour assurer la sécurité alimentaire dans la
zone, Maurice s’inscrit pleinement dans un partenariat avec la FAO et dans une logique
d’intensification des échanges commerciaux avec Madagascar et le Mozambique pour des produits
tels que le riz, le maïs, les pommes de terre et les oignons.

Le programme du MAIF estime que pour atteindre les objectifs et les buts fixés, les institutions ne
devront pas travailler dans l'isolement et la mise en réseau entre les institutions aux niveaux local,
régional et international sera cruciale. La mutualisation des matériels, laboratoires, ressources et
infrastructures est également un facteur clé de succès d’un tel programme, comme cela est le cas
pour le PSAOI.

3
“Blueprint for a sustainable diversified Agri-Food strategy for Mauritius 2008 – 2015” – MAIF – Juillet 2008, page VI
4
Food and Agricultural Research Council

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -11- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Les objectifs de production du MAIF sont clairs pour l’horizon 20155 :

Objectifs de
Produits Production 2007 Unité
production 2015

Aloe Vera NA 300 t


Anthurium 5 000 000 10 000 000 fleur
Herbes aromatiques Négligeable 22,5 t
Bananes 8 500 26 000 t
Viande de bœuf 100 1 000 t
Broméliacées Importations 300 000 fleur
Carottes 4 200 8 000 t
Volailles 37 500 45 000 t
Piments 1 200 3 000 t
Crucifères 6 000 7 400 t
Cucurbitacées 27 500 33 500 t
Viande de canard 250 600 t
Œufs 125 165 en millions d’unités
Ail 60 500 t
Gerbera Importations 6 000 000 tige
Gingembre 1 300 2 500 t
Viande de chèvre 35 90 t
Letchi 750 à 1300 4 000 t
Maïs Négligeable 19 000 t
Lait 3,2 20 en millions de litres
Oignons 5 000 20 000 t
Orchidées Importations 2 000 000 tige
Haricots NA 1 000 t
Autres fruits NA 3 000 t
Ananas 6 400 15 000 t
Pitaya NA ??
Viande de porc 511 1 500 t
Pommes de terre 14 000 30 000 t
Roses Importations 7 000 000 tige
Fèves de soja NA Etude pilote
Tomates 10 150 28 000 t
Fleurs tropicales Importations 600 000 fleur
Viande de gibier 500 750 t

Le programme du MAIF est ainsi relativement ambitieux dans la mesure où pour les produits visés par
le PSAOI en termes de priorités identifiés pour la zone, les objectifs d’augmentation de la production
s’estiment comme suit entre 2008 et 2015 :

9 Letchi : entre + 207 % et + 433 % (Moyenne annuelle entre + 26 et + 54 %)


9 Ananas : + 134 % (Moyenne annuelle = + 17 %)
9 Lait : + 525 % (Moyenne annuelle = + 65 %)
9 Volaille : + 20 % (Moyenne annuelle = + 2,5 %)
9 Viande de gibier : + 50 % (Moyenne annuelle = + 4 %)

5
“Blueprint for a sustainable diversified Agri-Food strategy for Mauritius 2008 – 2015” – MAIF – Juillet 2008, page 27

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -12- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Madagascar6

Madagascar est bien doté en ressources naturelles. De l’agriculture, l’élevage, pêche en passant par
les mines et le tourisme, le pays dispose d’atouts significatifs pour développer une économie
émergente capable de le hisser rapidement au premier rang des pays à niveau de développement
humain intermédiaire.

Selon la FAO, les forêts couvrent le cinquième du territoire national de Madagascar. La superficie
totale des forêts est en régression, malgré le reboisement, car la pression démographique augmente
constamment la demande pour la terre. Les forêts primaires (80% du total) abritent une faune et flore
exceptionnelles, qui favorise l’écotourisme. L’exploitation des ressources forestières couvre les
besoins énergétiques des foyers et permet un commerce de bois tropical transformé florissant.

Madagascar jouit de potentialités géographiques permettant une grande diversité de productions


végétales, tropicales et tempérées. C’est un grand pays d'élevage doté d’une large gamme de
productions animales diversifiée et disposant d’un secteur pêche industrielle et d'aquaculture
important.

La population agricole est estimée à environ 13,3 millions (environ les ¾ de la population totale).
Produisant surtout pour l’autoconsommation, la population rurale est généralement pauvre.

Le pays compte une superficie totale de 58 704 000 ha dont près de 18 millions d’hectares de terres
cultivables. Toutefois, seuls un peu plus de 2 millions d’hectares sont mis sous culture. La superficie
physique des exploitations agricoles, estimée à 2 083 590 ha, a connu une légère augmentation de
0,9% en 20 ans. La surface agricole potentielle pouvant se prêter aux grandes cultures, zones de
pâturage et ranching ou autres grandes productions est estimée à plus de 35 millions d’hectares. Par
ailleurs, les exploitations sont de petite taille (0,87 ha en moyenne) et se morcellent au gré des
héritages. Certaines zones rurales connaissent une saturation foncière et laissent envisager des
mouvements de migrations.

L'agriculture pratiquée est traditionnelle et peu intensive, d’où de faibles rendements. Les techniques
de production sont rudimentaires et peu mécanisées, et le niveau d'utilisation d’intrants (semences
améliorées, engrais, pesticides) reste faible. L’enclavement des zones de production rend difficiles
l’accès aux récoltes et leur commercialisation.

Les cultures vivrières qui sont dominantes, sont en majorité autoconsommées, à l’exception du riz
pour les moyens et les grands exploitants qui disposent d'un surplus de production commercialisable.
Les cultures de rente et les cultures d’exportation, destinées à la commercialisation, sont en faible
proportion. Les légumes et les fruits constituent des activités d’appoint, génératrices de revenus.

Les trois principaux types de cultures sont: le riz, aliment de base, les racines et les tubercules. Les
cultures industrielles (arachide, canne à sucre, coton, tabac) fournissent les matières premières pour
les unités agro-industrielles locales d'huiles alimentaires, de sucre, de coton fibre, et de cigarettes et
les cultures de rente destinées principalement à l’exportation (vanille, girofle, poivre, café, cacao).
Depuis le premier EPC de Madagascar en 2001, la production du riz est à la hausse, tandis que celle
des cultures industrielles stagne et celle des cultures de rente est à la baisse, à l'exception du cacao
(cf. tableau). Une augmentation de la production des fruits et légumes, surtout en milieu périurbain, a
été enregistrée.
Madagascar possède également un gros potentiel en matière d’élevage de gros et petits ruminants.
L’élevage est pratiqué par la plupart des ménages en milieu rural où le cheptel est considéré comme
source d’alimentation et première source d’épargne. L’élevage bovin domine celui du gros bétail et il
est, avec l’élevage porcin, en forte expansion. Madagascar possède un cheptel de: 9,7 millions de
bovins; 1,3 million de porcins; 700 000 ovins; 1,3 million de caprins; et 29 millions de volailles. La
production de lait ne couvre pas les besoins nationaux, d'où l'importance des importations de lait en
poudre.

6
Programme de Modernisation et de Mise à Niveau des Entreprises de Madagascar 2009-2012 (SADC-ONUDI)

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -13- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Production de cultures vivrières, 2001-05 (Tonnes)

2001 2002 2003 2004 2005


Café 64 530 61 520 70 315 67 780 55 474
Thé 441 516 570 365 351
Cacao 4 410 4 413 4 410 4 410 6 470
Oléagineux 35 240 .. 35 610 34 590 64 841
Légumes frais .. .. .. .. 263 659
Grains secs 82 450 77 550 77 660 77 300 166 064
(légumineuses)
.. .. .. .. 1 041
Fruits tropicaux 424
Fruits tempérés .. .. .. .. 33 722
2 662 2 603 2 800 3 030 3 392
Riz 465 965 000 000 460
Autres céréales .. .. .. .. 397 171

Dans le contexte de la crise alimentaire mondiale, Madagascar a l’opportunité de valoriser ses terres
cultivables et retrouver ainsi une position de leader dans la production de céréales pour le marché
national et l’exportation.
Les ressources en eau sont abondantes et faiblement exploitées mais nécessitent des
aménagements importants et une meilleure gestion. La valorisation de son potentiel hydroélectrique
(7 800 MW), dont seulement 2% mis en œuvre, constitue un socle important de développement du
tissu productif, singulièrement dans le contexte de cris énergétique mondial actuel

Pour la pêche et l’aquaculture, il existe plus de 5 000 km de côtes, 300 000 ha de mangroves
considérées comme nurseries, 1 140 000 km² de zone économique exclusive, 117 000 km² de plateau
continental, 15 600 ha propices à la culture des crevettes, 1500 km² à 1600 km² de plans d’eau
naturels d’intérêts piscicoles y compris lacs et lagunes, 150 000 ha de rizières à bonne maîtrise d’eau
propices à la pisciculture.

Le potentiel halieutique et d’aquaculture est d’environ 480 000 tonnes par an, dont 300 000 tonnes
d'intérêt commercial. En 2005, l’exportation totale de produits de la pêche par Madagascar s’est
élevée à environ 34 515 tonnes (tableau IV.3), sans compter la pêche hauturière pratiquée par les
navires étrangers sous les accords bilatéraux. La valeur totale de cette exportation s’est élevée à
358 milliards d’Ariary, essentiellement composée de crevettes (environ 60%), et de poissons divers
(32%).

Une prise de conscience7

Madagascar s’est fixée, compte tenu des enjeux, des objectifs en matière de sécurité alimentaire et de
respect des normes qualitatives :

• Un aspect « offensif », qui consiste à augmenter autant que possible la production des
cultures vivrières stratégiques telles que le riz, le manioc, le maïs et le sorgho, l’idéal étant
même d’être exportateur net de riz dans un avenir proche,
• Un aspect « défensif », qui consiste à acquérir une certaine capacité de résistance aux
chocs (climatiques, économiques) par des moyens de réaction rapide post catastrophe
(stocks de sécurité alimentaire et de semences), et des moyens d’atténuation de leurs
conséquences (assurances, fonds d’indemnisation calamités agricoles)

7
Programme sectoriel agricole, MAEP, MAP, janvier 2008

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -14- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

L’aspect qualitatif de la production est également important, de par le droit à une alimentation saine et
équilibrée, de bonne qualité nutritionnelle. Le respect des normes de qualité est en outre essentiel
pour l’accès aux marchés extérieurs.

Union des Comores

L’Union des Comores dispose d’un secteur agroalimentaire relativement important8.


L’agriculture contribue à hauteur de 40 % du PIB, de 80 % des emplois et de près de 90 % des
recettes budgétaires.
Les cultures vivrières sont les plus représentatives avec 47 % de la valeur ajoutée du secteur, suivies
par la pêche (21 %), les cultures de rente (13 %) et l’élevage (8 %).

Il est d’ailleurs à noter que 93 % des exportations de l’Union reposent sur les cultures de rente
(Vanille, Ylang-ylang et girofle).

Cependant, le marché des Comores est restreint et est actuellement saturé en interne, ce qui suppose
que le rééquilibrage de la balance commerciale très déficitaire passe par la conquête des marchés
extérieurs (la France pour les épices et Mayotte pour les légumes en contre-saison).

L’Union dispose d’une stratégie agricole opérationnelle au service des quelques 50 000 exploitations
agricoles réparties à raison de 60 % à Ngazidja, 35 % à Ndzuwani et 5 % à Mwali.

Les cultures maraîchères et vivrières (banane, manioc, taro, patate douce, maïs, pois cajan, cocos,
fruits…) sont essentiellement destinées à l’autoconsommation

L’élevage est embryonnaire au sein de l’Union et est surtout développé à Mwali pour les bovins,
caprins et les volailles. A Ndzuwani, la production laitière a été améliorée ces dernières années pour
passer à 10 litres de lai par vache par jour.

Enfin, concernant le secteur de la pêche, il relève particulièrement de la pêche côtière et occupe


9 000 pêcheurs et génère près de 32 000 emplois directs.
Ce secteur apparaît comme porteur, spécialement dans le cadre de la réduction de la pauvreté, en
raison du potentiel de 50 000 tonnes exploité à seulement 26 %. Ce potentiel nécessite toutefois un
investissement car il s’agit de pêche au large.

La production agricole aux Comores9

La vanille

Les Comores se situent au deuxième rang mondial dans la production de la vanille, derrière
Madagascar. La filière continue de s’organiser en vue de se conformer aux normes et « labellisation »
internationales. Elle est aujourd’hui bien structurée en termes de suivi, d’expertise et de répression de
fraudes. Le principal souci des opérateurs de la filière est de rassurer la clientèle extérieure sur la
teneur en vanilline. En 2003, la campagne vanille a débuté officiellement au prix plancher de 7 500
francs comoriens le kilogramme pour l’achat de la vanille verte aux producteurs et s’est envolé ensuite
dans une agitation spéculative allant jusqu’à 20 000 francs comoriens en fin de campagne alors qu’il
oscillait entre 4 000 et 7 000 francs comoriens en 2001 et entre 2 500 et 4000 francs comoriens en
2000. La campagne a mobilisé toutes les catégories de la filière, impliquant plus de 300 préparateurs.
La production, bénéficiant des efforts de l’ancien projet « Appui aux filières de rente » réalisés
antérieurement, notamment par l’introduction de nouvelles lianes, a enregistré une légère
amélioration, pour se situer au-dessus du niveau de 140 tonnes observé en 2001.

8
Guide économique des Comores – Vice-présidence chargée de l’économie et des finances - 2003
9
Site internet officiel de la Présidence de l’Union des Comores - 2008

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -15- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Le girofle

Le girofle est une des récentes cultures de rente des Comores. 70% de tonnages viennent
essentiellement de l’île d’Anjouan. Les Comores occupent une place marginale dans la production
mondiale, assurée à 80% par l’Indonésie. C’est ainsi que l’incendie qui avait ravagé les plantations de
ce pays avait dopé le girofle comorien trois ans durant. Et puis, la demande est devenue atone.
L’engouement, du côté des opérateurs de la filière, a chuté. La production moyenne commercialisée
en clous et griffes de girofle est de 600 tonnes. Celle-ci obéit à un cycle végétatif de 4 à 5 ans
comprenant une très bonne récolte et une très mauvaise. La récolte de 2002 a été de 2 869 tonnes
contre 2 700 en 2001 et 2 500 en 2000. Pour la campagne 2003, les prix d’achat aux producteurs ont
plafonné à 2000 francs comoriens le kilogramme pour s’effondrer de plus de 35 %.
L’ylang-ylang

Cette plante a été introduite aux Comores au début du siècle, permettant le reboisement des pentes
caillouteuses alors inutilisables. Les Comores sont le principal pays producteur d’essence d’ylang-
ylang avec un peu plus de la moitié du marché. L’ylang-ylang est une huile dont l’élaboration et la
commercialisation durent toute l’année. En 2002, son tonnage a été estimé à 40 tonnes. autant qu’en
2001. La conjoncture morose de ce produit sur le marché international a entraîné le non
renouvellement des plantations et la vétusté des infrastructures de distillerie. La production est
confrontée à plusieurs difficultés dont la mévente sur le marché international, due au manque de
promotion et de marketing d’envergure internationale.

La production alimentaire aux Comores

Cultures vivrières

La production vivrière de base se compose en grande partie de produits non échangeables sur le
marché international (banane, tubercules frais, autres fruits et légumes destinés à la consommation
intérieure). En revanche, les produits échangeables (maïs en grain, riz, manioc en cossettes séchées,
certains légumes peu périssables comme l’oignon....) ne font l’objet que d’une production limitée, et
une fraction importante des besoins nationaux est satisfaite à partir d’importations. Les principales
cultures vivrières des Comores ont connu, ces dernières années, une nette évolution. En guise
d’exemple, la banane et le manioc ont progressé respectivement de près de 900 tonnes et de plus de
700 tonnes entre 2001 et 2002. En 2002, le projet DECVAS a permis la dissémination sur l’ensemble
du territoire national de 29 949 rejets de bananes, 42 724 rejets en pépinières et 1600 vibro-plants.
Dans le cadre du volet « cocotier », une série de missions d’expertise a abouti à la formation
d’ouvriers spécialisés dans la lutte biologique contre les aleurodes (insectes responsables de la
maladie des cocotiers). Par ailleurs, la multiplication de semences mises en germoir s’est poursuivie
et a débouché sur la récolte et la distribution de variétés sélectionnées de noix aux pépiniéristes
portant sur 8 564 Grands des Comores et 8 542 Nains Jaunes réputés performants. En 2002, la
production du maïs a été démesurée et est identique à celle de 2001, évaluée à 3 835 tonnes.
L’élevage
Les activités de l’élevage sont pratiquées en complément de l’agriculture de façon peu organisée et
participent à l’alimentation carnée et accessoirement lactée de la population. Elles concernent les
bovins, les caprins et parfois les ovins et les volailles. Le cheptel bovin est estimé à 50 000 têtes et
serait en légère baisse. Celui du caprin, estimé à 120 000 têtes, a connu une forte croissance ces
dernières années. L’élevage des asins (ânes) intéresse uniquement l’île de Mohéli et plus
particulièrement la ville de Fomboni. Une estimation grossière évalue la production annuelle de viande
à 1 000 tonnes (dont 60% de bovins, 25% de caprins et 15% de volailles) auquel s’ajoute 1,5 millions
d’œufs produits en semi industriel et 2 millions de litres de lait de vache. Les organismes non
gouvernementaux, Activ (Association comorienne des techniciens et ingénieurs vétérinaires) et Apsa,
en étroite collaboration avec le ministère de la Production, se sont fixés les objectifs d’assurer la santé
animale et la sécurité alimentaire au niveau national, tout en favorisant l’augmentation des revenus
dans les milieux ruraux.
La pêche
La politique du gouvernement en matière de pêche est, d’une part, d’assurer une sécurité alimentaire
à la population tout en visant une exploitation durable des ressources et, d’autre part, de permettre
aux pêcheurs d’avoir des revenus. La pêche est composée de trois principales catégories : les
pêcheurs mono actifs qui ont comme activité professionnelle la pêche, les pêcheurs pluriactifs dont

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -16- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

l’activité leur procure une source de revenus ou une subsistance alimentaire et les armateurs
employant d’autres pêcheurs, propriétaires d’au moins une embarcation. La flottille artisanale est
composée, en 2002, de 4 500 embarcations dont 1 500 motorisées. Les techniques de pêche
demeurent primitives et peu diversifiées. Un regain d’intérêt s’est manifesté parmi les pêcheurs pour
l’exploitation pélagique autour des Dispositifs de concentration des poissons, développant ainsi la
pêche hauturière artisanale. En 2002, la production halieutique a été estimée à 15 300 tonnes contre
14 000 en 2001 et 13 200 en 2000.

Seychelles

L'archipel des Seychelles10 est à la fois le plus vaste et le plus étendu de l'Océan Indien occidental.
Il recouvre 455 km² d'espaces émergés, éclatés en 115 îles et îlots dispersés entre 3° et 10° de
latitude Sud et entre 46° et 56° de longitude Est, et situés à 1 800 km au nord de la Réunion. L'île
principale est Mahé. Les autres îles d'importance sont Praslin, La Digue. L'archipel est composé de
deux ensembles d'îles géologiquement et écologiquement fort différentes :
• d'une part, une quarantaine d'îles granitiques d'origine continentale (points émergés de la
plate-forme des Mascareignes) regroupées autour de Mahé. Ce sont aussi les plus
anciennement et densément peuplées (Mahé : 154 km² pour 67000 habitants, Praslin : 40 km²
pour 6000 habitants et La Digue : 10 km² pour 2500 habitants). Les trois îles principales
participent pour plus de 90 % à la formation du PNB et abritent 98 % de la population nationale
;
• d'autre part, en périphérie géographique et économique, 70 îles coralliennes dispersées sur
un rayon de 1200 km entre 3° et plus de 10° de latitude Sud. Ces îles présentent des surfaces
réduites (moins de 1 km² en général) pour une population totale d'environ 300 personnes.
Aldabra, l'une de ces "Seychelles coralliennes", est le plus grand atoll du monde.
Leurs différences se manifestent aussi dans le relief et la végétation.
600 ha de surfaces cultivées
L'archipel des Seychelles comprend une zone économique exclusive d'environ 1.3 million km². Les
précipitations annuelles sont de 2333 mm et la température moyenne de 30ºC. En 1999, la population
atteignait 80.400 habitants, dont 85 % à Mahé. La population active se chiffre à 30.000 habitants, dont
1700 dans l'agriculture (5.6 %).
Les principales activités économiques des Seychelles sont le tourisme, la pêche, le secteur
agricole et la petite industrie. Les terres aptes à l'agriculture représentent 6000 ha (sur une superficie
totale de 45.000 ha), dont 600 ha effectivement cultivés.

Le gouvernement seychellois11 cherche à faciliter la récolte durable et le développement de l’élevage


afin de répondre aux objectifs d’une stratégie de développement agricole d’ici fin 2011 sans
compromettre la santé humaine et l’environnement.

Les objectifs poursuivis sont les suivants :

• Atteindre 100 % de la production locale de volaille et de porc


• Valoriser d’autres types de bétail incluant les petits ruminants
• Atteindre au moins 70 % de terres arables

Actuellement, la production agricole concerne essentiellement la volaille dont l’objectif est 2 500
tonnes / an d’ici 2011, les œufs avec un objectif entre 19 et 22 millions / an, le porc avec un objectif de
1 500 tonnes / an.

La production bovine par contre ne répond qu’à hauteur de 2,8 % des besoins de la population.

10
Source http://www.prpv.org
11
Ministère de l’Agriculture et des Ressources Marines des Seychelles

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Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

L’objectif est également de couvrir 75 % de la demande de fruits et de légumes par le biais de la


production nationale.

AGRICULTURE
2000 2001 2002 2003
Production agricole
Cultures de rente (tonnes)
Coprah 377 421 262 296
Ecorce de cannelle 25 187 116 148
Thé 246 231 222 261

Abattage de bétail (têtes)


Bovins 147 129 83 85
Porcs 8,6 8,7 8,8 8
Poulets 734,4 700,4 675,2 766,2

Produits de la mer (tonnes)


Poissons 4,8 4,4 4,9 3,8
Conserves de thon 28,8 27,8 34,5 36,4
Autres transformation du - 3,7 3,1 2,3
thon 425 282 234 1,1
Crustacés

Production agroalimentaire
Boissons gazeuses (l) 8 806 8 700 9 421 8 094
Bière (l) 7 046 7 241 7 605 6 519
Eau minérale (l) 3 431 2 832 4 732 4 693
Jus de fruits (l) 3 054 3 158 3 126 3 946
Lait (l) 1 810 2 040 2 233 2 254
Yaourts (l) 67 000 168 000 107 000 124 000
Cigarettes (million) 40 36 24 50
Peinture (l) 368,4 510 505 553,7
Alimentation animale 14,2 17,3 18,5 18,5
(tonnes)

Source http://www.seychelles.net/midstat/agriculture.htm

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -18- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Les productions végétales en chiffres12

En 2005, les Seychelles ont produit 1292,6 tonnes (t) de légumes 1271,2 t de fruits, 400,75 t de
tubercules et 35,91 t d'épices. Par rapport à 2004, l'archipel a connu une baisse de production, due au
tsunami et aux fortes pluies qui ont suivies.

Les productions végétales (en tonnes) en 2005 par région

Nord de Mahé Centre de Sud de Mahé Praslin /la TOTAL


Mahé Digue

Légumes 134.51 279.54 305.16 573.38 1292.59

Fruits 357.70 373.70 313.62 226.19 1271.21

Epices 16.52 11.71 5.03 2.65 35.91

Tubercules 39.77 65.23 276.49 19.27 400.75

TOTAL 548.50 730.17 900.31 821.49 3000.47

Source : Service de la statistique agricole des Seychelles

12
Source http://www.prpv.org

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -19- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

A2 - Le contexte « sécurité alimentaire » Océan Indien

La sécurité alimentaire est au cœur des préoccupations internationales actuellement en raison à la


fois de la flambée des prix des produits agricoles et également de la propagation de certaines
maladies ou infections transmises par les produits alimentaires.

La zone Océan Indien constitue un ensemble régional particulièrement actif dans le domaine de la
coopération interétatique et du partenariat privé – public.
Ce dynamisme est illustré entre autres par le déploiement de programmes en faveur des fruits et
légumes, des produits de la mer.

Cependant, les initiatives telles que celles engagées par Maurice et Madagascar avec le Mozambique
débouchent principalement sur une amélioration des aliments pour le marché national (cas de
Madagascar) ou de l’augmentation des exportations en direction de marchés à fort potentiel tel que
l’Union Européenne. Il ressort notamment que les échanges intra-régionaux demeurent marginaux
(Madagascar couvre seulement 1 % de besoins de Maurice en produits alimentaires) en raison de
problèmes phytosanitaires.
Ce constat est d’autant plus dommageable que chacun s’accorde à dire que Madagascar était dans le
passé le grenier des îles de l’Océan Indien avec des produits comme le riz « Perles de Madagascar »
et les zébus sur pattes.

L’opportunité du présent projet fait suite aux candidatures de Maurice et de Madagascar aux
programmes de modernisation et de mise à niveau industrielle initiés par la SADC. Ce dispositif,
ouvert à tous les Etats-Membres, est articulé autour de la qualité et la normalisation.
Après une mission de formulation des besoins par une équipe d’experts mandatés par l’ONUDI,
agence d’exécution du programme SADC, en mai 2008 et considérant les échanges avec l’ensemble
des décideurs et professionnels mauriciens et malgaches, il est apparu très clairement que
l’opportunité d’envisager un programme à l’échelle régionale soit tout à fait pertinent.
Cette opportunité est renforcée par les nombreuses initiatives et réflexions déjà engagées sur le
thème de la sécurité alimentaire, à l’image de l’atelier « Sécurité alimentaire » organisé lors du
séminaire sur le co-développement durable des îles de la COI les 12 et 13 juin 2008 à la Réunion.
Lors de cet atelier animé par le CIRAD, un état des lieux a été dressé. En particulier, on relève des
contraintes spécifiques à la zone OI :

• Une pression foncière accrue liée à l’explosion de la démographie,


• Une exposition importante aux phénomènes de hausse des prix des matières premières
liées à la dépendance des économies aux importations,
• Un contexte tropical exposant les cultures et les élevages aux risques sanitaires,
• Un niveau de développement qui ne permet pas toujours une utilisation rationnelle et
durable des sols, l’essor des filières de transformation et les circuits de commercialisation,
le stockage, l’accès aux marchés et la prise en compte de tous les niveaux de risques
(sanitaires et naturels)

L’atelier a confirmé un certain nombre d’hypothèses formulées par le CIRAD dans un atelier régional
fin 2007 ; les îles se sont en effet entendues sur le principe de développer des filières-clés et
complémentaires entre les Etats-Membres comme l’élevage bovin viande et lait, la pêche, le riz, le
maïs, les pommes de terre et oignons, les semences.
En outre, l’atelier préconise la création d’un observatoire sur la sécurité des produits agro-
alimentaires, la mise en place de formation et d’actions de recherche, l’harmonisation des
réglementations, le développement de la logistique, le tout dans une logique de qualité et de
traçabilité des produits. Enfin, l’atelier évoque la création d’un label régional.

La qualité et la normalisation sont sans conteste des éléments clés pour la sécurité alimentaire dont
les actualités récentes démontrent l’urgence, mais également pour l’intensification des échanges
commerciaux.
Ce constat correspond en tous points aux préconisations de l’OMC en matière de mesures SPS et
OTC destinées à assurer la sécurité des consommateurs et à lever les obstacles au commerce
mondial.

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -20- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Ainsi, les enjeux en matière de qualité et de normalisation sont tout à la fois de permettre aux pays de
garantir l’innocuité des produits pour les populations et le respect des normes internationales.

Toutefois, un tel dispositif doit intégrer certaines spécificités nationales et il semble nécessaire, à ce
stade de la mise en place d’un système régional, de réfléchir à des étapes intermédiaires de type
création d’une « labellisation Océan Indien » pour certaines productions à vocation commerciale intra-
régionale et d’adopter les normes internationales pour d’autres zones de chalandise afin de ne pas
mettre en péril des activités nationales qui sont en tout état de cause sur le champ concurrentiel
mondial.

Afin de parvenir à la finalisation d’un tel système, le programme est articulé autour des trois axes
suivants :

• Système régional en accréditation et certification


• Système régional de normalisation
• Coopération régionale en matière de promotion de la qualité

Ces différents axes sont d’ailleurs évoqués par l’ONUDI pour l’assistance internationale au
développement des institutions nationales13 :

1. Une structure nationale ou régionale des normes et de standardisation


2. Un système national ou régional de métrologie
3. Un système de certification et de contrôle de conformité
4. Un système d’accréditation

Il est à noter par ailleurs que la formation constitue un levier essentiel en matière de sécurité
alimentaire, l’UE estimant pour sa part que les autorités nationales compétentes doivent bénéficier
d’une formation adéquate et d’une mise à jour régulière de leurs connaissances dans le domaine de la
sécurité alimentaire.14

Maurice15

a) Le contexte de la qualité à Maurice


Maurice est déjà bien engagée dans une démarche qualité, tant au niveau des entreprises et les
institutions, que les chambres de commerce et l'État.
Consciente des enjeux en matière d'ouverture des marchés, mais aussi de protection des industries
nationales, le gouvernement mauricien a l'intention de renforcer cette approche afin de promouvoir
son commerce international, en particulier en facilitant l’intégration des mesures OTC et SPS par les
entreprises mauriciennes.
Cette volonté consiste à permettre un accès plus facile aux marchés occidentaux, notamment
européens, en respectant les normes et la conformité aux produits d'exportation de Maurice, à
développer la sécurité et la santé des consommateurs et à protéger les secteurs des produits soumis
à une concurrence moins onéreuse mais de moindre qualité.
On dénombre actuellement 250 entreprises certifiées ISO 9000, 12 entreprises certifiées ISO 14000 et
20 certifiées HACCP à Maurice.16

13
Extrait de “Fair Trade for All”, Alain Stiglitz
14
Règlement (CE) n° 882/2004
15
Programme de Modernisation et de Mise à Niveau Industrielle de Maurice 2009-2012, SADC-ONUDI
16
Source MAURITAS – février 2007

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -21- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

b) Les atouts de Maurice

Maurice a un environnement favorable pour le déploiement d'un système qualité efficace et efficient.

En effet, les principaux points forts sont les suivants :

• Un engagement fort de l'Etat et en particulier le Ministère de l'Economie

• Existence de 14 laboratoires dans les domaines de la chimie, l'agroalimentaire, du textile,


de la microbiologie, les hydrocarbures, l'environnement, génie civil, électricité, la
métrologie et des métaux

• Un tissu entrepreneurial structuré

• Un réseau d'information et de conseil aux entreprises dense

• Existence de clusters : les clusters « canne à sucre », « textile et mode », « hospitalier »


et « produits de la mer »

En outre, Maurice a une politique nationale de l'accréditation conforme aux règles internationales et à
celles de l'Union européenne.
La plupart des laboratoires ont déjà adopté un manuel de qualité.

c) Les points de progrès

Cet environnement propice à l'optimisation de la normalisation, de la certification et de l’accréditation


suppose toutefois des ajustements en vue d'harmoniser les pratiques et veiller à un partage de
l'information plus efficace.
Les points de progrès prioritaires sont les suivants:

¾ Réviser les manuels de qualité dans les laboratoires

¾ Bien que des mesures aient déjà été engagées dans ce sens, l'accréditation des laboratoires
doit être accélérée bien que 5 laboratoires aient déjà été accrédités et 2 recommandés

¾ Le partenariat public / privé doit être organisé, le pilotage reposant encore trop sur des
structures institutionnelles

¾ Le système de normes pour les PME doit prendre en compte leur contexte particulier:
techniques et ressources financières limitées, normes trop exigeantes à l'égard de certaines
activités et coût de la certification trop élevé

Ce dernier point est également un point de vigilance car le succès du PSAOI dépend en grande partie
du réalisme des étapes à suivre pour les entreprises.

Enfin, il semble intéressant de penser le déploiement de la qualité à Maurice selon la logique de


clusters, ce qui facilite nécessairement l'appropriation des normes en mobilisant une approche
intégrée.

d) L’accréditation à Maurice17

Mauritas

MAURITAS est l’organisme national d’accréditation. Cet organisme vient de rentrer en fonctionnement
et a déjà octroyé deux certificats d’accréditation à deux laboratoires. Des pré-audits ont été effectués

17
Source MSB et Mauritas

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -22- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

dans une vingtaine de laboratoires et donc plusieurs autres laboratoires devraient être accrédités
dans les prochaines années.

MAURITAS offrira au cours à partir de Septembre 2008 un service d’accréditation pour les
organismes de certification.

La politique du Gouvernement est de faire accréditer tous les laboratoires des organismes publics et
de rendre obligatoire l’accréditation des laboratoires privés d’analyses médicales dans les deux
prochaines années.

D’après les statistiques de MAURITAS, il y a 250 entreprises certifiées ISO 9001, 12 certifiées ISO
14001 et 20 certifiées HACCP. Il est estimé que ce niveau de certification est insuffisant pour un pays
comme Maurice qui mise beaucoup sur le tourisme et où le Gouvernement s’est déjà engagé sur les
politiques de production propre et de bon management environnemental.

e) Les laboratoires de Maurice18

Albion Fisheries Research Centre (AFRC)

L’AFRC est sous tutelle de la division des pêches du Ministère de l'agro-industrie et de la pêche. Il
effectue de la recherche, du développement et des fonctions de management. Il a été presque
entièrement construit et équipé avec l'assistance japonaise en trois phases, de 1981 à 1995.
L’AFRC dispose d’un bureau administratif, un laboratoire biologique, un laboratoire bactériologique et
d’écologie marine et d’écloseries.
Toutefois, il n'existe pas de registres d'évaluation des compétences des analyses effectuées par le
bureau technique selon les normes ISO 17025. AFRC ne participe pas à un programme de tests
d'aptitudes et ne possède pas le matériel de référence pour les analyses de métaux lourds et les
cultures de référence pour la microbiologie.

Food Technology Laboratories (FTL)

Le FTL est sous tutelle du Ministère de l'agro-industrie et de la pêche. Le FTL dispose d’un
équipement de pointe. Un laboratoire de chimie agricole, un laboratoire de santé animale et des
produits laitiers, un laboratoire de chimie sont sous la responsabilité de FTL. Son mandat est
d'analyser une vaste gamme de denrées et produits alimentaires.
FTL fait calibrer ses balances par le service de la métrologie du MSB.

¾ Laboratoire de microbiologie
¾ Laboratoire de chimie pour la détection de métaux lourds dans les produits alimentaires

Avec 25 employés, le FTL assure le contrôle obligatoire des produits de la mer pour le Sea-Food Hub.
Le laboratoire est en cours d'accréditation par Mauritas d'ici la fin de 2008. Le laboratoire, à l’image
des produits de la mer, veut développer le contrôle des produits laitiers et le lait en intégrant les
mesures SPS dans le cadre des accords de l'OMC.

Le FTL dispose de tous les règlements de l'UE et les directives relatives à la pêche, produits de la
pêche et l'eau.
Les analyses sont effectuées selon les méthodes de l’ISO pour les paramètres microbiologiques et
selon les méthodes BSI pour les métaux lourds. (ISO 4833, 6579, 688, 7937, 4832, 16649, 8914)

Mauritius Standards Bureau (MSB)

Le MSB est l’organisme national de normalisation qui est membre de l’Organisation internationale de
normalisation (ISO), de l’Organisation Régionale Africaine de Normalisation (ORAN), de la
Coopération SADC SQAM et de la coopération SQMT du COMESA.

18
« Further assistance and support to the quality control laboratories in Mauritius », april 06, 2007, Antoine Kabwit Nguz, UE-secrétariat
ACP

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -23- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Le MSB a adopté une approche intégrée à la normalisation où sous le même toit, l’organisme offre les
services suivants :
¾ L’élaboration des normes nationales ;
¾ Un service de laboratoire – le MSB dispose de huit laboratoires d’essais/analyses ;
¾ Un service de métrologie à travers son laboratoire de métrologie qui détient les étalons
nationaux du pays ;
¾ Un service de certification : Certification de produits (le label MAURICERT) et certification des
systèmes de management (ISO 9001, ISO 27001, HACCP, ISO 22000) ;
¾ Un service de documentation et d’information sur les normes, ce service étant également le
point national d’information sur les obstacles techniques au commerce (OTC).

Il est à signaler que les laboratoires sont actuellement en rénovation pour répondre aux exigences de
l’accréditation.

National Environmental Laboratory (NEL)

Le NEL relève du Ministère de l'Environnement. Son mandat est d'analyser les contaminants de
l'environnement (polluants) et des eaux usées. Il a également le mandat d'identifier l'ampleur et la
source de la pollution du milieu marin.
19
Le NEL est en mesure de solliciter l'accréditation de son laboratoire chimique.
Le NEL est certifié ISO 9001. Le manuel qualité est en cours de finalisation et plusieurs sections ont
déjà été rédigées ou mises à jour ; elles couvrent:

¾ L’organisation et gestion
¾ Le système de qualité
¾ Le contrôle de la gestion documentaire
¾ L’examen des demandes, des offres et des contrats
¾ La sous-traitance des essais
¾ La passation des marchés de services et de fournitures
¾ Les services aux commentaires et aux plaintes des clients
¾ Le contrôle des résultats non conformes
¾ Les actions préventives et correctives
¾ Le contrôle des enregistrements
¾ L’audit interne
¾ L’examen de la gestion

SGS

Avec 70 employés, SGS est accrédité selon la norme ISO 17025 par SAC-SINGLAS

SGS offre une gamme de services variés:

¾ Inspection
¾ Vérification
¾ Essai
¾ Certification
¾ Formation du personnel des entreprises

SGS offre ses services sur plusieurs normes :

. Système de management de la qualité ISO 9001


• Satisfaction de la clientèle de traitement des plaintes: ISO 10002
• l'excellence en affaires: 9004 QM
• Sécurité de l'information: ISO 27001, ISO 20000
• services de certification: Qualicert
• Sécurité alimentaire: l'hygiène d'audit, HACCP, ISO 22000, BRC, IFS, Eurepgap
• la gestion de l'environnement: Green Globe, l'ISO 14001

19
Selon “ Further assistance and support to the quality control laboratories in Mauritius”, april 60, 2007, Antoine Kabwit Nguz, UE-
secrétariat ACP

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -24- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

• Social Accountability: SA 8000, WRAP, Code de conduite


• Santé et sécurité au travail: OHSAS 18001

Les installations de SGS concernent les domaines suivants:

Textile
Pétrole (essai et inspection): carburant, diesel, bitume
Surveillance de l'environnement (air, eau et terre)
Alimentation : matières premières et produits transformés ; dans ce domaine, SGS a des clients dans
l’hôtellerie et le Sea-Food Hub

f) Les structures d’accompagnement à Maurice

Les structures institutionnelles20

Enterprise Mauritius (EM)

Enterprise Mauritius est un organisme créé en 2005 pour soutenir les entreprises dans leurs efforts
pour améliorer la production et des études de marché. EM agit comme une interface entre les
entreprises et les bailleurs de fonds. EM gère maintenant le Fonds de développement des entreprises
qui est un fonds à la disposition des PME sous la forme de subventions pour les projets à améliorer
les conditions de production et de commercialisation.

À l'heure actuelle, un diagnostic d'une quarantaine d’entreprises (60% textiles et 40 % non-textiles) est
en cours pour évaluer leurs besoins et de développer un programme de soutien pour les entreprises.

EM est en faveur d'un programme de subventionnement des PME, jusqu'à 30% pour les
investissements, par exemple dans les énergies renouvelables et jusqu'à 80% pour les projets visant
à améliorer les conditions de production et de commercialisation.

Small Enterprise and Handicraft Developement Authority (SEHDA)

SEHDA a été créé à la suite de la fusion de la Small & Medium Industries Development Organisation
(SMIDO) et la National Handicraft Promotion Agency (NHPA). L'objectif de cette fusion est de
rationaliser et d'optimiser l'utilisation des ressources consacrées au secteur des petites entreprises à
Maurice.
Son cœur d'activité consiste à faciliter l'accès à l'information et le soutien dans les démarches liées à
l'activité et de la commercialisation.
SEHDA est donc un excellent moyen d'informer les entreprises sur le programme et les amener à
réaliser un processus de contrôle de la qualité de leurs activités respectives.

Agricultural and Research Extension Unit (AREU)

La mission de l’AREU est de servir le secteur agricole non sucrier (cultures et bétail) grâce à
l'excellence et la haute qualité de recherche et de vulgarisation pour une meilleure production
agricole, et de répondre aux exigences de la politique du gouvernement en termes de diversification
agricole et la production alimentaire en général.
AREU est en mesure d'informer et d'aider les entreprises agricoles (à l'exclusion du sucre) dans
l'intégration des normes alimentaires et de bonnes pratiques d'hygiène (BPH) indispensables aux
marchés internationaux et nécessaire pour le marché intérieur.
La sensibilisation à l’HACCP est également un axe fort de l'information qui peut être proposée.

National Productivity and Competitiveness Council (NPCC)

Le NPCC est un organisme para-public chargé de sensibiliser la population et l'industrie sur la


productivité et l'innovation. Plusieurs activités ont été entreprises depuis sa création en 2000,

20
Programme de Modernisation et de Mise à Niveau Industrielle de Maurice 2009-2012, SADC-ONUDI

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -25- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

notamment:

• Une campagne anti-déchets à Maurice (Mauritius Making muda-free), où plusieurs


activités (ateliers, interventions dans plusieurs organisations) ont été réalisées sur la
notion de Gemba Kaizen (amélioration continue sur le lieu de travail);

• Formation sur les techniques de résolution de problèmes et la mise en place du Civil


Action Teams (CAT) dans les écoles pour améliorer la performance de ces institutions;

• La capacité d’utiliser des ordinateurs (programme informatique) où plus de 45000


personnes ont été initiées à l'informatique;

• La promotion de la mise en réseau des entreprises en liaison avec l'association des


hôteliers et restaurateurs de Maurice (AHRIM);

• Un soutien aux agriculteurs pour construire une base de données de connaissances;

• Un projet d'innovation dans les écoles;

• Le diagnostic d'une trentaine d'entreprises au nom de l’EM pour identifier les besoins de
ces entreprises.

Les besoins du NPCC sont les suivants :

• L'appui technique dans le cadre d'un programme de production verte (management


efficient de l’énergie et évaluation des opportunités);

• Le soutien technique pour la formation et la sensibilisation des opérateurs économiques


sur les outils de productivité et l'innovation

Mauritius Research Council

Le Mauritius Research Council (MRC) a été créée en Mai 1992 (loi n ° 10 de 1992) comme un organe
suprême pour promouvoir et coordonner les investissements du gouvernement dans la recherche. Le
MRC agit comme un organisme central pour conseiller le gouvernement et influencer l'orientation de
l'innovation technologique en finançant des projets de recherche dans des domaines de priorité
nationale et d'encourager des partenariats stratégiques.
Sa mission est de promouvoir la recherche et l'innovation pour le développement durable afin
d'améliorer la qualité de vie de la population de l'île Maurice

Les organisations patronales21

MEFPA

MEFPA est une association de prévoyance prestation des soins de santé couvre à tout employé de la
MEF d'entreprises membres. De seulement 36 sociétés membres en 1982, MEFPA compte
maintenant plus de 550 pour atteindre 20 000 bénéficiaires.
MEFPA aide les entreprises à assurer le bien-être de leur personnel et leurs familles.

AHRIM

AHRIM, l'Association des Hôteliers et Restaurateurs de l'île Maurice "a été créé en 1973, avec
l'objectif principal de représenter et de promouvoir l'intérêt des hôtels et restaurants de l'île Maurice.
Au départ, il y avait 5 hôtels et 9 restaurants membres de l’AHRIM. Depuis, l'association a joué un rôle
crucial dans la prise de décision du tourisme, en aidant au développement de l'île. Actuellement, 66
hôtels et 33 restaurants, ainsi que 2 membres associés et 5 membres affiliés sont liés à l’AHRIM.
L'objectif de l’AHRIM est de promouvoir le tourisme par la création d'une amélioration de

21
Programme de Modernisation et de Mise à Niveau Industrielle de Maurice 2009-2012, SADC-ONUDI

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -26- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

l'environnement et de l'atmosphère pour tous ceux qui travaillent directement ou indirectement dans le
secteur du tourisme. La vision est de rendre l'industrie du tourisme viable pour la prospérité de
l'économie, conduisant à une augmentation de la qualité de vie de tous les citoyens.
L’AHRIM s'engage à assurer la pérennité et le développement harmonieux du tourisme.
L'un des objectifs de l’AHRIM est d'informer les entreprises de tourisme en termes de sécurité
alimentaire
L'AHRIM est partie prenante avec le Ministère du Tourisme pour assurer la qualité des infrastructures
de santé pour les touristes.

MSPA

MSPA est en mesure d'assurer l'intermédiation entre le PSAOI et l'industrie sucrière.

MEXA

MEXA est l'association des exportateurs de Maurice et a été restructurée en mai 2007 pour une plus
grande synergie entre les différents secteurs concernés par l'exportation. Plusieurs comités ont été
créés pour aider les exportateurs, notamment la logistique, le textile, les produits de la mer,
l’horlogerie et la bijouterie, la réexportation et le port franc.

Les autres organisations22

MCCI

La MCCI assure les missions suivantes :

• Représenter ses membres et présenter leurs points de vue et propositions aux autorités
en leur nom
• Garantir un dialogue constructif avec les pouvoirs publics
• Participer à l'élaboration de stratégies et de politiques destinées à améliorer la situation
économique et sociale des processus de développement du pays
• Encourager et faciliter l'interaction de ses membres avec les pouvoirs publics à Maurice et
les organisations professionnelles à l'étranger
• Collecter, analyser et diffuser des informations à ses membres
• Encourager les investissements, la productivité et l'amélioration de la technologie dans le
pays
• Promouvoir le commerce des biens et des services
• Organiser des activités de formation dans les domaines des technologies de l'information
et le commerce international
• Initier une coopération et programmes d'affiliation et d'autres liens avec des organisations
internationales destinée à promouvoir les intérêts de ses membres et les milieux d'affaires
dans son ensemble
• Favoriser le développement de la qualité dans les entreprises

MCA

MCA représente actuellement plus de 90% des cultivateurs de canne à sucre et certains planteurs
dans le thé et le tabac.
Actuellement, l'agriculture mauricienne est auto-suffisante en légumes et est particulièrement sûr de
ses produits pour se conformer à ces normes.
MCA estime que l'industrie du poulet est bien protégée, ce qui n'est pas le cas des abattoirs pour la
viande de cerf.
Le lait est importé principalement d'Australie et d'Afrique du Sud.
Membres du comité paritaire de promotion, MCA est impliqué dans la conformité des produits à la fois
exportés et importés fabriqués pour la consommation intérieure.

Mauritian Quality Institute (MQI)

22
Programme de Modernisation et de Mise à Niveau Industrielle de Maurice 2009-2012, SADC-ONUDI

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -27- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Le MQI est une association privé à but non-lucratif regroupant plus d’une centaine d’institutions. Le
rôle du MQI est de promouvoir la qualité à Maurice. Le MQI est géré par un conseil d’administration de
quinze personnes. Le MQI comprend un personnel de quatre employés `plein temps et quatre autres
à temps partiel. L’organisme travaille en étroite collaboration avec une vingtaine de consultants pour la
mise en place des systèmes de management dans les entreprises. Les activités du MQI sont :

¾ Organiser le Prix National de la Qualité (National Quality Award) à Maurice depuis 1992 basé
sur les critères de Malcolm Baldridge ; et
¾ Organiser la formation dans le domaine de la Qualité.

De nouveaux services ont été développés récemment notamment le Prix Qualité pour les PMEs (SME
Quality Award) et le Prix National pour le Service Client (National Customer Service Awards).

D’autres projets envisagés sont :

¾ Certification Webcert pour la sécurité de paiement en ligne ;


¾ La responsabilité sociale.

Les besoins identifié par le MQI sont :

¾ La sensibilisation des entreprises à la qualité ;


¾ Le financement pour la mise en place et certification des systèmes de management ;
¾ Les échanges professionnels pour le benchmarking des techniques de management ;
¾ La certification dans le domaine de responsabilité sociale.

Industrial and Vocational Training Board (IVTB)

L’IVTB est un organisme parapublic sous l’égide du Ministère d’Education responsable de la formation
et du développement des aptitudes des personnes afin que celles puissent intégrer dans une
entreprise. Environ 8500 personnes sont formées chaque année. L’IVTB travaille avec environ deux
entreprises. Des activités comme le Process Control Engineering ont été réalisées.

Madagascar

a) Le contexte de la qualité à Madagascar23

Madagascar se caractérise par une démarche qualité récente et très parcellisée. L’Etat malgache, à
travers le MECI plus particulièrement, associé aux chambres consulaires et aux organisations
patronales affiche une ambition forte en matière de contrôle de la qualité des produits tant en
production et distribution nationale que d’import / export.
Cette volonté de développer la qualité dans les entreprises malgaches répond à une double
préoccupation :
9 Assurer à la population malgache des produits de qualité et conformes à la sécurité des
consommateurs ;
9 Permettre aux entreprises malgaches ouvertes sur des marchés étrangers de respecter les
normes en vigueur au niveau international.

En intégrant cette dimension qualité dans son programme national de modernisation et de mise à
niveau industrielle, l’Etat malgache s’inscrit totalement dans la perspective des accords de l’OMC, en
particulier en matière de SPS et d’OTC.
Ce volet qualité du PMMNM est destiné à favoriser le pilotage, le déploiement et la pérennité du
dispositif national en s’appuyant sur un partenariat privé / public (PPP) privilégié.

De nombreux projets sont actuellement en cours au niveau national24 :

23
Programme de Modernisation et de Mise à Niveau des Entreprises de Madagascar 2009-2012 (SADC-ONUDI)

24
Organisation institutionnelle du contrôle de la qualité sanitaire des denrées alimentaires à Madagascar – Gilles Sarter – ONUDI – janvier
2008

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -28- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

• Projet de loi alimentaire qui sera adoptée normalement en septembre 2008 et qui a fait
l’objet rapport de mission de la FAO en mars 200825 pour protéger les consommateurs à
la fois des aliments pouvant mettre la santé en danger ainsi que des fraudes relatives aux
denrées alimentaires
• Création d’un comité de contrôle interministériel sur la sécurité alimentaire
• Projet de loi sur la répression des fraudes en remplacement de la loi de 1905
• Projet de loi sur la protection des consommateurs
• Ajustement du système de contrôle phytosanitaire
• Ajustement des services vétérinaires conformément aux préconisations formulées par
l’OIE (Organisation Mondiale de la Santé Animale)
• Coordination des différents services officiels de contrôle pour laquelle l’ACSQDA est
pressentie
• Renforcement des capacités des laboratoires auquel participera entre autre le PMMNM
• Promotion des bonnes pratiques d’hygiène et sensibilisation des consommateurs

Tous ces projets concernent prioritairement la filière viande et denrées d’origine animale, la filière lait
et la filière fruits et légumes.

b) Les atouts de Madagascar

L’engagement fort de l’Etat malgache dans le dispositif est incontestablement un atout majeur pour la
réussite du PMMNM.
Cependant, indépendamment de cette volonté, d’autres atouts apparaissent déjà très clairement :
9 Implication des organisations patronales (GEM, SIM, CCIFM, UPFL, FHORM, FIVMPAMA,
Chambre des Métiers, CENAM ;
9 Présence effective de nombreux laboratoires (Institut Pasteur, CNRIT, LNTPB, CNARP,
Institut de Gemmologie, SML, BNM) ;
9 Organisation décentralisée en cours du MECI (CERDIC) qui assure des relais d’informations
dans les différentes régions ;
9 Un travail d’accompagnement des laboratoires sous la responsabilité du MECI à travers la
mission d’un expert du COFRAC.

En outre, le projet de mise en place d’un Centre de Gestion Agréé (CGA) par le CENAM dans les
régions constitue un facteur clé de réussite de l’accompagnement des petites entreprises.

c) Les points de progrès

Ces atouts ne peuvent toutefois à eux seuls compenser certains points qui méritent une attention
toute particulière :

9 Le pilotage de la démarche qualité au niveau national est trop dispersé : le MECI, le MAEP, le
MENRS, le MSPF, le MFB …
9 Un seul laboratoire est accrédité ISO 17025 : le LHAE, au niveau de la qualité des crevettes
9 La démarche est trop concentrée au niveau de la capitale, Antananarivo, au détriment des
régions où les besoins d’accompagnement sont encore plus prégnants pour les très petites
entreprises
9 Le réseau d’informations aux entreprises doit être professionnalisé et adapté aux spécificités
du tissu entrepreneurial, le risque majeur en matière de démarche qualité résidant dans le
surdimensionnement des outils et des méthodes pour les petites et très petites entreprises

25
« Appui au renforcement du Comité National du Codex Alimentarius » - TCP/MAG/3101 – FAO - Catherine Bessy – Mai 2008

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -29- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

d) L’accréditation à Madagascar26

L’accréditation à Madagascar est assurée par le COFRAC dans le cadre d’un partenariat entre le
COFRAC et un certain nombre de laboratoires désireux d’obtenir l’accréditation ISO 17025 : le LCP, le
LNDV, le LACAE, la section chimie du LME et le LCM.

e) Les laboratoires officiels à Madagascar27

Le LHAE

Le Laboratoire d’Hygiène des Aliments et de l’Environnement (LHAE) de l’Institut Pasteur de


Madagascar (IPM) est un organisme indépendant placé sous tutelle du Ministère de la Santé.

Le LHAE est depuis 1997, Laboratoire de référence national d’analyse des eaux dans les industries
agro-alimentaires et de contrôle des denrées animales ou d’origine animale pour les paramètres
microbiologiques et l’analyse des biotoxines marines (Décision N°1168/97/DSV du 10 octobre 1997).

Depuis l’Arrêté n°5279/2006 SANPF du Ministère de la Santé il est aussi Centre National de
Référence pour l’identification de Vibrio cholerae, Salmonella sp. et Shigella sp., dans les aliments.

Enfin par la Décision n°627/06/ASH MAEP, il est désigné laboratoire officiel pour la réalisation des
analyses microbiologiques officielles sur les produits de la pêche et d’aquaculture. Le LHAE étant le
seul laboratoire d’analyses microbiologiques accrédité selon la norme ISO 17.025, il est le seul
reconnu pour la réalisation d’analyses de contrôles officiels sur les produits halieutiques exportés vers
l’Union Européenne.

Le LCM

Le Laboratoire de Chimie et de Microbiologie (LCM) est le laboratoire de contrôle du Ministère de


l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (MECI). Il est actuellement placé sous la tutelle du Service
de la Métrologie Légale (Direction de la Qualité et de la Protection des Consommateurs – DQPC). Sa
fondation remonte à 1940. A cette époque, il était dénommé Laboratoire du Conditionnement. Il avait
pour mission d’effectuer des analyses de contrôle sur tous types de produits destinés à l’export. A
cette époque le laboratoire était situé dans les locaux de l’actuel Service de la Métrologie Légale. En
2000, il a bénéficié d’un appui de l’UE pour la construction de nouveaux locaux dans le quartier de
Nanisana.

Notons que le LCM est agréé par le Ministère de l’Agriculture pour l’analyse des produits animaux.

Le LNDV

Le Laboratoire National de Diagnostic Vétérinaire (LNDV) est le laboratoire officiel national pour le
diagnostic vétérinaire. Il est placé sous l’autorité de la DSAPS (Direction de la Santé Animale et du
Phytosanitaire) du Ministère de la Pêche et de l’Agriculture (MAEP). En principe, le LNDV occupe
une position centrale dans le dispositif de surveillance et de lutte contre les maladies animales à
Madagascar. Il devrait recevoir des échantillons de tout le pays, provenant des éleveurs, des
groupements d’éleveurs, des vétérinaires étatiques et privés, ainsi que des techniciens d’élevage
pour la détection des maladies animales

A sa création (financée par l’UE)28, en 2003, le LNDV a été équipé pour réaliser des analyses en
virologie, bactériologie, anatomo-pathologie (autopsies animales), parasitologie. Notamment dans la
perspective de suivre de près certaines maladies :

26
Organisation institutionnelle du contrôle de la qualité sanitaire des denrées alimentaires à Madagascar – Gilles Sarter – ONUDI – Janvier
2008
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Organisation institutionnelle du contrôle de la qualité sanitaire des denrées alimentaires à Madagascar – Gilles Sarter – ONUDI – Janvier
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Parallèlement l’UE a financé la création de 6 laboratoires régionaux vétérinaires dont aucun n’est opérationnel actuellement.

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -30- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

- la salmonellose*29, le gamboro, le choléra aviaire chez la volaille,


- la peste africaine* et la peste classique chez le porc,
- la tuberculose* (prévalence élevée 12-14%), les charbons bactérien* et symptomatique, la
rage, la cowdriose, la dermatose nodulaire symptomatique et la brucellose* chez les bovins.

Notons que le LNDV est le seul laboratoire local reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé
Animale (OIE) pour le suivi de la rage à Madagascar.

Le LCP

Le Laboratoire de Contrôle des Pesticides (LCP) du Service du Phytosanitaire et de l’Inspection des


Végétaux (Direction de la Santé Animale et du Phytosanitaire – Ministère de l’Agriculture) a été créé
en 1990. Il a bénéficié au départ d’un financement Suisse pour l’acquisition d’équipement (1 milliard
de FMG) ainsi que d’une assistance technique et financière de la coopération allemande de 1992 à
1996. Les missions du LCP sont relatives au contrôle de la qualité des pesticides. A ce titre, il est
habilité à délivrer les autorisations d’importation de ces produits et il participe aux travaux
d’homologation des pesticides pour leur usage à Madagascar.
Actuellement le LCP est l’un des rares laboratoires de contrôle des pesticides de la Région Océan
Indien avec celui du Ministère de l’agro-industrie de Maurice. Il est désigné « Laboratoire de
Référence de l’Océan Indien » pour le contrôle de la qualité des formulations de pesticides dans le
cadre du Programme Régional de Protection des Végétaux dans l’Océan Indien (PRPV)30.

Le LACAE

Le Laboratoire d’Analyse et de Contrôle des Aliments et des Eaux (LACAE) est un laboratoire du
Centre National de Recherches sur l’Environnement (CNRE). Le CNRE est un Etablissement Public à
caractère Industriel et Commercial, placé sous la tutelle technique du Ministère de l’Education
Nationale et de la Recherche Scientifique (MENRS) et sous la tutelle financière du Ministère des
Finances. Il a été créé par le Décret n°88-183 du 3 mai 1988 (remplacé par les décrets n°92-6471
puis 93-747). Il a pour mission de promouvoir et de développer des programmes de recherche relatifs
aux relations entre l’homme et son environnement.
Le LACAE est l’un des laboratoires du Département Environnement et Qualité de la Vie. Il a été mis
en place en 1989 dans le cadre d’un projet du PNUD. Ce projet (PNUD/FAO/MRSTD/MAG/88/009)
avait pour objectif le « Renforcement des structures de promotion de la qualité des denrées
alimentaires à Madagascar ». Le choix du Ministère de la Recherche comme autorité de tutelle de ce
laboratoire aurait résulté de la prise en considération d’un conflit entre les Ministères de la Santé et du
Commerce relativement à leurs attributions respectives dans le domaine du contrôle de la qualité des
denrées alimentaires. Le LACAE aurait dû devenir laboratoire de référence dans ce domaine. Sa
position devait être légitimée par une Loi alimentaire qui devait remplacée la vieille Loi sur la
répression des fraudes (1905) mais qui n’a jamais vu le jour. Au sein du LACAE la section « analyse
des eaux » est la plus récente du laboratoire. Elle a été créée en 1997 grâce à un appui de l’ONUDI, à
travers un projet ayant trait au « développement industriel écologiquement durable ».

Le LME

Le Laboratoire de Microbiologie de l’Environnement appartient au Département d’Ecologie Terrestre


du CNRE. Ce laboratoire comprend une section appelée « section d’hygiène alimentaire ». Cette
section a été créée en 2000 dans le cadre d’un projet de recherche portant sur l’activité
antimicrobienne d’huiles essentielles. Le laboratoire a aussi quelques contrats avec des
établissements agro-alimentaires qui souhaitent effectuer des analyses d’autocontrôle sur leurs
produits ou sur l’eau utilisée dans leurs établissements. L’activité du laboratoire est faible (environ une
vingtaine d’échantillons traités par semaine lors de notre visite). Le laboratoire aurait perdu de la
clientèle lors de périodes au cours desquelles il n’était pas en mesure d’effectuer des analyses, fautes
de consommables (problèmes budgétaires).

29
Maladie très répandue à Madagascar.
30
Le PRPV est un programme financé par le Fond Européen de Développement (FED) et par la Réunion. Il est mis en œuvre par la COI
(Commission de l’Océan Indien).

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -31- Diffusion restreinte


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L’ACSQDA

Pour réaliser les analyses des denrées alimentaires, l’Agence de Contrôle de la Sécurité Sanitaire et
de la Qualité des Denrées Alimentaires (ACSQDA) est dotée d’un laboratoire que nous n’avons pas
été autorisés à visiter. La liste du matériel existant ne nous a pas été communiquée. Nous ne sommes
donc pas en mesure d’évaluer ses activités. Cependant, une liste des besoins qui nous a été
transmise lors de notre visite concerne (annexe 7) tout le matériel de base (verrerie, micropipettes,
spatules…), les équipements et appareils (agitateurs, autoclaves, balances, étuves, hottes,
réfrigérateurs, bec bunsen, station HPLC…) ainsi que les réactifs physico-chimiques et
microbiologiques nécessaires à la bonne marche d’un laboratoire d’analyses.

Les analyses réalisées au sein du laboratoire de l’ACQSDA concerneraient le dénombrement de la


flore aérobie mésophile totale, les mesures des taux d’acidité, d’humidité, de gluten et de la teneur en
protéine. Au total, le laboratoire aurait analysé 1657 échantillons en 2006 dont 38% proviendraient de
produits importés, principalement des farines (blé, manioc, maïs), du sucre, du riz, des produits laitiers
(lait concentré, poudre de lait).

f) Les structures d’accompagnement à Madagascar31

Les institutions publiques chargées du contrôle de la qualité des produits alimentaires

La DSAPS

La mission de la Direction de la Santé Animale et du Phytosanitaire (DSAPS) du Ministère de


l’Agriculture et de la Pêche (MAEP) est fixée par l’article 10 du décret 2007-186 du 27 février 2007
«fixant les attributions du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche ainsi que l’organisation de son
ministère » : La DSAPS est : « chargée de la mise en œuvre de la politique du Ministère en matière de
santé animale et du phytosanitaire par l’intensification et l’amélioration de la lutte contre les maladies
animales et du phytosanitaire. »

Pour ce faire la DSAPS est organisée en quatre services dont deux sont plus spécifiquement en
charge du contrôle de l’hygiène et de la qualité sanitaire des denrées : le Service de la Quarantaine
Vétérinaire et le Service de l’Hygiène et de la Santé Publique.

La DSAPS est le point focal de l’OIE (Organisation Mondiale de la Santé Mondiale). A ce titre, elle a
pour mission de déclarer à l’Organisation les maladies animales qu’elle détecte sur son territoire.
L'OIE diffuse alors l'information à tous les autres pays afin qu'ils puissent se protéger.
Réciproquement, c’est à travers la DSAPS que l’OIE fait parvenir à Madagascar toutes informations
utiles relatives à la santé animale. Ces informations concernent également les maladies
transmissibles à l'homme.
Le Service de la Quarantaine a pour mission de lutter contre l’introduction et la dissémination des
organismes nuisibles aux végétaux sur le territoire malgache. A cet effet, il intervient dans le contrôle
phytosanitaire des végétaux à l’importation et à l’exportation.

Le Service de l’Hygiène et de la Santé Publique (SHSP) est la structure du Département de la Santé


Animale et du Phytosanitaire (DSAPS) du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche
(MAEP) qui a pour mission de garantir l’innocuité et la salubrité des denrées alimentaires d’origine
animale destinées au marché local et à l’exportation.

La DQPC

La Direction de la Qualité et de la Protection du Consommateur (DQPC) du Ministère de l’Economie,


du Commerce et de l’Industrie (MECI) est chargée de la mise en œuvre de la politique du

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Organisation institutionnelle du contrôle de la qualité sanitaire des denrées alimentaires à Madagascar – Gilles Sarter – ONUDI – Janvier
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Draft n°5 du 28 septembre 2008 -32- Diffusion restreinte


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gouvernement en matière de qualité et de normalisation. La DQPC succède à l’ancienne DNQ


(Direction Nationale de la Qualité) suite au décret 2007-184 du 27 février 2007 fixant les attributions
du Ministère du Commerce.
La DQPC est composée de trois services :

ƒ Service des normes et du conditionnement (SNC)


ƒ Service de la répression des fraudes (SRF)
ƒ Service de la métrologie légale (SML)

La DQPC est le point focal OTC (Obstacles Techniques au Commerce) à Madagascar.


Les missions du SNC concernent l’élaboration de la réglementation, la promotion de la qualité. A ce
titre, il élabore des règlements rendant obligatoires les normes (ou une partie de ces dernières) qui
sont élaborées par le Bureau des Normes de Madagascar (BNM), si les comités techniques ou le
conseil d’administration de cette organisation en font la demande.
Le Service de la Répression des Fraudes (SRF) est un nouveau service au sein de la Direction de la
Qualité (DQPC).
Comme le Service de la Normalisation et du Conditionnement (SNC), le SRF a une mission
réglementaire :
ƒ Contribuer à la finalisation du projet de la Loi nationale alimentaire
ƒ Elaborer une nouvelle loi sur la répression des fraudes qui devra remplacer l’ancienne loi
datant de 1905
ƒ Elaborer une loi de protection du consommateur.

Le Service de la Métrologie Légale (SML) n’intervient pas dans le domaine du contrôle de la qualité
sanitaire des denrées alimentaires. Son action se limite à la calibration des appareils d’analyse, à la
demande des laboratoires. Actuellement aucun des laboratoires impliqués dans l’analyse des aliments
n’a effectué de demande officielle auprès de ce service. Le SML est le point focal Codex Alimentarius
à Madagascar.

La DCCI

La Direction de la Concurrence et du Commerce Intérieur (DCCI) succède à la DCI (Direction du


Commerce Intérieur) suite au décret 2007-184 du 27 février 2007 fixant les attributions du Ministère du
Commerce.
Les commissaires et contrôleurs du commerce sont au nombre d’une cinquantaine au niveau central
et d’une centaine à l’échelon régional au niveau des Service Régionaux du Commerce.
Les commissaires et contrôleurs sont habilités à dresser des procès verbaux, à procéder à la saisie
fictive ou à la consignation des produits.
Les agents de la DCCI sont aussi chargés de l’inspection des lots de denrées alimentaires importés.

Le BNM

Le Bureau des Normes de Madagascar (BNM) est un Etablissement Public à caractère Administratif
placé sous la tutelle financière du Ministère chargé des Finances et du Budget et sous la tutelle
technique du Ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (MECI).
Les attributions du BNM telles qu’elles apparaissent sur le décret n°2004-316 sont les suivantes :

- l’élaboration, la centralisation, la promulgation des normes nationales


- l’acquisition et la gestion de toute documentation normative
- la promotion et l’application des normes
- la diffusion des normes et toutes informations normatives
- la gestion de la marque nationale de conformité
- la gestion des laboratoires affiliés au BNM
- la formation à la Normalisation, certification, qualité,
- la représentation de Madagascar auprès des organismes régionaux de Normalisation

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -33- Diffusion restreinte


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- la représentation de Madagascar auprès des organismes internationaux de Normalisation, tels


que ISO, CEI, Codex Alimentarius, OIML

L’ACSQDA

L’Agence de Contrôle de la Sécurité Sanitaire et de la Qualité des Denrées Alimentaires (ACSQDA)


est un Etablissement Public à caractère Administratif, placé sous tutelle du Ministère de la Santé, qui
a été créé par le décret interministériel N°2005-713.
Pour mener à bien ses missions, l’Agence est organisée en 4 services techniques – service des
enregistrements, service des analyses et de la surveillance, service de la normalisation, service de
l’inspection – et d’un service administratif et financier.
A ce titre, ses missions sont nombreuses (article 4) :

- définir un cadre législatif et réglementaire ;


- contribuer à l’application des normes et textes réglementaires ;
- contrôler et vérifier les activités des instances locales de contrôle alimentaire en matière
d’inspection, de contrôle, d’éducation et d’analyse des produits ;
- coordonner les activités d’inspection des établissements alimentaires (industries et
restauration) en matière d’hygiène et de salubrité des aliments ;
- coordonner les activités de contrôle de qualité obligatoire des denrées alimentaires par les
laboratoires, pour certification à la mise en consommation humaine (certificat de
consommabilité ou de conformité) ;
- effectuer des expertises toxicologiques ;
- établir un réseau officiel de laboratoires de contrôle alimentaire ;
- surveiller les maladies d’origine alimentaire ;
- gérer les produits chimiques à usage alimentaire et les produits d’hygiène non alimentaires
enregistrés dans le but de leur octroyer une autorisation de mise sur le marché à
Madagascar ;
- développer le transfert de l’information, de l’éducation et du conseil aux acteurs de la chaîne
alimentaire ;
- lancer des travaux de recherche

Notons aussi que l’ACSQDA est le point INFOSAN à Madagascar. INFOSAN est un réseau mondial,
créé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) d’autorités de sécurité sanitaire des aliments qui
vise à :

ƒ diffuser des informations importantes sur la sécurité sanitaire mondiale des aliments ;
ƒ améliorer les collaborations nationales et internationales dans le but de prévenir la
dissémination internationale d’aliments contaminés.

L’ASH

L’Autorité Sanitaire Halieutique (ASH) est l’autorité compétente en matière du contrôle sanitaire des
produits de la pêche et de l’aquaculture à Madagascar.

Cet Etablissement Public à caractère Administratif placé sous la tutelle technique du Ministère de
l’Agriculture (MAEP) a été créée par le décret n°2005-375 du 22 juin 2005.

L’article 2 de ce décret mentionne les missions principales de l’ASH :

1. l’élaboration de la politique de défense sanitaire de la filière pêche et aquaculture et sa mise


en œuvre ;

2. l’élaboration des réglementations relatives à la traçabilité et à la sécurité sanitaire des produits


de la pêche et de l’aquaculture et le contrôle de leur application ;

3. l’élaboration des règles relatives à l’hygiène des conditions de production, transformation,


transport, stockage et distribution des produits de la pêche et de l’aquaculture ; l’application

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -34- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

de ces dispositifs tant à la production que dans les circuits commerciaux, y compris
l’importation des produits de la pêche et de l’aquaculture.

Le CNCA

Le bureau du Comité National du Codex Alimentarius a été mis en place en octobre 2005. La création
du Comité a été officialisée par le décret n°2006-619 en août 2006. Cet établissement public est sous
tutelle du Ministère de l’Economie, du Commerce et de I’Industrie (MECI).

Ses missions telles que mentionnées dans le décret de création sont les suivantes :

- débattre et formuler des positions et réponses nationales aux propositions ou à la politique du


Codex Alimentarius ;
- jouer le rôle d’organe consultatif auprès du gouvernement sur des questions liées au Codex ;
- nommer des délégués et des sous-comités techniques pour représenter le pays à diverses
réunions et activités du Codex Alimentarius ;
- conseiller le gouvernement sur les meilleures décisions à prendre en ce qui concerne les
normes du Codex Alimentarius et leur application ;
- entreprendre d’autres tâches à la demande du gouvernement.

Le BMH

Le Bureau Municipal de l’Hygiène dépend de la Direction des Affaires Sociales de la commune


d’Antananarivo. Le BMH intervient dans le contrôle de l’hygiène alimentaire au niveau des
établissements de restauration.
Cette mission de contrôle est accompagnée d’actions de sensibilisation sur les bonnes pratiques
d’hygiène auprès des gargottiers. Avec l’appui de l’OMS et du Ministère de la Santé, il a mis en place
depuis 2004 des « gargottes modèles » qui respectent des normes en matière de tenue et de
manipulation des denrées alimentaires.

Les centres techniques

Le CTHT

Le Centre Technique Horticole de Tamatave (CTHT) est une association interprofessionnelle sous
tutelle du Ministère de l’Agriculture, créée en 2001 pour faire suite au « Projet d’appui aux
exportations agricoles » de la Coopération française
Le CTHT peut apporter son appui aux opérateurs pour l’obtention des certifications Bio (toutes
production horticoles) et Eurepgap (litchis). En 2006, le CTHT a appuyé 12 exportateurs de litchis qui
ont obtenu la certification Eurepgap.
Le CTHT intervient aussi dans le contrôle de la qualité de produits agricoles exportés, à la demande
des opérateurs privés
Le CTHT dispose d’un laboratoire mobile qu’il peut déplacer sur les lieux d’empotage des
marchandises avant expédition

Le CTHA

Le Centre Technique Horticole d’Antananarivo (CTHA) a pour mission de contribuer au


développement et à la promotion des produits horticoles, par l’intermédiaire de services techniques
fournis aux acteurs des filières horticoles (fruits, légumes, plantes ornementales).
Le CTHA possède deux stations d’expérimentation à Nanisana (Antananarivo) et Ambano (Antsirabe)
ainsi que des matériels de mesure de la qualité des fruits et légumes
Les activités proposées par le CTHA sont :
- la mise au point de techniques culturales, par des études et expérimentations réalisées en
station, au laboratoire ou chez les producteurs ;

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -35- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

- la veille technique en relation avec la réglementation, les démarches qualité, l’évolution des
techniques, les demandes des marchés… ;

- la diffusion d’informations et de références techniques ;

- la réalisation de formations ;

- l’appui pour la conception et la mise en place de démarches qualité et systèmes de certification.

La MPE

La Maison du Petit Elevage est une association, mise en place au mois de mai 1995, qui œuvre au
développement des filières d’élevage à cycle court à Madagascar (porcin, petits ruminants, embouche
bovine, bovin laitier, pisciculture, apiculture, aviculture).
Ses missions sont d’initier et de participer à toutes les activités visant à la promotion et au
développement de l’élevage à cycle court, d’apporter aux éleveurs et à leurs groupements,
l’assistance nécessaire pour améliorer et augmenter leurs productions et d’être un partenaire pour les
pouvoirs publics sur toutes les questions qui relèvent de sa compétence

La MPE organise des formations techniques et des formations en gestion d’exploitation en matière
d’élevage.

Le CIRAD

Le CIRAD (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement)


est l’institut français de recherche agronomique au service du développement des pays du Sud et de
l’outre-mer français
A ce jour, ses activités ont porté sur :

- l'appui à la mise en place de plans HACCP et de cahiers des charges chez des
transformateurs et exportateurs de produits de la mer ;

- l’appui à des filières (cresson, vanille, épices, fruits) en collaboration avec plusieurs
partenaires (Centre Technique Horticole de Tamatave, Institut Pasteur) : évaluation des
risques sanitaires, élaboration de guides de bonnes pratiques d’hygiène, mise au point de
procédés de stabilisation pour améliorer la qualité des produits ;

- la formation d’étudiants et d’opérateurs économiques aux bonnes pratiques d’hygiène et à la


démarche HACCP.

SGS

SGS est un organisme de certification, qui est actuellement implanté dans cinq villes du pays :
Antanarivo, Mahajunga, Antsiranana, Tuléar et Tamatave.
SGS Madagascar est en mesure d’organiser des formations à la demande sur l’ensemble des
référentiels existants (Iso 9001, Iso 22000, HACCP, SA 8000, etc.).
En ce qui concerne la réalisation d’analyses de denrées alimentaires, SGS Madagascar peut prendre
en charge le prélèvement et l’acheminement d’échantillons vers les laboratoires de ses autres filiales
dans le monde, en particulier à Maurice, en Afrique du Sud et en France.

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -36- Diffusion restreinte


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Les principales organisations patronales32

Le GEM

Le GEM, organisation représentant les grandes entreprises avec 49 adhérents en direct et près d’un
millier d’adhérents via les groupements adhérents au GEM. Le GEM cible les mêmes secteurs que le
gouvernement : le tourisme, l’agro-industrie, les mines et l’industrie de transformation.

Le FIVPAMA

Organisation représentant les petites et moyennes entreprises

Le SIM

Le SIM représente 77 industriels de Madagascar, 4 groupes industriels et 4 associations


professionnelles (Association des Boulangers Professionnels, Union Professionnelle des Imprimeurs
de Madagascar, Syndicat des producteurs de graphite et Syndicat des producteurs d’huiles
essentielles, alimentaires et médicinales) ; il est très impliqué dans la vie économique malgache.

Le SIM est adhérent du GEM, comme bon nombre d’organisations patronales d’ailleurs.

Les organisations consulaires

La CCIFM

La CCIFM poursuit les objectifs suivants :

• Répondre aux divers besoins exprimés et recensés par les segments composants la
communauté française installée à Madagascar et le monde économique malgache.

• Renforcer les relations entre ses membres.

• Contribuer par tous les moyens appropriés, et dans la mesure où son intervention sera
justifiée, à la défense en tous lieux, des intérêts généraux de ses membres, ainsi que des
intérêts particuliers pouvant y concourir.

• Développer les échanges d'informations, de courants d'affaires, d'études, entre


Madagascar France et France/Madagascar.

• Sur les plans culturel et social : mettre en place des échanges pédagogiques, un comité
d'accueil aux nouveaux arrivants, être attentif aux cas sociaux.

La Maison de l’Entreprise

La Maison de l’Entreprise offre un appui aux entreprises dans le domaine de l’innovation, de


l’amélioration de la productivité et de valorisation du savoir-faire

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Programme de Modernisation et de Mise à Niveau des Entreprises de Madagascar 2009-2012 (SADC-ONUDI)

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -37- Diffusion restreinte


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Le BIPAF

Organe rattaché à la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture d’Antananarivo qui assure 5


missions :

9 Aide à la gestion

9 Facilitation de la recherche de financement

9 Accès aux marchés et aux partenariats

9 Accès à l’information

9 Renforcement des capacités

Union des Comores

a) Le contexte de la qualité aux Comores33

Selon la cellule de coordination et de suivi du PREDIVAC, la question de la qualité n’est pas une
priorité pour le marché intérieur.
Par contre, la qualité constitue un enjeu majeur pour l’Union des Comores en termes de marchés
extérieurs sur trois thèmes : la vanille équitable et bio, l’Ylang haut de gamme associé à une
démarche éco-responsable et enfin les légumes de contre-saison pour Mayotte.

Ainsi, les contraintes associées au développement de la qualité au sein de l’Union des Comores
portent sur les éléments suivants :

• Pour la vanille équitable et bio

¾ Contrainte n°1 : le calibrage des gousses (non fendues et de 13 à 16 cm)


¾ Contrainte n°2 : la charge bactérienne

• Pour l’ylang haut de gamme éco-responsable

¾ Contrainte n°1 : la demande de maîtrise de la filière aval par les importateurs, en


matière de qualité
¾ Contrainte n°2 : attente de production économe de ressources naturelles, non
encore certifiable actuellement

• Pour le maraîchage à l’export

¾ Les produits destinés à Mayotte en contre-saison offre des opportunités pour le


marché de l’Union des Comores
¾ Cependant les consommateurs et leurs habitudes (achat en grande distribution
avec calibrage et aspect spécifiques, conservation par réfrigération et
consommation différée) nécessitent l’intégration de la qualité

Tous ces éléments confortent l’Union des Comores dans sa position de réserver la démarche qualité
aux seuls marchés d’exportation, du moins dans un premier temps.

Le plus difficile, à l’heure actuelle, réside dans le manque d’organisation et surtout d’infrastructures et
de moyens (laboratoires, BPHF …) pour permettre d’accéder aux marchés extérieurs.

33
Cellule de Coordination et de Suivi du PREDIVAC

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -38- Diffusion restreinte


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b) Les atouts de l’Union des Comores

L’Union des Comores dispose d’atouts indéniables comme l’environnement législatif.


En effet, deux décrets existent sur la réglementation en matière de production, d’entreposage, de
commercialisation, d’inspection de salubrité de denrées alimentaires, d’importation d’animaux et d’état
sanitaire des animaux.34
En outre, un décret est à l’origine de la création de l’ONACSA chargé du contrôle sanitaire des
animaux et des aliments.35
Enfin, une loi organique porte sur la protection des végétaux en définissant les règles juridiques
relatives à la protection phytosanitaire des Comores, le contrôle phytosanitaire à l’importation et à
l’exportation, et le contrôle de la distribution et l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.

c) Les points de progrès36

Pour améliorer la qualité des produits destinés à l’exportation, un certain nombre de conditions doivent
être remplies :

• Augmenter le nombre de laboratoires équipés pour les diagnostics


• Mettre en place un système d’épidémio-vigilance et d’épidémio-surveillance
• Assurer une meilleure synergie entre les départements chargés de la qualité
• Qualifier et professionnaliser les personnes-ressources (vétérinaires et médecins légistes)
• Créer des pharmacies vétérinaires
• Mettre en place un système d’information actualisé et fiabilisé

Outre ces axes de progrès, l’Union des Comores pressent plutôt bien les besoins d’assistance que
nécessite un tel programme :

• Formation de vétérinaires et d’inspecteurs sanitaires


• Expertise et aide à la mise en place des laboratoires d’analyse
• Aide à l’élaboration d’un cadre juridique harmonisé en matière de contrôle sanitaire
• Appui à la mise en place d’un centre d’épidémiovigilance / surveillance
• Appui à la mise en place d’une base de données

d) Les laboratoires au sein de l’Union des Comores

L’INRAPE

Le Gouvernement Comorien dans sa lettre de politique de développement agricole, s’est engagé sur 4
orientations primordiales, constituant les 4 axes principaux de cette LPDA.

• La protection des ressources naturelles


• L’augmentation de la production agricole
• Le développement des organisations des producteurs et des filières des productions
• La réorganisation du service public.

C’est dans le cadre de ce dernier axe qu’a été créé L’INRAPE (Institut National de Recherche pour
l’Agriculture, la Pêche et l’Environnement).

L'INRAPE intervient dans la réalisation et l'animation de programmes, recherches et études touchant


à des problématiques agricoles, halieutiques et environnementales.
Ses missions consistent à :

• Promouvoir et entreprendre tous travaux de recherche et d’expérimentation sur les


productions végétales, animales et forestières et leur transformation agroalimentaire et

34
Décret n° 87-018/PR et 019/PR du 09 juillet 1987 ; décret n° 87-024/PR du 20 juillet 1987
35
Décret n° 04-023/PR
36
Atelier sur la qualité des productions agricoles et produits alimentaires du 18 au 22 novembre 2007 – Réunion - CIRAD

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -39- Diffusion restreinte


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agroindustrielle, sur la préservation et l’amélioration des ressources naturelles concernées


par ces productions, ainsi que sur les exploitations agricoles et leur environnement socio-
économique ;
• Entretenir les relations avec les organismes de recherche du domaine de l’Agriculture, de
la Pêche et de l’Environnement ;
• Promouvoir les techniques et méthodes permettant un accroissement de la productivité
d’Agriculture, de Pêche et la préservation de l’Environnement ;
• Concevoir des programmes de formation et de perfectionnement du personnel technique
des services d’encadrement ;
• Coordonner les aides extérieures intervenant dans le domaine de ses attributions ;
• Participer à l’évaluation de l’exécution technique des projets agricoles, halieutiques et
environnementaux ;

L’ONACSA

L’ONACSA a pour missions:

9 D'assurer la sécurité alimentaire des consommateurs au niveau des frontières

9 De réduire l'entrée d'organismes nuisibles à la santé des animaux et des végétaux

9 D'assurer le bon déroulement des importations des produits alimentaires, des végétaux et
des animaux

L'ONACSA travaille en collaboration avec l'Institut National de Recherche pour l'Agriculture, la Pêche,
l'Artisanat et l'Environnement (INRAPE) et le Programme Régional de Protection des Végétaux
(PRPV).

e) Les structures d’accompagnement au sein de l’Union des Comores

Les structures institutionnelles

La DNRH

Service chargé de la surveillance des ressources halieutiques et sous tutelle du MAPE.

La DNSA

Service chargé de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques agricoles, sous tutelle du MAPE.

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -40- Diffusion restreinte


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Les organisations patronales

Le SNAC

Les objectifs du SNAC :

Défendre les intérêts des producteurs en donnant la priorité :

• aux interventions techniques et économiques par filière (priorité politique et syndicale)

• à la concertation et la coordination entre associations professionnelles agricoles

• aux négociations avec des partenaires financiers (bailleurs, banques) et partenaires


commerciaux (approvisionnement ou vente)

• à la définition de la politique agricole nationale

Les CEA

Ces centres placés sous la responsabilité des 3 Directeurs généraux assurent une mission d’appui au
dispositif de développement agricole et rural.
Ils fonctionnent principalement par le biais des bailleurs de fonds internationaux.

Le syndicat des pêcheurs

Actuellement en restructuration pour donner naissance à un regroupement des coopératives sous la


dénomination « Organisation du développement de la pêche aux Comores ». L’objectif de ces
coopératives est la commercialisation des produits de la mer et l’entretien des infrastructures.

ACTIV (Association Comorienne des Techniciens et Ingénieurs Vétérinaires)

Cette association se fixe comme objectif de devenir l’acteur central en matière de sécurité alimentaire
et d’accompagnement aux BPHF.

Les organismes consulaires

L’UCCIA

L’Union des Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture (UCCIA) ou Compagnie Consulaire


des Comores est un établissement public créé par la loi du 23 juin 1995 ayant siège social à Moroni.
Elle représente les intérêts des différentes Chambres Régionales à tous les niveaux.

L’UCCIA représente tous les opérateurs économiques en matière de commerce, d’industrie,


d’artisanat, d’agriculture, de pêche et de toutes les autres prestations de service qui ne relèvent pas
spécifiquement du domaine commercial.

L’UCCIA joue un rôle de premier plan dans l’économie nationale en ce sens qu’elle constitue une
interface indispensable entre le monde économique et l’Etat et est, en même temps, un pôle
d’informations et d’orientation des promoteurs économiques. L’UCCIA dispose d’une gamme
d’activités et de services relayés sous différentes formes de diffusion de l’information dont l’édition
d’un bulletin mensuel largement diffusé à tous les opérateurs économiques notamment.

L’UCCIA conseille le gouvernement en matière de:

• orientations stratégiques des secteurs d’activités économiques ;


• organisation des secteurs d’activités et des filières professionnelles ;
• législation et de réglementation économique

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -41- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Seychelles

a) Le contexte de la qualité aux Seychelles

La qualité des aliments aux Seychelles concerne principalement les produits de base compte tenu
d’une industrie agroalimentaire quasi-embryonnaire qui repose uniquement sur le lait dans des
quantités très faibles et la viande dont la production n’excède pas 20 tonnes / an.

Par ailleurs, l’accréditation n’est pas réalisée sur place et s’appuie sur des partenariats extérieurs.

L’organisation de la sécurité et de la qualité des aliments est assurée par le MARMS.

b) Les laboratoires et organismes officiels aux Seychelles37

SVS

Placés sous tutelle du MAMRS, les SVS assurent les fonctions suivantes :

• Contribuer à la production d'aliments sûrs


• Protéger la population des maladies animales transmissibles à l’homme
• Assurer la sécurité des produits (poissons et produits de la mer) qui sont exportés.

Les services vétérinaires ont la responsabilité d'assurer le maintien d'un bon état sanitaire des
animaux dans le pays. En même temps, les services aident à la production maximale des animaux et
des produits du secteur de l'élevage. L'accent est mis sur la prévention des maladies zoonotiques qui
peut être transmises à la population humaine. Des visites régulières sont faites aux agriculteurs et
d'autres membres du public, en réponse à leurs demandes pour effectuer des traitements médicaux et
chirurgicaux, prévenir et conseiller en ce qui concerne la santé des animaux.

SBS

Le SBS a été créé en tant qu’organisme gouvernemental de réglementation aux termes de la loi de
1987 sur le SBS. Le SBS a obtenu la certification ISO 9002 en décembre 1996 et ISO 9001 :2000 en
décembre 2002.
Les fonctions du SBS telles qu’elles sont définies dans la loi de 1987, les amendements de 1995 et
1997, les règlements sur les poids et les mesures, les règlements SBS relatifs à la marque SBS et les
règlements relatifs au programme national de certification de systèmes qualité, sont les suivantes :

• Elaborer, promulguer et promouvoir les normes nationales de produits, processus et


pratiques nécessaires pour tous les secteurs de l’économie, ainsi que pour la protection
de l’environnement ;
• Développer les capacités et entretenir les installations permettant d’assurer les services
d’inspection et d’essais servant à établir la conformité aux normes et aux exigences des
réglementations ;
• Assurer les services relatifs à l’utilisation de la marque SBS
• Conserver les étalons nationaux nécessaires pour assurer la traçabilité des mesures ;
• Assurer des services de métrologie scientifique et industrielle pour l’étalonnage des
instruments, afin d’assurer l’exactitude des mesures ;
• Fournir des services de métrologie légale pour l’inspection, la vérification et
l’homologation des instruments de pesage et de mesure utilisés pour les transactions et le
commerce ;
• Fournir des services de certification des systèmes ;
• Préparer, mettre en œuvre et mener à bien des programmes dans l’industrie, les sciences
et la technologie ;
• Mettre à jour le centre d’informations national sur les questions se rapportant à la
normalisation

37
http://www.cta.int

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -42- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

SFA

La SFA a été créée en août 1984 pour développer l'industrie de la pêche à son plein potentiel et pour
sauvegarder les ressources marines dans une optique de développement durable.
La SFA est placée sous tutelle du MAMRS.

Les missions de la SFA :

• Promouvoir, d'organiser et de développer la pêche, les industries de la pêche et des


ressources de pêche aux Seychelles.

• Aider à la formulation de la politique nationale en ce qui concerne la pêche, les industries


de la pêche et de la pêche et des ressources dans la mise en œuvre de cette politique.

• Conduire des négociations, participer à des réunions, des séminaires ou des discussions,
en ce qui concerne la pêche, la création ou le fonctionnement des industries de pêche
que ce soit au niveau national ou international, au nom de la République ou autrement.

• Identifier les besoins en formation de main d'œuvre des Seychelles en ce qui concerne la
pêche et les industries de la pêche.

AES

Cette section du MAMRS a pour mandat de conseiller, éduquer et informer les agriculteurs sur toutes
les nouvelles technologies adaptées dans le domaine agricole, ainsi que des affaires courantes du
ministère. Elle est sous-divisée en deux unités principales:

L’AEFU (Agricultural Extension Field Unit)

Cette unité dispose de 6 agents de vulgarisation qui sont responsables pour les 6 régions agricoles
des Seychelles. Ces agents ont les responsabilités suivantes:

• Extension des visites de routine aux agriculteurs pour discuter de questions techniques et
donner des conseils sur un un-à-un.

• Organiser des manifestations et des essais à la ferme pour les agriculteurs.

• Exécuter régulièrement des sessions de formation pour le personnel sur le terrain


d'extension

• Assister régulièrement à la recherche / vulgarisation technique des visites d'échange

• Effectuer des visites avec les autres sections du MAMRS pour la répartition des terres,
l'enregistrement ou du prêt.

L'unité de communication

Cette unité dispose de 3 grandes activités:

• L'administration et la gestion du Centre de documentation du Ministère (AGRIDOC)

• La production de programmes audiovisuels et de l'assistance au personnel sur le terrain à


utiliser ce matériel sur le terrain.

• La production de publications écrites et leur distribution à la communauté agricole et le


grand public.

• CRITT Agroalimentaire

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -43- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Partie B - Les enseignements du PRIDE 1996-2002

B1- L’évaluation et les recommandations38


En 2002, une évaluation du Programme Régional Intégré de Développement des Echanges (PRIDE)
lancé par la COI en 1996 pour 5 ans sur ressources du 7ème FED avec le soutien de l’UE est réalisée
par le Cabinet West Midlands Enterprise Limited de Birmingham.

Ce rapport d’évaluation permet de bénéficier d’un retour d’expériences sur la pertinence du PRIDE,
sur son efficience, son efficacité, son impact et sa viabilité.
En outre, le rapport formule un certain nombre de recommandations :

• « Le degré de pertinence d’un programme futur est étroitement dépendant du degré


d’ouverture, de discussion et de prise en compte des besoins et attentes des clients, en prise
directe avec ceux-ci »
• « … un nouveau projet d’appui devrait être beaucoup plus décentralisé avec des cellules
techniques au niveau de chaque pays animées par des personnes ressources, bien intégrées
dans le milieu des affaires et disposant des compétences pour diagnostiquer les besoins des
entreprises… »
• « Selon un tel montage, perdurerait le besoin d’une DR (mobile et itinérante), basée à la COI
Maurice dans un souci de limiter les coûts de communication »
• « … l’ossature de tout nouveau programme d’appui au secteur privé :
- Harmonisation des environnements des affaires nationaux
- Plateforme commune d’information
- Mise à niveau des acteurs aux plans… »
• « PRIDE a montré que le postulat initial de filières (telle que celle du textile) a évolué vers une
approche de partenariat et complémentarité entre Madagascar et Maurice »
• « Le prochain programme plutôt que de s’articuler à partir des secteurs pêche, tourisme et
TIC comme cela semble vouloir être le cas, pourrait considérer une approche selon des
logiques de « clusters » (Systèmes de Production Localisée)… »

Outre, ces recommandations, l’évaluation fait ressortir que le coût de l’administration du programme
était excessif par rapport à des dossiers similaires : 40,9 % du coût du projet pour des taux habituels
de l’ordre de 30 % voire 13 % pour les programmes ONUDI.
Ce point devra faire l’objet d’une attention particulière afin de s’assurer que le maximum de fonds soit
mobilisé pour les interventions en direction des opérateurs.

B2- Les acquis du programme39


Ces préconisations formulées par l’audit ne doivent cependant pas masquer les acquis du PRIDE dont
il conviendra de tenir compte dans les actions engagées au titre du présent programme :

Le cadre général d'actions du PRIDE comprenait un volet normalisation/qualité avec les deux
mesures suivantes pour les Etats membres de la COI :
¾ Etablir dans chaque pays des normes nationales de produits et d'essais conformes aux normes
internationales ;
¾ Les pays qui n'ont pas encore d'office de normalisation doivent en créer un ou investir dans un
organisme officiel existant et dans les pouvoirs nécessaires à son exercice.

L'appui du PRIDE se situait à deux niveaux : niveau institutionnel et niveau entreprises.

38
« Evaluation finale du Programme régional Intégré de Développement des Echanges » - West Midland Enterprise Limited – Décembre
2002
39
Source MSB – juin 2008

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -44- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Comme appui institutionnel, le PRIDE avait assisté les Comores et Madagascar pour mettre sur pied
leurs organismes nationaux de normalisation qui étaient devenus des membres (membre abonné et
membre correspondant respectivement) de l'Organisation Internationale de Normalisation (ISO) et
membres correspondants de l'Organisation Internationale de Métrologie Légale (OIML).

Le PRIDE avait également mis en place le Comité de Coopération Technique en Normalisation


(CCTN) dont les membres étaient les responsables des organismes nationaux de normalisation des
cinq îles de la COI. Le CCTN s'était rencontré cinq fois avec l’appui du PRIDE. Les activités réalisées
sont les suivantes :

• L'élaboration et la mise à jour d'un répertoire sur les normes, les règlements techniques, la
certification qualité et les laboratoires dans la région de la COI ;
• L’échange des informations normatives et techniques ;
• L’organisation des formations dans le domaine de la normalisation/qualité ;
• Un exercice d’intercomparaison de l’étalonnage d’un kilogramme ;
• Identification des laboratoires de la région pour servir comme centres régionaux d’essais;
• Identification des organisateurs d'essais d'aptitude pour laboratoires ;
• Etude préliminaire sur les besoins des laboratoires en matière de réparation/entretien des
équipements.

Comme appui aux entreprises de la région, le PRIDE :

• avait formé plus de trois cents opérateurs économiques, y compris une trentaine de formateurs à
la démarche qualité (ISO 9000, HACCP, audit qualité, etc.) ;
• avait accompagné une centaine d'entreprises dans leurs démarches qualité (mise en place du
système qualité ISO 9000, mise en place du système de management de l'environnement,
HACCP, amélioration de production, transfert de technologie et formation) ;
• avait organisé au mois de juillet 2001 une Convention Régionale de la Qualité qui avait permis
d'élaborer une Charte régionale de la Qualité, celle-ci ayant été signée en décembre 2001 par les
acteurs clés ;
• avait élaboré plusieurs documents de sensibilisation/formation, y compris un guide pratique de
management de la qualité, qui avaient été diffusés aux opérateurs économiques de la région.

La Charte régionale de la Qualité prévoit la mise sur pied du Mouvement Qualité de l’Océan Indien
(MQOI). Le Mouvement Qualité Océan Indien devait avoir le rôle de coordonner la promotion de la
Qualité, auprès de l'ensemble des organisations socio-économiques, afin de contribuer au
développement de la région. Le MQOI devait fédérer les associations, organisations et institutions et
individus qui œuvrent à la promotion du management de la Qualité dans la région.

L’objectif du MQOI était d’aider à l’amélioration de la compétitivité des entreprises de la sous région
de l'Océan Indien (Union des Comores, Réunion/France, Madagascar, Maurice et Seychelles) à
travers la promotion d’une politique régionale de la qualité et d’une synergie entre les différents
acteurs et partenaires de la région.

Partie C - La justification du programme

C1 - Les problèmes à résoudre

Les problèmes à résoudre, bien que spécifiques, ne sont pas une particularité de la zone Océan
Indien.
En effet, la question de la sécurité alimentaire concerne aujourd’hui l’ensemble des territoires et elle a
vocation à rester une priorité tant du point de vue sanitaire qu’économique.

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -45- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Aussi, compte tenu des éléments recueillis et des personnes rencontrées durant la formulation des
besoins, un certain nombre de points nécessitent d’être pris en compte pour assurer cette sécurité
tant attendue par les opérateurs et les populations de la zone :

• La lisibilité de la qualité des produits alimentaires et agroalimentaires n’est pas garantie pour
la zone OI
• Les BPHF ne sont pas partagées entre les opérateurs de la zone
• Les législations nationales des Etats-Membres en matière de sécurité alimentaire sont
disparates
• Les laboratoires ne sont pas, pour la très grande majorité, accrédités
• Les entreprises (artisanales, petites et moyennes) manquent d’information et d’appui pour
intégrer l’HACCP
• La formation des personnels demeure insuffisante

En outre, ces éléments liés à la sécurité alimentaire ont des répercussions économiques et sociales
pour toute la zone :

• Difficulté pour les PME d’exporter dans des régions à forte réglementation : UE, EU
• Stagnation des échanges intra-régionaux associée à une augmentation des coûts de
certaines matières premières et produits finis importés parfois d’Europe, le fret constituant
une part non négligeable du coût global (prix du carburant en particulier)
• Risques d’infections alimentaires comme certains Etats-Membres ont pu en rencontrer
ces dernières années

Enfin, la vocation du PSAOI est également de coordonner les programmes et/ou constats déjà prévus
ou réalisés sur le même thème.

La recherche d’optimisation et de mutualisation des moyens mais aussi des connaissances constitue
la colonne vertébrale du PSAOI.

Pour conclure sur la justification du programme PSAOI, il est utile de rappeler les conclusions
générales émanant des ateliers et des tables rondes organisés à l’initiative du CIRAD à la Réunion en
décembre 2007, et dont le contenu converge en tous points avec d’autres études récentes sur le
même sujet.

« Les objectifs pour répondre efficacement à ces enjeux peuvent être regroupés comme suit :

• Créer un observatoire de la qualité des produits agro-alimentaires


• Développer des systèmes intégrés de production durable – en insistant, quand cela paraît
intéressant sur la typicité et les produits de haute valeur ajoutée.
• Assurer la formation et les échanges dans le domaine de la qualité
• Identifier et harmoniser les exigences réglementaires régionales

L’ensemble des débats a été très riche et mené dans une ambiance cordiale et constructive. Les
différents partenaires de l’Océan indien sont convaincus qu'il est possible de travailler ensemble
autour de cette thématique sur la qualité des productions agricoles et des produits alimentaires.

La concrétisation d'un tel réseau sera d'autant plus pertinente si le projet est accueilli et porté par la
Commission de l’Océan Indien. »40

40
Qualité des productions agricoles et des produits alimentaires – Ateliers de novembre 2007 - Réunion

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -46- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

C2 - Situation escomptée à la fin du programme

Le PSAOI permettra de rendre opérationnelles toutes les études engagées sur le thème de la sécurité
alimentaire.

La vocation du programme est de faciliter l’appropriation par les entreprises des mesures SPS et OTC
de l’OMC par le développement de la qualité des produits alimentaires et agroalimentaires.

L’exécution du programme permet d’envisager les améliorations suivantes :

⇒ Existence d’un observatoire de la sécurité et de la qualité alimentaire OI


⇒ Création de marques sur des produits que les producteurs souhaitent protéger ou création
d’un label OI
⇒ Professionnalisation des acteurs privés et publics intervenant sur la question alimentaire
⇒ Mutualisation des moyens de contrôle et d’inspection des aliments
⇒ Mutualisation des connaissances liées à la qualité et aux BPFHA
⇒ Echanges de pratiques entre les acteurs
⇒ Intensification des échanges intra-régionaux et internationaux
⇒ Harmonisation des réglementations
⇒ Intensification du PPP

Indépendamment de ces éléments positifs attendus, il ressort que l’exécution du PSAOI est de nature
à optimiser l’utilisation des fonds provenant des différents bailleurs en mettant en synergie les moyens
et les projets.

C3 - Bénéficiaires

Le champ d’application du PSAOI est assez large et permet d’envisager des retombées sur un
nombre conséquent d’acteurs et de partenaires.

Les Etats-Membres de la COI

A travers le PSAOI, les Etats-Membres sont en mesure de compléter leurs programmes nationaux
programmés ou déjà engagés dans le domaine de la sécurité alimentaire et/ou qualité.
En particulier, la synergie recherchée dans la formalisation du PSAOI met le programme en
complémentarité avec ceux des Etats à la fois sur les actions et également sur les financements.
Les gouvernements, à travers le PSAOI, disposeront en outre d’un outil de négociation au niveau
international et régional avec les organisations en charge de la normalisation et des OTC.

Les opérateurs économiques

Les opérateurs économiques vont bénéficier du programme à trois niveaux :

9 Un premier concerne un assainissement du milieu des affaires vis-à-vis des importations à


faible coût qui représente un danger tant pour les consommateurs que pour les
entreprises destinées à la production nationale ; cet assainissement se traduira par une
concurrence plus loyale et une entrave aux importations des produits non conformes
9 Un second concerne l’accroissement de la compétitivité des produits destinés à
l’exportation sur les marchés internationaux
9 Et enfin un troisième concerne à des laboratoires accrédités, à des centres techniques
professionnalisés et à des bases de données actualisées sur les pratiques et les normes

La COI

La COI trouvera dans le programme une opportunité de développer l’espace économique Océan
Indien tant en interne qu’en relations internationales.

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -47- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

En outre, l’harmonisation des pratiques voire des réglementations ne peut que contribuer à faciliter les
échanges et à rassurer les opérateurs économiques.
Cette dynamique d’échanges est tout à fait favorable à l’intensification des échanges attendus dans la
zone tout en répondant à la problématique de la sécurité alimentaire qui répond aujourd’hui à la fois
aux préoccupations de qualité des aliments mais également aux préoccupations de quantité produits
nécessaires à l’alimentation d’une population en constante évolution démographique.

Les laboratoires d’analyse

Les laboratoires seront à la fois mieux dotés en équipements d’analyse mais aussi en techniques et
en formation des personnels.
La perspective des échanges intra-régionaux participe largement au développement de l’expertise des
laboratoires et favorisera sans conteste la gamme de services proposés par les laboratoires.

Les services d’inspection

A l’image des laboratoires, les services d’inspection seront également en mesure de proposer des
contrôles plus fiables à travers une dotation complémentaire en équipements et en formation des
personnels.

Les consommateurs

Les consommateurs vont pouvoir bénéficier à la fois de produits plus sûrs pour leur santé leurs
besoins nutritionnels et aussi d’une meilleurs information à travers la participation active des
associations de consommateurs selon la logique actuelle de « consom’acteurs ».

C4 - Stratégie d’exécution et cadre institutionnel du programme

Le cadrage institutionnel du PSAOI repose sur les principes suivants :

• Opérationnalisation du PPP
• Optimisation des fonds des bailleurs
• Cohérence des interventions
• Partage des attributions
• Responsabilisation des acteurs

Le PSAOI sera confié à la COI qui en assurera la présidence.


Le secrétariat sera assuré par l’UCCIOI.
L’assistance technique sera quant à elle assurée par l’ONUDI.

En outre, un bureau sera constitué avec le recrutement de 2 personnes destinées à assurer la


continuité et la pérennité du programme. Ce bureau sera recruté par le CPPSAOI et placé sous
l’autorité fonctionnelle de l’UCCIOI.

La mise en œuvre du programme repose sur l’existence des instances suivantes :

Ö Le Comité de Pilotage (CPPSAOI)


Ö Le Comité Technique (CTPSAOI)
Ö Le Comité Opérationnel (COPSAOI)
Ö Le Bureau du programme (BSAOI)

Le CPPSAOI

Le Comité de Pilotage est l’instance chargée de la stratégie du dispositif : arbitrages, choix,


orientations, priorités et gestion budgétaire.

Le CPPSAOI assure entre autres missions :

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -48- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

• Le recrutement d’un prestataire de service privé pour l’animation du COPSAOI


• La programmation budgétaire de l’activité du PSAOI
• Le contrôle de l’exécution budgétaire et de sa légalité
• Les choix stratégiques des opérations à mettre en place en fonction du reporting effectué
par le CTPSAOI et le COPSAOI
• La coordination d’un Observatoire de la Sécurité Alimentaire Océan Indien (OSAOI) mis
en place avec les autres comités du PSAOI
• La mise en adéquation des différentes initiatives privées et publiques liées à la sécurité
alimentaire dans son périmètre géographique de responsabilité
• Arbitrage en matière d’attributions de primes et subventions aux laboratoires, centres
techniques et entreprises

Sa présidence est assurée par la Présidence de la Commission de l’Océan Indien.

Le secrétariat est assuré par l’UCCIOI.

Les membres du CPPSAOI sont au minimum les suivants :

⇒ La Présidence de la COI ou sa représentation


⇒ Un membre de l’UCCIOI
⇒ Un membre de chaque gouvernement : Maurice, Madagascar, Union des Comores,
Seychelles et France (Réunion) ; idéalement, il serait souhaitable d’intégrer des
représentants des Ministères de l’agriculture, de la santé ou de l’environnement selon les
possibilités
⇒ Un représentant de l’ONUDI
⇒ Un représentant de chaque bailleur de fonds : UE pour le FED, Préfecture de la Réunion
pour le FEDER…

La CPPSAOI se réunit une fois par an à la fin du 1er trimestre de l’année civile. Les réunions se
dérouleront au Siège de la COI à Maurice.

Le CTPSAOI

Le Comité Technique est l’instance chargée de la veille réglementaire et technique.

Le Comité Technique est placé sous la responsabilité de l’ONUDI.

Le CTPSAOI « joue » le rôle d’OSAOI : veille

Les missions du CTPSAOI consiste à :

• Assurer une veille sur l’évolution des législations nationales des Etats-Membres de la COI
en matière de sécurité alimentaire
• Assurer une veille réglementaire sur l’évolution en matière de normes nationales,
régionales, européennes et internationales
• Assurer une veille sur les BPHF
• Assurer une veille sur l’évolution des techniques de contrôle et de métrologie
• Informer le COPSAOI, le CPPSAOI et le BSAOI des conclusions des veilles effectuées
• Informer les laboratoires chargés de l’analyse officielle des produits alimentaires sur les
questions de métrologie et de techniques de contrôle des aliments
• Assurer une veille sanitaire et phytosanitaire au sein de la zone OI
• Diagnostic des niveaux d’investissements nécessaires pour les laboratoires dans le cadre
des subventions accordées par le CPPSAOI

Les membres du CTPSAOI sont les suivants :

⇒ Un représentant de l’ONUDI

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -49- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

⇒ Les responsables des organismes d’accréditation : MAURITAS, COFRAC …


⇒ Les directeurs des bureaux de normalisation et de certification : MSB, BNM, SBS,
ONACSA

Le CTPSAOI se réunit 2 fois par an, en février et en septembre. Les réunions se dérouleront à la
Réunion.

Le COPSAOI

Le Comité Opérationnel est l’instance chargée de la mise en œuvre des actions régionales, de
l’accompagnement des actions nationales et de la coordination / mutualisation des politiques et
programmes nationaux.
En outre, le COPSAOI assure la communication et l’animation des acteurs qualité de la COI.

Le Comité Opérationnel est placé sous la responsabilité d’un prestataire de service privé afin de situer
le programme COI dans le périmètre et les objectifs de PPP de l’OMC.

Les missions du COPSAOI sont les suivantes :

• Mettre en œuvre la stratégie du CPPSAOI


• Concevoir les actions pertinentes à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs fixés dans
le PSAOI
• Assurer le suivi des actions engagées
• Assurer un accompagnement de chaque Etat-Membre dans la mise en œuvre des actions
liées à la sécurité alimentaire
• Assurer un reporting au CPPSAOI sur les actions et sur les difficultés rencontrées sur le
terrain
• Organiser le secrétariat régional du Codex en lien avec les points focaux nationaux Codex
• Organiser le secrétariat régional SPS et OTC avec les points focaux nationaux respectifs

Les membres du COPSAOI sont les suivants :

⇒ Le prestataire de service privé retenu par le CPPSAOI en tant qu’animateur


⇒ Les consultants nationaux des programmes de mise à niveau ONUDI / SADC pour
Maurice et Madagascar et les consultants recrutés pour le PSAOI pour l’Union des
Comores et les Seychelles

Le COPSAOI se réunit 4 fois par an, en début de chaque trimestre, soit en janvier, avril, en juillet et
en octobre.

Les réunions alterneront sur les différents Etats-Membres afin de favoriser les échanges et la
participation d’autres acteurs du pays d’accueil (Organisations patronales, consulaires, associations
qualité et de consommateurs …)

Le BSAOI

Le Bureau est l’organe permanent du PSAOI et permet d’assurer les missions suivantes :

• Secrétariat des comités du PSAOI


• Saisie des informations dans la base de données « BPHF » de l’intranet COI ainsi que la
base de mutualisation des normes et règlements en vigueur
• Organisation logistique des réunions et du « Prix régional BPHF OI »
• Recueil d’informations émanant des comités
• Gestion du CRDOI

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -50- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

• Tenue d’une revue en format électronique « Sécurité alimentaire OI »


• Gestion administrative du programme
• Gestion financière du programme

Le BSAOI est assuré par 2 salariés recrutés spécifiquement pour ce programme : un(e) directeur
(trice) du BSAOI et un(e) assistant(e) de direction.
Il sera hébergé au sein de la COI à Quatre-Bornes, Maurice et constitue la structure opérationnelle du
programme qui travaillera en collaboration étroite avec les différents comités du programme.

9 Le (la) directeur (trice) du BSAOI

Sous l’autorité fonctionnelle de l’UCCIOI, le (la) directeur (trice) est chargé(e) de mettre en œuvre les
décisions arrêtées par le CPPSAOI.
Il(elle) gère les ressources humaines, budgétaires et administratives du BSAOI de façon à garantir
l’exécution et la conduite du programme.

9 Le (l’) assistant (e) du BSAOI

La personne en charge de cette fonction assure la responsabilité du secrétariat du BSOI ainsi que
toutes les tâches administratives relatives au fonctionnement du BSAOI dont l’instruction
administrative des dossiers de subventions

PROFIL DE POSTE SYNTHETIQUE DES RESSOURCES HUMAINES DU BSAOI

POSTE PROFIL
Directeur (trice) Niveau bac + 5 minimum, idéalement dans la gestion ou l’économie
Expérience de management de projet
Expérience de gestion de dispositif d’appui à l’entreprise
Connaissances des dispositifs de sécurité alimentaire et des normes
correspondantes
Facilité en matière de communication
Capacité à l’analyse budgétaire
10 ans d’expérience minimum en tant que cadre
Pratique du français et de l’anglais
Assistant (e) de Niveau bac + 2, idéalement dans le domaine de la gestion
direction Bonne pratique de l’informatique de gestion et de la bureautique
Pratique de l’internet, intranet et extranet
Bonne capacité rédactionnelle en français et en anglais
Capacité à travailler de manière autonome et responsable
5 ans d’expérience professionnelle minimum

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -51- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

ESTIMATION DES FRAIS DE FONCTIONNEMENT DU BSAOI

RUBRIQUE DETAIL Année1 Année 2 Année 3 TOTAL


Charges de 1 directeur (trice) 26 400 27 720 29 106 83 226
personnel 1 assistant (e)
(charges
patronales
comprise et 5 %
de progression
annuelle)
Polices Assurances médicales 2 000 2 000 2 000 6 000
d’assurances (personnel,
responsabilité civile,
couverture bureaux et
équipements)
Sous-traitance Prestataire pour la 3 000 3 200 3 500 9 700
comptabilité et tenue des comptes et la
finances gestion des
engagements
Frais de Téléphone et courrier 4 000 4 500 5 000 13 500
communication Abonnement Internet
Consommables Papeterie, 1 000 1 500 2 000 4 500
consommables
informatiques, petit
matériel
Divers
Frais de transport Carburant et 1 000 1 000 1 000 3 000
déplacements locaux
TOTAL 119 926
120 000

ESTIMATION DU BUDGET D’EQUIPEMENT DU BSAOI

RUBRIQUE DETAIL MONTANT


Equipements 1 poste de travail fixe 3 000
informatiques et 1 portable
bureautiques 1 imprimante laser
1 imprimante portable
Transports 1 véhicule 15 000
Equipements Postes internes commutateur 200
téléphoniques Portables
Divers Imprévus 1 000
19 200
TOTAL 20 000

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Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Les critères d’éligibilité aux subventions du PSAOI41

Les subventions accordées au titre du PSAOI ne concernent que les Etats-Membres suivants :
Maurice, Madagascar, Union des Comores et Seychelles.
En effet, la Réunion est la région de la zone la plus avancée sur ce type de démarche et les
investissements déjà réalisés tant en équipements qu’en formation des personnels la situent à un
niveau ne nécessitant pas un recours aux subventions du PSAOI.
L’expertise de la Réunion servira par contre à accompagner sur le plan technique toutes les structures
des Etats-Membres selon les appels à projets formulés par le CPPSAOI durant le déroulement du
programme.

Pour les laboratoires officiels

Les laboratoires disposeront des subventions suivantes :

• Subvention immatérielle à l’accompagnement d’une démarche ISO 17025 à hauteur de 80


% du coût, avec un plafond de 50 000 euros par laboratoire
• Subvention matérielle à l’investissement nécessaire en équipements de contrôle et
d’essai à hauteur de 80 % du coût justifié par un diagnostic préalable par le CTPSAOI et
plafonné à 75 000 euros par laboratoire

La subvention immatérielle est conditionnée par la contractualisation par le laboratoire avec un


prestataire chargé d’accompagner la démarche ISO 17025 afin de garantir l’issue favorable de la
démarche.

La subvention matérielle est soumise à la règle de la consultation et du contrôle de l’effectivité de


l’investissement.

Pour les entreprises

Les entreprises, uniquement des TPE et PME, bénéficieront d’une subvention immatérielle destinée à
les accompagner dans leurs BPHF et dans la formation de leurs personnels.
Cette subvention, unique pour la durée du PSAOI, est accordée à l’entreprise sous condition
d’engager la démarche avec une autorité compétente : laboratoire officiel, centre technique ou
prestataire privé agréé par le CPPSAOI en concertation avec le CTPSAOI.

La subvention est attribuée à un niveau variable en fonction de la démarche engagée :

• Accompagnement démarche HACCP : 4 000 € / entreprise


• Accompagnement démarche ISO 22000 : 20 000 € / entreprise

41
Répartition des subventions en annexe 4

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -53- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Partie D - Description du programme

D1 - Objectifs

Objectif général du programme

Permettre aux Etats-Membres de la COI de disposer d’un outil de gestion de la sécurité alimentaire
dans la zone, de mutualiser leurs moyens de contrôle et d’essais, d’accompagner leurs entreprises
dans leur démarche qualité et de développer le commerce régional et international.

Objectifs spécifiques du programme

Le programme, outre les actions de sensibilisation, de coordination et d’accompagnement se fixe des


objectifs quantitatifs à atteindre :

9 Accompagner 10 laboratoires de la zone dans une démarche ISO 17025


9 Former 1 000 salariés d’entreprises à la démarche BPHF ou HACCP
9 Accompagner 500 démarches HACCP
9 Accompagner 150 démarches ISO 22000 ou autres standards

D2 - Activités

1. Activités régionales

Le programme est articulé en deux parties : les activités régionales prises en charge exclusivement
par la COI et les activités nationales prises en charge de manière complémentaire par les
gouvernements respectifs des Etats-Membres.

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -54- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Dans le descriptif des activités du volet régional, il est convenu que le BSAOI apparaît comme partie impliquée à tous les niveaux mais il est implicite que ses
interventions sont convenues, validées ou coréalisées avec les différents comités du PSAOI : CPPSAOI, CTPSAOI (dont OSAOI) et COPSAOI en fonction
des thématiques abordées et traitées dans le programme.

Fiche d’activités 1.1


1. MISE EN PLACE D’UN SYSTEME REGIONAL DE PILOTAGE DU PSAOI
Composante 
1.1 Instances de coordination
Sous composante 
Indicateur de succès  Mise en place des 4 instances CPPSAOI, CTPSAOI, COPSAOI et BSAOI 
Services de l’ONUDI concernés   
Contrepartie  COI 
Activités pour la sous‐composante  Parties   Durée en mois  Repères  
impliquées  Début   Fin  
1.1.1 Mise en place d’un comité de pilotage (CPPSAOI)
COI II / IX II / IX Constitution du CPPSAOI
ONUDI
1.1.2 Mise en place d’un comité technique (CTPSAOI)
COI II / IX II / IX Constitution du CTPSAOI
ONUDI
1.1.3 Mise en place d’un comité opérationnel (COPSAOI)
COI II / IX II / IX Constitution du COPSAOI
ONUDI
1.1.4 Mise en place d’un bureau (BSAOI)
COI III / IX III / IX Constitution du BSAOI
ONUDI

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -55- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Fiche d’activités 1.2


1. MISE EN PLACE D’UN SYSTEME REGIONAL DE PILOTAGE DU PSAOI
Composante 
1.2 Coopération interrégionale
Sous composante 
Indicateur de succès  Documentations technique et réglementaire constituée 
1 voyage au sein du COMESA, 1 voyage au sein de la SADC 
Services de l’ONUDI concernés   
Contrepartie  COI 
Activités pour la sous‐composante  Parties   Durée en mois  Repères  
impliquées  Début  Fin  
1.2.1 Veille technique et réglementaire
BSAOI IV / IX V / IX 1 liste de règlements internationaux en sécurité sanitaire
ONUDI 1 liste de techniques d’analyse et de contrôle
Expert FAO Listes actualisées à l’issue des réunions du CTPSAOI
1.2.2 Voyages d’études COMESA et SADC
BSAOI VII / IX XII / IX Voyages et visites réalisés au cours du second semestre 2009
ONUDI
COMESA
SADC

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -56- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Fiche d’activités 1.3


1. MISE EN PLACE D’UN SYSTEME REGIONAL DE PILOTAGE DU PSAOI
Composante 
1.3 Coopération intra‐régionale
Sous composante 
Indicateur de succès  Elaboration d’une loi cadre pour la protection des consommateurs 
Marques de produits certifiées ou label OI créé 
Services de l’ONUDI concernés   
Contrepartie  COI 
Activités pour la sous‐composante  Parties   Durée en mois  Repères  
impliquées  Début   Fin  
1.3.1 Harmonisation et amélioration des textes juridiques et réglementaires,
BSAOI V / IX VII / Texte de loi cadre
y compris pour la protection et l’information des consommateurs
IX
ONUDI
Expert juridique
Expert normalisation
1.3.2 Création de marques et/ou de label OI
BSAOI IV / IX - Documents officiels et certifiés
ONUDI
Expert international
1.3.3 Création d’un Observatoire Sécurité Alimentaire Océan Indien (OSAOI)
BSAOI IV / IX VI / Orientations et tableau de bord
IX défini par le BSAOI
ONUDI
Expert FAO

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -57- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Fiche d’activités 2.1


2. MISE EN PLACE D’UN SYSTEME REGIONAL D’ACCREDITATION ET DE CERTIFICATION
Composante 
2.1 Mise en réseau des laboratoires 
Sous composante 
Indicateur de succès  Liste de laboratoires organisés en réseaux sectoriels 
Services de l’ONUDI concernés   
Contrepartie  COI 
Activités pour la sous‐composante  Parties   Durée en mois  Repères  
impliquées  Début   Fin  
2.1.1 Organisation des laboratoires en réseaux sectoriels
BSAOI V / IX VI / IX Réseaux régionaux organisés
ONUDI
Expert laboratoires

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -58- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Fiche d’activités 2.2


2. MISE EN PLACE D’UN SYSTEME REGIONAL D’ACCREDITATION ET DE
Composante  CERTIFICATION
2.2 Coordination des réseaux de laboratoires 
Sous composante 
Indicateur de succès  Coopération Ministères / laboratoires / services d’inspection opérationnelle 
Information de tous les acteurs effective 
Services de l’ONUDI concernés   
Contrepartie  COI 
Activités pour la sous‐composante  Parties   Durée en mois Repères  
impliquées  Début  Fin  
2.2.1 Formation d’auditeurs de laboratoires
BSAOI / ONUDI III / IX V / IX Auditeurs formés
Expert
accréditation
2.2.2 Harmonisation des méthodes d’analyse des produits alimentaires
BSAOI / ONUDI IV / IX VI / IX Validation de méthodes d’analyse
communes
Expert
accréditation
2.2.3 Formation en gestion de la qualité des laboratoires
BSAOI / ONUDI III / IX V / IX Personnels des laboratoires formés
Expert laboratoires
2.2.4 Sélection et formation de formateurs régionaux d’inspecteurs des
BSAOI / ONUDI III / IX III / IX 8 formateurs régionaux d’inspecteurs
laboratoires
formés
Expert laboratoires
2.2.5 Harmonisation des critères et techniques d’inspection des
BSAOI / ONUDI IV / IX VI / IX Validation de techniques d’inspection
laboratoires
communes
Expert laboratoires
2.2.6 Coopération entre les Ministères, services d’inspection
BSAOI / ONUDI II / IX II / IX Information sur le programme délivrée à
réglementaires et les laboratoires
tous acteurs

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -59- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Fiche d’activités 2.3


2. MISE EN PLACE D’UN SYSTEME REGIONAL D’ACCREDITATION ET DE
Composante  CERTIFICATION
2.3 Renforcement des capacités des laboratoires
Sous composante 
Indicateur de succès  Laboratoires équipés et personnels formés 
Services de l’ONUDI concernés   
Contrepartie  COI 
Activités pour la sous‐composante  Parties   Durée en mois  Repères  
impliquées  Début   Fin  
2.3.1 Analyse des besoins en équipements des laboratoires
BSAOI / ONUDI II / IX II / IX Liste des équipements à acquérir
Expert laboratoires
2.3.2 Achat des équipements et des instruments d’analyse et
BSAOI / ONUDI III / IX IV / IX Equipements installés
d’étalonnage

2.3.3 Formation en maintenance des instruments et des équipements


BSAOI / ONUDI IV / IX V / IX Personnels formés
Expert laboratoires

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -60- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Fiche d’activités 3.1


3. MISE EN PLACE D’UN SYSTEME REGIONAL DE NORMALISATION
Composante 
3.1 Accompagnement des infrastructures de normalisation 
Sous composante 
Indicateur de succès  Structures de normalisation coordonnées et opérationnelles 
Services de l’ONUDI concernés   
Contrepartie  COI 
Activités pour la sous‐composante  Parties   Durée en  Repères  
mois 
impliquées 
Début   Fin  
3.1.1 Coordination des structures de normalisation
BSAOI / ONUDI II / IX VII / Schéma de coordination validé
IX
3.1.2 Formation des directeurs et des responsables techniques des
BSAOI / ONUDI II / IX VI / Personnels formés
structures de normalisation
IX
Expert
normalisation
3.1.3 Voyage d’étude dans un bureau de normalisation européen
BSAOI / ONUDI VII / XII / Voyage et visite organisés au cours du second
IX IX semestre 2009

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -61- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Fiche d’activités 3.2


3. MISE EN PLACE D’UN SYSTEME REGIONAL DE NORMALISATION
Composante 
3.2 Gestion documentaire 
Sous composante 
Indicateur de succès  Bases de données développées et fonctionnelles 
Personnels qualifiés pour la recherche d’informations 
Services de l’ONUDI concernés   
Contrepartie  COI 
Activités pour la sous‐composante  Parties   Durée en mois  Repères  
impliquées  Début   Fin  
3.2.1 Mise en réseau des documentations nationales
BSAOI / ONUDI IV / IX V / IX Réseaux nationaux fonctionnels
Expert informatique
3.2.2 Mise en place d’un Centre Régional de Documentation
BSAOI / ONUDI IV / IX V / IX Réseau régional fonctionnel
Océan Indien (CRDOI)
Expert informatique
Expert
documentaliste
3.2.3 Achat d’équipements pour la documentation du CRDOI et
BSAOI / ONUDI II / IX III / Equipements installés
pour les centres nationaux
IX
3.2.4 Formation des personnels chargés des documentations
BSAOI / ONUDI III / IX III / Personnels formés
nationales et régionale : recherche via internet, gestion des
IX
bases de données … Expert
documentaliste

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -62- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Fiche d’activités 3.3


3. MISE EN PLACE D’UN SYSTEME REGIONAL DE NORMALISATION
Composante 
3.3 Mise en place d’un secrétariat CODEX OI 
Sous composante 
Indicateur de succès  Secrétariat opérationnel avec animation du réseau des points focaux nationaux et 
coopération avec le CODEX ALIMENTARIUS 
Services de l’ONUDI concernés   
Contrepartie  COI 
Activités pour la sous‐composante  Parties   Durée en mois  Repères  
impliquées  Début   Fin  
3.3.1 Définition d’une politique commune envers le CODEX
BSAOI / ONUDI III / IX VII / Politique définie et connue
ALIMENTARIUS
IX
Expert normalisation

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -63- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Fiche d’activités 3.4


3. MISE EN PLACE D’UN SYSTEME REGIONAL DE NORMALISATION
Composante 
3.4 Coordination des points focaux nationaux
Sous composante 
Indicateur de succès  Harmonisation des politiques nationales OTC et SPS 
Services de l’ONUDI concernés   
Contrepartie  COI 
Activités pour la sous‐composante  Parties   Durée en mois  Repères  
impliquées  Début Fin
3.4.1 Coordination des points focaux nationaux OTC sur la base
BSAOI III / IX VII / Politique définie et commune
des produits à définir
IX
Experts
internationaux et
nationaux
3.4.2 Coordination des points focaux nationaux SPS sur la base
BSAOI III / IX VII / Politique définie et commune
des produits à définir
IX
Experts
internationaux et
nationaux

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -64- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Fiche d’activités 3.5


3. MISE EN PLACE D’UN SYSTEME REGIONAL DE NORMALISATION
Composante 
3.5 Formation et sensibilisation 
Sous composante 
Indicateur de succès  Formation de formateurs régionaux 
Services de l’ONUDI concernés   
Contrepartie  COI 
Activités pour la sous‐composante  Parties   Durée en mois  Repères  
impliquées  Début   Fin  
3.5.1 Formation de formateurs régionaux en normalisation
BSAOI / ONUDI IV / IX VI / 20 formateurs formés au niveau régional
IX
Expert normalisation
3.5.2 Recensement des besoins nationaux en normalisation des
BSAOI IV / IX VI / Liste des besoins nationaux
produits alimentaires
IX
Expert normalisation

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -65- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Fiche d’activités 4.1


4. MISE EN PLACE D’UN SYSTEME REGIONAL DE PROMOTION DES BPHF
Composante 
4.1 Accompagnement des infrastructures de la qualité 
Sous composante 
Indicateur de succès  Réseau d’acteurs privés et publics opérationnels 
Centres techniques régionaux effectifs 
Services de l’ONUDI concernés   
Contrepartie  COI, entreprises privées agroalimentaires et producteurs 
Activités pour la sous‐composante  Parties   Durée en mois  Repères  
impliquées  Début   Fin  
4.1.1 Mise en place d’une base de données sur les acteurs
BSAOI / ONUDI II / IX II / IX Liste des acteurs avec proposition des
privés et publics en accompagnement d’une démarche qualité,
infrastructures à renforcer
par Etat- membre Expert qualité

4.1.2 Identification et coordination des associations de


BSAOI / ONUDI II / IX IV / Liste des associations de consommateurs par
consommateurs sur le thème de la qualité des aliments
IX pays et plan d’action communication défini
Expert qualité
4.1.3 Création de centres techniques régionaux
BSAOI / ONUDI II / IX VII / Identification des centres nationaux existants et
IX de leurs potentialités à devenir régionaux,
Expert qualité
création de centres

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -66- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Fiche d’activités 4.2


4. MISE EN PLACE D’UN SYSTEME REGIONAL DE PROMOTION DES BPHF
Composante 
4.2 Organisation de prix BPHF nationaux et d’un prix régional BPHF OI 
Sous composante 
Indicateur de succès  Réalisation des 1ers prix nationaux et régional en 2010 
Services de l’ONUDI concernés   
Contrepartie  COI, entreprises privées agroalimentaires et producteurs 
Activités pour la sous‐composante  Parties   Durée en mois  Repères  
impliquées  Début   Fin  
4.2.1 Détermination des critères et des modalités d’organisation
BSAOI / ONUDI III / IX III / Critères et modalités validées
de prix nationaux BPHF
IX
Expert qualité
4.2.2 Détermination des critères et des modalités d’organisation
BSAOI / ONUDI III / IX III / Critères et modalités validées
d’un prix régional BPHF OI
IX
Expert qualité
4.2.3 Formation d’auditeurs pour les prix BPHF nationaux et OI
BSAOI / ONUDI III / IX IV / Auditeurs identifiés et formés
IX
Expert qualité

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -67- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Fiche d’activités 4.3


4. MISE EN PLACE D’UN SYSTEME REGIONAL DE PROMOTION DES BPHF
Composante 
4.3 Sensibilisation et formation au management de la qualité 
Sous composante 
Indicateur de succès  Réalisation des 1ers prix nationaux et régional en 2010 
1 000 salariés d’entreprises publiques et privées formés 
Services de l’ONUDI concernés   
Contrepartie  COI, entreprises agroalimentaires et producteurs 
Activités pour la sous‐composante  Parties   Durée en mois  Repères  
impliquées  Début   Fin  
4.3.1 Formation de consultants privés
BSAOI / ONUDI III / IX V / IX Consultants identifiés et formés
Expert qualité
4.3.2 Appui à l’information et à la sensibilisation des entreprises
BSAOI / ONUDI III / IX VII / Campagnes et informations réalisées
en HACCP et qualité, la formation, la certification et l’audit
IX
Expert qualité
4.3.3 Appui à l’information et à la sensibilisation des
BSAOI / ONUDI III / IX VII / Campagnes réalisées
consommateurs
IX
Expert qualité
4.3.4 Formation de salariés d’entreprises
Formateurs régionaux V / IX - 1 000 salariés formés
Structures
d’accompagnement

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -68- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

2. Activités nationales

Au niveau de chaque pays, le programme devra permettre de :

9 Créer ou renforcer les centres techniques nationaux et les structures chargées de


l’accompagnement des entreprises
9 Créer ou renforcer les organismes nationaux de normalisation
9 Favoriser le haut niveau d’expertise des cadres publics chargés de la normalisation, la
certification et l’accréditation
9 Renforcer les capacités d’analyse et de contrôle des laboratoires officiels
9 Faciliter le développement des normes nationales destinées à la protection des
consommateurs et aux produits d’exportation
9 Impliquer chaque acteur dans un partenariat privé / public effectif

Afin d’atteindre ces objectifs, le programme au niveau national reposera sur les activités suivantes42 :

42
Les numérotations des activités régionales et nationales sont identiques et permettent de faire le lien entre les deux volets régional et
nationaux

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -69- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

1. MISE EN PLACE D’UN SYSTEME REGIONAL DE PILOTAGE DU PSAOI

1.1 Instances de  
coordination 1.1.3 Etablissement de comités nationaux des acteurs pour la mise en place et 
le suivi du programme 
 
1.2 Coopération  
interrégionale 1.2.1 Recensement des textes juridiques et réglementaires internationaux 
Recensement des techniques utilisables 

1.3 Coopération intra-  


régionale 1.3.1 Recensement des textes juridiques et réglementaires nationaux 
Complément du dispositif régional 

 
1.3.2 Recensement des produits pouvant faire l’objet d’un label régional 

 
1.3.3 Recensement zoonoses alimentaires et des intoxications 
Identification des BPHF 

2. MISE EN PLACE D’UN SYSTEME REGIONAL D’ACCREDITATION ET DE CERTIFICATION

2.1 Mise en réseaux des  


laboratoires 2.1.1 Création d’un réseau national de laboratoires officiels 
 

2.2 Coordination des  


réseaux de laboratoires 2.2.1 Appui aux audits pilotes de laboratoires  
 
 
2.2.2 Recensement des méthodes d’analyses par pays et harmonisation 
 
 
2.2.3 Appui à la mise en place de la gestion de la qualité 
 
 
2.2.4 Coopération entre les services d’inspection et les laboratoires au niveau 
national 
 
 
2.2.5 Formation d’inspecteurs dans chaque pays (8 au total soit 3 pour 
Maurice, 3 pour Madagascar, 1 pour Union des Comores et 1 pour Seychelles) 
 
 
2.2.6 Sensibilisation des acteurs 
 

2.3 Renforcement des  


capacités des 2.3.1 Recensement des besoins par laboratoire 
laboratoires  

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -70- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

 
2.3.2 Livraison des équipements aux laboratoires et aux services d’inspection 
 

3. MISE EN PLACE D’UN SYSTEME REGIONAL DE NORMALISATION

3.1 Accompagnement  
des infrastructures de 3.1.1 Création ou renforcement des structures nationales 
normalisation
3.2 Gestion  
documentaire 3.2.1 Création ou renforcement de centres de documentations nationaux 
 
 
3.2.3 Livraison des documentations et des équipements aux différents centres 
de documentations 
 
3.3 Mise en place d’un  
secrétariat CODEX OI 3.3.1 Création ou renforcement des points focaux Codex Alimentarius 
 
3.4 Coordination des  
points focaux nationaux 3.4.1 Création ou renforcement des points focaux nationaux OTC 
 
 
3.4.2 Création ou renforcement des points focaux nationaux SPS 
 
3.5 Formation et  
sensibilisation 3.5.1 Organisation de 3 séminaires nationaux pour cadres d’entreprises et 
publics 
 

4. MISE EN PLACE D’UN SYSTEME REGIONAL DE PROMOTION DES BPHF

4.1 Accompagnement  
des infrastructures de la 4.1.1 Recensement national des acteurs et de leurs potentiels respectifs 
qualité  
 
4.1.2 Recensement national des associations de consommateurs et création 
d’une base de données sur la protection des consommateurs 
 
 
4.1.3 Renforcement des centres techniques nationaux destinés à devenir 
centres techniques régionaux 
 
4.2 Organisation de prix  
BPHF nationaux et d’un 4.2.1 Mise en place de comités nationaux « Prix BPHF » 
prix régional BPHF OI

 
4.2.3 Réalisation en doublons d’audits 
 
 
4.3 Formation et  
sensibilisation au 4.3.1 Organisation de 3 séminaires nationaux pour cadres privés et publics 
management de la  
qualité  

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -71- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

4.3.2 Campagne d’information par l’intermédiaire des réseaux nationaux 
d’acteurs privés et publics de la base de données 
 
 
4.3.3 Campagnes d’information médias grand public 
 
 
4.3.4 Organisation de formation pour les salariés en entreprises 
 

Ces activités communes aux différents Etats-Membres doivent impérativement être complétées par
des activités spécifiques nationales liées aux particularités de chaque Etat et de leur contexte différent
en matière de sécurité alimentaire mais aussi de typologies de productions.
On retrouve ces activités nationales dans les descriptifs ci-après.
Ces activités reprennent certaines évoquées dans le tableau précédent afin de les préciser sur le plan
technique.

MAURICE

• Mise en place d’une coordination nationale des infrastructures privées


OBJECTIF(S) et publiques relatives à la sécurité alimentaire
• Renforcement des capacités nationales existantes
A l’exception d’un seul, laboratoires non accrédités ; insuffisance de
Problème(s) à coordination nationale et sensibilisation des entreprises
résoudre

ACCREDITATION / CERTIFICATION
Composante 2 • Laboratoires équipés et dotés de méthodes d’analyse et
de management de la qualité conformes aux exigences
internationales de l’ISO et de l’OMS
• Le MAURITAS opérationnel avec ses activités de
normalisation et d’accréditation des organismes de
certification
• Coopération entre services d’inspection et laboratoires
Indicateur(s) de succès • Laboratoires accrédités selon la norme ISO 17025 pour
les produits prioritaires : letchi, ananas, lait, volaille,
cervidé, poisson et miel
• Personnels formés
• Schéma d’intervention de MAURITAS en direction des
organismes de certification validé
• Services d’inspection opérationnels
Contrepartie(s) MAIF, MAURITAS, laboratoires, PMMN Maurice
Partie(s) Durée
Activités impliquée(s) Repères
Début Fin
2.1.1 Identification des réseaux MAURITAS, IV / IX VII Réseaux en place
sectoriels nationaux de laboratoires ONUDI, CTPSAOI / IX
selon les produits prioritaires Expert international
2.2.1 Organisation d’audits pilotes MAURITAS, III / IX V / Audits réalisés
des laboratoires ONUDI, CTPSAOI IX
Expert international
2.2.2 Définition et complément de MAURITAS, III / IX IV / Méthodes d’analyses
méthodes d’analyses destinées à CTPSAOI, IX communes validées
être utilisées par les laboratoires laboratoires
Expert international
2.2.3 Assistance dans la création et ONUDI II / IX IV / Systèmes de la gestion

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -72- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

la mise en place des systèmes de Laboratoires IX de la qualité


gestion de la qualité dans les Expert international opérationnels
laboratoires
2.2.3 Conseil sur les modalités de ONUDI V / IX V/ Modalités validées
reconnaissance du schéma Expert international IX
d’accréditation de MAURITAS
2.2.3 Application des critères du MAURITAS V / IX VI / Schéma d’accréditation
CPPSAOI pour le schéma CPPSAOI IX validé
préliminaire d’accréditation des ONUDI
laboratoires Expert international
2.2.4 et 2.2.5 Formation de cadres ONUDI III / IX V/ Personnel formé
de MAURITAS et des laboratoires IX
2.2.6 Réunion de présentation du MAURITAS VI / IX VI / Réunion organisée
schéma d’accréditation des CTPSAOI IX
laboratoires aux Ministères
concernés et aux services
d’inspection
2.3.1 Evaluation des besoins en Laboratoires II / IX II / Liste des équipements et
équipements et instruments pour les ONUDI IX instruments par
produits prioritaires à contrôler Expert international laboratoire
2.3.2 Contrôle de l’installation des MAURITAS V / IX V/ Equipements installés
équipements et des instruments ONUDI IX conformes aux
dans les laboratoires prévisionnels
NORMALISATION
Composante 3 • Création d’un centre national de documentation sur les
normes et techniques de contrôle et d’analyse
• Création d’un Comité National du Codex Alimentarius
Indicateur(s) de succès • Centre de documentation national opérationnel géré par
le MSB
• CNCA opérationnel fin 2009
Contrepartie(s) MAURITAS, MSB
Partie(s) Durée
Activités impliquée(s) Repères
Début Fin
3.1.1 Elaboration des procédures MSB II / IX III / Procédures définies et
pour l’élaboration des normes MAURITAS IX validées par le CTPSAOI
nationales Expert international
3.1.1 Formation des cadres à MAURITAS II / IX VII Personnel formé
l’élaboration des normes et MSB / IX
règlements techniques ONUDI
3.1.1 Appui au renforcement du MAURITAS II / IX VII Recueil des textes
cadre réglementaire et législatif dans MSB / IX réglementaires et
le contexte de l’harmonisation ONUDI législatifs en place
régionale COI
3.1.1 Création du CNCA de Maurice MAURITAS, MAIF IV / IX XII CNCA constitué et
ONUDI / IX opérationnel
FAO / OMS
Codex
CTPSAOI
3.2.1 Formation du responsable du MSB II / IX II / Responsable formé
centre de documentation national ONUDI IX
IVTB
3.2.3 Mise en place d’un système MSB II / IX III / Système de gestion
informatique de gestion du centre de Expert international IX opérationnel
documentation, mail, internet
3.3.1 Identification des besoins COPSAOI II / IX II / Besoins identifiés
matériels : équipement bureautique, ONUDI IX validés par le CPPSAOI

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -73- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

mobilier, documentation pour la MSB


création du centre de documentation Expert international
national
3.3.1 Intégration des préconisations COPSAOI IV / IX XII Conformité des actions
du Codex international et régional Codex / IX du CNCA avec les
dans la stratégie du CNCA CNCA Maurice préconisations
internationales et
régionales
3.4.1 Assistance au renforcement du MSB III / IX VII Programme de
point focal national OTC (MSB) ONUDI / IX renforcement réalisé
Expert international
3.4.2 Assistance au renforcement du FTL, MAIF III / IX VII Programme de
point focal national SPS (FTL) ONUDI / IX renforcement réalisé
Expert international
3.5.1 Organisation annuelle de 3 MSB IV / IX VIII Séminaires réalisés et
séminaires nationaux sur la ONUDI / IX listes des participants
normalisation pour acteurs privés et Formateurs
publics (15 à 20 participants par régionaux en
séminaire) par les formateurs normalisation
régionaux en normalisation
PROMOTION DES BPHF
Composante 4 • Sensibilisation et formation des personnels des
entreprises et des organismes gouvernementaux dans les
BPHF pour améliorer les pratiques et la qualité /
conformité des produits
• Réseau de formateurs et d’experts nationaux formés
Indicateur(s) de succès • Formateurs en BPHF formés
• Personnels des entreprises formés (450 personnes)
• Experts mauriciens formés et ICASA
Contrepartie(s) MSB, consultants privés régionaux, entreprises
Partie(s) Durée
Activités impliquée(s) Repères
Début Fin
4.1.1 Identification des acteurs privés MSB II / IX II / Liste des acteurs et de
et publics chargés de Expert national IX leurs potentialités
l’accompagnement des démarches
qualité, et de leurs potentialités
4.1.2 Identification des associations MSB II / IX II / Liste des associations et
de consommateurs MAIF IX de leurs rôles
4.1.3 Identification des centres MSB III / IX III / Liste des centres et de
techniques nationaux à fort potentiel CTPSAOI IX leurs potentialités
4.1.3 Sélection d’experts nationaux ONUDI II / IX VII Experts sélectionnés et
pour être formés en audit HACCP et Expert international / IX formés
BPHF, ainsi qu’en ISO 22000 IVTB
4.1.3 Certification ICASA des experts MAURITAS IX / IX - 5 experts certifiés ICASA
nationaux Expert international

4.2.1 Prise en compte du prix MQI II /IX III / Comité national prix
national qualité organisé par le MQI MSB IX BPHF de Maurice
pour l’organisation du comité COPSAOI constitué
national du prix BPHF de Maurice
4.2.3 Participation des auditeurs Auditeurs IV / IX VII 100 audits HACCP
nationaux sélectionnés par le comité nationaux prix / IX réalisés en doublons
national du Prix BPHF de Maurice à BPHF 70 audits ISO 22000 et
des audits en lien avec les Consultants privés autres standards

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -74- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

opérateurs MSB
4.3.1 Organisation annuelle de 3 MSB III / IX VII Séminaires réalisés et
séminaires nationaux de formation à ONUDI / IX listes des participants
l’HACCP et aux BPHF pour Consultants privés
entreprises privés et publiques régionaux en
(groupe de 20 à 25 participants), par HACCP et BPHF
les consultants privés régionaux
HACCP / BPHF
4.3.2 Organisation de visites MSB En continu Rapports de visites et
d’entreprises pour informer les MQI tout au long synthèse statistique
responsables sur l’HACCP, les Structures privées du annuelle
BPHF et l’ISO 22000 et publiques programme
d’information et (début IV /
d’accompagnement IX)
4.3.3 Information des Ministère de la IV / IX IX / Campagne d’information
consommateurs sur l’hygiène santé, MAIF IX grand public organisée
alimentaire et les réglementations MSB
Associations de
consommateurs
4.3.4 Formation de salariés en Structures V / IX - 450 salariés formés
entreprises d’accompagnement
Formateurs
nationaux

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -75- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

MADAGASCAR
• Structuration de la démarche de contrôle et d’inspection des produits
OBJECTIF(S) • Simplification du schéma d’intervention des opérateurs

• La gestion de l’inspection est trop parcellisée entre les différents


Problème(s) à Ministères
résoudre • Le réseau d’information et de sensibilisation n’est pas suffisamment
décentralisé dans les régions
• Un seul laboratoire est actuellement accrédité ISO 17025
ACCREDITATION / CERTIFICATION
Composante 2 • Laboratoires équipés et dotés de méthodes d’analyse et
de management de la qualité conformes aux exigences
internationales de l’ISO et de l’OMS
• Le COFRAC assure l’accompagnement de l’accréditation
des laboratoires
• Le BNM assure la certification des entreprises
Indicateur(s) de succès • Laboratoires accrédités selon la norme ISO 17025 pour
les produits prioritaires : letchi, oignon, pomme de terre,
ylang, vanille, épices, lait et miel
• BNM accrédité par l’ISO
Contrepartie(s) MECI, COFRAC, BNM, laboratoires, PMMN Madagascar
Partie(s) Durée
Activités impliquée(s) Repères
Début Fin
2.1.1 Identification des réseaux Expert COFRAC, IV / IX VII Réseaux en place
sectoriels nationaux de laboratoires ONUDI, CTPSAOI / IX
selon les produits prioritaires Expert international
2.2.1 Organisation d’audits pilotes Expert COFRAC, III / IX V / Audits réalisés
des laboratoires ONUDI, CTPSAOI IX
Expert international
2.2.2 Définition et complément de Expert COFRAC, III / IX IV / Méthodes d’analyses
méthodes d’analyses destinées à CTPSAOI, IX communes validées
être utilisées par les laboratoires laboratoires
Expert international
2.2.3 Assistance dans la création et ONUDI II / IX IV / Systèmes de la gestion
la mise en place des systèmes de Laboratoires IX de la qualité
gestion de la qualité dans les Expert international opérationnels
laboratoires
2.2.3 Assistance dans le ONUDI II / IX IV / Schéma d’intervention
renforcement et la pertinence des MECI IX national des services
contrôles des services d’inspection Services d’inspection validé
d’inspection
Expert international
2.2.3 Conseil sur les modalités de ONUDI V / IX V/ Modalités validées
reconnaissance du schéma Expert international IX
d’accréditation du COFRAC
2.2.3 Application des critères du Expert COFRAC V / IX VI / Schéma d’accréditation
CPPSAOI pour le schéma CPPSAOI IX validé
préliminaire d’accréditation des ONUDI
laboratoires Expert international
2.2.4 et 2.2.5 Formation de cadres ONUDI III / IX V/ Personnel formé
des laboratoires IX

2.2.6 Réunion de présentation du Expert COFRAC VI / IX VI / Réunion organisée


schéma d’accréditation des CTPSAOI IX
laboratoires aux Ministères

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -76- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

concernés et aux services


d’inspection
2.3.1 Evaluation des besoins en Laboratoires II / IX II / Liste des équipements et
équipements et instruments pour les ONUDI IX instruments par
produits prioritaires à contrôler Expert international laboratoire
2.3.2 Contrôle de l’installation des Expert COFRAC V / IX V/ Equipements installés
équipements et des instruments ONUDI IX conformes aux
dans les laboratoires prévisionnels
NORMALISATION
Composante 3 • Création d’un centre national de documentation sur les
normes et techniques de contrôle et d’analyse
• Renforcement du CNCA avec application de la loi
alimentaire de 2008
• Renforcement de l’ACSQDA (Point INFOSAN) pour la
veille sanitaire et réglementaire
Indicateur(s) de succès • Centre de documentation national opérationnel géré
l’ACSQDA
• Loi alimentaire adoptée et mise en œuvre avec le soutien
du CNCA
Contrepartie(s) COFRAC, ACSQDA, CNCA, BNM
Partie(s) Durée
Activités impliquée(s) Débu Fin Repères
t
3.1.1 Elaboration des procédures BNM II / IX III / Procédures définies et
pour l’élaboration des normes Expert COFRAC IX validées par le CTPSAOI
nationales Expert international
3.1.1 Formation des cadres à BNM II / IX VII / Personnel formé
l’élaboration des normes et ONUDI IX
règlements techniques
3.1.1 Appui au renforcement du Expert COFRAC II / IX VII / Recueil des textes
cadre réglementaire et législatif dans BNM IX réglementaires et
le contexte de l’harmonisation ONUDI législatifs en place
régionale COI
3.1.1 Renforcement du CNCA de ONUDI IV / XII / Plan de renforcement
Madagascar SML (point focal IX IX des capacités et des
Codex) actions validé par le
CNCA CTPSAOI
CTPSAOI

3.2.1 Formation du responsable du ACSQDA II / IX II / Responsable formé


centre de documentation national ONUDI IX
3.2.3 Mise en place d’un système ACSQDA II / IX III / Système de gestion
informatique de gestion du centre de Expert international IX opérationnel
documentation, mail, internet
3.2.1 Identification des besoins COPSAOI II / IX II / Besoins identifiés
matériels : équipement bureautique, ONUDI IX validés par le CPPSAOI
mobilier, documentation pour la ACSQDA
création du centre de documentation Expert international
national

3.3.1 Intégration des préconisations COPSAOI IV / XII / Conformité des actions


du Codex international et régional SML (point focal IX IX du CNCA avec les
dans la stratégie du CNCA Codex) préconisations

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -77- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

CNCA Madagascar internationales et


régionales
3.4.1 Assistance au renforcement du DQPC III / VII / Programme de
point focal national OTC (DQPC) ONUDI IX IX renforcement réalisé
Expert international
3.4.2 Assistance au renforcement du SQV III / VII / Programme de
point focal national SPS (SQV) ONUDI IX IX renforcement réalisé
Expert international
3.5.1 Organisation annuelle de 3 BNM IV / VIII Séminaires réalisés et
séminaires nationaux sur la ONUDI IX / IX listes des participants
normalisation pour acteurs privés et Formateurs
publics (15 à 20 participants par régionaux en
séminaire) par les formateurs normalisation
régionaux en normalisation
PROMOTION DES BPHF
Composante 4 • Sensibilisation et formation des personnels des entreprises et
des organismes gouvernementaux dans les BPHF pour
améliorer les pratiques et la qualité / conformité des produits
• Réseau de formateurs et d’experts nationaux formés
Indicateur(s) de succès • Formateurs en BPHF formés
• Personnels des entreprises formés (400 salariés)
• Experts malgaches formés et certifiés ICASA
Contrepartie(s) BNM, consultants privés, entreprises
Partie(s) Durée
Activités impliquée(s) Repères
Début Fin
4.1.1 Identification des acteurs MECI II / IX II / IX Liste des acteurs et de
privés et publics chargés de BNM leurs potentialités
l’accompagnement des Expert national
démarches qualité, et de leurs
potentialités
4.1.2 Identification des MSB II / IX II / IX Liste des associations
associations de consommateurs DCCI et de leurs rôles
ACSQDA
DQPC
4.1.3 Renforcement des centres ONUDI III / IX IX / IX Programmes de
techniques nationaux à fort Expert international renforcement validés
potentiel : CTHA, CTHT et Maison CTPSAOI et réalisés
de l’Elevage
4.1.3 Sélection d’experts ONUDI II / IX VII / Experts sélectionnés
nationaux pour être formés en Expert international IX et formés
audit HACCP et BPHF, ainsi
qu’en ISO 22000
4.1.3 Certification ICASA des Organisme IX / IX - 5 experts certifiés
experts nationaux d’accréditation ICASA
Expert international
4.2.1 Mise en place d’un comité, ACSQDA II /IX III / IX Comité, critères et jury
de critères et d’un jury pour le prix BNM constitué
national BPHF COPSAOI

4.2.3 Formation des auditeurs Auditeurs IV / IX VII / 100 audits HACCP


nationaux sélectionnés par le nationaux prix IX réalisés en doublons
comité national du Prix BPHF de BPHF 60 audits ISO 22000 et

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -78- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Maurice à l’audit en lien avec les Consultants privés autres standards


opérateurs ACSQDA
BNM
4.3.1 Organisation annuelle de 3 ACSQDA III / IX VII / Séminaires réalisés et
séminaires nationaux de BNM IX listes des participants
formation à l’HACCP et aux BPHF ONUDI
pour entreprises privés et Consultants privés
publiques (groupe de 20 à 25 régionaux en
participants), par les consultants HACCP et BPHF
privés régionaux HACCP / BPHF
4.3.2 Organisation de visites BNM En continu tout Rapports de visites et
d’entreprises pour informer les CERDIC au long du synthèse statistique
responsables sur l’HACCP, les Structures privées programme annuelle
BPHF et l’ISO 22000 et publiques (début IV / IX)
d’information et
d’accompagnement
4.3.3 Information des DQPC IV / IX IX / IX Campagne
consommateurs sur l’hygiène ACSQDA d’information grand
alimentaire et les réglementations Associations de public organisée
consommateurs
4.3.4 Formation de salariés en Structures V / IX - 400 salariés formés
entreprises d’accompagnement
Formateurs
nationaux

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -79- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

UNION DES COMORES


• Organisation d’un système de sécurité alimentaire pour les produits
OBJECTIF(S) destinés à l’exportation
• Création de laboratoires accrédités
• Renforcement du rôle de l’ONACSA en tant que structure de
normalisation et de certification au niveau national
• Absence de laboratoires accrédités
Problème(s) à • Environnement entrepreneurial non engagé dans une démarche qualité
résoudre ou BPHF
• Marché intérieur non concerné par la sécurité alimentaire actuellement
ACCREDITATION / CERTIFICATION
Composante 2 • Laboratoires équipés et dotés de méthodes d’analyse et
de management de la qualité conformes aux exigences
internationales de l’ISO et de l’OMS
• Un organisme d’accréditation devra être retenu pour
assurer l’accompagnement des laboratoires créés (type
COFRAC ou SAS-SINGLAS)
• L’ONACSA assure la certification des entreprises
Indicateur(s) de succès • Laboratoires créés et accrédités pour les produits
prioritaires : fruits et légumes, ylang, vanille et girofle
• ONACSA accrédité pour la certification des entreprises et
la normalisation
• Législation sur la sécurité alimentaire adoptée
Contrepartie(s) MAPE, INRAPE, ONACSA
Partie(s) Durée
Activités impliquée(s) Repères
Début Fin
2.1.1 Mise en place de laboratoires Organisme IV / IX VII Laboratoires existants et
en rapport avec les produits d’accréditation, / IX accrédités
prioritaires définis ONUDI, CTPSAOI
Expert international
2.2.1 Organisation d’audits pilotes Organisme III / IX V / Audits réalisés
des laboratoires d’accréditation, IX
ONUDI, CTPSAOI
Expert international
2.2.2 Définition et complément de Organisme III / IX IV / Méthodes d’analyses
méthodes d’analyses destinées à d’accréditation, IX communes validées
être utilisées par les laboratoires CTPSAOI,
Laboratoires
Expert international
2.2.3 Assistance dans la création et ONUDI II / IX IV / Systèmes de la gestion
la mise en place des systèmes de Laboratoires IX de la qualité
gestion de la qualité dans les Expert international opérationnels
laboratoires
2.2.3 Assistance dans le ONUDI II / IX IV / Schéma d’intervention
renforcement de la synergie des MAPE / ACTIV IX national des services
contrôles des services d’inspection Services d’inspection validé
d’inspection
Expert international
2.2.3 Conseil sur les modalités de ONUDI V / IX V/ Modalités validées
reconnaissance du schéma Expert international IX
d’accréditation des laboratoires
2.2.3 Application des critères du Organisme V / IX VI / Schéma d’accréditation
CPPSAOI pour le schéma d’accréditation IX validé
préliminaire d’accréditation des CPPSAOI
laboratoires ONUDI

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -80- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Expert international
2.2.4 et 2.2.5 Formation de cadres ONUDI III / IX V/ Personnel formé
des laboratoires IX
2.2.6 Réunion de présentation du Organisme VI / IX VI / Réunion organisée
schéma d’accréditation des d’accréditation IX
laboratoires aux Ministères CTPSAOI
concernés et aux services
d’inspection
2.3.1 Evaluation des besoins en Laboratoires II / IX II / Liste des équipements et
équipements et instruments pour les ONUDI IX instruments par
produits prioritaires à contrôler Expert international laboratoire
2.3.2 Contrôle de l’installation des Organisme V / IX V/ Equipements installés
équipements et des instruments d’accréditation IX conformes aux
dans les laboratoires MAPE prévisionnels
ONUDI
NORMALISATION
Composante 3 • Création d’un centre national de documentation sur les
normes et techniques de contrôle et d’analyse
• Création d’un CNCA
• Renforcement des capacités de l’INRAPE et de
l’ONACSA
Indicateur(s) de succès • Centre de documentation national opérationnel géré
l’ONACSA
• CNCA créé et opérationnel fin 2009
• INRAPE et ONACSA dotés des équipements et des
méthodes compatibles avec les recommandations
internationales de l’ISO et de l’ILAC
Contrepartie(s) Organisme d’accréditation, ONACSA, INRAPE, PREDIVAC
Partie(s) Durée
Activités impliquée(s) Repères
Début Fin
3.1.1 Elaboration des procédures ONACSA II / IX III / Procédures définies et
pour l’élaboration des normes Organisme IX validées par le CTPSAOI
nationales d’accréditation
Expert international
3.1.1 Formation des cadres à ONACSA II / IX VII Personnel formé
l’élaboration des normes et ONUDI / IX
règlements techniques
3.1.1 Assistance à l’élaboration du Organisme II / IX VII Recueil des textes
cadre réglementaire et législatif dans d’accréditation / IX réglementaires et
le contexte de l’harmonisation ONACSA législatifs en place
régionale COI MAPE
ONUDI
3.1.1 Création du CNCA de l’Union ONUDI IV / IX XII Création effective fin
des Comores MAPE / IX 2009
Codex
CTPSAOI

3.2.1 Formation du responsable du ONACSA II / IX II / Responsable formé


centre de documentation national ONUDI IX
AGRIDOC

3.2.3 Mise en place d’un système ONACSA II / IX III / Système de gestion


informatique de gestion du centre de Expert international IX opérationnel
documentation, mail, internet AGRIDOC
3.3.1 Identification des besoins COPSAOI II / IX II / Besoins identifiés

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -81- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

matériels : équipement bureautique, ONUDI IX validés par le CPPSAOI


mobilier, documentation pour la ONACSA
création du centre de documentation Expert international
national AGRIDOC
3.3.1 Intégration des préconisations COPSAOI IV / IX XII Conformité des actions
du Codex international et régional MAPE / IX du CNCA avec les
dans la stratégie du CNCA de ONUDI préconisations
l’Union des Comores CNCA Union des internationales et
Comores régionales
3.4.1 Renforcement du point focal ONUDI III / IX VII Plan de renforcement
national OTC Gouvernement / IX validé par le COPSAOI
Expert international
3.4.2 Renforcement du point focal ONUDI III / IX VII Plan de renforcement
national SPS (voir avec Mme MAPE / IX validé par le COPSAOI
KASSIMOU SAID Badria) Expert international
3.5.1 Organisation annuelle de 3 ONACSA IV / IX VIII Séminaires réalisés et
séminaires nationaux sur la ONUDI / IX listes des participants
normalisation pour acteurs privés et Formateurs
publics (10 participants par régionaux en
séminaire) par les formateurs normalisation
régionaux en normalisation
PROMOTION DES BPHF
Composante 4 • Sensibilisation et formation des personnels des
entreprises et des organismes gouvernementaux dans les
BPHF pour améliorer les pratiques et la qualité /
conformité des produits
• Réseau de formateurs et d’experts nationaux formés
Indicateur(s) de succès • Formateurs en BPHF formés
• Personnels des entreprises formés (100 salariés)
• Experts comoriens formés et certifiés ICASA
Contrepartie(s) MAPE, consultants privés, entreprises
Partie(s) Durée
Activités impliquée(s) Repères
Début Fin
4.1.1 Identification des acteurs MAPE II / IX II / IX Liste des acteurs et de
privés et publics chargés de ONACSA leurs potentialités
l’accompagnement des Expert national
démarches qualité, et de leurs
potentialités
4.1.3 Renforcement des centres ONUDI III / IX IX / Programmes de
techniques nationaux à fort Expert international IX renforcement validés
potentiel : DNRH, DNSA et CTPSAOI et réalisés
INRAPE
4.1.3 Sélection d’experts ONUDI II / IX VII / Experts sélectionnés
nationaux pour être formés en Expert international IX et formés
audit HACCP et BPHF
4.1.3 Certification ICASA des Organisme IX / IX - 3 experts certifiés
experts nationaux d’accréditation ICASA
Expert international
4.2.1 Mise en place d’un comité, INRAPE II /IX III / Comité, critères et jury
de critères et d’un jury pour le prix ONACSA IX constitué
national BPHF COPSAOI

4.2.3 Formation des auditeurs Auditeurs IV / IX VII / 50 audits HACCP


nationaux sélectionnés par le nationaux prix IX réalisés en doublons
comité national du Prix BPHF de BPHF 10 audits ISO 22000 et
l’Union des Comores à l’audit Consultants privés autres standards

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -82- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

HACCP en lien avec les INRAPE


opérateurs ONACSA
4.3.1 Organisation annuelle de 3 INRAPE III / IX VII / Séminaires réalisés et
séminaires nationaux de ONACSA IX listes des participants
formation à l’HACCP et aux BPHF ONUDI
pour entreprises privés et Consultants privés
publiques (groupe de 15 régionaux en
participants), par les consultants HACCP et BPHF
privés régionaux HACCP / BPHF
4.3.2 Organisation de visites ONACSA En continu Rapports de visites et
d’entreprises pour informer les Organisations tout au long synthèse statistique
responsables sur l’HACCP et les patronales du annuelle
BPHF Structures privées programme
et publiques (début IV / IX)
d’information et
d’accompagnement
4.3.4 Formation de salariés en Structures V / IX - 100 salariés formés
entreprises d’accompagnement
Formateurs
nationaux

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -83- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

SEYCHELLES
• Identification des produits à sécuriser prioritairement
OBJECTIF(S) • Structuration du système de sécurité alimentaire national
• Renforcement du MARMS et des organismes placés sous sa tutelle :
SBS et SVS (services vétérinaires)
• Absence de laboratoires accrédités
Problème(s) à • Aucun produit ciblé pour être sécurisé en priorité tant pour le marché
résoudre intérieur que pour l’exportation
• Absence de partenariat privé / public sur le thème de la sécurité
alimentaire
ACCREDITATION / CERTIFICATION
Composante 2 • Laboratoires équipés et dotés de méthodes d’analyse et
de management de la qualité conformes aux exigences
internationales de l’ISO et de l’OMS
• Un organisme d’accréditation devra être retenu pour
assurer l’accompagnement des laboratoires créés (type
COFRAC ou SAS-SINGLAS)
• Le SBS assure la certification des entreprises
Indicateur(s) de succès • Liste des produits à sécuriser prioritairement
• Laboratoires créés et accrédités pour les produits
prioritaires
• SBS accrédité selon la normalisation ISO pour la
certification des entreprises
Contrepartie(s) MARMS, SBS, SVS
Partie(s) Durée
Activités impliquée(s) Repères
Début Fin
2.1.1 Détermination des produits MAMRS II / IX II / Liste des produits établie
destinés à faire l’objet d’une priorité SVS IX et validée
en matière de sécurité alimentaire ONUDI
Expert international
2.1.1 Identification des réseaux Organisme IV / IX VII Réseaux en place
sectoriels nationaux de laboratoires d’accréditation, / IX
selon les produits prioritaires ONUDI, CTPSAOI
Expert international
2.2.1 Organisation d’audits pilotes Organisme III / IX V / Audits réalisés
des laboratoires d’accréditation, IX
ONUDI, CTPSAOI
Expert international
SVS
2.2.2 Définition et complément de Organisme III / IX IV / Méthodes d’analyses
méthodes d’analyses destinées à d’accréditation, IX communes validées
être utilisées par les laboratoires CTPSAOI,
laboratoires
Expert international
2.2.3 Assistance dans la création et ONUDI II / IX IV / Systèmes de la gestion
la mise en place des systèmes de Laboratoires IX de la qualité
gestion de la qualité dans les Expert international opérationnels
laboratoires

2.2.3 Assistance dans le ONUDI II / IX IV / Schéma d’intervention


renforcement et la pertinence des MAMRS IX national des services
contrôles des services d’inspection SVS d’inspection validé
Expert international

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -84- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

2.2.3 Conseil sur les modalités de ONUDI V / IX V/ Modalités validées


reconnaissance du schéma Expert international IX
d’accréditation des laboratoires
2.2.3 Application des critères du Organisme V / IX VI / Schéma d’accréditation
CPPSAOI pour le schéma d’accréditation IX validé
préliminaire d’accréditation des CPPSAOI
laboratoires ONUDI
Expert international
2.2.4 et 2.2.5 Formation de cadres ONUDI III / IX V/ Personnel formé
des laboratoires IX
2.2.6 Réunion de présentation du Organisme VI / IX VI / Réunion organisée
schéma d’accréditation des d’accréditation IX
laboratoires aux Ministères CTPSAOI
concernés et au SVS
2.3.1 Evaluation des besoins en Laboratoires II / IX II / Liste des équipements et
équipements et instruments pour les ONUDI IX instruments par
produits prioritaires à contrôler Expert international laboratoire
2.3.2 Contrôle de l’installation des MAMRS V / IX V/ Equipements installés
équipements et des instruments ONUDI IX conformes aux
dans les laboratoires prévisionnels
NORMALISATION
Composante 3 • Création d’un centre national de documentation sur les
normes et techniques de contrôle et d’analyse
• Création d’un CNCA
• Renforcement des capacités du SVS
Indicateur(s) de succès • Centre de documentation national opérationnel géré le
SBS
• CNCA créé et opérationnel fin 2009
• SVS doté des équipements et des méthodes compatibles
avec les recommandations internationales de l’ISO et de
l’ILAC
Contrepartie(s) Organisme d’accréditation retenu, SVS, SBS
Partie(s) Durée
Activités impliquée(s) Repères
Début Fin
3.1.1 Elaboration des procédures SBS II / IX III / Procédures définies et
pour l’élaboration des normes Organisme IX validées par le CTPSAOI
nationales d’accréditation
Expert international
3.1.1 Formation des cadres à SBS II / IX VII Personnel formé
l’élaboration des normes et ONUDI / IX
règlements techniques
3.1.1 Appui au renforcement du Organisme II / IX VII Recueil des textes
cadre réglementaire et législatif dans d’accréditation / IX réglementaires et
le contexte de l’harmonisation SBS législatifs en place
régionale COI ONUDI
3.1.1 Renforcement des capacités ONUDI II / IX VII Plan de renforcement
du SVS Expert métrologie / IX adopté et réalisé
3.1.1 Création du CNCA des ONUDI IV / IX XII CNCA créé et
Seychelles SVS / IX opérationnel fin 2009
MAMRS
CTPSAOI

3.2.1 Formation du responsable du SBS II / IX II / Responsable formé


centre de documentation national ONUDI IX
3.2.3 Mise en place d’un système SBS II / IX III / Système de gestion
informatique de gestion du centre de Expert international IX opérationnel

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -85- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

documentation, mail, internet


3.3.1 Identification des besoins COPSAOI II / IX II / Besoins identifiés
matériels : équipement bureautique, ONUDI IX validés par le CPPSAOI
mobilier, documentation pour la SBS
création du centre de documentation Expert international
national
3.3.1 Intégration des préconisations COPSAOI IV / IX XII Conformité des actions
du Codex international et régional SVS / IX du CNCA avec les
dans la stratégie du CNCA des CNCA Seychelles préconisations
Seychelles internationales et
régionales
3.4.1 Renforcement du point focal Gouvernement III / IX VII Plan de renforcement
national OTC ONUDI / IX validé par le COPSAOI
Expert international
3.4.2 Renforcement du point focal SVS III / IX VII Plan de renforcement
national SPS (voir avec Mr. TALMA ONUDI / IX validé par le COPSAOI
Walter) Expert international
3.5.1 Organisation annuelle de 3 SBS IV / IX VIII Séminaires réalisés et
séminaires nationaux sur la ONUDI / IX listes des participants
normalisation pour acteurs privés et Formateurs
publics (10 participants par régionaux en
séminaire) par les formateurs normalisation
régionaux en normalisation
PROMOTION DES BPHF
Composante 4 • Sensibilisation et formation des personnels des entreprises et
des organismes gouvernementaux dans les BPHF pour
améliorer les pratiques et la qualité / conformité des produits
• Réseau de formateurs et d’experts nationaux formés
Indicateur(s) de succès • Formateurs en BPHF formés
• Personnels des entreprises formés (50 salariés)
• Experts seychellois formés et certifiés ICASA
Contrepartie(s) SBS, MARMS, consultants privés, entreprises
Partie(s) Durée
Activités impliquée(s) Repères
Début Fin
4.1.1 Identification des acteurs MAMRS II / IX II / IX Liste des acteurs et de
privés et publics chargés de SBS leurs potentialités
l’accompagnement des Expert national
démarches qualité, et de leurs
potentialités
4.1.2 Identification des SBS II / IX II / IX Liste des associations
associations de consommateurs MAMRS et de leurs rôles
Gouvernement
4.1.3 Renforcement des centres ONUDI III / IX IX / IX Programmes de
techniques nationaux à fort Expert international renforcement validés
potentiel : SVS, SFA et AES CTPSAOI et réalisés
4.1.3 Sélection d’experts ONUDI II / IX VII / Experts sélectionnés
nationaux pour être formés en Expert international IX et formés
audit HACCP et BPHF
4.1.3 Certification ICASA des Organisme IX / IX - 3 experts certifiés
experts nationaux d’accréditation ICASA
Expert international

4.2.1 Mise en place d’un comité, MAMRS II /IX III / IX Comité, critères et jury
de critères et d’un jury pour le prix SBS constitué
national BPHF COPSAOI
4.2.3 Formation des auditeurs Auditeurs IV / IX VII / 50 audits HACCP

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -86- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

nationaux sélectionnés par le nationaux prix IX réalisés en doublons


comité national du Prix BPHF de BPHF 10 audits ISO 22000 et
l’Union des Comores à l’audit en Consultants privés autres standards
lien avec les opérateurs MAMRS
SBS
4.3.1 Organisation annuelle de 3 MAMRS III / IX VII / Séminaires réalisés et
séminaires nationaux de SBS IX listes des participants
formation à l’HACCP et aux BPHF ONUDI
pour entreprises privés et Consultants privés
publiques (groupe de 10 régionaux en
participants), par les consultants HACCP et BPHF
privés régionaux HACCP / BPHF
4.3.2 Organisation de visites SBS En continu tout Rapports de visites et
d’entreprises pour informer les Organisations au long du synthèse statistique
responsables sur l’HACCP et les patronales programme annuelle
BPHF Structures privées (début IV / IX)
et publiques
d’information et
d’accompagnement
4.3.3 Information des MAMRS IV / IX IX / IX Campagne
consommateurs sur l’hygiène SBS d’information grand
alimentaire et les réglementations Associations de public organisée
consommateurs
4.3.4 Formation de salariés en Structures V / IX - 50 salariés formés
entreprises d’accompagnement
Formateurs
nationaux

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -87- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Partie E - Financement du programme

Le financement du programme s’effectue à deux niveaux :

• Le niveau du volet régional qui implique le cofinancement par des bailleurs de fonds
internationaux et régionaux

• Le niveau du volet national qui implique le cofinancement par les gouvernements et les
bailleurs de fonds privés et publics

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -88- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

BUDGET CONSOLIDE du PSAOI

LIBELLE 11-50 15-00 17-50 32-00 33-00 45-00 51-00 AUTRES TOTAL
Experts 16-00 Experts Voyages Formation Equipements Dépense CHARGES
internationaux Voyages régionaux d’études locale diverses
Sous total composante 21 10
1 252 000 36 500 30 000 20 000 6 000 10 000 354 500
Sous total composante 68 0
2 816 000 37 000 0 0 13 500 750 000 1 616 500
Sous total composante 69 49
3 828 000 81 000 147 000 20 000 33 000 43 000 1 152 000
Sous total composante 4 156
4 48 000 40 000 468 000 0 31 500 4 000 591 500
SUIVI EVALUATION 6 3
(2 missions en 3 ans) 72 000 30 000 9 000 111 000
FONCTIONNEMENT
BSAOI 120 000 120 000
EQUIPEMENTS
BSAOI 20 000 20 000
GESTION ET SUIVI
DU PSAOI 20 000 20 000
TOTAL 168 218
COMPOSANTES 2 016 000 224 500 654 000 40 000 84 000 807 000 0 160 000 3 985 500
TECHNIQUES (1)
Frais de gestion 13% (2) 518 115

SUBVENTIONS (3) 6 250 000


TOTAL PSAOI 10 753 615
(1)+(2)+(3) 11 000 000

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -89- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Partie F - Hypothèses et risques

Pour aboutir, le PSAOI doit réunir un certain nombre de facteurs clés de succès et l’existence de
risques pour cette réussite du programme suppose une vigilance particulière et bienveillante du
CPPSAOI.
Ces risques sont à la fois exogènes et endogènes.

Risques exogènes

• Intégration de la COI au sein du COMESA en tant que composante OI


• Instabilité politique dans certains Etats-Membres
• Persistance de certains réflexes protectionnistes des marchés, type embargos ou OTC

Risques endogènes

• Insuffisante mobilisation du PPP


• Manque de communication du programme dans le secteur privé
• Insuffisante solidarité entre les partenaires

Partie G - Suivi et évaluation

L’évaluation de l’activité du PSAOI se fera en deux temps par l’intermédiaire d’une équipe mandatée
par l’ONUDI :

• Evaluation intermédiaire à mi parcours au 25ème mois


• Evaluation globale du 40 au 42ème mois

En outre, un bilan financier sera fourni chaque année et adopté lors de la réunion annuelle du
CPPSAOI.

Partie H - Engagements préalables au programme

Le PSAOI, pour démarrer, suppose un certain nombre d’engagements préalables :

• La signature du protocole d’accord sur l’éligibilité et l’utilisation des financements


• La signature du protocole de coopération technique entre la COI et l’ONUDI
• L’engagement de la COI à assurer la pérennité et le fonctionnement du PSAOI au-delà de
2012. La COI devra prévoir les inscriptions budgétaires nécessaires

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -90- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

Annexes

1. Cadre logique du programme

2. Chronogramme des activités

3. Budgets détaillés du programme par activité

4. Répartition des subventions aux entreprises

5. Personnes rencontrées

6. Sources documentaires

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -91- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

1. Cadre logique du programme

COMPOSANTE SOUS ACTIVITE


COMPOSANTE Maurice Madagascar Union des Seychelles
1/4 Comores

 
1.1 Instances de  1.1.1 Mise en place d’un comité de pilotage 
coordination 
1.1.2 Mise en place d’un comité opérationnel 
1.
1.1.3 Mise en place d’un comité technique  Etablissement de comités nationaux des acteurs pour la mise en
place et le suivi du programme
MISE EN
PLACE D’UN 1.1.4 Mise en place d’un BSAOI 
SYSTEME   Recensement des textes juridiques et réglementaires 
REGIONAL DE 1.2 Coopération  1.2.1 Veille technique et réglementaire  internationaux 
PILOTAGE DU interrégionale  Recensement des techniques utilisables 
PSAOI
1.2.2 Voyages d’études COMESA et SADC 

 
1.3 Coopération intra‐ 1.3.1 Harmonisation des textes juridiques et réglementaires, en particulier pour la  Recensement des textes juridiques et réglementaires nationaux 
régionale  protection et l’information des consommateurs  Complément du dispositif régional 

1.3.2 Création de marques de produits et/ou d’un label OI  Recensement des produits pouvant faire l’objet d’un label 
régional 
1.3.3 Création d’un Observatoire Sécurité Alimentaire Océan Indien (OSAOI)  Recensement zoonoses alimentaires et des intoxications
  Identification des BPHF 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -92- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

COMPOSANTE SOUS ACTIVITE


COMPOSANTE Maurice Madagascar Union des Seychelles
2/4 Comores

 
2.1 Mise en réseaux des  2.1.1 Organisation des laboratoires en réseaux sectoriels  Création d’un réseau national de laboratoires officiels 
laboratoires 

2.

MISE EN PLACE  
D’UN SYSTEME 2.2 Coordination des  2.2.1 Formation d’auditeurs de laboratoires  Appui aux audits pilotes de laboratoires  
réseaux de laboratoires 
REGIONAL EN 2.2.2 Harmonisation des méthodes d’analyse des produits alimentaires  Recensement des méthodes d’analyses par pays et 
ACCREDITATION harmonisation 
ET
CERTIFICATION 2.2.3 Formation en gestion de la qualité des laboratoires  Appui à la mise en place de la gestion de la qualité 

2.2.4 Sélection et formation de formateurs d’inspecteurs des laboratoires  Coopération entre les services d’inspection et les laboratoires 
au niveau national 

2.2.5 Harmonisation des critères et techniques d’inspection des laboratoires  Formation d’inspecteurs dans chaque pays 

2.2.6 Coopération entre les Ministères, services d’inspection réglementaires et les  Sensibilisation des acteurs 
laboratoires   

2.3 Renforcement des  2.3.1 Analyse des besoins en équipements des laboratoires  Recensement des besoins par laboratoire 


capacités des laboratoires 
2.3.2 Achat des équipements et des instruments d’analyse et d’étalonnage  Livraison des équipements aux laboratoires et aux services 
d’inspection 

2.3.3 Formation en maintenance des instruments et des équipements   
 
 
 
 
 
 
 
 

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -93- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

COMPOSANTE SOUS ACTIVITE


COMPOSANTE Maurice Madagascar Union des Seychelles
3/4 Comores

 
3.1 Accompagnement des  3.1.1 Coordination des structures de normalisation  Création ou renforcement des structures nationales 
infrastructures de 
normalisation  3.1.2 Formation des directeurs et des responsables techniques des structures de   
3. normalisation 

3.1.3 Voyage d’étude dans un bureau de normalisation européen 
MISE EN PLACE  
D’UN SYSTEME 3.2 Gestion documentaire  3.2.1 Mise en réseau des documentations nationales  Création ou renforcement de centres de documentations 
nationaux 
REGIONAL DE
NORMALISATION 3.2.2 Mise en place d’un centre de documentation OI   

3.2.3 Achat d’équipements pour la documentation du centre régional et pour les  Livraison des documentations et des équipements aux 
centres nationaux  différents centres de documentations 

3.2.4 Formation des personnels chargés des documentations nationales et régionale :   
recherche via internet, gestion des bases de données … 
 
3.3 Mise en place d’un  3.3.1 Définition d’une politique commune envers le CODEX ALIMENTARIUS  Création ou renforcement des points focaux Codex Alimentarius 
secrétariat CODEX OI 
 
3.4 Coordination des  3.4.1 Coordination des points focaux nationaux OTC  Création ou renforcement des points focaux nationaux 
points focaux nationaux 
3.4.2 Coordination des points focaux nationaux SPS  Création ou renforcement des points focaux nationaux 
 
3.5 Formation et  3.5.1 Formation de formateurs en normalisation  3 séminaires nationaux pour cadres d’entreprises et publics 
sensibilisation 
3.5.2 Recensement des besoins nationaux en normalisation des produits alimentaires 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -94- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

COMPOSANTE SOUS ACTIVITE


COMPOSANTE Maurice Madagascar Union des Seychelles
4/4 Comores

 
4.1 Accompagnement des  4.1.1 Mise en place d’une base de données sur les acteurs privés et publics en  Recensement national des acteurs et de leurs potentiels 
infrastructures de la  accompagnement d’une démarche qualité, par Etat‐ membre  respectifs 
qualité 
4. 4.1.2 Identification et coordination des associations de consommateurs sur le thème de  Recensement national des associations de consommateurs et 
la qualité des aliments  création d’une base de données sur la protection des 
consommateurs 
MISE EN PLACE
D’UN SYSTEME 4.1.3 Création de centres techniques régionaux  Renforcement des centres techniques nationaux destinés à 
REGIONAL DE devenir centres techniques régionaux 
 
PROMOTION DES 4.2 Organisation de prix  4.2.1 Détermination des critères et des modalités d’organisation de prix nationaux BPHF  Mise en place de comités nationaux « Prix BPHF » 
BPHF BPHF nationaux et d’un   
prix régional BPHF OI 
4.2.2 Détermination des critères et des modalités d’organisation d’un prix régional BPHF 
OI 

4.2.3 Formation d’auditeurs pour les prix BPHF nationaux et OI  Réalisation en doublons d’audits 
 
4.3 Sensibilisation et  4.3.1 Formation de consultants privés  3 séminaires nationaux pour cadres privés et publics 
formation au management   
de la qualité 
4.3.2 Appui à l’information et à la sensibilisation des entreprises en HACCP et qualité, à  Campagne d’information par l’intermédiaire des réseaux 
la formation, la certification et l’audit  nationaux d’acteurs privés et publics de la base de données 

4.3.3 Appui à l’information et à la sensibilisation des consommateurs  Campagnes d’information médias grand public 

4.3.4 Formation de 1 000 salariés d’entreprises  Formation organisées par les structures d’accompagnement et 
les formateurs nationaux et/ou régionaux 

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -95- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

2. Chronogramme des activités


SOUS- ACTIVITE
COMPOS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 3 3 3 3 3 3 3
ANTE 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6
1.1 1.1.1
1.1.2
1.1.3
1.1.4
1.2 1.2.1
1.2.2
1.3 1.3.1
1.3.2
1.3.3
2.1 2.1.1
2.2 2.2.1
2.2.2
2.2.3
2.2.4
2.2.5
2.2.6
2.3 2.3.1
2.3.2
2.3.3
3.1 3.1.1
3.1.2
3.1.3
3.2 3.2.1
3.2.2
3.2.3
3.2.4
3.3 3.3.1
3.4 3.4.1
3.4.2
3.5 3.5.1
3.5.2
4.1 4.1.1
4.1.2
4.1.3
4.2 4.2.1
4.2.2
4.2.3
4.3 4.3.1
4.3.2
4.3.3
4.3.4

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -96- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

3. Budgets détaillés du programme par activité

Afin de laisser une certaine souplesse au programme en matière de fongibilité des financements sur les volets régional et nationaux en fonction des moyens
des Etats-Membres, les budgets détaillés sont globalisés au niveau de l’ensemble du programme par activité.

SOUS- ACTIVITE HOMMES / MOIS AUTRES CHARGES TOTAUX


COMPOSANTE
Régionaux Internationaux Ateliers / Voyages et Equipements /
séminaires divers fonctionneme
nt

1.1 1.1.1 0 0
Instances de Mise en place d’un comité de pilotage
coordination (CPPSAOI) 0 0 0 5 000 0 5 000
1.1.2 0 0
Mise en place d’un comité technique
(CTPSAOI) 0 0 0 5 000 0 5 000
1.1.3 0 0
Mise en place d’un comité opérationnel
(COPSAOI) 0 0 0 5 000 0 5 000
1.1.4 0 0
Mise en place d’un bureau (BSAOI)
0 0 0 0 0 0
0 0
SOUS-TOTAL SOUS-COMPOSANTE 1.1
0 0 0 15 000 0 15 000
1.2 1.2.1 0 2
Coopération Veille technique et réglementaire
interrégionale 0 24 000 1 000 15 000 0 40 000
1.2.2 0 0
Voyages d’études COMESA et SADC
0 0 0 20 000 0 20 000
0 2
SOUS-TOTAL SOUS-COMPOSANTE 1.2
0 24 000 1 000 35 000 0 60 000

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -97- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

1.3 1.3.1 0 6
Coopération intra- Harmonisation des textes juridiques et
régionale réglementaires, en particulier pour la 0 72 000 1 500 3 000 0 76 500
protection et l’information des
consommateurs
1.3.2 10 10
Création de marques de produits et/ou d’un
label OI 30 000 120 000 2 500 2 000 10 000 164 500
1.3.3 0 3
Création d’un Observatoire Sécurité
Alimentaire Océan Indien (OSAOI) 0 36 000 1 000 1 500 0 38 500
10 19
SOUS-TOTAL SOUS-COMPOSANTE 1.3
30 000 228 000 5 000 6 500 10 000 279 500
2.1 2.1.1 0 15
Mise en réseaux Organisation des laboratoires en réseaux
des laboratoires sectoriels 0 180 000 0 5 000 0 185 000
0 15
SOUS-TOTAL SOUS-COMPOSANTE 2.1
0 180 000 0 5 000 0 185 000
2.2 2.2.1 0 12
Coordination des Formation d’auditeurs des laboratoires
réseaux de 0 144 000 2 500 3 500 0 150 000
laboratoires 2.2.2 0 9
Harmonisation des méthodes d’analyse
des produits alimentaires 0 108 000 1 000 3 000 0 112 000
2.2.3 0 16
Formation en gestion de la qualité des
laboratoires 0 192 000 1 000 4 000 0 197 000
2.2.4 0 1
Sélection et formation de formateurs
d’inspecteurs des laboratoires 0 12 000 1 000 15 000 0 28 000
2.2.5 0 3
Harmonisation des critères et techniques
d’inspection des laboratoires 0 36 000 500 1 500 0 38 000
2.2.6 0 3
Coopération entre les Ministères, services
d’inspection réglementaires et les 0 36 000 3 000 0 0 39 000

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -98- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

laboratoires
0 44
SOUS-TOTAL SOUS-COMPOSANTE 2.2
0 528 000 9 000 27 000 0 564 000
2.3 2.3.1 0 4
Renforcement des Analyse des besoins en équipements des
capacités des laboratoires 0 48 000 1 500 2 000 0 51 500
laboratoires 2.3.2 0 2
Achat des équipements et des instruments
d’analyse et d’étalonnage 0 24 000 0 0 750 000 774 000
2.3.3 0 3
Formation en maintenance des instruments
et des équipements 0 36 000 3 000 3 000 0 42 000
0 9
SOUS-TOTAL SOUS-COMPOSANTE 2.3
0 108 000 4 500 5 000 750 000 867 500
3.1 3.1.1 10 32
Accompagnement Coordination des structures de
des infrastructures normalisation 30 000 384 000 5 000 21 000 0 440 000
de normalisation 3.1.2 0 3
Formation des directeurs et des
responsables techniques des structures de 0 36 000 8 000 1 500 0 45 500
normalisation
3.1.3 0 0
Voyage d’étude dans un bureau de
normalisation européen 0 0 0 20 000 0 20 000
10 35
SOUS-TOTAL SOUS-COMPOSANTE 3.1
30 000 420 000 13 000 42 500 0 505 500
3.2 3.2.1 1 2
Gestion Mise en réseau des documentations
documentaire nationales 3 000 24 000 0 1 500 3 000 31 500
3.2.2 0 4
Mise en place d’un Centre Régional de
Documentation Océan Indien (CRDOI) 0 48 000 500 2 000 0 50 500
3.2.3 0 8
Achat d’équipements pour la
documentation du CRDOI et les centres 0 96 000 0 0 40 000 136 000

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -99- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

nationaux
3.2.4 0 1
Formation des personnels chargés des
documentations nationales et régionale : 0 12 000 2 000 4 000 0 18 000
recherche via internet, gestion des bases
de données …
1 15
SOUS-TOTAL SOUS-COMPOSANTE 3.2
3 000 180 000 2 500 7 500 43 000 236 000
3.3 3.3.1 0 5
Mise en place d’un Définition d’une politique commune
secrétariat CODEX envers le CODEX ALIMENTARIUS 0 60 000 4 000 8 000 0 72 000
OI
0 5
SOUS-TOTAL SOUS-COMPOSANTE 3.3
0 60 000 4 000 8 000 0 72 000
3.4 3.4.1 13 3
Coordination des Coordination des points focaux nationaux
points focaux OTC 39 000 36 000 4 000 20 000 0 99 000
nationaux 3.4.2 13 3
Coordination des points focaux nationaux
SPS 39 000 36 000 4 000 20 000 0 99 000
26 6
SOUS-TOTAL SOUS-COMPOSANTE 3.4
78 000 72 000 8 000 40 000 0 198 000
3.5 3.5.1 12 6
Formation et Formation de formateurs régionaux en
sensibilisation normalisation 36 000 72 000 5 000 3 000 0 116 000
3.5.2 0 2
Recensement des besoins nationaux en
normalisation des produits alimentaires 0 24 000 500 0 0 24 500
12 8
SOUS-TOTAL SOUS-COMPOSANTE 3.5
36 000 96 000 5 500 3 000 0 140 500

4.1 4.1.1 4 0
Accompagnement Mise en place d’une base de données sur
des infrastructures les acteurs privés et publics en 12 000 0 1 000 2 000 4 000 19 000

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -100- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

de la qualité accompagnement d’une démarche qualité,


par Etat-Membre
4.1.2 5 0
Identification et coordination des
associations de consommateurs sur le 15 000 0 5 000 5 000 0 25 000
thème de la qualité des aliments
4.1.3 24 4
Création de centres techniques régionaux
72 000 48 000 4 000 10 000 0 134 000
33 4
SOUS-TOTAL SOUS-COMPOSANTE 4.1
99 000 48 000 10 000 17 000 4 000 178 000
4.2 4.2.1 6 0
Organisation de Détermination des critères et des modalités
prix BPHF d’organisation de prix nationaux BPHF 18 000 0 500 3 000 0 21 500
nationaux et d’un 4.2.2 1 0
prix régional BPHF Détermination des critères et des modalités
OI d’organisation d’un prix régional BPHF OI 3 000 0 0 500 0 3 500
4.2.3 14 0
Formation d’auditeurs pour les prix BPHF
nationaux et OI 42 000 0 0 7 000 0 49 000
22 0
SOUS-TOTAL SOUS-COMPOSANTE 4.2
63 000 0 500 10 500 0 74 000
4.3 4.3.1 12 0
Sensibilisation et Formation de consultants privés
formation au 36 000 0 3 000 3 000 0 42 000
management de la 4.3.2 20 0
qualité Appui à l’information et à la sensibilisation
des entreprises en HACCP et qualité 60 000 0 5 000 5 000 0 70 000
4.3.3 15 0
Appui à l’information et à la sensibilisation
des consommateurs 45 000 0 3 000 4 500 0 52 500

4.3.4 50
Formation de 1 000 salariés dans les
entreprises 150 000 10 000 160 000

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -101- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

97 0
SOUS-TOTAL SOUS-COMPOSANTE 4.3
291 000 0 21 000 12 500 0 324 500
215 162

TOTAUX 645 000 1 944 000 84 000 234 500 807 000 3 714 500

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -102- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

4. Répartition des subventions

LABORATOIRES

Nombre de laboratoires subventionnés (1) Montant de la subvention Montant de la subvention TOTAL (en €)
(Pour toute la zone OI) matérielle (2) (en €) immatérielle (3) (en €) (1) x (2+3)
10 75 000 50 000 1 250 000

ENTREPRISES

Type d’accompagnement Nombre d’entreprises Montant de la subvention TOTAL (en €)


subventionnées (1) immatérielle (2) (en €) (1) x (2)
(Pour toute la zone OI)
HACCP 500 4 000 2 000 000
ISO 22000 150 20 000 3 000 000

TOTAL SUBVENTIONS 6 250 000

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -103- Diffusion restreinte


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5. Organisations et personnes rencontrées

Maurice

9 Agence Française de Développement, Mr. Gauthey, Directeur & Mrs. Mela


9 Commission de l’Océan Indien, Mr. Raj Mohabeer, Chargé de mission
9 Ministère de l’Industrie, Mr. Nowbuth
9 Mauritas, Mr. Gopee, Directeur
9 CDE, Mr. Topsy, Représentant
9 Enterprise Mauritius, Mr. Beeharry, Directeur
9 Ministère des Finances
9 Mauritius Quality Institute, Mrs. Napaul, Directrice
9 MSB, Mr. Rhamful, Directeur
9 Empowerment Programme, Mr. D’Estrac
9 Ministère de l’Agriculture, Mr. Gondeea, Secrétaire Général
9 MCCI, Mr. Jhumka & Ms. Santokhee
9 National Productivity & Competitiveness Council, Mr. Coonjan, Directeur
9 University of Mauritius, Ms Gurib-Fakim
9 MSIRI, Mr. Deepchand, Directeur executive
9 MSA, Mr. Deepchand
9 IVTB, Mr. Joosery, Directeur
9 SEHDA, Mr. Ramgoolam
9 Chambre d’Agriculture, Mr. Kwok
9 AREU
9 MEXA, Mrs. Wong
9 Délégation Union Européenne, Ms. Wiedey, Ambassadrice
9 UNRC, Mr. Caldarone, Représentant Résident
9 SGS, Mr. Schaub, Directeur ; Mrs. Mungloo, coordinatrice qualité
9 LME
9 Association of Mauritian Manufacturers, Mr. Rivalland
9 Siefried Jenders, Consultant en développement
9 UNDP, Mr. Muneesamy, Coordonnateur de programme

Madagascar

9 MECI, M. Randrianarison, Secrétaire Général


9 Banque Africaine de Développement, SE Mme. Condé, Représentante
9 Délégation de la Commission Européenne, Mmes. Pambianco et Rajaonarison
9 EDBM, M. Beantanana
9 CIRAD, Mme. Sarter, microbiologiste
9 Banque Mondiale, Mr. Blake, Directeur
9 SIM, Mr. Ranaivosoa, Président
9 CCIA, Mr. Andrianarivelo, Président
9 GEM, Mr. Rasamuel, Président
9 CERDIC
9 BIVAC Veritas, Mme. Razafimihanta, Coordinatrice du pays
9 CNRIT, Mr. Rafanomezantsoa, Directeur Général
9 GEFP, Mr. Ravaridra, Président
9 Institut de Gemmologie, Mme. Ranarosoa, Responsable
9 Office National du Tourisme, Mr. Ramanohera, Directeur
9 SML, Mr. Andriannaivoson, Chef de service
9 Comité National du Codex Alimentarius, Mr. Rakotondravony, Président
9 FHORM, Mme. Ratsimandisa, Secrétaire Générale
9 BNM, Mr. Ravoaharison et Razafindralambo

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -104- Diffusion restreinte


Programme de Sécurité Alimentaire Océan Indien COI / ONUDI

9 Institut Pasteur, Mr. Talarmin, Directeur Général


9 CCIFM, Mr. Beaumont, Président
9 FIVPAMA, Mr. Rajaonarivelo, Président
9 SGS / Gasy Net, Mr. Escarfail, Directeur Général
9 VIVETIC, Mr. Grosset, Directeur
9 MOOV, Mr. Pisal-Hamida, Directeur Général
9 Le Village SARL, Mr. Scrive, Directeur
9 PNUD, Mr. Agossou, Représentant Résident
9 TAOLANDY, Mr. Rakotomalala, Président
9 Savonnerie Tropicale, Mr. Ramaroson, PDG
9 CENAM, Mr. Rafalimanana, Directeur Général
9 UPFL, Mme. Rabemananjara, Présidente
9 OIM/JB, Mr. Barday, Directeur Général
9 CNARP, Mr. Rakotobe, Directeur
9 Espace Médical, Mr. Razafimahaleo, Directeur
9 Groupe Conseil Développement, Mr. Randrianarivelo, Gérant
9 MECI, DCQPC, Mr. Razafindralambo, Directeur de la concurrence, de la qualité et de la
protection des consommateurs
9 Qualité Sud, Mr. Applincourt, Gérant

Union des Comores

9 Ministère des Relations Extérieures et de la Coopération, Mr. Mhadjou, Ambassadeur,


Officier Permanent de Liaison – COI
9 UCCIA, Mr. Abdoulhalik, Directeur exécutif, développement international et coopération
régionale

Draft n°5 du 28 septembre 2008 -105- Diffusion restreinte


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6. Sources documentaires et autres programmes par Etats-


Membres

Maurice
• “Blueprint for a Sustainable Diversified Agri-Food Strategy for Mauritius 2008 – 2015” /
Ministry of Agro-Industry and Fisheries / Juillet 2008
• “Further Assistance and support to the quality control laboratories in Mauritius” – UE /
Secrétariat ACP – Antoine Kabwit Nguz – 06 avril 2007 – Request for services n°
44/06/06/MUR
• “Programme de modernisation et de mise à niveau industrielle 2009 – 2012” – ONUDI /
SADC – En cours de validation

Madagascar
• « Appui au renforcement du Comité National du Codex Alimentarius » - FAO – Catherine
Bessy – mai 2008 – TCP/MAG/3101
• « Les facteurs clés pour une stratégie du développement industriel à Madagascar – Vision
2010 » - Manifeste du Syndicat des Industries de Madagascar – 2007
• « Organisation institutionnelle du contrôle de la qualité sanitaire des denrées alimentaires
à Madagascar » - ONUDI – Gilles Sarter – Janvier 2008
• “Programme de modernisation et de mise à niveau industrielle 2009 – 2012” – ONUDI /
SADC – En cours de validation
• « Rapport d’activités 2006 » - Institut Pasteur de Madagascar – 2007
• « Lettre de Politique Industrielle 2007 – 2012 » - MECI – 12 décembre 2007
• « Madagascar : programme de renforcement des capacités commerciales » - ONUDI –
2007
• « Appui au développement et à la dynamisation du secteur privé 2005 - 2008» - MECI /
ONUDI – Octobre 2004 – Programme intégré

Union des Comores


• « Document de Stratégie pays et programme indicatif national pour la période 2008 –
2013 » - Union des Comores / Communauté Européenne – Décembre 2007

Autres

• « Evaluation finale du Programme Régional Intégré de Développement des Echanges


(PRIDE) » - West Midlands Enterprise Limited – Décembre 2002
• « Programme mixte FAO/OMS sur les normes alimentaires » - Commission de Codex
Alimentarius, trente et unième session ; rapport de la soixante et unième session du
comité exécutif de la commission du Codex – juin 2008 – ALINORM 08/31/3A
• « Programme pour la mise en place d’un système d’accréditation, de normalisation et de
promotion de la qualité » - UEMOA (Union Economique et Monétaire de l’Ouest Africain) /
UE / ONUDI
• « Atelier régional sur la qualité des produits agricoles et des denrées alimentaires » -
CIRAD – 21 décembre 2007

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