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Remerciements

Je tiens à remercier, en premier lieu, mon encadrant du mémoire Monsieur Omar LAHLOU. Sans son aide précieuse, ses conseils, ainsi que ses remarques et critiques objectives, ce travail n’aurait jamais vu le jour ou du moins il n’aurait pas ressemblé à cette version finale. Je le remercie aussi pour avoir accepté de me prendre sous son aile pour m’encadrer. Je tiens à remercier le cabinet DELOITTE AUDIT, de m’avoir acceptée en tant que stagiaire. Mes vifs remerciements vont spécialement pour Mr Ahmed

Benabdelkhalek ainsi que Mr Mohamed Abid El Amrani pour leur accueil et leur soutien.

Je voudrai aussi remercier tous les séniors de mission avec lesquels j’ai pu travailler au cours de mon stage et qui m’ont fait part de leur expérience et de leurs valeureuses consignes pendant les missions d’audit.

Enfin, mes sincères remerciements sont adressés à l’administration de HEM.

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Introduction

Première partie : Présentation du Cabinet Deloitte
Chapitre 1 : Deloitte au Maroc
I -Une implantation pour accompagner les partenaires marocains et investisseurs étrangers II -La distribution des clients

Chapitre 2 : Les métiers de Deloitte
I-Les activités de Deloitte concentrées sur les métiers de base au service de l’entreprise II -Evolution du chiffre d’affaires

Deuxième partie : Le contrôle interne : Fondements et démarche générale au sein de Deloitte.
Chapitre 1 : La notion de contrôle interne : Approche des concepts fondamentaux
I) La notion de contrôle interne II) Les objectifs du contrôle interne III) Les composantes du contrôle interne IV) Conséquences du contrôle interne V) Les limites du contrôle interne VI) Evaluation du contrôle interne

Chapitre 2 : Le contrôle interne au sein de la démarche d’audit à Deloitte
I) La phase de planification II) La phase de l’intérim III) L’évaluation préliminaire du contrôle interne IV) Technique d'évaluation du contrôle interne V) La lettre de contrôle interne

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Troisième partie : Mise en œuvre de l’approche du contrôle interne : Cas de la société industrielle ABC
Chapitre 1 : L’auditeur face au risque client dans le cadre de l’audit de la section ventes clients et Prise de connaissance générale de l’entreprise et planification.
Section 1 – L’auditeur face au risque client dans le cadre de l’audit de la section ventesclients. abcdeL’audit de la section ventes-clients Sous estimation du chiffre d’affaires. Chiffre d’affaires fictif Les provisions client Les limites à l’action de l’auditeur

Section 2 - Prise de connaissance générale de l’entreprise et planification. a- Prise de connaissance générale de l’entreprise. b- Orientations de la mission. c- Plan de la mission.

Chapitre 2 : Evaluation du contrôle interne de la société ABC et propositions d’amélioration.
Section 1 – Evaluation du contrôle interne abcdeOuverture de compte client. Traitement de la commande/ réalité du CA. Respect des tarifs. Autorisation des dépassements de plafond Autorisation des commandes à expédier

Section 2 - Propositions d’amélioration.

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Après tout. de grandes réformes intéressant les volets économiques. c. Tout le problème du réviseur se situe dans l’approche qu’il va adopter pour se forger une opinion sur les états financiers. comptables. conjuguées à la rareté des ressources. la nature et l’étendue des diligences à mettre en œuvre lors de la vérification des comptes à la date d’intervention. Ces réformes qui sont loin d’être terminées permettront au Maroc d’effacer ou tout au moins d’atténuer son retard et de mettre à niveau ses entreprises ainsi que ses institutions. Dans une telle optique un effort organisationnel. de par sa connaissance de l’entreprise et de l’environnement de contrôle interne. des approches d’amélioration du système de contrôle des comptes et d’indépendance de l’auditeur sont mises en œuvre. Ces caractéristiques sont privilégiées par les normes IFRS qui favorisent l’aspect économique sur l’aspect juridique et ont pour priorité le reflet de la réelle situation financière de l’entreprise afin de permettre aux investisseurs de prendre les bonnes décisions. La réaction face à ces systèmes s’impose. s’avère d’une extrême importance pour drainer les investissements étrangers et pour profiter au maximum des potentialités de nos facteurs de production. Il ne s’agit pas de vérifier l’exhaustivité des opérations mais de définir. de transparence et de fiabilité de l’information. force est de croire et de constater que la mondialisation est une réalité plus qu’une simple tendance.a.Poste de credit manager b.Redéploiement du personnel risque. notre pays connaît. mais en parallèle elle produit également une information dont la fiabilité ne peut être mise en évidence qu’au regard d’un professionnel dont les compétences sont généralement reconnues. d’abord. Ces approches 2 . depuis notamment la dernière décennie du siècle précédent. Dans le cadre d’un contrat de progrès pour une meilleure qualité du contrôle légal des comptes .Recommandations à caractère procédural. Par ailleurs. Ces réalités. les comptes ne sont que le produit des systèmes. font que la décision d’investissement devient une option stratégique guidée par le seul souci de rentabilité. Parallèlement. Une société en fin de compte est un agent économique qui a pour vocation de produire un bien et/ou de fournir une prestation. Nous avons pour obligation de préparer notre tissu économique à une concurrence acharnée qui ne tardera pas à se faire sentir. Introduction Aujourd’hui. juridiques et fiscaux. il est évident que la complexité et la variété des réformes engagées ont rendu nécessaire également l’intervention de réviseurs ou vérificateurs indépendants devenus les garants de l’information économique et financière et bien entendu de sa qualité et de sa fiabilité. financiers.

il y aura une brève présentation du cabinet d’expertise Deloitte au Maroc afin d’exposer ses métiers et ses principes. la problématique relevée au cours de ce mémoire est « La section ventes-clients possède un risque très élevé notamment dans la comptabilisation du chiffre d’affaires ainsi que des provisions pour dépréciation des créances clients. les services de contrôle interne se sont développés afin d’améliorer l’efficacité et le fonctionnement de l’entreprise et de prévenir des risques pouvant fausser ses résultats.consistent à parler en terme de bénéfice pour le client : Quelle(s) amélioration(s) j’apporte au client ? Et visent à répondre à la question que se pose le client : Que gagnerai-je si j’adoptais ces méthodes. Ainsi. 2 . dans le cadre de la démarche générale d’audit que l’on connaît tous. nous mettrons en œuvre. nous avons nommé la société industrielle. de son organisation. Cette approche qui consiste à parler au client de lui-même. Cette situation fait de l’entreprise une entité complexe ayant besoin d’un contrôle fréquent et en profondeur. à partir d’un cas réel d’une entreprise ABC. Elle exprime un regard introverti sur les choses à travers l’appréciation du contrôle interne. Aujourd’hui les activités sont devenues dispersées et l’entreprise a de plus en plus recours à des financements extérieurs. l’approche du contrôle interne dans la démarche d'audit (*) Etant tenu du secret professionnel. il y aura une présentation des notions théoriques du contrôle interne à savoir la définition et les principes de base du contrôle interne • Dans la troisième partie. L’exemple réel de l’application de ces nouvelles approches se résume dans l’approche adoptée par le cabinet Deloitte ainsi que d’autres grands cabinets. est devenu courant dans le monde moderne des affaires. • Dans la deuxième partie. société ABC. de son parc machine ainsi que de son savoir-faire. Le terme contrôle interne qui a connu une large diffusion durant ces dernières années. Le présent mémoire s’organise autour de deux grandes parties : • Dans la première partie. Loin de la procédure de contrôle des comptes dans laquelle les collaborateurs ont à effectuer des tests ponctuels et spécifiques avec un certain degré de risque. Le contrôle interne est-il un moyen efficace pour faciliter l’évaluation lors de la procédure de contrôle des comptes ». de son fonctionnement.

Première partie Cabinet Deloitte : Présentation du 2 .

Chapitre 1 : Deloitte au Maroc I -Une implantation pour accompagner les partenaires marocains et investisseurs étrangers Implanté au Maroc depuis 1994. des cimenteries (Lafarge. de l’hôtellerie (Accor/Risma. CIH). Deloitte est leader en matière d’audit du secteur financier (Attijariwafa Bank. le dynamisme et les relations de confiance tissées au plus haut niveau sont parmi les caractéristiques les plus attrayantes de la firme marocaine Le développement de Deloitte le place dans les premiers cabinets d’audit et de conseil au Maroc. leader mondial des métiers d’Audit et de Conseil. Atlas). II -La distribution des clients Une répartition équilibrée avec un renforcement de la position au Maroc (les sociétés marocaines représentent 58 % du CA des vingt premiers clients). La diversité des missions et des clients. le taux de renouvellement des mandats en témoigne. BCP. Deloitte est membre du réseau international de Deloitte. Cimpor) du secteur minier (OCP. La fidélité de la clientèle est la meilleur preuve de l’engagement du cabinet à leurs cotés. 2 .

Addoha. CMT). organisationnels et technologiques qui jalonnent leur parcours. RAL. en les aidant à faire face à leurs obligations légales ainsi qu’aux impératifs et enjeux financiers. Chapitre 2 : Les métiers de Deloitte I-Les activités de Deloitte concentrées sur les métiers de base au service de l’entreprise . Alliances) de l’aviation (RAM. Pour ce faire. l’Audit est organisé autour d’expertises techniques et de savoir-faire variés :  Audit légal et contractuel  Investigation & Consolidation  « IAS/IFRS »  Asset Management Les spécialistes du cabinet s'appuient également sur les compétences internationales de Deloitte dans les secteurs pointus.Managem/SMI. Aircelle) et de l’immobilier (CGI. L’ensemble des collaborateurs spécialisés dans les métiers d’Audit est regroupé comme suit :  Aviation et Transports  Distribution et produits de grande consommation 2 .Audit Accompagner les organisations dans toutes les étapes de leur évolution.

supervision comptable Conseil en organisation et systèmes d’informations comptables II -Evolution du chiffre d’affaires 2 . processus et organisations à travers les services suivants :  Audit des systèmes d'information  Qualité et sécurité des processus  Sécurité des systèmes. Energie et Ressources  Institutions financières  Hôtellerie loisirs  Immobilier -Financial Advisory Services (FAS) -Conduite et négociation d'opérations de fusions/acquisitions. de redressement ou de reprise. depuis l'évaluation jusqu'aux conseils pour l'intégration des sociétés acquises. -Une organisation efficiente en 5 grandes lignes de services :  Transactions Services  Fusions-acquisitions et ingénierie financière  Evaluation financière  Litiges financiers et fraudes -Enterprise Risk Services (ERS) -Sécurité des systèmes. mais aussi auprès des entreprises en difficulté pour les assister dans leur plan de restructuration. fiscales et sociales Montages juridiques Gestion des opérations sociales et patrimoniales -Expertise Comptable Tenue des comptes. du commerce électronique. des réseaux. Deloitte intervient dans les opérations sur le capital. de l'information -Externalisation de la fonction audit interne -Audit de projet -Tax & Legal Diagnostics et recommandations juridiques. les montages financiers.

Base 100 en 2003/200 Atteint 216 pour l’audit et 173 pour le non audit en 2007/2008 Deloitte. un réseau mondial Les principes éthiques de Deloitte Maroc Honnêteté et intégrité « Nous agissons avec honnêteté et intégrité »  Comportement professionnel  2 .

courtois et respectueux »  Responsabilité et participation au processus décisionnel « Nous visons à l’exemplarité. utilisant nos valeurs comme fondement de nos actions » 2 .« Nous exerçons nos activités dans le respect de la lettre et de l’esprit des lois applicables »  Compétence « Nous mettons en œuvre les compétences et les moyens appropriés pour réaliser les missions qui nous sont confiées »  Objectivité « Nous sommes objectifs dans la formulation de nos opinions et dans les conseils professionnels que nous donnons »  Secret professionnel « Nous respectons la confidentialité des informations » « Nous sommes conscients de l’influence que nous avons sur le monde qui nous entoure »  Respect et traitement équitable « Notre comportement professionnel est équitable.

2 .PARTIE II.Le Contrôle Interne : Fondements et Démarche Générale au Sein de Deloitte.

aucune de ces définitions n’est contradictoire. Peu à peu. apparut la Loi Sarbannes-Oxley appelée communément loi SOX ayant pour objectif de donner plus d’importance au contrôle interne de l’entreprise et de le faire certifier par le Top Management de l’entreprise avant que le commissaire aux comptes ne procède à son évaluation. la notion s’est élargie et universalisée. la notion du contrôle interne a été mise en évidence par l’ordre des experts comptables (France) pour les domaines touchant à son activité. mais le contrôle interne est une série de mesures intégrées dans le processus de gestion des activités de l’entreprise. celle qui permettrait d’appréhender le concept de façon concrète pour le rendre plus assimilable. l’inspection est une fonction. l’audit interne ou externe est une fonction. chacun a essayé de produire la meilleure des définitions. le contrôle de gestion en est une autre … . Ensuite. Dès lors. les méthodes et procédures de chacune des activités de l’entreprise pour maintenir la pérennité de celle-ci ». à la nécessaire adaptation à un monde industriel et commercial de plus en plus complexe et en réaction à un certain nombre de scandales financiers. elles contiennent toutes des points communs qu’on peut relever comme suit : Le contrôle interne n’est pas une fonction (même si certains se nomment contrôleurs internes). Suite aux besoins grandissants de régularité des comptes. la sauvegarde du patrimoine et la qualité de l’information d’une part et d’autre part. il a lui aussi donné sa définition « le contrôle interne est constitué par les éléments d’une entité qui. Dès les années 1970. l’application des instructions de la direction et de favoriser l’amélioration des performances. 2 . Il se manifeste par l’organisation. Il a pour but d’assurer la protection.Chapitre 1 : La notion de contrôle interne : Approche des concepts fondamentaux. En ce qui concerne le Canada. destiné à leur donner en permanence une assurance raisonnable quant à la réalisation des objectifs de l’organisation » (définition adoptée par l’institut français des auditeurs internes). » Ainsi. La Commission américaine suggère que « le contrôle interne est un processus (certains traduisent « process » par « procédé ») mis en œuvre par les dirigeants et le personnel d’une organisation à n’importe quel niveau qu’il soit. la « Treadway commission » a publié en 1992 un ouvrage (Internal Control Integrated Framework) » qui faisait autorité sur le plan international. aident le personnel à réaliser les objectifs de cette entité. L’ouvrage du congrès de 1977 de l’ordre des experts comptables et comptables agrées en France précise que « le contrôle interne est l’ensemble des sécurités contribuant à la maîtrise de l’entreprise. I) LA NOTION DE CONTRÔLE INTERNE.

c’est en fait la mise dans un certain ordre de tout ce qui est utilisé au mieux par chacun pour atteindre ses objectifs (procédures. technologie ainsi que les informations confidentielles. ils doivent comprendre autant d'informations qu'il est nécessaire pour donner une image fidèle des actifs et passifs ainsi que de la situation financière et des résultats de l'entreprise. L'article 11 de cette loi énonce que "Les états de synthèse doivent donner une image des actifs et passifs ainsi que de la situation financière et des résultats de l'entreprise. Pour conclure. stocks. 2 . afin d’assurer la protection du patrimoine de l’entreprise et la fiabilité des renseignements comptables et des comptes annuels qui en découlent. des informations complémentaires doivent être données". objectifs d’information financière. objectifs relatifs aux lois et réglementation en vigueur). sous sa responsabilité.Le contrôle interne est un procédé. dispositifs d’organisation. actes de vérification. aucune définition précise n'est donnée de la notion de l'image fidèle. • Le contrôle interne est un ensemble de moyens mis en place dans une entreprise et faisant partie intégrante de son organisation . etc. de la situation financière et du patrimoine de l’entreprise. Lorsque l'application d'une prescription comptable ne suffit pas pour donner l'image fidèle mentionnée au présent article. Cette définition souligne que : • Le contrôle interne est plus préventif que répressif. II) LES OBJECTIFS DU CONTRÔLE INTERNE. Les objectifs que l’on retrouve dans la définition du contrôle interne donnée par les experts comptables sont les suivants : • La sécurité des actifs : Un bon système de contrôle interne doit viser à sauvegarder et à préserver le patrimoine de l’entreprise (actifs immobilisés. une manière d’appréhender et de gérer son activité pour mieux «la maîtriser ». Ce n’est donc pas la mise à jour de connaissances nouvelles. capital humain. systèmes d’information. applique et surveille. exhaustives. • La qualité des informations : Les informations doivent être fiables. pertinentes et disponibles pour pouvoir donner une image fidèle* du résultat de l’exercice. de la mise en œuvre et de supervision de ces moyens pour atteindre un certain nombre d’objectifs. A cette fin. notamment la loi 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants. Le contrôle interne est défini par l’ensemble des mesures de contrôle comptable ou autre. que la direction définit. Le contrôle interne n’est pas une formule magique qui permettrait de vivre sans risque. à l’abri de tout aléa. image de marque. (*)La notion de l'image fidèle : Dans les textes du droit comptable. vérifiables.) Il ne peut fournir qu’une assurance raisonnable de la réalisation des objectifs de l’entreprise (objectifs opérationnels et stratégiques. • La direction de l’entreprise est responsable de la définition.

il peut néanmoins lui permettre. que les commissaires aux comptes chargés de les certifier . cet aspect du contrôle interne est également important du fait qu’ils utilisent toute l’année des informations financières produites par le système pour prendre. du patrimoine et des ressources de l’entreprise .L'image fidèle fixée par le code général de normalisation comptable (CGNC) est considérée comme un objectif principal à atteindre. comment chacun va s’organiser pour gérer au mieux ses affaires. Sous ce second aspect. support de gestion et d'analyse financière (Bilan. C’est le contrôle interne de chaque activité. notamment. Livre d'inventaire.A la lecture de la loi. Il l’est beaucoup moins pour le commissaire aux comptes qui ne porte pas de jugement sur l’activité opérationnelle ou la politique de l’entreprise . de recouper certaines informations comptables ou de mieux apprécier certains risques L’organisation d’un dispositif de contrôle interne doit se concevoir et s’envisager d’un double point de vue : . la fiabilité et la qualité de informations d’ordre comptable dont dépendent la régularité et la sincérité qui sont à la source des comptes annuels . procédures. • Le respect des directives : Le respect des politiques. 2 . l’intérêt qui s’attache à cet aspect du contrôle interne concerne aussi bien les responsables sociaux qui ont la responsabilité de présenter des comptes annuels réguliers et sincères et qui donnent une image de la situation financière. du patrimoine et du résultat des opérations. Tableau de financement. Pour ce qui concerne les dirigeants sociaux. plans. le code a instauré un authentique système d'information. lois et réglementation. l’intérêt du contrôle interne est évident pour la direction de l’entreprise. livre journal etc. • L’Optimisation des ressources : Le contrôle interne ne doit pas se mettre en place dans la seule perspective du respect d’une norme .). États des informations complémentaires "ETIC". dans certains cas. on peut retirer quelques indices qui contribuent à préciser ce qu'il convient d'entendre par l'image fidèle : . . le cadre ainsi défini.Mais aussi. Compte de produits et charges.Le contrôle interne de l’entité : Quelles sont les règles qui gouvernent une organisation pour permettre au contrôle interne de s’implanter et de prospérer ? . leurs décisions de gestion. pour avoir un bon contrôle interne ? Ce sont les pierres qui composent l’édifice. États de soldes de gestion. Le contrôle interne revêt deux aspects essentiels selon s’il a ou non une incidence sur les comptes produits par l’entreprise : *Le contrôle interne a une incidence directe sur les comptes lorsque son objectif est d’assurer la protection des actifs.L'image fidèle est présumée atteinte par le respect de tous les principes comptables. C'est pourquoi. l’amélioration des performances et de l’efficacité opérationnelle. *Le contrôle interne n’a pas d’incidence ou a une incidence indirecte sur les comptes annuels lorsque son objectif est d’assurer le respect de la politique de la direction et le contrôle de l’application de ces instructions . il doit viser l’efficacité et pour se faire avoir l’ambition d’une gestion optimale.

offre la tentation de détourner des actifs ou de masquer des résultats insuffisants. . dans le cadre d’une gestion prudente de l’activité et s’efforcer de les maintenir à un niveau acceptable. revue des performances opérationnelles. la nature de leurs activités et le secteur économique. Les organisations sont confrontées à des risques quelle que soit leur taille. Elles comprennent une palette d’opérations aussi diverses que les approbations.La façon dont les activités sont structurées. mais aussi au niveau de leur fonctionnement quotidien.La qualité de la planification. . Exemple : Pression exercée pour atteindre des objectifs irréalisables à court terme. la préservation des actifs et séparation des tâches. de l’information de gestion et du suivi de l’activité . Le contrôle interne s’organise autour de cinq composantes fondamentales découlant de la façon dont l’activité est gérée et qui sont intégrées au processus de gestion : L’environnement de contrôle. Elles permettent de s’assurer que les mesures nécessaires sont prises face aux risques liés à la réalisation des objectifs de l’entité et dans toutes les fonctions. Un environnement de contrôle peu favorable peut inciter à des pratiques frauduleuses. sa compétitivité au sein du secteur économique. autorisations. L’évaluation des risques permet à l’entreprise d’identifier les facteurs clés de la réussite. de ses services et de son personnel. son image de marque et la qualité de ses produits. Il fournit le contexte dans lequel les membres du personnel exercent leur fonction et assument leur responsabilité en matière de contrôle. . condition favorisant l’atteinte des objectifs.III)LES COMPOSANTES DU CONTRÔLE INTERNE. .La compétence et l’intégrité du management. vérifications. Ces risques peuvent mettre en cause la survie de l’entreprise. Une mauvaise séparation des tâches dans les domaines à risques. L’environnement de contrôle a une influence profonde sur : .L’évaluation des risques. Les activités de contrôle. sa situation financière. ce point faisant directement référence aux aspects du contrôle de gestion. L’évaluation des risques. Ce sont les règles et procédures permettant de s’assurer de l’application des directives de la direction. L’environnement de contrôle est le fondement des autres composantes. Les dirigeants et les membres du conseil d’administration doivent déterminer le risque acceptable. 2 . leur structure.La conception des systèmes. Il recouvre les préalables à l’instauration d’un contrôle interne véritable avec deux caractéristiques fondamentales : .La définition des objectifs. rapprochements.

le Conseil d’Administration et ses comités de tout problème grave. par exemple. si l’on ne peut obtenir l’assurance que toutes les informations sont correctement transmises au service comptable. installations. En général. Il ne peut éviter les dysfonctionnements dus à des défaillances humaines. 2 . Il se heurte à des résistances psychologiques au contrôle. la combinaison d’opérations de pilotage permanentes et d’évaluations ponctuelles procure l’assurance que l’efficacité du contrôle interne se maintient dans le temps. la connivence permet toujours de contourner les contrôles. Il en est de même pour les commissaires aux comptes : l’absence de contrôle interne peut constituer une limitation au contrôle du commissaire aux comptes et justifie une certification avec réserve ou un refus de certifier. Le pilotage. les inspecteurs des impôts peuvent découvrir des opérations non comptabilités (ventes non enregistrées par exemple). compétences professionnelles. Le système d’information financière est une partie du système d’information global de l’entité. Les opérations de pilotage efficace sont celles qui prévoient un feed-back de l’information.Information et communication. il est soumis à un certain nombre de limites qui lui sont inhérentes : Le contrôle interne porte sur des données répétitives et non sur des données exceptionnelles. IV) CONSEQUENCES DU CONTROLE DU CONTROLE INTERNE Dans la mesure où le contrôle interne n’est pas expressément prévu par la loi. la valeur probante de la comptabilité peut être mise en doute. qu'il s'agisse. son insuffisance n’est pas sanctionnée directement mais ses conséquences indirectement peuvent être importantes. En outre. A l’occasion de leurs contrôles. Elles doivent permettre d’informer la direction. logiciels et données) destinées à fournir des informations permettant d’atteindre les objectifs de l’entité. processus de fabrication. Le système d’information d’une entité est l’ensemble des ressources (personnel. ne peut fournir au plus qu'une assurance raisonnable au management quant à la réalisation des objectifs de l'entreprise. Tout système de contrôle interne. aussi bien que conçu et appliqué soit-il. En effet. ou à de simples erreurs. matériel informatique. Le contrôle interne est considéré comme : Une garantie de succès pour l’entreprise. V) LES LIMITES DU CONTRÔLE INTERNE. Les opérations de pilotage permettent au personnel de l’entreprise d’évaluer les performances du système de contrôle interne dans le temps. En revanche. Une solution à tous les maux existants et potentiels frappant l’entreprise. d'un jugement erroné.

c'est pourquoi la description des procédures doit s'effectuer au cours d'une ou plusieurs entrevues avec les responsables de la fonction intéressée. les autorisations et approbations. Les questionnaires descriptifs et les guides opératoires : 2 . Ainsi cette méthode n'est recommandée que dans les cas simples. . VI) EVALUATION DU CONTROLE INTERNE A partir de la note d'orientation des contrôles résultant de la prise de connaissance de l'entreprise. leur contenu. elle permet une certaine souplesse dans le déroulement de la conversation qui conduit les interlocuteurs se sentant moins contrôlés à être plus prolixes et plus coopératifs.analyse des faiblesses. chaque fonction de l'entreprise peut utiliser des procédures qui lui sont spécifiques.L'interview. .évaluation préliminaire. L'auditeur peut même être amené à connaître des faits qui ne lui auraient pas été révélés s'il avait utilisé une autre approche.contrôle du fonctionnement .Les questionnaires descriptifs et les guides opératoires.Prise de connaissance des procédures: La prise de connaissance générale d'une entreprise ne suffit pas pour porter une appréciation sur son contrôle interne. 1 . Par procédure. Cette description narrative est également appelée mémorandum. cette technique présente l'inconvénient majeur de ne pas pouvoir être utilisée lorsque la procédure est relativement complexe. Néanmoins. les contrôles n’ont pas lieu d’être. Cette technique possède quelques avantages. -Description des procédures: Chaque service. Si le coût est très élevé par rapport aux avantages reçus. Cette étude des procédures respecte les étapes suivantes: .Enfin. L'auditeur peut utiliser trois techniques différentes: . il faut entendre principalement les consignes d'exécution des tâches. . la synthèse de la masse des informations recueillies oralement est souvent difficile à effectuer. L'interview : C'est la technique de prise de connaissance la plus informelle. En effet.Prise de connaissance. Les propos tenus sont quelquefois diffus. l'auditeur effectue une étude et une évaluation des systèmes qu'il a jugés significatifs.Les diagrammes de circulation.évaluation définitive. . elle consiste à se faire décrire la procédure en vigueur sans utiliser le moindre support. une autre limite réside dans la nécessité de tenir compte du coût des contrôles et de le comparer aux avantages attendus. . leur diffusion et leur conservation. Un examen particulier des procédures doit être effectué. ils mêlent assez fréquemment l'essentiel et l'accessoire et certains aspects importants sont parfois omis. les documents utilisés. la saisie et le traitement des informations nécessaires à la vie de l'entreprise et à son contrôle.

retrace son cheminement suivant l'ordre indiqué sur le diagramme en vérifiant les différentes opérations effectuées. ils se caractérisent par le fait qu'une réponse par "oui" ou par "non" aux différentes questions est impossible. postes de travail. ventes deuxième choix…. L'établissement d'un diagramme de circulation suppose l'emploi d'une table de symboles. Les guides opératoires. ils sont utilisés comme des éléments de référence qui lui permettent de ne pas oublier certains points importants des procédures étudiées. Il faut seulement que le graphisme soit le plus simple possible et qu'à l'intérieur d'un groupe de travail les symboles utilisés soient toujours les mêmes. de s'en faire confirmer le déroulement et. de responsabilité. Celles-ci impliquent obligatoirement des réponses détaillées qui nécessitent une compréhension du système. dans laquelle les différents documents. ont pour objet de vérifier que la description de la procédure du début jusqu'à la fin ou du "berceau jusqu'au tombeau" pour employer une expression imagée.décèle les points faibles du système (défaillances du contrôle interne) .Etude de quelques opérations: l'auditeur. à partir d'un document. celle-ci: . Les questionnaires et les guides opératoires pallient partiellement les inconvénients du libre entretien. . d'opérations sont représentés par des symboles réunis les uns aux autres suivant l'organisation administrative de l'entreprise".Ces questionnaires servent à décrire les procédures. -Les tests de conformité: L'auditeur doit à présent s'assurer que la procédure qu'il a appréhendée est bien celle en vigueur dans l'entreprise.dégage les points forts du système (sécurité du contrôle interne) .Evaluation préliminaire des procédures C'est la phase capitale de l'analyse des procédures. sont semblables aux questionnaires descriptifs à la différence près qu'ils ne se présentent pas sous forme de questions.De rectifier les erreurs de compréhension qui incombent à l'auditeur. il existe plusieurs tables mais le choix de l'une d'entre elles n'est pas fondamental. L'auditeur peut. il est indispensable de tester chacune d'entre elles ( par exemple: ventes exportation. de vérifier l'existence des éléments matériels qui sont impliqués par sa mise en œuvre (visa.) . tampons…. Les tests de conformité permettent: . quant à eux. . Cependant si ce système comporte plusieurs variantes.D'approfondir la connaissance des procédures. L'importance quantitative du test doit être limitée à l'examen d'un petit nombre d'opérations.permet au réviseur de porter une appréciation sur les procédures. les tests de conformité. d'autre part. 2. de décisions. d'une part. notamment sur les points de contrôle du système.Confirmation verbale: l'auditeur contacte les différents exécutants qui interviennent dans la procédure contrôlée afin. appelés également tests sur cycles complets ou tests structurels.). Il est possible de procéder de deux manières différentes: . utiliser ces documents comme support de la discussion. définition donnée par l'ordre des experts comptables. ventes au personnel. 2 . Les diagrammes de circulation : "Un diagramme de circulation est une représentation graphique d'une suite d'opérations.De corriger les inexactitudes dans les informations recueillies apurés de ses interlocuteurs. en effet. en principe une seule transaction est même suffisante pour apprécier la réalité du système.

a)Recensement des objectifs : 2 .Les questionnaires du contrôle interne Ce sont des questionnaires employés pour évaluer le contrôle interne. Néanmoins. . il s'agit de véritables verrous du système aptes à donner ou non une garantie concernant un aspect du contrôle interne. un support est donc nécessaire pour rationaliser l'approche de l'auditeur.Ils sont utiles pour déceler les faiblesses des procédures mais ne dégagent pas assez précisément les forces de celles-ci dans la mesure où les moyens utilisés par l'entreprise ne sont pas analysés. Ils peuvent néanmoins faire l'objet de plusieurs critiques: . En effet. Cette approche est alors insuffisante car il a l'obligation d'examiner chaque point de contrôle pour juger correctement la procédure. . Cette approche comporte inévitablement des risques d'oubli.Les points faibles: par opposition aux points forts. . . il existe plusieurs sortes de questionnaires. ils résultent des réponses négatives aux différentes questions et ils concernent une ou plusieurs failles des procédures. ils sont souvent "fermés" c'est à dire qu'ils sont conçus de telle sorte que les réponses aux différentes questions se font par "oui" ou par "non". De plus. Différentes méthodes peuvent être utilisées pour effectuer l'évaluation préliminaire des procédures. L'analyse de chaque point de contrôle se trouve à la base de l'opinion portée par l'auditeur sur les procédures. . s'ils ne sont appliquées dans la pratique. Ces questionnaires pallient partiellement les inconvénients de l'étude visuelle dans la mesure où ils attirent l'attention de l'auditeur sur les éléments importants du dispositif de contrôle.Cette appréciation constitue la première évaluation du contrôle interne ou évaluation préliminaire.Ils mélangent souvent les questions relatives aux moyens et celles ayant trait aux objectifs. les réponses négatives impliquent généralement des faiblesses de contrôle interne qu'il convient ensuite d'examiner précisément. constituent en réalité des faiblesses. . Elle porte sur la conception de l'organisation en place mais ne présume pas de sa bonne application par les exécutants. les points forts théoriques qui résultent de cette première analyse.Recenser les objectifs prioritaires du contrôle interne relatifs à la procédure étudiée.Apprécier la manière dont les objectifs sont atteints. L'auditeur a donc tendance à s'orienter uniquement vers les points faibles. L'utilisation de ces questionnaires et surtout celles des questions fermés aboutit à une classification des points de contrôle en deux catégories: . Cette méthode utilise la notion de "point de contrôle" appelé également "point clé".La méthode des "points de contrôle" Elle consiste à: .Les points forts: ils correspondent aux réponses positives obtenues et indiquent que l'entreprise dispose théoriquement de mesures appropriées propres à atteindre les objectifs de contrôle interne.Décrire les différents moyens dont dispose l'entreprise pour atteindre ces objectifs. .l'étude visuelle Elle consiste à "ausculter" le système pour s'imaginer de quelle manière il est susceptible de réagir à certaines situations.

A ce stade de l’analyse. immobilisations. L’appréciation de l’auditeur porte sur chaque objectif et elle est fonction de la qualité des moyens que l’entreprise met en œuvre pour atteindre chacun d’eux. Il est possible de distinguer deux sortes d’objectifs : .Le recensement de ceux ci constitue le premier stade de l’évaluation préliminaire. Les contrôles s’avèrent notamment impossibles à réaliser lorsque les documents n’existent pas ou sont systématiquement détruits. . Des questionnaires par objectifs concernant les procédures usuelles peuvent être établis (achat. trésorerie. cette évaluation peut se réaliser. stocks. ceux ci consistent à : . ventes.Les points « très faibles » : ils concernent des défaillances importantes des procédures en vigueur. le cas échéant.Les points forts : dans ces situations. paie) . et frais généraux. pour chaque objectif : .A matérialiser les points faibles (contrôles révélateurs). . . . les points de contrôle peuvent être classés en quatre catégories. Elle est créée lors de l’évaluation préliminaire. Ils concernent les particularités éventuelles de la procédure contrôlée et complètent.Les objectifs communs à toutes les entreprises indépendantes de leur dimension et des moyens de traitement de l’information dont elles disposent. les points de contrôle évoqués précédemment. b) Description des moyens : Les objectifs étant désormais définis.Les objectifs spécifiques à chacune d’entre elles. L’auditeur doit à cet effet définir les points de contrôle pour chaque procédure étudiée. l’auditeur doit chercher les moyens que l’entreprise possède pour les atteindre en examinant le diagramme et les fiches descriptives précédemment étudiées. dans différentes colonnes.A vérifier l’application des points forts théoriques (contrôles de performance) . . c) Evaluation préliminaire : Les objectifs et les moyens correspondants étant maintenant déterminés. .Les moyens utilisés par l’entreprise .Les points faibles : ils correspondent en réalité à un objectif non atteint mais dont l’obtention demeure néanmoins possible. Elle sera complétée ultérieurement par les résultats des contrôles de fonctionnement qui permettront à l’auditeur de procéder à l’évaluation définitive des procédures.Les points « très forts « : ils se rencontrent dans les cas où l’entreprise possède plusieurs moyens pour atteindre les objectifs fixés.Contrôle du fonctionnement des procédures : Le programme de travail appelé également programme de contrôle fait suite à l’évaluation préliminaire. l’entreprise ne possède qu’un seul moyen pour parvenir aux objectifs retenus. d) La feuille des « points de contrôle » : C’est un document récapitulatif de l’évaluation des objectifs de la procédure.L’évaluation préliminaire qui en résulte. 3.Mentionne les divers moyens . . Suivant le cas. Il définit les contrôles à effectuer.Constate l’absence de moyens. l’auditeur mentionne. .Indique l’unique moyen . l’auditeur pour chaque objectif : . 2 .

« l’exercice du commissariat aux comptes dans le cadre de la nouvelle législation des sociétés commerciales »). L’emploi des sondages est expressément prévu par les instances professionnelles : « L’utilisation des méthodes de contrôle par sondages dans l’exercice d’une mission censoriale est une nécessité absolue.Les résultats de ces contrôles permettent à l’auditeur de procéder à l’évaluation définitive des procédures. les contrôles spécifiques ne sont pas prévus. Il n’est pas possible de donner des indications précises sur l’importance des différents contrôles . en effet. Cependant. Outre certains contrôles de cohérence comme le collationnement de plusieurs documents. d) Les sondages orientés : 2 .Le fait de se référer aux objectifs prioritaires évite à l’auditeur d’accomplir certains travaux sans grande utilité et facilite ultérieurement sa conclusion .Le fait d’être établi en fonction des moyens propres à l’entreprise considérée permet des vérifications adaptées à celle-ci. certains de ces contrôles ne sont pas adaptés à chaque entreprise particulière. La vérification de l’application permanente de ces points nécessite généralement des contrôles d’une certaine ampleur afin qu’ils couvrent l’ensemble de l’exercice. . Les deux notions d’objectifs et de moyens sont complémentaires et doivent toujours être présentes à l’esprit de l’auditeur qui établit le programme de révision.Les contrôles de performance : Ils ne concernent que les points réputés forts ou très forts lors de l’évaluation préliminaire. c) Le programme par « points de contrôle » Il indique pour chaque objectif dans les différentes colonnes : . Chacune d’entre elles confère au programme par « points de contrôle » des avantages particuliers : .La référence aux papiers de travail.Les contrôles à effectuer . A l’inverse. . par exemple.Le suivi des temps .Les différentes méthodes possibles : a) Les programmes standards : Ces programmes prévoient des contrôles généraux. Ils doivent. contrairement aux tests de conformité.La référence à la feuille des « points de contrôle » . Par contre. . l’auditeur est souvent amené à effectuer plusieurs sortes de sondages. Ils ont pour objet de vérifier que ces points sont réellement appliqués et cela d’une façon constante. celle-ci est définie par l’auditeur en fonction des circonstances. les vérifications effectuées perdent parfois de vue les objectifs auxquels elles devraient se rapporter. b) Les programmes rédigés en terme de moyens : Ces programmes tiennent compte des moyens propres à chaque entreprise et facilitent l’exécution des contrôles. apporter à l’auditeur des éléments de preuve sur l’application des procédures en vigueur. . L’obligation d’attestation de sincérité et l’impossibilité matérielle d’entreprendre une révision intégrale de la comptabilité imposent qu’il y soit largement fait recours » (ouvrage de l’ordre des experts comptables. . .

Les contrôles révélateurs : Ces contrôles concernent les points faibles résultant d’un défaut de conception du système.Les forces du système qui sont à la fois théoriques et pratiques .Les caractéristiques de ces sondages peuvent se résumer comme suit : . S’il arrive à prouver qu’une erreur a effectivement été commise. En théorie.Analyse des faiblesses : Elle concerne deux types d’anomalies : 2 . dans l’immédiat tout du moins.Evaluation définitive des procédures : Elle est faite suite à ces différents contrôles. Ils permettent entre autres à l'auditeur d’effectuer une appréciation sur la fréquence des anomalies concernant l’ensemble de la population. . La technique des sondages statistiques peut être également employée. Cependant toute défaillance des procédures occasionne un risque et l’auditeur est ainsi amené craindre qu’une irrégularité ait pu être commise. pour objet de mesurer l’incidence qui en résulte au niveau des comptes. e) Les sondages statistiques : Ils sont surtout utilisés pour l’étude des populations importantes. la feuille « des points de contrôle » est alors complétée.Il est impossible d’extrapoler à l’ensemble de la population les conclusions faites au niveau des individus sélectionnés. par exemple. Pour chaque objectif. 5. à concrétiser ses remarques lors de la rédaction de son rapport relatif à l’évaluation des procédures. Il s’agit alors de sondages révélateurs appelés aussi sondages à la découverte ou de dépistage.Les faiblesses imputables soit à un défaut de conception du système soit à une application de ce dernier. même si l’auditeur ne parvient pas à trouver une erreur.Les individus sélectionnés le sont en fonction d’une appréciation raisonnée des risques possibles . tout contrôle est inutile. la faiblesse existe et ce. Son objectif peut être alors de détecter le fait révélateur. son existence lui permet de confirmer le bien-fondé de son analyse et de ses craintes. . en outre.L’évaluation définitive.Les contrôles du fonctionnement (contrôle des performances et contrôles révélateurs) . les documents parmi ceux établis par du personnel nouvellement recruté ou intérimaire . .L’étude des autres individus de la population est abandonnée . . . l’auditeur sélectionne. Elle lui sert. L’auditeur est ainsi amené à distinguer : . 4. Cette recherche du fait révélateur n’a cependant pas. l’auditeur mentionne : .

À cette fin. L'entreprise doit constamment ajuster ses méthodes de fonctionnement pour répondre aux besoins d'informations rapides. . Pas de précisions des particularités de chaque fournisseur . de principe.De leur forme (erreur arithmétique. . comme la réingénierie des processus et le benchmarking. par omission.De leur cause (erreur intentionnelle..De leur conséquence (erreur sans conséquence monétaire. résultant d’opérations fictives ou d’un double enregistrement) . favorise le questionnement : comment faire plus. mieux et moins cher.Les faiblesses de conception décelées lors de l’évaluation préliminaire .Les faiblesses d’application résultant du non-respect des procédures mises en place par l’entreprise. l'apparition des nouvelles méthodes diagnostiques. Ces anomalies peuvent engendrer des erreurs qu’il convient d’analyser en profondeur en fonction : . Devant une concurrence de plus en plus efficace. Les risques liés à l’inexistence d’un système de contrôle interne sont nombreux et se situent à plusieurs niveaux :  Au niveau des achats : Les factures ne sont pas numérotées dès leur réception . d’imputation. Dans cet environnement en constante évolution. qui sort du domaine statistique. 2 . l’auditeur doit en tenir compte pour l’établissement de son programme de contrôle des comptes. de transcription. pouvant provoquer une perte de substance). La gestion des ressources et des opérations est une tâche complexe. permet à l’auditeur de faire une appréciation « qualitative » des risques et de suggérer des actions correctives. accidentelle) . à l'informatisation et à la rotation du personnel. l'entreprise ne doit pas perdre de vue l'importance et la fiabilité de l'information financière pour l'aider dans la prise de décisions. Elle ne permet pas de conclure sur leur incidence monétaire. . Cependant. le contrôle interne joue un rôle primordial : il contribue à améliorer l'efficacité et l'économie liées à certains processus décisionnels et permet de minimiser les risques de non-contrôle et d'inexactitude sur les données financières. L’analyse de ces erreurs. de présentation de comptes.

Non respect du principe de séparation des exercices .  Au niveau de l’aide comptable : L’aide comptable qui est responsable de la comptabilisation des factures achats. Les factures achats ne sont pas comptabilisées dès leur réception.  Risque : • Perte de factures. omission ou retard d’enregistrement. Risque : • • • Perte des factures . Possibilité de non comptabilisation ou de double comptabilisation . est aussi chargée de déclencher le règlement de ses factures : confusion d’une fonction d’enregistrement (comptabilisation des factures) et d’une fonction de détention des valeurs et des biens (ordonnancement des avis de paiement).  Risque : • Possibilité de perte de la facture. 2 .  Risque : • Mauvaise gestion de la trésorerie.  Au niveau du secrétariat des achats : Les documents qui sont reçus par le secrétariat des achats ne sont pas suivis numériquement (même remarques pour les livraisons partielles ou non conformes).

Les imputations comptables ne sont pas inscrites sur les factures. nous allons à présent exposer certains points liés à la démarche de contrôle interne en ce qui concerne le cabinet d’audit Deloitte. 2 .  Au niveau du chef comptable : Autorisation de paiement donnée par le chef comptable sans pouvoir vérifier le bon de commande et le bon de livraison. voire partielles.  Risque : • Engagement de dépenses pour des marchandises non reçues.  Risque : • Erreur de comptabilisation.  Risque : • Retard dans la comptabilisation. oubli ou double comptabilisation. non conformes. Après avoir effectué ce rappel concernant certains concepts fondamentaux du contrôle interne.  Au niveau de la trésorerie : Enregistrement des règlements d’après les talons de chèques.

permet d’éclaircir la démarche suivie par le réviseur dans sa mission.Chapitre 2 Le contrôle interne au sein de la démarche d’audit à Deloitte. L’approche du contrôle interne est une approche liée à chaque phase de l’audit et ne constitue pas une phase séparée. Le diagramme ci-dessous adapté de l’ouvrage sur le contrôle interne de l’Ordre des Experts Comptables et Comptables agrées (1977). La démarche de l’auditeur Phase préliminaire Description sommaire 2 Prise de connaissance détaillée du dispositif de CI Description détaillée .

Remise en cause du programme initial de révision du système Forces éventuellement les objectifs de la révision conduisant à: .Suivi de quelques transactions pour s’assurer de la bonne compréhension du système Evaluation du dispositif de contrôle interne Analyse critique Identification des forces et faiblesses Jugement de cohérence et de fiabilité Forces du système Faiblesses du système .Eventuellement : 2 Forces du système Tests de conformit é Test d’assurance de permanence du fonctionnement des procédures de contrôle Evaluation du contrôle interne .Elargissement de la nature et de l’étendue des procédures de vérification matérielle .réserve sur les comptes .

à forte valeur ajoutée…). » Cette approche a pour objectif d’identifier les risques pouvant avoir une incidence significative sur les comptes et conditionne ainsi la programmation initiale des contrôles et la planification ultérieure de la mission qui conduisent à : .Négative Positive Adaptation du programme de vérification matérielle pour satisfaire l’objectif de la mission I) LA PHASE DE PLANIFICATION. la réglementation particulière de son secteur (banques. l’intervenant doit prendre connaissance de l’entreprise et de son environnement. identifier les risques d’audit et décider de l’approche d’ensemble du contrôle interne afin de limiter les travaux de contrôle des comptes au final. La prise de connaissance : Ainsi aux termes de la recommandation 2. les produits (technologie avancée. 2 . la clientèle (les différents types de clientèle. les risques de change à l’export …).L’environnement économique : Son activité (production. eu égard au seuil de signification. assurances…). la concurrence. distribution). Lors de cette phase. avec le maximum d’efficacité et en respectant les délais prescrits.04 du manuel des normes des experts comptables « Le commissaire aux comptes doit avoir une connaissance globale de l’entreprise lui permettant d’orienter sa mission et d’appréhender les domaines et les systèmes significatifs.Organiser l’exécution de la mission afin d’atteindre l’objectif de certification de la façon la plus rationnelle possible. l’évolution du marché (porteur ou en déclin…). l’implantation. La prise de connaissance générale de l’entreprise couvre : .Déterminer la nature et l’étendue des contrôles. .

les risques système peuvent être définis comme étant le risque de défaillance du contrôle interne. même un système comptable et de contrôle interne performants risque de ne pas permettre de détecter une fraude impliquant la collusion d’employés ou une fraude commise par la direction… » En dernier lieu. . fiscal et social : Les règles comptables. Dans ce cas.L’environnement lié à la qualité des systèmes d’information : Les caractéristiques du contrôle interne (procédures internes. 2 . l’intervenant doit être en mesure d’identifier : Les risques financiers : Appliqués aux rubriques des états financiers (postes de bilan. les conflits d’intérêts.Mouvements comptables mal calculés (données de base erronées). En général. Les risques système : Ce sont des risques appliqués à des flux et liés aux traitements d’information : . le contrôle interne n’est pas en mesure de détecter ou corriger des erreurs importantes liées aux traitements des opérations. . . les problèmes spécifiques (évaluation des travaux en cours dans le secteur de BTP). la gestion des ressources humaines dans l’entreprise. le risque de défaillance des contrôles internes n’est jamais exclu. l’intervenant décidera au regard des informations citées ci-dessus de l’approche d’audit à retenir (approche basée sur les systèmes ou approche de détail) pour se forger une opinion motivée sur les états financiers. ou de résultat). Par ailleurs.Mouvements comptables non conformes aux règles (confusion entre les charges et les immobilisations). Le but n’est pas de décrire et de documenter les systèmes en détail. malentendus. Ces erreurs si elles existent affectent d’une manière significative les rubriques des états financiers. Selon les termes de la recommandation 13 du manuel des normes de l’ordre des experts comptables marocains : « … Même si l’existence d’un système comptable et de contrôle interne efficace réduit le risque d’anomalies dans les états de synthèse. les règles fiscales particulières. Il peut s’agir d’erreurs (fautes. c’est le risque connu sous le nom de « Risque de Contrôle ». les conventions collectives.. En audit. incompétence ou inexpérience des personnes). systèmes informatiques…). A l’issue de cette prise de connaissance.Mouvements physiques non comptabilisés (fuite d’information. lié à une fraude ou à une erreur. . II) LA PHASE DE L’INTÉRIM. principalement grâce à des entretiens avec la direction. mais également de fraudes.L’environnement comptable. mauvais cut-off).Mouvements comptables non justifiés (Absence de justification). la culture d’entreprise…). on adopte une approche par les risques qui consiste à cibler les zones de risque et de les voir plus en détail que des zones très peu risquées. Ceci sera effectué à la phase d’intérim.

L’examen du contrôle interne consiste à analyser pour les classes de transactions importantes. (depuis l’origine de la transaction jusqu’à son inclusion dans les états financiers) y compris les contrôles généraux effectués par la direction (résultats mensuels. Cette évaluation passe par quatre phases. les travaux au final seront importants du fait que..Comment l’information relative aux transactions est traitée. calcul de la précision monétaire et du seuil de signification.Trésorerie. III)L’ÉVALUATION PRÉLIMINAIRE DU CONTRÔLE INTERNE. l’assistance à l’inventaire physique… Si à l’issue de cette phase. circularisations des tiers. il peut décider de réduire l’étendue des travaux de contrôle des comptes au final. La première phase consiste à identifier les cycles du contrôle interne et les objectifs d’audit : La notion de cycle : Le cycle regroupe un ensemble d’opérations comptables de type homogène. Cette décision est motivée par le fait que les soldes ne sont que les produits des systèmes.Ventes – clients.Les fichiers comptables. .L’intérim est une phase de l’audit qui prend place en général dans le courant de l’exercice avant l’arrêté des comptes. mettant l’accent sur l’enchaînement des opérations. En revanche. les travaux de contrôle des comptes peuvent être allégés lors de l’intervention appelée Final. par exemple.Paie – personnel -Stocks. d’autres travaux sont effectués dans le cadre de cette phase. diagramme de circulation de l’information. Les principaux cycles à évaluer sont les suivants : . Or si ces systèmes sont fiables et ne comportent pas de faiblesses pouvant affecter les états financiers.Comment sont engagées les transactions? . les aspects suivants : .) pour atteindre les objectifs d’audit qu’il s’est fixé auparavant. l’intervenant aura recours à une panoplie de tests de détail (vérification des pièces justificatives. validation des mouvements des stocks en fonction des ventes et de la production. mise en place des tableaux de bord) et également la manière dont le client utilise son système d’information pour traiter les données. soit sous forme de description narrative soit sous forme de « flow-chart ». si le contrôle interne est trop faible ou comporte des dysfonctionnements et des faiblesses qui peuvent se traduire par des erreurs significatives au niveau des comptes. . .. les pièces justificatives… Les informations obtenues doivent être retracées.Achats –fournisseurs. En parallèle. . le vérificateur estime que le dispositif du contrôle interne répond à ses préoccupations (objectifs d’audit). Elle est axée essentiellement sur l’évaluation du contrôle interne. Les objectifs d’audit : 2 . la revue analytique des comptes pour la période écoulée.

Que tout enregistrement est justifié par une opération (réalité). les dispositifs de contrôle permettant de satisfaire les objectifs précités doivent répondre également à l’une des caractéristiques du contrôle interne «les activités de contrôle». On distingue différents types de contrôle : Des contrôles d'exhaustivité : Nous déterminerons l'efficacité et la pertinence des contrôles en place pour assurer l'inscription de toutes les opérations (dans leur intégralité) non seulement au moment où celles-ci sont générées mais aussi lors de leur acheminement vers le grand livre.Que toutes les opérations ont été enregistrées (exhaustivité). nous déterminerons l'aptitude des contrôles existants à assurer que seules les opérations valides sont comptabilisées. ces objectifs donnent lieu à des contrôles permettant de s’assurer : . Nous présenterons ci-après les objectifs d’audit et leur application ou non lors de la procédure de contrôle interne. Cela comprend : . 2 .Supervision : Le résultat d’un contrôle doit être vérifié par une personne responsable. En effet. Par ailleurs. par opposition à ceux visant les travaux spécifiques d’arrêté des comptes. . .Autorisation : Les opérations doivent être initiées par des personnes habilitées.Que tous les montants comptabilisés ne comportent pas d’erreur (exactitude). . OBJECTIFS D’AUDIT CONTROLE INTERNE Enregistrements -Exhaustivité -Réalité et Exactitude -Séparation des exercices Solde -Existence -Evaluation Etats financiers -Présentation de l’information -Information complémentaire O O O O/N O/N N N Ces objectifs constituent autant d’exigences à tous les stades du traitement des opérations. .Séparation des tâches : L’organisation mise en place ne doit pas permettre le cumul de fonctions.Les objectifs d’audit (ou préoccupation de l’auditeur) servent de fil directeur à l’ensemble de la démarche d’audit en identifiant l’ensemble des types d’irrégularités potentielles. de traitement ou de restitution de l’information. L’évaluation du contrôle interne permet de couvrir plus particulièrement les objectifs concernant la maîtrise des flux d’opérations. Des contrôles d'existence : Même si l'existence des opérations inscrites peut être vérifiée. que ce soit en terme de capture.

la répétition des contrôles et l'analyse des preuves documentaires. l’intervenant procède à une série de tests. Des contrôles internes d'autorisation : Il est souhaitable de faire des contrôles internes d'autorisation pour assurer que les opérations sont réalisées conformément aux directives ou instructions de la direction. nous déterminerons si les contrôles en vigueur dans une entité donnée permettent d'assurer que les opérations valides sont inscrites correctement. l'autorisation occupe une place importante dans ces directives. L’objectif de ces tests est de s’assurer de l’application permanente des points forts des procédures dans leur conception. Il s’agit de déterminer les points forts théoriques qui couvrent les objectifs d’audit et les faiblesses de conception auxquelles il y a lieu d’associer les risques (financiers. Enfin.Le contrôle est-il conçu logiquement ? .Permet-il de détecter les erreurs et de les corriger ? .La personne exécutant ce contrôle comprend-t-elle vraiment ses responsabilités et son obligation de rendre compte et sait-elle reconnaître une erreur ? 2 . Conception des sondages : Pour évaluer l'efficacité du contrôle. complétées par l'observation. nous essayons de répondre aux questions suivantes en menant une enquête de validation : . Dans de nombreux cas. L’intervenant doit porter un jugement sur l’efficacité de la conception des systèmes ou des procédures. La seconde phase consiste à procéder à une évaluation préliminaire du contrôle interne. Les sondages des contrôles consistent généralement en des enquêtes de validation. en fonction des résultats de l’appréciation du contrôle interne. IV) TECHNIQUE D'ÉVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE. même si l'exactitude des opérations inscrites peut habituellement être vérifiée à partir des montants comptabilisés. systèmes …) Lors de la troisième phase. Concevoir des tests de fonctionnement : Les sondages des contrôles visent à déterminer si les contrôles sont appropriés pour prévenir ou détecter des erreurs potentielles et à confirmer leur fonctionnement efficace tout au long de l'exercice.Des contrôles d'exactitude : De la même manière. l’auditeur revoit la stratégie d’audit retracée lors de la phase de planification et détermine l’approche à retenir pour le contrôle des comptes au final. même si l'absence d'une autorisation en bonne et due forme n'a aucun effet sur l'échange (qui est un fait brut). L'objet de l'enquête peut passer de la collecte d'information portant sur le fonctionnement des contrôles à des questions sur l'application réelle des contrôles pendant la période analysée. Le volume des tests est déterminé en fonction des irrégularités relevées lors de cette étape.

nous devons auditer l'efficacité de ces Contrôles Généraux Informatiques. Entretiens de corroboration : Ils consistent en des entretiens approfondis. Par contre. mais qui sont en mesure d'être au courant de leur exécution.Comment documentez-vous votre examen ? . La nature du contrôle sera conditionnée par le recueil de ce type d'éléments probants. Cependant. Les prises de renseignements directes consistent à poser des questions à la personne qui exécute les procédés de contrôle ou les activités de supervision.Que cherchez-vous en examinant ce rapport ? . Des exemples de questions courantes sont présentés ci-après : . la 2 . aucune limite aux questions que nous pouvons poser.Qu'est ce qui constitue une erreur ? . telles l'observation. l'examen du parapheur de l'exécutant qui nous indique que le contrôle a été effectué nous apportera peu d'éléments probants quant à l'efficacité du contrôle. Exemple de questions courantes : Lorsque nous effectuons une enquête de validation.Pouvez-vous me montrer les différents aspects de rapports et comment vous l'examinez ? .A quelle fréquence examinez-vous le rapport ? .Qui assure le suivi de ces erreurs et de quelle manière ? .Avez-vous relevé des erreurs par le passé ? . Nos prises de renseignements peuvent être directes ou indirectes. l'examen de documents ou la réexécution des contrôles. Par exemple. destinés à nous fournir des éléments probants sur l'efficacité des contrôles internes. Ils s'accompagnent d'autres procédures.Comment vous assurez-vous qu'elles sont corrigées ? . Les prises de renseignements indirectes consistent à poser des questions à d'autres personnes qui n'exécutent pas elles-mêmes les contrôles.Le contrôle dépend-il de contrôles généraux informatiques ? Si oui.Est-ce que cette personne exécute ce contrôle régulièrement et de manière prévue ? . Il n'y a.Qui exécute le contrôle lorsque vous êtes absents ? Examen de documents : Si la mise en œuvre d'une procédure de contrôle ou d'une activité de supervision est documentée. nous posons des questions au sujet de la conception et du contrôle et nous validons les réponses en posant plus de questions probantes.. pour ainsi dire. qui sont nécessaires pour corroborer les informations obtenues dans le cadre des entretiens. nous devons planifier nos questions de manière à pouvoir nous prononcer sur l'efficacité du contrôle.Le seuil de matérialité utilisé par le responsable du contrôle permet-il de détecter toutes les erreurs que nous considérons comme significatives aux fins de notre procédure d’audit ? .Faites-vous le suivi de tous les éléments requérant une analyse ou seulement ceux qui sont supérieurs à un certain montant ? . nous pouvons examiner les documents pour accroître notre degré de confiance.

cette technique nous sert le plus souvent. . nous pouvons valider son efficacité. V) LA LETTRE DE CONTRÔLE INTERNE. rapprochements entre des données ou supports différents…) non prévus dans la procédure et dans sa conception. la réexécution des contrôles ne nous permet pas de conclure sur le fonctionnement efficace du contrôle tout au long de la période concernée. . nous influencerons probablement l'exécution du contrôle du simple fait de l'observer. même si nous pouvons utiliser la technique de l'observation pour vérifier par sondage des contrôles qui ne laissent aucune pièce justificative. cette technique s'avère souvent efficace pour tester le fonctionnement des contrôles programmés (par exemple la validation des seuils de crédit autorisés) et des contrôles généraux informatiques. Observation : Nous pouvons compléter notre enquête de corroboration par l'observation de la mise en œuvre d'une activité de supervision ou d'une procédure de contrôle.documentation des rapprochements.Les faiblesses significatives dans la conception ou fonctionnement du contrôle interne : Faiblesses de conception : Concernent des points de contrôle (approbation. contient parfois des informations qui constituent des éléments probants quant à l'efficacité de la procédure de contrôle. Néanmoins. Réexécution des contrôles : En ré-exécutant une activité de supervision ou une procédure de contrôle. Elle mettra en évidence : . y compris le suivi et l'explication des anomalies. En outre. La lettre de contrôle interne ou Management Letter est une note de synthèse élaborée à l’issue de la phase de l’intérim. et nous devons avoir recours à d'autres techniques pour obtenir le degré de confiance nécessaire. 2 . dans sa conception mais ne sont pas appliqués d’une façon régulière. Cependant. mais seulement à un certain moment. Ainsi. Faiblesses d’application : Ce sont des points de contrôle prévus dans la procédure. recoupement. à mieux comprendre le contrôle. en raison de ses limites inhérentes. Nous devons donc d'abord envisager de conduire des entretiens de corroboration. Souvent l'examen des caractéristiques spécifiques d'un document n'est pas la manière la plus efficace ni la plus efficiente d'obtenir un certain niveau de confiance lors des tests de fonctionnement des contrôles internes.Les recommandations ou améliorations visant à simplifier ou remplacer certaines pratiques par des procédures plus efficaces et plus rentables. visa. l'observation ne nous fournit généralement pas suffisamment d'éléments probants quant à son efficacité sur toute la période concernée. A elle seule.Risques ou incidence des faiblesses relevées sur les états financiers.

2 .Les dirigeants des entreprises sont généralement fortement intéressés par les conclusions sur l’évaluation de la qualité du contrôle interne. L’auditeur est intéressé par le renforcement du contrôle interne de manière à pouvoir réduire l’étendue des tests lors de la procédure de contrôle des comptes.

les lois et les 2 .Troisième partie : Mise en œuvre de l’approche du contrôle interne : Cas de la société industrielle ABC Quelque soit la nature de la mission effectuée par le professionnel au sein de l’entreprise. Ainsi. celui-ci a une responsabilité envers elle autant qu’envers les tiers.

Tout le long de cette partie nous allons proposer une démarche d’audit et d’évaluation du système de contrôle interne de l’entreprise. 2 . le professionnel est tenu responsable de diligences particulières qui ont pour objectif la prévention contre ce risque. pénale est réglementaire. Les limitations au rôle de l’auditeur sont fonction de la nature de sa mission. Intérêt du sujet : La société ABC possède des difficultés en matière de recouvrement de ses créances clients. en mettant en exergue les éléments susceptible de maîtriser ce risque. Le contrôle interne est-il un moyen efficace pour faciliter l’évaluation lors de la procédure de contrôle des comptes. Le cas qui va être traité dans cette partie est un cas réel d’une entreprise industrielle possédant plusieurs sites dont le cas a été traité durant mon stage . orientée vers la section ventes-clients. ont assigné à l’auditeur des obligations de moyens et de diligences pour cadrer les dimensions de sa responsabilité. De manière générale la responsabilité de l’auditeur est civile. Plus spécifiquement au risque client. Chapitre 1 : L’auditeur face au risque client dans le cadre de l’audit de la section ventes clients et Prise de connaissance générale de l’entreprise et planification. Problématique : La section ventes-clients possède un risque très élevé notamment dans la comptabilisation du chiffre d’affaires ainsi que des provisions pour dépréciation des créances clients.réglementations en matière. des techniques d’audit qu’il utilise et la qualité du contrôle interne de l’entreprise auditée.

et le risque qui s’y rattache relève de la logique générale de l’audit. Toutefois. celles-ci diminuent le résultat chose qui ne va pas de pair avec la volonté des dirigeants de l’entreprise. étant rémunérés en fonction du résultat dégagé. Face à cette fraude. Dans un cas comme dans l’autre. un changement de méthode pourrait conduire à la prise en compte d’un chiffre d’affaires fictif c'est-à-dire non réellement réalisé par l’entreprise. La responsabilité de l’auditeur par rapport au risque client relève de plusieurs registres: juridique. et en porter mention dans son rapport.Les provisions client Les provisions ont une incidence directe sur le résultat de l’exercice.Sous estimation du chiffre d’affaires. Sa motivation est d’échapper à la charge fiscale. En effet. et surtout à la permanence de ces méthodes au sein de l’entreprise d’un exercice à un autre. l’auditeur doit veiller à ce que le niveau des provisions client soit satisfaisant. En effet. fiscal. Il doit également en informer les organes de gestion de l’entreprise.Les limites à l’action de l’auditeur 2 . dans le sens où il reflète le plus la réalité du risque encourus par l’entreprise sur son poste client. c. d. L’enregistrement d’un chiffre d’affaires et d’un résultat fictifs pourrait être intentionnel dans l’hypothèse où l’entreprise veut dégager une image de profit aux tiers. Nous essayerons de présenter quelques situations qui explicitent cette responsabilité en présence du risque client. Ceci est assimilable à une distribution de dividendes fictifs. En fait. l’auditeur doit mettre en œuvre tous les moyens pour détecter la sous-estimation. Une autre logique est de diminuer le résultat imposable. comptable. A défaut. De cette réalité économique naît la réticence de certains dirigeants à enregistrer des provisions. e.Section 1 – L’auditeur face au risque client dans le cadre de l’audit de la section ventes-clients. il se caractérise par des spécificités qui le distinguent des autres domaines et lui donne son importance. son impact sur le résultat ainsi que sa résultante fiscale. a.L’audit de la section ventes-clients L’audit de la section ventes – clients. et disciplinaire se verront engagées.Chiffre d’affaires fictif L’auditeur doit porter une importance particulière aux méthodes d’évaluation du bénéfice et du chiffre d’affaires (cas des contrats à long terme). et professionnel. b. La sous–estimation du CA a pour corollaire la vente en noir qui est une pratique répandue au Maroc. des dirigeants pourraient abuser du principe de prudence en enregistrant des provisions importantes (cas des provisions évaluées statistiquement) afin de décroître le montant de l’impôt. ses responsabilités civiles. pénale.

le système de contrôle interne peut être outrepassé soit par les dirigeants de l’entreprise elle-même. au contrôle interne de la société auditée et des techniques utilisées. mais non absolue. Par conséquent il ne lui est possible de détecter le risque (risque client notamment) qu’entre dans le périmètre de ce champ. Le système de contrôle interne.Le rôle de l’auditeur pourrait être limité par plusieurs éléments se rapportant à sa mission. En effet. 2 . l’auditeur ne s’intéresse qu’aux faits majeurs qui représentent une importance par rapport aux autres éléments.Prise de connaissance générale de l’entreprise et planification. L’action de l’auditeur s’inscrit dans une démarche plus globale : c’est la méthodologie de l’Audit. peut souffrir d’un dysfonctionnement structurel indétectable et fournit de cette manière de fausses informations. b) Par rapport au contrôle interne. Aussi. L’utilisation en audit de techniques de sondage conjuguée à une approche par importance significative. qui structure les responsabilités et obligations de l’auditeur autour de diligences précises. a) Par rapport à la mission. qui ont un grand pouvoir sur le personnel. qui constitue une base importante à la formation de l’avis de l’auditeur. Le rôle de l’intervention de l’auditeur au sein de l’entreprise a donc pour objectif la prévention contre la situation de risque ou encore d’assurer la bonne fin de celle-ci. C’est le type de la mission à effectuer qui détermine le champ d’action de l’auditeur. ou encore du fait de l’existence de connivence entre plusieurs personnes au sein de l’entreprise. et dans sa quête de la régularité il use d’échantillons et de tests qui lui permettent d’exprimer une assurance raisonnable certes. implique en soit un risque de non détection des erreurs et anomalies. Section 2 . c) Par rapport au technique de l’audit.

*Secteur. l’hydraulique. Les produits destinés à ce segment incluent également les compteurs d’eau installés chez les usagés pour la mesure de leur consommation en eau. On usera d’une dénomination fictive : Société ABC. Depuis sa création. pour y faire référence.Prise de connaissance générale de l’entreprise. Agriculture. l’agriculture. *Produits Les produits d’ABC ciblent trois segments : l’hydraulique et l’assainissement. Ils sont chargés de transporter l’eau principalement. Par respect du secret professionnel l’identité de cette société ne sera pas divulguée. ABC a pu mener une politique dynamique d’expansion. Ils permettent de réaliser des produits particulièrement adaptés à la production de canalisations aux multiples applications. entité L’entreprise auditée est une firme industrielle qui propose une gamme très diversifiée de produits destinés à plusieurs marchés stratégiques et leviers de croissance économique pour le pays. ABC offre à ses clients tant publics que privés des matériaux indispensables au développement des secteurs clés que sont l’agriculture. et ce par l’absorption de plusieurs PME opérant dans ses domaines d’activité. L'offre d’ABC pour le secteur de l'agriculture est vaste et comprend les produits suivants: 2 . Plusieurs produits d’ABC sont fabriqués à partir de la même matière première. avec un résultat comptable aux environs de 48 Millions MAD. L’une de ses particularités. peuvent être des unités de production et/ou des points de vente.Hydraulique et assainissement. et le bâtiment.a. qui sont des Matériaux solides et étanches. secteurs qui connaissent une expansion sans précédent. La société ABC. figure parmi les grandes sociétés non seulement de son secteur. est le fait que la société ABC est présente sur plusieurs sites à travers le pays. Les canalisations sont fabriquées à partir du Polyvinyl chloride et du Polyéthylène. Ces sites. l’assainissement et le bâtiment. mais également au niveau national. son chiffre d’affaires dépasse les 400 Millions MAD. Le top management de la firme avait prévu une augmentation du chiffre d’affaire de l’ordre de 15% au cours de l’exercice 2009. ABC a adopté également une politique d’innovation en investissant dans une démarche qualité et en recherche et développement. L’évolution de la société ABC s’inscrit dans une tendance de croissance. En effet. et également l’une des lignes directrices du présent mémoire. Relevant d’un holding marocain leader.

ABC s’approvisionne à l’étranger à défaut de fournisseurs marocains. le film qui suit les tuyaux PVC représente 26.) Les clients locaux sont de manière globale de trois catégories : -Des clients faisant partie du groupe de sociétés détenues par la holding. Les marchandises exportées sont principalement des chaussures en plastique. Concernant sa clientèle. . PE. principal actionnaire d’ABC.46% de l’activité. des semi grossistes. Bâtiment. *Gaines de câbles téléphoniques et électriques : Les qualités des tubes et tuyaux. *Clientèle et fournisseurs Les fournisseurs d’ABC sont locaux pour les matières premières du Polyvinyl Chloride. ( La production de chaussures en plastique n’est qu’une activité accessoire que poursuit ABC en raison de l’absorption d’une société qui opère dans ce domaine. de compteurs d’eau. ABC les rendent parfaitement adaptés respectivement à la protection des lignes souterraines de télécommunication et au passage des câbles électriques..*Les tuyaux en POLYVINYL CHLORIDE et Polyéthylène chargés de la distribution de l'eau sur les zones agricoles ou les zones plantées nécessitant une répartition homogène de l'eau (golfs. -Des clients privés. *Tubes d'évacuation des eaux usées : ABC a développé une large gamme de produits entrant dans les infrastructures de collecte et drainage des eaux usées.. quelles que soient les conditions climatiques auxquelles elles sont confrontées.62%. ABC est une entreprise présente sur ce marché à travers différentes gammes de produits: *Plaques de couverture et bardage : Elles sont chargées d'abriter et protéger les différents types de bâtiments qu'elles couvrent.12% Profilé en POLYVINYL CHLORIDE.…y sont assimilées les concessions de droit privé. ABC oriente ses produits vers le marché local ainsi qu’à l’export. à savoir les administrations. les offices. Le reste est partagé entre la fabrication de plaques.) *Les systèmes de goutte à goutte chargés d'alimenter en eau les cultures de manière optimale *Les films Agricoles de différentes natures destinés à protéger et améliorer la rentabilité des différentes cultures.… *Constitution du Chiffre d'Affaires par catégorie de clients 2 . de chaussures et autres tuyaux. les communes. des domaines d’agricultures. *Constitution du Chiffre d'Affaires pour l'exercice 2009 Les Tuyaux Polyvinyl chloride qui constituent le gros de l’activité représentent 48. constitués par des opérateurs en bâtiment. ainsi que le Film. Alors que pour les compteurs d’eau. les régies. les tuyaux en Polyéthylène représentent 9. -Des clients relevant du domaine public.

Le développement qu’a connu ABC l'a amené à répartir ses activités sur 3 unités de production. En effet. et exige d’elle une compétence dans les domaines techniques dans lesquels opère l’entreprise.Agence Casa et Centre. . .Agence Agadir et Sud. chaussures en plastique.Agence Marrakech et Tansift. ainsi qu’à ceux de la maîtrise des coûts et du contrôle de gestion dans un cadre général.Le privé constitue 74% de la clientèle. surtout compte tenu de la grande taille de l’entreprise. renvoie respectivement à l’importance de la masse salariale et le grand nombre de clients que la société ABC est tenue de gérer. l’administration représente 12% et quant au reste il s’agit d’échanges au sein du groupe. la gestion des stocks est à première vue limité au profit de l’activité principale à savoir la production. L’organisation autour de métiers (compteurs d’eau. la société est organisée autour d’activités de production plus encore autour de métiers précis. le contrôle de gestion. l’informatique.Agence Casa Centre 2 . Un ensemble de fonctions dites de supports incluant : le contrôle qualité. L’organigramme général de la société reflète parfaitement le caractère industriel de celle-ci. plaques FC) est complétée par une autre d’ordre géographique. presque plus de la moitié est dédiée à la fonction production.Agence Kénitra et Gharb. . Ce type d’organisation rend également d’actualité le dosage à faire entre centralisation et délégation. ce qui traduirai une grande implication de celle-ci dans leur gestion. *Organisation de l’activité Toutes les directions de la société ABC sont directement chapotées par la direction générale. le juridique. tubes POLYVINYL CHLORIDE et PE. Ce caractère est affirmé par le fait que sur les 10 directions de la société.L’unité Agadir. Cette variante géographique conduit à donner une grande importance aux mécanismes d’uniformisation de la qualité dans toutes les régions.Agence Oujda et Oriental. . . .L’unité Mohammedia Extension.L’unité Mohammedia. L’existence de direction de ressources humaines et une direction commerciale. La société ABC est présente dans un certain nombre de régions du Maroc à travers des unités de production et aussi des agences de commercialisation de ces produits. . l’ordonnancement. films agricoles. Les agences commerciales sont: . . Les unités de productions sont: .Agence Tanger et Nord. Ils sont soutenus par 6 entités commerciales réparties dans les différentes régions du Maroc afin d'assurer un service personnalisé et de proximité sur l'ensemble du territoire national.

Par rapport au chiffre d’affaires réalisé sur toutes ses agences et sur tous ses produits.54% 29. les valeurs impayées ont pris beaucoup d’importance. la société ABC accuse 2009 un taux d’impayés de 5. l’appréciation de ses impayés serait plus significative en les comparant au total des créances détenues. étant donné que la société ABC vend dans une grande mesure au comptant.12% 11. La mission d’audit réalisée chez ABC.47% 46. La commercialisation des produits est faite soit de manière directe lorsque le client se présente à l’une des agences commerciales de la société ABC.19% 46.65% 6. ABC commercialise également ses produits à travers les marchés publics ou privés.- Agence Oujda et Oriental L’une des principales agences de la société ABC se situe à la ville d’Agadir.Orientations de la mission. par rapport à ses créances clients sur tous les produits et sur toutes les agences le taux d’impayé est de 15. L’appréciation des impayés est faite aussi par rapport aux créances client. Taux général d'impayé par rapport au CA : 5.17% 0.73% 12.55% Part impayée des créances clients 7.01% 2 . Alors que.19% 6. a été effectuée principalement pour identifier les causes de la multiplication des incidents de paiement. directs (Lorsqu’ABC soumissionne directement au marché) ou indirects (Lorsqu’un client soumissionne au marché avec les produits d’ABC). ou encore grâce à un circuit commercial incluant des grossistes et des détaillants. des comptes comptables.76% Taux général d'impayé par rapport au total des créances : 15.13%.36% 23.13% En effet. et de la gestion. Le détail des valeurs impayées par agences Agence Casa Centre Tanger et Nord Oujda et Oriental Kenitra et Gharb Agadir et Sud Marrakech et Tensift Part impayée du CA 3.76%. elle jouit d’une certaine autonomie : aux niveaux de la programmation de la production et de la vente.53% 1. b.

d’accompagner que l’équipe ayant entamé la procédure de contrôle interne au sein de la société. ainsi qu’une phase de contrôle des comptes comptables. La procédure du respect du plafond accordé à chaque client. Ce présent mémoire se base sur une mission d’audit et de contrôle interne qui a eu pour objet l’accompagnement à la clôture des comptes sociaux de la société ABC.Agence Part impayée du CA Part impayée des créances client On constate que les agences qui accusent le plus d’impayés sont Tanger Nord et Kenitra et Gharb avec respectivement 46.36% de leur chiffres d’affaires respectifs suivies par l’agence Marrakech et Tensift avec une valeur d’impayés de 29. Cette mission a comporté une phase d’évaluation du contrôle interne de la société au niveau du cycle ventes/clients. La tarification. durant mon stage. Cette mission de deux mois.53% et 46.Plan de la mission. ainsi que détecter les zones de risque susceptibles d’entraver ou alourdir la gestion ou encore faire subir la société ABC des dommages. L’autorisation des expéditions. 2 . La création de compte client (au niveau informatique). la phase d’évaluation du contrôle interne s’est étalée sur 5 semaines et a ciblé principalement: • • • • • • La procédure d’ouverture de compte client. Chapitre 2 : Evaluation du contrôle interne de la société ABC et propositions d’amélioration. avait pour objectifs majeurs de s’assurer de la bonne application des procédures en vigueur pour le domaine ventes/clients. Les raisons de l’apparition des impayés seront explicitées à fur et à mesure de l’avancement des tests et des autres diligences de contrôle interne. et a eu pour objectif de vérifier les comptes de la société ABC. La phase suivante qui est celle du contrôle des comptes s’est effectuée sur 3 semaines. afin de s’assurer que les comptes de celle-ci ne sont pas entachés d’irrégularités significatives.01%. La réalité du chiffre d’affaire. c. Je n’ai eu l’occasion. Sur le plan de l’organisation.

a. Cette procédure a pour objet d’ouvrir -pour tout client intéressé.  ’assurer que la procédure d’ouverture de compte client.Ouverture de compte client. Elle s’applique à tous les clients sujets à une ouverture de compte soit au comptant répertorié ou en compte (clients sociétés du groupe. Les tests effectués ont concerné le respect du plafond client.PRESENTATION DU DOMAINE. permet de bien cerner la S situation financière et commerciale du client. l’autorisation des expéditions. ayant sollicité l'ouverture d'un compte. Chacun de ces tests sera présenté en précisant ses finalités. On devra également examiner les conditions d’application de cette procédure en terme de précision. ses modalités de réalisation ainsi que les résultats auxquels ils aboutissent. de temps. client administration. d’adéquation face à ses objectifs. Cette phase est importante également car c’est sur ses résultats que la société va décider de s’engager ou pas avec le client potentiel.OBJECTIFS D’AUDIT. la tarification. Les étapes d’ouverture de compte se déclinent comme suit : 1-La Direction Commerciale recommande au client. et permettre le suivi rigoureux et auxiliaire des différents clients. 1. en fournissant des informations utiles et fiables. la réalité du chiffre d’affaire. Vérifier le processus de création de compte client sur le système informatique de la société ABC. C’est un domaine essentiel pour l’appréciation du risque. la création de compte client (au niveau informatique). client privé). 2. Cette connaissance impactera la relation future que l’entreprise aura avec son client. L’ouverture d’un compte client se base sur : -La procédure « ouverture de compte client » éditée par la société ABC. d’où il est primordial que sa conduite soit minutieuse et précise.Section 1 – Evaluation du contrôle interne L’évaluation faite a concerné les principaux éléments du cycle ventes/client.un compte sur les livres de la société ABC. car il constitue l’étape où l’entreprise forme une idée de la situation financière de son client. et avait pour objectif d’identifier les zones d’ombre et en faire ressortir les risques s’y rattachant. et fixer le plafond de cet engagement. de : 2 .

La Direction Commerciale assure le suivi et la mise à jour des renseignements fournis sur la fiche de manière à prendre les précautions nécessaires pour le plafond risque. qui doit être remplie par le client. des informations fournies par le client. et veille à ce que le plafond du risque client ne soit pas dépassé. fixe le plafond risque et définit les garanties réclamées aux clients en compte. Et il incombe à la Direction Commerciale de s’assurer. L’aboutissement de cette circulation est la fixation d’un plafond client. 2 . jugé satisfaisant pour maîtriser le risque relatif au client. • Et sur l’activité du client. à circulation interne. -Une fiche de renseignement client. pour le client agréé et procède conjointement avec la Comptabilité Clients à la localisation du code client suivant le Schéma Général de codification.La Direction Commerciale s'assure de la fiabilité des informations fournies et organise une visite des lieux sanctionnée par un rapport d'approbation. Cette fiche de renseignement doit être impérativement signée et cachetée par le client ou ses représentants. Pour son établissement. La Direction Financière. 3. 7. 6. • Sur les moyens d’exploitation. 5. après étude du dossier client. et La Direction Générale. autant qu’elle le peut. Elle comporte des informations : • D’ordre juridique et fiscal. la Direction Financière et de la Direction Commerciale.Le comité composé de la Direction Générale.Le service Comptabilité Clients saisit l'ouverture du compte. 4. à la Direction Financière et la Direction Générale. -Une demande d’ouverture de compte client.• Compléter correctement et signer la Fiche de Renseignements • Fournir un relevé bancaire reflétant sa situation financière. Cette fiche de renseignement est sensée fournir des informations complètes sur le client. • D’ordre financier.La Direction Commerciale prépare la demande d'ouverture. pour visa. 2 .La Direction Commerciale achemine la Demande d'ouverture du code client dûment remplie et approuvée. elle doit passer par La Direction Commerciale. ainsi que la mise à jour périodique de ces informations.

TRAVAUX A DEROULER.  Existence des états de synthèse su client. est principalement constitué de la fiche de renseignement client qui contient son identité au sens large. et de l’économie de temps.  Approbation de La Direction Financière et de La Direction Générale par rapport au plafond et au délai de règlement accordés. Sélectionner dans la base de données des clients de l’entreprise ABC. on vérifiera notamment :  Que la fiche de renseignement est correctement remplie et signée par le client. un échantillon de 40 clients représentatif de toutes les catégories de clients. ainsi que de toutes les agences de vente de la société. Le fond de dossier pour l’ouverture de compte client.  Existence d’une fiche d’ouverture de compte client.  Existence d’un rapport d’approbation relatif à la visite de La Direction Commerciale chez le client. 2 . qui porte le plafond risque à accorder au client.  Existence d’un relevé bancaire du client. et de la demande d’ouverture de compte client. • Relevé bancaire du client. de la fluidité du processus. et la fiche de renseignement) d’autres pièces qui attestent de l’exactitude des informations fournies et qui éclaire les parties concernées lors de l’examen du dossier : • Le rapport de visite faite par les membres de La Direction Commerciale chez le client. Pour cet échantillon on examinera les dossiers d’ouverture de compte client. • Registre de commerce • Pouvoir et CIN du gérant • Attestation d’affiliation à la CNSS 3. du point de vue de la fiabilité de l’information. Examiner la procédure d’ouverture de compte client ainsi que ses supports.  Existence d’une demande de création de compte client signée par La direction Commerciale et adressée à la comptabilité client. Effectuer une simulation de création de compte client sur le système informatique de la société. Ce dossier contient également (selon la procédure.La décision finale est prise par la Direction Générale. ainsi c’est le plafond précisé par celle-ci qui sera retenu.

et Générale. on constate qu’un certain nombre de points ne sont pas respectés.Inexistence d’un rapport d’approbation . d’autant plus qu’il n’y a pas de délais de traitement entre ces directions. Par rapport aux documents supports. ainsi que celui de la demande d’ouverture de compte est utilisé au moment de la création du compte et celui de la mise à jour des informations y afférentes. à savoir que la décision finale est monopolisée au niveau du siège.RESULTATS DES TESTS -Par rapport à la procédure La procédure d’ouverture de compte client implique l’intervention de 3 directions : Commerciale. de même est la recherche d’existence antérieure du code client et la détermination de ce code. Ceci rend difficile le suivi de l’information. Cette situation devient plus lourde lorsqu’on prend en considération l’application de cette procédure dans les agences.Inexistence des états de synthèse su client . -Par rapport à l’application de la procédure En examinant les dossiers d’ouverture de comptes pour les 40 clients tirés par sondage. ce qui constitue en soit un temps de réponse considérable entre le moment de la demande exprimée par le client et le moment de l’officialisation de l’ouverture. Nous allons mettre en exergue l’importance de ces anomalies : .4. le même imprimé de la fiche de renseignement.Inexistence d’un relevé bancaire du client . ou encore pour exploiter ces informations dans un but stratégique.L’approbation de La Direction Financière est inexistante ou non – conforme pour certains clients . 2 . Financière. que ça soit pour s’assurer de la permanence de solvabilité du client.Inexistence d’une demande de création de compte client . de plus les dates des mises à jour ne sont pas clairement prévues ou spécifiées.Fiche d’ouverture de compte client inexistante pour certains clients alors qu’elle est non – conforme pour d’autres -Par rapport à l’aspect informatique La création du compte client sur le système est effectuée par un responsable du risque client.Fiche de renseignement client et/ou dossier d'ouverture inexistant pour certains clients .

elle repose sur l’effort du Responsable Risque. . *Le système ne prévoie pas des champs obligatoires pour un minimum d’information sur le client : il est possible d’introduire un client que par sa dénomination.Ceci n’est pas conforme à la procédure d’ouverture de compte qui stipule que la détermination du code doit être faite conjointement par La Direction Commerciale et la Comptabilité Client. on a procédé à une simulation de compte qu’on appelé Client Deloitte . *La génération du code client n’est pas automatisée.agriculteurs/domaines .  Risque d’impayé non maîtrisé.certaines grandes entreprises telles que les filiales de l’ONA.sociétés de groupe . On constaté ce qui suit : *Le système informatique ne bloque pas l’ouverture de comptes clients ayant la même raison sociale.  En cas d’une demande d’ouverture de compte  Risque d’introduire des 2 . Du fait que la société ABC estime qu’il n’y a pas de risque d’insolvabilité pour ces clients. c’est au Responsable Risque qu’il revient de déterminer le code selon le schéma de codification. Matrice des risques DESCRIPTION SUCCINCTE DU CONSTAT OU DE LA FAIBLESSE RISQUES POUVANT DECOULER DE LA PERSISTANCE DE LA FAIBLESSE  BC ne tient pas de dossier client pour les A catégories suivantes : . Pour tester la fiabilité de l’opération de création de compte client. . *La recherche d’existence antérieure du code client est manuelle.

…)  Risque de détérioration de la situation financière du client non détectée à temps. clients insolvables sous d’autres codes  Risque de cumul de plafonds non autorisé  A l’exception du cas de révision de plafond. Le Responsable Risque – client vérifie manuellement que le client en question ne dispose pas déjà d’un compte ouvert chez les agences de la société.  Contrôle non matérialisé de la situation financière du client au moment de l’ouverture du compte client  Le dossier d’ouverture de compte client ne contient  Non respect de la 2 . état des affaires en cours. les dossiers clients ne sont pas mis à jour (nouveaux Bilan.client. Modèle J. évaluation du bilan du client…de plus les dossiers contiennent des documents qui ne sont prévu ni sur la fiche d’ouverture de compte ni sur la procédure d’ouverture : BC.…  Non exhaustivité des points de contrôle au moment de l’ouverture du compte client  L’évaluation du bilan n’est pas matérialisée par un document.   Sur la fiche d’ouverture de compte client. statuts. certains points de contrôle ont été prévus et non respectés notamment : historique des incidents avec ABC.

le rapport d’approbation préparé par la Direction commerciale. délai et modalité de paiement…) non autorisées par la Direction Générale  Le système ne bloque pas l’ouverture de comptes clients ayant la même raison sociale.  Octroi de conditions de vente (plafond.pas les éléments suivants : .  La partie relatives aux informations financières n’est pas systématiquement renseignée au niveau de la fiche renseignement client. procédure d’ouverture d’un compte client  La partie réservée à la Direction Générale n’est pas systématiquement renseignée au niveau de la fiche compte client.le relevé bancaire du client . .la demande d’ouverture code client .  Risque de mauvaise manipulation des comptes clients  Risque de cumul de plafonds par un même client. .  Non respect de la procédure d’ouverture de compte client 2 .  Non respect de la procédure d’ouverture de compte client  La fiche renseignement client n’est pas systématiquement signée et cachetée par le client concerné.

Ensuite il remet la CAE (exemplaires rose. et l’agence de vente.au responsable facturation pour l’établissement de la facture . .TRAVAUX A DEROULER.au client pour se présenter aux stocks et à la facturation. la nature de l’activité. rose. 3. blanc et vert tandis qu’il garde en sa possession l’exemplaire jaune) . Le processus commercial ne commence qu’une fois terminées la négociation commerciale et la vérification de la disponibilité du produit concerné ou la possibilité de le concevoir le cas échéant.vérifier que les points de contrôle suivants son respectés : 2 .b- Traitement de la commande/ réalité du CA. 2.  S’assurer de la réalité du Chiffre d’Affaires de la société.Construire l’échantillon prévu pour ce test grâce à un tableau croisé dynamique. .Vérifier par sondage. blanc et vert) qu’il transfert au service risque client. .OBJECTIFS D’AUDIT.  S’assurer que le processus commercial est respecté. pour garantir la représentativité par rapport à la catégorie du client. 1. Après réception du Bon de Commande (BC) de la part du client.PRESENTATION DU DOMAINE. La structure de cet échantillon est présentée en annexe. Le responsable risque client valide la (CAE) après vérification du plafond risque et l’existence d’impayés. comme introduction à l’évaluation des comptes d’ABC. le service commercial établit une Commande A Expédier (CAE) (en 4 exemplaires : jaune.au responsable stocks pour qu’il prépare la commande. . sur un échantillon de 320 liasses supposées être constituées des documents suivants :     Bon de Commande BC Commande À Expédier CAE Bon de Livraison BL Facture de vente. que les points de contrôle qu’il implique permettent de se couvrir contre le risque client.

 Risque d’accepter des commandes  pour des clients non solvables 2 . effet au nom d’ABC et conforme au délai de règlement            4. et le Responsable Risque CAE Oujda/Tanger signée par le Directeur des Ventes BL signé et cacheté par le client Factures comportant les mentions : comptabilisée/saisie.Existence de BC Conformité avec la CAE Conformité au BL Conformité avec la facture Concordance entre BC et CAE Concordance entre BL et CAE Concordance entre BL et facture CAE signée par le Directeur d’Agence. DESCRIPTION SUCCINCTE CONSTAT OU DE LA FAIBLESSE DU RISQUES POUVANT DECOULER DE LA PERSISTANCE DE LA FAIBLESSE  es agences Oujda et Tanger envoient L leurs commandes à expédier à la Direction Commerciale de Casablanca pour validation avant exécution des commandes (livraison)  Lourdeur administrative  Les commandes à expédier établies par l’agence Marrakech ne sont pas contrôlées par la Direction Commerciale de Casablanca. N° d’attestation d’exonération de TVA le cas échéant  Mode de règlement vérifié conforme : espèce < 20 000. chèque au nom d’ABC barré non endossable.RESULTATS DES TESTS. Matrice des risques. regelée.

par défaut : .  Risque d’octroi de dépassements non  autorisés. son N° de CIN.  Risque d’insolvabilité des commandes  livrées  Les factures de vente ne portent pas les mentions : comptabilisée/saisie.Au-delà. Seuls figurent la signature du transporteur.30% du montant facturé payés au moment de la facturation par espèce ou par chèque (éventuellement certifié) .  Transfert de propriété non justifié.  L’archivage des liasses se fait selon la suite numérique des BL. et le numéro d’immatriculation du véhicule de transport.  Difficulté de suivi en cas de contrôle  2 .Le reste est payé par effet d’échéance de 90 jours pour le POLYVINYL CHLORIDE et 120 jours pour le Film.  Les délais de règlement suivant sont accordés aux agriculteurs. il est nécessaire d’établir une dérogation. réglée  Difficulté de suivi en cas de contrôle à  posteriori.De même l’agence de Marrakech ne dispose pas d’un responsable risque clients. . .  Les BL ne sont pas systématiquement signés par le client.

  Les documents matérialisant les dérogations aux conditions normales (tarifs/plafond) ne sont pas annexés au dossier client. La séquence numérique des factures et des avoirs n’est pas respectée.  Difficulté de suivi et de contrôle à  posteriori des ventes faites hors conditions normales.   Les BL et les CAE ne comportent pas systématiquement le montant en MAD correspondant à la marchandise. il en est de même des modes de règlement correspondant aux factures qui sont archivés au service risque client.  Risque de perte de documents.  La vente n’est pas complète car la contrepartie monétaire n’est pas indiquée.   La société accepte de commandes passées verbalement par les clients.  Absence de preuve en cas de litige.  Les factures de vente ne comportent pas d’accusé de réception.  Non respect des dispositions du Livre  de l’Assiette et de Recouvrement  Les bons de commande sont classés séparément.  Retard de recouvrement des créances.  La CAE n’est pas systématiquement 2 .

et le Directeur des Ventes.  S’assurer que les tarifs pratiqués avec les clients sont respectés compte tenu des tarifs minima. c. Les changements de tarifs et de remises sont fréquents à cause des fluctuations des prix des matières premières. ainsi aucune vente ne peut être conclue en dessous d’un niveau de prix et de remise donné. 1.Respect des tarifs. La circulation des tarifs et remises en vigueur est assurée sous forme de notes de service indiquant pour chaque référence le prix et la remise qui lui correspondent. qui sont valables pour une certaine durée.signée par le Directeur Commercial. tube POLYVINYL CHLORIDE. A toute référence est attribué un prix et une remise donnée. Les tarifs minima sont contenus dans le système informatique de la société.  Les factures ne sont pas systématiquement signées par le Directeur commercial  Contrôle de la facture non maîtrisé  (tarif/quantité). il faut établir une dérogation à soumettre à la direction générale.OBJECTIFS D’AUDIT.…) sauf le film agricole. Ces notes de service doivent être approuvées par le Directeur Commercial.  S’assurer que les remises pratiquées sont conformes aux notes de service de l’entreprise.  S’assurer que la facturation se fait selon les politiques décidées par l’entreprise. Pour vendre à un client avec un tarif préférentiel. ou lui accorder une remise particulière.  Non respect de là procédure établie  par la direction générale. 2. La tarification des produits d’ABC est faite selon la référenciation technique des produits et des sous produits. Sur la base de cette dérogation. plaques. Les remises peuvent concerner toutes les gammes de produits (compteurs d’eau. le service informatique libère la main pour éditer la facture avec les conditions de vente convenues. 2 .PRESENTATION DU DOMAINE.

3. Ceci est en contradiction avec le principe de la remise.RESULTATS DES TESTS. l’ancien est systématiquement écrasé. empêchent de réaliser un contrôle à posteriori. puisqu’un fournisseur n’accorde de remise pour à son client que pour tenir compte soit de l’importance de la commande soit de l’importance du client à ses yeux et non systématiquement pour toutes les transactions. Par rapport à l’aspect informatique - - Le système informatique présente à ce niveau deux importantes défaillances : • Dès l’établissement d’un nouveau tarif. par leur absence. • Le système ne permet pas de retracer dans le temps les ventes en dérogation ni les tarifs avec lesquels ces ventes ont été effectuées.Les tarifs des appels d’offres et les marchés indirects n’obéissent pas à cette procédure car ils sont directement négociés par le Directeur Commercial. le système ne garde pas en mémoire les anciens tarifs pratiqués ni les dates de changement de ceux-ci. Par rapport à la procédure L’accord des remises est fait en appliquant le taux de remise au prix plein tarif indépendamment des quantités vendues. 4. Ainsi. Ces bases historiques. Par rapport à l’application de la procédure Les tarifs des marchés directs et indirects ne sont pas systématiquement autorisés par le directeur commercial. Constituer un échantillon de 30 factures de vente. Ces tarifs peuvent être très éloignés des prix habituels qui sont pratiqués. pour lesquelles on vérifiera : • La conformité au prix – tarif en vigueur • La conformité à la remise en vigueur • L’approbation de la Direction Générale dans le cas d’une vente en dérogation. Matrice des risques DESCRIPTION SUCCINCTE DU CONSTAT OU DE RISQUES POUVANT DECOULER DE LA LA FAIBLESSE PERSISTANCE DE LA FAIBLESSE 2 . Ce qui renvoie au même problème d’impossibilité de contrôle.TRAVAUX A DEROULER. surtout dans un souci de contrôle de gestion.

ne sont pas systématiquement accompagnés de l’autorisation explicite du directeur commercial. les tarifs autorisés.  S’assurer que la procédure d’autorisation des plafonds risque est respectée pour tous les clients. 2. d. 2 .   Suivi et contrôle difficiles Risque d’application de tarifs non  Pour les appliqués marchés directs.PRESENTATION DU DOMAINE.  S’assurer que les dépassements de plafond ont été autorisés et avec les approbations nécessaires. Les tarifs et dérogations prix ne sont pas mémorisés dans le système informatique. La décision est prise par le service risque client se basant sur les avis de la DC et DF. Le service risque client et ses antennes placées au niveau de toutes les agences commerciales autorisent les livraisons dans la limite du plafond de crédit autorisé en signant l'accord de livraison (CAE). Au delà. La décision est prise par la DG en se basant sur les avis de la Direction Commerciale et Direction Financière. l'antenne du service risque client informe le commercial et la hiérarchie pour suite utile.Autorisation des dépassements de plafond 1. Le déblocage de la livraison est décidé en fonction du niveau du risque défini comme suit: * Niveau l : Si le montant d'impayés ne dépasse pas 10% du CA des 12 derniers mois. fiche de non-conformité est établi pour suivre le traitement de cet incident. ou le montant d'impayés ne dépasse pas 20 % du CA des 12 derniers mois.OBJECTIFS D’AUDIT. * Niveau 2 : S'il y a dépassement du plafond. en cas de rejet. Une. c'est le Comité Risques Clients qui décide.

3. et ainsi faire ressortir les dépassements au 31 décembre 2007. Par rapport à la procédure La procédure du respect de plafond : -Ne permet pas une gestion unifiée du risque dans le cas des clients possédant plusieurs comptes dans plusieurs agences (et c’est un cas assez fréquent). ce qui a réduit le temps de réponse mais pose le problème de la fiabilité et de la sécurité de ces autorisations. le personnel du service risque client a choisi de travailler avec des emails – autorisations. pour les clients qui sont soumis à un plafond risque.RESULTATS DES TESTS. car la décision d’autoriser une livraison ne se fait que sur la base des du plafond et le niveau des impayé qu’a le client dans l’agence à laquelle il se présente. ainsi que la conformité de ces approbations. • Vérifier l’existence d’approbations pour ces dépassements. Comme moyen pour rendre cette procédure plus dynamique.TRAVAUX A DEROULER. • Confronter. 4. Par rapport à l’application de la procédure L’application de cette procédure sur un plan pratique est difficilement applicable car elle implique la circulation de documents (ce qui exige un temps de réponse face à un volume d’activité important). 2 . le montant de ce plafond au solde de la balance auxiliaire des clients. Par rapport à l’aspect informatique Le système informatique de l’entreprise ne prévoie pas de fonctionnalité qui permette de bloquer un client en dépassement de plafond par rapport à son cumul de solde ou le niveau d’impayés qu’il a atteint. -Exige une mobilisation de la Direction Financière et de la Direction Générale en raison de l’importance du volume d’activité.

1.Matrice des risques DESCRIPTION SUCCINCTE CONSTAT OU DE LA FAIBLESSE DU RISQUES POUVANT DECOULER DE LA PERSISTANCE DE LA FAIBLESSE  estion manuelle des plafonds de risque  isque d’erreur G R .OBJECTIFS D’AUDIT S’assurer que les commandes à expédier des agences Tanger et d’Oujda ont été convenablement autorisées par le service risque client et la direction commerciale.PRESENTATION DU DOMAINE. Impossibilité de constituer une base de données risque. 2.Autorisation des commandes à expédier. Suivi et contrôle difficiles  Absence de base de gestion unifiée du risque client Possibilité pour un client de profiter de l’asymétrie d’information.  Les autorisations pour dépassement de plafond client ne sont pas systématiquement archivées au siège. e. 2 .

par la direction générale. 4. sur lequel on vérifiera l’existence de l’approbation du Directeur des Ventes. Matrice des risques DESCRIPTION SUCCINCTE CONSTAT OU DE LA FAIBLESSE DU RISQUES POUVANT DECOULER DE LA PERSISTANCE DE LA FAIBLESSE  Les agences Oujda et Tanger envoient Lourdeur administrative leurs commandes à expédier à la Direction Commerciale de Casablanca pour validation avant exécution des commandes (livraison)  La CAE n’est pas systématiquement Non respect de là procédure établie signée par le Directeur Commercial. Pour les ventes des autres agences la validation des CAE a été faite conjointement avec le test de réalité du chiffre d’affaire 3.Ce test sur les CAE a été conçu car l’autorisation des agences Tanger et Oujda a été convenue d’être faite au niveau de siège pour pallier à l’absence d’antenne risque sur place. Choisir un échantillon de commande à expédier CAE en provenance de Tanger et d’Oujda.TRAVAUX A DEROULER. et du responsable risque du siège ainsi que la conformité de celles-ci. 2 .RESULTATS DES TESTS.

dans le sens où il y a un déphasage au niveau de l’information entre les différentes bases de données client de l’entreprise. 2 . -Il permettra également une gestion unifiée du risque par rapport à toutes les agences. autoriser ou refuser de traite avec un client suivant son encours.Poste de credit manager La nécessité d’avoir en entreprise le poste de crédit manager puisque le crédit management se définit comme la gestion du risque inhérent à l’activité commerciale de l’entreprise ou. plus précisément. -la mise en place de procédures de relance clients. l’existence d’un poste de credit manager représente plusieurs avantages. suivre l’évolution de ce risque. à savoir que la situation actuelle requiert l’intervention du DF pour autoriser (ou bloquer) les commandes en cours. -la détermination des éventuelles provisions pour dépréciation. -Le credit manager représentera l’autorité nécessaire pour fluidifier les transactions avec les clients et atteindre une meilleure réactivité.Redéploiement du personnel risque. en ayant parfois recours à des sociétés extérieures. En effet. le credit manager aura pour mission d’évaluer le risque relié au client. -le recouvrement des créances et leur suivi jusqu'au contentieux. ce type de structure ne permet pas d’avoir une gestion unifié du risque. assurer le suivi des litiges… Le credit manager est un métier qui s’impose de plus en plus avec la pression croissante du risque client. Le Credit Manager est responsable de la gestion de l'encours et du risque clients. b. -Le credit manager assurera le relais entre la direction générale et la force de vente. a. Ainsi.Propositions d’amélioration. D’un point de vue organisationnel. et même de la DG dans certains cas ou la délégation serait un meilleur choix. quoique la structure de la société ABC prévoie des responsables risque délocalisés au niveau du siège et des agences. Ses principaux domaines d'intervention sont : -la prévention du risque clients. -La création de cette fonction répondra à un besoin urgent induit par le grand volume d’activité. du risque de défaillance de ses partenaires commerciaux. acceptation ou non du client en utilisant des méthodes comme le scoring ou les analyses bilancielles.Section 2 . -le suivi des comptes clients et de l'encours : détermination des limites de crédit par client. -la mise en place d'une politique de crédit clients.

Plus d’autonomie devrait être accordée aux antennes. Prévoir la validation des commandes à expédier établies par les agences de Oujda et Tanger par Système (Directeur des ventes sur Casa valide les CAE des deux agences sur système. la CAE est validée. En effet. la 2 . que cela soit en dédiant une personne sur place ou à travers l’affection de la gestion du risque client de plus d’une agence à la même personne (quoique cette option soit lourde à appliquer) La délocalisation des antennes risque client même si elle est prescrite par les procédures et l’organisation elle n’est pas respectée.sociétés de groupe . . c. cette fonction étant traitée dans une minime partie au siège. La marge de manœuvre donnée aux responsables risque contribuerait à garantir une meilleure réactivité. Le rôle des responsables risque client pourrait être soutenu par la création d’un esprit de veille risque chez tout le personnel.Toutes les agences devraient disposer chacune d’un responsable risque. DESCRIPTION SUCCINCTE DU RISQUES POUVANT DECOULER DE LA RECOMMANDATIONS POUR AMELIORER CONTROLE INTERNE LE CONSTAT OU DE LA PERSISTANCE DE LA FAIBLESSE FAIBLESSE  ABC ne tient pas de Risque d’impayé dossier non maîtrisé. Pour l’ouverture de compte client. car dans la situation actuelle le traitement du risque client implique un circuit d’information imposant et qui augmente le temps de réponse. alors que l’agence de Marrakech n’a pas elle aussi de responsable risque client et de plus échappe à tout contrôle du point de vue risque. ainsi les agences Tanger et Oujda n’ont pas de responsable risque client. plus particulièrement chez les commerciaux. client pour les catégories suivantes : .certaines grandes entreprises telles que les filiales de l’ONA. et une fois. l’implication des commerciaux constituera une première barrière au risque dès les premiers contacts avec le client.Recommandations à caractère procédural. .agriculteurs/domaines .

Risque d’introduire des clients insolvables sous d’autres codes Risque de cumul de plafonds non autorisé Automatiser ce contrôle (bloquer les ouvertures des comptes clients ayant la même raison sociale ou le même nom (pour les personnes physiques) à travers la paramétrisation du système informatique. les dossiers clients ne sont pas Risque de détérioration de la situation financière du Mettre en place une procédure fiable de mise à jour de la situation financière du client qui soit d’une périodicité satisfaisante mis à jour (nouveaux Bilan.…) temps 2 .personne chargée sur l’agence peut transformer la CAE en BL et livrer la Du fait que ABC estime qu’il n’y a pas de risque d’insolvabilité clients.  En cas d’une demande d’ouverture de compte client. client non détectée à Modèle J. Le Responsable Risque – client vérifie manuellement que le client en question ne dispose pas déjà d’un compte ouvert chez les agences de la société. pour ces marchandise aux clients).  A l’exception du cas de révision de plafond.

 Le dossier d’ouverture Non respect de la de procédure d’ouverture compte client ne contient d’un compte client . en particulier pour les grands comptes (seuil à fixer par le DG). mentionner cela sur la fiche d’ouverture de compte. Veiller à la bonne application des procédures 2 . Sur la fiche d’ouverture Non exhaustivité de des points de contrôle compte client. situation financière du client au moment de l’ouverture du compte client Matérialiser l’appréciation du risque client et l’évaluation financière de son bilan. certains au moment de points de contrôle ont été l’ouverture du compte prévus et non respectés client notamment : historique des incidents avec ABC. évaluation du bilan du client…de plus les dossiers contiennent des documents qui ne sont prévu ni sur la fiche d’ouverture de compte ni sur la procédure d’ouverture : BC. état des affaires en cours.… Effectuer tous les points de contrôle prévus au moment de l’ouverture du compte client En cas d’absence d’incident de paiement. statuts.  L’évaluation du bilan Contrôle non n’est pas matérialisée par matérialisé de la un document.

la demande d’ouverture code client .  La partie relatives aux Non respect de la Remplir 2 . Paramétrer le système afin que la création de comptes clients ayant la même raison sociale et /ou d’autres informations soit bloquée.  Le système ne bloque pas Risque de mauvaise l’ouverture de comptes manipulation des clients ayant la même comptes clients raison sociale Risque de cumul de plafonds par un même client. délai et modalité de paiement…) non autorisées par la Direction Générale Soumettre les dossiers d’ouverture de compte client systématiquement à l’approbation de la Direction Générale.le relevé bancaire du client . .pas les éléments suivants : .  La partie réservée à la Direction Générale n’est pas systématiquement renseignée au niveau de la fiche compte client Octroi de conditions de vente (plafond. .le rapport d’approbations préparées par la Direction commerciale.

Traitement de la commande/ réalité du CA DESCRIPTION SUCCINCTE DU RISQUES POUVANT DECOULER DE LA RECOMMANDATIONS POUR AMELIORER CONTROLE INTERNE LE CONSTAT OU DE LA PERSISTANCE DE LA FAIBLESSE FAIBLESSE  Les agences Oujda et Lourdeur Tanger administrative envoient leurs commandes à expédier à la Direction Commerciale de Casablanca pour validation avant exécution des commandes (livraison) Prévoir la validation des commandes à expédier établies par les agences de Oujda et Tanger par Système (Directeur des ventes sur Casa valide les 2 . procédure d’ouverture de compte client systématiquement la partie relative aux informations financières au niveau de la fiche renseignement client  La fiche renseignement client n’est pas systématiquement signée et cachetée par le client concerné. F.informations financières n’est pas systématiquement renseignée au niveau de la fiche renseignement client. Non respect de la procédure d’ouverture de compte client Faire signer et cacheter la fiche de renseignement systématiquement par les clients.

CAE des deux agences sur système.  Les commandes expédier établies par l’agence Marrakech ne sont pas contrôlées par la Direction Commerciale Casablanca.30% du montant facturé payés au moment de la facturation par espèce ou Risque d’octroi de dépassements non autorisés. de De même l’agence de Marrakech ne dispose pas d’un responsable risque clients. la CAE est validée. et une fois. Risque d’insolvabilité des commandes livrées Soumettre les agriculteurs à la procédure de fixation des plafonds de crédit et veiller à ce qu’elle soit respectée 2 .  Les délais de règlement suivant sont accordés aux agriculteurs. à Risque d’accepter des commandes pour des clients non solvables Rattacher l’agence Agadir si les ressources et l’organisation d’Agadir les permettent ou à Casablanca en adoptant une validation sur le système. par défaut : . la personne chargée sur l’agence peut transformer la CAE en BL et livrer la marchandise aux clients).

Le reste est payé par effet d’échéance de 90 jours pour le POLYVINYL CHLORIDE et 120 jours pour le Film. réglée Difficulté de suivi en cas de contrôle à posteriori.  Les factures de vente ne portent pas les mentions : comptabilisée/saisie. son N° de CIN.  L’archivage des liasses se Difficulté de suivi en fait selon numérique des BL. il est nécessaire d’établir une dérogation. Seuls figurent la signature du transporteur. . Veiller à ce que les factures de ventes portent les mentions requises  Les BL ne sont pas systématiquement signés par le client.par chèque (éventuellement certifié) . la suite cas de contrôle Adopter un archivage selon le numéro de facture 2 . Exiger des clients concernés de remettre aux transporteurs des bons d’enlèvement signés et les joindre au dossier de la facture.Au-delà. et le numéro d’immatriculation du véhicule de transport Transfert de propriété non justifié. .

Respecter la séquence des factures et archiver les factures annulées  Les bons de commande Risque de perte de sont documents. La séquence numérique Non respect des des dispositions du Livre factures et des avoirs n’est de l’Assiette et de pas respectée. créances. 2 . La vente n’est pas complète car la contrepartie monétaire n’est pas indiquée Chaque BL devrait comporter le montant en MAD qui correspond à la marchandise. Recouvrement Editer systématiquement la facture de vente après chaque livraison.  Les factures de vente ne Retard de Prévoir un accusé de réception pour les factures transmises aux clients comportent pas d’accusé de recouvrement des réception.  Les BL et les CAE ne comportent pas systématiquement le montant en MAD correspondant à la marchandise. Chaque bon de commande devrait être jointe aux documents supports de la facturation (commande à expédier. bon de livraison et facture). classés séparément. il en est de même des modes de règlement correspondant aux factures qui sont archivés au service risque client.

 Les matérialisant documents Difficulté de suivi et de contrôle à posteriori des ventes faites hors conditions normales les dérogations aux conditions normales (tarifs/plafond) ne sont pas annexés au dossier client. Contrôle de la facture non maîtrisé Les factures de vente doivent être signées systématiquement par le directeur commercial. Absence de preuve en cas de litige. Non respect de là procédure établie par la direction générale Sensibiliser le personnel au respect des procédures approuvées par la direction générale.  Les factures ne sont pas systématiquement signées par le commercial G. Prévoir des dossiers annexes pour mentionner toutes les dérogations. Exiger des clients concernés de formaliser leurs commandes. Respect des tarifs DESCRIPTION SUCCINCTE DU CONSTAT OU DE LA FAIBLESSE RISQUES POUVANT DECOULER DE LA RECOMMANDATIONS POUR AMELIORER LE 2 . Directeur (tarif/quantité). La société accepte de commandes passées verbalement par les clients.  La CAE n’est pas systématiquement signée par le Directeur Commercial.

PERSISTANCE DE LA FAIBLESSE

CONTROLE INTERNE

 Les tarifs et dérogations Suivi et contrôle prix ne sont pas mémorisés dans le système difficiles informatique.

Paramétrer le système informatique pour retenir les éléments dérogatoires

 Pour les marchés directs, Risque d’application de les tarifs non autorisés. tarifs appliqués ne sont pas systématiquement accompagnés de l’autorisation explicite du directeur commercial

Exiger que tous les marchés soit explicitement autorisé par la direction commerciale.

Autorisation des dépassements de plafond DESCRIPTION SUCCINCTE DU RISQUES POUVANT DECOULER DE LA RECOMMANDATIONS POUR AMELIORER CONTROLE INTERNE LE

CONSTAT OU DE LA PERSISTANCE DE LA FAIBLESSE FAIBLESSE

 Gestion manuelle des plafonds de risque

Risque d’erreur Suivi et contrôle difficiles

Incorporer les plafonds risque au système informatique pou réduire l’intervention humaine.

2

 Absence de base de Possibilité pour un gestion unifiée du risque client de profiter de client l’asymétrie d’information.

Créer une base client et risque client qui soit unique et en donner accès à toutes les agences

 Les autorisations pour dépassement de plafond client ne sont pas systématiquement archivées au siège.

Impossibilité de constituer une base de données risque.

Constituer des archives physiques et virtuels des documents de la gestion de risque.

Autorisation des commandes à expédier. DESCRIPTION RISQUES POUVANT SUCCINCTE DU CONSTAT OU DE LA DECOULER DE LA FAIBLESSE PERSISTANCE DE LA FAIBLESSE RECOMMANDATIONS POUR AMELIORER CONTROLE INTERNE LE

 Les agences Oujda et Lourdeur Tanger envoient leurs commandes à expédier à la administrative Direction Commerciale de Casablanca pour validation avant exécution des commandes (livraison)

Prévoir la validation des commandes à expédier établies par les agences de Oujda et Tanger par Système (Directeur des

2

ventes sur Casa valide les CAE des deux agences sur système, et une fois, la CAE est validée, la personne chargée sur l’agence peut transformer la CAE en BL et livrer la marchandise aux clients).

Non respect de là  La CAE n’est pas systématiquement signée par le Directeur Commercial. procédure établie par la direction générale.

Sensibiliser le personnel au respect des procédures approuvées par la direction générale

2

il serait inutile dans le cadre d’une petite structure où les volumes de transactions sont faibles et les tests de validation faciles à mettre en œuvre de procéder à une évaluation du contrôle interne pour décider de l’approche à adopter en matière de contrôle des comptes. Elle ne constitue en aucun cas une phase séparée. 2 . en revanche. la qualité de l’organisation place l’intervenant dans une position de « confiance » . C’est un mode de gestion qui permet d’identifier le risque à plus d’un niveau et de constituer une approche globale et intégrée du risque. l’appréciation du dispositif du contrôle interne et la formulation de recommandations pertinentes pour l’améliorer intéresse fortement le client. On ne saurait prétendre à mettre en œuvre une approche basée sur le contrôle interne pour chaque client.Conclusion La certification des comptes est une formalité légale qui n’apporte pas d’apport important au client. Le système de contrôle interne de l’entreprise peut l’aider à constituer une veille risque. on n’a pas une compréhension claire et précise de l’entreprise et de son environnement mais également de la mission qui nous a été assignée. Le système de contrôle interne bien implémenté et périodiquement révisé peut être une grande source de performance pour toute entreprise. ainsi que lui donner des moyens de supervision. En effet l’amélioration du contrôle interne de l’entreprise peut lui fournir des gains en temps. En revanche. Cela intéresse le client car les points de recommandations vont lui permettre d’améliorer son dispositif de contrôle interne pour atteindre les objectifs financiers (états financiers). Par exemple. De même dans une structure de taille moyenne ou grande. si au préalable. en coûts de traitement. seul l’examen des comptes peut assurer son jugement sur la qualité des comptes et lui permettre de formuler une opinion. L’approche du contrôle interne s’inscrit dans le cadre d’une approche globale d’audit. objectifs opérationnels (liés à la gestion de l’entité) et les objectifs liés à la conformité des lois et réglementations en vigueur.

L’échantillon de factures de vente constitué pour le test sur la réalité du chiffre d’affaires de la société hors Agadir a concerné 15% du CA. La structure de cet échantillon est la suivante : Code agence libellé Montant contrôler KMAD à Nombre en factures de 02 03 05 09 07 08 09 10 11 Casa centre Casa centre Kenitra Marrakech Tanger Oujda Marrakech Extension Extension 966 40150 7456 979 1354 6186 3238 3433 4404 3 89 45 16 25 6 8 11 9 Total Total CA du siège 62688 419373 Scope 15% 2 .Annexe 1 : Ventilation de l’échantillon de factures – Test / réalité du CA.

Annexe 2 : Organigramme de la direction financière et comptable. 2 .