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ALGÉRIE 7 – TANZANIE 0 (ÉLIMINATOIRES DU MONDIAL-2018) Quelle démonstration de force des Verts !
ALGÉRIE 7 – TANZANIE 0 (ÉLIMINATOIRES DU MONDIAL-2018)
Quelle démonstration
de force des Verts ! P.23
Yahia Archives/Liberté

MOHAMED

RAOURAOUA

"Gourcuff

reste"

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

GRÂCE AU DÉMANTÈLEMENT D’UNE CELLULE D’UNE DIZAINE DE MEMBRES

La Tunisie a évité un drame similaire à celui des attentats de Paris

POUR DÉNONCER L’ATTITUDE DE LEUR CHEF DE SERVICE

Sit-in des sages-femmes de Tlemcen P.28

CHEF DE SERVICE Sit-in des sages-femmes de Tlemcen P.28 P.19 QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI

P.19

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- FFRRANCE 1,30 € -

D. R.
D. R.

LA CRAINTE DE NOUVEAUX ATTENTATS PÈSE SUR LA VILLE DES LUMIÈRES

Paris se barricade P.6

DE PARIS : SAMIA

LOKMANE-KHELIL

AFFAIRE DU GÉNÉRAL HASSAN

M e Aït Larbi :

le témoignage de Toufik est nécessaireP.2

D. R.
D. R.
Larbi : le témoignage de Toufik est nécessaire P.2 D. R. SID-AHMED GHOZALI ÉTAIT, HIER, L’INVITÉ

SID-AHMED GHOZALI ÉTAIT, HIER, L’INVITÉ DU CAMPUS DES JEUNES DU RCD

“La malédiction n’est pas le pétrole, mais le pouvoir” P.3

n’est pas le pétrole, mais le pouvoir” P.3 IL LES QUALIFIE DE “DÉSERTEURS DU SYSTÈME” QUI

IL LES QUALIFIE DE “DÉSERTEURS DU SYSTÈME” QUI VEULENT RÉINTÉGRER LE SÉRAIL

Mohcine Belabbas vilipende le groupe des “19”

P.2

Mohcine Belabbas vilipende le groupe des “19” P.2 KHALIDA TOUMI RÉAGIT À LA QUATRIÈME DÉFECTION PARMI

KHALIDA TOUMI RÉAGIT À LA QUATRIÈME DÉFECTION PARMI LES “19”

“Il y a eu des pressions intolérables et inhumaines” P.2

Supplément Économie ABDELOUAHED KERRAR, PRÉSIDENT DE L’UNOP, À PROPOS DES EFFETS DU GEL DES PRIX
Supplément
Économie
ABDELOUAHED KERRAR, PRÉSIDENT
DE L’UNOP, À PROPOS DES EFFETS
DU GEL DES PRIX
LE PROJET
DE LOI SANITAIRE
LEUR FIXE DE
NOUVELLES
OBLIGATIONS
Ce qui est attendu
des laboratoires
pharmaceutiques
“Vers la mise à
mort programmée
de l’industrie du
médicament”
P.9 à 13
Liberté

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L’actualité en question

Mercredi 18 novembre 2015

LIBERTE

IL LES QUALIFIE DE “DÉSERTEURS DU SYSTÈME” QUI VEULENT RÉINTÉGRER LE SÉRAIL

Mohcine Belabbas vilipende le groupe des “19”

Le président du RCD estime que les animateurs du groupe des “19” seraient des “déchus pour certains et des parvenus pour d’autres, mais tous managés par la police politique officieuse”.

L es travaux du campus des “Jeunes libres” du Rassemblement pour la culture et la démocratie, (RCD), se sont ouverts, hier, à la mutuelle des matériaux de construction de Zé- ralda. Dans son allocution d’ouver-

ture, Mohcine Belabbas, président du parti, est revenu essentiellement sur l’initiative du grou- pe dit des “19” qu’il qualifie de déserteurs des rangs du pouvoir qui chercheraient à “réinté- grer le sérail”. Selon lui, “La multiplication en cours des désertions dans les rangs du système, si elles confortent l’opposition dans sa dé- marche et ses analyses vieilles de quelques mois déjà, renseigne surtout sur les pratiques qui ont, jusque-là, prévalu dans son fonction- nement”, manière, il faut le dire, de vilipender le groupe en question, auquel il n’a pas man- qué de rappeler ironiquement que “l’opposi- tion, qui a alerté depuis longtemps sur la vacan- ce des trois pouvoirs et sur l’accaparement de la décision par des cercles illégaux, n’a tout de même pas été jusqu’à autoriser des interpréta- tions courtisanes qui voudraient faire croire que le chef de l’État serait pris en otage ou, plus gra- ve encore, qu’il aurait commis des actes de tra- hison”. Car pour le président du RCD, “c’est cela que laissent entendre les appels de celles et ceux qui souhaiteraient être réintégrés dans le sérail, même en tant que clients patentés, si ce n’est pas, évidemment, leur intention avouée”. Selon

Yahia Magha/Archives Liberté
Yahia Magha/Archives Liberté

Mohcine Belabbas, l’initiative du groupe des “19” ne serait qu’une “manœuvre improvisée qui s’inscrit en tous points dans le cadre des sou- bresauts des luttes entre les clans d’un même sys- tème”. Dans la foulée, le chef du RCD juge que les animateurs de ce groupe seraient des “dé-

Le président du RCD, M. Mohcine Belabbas.

chus pour certains et des parvenus pour d’autres, mais tous managés par la police politique offi- cieuse”. Cette police politique qu’il estime, par ailleurs, “réduite à fomenter des scenarii de dé- stabilisation en actionnant ce qui lui reste com- me acteurs publics fidèles et accessibles”. Une

clientèle qui, ajoute-t-il, “semble perdue et ne

sachant plus à qui se vendre, car les segments de la police officielle déstructurée s’occupent, de leur côté, à se redéployer pour une nouvelle feuille de route qui leur est assignée”. Toujours à l’adresse des “19”, le président du RCD, un des animateurs de la CLTD, rappelle que l’opposition avait une longueur d’avance pour avoir revendiqué l’application de l’article 88 de la Constitution “bien avant l’aggravation de la détérioration de la santé du chef de l’État et sa réintronisation pour un quatrième mandat avec

la hargne ou la complicité de ceux qui, aujour-

d’hui, veulent se recycler dans l’opposition en quittant un bateau soumis à d’incessantes

vagues”. Abordant le dernier message du Président, à l’occasion du 1 er Novembre, Belabbas estime, par ailleurs, que “même s’il reprend quelques propositions contenues dans la plateforme de Mazafran, (il) reste très vague, notamment quant aux prérogatives de la commission élec- torale qu’il dit maintenant accepter de consti-

tutionnaliser”. Un discours qui n’étonne pas outre mesure le chef du RCD qui se dit “ha- bitué à ce genre d’annonces de la part du pou- voir dans les moments où il est acculé”. Dans son analyse de la situation que traverse le pays, M. Belabbas juge que “l’impasse à laquelle nous

a conduits le système est globale ; elle est poli- tique, économique et sociale (…)”.

FARID ABDELADIM

KHALIDA TOUMI RÉAGIT À LA QUATRIÈME DÉFECTION PARMI LES “19”

“Il y a eu des pressions intolérables et inhumaines”

D es pressions “insupportables, intolérables et inhumaines” seraient derrière les défec-

tions dans le groupe des “19”, selon Khalida Toumi qui persiste et signe que “le noyau dur est toujours là”, et qu’“il ne reculera pas”. Néanmoins, les désormais “19-4” ne fléchissent pas avec le retrait de la comédienne Fettouma Ousliha, ce lundi, de la lis- te des signataires de la demande d’audience au président Abdelaziz Bouteflika. “Je vous informe par la présente que je retire ma signature du groupe des 19 et donc que je n’ai rien à voir, en aucun cas, avec sa dé- marche (…)”, a-t-elle indiqué dans un communiqué rendu public. Contactée hier, dans la journée,

l’ancienne ministre de la Culture, Khalida Toumi, a considéré cette quatrième défection comme “un non-événement”. Elle estime que “cela ne change rien à la démarche” et affirme que “le noyau dur qui est constitué d’anciens condamnés à mort et moudjahids est toujours là et ne reculera pas”. Khalida Toumi pousse le bouchon un peu plus loin et souligne que l’“initiative ne nous appartient plus, car le peuple s’en est déjà saisi”. Elle fait savoir que “des citoyens de la wilaya de Djelfa ont lancé une pé- tition pour demander au président de la République de recevoir le groupe de personnalités”, qui veut porter à sa connaissance “des faits très graves qui

menacent le pays, ses institutions et son indépendance”. Sur un ton plutôt confiant, l’an- cienne ministre de Culture lâche :

“C’est formidable que notre démarche soit aujourd’hui portée par le peuple. Voyez-vous pourquoi la défection d’une quatrième signature ne chan- ge rien à la dynamique.” Mais pour- quoi tout de même un quatrième re- trait après ceux de Zehira Yahi, Sa- mia Zennadi et Rachid Hadj Naceur qui avaient, pour rappel, soutenu dans un communiqué rendu public le 11 novembre dernier, que “les évé- nements ont vite pris une tournure (joutes verbales, invectives, déclara- tions intempestives de toutes parts, ar- guments et revendications parti-

sanes) qui ne nous ressemble pas et à laquelle nous ne voulons pas être as- sociés. C’est pourquoi nous ne pou- vons plus appartenir à cette dé- marche”. Khalida Toumi connaît la réponse : “C’est l’une des trois pre- mières signatures qui ont fait défec- tion qui a convaincu Fettouma Ous- liha de se retirer. Il y a eu des pres- sions insupportables, intolérables et inhumaines.” Et c’est parce que les détracteurs des désormais “15” per- sonnalités “ont peur et n’ont pas d’arguments politiques” que l’an- cienne ministre a rappelé qu’“ils ont eu recours aux insultes, aux me- naces et à la démesure”. Maintenant, Khalida Toumi regrette que ces mêmes personnes “sont passées car-

rément à des pressions odieuses”. Mais encore une fois, de quelle na- ture sont ces pressions ? Khalida Toumi explique que tous les moyens ont été utilisés et cite, en guise d’exemple, la “maladie” et les “en- fants”. Elle n’en dira pas plus sur la nature de ces pressions mais ajoute tout de même que de “tels comportements ne sont pas propres à l’Algérie” et que des “pressions similaires ont été exer- cées sous d’autres cieux”. Sauf que, conclut-elle : “Ceux qui les exercent aujourd’hui en Algérie sont de mau- vais élèves, car ils n’ont pas compris que ce sont les causes justes qui finis- sent toujours par vaincre.”

MEHDI MEHENNI

AFFAIRE DU GÉNÉRAL HASSAN

M e Aït Larbi : le témoignage de Toufik est nécessaire

A ssistons-nous à un nouveau tournant dans l’affaire du général Hassan ? Et alors que le procès n’est pas encore ou-

vert, M e Mokrane Aït Larbi, qui n’a reçu qu’hier la notification officielle du dessaisisse- ment du tribunal militaire de Blida au profit du tribunal militaire d’Oran, a fait une nou- velle déclaration dans laquelle il requiert la pré- sence du général Toufik au procès du géné- ral Hassan dont il était le supérieur hiérar- chique au moment des faits pour lesquels il est

poursuivi aujourd’hui. “Pour la manifestation de la vérité et le triomphe de la justice, nous es- timons nécessaire de citer le général-major Mo- hamed Lamine Mediene, dit Toufik, comme té- moin dans l’affaire du général Hassan”, écrit l’avocat dans une déclaration lapidaire, en se

référant aux articles 131 et 192 du code de jus- tice militaire. Même si le témoignage du gé- néral Toufik est, à l’évidence, très capital dans le cas où le procès viendrait à s’ouvrir, nous croyons savoir que son avocat laisse toutes les portes ouvertes et, pourquoi pas, une ordonnance de non-lieu au profit du prévenu sans arriver au procès. La parole est donc au procureur du tribunal militaire d’Oran de juger quelle suite il convient de donner à cette affaire. Pour rap- pel, M e Mokrane Aït Larbi, qui n’est n’est pas partisan d’une médiatisation de l’affaire, pré- férant une justice sereine, a eu, néanmoins, à s’exprimer à deux reprises pour exiger le res- pect des droits de la défense. Une première fois, le 10 novembre, pour dénoncer, justement, ce

qu’il avait qualifié d’“entraves aux droits de la défense”, en raison notamment du retard mis par le tribunal militaire d’Oran à rendre une ordonnance pour lui permettre d’exercer les voies de recours, conformément à la loi. “Même en temps de guerre, les ordonnances de la justice militaire sont notifiées à l’avocat de l’inculpé, conformément à l’article 96 du Code de justice militaire”, écrivait alors l’avocat en citant cet article 96 qui stipule la chose suivan- te : “En temps de guerre, l'avis, qui doit être don- né au conseil de l'inculpé de toute ordonnan- ce intervenue, pourra lêtre par lettre missive ou par tout autre moyen.” Tout en dénonçant ces pratiques qui sont, selon lui, d’“un autre âge”, l’avocat du général Hassan exige “le respect des droits de la défense dans cette affaire et décla-

re poursuivre sa mission sans complaisance, dans le cadre de la loi”. Auparavant, l’avocat, juste après sa constitution, a pu rencontrer au tribunal de Blida le général Hassan avec qui il s’était entretenu. Et, quelques jours après, dans une autre déclaration, il avait fait état du “dé- paysement” du dossier en expliquant que “le vice-ministre de la Défense nationale a désigné sur la base de l’article 30 du Code de justice mi- litaire le tribunal militaire d’Oran comme ju- ridiction compétente pour juger le général Hassan”. Conséquence de cette décision : “Le juge d’instruction du tribunal militaire de Bli- da s’est dessaisi du dossier au profit du tribu- nal militaire d’Oran”, ajoute l’avocat.

OMAR OUALI

LIBERTE

Mercredi 18 novembre 2015

L’actualité en question

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SID-AHMED GHOZALI ÉTAIT, HIER, L’INVITÉ DU CAMPUS DES JEUNES DU RCD

“La malédiction n’est pas le pétrole, mais le pouvoir”

Pour l’ancien chef du gouvernement, le “pétrole aurait dû être utilisé pour se passer du pétrole”. Ce que, regrette- t-il, le pouvoir n’a pas fait, notamment durant les trois premiers mandats de Bouteflika.

L’ ancien chef de gou- vernement, Sid-Ah- med Ghozali (SAG), a été hier la “guest-star” du cam- pus des jeunes du

RCD qu’il a agrémenté par une conférence-débat sous le thème in- terrogatif : “Le pétrole est-il une ma- lédiction ?” Une question sur la- quelle il n’a pas trop tergiversé pour répondre que la malédiction est loin d’être cette ressource naturelle qui est un don de Dieu, mais bien le pouvoir politique qui n’a pas su l’utiliser ou plutôt très mal utilisée. “La malédiction, ce n’est pas le pé- trole, la malédiction, c’est le pouvoir” a-t-il, avec un brin d’ironie, tranché, allusion au discours propagé par le même pouvoir dans l’objectif de dissimuler ses échecs. Pour lui, le “pétrole aurait dû être utilisé pour se passer du pétrole”. Ce que, regrette- t-il, le pouvoir n’a pas fait notam-

ment durant les trois premiers man- dats de Bouteflika où les recettes im- portantes engrangées, estimées à “900 milliards de dollars en 15 ans”, n’ont pas servi à grand-chose si ce n’est à honorer les factures des im- portations tous azimuts et le finan- cement du budget de l’État. SAG rappelle que “99% des importations et 80% du budget de l’État dépendent des recettes pétrolières”. L’ancien chef de gouvernement explique que le pétrole reste une richesse éphé- mère qui n’est utile que si elle est uti- lisée de manière rationnelle et trans- formée en d’autres richesses du- rables et plus diversifiées telles que le développement des secteurs de l’industrie, de l’agriculture et du tourisme. Or, regrette-t-il encore, “l’incurie du pouvoir en place, inca- pable de transformer cette richesse éphémère, a fait que notre économie est restée exclusivement dépendante des recettes pétrolières”. Pour lui, “il

“JOURNÉES DE L’ENTREPRISE” ORGANISÉES PAR LE FCE

Une étude pointe les faiblesses structurelles de l’économie algérienne

L es problèmes que connaît l’éco- nomie algérienne sont struc- turels, a estimé, hier, le pro-

fesseur Rafik Bouklia-Hassane qui a présenté une étude “sur la diversifi- cation de l’économie nationale”, lors de la 4 e édition des Journées de l’en- treprise, organisée par le Forum des chefs d’entreprise à l’hôtel El-Aurassi à Alger. Rafik Bouklia-Hassane a relevé que les politiques économiques mises en œuvre ont induit des changements structurels qui ont entraîné un dé- clin relatif du secteur de l’agricultu- re sans pour autant conduire à l’émergence d’un large secteur in- dustriel moderne. La part de l’emploi dans l’agricultu- re a constamment décliné, mais la main-d’œuvre libérée ne s’est pas di- rigée vers le secteur porteur de dé- veloppement, l’industrie en l’occur- rence, dont l’emploi a décliné entre 1977 et 2014. Les transformations structurelles n’ont pas contribué, par ailleurs, à améliorer la produc- tivité globale de l’économie. Rafik Bouklia-Hassane évalue “le gap d’in- dustrialisation à 10 points de pour- centage du produit intérieur brut (PIB)”. Les pays comparables à notre économie en termes de taille et de ni- veau de développement, ont, en moyenne, une industrie dont la va- leur ajoutée représente 14% de leur PIB. Même parmi les pays pétroliers, l’Algérie reste l’une des économies les plus concentrées sur les hydrocar- bures. “Le gap d’industrialisation par rapport à la norme d’industria- lisation des pays pétroliers peut être évalué à 3-4 points de pourcentage du

PIB”, ajoute M. Bouklia-Hassane. En conséquence, les marchés intérieurs sont faiblement couverts par la pro- duction industrielle nationale. Plus préoccupant, les importations crois- sent plus vite que le PIB depuis au moins quinze années (que ce soit en volume ou en valeur). Concernant les exportations, Bouk- lia-Hassane a indiqué que le nombre de produits exportés par an a été en moyenne de 861 au cours de la pé- riode 1992-2012 avec un maximum de 1 143 produits en 2002 et un mi- nimum de 554 produits en 1994. Sur la même période, le nombre de produits exportés en particulier par le Maroc a été de 2 710 en moyen- ne. En moyenne, un produit a une durée de vie à l’exportation de 1,7 an- née. L’étude a identifié des secteurs porteurs de diversification écono- mique. Contrairement à la démarche proposée par la Banque mondiale en 2010, Rafik Bouklia-Hassane, en se référant à un panel de pays, estime que la pétrochimie et les fertilisants renferment un fort potentiel de di- versification des exportations. Dans le seul domaine de la pétrochimie, l’Arabie saoudite parvient à expor- ter, une moyenne annuelle, plus de 7 milliards de dollars. Dans le do- maine de fertilisants, le Maroc ex- porte en moyenne annuelle 2,1 mil- liards, l’Égypte 1,1 milliard et la Jordanie 900 millions de dollars. Selon l’expert pour augmenter la part de l’industrie dans le PIB d’un point à l’horizon 2020, il faut une crois- sance de ce secteur de 8% sur la pé- riode.

M. R.

est mortel de dépendre d’une riches- se que nous n’avons pas créée”. M. Ghozali ne comprend surtout pas “comment il se fait que même avec les 900 milliards de dollars engrangés en 15 ans, l’État, sous la gouvernance de Bouteflika, n’a rien fait pour déve- lopper une économie diversifiée, alors que l’Algérie a remonté la pente avec seulement 27 milliards de dollars que représentaient les recettes pétrolières durant les 17 années ayant suivi l’Indépendance ?” Il conclut, ainsi, qu’aujourd’hui, ce n’est guère le prix du pétrole qui pose problème, mais bien la mauvaise gestion des af- faires du pays. Il accuse l’actuel pouvoir de commettre aux moins

trois fautes capitales : “La première c’est de croire à tort qu’il domine tou-

te la société ; la seconde c’est de ne pas

respecter la loi dont la Constitution qu’il transgresse chaque fois qu’il en

a besoin pour servir ses intérêts ; et la

troisième est liée à sa prise de déci- sions irresponsables.” SAG rappelle que Bouteflika, lui-même, avait re- connu les échecs du pouvoir mais sans jamais accuser personne lors- qu’il avait, en 2005, déclaré : “Nous nous sommes cassé le bec mais je n’ac- cuse personne.” Tout en alertant que le pays “va droit à la ruine”, SAG, qui se joint à l’opposition, es- time qu’aujourd’hui tout le monde est arrivé à la “conclusion, juste, que

D. R.
D. R.

Sid-Ahmed Ghozali et Mohcine Belabbas, hier, au campus des jeunes du RCD.

l’actuel pouvoir doit partir et laisser

place à une transition démocratique, comme le revendique la Coordination pour les libertés et la transition dé-

mocratique (CLTD)”. “Si vous croyez que vous êtes encore en mesure d’ap- porter des solutions à la crise que tra- verse le pays, vous vous trompez et cela vous conduira à votre perte”, tel- le est l’autre fléchette de SAG déco- chée au pouvoir. Poursuivant ses cri- tiques, l’ancien chef de gouverne- ment n’a pas, par ailleurs, manqué de rappeler à l’ordre le pouvoir qui brandit la carte de la stabilité dans le seul et unique objectif d’assurer sa pérennité. Dans un tout autre re-

gistre, SAG n’a pas manqué l’occa- sion pour revenir sur le scandale de Sonatrach dont la plainte déposée en Italie pour corruption. Il se deman- de “pourquoi, depuis, le pouvoir al- gérien ne s’est même pas soucié de se porter partie civile dans cette affai- re ?”. Il s’en prend également au mi- nistre de l’époque, en l’occurrence Chakib Khelil, sans le citer, à qui il reproche la “malhonnêteté” d’avoir déclaré à l’époque qu’il aurait “appris cette affaire par le biais de la presse”. Pour lui, un tel comportement n’est ni plus ni moins qu’une “insulte” au peuple.

FARID ABDELADIM

L’ÉDITO

PAR K. REMOUCHE

Le modèle contre-exemple

Sous d’autres

cieux, le

pétrole est

une bénédiction. Nous pouvons citer l’exemple de la Norvège qui a su utiliser l’argent de son pétrole en le plaçant, subtilement, dans des fonds d’investissement au profit des généra- tions futures et en assurant une moindre dépendance de son économie aux fluctua- tions des prix du baril.”

L pétrole est-il une bénédiction ou une malédiction ? Cette question

e

fait l’objet de manuels spécialisés dans l’industrie pétrolière. L’une des conclusions de ces études paraît simple : tout dépend de l’usage

qu’on fait de la rente pétrolière. Transposé au cas algérien, il est clair que le pétrole a constitué une malédiction pour notre pays. Arguments à l’ap- pui, Sid-Ahmed Ghozali, l’ex-chef de gouvernement, conclut dans la confé- rence-débat sur le sujet, que 900 milliards de dollars tirés des exportations d’hydrocarbures durant les 15 années de mandat du chef de l’État n’ont pas permis de diversifier l’économie algérienne. Il pointe du doigt la mauvai- se gestion des affaires du pays. En d’autres termes, l’Algérie n’a pas profi- té de cette aubaine pour construire une économie hors hydrocarbures qui aurait permis d’éviter cette crise financière qui frappe à nos portes et qui menace le pouvoir d’achat de la majorité des Algériens. Sous d’autres cieux, le pétrole est une bénédiction. Nous pouvons citer l’exemple de la Norvège qui a su utiliser l’argent de son pétrole en le pla- çant, subtilement, dans des fonds d’investissement au profit des généra- tions futures et en assurant une moindre dépendance de son économie aux fluctuations des prix du baril. Ainsi, l’Algérie doit revoir, si elle veut éviter le chaos, outre son système po- litique trop anachronique et fort éloigné d’un État de droit, le mode de fonc- tionnement de son économie. En l’occurrence, placer l’entreprise comme acteur principal de cette diversification économique, thème d’une journée organisée hier par le FCE, fait partie des principaux remèdes. Cette solution s’avère, aujourd’hui, beaucoup plus un objectif, voire un slogan qu’une réa- lité. Faute d’un ingrédient majeur : la démocratie économique. En clair, la concertation est recommandée avec les opérateurs, les experts et les dif- férents acteurs économiques pour dégager des solutions consensuelles en vue de diversifier l’économie et surtout mettre en place à court terme les amortisseurs efficaces à une plus grande dégradation de la situation fi- nancière du pays, en raison de la chute des prix du pétrole. Car, il faut le dire, notre économie ne s’oriente pas vers la bonne direction :

climat des affaires contraignant, démarche industrielle contestée, concer- tation insuffisante et bureaucratie paralysante. Autant de maux qui réduisent notre capacité à surmonter la crise financière qui affecte le pays. Tant qu’on n’aura pas libéré l’acte d’entreprendre et l’acte d’investir, il sera vain de s’at- tendre à des progrès rapides en matière de diversification économique. n

a

4

L’actualité en question

Mercredi 18 novembre 2015

LIBERTE

LE WALI LEUR PROPOSE DES TERRAINS ET DES AVANTAGES FISCAUX ET PARAFISCAUX

Ouargla veut capter l’intérêt des investisseurs

Les déclarations du wali dénotent clairement le manque d’engouement des investisseurs potentiels à réaliser des projets dans la wilaya.

O utre les projets

pétroliers, la nou- velle ville de Has-

si-Messaoud

a

besoin d’investis-

sements complé-

mentaires liés à l’agriculture. Les ac-

tivités de transformation et de condi-

tionne-

ment

sont

d’ores

et déjà identifiées par les respon- sables locaux. Le wali, M. Saâd Agoudjil, installé il y a trois mois, veut redonner à la région sa vocation agricole. Une zone d’activité et une autre in- dustrielle sont, selon lui, projetées dans la ville nouvelle et n’attendent que l’arrivée des investisseurs. De ces derniers, M. Agoudjil attend des projets qui, entre autres, règleront les problèmes soulevés dans le secteur

De notre envoyé spécial à Hassi-Messaoud :

BADREDDINE KHRIS

agricole tels que la mévente que connaît la production des dattes. “Nous sommes ici pour répondre aux exigences des sociétés pétrolières mais dans le même temps, nous en- courageons les opérateurs à investir le créneau de la transformation”, affirme le wali. Pour convaincre les industriels à ve- nir s’installer à Hassi-Messaoud, il propose un certain nombre d’avan- tages fiscaux et parafiscaux. Mieux, il mettra à leur disposition les as- siettes foncières nécessaires. “Nous sommes en phase d’assainissement du foncier. Plus de 1 200 assiettes de ter- rain ont été attribuées à des opéra- teurs depuis 2011. Sur ces 1 200 actes de concession octroyés, seuls 10% ont connu un démarrage réel des pro- jets. Nous avons lancé ainsi une opé- ration d’assainissement pour récu- pérer les parcelles dont les projets n’ont pas été engagés et de les réat-

tribuer à de véritables investisseurs”, explique M. Agoudjil. Des zones d’activité seront également dispo- nibles sur les 21 communes que compte la wilaya. Les déclarations du wali dénotent clairement le manque d’engouement des investisseurs po- tentiels à réaliser des projets dans la wilaya. À l’instar de ses collègues, le wali d’Ouargla estime qu’il est char- gé de nouvelles orientations et de perspectives de la part du gouver- nement depuis leur réunion avec le Premier ministre.

5 e Salon des fournisseurs et des produits pétroliers :

plus de 100 professionnels au rendez-vous

“Après avoir été, pendant une longue période, des bâtisseurs et coordina- teurs de chantiers, nous sommes de- venus, à cause du contexte actuel marqué par une crise, des walis in-

vestis de missions économiques”, a in- diqué, hier, le wali d’Ouargla, Saâd Agoudjil, en marge du Salon inter- national des fournisseurs de produits et services qu’il a inauguré hier dans la ville de Hassi-Messaoud. “J’ai constaté qu’il existe beaucoup de so- ciétés de droit algérien qui exposent dans ce salon. J’ai insisté pour avoir de brèves discussions avec les gé- rants d’entreprises versées beaucoup plus dans la production. Je suis per- sonnellement surpris par le nombre de jeunes qui gèrent ces sociétés. Cela constitue une fierté pour nous d’autant plus que ces jeunes cadres sont issus de l’école algérienne”, dé- clare le wali à propos du salon dont il loue la parfaite organisation, œuvre de l’agence Petroleum Industry com- munication. La 5 e édition du salon qui se dérou- le du 17 au 19 du mois en cours, se veut une plateforme d’échanges

entre une centaine d’exposants na- tionaux et internationaux, origi- naires de 10 pays. En plus d’exposer leurs produits et leurs innovations, l’objectif final de leur participation est de conclure des partenariats et de signer des contrats dans le domaine de l’industrie pétrolière et gazière. “Compte tenu du nombre de parti- cipants, le salon est classé premier en Afrique”, précise Djaffar Yacini, principal organisateur de l’événe- ment. Une manifestation économique qui bénéficie désormais d’une notorié- té mondiale acquise grâce au savoir- faire et à la maîtrise de son initiateur. La programmation de ce salon pour la 5 e année au centre-ville de Hassi- Messaoud prouve, si besoin est, la bonne volonté des organisateurs de contribuer au développement local dans le Grand Sud du pays.

B. K.

M. GRAZIANO DELRIO, MINISTRE ITALIEN DES INFRASTRUCTURES ET DES TRANSPORTS, À “LIBERTÉ”

“Il existe une relation stratégique entre nos deux pays”

Le ministre italien revient dans cet entretien sur les relations bilatérales et évoque la règle des 51/49 qu’il considère comme “une donnée objective”.

Liberté : Quel est l’objectif de votre visite en Algérie ? Graziano Delrio : Ma visite en Algérie a lieu en réponse à l’invitation formulée par le mi-

nistre des Travaux publics, S. E. M. Ab- delkader Ouali, à

l’occasion de la participation de l’Italie, en qualité de pays invité d’honneur, au SITP (Sa- lon international des travaux publics). L’Italie est en phase de changement sur le plan des réformes, dans l’innovation des pro- cès administratifs, dans l’introduction de technologies avancées dans les infrastruc- tures et dans les transports. Un changement dont bénéficiera surtout notre Sud, qui voit encore de graves retards par rapport au reste du pays, mais qui est une grande po- tentialité nationale. Tout comme l’Algérie, nous bordons la Méditerranée, au long de la- quelle l’Italie s’étend comme un grand quai. Je suis certain que les entretiens et les ren- contres de ces jours permettront de renfor- cer et d’étendre les domaines déjà amples de la collaboration entre l’Italie et l’Algérie, permettant d’identifier les projets et les programmes de collaboration communs dans le secteur stratégique des travaux pu- blics, comme convenu à l’occasion du som- met bilatéral de Rome de mai dernier.

Entretien réalisé par :

MEZIANE RABHI

L’Algérie et l’Italie ont signé un protocole pour la promotion de la coopération bila- térale dans le secteur des travaux publics. Où en sommes-nous dans sa mise en œuvre ? La relation entre l’Italie et l’Algérie dans le secteur des travaux publics est de longue

date. Bon nombre des principales infra- structures de l’Algérie ont été réalisées avec la contribution d’entreprises italiennes, dont l’expertise est connue dans le monde entier. La coopération entre les deux pays, ce- pendant, ne se limite pas aux grands projets, mais elle comprend aussi les activités ins- titutionnelles et la formation. À ce propos et en application des accords bilatéraux exis- tants, deux séminaires techniques auront lieu, au cours des journées du Salon, sur la gestion et le contrôle des infrastructures rou- tières, des ouvrages d’arts et des tunnels. Un autre domaine sur lequel notre coopé- ration est principalement axée, est celui du développement de partenariats qui favori- sent, dans un intérêt commun, l’échange d’expériences et le développement tech- nologique ; domaine dans lequel l’Italie vante des entreprises publiques avec un très haut niveau d’innovation : comme Anas, dans le secteur routier, qui renforce sa propre ca- pacité de monitorage et sécurité des ou- vrages, ou bien le Groupe Fs, qui mène une expérience importante dans le réseau fer- roviaire à haute vitesse et haute capacité (marchandises), ainsi que dans le trans- port public régional. Le Salon verra la pré- sence de 42 entreprises des plus impor- tantes du système industriel italien, la plus importante présence étrangère au Salon. Je peux assurer que le Système Italie porte un grand intérêt au marché algérien et aux grandes potentialités de croissance de ses opérateurs.

Les entreprises italiennes, en particulier les PME, ont été les premières à critiquer la règle des 51/49 qui régularise l’activité d’investissement en Algérie. Leur posi- tion a-t-elle évolué au fil du temps ? Les relations économiques entre nos deux pays sont très amples, dynamiques et struc- turelles. La règle des 51/49 représente une donnée objective, une variable indépen- dante de la volonté des entreprises ita- liennes. Il s’agit d’une loi à laquelle certaines

de nos entreprises sont à même de s’adap- ter mieux que d’autres. Cependant, il faut re- garder au-delà de cet élément pour em- brasser l’ensemble des relations et des conditions qui confortent l’activité écono- mique. Nombreux sont les exemples positifs d’en- treprises italiennes qui investissent dans le pays. En ce qui concerne en particulier le sec- teur des infrastructures et des transports, je voudrais mentionner la signature d’un pro- tocole pour la création d’une société mixte pour la protection des ouvrages d’art. Je sou- haite également rappeler qu’il y a quelques semaines, une société italienne, Italferr, a si- gné un mémorandum d’entente avec l’Anes- rif pour la constitution d’une société mixte pour l’activité d’ingénierie et formation dans le secteur ferroviaire.

Quelle est la situation des relations économiques entre l’Algérie et l’Italie ? Il existe une relation stratégique entre nos deux pays, qui a perduré même pendant les moments les plus difficiles, et qui touche aux secteurs les plus importants de l’écono-

mie : je n’entends pas seulement les hydro- carbures, qui ont une portée historique et qui répondent à des mécanismes spécifiques, mais aussi, je dirais même toujours plus, à la mécanique, aux moyens de transport, aux biens intermédiaires, à l’agroalimentaire. La relation économique entre les deux pays est en outre constamment en croissance. En 2014, l’Italie a été le deuxième client de l’Algérie et troisième fournisseur. Une rela- tion qui n’a fait que se renforcer en cette an- née 2015, où l’Italie est une fois de plus le pre- mier partenaire commercial de l’Algérie. En Italie, nous sommes en train d’affronter une phase de changement radical pour ac- compagner la modernisation de l’écono- mie. Avec les réformes institutionnelles en- tamées par le président du Conseil des mi- nistres, S. E. M. Renzi, un processus de la ré- duction de la bureaucratie du système est en cours et veut venir en aide aux investisseurs, par exemple avec la réforme du procès civil, et avec les nouvelles procédures pour les ap- pels d’offres publics, qui seront accompa- gnées par des mécanismes de contrôle res- treints.

Ooredoo sponsor majeur de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat-GEW 2015

n Pour la troisième année consécutive, Ooredoo participe en tant que sponsor majeur à la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat 2015 (Global Entrepreneurship Week, GEW), célébrée en Algérie du 16 au 22 novembre 2015. Organisé par la Nouvelle approche de partenariat, de l’entrepreneuriat et des opportunités “NAPEO”, cet événement réunit les entrepreneurs locaux, les jeunes leaders, les investisseurs, les scientifiques, les hommes d’affaires et hommes politiques dans le but d’échanger, d’explorer de nouvelles pistes pour développer l’entrepreneuriat et les talents. Amplement engagé dans le soutien à la jeunesse, Ooredoo a mis en œuvre une politique d’encouragement des initiatives visant à promouvoir l’esprit

entrepreneurial auprès des jeunes Algériens et à leur permettre d’explorer de nouvelles idées, d’intégrer les réseaux internationaux et de concrétiser leurs projets. Dans cette perspective, Ooredoo a développé nombre de projets basés sur l’innovation, l’intelligence et la connaissance ciblant les jeunes Algériens tels que “tStart”, le programme de soutien à la création par les jeunes entrepreneurs de start-up technologiques, “iStart” visant à encourager l’innovation auprès de la communauté de développeurs algériens d’applications et de solutions novatrices mobiles locales ainsi que son concours Oobarmijoo qui met en compétition des créateurs d’applications mobiles.

LE DÉPARTEMENT DES RELATIONS PUBLIQUES ET MÉDIAS OOREDOO

LIBERTE Mercredi 18 novembre 2015

LE RADAR

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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ALORS QUE LE MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR L’A LEVÉE DEPUIS LE 6 NOVEMBRE

Collecte de fonds toujours interdite dans certaines mosquées

de fonds toujours interdite dans certaines mosquées n Depuis vendredi 6 no- vembre, les mosquées sont

n Depuis vendredi 6 no- vembre, les mosquées sont de nouveau habilitées à col- lecter les fonds par les com- missions instituées sous l’égide des directions des affaires religieuses et des wakfs. La décision émanant du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales n’a pas été répercutée dans la majorité des mosquées, du

moins dans la région de Tlemcen. À l’issue des deux précédents prêches du ven- dredi, les fidèles et géné- reux citoyens de l’ancienne capitale des Zianides ont regretté de n’avoir pu offrir des dons au profit de la construction et de l’exten- sion des mosquées et pour la Caisse de la zakat. Ce sont donc des dizaines de mil-

lions de centimes qui n’ont pu être récoltés. Il semble que l’interdiction de la col- lecte des fonds dans les mos- quées soit encore en vigueur dans cette wilaya de l’Ouest. L’activité de quelque 15 000 associations religieuses doit être codifiée par une loi, dont le projet est en prépa- ration au ministère des Af- faires religieuses.

TÉBESSA

L’avaloir de tous les dangers

n L’avaloir, qui se trouve à la cité Skanska, à proximité du bureau de poste du quartier, est construit en béton sur une hauteur dé- passant 60 cm, ce qui constitue un danger

réel

les véhicules.

D’ailleurs, pratiquement tous les jours, des accidents surviennent à cet endroit. Des voi- tures percutent par manque de visibilité le bloc de béton qui couvre l’avaloir, notam-

et permanent pour

ment à la tombée de la nuit (éclairage public inexistant). Plusieurs personnes, victimes de cet avaloir, ont dû payer des factures élevées pour la réparation de leurs véhicules. Pour- tant, l’attention des pouvoirs publics a été at- tirée à plusieurs reprises, sans résultat. Le wali est aujourd’hui interpellé pour inter- venir et inciter les services compétents à le- ver le danger.

OUM EL-BOUAGHI

Un château d'eau cerné par une décharge à ciel ouvert

château d'eau cerné par une décharge à ciel ouvert n L'environnement immédiat du château d'eau,

nL'environnement immédiat du château d'eau, localisé derrière la mosquée Essalam, approvisionnant en AEP les cités et quartiers des hauteurs du chef-lieu de wilaya, à l'exemple d’An-Nasr, Hadika et autres, s'est transformé, depuis trop longtemps, en une vé- ritable décharge à ciel ouvert en raison de l’amoncellement des déchets résultant des tra- vaux de réfection, aménagement… et autres immondices. Même les conduites d'eau, au-

paravant apparentes, ont été couvertes par les ordures et déchets urbains. À ce titre, les au- torités compétentes ont été alertées sur les risques sanitaires générés par des cross- connections en cas d'érosion des réseaux d’AEP. Bien entendu, le problème et son im- pact sur la santé et l’environnement ont été soulevés maintes et maintes fois, sans que des mesures soient prises pour y remédier.

INTERPELLÉ

INTERPELLÉ

EN POSSESSION

EN POSSESSION

DE DROGUE

DE DROGUE

Un dealer asperge d’un gaz lacrymogène les gendarmes

Un dealer asperge d’un gaz lacrymogène les gendarmes

Un dealer asperge d’un gaz lacrymogène les gendarmes n Lors d'une patrouille à la nouvelle cité

n

Lors d'une patrouille à

la nouvelle cité de Douaouda, les gendarmes de la section de sécurité et d'intervention du

la nouvelle cité de Douaouda, les gendarmes de la section de sécurité et d'intervention du groupement territorial ont interpellé un individu en possession de kif traité, de psychotropes et d’un couteau. Le mis en cause a marqué une résistance aux éléments de sécurité et les a aspergés au moyen d'un aérosol lacrymogène. Présenté devant le procureur de la République près le tribunal de Koléa, ce dealer a été placé sous mandat de dépôt pour détention et commercialisation de stupéfiants et psychotropes, port d'arme prohibée et outrage à agents de la force publique.

MENACE DE FERMETURE DE L’UNITÉ DE PRODUCTION DE SAIDAL À BATNA

Le groupe

éponyme

apporte

sa version

n Des travailleurs de

l’unité de Saidal à Batna nous ont adressé une lettre dans laquelle ils s’insurgent contre la fermeture du site. Nous avons publié l’information dans la page radar du 16 novembre. Le groupe éponyme a réagi en précisant qu’il ne s’agissait, en fait, que “d’un petit atelier jouxtant le centre de distribution régional de Batna, équipé d’un vieux matériel de production récupéré de l’usine d’El-Harrach et employant 15 personnes”. Il est dit que la faiblesse du chiffre d’affaires a conduit la direction générale à le fermer et à redéployer le personnel.

EXPORTATION DES PRODUITS AGROALIMENTAIRES À MILA

Baisse des revenus en devises

AGROALIMENTAIRES À MILA Baisse des revenus en devises n Les retombées financières générées des différentes

n Les retombées financières

générées des différentes opé- rations d’exportation de pro- duits de la terre connaissent une baisse sensible à Mila. Se- lon le directeur du commer- ce, les opérateurs locaux spé- cialisés dans l’exportation des produits agroalimentaires vers les marchés européens et nord-africains ont réalisé moins de 1 milliard d’euros durant les neuf premiers mois de l’année en cours. Selon cet- te source, les exportateurs de la wilaya de Mila ont réalisé 66 opérations d’exportation vers les marchés européens entre janvier et septembre de l’année en cours, pour un montant de 900 000 euros, ré- vèle le directeur du com- merce. Concernant les pro- duits de la terre exportés, on retrouve l’escargot, la toma- te fraîche, le piment, la datte

et l’oignon sauvage. Un pro- duit industriel a fait l’objet d’exportation également. Il s’agit du polyester fabriqué à partir de matières plastiques recyclées produit par une unité de recyclage du plas- tique installée à Chelghoum Laïd. Ces mêmes opérateurs ont réalisé, en 2014, plus de 1,5 milliard d’euros, précise notre source qui rappelle que depuis le début du quatrième trimestre de l’année 2015, aucune opération d’expor- tation n’a été enregistrée. Ce qui augure d’une baisse si- gnificative des retombées en devises de cette activité éco- nomique. Il est à signaler que les produits agroalimentaires exportés de Mila vers le conti- nent européen transitent par la Tunisie, faute d’un termi- nal portuaire spécialisé en Algérie.

APC DE SIDI-RACHED À CONSTANTINE

Pas de changement dans l’organisation de l’état civil

n Les services de l'état civil de l’APC de Sidi-Rached (wi- laya de Constantine) continuent à travailler avec l'an- cien système, soit retirer une attestation de résidence en présentant, au préposé au guichet, une carte d'identité nationale, un livret de famille et une quittance de l'électricité. Pourtant, les nouvelles dispositions, entrées en vigueur il y a à peine deux semaines, exigent uni- quement la présentation d’une carte nationale portant l’adresse du requérant. À noter que cette situation a été constatée uniquement dans cette APC.

CHANGEMENTS DANS LES STATUTS DE LA FAF

Les présidents de l’instance membre ès qualité de l’AG

n C’est finalement le 25 no-

vembre que se tiendra l’as- semblée générale extraordi- naire de la Fédération algé- rienne de football (FAF). Cette AG devra déterminer les changements à apporter dans les statuts de l’instance fédérale afin de les mettre en conformité avec le nouveau décret régissant le fonction- nement des fédérations spor- tives. Selon nos sources, l’un des amendements impor-

tants qui seront introduits dans les textes régissant le fonctionnement de la FAF consiste à considérer tous les présidents de la FAF, quelle que soit la durée de leur mandat, comme des membres ès qualité de l’as- semblée générale. Ainsi, même s’ils sont officielle- ment en orbite, ils auront le droit de regard et d’inter- vention sur la politique de la fédération.

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L’actualité en question

Mercredi 18 novembre 2015

LIBERTE

LA CRAINTE DE NOUVEAUX ATTENTATS PÈSE SUR LA VILLE DES LUMIÈRES

Paris se barricade

Des symboles culturels de la capitale française comme le Musée du Louvre et la cathédrale de Notre-Dame de Paris gardent leurs portes fermées pour des raisons de sécurité. La mise en application du plan “alerte attentat” a entraîné également une baisse d’activité des restaurants et des grands magasins.

L es lampions sont éteints, la mu- sique s’est tue, le rire s’est dissipé. Même les prières n’ont plus de lieux pour s’exprimer. Les kami- kazes, qui ont interprété avec les rafales de leurs kalachnikovs le re-

quiem de la mort vendredi soir au Bataclan, ont réduit une ville entière au silence et l’ont

obligée à se mu- rer, à rompre avec sa joie de vivre et sa désin-

volture. Paris, la ville des lumières, de la culture, des arts, une des plus belles destinations touristiques dans le monde, ne badine pas avec la peur. Elle prend ses précautions et se montre vigilante au cas où il se passerait encore quelque cho- se de terrible. “Compte tenu des événements, des consignes de sécurité viennent de nous parvenir. Nous de- vons, jusqu’à nouvel ordre, annuler toutes les représentations”, révèle au téléphone une as- sistante du centre culturel de Draveil, au sud de Paris, où un spectacle pour enfants était pré- vu dimanche prochain. Dans cette ville pai- sible, l’église, le conservatoire ainsi que la sal- le de cinéma sont également fermés pour une durée indéterminée. Comme c’est le cas dans toutes les autres agglomérations de la région de l’Île-de-France. Au centre de la capitale, la mythique salle de l’Olympia, située au 28 rue des Capucines, dans le 9 e arrondissement, non loin du Bataclan, est également close. Très désappointé, son res- ponsable commercial ne sait pas vraiment quand les représentations reprendront. The DO, groupe de pop rock, était le dernier à pas- ser sur scène, vendredi. Dans un communiqué, ses membres ont annoncé qu’ils ne joueront plus, non pas par peur mais en solidarité avec les victimes des attentats. D’autres artistes, rares il est vrai, veulent, malgré tout, continuer le show. La chanteuse de R’n’B, Shy’m, s’est en- tendue avec la direction du palais omnisports de Bercy pour donner un concert hier soir

De Paris :

SAMIA LOKMANE- KHELIL

AFP
AFP

Des consignes de sécurité drastiques sont appliquées un peu partout à Paris.

devant 20 000 spectateurs, avec des conditions de sécurité renforcées. “Ce n'est pas de l'inconscience ou de l'ignorance mais de la résistance. Résistons en continuant de vivre, de rire, de s'aimer et montrons un vi- sage vivant et heureux de la France”, a-t-elle proclamé sur sa page facebook. Le directeur devrait néanmoins recruter des personnels de sécurité supplémentaires pour assurer la sé- curité. Ce qui n’est pas le cas ailleurs. De petits lieux de spectacle (comme la Ciga- le à côté de Barbes où devait se produire le chanteur Pierre Perret) ou de grandes insti- tutions doivent prendre davantage de mesures de protection. “Renforcer la sécurité, cela si- gnifie acheter plus de matériel, de portiques, mais surtout des détecteurs, multiplier le per- sonnel de sécurité, les fouilles de personnes et des sacs, tout en essayant d'éviter de générer des files d'attente à l'extérieur qui peuvent devenir anxiogènes”, a expliqué à l'AFP le directeur gé- néral de la Philharmonie, Laurent Bayle. De son côté, le directeur de l’Opéra de Paris

(où la star Prince vient d’annuler un concert prévu en décembre), estime à plusieurs cen- taines de milliers d’euros les frais de sécurité supplémentaires après ceux engagés au len- demain de l’attentat contre Charlie Hebdo, d’un montant de 100 000 euros. Hier, des producteurs de spectacles devaient se réunir afin de s’entendre sur les procédures à prendre pour protéger les salles. Les res- ponsables des principaux musées de la capi- tale attendent également d’y voir plus clair avant de permettre au public de renouer avec leurs établissements. Le Louvre et le Musée de l’Homme, grandes attractions touristiques, n’ont pas accueilli de visiteurs depuis vendredi. Aucune date de réouverture n’est annoncée pour le moment. Les portes de Notre-Dame de Paris, joyau architectural de la capitale fran- çaise, restent également closes. Les visiteurs, qui avaient l’habitude de s’y engouffrer par mil- liers, ont, au grand dam des professionnels du tourisme, disparu. Didier Chenet, président du Syndicat national des hôteliers et des restau-

rateurs, est inquiet. Depuis les attentats, le nombre des touristes a baissé considérable- ment. Sur le plan financier, les répercussions sont importantes. Les hôtels parisiens ont en- registré un nombre record d’annulations de ré- servations alors que le chiffre des restaurateurs de luxe a baissé de moitié. “Après l’attaque ter- roriste de janvier dernier, l’activité est repartie très vite. Il y avait de grands rassemblements. Les gens n’avaient pas peur de sortir. Mais cet- te fois, on les encourage plutôt à rester chez eux et à faire attention. Ce qui rend la situation dif- ficile. Nous sommes très inquiets pour la période de Noël”, confie M. Chenet. La présence accrue des éléments des forces de sécurité évidemment a de quoi effrayer les tou- ristes. 5 000 militaires patrouillent dans Pa- ris. La Tour Eiffel, qui s’est parée des couleurs du drapeau tricolore pour recevoir à nouveau ses admirateurs, est encadrée par des pa- trouilles en treillis verts. Dans les gares et les aéroports, les militaires sont omniprésents. Ils sont également visibles à l’entrée des grands magasins, où les clients ne se bousculent pas. Sur l’avenue Haussmann où se trouvent les temples de la mode made in France, les Ga- leries Lafayette et les magasins Le Printemps qui avaient gardé leurs rideaux baissés pendant le week-end, ont repris leurs activités, sans beaucoup d’enthousiasme. Les affaires sont moroses et le moral des mé- nages parisiens en berne. La Fnac, grande en- seigne de produits culturels et électroniques, a enregistré, résignée, une baisse de fréquen- tation qui s’est vite répercutée sur la valeur de son titre en Bourse. Les salles de cinéma sont également dépeuplées. Dans les écoles, l’en- semble des sorties culturelles a été annulé, conformément au plan alerte attentat du dis- positif Vigipirate. Des consignes de sécurité drastiques sont également appliquées dans les universités. Le Salon européen de l’Éducation, plus grande manifestation estudiantine de l’année qui devait se tenir demain, a été, lui aussi, annulé.

S. L.-K.

DISCOURS DE BERNARD ÉMIÉ DEVANT LA COMMUNAUTÉ FRANÇAISE EN ALGÉRIE

“Nous devons être vigilants”

L’ ambassadeur de France en Algérie, Bernard Émié, a in- diqué, lundi dernier, dans un discours prononcé de- vant la communauté française en Algérie, avoir saisi les

autorités algériennes pour renforcer la sécurité de ses com- patriotes et des sites français. “J’ai demandé aux autorités al-

gériennes de renforcer, partout en Algérie, la sécurité de nos en- treprises, ce qui a été mis en place immédiatement et je les en remercie vivement”, a affirmé M. Émié. Appelant les expatriés français à respecter les directives de sa chancellerie, M. Émié enchaîne : “Ici, en Algérie, nous devons être vigilants, mais sans rien céder à la peur ou à la panique,

ce qui ferait le jeu des terroristes. Je vous demande à tous d’ob-

server rigoureusement les recommandations de sécurité et de res-

ter en état d’alerte et de grande vigilance.” Réaffirmant que la France continuera de porter son idéal de paix et de justice par- tout dans le monde, M. Émié a déclaré que son pays “restera fidèle à son message. Nous ne laisserons pas ces terroristes nous terroriser. Nous ne laisserons pas ces barbares modifier notre mode de vie, nos valeurs et nos croyances”. À ses yeux, “pour mener ce combat contre le terrorisme, nous aurons donc besoin de l’aide de nos alliés et de nos amis (…). Je veux exprimer ici ma reconnaissance aux autorités algériennes et saluer en particulier les mots si justes et si forts du président Abdelaziz Bouteflika (…). Nous devons, dans notre réponse na- tionale et collective, nous inspirer de ce message de sagesse. Oui, nous n’oublions pas combien nos amis algériens ont souffert eux-

mêmes dans leur chair du terrorisme et les terribles images de ce Paris meurtri du 13 novembre leur ont rappelé tant de mo- ments de souffrances, de douleurs, de massacres, de barbarie et d’horreurs qu’ils ont vécus pendant la décennie noire. Oui, nous n’oublions pas non plus le très lourd tribut qu’ont payé aussi nos collègues de l’ambassade au cours de cette décennie noire, tri- but dont cette stèle rappelle le sacrifice. Oui, ensemble, l’Algé- rie et la France avec d’autres doivent être côte à côte pour lut- ter de toutes leurs forces contre le terrorisme avec une déter- mination sans faille, mais aussi en étant vigilants pour éviter toute forme d’amalgame ou de tentation de verser dans le re- jet de l’autre, dans l’islamophobie”.

FARID BELGACEM

APRÈS LES ATTENTATS DE PARIS

Les sites français en Algérie sous haute protection

L a sûreté de la wilaya d’Alger a révélé hier à Liberté qu’“un dispositif de sécurité spécifique

a été déployé dans la capitale pour

renforcer les mesures de sécurité et pa- rer à d’éventuels actes terroristes,

notamment à l’encontre des ressor- tissants français et de leurs repré- sentations diplomatiques”. En effet, des escadrons d’interven- tion et des unités de renseigne- ments ont été mobilisés au niveau de l’ambassade et du consulat français à Alger, mais aussi au niveau de l’Ins-

titut culturel français à Alger (CCF), le lycée international Alexandre- Dumas de Ben Aknoun et de TLS

Contact (Visa-France) à Oued Ro- mane, sur les hauteurs d’Alger. Ces mesures concernent aussi toutes les entreprises, les représentations culturelles, économiques et com- merciales françaises dans le secteur relevant de la sûreté de la wilaya d’Alger et dans grandes villes du pays. Cette batterie de mesures vient s’ajouter au dispositif global, dit de surface, déjà existant et qui consis-

te en la surveillance générale du territoire relevant de la compétence de la sûreté de la wilaya d’Alger et d’autres grandes agglomérations. Les mesures préventives s’étendent aux escortes et aux déplacements des personnels expatriés français à Alger. Selon notre source, cette décision a été prise lors d’une réunion res- treinte d’une cellule de crise instal- lée à Alger au lendemain des atten- tats de Paris. Mieux, les contrôles sont renforcés et les unités spéciales sont mobilisées, de jour comme de

nuit, pour intervenir le cas échéant. Tous les moyens, y compris héli- portés, sont mobilisés par la sûreté de la wilaya d’Alger. Les caméras de surveillance sont mises à contribu- tion. Des centaines de policiers ont été déployés pour assurer des pa- trouilles pédestres et une présence à proximité de sites sensibles, comme les ports, les aéroports, les gares routières et ferroviaires, les établis- sements scolaires et les parcs de dé- tente et de plaisance. Par ailleurs, la Gendarmerie nationale a renforcé sa

vigilance au niveau des frontières et sur les routes. Les dispositifs dé- ployés au lendemain des attentats de Tiguentourine, en janvier 2013 dans le Grand-Sud, et de l’exécution, le 23 septembre 2014 en Kabylie, d’Her- vé Gourdel, sont maintenus. La Gendarmerie nationale a renforcé également ses moyens humains et matériels de toutes les unités des gardes-frontières et au niveau des bases de vie des ressortissants fran- çais, partout dans le pays.

F. B.

LIBERTE

Mercredi 18 novembre 2015

L’actualité en question

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JACQUES-MARIE BOURGET À “LIBERTÉ”

“La France n’est plus en situation de donner des leçons”

Nombre d’observateurs mettent en cause la politique extérieure de la France qui, selon cette assertion, lui fait payer aujourd’hui ses “errements”. Le journaliste français Jacques-Marie Bourget est de ceux-là !

Liberté : Après les attentats meurtriers de Pa- ris, la France doit-elle réviser sa politique étrangère à l’égard de certains pays qu’on présente de plus en plus comme des sponsors du terrorisme international ? Jacques-Marie Bourget : François Hollande,

qui n’hésite pas à mettre les droits de l’Homme en avant tout en soutenant un dictateur com- me Sassou Nguesso, qui

est l’allié des dictatures qataries et saou- diennes, joue les pro-

fesseurs de démocra- tie dès que l’on évoque Bachar al-Assad. Cette hai- ne du président syrien a deux origines, une fi- délité de Hollande à Chirac, qui est convaincu que c’est Damas qui a assassiné son ami Rafic Hariri, le président du Conseil libanais. L’autre origine de la vindicte trouve encore sa source dans une amitié, celle que Hollande entretient avec Ne- tanyahou. Ce choix personnel a conduit la di- plomatie française vers un isolement total, et plus personne n’écoute la France qui est “out” du dos- sier iranien, et “out” du dossier syrien. Rappelons- nous que Hollande a été le seul à proposer de bombarder Damas, après la fausse révélation de

l’usage de gaz sarin par Bachar. Aujourd’hui, la France est nue ! Elle demande l’aide du Conseil de sécurité pour ne pas perdre la face et se joindre à une coalition sous la bannière de l’ONU…

Entretien réalisé par :

MOHAMED-CHÉRIF

LACHICHI

De ce point de vue, doit-on estimer alors que certains États occidentaux qui se disent au- jourd’hui menacés par le terrorisme sont vé- ritablement la menace ? Si la France est plus menacée que d’autres c’est

D. R.
D. R.

qu’elle a refusé de prendre en considération ses données intérieures. Il y a dans l’Hexagone une population musulmane qui n’a jamais été protégée, ni respectée… Cette politique constan- te a créé une paupérisation, un défaut d’inté- gration et donc des ghettos. Les prêcheurs sa- lafistes, souvent financés par les Saoudiens ou les Qataris, ont cueilli comme des fruits mûrs ces citoyens délaissés et considérés de seconde zone. Il suffit de quelques mois à peine pour fai-

re passer un jeune de ses “petits boulots” à celui de kamikaze, puisqu’il est sans espoir sur terre et qu’on lui promet le paradis.

Certaines voix estiment que la politique ara- be de la France, chère au général de Gaulle, a été abandonnée au profit d’un alignement “at- lantiste” sinon “sioniste”. Qu’en pensez-vous ? C’est hélas vrai ! Le Quai d’Orsay, la diplomatie française est entre les mains des néo-conser- vateurs alimentés en “idées” par les “durs” de Wa- shington. En ce qui concerne les liens avec Israël, citons deux éléments. Le premier c’est la Cour de cassation qui, dans une décision incroyable, s’en vient à condamner les militants qui appellent au boycott des produits israéliens. Le second c’est une vidéo, que l’on peut consulter sur YouTube, dans laquelle on voit François Hollande au cours d’une soirée chez Netanyahou s’écrier : “Je suis prêt à apprendre la musique pour chanter la gloire d’Israël.”

Avec l’instauration de l'état d'urgence, voire des lois d’exception, la France, dite patrie des droits de l'Homme, ne va-t-elle pas sacrifier cer- taines libertés et perdre, ainsi, son âme ? C’est certain. D’une loi d’exception à l’autre, alors que l’on sait qu’elles sont inutiles, on étrangle cet- te liberté que l’on commande aux autres. L’autre aspect est la stigmatisation de nos compa- triotes musulmans. Samedi dernier, lors d’une manifestation d’extrême droite à Pontivy, en Bre- tagne, un Maghrébin qui passait par là a été roué de coups et l’évènement n’a pas ému les jour- naux. La France n’est plus en situation de don- ner des leçons au reste du monde.

Bio-express

n Né le 5 juillet 1943 dans le Maine-et-Loire, en France, Jacques-Marie Bourget est un spécialiste du Moyen- Orient. Après avoir débuté comme journaliste radio et télévision à l'ORTF, il a travaillé comme grand reporter pour les titres les plus connus de la presse française tels que L’Aurore, Le Canard enchaîné, L’Express, VSD, Paris-Match, Bakchich En 1986, il a obtenu le prix “Scoop” pour avoir révélé “l’affaire Greenpeace”. Correspondant de guerre, il a couvert de nombreuses zones de conflits. Le 21 octobre 2000, à Ramallah en Cisjordanie, il est grièvement blessé par une balle tirée dans le poumon par un sniper de l'armée israélienne. Son évacuation vers la France, empêchée par Tsahal, a nécessité alors l’intervention directe du président français Jacques Chirac auprès du Premier ministre israélien, Ehud Barak. L’épouse de Jacques-Marie Bourget, d’origine algérienne, est la fille d’un chahid exécuté par l’armée française en 1956.

EN PLUS DES PUISSANCES OCCIDENTALES, PARIS VEUT S’ALLIER AVEC MOSCOU

Vers une union sacrée contre Daech

L es attentats de Paris semblent avoir produit comme pre- mier effet d’unifier la communauté internationale contre l’ennemi commun qu’est le terrorisme. Désormais, l’on

évoque une modification de l’attitude de la France en direction de la Russie, qui ouvre la porte à un possible engagement so- lidaire contre l’État islamique. En effet, dans sa guerre décla- rée contre l’organisation terroriste d’Abou Bakr al-Baghdadi, qui a officiellement revendiqué les sanglants attentats de Pa- ris, la France, dont la position était opposée à celle de Moscou en Syrie, pourrait compter sur le concours de la Russie qui vient de confirmer que son avion qui a crashé au dessus du Sinaï égyp- tien a été explosé par Daech. Le président François Hollande est en tout cas demandeur de cette synergie dans l’effort de guer- re contre Daech. Son objectif est d’ailleurs de mettre en pla- ce une “grande coalition” contre “le terrorisme de guerre” qui a ensanglanté Paris. Il a promis de “détruire” le groupe État is- lamique et a appelé à une “coalition unique” pour le combattre en Syrie. C’est la position du président Français, qui a réclamé “un rassemblement de tous ceux qui peuvent réellement lutter contre cette armée terroriste”. Son annonce de rencontres avec ses homologues américain et russe, Barack Obama et Vladimir

Poutine, la semaine prochaine laisse supposer une alliance conjoncturelle avec Moscou. Il s’agit, a souligné François Hol- lande, d’“unir nos forces” et de parvenir à “une grande et unique coalition” contre le groupe État islamique. Cette éventualité semble plus probable suite aux déclarations du chef de l’État russe, hier, suite à la confirmation de la thèse de l’attentat à la bombe dans l’affaire du crash de l’Airbus A321 de la compa- gnie Metrojet. “Nous ne sécherons pas nos larmes. Cela nous mar- quera à jamais. Mais cela ne nous empêchera pas de trouver et punir les criminels”, a réagi Vladimir Poutine à cette informa- tion lors d’une réunion hier avec le chef des services de secrets russes Alexandre Bortnikov. “Nous devons le faire sans tarder, trouver leur identité”, a souligné le président russe, avant d’ajou- ter : “Nous les trouverons en n'importe quel point de la planète et nous les punirons.” Ces frappes russes contre Daech seront “intensifiées pour que les criminels se rendent compte que le châ- timent est inévitable”, a martelé le président russe. “Il est in- dispensable” de former une coalition internationale antiterro- riste, avait répété lundi Vladimir Poutine, avant d’ajouter : “Nous avons entendu tout le temps de nos amis français que le règle- ment de la question sur le départ du président Assad devait être

). Mais

est-ce que cela a protégé Paris contre l'attentat terroriste ? Non.”

Les services secrets russes ont promis une récompense de 50 millions de dollars à toute personne les aidant à “identifier les terroristes”, selon un communiqué du FSB (ex-KGB) publié hier.

La réponse de l’ancien Premier ministre et ex-chef de la di- plomatie française, Alain Juppé, à la question de savoir quel- le était la priorité aujourd’hui, ne laisse aucun doute quant à la nouvelle orientation de la France sur le sujet. “Aujourd'hui, quelle est la priorité ? Se débarrasser de Bachar ou écraser Dae- ch ? La réponse est tout à fait claire : écraser Daech”, a-t-il tran- ché. “Donc le président de la République a raison d’essayer de constituer une coalition unique : Américains, Russes, Français,

Iraniens. (

C'est vrai que c'est un changement dans la ligne que

nous suivons depuis 2011 pratiquement, mais le monde a changé”, a-t-il admis sur la chaîne d’informations BFMTV. De toutes les manières, sur le terrain, tout indique que Français,

Américains et Russes concentrent leurs efforts pour anéantir Daech, comme le montrent les bombardements intensifs des positions de l’État islamique à Raqa en Syrie.

MERZAK TIGRINE

une condition préalable pour des changements politiques (

)

MOHAMED HARBI ET SOPHIE BESSIS, HIER, DANS UNE TRIBUNE AU JOURNAL “LE MONDE”

“Nous payons les inconséquences de la politique française au Moyen-Orient”

L es historiens Mohamed Harbi et Sophie Bessis (auteur de La double impasse. L’Universel à

l’épreuve des fondamentalismes reli- gieux et marchand) ont publié, hier, une tribune dans le journal français Le Monde dans laquelle ils accusent la politique française au Moyen- Orient. “C’est la politique interna- tionale d’une France blessée et de l’en- semble du monde occidental que nous voulons interroger”, écrivent-ils. Concernant l’islamisme, les deux historiens estiment que les diri-

geants occidentaux ont “renforcé le pacte faustien les liant aux États qui en sont la matrice idéologique, qui l’ont propagé, financé, armé”, en ci- tant le “régime turc de M. Erdogan”, l’Arabie saoudite et le Qatar. “Le ji- hadisme est avant tout l’enfant des Saoud et autres émirs auxquels elle (la France, ndlr) se félicite de vendre à tour de bras ses armements sophisti- qués, faisant fi des ‘valeurs’ qu’elle évoque un peu vite en d’autres occa- sions. Jamais les dirigeants français ne se sont posé la question de savoir

ce qui différencie la barbarie de Dae- ch de celle du royaume saoudien. On ne veut pas voir que la même idéo- logie les anime”, écrivent-ils. Une “cé- cité volontaire” dont les “morts du 13 novembre sont aussi les victimes”, ajoutent-ils ! Aussi, les deux histo- riens évoquent la question israélo- palestinienne et reprochent aux di- rigeants occidentaux leur refus de “faire appliquer les résolutions de l’ONU susceptibles de résoudre le problème” et leur soumission “aux diktats de l’extrême droite israélien-

ne aujourd’hui au pouvoir”. Sophie Bessis et Mohamed Harbi exigent, d’une part, que “la France mette un terme à ses relations priviliégiées avec l’Arabie saoudite et le Qatar, les deux monarchies où l’islam wahha- bite est la religion officielle, tant qu’elles n’auront pas coupé tout lien avec leurs épigones djihadistes, tant que leurs lois et leurs pratiques iront à l’encontre d’un minimum décent d’humanité”, et, d’autre part, de “la communauté internationale qu’elle fasse immédiatement appliquer les ré-

solutions des Nations unies concer- nant l’occupation israélienne et qu’el- le entériene sans délai la création trop longtemps différé de l’État palestinien par le retour d’Israël dans ses fron- tières du 4 juin 1967”. Les deux his- toriens estiment que ces deux me- sures, si elles venaient à être prises, pourraient “assécher partiellement le terreau” du djihadisme et donner du sens et de l’efficacité aux “mesures antiterroristes prises aujourd’hui en l’absence de toute vision politique”.

MOURAD FENZI

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L’actualité en question

Mercredi 18 novembre 2015

LIBERTE

IL SE TIENDRA AU MOIS D’AVRIL 2016 À LA SAFEX

Djazagro, un Salon pour promouvoir le “Made in bladi”

“Le Made in bladi” gagne des sympathisants après les différentes campagnes initiées par les autorités.

L e Salon des professionnels de l’agroalimentaire, Dja- zagro, s’inscrit, désormais, dans cette nouvelle ten- dance et aspire à en faire son credo.

Ainsi, selon son directeur, M. Chris- tophe Painvin, l’objectif “est de faire de

Djazagro un rendez-vous incontour- nable au Maghreb et en Afrique subsa- harienne pour les fabricants algériens afin qu’ils puissent promouvoir leurs

équipements”. Ce rendez-vous sera, a- t-il dit, “une occasion pour les fabricants algériens d’exporter vers l’étranger”. Après avoir présenté le Salon, le bilan des 13 dernières éditions, en mettant l’accent sur le développement continue de cette activité, M. Painvin a estimé qu’à cette “cadence” Djazagro sera une référence en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne d’ici à 2020. Les responsables de Djazagro veu- lent accompagner le changement dans

les filières agroalimentaires qui s’opè- re en Algérie en offrant cette vitrine aux professionnels du monde entier. “Nous conjuguons nos efforts avec ceux du gouvernement dans son enga- gement à promouvoir le made in bla- di”, a encore indiqué M. Painvin, ré- vélant que le FCE sera sollicité pour prendre part à cette “aventure”. Tout en insistant sur le fait que Dja- zagro est dédié exclusivement aux fa- bricants, notamment algériens, le pre-

mier responsable du Salon a indiqué que l’événement bénéficie du soutien des ministères du Commerce, de l’Agriculture, de l’Industrie, ainsi que de la Caci, de l’Ansej, de l’Andi, de la Cnac…, “Nous avons une résonance institutionnelle importante”, a-t-il dit, soulignant que 17 000 industriels al- gériens, spécialisés dans l’agroalimen- taire, vont participer à la 14 e édition. Pour cette prochaine édition, le direc- teur a fait savoir que les quatre secteurs

concernés, à savoir les procédés agroa- limentaires, l’emballage et le condition- nement, les produits alimentaires et les boissons, les arômes et les ingrédients

ainsi que les boulangeries et pâtisseries, seront toujours les vedettes du salon. À cela s’ajoute, un intérêt particulier

à l’hôtellerie et à la restauration qui bé- néficieront d’un traitement de faveur

à l’occasion du Salon.

MOHAMED MOULOUDJ

EN L’ABSENCE D’UN MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE

Le FCE propose la réinstallation du commissariat général à la planification

“U n choc des mentalités au sein de notre

société est nécessaire”, a estimé, hier,

le président du FCE, Ali Haddad, à la

clôture de la 4 e édition “des Journées de l’entre- prise”. “Tout un chacun doit reconnaître que ce sont les entreprises qui créent la richesse, qui créent l’activité et l’emploi, que la réussite n’est pas condamnable et que le chef d’entreprise qui réus- sit n’est pas blâmable, n’est pas suspect”, a-t-il in- diqué. M. Haddad a souligné l’urgence pour notre pays d’engager de plus profondes ré-

formes. Pour le président du FCE, les recomman- dations issues des débats, jointes à celles du plai- doyer de l’organisation patronale, peuvent constituer une bonne base de travail pour la conception d’une véritable démarche de dévelop- pement économique centrée sur l’entreprise. Le FCE plaide pour la libération de l’investisse- ment pour faciliter la mobilité des capitaux et les transformations structurelles de l’économie en ouvrant au secteur privé national tous les secteurs non stratégiques (lesquels seront expressément

désignés) et en menant une politique résolue d’at- traction des IDE. L’organisation patronale pro- pose la consolidation de l’investissement dans les infrastructures par le recours à la délégation de services prévue dans le nouveau code des mar- chés qui ne grève pas le budget de l’État. Le FCE suggère de réserver la règle des 49/51 aux secteurs stratégiques clairement désignés et ap- puyer le développement des IDE (avec ou sans partenaire local) dans les filières prioritaires. En l’absence d’un ministère de l’Économie et comp-

te tenu de la nécessité urgente d’une coordina- tion des politiques économiques et des politiques sectorielles, le FCE demande la réinstallation du Commissariat général à la planification et la pros- pective et le placer auprès du Premier ministre ou de la Présidence. L’organisation patronale suggère le développe- ment des zones spéciales d’exportation (zones franches) en revenant à l’ordonnance 03-02 abrogée en 2006.

M. R.

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ANEP N°209 381 Liberté du 18/11/2015
ANEP N°209 381 Liberté du 18/11/2015
ANEP N°209 381 Liberté du 18/11/2015
ANEP N°209 381 Liberté du 18/11/2015

Liberté

LIBERTE

Mercredi 18 novembre 2015

Supplément Économie

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LE PROJET DE LOI SANITAIRE LEUR FIXE DE NOUVELLES OBLIGATIONS

 

CE QUI EST ATTENDU DES LABORATOIRES PHARMACEUTIQUES

  CE QUI EST ATTENDU DES LABORATOIRES PHARMACEUTIQUES L es changements réglementaires dans le secteur de

L es changements réglementaires dans le secteur de la santé sus- citent l’approbation des industriels de la filière. En effet, l’avant- projet de loi sur la santé, en examen au Parlement, a été élabo-

ré en concertation avec les professionnels, affirme l’Union nationale des opérateurs du secteur pharmaceutique. Mais les producteurs de médicaments attendent les textes d’application pour se prononcer définitivement sur la qualité de la nouvelle réglementation qui en- cadrera l’activité pharmaceutique. Nouveauté du texte : les laboratoires nationaux et étrangers doivent créer des sociétés de droit algérien appelées établissements phar- maceutiques pour pouvoir continuer à exercer leur activité de dis- tribution. Ils sont dans la nouvelle loi responsables de la disponibi- lité et la qualité du médicament sur le marché algérien. En d’autres termes, les laboratoires ne pourront déléguer cette responsabilité aux importateurs. Ils distribueront directement leurs spécialités ou leurs médicaments génériques via ces établissements. Ce nouveau dispositif institutionnel qui encadre le secteur pharmaceutique vise à éviter les pénuries ou ruptures de stocks récurrentes de médica- ment qui suscitent le ras-le-bol des malades. Mais il ne détermine pas les sanctions en cas de défaillance des laboratoires dans l’ap- provisionnement du marché algérien. Les acteurs de la filière seront

Régulation

Par : K. REMOUCHE

k.remouche@gmail.com

plus fixés avec la promulgation des textes d’application. Mais n’oublions que ce texte ne peut régler tous les problèmes de la filière. L’Unop évoque depuis des années la question du gel des prix du médicament qui, s’il perdure, menace de disparition le tis- su industriel dans ce secteur. L’Agence nationale du médicament pré- vue par l’avant-projet de loi aura, une fois opérationnelle, à traiter ce dossier brûlant. Elle aura à veiller à l’équilibre des intérêts pour que ni les producteurs ni les consommateurs ne soient lésés par les nouveaux prix des médicaments. L’autre grande difficulté est le phénomène de saturation de l’industrie du médicament. Trop de projets sont en cours de réalisation. Ce qui ouvre grandes les voies à l’exportation de quantités importantes de médicaments pour peu que les pouvoirs publics débureaucra- tisent l’acte d’exportation et appuient les acteurs de la filière dans leur conquête des marchés extérieurs. Ce potentiel important à l’ex- portation qui se constituera au cours des prochaines années demande à être exploité. Car il contribuera à développer nos exportations hors hydrocarbures et à développer les biotechnologies, l’avenir de l’industrie pharmaceutique, si cette expansion exponentielle de la filière est bien régulée. n

D. R.

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Supplément Économie

Mercredi 18 novembre 2015

LIBERTE

CE QUI EST ATTENDU DES LABORATOIRES PHARMACEUTIQUES

 

TOUR DE VIS DANS L’ORGANISATION DU PHARMACEUTIQUE

Les firmes étrangères pressées d’investir en Algérie

Les établissements pharmaceutiques seront désormais responsables de la disponibilité du médicament.

D u nouveau dans le pharma- ceutique. En effet, les établis- sements pharmaceutiques sont, aux termes de la nouvelle loi sanitaire en projet, des établissements “de fabrica-

tion”, “d’exploitation”, “d’importation”, “d’ex- portation”, et “de distribution en gros” des pro-

duits pharmaceutiques et dispositifs médicaux

destinés à la médecine humaine. Ils doivent assurer la disponibilité de ces produits et disposer d’une structure dans laquelle s’effectue au moins l’une des opéra- tions mentionnées dans les articles 307 et 308 de la présente loi. La responsabilité pharma- ceutique a été ainsi mise en évidence dans le nouveau texte de loi. Les nouvelles dispositions de la loi devraient imposer qu’elle soit assumée obligatoirement par une société basée en Al- gérie, et ce, en attribuant l’enregistrement ou l’exploitation du médicament obligatoire- ment à des établissements pharmaceutiques ba- sés en Algérie. Les laboratoires étrangers se- ront ainsi contraints d’investir dans le pays. Fi- nies les opérations de médicaments qu’ils faisaient à distance ? Nabil Mellah, directeur général de Merinal, explique, dans une dé- claration qu’il nous a faite, que “la responsa- bilité pharmaceutique est une requête que nous défendons depuis plus d’une décennie, et qu’elle confortera dans leurs choix les multi- nationales qui se sont investies en Algérie à tra- vers des filiales locales et obligera les autres soit à en faire de même soit à nouer de véritables partenariats avec des producteurs locaux.” Cela, dit-il, permettra aux autorités d’avoir un “interlocuteur local unique responsable” de la disponibilité et de la qualité du produit, di-

Par : YOUCEF SALAMI

et de la qualité du produit, di- Par : YOUCEF SALAMI L’exploitation du médicament doit être

L’exploitation du médicament doit être attribuée à des établissements pharmaceutiques basés en Algérie.

minuant ainsi “le risque de ruptures” et “sé- curisant” davantage le patient algérien. De même, ces dispositions permettront d’envi- sager l’enregistrement en dinars algériens des prix des produits aujourd’hui importés, afin d’assurer une stabilité des prix de ces derniers et de faire assumer les risques de change au ti- tulaire de la décision d’enregistrement. Il se passe qu’aujourd’hui, et à la différence de la production locale, un produit importé voit son

prix public augmenter à chaque dévaluation du dinar, et qu’il arrive de trouver sur le mar- ché un même médicament avec cinq ou six prix publics, ces derniers fluctuants au gré du taux de change du dinar. À noter que l’éta- blissement pharmaceutique doit être exploi- tant et/ou détenteur de la décision d’enregis- trement du médicament en Algérie afin d’as- surer la disponibilité et la qualité du produit pharmaceutique fabriqué et/ou importé. La

L’ARTICLE 246 PRÉVOIT LA CONTRIBUTION DES BÉNÉFICIAIRES AU FINANCEMENT

Est-ce la fin de la gratuité des soins ?

L’avant-projet de loi sur la santé reste ambigu sur la question.

M ême si les interventions des différents responsables de la santé en Algérie ne cessent de réaffirmer à chaque fois

la gratuité des soins et que le financement du système national de santé est assuré par l’É-

tat, l’avant-projet de loi rela- tif au système de santé reste ambigu sur la question. Cette

ambigüité est alimentée par un article qui ouvre la voie à une “contribu- tion” des bénéficiaires de soins au financement des dépenses de santé. L’article 246 de l’avant- projet de loi indique ainsi que “les bénéficiaires des soins peuvent être appelés à contribuer au financement des dépenses de santé”. Le tex- te présenté par le ministre de la Santé préci- se que la contribution financière au niveau des structures et établissements publics de santé ne peut constituer un obstacle à la délivran- ce des soins, notamment les soins d’urgence. Ce qui pousse à se poser la question sur le de- venir de la gratuité totale des soins en Algé- rie. L’article 241 de cet avant-projet de loi pré- cise les domaines de la santé qui seront à la charge de l’État : “Le financement du système national de santé est assuré par l’État au titre

national de santé est assuré par l’État au titre Par : SAÏD SMATI des dépenses afférentes

Par : SAÏD SMATI

des dépenses afférentes aux actions de pré- vention, aux soins de base, aux soins d’urgence et des personnes en difficultés, aux pro- grammes de santé, à la formation et à la re- cherche médicale”. Mais le texte ne fourni au- cun détail sur la nature des soins qui seront en partie à la charge des citoyens. Pour ce qui est des prix de ces soins, l’article 247 précise que “les actes de soins et les activités de san- té au sein des structures et établissements de santé sont fixés par la nomenclature et la ta- rification des actes professionnels de santé”. Pour en savoir plus, il faudra attendre les mo- dalités d’application qui seront fixées par voie réglementaire. Par ailleurs, l’avant-pro- jet de loi sanitaire prévoit le réaménagement du statut de l’établissement public de santé. Il confère le statut de l’établissement public à ges- tion spécifique aux établissements de santé. Ce réaménagement est opéré pour permettre une gestion plus libre et plus souple et une ca- pacité d’agir plus rapidement dans l’urgence avec moins de contraintes. Cependant, le texte met en place un dispositif d’évaluation et d’audit. En effet, les structures et établisse- ments de santé seront évalués à travers la créa-

tion d’une agence nationale ainsi que le ren- forcement et l’élargissement des pouvoirs de contrôle et d’inspection. Sur un autre registre, l’avant-projet de loi de santé prévoit l’attri- bution de “mission de service public” aux structures et établissements privés sur la base d’un cahier des charges. Cette attribution constitue, pour les concepteurs du texte, un mécanisme permettant d’utiliser les poten- tialités privées locales et ne pas recourir ex- clusivement à un investissement public in- frastructurel induisant des charges supplé- mentaires pour l’État. Il sera également ques- tion, à travers ce texte, d’unifier les prix dans le secteur privé. C’est du moins ce que décla- re le ministre du secteur. Les prix pratiqués dans le secteur privé ne sont pas unifiés car dans l’ancienne loi rien n'avait été prévu dans ce sens. Sur ce point l’avant-projet de loi se contente d’un article (221) qui dit que “les structures et établissements privés de santé sont tenus de respecter la réglementation en matière d’information du public et de tarification in- hérentes à l’activité de soins”.

S. S.

nouvelle loi en projet permet par ailleurs aux producteurs locaux et aux fournisseurs étran- gers d’exercer à armes égales, mettant ainsi de l’ordre dans la concurrence. En effet, la loi en question introduit la possibilité de promotion en faveur de l’usager de produits non soumis à prescription médicale. Cela permettra aux producteurs locaux d’être sur le même pied d’égalité que des fournisseurs étrangers bé- néficiant de ce type de réglementation dans leur pays d’origine, leur permettant ainsi d’infor- mer le patient à travers leurs médias suivis en Algérie, comme le souligne le directeur géné- ral de Merinal. Celui-ci espère que le projet de loi sanitaire que nous avions pu éplucher correspondra à la mouture finale qui devrait enfin apporter, après plusieurs années d’attente, les premières bases d’une bien meilleure ges- tion du secteur pharmaceutique. Nabil Mellah estime, toutefois, que le plus gros reste à fai- re, étant donné qu’il s’agit simplement d’un texte mettant les bases de l’arsenal réglemen- taire qui devrait en découler. Nous espérons, résume-t-il, que la publication du texte défi- nitif répondra à nos attentes et que l’on se met- tra immédiatement au travail pour publier les textes complémentaires en mesure de servir de “code de la route” pour le secteur de l’indus- trie pharmaceutique. Il s’agira, dit-il, de reca- drer toutes les activités du secteur, de la pro- duction à la distribution du médicament, afin de ne plus laisser la place à l’improvisa- tion et l’approximation, la loi en perspective remédiant, entre autres, à différentes lacunes en termes de définition des produits phar- maceutiques qui ont généré à ce jour de nom- breuses problématiques sur le terrain pour les producteurs nationaux.

Y. S.

Leschangements

réglementaires

n L’avant-projet de loi sur la santé prévoit de nouvelles entités dans la distribution du médicament :

Article 304 :

“L’établissement pharmaceutique est une société organisée selon les formes juridiques prévus par le code du commerce dont la direction technique est sous la responsabilité d’un ou plusieurs pharmaciens remplissant les conditions de qualification professionnelle et d’exercice fixés par voie réglementaire. Il est soumis à l’agrément des services compétents du ministère chargé de la Santé”.

Article 305 :

“Les établissements pharmaceutiques sont des établissements de fabrication, d’exploitation, d’importation, d’exploitation et de distribution en gros des produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux destinés à la médecine humaine. Ils doivent assurer la disponibilité de ces produits et disposer d’une structure dans laquelle s’effectue l’une des opérations mentionnées dans les articles 307 et 308 de la présente loi”.

Article 306 :

“L’établissement pharmaceutique doit être exploitant et/ou détenteur de la décision d’enregistrement du médicament en Algérie afin d’assurer la disponibilité et la qualité du produit pharmaceutique fabriqué et/ou importé”.

LIBERTE

Mercredi 18 novembre 2015

Supplément Économie

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CE QUI EST ATTENDU DES LABORATOIRES PHARMACEUTIQUES

ABDELOUAHED KERRAR, PRÉSIDENT DE L’UNOP, À PROPOS DES EFFETS DU GEL DES PRIX

“Vers la mise à mort programmée de l’industrie du médicament”

Dans cet entretien, le premier responsable de l’Union des opérateurs du secteur pharmaceutique souligne que les principales contraintes à la production de médicaments persistent.

Comment analysez-vous le marché du médicament en Algérie?

Le marché algérien a connu une dynamique tout à fait remarquable au cours des der-

nières années, depuis 2010 notam- ment, avec des taux de croissance

moyens annuels de l’ordre de 12%. Il est évalué pour 2014 à quelque 4Mds de dollars. Cette situation est liée jusqu’ici au dynamisme global qu’a connu l’économie algérienne, avec une croissance significa- tive du PIB hors hydrocarbures, des augmentations de salaires qui ont touché de larges couches de la population, une demande vigoureuse en produits de santé, des budgets en forte hausse au niveau des structures publiques de santé et un système de remboursement efficace par les caisses de sécurité sociale. À cela, il faut ajouter les progrès immenses qui ont été accomplis par la production nationale qui connaît des taux de croissance annuels supérieurs à 17% depuis 2008, suivant les chiffres dispo- nibles au ministère de l’Industrie. La couverture des besoins du marché par la production nationale est ainsi passée de 12% en 2004 à 43% en 2014. L’évolution est donc tout à fait satisfaisante, la filière pharmaceutique a été une des très rares à avoir pu renforcer ses parts de marché, l’importation

ayant, comme chacun sait, submergé quasiment tous les sec- teurs de l’industrie algérienne. Ces progrès de l’industrie nationale sont dus à la forte implication des investisseurs privés dans cette filière stratégique et surtout, il faut le sou- ligner, aux mesures efficaces prises en 2008 pour protéger le marché national, en interdisant l’importation de tout pro- duit fabriqué localement. Apparemment, cela a inspiré favo- rablement la politique publique, puisque le gouvernement compte instaurer bientôt un système de licences pour les autres secteurs, à l’image de celui qui est pratiqué dans celui de la santé. Dans un tel contexte, la grande question qui se pose aujour- d’hui est de savoir si ces progrès remarquables vont se pour- suivre avec cette crise économique sévère qui frappe notre pays et avec les conséquences inquiétantes que la baisse bru- tale des cours pétroliers fait peser sur les ressources du bud- get de l’État, sur la croissance économique globale et sur les revenus de la population. À l’Unop (Union nationale des opérateurs de la pharmacie), nous estimons que la responsa- bilité majeure de l’ensemble des acteurs, qu’ils soient écono- miques ou institutionnels, est de veiller à ne pas casser la dynamique vertueuse que nous avons connue jusque-là. Et, à cet égard, il y a trois phénomènes qui nous inquiètent par- ticulièrement :

- le premier a trait aux réactions négatives du comité des

prix à nos demandes de révision des prix du médicament fabriqué localement qui sont figés administrativement pour une période de cinq années. Avec l’inflation qui a touché les coûts salariaux et les coûts des intrants, et avec les retombées

négatives des fluctuations du taux de change du dinar, ce gel de nos prix équivaut à une mise à mort programmée de la production nationale ;

- le second phénomène concerne le devenir des immenses

investissements qui sont actuellement en phase de réalisa- tion. Il faut savoir que ce sont 151 usines qui sont actuelle-

ment en phase de construction et qui devraient entrer en production au cours des toutes prochaines années. Manifestement, le marché national sera trop étroit pour

Entretien réalisé par :

K. REMOUCHE

D. R.
D. R.

cette offre en devenir, ce qui suppose dès à présent une stra- tégie nationale concertée en termes d’ouverture de marchés à l’extérieur de nos frontières. En l’absence d’une vision beaucoup plus affûtée du développement à long terme de notre filière, une grande part de ces investissements sera vouée à la casse ; - le troisième aspect a trait à ce débat récurrent et maladroit sur la diminution de la facture des importations de médica- ments, comme si celles-ci étaient moins légitimes que celles des tabacs, des véhicules ou d’un tas d’autres produits pol- luants et nocifs pour la santé publique. Ce que l’on ne dit pas suffisamment, c’est que l’augmentation des importations, au cours des dernières années, était justifiée par l’accès à des thérapies nouvelles faisant appel à des produits innovants non disponibles dans notre pays, en même temps qu’à un effort sans précédent des pouvoirs publics pour répondre à la demande de soins de nos concitoyens. C’est la raison pour laquelle nous insistons, à l’Unop, sur la nécessité, non pas de limiter ces importations vitales pour la santé publique natio- nale, mais de focaliser plutôt sur le soutien au développe- ment de la fabrication locale de spécialités aujourd’hui importées. C’est là tout l’enjeu du développement d’une industrie pharmaceutique nationale puissante, dont notre pays a réellement besoin.

Quelles seront les implications de la nouvelle loi sanitaire sur la distribution du médicament en Algérie ?

Pour l’heure, cette nouvelle loi est encore au stade de projet. Attendons donc qu’elle soit adoptée par le parlement, qu’el- le soit publiée, puis qu’elle soit mise en application avant d’envisager ses implications. Ce que nous pouvons en dire, à ce stade, c’est que, pour la première fois, voilà un texte de loi qui a fait l’objet d’une concertation soutenue avec tous les professionnels du sec- teur, lesquels se sont entendus pour faire des propositions concrètes qui ont été prises en compte, en tout cas dans le

projet de loi dont nous avons eu connaissance. Cela est assez rare pour être relevé et souligné. Dans la pratique et si le projet, dans sa mouture actuelle, aboutit, une des principales innovations qu’il introduit pour le secteur pharmaceutique est la responsabilité pharmaceu- tique, un principe qui est appliqué dans tous les pays du monde. Cela signifie que tous les fabricants de médicaments mis sur le marché devront avoir une présence effective dans notre pays ou la confier à un producteur local ; en d’autres termes, les fabricants étrangers ne pourront plus déléguer la responsabilité sur leurs produits à des importateurs qui n’ont aucune capacité à l’assumer. Et, pour information, cette responsabilité englobe non seulement les aspects qua- lité mais également ceux touchant à la disponibilité perma- nente de leurs produits pour les patients, ce qui permettra à nos autorités de disposer d’un réel levier pour la régulation effective de l’approvisionnement de notre marché.

Quelles sont actuellement les principales contraintes à la production du médicament en Algérie ?

À l’Unop, cela fait des années que nous disons que si la pro- duction nationale a fait des bonds énormes, le système de régulation est encore trop sommaire et plutôt dimensionné

à l’échelle d’une économie qui s’était organisée pour l’im-

portation. Notre administration n’a pas suffisamment pris la mesure de l’effort de mise à niveau qu’elle doit accomplir pour soutenir le développement de la production, encoura- ger les investisseurs, faciliter la diversification des produits, aider à pénétrer les marchés extérieurs, etc. Les contraintes sont bien connues, elles touchent à la cohé-

rence indispensable de l’action de plusieurs ministères qui agissent aujourd’hui séparément, comme ils l’entendent. Il y

a lieu de désigner “un chef d’orchestre” qui soit le dépositai-

re de la mise en œuvre de la volonté politique affichée. Des réformes sont attendues dans les procédures d’enregistre- ment des médicaments, qui prennent des mois, tout simple- ment parce que l’administration actuelle est débordée et manque des ressources humaines et matérielles nécessaires. Cela concerne les décisions en matière de fixation des prix des médicaments, la rémunération des producteurs doit être assez confortable pour assurer la pérennité de leur dévelop- pement. Il est aussi attendu une simultanéité indispensable entre les décisions d’enregistrement et celles du rembourse- ment pour mettre fin à ces pertes de temps préjudiciables pour les producteurs. Cela concerne également les pertes liées aux fluctuations des taux de change qui peuvent affec- ter durement les coûts de nos intrants, alors que nos prix finaux sont gelés sur cinq années ; et dans le même temps les fournisseurs étrangers bénéficient d’une garantie de change, leurs prix à eux étant formulés en devises. Cela s’étend aux coûts de la formation qui sont pour l’essentiel assumés directement par les seuls fabricants, l’État, qui dépense par ailleurs des budgets faramineux en la matière, ne prenant pas en compte les besoins spécifiques de notre industrie. Pour résumer, aujourd’hui tout le monde admet qu’il faut soutenir le développement de la filière pharmaceutique nationale, mais si l’orientation des plus hautes autorités est claire, la logistique ne suit pas. Bien sûr, ce problème de l’en- vironnement des producteurs est systématique au sein de notre économie, mais le secteur pharmaceutique est encore plus fragilisé, dans la mesure où il est sujet, comme partout dans le monde, à des réglementations extrêmement sévères.

K. R.

UNIQUEMENT AVEC LE POTENTIEL EXISTANT

L’Algérie peut couvrir 65 % de ses besoins

n Abdelouahed Kerrar évoque la possibilité de couvrir 65% des besoins nationaux en médicament uniquement avec le potentiel existant, c'est-à-dire celui des unités de production en cours d’exploitation pour peu que les entraves bureaucratiques soient levées :

En mai 2012, l’UNOP avait tenu un séminaire public dans lequel elle a soumis une évaluation minutieuse

du potentiel existant, concluant ainsi à la possibilité pour les producteurs nationaux de couvrir 65% des besoins nationaux en médicaments. Cet objectif est donc bel et bien, à la base, une proposition de l’UNOP. Cependant, nous avions alors clairement affiché que l’atteinte d’un tel objectif était conditionnée par une réforme sérieuse du cadre réglementaire et par une modernisation et une mise à niveau

des moyens de l’administration en charge du médicament. Tous ces problèmes bureaucratiques auxquels je fais allusion plus haut, devraient avoir été réglés au préalable”. Le système de prix actuel gêne l’essor de la production, insiste-t-il. Surtout, nous avions insisté sur l’idée essentielle que ce développement de la production nationale devrait être porté par un système des prix qui rémunère

solidement les investisseurs et les producteurs et qui leur donne les moyens financiers nécessaires pour avoir des retours sur investissements attractifs tout en garantissant la formation continue de leurs personnels et en répondant en permanence aux standards de qualité les plus exigeants. Le président de l’UNOP regrette que ces problèmes ne soient pas réglés :

Malheureusement, ce que nous

observons aujourd’hui ne va pas dans cette direction. Non seulement les lenteurs perdurent, mais force est de constater que le blocage actuel de nos prix va permettre de moins en moins de couvrir les charges croissantes que nous assumons. Si cette attitude persiste, ce qui nous guette, c’est le recul de notre position actuelle et à terme la disparition de nos entreprises”.

K. R.

12

Supplément Économie

Mercredi 18 novembre 2015

LIBERTE

CE QUI EST ATTENDU DES LABORATOIRES PHARMACEUTIQUES

 

MARCHÉ DU MÉDICAMENT

Explosion des importations et stagnation de la production locale

Comment réduire la facture des importations, favoriser le large accès des malades au traitement à prix décent… ? C’est à cette problématique complexe que tentent de répondre les professionnels de la santé et les pouvoirs publics. La nouvelle loi sur la santé a-t-elle apporté toutes les réponses ?

L 'activité pharma- ceutique est ‘mieux’ prise en charge par la nouvelle loi sur la santé en inté- grant la ‘plu- part’ des at- tentes de la cor-

inté- grant la ‘plu- part’ des at- tentes de la cor- Par : A. HAMMA poration”,

Par : A. HAMMA

poration”, ont soutenu à Alger des intervenants à la conférence internationale sur la phar- macie. La nouvelle loi semble donc emporter l’adhésion de la corporation pharmaceutique et d’autres interve- nants en amont et en aval de cette ac- tivité. C’est une bonne chose si cela peut clarifier cette complexe question dans laquelle le pays se débat depuis des lustres. Mais faudrait-il pour au- tant que le “soleil soit caché par le ta- mis” ? Beaucoup de questions de fond restent en suspend. Il ya lieu, ef- fectivement de “paniquer” face à l’ampleur de l’enveloppe financière annuelle des importations des pro- duits médicamenteux. Cette derniè- re a atteint, durant les cinq dernières années, une moyenne d’environ deux milliards de dollars/an. Elle corres- pond à 80% des besoins en médica- ments couverts par l’importation. Malgré les mesures d’encourage- ment à la production nationale prises par l’État, l’Algérie demeure un pays lourdement tributaire du marché extérieur, contrairement à ses voisins tunisiens et marocains qui ont réduit de façon substantielle leur dépen- dance en développant leur industrie

Liberté
Liberté

La production locale ne représente actuellement que 40% du marché.

pharmaceutique locale. Selon diffé- rentes sources, statistiques doua- nières, notamment le CNIS, les im- portations de produits pharmaceu- tiques “ont atteint durant le premier semestre de l’année 2014 près de 1,2 milliard de dollars contre 953,6 mil- lions de dollars en 2013, soit une augmentation d’environ 26% en va- leur”. Par contre, en termes de volu- me, les importations ont reculées de 21%. En vérité, Cette immense ren- te est détenue par quelques groupes de pression qui transgressent ouver- tement la réglementation en impor- tant y compris des génériques fabri- qués localement, imposant ainsi une concurrence de fait aux produits lo- caux et décourageant par là même les initiatives d’investissement dans ce domaine, qu’ils soient publics ou privés. Au demeurant, quand on ob- serve le marché mondial du médica-

ment générique, les pays émergeants, et à leur tète la Chine qui se posi- tionne en deuxième place après les USA, ont fait des percées significa- tives. Dans ce contexte, Le groupe Sai- dal se trouve dans une posture déli- cate, il endosse la lourde responsabi- lité de dynamiser la production phar- maceutique locale en partenariat avec les grandes firmes internatio- nales. Mais ne se heurterait-il pas aux lobbys de l’import du médicament qui, et tout le monde le sait, ont souvent provoqué des pénuries or- ganisées à travers des ruptures de stocks pour surfer sur les prix au gré de leurs intérêts et, bien entendu, au détriment des malades. Cette réalité est reconnue par les pouvoirs publics eux-mêmes. Ainsi, lors du premier sa- lon international du médicament générique tenu au Palais des exposi- tions des Pins maritimes, l’ancien mi-

nistre de la Santé, dans une déclara- tion rapportée par l’APS a affirmé que “les importateurs conditionneurs ont un délai d’une année jusqu’à mars 2011 pour se mettre à la produc- tion… cette mesure n’arrange pas certaines personnes qui préfèrent qu’on reste au stade importation em- ballage… Ces personnes veulent gagner de l’argent rapidement sans faire beaucoup d’efforts…”. À l’heure ac- tuelle, nous ne disposons pas de bi- lan. Selon des sources proches du sec- teur de la santé, durant l’année 2007, sur 4000 produits enregistrés, 3000 sont des génériques dont 1000 fabri- qués localement et 2000 importés. Cette situation, non seulement obè- re notre balance commerciale, mais elle constitue également un coût so- cial exorbitant pour le Trésor public et une lourde charge financière pour la sécurité sociale. Pour sa part, le pré- sident du Syndicat national des phar- maciens d’officine avait indiqué que “le problème auquel font face les opé- rateurs reste la loi de 1998. En mai 2008, le gouvernement a introduit quelques modifications concernant les marges bénéficiaires applicables à la production, au conditionnement et à la distribution des médicaments à usage de médecine humaine… la loi met le médicament originel ou prin- ceps et le générique sur la même four- chette de prix, c’est contre la politique du générique.” Enfin, selon le pro- fesseur Amalou, représentant de la Cnas, 52 millions d’ordonnances sont remboursées annuellement, et

20% des médicaments, en majorité importés, absorbent 80% des rem- boursements par la sécurité sociale. Toujours selon ce dernier, le géné- rique peut fortement participer à la ré- duction de la facture des produits pharmaceutiques. Nous sommes donc en présence d’un consensus des différentes parties prenantes pour une politique de développement d’une industrie nationale de pro- duction de médicaments génériques. Dans de telles conditions, l’on peut lé- gitimement s’interroger sur les forces qui tentent de s’opposer à la concré- tisation de cette volonté maintes fois affirmée par les autorités. Et si la nou- velle loi sur la santé peut remédier à ces effets pervers ? La production lo- cale, qui représente actuellement en- viron 40% du marché national, de- vrait atteindre 65% en 2015, selon les prévisions des professionnels qui es- timent que le potentiel pharmaceu- tique national actuel permet d'at- teindre cet objectif, notamment avec les projets en cours de réalisation d'in- vestissement dans le secteur. Ainsi, le président de l'Union nationale des opérateurs de la pharmacie (Unop), Abdelouahed Kerrar, avait estimé que “si les projets d'investissement dans le domaine de l'industrie pharma- ceutique se concrétisent, ils permettront de placer l'Algérie en position de for- ce non seulement pour couvrir le marché national mais surtout pour ex- porter.” La nouvelle loi y apportera- t-elle des solutions ?

A. H.

EN TOUTE LIBERTÉ MUSTAPHA MEKIDECHE mustaphamekideche@ymail.com Nouvelle loi sanitaire et branche pharmaceutique :
EN TOUTE LIBERTÉ
MUSTAPHA MEKIDECHE
mustaphamekideche@ymail.com
Nouvelle loi sanitaire et branche pharmaceutique :
une meilleure régulation ?

D e l’avis de certains représen- tants des organisations pro- fessionnelles de la branche

pharmaceutique, la récente loi sani- taire semble avoir pris en compte l’as- sainissement et la régulation du seg- ment final de la distribution. Ainsi Lot- fi Benahmed, président du Conseil na- tional de l’Ordre des pharmaciens (CNOP) nous confirme que “toutes les recommandations portant sur l’exer- cice officinal ont été prises en compte”. La nouvelle loi sanitaire octroie en ef- fet pour l’officine le statut “d’établis- sement pharmaceutique” avec ce que cela implique comme normes et stan- dards professionnels de fonctionne- ment et comme exigences éthiques aussi. Les autres composantes amont de la distribution voient aussi leurs conditions de travail encadrées par la loi. Je vous rappelle que ces trois composantes sont les producteurs qui disposent d’un réseau de distri- bution spécifique, les importateurs et les grossistes. Enfin dernier aspect po- sitif qu’on peut relever: la création lé-

gale de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques pour prendre en charge la régulation de la branche pharmaceutique. Cette agence héri- tera notamment des activités d’ho- mologation et d’enregistrement des médicaments dévolues antérieure- ment aux directions centrales du mi- nistère. Elle sera mise en place in- cessamment selon Hammou Hafed, directeur général de la pharmacie. Ce dernier affichait par ailleurs, dans une émission radio de la Chaîne III, un op- timisme tranchant. Il indique, par exemple, que la production locale de médicaments, sur les neuf premiers mois de 2015, progresse notable- ment par rapport aux neuf premiers mois de 2014. Il ajoute que l’impor- tation des médicaments diminue en valeur: 998 millions de dollars pour les neuf premiers mois de 2015 contre 1,42 milliards de dollars pour la même pé- riode de 2014. Il considère enfin que l’objectif de couverture de 70% du marché en valeur peut être atteint dans les trois prochaines années. Cet

optimisme est tempéré cependant par certains producteurs nationaux et leur organisation. Pour Nabil Mellah, ex-président de l’Unop, directeur gé- néral du groupe pharmaceutique al- gerien Merinal,“il ne sera pas possible d’atteindre 70% de production natio- nale pour le médicament avec l’envi-

le secteur du medicament, malgré un

environnement global des affaires global contraignant, auquel s’ajoute les contraintes bureaucratiques spécifiques de la

branche, est l’un des plus dynamique de l’industrie autant dans son segment public que dans son segment privé.

ronnement actuel”. L’explication four- nie est que “la fluidité fait cruellement défaut dans la relation entre les opé- rateurs et une administration qui prend tout son temps”. En d’autres termes, les verrous bureaucratiques relatifs notamment aux délais d’en- registrement et de mise en consom- mation des médicaments ne sont pas encore levés. À cela s’ajoute les contraintes au secteur de l’industrie dans son ensemble. Abdelouahed Kerrar, président de l’Unop considè- re lui aussi que “les procédures d’en- registrement des médicaments, qui prennent des mois et des années, pourraient être réduites substantiel- lement pour peu que l’administra- tion le veuille et se dote des ressources humaines et matérielles nécessaires”. Il ajoute la contrainte de la “rareté des personnels techniques destinés pour la production pharmaceutique dont a be- soin le bon fonctionnement des unités en place et les unités nouvelles en construction”. Pour conclure, on peut noter que le secteur du medicament,

malgré un environnement global des affaires global contraignant, au- quel s’ajoute les contraintes bureau- cratiques spécifiques de la branche, est l’un des plus dynamique de l’indus- trie autant dans son segment public que dans son segment privé. Il anti- cipe déjà, pour les prochaines an- nées, une couverture majoritaire du marché national et des quotités pour export. La nouvelle loi sanitaire est, de l’avis de tous les acteurs de la branche, un dispositif institutionnel utile et re- quis pour réguler et booster la branche du médicament. Ce texte est, pour nécessaire qu’il soit, non suffisant. Car il restera, dans tous les cas, le traitement des questions récurrentes d’enregistre- ment et de mise en consommation des medicaments auxquelles font face les inverstisseurs, sans omettre les contraintes communes avec les autres branches industrielles. Deux chantiers qu’il faudra terminer vite car ouverts depuis trop longtemps.

M. M.

LIBERTE

Mercredi 18 novembre 2015

Supplément Économie

13

ENTREPRISE ET MARCHÉS

ACCÈS À LA COMMANDE PUBLIQUE

Bativert dénonce une concurrence“déloyale”

L’accès à la commande publique pose toujours problème dans le BTPH.

EN BREF

Une mission écono- miquemaltaiseàAlger

n Une importante délégation

d’hommes d’affaires maltais conduite par le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, séjournera aujourd’hui et demain en Algérie. Une trentaine d’entreprises

maltaises activant dans les secteurs suivants : énergies renouvelables,

logistique portuaire,

travaux publics, TIC, tourisme…vont ainsi prospecter des pistes de partenariat en Algérie. Un forum d’affaires algéro-maltais sera organisé en cette occasion.

bâtiment et

H amid Zeggane, di- recteur général de Bativert Équipe- ment, une entrepri- se privée exerçant dans le bâtiment et

les travaux publics, nous en parle, ex-

pliquant que, souvent, nous faisons face à une concurrence “déloyale” dans ce gen-

re de mar- ché. En sont

en cause, fai- blesse et carence dans l’élaboration des cahiers des charges. Ainsi, les do- cuments relatifs à la commande pu- blique ne mettent pas assez l’accent sur les aspects techniques essentiels du/des produits. Et, conséquemment, des attributions sont faites à des fournisseurs à la qua- lité douteuse, parfois. Hamid Zeggane pointe du doigt également l’inexis- tence de normes algériennes se rap- portant aux aspects techniques de produits, au sécuritaires et à la du- rabilité dans le temps. Aussi, dit-il, nous souhaitons, vivement, que l’Ins- titut algérien de normalisation Ianor établisse des textes qui standardise- ront et régiront les produits que nous distribuons. Hamid Zeggane, architecte de formation, a fondé en 1999 Bativert Équipement, une so- ciété qui, relève-t-il, occupe aujour- d’hui une “position de référence” dans le domaine de l’équipement du bâtiment et des travaux publics de l’industrie et de l’événementiel. Par- tenaire privilégié des opérateurs qui ont fait de la sécurité, de la qualité et de la préservation de l’environnement leur credo, l’entreprise, ajoute-t-il, met à leur disposition “les meilleurs

Par : YOUCEF SALAMI

D. R.
D. R.

produits et les solutions “les plus sûres” pour la conduite et la réalisa- tion des projets dans leurs domaines respectifs. Et de poursuivre : “Avec une gamme variée, comprenant le matériel d’écha- faudage, de coffrage, d’étaiement, les bétonnières, les bennes à béton, les monte-charges et les ascenseurs, elle s’emploie, depuis plus de quinze ans, à mener, avec conseil et l’assistance technique à la carte, tous les chantiers qui lui sont confiés dans le strict res- pect des règles et des normes de sé- curité.” Bativert a contribué à la réa-

lisation d’importants projets dont nous pouvons citer : le métro d’Al- ger, le siège du ministère de l’Éner- gie et des Mines, la réhabilitation du musée Mama, la centrale thermique Hadjret Enouss de Cherchell, la construction du nouveau siège de Co- sider, Air Algérie, hôtel Holiday Inn Chéraga, la construction du siège d’Orascom télécom, le département des sciences économiques de l’Uni- versité de Sétif, le nouveau stade de Tizi Ouzou (actuellement en cours), la réalisation d’échangeur sur la rou- te nationale numéro 18 (actuellement

LU POUR VOUS

UN OUVRAGE UTILE POUR LE SECTEUR DES HYDROCARBURES

La protection cathodique des canalisations enterrées

L’ ouvrage porte sur la tech- nique la plus utilisée actuel- lement dans le monde in-

dustriel pour la protection contre la corrosion externe des canalisations métalliques enterrées ou immer- gées. Ces canalisations sont généra- lement destinées au transport, sur de longues distances, de différents pro- duits tel que le gaz naturel, l’eau.… Pour celle ou celui qui veut s’initier, élargir ou approfondir ses connais- sances dans ce domaine, ce livre est tout désigné. Écrit dans un langage clair et facile, les chapitres sont illustrés de figures et parfois ac- compagnés d’exemples pour une meilleure compréhension. Cet ouvrage permet aux étudiants en chimie, électrochimie, électricité ou électronique d’une part, et aux pra- ticiens opérant dans le domaine de la protection cathodique des cana- lisations métalliques enterrées d’autre part, de disposer d'une base pédagogique simple pour apprendre

et surtout comprendre le beau mé- tier de la protection cathodique. Les lecteurs trouveront différents élé- ments balisés par l’ouvrage, pour les inciter à se documenter et mettre en pratique selon les différents besoins. Le livre comprend 7 chapitres, citant et expliquant différents thèmes tels que les termes et définitions, les principes relatifs à la chimie, l’élec- trochimie et la protection catho- dique, les différents types de corro- sion pouvant impacter les canalisa- tions métalliques enterrées, la pro- tection cathodique, certaines tech- niques de mesure et d’investigation utilisées, les influences du courant continu et pour la première fois à notre connaissance dans un ouvra- ge dédié à la protection cathodique, le volet santé, sécurité et environ- nement (HSE) lié à ce métier.

(Lien du livre :

http://www.edilivre.com/la-protec-

tion-cathodique-des-canalisations-

enterre-230ade6c48.html)

*Mehdi Sahouane exerce depuis plus de 18 ans dans le domaine des énergies, notamment celui de la protection cathodique. Il est titulai- re d’un ingéniorat en électronique et d’une postgraduation spécialisée en management QHSE dans les hy- drocarbures, obtenus auprès d’uni- versités algériennes. Il a également suivi une formation en manage- ment pour les cadres à haut poten- tiel, assurée par l’université cana- dienne Mc Gill. Il est également formateur, auteur de communications nationales et in- ternationales et membre de l’Asso- ciation algérienne de l’industrie du gaz.

Mehdi Sahouane vient de publier un précieux ouvrage de 118 pages intitulé “La protection cathodique des canalisations enterrées auprès” de la maison d'édition Edilivre.

en cours). L’entreprise s’accommo- de d’une gestion à objectifs mul- tiples. L’idée est de “simplifier le tra- vail et les interventions sur sites, ga- gner en qualité, prévenir et limiter les risques d’accident, et d’accélérer les dé- lais de réalisation”, résume son di- recteur général. La gestion est sous- tendue par l’intégration, dès 2003, des nouvelles technologies de l’informa- tion et de la communication. Hamid Zeggane témoigne que “nous avons été parmi les premières sociétés en Algérie à s’être dotées d’un site web.” Un peu plus tard, note-t-il, nous avons intégré un logiciel “per- formant” de gestion commerciale des stocks nommé Sage. Zeggane rappelle également que “nous activons dans la distribution nationale via une force de vente locale représentée par nos nombreux technico-com- merciaux à mobilité nationale et un réseau de distributeurs indépendants dans les quatre coins du pays.” Par ailleurs, Bativert Équipement consacre un budget “conséquent” à la communication, comme le souligne son directeur général qui affirme que “nous participons à une dizaine de salons professionnels internatio- naux par an, comme le Batimatec, le salon international des travaux pu- blics, le salon international oil and gas, le salon Batiwest… etc.” Dans un autre registre, Hamid Zeggane fait observer que la position de “leader” de Bativert lui impose, en tant qu’en- treprise citoyenne, de “nouvelles res- ponsabilités” et de “nouveaux chal- lenges”, comme de continuer à offrir à ses clients et au marché “les meilleurs” équipements et “le meilleur” service. Elle lui impose aussi de réfléchir sur une nouvelle démarche de dévelop- pement et de croissance, naturelle- ment sur la base du transfert des compétences et du savoir-faire dans notre pays. Il indique à propos des perspectives stratégiques à court ter- me, qu’il est question de la création d’unités de “fabrication” et “d’inté- gration”, pour créer de l’emploi et contribuer à “réduire” la facture de l’importation.

Y. S.

Opérateurs algériens et portugais parlent affaires à Lisbonne

n Hommes d’affaires algériens et

portugais se retrouveront les 23 et 24 novembre à Lisbonne, pour discuter partenariat, à la faveur de la 3 e édition du Forum économique luso- arabe. Le programme de cette édition prévoit la tenue de conférences et des rencontres BtoB entre les communautés d’affaires arabe et portugaise dans les secteurs de la construction, des travaux publics, des infrastructures, de l’agroindustrie, de l’agriculture, du tourisme et de l’immobilier.

Saft :perspectives assombries

n Saft, le fournisseur des batteries

de haute technologie, a annoncé avoir réduit de “moitié” sa prévision de croissance à moyen terme, prévoyant en outre un point de marge de moins qu’auparavant, en raison de perspectives assombries par la conjoncture mondiale. Le groupe a lancé un programme de rachat d’actions pouvant atteindre 60 millions d’euros au cours des douze mois à venir. Il prévoit par ailleurs un taux de croissance de 4%, soit, en 2019, un chiffre d'affaires de plus de 900 millions d’euros.

COURS DU DINAR

 

ACHAT

VENTE

US dollar

1 USD

107.7802

107.7952

Euro

1 EUR

115.8098

115.8691

COURS DES MATIÈRES PREMIÈRES

Brent :

45 dollars/baril

Or :

1 091 dollars

Blé :

179 euros/tonne

Maïs :

166 dollars/tonne

Cacao :

2 318

livres sterling/tonne

Robusta :

1 539 dollars/tonne

BOURSE D’ALGER

 

Séance de cotation du 16 novembre 2015

TITRES COTÉS

ACTION

COURS

VARIATION

TAUX DE VARIATION

NCA-ROUIBA

355,00

-5,00

1,38

SAIDAL

640,00

0,00

0,00

TITRES NON COTÉS

 

DERNIER COURS DE CLÔTURE

ALLIANCE ASSURANCES Spa EGH El AURASSI

 

625,00

480,00

OBLIGATION

SPA DAHLI

10 000,00

PRINCIPAUX INDICATEURS BOURSIERS

Capitalisation boursière :

15 922 461 625,00

Valeur transigée :

1 772 245,00 2 360 140 000,00 431 000 000 000,00 1 343,65

Encours global des titres de créance :

 

Encours global des valeurs du Trésor :

Indice boursier théorique

14

Publicité

Mercredi 18 novembre 2015

LIBERTE

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F.1956

LIBERTE

Mercredi 18 novembre 2015

Culture

15

LES RAISONS ÉVOQUÉES LORS D’UNE CONFÉRENCE À ALGER

Le projet du musée sur l’histoire de la France et de l’Algérie à l’arrêt

Le chercheur Jean-Robert Henry (CNRS Aix-en-Provence) a animé une rencontre au centre d’études Diocésain sur le travail accompli, les difficultés rencontrées, puis l’annulation et l’abandon du projet de création de ce musée sur l’histoire de la France et de l’Algérie.

U ne conférence inté- ressante intitulée “Le musée sur l’histoire de la France et de l’Algérie- Les leçons de l’abandon du pro-

jet”, a été donnée, avant-hier, au centre d’études Diocésain d’Alger. Cette rencontre a été animée par l’éminent chercheur Jean-Robert Hen- ry (CNRS Aix-en-Provence), qui a tout d’abord tenu à exprimer son

émotion et sa joie de se retrouver dans

ce lieu si cher à son cœur par les sou-

venirs qu’il fait remonter à sa mé- moire. Cette mémoire qu’il faut savoir parfois distinguer ou différencier de l’histoire, deux maîtres mots de cette rencontre qui est revenue sur la ge- nèse, le travail accompli, les difficul-

tés rencontrées, puis l’annulation et l’abandon du projet de la création du musée sur l’histoire de la France et de l’Algérie. Le conférencier “ami de l’Algérie” a étudié et enseigné à Alger de 1963 à 1977. Il a ensuite poursui-

D. R.
D. R.

Jean-Robert Henry, président du comité scientifique du musée.

élan pour des raisons qui, selon lui, étaient faussées par des considérations

et les deux sociétés.” Il s’agissait surtout, selon l’intervenant, “moins de confron- ter des mémoires antagonistes que de proposer aux porteurs de celles-ci le dé- tour par un devoir d’histoire.” Le but fixé était donc la gestion de ces mé- moires, la gestion des rapports fran- co-algériens présents et futurs et la mise en rapport entre l’histoire et les mémoires, d’autant plus que “de nom- breux travaux scientifiques ont été publiés sur l’histoire des rapports entre la France et le Maghreb, mais peu d’ini- tiatives ont entrepris de synthétiser ces savoirs pour les rendre accessibles à un large public, notamment scolaire.” Une équipe a donc été formée en ce

vi

sa carrière au CNRS, à Aix en Pro-

non dites et des propos “menson-

vence. En 2012, il fut sollicité pour pré- sider le comité scientifique du musée qui devait s’ouvrir dans la ville de Montpellier. Lors de cette conféren-

gers” qui ont fini par avoir gain de cau- se et jusqu’à affaiblir même les plus concernés. Ce projet se voulait avant tout un moyen “d’instaurer une pas-

ce, et à travers son expérience, Jean- Robert Henry a voulu partager sa ré- flexion sur les circonstances et les le- çons de l’abandon de cet ambitieux projet. Pour cette initiative, il a été

serelle entre les recherches universitaires les plus récentes et le grand public. Ré- orientant un projet tourné initialement vers les attentes mémorielles des Fran- çais d’Algérie”, a-t-il indiqué. Et de

confronté à divers obstacles qu’il a fal-

poursuivre qu’ “il avait réussi à mo-

lu

dépasser, à des personnes qu’il a fal-

biliser plusieurs dizaines de chercheurs

lu

convaincre, s’est vu tout de même

français et algériens pour tenter de pro-

avancer à grands pas et à diverses étapes avant d’être stoppé dans son

poser un parcours commun dans l’his- toire des rapports entre les deux pays

sens et s’est mise au travail, constituée de groupes distincts, chacun s’occu- pant du volet pour lequel il avait été choisi. Des expositions temporaires ont même été prévues et devaient cir- culer de part et d’autre de la Médi- terranée. Toutes les démarches en- treprises, les étapes, les missions, les missives, les rapports, les différends, les tentatives de renégociations, les in- terventions pour faire revivre ce pro- jet ont été abordés lors de cet exposé sur un sujet qui continue de remuer les mémoires dans une histoire qui n’a pas tout dit et qui n’arrive pas à apai- ser les cœurs de part et d’autre de la Méditerranée. Ainsi donc apprend-on qu’“en juin 2014, à quelques mois de l’ouverture du musée, le nouveau mai- re de Montpellier a décidé brutalement et sans concertation d’arrêter le projet, sous la pression notamment des asso- ciations algérianistes”, a-t-il souligné. Une décision qui, semble-t-il, “té- moigne de la difficulté persistante à l’échelle politique locale en particulier à assumer l’histoire croisée de la Fran- ce et du Maghreb.” Toujours est-il que “les nombreuses réactions suscitées par l’abandon du projet au sein des ins- titutions universitaires et culturelles et dans l’opinion ont aussi permis de vé- rifier l’intérêt et la légitimité de la dé- marche qui avait été entreprise”, a-t- il fait savoir. Et au public présent à ce rendez-vous de conclure que “bien que le projet du musée réel ait échoué, que celui du musée virtuel ait avorté, l’es- poir en des jours meilleurs pour les mé- moires et l’histoire demeure…”.

SAMIRA BENDRIS

9 e RENCONTRE POÉTIQUE AMAZIGH DE LA SOUMMAM

Hommage

à Mohamed

Ben Hanafi

n L’Association Étoile culturelle d’Akbou organise du 24 au 27 décembre, la 9 e Rencontre poétique amazigh de la Soummam. Cette édition qui se tiendra à la maison de jeunes d’Akbou, consacrera un hommage grandiose au grand compositeur, poète et enfant de la Radio, le regretté Aït Tahar Mohamed, dit Mohammed Ben Hanafi. La dynamique association Étoile culturelle est d’ailleurs en train de concocter un programme riche et varié afin de rendre un vibrant hommage à cet alchimiste du verbe. Mohamed Aït Tahar, dit Ben Hanafi, est né le 7 février 1927 dans le village de Sidi Athmane, commune d’Aït Ouacif, (Tizi Ouzou). Il est très jeune quand sa famille s’installe à Tiaret. Il rejoint la révolution algérienne au moment de son déclenchement. Nommé commissaire politique par la direction du FLN, il sillonna ainsi les maquis de l’Ouest pour expliquer la cause algérienne et faire adhérer davantage les populations à notre noble mission. À son actif, plusieurs émissions à la radio Chaîne II, telles que:

Tibhirin, Ijejigen, Amanissemadhen, Nouva n’wen ay ilmezyen, Tudrin n’leqbayel, Ichenayen uzeka, Nouva g’mjuhad et Af yiri l’kanun, (cette émission est sa dernière production). Ben Hanafi est également le fondateur de la célèbre chorale Tulas n’Fadhma N’soumeur créée à la fin des années 60, composée de lycéennes de Tizi Ouzou, dont Malika Domrane faisait partie. Ben Hanafi surnommé Amghar azemni est décédé le 4 mars 2012 dans sa ville natale, à l’âge de 85 ans.

A. HAMMOUCHE

4 es JOURNÉES DU FILM SUR LE PATRIMOINE DE MÉDÉA

“Valoriser le patrimoine historique”

U ne vingtaine de films sont programmés au menu des 4 es Journées sur le patri- moine archéologique qui se tiennent

jusqu’à demain au Musée public national des arts et traditions populaires de Médéa. ette édition a pour thématique les sites et mo- numents que recèlent certaines régions d’Al- gérie, mais pas seulement puisque l’objectif as- signé, selon M. Belachehab, directeur du mu- sée, est de faire connaître les sites et monu- ments pas encore connus. La séance inaugurale qui s’est tenue hier a été marquée par la projection d’un documentai-

re recensant le patrimoine archéologique et

monuments anciens datant de l’ère romaine

et ottomane de la région de Tébessa, ainsi qu’un film retraçant les fouilles organisées par l’université d’Alger sur le site des Trois Îlots, à 7 km de Cherchell. Encadrées par le professeur Filah Mohamed Mustapha, les fouilles réalisées en 2013 sur le site des Trois Îlots ont permis de découvrir des vestiges datant de l’époque romaine, dont une petite basilique et de nombreux bassins et d’un bain. Outre les travaux de relevés topogra- phiques et de sondage, l’équipe de recherche archéologique a constitué une occasion de tra- vail pédagogique qui a permis aux étudiants de la spécialité de faire un travail de terrain et d’apprentissage sur un site ancien. À la ques-

tion de savoir les raisons qui empêchent la constitution d’équipes mixtes avec des spé- cialistes étrangers, il a été indiqué que des équipes de nationalités française, italienne et espagnole sont associées aux fouilles tou- chant le site d’Imedghassen à Batna. Les projections de la première journée ont été réservées aux universitaires, chercheurs, ar- chéologues, attachés de musées et profes- sionnels de l’audiovisuel, en présence de nombreux étudiants du département d’ar- chéologie et patrimoine de l’université Yahia- Farès de Médéa. Le public pourra assister aux projections qui auront lieu les 18 et 19 no- vembre au musée et de débattre avec les spé-

cialistes et enseignants présents aux jour-

nées, est-il noté. Pour coller à l’actualité tra- gique qui secoue le Moyen-Orient où les sites et monuments sont la cible de bombar- dements, le musée a prévu d’organiser une projection consacrée au site de Palmyre, qui

a fait l’objet de destruction par l’EI (État Is- lamique).

Il a été souligné que cette projection est “un

clin d’œil à l'un des plus anciens vestiges de l’hu- manité, qui risque d’être perdu par la faute de la bêtise humaine et la haine de ceux qui ont horreur de tout ce que peut compter la mémoire

et l'histoire.”

M. EL BEY

JOURNÉE D’ÉTUDE SUR LES PASSERELLES ARTISTIQUES ENTRE LE ROMAN ET LE THÉÂTRE À BATNA

Le monde de Tahar Ouettar en débat

U ne journée d’étude sur “Les passe- relles artistiques entre le roman et le théâtre”, s’est tenue lundi, au dé-

partement littérature et langues étrangères

de l’université de Batna.

Cette rencontre a réuni des enseignants et des comédiens du Théâtre régional de Bat- na, pour débattre sur l’adaptation au théâtre du roman de Tahar Ouettar El Ouali Tahar retourne en son saint lieu. En cette occasion, les intervenants sont re- venus sur le 4 e art d’une manière générale :

sur ses différentes écritures, lectures et in- terprétations. L’adaptation de cette œuvre par le Théâtre régional de Batna, rentre dans

le cadre de “Constantine capitale de la cul- ture arabe 2015”. Cette dernière production du TRB, a été mise en scène par Omar Fat- mouche, réécrite et adapté par l’auteur Bourahla. Dans son intervention, l’auteur Bourahla a reconnu “avoir rencontré moult difficultés pour la réécriture, ce n’est pas le Ouettar que je connaissais. Si le sujet prin- cipal tourne autour d’un éventuel retour, il reste cependant flou et imprécis : de quel re- tour s’agit-il ‘el âouda’ ?”. Tour à tour, les enseignants qui se sont suc- cédé ont tenté d’expliquer les réelles moti- vations d’un tel écrit. D’ailleurs, la majori- té d’entre eux ont invoqué une suite logique

à un précédent roman du même auteur La bougie et les corridors. El Ouali Tahar n’est qu’une suite logique mais plus profon- de où l’auteur condamne l’uniformisme, la pensée unique, le refus de l’autre qui peut me- ner jusqu'à chasser l’homme, voire le tuer, celui qui ne pense pas et qui ne réfléchit pas comme le groupe”. Présente lors de cette journée, Tighaza M’barka, directrice du Théâtre régional de Batna a promis que les rencontres de ce gen- re allaient se multiplier en collaboration avec l’université car “il y va de l’intérêt des étudiants”, a fait savoir M. Bourahla.

RACHID HAMATOU

Hamatou/Liberté
Hamatou/Liberté

Conférence sur l’œuvre de Tahar Ouettar

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L’Algérie profonde

Mercredi 18 novembre 2015

LIBERTE

L’Algérie profonde Mercredi 18 novembre 2015 LIBERTE BRÈVES de Béjaïa 6,654 kg de drogue et 4456

BRÈVES de Béjaïa

6,654 kg de drogue et 4456 CD contrefaits saisis

n Les éléments de la police

judiciaire de Béjaïa ont arrêté dernièrement deux dealers en possession de 6,654 kg de kif traité, a-t-on appris auprès de la Sûreté de wilaya. Les deux individus, F. M., 33 ans, résidant à Bouzeguène, et C. M., 28 ans résidant à Akbou, ont été appréhendés en flagrant délit de vente du produit stupéfiant à l'intersection menant à Ighram, sur la RN 26, précise la même source. La drogue découpée en 14 plaquettes a été saisie suite à la fouille effectuée dans leur voiture, ajoute-t-on. Présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Béjaïa, les deux mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt. Par ailleurs, la brigade économique et financière de la police judiciaire a appréhendé deux individus résidant à Alger en flagrant délit de vente de CD contrefaits. Selon la cellule de communication de la Sûreté de wilaya, 4456 CD contrefaits ont été saisis par la police. Les deux mis en cause, L. F., 31 ans, et M. S., 25 ans, ont été présentés devant le parquet pour vente de CD contrefaits.

H. KABIR

MELBOU

Chute mortelle d'un sexagénaire en mer

n Un sexagénaire a trouvé la mort,

avant-hier, suite à une chute en mer dans la localité de Melbou, a- t-on appris de la Protection civile de Béjaïa. La victime qui était accompagnée d'un ami a, vraisemblablement, glissé sur un rocher avant de finir sa chute en mer, a-t-on précisé. Le corps sans vie de la victime a été repêché par les pompiers au niveau du 1 er tunnel situé au lieudit les Falaises, avant d'être transféré à la polyclinique de Souk El-Tenine.

H. KABIR

TIZI OUZOU

Célébration

de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat

La direction de la jeunesse et des sports a tenu à célébrer cette Semaine mondiale de l’entrepreneuriat en organisant au Complexe des loisirs scientifiques de Tizi Ouzou, en partenariat avec l’Office des établissements de jeunes (Odej) et l’Association nationale des échanges entre les jeunes, une journée d’information.

D ans le cadre de la se- maine mondiale de l’entrepreneuriat, la direction de l’in- dustrie et des mines de la wilaya de Tizi

Ouzou organise, depuis avant-hier, à la maison de la culture Mouloud- Mammeri, des journées de sensibi- lisation portant sur l’écosystème en- trepreneurial, et ce sous le thème de “l’innovation et la créativité au cœur du développement local”. Selon les responsables de la direction de l’in- dustrie et des mines, “cette campagne

vise à booster l’investissement, en- courager l’esprit entrepreneurial et soutenir la compétitivité.” Outre l’organisation d’une vaste exposition sous forme de stands de plusieurs

entreprises locales ainsi que de nom- breux organismes tels que l’Andi, l’Ansej, la Cnac, la direction de la formation professionnelle et les dif- férentes institutions bancaires im- plantées dans la région, des com- munications et des tables rondes portant sur “la sensibilisation et l’accompagnement des porteurs de projets”, “les facteurs de dévelop- pement des entreprises au niveau lo- cal et régional” et “les perspectives de l’investissement dans la wilaya de

Tizi Ouzou” ont permis à de nom-

breux jeunes entrepreneurs de s’im- prégner des possibilités d’investis- sement et surtout de la réalité du ter- rain en matière d’entrepreneuriat alors qu’une dernière communica- tion sur “le rôle des médias dans le développement de l’esprit entre- preneurial” est programmée avant la clôture de la manifestation prévue

vers la mi-journée. Par ailleurs, la di- rection de la jeunesse et des sports

a tenu à célébrer cette Semaine

mondiale de l’entrepreneuriat en organisant au Complexe des loisirs

scientifiques de Tizi Ouzou, en par- tenariat avec l’Office des établisse- ments de jeunes (Odej) et l’Asso- ciation nationale des échanges entre les jeunes, une journée d’informa- tion sous le thème “l’entrepreneuriat

et le développement durable”. Outre

une exposition sur les possibilités

d’investissement et de création de

microentreprises au profit des jeunes entrepreneurs, plusieurs commu- nications ont été animées par des universitaires et des représentants d’institutions publiques sur “l’éco- nomie verte et les nouveaux métiers en Algérie”, “la formation et l’in- sertion des jeunes dans l’agricultu-

re familiale” et enfin “la gestion des déchets”.

MOHAMED HAOUCHINE

D. R.
D. R.

De nombreux jeunes entrepreneurs se sont rencontrés à la maison de la culture Mouloud-Mammeri.

DRAÂ EL-MIZAN (TIZI OUZOU)

180 foyers raccordés au gaz naturel à Frikat

L e taux de pénétration de gaz naturel atteindra d'ici la fin de l'année en cours un taux maximal de 100% dans la commune de Frikat, relevant de la daïra de Draâ El-Mi-

zan. Dimanche, ce sont 180 foyers qui ont été raccordés au ré-

seau de gaz dans le village d'Imazgharène. C'est le nouveau chef de daïra, Abdelmadjid Tabet, en com- pagnie du maire de Frikat et des membres de l'exécutif com- munal, qui l’a inauguré en allumant un réchaud dans l'un des

foyers. “Je suis très content d'être présent ici avec vous pour cet- te mise en service au profit de ces familles qui ont sans doute souf- fert du froid hivernal. Je suis aussi satisfait du taux de pénétration de cette énergie dans presque tous les villages de la commune",

a déclaré le chef de daïra. Pour sa part, Ouali Slimane, en sa

qualité de président d'APC, a lui aussi rappelé que de grands efforts ont été consentis dans cette municipalité en matière de raccordement des villages au réseau de gaz naturel. “Il nous res- te à mettre en service les villages d'Ath Boumaâza et Ath Ali sur les hauteurs à plus de 1200 mètres d'altitude. Nous aurons ain- si atteint les 100%. Ce sera peut-être la première commune au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou qui aura relevé ce défi", a ajou- té le maire. Par ailleurs, il faut signaler qu'au début du mois de novembre, 223 foyers ont bénéficié, eux aussi, de cette énergie dans la com- mune de Draâ El-Mizan. Ils sont éparpillés dans une zone ru- rale, alors que 17 d'entre eux ont été omis depuis 1994 au lo- tissement Belaouche Mohamed, l'ex-cité Caper. Dans cette mu-

IL A FALLU ÉRADIQUER UN BIDONVILLE

Enfin une aire de détente pour Blida

nicipalité, le taux a atteint, selon Ahcène Mansouri, maire de Draâ El-Mizan, 60% de couverture, en attendant la mise en service des foyers à Belouadi et à Bezzazoua. Le chef de l’exé- cutif communal nous a appris que d’autres travaux de rac- cordement sont lancés dans les villages du versant nord au chef- lieu, à savoir Ichoukrène, Sanana et Maâmar. “Si une entreprise est désignée pour prendre en charge la réa- lisation de la conduite principale encore à la traîne suite à la résiliation du contrat avec la première entreprise qui a déjà réa- lisé un taux d'avancement moyen, la commune sera entièrement couverte en matière de gaz naturel", a conclu le maire de Draâ El-Mizan.

O. GHILÈS

L es citoyens de la ville de Blida pourront enfin prendre un bol d’air dans un parc qui sera équipé d’engins d’attractions

pour divertir les enfants. Mais pour concréti-

ser ce projet, il a fallu aux autorités locales pro- céder, avec une main de fer, à l’éradication des bidonvilles qui ne cessent de s’agrandir depuis des années sur un grand espace situé entre les villes de Chiffa et Blida. L’opération touche- ra ce jeudi également le dégagement d’une im- portante parcelle de terrain occupée par un particulier qui l’utilise comme parc d’engins

à l’état de ferraille. Ce dernier, non seulement

a occupé le terrain illicitement depuis des an- nées mais aussi a provoqué une dégradation

du sol suite au dépôt de ferraille. La récupé- ration de l’assiette de terrain qui servira pour ce projet d’utilité publique, sera d’abord pré- cédée par une opération d’aménagement. Un bureau d’études sera désigné pour présenter les esquisses du projet qui sera accompagné par la création d'un projet de doublement de la route et un pont pour pouvoir assurer la fluidité de la circulation routière dans cet axe. “Nous pouvons donner ce parc d’attraction à un privé qui pourra en faire un des meilleurs parcs mais nous préférons qu’il soit géré par les pouvoirs publics”, a précisé Abdelkader Bouaz- ghi, wali de Blida. Ce dernier vient de répondre favorablement à la demande des citoyens de

Blida deux mois après son installation à la tête de la wilaya. Après la fermeture du parc d’at- traction de l’armée, il y a près de dix ans, les citoyens n’ont plus d’endroits de détente ou d’attraction pour leurs enfants. Pour les ci- toyens, il est inconcevable que la wilaya de Bli- da, connue pour ses plaines verdoyantes, ne

soit pas dotée d’aires de jeux et de détente. Les Blidéens devront se réjouir de ce nouveau pro- jet qui devrait comporter également un petit centre commercial, érigé dans la nouvelle station d’essence de Naftal qui se trouve à la limite du nouveau parc.

K. FAWZI

Le bidonville de Safsaf n’existe plus à Meftah

n Après l’éradication, la semaine dernière, des bidonvilles de Sidi El-Madani près de la commune de Bouarfa sur les hauteurs de Blida, avant-hier, le quartier de Safsaf, dans la commune de Meftah, a connu une opération d’éradication de son bidonville. Cette opération a permis aux autorités locales de récupérer une assiette de terrain de 600 hectares qui servira à la construction des structures d’accompagnement afin de sortir cette région de l’isolement.

K. F.

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L’Algérie profonde

Mercredi 18 novembre 2015

LIBERTE

L’Algérie profonde Mercredi 18 novembre 2015 LIBERTE BRÈVES de l’Est PORT DE ANNABA Saisie de 500

BRÈVES de l’Est

PORT DE ANNABA

Saisie de 500 000 comprimés et gélules de Viagra

n Agissant dans le cadre d’une

inspection de routine, les douaniers du port d’Annaba ont découvert 600 colis contenant près de 500 000 produits stimulants dérivés de type citrate de sildénafil (Viagra), fabriqués en Chine et aux USA et présentés sous la forme de comprimés et de gélules, qui étaient soigneusement dissimulés dans un conteneur de 40 pieds. Le caisson qui était censé transporter des mannequins en plastique comme mentionné sur la déclaration en douane, était bourré d’autres marchandises, telles que des produits pour cheveux, qu’un importateur établi à Oum El-Bouaghi et résidant à Batna tentait d’introduire frauduleusement sur le marché national. Selon l’administration des douanes du port de Annaba, ce dernier encourt une lourde amende pour fraude, outre la saisie de la totalité des marchandises stockées dans le conteneur en question. Un responsable des Douanes a indiqué que le dossier de cette importation devait être transmis au tribunal d’Annaba, hier, en soulignant le caractère dangereux des produits saisis, lesquels échappent à tout contrôle sanitaire et médical.

A. ALLIA

LA SÛRETÉ NATIONALE DRESSE SON BILAN MENSUEL

396 affaires traitées durant le mois d’octobre à Bordj Bou-Arréridj

n Selon un bilan mensuel des

activités de la police judiciaire de la sûreté de wilaya de Bordj Bou- Arréridj, il ressort que le nombre d’affaires traitées durant le mois d’octobre dernier, s'élève à 396 et qui se sont soldées par 298 interpellations et 71 mandats de dépôt. Par ailleurs, les services de la SWA ont enregistré 48 accidents corporels graves ayant fait 53 blessés dont 20 mineurs. Durant la même période, pas moins de 1 349 délits ont été enregistrés et 473 permis retirés. Selon le même communiqué, le premier responsable de ces drames est l’homme qui commet de graves délits de conduite, à savoir l’excès de vitesse et le non- respect du code de la route.

CHABANE BOUARISSA

FÉLICITATIONS

Quelle joie d’apprendre la venue au monde, hier (17 novembre 2015) du petit Rayan ! L’ensemble du collectif du bureau régional de Liberté à Constantine, se joint au bonheur de leur ami et collègue Mouloud Saou, correspondant à Jijel, le félicite pour la naissance de son premier enfant et souhaite à la maman un prompt rétablissement.

MILA

Les exportateurs locaux exposent leurs problèmes au wali

Le problème de la domiciliation bancaire des produits destinés au marché extérieur, les difficultés à obtenir le certificat phytosanitaire et l’insuffisance des aires et lieux de stockage ont été les points les plus soulevés par les participants à cette rencontre.

U ne dizaine d’opé- rateurs écono- miques spécialisés dans l’exportation des produits de la terre notamment

ont rencontré, dimanche, le wali de Mila, les services des douanes et les directeurs concernés par les activités d’exportation afin d’expo- ser les problèmes et difficultés qui entravent leur travail localement. Le problème de la domiciliation bancaire des produits destinés au marché extérieur, les difficultés à obtenir le certificat phytosanitaire et l’insuffisance des aires et lieux de stockage ont été les points les plus soulevés par les participants à cette rencontre. “On ne peut pas obtenir une domiciliation bancaire de ses produits à Mila, ce qui nous oblige à le faire dans la wilaya de Jijel, où les banques maîtrisent mieux le segment d’exportation et surtout qu’elles accréditent notre activité en nous accordant 80% des revenus sur facture assurés par le Fonds national d’assurance des exportations”, explique un opéra-

teur spécialisé dans l’exportation vers le marché italien de l’oignon sauvage, de l’escargot et de la tomate fraîche. S’agissant du certi- ficat phytosanitaire délivré par les services agricoles, les opérateurs locaux l’obtiennent dans les wilayas limitrophes comme Skikda ou Jijel, au lieu de la wilaya d’origi- ne, en l’absence de services des douanes qui, en amont, constatent la qualité des produits à exporter. D’autres exportateurs ont soulevé, pour leur part, l’exiguïté des espaces de stockage dont ils dispo- sent et expliqué tous les désagré- ments que cela leur cause. La cor- poration a été confortée par l’en- gagement du wali, qui a assuré d’intervenir auprès des banques pour trouver une solution au pro- blème de la domiciliation bancai- re. Pour aider les exportateurs à obtenir le certificat phytosanitaire localement, les services des douanes ont invité les concernés à prendre contact avec leur bureau de Constantine. Les douaniers appellent, en effet, les opérateurs de la région de Mila à faire appel à

Liberté
Liberté

leurs services au lieu de déplacer leurs marchandises dans des wilayas lointaines pour les besoins de dédouanement. À souligner que les opérateurs locaux ont effectué 66 opérations d’exportation durant les 9 premiers mois de l’an- née en cours, pour un montant de

Les exportateurs de Mila en difficultés.

900 000 euros, selon le directeur du commerce qui précise que les produits exportés vers les marchés européens via la Tunisie sont essentiellement des produits de la terre comme l’oignon sauvage, la datte et le piment.

KAMEL B.

LA PRIME DE RESPONSABILITÉ FAIT DÉBORDER LE VASE

Les inspecteurs de l’enseignement primaire protestent à Sétif

P as moins de 120 inspecteurs de la pédago- gie de l’enseignement primaire exerçant au niveau des wilayas de Sétif et Bordj

Bou-Arréridj ont protesté, hier et avant-hier, en boycottant un séminaire national sur l’ap- proche par compétences organisé au lycée Ibn Rachik de Sétif. En effet, les inspecteurs ont affi- ché leur mécontentement quant à leur exclu- sion de la prime de responsabilité dont les textes relatifs à son instauration aux directeurs des trois paliers de l’enseignement ont été publiés dernièrement. Les protestataires ont indiqué à Liberté que cette privation de la prime de responsabilité est une atteinte au corps des inspecteurs. Nos interlocuteurs exi- gent, par ailleurs, son application dans les plus brefs délais. “Cette prime est la goutte qui fait déborder le vase. Il est inadmissible qu’un direc- teur soit mieux payé que son inspecteur. Les

choses ont été faites à la hâte, et les responsables n’ont pas pris en considération la spécificité de chaque grade, voire de chaque corps”, nous dira un inspecteur. Et de renchérir : “Ils ont voulu corriger l’erreur du statut qui donne le même grade au directeur et au professeur formateur par une autre erreur plus grave. C’est une humi- liation sans précédent du corps des inspecteurs qui sont, selon eux, les représentants de la tutel- le sur le terrain.” Sur un autre volet, les inspec- teurs des deux wilayas ont interpellé la ministre de l'Éducation nationale pour revoir la classifi- cation des inspecteurs et d’appliquer l’article 117 du statut particulier de la fonction publique relatif au grade unique. Ils ont aussi demandé de revoir à la hausse la prime kilométrique actuellement calculée selon les anciens textes. “Est-il acceptable qu’un inspecteur, qui utilise son véhicule personnel pour ses déplacements

SÉTIF

Saisie de sept bus et un détecteur de métaux

durant l’année scolaire, perçoive deux mille dinars, parfois moins ? Nous demandons à ce que cette prime soit revalorisée et incluse dans le salaire”, nous dira le coordinateur des inspec- teurs, qui a souligné aussi la revendication rela- tive aux décisions de création des inspections afin de “faire bénéficier ce corps des dotations en matière de personnel et de moyens matériels”. Enfin, pour plus d’efficacité dans leurs mis- sions, les inspecteurs ont aussi demandé de les rattacher à l’inspection générale du ministère tout en leur ouvrant des horizons pour la pro- motion à des grades supérieurs et à des postes de responsabilité dont celui de directeur de l’éducation et, du coup, comme c’est le cas des inspecteurs sous d’autres cieux, profiter des compétences pour la gestion du secteur et l’ef- fort pédagogique.

AMAR LOUCIF

L es éléments de la brigade mobile des Douanes algé- riennes de Sétif ont réussi

dernièrement à mettre la main sur sept bus vendus d’une manière illégale. Selon les informations en notre possession, les véhicules ont été acquis dans le cadre de l’en-

couragement de l’investissement

et de la lutte contre le chômage dont le dispositif Andi et dont les propriétaires ont bénéficié d’im- portants avantages fiscaux et de prêts bancaires. Les véhicules interceptés et saisis par les doua- niers dans un barrage ont été ven- dus avant les délais d’incessibilité prévus dans leurs wilayas respec-

tives. L’existence de réseaux de trafic de documents, de faux et usage de faux n’est pas écartée. Par ailleurs, nous avons appris que ladite brigade a mis la main sur un détecteur de métaux, à la cité SNTR de Sétif. L’équipement très sensible destiné à prospecter les métaux précieux et dont la vente et

la détention sont prohibées et qui est introduit en contrebande a été saisi. Une enquête judiciaire a été ouverte pour connaître l’origine de l’équipement. Le propriétaire sera poursuivi en justice pour détention illégale et exercice d'une activité liée aux équipements sen- sibles sans agrément.

F. SENOUSSAOUI

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L’Algérie profonde

Mercredi 18 novembre 2015

LIBERTE

L’Algérie profonde Mercredi 18 novembre 2015 LIBERTE BRÈVES de l’Ouest CONTREBANDE À AÏN TÉMOUCHENT 40

BRÈVES de l’Ouest

CONTREBANDE À AÏN TÉMOUCHENT

40 millions de DA de marchandises saisies par les douanes

n La valeur globale de la marchandise

saisie par les services des douanes de Aïn Témouchent et destinée à la contrebande

a dépassé les 40 millions de DA depuis le

début de cette année. Quant au montant des amendes cumulées infligées aux contrebandiers, il dépasse les 450 millions de DA. C’est ce qu’a révélé un responsable de l’inspection des douanes de la wilaya lors d’une déclaration à la presse. En plus des effets vestimentaires, les douaniers

ont saisi, durant les dix derniers mois, 3 t de cuivre lors d’opérations distinctes, 8 q de kif traité à El-Amria ainsi qu’une arme

à feu automatique lors d’une opération

exécutée en juillet dernier, vers 2h. Toutes ces affaires se trouvent en justice.

M. LARADJ

BÉCHAR

Sit-in des agriculteurs de- vant le siège de la wilaya

n Des dizaines d'agriculteurs ont

organisé, ce lundi, un sit-in devant le siège de la wilaya de Béchar, pour dénoncer la lenteur qui caractérise les opérations de concession des terres et de distribution des nouveaux périmètres agricoles. Selon un représentant des contestataires, les agriculteurs demandent la levée du gel de la distribution des terres agricoles qui dure depuis des années. Des représentants des agriculteurs ont été reçus par des cadres de la wilaya.

R. ROUKBI

TISSEMSILT

Le centre universitaire sera reconverti en université

n Le centre universitaire Ahmed-

Benyahia-El-Ouancherissi de Tissemsilt sera bientôt hissé au rang d’université, a déclaré Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, lors de son passage dans cette wilaya. Ce dernier s’est appuyé sur l’évolution de l’effectif estudiantin qui a atteint 6700 étudiants, la disponibilité d'un encadrement pédagogique de niveau souhaité et l’ouverture des doctorats en sciences et technologie, sciences économiques, commerciales et gestion ainsi que les activités sportives et physiques. L’objectif avancé par le ministre est d’atteindre une capacité de 10 000 places pédagogiques à partir de l’année prochaine. L’ouverture de 5 laboratoires de recherche est aussi un autre critère retenu par la tutelle pour propulser ce centre à un niveau supérieur. Par ailleurs, ce centre universitaire, qui compte cette année 1331 étudiants en post-graduation et qui a enregistré l’ouverture d’une filière de licence en langue française ainsi qu’un doctorat en littérature, a bénéficié de 130 logements au profit des enseignants.

MASCARA

R. SALEM

Il poignarde à mort son grand frère

n Dans la nuit de dimanche à lundi

derniers, les policiers de la Sûreté de wilaya de Mascara sont informés de la présence d’un homme blessé aux urgences de l’hôpital de la ville. Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime, la trentaine, a été poignardée au cou par son frère cadet, âgé de 27 ans, suite à une dispute qui les a opposés. En dépit d’une intervention chirurgicale, la victime rendra l’âme. L’auteur des coups de couteau a été arrêté.

A. BENMECHTA

TRAFIC DE DROGUE À ORAN

De 13 ans de prison à la perpétuité pour les six accusés

Les six membres du groupe sont poursuivis dans le cadre d’un trafic de résine de can- nabis portant sur plus de 70 kg de kif traité, achetés à des narcotrafiquants marocains dans la localité de Sidi Boudjenane pour être acheminés à Oum El-Bouaghi, dans l’est

B. Bouziane, Z. Al- laoua, F. Houari et B. Abdelkader, jugés dimanche à la cour d’Oran pour détention,

transport et trafic de drogue en

bande criminelle organisée, ont écopé de 13 ans de prison ferme et 100 millions d’amende, échappant ainsi à la perpétuité requise par le ministère public. Perpétuité que le tribunal criminel a, en revanche, prononcée par contumace à l’encontre de S. Aya- chi et D. Abdelkader, deux accusés en état de fuite. Pour rappel, les six membres du groupe sont poursui- vis dans le cadre d’un trafic de ré- sine de cannabis portant sur plus de 70 kg de kif traité, achetés à des narcotrafiquants marocains dans la localité de Sidi Boudjenane pour être acheminés à Oum El-Bouaghi, dans l’est du pays.

Les investigations de la police ont permis de déterminer que, comme d’autres groupes de trafic de drogue, celui-ci s’était spécialisé dans la commercialisation du can- nabis marocain sur le territoire al- gérien. Cannabis qu’il achetait gé- néralement à Sidi Boudjenane, près de la frontière marocaine, auprès des dénommés Khelil et Hamouda, et qu’il convoyait vers des villes de l’est du pays, via Oran, notamment grâce à la complicité d’un brigadier de la police qui se chargeait de sécuriser la route entre Sidi Boudjenane et Oran, où la marchandise était stockée quelques jours avant de prendre l’autoroute Est-Ouest. Les inculpés ont ainsi été condam- nés en dépit de l’insistance de cer- tains avocats de la défense sur l’absence de preuves en ce qui

Liberté
Liberté

concerne leurs clients. Notam- ment B. Bouziane, considéré com- me la tête pensante du groupe, dont l’avocat a plaidé l’acquitte- ment. “L’accusation se base sur les déclarations d’autres détenus et ne sont étayées par aucune preuve

Les personnes arrêtées sont poursuivies pour trafic de résine de cannabis.

matérielle. Mon client n’a pas été ar- rêté en possession de stupéfiants et la perquisition à son domicile n’a pas permis de découvrir la moindre drogue. Au nom de quoi doit-il être condamné ?”, s’est-il demandé, en soulignant l’absence de preuves

matérielles reliant son mandant à la bande. Mais pour le tribunal cri- minel, le dossier de l’accusation était solidement bâti et recelait suffisamment de preuves incrimi- nant les inculpés.

S. OULD ALI

Grave accident au virage de l’Escargot

n Un grave accident de la route s'est produit, ce lundi, vers 19h, au niveau du virage dit de l’Escargot dans la commune de Mers el Kébir, quand une Peugeot 307, à son bord deux femmes, Ch. D., 30 ans et B. A., 26 ans, et un Renault Trafic conduit par B. T., 34 ans, se sont télescopés. Les blessés souffrent de multiples traumatismes.

AYOUB A.

Incendie dans un dépôt à haï Nejma

n Hier, à 5H45, un incendie s’est déclaré dans un dépôt à ciel ouvert à haï Nejma et a détruit 640 m de plastique, de bois et de rond à béton. Plus de 30 pompiers et six camions d’incendie ont été nécessaires pour venir à bout du feu et sauver deux autres entrepôts. Une enquête a été ouverte par la Gendarmerie nationale.

A. A.

RELIZANE

13 morts sur les routes en 10 mois

n Selon un bilan dressé par la police de la voie publique, 13 personnes ont trouvé la mort et 126 autres ont été blessées à divers degrés de gravité suite aux 95 accidents de la circulation survenus de janvier à octobre derniers. La majorité de ces sinistres a pour origine le facteur humain, la détérioration de la chaussée ou l’état défectueux du véhicule. Les policiers ont également enregistré, durant la même période, 671 infractions au code de la route et 108 infrac tions de coordination, sanctionnées par 14668 procès-verbaux dressés et 1914 retraits de permis. Dans

le même contexte, on apprend que 108 voitures de tourisme ainsi que 752 motocycles et 31 autobus de transport urbain ont été placés en fourrière suite à des infractions commises par leurs conducteurs.

M. SEGHIER

Une bande de malfai- teurs démantelée

n Le magistrat instructeur près le tribunal de Relizane a placé sous mandat de dépôt 6 individus qui ont comparu devant lui au début de la semaine en cours sous le chef d’inculpation de constitution d’une bande de malfaiteurs, vol en réunion commis avec violence à l’aide d’armes blanches et destruction du bien d’autrui, apprend-on de sources policières. L’affaire

remonte au 9 novembre suite à une agression commise sur un citoyen qui se trouvait à bord d’un taxi. Un groupe de 6 individus avait utilisé un véhicule comme voiture-bélier afin d’immobiliser le taxi avant de s’en prendre au passager, le rouant de coups et le délestant d’une somme de 9 millions de centimes en sa possession. La description des assaillants faite par la victime lors de son audition a permis aux policiers de la 9e Sûreté urbaine d’identifier 2 repris de justice et de les interpeller. L’un des 2 interpellés a été découvert en possession d’une épée. L’interrogatoire des présumés auteurs a abouti à l’arrestation des 4 autres membres de la bande, également des récidivistes, dont 2 jeunes femmes utilisées comme appât lors de précédentes agressions

CHLEF

Arrestation de deux Marocains pour séjour illégal

n Les éléments de la police judiciaire de la 5 e sûreté urbaine de Chlef ont arrêté, au courant de cette semaine, deux Marocains pour séjour illégal en Algérie. Selon nos sources, c’est suite à une opération de contrôle de routine effectuée au niveau de la station de taxis interwilaya à hay Bensouna, non loin du centre-ville, que les deux clandestins ont été appréhendés. Agés de 24 et de 25 ans, ils ont été placés sous mandat de dépôt.

A. CHENAOUI

LIBERTE

Mercredi 18 novembre 2015

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LIBERTE Mercredi 18 novembre 2015 Publicité 17 C0166

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Contribution

Mercredi 18 novembre 2015

LIBERTE

L’ÉDUCATION AUJOURD’HUI

Défi national et enjeu mondial

L a question de l’éducation prend aujourd’hui, à travers le monde, un tournant décisif au regard des progrès rapides des sciences et de la technologie et de la destinée des peuples face à l’avenir. Durant

les décennies écoulées la plupart des États ont

tenté de développer leurs capacités et de pro- mouvoir l’accès universel

à l’éducation pour tous et la qualité de l’enseigne-

ment. Mais force est de constater que malgré une prise de conscience universelle et d’efforts évidents enclenchés par la première Conféren- ce internationale de Jomtien (Thaïlande) en 1990, et le Forum Mondial de Dakar en 2000, on reste encore loin des objectifs fixés par les Nations unies pour 2015. Beaucoup d’engage-

ments ont été pris, mais les réalisations demeu- rent bien en deçà des besoins et des espérances. Les priorités et les moyens varient selon le ni- veau de conscience par rapport aux défis, des ambitions du développement espéré, de la vi- sion stratégique nationale et de la qualité de la gouvernance de l’État. La question de l’édu- cation en Algérie se pose en ces termes, à l’éta- pe actuelle. Des choix clairs doivent s’opérer dans ce sens en matière de politique éducati- ve et de moyens. Là où l’éducation n’est pas ad- mise comme priorité et droit humain fonda- mental, règnent encore le sous-développement, la pauvreté, le désespoir de la jeunesse et in- évitablement, instabilité, révoltes et violence pour ne citer que cela. De nombreux États d’Afrique, du Moyen-Orient notamment, ont encore beaucoup d’efforts à faire dans ce sens. Mais de l’autre côté, dans l’hémisphère Nord, l’éducation est aussi un problème ma- jeur. Dérèglement structurel, crise de croissan- ce, baisse des budgets, compression du person-

, si les maux de nombreux pays développés. Dans tous les cas de figure la problématique de l’éducation conditionne l’avenir de tous les pays quels que soient leur niveau socio-éco- nomique et leur assise politique. C’est le défi du siècle. L’éducation est donc un perpétuel recommen- cement pour la conquête du progrès. C’est une mission permanente d’éveil, d’innovation, d’adaptation et de changement. Qu’il s’agis- se de rattraper les retards en matière de déve- loppement, de procéder à d’impérieuses ré- formes économiques, sociales et culturelles, de promouvoir la recherche, l’innovation et la créativité, de lutter contre la violence, l’into- lérance et de promouvoir les valeurs hu- maines fondamentales, l’éducation reste et res- tera le cadre incontournable pour ce faire. Mais on sait aussi que l’éducation, en tant que conception et processus de mise en œuvre de projets économiques, sociaux, culturels, poli- tiques ou même personnels, exige une dé- marche interdisciplinaire complexe, longue et difficile à élaborer, à mettre en place, à évaluer et à réajuster. Aucune réforme ne peut réus- sir si elle n’implique pas les acteurs directs du système éducatif. La gestion administrative ne peut être un instrument efficace de planifica- tion du changement que si elle est liée à une bonne gouvernance. Les résultats éducatifs ne sont pas un produit

nel enseignant, chômage des jeunes

sont aus-

pas un produit nel enseignant, chômage des jeunes sont aus- PAR KACEM BENSALAH (*) industriel et

PAR KACEM

BENSALAH (*)

industriel et leur impact n’est pas aussitôt me- surable. La raison est que l’école, le lycée ou l’université ne sont pas des entreprises com- me on serait tenté de le croire. C’est pour cet- te raison que la modernisation des systèmes d’éducation, leur adaptation aux réalités d’au- jourd’hui, la qualité de la formation prodiguée et leur performance ne peuvent se faire sans des engagements politiques clairs, une vision stratégique à long terme et une projection sur l’avenir au double plan national et mondial. Les moyens financiers et les ressources naturelles

Zitari/Archives
Zitari/Archives

ne garantissent pas d’emblée une éducation performante. Mais le contraire est vrai : une éducation efficace est garante d’un développe- ment national performant. Au regard d’une mondialisation structurelle et compétitive, aucun pays ne peut, aujourd’hui, vivre en au- tarcie, fermé sur lui-même, sous peine d’une dangereuse régression quelles que soient ses ressources potentielles. La coopération, les échanges d’expériences, les bonnes pratiques réussies ailleurs sont aujour- d’hui plus que jamais, un facteur accélérateur du progrès, un gain de temps précieux et un enjeu de la solidarité régionale et internatio- nale. C’est une autre façon de construire la co- opération et la mondialisation. Voulues, maî- trisées et non guère subies.

Réflexions sur le système éducatif national

Pour ce qui est de la réalité proprement natio- nale, il faut souligner que le processus en cours d’un dialogue national ouvert sur l’éducation, est une avancée majeure comparée aux diffé- rentes étapes sur cette question depuis l’indé- pendance. Les premières mesures concrètes ont été inscrites dans le sillage des fameux Plans quadriennaux des années 70. Les appels patriotiques urgents de Mostefa Lacheraf en son temps, sont restés sans écho, étouffés par des voix rétrogrades. La réforme Benzaghou

a été limitée à des cercles technico-adminis-

tratifs sans impact réel sur l’avenir. La décen- nie noire a, pour sa part, visé tout particuliè- rement la matrice éducative et culturelle, fai- sant des dégâts considérables. Tout cela montre l’importance des enjeux de l’éducation en Algérie et les espoirs de progrès qu’elle sus- cite au niveau du peuple et de la nation. Toutes les tentatives d’amélioration et leurs

échecs résultent aussi de la difficulté de cerner

la réalité nationale et de formuler une politique

éducative claire et cohérente à la mesure de la

priorité déclarée au sommet de l’État. Le re- cours précipité et massif à la coopération, moyen-orientale notamment, dans nos établis- sements, dans les premières décennies de l’indépendance, a eu un effet contre-produc- tif dont on n’a pas encore mesuré, à ce jour, toutes les implications perverses. L’Algérie a

failli perdre son âme et son Histoire multi-mil- lénaire. La suite, on la connaît. Le pays dispose assurément de moyens, de res- sources humaines et de compétences à la hauteur de son ambition. Il souffre en toute évidence, d’un déficit de bonne gouvernance, de manque de confiance en ceux et celles qui,

à tous les niveaux, mènent la bataille du pro-

grès éducatif et de la modernité. Il est indis- pensable dans ce sens d’élargir encore le sens du dialogue et de l’engagement franc et rede-

vable dans la réalisation, l'évaluation et le sui-

vi

des recommandations les plus pertinentes

de

la Conférence nationale, et de soutenir une

telle initiative. Le projet de réforme en cours augure d’un tournant qualitatif et historique pouvant, enfin, apporter au système éducatif algérien le cadre d’une approche stratégique

dont il a urgemment besoin, et le soutien ci- toyen nécessaire à sa mission irremplaçable pour l’avenir du pays. C’est un défi majeur qu’il faut relever pour être au rendez-vous du XXI e siècle. En dehors de l’exemple éducatif spec- taculaire de la République de Chine, ce n’est pas par hasard, que les efforts de petits pays comme la Norvège, la Suisse, le Danemark ou

la Belgique les placent en tête du classement

IDH (indice de développement humain - Nations unies), et qu’un pays comme le nôtre

malgré 50 ans d’édification, reste encore sur- passé par des États démunis de ressources na- turelles comme le Liban, la Jordanie, la Tuni- sie ou la Turquie. Pour bâtir durablement l’avenir, l'école algé- rienne a besoin que la réforme annoncée prenne en considération l’amélioration globa-

le et intégrale du système éducatif. Pas seule-

ment des aspects parcellaires. En résumé, on peut insister sur deux niveaux qui se complè- tent :

Questions de contenu (objectifs pédago- giques) :

i- traduire en contenus d’enseignement les va-

leurs nationales liées à notre appartenance his- torique authentique : amazighe, arabo-musul- mane, africaine, méditerranéenne, univer- selle. Malgré toutes les occupations de l’histoi-

re, le Maghreb/Ifriqiya reste une identité his-

torique, humaine, culturelle, religieuse, socia-

le et politique authentique que nos enfants ne

peuvent ignorer sans perdre leurs origines réelles, leurs références existentielles et le sens même de nos longs combats d’indépen- dance et de souveraineté nationale. ii- Définir un plan stratégique de formation permanente et de mise à niveau des person- nels d’enseignement : enseignants, inspecteurs, conseillers pédagogiques, nouvelles recrues En sciences de l’éducation, aujourd’hui plus qu’hier, aucune formation n’est acquise pour toujours. La formation permanence est une op- tion fondamentale pour une éducation de qua- lité et pour une compétence croissante des per-

sonnels concernés.

iii- Renforcer les matières stratégiques de base : langue nationale, langues étrangères,

mathématiques, sciences et technologie

constituent aujourd’hui les fondamentaux de

la réussite scolaire et de l’insertion sociopro-

fessionnelle.

qui

iv- Développer et promouvoir la culture de l’évaluation et de la performance pédagogiques. Sans évaluation constante des programmes, des méthodes et des niveaux d’enseignement, on ne peut savoir quel impact réel l’école a sur les élèves, et quel est son coefficient coût/effica- cité pour l’ensemble du système socio-écono- mique national. v- Promouvoir le principe de Projet éducatif de wilaya et d’établissement (PEW et PEE) sur 2 ans, fondé sur des objectifs prioritaires à chaque niveau. Exemples : scolarisation des filles, lutte contre le redoublement/déperdi- tions, élévation des performances dans cer- taines disciplines, concours scientifiques, co- opération inter-établissements : clubs lin- guistiques, informatiques, culturels, sportifs, etc. vi- Quant à la question de l’usage de la dari- ja, il suffit de comprendre que la langue ara- be a toujours été une langue à double vitesse : la langue dite classique du pouvoir (politique, social et religieux), et la darija des classes po- pulaires. En fait, une dichotomie sociolinguis- tique entretenue pour garder la distance entre “tabaqa el-oulia” et “tabaqa soufla”, tout au long de l’histoire arabo-musulmane. La démo- cratisation réelle de l’éducation est née seule- ment avec les indépendances, au Machrek comme au Maghreb. À ce jour l’ensemble des États de la Ligue arabe ne possède pas de dic- tionnaire commun, malgré les tentatives du Li- ban et du Maghreb. Encore moins un lexique efficient de terminologie scientifique et tech- nologique. Le XXI e siècle attend encore d’être invité à franchir les portes de nos écoles. Jus- qu’à quand ? Pour le reste, la psycholinguistique montre qu’il n’y a aucun problème particulier de laisser les enfants s’exprimer librement en clas- se dans leur langue maternelle naturelle. Au plan pédagogique et dans la relation élève- maître, il n’y a que des avantages en faveur d’un apprentissage rapide et efficace. Les discours sur cette question constituent une diversion qui occulte la marche en avant des réformes nécessaires pour l’avenir de nos enfants.

Questions de gestion/management :

i- Renforcement de la bonne gouvernance du

sommet à la base (culture du dialogue intra-

institutionnel et extra-institutionnel), visites régulières sur le terrain, allègement des pro- cédures administratives, suivi permanent et ac- tions redevables (accountability), confiance dans la délégation des responsabilités ) ii- Formation et mise à niveau des cadres de gestion : cadres de direction des wilayas, chefs d’établissements, personnels administra- tifs iii- Programmation des moyens (financiers,

matériels, logistiques

iv- Institutionnalisation de prix de distinction

pour les meilleurs enseignants et cadres de l’éducation à la fin de chaque année scolaire. v- Échanges scolaires et jumelage d’établisse- ments au niveau national et international.

Il reste naturellement à assurer dans le temps,

l’articulation structurelle et la progression

des contenus pédagogiques primaire/moyen, moyen/secondaire et secondaire/supérieur. La création d’un bac professionnel par exemple,

a autant d’implications pour le secondaire que

pour le supérieur et le monde du travail. Dans ce sens, l’analyse coût/bénéfice et les ren- dements interne et externe du système de for- mation constituent un axe de préoccupation prioritaire dans une logique d’efficacité mesu- rable, sans laquelle on ne peut maîtriser des risques socio-économiques et politiques tou- jours possibles et imprévisibles.

K. B. (*) EXPERT-CONSEILLER EN POLITIQUES ET STRATÉGIES DE L’ÉDUCATION ET DE LA FORMATION

)

selon les priorités.

LIBERTE

Mercredi 18 novembre 2015

L’internationale

19

GRÂCE AU DÉMANTÈLEMENT D’UNE CELLULE D’UNE DIZAINE DE MEMBRES

La Tunisie a évité un drame similaire à celui des attentats de Paris

Les autorités tunisiennes ont procédé à l’arrestation de plusieurs dizaines de personnes, soupçonnées d’appartenir à des cellules dormantes ou des réseaux de soutien au terrorisme.

L a Tunisie a évité le pire des scénarios terroristes entre fin octobre et dé- but novembre. C’est ce qu’a affirmé hier à l’agence Reuters le se-

crétaire d’État chargé des Affaires sé- curitaires, Rafik Chelly. Des attentats simultanés, visant des lieux publics et touristiques, ainsi que des per- sonnalités politiques et sécuritaires ont été déjoués, au lendemain du dé- mantèlement d’une cellule terro- riste de 17 personnes, a expliqué le ministre de l’Intérieur. Les terroristes voulaient cibler, pour la deuxième fois, la ville balnéaire de Sousse qui a vécu l’horreur fin juillet dernier après qu’un terroriste a tué 38 touristes étrangers, en majorité de nationalité britannique. Selon Rafik Chelly, les membres de la cellule ter- roriste démantelée, ainsi que leurs acolytes, ont subi des entraînements dans les camps libyens et syriens. Le groupe était sur le point de passer à l’action. Il attendait seulement l’ordre qui allait lui venir de l’extérieur, a

APRÈS LE CRASH DE L’AVION RUSSE

L’Égypte renforce la sécurité dans ses aéroports

n L'Égypte a annoncé, hier, avoir renforcé les mesures de sécurité dans tous les aéroports du pays, après que Moscou a affirmé qu'un attentat à la bombe était à l'origine du crash d'un avion russe dans le Sinaï le 31 octobre. Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur égyptien a indiqué “prendre en considération toutes les causes possibles derrière le crash de l'avion, y compris celle d'une attaque terroriste” et pour cela “les mesures de sécurité ont été renforcées dans tous les aéroports”. Cette annonce est intervenue alors que le ministre égyptien de l'Aviation civile, Hossam Kamal, a affirmé, hier, lors d'une conférence de presse télévisée, que la commission en charge de l'enquête “n'était pas parvenue, jusqu'à ce moment, à des résultats qui permettent de déterminer les causes du crash”. Mais le gouvernement égyptien a affirmé ensuite dans un communiqué qu'il prenait “en considération” l'annonce de Moscou sur la thèse de l'attentat et le ministère de l'Intérieur a fait état du renforcement des mesures de sécurité dans les aéroports dont celui de Charm el- Cheikh dans le Sinaï, d'où avait décollé l'avion russe avant d'exploser en vol avec 224 personnes à bord. Selon le ministère de l'Intérieur, “le contrôle des passagers et des bagages” sera révisé et “les procédures de fouille des passagers et des employés à leur entrée dans l'aéroport seront renforcées”. Les avions seront soumis à des “fouilles de sécurité” et les autorités vont contrôler “les autorisations de sécurité des membres de l'équipage” à bord des avions, a-t-il ajouté.

R. I./AGENCES

précisé Rafik Chelly, ajoutant que les services de sécurité tunisiens ont agi rapidement, évitant à ce pays voisin une nouvelle tragédie qui aurait achevé tous espoir d’un retour à la stabilité en Tunisie. Lundi, l’armée tunisienne a mené une vaste opéra- tion de ratissage dans le mont Mli- gha, dans le gouvernorat de Kasse- rine, à la frontière algérienne. L’opé- ration, ponctuée de quelques ac- crochages avec des terroristes qui ont réussi à prendre la fuite, se poursuit toujours. Les services de sécurité tu- nisiens mènent aussi des raids quo- tidiens à travers tout le pays, ce qui leur a permis de procéder à l’arres- tation de 51 personnes, soupçonnées de terrorisme, durant la semaine der- nière. Lundi, le ministère de l’Inté- rieur a annoncé l’arrestation d’un groupe de sept femmes, accusées de faire la propagande au profit de l’organisation terroriste autopro- clamée État islamique (EI/Daech). Les autorités “ont pu arrêter sept élé- ments féminins dont l'enquête a prouvé qu'elles formaient une gran- de partie de l'aile médiatique de la branche de ce qui est appelé l'État is- lamique-Daech en Tunisie, Jund al- Khilafa”, a indiqué le ministère dans un communiqué, repris par l’agen- ce officielle TAP. Jund al-Khilafa (Les soldats du califat, en arabe) “est supervisé par le terroriste en fuite Sei-

D. R.
D. R.

Les forces de sécurité tunisiennes ont mis hors d’état de nuire une cellule terroriste de 17 personnes.

feddine Jemmali, surnommé Abou Qaâqaâ”, a ajouté le ministère, pré- cisant que l'arrestation des sept femmes s'inscrivait dans le cadre d'une campagne pour identifier “les éléments takfiris sur les réseaux so- ciaux et déjouer leurs projets terro-

ristes”. Ces femmes ont “reconnu être actives au sein de l'aile médiatique de l'organisation terroriste Jund al-Khi- lafa et avoir été recommandées au- près du terroriste Abou Qaâqaâ par l'une de leur” entourage, a souligné le communiqué officiel. Elles ont

avoué “avoir incité au terrorisme à travers leurs pages (sur Internet) et avoir exprimé leur joie après les at- tentats terroristes qui se sont produits dans notre pays”, a ajouté le texte en question.

LYÈS MENACER/AGENCES

VIOLATION DU DROIT INTERNATIONAL HUMANITAIRE EN LIBYE

Un rapport onusien accuse toutes les parties en conflit

U n rapport publié conjointement par la Mission d'appui des Nations unies en Li- bye (Manul) et par le Haut-Commissariat

des Nations unies aux droits de l'Homme accu- se toutes les parties prenantes au conflit en Libye de commettre des violations du droit international humanitaire, dont certaines pourraient constituer des crimes de guerre, ainsi que des violations graves et des abus du droit international en ma- tière de droits de l'Homme. “La Libye est toujours en proie à des dissensions politiques et des violences meurtrières, de multiples conflits armés touchant plusieurs régions et contri- buant à une dégradation de l'ordre public”, indique ce document, qui couvre la période entre le 1 er jan-

vier et le 31 octobre 2015. Il souligne qu’à travers toute la Libye, “les factions belligérantes se sont montrées peu soucieuses d'éviter ou de minimiser les morts et les blessures de civils et les dégâts aux biens civils”. La violence a fait des centaines de morts et causé des déplacements à grande échel- le, ainsi que des crises humanitaires, dans plusieurs régions de la Libye, précise le rapport. Dans un contexte de “dégradation de l’ordre pu- blic, d'effondrement de la loi et de luttes in- ternes”, des groupes ayant “prêté allégeance” au groupe autoproclamé État islamique “ont pris le contrôle et consolidé leur emprise sur des portions du territoire libyen, commettant des abus graves, y compris des exécutions sommaires en public de

personnes sur la base de leur religion ou de leur al- légeance politique”, poursuit le rapport. Le rapport s’intéresse aussi au sort des réfugiés, demandeurs d'asile et migrants, particulière- ment ceux originaires d'Afrique subsaharienne, qui sont “de plus en plus vulnérables aux meurtres, détentions dans des conditions inhumaines, tor- tures, enlèvements, agressions physiques, vols à main armée et exploitation”. Beaucoup font état de “tortures destinées à extorquer des fonds à leurs familles, dans ce qui semble être des actes coor- donnés par des bandes criminelles basées dans les pays d'origine et de transit”.

MERZAK T./AGENCES

LA NOUVELLE RÉFORME DE LA CONSTITUTION RWANDAISE ADOPTÉE PAR LES DEUX CHAMBRES

Kagamé sur une voie libre pour un 3 e mandat

L e président du Rwanda Paul Kagamé a fait adopter son projet de changement de

Constitution, par le Parlement et le Sénat, sans la moindre difficulté, ce qui va lui permettre de se représen- ter pour un troisième mandat en 2017. Le texte avait été adopté par le Parlement fin octobre et par le Sénat durant la journée d’hier. Le Sénat a voté, dans les mêmes termes que la Chambre basse le 29 octobre, les nouveaux articles 101 et 172 qui sont donc définitive- ment adoptés, ainsi que les 175 autres articles de la future

Constitution, dont une soixantaine

ont été amendés par rapport à la ver- sion adoptée par la Chambre des dé- putés. Le nouvel article 101 fait pas- ser de sept à cinq ans le mandat pré- sidentiel et en limite le nombre à deux. Mais le nouvel article 172 pré- cise que cette réforme n'entrera en vigueur qu'à l'issue d'un nouveau septennat transitoire entre 2017 et 2024, pour lequel le président ac- tuellement “en exercice” reste éligible, de même qu'ensuite pour les deux quinquennats prévus dans le nouvel article 101. Cette réforme constitutionnelle est présentée par le pouvoir comme le fruit d'une initiative populaire, mais

de nombreux observateurs doutent de sa spontanéité et y voient une ma- nœuvre orchestrée par les autorités, dans un pays régulièrement épinglé pour ses atteintes à la liberté d'ex- pression et son peu d'ouverture po- litique. Quelque 3,7 millions de Rwandais ont signé des pétitions lan- cées à travers le pays pour demander un maintien au pouvoir de M. Ka- game, 58 ans. Seule formation poli- tique du pays à s'opposer à cette ré- forme constitutionnelle, le petit Par- ti démocratique vert a demandé à la Cour suprême d'interrompre le pro- cessus, mais sa requête a été rejetée début octobre, les magistrats esti-

mant qu’“aucun article (de la Consti- tution) n'était immuable”. Vice-pré- sident et ministre de la Défense entre 1994 et 2003, Paul Kagame a

été élu chef de l'État cette année-là avec 95% des voix et réélu tout aus-

si triomphalement (93%) en 2010. Il

est de fait l'homme fort du pays de- puis que la rébellion du FPR (Front patriotique rwandais) qu'il dirigeait,

a chassé, en juillet 1994, le régime ex- trémiste hutu et mis fin au génoci-

de déclenché en avril précédent, qui a fait environ 800 000 morts es- sentiellement au sein de la minori- té tutsie.

R. I./AGENCES

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Mercredi 18 novembre 2015

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