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Rapport du stage/2010_2011

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Rapport du stage/2010_2011

Le MAROC est entré dans une nouvelle phase de compétition internationale qui
consiste à non seulement de produire en quantité, mais aussi en qualité. Ceci veut dire, des fruits
exportables de bon calibre, présentant une bonne aptitude à la conservation et sans résidus
chimiques. Les opérations, les techniques culturales et la gestion d’exploitation et de la ressource
humaine; s’ils sont bien raisonnés; peuvent répondre à ces exigences.
Le souci actuel de l’arboriculture fruitière est d’assurer une production de qualité, ceci
exige des investissements de haut niveau qui peuvent bien se communiquer avec le marché local
et le marché national et parfois international.
Le Domaine El balghiti fait partie des domaines agricoles royales répond à ces
caractéristiques.

1- La situation géographique :

(Voir la carte de la localisation du domaine ELbalghiti dans la région de Meknes)


 Le domaine EL BALGHITI est localisé à 30 Km de Meknes, dans la zone N°9.
 Adresse : BP 347 Meknes.
 Commune : Beni Mtir.
 Province : El hajeb.
 Cercle : SABAA-AAYOUN.
 Kiyadat : AIT- HARZALLAH.
 La région : Saiss et moyen Atlas.

La zone est délimitée au Nord par la route secondaire de Meknes et au Sud de Ait Harzallah
et de l’Ouest, on trouve la route secondaire liant RABAT.

2- Historique :

Le domaine «EL BALGHITI» a été créé en 1969.C’est une exploitation à vocation


«arboricole» qui s’étend sur une superficie totale de 110 ha et 10ares.

 Au paravent elle était subdivisée en plusieurs portions de terres: céréales,


légumineuses…
 C’est en 1969 que ces terres ont été achetées de chez les agriculteurs qui l’exploitaient.
A partir de cette date les travaux d’amélioration sont commencés par la mise en valeur et la
création du verger.
 Les grandes étapes de l’évolution des espèces dans le domaine:

 Création de la superficie plantée: 110 ha, l’amandier occupe 50% suivi par du
pêcher.
 A partir de 1981, des nouvelles espèces y sont introduites: La vigne, le prunier, le
pistachier et l’avocatier, par contre la superficie de l’amandier diminue. Et
dernièrement l’avocatier a été arraché à cause de sa sensibilité aux gelées
printanières, et puis le pistachier.

3- Les données climatiques de la zone : (la campagne agricole 2010/20011)

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Cette zone se classe dans un étage bioclimatique: Sub humide.

a)Températures :

 L’automne : du 22 Septembre 21 Décembre 2000


12°C  T°max  32°C et 4°C  T°min  15°C

 L’hiver : du 22 Décembre 21 Mars 2001


10°C  T°max  24°C et 0,5°C  T°min  14°C

 Le printemps : du 22 Mars 21 Juin 2001


19,3°C  T°max  41,5°C et 1,4°C  T°min  18,4°C

 L’été : du 22 Juin 21 Septembre 2001


27°C  T°max  45°C et 9°C  T°min  34°C

b) Précipitations :

Les cumuls durant la campagne agricole 2000/2001


Tableau N1:

Saisons Mois Cumul pluie Total


L’automne Octobre 75 mm
Novembre 51 mm 263 mm
Décembre 137 mm
L’hiver Janvier 95 mm
Février 20 mm 136 mm
Mars 21 mm
Le printemps Avril 2.5 mm
Mai 18.5 mm 21 mm
Juin 0 mm
L’été Juillet 0 mm
Août 1 mm 5 mm
septembre 4 mm
TOTAL 425 mm

4- Les cultures pratiquées durant la compagne agricole actuelle en matière


d’arboricultures fruitières :
a) L’oliviers :
 La surface : 6,40 ha.
 Les variétés : la Picholine marocaine.
 Cette variété n’est pas irrigué = Bour.

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 Au domaine EL BALGHITI, l’olivier est utilisé comme brise vent.

b) Le pêcher :
 La surface :35 ha.
 Les variétés : Diamond princesse + June Gold + Fayette + Spring Crest + Red Top
+ O’henry Franciscan + Rome star + August sun+danona.
 Mode d’irrigation : Goutte à goutte.

c) L’amandier :
 La surface : 29 ha.
 Les variétés : Feraduelle + Laurane +Feragnès
 Mode d’irrigation : 3 parcelles irrigués au goutte à goutte et une parcelle en bour.
d) La vigne) :
 La surface : 20ha.
 Les variétés : Thomson + Italia pergola + Thompson + King’s Ruby
 Mode d’irrigation : Système Goutte à goutte = G.A.G.
5- Croquis de la ferme

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Explication du schéma :

1- Mosquée.
2- Habitation pour l’adjoint technique.
3- Habitation pour le chef d’atelier(mécanicien).
4- Administration que constitue de quatre bureaux, un pour le gérant et le 2 ème pour le
comptable et le 3ème pour le pointeur et le 4ème pour l’adjoint technique.
5- Magasin : Cette construction est destinée à stocker : les engrais, les matériels
d’entretien et divers et matériels mécanique.
6- Atelier mécanique : L’endroit ou se fait la réparation locale, ainsi que les
opérations d’entretien mensuel et annuel des tracteurs et du matériel d’exploitation
(graissage…).
7- Magasin des traitements phytosanitaires.
8- La balance.
9-Hangar.
Cette construction est destinée au calibrage des fruits et au stockage des pruneaux, elle a
une capacité de 250T.
10-Habitation pour le gérant.
11-Habitation pour les stagiaires.
1- L’organigramme de l’exploitation :

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1. Botanique de l’arbre

Le pêcher est classé dans le genre amygdalus par Linné (1753), puis, il a été a classe au genre
Prunus en 1801 par Batsch. Ainsi le nom scientifique attribué à ce travail est Prunus Persicae (1)
Batsch.

2. Origine

Il est admis que l’origine du pêcher est la chine. Dans ce pays se trouvent des pêches à l’état
sauvage, l’espèce y présente le maximum de diversité génétique (J.Divaud).

3. Morphologie de l’arbre

A l’état spontané, le pêcher est un arbre buissonnat. Le port de l’arbre peut être, selon les cas,
étalé à demi érigé. Deux types de bourgeons peuvent être distingués les bourgeons à fleur qui
donnent les fleurs et les fruits et les bourgeons à bois qui donneront des rameaux l’année
suivante. Ces deux types de bourgeons peuvent être seuls ou groupés sur le même nœud. Par
conséquent, il peut y avoir selon les cas, 1 bourgeon seul (bois ou fleur), 2 bourgeons (1 bois et 1
fleur), 3 bourgeons (1 bois et 2 fleurs) , plus rarement 4 bougeons.
Les nouveaux rameaux formés à partir des bourgeons à bois portent des feuilles qui sont
disposées alternativement sur deux hélices foliaires. La feuille du pêcher est lancéolée renfermant
sur sa base des glandes nectarifères dénommées. En outre la fleur du pêcher est une fleur
pentamère, avec 5 pétioles libres, de couleur rose, et de petite taille.
Les sépales de couleur verte sont soudés à leur base pour former la coupe réceptaculaire. Le fruit
est une drupe, de forme arrondie, dont l’épiderme est coloré en rouge par les anthocyanes, Le
noyau est ovoïde, brun à maturité, creusé de sillon plus au moins profond adhérant ou non à la
chair.

4. Exigences climatiques :

D’un point de vue exigence en climat, on signale que le pêcher est beaucoup moins étudié à
l’échelle internationale que les autres espèces fruitières telle le pommier (J.Vidaud).

4.1. La température

Les optimums et les limites supportables par le pêcher en ce qui concerne la température, sont
très variables selon les périodes de l’année, en relation avec le cycle du développement de
l’arbre.
La période d automne –début hiver se caractérise par le repos végétatif de l‘arbre, pendant
laquelle, les températures peuvent intervenir dans deux

phénomènes biologiques inhérents à l’arbre : le gel des organes et la levée de la dormance des
bourgeons. Saunier (1978) cité
par J.Vidaud indiquent, qu’en janvier, les dégâts n’apparaissent que pour des températures
s’abaissant aux alentours de –30°C, il résulte un décollement de l’écorce du tronc, brunissement
et mortalité des rameaux.

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Besoin en froid

Les arbres fruitiers dont le pêcher, à partir de la fin de l’été, entrent en dormance. Des
températures faibles constituent le facteur naturel de ou la levée de la dormance des bourgeons .
Pour calculer les besoins en froid, les auteurs se sont orienter vers la détermination des modèles
d’action de la température sur la levée de dormance. Weinber (1950 in Vidaud) a fait apparaître
dans son modèle un seuil de 7,2°C, au-dessus duquel l’action de la température est considérée
comme nulle. Dans ses hypothèses, il a pu inférer que pour une variété donnée, le nombre
d’heures que peuvent passer les bourgeons à température inférieure à 7,2°C pour lever leur
dormance est constante.
Cependant, des températures supérieures à 25°C induisent des altérations rapides et généralisées
au sein des bourgeons (Vidaud).,par ailleurs le froid permet aux ébauches florales de récupérer
leur aptitude à croître sans dommage aux
températures douces.

Température à la fin de l’hiver et au printemps

La résistance des ébauches florales diminue régulièrement à partir de Janvier, mais reste élevée
tant que le bourgeon est fermé (-7°C à –10°C au stade bouton rose) . Elle s’abaisse rapidement
sur fleur ouverte et sur jeune fruit (-2°C à –3°C).Richardson et (Vidaud) ont calculé les sommes
de degré jours caractéristiques de divers stades phénologiques pour «Redhavens» et «Elberta» en
prenant comme température seuil 4,5°C et après avoir repéré la date initiale de sommation (date
de fin de levée de dormance) sur la base du modèle «…» d’action froide.
Rageau et Seguin (1976) ont trouvé, pour la variété « Redhaven »,sur 10 années
d’observations que la somme de degré jours jusqu’au début de la floraison est 572 degrés jours à
partir du Mois de Décembre.
D’un autre côté, la réussite d’une éventuelle pollinisation dépend de l’intervention des insectes
butineux. Le climat intervient en déterminant l’activité des insectes, par exemple ne sortent pas
si la température est inférieure à 10°C (Hugard, 1975). Aussi, il semble bien qu’une température
trop
basse après fécondation puiss:

Les abeilles e provoquer l’avortement du jeune embryon. Il semble toutefois que l’occurrence de
température basse au cours de quelques semaines après la floraison favorise la chute des fleurs.

Température en été

L’été coïncide avec la période de plaine croissance des pousses et des fruits, d’une part, et avec
les phénomènes de la maturation des fruits et l’initiation florale d’autre part. La température agit
sur la photosynthèse . Grews et al.(1975)(in Vidaud) a montré que l’optimum thermique pour la
photosynthèse se situe aux environs de 30°C. Il semble que des températures trop basses à
l’époque de la lignification favorisent la fente du noyau (Monet, 1975 in Vidaud). Dans ce sens,
Fisher (1962) a mentionné que la température affecte la maturation des pêchers. Ainsi il semble
que plus il fait chaud, plus la maturité des fruits est précoce.

4.2. Besoins en lumière

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Le pêcher est un arbre très héliophile(Vidaud). La lumière agit sur des paramètres tels la
pollinisation, la fécondation, la nouaison, la coloration de l’épiderme des fruits, la qualité
gustative et la croissance des rameaux.

5. Les besoins en eau

Le besoin en eau de pêcher est mesuré en tant d’évapotranspiration réelle ou ETR. Celle-ci est
égale à l’évapotranspiration maximale si les conditions d’alimentation en eau ne font pas défaut.
Le tableau N°2 donnent les valeurs de K qui est le coefficient cultural (K=ETM/ETP) en
fonction des mois.

Tableau N° 2 : Besoin en eau du pêcher

Mois ETM (mm/jour) K=ETM/ETP


K Coefficient de variation
Mai 3,8 0,85 27%
Juin 3,9 0,74 16%
Juillet 4,7 0,79 11%
Août 4,9 0,97 20%
Septembre 4,6 1,42 13%

(Source : SCP, 1976 in Vidaud)

La contrainte hydrique (déséquilibre entre la demande climatique et l’offre du réservoir


du sol) affecte la croissance des différents organes. Elle peut avoir des répercutions à long terme
sur la croissance végétale globale ou de son influence sur l’induction et/ou l’initiation florale
(Vidaud), si bine que la croissance des pêches est très sensible à la contrainte hydrique, à la fois
sur les plans quantitatifs que sur les plans qualitatifs (Monet, 1975).

Les pêches, et surtout les nectarines, peuvent présenter le phénomène d’éclatement de


l’épiderme si une pluie abondante survient après une période de sécheresse aux alentours de la
maturité. Il est à noter que les besoins en eau (ou quantité d’eau évaporée par hectare), chez le
pêcher dépendent non seulement de la demande climatique (rayonnement, température, vent…),
mais aussi d’autres facteurs d’ordre technique ou biologique : taux de couverture, période du
cycle, charge en fruits. Les besoins de vergers « Classiques » de pêcher se situent selon la période
entre 70 et 100% de l’ETP (Cain, 1940 in Vidaud).

I.Pépinière du pêcher

Les plants obtenus en pépinière sont destines à la création du verger et aussi la


commercialisation locale.
Afin d’être présent sur le marché, et satisfaire la demande de la clientèle, il faut bien choisir le
matériel végétal, et bien contrôler la pépinière en matière
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d’irrigation ,fertilisation ,traitements phytosanitaires et travaux du sol.
Le prix du plant varie entre 10 et 18 dh.

1. Choix des portes greffes

Le domaine EL BALGHITI importe quelques portes greffes de la France ex : GF677, et il achète


aussi les semences ou plants marocains ex : le pêcher de missour.
GF677 : Elle est obtenue par hybridation entre pêcher et amandier, elle se multiplie par voie
végétative, surtout le bouturage herbacé ,c‘est le plus vigoureux de tous les portes greffes , en
outre, il résiste à la chlorose, il est recommandable pour les terrains calcaires jusqu’à 12% de
calcaire actif, il est résistant au terrains secs et humides et aussi au malades cryptogamiques.
Franc de Missour : Issus de semis de pêchers »sylvestres » procedent de Maroc .C’est un porte
greffe vigoureux comme le franc.
Approprie pour les mêmes sols mais spécialement pour les terrains non irrigables frais ,il résiste
les périodes secs.

Remarque :
Le domaine EL BALGHITI importe des plants congelés et invitro de la France, ces
plants sont destinés à la plantation, mais ceux-ci pour quelques variétés.

2. choix des variétés :

Les variétés qui ont lieu ou domaine sont multiples, en effet il y a des variétés locales et autres
importés : Diamond Princesse + June Gold + Fayette + spring crest + Red top + O’Henry +
Franciscon + Rome Star + August sun.

3. La greffe ou le greffage :

Le domaine EL BALGHITI utilise la greffe en écusson ou écussonnage qui constitue un moyen


classique pour produire les plants de la plupart des espèces fruitières. Il se pratique à œil dormant
ou à œil poussant. Le plan obtenu est appelé : Scion.

3.1. La préparation du greffon :

-On prélève sur le pied-mère de la variété des pousses de l’année suffisamment lignifiées, les
effeuiller en gardant les pétioles. Garder dans une ligne mouillée, la base dans l’eau . Greffer le
plutôt possible : deux – trois jours après le prélèvement des greffons.
-Choisir sur le rameau greffon des bourgeons à bois (yeux) bien constitués.
Pour lever un écusson , couper franchement l’écorce et l’aubier et détacher du rameau un
lombeau d’écorce portant le bourgeon à bois (l’œil) et une esquille de bois .
Enlever l’esquille en évitant de « vider » l’œil.

3.2. La pose de l’écusson :

Choisir sur le porte-greffe une partie d’écorce bien lisse , y faire une incision en T , soulever les
levés de l’incision et insérer l’écusson ; Ligaturer fermement la greffe à l’aide de raphia.

3.3. L’élevage du scion :


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En novembre - décembre, rabattre le porte greffe à 10-12 cm au-dessus de l’écusson de manière


à laisser un onglet . En mars – avril de l’année suivant le greffage , l’œil de l’écusson développe
une pousse . On enlève toutes les pousses sur l’onglet , excepte celle de l’extrémité (tire-sève) ,
en mai , supprimer le tire sève , ramener la pousse de l’écusson le long de l’onglet par une
ligature (accolage) . En septembre, rabattre l’onglet au niveau de la greffe . En novembre , 15
mois après l’écusson, le scion est prêt à être transplanté.

4. L’entretien de la pépinière :

L’arrosage diffère selon les saisons et les cumuls.


En été ( Juillet-Aôut ) , on fait une irrigation journalière, environ 3 h par jour.
Entre mai et juin , les ouvriers arrosent toute les trois 3 jours .
Entre mars et avril, l’rrigation se fait quelque fois , mais en hiver l’arrosage s’arrête.
La pépinière souffre aussi bien des ravageurs animals que les maladies cryptogamiques :
acariens- pucerons noirs et des champignons : cloque, l’oïdium

II. TRAVAUX DU SOL :


Tableau N°4 : Les travaux du sol du pêcher

Durée du
Nature Date Outils Coût dh/18,54 travail en Coût dh/ha
ha jour

- Covercropage En automne et en Covercropage et 1260 3 jours 68


printemps tracteur

Au moment de la Sapes et faucilles


- Désherbage végétation 9450 210 jours 509,7

1. Covercropage :

Le mode d’entretien du sol se manifeste dans le Covercropage (4 à 6 fois ) qui a l’ objectif :


- L’élimination des mauvaises herbes .
- Destruction des canaux capillaires pour diminuer l’évaporation du sol.
- l’amélioration de la perméabilité.
- Corporation de la matière organique et les engrais.

2. Desherbage :
C’est une opération qui consiste à éliminer les adventices soit manuellement à l’aide des sapes ou
faucilles soit chimiquement à l’aide des produits chimiques (herbicides) ceci dont le but de
minimiser la présence des parasites et lutter contre les insectes vecteurs de certaines maladies
parasitaires et encore pour
éviter la concurrence vis à vis des éléments fertilisant et l’eau.

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Remarque
Le domaine EL BALGHITI préfère utiliser le désherbage manuel pour les raisons suivantes :

 Renouvellement de réserve d’humus.


 Amélioration de la structure physico-chimique du sol.
 Ne pas gêner la végétation des plants à l’aide des herbicides .

III. LA CREATION DU VERGER :

La création du verger met en jeu des investissements élevés. Elle immobilise un capital important
pour une longue durée . Le verger occupe le sol plusieurs dizaines d’années et ne peut être
arraché et transformé du jour au lendemain .
En arboriculture les erreurs ne se manifestent que quatre ou cinq ans après la plantation c’est )
dire quand il est souvent trop tard pour y apporter remède .
Avant de planter , il est donc nécessaire d’étudier le problème sous tous es aspects et de
s’entourer de toutes les précautions . Il vaut mieux retarder la plantation d’un ou de deux ans
plutôt que planter dans l’hâte et l’improvisation.

1. Le choix du site de plantation :

Comme toute entreprise agricole moderne, le domaine EL BALGHITI choisit le site de plantation
convenable. La situation générale doit être étudiées avec soin , la topographie du lieu ,
l’environnement exposition et le drainage de l’air et l’environnement immédiat du verger et
enfin, la présence d’un point d’eau . En effet si la sécheresse du lieu réclame l’irrigation , il est
indispensable d’avoir une source d’eau sur place.

2. Le choix du système de plantation :

Sur le terrain , un verger diffère d’un autre verger par la manière dont sont disposés les arbres,
c’est à dire par les caractères suivants :
 Les écartements, c’est à dire la distance interplants et la distance interlignes
 Leur position , les uns par rapport aux autres.
 La forme des arbres.
 La densité de plantation au nombre de pieds à l’hectare .
 L’association ou non des arbres (pêcher) avec d’autres cultures .

Le système de plantation adopté au domaine EL BALGHITI est le verger semi-intensif avec une
densité de 666 plante par hectare, et un écartement de 5 * 3 .
Au Maroc , ce système s’applique surtout au pommier et au poirier, plus localement au pêcher.

3. La plantation proprement dite du pêcher :


3.1. Le piquetage :
Pour les plantations en ligne, le tracé sur le terrain et le repérage de l’emplacement des arbres
s’effectue à l’aide d’instruments d’arpenter : chaînes d’arpenteur, jalons, équerre d’arpenteur . on
part d’une « base » qui est un coté de la parcelle à planter . On opère à deux personnes .

3.2. La mise en place des plants :

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 L’habillage des racines :
L’habillage des racines consiste à rafraîchir les racines et radicelles , à sectionner les parties
blessées . Tailler en biseau la section tournée vers le sol .
L’habillage est effectué à la serpette.
 Le creusement des trous :
Sur une terre bien préparée, on plante le plus fréquemment à la pioche : creuser à la pioche un
trou de 25 cm à 40 cm selon le système racine du plant on creuse bien sur les trois dimensions.
Y placer le plant et reboucher en tassant la terre sur les racines.

Remarque :
Quel que soit le procédé employé , il est indispensable de planter un materiel végétal : porte
greffe et variété , bien identifié et reconnu indemne de virus.

3.3. comptabilité :

 Le prix unitaire d’un plan est 12 dh


 Le prix total des plants = prix unitaire * nombre de plants par ha=12 dh * 666 = 8000dh Par
hectare.
IV. LA TAILLE

La taille reste la technique majeure de l’arboriculture, elle se propose comme objectifs


immédiats :
 De donner à l’arbre une forme structurée ou charpentes.
 De mettre à fruits et de maintenir la frutification au cours des années .
Il doit s’établir un équilibre entre la croissance végétale et la frutification d’un arbre fruitier.
Si le développement végétatif est trop important, la mise à fruits est retardée.
A l’inverse, une mise à fruits rapide permet de mieux contrôler la végétation .

1. Les différents types de taille


1.1. La taille de formation

La taille de formation vise à :


 Donner à l’arbre une forme définie.
 Obtenir une charpente solide.
 Equilibrer les diverses parties de la charpente entre elles.
 Eviter la dénudation des branches , notamment celles de la base la taille de formation doit
commencer à la plantation et se poursuivre jusqu’à l’entrée en pleine production.
Les interventions qu’on peut appliquer lors de la formation des arbres sont :
 L’ablation : rabattage, taille de rapprochement (voir plus loin)
 Parfois l’incision transversale pour faire partir un œil bien placé.

1.2. La taille de fructification

Un arbre non taillé se met rapidement à fruits, taille de fructification pourrait ne pas être perçue
comme une nécessité absolue . De nos jours, l’arboriculteur a tendance à ne pas tailler pour
solliciter de ses arbres une mise à fruits précoce. Mais ce « laisser faire » . Quand il se prolonge
quelques années , provoque un enchevêtrement de la végétation , une baisse de la production en
qualité surtout et un vieillissement prématuré du sujet.

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La taille de fructification reste donc indispensable , elle assure :
 La pénétration de la lumière à l’intérieur des arbres, elle continue ainsi la formation.
 La sélection des bourgeons floraux les mieux placés et les mieux nourris .
 L’émission des rameaux de remplacement.
Les techniques susceptibles d’être utilisées en taille de fructification sont :
 L’allongement naturel du rameau.
 L’ablation : élagage et rapprochement.

1.3. La taille d’entretien

Apres une période plus ou moins longue l’arbre entre dans une phase de déclin, il ne produira
plus de rameaux vigoureux capables de porter une fructification valable . La taille d’entretien
permet de prolonger l’émission de bois jeune au-delà des limites naturelles.
La taille d’entretien est fondée essentiellement sur l’ablation des rameaux : élagage, rabattage,
taille sur empattement ,…Ces coupes sévère favorise l’évolution des yeux latents.

2. Les modes de taille

se rapportent à la réalisation pratique de la taille , en particulier à l’ablation ou taille sens strict du


terme . celle-ci peut-être effectuée durant le repos végétatif : c’est la taille d’hiver ou taille en sec
, ou encore pendant la période de végétation ; c’est la taille en vert.

2.1. La taille d’hiver ou taille en sec

Elle est réalisée en hiver sur des rameaux lignifiés ; elle vise à :
 Former la charpente d’un arbre jeune ;
 Renouveler la fructification d’un arbre en production.
 Régénérer un arbre âgé ou dépérissant.

2.2. La taille d’été ou taille en vert

On englobe sous le nom de taille d’été les ablations de pousses ou de rameaux qui sont effectuées
durant la période active de la végétation.

- Caractéristiques de la taille d’été


Dans l’ensemble, ces interventions s’appliquent aux pousses de l’année non lignifiées ou à peine
lignifiée (d’où le terme de taille en vert).
Il arrive cependant que les arboriculteurs soient amenés à couper dans du bois de l’année
précédente, rabaté on appelle cette opération la retaille.
La taille d’été intervient à une époque ou la croissance du végétal devient active. Le praticien doit
alors prendre en considération les facteurs qui influent sur la vigueur de la végétation : porte-
greffe , fertilité du sol, irrigation , climat du lieu par ailleurs , chaque organe en croissance
(rameau feuillé, fleurs, fruits) exerce vis-à-vis des organes voisins une double influence : contrôle
du développement d’origine hormonale et compétition vis-à-vis des éléments nutritifs.
Les effets de la taille d’été dépendent donc aussi de la situation du rameau qu’on supprime et de
la date de l’ablation.

- Les effets de la taille d’été

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Globalement, la taille d’été exerce un effet de pressif sur la croissance de l’arbre . Elle améliore
la pénétration de la lumière à l’intérieur de la courone . En conséquence, elle favorise l’induction
florale et améliore la qualité des fruits. En supprimant la dominance apicale pendant la période
active de la végétation de la taille d’été retarde l’aoûtement du bois , les rameaux risquent d’être
tués par les premiers froids.
De même ,la taille d’été n’est pas recommandée sur des sujets faibles, croissant en sols pauvres.
La taille d’été intervient presque toujours comme complément de la taille d’hiver. Elle prépare la
taille d’hiver qui s’en trouve simplifiée et allégée.

3. Explication pratique de la taille de fructification des arbres fruitiers à


noyau :Pêchers

Chez les espèces fruitières à noyau , la fructification apparaît sur les rameaux de l’année
précédente. Ces rameaux ne fructifient plus l’année suivante . La taille de fructification doit avoir
pour principal objectif d’obtenir chaque année des productions nouvelles . Pour remplacer celles
de l’année précédente qui ont cessé de fructifier ; il faudra envisager le renouvellement des
rameaux fruitiers tous les années , quel que soit le système de taille adopté , on doit trouver sur
une coursonne bien conduite :
 Des bourgeons floraux en nombre suffisant , qui représentent la fructification de l’année
( rameau porteur).
 Des yeux à bois des rameaux qui doivent assurer la fructification de l’année suivante . On les
appelle des « remplacements » bourgeons floraux et remplacements peuvent être portés par le
même rameau ou par deux rameaux distincts.
Il y a deux méthodes qui sont les plus utilisées :
 La taille longue des rameaux mixtes ; c’est la méthode utilisée au Maroc.
 La taille en crochet , c’est une méthode rarement utilisée.

3.1. La taille longue des rameaux mixtes

- Principe
Cette taille s’applique surtout aux pêchers . Elles font appel à l’élagage systématique des rameaux
mixtes qui portent à la fois les bourgeons floraux et remplacements.
Un certain nombre de rameaux mixtes issus de branches charpentières ou de sou mères sont
éliminés. D’autres, les mieux placés, sont conserves et laissé intacts.
Chiffonnes et bouquets de mai sont totalement supprimés chez le pêcher.
La méthode fait appel , comme dans la taille trigemme, à l’ablation totale ou partielle du rameau.
On démarre la taille en crochet sur un rameau mixte que l’on rabat à deux yeux à bois en partant
de la base . Ces deux yeux donnent naissance à deux productions dont l’une ou moins est un
rameau mixte.
Le rameau mixte le plus éloigné servira de rameau porteur (rameau fruitier). Le rameau le plus
proche de la base, qu’il soit mixte ou non , est rabattue sur deux yeux à bois c'est le
remplacement.

4. La pratique de la taille et sa mécanisation :

Au MAROC, la méthode la plus utilisée est la méthode manuelle .


- La taille manuelle : c’est la taille qui est exécutée à la main sans recourir à une source
d’énergie mécanique .
- L’instrument utilisé est bien évidemment : le sécateur.
14
Rapport du stage/2010_2011

V. L’ÉCLAIRCISSAGE DES FRUITS :

L’éclaircissage des fruits fait partie des opérations complémentaires de la taille de


fructification, il consiste à enlever un certain nombre de fruits lorsque ceux – ci sont encore
petits. Dans de nombreux cas, c’est le complément indispensable de la taille de fructification.

 L’éclaircissage se propose trois objectifs :

 Obtenir des fruits de bon calibre.


 Améliorer la coloration des fruits.
 Atténuer l’alternance, notamment chez le pommier, le poirier et les pruniers.

Nous savons en effet que les fruits exercent entre eux une compétition nutritionnelle, plus il
reste de fruits sur un arbre plus ils seront petits. Par ailleurs la présence de fruits fécondés
inhibent l’induction florale.
L’éclaircissage est réalisé soit à la main, soit par l’emploi de produits chimique mais la
méthode chimique n’est pas appliquée au domaine «CHLIHAT».

1.L’éclaircissage manuel :

1 - 1) Principe :

On enlève à la main les fruits en surnombre. Ce procédé donne le maximum de sécurité et


de précision, il est applicable à toutes espèces et toutes variétés.

1 - 2) Pratique de l’éclaircissage manuel chez le pêcher :

Chez le pêcher, la date optimale de l’éclaircissage change avec les variétés :


 On éclaircira avant la chute complète des pétales dans les variétés les plus précoces.
 A partir du durcissement rapide des pêches, soit dix à vingt jours après la pleine floraison
pour les variétés de saison et les variétés tardives.
Pour calculer le nombre de fruits qu’ils faut laisser par ordre, on procédera de la même
manière que chez le pommier et le poirier :
 L’arboriculteur de terminera au préalable le nombre de fruits par ordre.
 On calcule ce nombre en fonction du rendement envisagé, du calibre de fruit désire et la
densité de plantation.

Exemple : prenons par exemple un verger du pêcher à 1 600 pieds par hectare, nous visons
un objectif de 30t/ha en calibre 75 – 80 dominant :

= 19,30kg et en calibre 75 – 80 chaque fruit


30000/1600=185g
pèse
Chaque fruit en calibre 75-80et il pèse 185g

19fruits
Alors le nombre de fruits à laisser par ordre =19300g/185g=104 300 g =
104
185 g fruits
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Rapport du stage/2010_2011

Un éclaircissage moyen laisse en taille longue cinq ou six fruits par rameau mixte. En
taille courte, on conserve trois fruits par rameau mixte, deux par chiffonne, un par bouquet de
mai.
Commencer l’éclaircissage par la suppression de fruits doubles, par les fruits de l’intérieur de
l’arbre, sur les rameaux trop faibles, supprimer tous les fruits.
On peut aussi à la taille supprimer tout une partie des chiffonnes et des bouquets de moi.

VI) LA FERTILISATION ET LA FERTIGATION :

Il est très important de donner aux arbre fruitiers les doses convenables d’engrais. Par exemple,
l’excès d’azote (N) peut entraîner la production de fruits peu colorés, trop gros, qui se conservent
mal. Quand la croissance se prolonge tard dans la saison à cause d’un excès d’azote, les arbres
n’ont pas assez de temps pour s’aoûter et sont plus susceptibles au gel pendant l’hiver. Les
maladies tel que le chancre du pêcher, cause également plus de dommage quand les teneurs en
azote sont trop élevées.
Le manque d’azote a également des inconvénients. Il se traduit par une mauvaise nouaison, la
production de fruits de petit calibre, le jaunissement du feuillage et un retard de croissance. Dans
le cas des autres éléments nutritifs, les excès ou les carences peuvent aussi entraîner de sérieux
dégâts dans les cultures fruitières. A cause du prix élevé des engrais et des préoccupations à
l’égard de l’environnement, il est de plus en plus important de fertiliser à bon es- cient.

1)La fertilisation à long terme

La fertilisation à long terme se propose plus particulièrement de maintenir la fertilité du sol


pour une longe durée, on conditionne pour ainsi dire le sol pour le rendre plus apte à nourrir les
plantes.
Les facteurs nécessaires au maintien de cette fertilité sont : lu matière organique et le
calcaire.

Remarque :
Au domaine EL BALGHITI le type du sol est argileux calcaire, donc le technicien évite les
apports de calcaire et il fait des apports de matière organique sous forme du fumier de ferme.

Tableau N°5 :composition de quelques amendements organiques naturels (kg/tonne)

Amendement Matière N P2O5 K2O Ca Mgo


organique organique
Fumier de bovin frais 140,0 4,0 2,5 5,0 3,2 --
Fumier de cheval 240,0 5,8 3,5 5,8 -- --
Fumier de mouton 320,0 8,5 2,3 6,7 -- --
Fumier de bovin bien
fait(mur) 170,0 5,0 3,0 6,0 5,0 1,2
Source :direction du domaine

2)La fumure d’entretien :


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Rapport du stage/2010_2011

La fumure d’entretien est destinée à compenser les exportations nettes des arbres, c’est à
dire des prélèvements d’éléments qui ne sont pas restitués au sol.
Il est nécessaire d’apporter au sol des quantités d’engrais plus importants que celle
correspondant aux exportations nettes, pour tenir compte des pertes diverses : lessivage,
immobilisation, non-absorption par les racines.
Il y a 4 types d’apports :
Les apports d’acide phosphorique ,d’azote ,de potasse ,de magnésie et d’oligo –
éléments.

1) Application de la fertilisation et la fertigation

Tableau N°6 : les équilibres NPK utilisé pour 1ha du pêcher


Unités fertilisantes kg / ha.

Période Stade N P2O5 K2O Mgo Cao Type de


fumure
Janvier Le repos 30 sous 45 super 100 Fumure
végétatif forme triple sulfate de de
avant amonitrat phosphate potasse -- -- fond
débourre e 33,5 % TSP granulé
ment de N 45 % de SKj
P2O5 50 % de
K2O
1er mois 20 sous 20 sous 15 sous
Avril forme forme de forme de Fumure
amonitrat MAP solu d’entret-
Nouaison e 33,5 % 11 % de N potasse ien
et de N 55 % de 50 % de
grossisse P2O5 K2O
2ème mois ment 20 15 20 2,5 l --
Mai fertigofol

3ème mois 30 10 30 2,5 l --


Juin fertigofol

4ème mois 20 0 30 -- --
Juillet

Tableau N°7 :Quantité d’engrais apportés par ha et leur coût en DH/ha

Engrais Quantité(Kg ou L) P.U DH Prix total (DH)


Amonitrate 82 Kg 1,1 306 92,70
MAP 242 Kg 2,7 612 668,21
Solu potasse soluble 190 Kg 3,560 676,40
Sulfate de potasse 200 Kg 3,2 462 649,24
granule SKj

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Rapport du stage/2010_2011
Super phosphate triple 45 Kg 2,0 064 90,30
TPS
Fertigofol 5L 15,3 642 76,82

VII) L’IRRIGATION :

Sous le climat du domaine EL BALGHITI, l’irrigation se révèle nécessaire de la fin du


mois d’Avril jusqu'à l’automne, à une époque ou la demande climatique(ETP) excède la
fourniture en eau par les plantes, c’est une irrigation de complément.
L’évaluation des besoins en eau pour une période donnée permet de calculer la quantité
d’eau qu’il faut apporter par irrigation. Les méthodes d’évaluations font appel soit ou déficit
hydrique, soit aux mesures d’humidité du sol.

Les différentes méthodes d’irrigation :(Pêcher)

Actuellement, deux méthodes d’irrigation sont principalement pratiquées ou domaine EL


BALGHITI:
 L’irrigation par aspersion ;
 L’irrigation ou goutte à goutte, c’est la méthode dominante au domaine.

1 ) L’irrigation par asperssion :


L’eau est distribué en pluie sur toute la surface de la parcelle, à l’aide d’aspersseurs. En
arboriculture fruitière, l’aspersion est faite sur frondaison.

Construction d’un réseau d’irrigation par aspersion :


Une installation d’aspersion comprend au domaine EL BALGHITI :
Un point d’alimentation en eau, une canalisation primaire et un réseau de distribution.
Le groupe de pompage puise l’eau à partir des puits.
Lorsque le périmètre est alimenté par des canalisations d’eau sous pression, l’eau est distribuée
au niveau de l’exploitation par des bornes d’irrigation.
La canalisation primaire véhicule en bordure du verger la totalité du débit d’eau. Elle port du
groupe de pompage ou de la borne pour aller alimenter le réseau de distribution.
Le réseau de distribution comporte des canalisations secondaires et des rampes tertiaires sur
lesquelles sont montées les aspersseurs.
Les aspersseurs reçoivent l’eau à son point d’arrivée et la distribuent en pluie fine sur la
végétation.

Les avantages et les inconvénients de l’aspersion :

 L’irrigation par aspersion a largement contribué à l’intensification et à l’extension des


cultures fruitières au MAROC.
 L’aspersion sert également à la lutte contre la gelée

Parmi les inconvénients :


 Les débits d’eau élevé : 30 – 50 m3 par Heure et par ha ;
 La mauvaise répartition de l’eau sur la parcelle arrosée.
 Le mouillage des feuilles qui peut favoriser le développement des maladies cryptogamiques
ou bactériennes.

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Rapport du stage/2010_2011

2) L’irrigation au goutte à goutte


L’irrigation au goutte à goutte s’est développée en premier dans les pays à climat méditerranéen
ou semi – aride : Israël, Australie, Californie et Arizona(USA). Elle a fait son apparition au
MAROC vers les années 80.

Principe du goutte à goutte :


Le goutte à goutte représente une conception nouvelle de l’apport d’eau au sol celle-ci est
appliquée localement, ponctuellement, dans le volume de sol occupé par les racines. Elle est
dispensée en petite quantité mais à des intervalles de temps très rapprochés : De quelques heures
à un jour. Il se forme de cette manière, sous l’impact des gouttes, un bulbe humide ou l’humidité
du sol se maintient proche de la capacité de rétention. On considère que la quantité d’eau versée
dans ce bulbe doit être juste égale à celle consommée par l’arbre pour son développement et sa
production. L’irrigation au goutte à goutte se distingue par les caractères suivants :

 Le faible débit d’eau à l’hectare.


 La faible pression de service.

Application du système goutte :


- Tableau N°8 La répartition des irrigations

Date Débit d’un Nombre des ETM mm/j Dose en Durée du


goûteur goûteurs/ l/arbre fonctionneme
hectare nt des
goûteurs

- Avril 4 l/ heure 1998 3,2 48,00 4 heures


- Mai 4 l/ heure 1998 3,8 57,00 4 h 45 min.
- Juin 4 l/ heure 1998 3,9 58,50 4 h 52 min.
- Juillet 4 l/ heure 1998 4,7 70,50 5 h 45 min
- Août 4 l/ heure 1998 4,9 73,50 6 h 07 min
- Septembre 4 l/ heure 1998 4,6 69,00 5 h 45 min

Remarque :

Dans ces dernières années, la région de Meknes connaît le phénomène de sécheresse, cette
dernière influence sur les fréquences des apports au domaine CHLIHAT , donc on a :

 Durée d’irrigation : 5 Mois .


 Durée d’arrosage : 4h par jour
 Nombre d’irrigation : 150 jour
 Tour d’arrosage : 24 heure
 Débit de goûteur : 4 l/ heure

VIII. PHYTIATRIE

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Rapport du stage/2010_2011
A. La biologie des principaux ravageurs de pêchers

Le cycle des ravageurs est sans doute la première particularité qu’il est impératif de préciser
avant tout programme de lutte. Les principaux ravageurs des rosacées à noyau ont fait l’objet
d’études détaillées dans les conditions du Saiss et du Moyen-Atlas . Les pucerons , la ceratite,
l’acarien jaune le capnode et dans une moindre mesure le pou de San José , les thrips et scolytes
constituent les ravageurs à craindre.

1. Les pucerons

Le Myzus persicae est un ravageur nuisible au pêcher, cette espèce est hétéroécique, elle admet
les rosacées à noyau comme hôtes primaires et des plantes herbacées (spontanées et cultivées)
comme hôtes secondaires.
Les fondatrices, issues des œufs d’hiver, apparaissent vers fin février.
La période d’intense multiplication des populations s’échelonne sur 2 mois et demi environ (mars
à mi-mai). Durant la 3éme décade du mois de mars commencent à apparaître des individus ailés
qui quittent progressivement les arbres fruitiers pour coloniser les hôtes secondaires (vol
d’émigration) . Cette espèce disparaît totalement des arbres fruitiers vers fin juin . A la fin du
mois d’octobre, des individus ailés (sescupares) commencent à revenir sur les hôtes primaires
(vol de retour ) pour donner naissance aux femelles ovipaires, celles-ci s’accouplent et déposent
leurs œufs, isolément à l’aisselle des bourgeons.
Pterochloroides persicae, une nouvelle espèce pour le Maroc , est monoécique, elle effectue tout
son cycle sur le pêcher et se manifeste par des colonies très denses sur le bois, le tronc et les
rameaux.
Les pucerons sont des piqueurs suceurs ; ils s’alimentent de la sève des plantes et il en résulte un
affaiblissement de l’hôte qui peut être grave en cas pullulations aphidiens. Souvent ces espèces
forment d’importantes colonies à la face inférieure des feuilles et peuvent provoquer de graves
déformations des rameaux en plus de l’enroulement et le jaunissement des feuilles suivis parfois
par leur chute. Les pertes sont souvent très importantes.

2. La cératite (ceratitis capitata)

La mouche commence à s’activer dés le mois da mai , elle s’attaque surtout aux variétés précoces
des mois de mai et juin et aux variétés tardives d’automne.
Les dégâts se déclarent sur toute variété atteignant le stade de maturité .
Les fruits infectés présentent des taches molles et décolorées renfermant chacun de nombreux
asticots ; ils pourrissent rapidement et tombent ayant perdu toute valeur marchande.

3. Le capnode noir (capnodis tenebrionis L)

Le capnode noir est un redoutable ravageur qui constitue une menace permanente pour toutes les
rosacées à noyau surtout celles qui ne reçoivent pas d’eau d’irrigation pendant l’été (amandier,
pêcher, abricotier…).
La recrudescence de l’insecte semble être exacerbée par les conditions de sécheresse qui
sévissent au Maroc depuis déjà de nombreuses années.
Les recherches menées, depuis quelques années dans le Saiss ,ont confirmé le caractère prolifique
du capnode ; une ponte, dans le sol, abondante et très échelonnée dans le temps (de juin à
septembre ) et une évolution larvaire d’environ 13 mois , comportant 8 stades et se déroulant
totalement dans les racines de l’arbre.
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Rapport du stage/2010_2011
Les dégâts sont causés surtout par les larves qui creusent des galeries sinueuses ascendantes ou
descendantes sous l’écorce des racines et du collet de l’arbre . Ceci se traduit par une fenaison
anormale du feuillage et des exudations gommeuses sur le tronc et les branches .
Le deprissement des sujets atteints est d’autant plus rapide que les arbres sont jeunes ou mal entre
tenus.

4. Le pou de San José( quadraspidiotus perniciosus)

Une cochenille très polyphage capable de développer d’importantes populations sur arbres
fruitiers et en particulier le pêcher et les rosacées à pépins. Elle se manifeste le plus souvent par
des colonies très nombreuses formant de denses encroûtements sur l’écorce.
Le pou de son José évolue en 4 générations au Maroc ; Les feuilles abritées sous des boucliers
circulaires gris foncé , donnent naissance directement à des larves , en moyenne 60 par femelle.
Le danger que représente cette cochenille réside en sa capacité d’injecter une salive toxique lors
de la prise de nourriture . Les dégâts sont particulièrement ressentis par les jeunes arbres qui
dépérissement plus ou moins rapidement. L’infestation a souvent lieu ou niveau de la pépinière .
En cas de fortes pullulations, la cochenille se porte sur les fruits, ceux-ci deviennent impropres à
la commercialisation.

5. L’acarien Jaune (tetranychus urticae Koch)

Ce titranyque hiverne sous forme de feuilles à l’abri des écorces du tronc et aussi sur la strate
herbacée . Au printemps, elles se multiplient sur les mauvaises herbes présentes dans les vergers
et donnent naissance directement à quelques générations. En été , l’acarien peut remonter
massivement sur les arbres et évolue en plusieurs générations chevauchantes avec présence
simultanée d’œufs , de larves et adultes sur les feuilles .La pente se termine en septembre et il
reste que les femelles (hivernal) hivernantes.
L’acarien jaune provoque une décoloration des feuilles qui deviennent brunâtre , jaunes ou gris
plombé. Lorsque l’infestation est forte , ce tétronique tisse des fils de soie et peut entraîner la
chute des feuilles.

6. Les thrips du pêcher : Taeniothrips meridionalis et frank liniella occidentalis :

Petits insectes noirs de forme allongée, mesurant environ 1,6 mm de long, les ailes sont repliées
sur la partie dorsale et sont bordées de soies.
L’insecte se déplace rapidement à l’intérieur des fleurs . Le cycle évolutif comprend des œufs
insérés dans les organes tendres des fleurs ,2 stades larvaires attaquant les fleurs et les fruits . 2
stades nymphaux évoluant dans le sol et un stade adulte ailé .
Les piqûres des thrips provoquent la destruction des cellules de l’épiderme entraînant
l’apparition, sur fruits de plages subérisées plus ou moins importantes. Le nectarinier est très
sensible aux attaques des thrips.

6. Les scolytes :

Scolytes amygdadi et s. mediterraneus , espèces qui attaquent surtout les rosacées à noyau , en
particulier les arbres souffrants (sécheresse, manque d’entretien).
Les femelles déposent les œufs sous l’écorce , les larves apodes arquées et blanches s’alimentent
en creusant des galeries dans le bois . La première espèce évolue en 3 à 4 générations au Maroc.

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Rapport du stage/2010_2011
Les galeries entravent la circulation de la sève provoquant ainsi le dessèchement des organes
attaqués.

7. Autres ravageurs :

En plus de cette liste , on peut trouver dans les vergers d’autres phytophages tels que :
 La cochenille violette (parlatoria oleae) : elle est souvent présente en même temps que le
pou de San José.
 L’otiorrhynque : un coléoptère actif la nuit et qui peut cause d’importants dégâts
notamment sur le feuillage de jeunes arbres.
 Les cétoines velues : certaines années de nombreux adultes envahissent les arbres fruitiers
au stade floraison et les dégâts peuvent être importants .

Tableau 9 :

Périodes d’activité (▒▒) et de risques (▓▓) des ravageurs des rosacées à noyau dans les
conditions du Saiss et du Moyen-Atlas

Jan Fev Mar. Avr. Mai Juin Juill. Août Sept Oct. Nov. Déc.

Pucerons
(M.persicae, B.amygdalinus, M.cerasi et H.pruni
▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒
▓▓▓▓▓

(Pterochloroïdes persicae)
▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒
▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓

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Rapport du stage/2010_2011

Cératite
▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒
▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓

Capnode
▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒
▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓

Cochenilles
▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒
▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓

Acarien jaune
▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒
▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓

Thrips
▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒
▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓

B. Méthodologie des contrôles

1.contre les pucerons

Contre les espèces hètéroéciques, il est recommandé de suivre l’évolution des populations
aphidiennes avant et après floraison(voir tableau n°).

Tableau N°10 : Schéma des contrôles visuels (50 arbres, 2 organes/arbre)

Stades phénologiques Organes à examiner Seuils

Rameau d’1 an avec tous ses


B-C bourgeons 7%

Rameau avec tous ses rosettes


GàI 7%

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Rapport du stage/2010_2011
Contre les pucerons monoécique (P.persicae), vu l’ampleur et la rapidité des dégâts qu’il peut
causer au tronc et rameaux des rosacées à noyau , il est impératif de localiser tout foyer et de le
supprimer dans les plus brefs délais .

2. Contre la ceratite

Le dépistage de la ceratite dans les vergers est actuellement très facile grâce au piégeage sexuel
qui permet la détection des adultes .
L’installation du piège s’impose dans les parcelles à variétés proche de la maturité .

3. Contre le capnode

A partir du mois d’avril , il faut surveiller les populations imaginales dans les parcelles à risque
(pêcher, nectarinier…).
4.Contre les cochenilles
Ces ravageurs connaissent actuellement une recrudescence spectaculaire dans les vergers
commerciaux . Le dépistage rapide du pou de Son José dans les vergers est actuellement possible
grâce à l’utilisation de pièges à phéromones sexuelle.
Souvent on constate que , dans une parcelle donnée , certains arbres sont fortement infectés par
ces cochenilles .Il convient alors de les repérer pour déterminer , à partir du stade débourrement
(B-C), les époques des émissions larvaires.

5. Contre l’acarien jaune

Sur 50 arbres d’une parcelle , à raison de 2 feuilles / arbre, on peut suivre l’évolution de niveau
des populations de l’acarien.

6) Contre les thrips

Ces insectes sont à surveiller juste avant la floraison . Garce à des plaques engluées , il est
possible de déceler leur présence.

7) Contre les scotyles

Comme mesure prophylactique, il est recommandé d’arracher et de brûler les arbres morts et
aussi tout bois de taille présent dans les vergers . En effet le bois mort permet le développement
des scotyles et constitue des foyers importants à partir desquels les adultes , emphase alimentaire
, contaminent les autres arbres du verger et commettent ainsi des dégâts.

C. Les maladies des arbres fruitiers (pêchers)

On distingue 4 groupes de maladies infectueuses :


- Les maladies à virus.
- Les maladies à mycoplasmes
- Les maladies à bactériennes
- Les maladies cryptogamiques.
-
1. Les maladies à virus
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Rapport du stage/2010_2011

chez le pêcher, les virus se propagent par trois modes de transmission :


 Par multiplication végétative du matériel végétal, c’est de loin le mode de transmission le
plus fréquent.
 Par le pollen et la semence.
 Par les vecteurs : pucerons…

Tableau N°11 : Quelques principales maladies à virus chez le pêcher :

Virus pathogènes Groupes Maladies Indicateurs

Cherry leaf roll virus,CLRV Closte virus Chlorotic leaf spot Pêcher GF305S
Prunus necrotic ring spot ILAR virus Bud failure GF305S
Prune dwarf virus, PVD ILAR virus Lambert mottle GF305S
RASP Berry ring spot virus, NEPO virus Raspberry ring spot GF305P
RRSV
Tomato ring spot virus NEPO virus Tomato ring spot GF305P
Plum pox virus Poty virus Plum pox ou sharka GF305S

Remarque :
Au domaine EL BALGHITI, on observe pas ces maladies virales, mais ce tableau fait l’objet de
donner quelques idées sur les virus pathogènes qui peut attaquer le pêcher.

2. Les maladies à mycoplasmes chez le pêcher

Au domaine EL BALGHITI , il n’y a pas une telle maladie mycoplasme au moment actuel.

3. Les maladies bactériennes chez le pecher

Ces maladies sont rarement observées au « Moyen Atlas-Saiss », en effet il y a 2 bactéries


pathogènes capitales, Xonthomonas pruni etPseudomonas percicae.

4. Les maladies cryptogamiques chez le pecher


- Les maladies cryptogamiques sont nombreuses et causent des pertes importantes aux
productions du pêcher .Elles sont provoquées par le développement des champignons parasite
dans les organes végétaux.
- Les principales maladies cryptogamiques du pêcher sont :

4.1. Le tavelure

Cette maladie cryptogamiques produit des taches veloutées sur les feuilles , et les taches et les
déformations sur les fruits .

4.2. L’oidiums

Une maladie caractérisée par l’application d’efflorescences blanches sur les pousses, les feuilles ,
les fruits , d’où le nom de « blanc » qu’on leur donne .

25
Rapport du stage/2010_2011
4.3. La cloque
Ce champignon parasite provoque l’hypertrophie des tissus aboutissant à la formation de cloque
sur les feuilles et à la déformations du fruit.

4.4. Les taches foliaires

Les feuilles atteintes se couvrent de petites taches arrondies, en fait, dans le pêcher le centre des
macules se necrose laissant la feuille comme criblée de trous.

4.5. Le moniliose

Les monilioses affectent d’une part les bouquets floraux qui flétrissent , et d’autre part les fruits
qui pourrissent sur l’arbre ou en conservation (fruits momifiés).

4.6. Le chancres :

On désigne sous le nom de chancres toutes altérations de l’écorce et du bois des rameaux
ligneux . Elles ont des origines diverses ; physiologiques, bactériennes, cryptogamiques.

D. La protection du verger contre les maladies parasitaires et les ravageurs-animaux.

- L’importance de la protection phytosanitaire des arbres fruitières :


Le verger subit des agressions de diverses natures , il en résulte l’altération d’organes et des
pertes de rendement . En luttant contre les ennemis des arbres, l’arboriculteur cherche avant tout
à préserver sa récolte en quantité et en qualité, et à maintenir son capital verger en bon état de
production . La notion de pathologie et de déprédation en arboriculture fruitière reste liée à des
critères économiques.

IX.La récolte des fruits au domaine EL BALGHITI :

La récolte est l’ensemble des opérations qui permettent de détacher les fruits de l’arbre et de les
transporter jusqu’au lieu de stockage .
La récolte exige :
- Une bonne connaissance de l’évolution des fruits afin de déterminer la bonne date de
cueillette .
- Une juste appréciation de la production du verger , utile pour prévoir la main d’œuvre de
récolte et les emballages nécessaires.
- Une grande rigueur dans l’organisation .
-
1.Les dates de cueillette des fruits à noyau (pêcher)

La cueillette des fruits à noyau (pêcher) reste un compromis entre deux exigences
contradictoires, bonne maturité de consommation ( fruits mûris sur l’arbre ) et résistance au
transport . pour fixer la date de récolte , on peut tenir compte des considérations suivantes :
26
Rapport du stage/2010_2011

1.1. l’échelonnement de la maturité par variété


L’époque de maturité est une caractéristique propre à chaque variété et constitue le premier
élément de détermination de la date de cueillette .Il importe de connaître pour une région donnée
les dates moyennes de maturité des principales variétés cultivées (voir l’ouvrage «Les
productions fruitières »). Le début de maturité d’une variété se repère pratiquement par la
cueillette de deux ou trois premiers fruits sains et mûrs sur l’arbre.

1.2. Le degré de maturité du fruit sur l’arbre

La collaboration et la grosseur du fruit restent les meilleurs critères de maturation on peut les
compléter par l’emploi d’un pénétrometre à aiguille qui mesure la fermeté de la pêche.
Les fruits à noyau se montrent très sensibles aux conditions climatiques de l’année . Les journées
chaudes, et surtout les nuits chaudes , avancent rapidement la maturité des pêches, de même un
coup de vent continental.

1.3L’entre cueillette

La récolte d’un même arbre en plusieurs cueillettes successives, ou entre cueillette, est la règle
commune chez les fruits à noyau .Il y a en moyenne , pour une même variété , quatre à six
périodes de cueillette espacées entre elle de deux à cinq jours .
Il importe d’évaluer dans un verger du pêcher le pourcentage de fruits à cueillir par variété à
chaque cueillette .

2. L’organisation du chantier de récolte :

La récolte constitue pour l’arboriculteur une lourde charge . De sa bonne organisation dépendra
d’une part la qualité des fruits à commercialiser , d’autre part l’économie de temps et de main
d’œuvre .

2.1. Le matériel de cueillette comprend d’une part les emballages de cueillette , d’autre
part le matériel d’assistance aux cueilleurs.

2.2. Les opérations de récolte

La récolte se décompose en trois grandes opérations :


- La distribution des emballages vides ;
- La cueillette des fruits .
- L’évacuation des fruits hors du verger .

2.3. Les facteurs favorisant la productivité des travaux de récolte

Les facteurs qui favorisent une bonne productivité de la récolte concernent en premier lieu la
facilite de la cueillette , en second lieu la réduction ou la facilité des travaux de manutention.
Parmis les plus importants , il faut signaler les facteurs suivants :
Le rendement à l’hectare + le calibre des fruits + les répartitions des fruits sur l’arbre + la forme
des arbres + la hauteur des arbres + l’état des chemins d’accès au verger.

27
Rapport du stage/2010_2011
Bref :
Le pêche est un fruit fragile qui ne résiste pas aux manipulations et qui ne se conserve pas au
frigo, sa commercialisation doit être le plus vite possible .De ce fait la récolte du pêcher est
échelonnée en 2 à 4 passages séparés de 3 jours selon le pourcentage des fruits qui mûrissent ,
l’emballage s’effectue sur-le-champ pour que les fruits se commercialisent plus vite possible.

I . Fiches de main d’œuvre :

1) Disponibilité de la main d’œuvre

Comme toute entreprise agricole moderne , le domaine CHLIHAT emploie dans son exploitation
un personnel temporaire et un personnel permanent des deux sexes
La main d’œuvre permanente s’élève à 10 personnes. L’effectif de la main d’œuvre journalière
est variable suivant les périodes de la campagne agricole. Il atteint un maximum de 280 ouvriers
pendant la période de récolte.
L’effectif des ouvrières féminines dépasse celui des ouvriers masculins. Les taches délicates
comme l’éclaircissage manuel , la récolte , le triage , l’emballage et même le désherbage manuel
sont attribués au sexe féminin car c’est facile à encadrer et moins cher.

TABLEAU N° 14 : Fiche de main d’œuvre –culture .

Opération Date Durée du Nombre Nombre de Salaire Coût de la


travail en d’ouvrier journées de dh/jour/ouv main-
heures travail (J.T) rier d’œuvre (JT
* Salaire
journalier)
Fumure - 8 2 232.00 45.50 652.31
Traitement - 8 1 529.00 45.50 1481.00
Irrigation - 8 1à2 505.00 45.50 1399.00
Travaux du - 8 1à2 20.00 45.50 54.15
sol
Taille - 8 16 743.50 45.50 2112.29
L’éclairciss - 8 60 1710.00 45.50 4797.46
age
Récolte - 12 100 2408.00 45.50 6769.10

 TABLEAU N° 15 : Fiche de la main d’œuvre désherbage

Date Lig Libellé Unité d’œuvre Valeurs


spéculation
Perman- Tempor- Perman- Tempor-aires Total
ents aires ents
24/03/2010 23 Désherbage 8.00 409.82 409.82
24/03/2010 31 Désherbage 0.50 25.61 25.61
26/04/2010 14 Désherbage 2.00 102.45 102.45
12/05/2010 27 Désherbage 10.00 512.28 512.28

28
Rapport du stage/2010_2011
26/05/2010 49 Désherbage 0.50 6.50 36.80 332.98 369.78
26/05/2010 50 Désherbage 1.00 9.00 73.60 461.05 534.65
15/06/2010 26 Désherbage 1.00 24.00 73.60 1229.47 1303.07
18/06/2010 25 Désherbage 4.00 204.91 204.91
19/06/2010 25 Désherbage 12.00 614.73 614.73
19/06/2010 26 Désherbage 1.00 7.00 73.60 358.59 432.20
20/06/2010 32 Désherbage 0.50 8.00 36.80 409.82 432.20
20/06/2010 33 Désherbage 0.50 10.00 36.80 512.28 549.08
21/06/2010 22 Désherbage 11.00 563.50 563.50
26/06/2010 23 Désherbage 0.50 12.00 36.80 614.73 651.53
26/06/2010 24 Désherbage 0.50 12.00 36.80 614.73 651.53
17/06/2010 32 Désherbage 8.00 409.82 409.82
09/08/2010 26 Désherbage 1.00 10.00 73.60 512.28 585.88
09/08/2010 27 Désherbage 10.00 512.28 512.28
23/08/2010 25 Désherbage 0.50 20.00 36.80 1024.56 1061.36
30/08/2010 28 Désherbage 0.25 4.00 18.40 204.91 223.31

Total section. ….. ………….. 16.75 407.70 1232.89 20885.69 22118.58

TOTAL…. ….. ………….. 16.75 407.70 1232.89 20885.69 22118.58

 Tableau N°16 : Fiche de la main d’œuvre : Désherbage(annexe)

Date Lig Libellé Unité d’œuvre Valeurs


spéculation
Perman- Tempor- Perman- Tempor-aires Total
ents aires ents
04/10/2010 4 Désherbage 0.50 16.00 36.80 819.64 856.45
05/10/2010 4 Désherbage 0.50 7 36.80 358.59 395.39
06/10/2010 4 Désherbage 0.50 6 36.80 307.36 344.17
10/10/2010 7 Désherbage 0.50 12 36.80 614.73 651.53
30/10/2010 3 Désherbage 1 3 73.60 153.68 227.29
16/01/2011 6 Désherbage 0.50 25.61 25.61
17/01/2011 5 Désherbage 0.75 38.42 38.42
17/01/2011 6 Désherbage 0.25 12.80 12.80
19/01/2011 15 Désherbage 0.45 23.05 23.05
10/02/2011 6 Désherbage 0.25 12.80 12.80
01/03/2011 8 Désherbage 1 51.22 51.22
12/03/2011 3 Désherbage 8 409.82 409.82
13/03/2011 2 Désherbage 1 14.50 73.60 742.80 816.41
13/03/2011 3 Désherbage 16 819.64 819.64
14/03/2011 6 Désherbage 0.50 5.0 36.80 256.14 292.94
14/03/2011 7 Désherbage 0.50 10.0 36.80 512.28 549.08
15/03/2011 1 Désherbage 1.0 17.0 73.60 870.87 944.48

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Rapport du stage/2010_2011
16/03/2011 3 Désherbage 1.0 18.0 73.60 922.10 995.71
21/03/2011 6 Désherbage 16.0 819.64 819.64
21/03/2011 7 Désherbage 0.50 8.0 36.80 409.82 446.62
22/03/2011 16 Désherbage 1 16 73.60 819.64 893.25
22/03/2011 18 Désherbage 9.50 486.66 486.66
23/03/2011 20 Désherbage 1 22 73.60 1127.01 1200.62
23/03/2011 21 Désherbage 3.0 153.68 153.68

II. FICHE RECOLTE :

Tableau N°17 : Fiche de récolte (pêcher) (ha) :

Recettes
Dates Marché local totales Observations
(DH)
- Quantité Prix Prix total Mode de - - dans la période de
(kg) (dh/ (dh) vente la récolte il y a
kg) une difficulté pour
la location de
30/06/2011 9154.00 5.58 51121.00 Souk 51121.00 transport.
- La période de
31/07/2011 5277.50 7.85 41451.00 Souk 41451.00 récolte connaît
une déficience en
31/08/2011 12253.10 7.50 91910.25 Souk 91910.25 main d’œuvre et
spécialement le
sexe féminin.

III. CHARGES

a) Charges directes à la parcelle

 Location de transport………………………… : 115.681,85 dhs


 Produits phytosanitaire………………………. : 65.905,77 dhs
 Engrais et fumier……………………………... : 79.299,10 dhs
 Irrigation…………………………………….... : 84.027,51 dhs
 Salaires du transporteurs (chauffeurs)…….. : 450.373,75 dhs
 Emballage et conditionnement………………. : 457.935,31 dhs

b) Charges générales de l’exploitation :

 Frais de gestion : gérant, caporal, gardiennage : 497.437,41 dhs


 Gros matériel : tracteurs, véhicules, remorques, charrettes … :
 113.102.91 dhs
 Coût de l’installation complète d’un ha du pêcher : 64.270,00 dhs une fois par 3 ans.
 Coût du plant obtenu en pépinière varie entre 10 dhs et 18 dhs

:
30
Rapport du stage/2010_2011

 CONCLUS
ION

comme toutes les exploitations agricole, le domaine EL BALGHITI a


aussi bien des qualités que des défauts.
Le domaine EL BALGHITI possède un ensemble des cadres compétents et des caporaux très bien
expérimentés et des ouvriers qualifiés et spécialisés de différentes techniques culturales.
Afin d’avoir un liquide financier tout le long de la compagne agricole pour pouvoir couvrir les
charges directes et générales de l’exploitation, ces dernières année les responsables prennent une
nouvelle stratégie qui se manifeste dans l’arrachage de quelques espèces arboricoles et les
remplacer par autres cultures.

En matière de formation des cadres agronomes, le domaine EL BALGHITI n’hésite pas


d’accepter les stagiaires et les aider par tous les moyens de l’information .
Dernièrement, le Maroc souffre de la sécheresse, ces phénomènes influencent sur les apports de
l’irrigation, alors le domaine a commencé à construire des nouveaux puits pour pouvoir irriguer
tous les cultures soient arboricoles, légumineuses, maraîchères ou céréales…………….

31
Rapport du stage/2010_2011
Malgré ces problèmes climatiques, le domaine résiste par tous les méthodes techniques, en
conséquence il réalise un bon prix de revient.

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